Vin de Bonnezeaux

VIN DE BONNEZEAUX – HISTOIRE

Le vignoble de Bonnezeaux est un vignoble du Val-de-Loire qui produit un vin français blanc moelleux. Ce vignoble, classé AOC par le décret du 6 novembre 1951 (modifié par celui du 7 octobre 2003), couvre une superficie de 80 hectares dans la commune de Thouarcé (département du Maine-et-Loire) sur la rive droite du Layon.

Il est issu à 100 % du Chenin et peut bénéficier de l’action du botrytis cinerea. Les grains sont ramassés manuellement à surmaturité par tries successives. Sa robe est dorée et son bouquet développe des arômes de fleurs et de fruits mûrs.

Les vins de Bonnezeaux vieillissent très bien en bouteille, certains pouvant même devenir centenaires.

Bonnezeaux

suivi ou pas par les mots VAL de LOIRE

– Région : Anjou.

– Zone de production : située au sud d’Angers, plus précisément à l’intérieur de parcelles de la commune de Thouarcé, côté rive droite du Layon, dans le département du Maine et Loire.

– Classé en : A.O.C.
Décret du 06.11.1951 modifié
par celui du 07.10.2003.

– Superficie en production :
un peu plus de 105 hectares.
– Cépage blanc : chenin.

– Vinifié en : blanc moelleux.
Les raisins doivent être arrivés à surmaturité sous l’action de la pourriture noble ou pas et récoltés à la main par tries successives.

– Il peut se garder :
très longtemps, de 15 à 20 ans voire plus surtout si vous avez la patience d’attendre.

– Température idéale pour l’apprécier :
entre 7 et 8°.

A déguster avec : un foie gras, ou des poires à la crème de roquefort.

Producteur(s) de l’appellation Bonnezeaux

Domaine de la PETITE CROIX à Thouarcé-49380

Les oenophiles au château de Fesles

C’est désormais une habitude, en fin d’année, le club oenophile Brissac-Loire-Aubance, organise une soirée plus festive à laquelle participent les membres du club et quelques invités.

Ce vendredi 9 Décembre 2005, cette soirée était organisée au château de Fesles à Thouarcé, l’un des meilleurs vignobles de l’appellation Coteaux du Layon le Bonnezeaux.

Visite des chais, dégustation des grands crus et dîner étaient au programme de cette soirée conviviale.

Troisième soirée de l’année 2005-2006 pour le club oenophile Brissac-Loire-Aubance, la visite du château de Fesles à Thouarcé avait pour objectif de faire découvrir aux amateurs de bons vins, l’un des plus anciens vignobles de l’Anjou.

Référence en matière de cépage « Chenin blanc », lequel produit principalement le vin d’appellation Bonnezeaux, l’un des plus appréciés des vins des coteaux du Layon, le château de Fesles est un lieu incontournable de la viticulture angevine.

Pour cette raison, les membres du club oenophile ne s’étaient donc pas fait prier pour participer à cette soirée qui, outre un dîner, permettait de visiter les chais et déguster quelques bonnes bouteilles de derrière les fagots, dont le maître des lieux détient le secret.

Ils étaient plus de soixante dix membres et invités à participer à cette soirée dont une majeure partie aura fait le voyage en car, gage de sécurité pour ceux qui étaient décidé à consommer sans modération.

Et, compte tenu du nectar produit dans les caves de ce vignoble il y avait bien de quoi se laisser tenter. Les autres, ceux qui sont venus avec leur véhicule personnel, auront été contraints et forcés de résister à la tentation et faire preuve de modération afin de pouvoir reprendre le volant en toute sécurité.

L’histoire du château de Fesles remonte jusqu’en 1070. Cette grosse bâtisse domine une rivière angevine, le Layon, sur les bords escarpés et relativement bien ensoleillés de laquelle sont cultivés des vignes de cépage chenin dont on produit un vin blanc liquoreux portant le nom de coteaux du Layon.

Ces vins sont divisés en diverses appellations dont l’une des plus réputée est celle de Bonnezeaux, du nom d’un petit hameau de la commune de Thouarcé Maine et Loire.

Le château de Fesles, qui devait être, compte tenu de son implantation, un petit château féodal, était surtout un rendez-vous de chasse.

Il a été largement modifié au fil des siècles pour en faire aujourd’hui un ensemble patrimonial beaucoup plus accueillant. La version actuelle du château date du XIXème siècle, période à laquelle l’édifice est acheté par un marchand de biens au nom prédestiné : Florent Boivin.

A l’époque l’acquisition défraie la chronique puisqu’elle a lieu en pleine invasion de phylloxéra.

Les vins d’Anjou ne sont pas assez connus.

Une dégustation appréciée.
Si la réputation de l’appellation Bonnezeaux n’est plus à faire, reste que plusieurs vignerons se partagent le territoire concerné.

Ce qui plaça le château de Fesles au dessus du lot, c’est le rachat des 12 hectares du vignoble à Jacques Boivin, par le célèbre pâtissier parisien : Gaston Lenôtre, lequel engloutira une partie de sa fortune pour mettre en place la cuverie et les chais ultra modernes que nous connaissons aujourd’hui.

Plus récemment le vignoble a été racheté par le groupe bordelais V.G.A. Vignobles Germain et Associés, En achetant des vignobles en Anjou, la famille Germain a ajouté une corde à son arc au moment où la viticulture bordelaise est en crise.

Aux Saint Emilion, Haut Médoc, Côte de Blaye, Côte de Bourg, Canon Fronsac et Bordeaux supérieur, la famille Germain ajoute désormais le Bonnezeaux, Chaume, Savennières et Saumur Champigny, c’est-à-dire sans fausse modestie, la plupart des grands crus que compte la viticulture française.

D’ailleurs Bernard GERMAIN, le directeur général du groupe, qui accueillait avec son accent bordelais caractéristique, les oenophiles de Brissac, n’a pas caché qu’il fondait beaucoup d’espoir dans le vin blanc des coteaux du Layon lesquels lui permettront de diversifier sa production et absorber les aléas des Bordeaux.

Les vins angevins sont des excellents vins et ils ne sont pas assez connus affirmait Bernard Germain lors de son intervention.

Avec une production exportée à plus de 75% dans les plus grands pays de la planète, Grande Bretagne, USA, Amérique du Sud, Asie et bientôt pays de l’ancienne union Soviétique, nul doute que le groupe VGA est l’un des portes étendard de la viticulture angevine et rien que pour cela le château de Fesles méritait le détour.

Après une visite des chais où sont entreposées plusieurs centaines de barriques, tradition bordelaise oblige, les membres du club oenophile ont pénétré dans la cuverie, gigantesque salle où chaque cuve est contrôlée depuis une console électronique comparable à celle d’une centrale nucléaire.

Température, filtration, avancement de la maturation, rien n’est laissé au hasard pour produire des vins, sans apports chimique, avec une qualité constante.

S’il n’y avait pas les tonneaux de chêne qui permettent d’affiner les arômes, on aurait pu interpréter cela comme une industrialisation de la viniculture.

Mais lors de la dégustation qui suivit, le doute fut rapidement levé. La qualité était bien au rendez-vous, même si pour certains vins, notamment l’Anjou rouge, la note boisée était peut-être un peu trop élevée à notre goût. Mais les années devraient gommer ce défaut.

Quand aux Bonnezeaux, rien à dire, surtout lorsqu’ils ont accompagné le dîner à base de fois gras, magrets de canard et gâteau chocolaté qui clôtura cette soirée très instructive.

A l’issue de ce repas très convivial, comme seul le club oenophile sait les organiser, les personnes présentes ont chaleureusement applaudi François LELIEVRE, animateur en chef du club et les animatrices de l’office de Tourisme Brissac-Loire-Aubance, Elodie et Paquita, a qui nous devons la logistique de cette soirée exceptionnelle.

A Phébus:

Fais que l’humeur savoureuse
De la vigne planteureuse,
Aux rays de ton oeil divin
Son Nectar nous assaisonne,
Nectar comme le donne
Mon doux vignoble angevin.

Joachim du Bellay

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