Légère, pas plus de 40 cal aux 100 g et rafraîchissante elle réhydrate et n'apporte pas trop de sucres, la pêche est le fruit vedette de l'été. Il faut noter sa teneur intéressante en vitamine C 7 mg aux 100 g, soit 8 à 10 mg pour un fruit moyen, et en provitamine A surtout dans les pêches à chair jaune : 0,5 à 1 mg aux 100 g.
Consommée mûre à point, la pêche est parfumée, savoureuse et très digeste : ses fibres sont alors particulièrement tendres et bien tolérées, y compris par les consommateurs délicats et les jeunes enfants.
L'arôme de la pêche est dû au mélange de nombreuses substances, plus ou moins volatiles. On en a isolé plus de quatre vingts, en particulier des lactones, des aldéhydes, des cétones, de terpénes, etc. La concentration en ces composés aromatiques s'élève brusquement assez peu de temps avant la complète maturité du fruit. Et, c'est à ce moment seulement que la pêche acquiert son parfum caractéristique.
Si la cueillette est trop précoce, cette élévation ne se produit pas, et la pèche reste peu parfumée. Par contre, une pêche récoltée un peu avant maturité, et gardée à 18°C environ, forme en quelques jours une grande quantité de ces composés, mais un stockage à 8°C freine considérablement la production des substances responsables de l'arôme.
La pêche est un fruit particulièrement bien toléré au niveau digestif. On peut donc le conseiller au moment de la diversification alimentaire chez les tout-petits, à partir de 5-6 mois. La pêche, comme la nectarine est un des premiers fruits crus à introduire dans la ration des bébés : on prend simplement soin de l'éplucher et de la mixer. Pour les mêmes raisons, ce fruit peut être consommé cru, parfaitement mûr, par les adultes souffrant de fragilité gastrique ou colique. |