Les vertus du raisin
Bien sucré, gorgé de soleil, le raisin est le fruit du tonus et de l'énergie : il fournit 72 cal 301 Joules aux 100 g, essentiellement grâce à des sucres d'utilisation rapide. Riche en jus désaltérant, il apporte des quantités intéressantes de minéraux en particulier du potassium) et de vitamines du groupe B. A noter la présence de substances "vitamine P" (pigments anthocyaniques et polyphénols) qui renforcent la résistance des capillaires sanguins, augmentent l'activité de la vitamine C et ont une action protectrice sur le système cardio-vasculaire.
Raisin blanc, raisin noir... Les propriétés vitaminiques du raisin dépendent en partie du cépage, mais aussi largement de la couleur : le raisin noir est généralement plus riche en vitamines du groupe B que le raisin blanc ; il renferme également beaucoup plus de composés ayant une activité "vitamine P" pigments anthocyaniques et polyphénols. Les composés aromatiques du raisin Les substances qui donnent au raisin sa saveur caractéristique sont présentes à l'état de traces infimes. Elles appartiennent notamment à la famille des esters méthyliques (abondants dans le muscat, et des terpènes citrol, géraniol, citronellol, etc.... Les fibres dans le raisin Les fibres du raisin représentent environ 0,5 à 0,9 % du fruit : elles sont constituées par des pectines et des hémicelluloses, des mucilages (abondants dans la pulpe), des celluloses et hémicelluloses (pour la pellicule. Les pépins ne sont pas pris en compte dans la partie comestible du fruit. Selon les variétés, ils représentent 3 à 5 % du poids total du grain, et renferment beaucoup de lignine. En cas d'intestins sensibles, il est préférable de ne pas les consommer. Les vertus du raisin Dans l'Antiquité, le "suc du raisin" était préconisé par Dioscoride comme "réfrigérant" dans les fièvres ardentes, et contre les angines. Il entrait dans la composition de l'omphacomel, recommandé pour combattre la dysenterie, l'anorexie et la syncope. Au XVIIe siècle, certains attribuaient des propriétés préservatrices contre la peste, et on le vantait aussi contre les "flux hépatiques". Les "cures uvales" ont été largement prescrites au début du XXe siècle : suivies par des sujets pléthoriques, dont l'alimentation habituelle était fort riche (notamment en viandes et en aliments céréaliers), elles avaient sans aucun doute une action alcalinisante, diurétique et détoxicante efficace. Il s'agissait de consommer chaque jour 2 à 3 livres 1/2 de raisin (ou de son jus). Selon F. Rathery (1921), les espèces les plus recommandables pour cette cure étaient le Chasselas de Fontainebleau, le raisin Pineau, le Riesling et le Savagnin jaune du Jura. |