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Vendredi 05 Septembre 2008
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SUCRE
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le sucre est une excellente source de glucose, nutriment du cerveau. Depuis toujours, le sucre se distingue en vous éveillant au plaisir du goût. le sucre est une excellente source de glucose, nutriment énergétique des muscles. le sucre contribue à répondre à vos besoins quotidiens en glucides. Une véritable épopée: La saveur du sucre à toujours exercé sur l'homme un attrait instinctif et l'histoire du sucre ce confond avec celle de la nature qui, généreuse, a mis à notre disposition des milliers de plantes et de fruits contenant des substances sucrées. Au cours des millénaires qui ont précédé notre aire industrielle, la canne à sucre c'est imposée, à côté du miel, comme fournisseur de sucre à l'humanité. En effet, elle renfermait un sucre facilement accessible sous forme d'un sirop fortement concentré, d'extraction artisanale aisée, de conservation facile.

Un "miel" de roseau sucré à d'abord été utilisé à l'état sauvage avant d'être cultivé, cette culture remontant d'ailleurs à la plus haute antiquité. Les théories les plus récentes font remonter sont origine botanique au Saccharum robustum de la Nouvelle Guinée et des îles proches. De ce berceau la canne aurais émigré d'abord vers l'est, s'implantant dans les Nouvelles Hébrides, la Nouvelle-Calédonie, les îles Fidji, avant de ce diriger plus tard vers l'ouest et le nord-ouest pour atteindre les Philippines, l'Indonésie, la Malaisie, l'Inde, l'Indochine et la Chine.

La tradition indienne nous apprend que la canne à sucre était connue et utilisée depuis la plus haute antiquité par les habitants du golfe du Bengale. On trouve, près de Radjamahal, les ruines d'une ville qui portait le nom de fur, sucre et le Bengale lui-même fut appelé autrefois fur ou faura (pays du sucre. De très anciens poèmes indiens attestent des vertus du sucre auquel la mythologie attribuait une origine divine. Les chinois connurent également le sucre, ce "miel de roseau", plusieurs millénaires avant Jésus-Chist, les hébreux en faisait usage et l'ancien Testament site à plusieures reprises ce doux roseau importé de l'Inde ou de la Chine. C'est semble-t'il par Néarque, amiral d'Alexandre Le Grand, que les peuples d'Occident apprirent l'existence de la canne à sucre, 325 ans avant Jésus-Christ. Néarque, qui par la vallée de l'Indus alla explorer la mer des Indes, parle dans la relation de son voyage d'un "roseau donnant du miel sans le concours des abeilles". Quoi qu'il en soit, il est certain que le mot sucre à une étymologie Indienne. C'est en effet le termes sanscrit "SARAKARA qui a donné naissance à toutes les versions du mot sucre dans les langues indo-européennes : Sukkar en arabe, Saccharum en latin, Zucchero en italien, Seker en turc, Zucker en allemand, Sugar en anglais, etc.

Les caravanes du sucre: C'est vers le troisième siècle avant Jésus-Chist que des marchands indiens et perces commencent à importer du sucre sur les rivages de la Méditéranée orientale, en Arabie et en Egypte. Plusieurs écrivains de l'antiquité parlent alors de cette substance et de ses usages dans l'alimentation et la médecine.
Au premier siècle après Jesus-Chist, Pline l'Ancien de son histoire naturelle parle du sucre en ces termes : "L'Arabie produit du sucre, mais celui des Indes est plus renommé. C'est un miel recueilli sur des roseau, il est blanc comme la gomme, cassant sous la dent, les plus gros morceaux sont comme une aveline. On l'emploie seulement en médecine". Hustoria Naturalis, livre II, 17. Ce texte indique bien que le sucre est déjà produit sous forme solide ce qui facilite son transport par caravane à travers l'Asie Mineure jusqu'aux ports de la Méditérranée d'où il gagne la Grèce puis l'Empire Romain. Néanmoins, l'usage du sucre reste extrêmement limité jusqu'à ce que les arabes qui ont envahi l'Asie au VIIème siècle, en rapporte la canne à sucre et entreprennent de l'acclimater dans les pays méditerranéens qu'ils occupent. C'est ainsi que la canne s'implante tout d'abord en Egypte, dans la vallée du Nil et en Palestine, sur les bords du Jourdain. Les Arabes ont appris des Perses l'art de fabriquer du sucre solide. Sous leur influence la canne gagne bientôt la Syrie, toute l'Afrique du Nord, Chypre, Rhodes, les îles Baléares, puis l'Espagne du Sud.
Cependant l'Europe chrétienne ignore pratiquement ce produit exotique qui n'arrive qu'au compte-gouttes dans les cours royales et chez certains apothicaires, venant de la lointaines Asie au fil de caravanes et de transports aventureux. Ce sont les Croisés qui, à partir du XIIème siècle vont véritablement faire connaître le sucre, dont l'usage ce répand peu à peu. Il découvrent, en Syrie et en Palestine, les plantations de canne à sucre cultivées par les Arabes. Rapporté par leur soins, le précieux roseau ne tarde pas à s'implanter dans l'archipel grec, en Sicile, dans le sud de l'italie et même dans le midi de la France. La nouvelle "épice" est vendue chez les apothicaires à des prix très élevés et sous des formes très variées : pains, cassons, pains informes, cracs, sucre réduit en poudre, etc.

Les marchands de Venise: Cependant l'Orient reste le grand fournisseur de sucre du monde occidental dont les besoins ne cessent de croître. Le commerce sucrier se développe et Venise qui exerce un quasi-monopole du commerce avec la Méditerranée orientale devient la grande capitale sucrière de l'Europe. Aux XIVème et au XVème siècles, les marchands vénitiens vont chercher à Alexandrie la mer qui arrive de l'Inde. Ce sucre est traité et purifié à Venise ou naît au milieu du XVème siècle, l'industrie européenne du raffinage. Une fois moulé en pains; le sucre est expédié dans toute l'Europe. Des documents nous apprennent que dès 1319 Venise expédiait vers l'Angleterre des chargements de 100 000 livres de sucre à la fois. Dès le début du XVème siècle la canne gagne les île de l'Atlantique. Don Henri, régent du Portugal, fait la conquête de Madère en 1420 et y acclimate avec un grand succès la canne à sucre, dont les plants viennent de Sicile, les Espagnols à leur tour, introduisent le cannes au Canaries. La production des îles atlantiques concurrence désormais celle du Levant. En 1497 Vasco de Gama découvre le Cap de bonne Espérance, ouvrant la route des Indes aux navigateurs portugais qui bientôt vont supplanter les Vénitiens dans le commerce du sucre. Lisbonne à son tour devient capitale du raffinage et fournit en sucre une grande partie de l'Europe.
L'Amérique...La découverte du Nouveau Monde marque un tournant dans l'histoire du sucre. En effet, dès son deuxième voyage, Chistophe Colomb introduit à Hispaniola Saint-Dominique des plants de canne à sucre provenant des Canaries. C'est aux environs de 1505 que pour la première fois du sucre va être fabriqué dans cette île, devenant le berceau de la production sucrière du Nouveau Monde. En 1518 on compte déjà à Saint-Dominique 28 fabrique de sucre et les fonds procurés par les droits d'importations du sucre en Espagne permettent la construction des palais de Charles Quint à Madrid et à Tolède. De Saint-Dominique la culture de la canne s'étend entre 1510 et 1520 à Porto-Rico, Cuba et la Jamaïque.

Simultanément, la canne est introduite au Mexique par Fernando Pizzaro en 1533, et au Brésil par les Portugais en 1520. L'élan est donné, tous les pays découverts et colonisés entre le XVIème et le début du XVIIème siècle vont se couvrir de plantations de canne à sucre. Dans la relation de son périple à travers les colonies espagnoles en 1620, Antonio Vasquez de Espinoza va rapporter qu'il a rencontré dans presque tous les pays traversés, depuis le Mexique jusqu'à la région de San Juan au Chili, en passant par le Venezuela, la Colombie, l'Équateur, le Pérou et le Paraguay, des plantations équipée de moulin à sucre. Au début du XVIIème siècle ce sont les Français qui vont introduire la canne à sucre à la Martinique et à la Gouadeloupe, alors que les Anglais la font pénétrer à la Barbade. Et, la canne à sucre va poursuivre sont périple autour du monde : en 1751 les Français l'implante en Louisiane, puis on la trouve dans les îles françaises de l'océan Indien, l'île de France,île Maurice et l'île Bourbon, La Réunion, ensuite elle envahit l'Indonésie, Formose, les Philippines, Hawaï, bouclant son tour du monde à l'aube de XIXème siècle. Le Blocus continental à l'origine du sucre de betterave. Mais vient le Blocus Continental institué par Napoléon. En 1808, le sucre est introuvable, l'idée de produire du sucre à partir d'une autre plante commence à voire le jour. Déjà dès 1575 Olivier de Serres dans son "Théatre de l'agriculture" e mentionné la richesse en sucre de la betterave. En 1745, le chimiste allemand Marggraf a présenté un rapport à l'Académie des Sciences de Berlin sur ces travaux. En 1786, un de ses élèves, Frédéric Achard, a construit une fabrique expérimentale dont les résultats sont si satisfaisant que plusieurs sont édifiés dans les années suivantes en Silésie et en Bohème. La notoriété de Achard grandit. En France, deux petites usines sont à leur tour construites à Chelles et à Saint-Ouen, dans la région parisienne. De nombreux savants vont se pencher sur l'amélioration de la fabrication. En 1811, Napoléon ordonne que 92 000 hectares de terre soient livré à la culture de la betterave distribuant une somme de un million de francs d'alors entre les agriculteurs acceptant de tenter le jeux. La raffinerie du sucre elle-même progresse et le 2 janvier 1812, Benjamin Delessert raffineur à Passy, reçois le Légion d'honneur pour avoir réussit à obtenir des pains de sucre de betterave aussi purs et aussi blancs que des pains de sucre de canne.
A la chute de l'Empire, le sucre des colonies revient en force et en quelques jours le sucre de betterave perd 75% de sa valeur, ce qui entraîne la fermeture d'un grand nombre d'usine. Ce ne sera que provisoire, en 1828 la France compte 585 sucreries de betteraves réparties sur 44 départements. Cédant aux plaintes des producteurs et négociants coloniaux, le gouvernement propose une loi fort soutenue par Lamartine pour interdire la fabrication du sucre de betterave ; le projet est repoussé mais la fabrication du sucre de betterave atteint 450 000 tonnes, devenant la première production européenne ; l'Allemagne est au second rang.

Aujourd'hui, malgré les polémiques diététiques, sucre de canne et sucre de betterave se retrouvent sur nos tables, mais il semble que pour la confection des entremets sucrés, le sucre de betterave soit le plus employé.

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