Des vaches qui font l’admiration du monde entier. Brunes, rousses, blanches ou pies, on en voit de toutes les couleurs. Vingt-cinq races principales qui constituent autant de saveurs différentes à déguster.
Le cheptel bovin est divisé en trois types de races: Les races allaitantes ou races à viande. Leur mission : faire de la viande en donnant naissance à des veaux. La Charolaise et la Limousine ont élu domicile sur les herbages du centre de la France, la Blonde d’Aquitaine sur les coteaux du Sud-Ouest. On retrouve dans les Pyrénées et le Massif Central, la Gascogne, l’Aubrac ou la Salers, des races dites “rustiques” car habituées aux terrains difficiles et aux climats rudes. La Charolaise constitue 40 % du cheptel des races à viande parce qu’elle se nourrit d’un rien, supporte des conditions de vie difficiles, et donne malgré tout une viande juteuse à la saveur excellente. Bonne mère, elle a un veau par an, qu’elle engraisse rapidement grâce à son lait riche et abondant. Bref, une petite merveille que cette Charolaise exportée dans plus de 70 pays et systématiquement sélectionnée pour améliorer la qualité des races à viandes.
Les races laitières. Vaches à lait quand elles sont jeunes, elles finissent en bifteck.
Les races mixtes. Bonnes à tout faire, de la viande comme du lait. Braves bêtes que notre traditionnelle Normande, que la Montbéliarde, l’Abondance , la Tarentaise ou la germanique Simmenthal !
Réformées ! Agées de 6 à 9 ans, les vaches qui ne sont plus aptes à la reproduction ou à la production de lait sont engraissées et commercialisées pour leur viande. Plus de la moitié de notre consommation en viande bovine est faite de vache de réforme.
La vache “concoctée” pour l’an 2010 aura une viande de bonne qualité à un faible coût. Elle sera capable de gambader dehors toute l’année dans des élevages plus extensifs. Une rustique donc, nourrie d’herbe, bien plus économique que le grain. Sportive, elle donnera une viande maigre comme l’aime le consommateur. D’origine laitière, elle nourrira abondamment son veau qui offrira alors une bonne viande de “veau élevé sous la mère”. Un cheptel qui vit d’herbe et d’eau fraîche.
Avec un tiers du territoire national recouvert d’ herbe, les vaches et les moutons ont de quoi se nourrir. En hiver on leur rajoute du foin ou du fourrage fermenté. Parfois l’herbe est remplacée en partie par du maïs ou par un mélange de légumes : betteraves, choux, navets etc. En situation de production élevée, un complément d’aliments composé de tourteau de soja ou de céréales peut être ajouté en faible quantité.
L’alimentation est faite à 90 % de fourrage et à 10 % de céréales, tourteaux et minéraux. |