Les transferts d'écrevisses se multiplient à la fin du XIXe siècle pour repeupler les innombrables sites dévastés par une maladie nouvelle : la peste ramenée d'Amérique du Nord.
Si les repeuplements faits avec des sujets autochtones sains se montrent bien décevants, l'introduction en Allemagne de quelques Orconectes limosus de la côte est des États-Unis se révèle si incroyablement efficace qu'aujourd'hui la France et tous les bassins fluviaux d'Europe sont colonisés.
Animal facilement migrateur, précoce, fécond, résistant et agressif, la nouvelle écrevisse américaine est aidée dans sa colonisation par une active propagation humaine.
O. limosus reste de taille médiocre, ne jouit pas d'une bonne réputation gastronomique, peut propager la peste à laquelle il résiste et élimine les espèces autochtones des biotopes dans lesquels il pénètre.
Dans les années 1960, on croit avoir trouvé l'espèce américaine idéale pour remplacer Astacus astacus là où il est décimé par la "peste".
On acclimate en Suède Pacifastacus lenlusculus, d'une taille très comparable au "pieds rouges", mais il s'avère être aussi un vecteur potentiel de la "peste" et, là où il s'acclimate, il élimine les dernières écrevisses autochtones.
L'écrevisse rouge des marais de Louisiane, Procambarus clarkii, a été jusqu'à maintenant l'écrevisse américaine la plus répandue à travers le monde, exception faite de l'Australie.
Une forte production, une croissance rapide, une grande fécondité ont pu séduire ses nombreux propagateurs. Mais ces aspects positifs ne doivent pas cacher sa nature très migratrice, son agressivité vis-à-vis des autres écrevisses, son rôle de vecteur de la "peste" et son incroyable activité fouisseuse.
A l'heure actuelle, P. clarkii est devenu un fléau dans la plupart des zones où il s'est acclimaté.
La propagation des écrevisses exotiques comporte de grands risques, celle des espèces américaines a été une grave erreur qui a entraîné et entraînera encore des bouleversements préjudiciables à l'environnement aquatique.
Quelques mesures sont proposées pour tenter de limiter les effets néfastes des écrevisses américaines sur les peuplements autochtone
.Crustacé d'eau douce. (Non, non, ce n'est pas une phrase du capitaine Haddock !) Écrevisse, crustacé d'eau douce comestible, apparenté aux homards et langoustes, dont les différentes espèces mesurent entre 10 et 20 cm.
Les écrevisses sont munies de cinq paires de pattes locomotrices dont la première se termine par des pinces puissantes.
L'extrémité de la queue forme une palette natatoire.Elles vivent dans les rivières et les cours d'eau des climats tempérés.
En Europe, on rencontre notamment deux espèces, l'écrevisse à pied rouge et l'écrevisse à pied blanc.
Les écrevisses ont un régime alimentaire omnivore, elles se nourrissent d'animaux vivants ou en décomposition ou de matières végétales.
L'automne est la période de reproduction : le mâle introduit du sperme dans un réceptacle situé dans le thorax de la femelle.
Les oeufs ne sont pondus qu'au printemps et ils éclosent environ huit semaines plus tard. Les petits restent avec la mère pendant une brève période.
Après plusieurs mues, ils atteignent leur taille adulte. Ces animaux peuvent vivre trois ans ou plus.
L'écrevisse d'Europe orientale, ou écrevisse à pattes grêles, est particulièrement prisée pour sa chair malgré sa petite taille.
Elle fait l'objet d'élevages et est importée vivante jusqu'aux marchés d'Europe occidentale.
Certaines espèces troglodytes,vivant dans les eaux souterraines sont aveugles et décolorées.
Classification :
les écrevisses sont réparties en trois groupes : Astacidés dans l'hémisphère Nord, les austroastacidés surtout en Océanie et les Parastacidés en hémisphère Sud.
Toutes appartiennent à l'ordre des Décapodes. L'écrevisse à pied rouge porte le nom scientifique d'Astacus astacus.
L'écrevisse à pied blanc est nommée Astacus pallipes.
L'écrevisse à pattes grêles porte le nom d'Astacus leptodactylus.
L'écrevisse aveugle des grottes du Kentucky est nommée Cambarus pellucidus. |