Souvent confondu avec la citrouille, le potiron est plus usuel en Europe. On le distingue par son pédoncule tendre, spongieux, cylindrique et évasé au point d'attache. Sa peau lisse et habituellement orangée, est parfois jaune ou verte. Sa chair est épaisse et sa saveur prononcée. Comme la citrouille, il entre dans la préparation des soupes et des desserts. On en fait aussi des confitures. Le potiron est d'une saveur douce et un peu sucrée. Ainsi, il s'accommode de toutes sortes de préparations, salées ou sucrées. Même ses graines peuvent être consommées cuites, après lavage, séchage et enrobage de blanc d'œuf légèrement salé. Plutôt citrouille dans les histoires et légendes -on pense à Cendrillon- et dans la moitié Nord de la France, plutôt pour ne pas dire Potiron dans les recettes de cuisine -on pense à une chair dense, fibreuse, orangée, au goût fin-, plutôt Courge dans le sud-est de la France -on pense alors à Courge musquée-, ces mots veulent tous désigner notre légume, que l'on voit plutôt orange et gros. Et pourtant, quelle diversité de formes, de couleurs et de saveurs !
La vraie citrouille, jaune à nuances vertes, est un aliment pour le bétail. Mais ce nom est souvent donné en cuisine au potiron, originaire d'Amérique, curcubitacée rond, à l'écorce orange, aplati aux deux pôles et à la pulpe de couleur vive, douce, un peu filandreuse, délicatement parfumée. Dés le mois d'octobre, le potiron vient égayer les étals des marchés et reste disponible durant tout l'hiver. Il est vendu entier ou déjà débité en tranches. Il en existe plusieurs variétés : Le potiron d'Etampes de couleur rouge-orangé, variété la plus répandue Le potiron bronze de Montlhéry Le potiron vert d'Espagne, moins courant. Pour éviter que les morceaux de potiron ne se désagrègent, limiter leur cuisson à 20 minutes maximum . Le potiron est peu calorique, très riche en bêtacarotènes et contient également beaucoup de fibres. Les bêtacarotènes, tout comme la vitamine C, sont des molécules anti-oxydantes. Elles aident l'organisme à se protéger contre les réactions d'oxydation qui accélèrent le vieillissement. Ces molécules anti-oxydantes neutralisent en particulier les radicaux libres qui en excès attaquent les membranes cellulaires. Petite recette pour 4 personnes : 4 jarrets de veau de 3 cm d'épaisseur sel, poivre, paprika, farine 2 c. à s. de crème de graisse comestible "Le Maître Boucher" 1 dl de bière brune, 2 c. à s. d'oignons ou d'échalotes hachés 1-2 gousses d'ail hachées, 1 kg de potiron pelé, égrené et coupé en petits dés - laver les graines et les réserver 1/2 litre de bouillon de légumes ou de viande Garniture : 200 grammes de champignons des bois, Graines de potiron, coriandre ou persil finement hachés. Ficeler les jarrets de veau ou entailler 3-4 fois la peau, afin de leur permettre de conserver leur forme. Assaisonner et fariner. Saisir dans la cocotte sur toutes les faces dans la crème de graisse. Arroser de bière et réduire. Sortir la viande et l'entreposer au chaud. Faire revenir les oignons, l'ail et les petits dés de potiron dans le fond de rôtissage. Saler et poivrer. Déglacer au bouillon. Déposer les jarrets de veau sur le potiron et braiser à couvert durant 1 heure et demi environ sur la cuisinière à petit feu ou au four préchauffé à 180 °C. Rôtir les champignons dans la crème de graisse grésillante et assaisonner. Incorporer les graines de potiron ainsi que la coriandre ou le persil. En parsemer la viande. Accompagner de risotto, de couscous ou de polenta. Suggestion : Assaisonner, selon les goûts, le potiron à l'aide de gingembre, de curry ou de piment de Cayenne, ce qui en relèvera incontestablement la saveur. |