La girolle est sans doute le champignon le plus populaire, on la retrouve très fréquemment à l’étal de la plupart des marchés. Sa chair au goût fin et subtile, est d’autant plus intéressante qu'elle n’est jamais véreuse, et rarement attaquée par les limaces.
Fidèle à ses stations, assez commune elle apparaît dès le mois de juin jusque parfois en décembre, avec de fortes poussées en juillet après une bonne pluie d’orage, dans les lieux humides, sous les feuilles ou dans la mousse, préférant les terrains acides.
Quelques cas on été rapportés dans la littérature de dérangements intestinaux dus à la girolle, mais pour autant, "ces accidents sont à verser au chapitre des intoxications aberrantes (A Marchand)", la girolle restant bien entendu un comestible très estimé.
Attention à la confusion toujours possible avec le clitocybe de l’olivier très toxique, omphalotus oleatus, qui présente lui une coloration plus orangée à cuivrée, de vrais lames fines et serrées, et qui parasite les souches d’oliviers ou de chênes, mais parfois aussi les racines de ces arbres et le clitocybe qui semble donc terricole peut être confondu avec la girolle.
Une autre confusion possible mais de moindre importance, car non dangereuse, est celle possible avec le clitocybe orangé, ou fausse girolle, hygrophoropsis aurantiaca, de taille plus petite, présentant des lames fines, bifurquées, et une chair à consistance molle. La confusion reste peu grave avec cette espèce qui est un comestible de moindre importance, mais qui, si consommée en grande quantité, peut s’avérer purgative. |