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La Seine Saint-Denis est un département en pleine mutation. Refuge de tout ceux qui ne savaient pas ou habiter, il fut celui des pauvres et des laissez pour compte.
Calée entre les méandres de la Seine d'un côté et de l'autoroute A1 de l'autre, elle s'étend du périphérique au sud jusqu'aux pistes de Roissy au nord. Département des grands ensemble, et des cités où s'entassent par millions de pauvres gens qui ont quitté leur famille, leur identité, leurs terres, pour courir après des chimères dont beaucoup ne se relèveront pas.
Pourtant en même temps, de nombreuses entreprises ont envahi les zones industrielles, provoquant un rééquilibrage, une reconstruction de fond en comble des voies de communication qu'elles soient terrestres, fluviales ou dans les airs, une réhabililitation de l'habitat ouvrier.
De partout d'énormes chantiers ont jaillis de terre et très vite on a vu des villes entières poussées comme des champignons.
Cette mutation s'est faite sans trop de heurts, et les mentalités se sont peu à peu adaptées au monde moderne et tous sont devenus souvent plus français que les vrais.
Ne voyez pas dans mes propos, une quelconque trace de racisme, mais au contraire la reconnaissance de cette adaptation inversée, qui a autant apporté aux uns qu'aux autres et le croisement des cultures en a été sans doute le détonateur comme le protecteur.
Chacun partage son bout de territoire et accepte l'autre sans même se rendre compte que la couleur de sa peau est différente ou que leurs religions s'opposent.
C'est une grande victoire pour l'humanité et, même si tout est loin d'être parfait laissons maintenant, du temps au temps pour que les différences s'effacent totalement...
Pourtant nous ne passerons pas sous silence Saint-Denis et sa basilique. Là ou repose les Rois de France.
Toute les dynasties, des Valois à celles des Plantagenets, les Navarre et tous les autres y reposent en paix dans une nécropole entourée de tas d'inconnus...
Mais, c'est dernièrement, en 1998 que notre stade de France, fleuron du sport et des grands galas fut inauguré. Il se dresse majestueux, altier comme pour couronner avant l'heure les gagnants d'un jour comme on le faisait autrefois avec une autre couronne faites de feuilles de laurier et que l'on posait sur la tête du vainqueur.
Mais avec le stade de France la Seine-Saint-Denis est déjà un vainqueur.
Demain, la reconstruction sera terminé et les immeubles de verre seront comme partout ailleurs, un immense pool de communication qui rapprochera les distances, et ne vivra qu'autour du symbole de l'argent.
C’est notre monde moderne, celui de l'argent roi. Qui sera vainqueur, qui sera vaincu laissons le temps faire les choses et peut être qu'un jour quelqu'un nous indiquera la solution... |