Vin de Bourgogne

Vin de Bourgogne

Histoire du vin de Bourgogne

Le véritable essor de la qualité du vin de Bourgogne est lié à l’activité des moines bénédictins et cisterciens, au début du deuxième millénaire.

Mais l’origine de la vigne en Bourgogne est plus ancienne, L’histoire des vins de Bourgogne peut être résumée en quelques étapes importantes.

Naissance du vignoble:

La date de naissance du vignoble de Bourgogne reste floue.

Certains avancent que l’apparition du vignoble bourguignon daterait du Vlème siècle avant J.C, d’autres entre le ler et le lllème siècle après J.C, lors des invasions romaines.

Le texte le plus ancien faisant référence à la vigne et au vin de la région date de l’an 312.

Il s’agit d’un discours d’un nommé Eumene qui atteste la présence de la vigne.

Au Vlème siècle, Grégoire de Tours célèbre la côte couverte de vigne.

Premier essor, le vin des moines:
Au Xème siècle, l’aristocratie et les communautés religieuses étaient les propriétaires des vignobles.

Les moines, qui ne cherchaient pas une rentabilité immédiate, ont oeuvré avec le souci permanent d’atteindre la perfection, étude sur les meilleures souches, taille, prélèvement des boutures, greffage, méthodes de vinification, dégustations comparatives.

Leur plus grande contribution au monde du vin est l’invention de la notion de climat.

En créant les clos et la notion de climat, les moines ont donné aux vins de Bourgogne leur identité.

Deuxième essor, les Ducs de Bourgogne:

Le Premier Duc de Bourgogne est Philippe de VALOIS, dit Philippe LE HARDI, qui, par son mariage avec Marguerite de FLANDRES, à la fin du XIVème siècle, double la surface de la Bourgogne et y adjoint la Flandres.

Il a permis aux vins de Bourgogne, connus sous le nom de vins de Beaune, d’étendre plus loin leur réputation.

En l’espace de quatre générations, les quatre Ducs de Valois,Philippe LE HARDI 1342-1404, Jean SANS PEUR 1371-1419, Philippe LE BON 1396-1467 et Charles LE TEMERAIRE 1433-1477)ont fait de la Bourgogne un état totalement indépendant du Royaume de France, et dont la puissance et la prospérité ont valu pour un temps au vin de Beaune de devenir le plus célèbre vin du monde.

Par ailleurs, n’ayant aucun débouché fluvial efficace, la recherche de la qualité était indispensable pour que le prix du vin soit supérieur à son prix de transport.

De sorte que les Ducs ont édictés quelques règles destinées à garantir un bon niveau de qualité aux vins de leur région.

Les moines avaient fait du vin de Bourgogne un grand produit, mais austère et fermé.

Les grands Ducs en ont fait un produit brillant, ouvert, à la mode. Un produit de commerce haut de gamme pour l’exportation.

Le 18ème siècle et le rôle des négociants:

l’amélioration du réseau routier au XVIII ème siècle a considérablement favorisé les échanges commerciaux avec Paris et, par l’intermédiaire des grands ports d’Europe du nord, avec le reste du Monde.

Les premiers négociants étaient de simples commissionnaires.

Mais à la fin du XVlllème siècle, certains d’entre eux ont pu s’installer vraiment et donner aux vins qu’ils stockaient dans leurs caves, tous les soins nécessaires fûts neufs, soutirage, élevage.

Peu à peu est venue l’habitude de produire des vins de plus longue garde avec l’usage de la bouteille en 1750.

Le grand essor date du 19ème siècle
Pour le vignoble de Bourgogne, le XIXème siècle 1789-1914, est le symbole du progrès et celui de l’essor.

A la Révolution, la confiscation des terres de l’Eglise par l’Etat, et leur revente aux enchères comme biens nationaux, sont à l’origine de l’actuel morcellement des vignobles.

Dans le courant du XIXème siècle, l’expansion du commerce des vins de Bourgogne est étroitement liée au développement des transports et du libre échange.

– ouverture du canal de Bourgogne en 1832,
– création de la voie de chemin de fer entre Paris et Dijon en 1851,
– traité de libre échange du Second Empire avec l’Allemagne, la Belgique, la Hollande et la Grande-Bretagne.

Mais en 1875, le phylloxéra apparaît en Bourgogne et décime le vignoble?

Les garanties de la qualité:

Naissance des Appellations d’Origine Contrôlées appelées A.O.C :
A la reconstitution du vignoble au début du XXème siècle, les vins de Bourgogne se sont trouvés en position de concurrence déloyale, ce qui a valu la mise en place d’un cortège de lois en 1905, 1919 et enfin la création de l’I.N.A.O. en 1935 dont la réglementation détermine toujours aujourd’hui les conditions de production de nos vins.

Appellations Bourgogne, unité dans la diversité

Sur l’ensemble de la zone viticole il y a 8.000 hectares de vignes principalement en pinot noir pour les vins rouges, et en chardonnay pour les blancs.

Elles produisent les appellations régionales Bourgogne sous différentes formes.

Ces appellations régionales appelées aussi génériques occupent la plus grosse surface du vignoble et représentent donc le plus gros volume, environ plus de la moitié des quatre étages qui composent la pyramide des vins de Bourgogne.

Etages qui sont les appellations régionales, les appellations villages, les appellations premiers crus et enfin les grands crus soit 1% de la production.

Les appellations régionales qui portent le nom de Bourgogne ont l’unicité dans la diversité.

Diversité de couleurs, de cépages et diversité des terroirs sur les 200 kms avec coupure de zones de production.

Les Bourgognes rouges aux arômes et structures très différents selon les lieux où ils sont produits sont issus du pinot noir en grande majorité

Le Bourgogne blanc issu pratiquement exclusivement aujourd’hui du cépage chardonnay est de loin beaucoup plus répandu que l’AOC rouge.

Malgré les grandes variétés de production,il possède une sorte de constante du fait du cépage unique.

Souple, mais relativement gras, avec un équilibre en bouche qui révèle des arômes de fleurs d’acacia, de fleurs séchées et le plus souvent de pain grillé.

Le Bourgogne rosé que l’on peut aussi appeler bourgogne clairet , de couleur pétale de rose est beaucoup plus charpentés voire tannique que ses cousins du midi.

Le Bourgogne passetoutgrain, ou passe-tout-grains provient de l’assemblage de raisins de pinot noir et de raisins de gamay.

Tendre et souple c’est un vin à boire rapidement après la mise en bouteille.

Le Bourgogne aligoté est à boire jeune, parce que c’est à ce moment qu’il exprime le mieux les arômes du cépage dont il porte le nom.

c’est un vin vif et nerveux, avec une pointe d’acidité qui peut surprendre en première bouche, mais qui exprime une réelle fraîcheur.

On retrouve cette diversité dans la volonté des vignerons de certains finages d’obtenir, à côté du nom «Bourgogne», la mention de leur provenance d’origine.

Ces labels sont aujourd’hui nombreux.

Hautes Côtes de Nuits
Les premiers à obtenir ces mentions complémentaires furent les vignerons de ce que l’on appellait naguère un peu péjorativement «l’arrière Côte», c’est à dire les contreforts des côte de Nuits et côte de Beaune.

Le Bourgogne Hautes-Côtes de Nuits donne des vins rouges et blancs, mais ce sont les blancs, issus du cépage chardonnay qui donnent les meilleurs résultats.
Hautes Côtes de Beaune

Le Bourgogne Hautes-Côtes de Beaune, provient de vignobles plus au sud, situés sur 20 communes de Côte d’Or et Saône-et-Loire, au «dessus» de la Côte de Beaune.

Ici ce sont les rouges qui obtiennent les meilleurs résultats. Il donne des vins rouges bien structurés gustativement charpentés, souvent assez taniques

En blanc, Ils oscillent entre noisette et pointe de beurre, entre miel et fleurs blanches.

Bourgogne Côte Chalonnaise.
La Côte Chalonnaise bénéficie de l’appellation régionale Bourgogne mais à leur tour les vignerons ont obtenu que les vins retenus par une commission d’agrément pour leur typicité puissent porter en complément du nom Bourgogne.

La mention Côte Chalonnaise 44 communes, des canton de Chagny, de Givry, de Buxy et de Mont-Saint-Vincent, peuvent proposer des vins.

Les rouges, nés du pinot noir sont d’une grande souplesse de tanins et d’une belle finesse.

Les blancs, issus de cépage Chardonnay ont des arômes de fleurs fraiches et de fruits secs.

La Bourgogne viicole

La Bourgogne viticole telle que l’a délimitée un jugement du Tribunal de Dijon de 1930 , comprend 5 grandes zones viticoles, Chablis et l’Yonne au nord, qui «encadrent» la Côte de Nuits, la Côte de Beaune, la Côte Chalonnaise et le Mâconnais.

Mais la rigueur des textes n’évoque ni le charme de ces régions, ni le talent de ceux qui font et élèvent ces vins.

De l’or au bout des ceps.

Secteur solitaire considéré comme porte nord de la Bourgogne,le Vignoble de Chablis en est aussi sa porte d’or.

Sur une superficie de plus de 2300 hectares, le vignoble de Chablis s’étend dans l’Yonne sur 20 communes autour de sa capitale Chablis.

Planté uniquement en cépage Chardonnay qui l’on nomme encore là-bas le Beaunois , ce vignoble se décline depuis 1938 en 4 appellations hierarchiques, qui correspondent à des situations, des sous-sols et des superficies totalement différentes.

Petit Chablis est qualitativement l’appellation de base. Elle est peu étendue, convrant moins de 150 hectares et du fait de l’apect dévaluant du terme petit elle est pratiquement tombée en sommeil.

Chablis est la plus grosse appellation. Sur plus de 1500 hectares elle fournit 60% de la production totale et donne des vins de couleur pâle à reflets verts, au nez très floral.

Les premiers crus couvrent pour leur part quelque 600 hectares sur les collines de part et d’autre de la rivière locale, le Serein.

Par usage et commodité, les lieux-dits qui accueillent l’appellation premier cru ont été regroupés sous 11 dénominations principales.

Les plus connues étant Montée de Tonnere, Fourchaume et Mont de Milieu sur la rive droite du Serein et Montmains, Vaillon et Côte de Lechet sur la rive Gauche.

Enfin le Chablis grand cru est la Rolls des Chablis. Nectars d’or à la robe élégante, au nez puissant, aux arômes de noix, de miel et de cette pierre à fusil qui en fait tout le charme, et à la bouche particulièrement racée, avec une grande longueur finale, ils sont au nombre de 7 qui ne portent plus le nom de Chablis, mais simplement le nom de la parcelle d’où ils sont originaires.

Ce sont Vaudésir, Les Preuses, Grenouilles, Les Clos, Valmur, Bougros et Blanchots.

Le grand défaut de leur qualité : il faut savoir les attendre …

Saint-Vincent Tournante
C’est le vignoble de Chablis qui recevra la Saint-Vincent Tournante des Chevaliers du Tastevin, le dernier week-end de janvier.

Quel bouquet

La Côte de Nuits, dans le paysage bourguignon, c’est un bouquet de couleurs, de senteurs, de vignerons…

Quel plaisir que celui d’hésiter sur le dossier et de consulter « les pièces » quand elles font 228 litres.

En effet, outre les Bourgognes, plutôt rouges que blancs, généralement produits dans la plaine et les appellations qui portent le nom des villages qui les soutendent, la Côte de Nuits offre une gamme étonnante de premiers crus magnifiques, et surtout de grands crus aux noms enchanteurs.

Un seul en partie blanc en partie rouge, le Musigny, tous les autres en rouge.

Marsannay, qui fut longtemps la « capitale » du rosé de Bourgogne est devenue aujourd’hui une appellation de Côte de Nuits, à part entière.

Fixin, produit des vins rouges charpentés et tannique de grande garde. Les premiers crus sont réputés

Gevrey, le village dont l’image colle au Chambertin, est celui qui produit l’appellation communale la plus importante en volume.

Les vins sont puissants mais élégants, souvent longs à se réveler, mais tellement beaux, quand, bien vinifiés, ils « arrivent » enfin.

Morey-Saint-Denis, possède 5 grands crus, qui ont la particularité d’avoir un nom spécifique qui est aussi une appellation contrôlée.

Chambolle-Musigny, commune de petite surface, mais de grande renommée, ne produit plus des vins aussi charpentés que ses soeurs plus au nord. On serait plutôt ici, dans la dentelle.

Outre ses grands crus, Chambolles-Musigny décline une gamme magifique de premiers crus dont le plus célèbre s’appelle Les Amoureuses.

Vougeot… c’est d’abord et avant tout son Clos fameux fondé au XXIe siècle, dont le château sert de chef d’Ordre à la confrérie des Chevaliers du Tastevins.

Mais ce serait dommage, même s’il est célèbre, par son histoire, ses 70 à 80 propriétaires différents, et bien sûr la qualité des vins, de réduire Vougeot à ces seuls 50 hectares.

Sur les 30 qui restent, profitent de très beaux premiers crus rouges comme le Clos de la Perrière, ou blanc le Clos blanc de Vougeot.

Flagey-Echezeaux, au bord du mur du Clos de Vougeot, n’a pas d’appellation qui porte ce nom.

Les grands crus s’appellent Echezeaux ou Grands-Echezeaux, les appellations communales portent l’étiquette Vosne-Romanée.

Solides, très structurés, de garde, ils ont le type bourguignon idéal.

Vosne-Romanée, berceau d’une multitude de grands crus sur son vignoble, propose des appellations communales et des premiers crus qui fleurent bon leurs grands frères, avec des senteurs de champignons et sous-bois, des notes parfois animale, voire viscérale très reconnaissables.

Nuits-Saint-Georges n’a pas de grands crus mais tire pourtant la réputation de la côte à laquelle on a donné le nom et une antériorité de presque un millénaire pour un vignoble qui s’étend au nord et au sud de la ville, jusqu’à Premeaux dont une partie du vignoble et notamment de très beaux premiers crusa droit à l’appellation.

Côte de Nuits-Villages.
Enfin, derniers bastions nuitons avant la Côte de Beaune, les villages de Premeaux-Prissey, de Comblanchien et de Corgoloin n’ont pas d’appellation propre, mais proposent comme une partie de Fixin et Brochon, au sud de Dijon, une appellation Côte de Nuits-Villages au coeur de laquelle on trouve de fantastiques rapports qualité-prix.

Parce que la qualité est au Top et que les prix savent encore être tirés.

Aucun autre des villages de la côte n’a droit à cette AOC.

Et il n’existe pas d’appellation Côte de Nuits.

Grands crus pléthore mais qualité:
La Côte de Nuits n’a pas de rival en Bourgogne quant au nombre de grands crus, summum de ce qui se fait en matière de réputation de qualité.

Il y en a 9 exclusivement rouges sur Gevrey-Chambertin : Chambertin avec une superficie de 30 ha, Chambertin Clos-de-Bèze de 15 ha, Latricières-Chambertin 7 ha, Charmes-Chambertin ou Mazoyères-Chambertin a 30 ha, Griotte-Chambertin 2 ha, Ruchottes-Chambertin 3 ha, Chapelle-Chambertin de ha, Mazis-Chambertin 9 ha.

Sur Morey-Saint-Denis, les grands crus sont 5, tous en rouge : Bonnes-mares a 2 ha, les 13 autres étant sur Chambolle-Musigny, Clos-Saint-Denis 6 Ha, Clos-de-la Roche 16 ha, Clos de Tart 7 ha, et Clos des Lambrays 8 ha.

Sur Chambolle-Musigny : Musigny a 10 ha en rouge surtout, mais une partie en blanc et Bonnes-Mares a 13 ha.

Sur Vougeot, 50 ha de Clos-de-Vougeot

Sur Vosne-Romanée : Romanée-Conti a 1 ha 81, Richebourg a 8 ha, la Romanée 0,85 ha, La Tâche 6 ha, Romanée-Saint-Vivant 9 ha, ainsi que Grands-Echezeaux 9 ha, et Echezeaux 36 ha.

De part et d’autre de la Capitale

Un vignoble de grands blancs encadré par de grands rouges, la Côte de Beaune descend de Corton jusqu’aux Maranges en passant par le Montrachet.

15 villages en Côte d’Or et quatre en Saône-et-Loire composent la Côte de Beaune qui prend au nord le relais de la Côte de Nuits de part et d’autre de Beaune la Capitale historique du Bourgogne qui lui donne son nom.

Si du côté des appellations villages, quand elles portent le nom de leur commune, des premiers crus et grands crus tout est simple, ce n’est pas toujours facile de bien cerner les autres appellations, entre le Côte-de-Beaune-Villages, leVillage-Côte de Beaune, le Côte-de-Beaune et le Beaune.

Au nord de Beaune

Ladoix-Serrigny, la plus au nord de la Côte de Beaune est une commune privilégiée. Au pied est de la colline de de Corton, elle produit des AOC Ladoix et ses premiers crus vins d’une grande souplesse en rouge et d’une belle finesse en blancs mais aussi des vins d’appellation Corton en rouge et d’appellation Corton-Charlemagne en blanc particulièrement délicats et typés.

Pernard-Vergelesses, de l’autre côté de la colline de Corton fait dans la dentelle. Son Ile de Vergelesses est l’un des plus beaux premiers crus.

Aloxe-Corton perché à mi-colline est la perle du nord de cette Côte de Beaune, avec ses Aloxe-Corton et premiers crus particulièrement charpentés aux senteurs qui renardent et ses grands crus l’un blanc, l’autre rouge qui se décline en fonction des climats, tout à fait exceptionnels et racés.

Savigny-les-Beaune plus à l’ouest dans la combe de Fontaine Froide fait dit vins qu’on dit nourrissants, théologiques et morbifuges.

S’il n’y a pas de grand cru à Savigny-les-Beaune, 17 climats sont classés en premier cru.

Chorey les Beaune dans la plaine n’a pas de premier cru, mais de beaux vins rouges, peu de blancs mais élégants et souples.

Beaune.
La Capitale du Bourgogne possède de très beaux vins qui sont assez peu connus.

Sans la vente des vins des Hospices de Beaune, ils seraient même inconnus.

Pourtant la variés de vins, à dominante rouge, sur le finage de Beaune est assez étonnante.

Souples et léger côté Savigny, ils sont puissants et tanniques côté Pommard. Les premiers crus sont des raretés.

Au sud de Beaune
Pommard qui jouxte Beaune par le sud est sans doute la plus médiatique des appellations de Bourgogne.

Très concentrés, particulièrement longs en bouche, les vins d’appellation Pommard village sont en quasi unanimité rouges.

Tout comme les premiers crus, qu’ils soient Rugiens Grands Epenots ou Clos de la Commaraine.

Volnay est une sorte d’opposé de Pommard qui lui est pourtant limitrophe.

Ses vins, dans la gamme desquelles on compte 35 premiers crus dont Les Champans, le Clos des Chène ou les Caillerets, sont d’une grande finesse, d’une délicatesse sans égal et peu corsés.

Monthelie au nord de Volnay et à l’ouest de Meursault fait mieux que vivre à la frontière des grands rouges et des grands blancs.

Le vignoble donne des vins pleins de charme et typés avec des nuances d’arômes plaisantes.

Auxey-Duresses, dans la combe à l’ouest jouxte Meursault et donne quelques blancs aux arômes de pomme golden, et des rouges aux senteurs animales.

Saint-Romain, au pied des falaises est un sanctuaire à blanc. Très sec avec des senteurs de fleurs blanches et d’agrumes, et une terre à rouges aux arômes de griotte.

Meursault.
Même si, en entrant par Volnay, on tombe » sur les rares Meursault rouges qu’on appelle Volnay-Santenots, et même si, en partant vers Puligny on quitte la commune sur les rares Meursaults rouges nommés Blagny, Meursault est sans conteste la capitale des vins blancs de Bourgogne, toutes zones confondues.

Les villages sont élégants, fins, de belle origine. Les premiers crus dont les plus connus sont Les Genevrières, Les Charmes, Les Perrières, les Gouttes d’Or etc… sont secs et moelleux, fin et gras, onctueux et longs en bouche. En tout cas à garder.

Puligny-Montrachet renoue avec les grands crus disparus depuis Corton. Des blancs archidominants sont intenses, avec des arômes d’amande et de miel affirmés. La commune partage avec Chassagne les grands crus de ce secteur.

Chassagne-Montrachet. Si le nord du vignoble est celui des grands blancs, au sud du village ce sont les rouges, superbes, très marqués et élégants qui dominent.

Saint-Aubin est le prolongement ouest de Puligny et de Chassagne. Si les rouges sont plus présents, ce sont les blancs qui s’y expriment le mieux. Notamment en premiers crus particulièrement arômatiques.

Santenay enfin, ferme la Côte d’Or viticole mais partage avec Remigny, en Saône-et-Loire un vignoble qui compte une douzaine de premiers crus bien charpentés, et aux senteurs de violette et de confiture de fraise.

Maranges est l’appellation regroupée depuis 1989 des vins produits sur les communes de Cheilly… Dezize et Sampigny-les-Maranges, au bord de la Cozanne. Les rouges sont dominants. les premiers crus font des vins typés, souples et frais.

Hospices de Beaune
La plus célèbre vente de charité du monde.
C’est en 1443 alors que le pays subit de plein fouet les effets de la guerre de Cent Ans que Nicolas Rolin, chancelier du Duc de Bourgogne, signe la charte de fondation au coeur de Beaune, d’un hopital destiné, non seulement aux malades, mais aussi aux pauvres et aux nécessiteux. L’Hôtel-Dieu était né.

Au fil des siècles il s’impose par son esprit de charité. Grâce aux dons de généreux bienfaiteurs, le domaine viticole est magnifique.

Sur Beaune, bien sûr, mais aussi sur de nombreuses communes voisines. Jusqu’à la Révolution, où l’Hotel-Dieu devient Hospice d’Humanité, les vins sont vendus à l’amiable.

Après 1794, et avec l’apparition des négociants, la vente se fait par soumission. La première vente aux enchères se fit en 1859 dans la cuverie des Hospices.

En 1924, elle fut définitivement fixée au troisième dimanche de novembre…

Rouges élégants, blancs parfumés

Rouges élégants, blancs parfumés dans une tradition de qualité. La Côte Chalonnaise fleure bon le terroir.

La Côte Chalonnaise s’étend sur 25 kms de long, entre Chagny aux portes de la Côte d’Or et Saint-Gengoux-le-National, et se situe dans le prolongement naturel des grands terroirs de la Côte de Beaune.

Dans cet environnement géologique privilégié, la Côte Chalonnaise propose une gamme très diversifiée, et particulièrement harmonieuse d’appellations régionales Bourgogne, Bourgogne, Bourgogne Passetoutgrains, Bourgogne Aligoté, Bourgogne grand ordinaire, ponctués depuis l’an passé par 5 ilots réputées puisqu’à Rully, Mercurey, Givry et Montagny, est venu s’ajouter l’an dernier Bouzeron passé du statut de Bourgogne labelisé à celui d’appellation village.

Label Bourgogne Côte Chalonnaise
La Côte Chalonnaise bénéficie de l’appellation régionale Bourgogne, pour les vins rouges, blancs et rosés.

Mais estimant qu’il était nécessaire, devant la grande diversité géographique des appellations Bourgogne que les consommateurs puissent identifier clairement la provenance de celles de leur secteur, les vignerons ont obtenu que les vins retenus par une commission d’agrément pour leur typicité puissent porter en complément du nom Bourgogne, la mention Côte Chalonnaise devenue un label.

44 communes, 11 dans le canton de Chagny, 12 dans le canton de Givry, 18 dans le canton de Buxy et 3 dans le canton de Mont-Saint-Vincent, peuvent présenter à cette commission des vins issus de leurs vignobles.

Aujourd’hui, les vins Bourgogne-Côte Chalonnaise, entrent sur les marchés avec l’un des plus beaux rapports qualité-prix que l’on puisse trouver.

Parce que le prix est des plus raisonnables, mais aussi parce que la qualité n’a plus rien à envier aux Bourgognes produits dans les finages de Côte d’Or.

Les rouges, nés du pinot noir sont d’une grande souplesse de tanins et d’une belle finesse.

Les blancs, issus de cépage Chardonnay ont des arômes de fleurs fraiches et de fruits secs.

Des villages heureux:
La Côte Chalonnaise est la terre de 5 appellations villages de très belle origine

Dans cette côte Chalonnaise, véritable colonne vertébrale des vignes de la Saône-et-Loire du nord, 5 ilots de vignobles sont classés en appellations villages avec pour certains des premiers crus.

Exclusivement blanc au nord avec l’aligoté de Bouzeron, et exclusivement blanc au sud avec le chardonnay de Montagny, le vignoble est panaché entre les deux.

Pour le plus grand plaisir des amateurs de diversité.

Bouzeron, tout au nord de l’aire de production, c’est le dernier né des villages de Côte Chalonnaise, Mais cela ne doit rien au hasard.

Bouzeron produit en effet un vin issu du cépage aligoté, l’un des plus beaux et le plus fin de Bourgogne.

Autorisé jusque là à s’appeler Bourgogne Aligoté de Bouzeron il est arrivé dans la cour des grands l’an passé. Ce n’est que justice.

A noter que c’est la seule appellation village au monde de cépage aligoté.

Rully au sud de Bouzeron est l’appellation village que portent les vignobles des communes de Rully en majorité, et Chagny et de ses terroirs, en Bourgogne on les nomme des climats qui peuvent prétendre à être classés en premier cru.

Le cépage pinot donne ici des vins rouges d’une couleur rubis pourpre élégante, aux arômes tout en finesse, ou dominent souvent le lilas et la framboise.

Rully est aussi le plus important berceau de Saône-et-Loire du Crémant de Bourgogne, vin mousseux d’appellation d’origine contrôlée élaboré dans des conditions de production très strictes, particulièrement draconiennes et surveillés.

Givry c’est 200 hectares de vignoble en production, dont la quasi totalité est plantée en pinot, le cépage des vins rouges, tandis que le chardonnay, qui fait les vins blancs, y est nettement minoritaire, même si son aptitude à vieillir donne souvent de très agréables surprises.

3 communes, Givry, Dracy-le-Fort et Jambles peuvent prétendre produire du Givry ou des premiers crus de Givry.

Givry propose des vins rouges fins, particulièrement souples, rarement très taniques, mais vifs et généreux. Dans les grandes années, il peut se garder 10 à 20 ans et prend alors des senteurs étonnantes et évoluées de fruits cuits et de pruneaux.

Mercurey.
Cette appellation communale, s’étend sur 550 hectares des villages de Mercurey et Saint-Martin-sous-Montaigu et produit des vins remarquables et remarqués, qui furent longtemps recherchés pour faire des… Chambertin.

Si la référence est prestigieuse, les vignerons de Mercurey valent mieux que de faire des succédanés de grands crus, fussent-ils prestigieux.

Ils le savent et s’y emploient. Aujourd’hui l’appellation offre une variété de villages magnifiques, et une gamme de premiers crus à faire… rougir d’envie de grandes appellations plus au nord.

En rouges, le pinot donne des vins structurés, très équilibrés, avec une grande longueur en bouche.

Des vins à laisser vieillir quelques années En blancs, le chardonnay donne aux cuvées, des arômes intenses de miel et d’acacia, avec en bouche, des senteurs secondaires d’exception.

Montagny.
Quatre communes du canton de Buxy portent les 200 hectares de vignobles de Montagny, et produisent les vins blancs issus du cépage chardonnay.

Montagny-les-Buxy qui a donné son nom au vin est à l’ouest, et regarde Buxy au nord, Saint-Vallerin est au sud et Jully-les Buxy à l’est.

Ces 4 communes limitrophes les unes des autres servent d’écrin à ce vin très clair et doré, aux reflets verts.

Car, le vignoble de Montagny, qui comporte des climats classés en premier cru, offre en fonction de l’inclinaison des terroirs, une palette enchanteresse et particulièrement… colorée de vins blancs étonnament parfumés, d’où émanent des senteurs nuancées de fougère, et de noisettes, et des arômes aux notes minérales et aux saveurs épicées.

Le Montagny, c’est un véritable bouquet de parfums, qui en vieillissant s’orne de ce petit goût de miel et de pierre à fusil si particulier qu’on le reconnaitrait entre mille.

VIN DE BOURGOGNE – Le trapèze idéal

Si Pithagore avait connu le vignoble du Mâconnais, c’est un théorème sur le trapèze idéal qu’il aurait sans doute énoncé…

Le vignoble macônnnais, tout au sud de la Bourgogne du sud est un vaste et magnifique trapèze que Pithagore, délaissant le triangle, au demeurant un peu trop réctangle aurait sans doute traduit en théorème.

Car en théorie ce trapèze qui a pour grande base la RN.6 sur les 40 kilomètres de Sennecey-le-Grand à Crêches-sur-Saône et qui a pour petite base la N.481 sur les 24 kms de Saint-Gengoux-le-National à Cluny, est une sortie de Jardin extraordinaire, pour reprendre le titre d’une chanson de Charles Trenet.

Entre mathématique pure et poésie gentille le Mâconnais est ternaire car il produit des vins rouges, rosés et blancs.

Le système d’articulation des différentes appellations Mâcon est quelque peu complexe car il faut mettre en équation les 5 crus du Mâconnais que sont Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Pouilly-Vinzelles Pouilly-Loché et Viré-Cléssé, les rouges et les rosés dénommés Mâcon, Mâcon Supérieur et Mâcon suivis du nom de leur commune d’origine.

Il faut faire la même chose avec les blancs, appelés Mâcon ou Mâcon Pinot-Chardonnay, Mâcon Supérieur, Mâcon-Villages ou Mâcon également suivis du nom de leur commune d’origine, selon des aires délimitées.

Mais,un petit verre de l’un ou l’autre après l’exercice de mémorisation remet parfaitement les esprits en place.

Mâcon rouge et rosé.
Cette appellation vient du vignoble de l’arrondissement de Mâcon, et de celui de 12 communes aux environs.

Ce sont des vins à boire jeunes, développant des arômes de fruits rouges frais avec parfois des senteurs d’épices.

Ils accompagnent à merveille les charcuteries.

Mâcon supérieur rouge et rosé.
L’étiquette de cette appellation peut porter cette mention Mâcon supérieur, ou bien le nom de Mâcon suivi du nom de la commune sur lequel il est produit.

Cela concerne les mêmes villages que ceux de l’appellation Mâcon, mais ils ne peuvent jamais s’appeler Mâcon-Villages, cette mention étant exclusivement réservée aux vins blancs.

Ce sont des vins élégants, à la robe rouge groseille, au nez fruité, souvent à dominante d’arômes exotiques.

Mâcon blanc.
Il a la possibilité de s’appeler Mâcon ou Pinot-Chardonnay-Mâcon. Il est issu de l’aire de vignoble de l’arrondissement de Mâcon, et la récolte moyenne annuelle ne dépasse pas les 3.500 hl.

Léger et très frais en bouche le Mâcon blanc fait un très bon vin d’apéritif, notamment l’été.

Mâcon-Villages.
Cette appellation peut se décliner sous deux formes : Mâcon-Villages ou celle de Mâcon suivi du nom de la commune d’où il provient.

Réservée exclusivement aux blancs issus du cépage chardonnay, et produite sur 43 communes spécifiques, cette appellation se décline de plus en plus avec le nom spécifique de la commune accolé à Mâcon.

Surtout dans le triangle d’or Viré-Lugny-Chardonnay. Pour porter la mention de la commune, il faut impérativement que les raisins en proviennent.

La route des Vins
Depuis plus de 10 ans maintenant, et à l’initiative de Fernand Bucchianeri, a été mis en place un extraordinaire maillage des 65 villages viticoles du sud de Saône-et-Loire.

Entre le Circuit du Pouilly-Vinzelles et du Pouilly-Loché qui fait 10 kms et le Circuit des Mâcon en blanc et rouge et qui passe en revue 40 communes en 84 étapes, 12 boucles parfaitement détaillées répertorient, sur 500 kms, tous les itinéraires possibles. Mais aussi les vignerons particuliers, caves coopératives et caveaux où l’on peut retrouver ces nectars.

On peut se procurer les documents à l’office du Tourisme de la Route des Vins Mâconnais-Beaujolais. 8, rue Dufour à Mâcon ou par correspondance à Solutré 71960.

Vin de Bergerac

Vin de Bergerac

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Des vins qui ont de l’histoire…

Henri III, roi d’Angleterre accordait volontiers des sauf-conduits pour se fournir en barriques de vins de Bergerac
Il en allait de même de Charles de Valois, le propre frère de Philippe Le Bel

Pour se distinguer, les vins de Bergerac disposèrent, dès le XIVe siècle de l’autorisation exceptionnelle d’apposer un griffon et une tour sur les fûts, comme marque de reconnaissance.

Rabelais cite les douceurs suaves des vins produits sur le terroir de Saussignac, Michel de Montaigne aimait les blancs de Montravel, Frédéric II de Prusse faisait venir de Monbazillac son vin préféré.

Informations générales
Selon le Larousse, l’étymologie du nom Bergerac nous viens du nom d’homme Bragayrac, dérivé du gaulois braca fabricant de braies, pantalons amples chez les gaulois.

La ville de Bergerac se situe dans le département de la Dordogne au sud-est de l’appellation Côtes de Castillon, au sud de Saint-Émillion et à une soixantaine de kilomètres de la ville de Périgueux.

l’appellation englobe cent cinquante-huit communes où poussent un peu plus de dix mille deux cents hectares de vigne.

La nature des sols est semblable à celle de St-Emilion, composés principalement d’un mélange de gravier, d’argile et de calcaire.

l’encépagement est identique à celui de son voisin girondin, soit les cabernet sauvignon, cabernet franc et merlot pour le vin rouge et les sauvignon blanc, sémillon muscadelle en plus de l’ugni blanc pour les vins blancs Un officier audacieux du XVIIIème siècle, philosophe, auteur à la verve poétique, libre d’esprit et de moeurs, inspira l’écrivain Edmond Rostaing dans la création d’une comédie héroïque encore populaire de nos jours.

Son nom : Cyrano de Bergerac!

Les vins de Bergerac se déclinent en 12 AOC

On se plaît ainsi à les citer avec gourmandise, gages de saveurs, de générosité, de fraîcheur, de rondeur :

Bergerac

Rouge et rosé:
Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot Noix, Côt ou Malbec, tels sont les cépages qui définissent les AOC Bergerac rouge ou rosé.

Fins, souples et fruités, ils sont l’expression du terroir.

Dégustation
Les Vins de Bergerac rouges sont des vins fins, souples, assez fruités avec des arômes de fraises, cassis et autres fruits rouges. Faciles à boire, ce sont des vins qui peuvent être consommés jeunes entre 2 et 3 ans.

Bergerac Sec:
Ce vin blanc sec est issu de l’assemblage du Sémillon, Sauvignon, Muscadelle, Ondene et Chenin Blanc. De robe claire et brillante, frais et agréablement bouqueté, il se distingue par son attaque nerveuse et sa bonne longueur en bouche.

Dégustation
Généralement peu colorés et brillants, ces vins sont frais, agréablement bouquetés, possédant une attaque nerveuse et une bonne longueur en bouche. Ils se consomment de préférence jeunes et sont charmeurs à l’apéritif, sur les poissons ou les fruits de mer.

Rosette:
Essentiellement issue de l’assemblage de trois cépages, Sémillon, Sauvignon, Muscadelle, l’AOC Rosette est un vin blanc à la robe légèrement paillée. Moelleux, souple et rond, ce vin singulier est d’une élégance rare. II se distingue par son terroir particulier des coteaux exposés nord de la vallée.

Dégustation
Ils présentant une robe très légèrement paillée, moelleux, floraux et fruités, ils s’apprécient particulièrement sur des fruits de mer, des entrées à base de champignons ou de truffe, ou tout simplement mais pleinement, à l’apéritif.

Côtes de Bergerac:

Côtes de Bergerac Rouge:
Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot Noir, Côt ou Malbec, donnent aux Côtes de Bergerac rouge cette intense couleur sombre.

Structurés, ils présentent des arômes de fruits confits comme le pruneau.

Leur exceptionnelle structure tannique leur confère une excellente aptitude au vieillissement.

Côtes de Bergerac Blanc:
Le Sémillon est le cépage de prédilection pour ce vin à la robe dorée, qui allie remarquablement fraîcheur aromatique et rondeur en bouche.

Il peut se boire jeune mais prend en vieillissant une ampleur remarquable.

Les Côtes de Bergerac blanc se divisent en trois catégories : demi-sec, moelleux et doux, selon leur richesse en sucre.

Les Côtes-de-Bergerac moelleux:
l’appellation Côtes-de-Bergerac moelleux donne des vins blancs doux, issus des mêmes cépages qu’en Bergerac sec. Ils sont toutefois récoltés à la main tardivement en automne ce qui leur confère une plus grande richesse en sucre.

Ils offrent un certain gras en bouche, sont bien équilibrés, procurant au nez des arômes de fruits confits. La durée de conservation tourne autour de sept ans.

Montravel:

Montravel
Sémillon, Muscadelle, avec une large prédominance de Sauvignon, tels sont tes trois cépages qui participent à l’élaboration des vins de Montravel.

Les vins d’AOC Montravel sont des blancs secs. Ils sont aromatiques avec une généreuse structure en bouche.

Dégustation
Très aromatiques, veloutés en bouche tout en étant bien structurés. Ils peuvent être bus jeunes mais peuvent supporter une à deux années de vieillissement.
Haut Montravel
Le vin banc de l’AOC Haut Montravel est fin et suave, de très grande concentration. Moelleux parce qu’issu de vendanges passexillées, il peut par dérogation être liquoreux lorsque les raisins sont botrytisés (comme L’AOC Saussignac).

Côtes de Montravel
Les vins de l’AOC Côtes de Montravel sont moelleux, de grande complexité aromatique avec des notes florales.

Dégustation
Ils font merveille à l’apéritif et sur les poissons en sauce.

Saussignac:

Le vin blanc d’AOC Saussignac est né de l’assemblage du Sémillon, Sauvignon, muscadelle, Ondenc et Chenin blanc.

Ce vin ample et riche, aux arômes d’acacia, de pêche et de chèvrefeuille, développe avec le temps un bouquet généreux et complexe.

Moelleux parce qu’issu de vendanges passerillées, il peut par dérogation être liquoreux lorsque les raisins sont botrytisés comme l’AOC Haut Montravel.

Dégustation
Les vins de Saussignac sont équilibrés, souples et possèdent un arôme subtil de miel, de fleurs de tilleul et d’agrumes comme le pamplemousse.

Vinifiés en liquoreux, ce sont des vins amples, riches et gras dont les arômes floraux d’acacia se mêlent intimement à ceux des fruits comme la pêche et souvent au fin vanillé des barriques.

Très prometteurs, ils peuvent voyager dans le temps 5, 10 ans et parfois plus, mais les consommer dans leur jeunesse apporte aussi beaucoup de plaisir.

Monbazillac:

Située à moins de deux kilomètres de le ville de Bergerac, Monbazillac est une petite appellation dans le département de la Dordogne, enclavée entre les appellations de Saussignac et Bergerac.

Monbazillac produit du vin blanc moelleux, voire liquoreux.

Le terroir orienté vers le nord bénéficie de brumes matinales d’automne ce qui favorise le développement du botrytis cinerea, communément appellé pourriture noble.

Ce champignon microscopique favorise le développement des sucres naturels du raisin en permettant l’évaporation de l’eau contenue dans ce dernier.

Les cépages blancs traditionnels du bordelais servent à l’élaboration des vins.

Lorsque le vin ne répond pas aux critères de l’appellation, il est alors déclassé en Côtes de Bergerac.

Le sol argilo-calcaire apporte au vin des arômes intenses ainsi qu’une structure complexe et puissante.

La popularité des vins de Monbazillac semble s’être accrue au XVIème siècle alors que les Hollandais en fûrent de fidèles adeptes.

D’une fabuleuse couleur or qui fonce avec le temps, le Monbazillac, particulièrement élégant, est dominé par des arômes de miel, d’acacia et de pêche, agrémenté par des nuances d’agrumes et de mirabelles confits.

Dégustation
On peut déguster le Monbazillac jeune mais il gagne toujours à vieillir en cave. Un Monbazillac de 15 à 20 ans d’âge est un trésor dont il faut savourer longuement les nuances de fruits et d’épices.

Ce liquoreux atteint sa maturité au bout de 3 ans et se conserve fort longtemps, parfois jusqu’à un siècle dans de bonnes conditions de stockage.

Le Monbazillac doit être servi frais mais surtout pas frappé. La température idéale se situe entre 6° et 8°.

Naturellement, le Monbazillac dévoile tous ses charmes avec les foies gras d’oie ou de canard.

Il sait aussi se faire aimer l’instant d’un dessert léger et parfumé en compagnie d’amies de longue date, les fraises.

Mais, c’est pourtant, seul et frais, à l’heure de l’apéritif qu’il gagne à être connu. A essayer absolument ! Les millésimes remarquables en Monbazillac : 1966-67-75-82-90-95.

Pécharmant

Tous s’entendent pour dire que Pech nous viendrait du patois, signifiant colline.

Maintenant, que la colline ait été celle d’un dénommé Armand ou tout simplement charmante, les théories sont nombreuses pour retracer l’éthymologie de ce que l’on considère comme le meilleur vin de la Dordogne.

On n’y produit que du vin rouge.

Les cépages utilisés sont :
Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon, Côt ou Malbec et Merlot Noir.

Le goût incomparable du Pécharmant vient de la particularité de son sol dénommé sables et graviers du Périgord qui renferme en profondeur une couche d’argile ferrugineuse appelée Tran.

Le Pécharmant est un vin de garde de grande typicité, au charme puissant, de grande intensité aromatique.

Dégustation:
Amples et riches en tanin, ayant de la mâche, parfois même un peu sévères dans leur jeunesse, ils laissent présager de leur longévité.

En vieillissant, ils s’assouplissent et leur bouquet s’étoffe.

Ils peuvent être appréciés à partir de leur troisième année mais n’atteignent leur plénitude que vers 6/7 ans. Vins de garde, ils peuvent tenir 10 à 15 ans et parfois plus.

Leur mariage avec des gibiers, des viandes rôties, des fromages fait merveille.

La température idéale à la dégustation est de 17°.

Vin d’Alsace

Vin Alsace

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VIN d’ALSACE – Un parcours enchanteur

Un vignoble vallonné, ponctué de villages fleuris.

La Route des Vins d’Alsace serpente du Nord au Sud à travers les collines du vignoble, sur plus de 170 kilomètres, au pied des pentes boisées des Vosges. Son parcours est un pur bonheur : les dessins ondulants des vignes, parfois escarpées, alternent avec des villages fleuris aux ruelles étroites et aux maisons inimitables serrées autour de leur clocher.

Les winstubs et caves de dégustation fraîches et accueillantes y disent à tout instant l’amour du vin. De nombreuses fêtes viticoles sont organisées en été et en automne. Au nord de Colmar, la Maison des vins d’Alsace présente un espace de découverte du vignoble et des vins d’Alsace ainsi qu’un grand choix de documents informatifs sur les vins d’Alsace.

Aux portes Nord (Marlenheim) et Sud (Thann) de la route des vins, des sites d’accueil et d’information présentent au public les cépages, la géologie du vignoble, le travail du vigneron…

De la route, on peut s’aventurer au coeur du vignoble et jusqu’au sommet des coteaux par de nombreux sentiers viticoles fléchés qui invitent à découvrir le travail de la vigne et la diversité des cépages.

Histoire du vignoble alsacien

Il était une fois un climat sec, baigné de soleil, et des sols particulièrement favorables à la vigne. Ces conditions exceptionnelles étaient déjà appréciées par les Romains qui l’apportèrent en Alsace lors de leurs conquêtes.

La viticulture s’épanouira ensuite sous le règne des Mérovingiens et des Carolingiens qui font grande consommation de ce vin “tonique et qui rend gai”. Avant même la fin du premier millénaire, 160 localités alsaciennes cultivent la vigne.

Au Moyen Age, les vins d’Alsace comptent parmi les plus réputés et les plus chers d’Europe. Déjà, les vignerons en assurent la renommée grâce à des règles très strictes de production et de sélection.

Mais la guerre de Trente ans interrompt brutalement cette période de prospérité. Les armes, le pillage et la peste ruinent l’Alsace. La population est décimée.

Après deux siècles encore d’épreuves et de dévastations, le vignoble alsacien renaît au lendemain de la première guerre mondiale. La vigne se reconstitue et les viticulteurs se remettent à l’ouvrage.

Ils s’intéressent à la notion d’Appellation d’Origine Contrôlée qui commence alors à s’instituer en France. Après 1945, une politique de qualité est clairement mise en oeuvre avec la délimitation de l’aire de production et la fixation de règles strictes de production.

Elle trouve son aboutissement en 1962 dans la reconnaissance de l’A.O.C. Alsace par l’Institut National des Appellations d’Origine Contrôlées suivie en 1975 de l’A.O.C. Alsace Grand Cru et en 1976 de l’A.O.C. Crémant d’Alsace.

Concordance entre mets et vins d’Alsace

Chaque vin alsacien ne s’accorde pas avec n’importe quel met. Retrouvez la liste des mets et des vins s’y accordant ci dessous :

Aperitifs
Apéritifs et cocktails : Crémant d’Alsace, Muscat d’Alsace, Gewurztraminer.

Après le repas pour finir en beauté : Vendanges Tardives, Sélections de Grains Nobles.

En dehors des repas (moment convivial, réception…) : Crémant d’Alsace, Muscat d’Alsace, Gewurztraminer, Vendanges Tardives et Sélections de Grains Nobles

Entrées froides
Salades classiques, charcuteries, oeufs : Sylvaner, Pinot blanc

Crustacés, coquillages, fruits de mer : Sylvaner, Riesling, Pinot blanc

Terrine de poisson, poissons crus (sushi) : Sylvaner, Riesling, Pinot blanc

Salades épicées (Mexique, Maroc, Inde) : Gewurztraminer

Foie-gras : Tokay Pinot Gris et Gewurztraminer, notamment en Vendanges Tardives.

Entrées chaudes
Quiches, tourtes, soufflés : Sylvaner, Pinot blanc

Escargots : Sylvaner

Asperges (en sauce non vinaigrée) : Muscat d’Alsace , Pinot blanc

Poissons
Poissons grillés : Riesling

Poissons cuisinés au beurre, à la crème : Riesling et Riesling Vendanges Tardives, Tokay Pinot gris

Poissons cuisinés avec des ingrédients plus corsés ou plus épicés : Tokay Pinot gris, Gewurztraminer

Volailles
Volailles rôties : Pinot Blanc, Riesling, Pinot noir

Volailles en sauce : Riesling, Tokay Pinot gris

Canard recettes exotiques (saveurs corsées, sucrées/salées…) : Tokay Pinot gris, Gewurztraminer

Viandes et Gibier
Viandes rouges : Pinot noir (vinifié en rouge notamment)

Gibier : Tokay Pinot gris ou Pinot noir selon la préparation

Rôti de porc ou veau : Tokay Pinot gris, Pinot blanc

Fromages
Fromages frais, jeunes, au goût peu prononcé, et fromage de chèvre : Pinot Blanc, Riesling

Fromages au goût prononcé (Munster, Pont l’Evêque, Maroilles…) : Gewurztraminer

Roquefort et Bleus, autres types : Pinot noir

Desserts
Patisseries, tartes, crèmes, mousses : Gewurztraminer, également en Vendanges Tardives

Fromages au goût prononcé, Munster, Pont l’Evêque, Maroilles… : Gewurztraminer

Roquefort et Bleus, autres types: Pinot noir

Les 7 cépages alsaciens

En Alsace, contrairement aux usages des autres vignobles français, ce n’est pas en général le terroir qui donne son nom aux vins, mais les cépages eux-mêmes.
Toujours présentés dans leur bouteille typique, la flûte d’Alsace, ils sont obligatoirement embouteillés dans la région de production.
Les vins d’Alsace sont de sûrs alliés de la gastronomie. Ils se servent frais, mais non glacés, 6 à 8 °C.
Les vins d’Alsace proviennent de 7 cépages : Sylvaner, Pinot Blanc, Riesling, Muscat, Tokay Pinot Gris, Gewurztraminer et Pinot Noir.
L’étiquette où figure l’A.O.C. Alsace mentionne habituellement le nom du cépage concerné.

Sylvaner
Le Sylvaner est un vin blanc légèrement fruité et léger. il est agréable et désaltérant et sait montrer une belle vivacité.
Ce vin accompagnera agréablement bien les charcuteries, les fruits de mer et les poissons.

Le Pinot Blanc
Tendre, délicat, alliant fraîcheur et souplesse, il représente un juste milieu dans la gamme des vins d¹Alsace.
Le Pinot Blanc pourra accompagner grâce à son extrême équilibre la plupart des mets.

Le Riesling
Le Riesling est le Roi des vins blancs secs. Ce vin gastronomique par excellence dégage un bouquet aux nuances florales et minérales. Ce vin est reconnu comme l´un des meilleurs cépages blancs au monde.
Il est incontournable pour accompagner toutes les cuisines à base de poissons et fruits de mers, de viandes blanches, et évidemment avec la choucroute.

Le Muscat d’Alsace
Le Muscat d´Alsace se distingue des Muscats doux méridionaux par son caractère sec. Très aromatique, il exprime à merveille la saveur du fruit frais.
C’est un vin idéal pour les apéritifs. Il est également recommandé avec les asperges.

Le Tokay Pinot Gris
Le Tokay Pinot gris développe une opulence et une saveur caractéristiques.
Charpenté, rond et long en bouche, il présente des arômes complexes de sous-bois parfois légèrement fumés ou floraux.
Il procure en accompagnement du foie gras un intense moment de bonheur et agrémentera avec un égal bonheur le gibier, les rôtis et les viandes blanches.

Le Gewurztraminer
Le Gewurztraminer est un vin aux multiples superlatifs, tant les sensations qu’il procure sont variées, intenses et riches. Il est le plus célèbre des vins d’Alsace. Cette véritable Star est puissante, corsée, bien charpentée et son intense bouquet développe des arômes de fleurs, de fruits et d’épices (Gewurz) au moelleux incomparable.
Ce vin est parfait à l’apéritif, ou pour accompagner les fromages corsés, les desserts, ainsi que la cuisine exotique.

Le Pinot Noir
Seul cépage en Alsace à produire un vin rouge ou rosé dont le goût fruité typique évoque la cerise, il est être élevé en barriques de chêne, ce qui ajoute à ses arômes une structure plus charpentée et plus complexe.
Ce vin frais accompagnera originalement les viandes rouges, le gibier et la charcuterie.

Vignoble alsacien

Les 3 appellations du vignoble alsacien

Des grandes régions viticoles françaises, l’Alsace a été la dernière à entrer dans le système des Appellations Contrôlées en 1962.
Présentés en flûte d’Alsace, les vins d’Alsace sont obligatoirement embouteillés dans leur région de production.

Appellation Alsace Contrôlée
C’est l’appellation de base indiquant généralement le cépage utilisé (Sylvaner, Pinot Blanc, Muscat, Riesling, Tokay Pinot Gris, Gewurztraminer et Pinot Noir).

Appellation Alsace Grand Cru Contrôlée:
Depuis 1975, 50 vignobles issus de terroirs strictement délimités par l’Institut des Appellations d’Origine ont droit à la qualification “Grand Cru”.

Seuls les 4 cépages dits “nobles” – Riesling, Muscat, Tokay Pinot Gris et Gewurztraminer sont autorisés.

Le degré minimum naturel d’alcool est de 10° pour le Riesling et le Muscat, 12° pour le Tokay Pinot Gris et le Gewurztraminer.

Appellation Crémant d’Alsace Contrôlée:
C’est en 1976 que les crémants d’Alsace ont été reconnus par l’Institut National des Appellations d’Origine. Élaborés selon la méthode traditionnelle auparavant connue sous le nom de méthode champenoise, ils proviennent généralement des cépages suivants :

Pinot Blanc, Riesling, Tokay Pinot Gris et Pinot Noir pour le rosé.

Les raisins sont récoltés au tout début des vendanges, lorsqu’ils offrent le meilleur de leur équilibre.

2 mentions complémentaires :

– Vendanges Tardives
– Sélection de Grains Nobles

En vigueur depuis 1983, ces deux mentions s’appliquent aussi bien aux vins génériques qu’aux grands crus provenant de cépages “nobles” récoltés en surmaturité lors d’années exceptionnelles.

Vendanges Tardives:
Les vendanges tardives proviennent d’un des 4 cépages “nobles” en Riesling, Muscat, Tokay Pinot Gris et Gewurztraminer récoltés en surmaturité lors d’années exceptionnelles.

Leurs richesses en sucre naturel à obtenir sont les suivantes :
Riesling et Muscat
-220g/l soit 13°,

Tokay Pinot Gris et Gewurztraminer
-243g/l soit 14,4°.

La chaptalisation est interdite.

Sélection de Grains Nobles:
Les sélections de grains nobles proviennent d’un des 4 cépages “nobles” en Riesling, Muscat, Tokay Pinot Gris et Gewurztraminer et sont obtenues par des tris successifs de grains atteints de pourriture noble la “botrytis cinerea”.

Apprendre et connaitre le vin

Apprendre et connaitre le vin

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Comment déguster un vin ?

On n’a pas d’avis tant qu’on a pas goûté, disait Max Léglise. Déguster un vin, c’est tout un art mais surtout une obligation avant de se porter acquéreur du divin breuvage. Il suffit pour cela de posséder un odorat. Tous les sens doivent être en éveil car une dégustation demande calme, sérénité et concentration.

Que faut-il pour déguster un vin ?

Un verre propre lavé à l’eau claire et non au produit vaisselle qui peut transmettre une odeur particulière. Le verre ne doit pas sentir le carton où il était entreposé. Le type INAO convient parfaitement. Une bonne lumière et une nappe blanche sont également nécessaires.

Quant au dégustateur, il a deux ennemis: Le café du matin et le dentifrice. Certains professeurs en dégustation conseillent d’éviter de porter un déodorant ou un quelconque parfum.

L’examen visuel :

Ces préliminaires étant effectués, vous voilà prêt à déguster. La première étape est visuelle et débute lorsque l’on verse le vin dans le verre. c’est là que l’on remarque la fluidité du liquide. Si le vin est huileux ou graisseux, il est possible qu’il présente un défaut majeur : la maladie de la graisse.

Remplir le verre à moitié. La couleur indique l’âge du vin.

Pour les rouges, plus le vin est vieux, plus il tend vers l’orangé, l’ocre. Plus il est jeune, plus il présente des teintes brunes ou violettes.

Pour le blanc, un vin jeune offre des nuances jaune-vert tandis qu’un vin plus âgé présente des tons doré foncé.

Pour mieux examiner ces nuances, on tient le verre droit avec une lumière directe et incliné avec une lumière indirecte. c’est le moment de saisir le verre.

Il faut le tenir par le pied, le pouce dessus et les doigts dessous. Ce qui permet de tenir le vin éloigné de la chaleur de la main.

L’examen olfactif :

Après cet examen visuel vient le temps de l’examen olfactif. On commence par humer le vin dans le verre. Certains arômes se dégagent.

Ensuite, il convient d’encourager ce dégagement en faisant effectuer au vin une rotation dans le verre avec un mouvement souple du poignet. De nouvelles informations sont données.

Trois types d’arômes se distinguent : les primaires, les secondaires et les tertiaires.

Les arômes primaires sont constitués par le potentiel aromatique du raisin, ils sont fruités, cerise, cassis, groseille, etc. et floraux, pivoine, aubépine, tilleul, violette, etc.

Les arômes secondaires se développent lors de la fermentation : beurre, levure, bonbon anglais, etc. Enfin, les arômes tertiaires qui révèlent l’âge et l’ampleur aromatique. Le vin a vieilli, évolué, il est à son apogée.

Pour les blancs, ce sont des notes de fruits secs,abricot, de pain grillé, brioche, foin coupé associées à des notes minérales ou, pour les rouges, de fruits confits associés à des arômes animaux, venaison, sous-bois.

Attention à ce que le vin ne soit pas trop vieux, il pourrait être oxydé.

L’examen gustatif :

Il est temps de goûter le vin. Il faut prendre une gorgée et faire en sorte que l’ensemble du palais soit en contact avec le liquide. Cette fois, c’est la langue et la bouche qui travaillent. Là, il est possible de savoir si le vin sucré, acide ou aigre, amer, tannique ou astringent, alcoolique, gazeux.

Tout débute par l’attaque en bouche : Le dégustateur essaye de déterminer le type de vin. Les saveurs sucrées dominent à ce moment. Puis vient le milieu de bouche, c’est la dominante des acides. Reste la fin de bouche ou l’impression finale avec des saveurs amer, tanins par exemple.

Enfin, une fois le vin recraché, on peut mesurer la persistance aromatique que l’on compte en secondes ou du nom plus savant de caudalies.

Les millésimes

Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Cela permet de déguster les millésimes arrivés à maturité en attendant ceux qui doivent vieillir. La qualité d’un millésime dépend essentiellement des conditions climatiques de l’année végétative, mais souvent des dernières semaines. Selon l’année, certains vins sont bons à boire rapidement, d’autres sont à conserver. En jonglant savamment et en équilibrant les deux options on constitue une cave idéale. D’autant que des millésimes qu’on disait à garder il y a 10 ans, sont à boire dès à présent.

1980
‘ En blanc : A oublier.
‘ En rouge : Certains sont de qualité mais ils sont bien évolués aujourd’hui.
1981
‘ Année à oublier
1982
‘ En blanc : Des vins charmeurs, tendres et frais. Certains résistent. Il existe même de petites merveilles.
‘ En rouge : Des vins tendres avec beaucoup de charme. Certains pommards, cortons et autres vins de la côte de Nuits résistent bien notamment en magnum. A boire maintenant.
1983
‘ En blanc : Des vins puissants, généreux, aujourd’hui bien évolués. Quelques-uns tiennent bien et offrent à la dégustation du miellé, du grillé et des notes minérales.
‘ En rouge : Généreux et tanniques, ils présentent des arômes grillés, évolués. Seuls les meilleurs s’améliorent. Certains sont finis et d’autres pas encore prêts.
1984
‘ A part quelques rares blancs, une année qui ne laissera pas de grands souvenirs.
1985
‘ En blanc : Un millésime de charme avec des vins classiques, qui ont une très bonne évolution, à boire. Superbes en magnums.
‘ En rouge : Très bonne conservation en magnums. Une année de rêve pour le pinot noir : souplesse, finesse. Beaucoup sont déjà évolués, seuls les grands résistent.
1986
‘ En blanc : Une bonne année. Au début, des vins très bons avec des nuances miellées. Ils n’ont pas très bien tenu mais il existe toujours de belles exceptions.
‘ En rouge : Tendres et fruités au départ, ils ont connu une évolution assez difficile. On constate un manque en milieu de bouche. Ces vins possèdent de la rondeur, de l’alcool mais l’ensemble manque un peu de matière. Le final présente des tannins un peu sec. Des bonnes surprise dans les côtes de Nuits.
1987
‘ En blanc : Il reste peu de blancs de ce millésime. Ce sont des vins qui ont de la finesse et de la puissance. A boire maintenant.
‘ En rouge : Beaucoup sont déjà évolués. Des vins séduisants pour leur charme et leur délicatesse. A boire.
1988
‘ En blanc : Des belles choses avec une bonne fraîcheur, une belle acidité. Ils manquent parfois un peu d’ampleur. Des vins agréables et fins.
‘ En rouge : Très bonne année en rouges. Des vins pleins, structurés avec une forte charpente tannique. A boire dans les appellations mineures, les autres attendront .
1989
‘ En blanc : Une très grande année. Ce sont des vins que l’on peut boire. Ils possèdent beaucoup de rondeur, de gras, de richesse. Certains sont déjà évolués.
‘ En rouge : Très divers. La rondeur et la finesse des tannins signalent une bonne maturité mais une très grande diversité suivant les cuvées. Du très bon au faible.
1990
‘ En blanc : Des vins équilibrés, riches, charmeurs, plaisants. On peut les boire aujourd’hui mais ils sauront attendre. Une année de rêve.
u En rouge : Des vins équilibrés, mûrs avec de la matière, de la fraîcheur, de la finesse. Ils sont bons depuis le début. Malheureusement, il n’y en aura plus quand on voudra encore en goûter. Une année de rêve également.
1991
‘ En blanc : Difficile en blanc, notamment pour les meursault. Une année d’orage et de grêle. Ces vins manquent de netteté aromatique avec une évolution assez rapide. Mais surtout, ce millésime arrivait après le superbe millésime 1990.
‘ En rouge : Une très bonne surprise. Des vins assez colorés avec de la matière. A boire maintenant.
1992
‘ En blanc : Une belle réussite pour les blancs. Des vins qui ont du gras et de la fraîcheur avec une belle finesse. c’est une belle expression du chardonnay. A boire même s’ils ne sont pas au bout de leur maturité.
‘ En rouge : Les pluies en septembre ont contribué à donner des vins souples, légers. Des belles réussites dans la côte de Nuits. A boire.
1993
‘ En blanc : Difficiles à goûter dans leur jeunesse, ils se révèlent d’un meilleur niveau à l’évolution. Un final végétal en fin de bouche qui s’atténue avec le temps. Des vins qui ont un bon potentiel de vieillissement.
u En rouge : Une grande année, colorée et charpentée. Actuellement, ils se referment. Millésime à attendre.
1994
‘ En blanc : Des vins charmeurs, relativement tendres et frais. Ils se dégustent bien aujourd’hui.
‘ En rouge : Plus difficile. Des cuvées hétérogènes, les vins manquent un peu d’ampleur. Certainement à boire jeune.
1995
‘ Une très grande année en blancs comme en rouges.
1996
‘ En blanc : Une très grande année, peut-être supérieur à 1995.
‘ En rouge : Des vins frais, vifs, aux arômes très purs et profonds
1997
‘ Ces vins parfois trop murs, présentent une richesse et un gras intéressant. Manquant d’acidité, ils sont généralement à consommer plus rapidement que les 96.
1998
‘ Ces vins présentent un meilleur équilibre que les 97. Très frais, ils ne manque ni de fruit ni de nerf.

Les formats de bouteille

La bouteille classique = 0,75 litre
Le magnum = 1,5 litres
Le Jéroboam = 3 litres
Le Rhéoboam = 4,5 Litres
Le Mathusalem = 6 Litres
Le Salmanazar = 9 litres
Le Balthazar = 12 litres

– 1 Malolactique :
Cette opération se passe après la fermentation alcoolique.
Sous l’influence de bactéries, l’acide malique se transforme en acide lactique et en gaz carbonique.

APPRENDRE ET CONNAITRE LE VIN – SAVOIR ACHETER

Où et comment acheter son vin ?

Négoce ou propriété, caviste ou grande surface, en direct ou par correspondance…Quelles sont les meilleures adresses pour acheter son vin ?

Acheter en grande surface

En 1997, les ventes de vins de Bourgogne ont progressé de 10 %. Même s’ils sont sous-représentés par rapport à d’autres appellations, la tendance se confirme. La présence des distributeurs dans la vente des vins de Bourgogne est un signe annonciateur de cette tendance. l’achat en grande surface est souvent celui du néophyte.

Comment l’appréhender ?

Il convient d’éliminer quelques idées fausses : Si un vin est vendu moins cher, ce n’est pas parce qu’il est moins bon ou plus mal conservé : certaines grandes surfaces ont des rayons climatisés et des armoires à vin. Toutefois, il vaut mieux faire attention à ce que les bouteilles ne soient pas debout sous un néon, et ce même si la rotation des stocks est importante. Enfin dernière idée à s’enlever de la tête : négoce = mauvaise qualité.

Le négoce, à la différence de la propriété, peut fournir aux grandes surfaces un volume constant et important, ce qui explique la présence plus importante du négoce en grande surface. Les volumes, la faiblesse des marges et souvent l’achat en primeur sont des éléments qui contribuent à créer des différences de prix.

Acheter chez un caviste

Chez un caviste, le service se révèle bien sûr personnalisé. Au consommateur d’élire son caviste favori en fonction de sa personnalité. Il est nécessaire d’avoir des atomes crochus avec lui puisque son magasin n’est achalandé que par ses propres goûts.

Ce n’est pas pour le grand classique des vins que l’on se rend chez un caviste mais pour des petites trouvailles, pour des bouteilles difficiles à obtenir par un autre voie.

Ainsi, le caviste peut proposer des bouteilles qui ne sont même plus disponibles chez le producteur en rupture de stock. Comme ce type de produit se trouve rarement en grande quantité, il n’intéresse pas la grande distribution.

Ce service personnalisé a un coût, mais, globalement, les cavistes pratiquent des prix raisonnables et ont l’avantage d’offrir une large gamme. Le service est sur mesure et c’est au client à bien exprimer ses désirs. La qualité de l’accueil se base sur la qualité de l’écoute. le caviste y a tout intérêt car c’est ainsi qu’il se constitue une clientèle fidèle.

Acheter chez un négociant

Une autre source d’achat de vins est possible : les négociants. En réalité, ces derniers vendent davantage à des professionnels, des courtiers ou des importateurs que des particuliers. Cependant, il se peut que la patte d’un négociant, entre tous, vous plaise. En ce cas, la vente se fait par caisse. l’approvisionnement en millésimes plus anciens que chez le producteur ou dans les grandes surfaces est un avantage non négligeable.

Acheter chez un propriétaire

Après avoir dégusté, à la table d’un restaurant, un vin qui vous a beaucoup plu, n’hésitez pas à relever l’adresse du producteur mentionnée sur l’étiquette de la bouteille.

Avant la visite, une prise de rendez-vous au téléphone est appréciée ; elle permet, entre autres, une préparation de la dégustation, l’ouverture de bouteilles quelque temps auparavant si le vigneron estime que la dégustation n’en sera que plus optimisée. Une fois encore, le vin est vecteur de communication, de convivialité.

Aussi une visite à la propriété demande de votre part toute votre attention et votre concentration pour poser vos questions sur l’élaboration du vin, sa possibilité de garde tant qu’il en est temps.

Ce n’est pas évident de goûter du vin en cave quand on en n’a pas l’habitude, mais essayez de vous fier à votre goût sans vous laisser influencer par ce que vous avez lu ou entendu sur tel millésime alors que présentement vous l’aimez?

Les groupes d’achat et les clubs

Parce que l’amateur de vin cherche à obtenir des prix proches des professionnels, il se regroupe avec d’autres. Si l’initiative individuelle est alors à bannir, une règle commune doit régir les relations afin qu’aucun problème d’argent ne les ternisse. Cela dit, si vous pouvez stocker vos achats, les commandes groupées sont avantageuses au niveau des prix. Il est même possible dès lors de réserver du vin en primeur beaucoup moins cher car commandé dans de grandes quantités.

Sur Internet :

En ce qui nous concerne nous avons fait confiance à un caviste qui s’occupe de notre cave à merveille et nous n’avons eu que des compliments des internautes qui nous ont fait confiance.

Constituer sa cave

Un aventure parce que cet acte n’est pas simplement l’acquisition d’un breuvage, fût-il un grand cru, c’est la rencontre des deux grands mythes de l’histoire de notre Civilisation , l’Homme et le Vin.

Car qu’on le veuille ou non, il y a longtemps que In Vino Véritas, et que le vin est la seconde conscience de l’Homme. Celle qui ne peut pas mentir.

Dès lors, à l’heure où vous mettrez sur table le fruit de vos recherches, le résultat de vos trouvailles, vous dévoilerez à vos invités votre vraie personnalité.

A l’image de la langue d’Esope vous serez alors le pire ou le meilleur des hommes, car le choix de vos vins, la place que vous leur ferez à votre table, révéleront votre sensibilité et diront clairement si vous avez Bon goût.

Partager le vin
Parce qu’on sélectionne ses vins selon son propre tempérament, parce qu’on achète selon ses moyens et à sa mesure, parce qu’on gère ses stocks à leur rythme de maturité et qu’on choisit d’ouvrir ses bouteilles en fonction du moment à célébrer, créer sa cave, même si aujoud’hui littérature et conseils foisonnent, c’est toujours un exercice solitaire.

Un peu comme un chef d’orchestre qui décide des musiques qu’il va diriger.

Il faudra des vins du quotidien, qui ne soient pas forcément ordinaires, des vins du dimanche, puis, plus rares des vins de fêtes.

Enfin, plus exceptionnels des vins pour les grands évènements de la vie.

Comme autant de partitions variées, car on ne peut pas entendre toujours que du Wagner.

Etre amateur de vin, au sens premier du mot amateur celui qui aime, et sélectionner, achèter, garder et organiser ses trouvailles, c’est rejoindre le vigneron qui a bichonné sa vigne, fait et élevé ses vins avec soin et amour.

Et, c’est être l’ultime maillon de cette grande chaîne d’union qui conduit à ce que l’homme a de plus beau en lui, le partage.

Car, s’il existe chez les professionnels, amenés à devoir déguster seuls, il ne peut y avoir et il n’y a pas d’Hédonisme en matière de vin pour les amateurs.

Le plaisir solitaire en la matière mène tout doit à l’alcoolisme.

Partager le vin, c’est plus qu’un simple exercice gustatif, c’est un véritable symbole.

C’est prendre place dans la civilisation qui a généré la vigne cet arbre de la Connaissance, c’est permettre au breuvage qui a vieilli dans le noir et loin des Hommes d’accéder à la Lumière, et d’accomplir le mystère pour lequel il a été créé.

Partager le vin, ce ne peut donc être qu’avec des amis choisis, des Connaisseurs, voire des Initiés.

C’est un art de vivre:
Créer une cave, on l’aura compris ce n’est donc pas simplement empiler des bouteilles, fussent-elles bien compilées et bien rangées, ce n’est pas non plus rechercher avec orgueil les étiquettes les plus prestigieuses juste pour le prestige et pour en mettre uniquement plein la vue.

C’est encore moins stocker des lots de bouteilles rares pour les revendre plus tard en spéculant sur la montée des prix et sans jamais les ouvrir.

Ce n’est pas uniquement tenter de faire des coups de commerce au gré des opportunités et des hasards.

Ce n’est pas, enfin collectionner des raretés qu’on n’ouvrira pas, comme d’autres ne lèveront jamais les couvercles de leurs boîtes de papillons de peur que la lumière ne fasse passer leurs couleurs.

Créer sa cave, ce n’est pas non plus faire le naïf qui va au gré du vent, mais c’est assumer la synthèse de tout celà à la fois, en écrêtant les extrèmes, fétichisme d’un côté, affairisme de l’autre, pour accéder à une certaine sagesse.

Parce que c’est prendre la mesure de soi-même en étant capable de donner ce qu’on a de meilleur… aux autres.

Etre ni «ringard» ni «âne savant»

Le vocabulaire du vin est important. Mais délicat. Il convient d’être suffisamment actuel pour ne pas sembler ringard et encore traditionnel pour ne pas faire âne savant.

Parler du vin. Parler le vin est une chose importante dans la démarche de l’amateur.

Il devra savoir actualiser son vocabulaire sans jamais vouloir donner de leçons.

Quand on déguste, par exemple, il faut déterminer les arômes de manière gustative en fonction du vin qu’on a dans la bouche, en non pas réciter, en fonction d’une mémoire strictement intellectuelle, les arômes censés se trouver dans l’étiquette.

De A à Z, les mots importants d’ une liste non exhaustive du dictionnaire du vin de Bourgogne et du Beaujolais sont:

A comme…

Accrocher : un vin astringent prend à l’intérieur des gencives. On dit qu’il accroche.

Acidification : Action autorisée en dehors du sucrage et réglementée qui consiste a ajouter de l’acide tartrique déjà présent dans le vin pour acidifier un vin un peu mou.

Alcool : C’est l’élément qui détermine la puissance d’un vin.

Animal : Expression qui désigne des arômes fauves de fourrure, de cuir de venaison, de musc voire de gibier.

Aromatique : Un vin exaltant et pénétrant qui embaume.

Aspect : On dit aussi couleur ou robe. Il donne l’image du vin. Il doit être brillant et limpide.

Astringent : Riche en tanin, le vin provoque le resserrement des muqueuses buccales.

B comme…

Bi-sulfite : Solution sulfureuse que l’on met à petite dose pour éviter l’oxydation du vin et qui se dissout dans celui-ci.

Bois : Vin qui a vieilli en fût neuf. Peut être agréable si la durée a été bien cernée. Peut être plus dur dans le cas contraire. Le dégustateur et critique américain Parker aime les vins au boisé fort. Ses détracteurs disent qu’ils sont «parkerisés».

Bouchon : Goût de liège caractéristique. Souvent quand une bouteille couchée a été mise debout un moment avant d’être recouchée. le bouchon a séché. Et le contact nouveau avec le liquide communique ce goût. Au restaurant, ne pas hésiter à faire changer la bouteille.

Bouquet : Arôme du vin

C comme…

Caramel : Goût de sucre cuit et parfois brûlé. Pas forcément un mauvais goût.

Cépage : Variété de raisin.
La Bourgogne utilise en majorité le Chardonnay, le pinot blanc rare, l’aligoté et le Sauvignon VDQS de Saint Bris dans l’Yonne pour ses blancs, le Beaujolais et le chardonnay.

Pour les rouges, le cépage de Bourgogne est le pinot noir à jus blanc et le gamay pour les Mâcons rouges.

Le Beaujolais est exclusivement en gamay.

Chaptalisation : Action autorisée mais réglementée et limitée en quantité qui permet le sucrage du vin. Dans la fermentation le sucre se transforme en alcool

Charpenté : Un vin équilibré et harmonieusement constitué entre ses différentes composantes.

Climat : Parcelle de terre délimitée qui produit des vins d’appellation spécifique.

Corsé : un vin riche en alcool.

Couleur : C’est l’oeil du vin. Elle se décline en fonction de… la couleur. Rubis et grenat sont plutôt des vins jeunes. Orangé et pelure d’oignon sont plutôt des vins vieux.

Court : Vin dont l’arrière goût appelé rétro-olfaction disparaît rapidement.

Cru : Délimitation d’un terroir produisant des vins dont les caractères sont spécifiques et constants en fonction du climat et du cépage.

Cuvée : Assemblage de vins spécifiques.

D comme

Déséquilibré : Vin qui manque d’harmonie gustative.

E comme

Elégant : Vin aux parfums délicats et à la bouche harmonieuse.

Epicé : Sensation olfactive qui rappelle le poivre et les épices.

F comme

Fermé : Vin dont les senteurs au nez ne sont pas encore développées.

Fine : Alcool fort issu de la distillation des lies du vin.

Finesse : Vin qui frise la perfection totale.

Fondu : Impression que les arômes diverses se fondent dans une même expression.

Franc : Un vin franc de goût n’a pas d’odeur indésirable au palais.

Fruité : vin aux arômes rappelant les fruits.

Fût : Goût donné par un tonneau mal rincé. ne pas confondre avec le goût «boisé» qui peut être agréable.

G comme…

Glycérol : Trialcool naturellement présent dans le vin et qui apporte beaucoup de souplesse et d’onctuosité.

Gouleyant : Vin frais, léger et très agréable qui remplit bien la bouche.

Gras : Vin onctueux riche en alcool et en glycérol naturels.

H comme…

Harmonie : Equilibre des constituants du vin.

J comme…

Jambe : Trainées qui apparaissent sur les parois d’un verre pour évaluer le sucre et l’alcool d’un vin.

L comme…

Léger : Vin à teneur alcoolique faible, mais fin et harmonieux.

Lie : Résidu de fermentation du vin quand on le tire du fût. Excellent pour la cuisine.

Long : Sensation de persistance en bouche.

M comme…

Mâche : Vin qui a de la consistance et qui prend aux papilles.

Marc : Alcool fort issu de la distillation des grappes et peaux du raison que l’on appelle la gène, ou encore le… marc.

Moelleux : Vin qui contient encore des sucres résiduels. Ou qui donne l’impression d’en contenir.

Mousse : apparition caractéristique de bulles dans la fermentation des vins effervescents.

N comme…

Net : Vin franc de goût.

Nez : Caractéristique des arômes «hors bouche».

Nouveau : Vin qui n’a pas un an.

O comme…

Onctueux : Vin moelleux ou avec un peu de sucre résiduel.

P comme…

Parfum : Odeur ou arôme d’un vin.

Peau d’Orange : Vin qui au vieillissement prend une couleur légèrement orangée.

Pierre-à-fusil : Arôme typique de certains vins blancs provenant de terroirs siliceux ou silico-argileux.

Puissant : Vin plein de vivacité et de fraîcheur. généralement apte à bien vieillir.

R comme…

Racé : vin distingué, élégant et généralement caractéristique de sa provenance.

Rond : Vin plein de finesse, sans aspérité et souple.

Robe : Couleur du vin

S comme …

Sec : Vin qui ne contient pas de sucres résiduels encore en fermentation.

Souple : Vin agréable sans beaucoup de tanins.

T comme…

Tendre : Vin léger et coulant

Terroir : L’un des trois facteurs déterminants du vin avec le cépage, les conditions climatiques et le vigneron. Parcelle délimitée, avec un sous-sol propre, le terroir influe sur la composition du vin.

Tranquille : Vin non effervescent.

Tuilé : Vin qui au vieillissement prend une couleur «tuile» ou brique.

V comme…

Vert : Vin qui provient de raisins pas suffisamment mûrs.

Jambon de Bayonne

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JAMBON DE BAYONNE – HISTOIRE

La légende dit qu’au XIVe siècle, Gaston Phoebus, Comte de Foix, partit chasser le sanglier sur ses terres béarnaises lors d’une rude journée d’hiver. Il réussit à blesser la bête mais ne retrouva pas sa trace. Quelques mois plus tard, alors que l’été était revenu, il retrouva l’animal mort, parfaitement conservé. Le corps du sanglier, tombé dans le lit desséché d’une rivière, était recouvert de sel, naturellement présent dans les cours d’eau de la région. La viande fut goûtée et appréciée par tous, et plus particulièrement la cuisse. Cette anecdote permit aux habitants de conserver la viande de porc et de sanglier dans le sel, qui ne manquait pas dans la région de Salies.

On peut aussi apercevoir sur le portail de la Cathédrale de Ste-Marie d’Oloron des sculptures du XIIe siècle représentant des sacrifices de porc et de gros jambons. Ce n’est donc pas précisément à Bayonne qu’apparurent les premiers jambons. Mais la cité basque, forte de l’intense activité de son port, permit d’exporter le jambon et d’en assurer la promotion.

Le jambon de Bayonne devient une référence gastronomique. Rabelais lui ouvre les portes de la littérature, les rois de France, d’Henri IV à Louis XIV, s’en délectent. Même la Révolution épargne le précieux jambon.

JAMBON DE BAYONNE – SAVOIR ACHETER

L’origine de l’appellation du jambon vient du lieu de sa commercialisation : c’est en effet par le port de Bayonne qu’étaient expédiés à l’étranger les jambons.

En réalité, le Jambon “de Bayonne” est le produit d’une région : le Bassin de l’Adour. Les conditions géologiques et climatiques sont particulièrement propices à la salaison du jambon. Le climat du Bassin de l’Adour est fait d’alternance de temps sec sous l’effet du vent du sud “foehn” et d’humidité en provenance de l’Océan Atlantique. Il s’exerce entre mer et montagne, au bord de l’Atlantique et au pied des Pyrénées. Les fortes amplitudes hygrométriques entrainent par alternance, une déshydratation et une réhumidification du jambon. Ce climat particulier permet d’affiner doucement le Jambon de Bayonne, ce qui lui confère son moelleux caractéristique.

Offert par la Ville de Bayonne à ses hôtes royaux dès le Moyen-Âge, le jambon de Bayonne reste aujourd’hui une des grandes spécialités de la région, consommé très couramment autant par les habitants du pays que par les visiteurs et touristes qui sacrifient facilement au rite de sa dégustation. La pérennité de cette gourmandise inséparable des parlers sonores de la région semble assurée par la volonté de défendre le label contre la concurrence des productions industrielles. Seul le jambon produit dans la région de Bayonne peut se prévaloir de l’appellation “Jambon de Bayonne”.

La qualité de la viande est primordiale. Le jambon est salé à un pallier de température été comme hiver assez bas et entreposé dans des séchoirs qui doivent présenter des conditions idéales du taux d’humidité. Il est normalement séché pendant au moins 9 mois afin que la viande ait le temps d’atteindre son goût caractéristique. Le séchage est très important et il n’y a que le temps qui fait la qualité d’un bon jambon. Il est ensuite rougi au piment d’Espelette.

JAMBON DE BAYONNE – ASTUCES ET RESTES

Le jambon ne fait que peut de reste, mais la couenne du porc rendra de grands services dans certaines cuissons. C’est ainsi que l’on ajoutera aux oeufs frits, au plat, en omelette, coupée en petits morceaus. On le rajoutera également aux sauces ou aux riz. Le talon qui restera à la fin peut être utilisé dans la cuisson des haricots blancs, des lentilles et de tous les légumineux. Enfin on peut le rajouter au jus d’un pot au feu.

Radicchio

Radicchio

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RADICCHIO – HISTOIRE

Le radicchio est une variété de chicorée rouge originaire du nord de l’Italie, de la province de Veneto. Il ajoute une note croquante et colorée aux salades, puisque sa saveur est passablement amère, il convient de le combiner à d’autres laitues pour l’apprécier pleinement. Rechercher un radicchio à la base ferme et aux feuilles compactes, bien colorées et sans décoloration brunâtre à leur pointe.

Le radicchio ressemble à un chou mais il est moins pommé et ses feuilles sont plus tendres. Ses feuilles lisses et lustrées, sont nervurées de blanc ou de rouge. D’abords vertes, elles rougissent à mesure que la température fraichit. Au moment de la récolte leur coloration varie du rouge foncé éclatant au rose selon les variétés. Dans certaines variétés les feuilles restent vertes malgré le froid ou ne sont ornées que de petites taches roses ou rouges. Le radicchio peut avoir la taille d’une laitue ou d’une endive. Sa saveur est légèrement amère.

RADICCHIO – CUISINE TRADITIONNELLE

En salade :
Avec des coeurs de palmier et une vinaigrette à la framboise.

Avec du feta et une vinaigrette aux fines herbes
avec légumes verts, roquette, endive, huile d’olive, vinaigre balsamique, copeaux de parmesan.

Au Painted Table à Seatle, on sert le radicchio avec des steaks de thon et de la sauce gribiche.

Wolfgang Puck le sert avec du fromage de chèvre, le tout arrosé de vinaigrette, huile d’olive, vinaigre de sherry, moutarde de Dijon, sel, poivre et estragon.

Radicchio cuit comme en Italie :
En Italie la chicorée rouge est souvent consommée cuite. Elle perd alors sa couleur caractéristique. Elle est incorporée dans le risotto al Champagne : Riz Abrorio sauté au champagne avec radichio, champignons et parmesan.

Veau : Quasi

Veau : Cervelle

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VEAU : QUASI – HISTOIRE

Le Quasi de veau est un morceau épais. C’est le muscle fessier situé entre la cuisse et la région lombaire ; en un mot, la croupe, qui correspond chez le boeuf au rumsteck.

C’est sans doute l’un des meilleurs morceaux de veau à rôtir. La graisse de couverture et la graisse interstitielle qui l’entrelarde lui donnent cette qualité particulière que l’on ne retrouve pas dans les autres morceaux du veau. Même entrelardé, il offre peu de déchets et donne surtout de belles grosses tranches.

Appellations régionales : le quasi est appelé coeur de veau à Marseille, cul de longe à Lyon et pièce blanche à Toulouse.

VEAU : QUASI – SAVOIR ACHETER

Le Quasi de veau est à retenir pour un rôti, aussi bon cuit au four que braisé en cocotte. Le faire seulement ficeler, sans barde. Il peut être également débité en grosses tranches ou en escalopes.

Le Quasi de veau est à retenir pour un rôti, aussi bon cuit au four que braisé en cocotte. Le faire seulement ficeler, sans barde. Il peut être également débité en grosses tranches ou en escalopes. Un grenadin dans le quasi est plus moelleux et moins cher que pris dans le filet. Il est aussi très bon cuisiné en sauté. Pour un rôti de veau cuit au four, compter 200 g, et pour une escalope 125 à 150 g.

VEAU : QUASI – CUISINE TRADITIONNELLE

Recette de Brochettes de veau au citron

Temps de preparation : 10mn
Temps de cuisson : 17mn
Ingrédients :
pour 4 personnes
– 600 g de quasi de veau
– 2 oignons
– 2 courgettes
– 2 cs d’huile d’olive
– 2 branches de thym frais
-1 citron
– 1/2 cs de maïzena
– Sel, poivre

Infos :
Conseils micro-ondes
Pour conserver tout le moelleux et la délicatesse de la viande de veau, faites mariner les morceaux avant de les cuire au micro-ondes et utilisez, pour certaines recettes, un sac à rôtir.
Pensez à respecter le temps de repos pendant lequel côtes et escalopes achèveront tranquillement leur cuisson.

Préparation :
Découpez le quasi en 24 petits morceaux de taille relativement régulière.
Pelez les oignons et coupez-les en quatre. Pelez les courgettes et coupez-les en huit.
Enfilez le veau sur des brochettes de bois (placez de préférence les plus gros morceaux aux extrémités), en alternant viande, courgettes et oignons, puis placez les brochettes dans un plat creux.
Mélangez l’huile d’olive, le jus et le zeste râpé du citron ainsi que les feuilles de thym. Mettez les brochettes à mariner dans cette préparation. Laissez reposer les brochettes au frais pendant une bonne demi-heure, en les retournant plusieurs fois.
Égouttez les brochettes et réservez la marinade. Placez-les sur une plaque à griller posée sur un plat creux et faites-les cuire à 700 W entre 12 et 14 mn en arrosant avec la marinade et en retournant les brochettes plusieurs fois en cours de cuisson. Après cuisson, salez, poivrez, égouttez le jus dans un bol, couvrez et laissez reposer les brochettes environ 3 mn.
Délayez la maïzena dans un peu d’eau, versez ce mélange dans le jus de cuisson et ajoutez le reste de la marinade. Mélangez bien et faites cuire à 600 W pendant 2 mn en remuant régulièrement. Nappez les brochettes de cette sauce et servez aussitôt avec une garniture de riz ou de salade verte.

L’astuce du chef :

A la dernière minute :
Mariez tradition et nouvelle technologie et donnez, en un tour de main, des accents viennois à vos escalopes.
Commencez par les faire mariner 1/4 d’heure dans un peu d’huile d’olive et de citron. Pour les paner,
farinez-les, passez-les dans un oeuf battu et dans de la chapelure.
Préchauffez un plat brunisseur 5 mn à 700 W, huilez-le et saisissez les escalopes 2 mn.
Retournez et laissez cuire encore 3 mn.
Laissez reposer 3 mn.

Disposez sur chaque escalope une noisette de beurre, un peu de persil et une fine rondelle de citron. Servez avec des tagliatelles à la crème de parmesan ou une salade d’épinards crus.
Conseil du sommelier : Côte-de-Provence rosé ou Cabernet d’Anjou rosé.

VEAU : QUASI, Comme ça en passant !!!

Du côté de chez Swan ou ailleurs, simplement pour se faire plaisir,et montrer que nous aussi on est quelque fois autrement…

Proposer des rillettes de veau, accompagnées d’une tranche de pain de campagne grillée et frottée à l’ail, servies avec une salade de mâche et une tomate confite.
Pour réaliser ses rillettes, il cuit d’abord des morceaux de jarret et de collier dans un bouillon de légumes aromatisé (laurier, thym et romarin). Il effiloche ensuite le veau, qu’il fait confire à feu très doux dans de la graisse d’oie ou de canard. Reste à rectifier l’assaisonnement, mouler et laisser refroidir.
Conseil du sommelier: Côtes du Roussillon rouge ou Santenay rouge.

Veau : Noix pâtissière

Veau : Cervelle

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VEAU : NOIX PATISSIERE – HISTOIRE

La Noix de Veau, la sous-noix et la noix pâtissière

Prises dans le membre postérieur du veau, les noix sont les trois muscles du haut de la cuisse, ou cuisseau, de l’animal.

La noix est le muscle interne de la cuisse : il est très tendre et le grain de sa chair est très fin. La noix de veau offre de belles tranches et des escalopes à poêler.
La noix pâtissière, située sur le devant de la cuisse, est un morceau très tendre également mais ses escalopes sont plus petites que celles prises dans la noix. La noix pâtissière fut longtemps réservée aux pâtissiers qui la pilaient et en faisaient des quenelles pour leurs vol-au-vent et timbales. La noix pâtissière offre les meilleurs rôtis de veau.
La sous-noix, muscle postérieur de la cuisse, possède un grain de chair un peu plus gros. Elle est aussi découpée en escalopes. Pour la rôtir ou la braiser, il est préférable de la faire barder.
Historique : le veau Orloff est un apprêt de veau tranché-fourré. Il a été mis au point au XIXe siècle, par Urbain Dubois, cuisinier français au service du prince Orloff, ambassadeur du Tsar en France. Le rôti est braisé puis tranché, fourré de sauce aux champignons et aux oignons, reconstitué, nappé de sauce Mornay, saupoudré de parmesan et glacé au four.

VEAU : NOIX PATISSIERE – SAVOIR ACHETER

La Noix de Veau, la sous-noix et la noix pâtissière.

Pour les escalopes, les paupiettes, les grenadins, les piccatas, la noix, la sous noix et la noix pâtissière conviennent pareillement.

Pour les rôtis, les trois noix sont également à retenir : elle offrent de belles tranches.
Pour un fricandeau, demander un morceau de 6 cm d’épaisseur minimum, dans la noix ou la sous-noix, le faire piquer de bâtonnets de lard gras disposés en épis comme le dos d’un hérisson. Le fricandeau se cuit braisé avec des aromates et du vin. Eviter de prendre les noix pour les sautés : préférer d’autres morceaux, moins nobles.
Le milieu de sous-noix se grille et se braise également, tout comme la noix pâtissière et la noix. Pour le régal du palais, demander un rôti coupé dans l’entame de noix.

VEAU : NOIX PATISSIERE – CUISINE TRADITIONNELLE

Recette d’Escalopine de veau et salade de blé aux fruits secs .

Temps de preparation : 35mn
Ingrédients :
pour 4 personnes
– 4 escalopines de veau (escalopes très fines)
– 400 g de blé
– 4 grosses carottes
– 4 courgettes moyennes
– 2 cs de pignons
– 2 cs de raisins secs
– Quelques brins de coriandre
– Jus de 3 citrons
– 3 cs d’huile de pépins de raisin
– Sel et poivre

Préparation :
Arroser de 2 cs de jus de citron les escalopines de veau et les poêler à feu moyen. Saler, poivrer, découper en lanières et réserver.
Éplucher les carottes, laver les courgettes et râper le tout.
Pour la sauce, émulsionner vivement dans un bol le restant de jus de citron, les pignons dorés à la poêle, les raisins secs, la coriandre, l’huile, le sel et le poivre.
Disposer les courgettes et les carottes râpées dans un saladier.
Arroser avec la sauce, ajouter la viande, le blé cuit refroidi et bien mélanger le tout.
Mettre 2 h au réfrigérateur.
Servir, décoré de quartiers de citron et de brins de coriandre.

Le chef propose des rillettes de veau, accompagnées d’une tranche de pain de campagne grillé et frotté à l’ail, servies avec une salade de mâche et une tomate confite.
Pour réaliser ses rillettes, il cuit d’abord des morceaux de jarret et de collier dans un bouillon de légumes aromatisé (laurier, thym et romarin). Il effiloche ensuite le veau, qu’il fait confire à feu très doux dans de la graisse d’oie ou de canard. Reste à rectifier l’assaisonnement, mouler et lasisser refroidir.

Conseil du sommelier : Côtes du Roussillon rouge ou Santenay rouge.

Agneau : Poitrine

Agneau : Poitrine

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AGNEAU : POITRINE – HISTOIRE

De l’ignorance des mots d’une jeune marquise et de l’habileté d’un cuisinier est né l’épigramme d’agneau. Au cours d’un dîner donné chez la marquise, des officiers racontèrent qu’ils avaient dîné, la veille, chez le comte de Vaudreuil qui leur avait fait bonne chaire et les avait régalés d’excellents épigrammes. A ces mots, la jeune femme sonna son cuisinier et lui demanda de préparer, pour le lendemain même, un plat d’épigrammes. Le pauvre cuisinier ne connaissait aucun plat de ce nom en cuisine, pas plus que ses amis. Il fit braiser des morceaux de poitrine d’agneau qu’il servit avec des hauts de côtelettes d’agneau. Il appela ce plat “Epigrammes d’agneau à la Michelet”.

La Poitrine d’Agneau est la partie basse du corps de l’animal. C’est un morceau riche en os et en cartilages, composé des muscles de l’abdomen. Peu coûteux mais très goûteux, il est vendu entier avec ses os pour être grillé, entier et désossé pour être farci ou en morceaux, avec ou sans os, pour les braisés, les sautés et les ragoûts, de délicieux plats mijotés pour l’hiver.
L’épigramme est pris sous l’épaule et comprend une partie de la poitrine.

AGNEAU : POITRINE – SAVOIR ACHETER

Pour préparer une poitrine farcie, demander au boucher de désosser le morceau.

Pour les plats mijotés, acheter de la poitrine en morceaux, avec ou sans os. Pour préparer un épigramme, demander au boucher de retirer la fine pellicule de peau qui recouvre la chair et dégraisser légèrement le dessus du morceau.
Pour l’épigramme de Michelet, sur un devant d’agneau, le boucher lève les épaules, désosse le collet et sépare les deux poitrines en laissant le haut des côtelettes.

Compter 250 g de poitrine par personne pour un plat mijoté et un épigramme entier pour 2 à 3 personnes.
Les plats mijotés sont toujours meilleurs quand ils sont réchauffés et il est toujours bon d’en avoir au congélateur. Penser à préparer de grosses quantités.

AGNEAU : POITRINE – VERTUS

Mouton ou agneau ? une question d’âge
Les animaux les plus consommés sont :
– Un agneau gris ou broutard : âgé de 6 à 12 mois, il a déjà brouté l’herbe des prés.

Sa chair est rouge clair, légèrement grasse et savoureuse.
– Le mouton extra : âgé de 14 à 20 mois, est un jeune adulte dont la viande est rouge, entourée d’une graisse ferme blanc rosé.
Mais on trouve aussi des animaux plus âgés, moins prisés, reconnaissables à leur chair rouge sombre, à l’abondance de leur graisse et à leur odeur beaucoup plus forte.

AGNEAU : POITRINE – CUISINE TRADITIONNELLE

Agneau: la Selle ou Filet.

Les morceaux à ?griller? et à ‘rôtir? de première catégorie: gigot, selle, côtes gigot, côtes découvertes (chair s’étendant jusque sur le manche) côtes secondes (plus grasses), côtes premières, les plus charnues (chair ramassée en noix), côtes filet (enroulées autour d’un petit os en y) souvent assez grasses.

Les morceaux à braiser : (ragoûts, navarins … hauts de côtes, poitrine, collier.
– Les morceaux à bouillir : (couscous … ) épaule, collier.
l’épaule peut aussi se servir rôtie au four.
Comment les cuisiner !!!
Les conseils pour cuisiner le mouton sont les mêmes que ceux pour cuisiner le boeuf:
– un dégraissage des graisses visibles.
– Des grillades au gril sans matières grasses ou dans une poêle anti-adhésive huilée au pinceau.
– Des gigots saisis au four.
– Des ragoûts et navarins privés de leur matière grasse de cuisson ou préparés la veille pour mieux dégraisser la sauce.
– Des couscous préparés la veille pour ôter plus facilement la graisse figée à la surface du bouillon.

AGNEAU : POITRINE – ASTUCES ET RESTES

La fressure

Ce mot n’est guère plus employé que pour les jeunes veaux et agneaux. Il désigne l’ensemble comprenant les viscères, les poumons, le coeur, le foie, la rate et les ris retiré de l’animal d’un seul tenant pour être cuit ensemble taillés en morceaux plus au moins grossiers,dans une même
recette.

Chaque région a sa recette et surtout ses appellations: elle est nomée “courée” courrée ou “courrec” en Normandie et en Bretagne, “défarde crestoise” “lévadette du tricastin” dans le dauphiné” “ferchuse”, “fersue” ou “forsue” en Bourgogne. La gascogne marie la fressure d’agneau aux pieds du même animal pour en faire “l’ambotte”.

Fraessure viendrait du mot latin frixtura qui signifie en langage populaire “poêle à frire, sans doute parce que le plus souvent on la fricasse.

Agneau : Les Pieds

Agneau : Les Pieds

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AGNEAU : LES PIEDS – ASTUCES ET RESTES

Dans beaucoup d’endroits quand on sert les pieds- paquets on ne sert que les paquets qui sont une autres spécialités provençales qui se cuit et se prépare de façon identique qu’on appelle les paquets. Ils sont surtout une spécialité Marseillaise faite de tripes de mouton ou d’agneaux farcies d’un hachis de jambon, d’ail et d’herbes, enroulés en forme de petits paquets et mijotés plus que doucement à une température de 60 à 80°C pendant 7 heures ou au bouillon avec des pieds de mouton, du lard et des tomates. On peut donc écrire, pieds et paquets, pieds en paquets, ou tout simplement paquets si on n’utilise pas les pieds.

Les restes de pieds paquet sont délicieux en salade avec de petites rattes à la vapeur et une vinaigrette moutardée, ou déchiquetés en petits morceaux et mélangés à une salade de lentilles. Coupés en fin petits morceaux on peut les intégrer à une soupe de féculents. Petits pois, lentilles, pommes de terre, potiron, potimarron, citrouille giraumon, ou à un potage de céleri ou une crème de navet.

AGNEAU : LES PIEDS – Pieds et paquets à la Provençal.

Pieds et paquets à la Provençal.
Vin : Coteaux des Baux. Cette recette m’évoque m’évoque cette recette : Le casse-croûte le matin avec les chefs ou tous les copains.

Pour 6 personnes :
1,5 Kg de tripes d’agneau
6 pieds d’agneau
250 g de lard maigre coupé en dés
1 oignon, 1 carotte, 2 branches de persil, 3 gousses d’ail, 750 g de tomates, 2 verres de vin blanc sec.
Il faut que les tripes et les pieds soient bien propres, ou que vous les achetiez tout prêts. Dans une cocotte, faites revenir l’oignon et la carotte émincés dans un peu d’huile d’olive. Epluchez et épépinez les tomates et les gousses d’ail. Laissez revenir doucement environ une dizaine de minutes. Pendant ce temps, mettez les paquets dans un faitout sans matière grasse, et laissez revenir deux à trois minutes afin qu’ils rendent leurs eaux superflues. Mettez alors les pieds et les paquets dans la cocotte. Mouillez avec le vin blanc et un demi verre d’eau. Portez à ébullition, couvrez, puis laissez à petit feu pendant 3 heures. Rectifiez l’assaisonnement en sel et poivre, servez chaud.
Le secret, une cuisson lente, très lente ! comptez 50 minutes de préparation et 3 heures de cuisson. Bon appétit, c’est un régal croyez-moi!

AGNEAU : LES PIEDS – pieds-paquets

Une recette de pieds paquets très traditionnel

Petite histoire des pieds paquets
Les pieds-paquets, spécialité provençale et surtout de Marseille sont des paquets de tripes de moutons farcies d’un hachis de jambon, d’ail et d’herbes, enroulées en forme de petits paquets et mijotées 6 à 7 heures au vin blanc et au bouillon avec des pieds de mouton, du lard et des tomates. On écrit aussi “pieds et paquets” ou “pieds en paquets”.

Ingrédients pour 4 personnes
8 pieds d’agneau blanchis et flambés
24 paquets petits carrés de tripes d’agneau, farcis de petits salés, ail et persil, achetés chez le boucher
1 kg de pommes de terre nouvelles
5 tomates
3 oignons dont un piqué de clous de girofle
2 carottes
3 gousses d’ail
100 g de lard fumé
1/2 litre de vin blanc
1 piment oiseau
15 cl d’huile d’olive
Sel, poivre noir
Préparation
Peler et émincer 2 oignons. Peler les carottes et les couper en rondelles.
Dans une cocotte ¹ fond épais, faire revenir, dans l’huile d’olive, les oignons, les carottes et le lard. Y déposer les pieds d’agneau.
Lorsque tout est bien revenu, ajouter l’ail, les tomates coupées en quatre, l’oignon piqué de clous de girofle et le piment oiseau.
Mouiller avec le vin blanc. Lorsque l’ébullition commence, ajouter les paquets, saler et poivrer.
Mettre le thym et le laurier et ajouter un peu d’eau ¹ hauteur des paquets.
Couvrir et laisser cuire 8 heures environ ¹ feu doux.
Sortir les pieds et les paquets, débarrasser les pieds du métatarse.
Une demi-heure avant de servir, disposer les pieds et paquets dans un plat allant au four.
Laisser gratiner ¹ four moyen ¹ 210°C.
Servir avec des pommes de terre nouvelles en robe des champs.

AGNEAU : LES PIEDS – VERTUS

Le casse-croûte le matin avec les chefs copains

Le Secret : Une cuisson lente, très lente !Il faut que les tripes et les pieds soient bien propres, ou que vous les achetiez tout prêts. Pour accompagner ce plat un Côteaux des Baux sera parfait. Voici les vertus culinaires d’un plat de tradition et une recette très proche de l’original.

PIEDS ET PAQUETS A LA PROVENCALE

La préparation sera de 50 mn et la cuisson de 3 heures à feu doux
Pour 4/6 personnes :
1,5 Kg de tripes d’agneau
6 pieds d’agneau
250 g de lard maigre coupé en dés
1 oignon, 1 carotte, 2 branches de persil
3 gousses d’ail
750 g de tomates
2 verres de vin blanc sec

La recette:
Dans une cocotte, faites revenir l’oignon et la carotte émincés dans un peu d’huile d’olive. Epluchez et épépinez les tomates et les gousses d’ail. Laissez revenir doucement environ une dizaine de minutes.
Pendant ce temps, mettez les paquets dans un faitout sans matière grasse, et laissez revenir deux à trois minutes afin qu’ils rendent leurs eaux superflues. Mettez alors les pieds et les paquets dans la cocotte. Mouillez avec le vin blanc et un demi verre d’eau. Portez à ébullition, couvrez, puis laissez à petit feu pendant 3 heures.
Rectifiez l’assaisonnement en sel et poivre, servez chaud.

AGNEAU : LES PIEDS – SAVOIR ACHETER

Egalement épilé et vendu par les tripiers, peut d’un plat simple devenir une réussite gastronomique lorsqu’il est préparé à la poulette sauce qui à l’origine accompagnait une fricassée de poulet. la sauce poulette est une sauce dérivée de l’allemande mais est à l’origine une sauce française qui se distingue de l’espagnole qui est d’ailleurs toujours française, par la couleur car la première est blanche, l’espagnole est brune. En fait la sauce poulette est très simple à réaliser: 3 jaunes d’oeufs liés avec 1 dl de crème fraîche, auxquels sont ajoutés 4 à 5 dl d’un bouillon de cuisson, le tout devant frissonner à feu doux pendant l’adjonction d’un beurre manié, beurre additionné de farine.

Il devra être très frais et il sera très blanc. Après l’avoir ébouillanté, il faudra le gratter sur toute sa surface avec la pointe d’un petit couteau. Bien gratter entre les doigts. Chez beaucoup de tripiers ou de bouchers le pied est déjà préparé prêt à être utilisé. Ce sera beaucoup plus pratique pour vous et vous gagnerez beaucoup de temps. A Lyon Clapotons est le nom donné à Lyon aux pieds de mouton que l’on sert en salade avec une Vinaigrette bien moutardée.

Agneau : Langue

Langue

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AGNEAU : LANGUE – HISTOIRE

La Langue, organe charnu, fait partie des produits tripiers rouges. Quelle que soit sa provenance, elle est savoureuse.

Les langues de mouton ou d’agneau, parfois vendues avec les joues, sont excellentes braisées ou servies en aiguillettes avec une sauce à la crème et aux baies roses.
Appellations régionales : en Picardie et en Berry, la langue s’appelle ” lingue ” et en Provence ” lengua ” ou ” lenga “.
Un peu d’histoire : la langue fut longtemps considérée comme le morceau le plus fin de l’animal. Dans l’Antiquité, elle était déjà fort estimée puisque, au cours des festins, des langues d’oiseaux et de lapins de garenne étaient offertes aux convives. Dans certaines régions de France, au Moyen-âge, un droit féodal accordait au seigneur la langue des boeufs abattus sur son territoire. Dans le Nord de la France, la langue de boeuf a longtemps été l’entrée privilégiée de tous les repas de fête. En Argentine, au début du siècle, les voyageurs qui se présentaient dans une hacienda se voyaient offrir un couteau de boucherie, ainsi que le combustible nécessaire pour allumer un grand feu de bois ; c’était une façon de les inviter à désigner une bête à abattre, pour la cuire ensuite, entière, et la déguster en coupant au fur et à mesure de longs morceaux de viande. Les visiteurs se devaient, par politesse envers leur hôte, de rapporter à ce dernier les cornes et les pieds de l’animal, mais surtout la langue, le morceau le plus délicat, réservé le plus souvent aux dames.

AGNEAU : LANGUE – SAVOIR ACHETER

Il faut prévoir 200 g par personne. Si une langue de veau nourrit trois personnes, il faut, par contre, compter une à deux langues d’agneau par convive.

La langue de boeuf, de par sa taille, peut être servie à une grande tablée. Cette dernière se choisit courte et épaisse plutôt que longue et fine.
La plupart du temps, la langue est parée par le tripier : elle est débarrassée de sa base non comestible, faite de graisse et de cartilages.

AGNEAU : LANGUE – CUISINE TRADITIONNELLE

Sur la photo la langue de mouton est la plus petite des trois. la plus grosse est celle du boeuf, la moyenne est est celle d’un veau. Elle se conserve, crue, 24 h au réfrigérateur, dans sa partie la plus froide ; cuite, elle se garde trois jours.

Elle se conserve, crue, 24 h au réfrigérateur, dans sa partie la plus froide ; cuite, elle se garde trois jours. La langue se congèle crue et entière. Glissée dans un sac-congélation, elle demande, selon sa provenance, un temps de congélation de 5 à 7 h. Pour la décongeler, il suffit de la cuire 2 à 3 h dont 40 mn à 1 h en autocuiseur (facultatif) dans un court-bouillon.

AGNEAU : LANGUE – VERTUS

La viande d’agneau est une source de protéines animales bien équilibrées en acides animés indispensables,et ce caractérise par des apports significatifs en fer, mais aussi en zinc et en vitamines, en particulier la B12 et la PP.

Lipides : à bien y regarder, s’il offre quelques morceaux à teneur modérée en lipides (tel le gigot 9 %) l’agneau demeure, avec des valeurs de l’ordre de 15 %, une viande énergétique.

Mais attention, ne nous y trompons pas : avant de déclarer que l’agneau est trop gras pour être consommé, faisons quelques comparaisons:
– Prenons une portion de 100 g de selle rôtie, qui apporte 16 g de lipides, elle n’apporte pas plus de lipides que 70 gr de brioche, 60 g de biscuit apéritif au fromage, 60 g de chouquettes, 40 g de pâte feuilletée pur-beurre?
En sachant l’ accompagner judicieusement : haricot verts, flageolets, semoule, pois chiches’ votre agneau Fermier du Quercy sera, sans excès, l’allier de vos repas conviviaux.
Vous désirez en savoir plus’

Morceau choisi
Saviez-vous que la cuisse postérieure de l’agneau, le gigot, doit son nom au célèbre cuisinier du XV éme siècle, Taillevent?

Il baptisa ce morceau ainsi, par analogie avec la forme de la gigue, un instrument de musique proche de la mandoline.
– Synonyme de cuissot, la gigue désigne, quant à elle, la cuisse du chevreuil et du cerf

La viande d’agneau est une source de protéines animales bien équilibrées en acides animés indispensables,et ce caractérise par des apports significatifs en fer, mais aussi en zinc et en vitamines, en particulier la B12 et la PP.

Lipides : à bien y regarder, s’il offre quelques morceaux à teneur modérée en lipides (tel le gigot 9 %) l’agneau demeure, avec des valeurs de l’ordre de 15 %, une viande énergétique.

Mais attention, ne nous y trompons pas : avant de déclarer que l’agneau est trop gras pour être consommé, faisons quelques comparaisons:
– Prenons une portion de 100 g de selle rôtie, qui apporte 16 g de lipides, elle n’apporte pas plus de lipides que 70 gr de brioche, 60 g de biscuit apéritif au fromage, 60 g de chouquettes, 40 g de pâte feuilletée pur-beurre?
En sachant l’ accompagner judicieusement : haricot verts, flageolets, semoule, pois chiches’ votre agneau Fermier du Quercy sera, sans excès, l’allier de vos repas conviviaux.

Agneau : Hautes Côtes

Agneau : Hautes Côtes

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AGNEAU : HAUTES COTES – HISTOIRE

Mouton ou agneau ? une question d’âge

Les animaux les plus consommés sont :
Un agneau gris ou broutard: âgé de 6 à 12 mois, il a déjà brouté l’herbe des prés. Sa chair est rouge clair, légèrement grasse et savoureuse.
– Le mouton extra : âgé de 14 à 20 mois, est un jeune adulte dont la viande est rouge, entourée d’une graisse ferme blanc rosé.
Mais on trouve aussi des animaux plus âgés, moins prisés, reconnaissables à leur chair rouge sombre, à l’abondance de leur graisse et à leur odeur beaucoup plus forte.

Sa chair est rouge clair, légèrement grasse et savoureuse.

AGNEAU : HAUTES COTES – VERTUS

La viande d’agneau, comme toutes les viandes, est riche en protéines de 21 à 25%. De toutes les viandes de boucherie elle est la plus grasse, 14 à 24 g de lipides selon les morceaux, composés en majorité d’acides gras saturés.
gigot: 14 g /100 g, côtes filets – 16 g, collier: 19 g, épaule: 24 g
La viande d’agneau est un peu moins riche en fer que celle de boeuf 2,7 mg/100 g, mais elle en est un peu plus riche que le veau et le porc.

De toutes les viandes de boucherie elle est la plus grasse, 14 à 24 g de lipides selon les morceaux, composés en majorité d’acides gras saturés.
gigot: 14 g /100 g, côtes filets – 16 g, collier: 19 g, épaule: 24 g

La viande d’agneau est un peu moins riche en fer que celle de boeuf 2,7 mg/100 g, mais elle en est un peu plus riche que le veau et le porc.

AGNEAU : HAUTES COTES – SAVOIR ACHETER

Les morceaux à griller et à rôtir de première catégorie: gigot, selle, côtes gigot, côtes découvertes. Les chairs s’étendant jusque sur le manche, côtes secondes plus grasses, côtes premières, les plus charnues, chair ramassée en noix, côtes filet enroulées autour d’un petit os en y souvent assez grasses.

– Les morceaux à braiser : ragoûts, navarins … hauts de côtes, poitrine, collier.
– Les morceaux à bouillir : couscous … épaule, collier.
l’épaule peut aussi se servir rôtie au four. Comment le cuisiner. Les conseils pour cuisiner le mouton sont les mêmes que ceux pour cuisiner le boeuf:
– un dégraissage des graisses visibles.
– Des grillades au gril sans matières grasses ou dans une poêle anti-adhésive huilée au pinceau.
– Des gigots saisis au four.
– Des ragoûts et navarins privés de leur matière grasse de cuisson ou préparés la veille pour mieux dégraisser la sauce.
– Des couscous préparés la veille pour ôter plus facilement la graisse figée à la surface du bouillon.