Cade, Cadelle, ou Cadenelle

CADE, CADELLE, OU CADENELLE – HISTOIRE

Le cade

Autre nom: Cadenelle. Les baies, deux fois plus grosses que celles de genièvre, sont utilisées en Corse et en Sardaigne, en lieu et place de ces dernières. Le goût des baies de cade est plus prononcé et se marie bien avec le gibier.

Les baies, deux fois plus grosses que celles de genièvre, sont utilisées en Corse et en Sardaigne, en lieu et place de ces dernières. Le goût des baies de cade est plus prononcé et se marie bien avec le gibier.

CADE, CADELLE, OU CADENELLE – VERTUS

Des tas de vertus

Les vertus de la cade ou de la cadenelle qui est par ailleurs un très joil nom, sont dans son goût qui est parfais pour relever la cuisine. Les sauces du gibier en particulier. Mais dans les cuissons de la joue de porc aux épices ou dans une joue de boeuf elles apportent à la sauce un goût très personnalisé qui est très agréable. On peut en mettre aussi pour relever le goût d’une salade en été si on en trouve. Les utiliser de préférence fraîche.

Dans une salade de fruits son jus mélangé au sucre cassera le goût doucereux pour donner au sirop plus de puissance et de personnalité. Enfin on peut faire avec les cades d’excellentes confitures ou gelées qui se marieront parfaitement avec la viande de porc, de sanglier, de chevreuil ou plus simplement de foie gras poêlé. Sur le plan de la santé le cade est un fruit qui a les mêmes propriétés en général que les fruits sauvages. Ils donnent du tonus et sert d’épuratif aux animaux quand ils ont des soucis. Les animaux en sont très friands, c’est donc un excellent fruit médicinal.

CADE, CADELLE, OU CADENELLE – SAVOIR ACHETER

Connaitre c’est acheter mieux

Le genre Juniperus est caractérisé par ces cônes très particuliers, appelés “glabules”, comportant des écailles plus ou moins complètement soudées entre elles. Beaucoup d’espèces sont dioïques. Deux sortes de feuilles se rencontrent chez les Genévriers:
-des feuilles en aiguilles, pointues, constituent le feuillage juvénile. C’est en effet dans les premiers stades de croissance que ce type de feuilles apparaît; chez certaines espèces apparaissent ensuite, à l’aisselle des feuilles précédentes, des rameaux porteurs de feuilles en écailles. Ce sont eux qui subsisterons seuls chez la plante adulte mais, parfois, des rameaux à feuilles juvéniles peuvent réapparaître, signe d’une capacité permanente de rajeunissement.
Citons deux espèces à feuilles en aiguilles: le Genévrier commun et le Genévrier Cade, ou ocycèdre et deux espèces à feuilles en écailles: le Genévrier thurifère et le Genévrier de Phénicie.

Le Genévrier commun, Juniperus communis L. est une espèce dioïque. Au printemps, les pieds mâles portent des petits cônes à l’aisselle des feuilles de l’année précédente. Le pollen, abondant, est disséminé par le vent. Les pieds femelles sont reconnaissables par des glabules en cours de développement. Elles apparaissent à l’extrémité des rameaux courts à l’aisselle des aiguilles. Les trois ovules, à l’aisselle des écailles supèrieures du rameau, émettent une goutte micropylaire captant le pollen. Certains cônes sont tout de suite fécondés et se présentent en hiver, comme des galbules presques achevées, contenant 3 graines. Chez d’autres, la fécondation n’aura lieu qu’en été de l’année suivante. Cela explique les galbules de tailles différentes sur un même pied. Mais elles seront finalement toutes mûres en même temps, en automne de l’année suivant la pollinisation.

Les fleurs dioïques, se présentent sous la forme de très petit chatons à l’aisselle de feuilles vers le milieu de jeunes rameaux : mâles en petits sacs jaune clair; femelles constituées de 3 feuilles ovulifères portant chacune un ovule verdâtre. Le cône femelle devient charnu, les trois écailles portant les ovules deviennent concrescentes et molles: “baie” de Genièvre. on distingue, au sommet, les pointes de trois feuilles ovuliféres coalescentes qui le constituent.

Le Genévrier oxycèdre Juniperus oxycedrus.L ressemble au genévrier commun. Mais il est plus touffu jamais en fuseauet moins dense que le genévrier commun et de teinte plus glauque. Les feuilles plus longues présentent deux bandes blanches stomatiques complètement séparées alors que sur le genévrier commun la séparation n’est pas complète. Et aussi les baies deviennent rouge-brun luisant à maturité pour le Cade alors quelles sont noir bleuâtre pruineux à la fin de la deuxième année chez le Genévrier commun.

Un mot sur l’auteur :

Pierre Marchesseau

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