Ablettes

ABLETTES – HISTOIRE

Les ablettes sont certainement un des poissons qui se retrouve sous le plus grand nombre de noms les plus divers. Son nom scientifique est l’Alburnus alburnus d’après Linné, et elle fait partie des cyprinidés. Mais les ablettes ont bien d’autres noms communs ou locaux comme l’abiette, abiot, abliable, abliaise, abliau, abliette, ambiette, aubiat, aublatte, auble, aublet, aublette, aubot, aubotte, blison, borde, coureur, dormelle, douzain, douzet, gobio, goffio, goge, harlipantin, laube, lauch, lauge, laugne, lorch, lorette, mirandelle, nablé, nablo, ocelle, oulle, ovelle, ravanenco, rondin, rondion, sardine, sofie.

Le corps de l’ablette est fin et comprimé latéralement. Son dos est gris-bleu, ses flancs et son ventre sont argentés, les nageoires sont gris pâles. Sa bouche est superbe, oblique et orientée vers le haut avec une mâchoire proéminente.La nageoire anale de l’ablette possède de 16 à 28 rayons. Elle est plus large que la nageoire dorsale qui n’a que 7 à 10 rayons. Il existe un polymorphisme important, le corps pouvant être très trapu et élevé. Sa Taille se situe entre 12 à 25cm. Son poids est de 20 à 50 grs et va jusqu’à 200 grs.

L’ablette vit en bancs dans des eaux claires lentes et stagnantes. En période de fraie, en Avril-juin, le mâle présente des tubercules nuptiaux sur le dos et les flancs, et ses nageoires sont orangées. La ponte s’effectue prés des rives. Les oeufs pondus entre 1000 à 2000 par femelle adhèrent aux plantes et incubent pendant 2 à 3 semaines.

L’ablette, est répandue dans toute la France, semblait en 1925 moins abondante à l’Ouest d’après le chercheur scientifique Roule en 1925. Autochtone dans le Leman, elle fut introduite dans le lac d’Annecy d’après le chercheur Vivier en 1939.

La Pêche au coup est très fine. L’ablette est un poisson méfiant insistant peu sur l’esche. Il est nécessaire d’être attentif et de répondre rapidement aux touches. Sa pêche se pratique en eaux courantes, dans les remous de bordure, au ras du courant principal. Sa présence, en bancs, est souvent décelée par des gobages répétés en surface. L’ablette se nourrit d’esches petites (asticots, ver de vase, fragments de lard, dés de sang caillé, insectes. Sa pêche est difficile à la mouche.

Un mot sur l’auteur :

Pierre Marchesseau

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