Bécasse

BECASSE – HISTOIRE

La reine des reines………

Guy de Maupassant: Les bécasses. 1885,
Ma chère amie, vous me demandez pourquoi je ne rentre pas à Paris ; vous vous étonnez, et vous vous fâchez presque. La raison que je vais vous donner va, sans doute, vous révolter : Est-ce qu’un chasseur rentre à Paris au moment du passage des bécasses ?
Certes, je comprends et j’aime assez cette vie de la ville, qui va de la chambre au trottoir ; mais je préfère la vie libre, la rude vie d’automne du chasseur. A Paris, il me semble que je ne suis jamais dehors ; car les rues ne sont, en somme, que de grands appartements communs, et sans plafond. Est-on à l’air, entre deux murs, les pieds sur des pavés de bois ou de pierre, le regard borné partout par des bâtiments, sans aucun horizon de verdure, de plaines ou de bois ? Des milliers de voisins vous coudoient, vous poussent, vous saluent et vous parlent ; et le fait de recevoir de l’eau sur un parapluie quand il pleut ne suffit pas à me donner l’impression, la sensation de l’espace.

Ici, je perçois bien nettement, et délicieusement la différence du dedans et du dehors… Mais ce n’est pas de cela que je veux vous parler…
Donc les bécasses passent.
Il faut vous dire que j’habite une grande maison normande, dans une vallée, auprès d’une petite rivière, et que je chasse presque tous les jours.
Les autres jours, je lis; je lis même des choses que les hommes de Paris n’ont pas le temps de connaître, des choses très sérieuses, très profondes, très curieuses, écrites par un brave savant de génie, un étranger qui a passé toute sa vie à étudier la même question et a observé les mêmes faits relatifs à l’influence du fonctionnement de nos organes sur notre intelligence. Mais je veux vous parler des bécasses. Donc mes deux amis, les frères d’Orgemol et moi, nous restons ici pendant la saison de chasse, en attendant les premiers froids. Puis, dès qu’il gèle, nous partons pour leur ferme de Cannetot près de Fécamp, parce qu’il y a là un petit bois délicieux, un petit bois divin, où viennent loger toutes les bécasses qui passent.
Vous connaissez les d’Orgemol, ces deux géants, ces deux Normands des premiers temps, ces deux mâles de la vieille et puissante race de conquérants qui envahit la France, prit et garda l’Angleterre, s’établit sur toutes les côtes du vieux monde, éleva des villes partout, passa comme un flot sur la Sicile en y créant un art admirable, battit tous les rois, pilla les plus fières cités, roula les papes dans leurs ruses de prêtres et les joua, plus madrés que ces pontifes italiens, et surtout laissa des enfants dans tous les lits de la terre. Les d’Orgemol sont deux Normands timbrés au meilleur titre, ils ont tout des Normands, la voix, l’accent, l’esprit, les cheveux blonds et les yeux couleur de la mer.
Quand nous sommes ensemble, nous parlons patois, nous vivons, pensons, agissons en Normands, nous devenons des Normands terriens plus paysans que nos fermiers. Or, depuis quinze jours, nous attendions les bécasses. Chaque matin l’aîné, Simon, me disait: – Hé, v’là l’ vent qui passe à l’est, y va geler. Dans deux jours, elles viendront.
Le cadet, Gaspard, plus précis, attendait que la gelée fût venue pour l’annoncer. Or, jeudi dernier, il entra dans ma chambre dès l’aurore en criant :
– Ça y est, la terre est toute blanche. Deux jours comme ça et nous allons à Cannetot. Deux jours plus tard, en effet, nous partions pour Cannetot. Certes, vous auriez ri en nous voyant. Nous nous déplaçons dans une étrange voiture de chasse que mon père fit construire autrefois. Construire est le seul mot que je puisse employer en parlant de ce monument voyageur, ou plutôt de ce tremblement de terre roulant. Il y a de tout là dedans: caisses pour les provisions, caisses pour les armes, caisses pour les malles, caisses à claire-voie pour les chiens. Tout y est à l’abri, excepté les hommes, perchés sur des banquettes à balustrades, hautes comme un troisième étage et portées par quatre roues gigantesques. On parvient là-dessus comme on peut, en se servant des pieds, des mains et même des dents à l’occasion, car aucun marchepied ne donne accès sur cet édifice.
Donc, les deux d’Orgemol et moi nous escaladons cette montagne, en des accoutrements de Lapons. Nous sommes vêtus de peaux de mouton, nous portons des bas de laine énormes par-dessus nos pantalons, et des guêtres par-dessus nos bas de laine ; nous avons des coiffures en fourrure noire et des gants en fourrure blanche. Quand nous sommes installés, Jean, mon domestique, nous jette nos trois bassets, Pif, Paf et Moustache. Pif appartient à Simon, Paf à Gaspard et Moustache à moi. On dirait trois petits crocodiles à poil. Ils sont longs, bas, crochus, avec des pattes torses, et tellement velus qu’ils ont l’air de broussailles jaunes. A peine voit-on leurs yeux noirs sous leurs sourcils, et leurs crocs blancs sous leurs barbes. Jamais on ne les enferme dans les chenils roulants de la voiture. Chacun de nous garde le sien sous ses pieds pour avoir chaud. Et nous voilà partis, secoués abominablement. Il gelait, il gelait ferme. Nous étions content. Vers cinq heures nous arrivions. Le fermier, maître Picot, nous attendait devant la porte. C’est aussi un gaillard, pas grand, mais rond, trapu, vigoureux comme un dogue, rusé comme un renard, toujours souriant, toujours content et sachant faire argent de tout. C’est grande fête pour lui, au moment des bécasses. La ferme est vaste, un vieux bâtiment dans une cour à pommiers, entourée de quatre rangs de hêtres qui bataillent toute l’année contre le vent de mer. Nous entrons dans la cuisine où flambe un beau feu en notre honneur.
Notre table est mise tout contre la haute cheminée où tourne et cuit, devant la flamme claire, un gros poulet dont le jus coule dans un plat de terre.
La fermière alors nous salue, une grande femme muette, très polie, tout occupée des soins de la maison, la tête pleine d’affaires et de chiffres, prix des grains, des volailles, des moutons, des boeufs. C’est une femme d’ordre, rangée et sévère, connue à sa valeur dans les environs. Au fond de la cuisine s’étend la grande table où viendront s’asseoir tout à l’heure les valets de tout ordre, charretiers, laboureurs, goujats, filles de ferme, bergers; et tous ces gens mangeront en silence sous l’oeil actif de la maîtresse, en nous regardant dîner avec maître Picot, qui dira des blagues pour rire. Puis, quand tout son personnel sera repu, madame Picot prendra, seule, son repas rapide et frugal sur un coin de table, en surveillant la servante.
Aux jours ordinaires elle dîne avec tout son monde. Nous couchons tous les trois, les d’Orgemol et moi, dans une chambre blanche, toute nue, peinte à la chaux, et qui contient seulement nos trois lits, trois chaises et trois cuvettes. Gaspard s’éveille toujours le premier, et sonne une diane retentissante. En une demi-heure tout le monde est prêt et on part avec maître Picot qui chasse avec nous.
Maître Picot me préfère à ses maîtres. Pourquoi ? sans doute parce que je ne suis pas son maître. Donc nous voilà tous les deux qui gagnons le bois par la droite, tandis que les deux frères vont attaquer par la gauche. Simon a la direction des chiens qu’il traîne, tous les trois attachés au bout d’une corde.
Car nous ne chassons pas la bécasse, mais le lapin. Nous sommes convaincus qu’il ne faut pas chercher la bécasse, mais la trouver. On tombe dessus et on la tue, voilà. Quand on veut spécialement en rencontrer, on ne les pince jamais. C’est vraiment une chose belle et curieuse que d’entendre dans l’air frais du matin, la détonation brève du fusil, puis la voix formidable de Gaspard emplir l’horizon et hurler: “Bécasse. – Elle y est.”
Moi je suis sournois. Quand j’ai tué une bécasse, je crie: “Lapin !” Et je triomphe avec excès lorsqu’on sort les pièces du carnier, au déjeuner de midi.
Donc nous voilà, maître Picot et moi, dans le petit bois dont les feuilles tombent avec un murmure doux et continu, un murmure sec, un peu triste, elles sont mortes. Il fait froid, un froid léger qui pique les yeux, le nez et les oreilles, et qui a poudré d’une fine mousse blanche le bout des herbes et la terre brune des labourés. Mais on a chaud tout le long des membres, sous la grosse peau de mouton. Le soleil est gai dans l’air bleu, il ne chauffe guère, mais il est gai. Il fait bon chasser au bois par les frais matins d’hiver. Là-bas, un chien jette un aboiement aigu. C’est Pif. Je connais sa voix frêle. Puis, plus rien. Voilà un autre cri, puis un autre ; et Paf à son tour donne de la gueule. Que fait donc Moustache? Ah! le voilà qui piaule comme une poule qu’on étrangle! Ils ont levé un lapin. Attention, maître Picot !
Ils s’éloignent, se rapprochent, s’écartent encore, puis reviennent ; nous suivons leurs allées imprévues, en courant dans les petits chemins, l’esprit en éveil, le doigt sur la gâchette du fusil. Ils remontent vers la plaine, nous remontons aussi. Soudain, une tache grise, une ombre traverse le sentier. J’épaule et je tire. La fumée légère s’envole dans l’air bleu, et j’aperçois sur l’herbe une pincée de poil blanc qui remue. Alors je hurle de toute ma force: “Lapin, lapin.- Il y est !” Et je le montre aux trois chiens, aux trois crocodiles velus qui me félicitent en remuant la queue ; puis s’en vont en chercher un autre.
Maître Picot m’avait rejoint. Moustache se remit à japper. Le fermier dit :
– Ça pourrait bien être un lièvre, allons au bord de la plaine.
Mais au moment où je sortais du bois, j’aperçus, debout, à dix pas de moi, enveloppé dans son immense manteau jaunâtre, coiffé d’un bonnet de laine, et tricotant toujours un bas, comme font les bergers chez nous, le pâtre de maître Picot, Gargan, le muet. Je lui dis, selon l’usage:
– Bonjour, pasteur. Et il leva la main pour me saluer, bien qu’il n’eût pas entendu ma voix ; mais il avait vu le mouvement de mes lèvres. Depuis quinze ans je le connaissais, ce berger. Depuis quinze ans je le voyais chaque automne, debout au bord ou au milieu d’un champ, le corps immobile, et ses mains tricotant toujours. Son troupeau le suivait comme une meute, semblait obéir à son oeil.
Maître Picot me serra le bras:
– Vous savez que le berger a tué sa femme. Je fus stupéfait :
– Gargan ? Le sourd-muet ?
– Oui, cet hiver, et il a été jugé à Rouen. Je vas vous conter ça.
Et il m’entraîna dans le taillis, car le pasteur savait cueillir les mots sur la bouche de son maître comme s’il les eût entendus. Il ne comprenait que lui ; mais, en face de lui, il n’était plus sourd; et le maître, par contre, devinait comme un sorcier toutes les intentions de la pantomime du muet, tous les gestes de ses doigts, les plis de ses joues et le reflets de ses yeux.
Voici cette simple histoire, sombre fait divers, comme il s’en passe aux champs, quelquefois. Gargan était fils d’un marneux, d’un de ces hommes qui descendent dans les marnières pour extraire cette sorte de pierre molle, blanche et fondante, qu’on sème sur les terres. Sourd-muet de naissance, on l’avait élevé à garder des vaches le long des fossés des routes.
Puis, recueilli par le père de Picot, il était devenu berger de la ferme. C’était un excellent berger, dévoué, probe, et qui savait replacer les membres démis, bien que personne ne lui eût jamais rien appris. Quand Picot prit la ferme à son tour, Gargan avait trente ans et en paraissait quarante. Il était haut, maigre et barbu, barbu comme un patriarche. Or, vers cette époque, une bonne femme du pays, très pauvre, la Martel, mourut, laissant une fillette de quinze ans, qu’on appelait la Goutte à cause de son amour immodéré pour l’eau-de-vie. Picot recueillit cette guenilleuse et l’employa à de menues besognes, la nourrissant sans la payer, en échange de son travail. Elle couchait sous la grange, dans l’étable ou dans l’écurie, sur la paille ou sur le fumier, quelque part, n’importe où, car on ne donne pas un lit à ces va-nu-pieds. Elle couchait donc n’importe où, avec n’importe qui, peut-être avec le charretier ou le goujat. Mais il arriva que, bientôt, elle s’adonna avec le sourd et s’accoupla avec lui d’une façon continue. Comment s’unirent ces deux misères ? Comment se comprirent-elles ? Avait-il jamais connu une femme avant cette rôdeuse de granges, lui qui n’avait jamais causé avec personne ? Est-ce elle qui le fut trouver dans sa hutte roulante, et qui le séduisit, Eve d’ornière, au bord d’un chemin ? On ne sait pas. On sut seulement, un jour, qu’ils vivaient ensemble comme mari et femme. Personne ne s’en étonna. Et Picot trouva même cet accouplement naturel. Mais voilà que le curé apprit cette union sans messe et se fâcha. Il fit des reproches à madame Picot, inquiéta sa conscience, la menaça de châtiments mystérieux. Que faire ? C’était bien simple. On allait les marier à l’église et à la mairie. Ils n’avaient rien ni l’un ni l’autre: lui, pas une culotte entière; elle, pas un jupon d’une seule pièce. Donc, rien ne s’opposait à ce que la loi et la religion fussent satisfaites. On les unit, en une heure, devant maire et curé, et on crut tout réglé pour le mieux. Mais voilà que, bientôt, ce fut un jeu dans le pays, pardon pour ce vilain mot !) de faire cocu ce pauvre Gargan. Avant qu’il fût marié, personne ne songeait à coucher avec la Goutte ; et, maintenant, chacun voulait son tour, histoire de rire. Tout le monde y passait pour un petit verre, derrière le dos du mari. L’aventure fit même tant de bruit aux environs qu’il vint des messieurs de Goderville pour voir ça. Moyennant un demi-litre, la Goutte leur donnait le spectacle avec n’importe qui, dans un fossé, derrière un mur, tandis qu’on apercevait, en même temps, la silhouette immobile de Gargan, tricotant un bas à cent pas de là et suivi de son troupeau bêlant. Et on riait à s’en rendre malade dans tous les cafés de la contrée ; on ne parlait que de ça, le soir, devant le feu ; on s’abordait sur les routes en se demandant : “As-tu payé la goutte à la Goutte ?” On savait ce que cela voulait dire. Le berger ne semblait rien voir. Mais voilà qu’un jour, le gars Poirot, de Sasseville, appela d’un signe la femme à Gargan derrière une meule en lui laissant voir une bouteille pleine. Elle comprit et accourut en riant ; or, à peine étaient-ils occupés à leur besogne criminelle que le pâtre tomba sur eux comme s’il fût sorti d’un nuage. Poirot s’enfuit, à cloche-pied, la culotte sur les talons, tandis que le muet, avec des cris de bête, serrait la gorge de sa femme. Des gens accoururent qui travaillaient dans la plaine. Il était trop tard ; elle avait la langue noire, les yeux sortis de la tête ; du sang lui coulait par le nez. Elle était morte. Le berger fut jugé par le tribunal de Rouen. Comme il était muet, Picot lui servait d’interprète. Les détails de l’affaire amusèrent beaucoup l’auditoire. Mais le fermier n’avait qu’une idée: c’était de faire acquitter son pasteur, et il s’y prenait en malin. Il raconta d’abord toute l’histoire du sourd et celle de son mariage ; puis, quand il en vint au crime, il interrogea lui même l’assassin. Toute l’assistance était silencieuse. Picot prononçait avec lenteur: – Savais-tu qu’elle te trompait ? Et en même temps, il mimait sa question avec les yeux.
L’autre fit “non” de la tête.
– T’étais couché dans la meule quand tu l’as surpris ? Et il faisait le geste d’un homme qui aperçoit une chose dégoûtante. L’autre fit “oui” de la tête. Alors, le fermier, imitant les signes du maire qui marie, et du prêtre qui unit au nom de Dieu, demanda à son serviteur s’il avait tué sa femme parce qu’elle était liée à lui devant les hommes et devant le ciel. Le berger fit “oui” de la tête. Picot lui dit :
– Allons, montre comment c’est arrivé ?
Alors, le sourd mima lui-même toute la scène. Il montra qu’il dormait dans la meule ; qu’il s’était réveillé en sentant remuer la paille, qu’il avait regardé tout doucement, et qu’il avait vu la chose. Il s’était dressé, entre les deux gendarmes, et, brusquement, il imita le mouvement obscène du couple criminel enlacé devant lui. Un rire tumultueux s’éleva dans la salle, puis s’arrêta net ; car le berger, les yeux hagards, remuant sa mâchoire et sa grande barbe comme s’il eût mordu quelque chose, les bras tendus, la tête en avant, répétait l’action terrible du meurtrier qui étrangle un être.
Et il hurlait affreusement, tellement affolé de colère qu’il croyait la tenir encore et que les gendarmes furent obligés de le saisir et de l’asseoir de force pour le calmer. Un grand frisson d’angoisse courut dans l’assistance. Alors maître Picot, posant la main sur l’épaule de son serviteur, dit simplement : – Il a de l’honneur, cet homme-là. Et le berger fut acquitté.
Quant à moi, ma chère amie, j’écoutais, fort ému, la fin de cette aventure que je vous ai racontée en termes bien grossiers, pour ne rien changer au récit du fermier, quand un coup de fusil éclata au milieu du bois ; et la voix formidable de Gaspard gronda dans le vent comme un coup de canon.
– Bécasse. Elle y est.
Et voilà comment j’emploie mon temps à guetter des bécasses qui passent tandis que vous allez aussi voir passer au Bois les premières toilettes d’hiver.
20 octobre 1885

Présentation de la bécasse.

Classe: oiseaux
Ordre: caradriformes
Famille: scolopacides
Sous famille: scolopacines
Genre: scolopax
Espèce: scolopax rusticola
C’est le naturiste suédois Carl Von Linné appellé Linnéo qui en 1758 classa la bécasse de la souche euro-asiatique sous le nom de Scolopax rusticola. Etymologiquement ce nom vient de skolops pointu carctérisant le bec et de rusticola.
Morphologie: Le bec est la caractéristique principale de la bécasse, il mesure entre 6 et 8 cm et est environ deux tiers plus long que la tête, son extrémité est pourvue de papilles gustatives et tactiles.
Les yeux: La bécasse possède de grands yeux sombres situés à l’arrière de la tête. Par la caractéristique et la position de ses yeux elle possède un champ visuel de presque 360°, ce qui explique sa faculté à placer souvent entre elle et le chasseur ou le chien un obstacle comme l’arbre pour se protéger au moment de l’envol. Elle voit presque aussi bien la nuit que le jour.
L’ouïe: L’ouïe est très bien développée, les orifices auriculaires étant situés en dessous et un peu en avant des yeux, position utile pour détecter les vibrations des éventuelles proies dans le sol. Ces orifices sont protégés par le plumage.
Les pattes: Plutôt courtes, pourvues de trois doigts antérieurs celui du milieu étant plus long et d’un pouce postérieur assez court, leur couleur varie du gris au jaune rosé.
Les ailes: Elles sont longues et larges, avec 10 rémiges primaires et 16 secondaires. Une petite rémige primaire atrophiée la troisième appelée “plume du peintre”
La queue: Courte pouvant s’étaler en roue de couleur noire et blanche.
Poids: Il est assez variable allant de 200g à 500g.
Chant: On dit que la bécasse croule.
Le plumage: Il constitue la meilleure défense pour la bécasse car il s’adapte parfaitement aux couleurs qu’on trouve dans les sous-bois. Les couleurs avec de fortes variations individuelles donnent surtout dans les marrons tâchés de nuances et de mélanges de couleurs cendre, jaune rougeâtre, brun et noir dans le dos. Ce sont ces tons qui lui valent le surnom de “mordorée”.
L’âge: L’examen des trois premières rémiges longues permet de le connaître. Chez les sujets les plus jeunes elles paraissent plus usées que chez les sujets plus anciens.
Le sexe: On ne peut le déterminer que grâce à l’autopsie. En coupant dans la région abdominale droite et en soulevant l’intestin, on peut remarquer les testicules semblables à deux grains de riz, ou l’ovaire semblable à une grappe de petits grains.
L’alimentation de base est le lombric, la ration quotidienne d’une bécasse est d’environ 150g. Pour trouver sa nourriture elle utilise son odorat et son ouïe mais s’aide aussi d’un piétinement rythmique et alternatif. Ses menus sont composés de plusieurs autres invertébrés tels que les mouches, les coléoptères, les araignées, les colimaçons, les mille-pattes, en tout 70 espèces d’animaux et 32 groupes de végétaux. La bécasse avale aussi de petites pierres ou du sable pour aider sa digestion.

BECASSE – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Le roman d’une bécasse c’est une partition…

Voici le récit d’une vie de bécasse, proche de la réalité, grâce aux connaissances scientifiques et cynégétiques acquises sur cet oiseau et aux talents de Robert Del Pia (écrivain) et de François Lebert (artiste peintre), extrait de la revue Le Chasseur Français Oct. 2000. Une vie de migration, de croûle, de dangers et d’intimité sous les fourrés. Un véritable roman à la gloire de la mordorée.

Une vie de bécasse

Discrète jeunesse
Dans une forêt de Russie septentrionale, sous couverts de feuillus et résineux, une jeune bécasse vient de casser la coquille de son oeuf. Cette scène se déroule dans un nid au sol, sommairement aménagé de quelques branchettes, feuilles desséchées et d’un peu de mousse. Trois frères et soeurs sont nés avec elle. Nous sommes en début mai. Ces oisillons sont issus de la première couvée des femelles adultes revenues du grand Sud vers leur lieu de nidification.

Il fait encore très froid au sein de la vaste forêt et le neige est bien proche du nid. Un de ses frères, plus fragile meurt malgré la protection de la mère. Notre bécasseau, robuste et chanceux a survécu aux intempéries, échappant aux prédateurs mammifères et oiseaux friands de sa jeune chair. Durant les dix premiers jours elle et ses frères restent aux abords du nid, fragiles, peureux et vulnérables. La mère court à la recherche de lombrics, coléoptères, dyptères, lépidoptères afin d’apaiser l’appétit féroce des bécasseaux. Puis très vite, ces boules de plumes commencent à rechercher elles-mêmes leur pitance sous l’oeil attentif de la mère, qui les rappelle auprès d’elle par des “kr,kr…kr…” tout en simulant un grattage et un picorage au sol. L’appétit de la petite famille est surprenant. En trois semaines, notre petite bécasse consomme chaque jour son poids en lombrics. Les poussins ont maintenant grandi. Ils jouent parfois autour de leur protectrice, poursuivant un insecte, ou se disputant un ver que l’un d’eux a pu extirper du sol. La mère ne les quittent pas du regard, ravie de voir sa progéniture s’ébattre autour d’elle. A la moindre alerte, elle et ses frères se statufient, leur duvet et plumage se fondant dans la nature ambiante. La mère, afin de détourner l’attention de l’importun, prend alors un envol lourd et désordonné, telle une bécasse blessée. Si le danger est lointain, avant de prendre son essor, elle recouvre ses bécasseaux immobiles de feuilles desséchées, en se servant de ses ailes comme de plumeaux. Notre petite bécasse se souvient même d’une nuit où elle l’a transportée entre ses pattes jusqu’à 200m du nid pour la soustraire à un prédateur. A deux mois, elle ressemble déjà à un adulte et se sépare de sa mère ainsi que de ses frères et soeurs, conduisant une vie indépendante désormais. Sa mère rendue à sa liberté ira peut-être fonder une autre famille avant la fin juillet.

L’appel de la migration
Le début de l’automne apporte les premiers frimas. Les jours raccoucissent. La jeune bécasse ressent cet appel de la migration vers des contrées plus au sud, un impératif de survie pour l’espèce, en même temps qu’un phénomène glandulaire, thyroïdien et hypophysaire, à cette époque de l’année. Une nuit d’automne, elle s’éclipse vers ces pays guidée par son instinct! Elle fait partie d’un premier contingent. Les jeunes mâles vont suivre. Les adultes migreront plus tard, et les grosses femelles (380 à 400g) seront les dernières à quitter les lieux, pouvant résister jusqu’à des températures de -10°. Notre jeune bécasse vole seule ou parfois en compagnie de quelques congénères. Sur les cinq principales voies migratoires automnales elle prend celle que lui commande son instinct, en fonction de son lieu de naissance. Cet axe la conduit en Provence. La bécasse accomplit des étapes de 300 à 400km, à une vitesse de 60km/k environ, et à des altitudes variant de quelques dizaines à quelques centaines de mètres. Elle voyage souvent la nuit, mais également de jour. Elle rencontre bien des obstacles durant sa descente. Des brumes et des brouillards fréquents à cette époque contrarient la migration, obligeant parfois les oiseaux à se dérouter! Les tempêtes et la neige peuvent causer de lourdes pertes. Les bécasses se regroupent alors en bandes importantes comme pour mieux se soutenir. Les câbles à haute tension, les prédateurs qui à la halte guettent souvent les oiseaux fatigués et faibles, sont autant de pièges à éviter. Parfois, au terme d’une rude étape, l’absence de pluie a laissé un sol dur comme la pierre. Elle part alors chercher une place propice. Mais ne noircissons le tableau. Car notre jeunette connaît aussi d’agréables surprise, des lieux riches en nourriture et en eau, avec couvert sécurisant. Mais son instinct la pousse plus au sud, vers les rivages de la Méditerranée.

Bécasses bizarres

Au cours d’une vie de bécassier, il n’est pas rare de rencontrer des oiseaux d’exception, non pas seulement dans leur comportement, mais aussi dans quelques particularités morphologiques.

Certaines de ces anomalies ont une origine connue ou inconnue, d’autres sont le fait de l’intervention humaine par la chasse. Toujours est-il que le bécassier qui rencontre de tels individus ressent toujours une émotion intense. Ces bécasses là, ne s’oublient pas et ponctuent une carrière de façon saisissante..

Avant tout propos il faut rappeler ici les caractéristiques normales de l’oiseau, afin d’avoir un élément basique de comparaison :
Poids : entre 270 et 400 grammes et une moyenne de 320 grammes
Longueur du bec : entre 67 et 80 millimètres et une moyenne de 71 millimètres
Coloration du plumage : tendance générale brunâtre foncée à claire ou tendance générale grisâtre à noirâtre avec nuances d’accentuation ou de dilution, le tout bigarré, mélangé ou strié dans un ensemble décrit comme « mordoré ».
Il faut préciser que les fourchettes indiquées représentent des extrêmes acceptables de la norme et que la moyenne qui en découle serait plutôt le modèle idéal de l’espèce.

Les Anomalies morphologiques
Ce sont certainement les plus courantes et certaines restent inexpliquées, bien que des hypothèses soient émises, mais pas toujours satisfaisantes. Elles touchent la norme corporelle de l’oiseau classique. Les anomalies constatées sont bien entendu indépendantes de l’homme et de son intervention. Il s’agit essentiellement du volume corporel, que l’on peut appeler charpente (gigantisme ou nanisme), de l’adiposité (surcharge en graisse ou maigreur), de la longueur du bec (brévirostre ou hyper-longirostre), des nuances de pigmentation (extrême variation de la coloration du plumage), plus quelques autres anomalies que l’on qualifiera de curiosités.

La masse ou volume corporel
Il existe des grosses ou petites bécasses, à tel point que très longtemps, les auteurs ont décrit et ont cru à des sous espèces différentes, qualifiant les unes de « royales » « grosses grises » et les autres de « petites rousses » ou « rouges ».

En réalité, comme la logique du reste peut le laisser entendre, par analogie avec d’autres espèces dont la nôtre, les variations entre individus ne déterminent pas de classifications différentes, mais seulement des différenciations ou des similitudes d’ordre familiaux, comme il existe des grands et des petits, des gros et des maigres au sein d’un même groupe.
Ce point de vue est à nuancer dès lors qu’il s’agit d’adultes ou de juvéniles. Il est évident qu’une bécasse adulte, ayant atteint la plénitude de sa croissance, présentera un développement corporel supérieur à une juvénile.
Pour l’adiposité, la surcharge pondérale, l’accumulation des graisses, le problème se pose différemment? d’une part, le facteur de dérangement joue un rôle prépondérant. En effet, dans les pays où la bécasse est peu chassée, peu dérangée dans la journée, les oiseaux présentent une adiposité supérieure. Ils ont beaucoup de temps pour se nourrir, n’ayant pas à se défendre tout au long d’une journée.
Un autre facteur est à considérer et il vaut pour toutes les espèces animales. Plus on va vers le nord et l’est, plus les animaux présentent une augmentation du volume corporel. Sans doute pour mieux résister au rigueurs climatiques plus importantes que dans les zones tempérées où nous vivons. Ce phénomène est certainement relatif à l’adaptation des espèces au cours des millénaires.
Dans le même ordre d’idée, plus ponctuellement, et de façon saisonnière, les bécasses augmentent naturellement leur adiposité au fur et à mesure que l’on avance dans l’hiver. Tous les bécassiers auront constaté que les bécasses prélevées en décembre et janvier sont en moyenne plus lourdes que celles prélevées en octobre ou novembre, à âge égal. l’exception, dans ce domaine, ne provient donc pas des phénomènes décrits précédemment, mais bien d’anomalies ponctuelles, familiales ou individuelles.
Une bécasse avoisinant les 400 grammes, est somme toute une rencontre relativement courante, bien que remarquable. Mais des oiseaux extraordinaires ont étés capturés dépassant les 500, 600, 700 et même les 800 grammes. Dante Fraguglione fait état d’une bécasse tirée dans le Norfolk en 1775 ou 1776 de 835 grammes!!! Une autre de 690 grammes fut tirée en 1852. de nos jours il est plutôt question de témoignages de poids exceptionnels dépassant les 500 grammes et plus couramment les 400 grammes, mis à part un oiseau record pris en Aauvergne qui dépassait les 600 grammes (témoignage recueilli auprès d’un armurier de Riom).
A contrario, en ce qui concerne le nanisme, les témoignages sur ces captures sont peu nombreux. Pour quelle raison ? J’ai personnellement capturé une toute petite bécasse de 200 grammes, morphologiquement parfaitement constituée, bien proportionnée et ne présentant aucune maigreur anormale.

BECASSE – VERTUS

Les vertus de dieu.

Classe: oiseaux
Ordre: caradriformes
Famille: scolopacides
Sous famille: scolopacines
Genre: scolopax
Espèce: scolopax rusticola
C’est le naturiste suédois Carl Von Linné (appellé Linnéo) qui en 1758 classa la bécasse de la souche euro-asiatique sous le nom de Scolopax rusticola. Etymologiquement ce nom vient de skolops (pointu) carctérisant le bec et de rusticola ( habitant des campagnes).

Morphologie

Le bec
Le bec est la caractéristique principale de la bécasse, il mesure entre 6 et 8 cm et est environ deux tiers plus long que la tête, son extrémité est pourvue de papilles gustatives et tactiles.
Les yeux
La bécasse possède de grands yeux sombres situés à l’arrière de la tête. Par la caractéristique et la position de ses yeux elle possède un champ visuel de presque 360°, ce qui explique sa faculté à placer souvent entre elle et le chasseur ou le chien un obstacle (arbre) pour se protéger au moment de l’envol. Elle voit presque aussi bien la nuit que le jour.
L’ouïe
L’ouïe est très bien développée, les orifices auriculaires étant situés en dessous et un peu en avant des yeux, position utile pour détecter les vibrations des éventuelles proies dans le sol. Ces orifices sont protégés par le plumage.

Les pattes
Plutôt courtes, pourvues de trois doigts antérieurs (celui du milieu étant plus long) et d’un pouce postérieur assez court, leur couleur varie du gris au jaune rosé.
Les ailes
Elles sont longues et larges, avec 10 rémiges primaires et 16 secondaires. Une petite rémige primaire atrophiée ( la troisième) appelée “plume du peintre”
La queue
Courte pouvant s’étaler en roue de couleur noire et blanche.

Poids
Il est assez variable allant de 200g à 500g.
Chant
On dit que la bécasse croule.
Le plumage
Il constitue la meilleure défense pour la bécasse car il s’adapte parfaitement aux couleurs qu’on trouve dans les sous-bois. Les couleurs avec de fortes variations individuelles donnent surtout dans les marrons tâchés de nuances et de mélanges de couleurs cendre, jaune rougeâtre, brun et noir dans le dos. Ce sont ces tons qui lui valent le surnom de “mordorée”.

L’âge
L’examen des trois premières rémiges longues permet de le connaître. Chez les sujets les plus jeunes elles paraissent plus usées que chez les sujets plus anciens.
Le sexe
On ne peut le déterminer que grâce à l’autopsie. En coupant dans la région abdominale droite et en soulevant l’intestin, on peut remarquer les testicules semblables à deux grains de riz, ou l’ovaire semblable à une grappe de petits grains.
L’alimentation
L’alimentation de base est le lombric, la ration quotidienne d’une bécasse est d’environ 150g. Pour trouver sa nourriture elle utilise son odorat et son ouïe mais s’aide aussi d’un piétinement rythmique et alternatif. Ses menus sont composés de plusieurs autres invertébrés tels que les mouches, les coléoptères, les araignées, les colimaçons, les mille-pattes, en tout 70 espèces d’animaux et 32 groupes de végétaux. La bécasse avale aussi de petites pierres ou du sable pour aider sa digestion.

BECASSE – SAVOIR ACHETER

Mieux identifier la bécasse

Différenciation sexuelle, détermination de l’âge, longévité, migration, voici quelques éléments pour mieux connaître la Dame au long bec.

Différenciation sexuelle

Il y a peu de caractères visibles à l’oeil nu permettant de différencier le mâle de la femelle; le mâle peut apparaître plus compact, plus trapu, la femelle plus longiligne; le bec de la femelle est généralement plus long, mais ces observations ne peuvent constituer des certitudes fiables.

2 testicules : mâle
grappes d’ovules: femelle
Seule la dissection peut apporter une preuve, avec la mise en évidence des ovaires et des testicules. D’autres méthodes, évitant ce travail chirurgical, basées sur des rapports de mesure du bec, de l’aile et des plumes de la queue, donnent une fourchette chiffrée en deça et au delà de laquelle, à 80% environ, on peut savoir à quel sexe appartient l’oiseau. Cette méthode reste une approximation qui a l’avantage d’éviter l’opération de dissection tout en diminuant considérablement le risque d”erreur. (cf livre du docteur Devort : La bécasse en Bretagne, éditions de l’Orée, 1977)

Détermination de l’âge:
Plus facile à déterminer, on utilise l’observation de l’aile. Les jeunes bécasses, ayant moins d’un an d’existence, présentent une usure de l’extrémité de l’aile plus accentuée que les vieilles. L’observation doit porter sur les rémiges primaires externes qui offrent un aspect crénelé, frangé irrégulièrement et effilé en pointe. Le brassage de l’air, au cours des déplacements migratoires plus ou moins importants provoque une usure d’autant plus marquée que l’oiseau est jeune, ayant de ce fait un plumage tendre et fragile. Cette observation sera confirmée par l’examen des couvertures primaires qui se situent en rang, juste au dessus des rémiges; l’extrémité de ces plumes généralement d’aspect arrondi, présente une frange ou liseré de dimension et de couleur variable. Les adultes ont en général une frange fine, étroite de couleur plus claire à blanche, comparativement à la coloration brune générale du plumage.

Les jeunes possèdent une frange plus large, de l’ordre plusieurs millimètres et de coloration identique au plumage brun de l’ensemble de la robe. Mais selon que la naissance de l’individu aura été précoce ou tardive en saison, ce caractère différentiel n’est plus aussi net. Il convient donc d’être prudent et de consulter des ouvrages spécialisés, parmi lesquels on peut citer, mis à part l’ouvrage précédent : “La bécasse des bois en hiver” de Charles Fadat, 1995 et plus succintement, la plaquette de l’ONC, élaborée par ce même auteur et chercheur, “La bécasse des bois” page 6 “reconnaissance des classes d’âges”, 1994.

Longévité:
Il est difficile d’évaluer l’espérance de vie d’une bécasse qui aurait la chance de mourrir de vieillese; grâce aux baguages, effectués en nombre croissant, depuis plusieurs années dans divers pays d’ Europe, nous possédons maintenant quelques données précises, ainsi le record en France concerne une bécasse tuée en Bretagne à environ 100m de son lieu de baguage, 9 ans après, au cours de la campagne 95/96. Le record d’Europe actuel étant de 13 ans.

Migrations différentielles:
Il est reconnu que les femelles migrent les premières, pour des raisons nutritionnelles; ells ont besoin d’une variété plus importante de proies et notamment de petits animaux et larves occupant les secteurs humides. Les mâles restent plus longtemps au nord se contentant d’une nourriture moins diversifiée. De même, les jeunes se séparent des parents et choisissent en général des voies migratoires et des trajets ou l’influence du froid se fait moins sentir; leur plumage plus tendre et moins fourni les conduisant à cette option; ainsi les retrouve-t-on en majorité sur les littoraux, particulièrement les années ou les températures sont très contrastées.
Les bécasses d’ Europe centrale ont tendance à migrer jeunes et adultes confondus, les bécasses nordiques, pays scandinaves, montrent une séparation jeunes et adultes plus marquée.

BECASSE – CUISINE TRADITIONNELLE

Ce sera un festin de chefs.

Bécasse, Drôle d’oiseau.
l’observation minutieuse des comportements insolites de la bécasse qui peut nous surprendre grâce à la diversité des attitudes, parfois très contrastées et imprévisibles’ De précieuses données pour le chasseur qui doit prévoir toutes les réactions possibles.

Les alouettes à l’ancienne.
Flambez à feu clair, de façon à ne pas les noircir, les alouettes que vous essuierez ensuite dans une serviette. Saupoudrez de sel fin et laissez-les s’imprégner de ce sel pendant quelques heures. Faites chauffer d’excellente graisse de saindoux pour la friture; mettez-y les alouettes. Il faut les retirer, au bout de 4 à 5 minutes, avant qu’elles prennent une couleur foncée; égouttez-les, essuyez-les légèrement, et dressez-les, chaudes sur une serviette, couronnées de persil frit.

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