Baies roses de bourbon

BAIES ROSES DE BOURBON – HISTOIRE

Autres noms : Poivre rose, Poivre de la Réunion, Poivre brésilien, Poivre d’Amérique, Poivre rouge, Poivre marron
Faux poivre, Sorbier, Encens, Café de chine.

Les nomades de tous pays connaissent depuis toujours les avantages des épices : Facilité de conservation séchée et faible encombrement. Les commerçants qui approvisionnaient l’Europe appréciaient ces qualités et y ajoutaient une très forte plus-value du fait du mystère entourant ces marchandises. l’Histoire nous apprend que l’exotisme et la noblesse de ces produits ont conduit quelquefois à des exubérances. Certaines recettes d’Apicius (IVème siècle de notre ère) comportent un nombre impressionnant d’épices et de plantes aromatiques.

A la fin du Moyen-Age, un tiers des recettes comportait du safran et la consommation de moutarde a atteint des sommets. Plus de 300 litres pour un seul repas servi en 1336 par le Duc de Bourgogne.

Les grands découvreurs du XVème et du XVIème siècle ont favorisé l’apparition de nouvelles épice : Piment, vanille, toute-épice était alors directement liée à l’approvisionnement et aux prix pratiqués. Les cours pouvant varier de un à dix suivant les arrivages, cela a favorisé la découverte de plantes indigènes servant de succédanés.

La Révolution Française et ensuite l’Empire ont limité fortement l’importation de plantes exotiques et il faudra attendre le XXème siècle pour qu’à nouveau l’engouement pour toutes ces plantes relance leur consommation.

De l’antiquité à la fin du moyen âge

Les premières descriptions de caravanes terrestres sont dues à Hérodote (vers 500 ans avant notre ère) qui décrit les convois partant pour un dangereux périple de trois ans qui devait les conduire jusqu’en Chine.
l’énormité de ces caravanes, parfois plus de mille bêtes de bât, l’insécurité des routes de l’époque et les nombreuses difficultés rencontrées justifiaient les prix exorbitants et le culte voué à ces merveilleuses marchandises que sont les épices.
l’attrait pour les régions, entre autres, productrices d’épices, poussa Alexandre le Grand jusqu’à l’Hindus qu’il atteignit en 326 avant Jésus Christ.
Les romains, à l’époque de Pline l’Ancien (23-79) ne connaissaient pas, quant à eux, la Chine. Ils ne pratiquaient le commerce des épices qu’avec les commerçants Arabes et Perses.

Ceci a sûrement contribué au déclin de l’Empire Romain. Les prix pratiqués à Rome atteignaient le centuple des prix d’achat. La multiplication des intermédiaires et les quasi-monopoles en place réussirent à maintenir des prix inimaginables aujourd’hui et cela, jusqu’au début du Moyen-Age.

Voici par exemple l’histoire du muscadier. Cet arbre fournit des fruits toute l’année, jusqu’à 2000 graines par an et par arbre, et ce, sans soin particulier et pendant plus de 80 ans. Et pourtant la livre de macis se négociait à la fin du Moyen-Age l’équivalent d’une demi-vache et de trois moutons.

Durant tout le Moyen-Age les différents pouvoirs en place en Europe ont largement profité du négoce des épices pour lever de très lourdes taxes.
Les épices, et le poivre en particulier, ont très souvent été utilisées comme monnaie à part entière. Cela a laissé de nombreuses expressions qui enrichissent la langue française.

Il faudra attendre la fin du XIIIème siècle et le récit de Marco Polo pour pouvoir se faire une idée un peu plus précise de la répartition géographique et des méthodes de production des différentes espèces.

Venise a su profiter du transport des armées partant pour les Croisades pour mettre en place une importante flotte. Elle deviendra entre le XIème et le XVème siècle la capitale européenne du négoce des épices.

La fermeture, en 1453, de la route des Indes par les Ottomans marquera la fin du Moyen-Age.

Les grains sont utilisés entiers, concassés, moulus.
Cette plante est originaire du Sud-ouest, de l’océan indien. Classé comme faux poivre il substitue le vrai poivre, mais est plus doux,et donne aux aliments une saveur sucrée entre la pointe de l’anisée et le poivre doux.

En vogue grâce à la cuisine de notre temps, il se marie avec les saveurs fraîches des fraises, des poires, mais aussi avec les viandes et les poissons grillés.

Un mot sur l’auteur :

Pierre Marchesseau

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