Les soupes, c’est bon pour bébé !

Les bonnes habitudes alimentaires se prennent dès le plus jeune âge. Et pour amorcer en douceur la diversification alimentaire, rien de telle que la soupe ! Riche en goûts, elle familiarise bébé à des saveurs nouvelles et constitue la base d’un régime alimentaire équilibré.

Ni trop précoce, ni trop complète, la diversification alimentaire doit se faire lentement… mais sûrement. Etape importante dans la vie de bébé, elle doit être amorcée avec précautions. Dès le plus jeune âge, vous pouvez compter sur les soupes. Indispensables pour familiariser l’enfant au bon goût des légumes, elles constituent une source indispensable de vitamines, de fibres et de minéraux.

Des soupes, oui, mais à quel âge ?

Dès l’âge de 6 mois, l’enfant est capable d’ingérer et de digérer de nouveaux aliments. Néanmoins, il ne s’agit pas d’arrêter le lait brutalement. Une diversification réussie passe par la consommation de 500 à 750 ml de lait par jour jusqu’à l’âge d’un an. Si les petits pots facilitent le passage progressif de l’alimentation exclusivement lactée à l’alimentation diversifiée, les pédiatres conseillent de plus en plus les soupes. "Elles sont le meilleur moyen de faire découvrir aux enfants d’autres saveurs. Vers l’âge de 18 mois, nombreux sont les enfants qui refusent de manger des légumes. En les familiarisant dès le plus jeune âge au goût de la carotte, de la courgette ou des haricots, ils acceptent davantage de les consommer, plus tard, en morceaux" constate le Dr Lyonel Rossant, pédiatre.

Les bienfaits des soupes

Habituer bébé à la soupe n’est pas une mince affaire. S’il est indispensable de faire découvrir à l’enfant un nouveau régime alimentaire, il est tout autant souhaitable de respecter certaines règles. Concernant la soupe, il est donc préférable de la préparer, dans un premier temps, avec un seul légume. "Donner à l’enfant une soupe cuisinée avec un légume permet une véritable découverte des saveurs. De cette façon, on évite aussi les allergies, plus faciles à identifier. Il est ensuite possible de mélanger les légumes entre eux et de proposer des potages plus consistants" ajoute le Dr Lyonel Rossant.

Indispensables pour l’équilibre alimentaire des tout-petits, les soupes regorgent de bienfaits. Pauvres en graisses, elles sont une source importante de fibres, de sels minéraux et de vitamines, surtout si elles sont cuisinées maison. En effet, les soupes industrielles contiennent bien souvent trop de sel, ou de matières grasses. Privilégiez les soupes adaptées aux jeunes enfants. Préparées en fonction de leurs besoins, la teneur en sel et matières grasses est considérablement réduite.

Bien préparer les soupes

Pour apporter à votre bambin tous les bienfaits des soupes, il faut bien préparer les légumes. Evitez de les faire tremper et épluchez-les à la dernière minute. Préférez la cuisson à la vapeur et ne dépassez pas vingt minutes en moyenne. Consommez la soupe dans les vingt-quatre heures si elle est conservée au réfrigérateur et dans les trois mois si elle est placée au congélateur.

Pour le déjeuner, préparez une soupe épaisse, veloutée, comme une crème de volaille, par exemple :

Achetez 20 grammes de blanc de poulet cru, 4 feuilles de laitue, 30 g de carottes et de navet, 50 grammes de courgettes et 30 ml de lait. Lavez les légumes, épluchez-les et coupez-les. Ciselez la laitue. Faites cuire le tout pendant vingt minutes, à la vapeur. Pendant ce temps, coupez le poulet en petits morceaux et faites-le revenir à la poêle. Laissez tiédir et mixez ensemble les légumes et le poulet. Ajoutez le lait et ajustez la température avant de servir.

Le soir, préférez un potage plus clair. La recette incontournable reste le bouillon de légumes :

Pour cela, vous avez besoin d’un litre d’eau, de 2 pommes de terre, 2 poireaux, 2 carottes, 2 branches de persil, 2 feuilles de laitue, 1 navet et 1 courgette. Epluchez et coupez grossièrement les légumes. Faites cuire à l’eau sur feux doux pendant 30 minutes. Versez le tout dans une passoire en prenant soin de récupérer le bouillon de cuisson. Mixez quelques morceaux de légumes avec le bouillon et réservez les autres pour votre consommation. Vers l’âge de 8 mois, pensez à ajouter à cette soupe un peu de vermicelle ou de pâtes à potage.

Des soupes qui raviront les petits… et les grands !

Bien nourrir bébé de 0 à 3 ans
du Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso et du Dr Lyonel Rossant
Editions Odile Jacob
814 pages

Les produits Bio

Les produits "bio", pour biologiques, connaissent un véritable succès. La demande décolle à tel point qu’elle est supérieure à l’offre. La gamme de produits est de plus en plus large : des légumes à la viande en passant par les oeufs, tous les produits végétaux et animaux ont leur label 100 % naturel. Marchés, grande distribution. Le monde voit Bio. Et vous ?

Du bio à toutes les sauces
Oeufs, viandes, céréales, fruits. Les produits Bio sont partout ! En quelques années, ils ont envahi les étals des marchés et la grande distribution. Crise de la vache folle et autres dioxines ne sont certainement pas étrangères à ce succès rapide. D’où vient cet engouement ? Qui sont les consommateurs de Bio ?

Le "Bio" : un effet de mode très encadré
Qui sont les consommateurs de produits bio ?
Les produits bio ont le vent en poupe
Bio : le nouveau règlement européen
La viande bio
Les labels bio
Les légumes bio sans pesticides
Devez-vous manger Bio ?

De plus en plus de choix et de variété à des prix plus abordables. Des garanties sans OGM, sans pesticides. Il est de plus en plus tentant d’opter pour ces aliments 100 % naturels. Quels sont leurs bénéfices santé ? Sont-ils meilleurs au goût ?

Toute la vérité sur le bio.
Manger bio, est-ce vraiment meilleur pour la santé ?
Privilégier le bio pour une alimentation plus saine
Le bio : mythes et réalités
Y’a bon le bio ?
Protéger la nature avec le bio
Les produits bio sont-ils meilleurs pour la santé ?

Produits Bio : choisir sans se tromper

Grandes surfaces, marchés, petits commerces. les produits biologiques sont distribués partout. Et la demande et de plus en plus forte, obligeant à importer ces aliments. Plusieurs fraudes ont déjà été décelées. Alors comment être sûr d’acheter vraiment bio ?

Suivez nos conseils pour éviter les arnaques !

Manger bio, est-ce vraiment meilleur pour la santé ?

Querelle d’experts autour des produits bio et de leurs atouts pour la santé : des scientifiques français viennent de publier deux actualisations plutôt contradictoires du rapport consacré à ce thème par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments en 2003. Le point sur les enseignements des dernières études.
Les aliments biologiques sont-ils réellement meilleurs sur le plan nutritionnel ? Sont-ils vraiment épargnés par les nitrates et les pesticides ?

Bénéfices nutritionnels : un pavé dans la mare en 2009
Une publication anglaise de 2009, s’appuyant sur l’analyse de dizaines d’études réalisées depuis 50 ans1, a semé le doute, ne reconnaissant aucun bénéfice nutritionnel aux aliments issus de l’agriculture biologique, comparés aux produits issus de l’agriculture conventionnelle.

Toutefois le Dr Denis Lairon, chercheur de l’Inserm qui avait coordonné le rapport de l’Afssa2 en 2003, relativise cette publication3 : "dans un premier rapport compilant 162 études internationales, les experts britanniques avaient conclu, comme les Français, à divers atouts des aliments biologiques. C’est ensuite, en éliminant une centaine d’études pour n’en retenir que 55, qu’ils n’ont plus trouvé de différence significative. Or, pour qu’une revue de synthèse ait une valeur scientifique, elle doit prendre en compte suffisamment d’études".

Depuis 2003, de nouveaux travaux ont été réalisés. Les résultats de l’étude européenne QLIF4 et de recherches françaises de l’INRA sont en cours de publication, mais on dispose déjà de données sur des aliments produits pas trop loin de nos frontières, en Suisse et en Allemagne notamment.

Pourtant les aliments bio contiennent des nutriments intéressants
Selon le Dr Denis Lairon, qui a publié en 2009 dans la revue Agronomy for Sustainable Development une synthèse de ces données récentes5,6, les légumes bio contiennent davantage de matière sèche (jusqu’à 20%), et donc moins d’eau. Certains apportent un peu plus de minéraux : magnésium, fer, ou zinc. La pomme de terre et la tomate bio sont souvent plus riches en vitamine C. Si ces données sont parcellaires, parce que tous les minéraux et toutes les vitamines ne sont pas étudiés, ils sont encourageants quand on sait que la densité nutritionnelle des végétaux de l’agriculture conventionnelle intensive peut être amoindrie par l’épuisement des sols.

Le point fort des fruits et légumes bio est leur teneur généralement plus élevée en polyphénols. En l’absence de pesticides de synthèse, ces composés s’accumulent dans les végétaux, pour leur permettre de lutter contre les insectes et autres agresseurs. Dans notre organisme, ils ont une action anti-oxydante, retardant le vieillissement cellulaire, et contribuant à la prévention des maladies cardio-vasculaires et de certains cancers.

Le lait et la viande bio seraient plus riches en omega 3
Les viandes de vaches, agneaux, porcs, et volailles bio semblent moins grasses, toujours selon le Dr Denis Lairon3,5,6. Par exemple, dans une étude citée par ce même chercheur, des poulets bio abattus à 91 jours étaient 3 fois plus maigres que leurs congénères élevés en batterie abattus à 42 jours. Le mode d’élevage bio imposant l’accès des animaux à des pâturages ou des parcours, on peut penser qu’ils se dépensent plus et emmagasinent moins de réserves de graisses. Autre bon point, la viande des bovins et des volailles bio serait plus riche en oméga 3, ces bonnes graisses cardio-protectrices qui font défaut dans notre alimentation. Quant au lait bio, il fournirait plus d’oméga 3 et de caroténoïdes anti-oxydants (bêta-carotène, lutéine, xéaxanthine).

Mais ces atouts sont également contestés
Moins optimistes, Léon Guéguen et Gérard Pascal, membres du groupe de travail "Agriculture biologique" de l’Académie d’Agriculture de France, estiment que "les faibles différences observées dans les teneurs en quelques nutriments ou micro-constituants anti-oxydants n’ont pas de conséquences significatives sur la couverture des besoins nutritionnels ou de la santé. De plus, les réactions d’auto-défense des plantes attaquées par des insectes ou autres parasites provoquent la formation de composés autres que les polyphénols dont l’effet sur l’homme est mal connu"7.

Denis Lairon reconnaît qu’effectivement les données scientifiques sont encore limitées3 : "l’engouement du grand public pour l’agriculture biologique est tout récent : ce mode de production a longtemps été considéré comme une niche". Il paraît toutefois convaincu de l’intérêt pour la santé de manger bio, notamment les fruits, légumes et produits céréaliers, recommandés à chaque repas.

Moins de nitrates et de pesticides dans les produits bio
Obtenus sans utilisation d’engrais chimique, les végétaux bio renferment peu de nitrates5. Ces derniers sont des composés toxiques pour les enfants de moins de 6 mois et suspectés d’être cancérigènes chez les plus grands (une fois transformés dans l’organisme en nitrosamines).

Les produits bio sont également exempts, quasiment à 100 %, de résidus de pesticides5. Or d’après le dernier plan de surveillance de la Direction Régionale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), 52 % des fruits et légumes de l’agriculture conventionnelle en contiennent à une dose quantifiable8. Ces pesticides inquiètent scientifiques et organisations écologistes. On leur attribue de sérieuses perturbations de l’écosystème et de la reproduction des animaux, ainsi que diverses maladies professionnelles des agriculteurs (les premiers exposés), telles que cancers et atteintes neurologiques. Qualifiés de perturbateurs endocriniens, ils seraient aussi en cause dans la baisse de fertilité masculine.

Mais là encore, les études manquent. On sait que certains résidus de pesticides peuvent s’accumuler dans l’organisme humain, mais on n’en connaît pas encore les effets à long terme. Les femmes enceintes ou qui allaitent sont toutefois reconnues comme groupe à risque par les experts de l’Observatoire des Pesticides9.

Au total, des éléments plutôt encourageants
Toutes ces données, même si elles ne montrent pas de bénéfice net sur la santé, sont tout de même en faveur de la consommation de ces aliments, dépourvus ou presque de nitrates et de pesticides et paraissant contenir des nutriments intéressants.

De plus leur culture respecte davantage l’environnement, atout non négligeable à l’heure où les pouvoirs publics s’interrogent, par exemple, sur les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre la prolifération des algues vertes en Bretagne, directement liée à l’utilisation massive d’engrais azotés par les agriculteurs

Privilégier les végétaux de saison
Il est possible manger bio sans se ruiner, à condition de rééquilibrer les repas vers plus de végétal (céréales, légumineuses, fruits, légumes) et moins d’animal (viandes, poissons) : une recommandation commune au Programme National Nutrition Santé et aux partisans écologistes du bio. Il faut également se limiter aux fruits et légumes de saison, achetés si possible directement aux producteurs.

Quand on n’achète pas bio, on peut minimiser l’ingestion de résidus de pesticides en préférant les végétaux de saison produits en pleine terre (et non en serre), en les lavant, et en les pelant le cas échéant, avant de les consommer.

Sources :
1 – Nutritional quality of organic food : a systematic review. A. Dangour et al. Am. J. Clin. Nut. 90 : 680-85. 2009, résumé en ligne
2 – Evaluation nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l’agriculture biologique, Afssa, 2003, téléchargeable en ligne (à partir du site du syndicat national des entreprises bio)
3 – Entretien téléphonique avec le Dr Denis Lairon, mai 2010
4 – QLIF pour Quality Low Imput Food (site du QLIF)
5 – Nutritional quality and safety of organic food. A review. D. Lairon. Agron. Sustain. Dev. 30 : 33-41. 2009, téléchargeable en ligne
6 – Intérêts nutritionnels et sanitaires des produits bio, D. Lairon. Conférence lors du salon professionnel de la nutrition Dietecom, mars 2010
7 – Le point sur la valeur nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l’agriculture biologique. L. Gueguen, G. Pascal. Cahiers de Nutrition et de Diététique, avril 2010, résumé en ligne
8 – Plan de surveillance et de contrôle des résidus de pesticides dans les denrées d’origine végétale. Direction Générale de la Consommation de la Concurrence et de la Répression des Fraudes.

Anorexie boulimie, un état mixte complexe

L’anorexie et la boulimie font partie des principaux troubles du comportement alimentaire (TCA). Désormais mieux connus, ils peuvent se déclarer à tout moment et apparaissent le plus souvent à l’adolescence. Toutefois, on parle moins de l’état mixte, qui touche pourtant une majorité d’ados souffrant de TCA. Une occasion de faire le point sur un mal qui se manifeste par une alternance de jeûnes et de crises de boulimie.

Etat mixte, ou fausse boulimie

Vous avez été nombreuses à aborder « l’anorexie-boulimie » à travers le forum santé. En effet, plusieurs d’entre vous souffrent de cet état mixte. Selon le Dominique Brunet, Docteur en psychologie, psychologue clinicienne et psychothérapeute, ce symptôme peut également s’appeler « fausse boulimie ». Il s’agit en fait d’alternance entre jeûnes et fringales qui se terminent, la plupart du temps, par des vomissements, des prises de laxatifs et/ou des décisions de régimes draconiens.

Quand boulimie devient culpabilité

Généralement, les jeunes personnes qui consultent sont celles qui souffrent d’anorexie mentale, soit une perte de poids liée à une restriction alimentaire volontaire, alors que leur appétit est conservé (contrairement à l’anorexie où il y a perte de l’appétit). Il arrive parfois à ces mêmes adolescentes de « craquer » et d’être prises de crises de boulimie. Ces accès se manifestent par des ingestions excessives d’aliments, de façon répétitive et continue. On constate que ces jeunes femmes sont, la majorité du temps, davantage culpabilisées par leurs crises de boulimie que par leurs périodes d’anorexie.

Quelles sont les causes ?

L’anorexie mentale réside dans le fait de restreindre violemment son alimentation, ce qui peut donner l’impression de contrôler totalement son corps lors d’une perte de poids importante. Les causes de cette volonté d’être mince à tout prix sont souvent complexes et différentes d’une ado à une autre : conflits familiaux, dépression, manque de confiance en soi, manque d’affection, perception de la beauté qui passe par la mode de la minceur etc… Bref, une véritable auto-dictature qui peut parfois être trop lourde, et pousser une anorexique mentale vers l’insatiabilité et les accès de boulimie.

Des conséquences néfastes

Les conséquences de cet état mixte ne sont pas anodines, car il s’agit d’une situation de conflit permanent avec soi-même, mais aussi dans sa relation avec les autres. Sentiment de culpabilité et angoisse, ajoutés aux problèmes physiques et psychiques font que la situation peut devenir très difficile, aussi bien pour l’adolescente elle-même que pour son entourage.

Le conseil de la rédac’ :

Qu’il s’agisse de toi ou de l’une de tes amies, mieux vaux prévenir que guérir ! N’hésite donc pas à faire confiance aux adultes, à dialoguer avec tes proches si tu sens qu’un mal-être persiste et que tu es, ou pourrais être, sujette à des troubles du comportement alimentaire.

Partager des repas en famille et manger à heures fixes peut permettre de prévenir ces conduites autodestructrices. En ce qui concerne les traitements, des conseils diététiques, des stratégies d’accompagnement et un soutien psychologique existent pour comprendre d’où viennent ces TCA.

Les légumes et les fruits (intérêt chez le jeune enfant)

Les fruits et légumes sont indispensables à l’enfant qui grandit. Pauvres en calories, riches en vitamines, ils doivent être présents dans tout repas équilibré. Même si souvent l’enfant rechigne à en manger.

L’enfant de 1 à 3 ans devrait manger deux portions par jour de 100 à 150 g de fruits et de légumes frais ou congelés. Fruits et légumes ont des valeurs nutritives proches et peuvent se substituer les uns aux autres.

Pauvres en calories, riches en vitamines…

La teneur en eau des légumes et des fruits est très importante ; l’eau représente 90 % de leur poids en moyenne. La teneur en énergie est en général faible sauf pour certains fruits.
Les légumes et les fruits frais contiennent beaucoup de vitamines, C en particulier, carotène aussi (pro-vitamine A) pour les légumes rouges et verts et les fruits jaunes-orangés. Ils ont une teneur aromatique importante, et enfin leur richesse en fibres est fondamentale : cellulose, hémi-cellulose et pectine, qui jouent un rôle primordial dans le transit intestinal. Pour être plus digestes quand ils sont consommés crus, les végétaux doivent être rendus faciles à mastiquer par râpage ou divisions en fins morceaux, et contenir peu d’amidon.

Teneur en sucres de quelques végétaux

Pourcentage de sucres pour 100 g d’aliments

Banane, raisin, cerise :
20 %

Poire, prune, petits pois, pomme, ananas : 14 %

Orange, citron, fraise :
10 %

Carotte, oignon, poireau, haricot : 10 %

Potiron, melon, chou, endive, épinard, tomate :
6%

Laitue, concombre :
2 %

La valeur alimentaire des végétaux est très différente selon qu’ils sont crus ou cuits.
Les végétaux crus sont remarquables par leur grande richesse en eau, en vitamines (d’autant mieux préservées que la peau du fruit et du légume est épaisse) et en sels minéraux. Leur cellulose, tendre et non irritante dans les fruits crus et les légumes jeunes, est beaucoup plus irritante dans les légumes vieillis.

Les changements liés à la cuisson

La cuisson provoque :

Un changement de la consistance, de la couleur et du goût ;
Une diminution de la teneur en eau avec passage dans le liquide de cuisson :
Des vitamines hydrosolubles, (avec cependant une destruction partielle des vitamines B1, C et du carotène, plus la cuisson était longue et plus la quantité d’eau était importante) ;
Des substances minérales en plus ou moins grande quantité ;
Des sucres (en particulier le fructose) ;
Une modification de l’amidon sous l’effet de la chaleur, ce qui facilite la digestion ;
Une modification des fibres, provoquant la formation d’un gel qui rend le végétal cuit onctueux et doux ;
Un éclatement de la cellulose qui libère ses substances nutritives ;
Un attendrissement qui permet une meilleure tolérance.
Les végétaux cuits ont donc des caractéristiques différentes :

Leur teneur en eau est plus faible, leur volume également, d’où une consommation plus importante et un apport plus grand de minéraux et de cellulose ;
La valeur énergétique est à peu près la même, (elle changera selon l’assaisonnement) ;
30 à 50 % des vitamines ont disparu ;
Ils sont plus digestes.
Les vitamines des fruits et légumes sont très sensibles et sont détruites par l’air, la lumière et la chaleur. Il faut les laver rapidement, sans les faire tremper, dans leur peau le cas échéant et non coupés. Les vitamines sont stockées sous la peau et il faut donc éplucher fruits et légumes le plus finement possible et consommer la peau chaque fois que c’est possible. La cuisson à l’autocuiseur est la meilleure pour la conservation des vitamines. Il est conseillé aussi d’ajouter un filet de vinaigre ou de citron à l’eau de cuisson, et d’ajouter du citron sur les crudités immédiatement après les avoir épluchées ou râpées.

Sur les plans minéral et cellulosique, un légume cru est égal à un fruit cru et un légume cuit est égal à un fruit cuit.

Tuiles dentelles

Recette de : Tuiles dentelles.
La tuile au miel est certainement un des desserts gourmands les plus fin pour terminer un bon repas. A l’oeil, elle est déjà appétissante, bien dorée, de forme arrondie, toute en dentelles et au toucher, c’est déjà la douceur d’une dégustation qui commence. En bouche, c’est sublime et la volupté de ses douceurs nous fait entrer dans le domaine du rêve réalité.

Le fromage : bon pour le goût et pour la santé !

Fromage et santé

Les Français aiment le fromage.

Pourtant, selon des enquêtes de consommation récentes Inca et CCAF, sa consommation aurait baissé de 15 % entre 2004 et 2007 chez les adultes comme chez les enfants. Selon les médecins nutritionnistes, le fromage est souvent injustement perçu comme trop gras.

Alors qu’il a toute sa place dans une alimentation équilibrée, parmi les trois produits laitiers que le Programme national nutrition santé PNNS conseille de consommer chaque jour. Ceux qui mangent du fromage ont souvent une alimentation plus équilibrée par ailleurs.

Ils prennent leurs repas à heures fixes. Ils regardent moins la télé le soir au dîner. Ils consomment moins de sucres : biscuits sucrés, jus de fruits, sodas… Ils ont une alimentation équilibrée, avec entrée, plat, dessert. Ces mangeurs remarquables sont tout simplement les amateurs de fromage.

Les enquêtes CCAF 2004 et 2007 du Credoc* montrent qu’aimer le fromage est un signe d’habitudes alimentaires favorables. Celui qui avale du « tout prêt vite fait » ne laisse pas à son cerveau le temps de lui envoyer le signal de rassasiement. D’où le risque de manger trop, de grignoter… L’amateur de fromage, lui, mange mieux et mange moins. Environ 80 % du fromage est dégusté lors des repas.

Pourquoi alors sa consommation diminue-t-elle ?

Le fromage est sans doute victime de la chasse au gras. Beaucoup de médecins même croient que les fromages sont deux fois plus gras qu’ils ne sont ! Depuis 2007, la modification des étiquetages donnant la teneur réelle du produit en matière grasse (MG) aidera peut-être à y voir clair.

Jusqu’à cette date, on calculait le taux de MG sur l’extrait sec. Non sur le produit fini, qui contient de l’eau. Ainsi, un camembert dit anciennement « 45 % MG » n’en contient en réalité que 21 %. A l’époque, on ne diabolisait pas le gras…

Les chercheurs ont commencé à redresser la barre. Il faut des acides gras, disent-ils, et ceux du fromage n’ont pas démérité. Plusieurs travaux scientifiques suggèrent que la consommation de fromage serait bénéfique sur le plan cardiovasculaire.
En quantité modérée, le fromage n’est même pas interdit en cas d’excès de cholestérol.

L’amateur peut choisir entre des fromages contenant entre 0 et 30 % de MG. Même constat si l’on doit limiter sa consommation de sel : 30 g de camembert apportent 240 mg de sel. Il y en a presque le double dans un quart de baguette ou une tranche de jambon, 2 à 6 fois plus dans un plat préparé du commerce ! Ce n’est pas l’aliment qui crée le déséquilibre, soulignent les nutritionnistes, mais les quantités consommées. Le fromage ne contribue que pour 5 % aux apports énergétiques totaux.

Et il contient de nombreux nutriments : protéines, vitamines (A, D, B12, B9, B2), minéraux et oligoéléments (zinc, sélénium)… Il est le premier vecteur de calcium chez l’adulte : il fournit 21 % des apports calciques. Le PNNS s’est fixé comme objectif d’augmenter de 25 % le nombre de ceux qui respectent les apports nutritionnels recommandés en calcium.

Au moins la moitié des enfants et des adultes consomment moins de 3 produits laitiers par jour. Le fromage a beaucoup d’atouts pour y remédier : 30 g d’emmental apportent autant de calcium qu’un bol de lait. Chez l’enfant, par la diversité de ses textures et de ses saveurs, le fromage est un allié dans l’apprentissage du goût. Chez tous, il est associé à l’équilibre alimentaire, à la santé, au plaisir et à la convivialité …

Source: http://www.informationhospitaliere.com
« Le fromage au quotidien : état des lieux pour les professionnels de santé ». Conférence de presse de l’Institut Fromages & Santé. www.institutfromagesetsante.com – *Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie

Déjeuner au bureau : Se faire livrer un plateau équilibré !

Mieux que la pizza ou le fast-food, se faire livrer un plateau permet de manger équilibré avec ses collègues ou collaborateurs. Une solution à adapter en fonction de ses goûts, de son budget et de son entourage professionnel. Suggestions à suivre avant un simple coup de fil !

Des simples sandwichs et salades, au repas chic avec couverts en métal et verre à pied en passant par le "tout végétarien", les formules sont suffisamment variées pour répondre à toutes les attentes et situations professionnelles, même les plus exigeantes, sans mettre en péril votre ligne. Certaines marques prônent d’ailleurs déjà la carte de l’équilibre.

Le plateau sandwich
Le pain est riche en glucides complexes, possède un indice glycémique faible et apporte des fibres en quantité non négligeable. Il permet ainsi de rassasier et de limiter les coups de fatigue de l’après-midi. Il se fait gourmand avec des céréales ou des graines de lin.

Trois options sont possibles pour plateau :
Un petit sandwich à base de protéines (poulet, saumon…) et un autre avec du fromage et des crudités ou des légumes marinés ;
Un sandwich au poulet ou comté oeuf dur accompagné d’une petite salade ;

Enfin, il est possible de partager de mini-sandwiches variés (jambon, chèvre/miel, rumsteck à la moutarde) ou des tortillas (galette de mais avec des crudités et du poulet).
Dans tous les cas, oubliez la pâtisserie en dessert et optez pour une salade de fruits ou à défaut un fruit.

Où : Class’Croûte / Les jardins d’Epicure (veillez à commander la veille).

Pour qui ? :Entre collègues ou seul devant son ordinateur.
Le plateau-repas

Il permet de prendre un vrai repas avec une entrée, un plat, un fromage, un dessert et un peu de pain. Les plateaux les plus simples proposent une entrée à base de salade ou de féculent comme un taboulé aux crevettes suivi par exemple d’un carpaccio ou d’un filet de poulet.

Ces plateaux repas bien travaillés permettent de découvrir de vraies recettes de chefs comme par exemple un filet de dorade en escabèche ou un mignon de porc confit au gingembre et pennette au jus de ciboulette.

Les légumes sont toujours présents en entrée sous forme de salade, velouté, ratatouille froide ou en accompagnement. Ils sont présentés en brunoise, petites purées ou brochette. Oui à la petite portion de fromage mais à condition d’oublier de laisser le beurre de côté.

Il existe de nombreux desserts à base de fruits comme la marmelade rhubarbe et fraises ou encore une association abricot/pistache.

Selon la prestation choisie, la présentation peut être très élégante avec set de table, mini-salière et poivrier.

Où : L’affiche / Lenôtre boutique

Pour quoi ? Une réunion de travail… bien sûr !

Le plateau végétarien ou bio
Le principe consiste à proposer des légumes bien sûr mais également des céréales et légumineuses pour une bonne association acides aminées/protéines végétales. On peut trouver par exemple un taboulé aux tomates concassées en entrée, suivi d’une panisse de pois chiches bio aux légumes, une poêlée de pois gourmands et une compote en dessert.

Sans oublier le fromage blanc ! Il existe aussi des idées à partager comme des soupes fraîches, des paniers de crudités déjà coupés avec des sauces à base de fromage blanc et aux champignons et des corbeilles de fruits.

Le tout joliment présenté avec des pinces en bambou et verrines pour ne pas se salir les mains.

Où : Déjeuner livré

Pour qui ? : Des collègues bobo écolo ou des clients américains soucieux de leur bien-être.

Le plateau japonais
Une formule qui permet de manger léger tout en préservant sa santé. A choisir : une soupe miso pour s’hydrater et apporter des minéraux, des salades pour l’apport en fibres, des sushi et maki pour les glucides complexes du riz. Ils vont fournir de l’énergie pour tenir tout l’après-midi. En plus, les poissons gras riches en oméga 3 protègent vos artères ! Optez pour des plateaux variés en différents sushi, maki et californiens.

Côté dessert, vous pouvez toujours prévoir des salades de fruits.

Où : Planet Sushi
Pour qui ? :À partager entre collègues qui surveillent leur ligne et leur santé ou simplement les fans de cuisine japonaise !

Les quatre secrets d’une vie saine

Quelques conseils d’hygiène de vie permettent de prévenir les complications du diabète, voire d’enrayer l’apparition du diabète de type 2 à un stade ultérieur.

En un siècle, nos styles de vie ont radicalement changé pour le meilleur mais également pour le pire… L’industrialisation s’est accompagnée de son lot de stress, de fast-food et de sédentarité, qui sont autant de facteurs de risque dans le développement du diabète de type 2 et de complications des diabètes de type 1 et II.

Diabète et art de vivre au nouveau millénaire

Que vous soyez atteint ou non, adopter un style de vie sain peut diminuer le risque d’apparition de la maladie ou en limiter les complications. Selon votre état de santé et le type de diabète qui vous affecte, une médication (insuline, comprimés, etc.) peut être utile.

Toute personne atteinte de diabète peut aujourd’hui mener une vie normale en gérant au mieux sa condition, grâce à quatre points : un régime alimentaire équilibré, de l’exercice physique, des conseils médicaux appropriés et une meilleure gestion du stress.

Un régime alimentaire équilibré
Il n’existe pas à proprement parlé de “régime pour personne diabétique” mais plutôt des conseils d’hygiène alimentaire profitables à tous. Grâce à une alimentation équilibrée, vous pourrez contrôler votre glycémie (taux de sucres dans le sang) mais également stabiliser votre poids et servir d’exemple à l’ensemble de votre entourage.

Pour atteindre cet objectif :
Réduisez la quantité de graisses dans votre alimentation en limitant son usage pour cuisiner. Préférez les aliments grillés, bouillis ou cuits à la vapeur aux aliments frits,
Evitez les gâteaux, les biscuits ou les bonbons,
Manger moins de sel, et préférez d’autres exhausteurs de goût comme les herbes, les épices ou le citron,
Limiter votre consommation d’alcool,
Ne sautez pas de repas et veillez à manger à heures régulières.

Le sport, c’est la santé !
Nos modes de vie moderne ne favorisent pas l’exercice physique. Cédant à une vie trop sédentaire, la balance entre la consommation des sucres contenus dans le sang et leur stockage penche trop souvent du mauvais côté. Une activité physique régulière permet d’abaisser la quantité de sucre dans le sang et d’améliorer l’action de l’insuline.

Pour tirer un maximum de bénéfices d’une activité sportive :
Choisissez une activité sportive qui vous motive et que vous pourriez pratiquer en compagnie,
Préférez les escaliers à l’ascenseur,
Privilégiez les promenades après les repas,
En métro, descendez une station avant votre destination finale et marchez un peu,
Faites la même chose en garant votre voiture quelques mètres avant votre rendez-vous.
Suivez les conseils de votre médecin

Indispensable au contrôle de la glycémie, l’insuline est essentielle pour le diabète de type 1 . Lorsque le corps ne peut fabriquer cette hormone, les diabétiques ont besoin de plusieurs injections de substitution par jour. Les contrôles sanguins réguliers basés sur une auto surveillance permettent aux malades de contrôler leur glycémie et si nécessaire de s’injecter la dose adéquate d’insuline.

Chez les diabétiques de type 2, la quantité d’insuline produite est trop faible et peut nécessiter dans près d’un tiers des cas des injections pendant une période donnée ou durant la totalité du traitement. Des conseils médicaux avisés permettront aux diabétiques de maîtriser cette maladie au long cours et de vivre normalement.

Eviter le stress
Le stress peut être un facteur important de déclenchement du diabète. Afin de le limiter, veillez à ne pas négliger votre vie sociale et à vous détendre avec des amis ou en famille.

Peut-on être diabétique sans le savoir ?

Silencieux et discret, le diabète est une maladie qui peut longtemps passer inaperçue. Ainsi, cinq ou dix ans peuvent s’écouler entre son apparition et son diagnostic, qui peut être fait à l’occasion d’une complication. Pouvez-vous être diabétique sans le savoir ? Comment améliorer le dépistage ?

Lors de la digestion, nos aliments sont transformés en sucre, carburant indispensable aux cellules de l’organisme. Hormone produite par le pancréas, l’insuline régule la quantité de sucre stockée ou “brûlée” dans les cellules. Le diabète est ainsi lié à une insuffisance de sécrétion ou d’action de l’insuline.

Diabète : Priorité au dépistage

Se caractérisant par un excès permanent de sucre dans le sang, le diabète résulte de facteurs génétiques et environnementaux. Mais peut-on être diabétique sans le savoir ? Oui, car longtemps le diabète est indolore et insidieux. Il est en général diagnostiqué seulement cinq à dix ans après son démarrage. Selon les spécialistes, entre 300 000 et 800 000 personnes souffriraient de diabète sans le savoir en France.

Dans cette population, on note plus facilement une surcharge pondérale dans plus de la moitié des cas, une sensibilité génétique (l’existence d’un père ou d’une mère diabétique multiplierait le risque de maladie par deux), une sédentarité, une hypertension et un stress. Certains experts américains de l’American Diabetes Association recommandent ainsi un dépistage chez ces sujets à risque :

Individus de plus de 45 ans ;
Plus tôt chez des patients qui :
sont obèses ;
Ont un parent diabétique de premier degré ;
Sont membres d’une origine ethnique particulièrement à risque (afro-américains, hispaniques, indiens, asiatiques…) ;
Ont donné naissance à un bébé de plus de 4 kg ou qui a été diagnostiqué avec du diabète gestationnel ;
Sont hypertendus ;
Ont un taux de cholestérol de plus de 35 mg/dl ou de triglycérides de plus de 250 mg/dl ;
présentent une intolérance au glucose ou une glycémie à jeun anormale.
Le dépistage peut se faire grâce à une simple prise de sang ou une petite piqûre au bout du doigt (glycémie capillaire). Une glycémie supérieure à 1,26 g/l (mesurée à deux reprises) est synonyme de diabète. Quelques signes peuvent alerter le médecin : fatigue constante, bouche sèche, infections récidivantes et durables, soif et envie d’uriner importantes…

Trop souvent encore, le diabète est diagnostiqué à l’occasion d’une complication : artérite, infarctus, atteinte rénale, ophtalmologique ou neurologique. Cette identification tardive nécessite alors un traitement urgent.

Gare au pré-diabète !

Vous êtes peut-être un futur diabétique qui s’ignore ! Et si vous ne faites rien, vous allez devenir diabétique à part entière et menacer directement votre santé ! C’est en ces termes que le gouvernement américain a décidé de s’attaquer à un véritable problème de santé publique.

L’initiative est assez innovante. Les autorités sanitaires d’Outre-atlantique* ont en effet décidé de sensibiliser les américains sur une condition particulière : le pré-diabète, c’est-à-dire lorsque le taux de glucose dans le sang est légèrement supérieur à la normale. Egalement appelée intolérance au glucose, ce problème à toutes les chances d’évoluer vers un véritable diabète si la personne ne change rien à ses habitudes.

De plus, le pré-diabétique voit son risque d’attaque cérébrale ou cardiaque augmenté de 50 % ! Seize millions d’américains seraient concernés, et risquent ainsi de venir s’ajouter aux 17 millions de diabétiques.

Pour le gouvernement américain il est donc essentiel pour ces malades potentiels de faire attention à leur alimentation et de pratiquer une activité physique régulière. Beaucoup sont en surpoids, et une perte de 7 petits kilos serait extrêmement bénéfique.

Mais le problème est que la plupart ignorent leur condition… C’est pourquoi les autorités encouragent les généralistes à pratiquer un dépistage en prescrivant la mesure de la glycémie de manière plus courante…

En France, la question du “pré-diabète” n’est pas d’actualité, mais le modèle américain pourrait inspirer le gouvernement… En attendant, vous pouvez demander à votre médecin de mesurer votre glycémie.

Journée mondiale du diabète 2010

600 000 diabétiques français s’ignorent… Etes-vous à risque ?

3,4 millions, c’est le nombre de Français atteints d’un diabète de type 2. Une estimation certainement en dessous de la réalité puisqu’en France, près de 600 000 diabétiques ne seraient pas diagnostiqués, selon l’étude Entred1. Cette année, la Journée mondiale du diabète est placée sous le signe de l’éducation et de la prévention.

A l’occasion de la Journée mondiale du diabète, le 14 novembre 2010, les professionnels de santé et les associations se sont mobilisés pour sensibiliser le grand public au diabète et aux graves conséquences de cette maladie, quand elle n’est pas prise en charge à temps.

Une maladie fréquente mais encore méconnue

Près de 8 Français sur 10 estiment bien connaître le diabète, selon le résultat d’une étude2 menée auprès de 2010 personnes âgées de plus de 40 ans. Pourtant, malgré cette apparente connaissance de la maladie, 32 % des personnes qui sont objectivement à risque l’ignorent.

“Ces chiffres sont alarmants, surtout lorsqu’on sait que la majorité des patients qui viennent nous consulter de façon tardive présentaient des facteurs de risque connus”, déplore le Pr Fabrizio Andreelli, diabétologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

Par ailleurs, 37 % des participants avouent ne jamais avoir eu recours au dépistage. Une proportion qui diminue avec l’âge. Ce dépistage se fait majoritairement via une prise de sang, mais aussi par le lecteur de glycémie d’un proche et plus rarement par l’intermédiaire de la médecine du travail.

Le diabète de type 2 représente la deuxième cause d’affection de longue durée en France. Chaque jour, environ 400 nouveaux patients sont diagnostiqués. “Aujourd’hui, le diagnostic précoce est le seul moyen de retarder l’apparition de la maladie et de prévenir ses complications”, explique le Pr Andreelli. Chez les personnes à risque, ce dépistage doit être renouvelé tous les 3 ans.

Identifier les facteurs de risque et se faire dépister
“Le diabète de type 2 est de plus en plus fréquent, surtout à cause de nos modes de vie, de notre alimentation et de notre activité physique”, indique le diabétologue. En effet, alors qu’on dénombre 3,5 millions de diabétiques aujourd’hui en France, on pourrait en compter près de 5 millions d’ici 20203.

Les facteurs de risque sont pourtant connus : l’âge (plus de 45 ans), le surpoids ou l’obésité, l’hypertension artérielle, des antécédents familiaux ou un antécédent de diabète transitoire comme lors d’une grossesse. La silhouette joue également un rôle très important, le risque est augmenté à partir de 80 cm de tour de taille pour une femme et 94 cm pour un homme.

Un des objectifs de la Journée mondiale du diabète est justement de permettre à chacun de prendre conscience de ces facteurs de risque. “Le dépistage du diabète est primordial. Plusieurs études internationales montrent qu’en 3 ans, on peut éviter l’apparition d’un diabète de type 2 chez 60 % des patients à haut risque”, assure le spécialiste. “C’est possible en perdant seulement 3 à 4 kg, en améliorant son alimentation et en retrouvant une activité physique régulière”, ajoute-t-il.

Des conséquences graves
“Le problème avec le diabète de type 2, c’est que les patients ne s’aperçoivent pas de l’évolution de la maladie, c’est un vrai “tueur silencieux”. Mais à partir de 10 ans de diabète non contrôlé, les complications sont souvent très graves, et il est alors trop tard”, avertit le Pr Andreelli.

Dans le monde, cette affection est la première cause de cécité, de dialyse pour insuffisance rénale et d’amputation d’origine non traumatique. Ces trois complications étant souvent associées, selon le diabétologue.

Par ailleurs, à un diabète de type 2, s’ajoutent souvent une hypertension ou un mauvais cholestérol, responsables de maladies cardiovasculaires. Ainsi, on estime que le diabète de type 2 est responsable en France d’environ 27 000 décès par an, soit 5 % de la mortalité globale.

Education et prévention au centre de la lutte contre le diabète
Pour éviter les graves conséquences du diabète de type 2 et limiter son évolution, un dépistage précoce s’impose. La Journée mondiale du diabète ouvre donc un mois entier de mobilisations, marquées par l’éducation et la prévention du grand public via des affiches de sensibilisation et des brochures pour évaluer ses facteurs de risque.

“Cette journée est aussi l’occasion de rappeler ce qu’est le diabète de type 1, plus rare mais pas moins dangereux”, rappelle le Pr Jean-Jacques Robert, pédiatre diabétologue à l’hôpital Necker-Enfants malades à Paris. En effet, ce type de diabète touche principalement les enfants et les adolescents, avec 1 700 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France.

Souvent brutal, ce diabète peut évoluer très rapidement ; il cause ainsi environ 5 décès par an. “Une soif intense, une importante envie d’uriner ou une importante perte de poids, doivent conduire les parents à consulter très rapidement”, prévient le Pr Robert.

Pour comprendre le diabète et apprendre à vivre avec, l’Association française des diabétiques (AFD) organisera du 12 au 14 novembre 2010 son salon annuel du diabète. Renommé cette année “Les 72 heures d’équilibre, à l’écoute de notre santé”, ce salon se déroulera à Paris et sera ponctué de conférences et d’ateliers pratiques pour tout savoir sur le diabète. Ouverte aux petits comme aux grands, l’entrée de ce salon est gratuite.

Alors que les facteurs de risque de développer un diabète de type 2 sont aujourd’hui bien connus, trop de Français à risque s’ignorent. Parce que seul un dépistage précoce permet de retarder la maladie et de prévenir ses complications, n’hésitez pas à en parler à votre médecin.

Le lien génétique entre diabète et obésité

Marché aux fruits

Le lien génétique entre diabète et obésité trouvé par une équipe franco-japonaise

Des chercheurs français et japonais viennent de découvrir que des anomalies du gène AMP1 favorise l’apparition de la forme la plus répandue de diabète (type 2). Ce gène est responsable de la fabrication d’une hormone, l’adiponectine. Produite dans les tissus graisseux, elle aurait plusieurs rôles :

Celui de normaliser les taux de graisse sanguin dans les muscles et le foie ;
Mais également de réguler l’action de l’insuline.
Cette découverte pourrait déboucher sur la mise au point de nouveaux traitements du diabète et de l’obésité. Selon les chercheurs, 30 % du risque génétique du diabète est lié à des mutations de ce gène AMP1.

Alain Sousa
Source : Nature Medicine, august 2001, vol7, n°8, pp 941-946

Verrines de Noël en recettes de cuisine

Noël, grandes recettes pour petits plats !

Noël se prête tout à fait à l’élaboration de verrines : colorées, variées, savoureuses et ludiques à préparer, les verrines seront les préparations de ce Noël 2010. Les verrines de Noël seront joliment décorées, en accord avec les produits de saison, agrémentées pourquoi pas de petits accessoires festifs ! On pourra choisir entre verrines salées et verrines sucrées, mais ne pas se départir de créativité en imaginant des cuillères apéritives, des tapas ou encore des verrines revisitées ! Vous trouverez toutes les recettes que vous souhaitez : produits de saison, formes de verrines, couleurs, textures, vaisselles et bien sûr les saveurs ! Découvrez tous nos menus autour des verrines, pour réussir vos fêtes de fin d’année ! N’oubliez pas, que Recettes -et-terroirs est à présent à vos côtés !

Ah les verrines… C’est incroyable de constater que cette manière de présenter les mets remporte un tel succès chez nous.

Saviez vous que c’est Philippe Conticini qui le premier, alors qu’il était chef du restaurant Pétrossian, a eu l’idée de servir un dessert dans un verre ?

Certains, toujours à l’affût des tendances, annoncent que la verrine n’a plus beaucoup d’années à vivre, d’autres pensent qu’on ne s’en lassera jamais. Peu importe qui a raison, vivons l’instant présent et réjouissons nous de pouvoir encore une fois tremper nos petites cuillères dans ces délicieux petits contenants.

Très faciles à préparer, vous n’aurez que deux impératifs à respecter. Le premier étant d’avoir assez de contenants, ce qui devient un jeu d’enfant avec l’offre considérable dans les boutiques, ainsi que votre imagination débordante pour détourner par exemple de vieux verres à liqueurs. Le second étant de disposer d’un pichet à bec verseur pour remplir sans encombre les verrines. Vous pouvez également vous servir d’une poche à douille pour les préparations plus épaisses, mais ce n’est pas une obligation, le pichet faisant très bien l’affaire.

Pour le reste, c’est vous le chef.