Huile de palme

HUILE DE PALME – DECOUVERTE

Le palmier à huile ou en latin le Elaeis guineensis est l’un des plus grands de l’espèce palmier et produit plus d’huile par hectare que toute autre plante oléagineuse. L’huile de palme est maintenant la seconde huile végétale dans le monde, après l’huile de soja, avec une production annuelle de régimes de fruits frais photo ci-contre approchant 100 millions de tonnes par an.

L’huile de palme a une forte teneur en vitamines A et carotène et en vitamines E. Elle est le plus souvent utilisée en Afrique de l’ouest pour préparer des plats savoureux, essayez ces recettes avec les félicitations de notre site web, comme-ci contre le Canja.

HUILE DE PALME – SAVOIR ACHETER

Peut-on utiliser une huile après la date indiquée sur la bouteille ?

Oui, car il s’agit d’une date de meilleure utilisation et non pas d’une date limite de consommation. L’huile est un produit qui vieillit avec le temps et lorsque les années passent elle prend un goût et une odeur de rance désagréables. Ce rancissement ne la rend toutefois pas nocive pour la santé.

Combien de temps puis-je conserver mon huile après ouverture ?
Environ un mois, mais ce délai peut être supérieur car tout dépend de la quantité d’air contenue dans la bouteille. Moins il reste d’huile, plus le délai sera court. En pratique, vous pouvez la consommer tant qu’elle n’est pas rance. En effet, il n’y a pas de développement de bactéries ou de moisissures possible dans l’huile.

Quelle est la meilleure huile pour la santé ?
Aucune huile n’est mauvaise. Chaque huile étant différente, il convient pour un bon équilibre alimentaire de varier les huiles (tournesol/soja/olive ou colza/tournesol,…) ou d’utiliser des combinaisons d’huiles étudiées à cet effet (type Isio 4).

Quelle est l’huile recommandée pour les régimes amaigrissants ?
Toutes les huiles ont la même valeur énergétique : 900 kilocalories (ou, 3700 kilojoules) pour 100 g d’huile donc on ne peut pas en recommander une en particulier, qui serait par exemple “allégée”. Mais il ne faut surtout pas supprimer les huiles de son alimentation même lors d’un régime amaigrissant car elles contiennent les acides gras essentiels que notre organisme ne peut pas fabriquer.

Puis-je utiliser en cuisson les huiles gourmandes Le jardin d’Orante ?
Oui, les huiles gourmandes Le jardin d’Orante s’utilisent aussi bien en assaisonnement qu’en cuisson. Elles se marient à merveille à toute votre cuisine : pour vos salades mais aussi pour faire revenir vos légumes et cuisiner vos viandes.

Peut-on faire de la pâtisserie à l’huile ? Comment remplacer le beurre par de l’huile ?
Oui. Pour 100 g de beurre, il faut 84 g d’huile, soit 8 cuillerées à soupe environ.

Pourquoi mon huile d’olive ou mon huile d’arachide a-t-elle un aspect inhabituel ?
Il s’agit de la conséquence d’un phénomène tout à fait normal : le figeage. En effet, l’huile est un produit qui fige sous l’action du froid. L’huile d’olive peut figer à partir de +14 °C et l’huile d’arachide à +17°C.
Il faut savoir que le figeage est parfois tenace et demeure à température ambiante. Pour défiger l’huile, il convient d’agiter fortement la bouteille et de la mettre à tremper quelques minutes dans de l’eau chaude, elle redevient alors parfaitement fluide et consommable. Le figeage ne modifie pas la composition ni la qualité de l’huile.

Quel est le pourcentage d’acidité de vos huiles d’olives ?
Toutes nos huiles d’olives ont l’appellation huile d’olive vierge-extra, ce qui correspond à une acidité inférieure à 1g pour 100 g d’huile.

Pourquoi une huile est-elle meilleure qu’une autre en friture ?
En effet, certaines huiles supportent mieux la friture que d’autres. C’est leur composition en acides gras qui est à l’origine de ces différences.
Les huiles riches en acides gras monoinsaturés (acide oléique) comme l’huile d’arachide, l’huile d’olive, l’ Oleïsol ou le colza par exemple sont adaptées à la friture. Renouvelez le bain après 12 utilisations. L’huile de tournesol, bien que moins riche en acides gras mono-insaturés, peut aussi être utilisée pour les fritures. On veillera alors tout particulièrement à respecter les conseils d’usage et à renouveler le bain après 10 fritures.

Peut-on frire avec une huile de Colza ? de Soja ?
oui, à condition de respecter les règles d’usage.
Sachez tout de même que de ces 2 huiles, c’est le colza qui supporte le mieux la friture du fait de sa richesse en acides gras mono-insaturés.

Est-il vrai que l’huile de Palme est meilleure que les huiles de Tournesol ou Arachide en friture ?
D’un point de vue pratique : OUI
L’huile de Palme permet un stockage plus facile puisqu’elle fige à température ambiante.
De plus, l’huile de palme a une résistance à chaud plus importante que le tournesol.

D’un point de vue nutritionnel : NON
L’huile de palme est riche en acides gras saturés, qui consommés en excès sont athérogènes.
L’objectif nutritionnel aujourd’hui est de diminuer au maximum la consommation de ces acides gras, qui consommés en excès augmentent les risques de maladies cardiovasculaires.

Quelles sont les précautions à respecter lors d’un usage d’huile en friture ?
Température maximale conseillée=180°C.
Essuyer les aliments avant de les plonger délicatement dans l’huile chaude pour éviter des projections.
Eviter de laisser fumer l’huile et renouveler la totalité du bain après 10 à 12 fritures. Filtrer l’huile après chaque utilisation et ne pas ajouter d’huile fraiche dans un bain usé.

Développer l’ huile de palme

Burotropfut officiellement créé en 1990 par un groupe de scientifiques et administrateurs européens qui reconnaissaient, depuis 1984, le besoin de coordonner les différentes activités de recherche et développement en cours, envisagées ou nécessaires pour deux cultures tropicales pérennes: le cocotier et le palmier à huile.

Ils ont reconnu la nécessité d’un soutien financier et technique supplémentaire afin d’intensifier l’effort de recherche qui était de qualité inégale et qui par rapport à la valeur économique des cultures était doté de moyens insuffisants et dépourvu de la sécurité de financement qui est tellement importante dans le cas de cultures pérennes.

Ils ont identifié comme une des contraintes majeures aux efforts précédents pour entamer une approche coordonnée de la recherche dans ces cultures, le fait que le cocotier et le palmer à huile n’étaient pas généralement considérés comme des cultures vivrières, ni comme ayant une potentiel économique important chez les petits planteurs.

Face à la réalité d’un secteur agricole ayant des systèmes de production, de transformation et des produits finis bien plus diversifiés que ceux que l’on peut déduire des chiffres officiels de production, on observe un effort de recherche qui est insuffisant à la fois par les sujets couverts et par le niveau de coopération entre les régions géographiques, les secteurs privé et public, et par ses interventions dans la filière de production. transformation et commercialisation.

Au début de l’année 1985, plusieurs agences européennes de recherche ont reconnu la nécessité de donner un nouveau souffle à la recherche sur les oléagineux tropicaux pérennes, en particulier le palmier à huile et le cocotier, et se sont mis d’accord pour créer une structure internationale. A cette fin ils ont sollicité une aide financière de la part de la Commission de la Communauté Européenne (Le programme de recherche et développement de la DG XII), permettant ainsi à plusieurs institutions européennes de coopérer à l’aboutissement d’un but commun. Une étude sur le marché des oléagineux conduite sous les auspices de la CEE dépeignait la situation globale, identifiait les besoins en R&D et proposait des options institutionnelles pour aider à résoudre ces problèmes.

Suite à cette étude six pays membres de la CEE (Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Portugal et Royaume Uni) décidèrent de collaborer dans le cadre de la CEE en soutenant la recherche-développement cocotier et palmier à huile. Au début de l’année 1989 la CEE décida de contribuer au budget de fonctionnement pour une période de trois ans (Août 1989-Juillet 1992) dans le cadre du Programme Science et Technologie pour le Développement (STD II). Ce contrat a été renouvelé pour une période de 4 ans jusqu’en 1996.

Un comité directeur temporaire fut créé en Juillet 1989. l’organisation fut inaugurée et le Bureau pour le Développement de la Recherche sur les Oléagineux Tropicaux Pérennes (BUROTROP ) commença son activité en mars 1990.

Dans les années précédentes le secteur public international avait montré un intérêt considérable pour le cocotier. l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à travers son Groupe de travail technique sur la production, la protection et la transformation du cocotier, avait organisé une série d’ateliers internationaux qui étaient les seuls centres de débats internationaux qui analysaient les besoins en matière de recherche et développement. Une organisation soutenue par la FAO, connue sous le nom de Conseil International du Jaunissement Mortel, avait également travaillé sur un sujet, assez limité mais ayant une forte incidence. Ces organismes avaient tous cessé de fonctionner quelques années avant l’inauguration de BUROTROP .

La recherche cocotier était surtout menée par des Systèmes Nationaux de Recherche Agricole (SNRA): notamment en Inde, Sri Lanka, Philippines, Indonésie, Thaïlande, Caraïbes, Côte d’Ivoire, Pacifique Sud et les Seychelles. l’ organisme français, Institut de Recherche pour les Huiles et les Oléagineux (IRHO, maintenant intégré dans le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement – Cultures Pérennes- CIRA-CP) fournissait le plus grand soutien à plusieurs de ces programmes nationaux.

Dans la région du Pacifique, la recherche a été depuis longtemps coordonnée par l’Asian and Pacific Coconut Community (APCC) et la Commission du Pacifique Sud (CPS). Une des réalisations majeures de l’APCC est la création des réunions de la Tribune Permanente sur la Technologie Cocotier (COCOTECH). En ce qui concerne le palmier à huile, la plupart de la recherche financée par le secteur public était effectuée dans les SNRA avec l’aide bilatérale de quelques donateurs, à nouveau principalement l’IRHO, le Secteur privé ainsi que quelques associations de producteurs comme cela a été le cas en Colombie avec FEDEPALMA, pour résoudre les problèmes sur leurs plantations.

En Asie, le PORIM (Palm Oil Research Institute of Malaysia) en Malaisie soutient la recherche palmier. Des recherches importantes sont aussi effectuées en Indonésie, Thaïlande, Papouasie Nouvelle Guinée et l’Inde. Cependant les résultats obtenus ne sont pas toujours valables pour d’autres régions du monde.

La recherche palmier à huile sur une niveau régional est organisée en Afrique par l’Association pour le Développement du Palmier à Huile (ADPH) assistée par la FAO. Cette association coordonne la recherche effectuée au Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigéria et Zaïre.

En Amérique Latine, un réseau sur la recherche palmier à huile fut créé sous l’égide de l’Institut Interaméricain pour la Coopération en Agriculture (IICA), PROCIANDINO et PROCITROPICOS.

Avant la création de BUROTROP , la FAO avait également mis en place des réseaux similaires en Amérique latine et dans les Caraïbes pour le palmier à huile. Les pays les plus concernées par le palmier à huile de la région sont la Colombie, l’Équateur, le Brésil, le Venezuela, le Costa Rica,le Honduras, le Pérou et le Surinam.

L’Histoire du palmier à huile et du cocotier

Dans l’histoire récente le cocotier et le palmier à huile ont été considérés en premier lieu comme sources de matières premières industrielles.

Ceci a profondément influencé la perception des systèmes de cultures appropriées, en mettant l’accent sur le développement de plantations commerciales à grande échelle, en produisant de la matière première pour les industries de transformation basées dans les pays développés du “Nord”. En conséquence, une grande partie de l’effort de recherche s’est concentrée sur ces systèmes de culture à grande échelle et sur la transformation primaire. Le cocotier et le palmier à huile ont longtemps été considéré comme des cultures à produit unique.

Cela a été la raison pour laquelle certains aspects de la culture des palmiers qui ont été négligés depuis l’époque pré-industrielle jusqu’au développement de la culture de plantation industrielle. Ces aspects sont sûrement plus importants pour l’avenir des cultures que l’orientation industrielle qui domine aujourd’hui.

Le premier point est que ces deux espèces de palmiers ont toujours eu une importance primordiale pour les petits planteurs, en tout les cas en Afrique en ce qui concerne le palmier à huile et presque partout en ce qui concerne le cocotier. Dans une publication récente on apprend qu’au moins 96% de la production mondiale de noix de coco vient des petits planteurs (Gabrielle S. Persley: “Replanting the Tree of Life, Towards an International Agenda for coconut palm research”, CAB International 1992, ACIAR, CGIAR). La situation est différente pour le palmier à huile, à cause de la prédominance des systèmes de production industriels de l’Indonésie et de la Malaisie. Alors que dans la région d’origine du palmier à huile en Afrique de l’Ouest et Centrale le système de production prédominant est celui de la culture à petite échelle.

Le deuxième point est que dans les systèmes de culture à petite échelle, les palmiers ont toujours fourni plus que seulement de l’huile à la communauté dans laquelle ils étaient cultivés. Ils sont la source première de matériaux de construction. Ils sont également une importante source de fibres, Leurs fruits sont consommés crus ou préparés d’innombrables façons. Leur sève est à la base de la fabrication de boissons alcoolisées dans beaucoup de communautés rurales. D’autres usages, beaucoup trop nombreux et variés pour être expliqués d’une manière exhaustive ici, enracinent les palmiers dans la vie sociale et économique de beaucoup de communautés rurales où ils sont cultivés.

Un mot sur l’auteur :

Pierre Marchesseau

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