Omble Chevalier

OMBLE CHEVALIER – HISTOIRE

L’omble chevalier, en latin le Salvelinus alpinus Linné, 1758, est de la famille des salmonidés. On l’appelle également l’omble arctique ou la truite rouge. Ses noms courants Noms étrangers sont l’artic-char en GB, le see sabling en All. L’omble-chevalier présente une morphologie comparable à celle de la truite.

Le genre Salvelinus se distinguant du genre Salmo par des écailles plus petites, plus de 200 sur la ligne latérale. La coloration est très variable en fonction du milieu et du stade physiologique. Les ponctuations sur les flancs ne sont jamais vermiculées. En période de reproduction les couleurs s’intensifient et en particulier les bords d’attaque des nageoires prennent une couleur blanc laiteux, alors que les flancs deviennent rose-orangé.
Taille : elle peut dépasser 80 cm.

C’est une espèce d’origine boréale, l’omble-chevalier est sous nos climats une espèce lacustre autochtone dans plusieurs lacs, Leman, le Bourget. D’une façon générale la reproduction a lieu en hiver au mois de décembre en général, mais des pontes printanières ne sont pas exclues. Les frayères sont souvent situées à plusieurs dizaines de mètres de profondeur sur des substrats constitués de matériaux assez grossiers parcourus par des courants sous lacustres (Dussart, 1952, 1955). Certaines formes peuvent se reproduire plus en surface. Les ovules sont de grande taille de 4 à 5 mm,la fécondité est faible environ un millier d’ovules par kilo de femelle. A l’éclosion en avril les alevins mesurent environ 15 mm. La durée de vie est relativement longue entre 10 et 20 ans.

Cette espèce a fait l’objet de soutien d’effectifs dans les plans d’eau où elle était autochtone comme au lac du Bourget et d’introduction dans des lacs et retenues artificielles des Alpes, des Pyrénées, du Jura, des Vosges et du Massif Central (D’Aubenton, 1979 Chimits, 1955, 1960).
Son extrême sensibilité à la pollution espèce d’eau froide et très oxybionte la rende particulièrement vulnérable à la dégradation de la qualité des eaux des milieux lacustres profonds.
Cette espèce est susceptible de bénéficier de mesures de protection prises dans le cadre d’un arrêté de biotope (arrêté du 8/12/88).

Il est presque exclusivement recherché à la traîne au treuil dans dans les grandes profondeurs des lacs entre 20 et 70 mètres de profondeur avec une cuillère ou un poisson nageur. Il est rare de le retrouver à porter d’un lancer sauf dans certains lacs qui s’y prêtent; il se pêche alors comme la truite.

Un mot sur l’auteur :

Pierre Marchesseau

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