Vin des Côtes du Rhône

VIN DES COTES DU RHONE – HISTOIRE

Par vocation la Vallée du Rhône a toujours été un passage privilégié entre le monde méditerranéen et l’Europe septentrionale ou atlantique.
Dès l’Antiquité, les Grecs s’infiltrent au coeur de la Gaule où ils pratiquent des échanges commerciaux. La culture de la vigne et du vin se poursuit avec l’arrivée des Romains en 125 avant J.C.

Dès le premier siècle après J.C., la concurrence entre les vignes reprend entre l’Italie et la Gaule Rhodanienne. C’est dans ce contexte qu’il convient de dater la construction de la villa gallo romaine du Molard, à Donzère et les ateliers d’amphores de la région.
Ces amphores fabriquées sur place, servaient au transport des vins et des sauces de poisson. Ces découvertes archéologiques, alliées à une étude historique déjà ancienne, permettent de situer l’origine des Côtes du Rhône comme antérieure à bien d’autres régions viticoles françaises.

Les Romains créent la ville de Vienne, puis le vignoble de Vienne dont la renommée est grande. Ils mettent en valeur la campagne viennoise avec d’immenses travaux de défonçage, plantation de la vigne et construction de murettes protégeant les terrasses. Les coteaux très accidentés de la rive droite séduisent les Romains – Côte Rôtie à Saint Joseph – et s’annexent plus tard ceux de la rive gauche – Hermitage – Ils font de cette région une des plus belles de la Gaule Narbonnaise. Dès le premier siècle ils ont donné l’impulsion d’un vignoble commercial.

Dès le XIVème siècle, installés à Avignon, les Papes firent appel aux vignobles de proximité pour leurs besoins. Jean XXII le deuxième des sept papes fit bâtir le château de Châteauneuf du Pape. Benoît XII le troisième lance la construction du Palais des Papes.
Les XVII et XVIIIèmes siècles marquent le progrès de la viticulture rhodanienne.

Au XVIIème siècle, la “Côte du Rhône” est le nom d’une circonscription administrative de la Viguerie d’Uzès (Gard) dont les vins sont réputés. Une réglementation intervient en 1650 pour protéger leur authenticité de provenance et garantir leur qualité.

Un Édit du Roi de France prescrit, en 1737, que tous les fûts destinés à la vente et au transport doivent être marqués au feu par les lettres “C.D.R.”.
Ce n’est qu’au milieu du XIXème siècle que la Côte du Rhône devient les Côtes du Rhône en s’étendant aux vignobles situés sur la rive gauche du Rhône. Cette notoriété, acquise au fil des siècles, est validée par les Tribunaux de Grande Instance de Tournon et d’Uzès en 1936.

Au XXéme siècle dans les années 30 sous l’impulsion du Baron Le Roy – homme audacieux et visionnaire – cette notoriété s’accentuera et prendra forme en 1937 par la consécration de l’AOC – Appellation d’Origine Controlée – Côtes du Rhône.

L’A.O.C., c’est la reconnaissance d’une réalité et d’une tradition rassemblant plusieurs éléments : un ou plusieurs cépages, un terroir, un savoir-faire viti-vinicole. Un organisme officiel national, l’I.N.A.O., fixe et contrôle les règles qui garantissent que les produits d’A.O.C. sont conformes aux critères de : production, délimitation parcellaire, cépages, méthodes culturales, récoltes, vinification. Pour avoir le droit à l’A.O.C., un vin doit de plus être soumis obligatoirement à une analyse et à une dégustation qui contrôlent sa typicité et sa qualité.

VIN DES COTES DU RHONE – Les vignobles

Les vignobles du nord:

Côte Rôtie

La Côte Rôtie, avec ses pentes, ses collines trempées de soleil, produit un vin rouge chaleureux, robuste, d’arôme corsé et richement coloré. Durs et foncés dans leur jeunesse, les vins deviennent plus doux et développent un excellent bouquet en prenant de l’âge (violette et framboise). Deux cépages dominent la production : le viognier et surtout le syrah. Les vins de Côte Rôtie sont souvent considérés comme les meilleurs Côtes du Rhône.

Légendes du vignoble de Côte Rotie
Au Château d´Ampuis, un beau jour de 1553, on servit aux invités un plat inconnu : les premiers dindons que l´on servait en France !
Connaissez vous l´origine de la Cote Brune et de la Cote Blonde ?

Un riche seigneur d´Ampuis avait deux filles, enviées dans tout le royaume. L´une était blonde, l´autre brune !

Chacune d´elle reçut en dot un coteau planté de vigne. Depuis ce temps, ceux-ci portent le nom, l´un de Côte Brune, l´autre de Côte Blonde !

L´histoire de la Côte Rôtie
La vigne est plantée ici depuis les temps les plus reculés. Il y a 2000 ans, les auteurs latins Martial, Pline l´Ancien, Columelle, et le grec Plutarque parlait déja des vins de la Côte Rôtie sous le nom de ´vin viennois´.

On retrouve au VI° siècle des écrits qui parlent des vins d´Ampuis et de la Côte Rôtie. La réputation des vins d´Ampuis ne fera ensuite que s´accroître et les vins se retrouvent sur les tables princières d´Angleterre, de Prusse, de Russie et de France bien sur.

1890 est la date d´apogée du vignoble. Malheureusement, le phylloxera passe par là, et le vignoble est annéanti. Ce n´est que dans les années 50 et 60, que la volonté d´un certain nombre de viticulteurs dynamiques fera renaître ce vignoble de ses cendres. Le vin de Côte Rôtie a aujourd´hui retrouvé toutes ses lettres de noblesse pour notre plus grand plaisir !

Hermitage

Le coteau de l’Hermitage domine la petite ville de Tain l’Hermitage. Les premières plantations datent du 10ème siècle mais c’est sous Louis XIV que l’Hermitage obtint ses lettres de noblesse.

Il était le cru préféré à la cour des tsars de Russie. Les vins rouge d’ Hermitage sont généreux et ont du corps, d’arômes puissants et d’un bouquet complet.

Ils supportent bien l’âge et avec la maturité deviennent plus doux et plus moelleux.

Terroir
Le vignoble d´Hermitage s´étend sur 3 communes de la Drôme : Tain-l´Hermitage, Crozes-Hermitage et Larnage.

Les sols sont constitués d´arènes granitiques recouvertes de micaschistes et de gneiss. On retrouve également la présence de plages de cailloux ronds alluvionnaires, à l´origine de lieux-dits dans l´Appellation : Bessards, Greffieux, Méal, Rocoule, Beaumes etc…

Ermitage ou hermitage
On raconte dans le pays, que le Chevalier de Sterimberg, las de pourfendre les Albigeois, décida de se consacrer à la prière et à la culture de la vigne autour d´un ermitage, en haut de la colline de Tain !

Les vins
Hermitage est une des plus petites appellations des Côtes du Rhône avec 117 hectares.

Les vins sont issus de Syrah pour les vins rouges (avec jusqu´à 15% de Marsanne et de Roussanne), Roussanne et Marsanne pour les vins blancs.

On raconte qu´au début du siècle, les vins d´Hermitage servait à renforcer les vins rouges de Bordeaux !

Nous vous recommandons particulièrement les millésimes suivant : 1978, 1983, 1986, 1988, 1990, 1991.

Condrieu

Le Condrieu est considéré comme un vin exceptionnel mais rare. La superficie est seulement de 93 hectares. Le cépage exclusif est le viognier. C’est un vin gras, riche en alcool, doré et rond en bouche. Il exhale des parfums d’amande, de poire ou d’abricot.

Sur 90 hectares, le cépage viognier colonise des terrasses étroites sur les sinueuses berges du Rhône.

La terre est sévère, granitique. On y accède sans difficulté, par des escaliers taillés à même le roc.

Condrieu, AOC depuis 1940, est la Côte Chéry, cest le village des Culs de Piau, ces mariniers à culottes renforcées de cuir.

En 1690, Condrieu était vin de liqueur. Cette AOC, sur la rive droite, à 12 KM, au sud de Vienne, continue sur 7 communes, à produire des secs et secs moelleux, aux arômes de fleurs, de violette et dabricot.

Les mariages les plus heureux se font avec les foies gras, les poissons nobles de mer et de rivière, poularde en gelée, fromages, Saint-Marcellin, le chèvre du Dauphiné !

Saint Joseph

Les vignobles de Saint Joseph sont situés sur le département de l’Ardèche. La superficie dépasse les 500 hectares. Les rouges sont vinifiés à partir du Syrah.

Ils sont plutôt légers et élégants, peu tanniques. Les vins blancs proviennent de la roussanne et de la marsanne. Ils sont gras et fruités.

La puissance et l’élégance par Jacques Dupont

Sa révolution, saint-joseph l’a faite dans les années 90. Bien avant que des poussées de fièvre sur les marchés export provoquent colloques et comités, commissions et comptes rendus.

Grosso modo, les vignerons d’ici se sont inspirés du vieux précepte : un petit chez-soi vaut mieux qu’un grand chez les autres. Aussi ont-ils drastiquement organisé une révision à la baisse de leur aire d’appellation.

L’idée était la suivante. On peut avoir sous une même étiquette des goûts différents, des vins d’expressions variées recouvrant une diversité intéressante de terroirs, mais pas trop.

Autrefois, saint-joseph était un joyeux éparpillement de goûts et de densités. On pouvait y trouver des vins à boire quasiment dans l’année, comme des rouges qui rappelaient par leur complexité la côte-rôtie.

En 1956, l’obtention de l’appellation d’origine contrôlée avait permis de maintenir la vigne dans cette région où le paysan a toujours oscillé entre l’arboriculture.
les abricots, notamment, le maraîchage et le raisin.

Cure d’amaigrissement.
Beaucoup, dans la région, se souviennent de l’époque dans les années 70, avant que les côtes-du-rhône du Nord deviennent à la mode, où le kilo d’abricots se négociait plus cher qu’une bouteille de saint-joseph ou de cornas !

En 1969, une extension mal préparée de la zone d’appellation introduisait dans celle-ci des parcelles qui n’auraient jamais dû y figurer et qui, à terme, compromettaient son image.

Pour résumer, saint-joseph est un vin qui trouve sa subtilité et son corps sur les pentes et les coteaux qui bordent la vallée du Rhône et pas au-delà, sur les plateaux où climat, ruissellement des eaux, expositions et sols sont très différents.

Au milieu des années 90, après quelques discussions, il fut décidé par les vignerons qu’une nouvelle délimitation plus restrictive serait demandée à l’Inao.

Saint-joseph a alors subi une cure d’amaigrissement, passant de 7 000 hectares à 3 500 environ. Il s’agit là de surfaces potentielles, car tout n’était évidemment pas planté. Cette décision s’est accompagnée de mesures de temporisation qui laissent le temps à ceux qui avaient planté dans les zones déclassées de se réinstaller à l’intérieur du nouveau périmètre.

On est aujourd’hui à près de 800 hectares plantés et les droits de plantation annuels sont limités à 30 hectares. Ce n’est pas plus mal, car, avec une croissance trop rapide, on n’arriverait plus à maintenir la qualité et à valoriser nos vins, explique Joël Durand, actuel patron de l’appellation.

L’ancien président Cornu-Chauvin nous avait placés sur une bonne route, en travaillant notamment sur les rendements limités. Il ne fallait pas changer grand-chose.

Nous sommes partis sur une communication différente pour se raccrocher au terroir.

Les cours et la qualité grimpent.
Les vignerons ont ainsi créé des îlots vitrines, bien visibles depuis la route nationale, de belles parcelles rachetées par une organisation foncière et confiées aux caves coopératives de Saint-Désirat et Sarras.

Le but était de stimuler l’envie de cultiver de nouveau les coteaux. Les gens qui décident d’y aller bénéficient de droits de plantation supplémentaires.

Apparemment, le système fonctionne. Depuis l’implantation des îlots vitrines, les coteaux redeviennent peu à peu des vignobles, les cours grimpent, la qualité aussi. Dégustés à l’aveugle, les vins de cette appellation se révèlent très homogènes.

Peu de canards boiteux, quelques excès de boisé, le millésime 2000 semble mal le supporter, comme partout aujourd’hui, et surtout des cuvées très proches. Après, c’est affaire de goût.

L’appellation est étendue et les terroirs varient : certains vins insistent sur la puissance, d’autres sur l’élégance…

Fiche signalétique
SURFACE : 795 ha.
SITUATION : le Chili rhodanien. Il s’étend tout en longueur sur la rive droite du Rhône, de Chavanay au nord à Guilherand au sud, sur plus de 50 km.
SOLS : schistes et gneiss avec parfois des sables grossiers sur un socle granitique. Coteaux exposés sud/sud-est.
CÉPAGES : syrah en rouge, roussanne et marsanne en blanc.

MILLÉSIMES :
2001 : un mois de septembre froid, plus favorable aux blancs. Les blancs ont conservé de l’acidité, donc de la fraîcheur et du fruit.
2000 : peu d’acidité, des vins assez gras, notamment en blanc, qui se font rapidement et qui nécessitaient peu de bois neuf dans l’élevage pour ne pas les alourdir.
1999 : le vent du Nord en septembre a concentré les baies. Des degrés assez élevés mais équilibrés par des tanins puissants, parfois un peu rustiques, des arômes confits, limite garrigues.
1998 : année de vivacité, petits rendements, en rouge des tanins serrés.

BON USAGE : pour les rouges, viandes en sauce, gibiers, civets, jambon fumé, champignons… Servir à peine plus chaud qu’un bourgogne, vers 16 degrés. En blanc, apéritif, fromages, comté, beaufort, époisses, même les pâtes persillées, charcuterie, poisson grillé aux herbes.

REMARQUE : saint-joseph, dans la hiérarchie des côtes-du-rhône, fait partie du haut du panier. Au même rang que côte-rôtie, saint-péray, petite appellation voisine consacrée aux blancs tranquilles et effervescents, hermitage ou, au sud, gigondas et châteauneuf-du-pape. Un degré en dessous, on trouve les côtes-du-rhône villages suivis du nom (cairanne, rasteau, etc.), puis les côtes-du-rhône villages sans nom ajouté, puis, tout en bas, le côtes-du-rhône simple.

Château-Grillet

C’est une particularité du vin de France. L’appellation Château-Grillet n’appartient qu’à un seul propriétaire (la famille Canet). La surface ne couvre même pas 3 hectares ! C’est pourtant le joyau des vins blancs de la région. Tout comme le Condrieu, il est issu du cépage Viognier : gras, riche en alcool et vieillit superbement.
AOC depuis 1936, Château-Grillet est un vin de légende !

Sur 3,5 hectares, un seul propriétaire produit moins de 10 000 bouteilles par an. Dans une arène granitique, le viognier extirpe le génie dun terroir presque inaccessible.

Le vin est vif et violent, solide et généreux. Il sut, en son temps, séduire le grand Pascal et Thomas Jefferson.

Après deux ans de fût, onctueux, capiteux, toujours complexe, il peut se consommer jeune sur un gratin de queues d’écrevisse ou de caviar…

Les anciens millésimes avaient, dit-on, une certaine capacité de vieillissement… L’unicité de la propriété est à la fois sa force et son talon d’achille.

L’émulation est parfois nécessaire!

Crozes-Hermitage

Crozes-Hermitage est l’appellation la plus étendue des Côtes du Rhône nord est de 950 hectares. Les vins sont moins puissants que son voisin Hermitage, le sol est ici plus riche.
Ils sont fruités et on recommande de les boire assez jeunes.

Terroir
Crozes est le plus grand vignoble parmi les appellations septentrionales avec un peu plus de 1200 hectares. Il s´étend sur pas moins de 11 communes situées dans la Drôme sur la rive gauche du Rhône.

Le terroir est constitué au nord de côteaux granitiques comparables à ceux du voisin Heermitage, tandis qu´au sud, les sols sont à dominante alluviale avec quelques terrasses de cailloux amenés là par le Rhône.

Les vignes sont exposées plein sud, en coteaux, et le mistral y souffle régulièrement.

Histoire
Le vignoble n´est pas aussi ancien que celui d´hermitage, et il s´est développé au cours de ce siècle vers le sud au détriment des cultures fruitières.

Si ne vous connaissez pas les vins des Côtes du Rhône septentrionales, un passage par le Crozes Hermitage s´impose. On trouve de fort bonnes bouteilles à des prix des plus compétitifs.

Elaboration
Les vins rouges sont issus du cépage Syrah auquel les viticulteur peuvent éventuellement adjoindre 15% de Marsanne ou de Roussanne au maximum, 2 cépages blancs.

Pour les vins blancs, sont autorisés Marsanne et Roussanne.

Dégustation des vins de Crozes Hermitage

Les rouges sont d´une couleur rubis intense. Ils révèlent à la dégustation un intense bouquet de fruits rouges, quelques notes de cuir et d´épices.

Les vins blancs sont d´une robe or pâle, limpide. Ils développent un bouquet intense, dominé par la fleur blanche, la noisette.

Les vins de Crozes Hermitage possèdent un potentiel de garde de 5 à 8 pour les rouges et de 3 à 5 ans pour les blancs.

On servira quelques bouteilles de rouges, avec volailles, plats en sauce. Les blancs surprendront à l´apéritif par leur élégance. Ils se distingueront sur sandres et autres poissons de rivière.

Cornas

Située en face de Valence, l’appellation couvre une seule commune celle de Cornas sur 65 hectares. Le Cornas est un vin rouge puissant et tannique. Il faut le garder au moins trois ans pour l’apprécier à sa juste valeur.

Le terroir de Cornas, vin rouge de la Vallée du Rhône

L´aire d´Appellation est limitée à la seule commune de Cornas, sur des sols homogènes, de terrasses très abruptes, soutenues par des murets, et ma présence de quelques dépôts limoneux.

Les côtes sont exposées sud et sud-est, avec un ensoleillement remarquable.

Histoire
Les vins de Cornas connaissent une notoriété ininterrompue depuis le 10ème siècle.

C´est le vin des tables royales par excellence, en France comme à l´étranger.

Au 19ème siècle, il est aussi renommé que les vins de Châteauneuf-du-Pape.

Malheureusement, le phylloxéra puis l´urbanisation ont failli faire disparaître le vignoble ! C´est l´accession au statut d´A.O.C., puis le renouveau de la qualité qui ont permis au vignoble de reprendre son élan.

Les vins
Moins de 100 hectares en production, pour une production de 2 000 hl hectolitres en moyenne. Le Cornas est un vin de privilégiés !

Les vins sont en totalité des vins rouges, issus à 100% du cépage Syrah. Les vins font l´objet d´un long élevage en fut de chênes (jusqu´à 2 ans).

Laissons parler cette citation :

Malgré son grand talent, le Cornas fait assez peu parler de lui. La mode actuelle des bars à vins et des grands Crus des Côtes du Rhône le remet à l´honneur.

Saint Péray

L’appellation Saint Péray est menacée par l’extension de la ville de Valence. Le vignoble couvre moins de 40 hectares.

La spécialité est un vin mousseux sur des cépages Roussanne et Marsanne.

Par ailleurs, Saint Péray produit des vins blancs frais et secs.

Le Saint-Péray, vin blanc de Vallée du Rhône septentrionale

Le vignoble est situé sur deux communes, Saint-Péray et Toulaud dans le département de l´Ardèche.

Les sols sont composés d´un socle granitique couvert de limons, loess et débris calcaires.

Le vignoble est situé en coteaux, ou dans un profond vallon provoquant un micro-climat un peu frais au sein d´une région continentale plus chaude. Ce climat est particulièrement propice à l´élaboration de grands vins blancs.

Histoire
Même si on retrouve trace de la vigne à l´époque romaine, elle a surtout développée à partir du 15ème siècle.
On doit l´apparition du premier ´pétillant´ à un vigneron perspicace, qui en 1825, fit venir un caviste champenois.

En 1829, le premier bouchon de Saint-Péray pétillant pouvait être débouché au pied du vieux château de Crussol !

Les vins
Seulement une cinquantaine d´hectares en production…

Les vins sont issus d´un assemblage des cépages Marsanne, voire Roussanne.

Les vins sont d´une belle couleur or pâle. Le nez est élégant, souvent discret.
fraîchement cueillies.

La bouche est vive, rafraichissante. Le vin est sec et de bonne acidité.

Au cours de la Révolution française, le Saint-Péray, qui portait mal son nom, a pris successivement les noms de Péret-vin-blanc ou de Pauvre Saint-Pierre de l´Eau…

Nous lui préférons Saint Peray, il n´a vraiment pas à rougir de son patronyme !

Les vignobles du sud:
Les vignobles du sud produisent 80 pour cent du vin des Côtes du Rhône.

Châteauneuf-du-Pape

Le Châteauneuf-du-Pape est le vin des Côtes le plus fêté. Le coteau se situe entre Orange et Avignon, dans les plus beaux paysages de la Provence. Là où les Papes avaient leur résidence d’été. Le Châteauneuf-du-Pape est épais, âcre, puissant et très coloré. Il peut être conçu en combinant les 13 cépages autorisés et contrôlés parmi la Syrah, le Grenache et la Clairette.

Appellation: Appellation Châteauneuf du Pape Controlée
Situation: Quelques kilomètres au nord d’Avignon
Lieu: Châteauneuf du Pape et Orange, Sorgues, Courthèzon
Sol: Quartz
Argile rouge sableuse
Superficie: 3,100 ha (7,600 acres)
Production:

13.5 millions de bouteilles
seulement 1% de vin blanc !
Cépages à Châteauneuf:

13 cépages:
Grenache, Syrah, Mourvèdre, Cinsault, Muscardin, Cournoise, Clairette, Bourboulenc, Picpoul, Roussanne, Terret Noir, Picardan, Vaccarese
Type de vin: Vin rouge corsé
Age: 5 à 20 ans
Millésimes:
(recommandés) 2003, 2000, 1998, 1995, 1990, 1989, 1988
Arômes:

Vanille, Fruits rouges, Cannelle.

Déguster avec:
Boeuf rôti, Gibier, Coq au vin.

Fromage: Roquefort, St Marcellin, Langres, Maroilles.

Côtes du Rhône et Côtes du Rhône Village:

Ils sont produits en grande quantité et sont de très bonne valeur pour une consommation quotidienne. Les Côtes du Rhône Villages surtout en rouge sont considérés comme un excellent rapport qualité/prix. Ils peuvent accompagner n’importe quel repas avec bonheur.

Côtes du Rhône Villages
A l’intérieur de l’appellation générique Côtes du Rhône, le label Côtes du Rhône Villages s’appliquent à un nombre limité de villages, en raison de leur histoire, qualité et spécificité. Les meilleurs d’entre eux peuvent ajouter le nom de leur village après Côtes du Rhône, voir ci-dessous.

Les vins des Côtes du Rhône Villages ne sont pas trop corsés, la plupart du temps épicés. Ils sont variés d’une zone à l’autre: riche et capable de vieillir en cave pour les vins de Vinsobres, des rosés très fruités à Chusclan, des rouges et blancs doux et liquoreux à Rasteau, des rouges épicés à Cairanne, etc.

Information sur le vin des Côtes du Rhône Villages:
Appellation:

Appellation Côtes du Rhône Villages Controlée.

Appellation Côtes du Rhône Villages nom du village Controlée.

16 villages peuvent mettre leur nom derrière l’appellation Côtes du Rhône.

Ils représentent 2/3 de la production de Côtes du Rhône Villages

Situation:

Le long du Rhône à l’intérieur de l’AOC Côtes du Rhône
Lieu: 75 villages
Cairanne, Rasteau, Vinsobres, Laudun, Baumes de Venise, Chusclan, etc
Sol: Argile, Argilo-calcaire, Pierres.

Superficie: 4,500 ha ou 11,000 acres.

Production: 19 millions de bouteilles.

Petite production de blanc et rosé.

Cépages en Rhône:

Grenache (50%), Syrah, Mourvèdre.

Type de vin: Vin rouge fruité

Age: 2 à 6 ans

Millésimes: recommandés, 2003, 2000

Arômes: Groseille, Violette, Cannelle.

Déguster avec: Boeuf rôti, Côtelettes d’agneau, Lapin.

Fromage: Bleu d’Auvergne, Camembert, Fourme d’Ambert.

Gigondas

Le vignoble couvre plus de 1 000 hectares sur la seule commune de Gigondas. C’est un véritable vignoble historique.

Il a été développé par Raspail au 14ème siècle. Pourtant son appellation ne date que de 1971.

Les rouges de Gigondas sont puissants et tanniques, sentant bon le terroir et ses arômes, fleurs, réglisse, épices.

Le vignoble de Gigondas s’étend au pied des Dentelles de Montmirail, un fantastique panorama pour un bon vin honnête.

L’histoire du vin à Gigondas remonte au temps des romains. Ils avaient déjà compris que le climat méditerranéen couplé au le sol d’argile rouge permettait de faire du bon vin.

Les vins de Gigondas sont corsés, bien équilibrés et aromatiques. Gigondas peut être vu comme une alternative aux vins onéreux de Châteauneuf du Pape.

Information sur le vin à Gigondas:

Appellation: Appellation Gigondas Controlée

Situation:

Partie sud de la vallée du Rhone dans le Vaucluse, à l’est de la ville d’Orange

Lieu: Gigondas

Sol: Argile rouge

Superficie: 1,240 ha ou 3000 acres

Production: 5.5 millions de bouteilles

Cépages à Gigondas: Grenache, Syrah, Mourvèdre.

Type de vin: Vin rouge corsé
Age: 3 à 12 ans

Millésimes: recommandés, 2003, 2000, 1998, 1995

Arômes: Réglisse, Fruits rouges, Epices

Déguster avec: Gibier, Boeuf Stroganoff, Côte de porc.

Fromage et Gigondas: St Marcellin, Roquefort, Epoisses.

Vacqueyras

L’appellation Vacqueyras est récente, depuis 1990. Elle s’étend sur 800 hectares et produit essentiellement du vin rouge, puissant et tannique.

Côtes du Ventoux

Les Côtes du Ventoux couvrent presque 7 000 hectares de vignes au pied du Mont Ventoux. Les vins ont un caractère différent selon leur origine parmi les 51 communes. Le climat est ici moins clément qu’ailleurs dans le Rhône. Ce sont néanmoins des vins populaires, aptes à partager tout type de repas.

Côtes du Ventoux
Le Mont Ventoux est l’une des montagnes les plus connues en France, 2,000 m.

Il constitue une porte naturelle entre Rhône et Provence.

Le climat dans les Côtes du Ventoux est très chaud l’été mais froid en hiver.

Venteux la plupart du temps avec le mistral qui souffle et qui soufle.

Le terrain calcaire et pauvre des Côtes du Ventoux donne un vin rouge fruité, facile à boire et à apprécier. Un bon vin pour un petit prix.

Information sur le vin des Côtes du Ventoux:

Appellation: Appellation Côtes du Ventoux Controlée

Situation: Versant sud du Mont Ventoux dans le Vaucluse

Lieu: Environ 50 villages
Caromb, Mormoiron, Mazan, Roussillon, etc

Sol: Calcaire

Superficie: 7,000 ha ou 17,000 acres.

Production: 4 millions de bouteilles.

On récolte 85% vin rouge

Cépages du Ventoux: Grenache, Carignan, Cinsault, Syrah, Mourvèdre et Picpoul, Clairette, Bourboulenc, Ugni blanc, etc…

Type de vin: Vin rouge fruité.

Age: Boire jeune, 1 à 3 ans.

Millésimes: recommandés 2003, 2000…

Arômes: Fruits rouges, Coing.

Déguster avec: Viande rouge grillée, Viande blanche.

Fromage: Banon, Picodon.

Tavel

Tavel est surtout réputé pour son rosé. Les vignes se développent sur des sols sabloneux.

C’est la seule appellation du Rhône à produire exclusivement du vin rosé.

Lirac

C’est à Lirac qu’apparut pour la première fois en France le trop fameux Phylloxéra, au Château de Clory. L’appellation produits des rouges puissants, des rosés et des blancs parfumés de Méditerranée.

Côtes du Lubéron

L’appellation Côtes du Lubéron est récente, depuis 1988. En raison de vendanges plus tardives qu’ailleurs dans le Rhône, le quart de la production est composé de vins blancs.

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