Vin de Cahors

Vin de Cahors

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VIN DE CAHORS – dégustation

Quelques conseils pour l’apprécier :

Si le Cahors est jeune, il peut se boire légèrement frais.
S’il est grand et vieux il faut le décanter.

Alors il accompagnera merveilleusement les viandes rôties, le gibier, les fromages et les fruits rouges.

CONSERVER ET SERVIR LES VINS DE CAHORS :

Comme tous les vins, le cahors vieillit avec plus ou moins de bonheur selon son millésime et son terroir d’origine.

Les cahors produits sur les terrasses de la Vallée du Lot et de ses affluents, atteignent assez vite leur plénitude et se dégustent à partir de trois ans d’âge.

Ceux des Causses calcaires gagnent à vieillir au moins cinq années, afin de révéler leur velouté et extérioriser l’ensemble de leurs arômes.

Les meilleurs cahors peuvent être conservés plus de quinze ans en cave.

Il faut tout de même les décanter en les transvasant lentement dans une carafe avant de les déguster…

Le cahors peut se servir à une température entre 14°C, pour les vins jeunes accompagnant le foie gras, les charcuteries, les viandes en sauce, le fromage de Roquefort, et 16°C pour les vins vieux qui s’accordent à merveille avec la truffe, les champignons, les gibiers et les fromages du pays, cabécous et rocamadours.

VIN DE CAHORS – Quelques unes de nos sélections.

– Château Gautoul, vignoble de vin de Cahors AOC, à Puy-l’Evêque (Lot)
http://perso.wanadoo.fr/chateau.gautoul/

– Château Latuc, vignoble de Cahors
www.latuc.com

– Clos La Coutale, vignoble de vin de Cahors AOC, à Vire-sur-Lot (Lot)

http://pro.wanadoo.fr/philippe.bernede/
– Château Lagrézette vignoble de Cahors AOC à Caillac (Lot)
http://www.chateau-lagrezette.tm.fr/

– Clos Triguedina, vignoble de vin de Cahors AOC à Puy l’évêque (Lot)
http://www.clos-triguedina.com/

– Georges Vigouroux, vigneron quercynois (Lot)
http://www.g-vigouroux.fr/

– La vieille prune Distillerie Louis Roques (Souillac)
http://www.lavieilleprune.com/

– Musée du vin de Cahors et de la table lotoise (Le), à Cahors
http://www.lavieilleprune.com/

VIN DE CAHORS – HISTOIRE

Apprécié dès la plus haute antiquité, le vin de Cahors a acquis au fil du temps ses lettres de noblesse : vin de messe des Popes en Russie, notre liqueur de feu comme la nommait Clément Marot natif de Cahors, a tenu une place privilégiée dans l’histoire de France.

En 1971, le vin de Cahors cultivé sur les terrasses abritées de la vallée du Lot et sur les plateaux du causse devient Appellation d’Origine Contrôlée.

Cette qualité n’est pas le fruit du hasard. La sélection des cépages est rigoureuse et les contrôles opérés par les organisations professionnelles du vin de Cahors sont sévères.

Rubis sombre, le Cahors exale des parfums de fruits rouges, avec parfois de la réglisse.

Il est gras, tonique,charpenté, ample en bouche et au vieillissement il développe des arômes fins et complexes.

Les cépages
L’aire de production est volontairement limitée et s’étend sur 5 500 hectares.

Pas de grand vin sans un bon cépage, le Vin de Cahors est ainsi composé, d’Auxerrois, le Cot noir qui apporte ce goût tannique tant apprécié, lui donne sa couleur rouge sombre et toutes ses qualités de vieillissement.

Le complément peut se faire soit en Merlot, qui confère au vin sa rondeur, soit en Tannât qui augmente les qualités propres de l’Auxerrois.

Le Malbec ou l’auxerrois ou le cot noir. Présentation de ce cépage rouge original.

Il est de couleur noir et est d’Origine du Sud-Ouest.

Le cépage malbec est un cépage précoce qui donne des vins colorés, tanniques, aptes au vieillissement. Les vinifications en rosé donnent également de bons résultats.

A Cahors, il prend le nom d´Auxerrois et à Bordeaux de Malbec.

Il est aujourd´hui très planté en Argentine, où son état de maturité permet de produire des vins à grand potentiel.

Autres noms pour ce cépage : grifforin, vesparol, gros noir, pressac à Saint-Emilion, prolongeau.

Ce cépage est aujourd’hui planté que quelques 6 000 hectares en France, même s’il a beaucoup régressé depuis les années 1950.

Le premier producteur mondial de Malbec est l’Argentine, avec un peu plus de 10 000 hectares, suivi par la France puis le Chili avec 1 000 hectares.

Au total, ce sont 18 000 hectares de malbec plantés dans le monde.

Vin de Bourgueil

Vin de Bourgueil

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VIN DE BOURGUEIL – Vignoble

Situé en plein coeur du Val de Loire, le vignoble Bourgueillois étend son emprise sur 1300 hectares.

Les sols sont constitués de ” tufs ” – de nature argilo-calcaire ? ou de sable et de cailloux (appelés localement ” graves “).

l’aire d’appellation de Bourgueil couvre les communes de : Restigné, Benais, Ingrandes de Touraine, Saint-Patrice, Chouzé-sur-Loire, La Chapelle-sur-Loire et Bourgueil.

Lexique aromatique:

Floral : rose, pivoine, violette,
fruité : cerise griotte, framboise, groseille, cassis, pruneau,
épices : poivre, réglisse, noix,

Comme une étoffe de soie pourpre de rose et de lilas, faite pour parer les rois, Bourgueil comme au sortir du bois offre son coeur à Dame Loire, omniprésent toujours grand.

Histoire

La culture de la vigne dans cette région remonte sans doute à l’époque romaine. Mais c’est à l’abbaye de Bourgueil, fondée à la fin du premier millénaire, que se développa véritablement le vignoble.

Les moines bénédictins savaient faire apprécier à leurs hôtes la finesse et le bouquet de leurs vins.

En 1089, l’abbé Baudry, prieur de l’abbaye louait les charmes de son monastère? et du vin qu’il y récoltait.

Chaque année, il invitait ses amis à venir boire le vin qu’il avait en abondance : Si j?ai un bon vin en réserve, je vous le donnerai.

En 1152, le cépage Breton Cabernet Franc fit son apparition grâce à l’union politique de l’Anjou et de l’Aquitaine.

Au fil des siècles, le vignoble se développa autour de l’abbaye et inspira les poètes. Le vin de Bourgueil et son amour pour Marie Dupin, fille du seigneur de Vaux, inspira à Ronsard ces quelques vers :

Verson ces roses près de ce vin
Près de ce vin verson ces roses
Et boivon à l’autre afin
Qu’au c’ur nos tristesses encloses
Prennent en boivant quelque fin. ”

Aujourd’hui, le vignoble de Bourgueil est cultivé avec des équipements modernes, mais dans le respect des traditions séculaires.

VIN DE BOURGUEIL – rouge et rosé

En rouge:
Les vins de graviers :

Ils sont agréables dès leur premières années.
Souples et fruités, ce sont des vins qui atteignent rapidement leur maturité.

Température de service : 14°C.
Ils se marient idéalement aux viandes blanches et aux rôtis.

Les vins de tuffeau :
Corsés et tanniques, ces vins peuvent ce conserver de longues années.

Plus charpentées que les vins de graviers, les cuvées élaborées à partir de vignes reposant sur le tuffeau méritent de se reposer quelques années avant d’être dégustées.

Température de service : 17°C

Ils accompagnent avantageusement les viandes rouges en sauce et le gibier.

Quelque soit leur âge, vins de graviers et vins de tufs s’expriment parfaitement sur les fromages, et particulièrement sur le Sainte-Maure-de-Touraine, une autre appellation d’origine, mais en fromage de chèvre cette fois-ci.

En rosé:
Température de service : 10°C
Les vins de rosé de Bourgueil, assez rares, s’acoquinent merveilleusement des charcuteries et des grillades.

VIN DE BOURGUEIL – AOC

A.O.C BOURGUEIL, classée depuis 1937 : 1300 hectares de vignes en production, récolte moyenne 60 à 70 000 hectolitres.

Cépage: Cabernet franc

Derniers grands millésimes: 2003 – 1997 – 1996 – 1990 – 1989

Temps de garde :

– De 2 à 5 ans pour les vins de graviers
– De 3 à 10 ans pour les vins de coteaux

Température de service: Servir chambré soit 16 à 17°C

Plats en accompagnement: Charcuterie, volailles pour les vins jeunes, viandes en sauce et plateau de fromages pour les vins plus corsés, plus vieux.

On trouve sur l’AOC Bourgueil, deux variantes de terroir, donc deux nuances de vins:

Sur la terrasse de graviers:
On obtient des vins plus fruités, plus parfumés, plus légers, intéressants dès leur jeunesse et pouvant vieillir de 2 à 5 ans.

Ils peuvent être servis légèrement frais. Ce sont les vins de printemps.

Sur les coteaux argilo-calcaires ou tuffs:

On obtient des vins aux tannins plus présents, avec une bonne charpente, méritant de vieillir 1 ou 2 ans pour commencer à s’épanouir et pouvant donner de très belles bouteilles au bout de 10 ou 15 ans, voir plus pour les grands millésimes.

Ce sont les Vins de garde.

Bourgueil est un terroir de vin rouge.

Il est semblable au Chinon. Vous devez être un expert afin de distinguer les deux.

C’est parce que Bourgueil et Chinon partagent les mêmes spécificités du terroir, l’histoire et les traditions vinicoles.

Cependant, il semble que certains vins de Bourgueil maturent plus longtemps que leurs voisins de Chinon.

Surtout ceux qui viennent du sud de l’appellation et appelés les vins de cÔtes.

Bourgueil est souvent comparé aux vins du Médoc à Bordeaux. Les cépages Cabernet sont utilisés pour produire ces deux vins.

Information sur le vin de Bourgueil:
Appellation:

Appellation Bourgueil Controlée
Appellation Saint Nicolas de Bourgueil Controlée

Situation:
Ouest de la ville de Tours, et Est de Saumur.

Lieu: Bourgueil, Saint Nicolas de Bourgueil et Restigné, Benais, Ingrandes de Touraine.

Sol: CalcairE, Sable, Graviers.

Superficie: 1,200 ha.

Production: 9 million de bouteilles.

Cépages: Cabernet Franc ou Petit Breton.

Type de vin: Vin rouge fruité.

Rosé sec moins de 5% de la production.

Age: Bourgueil: 3 à 10 ans

Saint Nicolas de Bourgueil: 2 à 5 ans.

Millésimes: recommandés 2003, 199.7

Arômes: Fruits rouges, Cassis, Poivron vert.

Déguster avec: Avec une entrée

Fromage:
– Port Salut
– Reblochon
– Saint Nectaire
– Valencay
– Gouda

Vin de Bordeaux

Vin de Bordeaux

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VIN DE BORDEAUX – HISTOIRE

Le vignoble de Bordeaux est en partie ancien, et en partie récent. On sait peu de choses des vignobles antiques girondins, sinon que c’est sous les règnes de César er de Néron que les Bordelais commencèrent à planter la vigne et à exporter leur vin. Les seuls écrits sont ceux d’Ausone au 4e siècle, et ceux de Sidoine Apollinaire un siècle plus tard. Par Ausone, nous connaissons “les coteaux couverts de vignes et de feuillage qui se reflètent dans la blonde Garonne”, sous un “ciel doux et clément, où la terre toujours arrosée est bonne et féconde, où le printemps est long et l’hiver est bref”. Nous apprenons aussi que le vignoble est blanc et qu’il produit un vin réputé jusqu’à Rome.

Sidoine Apollinaire nous montre les coteaux de Burgus (Bourg) entièrement consacrés à la culture de la vigne.
Puis ce furent les siècles noirs des invasions barbares, le chaos…

Au 12e siècle, au temps d’Henri Plantagenet et d’Aliénor d’Aquitaine, le vignoble se développe sous l’influence du marché anglais, pour échapper à la dépendance du Narbonnais. 25.000 hectares sont plantés (mais pas dans le Médoc) pour satisfaire la demande à l’exportation, l’Aquitaine étant alors le cellier de l’Angleterre.

On y fait le claret, un rosé par mélange de cépages, avec macération courte,
ce qui donne un primeur à boire avant juin. En 1206, Jean-Sans-Terre exempte les bourgeois de Bordeaux de toute coutume sur les vins et les marchandises.

Les 36 Actes du Grand Privilège consacrent l’omnipotence de la Jurade, qui
apprécie le mûrissement du raisin afin de décider le ban des vendanges.
L’exportation des vins de Bordeaux passe par un maximum en 1308-1309 :
900.000 hectolitres. C’est à peu près à cette époque que l’on prend
l’habitude de jauger les navires d’après leur capacité en tonneaux bordelais
(1 tonneau contient environ 900 litres).

A partir du 16e siècle, le vignoble évolue sous l’influence des Flamands. Ceux-ci -agronomes déjà experts en matière de bière, gin, genièvre- développent la production des vins blancs doux naturels et des “black wines”, afin d’avoir des vins de bonne conservation.
C’est encore au 16e siècle qu’apparaissent les premiers oenologues du monde : la famille de Pontac, propriétaire du Haut-Brion, ouvre des restaurants à Londres pour écouler leur précieux liquide. D’autres familles suivent rapidement : Yquem, Ségur, etc.

Ce n’est qu’au 17e siècle que le Médoc trouve la vocation que nous lui connaissons. La famille Bourdieu apporte des améliorations sensibles à la culture de la vigne (le bourdieu désigne une vigne en rangs palissés).
Le vieillissement existait déjà, mais il se généralise, et les chais font leur apparition.
C’est aussi au 17e que sont créées les Chambres de Commerce et d’Agriculture, et l’Académie des Sciences et des Arts.

Jusqu’au milieu du 18e, le vin était vendu “en cercles”, mais des négociants londoniens commencent à élever eux-mêmes des vins qu’ils vendent en bouteilles cachetées. C’est alors que l’industrie du verre connait un essor considérable, et le vin va désormais être exporté en bouteille. Au 18e encore, les Hollandais assèchent les marécages du nord du Médoc et assainissent la presqu’île; toutes les conditions sont alors réunies pour permettre l’essor du Médoc tel que nous le connaissons.
En 1797, Château Lafite inaugure le vieillissement du vin en bouteille, mais il faudra attendre encore un siècle avant que la mise en bouteilles se développe sur une grande échelle.

Le Libournais, relativement éloigné de Bordeaux, restait à l’écart de ce mouvement et stagnait par la faute d’une aristocratie pauvre et timorée. Le développement du chemin de fer, à partir de 1860, lui permit de sortir enfin de son isolement. Peu après, précédée par plusieurs attaques de mildiou, la crise phylloxérique allait éclater…

Pour en savoir davantage sur l’histoire viticole de 1750 à 1950, on visitera avec intérêt le Musée d’Aquitaine, Cours Pasteur, à Bordeaux.

Aujourd’hui, Bordeaux est synonyme de vin pour le monde entier. Rien ne se passe à Bordeaux qui n’ait de rapport direct ou indirect avec le vin. Le vin qui contribue à faire de Bordeaux un haut lieu de l’art de vivre, en droite ligne de celui célébré par Ausone voici seize siècles.

Le vignoble de Bordeaux s’étend sur 107.000 hectares plantés, dont 101.000 en AOC, c’est à dire presque deux fois la superficie du vignoble australien, autant que le vignoble allemand ou que celui d’Afrique du sud. Sa production ne représente cependant que 2% du vin fait dans le monde. Elle est due à 13.000 vignerons, dont 5.000 associés en coopératives. Le tiers de la production vient de domaines de 25 hectares et plus. Notons que 5.000 domaines seulement ont le droit de s’intituler Châteaux.
En 1989, la production était de 5,2 millions d’hectolitres, dont 4,7 en AOC (3,4 en AOC rouge).

Vin de Blaye

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VIN DE BLAYE – HISTOIRE

Le Blayais a produit du rouge et du blanc dans des proportions qui ont beaucoup varié au cours de son histoire. Aujourd’hui, 4.100 ha plantés fournissent en moyenne 22 millions de bouteilles en rouge, 5 millions en blanc. La constitution moyenne des rouges est de 60% en merlot, 25% en cabernets, et 15% en malbec.

Les blancs peuvent être faits de sauvignon, sémillon, muscadelle, et colombard. Contrairement à ce qui se passe en Bordeaux générique, le sauvignon est beaucoup plus répandu que le sémillon; et le colombard est beaucoup plus répandu que dans le reste du Bordelais, aussi le Blayais distille-t-il un peu de Fine de Bordeaux.

L’appellation Côtes de Blaye désigne des blancs secs, alors que les appellations Premières Côtes de Blaye et Blayais qui n’est guère employée désignent des rouges et des blancs.

Les Premières Côtes de Blaye ont fait de gros progrès, ces vingt dernières années, et méritent indiscutablement mieux que leur réputation. Ce sont en tout cas, pour leur prix, d’excellents achats.

La nouvelle appellation Blaye répond à l’exigence de qualité accrue visée par les vignerons du Blayais. Elle impose une densité de plantation de 6.000 pieds à l’hectare, un rendement limité à 51hl/ha, et un élevage de dix-huit mois au terme desquels le vin subit une dégustation d’agrément.

Vin d’Anjou

Vin d'Anjou

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VIN D’ANJOU – les cépages

Vin rouge – AOC – Cépages: cabernet franc, cabernet sauvignon
Accompagne : Viandes et gibiers
– dégustation : 14°C à 17°C

Vin rosé – Cépages: cabernet franc, caberbet sauvignon
Accompagne : Charcuterie, viandes blanches
– dégustation : 10°C à 12°C

Vin blanc sec, demi-sec, moelleux – Cépages: chenin, chardonnay, sauvignon
Accompagne : Poissons et charcuterie
– dégustation 10°C à 12°C

Anjou – Gamay
Vin rouge AOC – Cépage unique : gamay noir
Accompagne : charcuterie
– dégustation : 12°C à 14°C

Anjou – village
Vin rouge – Cépage unique: gamay noir
Accompagne : Viandes et gibiers
– dégustation : 14°C à 16°C

Anjou – coteaux de la Loire
Couleur avec reflets verts. AOC
Vin blanc demi-sec – Cépage : chenin
Accompagne : Poissons et entrées chaudes
– dégustation : 10°C à 12°C

Bonnezeaux
AOC
Vin blanc liquoreux – Cépage unique : chenin
Accompagne : Foie gras, desserts
Température de dégustation : 10°C

Cabernet d’Anjou
(Parfois en apéritif après quelques années)
Vin rosé demi-sec AOC – Cépages: cabernet franc, cabernet sauvignon
Accompagne : Entrées et desserts pas trop sucrés
– dégustation : 10°C à 12°C

Cabernet de Saumur
Vin fin et élaboré. AOC
Vin rosé – Cépage: cabernet
Accompagne : Grillades et entrées
– dégustation : 12°C à 10°C

Coteaux de l’Aubance
Vin rouge AOC – Cépage : cabernet
Accompagne : Viandes et fromages
– dégustation : 14°C à 16°C

Vin blanc moelleux AOC – Cépage : chenin
Accompagne : Foie gras, apéritif
– dégustation : 10°C

Coteaux du Layon
Fort potentiel de vieillissement
AOC – Vin blanc demi -sec, moelleux, liquoreux – Cépage : chenin
Accompagne : Foie gras, apéritif, desserts
– dégustation : 10°C

Coteaux de Saumur
AOC – Vin blanc liquoreux – Cépage unique: chenin
Accompagne : Apéritif et desserts
– dégustation : 10°C

Quart de Chaume
Bonne aptitude au vieillissement.
AOC – Vin blanc moelleux – Cépage unique: chenin
Accompagne : Foie gras, desserts
– dégustation 10°C

Rosé d’Anjou
Vin rosé léger, dit le “rouget”.
AOC – Vin rosé demi-sec – Cépage : grolleau
Accompagne : Grillades, entrées
– dégustation : 10°C à 12°C

Vin rouge
Cépages: cabernet franc – Accompagne : Viandes et fromages
– dégustation : 14°C à 16°C

Vin blanc sec
Cépages : sauvignon, chenin
Accompagne : Poissons et charcuterie
– dégustation : 10°C à 12°C

Vin blanc mousseux
Cépages : sauvignon, chenin
Accompagne : Apéritif, desserts
– dégustation : 8°C

Saumur – Champigny
AOC Vin rouge
Cépage: cabernet franc
Accompagne : Viandes, écrevisses et fromages
– dégustation 13°C à 16°C

Savennières Roche-aux-Moines

Savennières Coulée-de-Serrant
l’égale des plus grands crus de France.
AOC Vin blanc moelleux – Cépage unique: chenin
Accompagne : Foie gras et desserts aux fruits
– dégustation 10°C

VIN D’ANJOU – Le vignoble

Les vignes d’Anjou se trouvent autour de la ville d’Angers. Les vins d’Anjou étaient très populaires dès le 6ème siècle.

Durant les 13ème et 14ème siècles, Anjou était l’un des vins les plus populaires en Angleterre, et même en Hollande ou Belgique.

Aujourd’hui Anjou est fameux pour son Rosé d’Anjou. Le rosé représente la moitié de la production en Anjou. Nous devons aussi recommander le vin blanc d’Anjou.

De nouvelles techniques et le vieillissement en barrique de chêne ont contribué à l’amélioration du vin. Le vin rouge d’Anjou mérite également un note spéciale.

Appellation:

Appellation Anjou Rouge Controlée
Appellation Anjou Gamay Controlée
Appellation Anjou Villages Controlée
Appellation Cabernet d’Anjou Controlée
Appellation Rosé d’Anjou Controlée
Appellation Anjou Blanc Controlée
Appellation Anjou Mousseux Controlée

Situation: Sur le département de Maine et Loire, à l’ouest de la Touraine.

Lieu: Beaulieu sur Layon, Thouarcé, Martigné Briand, Saint Lambert du Lattay, La Pommeraye, Faye d’Anjou, Rochefort sur Loire, Rablay sur Layon, Brissac Quincé

Sol: Divers

Superficie: 9,000 ha

Production: 55 million de bouteilles

Cépages:
Rosé et rouge: Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon, Grolleau

Blanc: Chenin blanc, Sauvignon, Chardonnay

Type de vin:
– Rosé léger
– Vin blanc sec
– Vin rouge léger ou medium

Age:
– Rouge: 2 à 6 ans
– Blanc: 1 à 3 ans
– Rosé: maintenant et jusqu’à 2 ans

Millésimes: recommandés 2003, 1997

Arômes: Rouge: Cassis et fruits noirs, Fruits rouges

Blanc: Fleurs blanches, Abricot

Déguster avec:

– Rouge: Viande rouge

– Blanc: Poisson

– Rosé: Viande froide

Fromage:

– Blanc: Chabichou du Poitou

– Rouge: camembert, Crottin de Chavignol

ANJOU

La vallée de la Loire en Anjou n’aurait pas cette élégance sans les couleurs des vignes pour parer sa chevelure.

Le vignoble d’Anjou-Saumur longe le fleuve d’est en ouest et s’étire sur sa rive sud autour de 2 rivières : le Layon et l’Aubance.

Avec 20 000 hectares, c’est le plus étendu du Val de Loire.
Formant une mosaïque de terroirs, 28 appellations se côtoient en toute complicité. 2 cépages dominent : le chenin pour les blancs, Coteaux du Layon, Bonnezeaux et Quarts de Chaume, Coteaux de l’Aubance, Savennières’

le cabernet pour les rouges, Anjou, Saumur, Saumur-Champigny et pour les rosés, Cabernet d’Anjou, Rosé de Loire et Rosé d’Anjou. Les terrains sont essentiellement schisteux et argilo-calcaires.

Vins de cérémonie, vins de fête, certains de longue garde, d’autres à boire frais sous les tonnelles, les Anjou et Saumur accompagnent toutes les envies.

Autour d’un bon verre, les langues se délient, les esprits s’apaisent, et l’on ne parle pas seulement du vin, on partage une culture.
St-Aubin-de-Luigné, J-P. Guyonneau

La route touristique du vignoble offre 170 km d’une promenade rythmée au c’ur des paysages viticoles, tantôt dominant le fleuve comme sur la corniche angevine, tantôt s’en éloignant pour parcourir des coteaux parfois abrupts, traverser de pittoresques villages vignerons et embrasser les vignes à perte de vue.

Une belle opportunité pour découvrir la richesse du patrimoine angevin.

La découverte du vignoble est indissociable du plaisir de rencontrer le vigneron dans l’antre où il est le mieux à même de parler de son travail : sa cave.

Au fil des dégustations, les questions sur l’art du vin trouvent des réponses où l’on sent tant l’expérience des générations que la recherche personnelle, voire l’approche toute scientifique du terroir.

Les maisons de Saumur élaborent leurs vins effervescents dans de grandes galeries souterraines de plusieurs kilomètres au c’ur du tuffeau.

Toutes les étapes de ce travail patient sont détaillées au cours des visites où, sous la fraîcheur de la voûte calcaire, l’excellence du Saumur brut se révèle à l’occasion de pétillantes dégustations.

Pousser la porte d’un vigneron, découvrir un site, randonner sur les chemins, mais aussi faire la fête?

Pour mêler distraction, ?nologie et gastronomie, une quinzaine de fêtes s’offrent à vous.

Du sage folklore traditionnel à l’événement culturel, en passant par de subtiles associations du divin nectar à diverses formes de l’art, le vignoble angevin est une inépuisable source de plaisirs.

A Saint-Lambert-du-Lattay , on ne manquera pas de visiter le musée de la vigne et du vin pour une découverte à la fois technique et ludique qui intéressera grands et petits.

Pour le conseil, la dégustation et même les achats, l’interprofession viticole gère 2 Maisons des vins, qui sauront vous accueillir, à Angers et à Saumur.

Vous obtiendrez également de bons conseils auprès des offices de tourisme, particulièrement ceux du Puy-Notre-Dame et de Brissac qui proposent des visites accompagnées et des randonnées commentées, ou encore à Chalonnes où vignoble et coteau peuvent être découverts à partir d’un petit train touristique.
J-P. Guyonneau

Pour quelques degrés de plus, l’Anjou compte deux distilleries majeures ouvertes au public : Cointreau aux portes d’Angers et Combier à Saumur.

Mondialement connue, la première distille, depuis 1849, sa célèbre liqueur aux oranges douces et amères. Dans la salle des alambics aux couleurs flamboyantes s’élabore le Cointreau aux arômes subtils.

La seconde montre une fabrication traditionnelle : Combier est la plus ancienne distillerie du Val de Loire en activité.

Autre maison angevine bien connue, la distillerie Giffard, avec ses nombreux sirops et liqueurs dont la réputée menthe pastille.

Un dernier conseil ? Sur le terrain, en passant, entrez dans un jeu de boule de fort, typique de l’Anjou’

VIN D’ANJOU – Rouges, rosés et blancs

LES VINS ROUGES

L’Anjou-Gamay
C’est un vin rond, fruité, souple, avec des arômes de groseille. Depuis 1986, une partie est vinifié en primeur, ce qui en fait un vin frais, aromatique et très agréable.

L’Anjou
C’est un vin léger, fruité, de couleur rubis, avec des arômes végétaux. Il développe des notes de fruits rouges, souvent épicées, et se caractérise en bouche par sa fraîcheur et la finesse de son tanin.

L’Anjou- Villages
C’est un vin avec des arômes complexes, de type fruits noirs et sous-bois. Sa couleur est d’un rouge profond, il est charpenté, aux tanins soyeux, apte au vieillissement.

Le Saumur
C’est un vin à l’arôme à dominante de fruits rouges, frais et agréable, à consommer dans les 5 ans.

Le Saumur-Champigny
C’est un vin charmeur qui peut être bu jeune, sur son «fruit», et possède une excellente aptitude à la garde. Il développe des arômes complexes de fruits rouges, et en vieillissant des arômes épicés et empyreumatiques. Il se caractérise par une robe pourpre aux éclats rubis.

LES VINS BLANCS DE MOUSSE

L’Anjou Mousseux
Les vins ayant droit à l’appellation mousseux peuvent être produits sur l’ensemble de l’aire d’appellation Anjou. Ils sont élaborés selon la méthode traditionnelle qui implique une seconde fermentation en bouteilles.

Le Saumur Mousseux
Les Saumur vinifiés selon la méthode traditionnelle en blanc et parfois en rosé sont fins légers et aromatiques (notes de fruits blancs), bruts et parfois demi-secs.

Le Crémant de Loire
Blanc ou rosé, sa mousse est fine, et les arômes sont délicats variant selon les terroirs.

LES VINS ROSÉS

Le Rosé d’Anjou
C’est un vin frais et léger aux arômes fruités, à la robe saumon ou cerise

Le Cabernet d’Anjou
C’est un vin demi-sec qui prend une nuance plus soutenue en vieillissant, il développe des arômes de framboise.

Le Cabernet de Saumur
C’est un vin sec, frais et aux arômes de petits fruits rouges.

Le Rosé de Loire
C’est un vin franc, léger et très rafraîchissant, dominé par des notes

LES BLANCS MOELLEUX

Le Coteaux du Layon
C’est un vin liquoreux, rond, souple, sa robe est de couleur or pâle parfois tirant sur le vert, aux arômes de miel et d’acacia

Le Coteaux de l’Aubance
C’est un vin demi-sec à moelleux, aux arômes floraux, de gelée de coings, d’abricots secs, avec une pointe de vanille.

Le Bonnezeaux
C’est un vin parmi les plus célèbre crus de l’Anjou. Vin blanc liquoreux.

Quarts de chaume
C’est un vin donnant un équilibre entre le moelleux et l’acidité, aux arômes d’abricot et de miel.

Anjou – Coteaux de la Loire
C’est un vin blanc demi-sec ou moelleux, aux arômes complexes, des notes animales et des nuances minérales.

Coteaux de Saumur
C’est un vin blanc liquoreux, aux arômes fruités et floraux (pêche) d’une grande finesse.

LES GRANDS MILLÉSIMES
1997, 1996, 1995, 1990, 1989, 1985, 1983, 1982, 1979, 1978, 1976, 1975,
1971, 1970, 1969, 1964, 1961, 1959, 1955… et 1921.

LES RAISINS DES VINS
– Rosé de Loire : Cabernet, Gamay, Cot, Grolleau, Pineau d’Aunis
– Blanc sec Anjou : Chenin blanc, associé ou non au Sauvignon ou au Chardonnay.
– Rosé d’Anjou : Gamay, Cot, Grolleau. Cabernet d’Anjou rosé : Cabernet
– Anjou-Gamay : Gamay noir à jus blanc.
– Saumur rouge, Saumur-Champigny et Anjou rouge :
– Cabernet-Sauvignon et/ou Cabernet franc.
– Saumur blanc nature, Coteaux-du-Layon (moelleux),
– Quarts-de-Chaume (moelleux), Bonnezeaux (moelleux),
– Savennières (sec), Coteaux-de-l’Aubance (demi-sec),
– Coteaux-de-Saumur (demi-sec), Anjou-Coteaux-de-la-Loire,
– demi-sec, Coteaux-du-Layon-Villages
– moelleux : Chenin blanc.

Vin de Valençay

Vin de Valençay

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VIN DE VALENCAY – AOC VALENCAY

Appellation d’Origine Vin Délimité de Qualité Supérieur depuis le 10 Août 1970, les vins de Valençay ont obtenu leur reconnaissance en Appellation d’origine contrôlée le 17 mars 2004.

Situé aux confins du Berry, de la Sologne et de la Touraine, le vignoble s’étend sur 14 communes de l’Indre et 1 seule commune du Loir et Cher : Selles-sur-Cher.

Si la surface totale classée en Appellation est de 2 400 hectares, c’est seulement sur 60 hectares que l’on produit les 3 500 hectolitres de vins de Valençay.

Actuellement, 31 viticulteurs et une cave coopérative produisent ces vins. Le volume de production est de 8 000 hectolitres, répartis de la façon suivante :

– Rouges : 60 %
– Blancs : 30 %
– Rosés : 10 %

Les cépages

Pour les vins blancs, deux cépages sont présents :

* Le Sauvignon est le cépage majoritaire de l’appellation. Il donne de très bons résultats sur les pentes et se caractérise par les notes minérales «pierre à fusil» lorsqu’il est produit sur les silex.
* Le Chardonnay, implanté sur des sols chauds, il exprime toute sa puissance et sa rondeur.

En vins rouges, les cépages utilisés sont :

* Le Gamay Noir à Jus Blanc est le cépage dominant. Il est cultivé sur tous les types de sols et donne de bons résultats si les rendements sont maîtrisés.
* Le Pinot Noir est bien implanté dans les sols chauds. Il est intéressant par sa personnalité et sa structure.
* Le Cot entre dans les assemblages à raison de 10%. Il mûrit bien sur les argiles à silex bien exposées et apporte le corps au vin.

Les vins

Les vins blancs sont des assemblages de Sauvignon et Chardonnay.

Ce sont des vins racés, qui offrent aux nez les arômes des fruits exotiques associés à cette note minérale de pierre à fusil caractéristique de ce terroir.

En bouche, c’est la chaleur, l’onctuosité et l’équilibre.

Pour les vins rouges, il s’agit d’un assemblage de Gamay Noir à jus blanc, de Pinot Noir et de Cot, avec quelquefois un soupçon de Cabernet franc ou sauvignon.

Ces vins se caractérisent par une belle couleur rouge rubis souvent soutenue.

Au nez, c’est la complexité des arômes de fruits noirs et d’épices.

Très coulant en bouche, ils se terminent par des notes épicées.

Valençay

Les vins de Valençay, déjà célèbre pour son fromage, est une AOC depuis novembre 2003.

Au sud-est de la Touraine, ses vignes occupent les coteaux sur la rive gauche du Cher.

Les cépages sont assez nombreux mais en blanc, le sauvignon domine et en rouge, le gamay.

* * * > Jacky Preys & Fils – Sauvignon 2000
Valençay aovdqs

Joli vin, assez variétal. (05/02)
Prix : A

Vin de Touraine et Anjou

Vin de Touraine et Anjou

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VIN DE TOURAINE ET ANJOU – AOC

L’A.O.C Touraine fut reconnue par un décret en 1939 et couvre 5.000 hectares. 270.000 hectolitres sont produits annuellement moitié en vin rouge, moitié en vin blanc.

Saint-Martin, évêque de Tours, et Rabelais ont beaucoup fait pour la notoriété des vignes de Touraine.
L’abbaye de Bourgueil abritait dès l’an mille le cépage cabernet franc. Après avoir été sévèrement touché par le phylloxéra le vignoble a aujourd’hui retrouvé sa capacité à créer des vins de qualité aux multiples caractères.

Les différentes appellations :

Bourgueil, Cheverny, Chinon,Coteaux du Loir, Coteaux du Vendômois, Cour-Cheverny, Jasnières, Montlouis, Saint-Nicolas de Bourgueil, Touraine,Touraine Amboise, Touraine Azay-le-Rideau,Touraine Mesland, Valençay, Vouvray.

Vin de Savoie

Vin de savoie

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VIN DE SAVOIE – vignoble

La Savoie produit essentiellement des vins blancs secs. Son vignoble s’étend sur deux départements principaux, la Savoie, la Haute-Savoie et quelques arpents en Isère ou dans l’Ain.

Il est divisé en 4 zône d’AOC, la première, grande de 1725 ha s’intitule tout simplement AOC VINS DE SAVOIE, mais il est courant qu’une dénomination plus précise s’ajoute sur l’étiquette en appellation locale.

On découvre ainsi avec bonheur, les Apremonts, chignins, Arbins,Cruets etc…Ces vins sont dans leurs ensemble situés dans une région qui s’étend de la rive gauche du Léman à la rive droite de l’Isère.

Elle à la chance de bénéficier d’un climat tempéré par la proximité des lacs.

La production produit les Trois couleurs de vin. Le rouge à base de mondeuse, de gamay à jus noir ou de pinot noir, le blanc à partir de la jacquière un cépage local, et le rosé à base de gamay, d’ailleurs pétillant à Ayze.

Leur pprix dans leur ensemble ne dépasse pas 8 Euros.

Les rouges seront servis à 16-18° et feront un mariage idéal avec la viande de grison, du gibier,un poulet aux girolles, une grillade de porc ou un fromage de Savoie comme le Beaufort ou le reblochon.

Les blancs demanderont à être servis plus frais à environ 10/12°. Ils accompagneront avec bonheur et saveyrs les poissons de rivière, de lacs comme la truitr, les ombles chevallier, les féras, des cuisses de grenouilles, des escargots.

Nous avons choisi de vous parler de quelques vins qui nous ont séduit:

La Roussette de Savoie.
Quoique minuscule, 145 ha c’est en superficie la seconde AOC de la région.

On y produit des blancs secs à partir d’un cépage typique de la région, l’altesse également dit roussette mais attention à ne pas la confondre avec la roussane des côtes du rhône qui s’apelle ici bergeron.

Riches et fruités, ils peuvent se bonifier avec le temps 5 ans seront parfait. Il se boivent autour De 10/12° et se servent sur du poisson, des écrevisses à pattes rouges,des viandes blanches, des fromages comme le Beaufort ou le Reblochon.

Les vins de Seyssel:
Sur 82 ha, ce cépage s’étend sur les deux rives du Rhône entre la Haute-Savoie et le département de l’Ain. Cette région produit des vins blancs secs, parfois effervescent à partir des cépages altesse et molette. A déguster à 10/12° avec du^poisson en sauce ou des crustacés.

Les vins de Crépy:
Ce terroir s’étend sur 72 ha de chasselas, ce cépage fait le Fendant célèbre dans le Valais en Suisse sur la rive sud du lac Léman. C’est un vin léger qui se boit autour de 10/12° sur des poissons de lac ou de rivière, une raclette ou des fromages comme le reblochon ou le vacherin. Cette production si elle est remarquable, n’en n’est pas moins minuscule.
VIN DE SAVOIE – HISTOIRE
Venue d’orient, la vigne apparaît et se développe dans notre région avec la colonisation romaine. Les habitants, du peuple Allobroge, ont réussi à adapter une variété de vigne au climat froid des Alpes.

Ils sont aussi parmi les premiers à conserver leur vin en tonneaux, une invention gauloise, alors que l’on utilisait jusque-là des amphores. Le vin d’allobrogie connaît un grand succès, au point de concurrencer les vins grecs et italiens à Rome.

Au moyen-âge, évêques et religieux ont un rôle important dans l’expansion de la vigne. Pour les besoins de l’Eglise, elle est plantée jusque dans les plus hautes vallées.

Les moines créent ou introduisent de nouvelles techniques de culture et de vinification. Les principaux vignobles de Savoie sont en place dès cette époque.

Au bord du Leman (Crépy, Marignan, Ripaille), à Ayze, Seyssel et Frangy, en Chautagne, et bien sûr en Combe de Savoie. Les comtes de Savoie ont leurs vignes à Montmélian. Les croisades font connaître de nouveaux cépages : selon la tradition Gringet et Altesse sont ramenés de Chypre.

Les XVIIe et XVIIIe siècles voient la naissance d’une viticulture populaire sur de petites surfaces. Certains secteurs comme la Chautagne sont déjà spécialisés dans la seule culture de la vigne.

Ainsi coexistent deux types de viticulture. Les domaines des grands propriétaires et de l’Eglise fournissent les grands crus traditionnels. Les petits paysans produisent des vins de qualité médiocre pour leur consommation personnelle.

A la fin du XIXe siècle, de grandes épidémies touchent le vignoble. Elles provoquent la disparition des cépages les moins intéressants pour le vin. Les zones de plantation de faible valeur économique, ou aux conditions climatiques difficiles (pente, altitude…) sont abandonnées.

En 1880, les deux départements de la Savoie produisaient 360000 hectolitres, en majorité des vins rouges, sur 3000 hectares de vignes, avec une surface moyenne inférieure à 30 ares.

La viticulture s’est maintenue en choisissant de faire des vins de qualité. Les vins de Savoie ont obtenu en 1973 une Appellation d’Origine Contrôlée (A.O.C.). Aujourd’hui, des terrains en friche sont replantés.

C’est une appellation d’origine contrôlée qui est la plus haute appellation en France. 3000 ha de superficie, dont environ 2000 en AOC. Il y a 4 départements en AOC Vin de Savoie : Savoie 1600 ha, Haute-Savoie 190 ha, Isère 130 ha, Ain 95 ha. Il y a 4 appellations et 22 crus : Vin de Savoie 16 crus, Roussette de Savoie 4 crus, Seyssel, Crépy.

Vin de Saumur Champigny

Vin de Saumur Champigny

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VIN DE SAUMUR CHAMPIGNY – HISTOIRE

Dès leur arrivée, les moines de l’Abbaye de Fontevraud développent la culture de la vigne dans tout le saumurois.

Lorsque Henri Plantagenêt, comte d’Anjou, monte sur le Trône d’Angleterre en 1154, la vigne connaît un nouvel essor propulsé par la forte demande de la noblesse anglaise.

Cette situation perdure jusqu’en 1214, date à laquelle le roi de France Philippe Auguste confisque l’Anjou à Jean Sans terre.

Moyen-Âge
Tout au long du moyen âge, malgré la guerre de Cent-Ans, sous l’influence des ducs d’Anjou, et en particulier du célèbre Roi René (1434-1480), la culture de la vigne connaît une large expansion.

XVIIème siècle
Au XVIIème siècle, Richelieu confie à l’Abbé Breton, officiant à Fontevraud, la mission de replanter la région en Cabernet. Il acquiert en Guyenne des plants de Cabernet Franc qu’il replante autour de l’Abbaye.

Depuis lors, ce cépage s’est fait localement appelé ?Breton’ cette dénomination est peut-être aussi liée à la transition de ce cépage par Nantes.

Cet âge d’or se perpétue jusqu’à la révolution où les guerres de Vendée ravagent le vignoble.

XIXème siècle
Au tout début du XIXè, ?La Topographie de tous les vignobles connus’ par A.

Jullien référence Champigny en tête de son classement des vins rouges d’Anjou et du Maine :

Champigny, près de Saumur, fournit des vins corsés d’une couleur foncée, de bon goût et très généreux; ils n’acquièrent leur maturité qu’après quatre ou cinq ans de garde, et sont alors fort agréables.

En 1925, le Docteur Pierre Maisonneuve, dans son ouvrage, l’Anjou, ses vignes, ses vins écrit :

Le Cabernet Franc réussit particulièrement bien dans les calcaires du Saumurois et y donne les grands vins de Champigny

La tradition du Breton restera confidentielle, réservée à quelques initiés, appréciée des vignerons du pays jusqu’à l’arrivée d’un homme exceptionnel:
le Père Cristal. Fortune faite, il acquît le Château de Parnay, au coeur de l’appellation. A sa mort, en 1931, il avait porté la renommée de Champigny hors de nos frontières.

Son vin toujours authentique faisait dire à son ami George Clémenceau :

Un pays qui produit ce vin est un grand pays, car il n’y a pas de grand pays sans histoire et sans grande civilisation.

Sur son parcours nonchalant, la loire égrène ses paysages, ses terroirs et ses lumières au fil d’un chapelet de vignobles dotés chacun d’une identité bien particulière. Le Saumur-Champigny se situe à la croisée des climats et des terroirs.

l’appellation Contrôlée d’Origine Saumur-Champigny se distingue par un phénomène climatique et une situation géographique unique qui marquent la personnalité de ses vins. La nature complexe de ses terroirs et le savoir-faire de ses vignerons lui procurent une richesse d’expression qui fait d’elle un des joyaux des AOC de Loire.

Une appellation distinguée

l’appellation d’Origine Contrôlée ?Saumur-Champigny? a été accordée, selon des critères géologiques stricts, à 9 communes proches du village de Champigny affirmant les qualités spécifiques de ce vignoble. Le décret ministériel du 31 décembre 1957 accorde l’AOC Saumur Champigny à : Chacé, Dampierre, Montsoreau, Parnay, Saint Cyr en Bourg, Saumur, Souzay-Champigny, Turquant et Varrains. Les cépages autorisés sont le Cabernet Franc, Le Cabernet Sauvignon et le Pineau d’Aunis. l’appellation couvre aujourd’hui une surface d’environ 1580 ha, plantée presque exclusivement de Cabernet franc.

Les 9 communes de l’aire d’appellation
Chacé, Dampierre, Montsoreau, Parnay, Saint Cyr en Bourg
Saumur, Souzay-Champigny.

VIN DE SAUMUR CHAMPIGNY – Le vignoble

Par sa configuration géographique, ce vignoble accumule un certain nombre de paramètres qui valorisent considérablement la culture de la vigne. s’étageant en lignes de coteaux parallèles à la Loire, il offre de belles expositions aux Cabernets Francs.

Au sud-est de Saumur, le vignoble forme un triangle, délimité au Nord par la rive gauche de la Loire, à l’ouest par le cours de son affluent le Thouet et à l’est par la forêt de Fontevraud.

Le cépage :

Le Cabernet Franc est de très loin le premier cépage rouge de Loire. Toujours fruités, plus ou moins tanniques, ses vins offrent un fin bouquet de fruits rouges (framboise, cassis, groseille, parfois mûre ou cerise avec des subtilités florales, violette, iris). Pour se distinguer de leurs voisins du Chinon et de Bourgeuil, les vignerons de Saumur-Champigny ont travaillé à mettre en valeur le plus loin possible l’expression de leur terroir. Sa première caractéristique réside dans sa fraîcheur et sa tendresse immédiate.
Le Saumur-Champigny peut être un vin d’une extraordinaire concentration comme d’une légèreté toute aérienne.

Des cuvées printanières à boire l’été pour la soif ou le plaisir aux cuvées de garde puissantes et charpentées qui donnent aisément la réplique aux gibiers et aux mets les plus aromatisés, la convivialité du Saumur-Champigny est une caractéristique qui permettra toujours de le reconnaître.

Le terroir :

La spécificité du Saumur-Champigny repose sur la richesse argilo-calcaire de son terroir et la présence du tuffeau en sous-sol. Cette roche calcaire du crétacé supérieur absorbe les précipitations hivernales et restitue parcimonieusement une partie de cette eau durant les longues périodes de sécheresse.

La vigne a ainsi sans excès une alimentation hydrique régulière nécessaire à la parfaite maturation des raisins.

Une autre qualité de ce terroir est sa forte capacité à emmagasiner la chaleur solaire le jour pour la restituer la nuit.

Le nom Champigny provient d’ailleurs du latin ?Campus Ignis’ qui signifie ?Champs de feu’.

Les vignerons de Saumur-Champigny ont en permanence à coeur de produire des vins reflétant fidèlement l’identité de ce terroir bien spécifique.

Le climat :
Autre facette essentielle : le climat. Le vignoble se situe à la limite Est de l’influence océanique, ce qui atténue légèrement les extrêmes estivaux et relève sensiblement ceux de l’hiver.

Protégé d’un excès d’humidité par le relief des Mauges et le triangle Loire, Thouet et Forêt de Fontevraud, la zone d’Appellation Saumur Champigny jouit d’une pluviosité particulièrement faible avec une moyenne de 525 mm/an, sa plus faible est en 1990 avec 394mm à St Cyr en Bourg. Pour comparaison la ville de Cholet (60km) atteint 747 mm/an, Angers (45km) 639 mm/an, la moyenne nationale, quant à elle, est d’environ 900 mm.

Le terroir de Saumur-Champigny bénéficie aussi de la plus forte moyenne (15,7°C) de température de la région.

VIN DE SAUMUR CHAMPIGNY – dégustation

Toujours fruités, plus ou moins tanniques, le Saumur-Champigny offre un fin bouquet de fruits rouges et noirs (framboise, cassis, groseille, parfois mûre ou cerise avec des subtilités florales, violette, iris).
Il peut être d’une légèreté toute aérienne comme d’une extraordinaire concentration. Des cuvées printanières à déguster dans l’année pour le plaisir, aux cuvées de garde puissantes et charpentées, c’est le velouté de ses tanins qui distingue toujours le Saumur-Champigny.

La robe
C’est son intensité et sa couleur qui déterminent sa richesse. Dans le vignoble, elle est d’un beau rubis foncé. L’intensité des traces formées par le vin sur les parois du verre (les jambes et les larmes) seront de bons indicateurs quant à la richesse du vin dégusté.

Le nez
Le premier nez, sans remuer le verre, vous permettra de déceler les arômes les plus délicats et fugitifs. Faites délicatement tourner votre vin, cette oxygénation vous permettra de faire exploser les arômes de fruits rouges, si caractéristiques du Saumur-Champigny. Recommencez à remuer votre verre, laissez reposer, vous jugerez à nouveau de l’évolution des arômes.

La bouche
Les saveurs se révèlent à trois moments. Le premier est I’attaque. Pour le second, il faut laisser le vin s’épanouir au creux de la langue. Les Saumur Champigny surprendront alors par leur velouté et leur souplesse. Enfin à la troisième étape, en avalant une gorgée, vous en apprécierez la puissance aromatique.

N’oubliez pas ! Le Saumur Champigny ne se boit ni trop chaud ni trop frais. Sa température idéale de dégustation se situe entre 14°C et 16°C.

Vin de Sancerre

Vin de Sancerre

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Sancerre – Histoire

De nombreuses légendes laissent supposer que depuis la plus lointaine antiquité, la vigne a toujours été présente à Sancerre.

Dès 582, Grégoire de Tours indique l’existence du vignoble dans ces écrits.

Au XIIe siècle, le vignoble connaît un essor considérable grâce aux moines Augustins de St-Satur et aux comtes de Sancerre.

Sancerre produisait alors un vin rouge réputé issu principalement du pinot noir, exporté par la Loire. Pour cette raison, il sera souvent mentionné dans les écrits royaux.

Le Duc Jean de Berry l’estime le meilleur vin du royaume. Plus proche de nous, le vignoble a connu de grands bouleversements.

Planté essentiellement en pinot, il fut détruit par le Phylloxéra à la fin du dernier siècle.

Par la suite, le sauvignon, particulièrement bien adapté au climat, se développe. Le terroir et ses hommes en feront un vin dont la qualité sera reconnue dès le premier décret AOC en 1936.

En 1959, les vins rouges et rosés, issus de pinot noir, cépage noble, sont à leur tour classés en AOC.

Sancerre est l’un des plus fameux vins blancs de France. Sancerre est aussi un joli village avec un château typique.

Le vin blanc de Sancerre est plus délicat que son voisin, le Pouilly Fumé. Le Sancerre arrive à maturité un peu plus tôt que son voisin.

Les amateurs aiment à distinguer les Sancerre provenant des vignobles de marne et ceux des vignobles de calcaire. Les premiers sont fruités et bien équilibrés, les seconds sont plus parfumés mais moins stable.

Le Sancerre est produit sur 15 villages. Les vins provenant de Bué et Chavignol sont considérés comme les meilleurs.

Informations sur le vin de Sancerre:

Appellation Sancerre Controlée

Situation:

Nord-Est de Bourges, à l’Est de la vallée de la Loire, sur la rive gauche du fleuve

Lieu: Bannay, Bué, Chavignol, Crézancy, Menetou-Ratel, Ménétréol, Montigny, St-Satur, Ste-Gemme, Sancerre, Sury-en-vaux, Thauvenay, Veaugues, Verdigny et Vinon

Sol: Marne appelé sol blanc, Calcaire.

Superficie: 2,200 ha

Production: 16 million de bouteilles

Cépages: Sauvignon Blanc

Type de vin: Vin blanc sec nerveux

Vin rouge léger et parfumé

Age: 1 à 5 ans

Millésimes: recommandés 2003

Arômes: Pamplemousse et agrumes, Fleurs blanches

Déguster avec:
– Fruits de mer
– Truite
– Poisson

Fromage:
– Chabichou du Poitou
– Crottin de Chavignol
– Pouligny Saint Pierre
– Valencay

VIN DE SANCERRE – LE TERROIR

Sancerre, c’est avant tout un lieu prédestiné dominant le Loire. Sur quatorze communes, s’étend un magnifique réseau de collines parfaitement adaptées à la viticulture, bien orientées, exposées et protégées, et dont les sols calcaires ou siliceux conviennent à la vigne et contribuent à la qualité des vins (environ 2 400 ha sont plantés).

Deux cépages règnent à Sancerre : le Sauvignon Blanc et le Pinot Noir. (extrait “guide Hachette 2000”)

LES CARACTERISTIQUES DES VINS DE SANCERRE

Les Blancs se boivent de préférence jeunes. Ils accompagnent, avec art, fruits de mer et poissons. L’accord le plus naturel se fera avec le Crottin de Chavignol.

Certains millésimes, bien que changeant de caractère au bout de plusieurs années, peuvent trouver leur juste place auprès d’un foie gras par exemple.

Les Rosés se révèlent sur des volailles en sauce, notamment cuisinées au curry, la cuisine exotique.

Les Rouges à la fois, élégants et longs en bouche, mettront en valeur vos mets tels que le coq au vin, la matelote d’anguille, les viandes rouges.

renseignements :

Union Viticole Sancerroise

Tél. : 02 48 78 51 03

uvs@wanadoo.fr

BIVC (Bureau Interprofessionnel des Vins du Centre)

Tél. : 02 48 78 51 07

bivc@wanadoo.fr

www.vins-centre-loire.com

Comme de gros scarabées, les tracteurs enjambeurs avalent la pente entre les vignes. La campagne s’est remise à bourdonner du bruit des moteurs.

La pause se termine dans l’unique ruelle montante de Chavignol. Assis sur le bord du trottoir, au soleil, un groupe de vendangeurs plaisante. On a un bon patron, lance Paul. Ça, on verra au moment de la paye, lui répond Axelle, une grande fille toute en noir.

Accès
Sancerre (Cher), 1 950 habitants, est situé à 10 km au sud de Cosne-sur-Loire (Nièvre), sur la rive gauche de la Loire. Depuis Paris, prendre l’autoroute A77 jusqu’à Cosne-sur-Loire.

Etapes. Plus de 70 gîtes ruraux, une dizaine de gîtes d’étape existent dans un rayon de 40 km autour de Sancerre. Une trentaine de logeurs offrent des chambres d’hôte. Week-end dans des gîtes ruraux à partir de 80 ?.

L’adresse
Hôtel de la Loire, 2, quai de la Loire, à Saint-Thibault (Cher), à 2 km de Sancerre, sur les bords du fleuve.

Dans cet hôtel séjourna Georges Simenon. Il y écrivit deux « Maigret ». On peut louer la chambre qu’il occupa (65 ?). Tél. : 02-48-78-22-22. Internet : www.hotel-de-la-loire.com

Visites
Le vignoble s’étend sur 2 800 ha dans 14 communes. 400 vignerons (exportant près de 50 % de leur production). La possibilité d’extension du vignoble est réduite.

Une route touristique traverse les vignes. Le hameau de Chavignol est situé au fond d’une cuvette dominée par des coteaux abrupts.

Flâner aussi dans les vieilles rues de Sancerre, sur son piton, qui gardent un vrai cachet sans être submergés par les échoppes pour touristes.

Points de vue sur la Loire, notammentdepuis la petite esplanade de la bibliothèque municipale.

Vins
La liste des producteurs est disponible dans les offices de tourisme et au BIVC (bureau interprofessionnel des vins du Centre), route de Chavignol, 18300 Sancerre.Tél. : 02-48-78-51-07. Internet : bivc@wanadoo.fr

Lectures
Histoire mémorable de la ville de Sancerre, par Jean de Léry. Celui-ci était originaire de la Bourgogne proche. Cette relation du siège de 1573, éditée en 1574, ne se trouve plus que dans les fonds anciens des bibliothèques.

Elle mériterait une réédition, car elle se lit comme un reportage. En revanche Le Voyage fait en la terre du Brésil, de Jean de Léry, est un classique, depuis que Claude Lévi-Strauss, qui le considérait comme le bréviaire de l’ethnologue, l’a remis à l’honneur dans Tristes tropiques. Guide Châteaux de la Loire (Le Routard, Hachette), 456.

Informations
Office du tourisme de Sancerre. Tél. : 02-48-54-08-21 ; Internet : www.ville-sancerre.com. Syndicat mixte du pays Sancerre-Sologne. Tél. : 02-48-73-99-01. Internet : pays-sancerre-sologne. com

Futur proche…
Cette mère de cinq enfants, qui vient de la Nièvre chaque jour pour arrondir ses fins de mois, vit peut-être sa dernière vendange.

Les vignerons sancerrois ne font pas la fine bouche devant le modernisme.

Une machine à vendanger peut supprimer aujourd’hui jusqu’à cinquante vendangeurs.

Du haut de “la montagne de Sancerre” dont le sommet culmine à 312 m, où s’accroche la ville, le regard plonge sur deux spectacles :

la Loire, qui musarde dans le Val, et la vigne, qui s’enroule comme une écharpe autour de la vieille cité.

Avant de s’enfermer dans leurs caves pour mijoter le nouveau cru, les Sancerrois sont encore sous le choc de la récolte 2003. Ils croyaient tout savoir sur leurs vignes.

L’été de feu dévastateur a produit un vin que l’on n’avait jamais vu, quasi méditerranéen.

On pensait que les arômes disparaissaient sous le coup des fortes chaleurs, explique Benoît Roumet, du bureau interprofessionnel des vins du Centre (BIVC), à Sancerre.

En fait, le vignoble n’a pas vraiment souffert de la sécheresse, mais de la canicule. Le 17 août 2003, on s’en souvient comme d’un jour béni où il a plu 30 mm.

La mécanique de la vigne a été relancée.

Résultat, on a eu un Sancerre d’année chaude, un vin sudiste pour les rouges, poursuit ce technicien, encore tout admiratif. On a surtout réappris que la vigne est une plante fabuleuse.

La règle est presque immuable. D’ordinaire, on vendange cent jours après l’apparition de la fleur.

Là, on a vendangé 80 jours après. La vigne a pris un coup d’accélérateur complètement fou, dit-il.

Comme surprise par son coup de folie, la plante a repris ensuite son cycle normal.

Les feuilles sont tombées en novembre. La capacité de régulation de la vigne est étonnante, s’exclame-t-il encore.

Depuis 1893, on n’avait pas vu dans le Sancerrois de vendanges aussi précoces. Nul doute qu’en 2004, la météo ayant été plus sage, le vin redeviendra orthodoxe.

Mais, prédit Benoît Roumet, les conditions extrêmes de 2003 joueront en 2004 et les années suivantes.

Il y a une mémoire de la vigne.

Grâce au coup de chaud de l’an passé, les vignerons redécouvrent les vertus de l’observation de leur plante magique.

D’habitude, par exemple, on effeuillait la vigne pour que les grappes voient bien le soleil. Si vous effeuillez trop, ça vous grille le raisin, note André Dezat, viticulteur à Verdigny.

Le travail de la cave n’assure pas la réussite. Si on rentre un mauvais raisin, toute la meilleure technologie ne fera jamais un bon vin, rappelle M. Roumet.

Autrefois, depuis des lustres, on faisait les choses sans trop savoir pourquoi. C’était l’expérience…

La vendange se faisait de façon géographique. On commençait par un bout. A présent, le vigneron organise sa vendange en fonction des parcelles, des sols, de l’état de la feuille, de l’âge de la vigne.

Il y a une «écoute» de la vigne et du raisin que l’on n’avait pas il y a quinze ans, dit-il.

La saga sancerroise est au moins millénaire. La vigne était présente lors du fameux siège de Sancerre en 1573, où les catholiques affamèrent avec une belle cruauté les habitants, qui étaient protestants.

Jean de Léry (1534-1613), qui avait participé à la fondation de Rio de Janeiro lors d’une expédition française au Brésil en 1556, et qui se trouvait au milieu des assiégés sancerrois, fut témoin même d’une scène d’anthropophagie.

Il fit le récit du siège comme un reportage. Un historien rapporte qu’avant d’être enfermé au Temple Louis XVI se remontait d’un doigt de sancerre, dont ses caves étaient pleines.

On crut pourtant, à la fin du XIXe siècle, qu’il en était fini du vin, à cause du phylloxéra.

On planta par hasard du sauvignon, un cépage blanc, alors que jusque-là on produisait du rouge, et on s’aperçut qu’il avait trouvé sur cette butte calcaire un terrain de prédilection.

En 1936, le sancerre fut classé dans la noble famille des AOC. Avec une réputation de vin populaire, non pas à cause du Front, mais parce qu’il était dégusté sur un coin de comptoir dans les bars parisiens.

Les Sancerrois de Paris, l’association existe toujours avaient eu une idée de génie.

Le dimanche, ils faisaient la tournée des bistrots, en criant bien fort :

Un sancerre ! C’était un vin de cocher, résume René Laporte, historien-vigneron, ancien maire de Saint-Satur, au pied de la “montagne”.

Dans les années 1960, une nouvelle génération de vignerons retrousse ses manches et décide de se professionnaliser.

Faut voir la misère qu’il y avait dans le vignoble, se souvient André Dezat, 77 ans. Les vignerons montaient à Paris avec des valises pleines de bouteilles pour faire du porte-à-porte, se rappelle un autre viticulteur.

Aujourd’hui, le sancerre a réussi un autre tour de force. Il se trouve aux côtés des crus les plus huppés dans les grands restaurants et sur les tables les plus aristocratiques. Tout en restant au coin du bar.

En vingt ans, on est passé du Moyen Age au XXIe siècle, je n’ai pas honte de le dire, reconnaît André Dezat, dont les bouteilles ornent à présent la table de la reine d’Angleterre.

Aujourd’hui on est resté très solidaires, parce qu’on s’est soutenu dans les moments où ça n’allait pas.

Le discours oenologique savant, proféré par les instituts du goût ou de doctes chefs de cuisine suscite ici une légère ironie.

Le sancerre, on n’a pas besoin de l’interroger. C’est un vin qui parle tout seul. Il monte au palais tout de suite, dit joliment René Laporte.

Notre vin est facile d’accès. Le néophyte, comme la personne branchée, ne peine pas trop pour l’apprécier. Il n’y a pas de recherches intellectuelles à faire, estime Benoît Roumet.

Ce n’est pas péjoratif, mais certains vins méritent une explication. Il faut parfois donner des pistes aux clients, parce qu’ils sont un peu perdus. Mais il ne faut pas en rajouter sur le mystère du vin.

Pour définir un vin, les Anglo-Saxons parlent de sa drinkability, c’est-à-dire de sa buvabilité. Nous sommes complètement dedans avec le sancerre. Il a une attaque franche, mais il remplit bien la bouche.

Daniel Chotard était instituteur. Au début des années 1990, il a défroqué pour reprendre les vignes familiales, à Reigny.

Certains ont eu des doutes, en voyant un prof, sourit-il. Aujourd’hui, le voici vice-président de la puissante Union viticole sancerroise. Pour attirer les clients, il organise des concerts de jazz dans les Caves de la Mignonne, haut lieu sancerrois.

Le discours sur le vin est parfois tellement alambiqué, que cela peut donner des complexes aux clients. Un vin sert à mettre du plaisir sur une table. On n’a pas besoin de sortir du conservatoire pour aimer la musique et acheter le disque, dit-il.

Les vignerons ont des formules plein la bouche pour définir un bon vin. C’est lorsque le premier verre en appelle un second. Ou encore : Il n’y a pas de grands ou de petits vins, il y a des vins pour toutes les occasions.

Daniel Chotard redevient un peu professeur : Avec le même stylo, certains font une mauvaise dissertation, d’autres écrivent des poèmes.

Régis Guyotat
Article paru dans l’édition du 28.10.04

L’aire d’appellation de Sancerre couvre les communes de
Bannay, Bue, Crézancy, Menetou-Ratel, Ménetréol, Montigny , St-Satur, Ste-Gemme, Sancerre, Sury-en-vaux, Thauvenay. Veaugues, Verdigny etVinon.
Situé sur les bords de la Loire, à l’est de Bourges, le vignoble de Sancerre s’étend sur 2350 hectares pour une production annuelle de 140 000 hectolitres.
Cépages: Sauvignon, pinot noir..

3 types de sols composent le Sancerrois:
– Les terres blanches situées sur les collines les plus à l’ouest du Sancerrois, composition argilo- calvaire.
– Les caillettes, très pierreuses et calvaires.
– Les terres argilo-silicieuses à l’est du vignoble sur les collines.

LES VINS Blancs:
AOC reconnue par décret en 1936.
Les blancs alertes et pleins de fruits, marient des arômes à dominantes végétales, bois, genêt, feuille de cassis, acacia, Jasmin, agrumes..

L’attaque se fond en une bouche riche et ronde. On appréciera particulièrement les Sancerre blancs avec des feuilletés de saumon ou autres poissons en sauce.

L’accord le plus naturel se fera avec le Crottin de Chavignol.. également une AOC Sancerroise. Mais le foie gras sera aussi un partenaire original et apprécié.

LES VINS Rosés
AOC reconnue par décret en 1959.

La finesse des rosés se révèle sur des volailles en sauce, notamment cuisinées au curry.

Les rosés révèlent des arômes de menthe, poivre, abricots, groseille

LES VINS Rouges
AOC reconnue par décret en 1959

Les rouges illustrent les vertus du Pinot Noir. ils offrent un bouquet plutôt cerise et griotte.

Fermes, pleins et longs en bouche, leurs qualités seront idéalement mises en valeur avec des viandes blanches: lapins et volailles en sauce.

Les vins rouges développent des arômes de cerise, griottes, mure et réglisse

Foire aux Crottins de Chavignol week-end du 1er Mai
Foire aux vins de Sancerre week-end de Pentecôte
Foire aux sorciers à Bué 1er Dimanche d’Août
Foire aux vins de France à Sancerre, dernier week-end d’Août

Vin de Saint-Nicolas de Bourgueil

Vin de Saint-Nicolas de Bourgueil

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VIN DE SAINT-NICOLAS DE BOURGUEIL – AOC

A.O.C. Saint-Nicolas-de-Bourgueil est un vin rouge au coeur du Val de Loire. Voisin de l’appellation Bourgueil, ce vignoble s’étend sur 920 hectares, épousant les contours de la commune de Saint-Nicolas-de-Bourgueil.

Le vignoble, bien exposé au Sud, s’étend entre les sables de la Loire et la forêt, sur des sols de graviers, ou des aubuis qui recouvrent le tuffeau.

Il produit en moyenne 50000 hl par an, essentiellement des vins rouges faible production de rosés à partir du cépage Cabernet franc, dit Breton.

Rendement à l’hectare: 55 hl. On peut distinguer deux types de vins : les vins de graviers et les vins de tuffeau.

Leurs caractéristiques organoleptiques sont proches de celles des Bourgueil, même si leur souplesse leur permet d’être consommés plus jeunes.

CARACTÉRISTIQUES

Rendement : 50 hectolitres par hectare.

Vin de garde : 10 ans millésime 2003.

Régulièrement présent dans le Guide Hachette des Vins de France.

Médaillé d’Argent pour le millésime 1987 au Concours Général Agricole de Paris en 1988.

Médaillé de Bronze pour le millésime 1996 au Concours Général Agricole de Paris en 1998.

Lauréat du Guide Hachette 92-93-94-95-96-97-99 ? Guides Vins des Sommeliers 2000 – Petit Futé 2001 – Revue des vins de France 2002, Guide Dussert Gerber etc’

CÉPAGE: Cabernet franc 100 %

SOLS: Graviers

VINIFICATION
La vinification commence par une vendange de qualité, c’est pourquoi toute les vignes sont cultivées ou enherbées de façon à faire plonger les racines de la vigne dans le terroir de sorte que la vigne ne subisse pas des stress hydriques ou les excès d’eau pouvant nuire au développement normal du raisin, effeuillage de la vigne, et sélection des raisins manuellement durant les trois semaines précédant les vendanges.

La tradition ne devant pas être un frein au progrès lorsqu’il est au service de la qualité Laurent Mabileau utilise donc la machine à vendanger car elle lui apporte plus de souplesse qu’une équipe de vendangeurs par rapport à la météo et la maturité des différentes parcelles.

Les vinifications durent trois à quatre semaines dans des cuves inox thermo-régulées et s’en suivent un élevage en barriques

DÉGUSTATION

Le vin est de couleur rubis. Le nez est floral et fruité à la fois. Souple et équilibré en bouche, on retrouve des fruits rouges avec une pointe épicée, les tanins sont fins, élégants, la finale est très longue.

Un vin très convivial et séduisant qui obtiendra sa pleine maturité en l’an 2 005.

GASTRONOMIE

Le Saint Nicolas de Bourgueil est un vin qui peut être servi avec des poissons, des charcuteries, des viandes blanches et rouges, excellent avec une raclette et des fromages. Il doit être servi à une température de 12-13°C.

Il est agréable de le boire très jeune, mais acquiert de la finesse dans le vieillissement

Domaine Laurent MABILEAU Tél. 33 (0) 247. 97. 74. 75

La Croix du Moulin Neuf Fax. 33(0) 247. 97. 99. 81

F – 37140 ST NICOLAS DE BOURGUEIL E-mail : domaine@mabileau.fr
FRANCE Web : www.mabileau.fr
VIN DE SAINT-NICOLAS DE BOURGUEIL – VERTUS
Saint Nicolas de Bourgueil et sa région

Histoire du vin de Saint Nicolas de Bourgueil

Saint Nicolas de Bourgueil et Bourgueil constituent une charmante petite région nommée Bourgueillois.

La vigne y est présente dès le début de notre ère mais prend de l’extension au Moyen Âge sous l’impulsion de l’abbaye de Bourgueil.

Celle-ci, fondée en 990, crée rapidement son vignoble, le premier dans la région.

En 1189, son prieur l’abbé Baudry, célèbre par ses poésies latines, chante les charmes de son monastère et du vin qu’il y récolte.

Ses successeurs, soucieux comme lui du temporel, continuent son oeuvre et bientôt la vigne débordant des murs du monastère s’étend sur les terrasses environnantes.

François Rabelais a situé l’histoire de Couillatris le bûcheron, grand abatteur, fendeur de bois et perdeur de cognées au lieu dit Gravot.

Il était grand amateur de breton Cabernet Franc.

De même, Pierre de Ronsard aimait nos vins mais aussi nos femmes.

Il a écrit pour Marie Dupin, qu’il rencontra près de Saint Nicolas, ses plus beaux poèmes contenus dans le deuxième livre des amours de Marie.
La maison de Marie existe toujours au Port Guyet.

Dans la période qui a suivi la guerre, les agriculteurs de Saint Nicolas et Bourgueil sont à la fois des vignerons et des producteurs de fruits et légumes.

Ce n’est qu’après les années soixante que nous adoptons la monoculture et donnons à nos Appellations d’Origine Contrôlée leurs légitimes notoriétés.

Terroirs et évolution des sols
Aucun terrain primaire n’affleure en Touraine. Les chaînes de montagne hercyniennes qui constituaient la région, il y a 300 millions d’années, ont été érodées et se sont enfoncées sous le poids des dépôts calcaires du secondaire.

La Touraine fait donc partie intégrante du bassin parisien qui s’est formé tout au long du secondaire.

Depuis le trias inférieur jusqu’au crétacé supérieur, il a été envahi par la mer qui a laissé des sédiments formés en couches successives de plus de 100 mètres d’épaisseurs parfois, que l’on compare facilement à des assiettes empilées.

Un des derniers dépôts, qui date du turonien, est constitué de boues argilo-calcaires chargées de sable et de mica et
que l’on appelle aujourd’hui tuffeau.

La mer se retire progressivement au sénonien en recouvrant le tuffeau d’une craie blanche, riche en silice.

c’est cette craie qui après altération et dissolution du calcaire a donné l’argile à silex que l’on retrouve presque partout en Touraine.

Les vignobles de Saint Nicolas de Bourgueil et Bourgueil couvrent la majeure partie d’une haute terrasse alluviale sur la rive droite de la Loire, à 15 mètres au dessus du fleuve.

Elle est composée de sable du quaternaire avec en plus ou moins grande quantité, des éléments grossiers de silex et de calcaire.

Ce sable grossier peut s’enrichir d’argile près du coteau et reposer directement sur le calcaire du secondaire appelé tuffeau, qui affleure au plus haut de la pente.

Ce sont des sols de tufs, argilo-calcaires nos sols de Bourgueil.

En descendant la pente, le calcaire s’enfonce et le sous-sol devient plus ou moins argileux.

Ce sont des sols de graves silico-argileux ou uniquement siliceux nos sols de Saint Nicolas.

Quelques éléments climatiques
Saint Nicolas est situé en zone septentrionale mais bénéficie de la proximité de l’océan.

Les hivers sont assez doux et les fortes gelées exceptionnelles.

Il est rare de voir le thermomètre descendre en dessous de -10°C.

Les étés ne sont pas brûlants et les débuts d’automne profitent d’un soleil généreux.

Cependant, à côté de cette tendance générale du climat, il faut noter une grande variabilité d’une année sur l’autre, dans l’importance de l’ensoleillement, des températures et de la pluviométrie, ce qui donne des millésimes très différenciés.

Vin de Reuilly

Vin de Reuilly

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VIN DE REUILLY – HISTOIRE
Le vignoble de Reuilly s’étend sur 140 hecatres au sud de Vierzon, sur sept communes des départements de l’Indre et du Cher.

La vigne bénéficie d’un climat tempéré à tendance continentale, mais aussi de terroirs en coteaux de marnes calacaires, ainsi que de hautes terrasses de sable et de graves.

Pour les vins blancs de l’appellation, ils sont issus du suel cépage sauvignon 578 hectares au total.

Les vins rouges et rosés sont quant à eux issus du pinot noir bourguignon. Notons également l’existence de vins rosés dit gris 20 ha, qui sont issus du cépage pinot gris.

A la dégustation, les vins blancs de Reuilly, sont d’une couleur pâle, aux notes florales, voire végétales : genièvre, bourgeon de cassis…

La bouche a généralement une belle vivacité.
Reuilly

Pays: France

Région: Vallée de la Loire

Superficie: 140 ha

roduction: 8 500 hl

VIN DE REUILLY – SAVOIR ACHETER

Reuilly est la capitale vinicole du département de l’Indre. Sur ses 130 hectares, 77 sont consacrés aux vins blancs, 53 aux vins rouges et rosés qui s’étendent sur 7 communes sur deux départements, l’Indre et le Cher sur des coteaux de marne calcaire de pente moyenne et sur de hautes terrasses de sables et de graves.

Parmi les crus réputés du Berry, Reuilly tient sa place depuis le bon roi Dagobert qui a donné ce bourg à l’Abbaye royale de St Denis, près de Paris, en 638, avec ses champs, ses prairies, et ses vignes.

Au moyen âge, les chartes de 1202, 1365, 1466 fixent la quantité de vin que les habitants doivent verser à la seigneurie représentée par un Prieur et les jours de vente réservées uniquement à la dite seigneurie.

Mais, par droit de justice, les vignerons obtiennent le droit, à voir, à taster et à goûter pour contrôler si le vin est vendable.

En 1567, dans la description générale des païs et duché du Berry, Nicolas de Nicolas, géographe à la cour de Catherine de Médicis, cite le vin de Reuilly comme le meilleur du pays du Berry.

En 1864, une barrique de vin blanc de monsieur Martin, propriétaire et maire, est offerte à Napoléon 1er.

Le 9 septembre 1936, le Reuilly reçoit les lettres de noblesse par le décret d’appellation d’origine contrôlée pour son vin blanc et en 1961 pour ses vins rouge et rosé.

Dégustation

Les Reuilly blancs sont frais et fruités. Ils offrent un nez développé mêlant des notes florales à des arômes de fruits, principalement agrumes.

La bouche très fine, est généralement marquée par une finale muscatée. La robe or pâle, présente des reflets verts.

Vous les consommerez à 10-13° avec des poissons grillés ou frits, fruits de mer, crustacés, fromages de chèvre et, en début de repas, comme apéritif.

Les Reuilly rouges sont légèrement taniques à la robe claire. Ce sont des vins pleins, aux arômes fruités et floraux: cerises, violettes, mûres, d’un bouquet affirmé mais délicat.

Ils doivent être dégustés jeunes, à une température de 15°C, avec des viandes rouges, du gibier, et des fromages. Désaltérant, frais et léger, il va très bien avec les fraises.

Les Reuilly rosés, issus du Pinot gris, sont tendres à la robe très claire, couleur pétale de rose. Leur bouquet est fin et délicat avec des arômes de d’abricots ou de pêches blanches.

A 12-14° ils se dégustent agréablement avec les feuilletés, les charcuteries et les viandes blanches ou bien la cuisine exotique et asiatique.

L’accord du pinot gris avec un foie gras peut se révéler surprenant. Secs, mais suffisamment tendres et puissants, ils disposent, généralement, d’une bonne aptitude au vieillissement, de 3 à 5 ans, ce qui leur confère des arômes de miel et de café.

Ils deviennent alors le compagnon idéal des tartes et gâteaux secs.

Quand les chefs de la région ennivrent leurs plats au Reuilly

Filets de sandre au Reuilly rouge et aux lentilles vertes du Berry par Jean Merilleau, Auberge du Moulin de Chameron