André fête sa première victoire contre le conservateur…. Épisode 58

André :

Ah
ces fonctionnaires, ils se croient tout permis ! Vous me demandiez ce que
vous pouvez faire pour moi ?

Les
gendarmes en chœur :

« –
Oui, nous devons nous faire pardonner notre négligence. »

André
éclate de rire et va son buffet, il ouvre la porte et sort sa meilleure gnaule.

André :

« –
Il nous reste à boire un coup parbleu, c’est ma meilleure, je ne la sers que
dans les grandes occasions. Ce n’est pas tous les jours que vous passez à la
maison. »

Les
gendarmes :

« –
Ah non André, nous sommes en service. »

André :

« –
Pas à moi les gars, vendredi au carrefour de Tout-y-faut, j’ai livré 200
kilogrammes de pommes de terre nouvelles, je suis passé par l’arrière pour
aller aux cuisines et j’ai aperçu au bar, accoudés devant deux petits blancs,
deux beaux perdreaux en tenue.

Les
gendarmes en riant :

« –
Pardon André, mais à cinq heures, le service routier est terminé, sauf mission
spéciale de notre Chef chef. »

André :

« –
Sauf mes amis que j’ai livré à 15 heures. C’est facile à contrôler, j’ai été
bloqué au passage à niveau de la lignate pour le passage du train.

Les
gendarmes éclatent de rire :

« –
Chut André, il ne faut pas le répéter, c’est top secret. »

Germaine
a posé les verres sur la table.

« –
André y verse son élixir de santé, dont ils sirotent avec délectation les
saveurs. Dès qu’ils sont vides, André les remplit aussitôt.

Les
gendarmes :

« – Ah André, tu nous surprendras toujours. »

André :

« –
Germaine, prépare deux bouteilles pour nos amis. Tu les caches dans un journal.
Mes cadeaux ne regardent personne. Ils pourront les déguster tranquillement
chez eux. »

Les
gendarmes :

«
André, tu n’es pas obligé. »

André
en riant :

« –
Celles-là n’ont pas été déclarées, il faut bien que je m’en sépare…»

Les
gendarmes rient de bon cœur du bon mot d’André.

Germaine :

« –
Tu es gonflé de leur raconter ça … »

Les
gendarmes :

« –
Oh Germaine, ne vous inquiétez pas inutilement, il n’est pas le seul. Si nous
avions que ce genre de problème, malheureusement, des délits bien
plus graves sont de plus en plus nombreux…

Nous
sommes payés pour faire notre métier et nous appliquons parfois malgré nous,
les consignes que nos supérieurs nous donnent. Mais dis-moi André, c’est quoi
exactement que cette histoire.

Nous
n’avons rien compris, si le procureur nous demande quelques détails, nous sommes bien incapables de lui analyser le problème. Explique nous
bien l’ordre des choses, pour que nous sachions quoi lui répondre.

André
volubile, explique de long en large, comment les évènements se sont déroulés, en
fonction de ce qu’il en sait. Il s’arrange comme d’habitude pour devenir le
personnage central de l’histoire. Il ne s’attendait pas du tout au final de ce soir.

Hier, il a même privé Pierrot de messe, pour qu’il puisse remettre l’ensemble des
objets appartenant au Comte de la Fenière. Tenez dit-il voici la carte de ce
fameux Monsieur, Germaine les a trouvé en rangeant la chambre des enfants ce
matin.

Pierrot :

« –
Maman, tu as encore fouillé dans mes affaires, je les avais cachées. »

Les
gendarmes prennent la carte :

“- Merci
André de la confiance que tu nous fais. Nous comprenons mieux pourquoi le
Conservateur a outrepassé ses droits. Il faut aussi le comprendre, c’est la
découverte de sa vie. Il n’a pas envie qu’elle lui échappe. Il va sûrement
revenir à la charge après avoir constitué un bon dossier. Ce genre de type ne
lâche jamais sa proie. »

Pierrot :

« –
Maman je te faisais confiance, c’est fini. »

André :

« –
Pierrot, ce n’est pas ta mère mais moi, qui ai insisté, et soit poli avec elle,
surtout devant les gendarmes. »

Les
gendarmes :

« –
Nous n’avons rien entendu et du moment que tous peuvent confirmer que ce
Monsieur existe réellemnt, qu’ils l’aient vu, qu’ils lui aient parlé, je ne vois pas ce
que ce fonctionnaire peut faire, sauf s’adresser à lui. C’est par contre surprenant, que ce savant ait choisi Loulay et sa petite école pour montrer ses
secrets.

André :

« –
Vu le déroulement des évènements, ce doit être un original. Il aura préféré la
compagnie d’enfants à la recherche d’un savoir que des intellectuels ou
scientifiques bardés de diplômes inutiles, qui se prennent souvent pour le
nombril de Jupiter. Mais, je le reconnais, c’est une sacrée avancée
scientifique. Ceci explique cela.

Les
gendarmes.

“- André,
il se fait tard, notre enquête est close avant d’avoir commencé, nous vous
disons bonsoir, merci pour votre accueil et en montrant les bouteilles, nous les boirons à votre santé. »

Sur
ce, ils quittent la maison sans se faire plus de souci.

André
à pierrot :

« –
Bravo mon garçon, tu as vu juste en prévoyant la venue des gendarmes. »

Germaine :

« –
Je te l’ai dit, fais lui plus confiance, mais tu ne m’écoutes jamais. »

André :

« –
Heureusement que je les connais et avec le papier dicté par l’avocat, je leur
ai cloué le bec à tous. »

Gros
Sel n’avait rien dit jusqu’ici, il est resté silencieux, fidèle à sa
tactique :

« –
C’est un travail d’équipe papa. »

André :

« –
Tu as raison mon fils, c’est un véritable travail d’équipe. Le team Hillairet
and co vient de voir le jour. »

Gros
Sel :

« –
Moi, ça me donne une autre idée Papa.

André :

« –
Dis toujours mon fils au point ou nous en sommes, je peux désormais tout entendre.
N’est-ce pas toi Pierrot qui me disait l’autre soir, qu’il n’y a pas de
questions idiotes, que seules, les réponses le sont. »

Gros
Sel insistant :

« –
Hier, tu as fait un tabac en allant à la messe et tu as pu constater la tête que
chacun faisait, à l’entrée comme à la sortie… »

André :

« –
Oui et au parti, les choses n’ont pas traîné, j’ai eu ce matin avec Adrian une
chaude conversation au téléphone et il me somme de m’expliquer par écrit. Il va
avoir une réponse de ma part qu’il n’oubliera pas de sitôt… »

Gros
Sel le coupant à son tour :

« –
Papa ne me coupe pas s’il te plait, ce sont tes affaires, moi je te parle
des affaires de notre famille,
écoute-moi cinq minutes c’est important ,même si je suis le plus petit. »

André

« –
Vas-y mon fils, je me tais jusqu’au bout. »

Gros
Sel :

« –
Bien je vais pouvoir continuer. À la sortie, comme à ton arrivée dans son
église, le vieux curé se croyait à Lourdes, à la place de Sainte Bernadette
découvrant l’apparition de la vierge. Il en est resté la bouche ouverte.
Imagine que si des mouches étaient passées à ce moment, il les gobaient toutes.

À
la pâtisserie, j’ai cru qu’ils allaient te demander des autographes,
l’après-midi au foot ce fut l’apothéose, tu deviens commanditaire du club, tu
leur offres deux mille francs de primes, ils gagnent et tu deviens leur
coqueluche, leur porte-bonheur et la nouvelle vedette du club.

Tous
les copains m’en ont parlé à la récré. Ce soir, ce sont les flics qui prennent ta
défense, tes enfants sont parmi les meilleurs de leur classe et grâce aux
photos du papillon, tous les journaux locaux vont parler de toi dans un peu
moins de Quarante huit heures. Nous sommes loin de la vilaine dispute de l’autre soir, tu ne croîs pas ?

André :

« –
Voilà le benjamin des Hillairet qui s’en mêle, mais je ne connais pas toujours
pas ton idée lumineuse mon fils… »

Gros
Sel :

« –
Pierrot dit toujours, qui ne dit rien consent, donc je considère que tu
d’accord avec mon analyse. Je continue. Tu as fait la paix avec tout le monde
sauf un. C’est le moment d’en profiter, il pourrait peut-être t’aider à devenir
maire de Loulay, payer ta campagne électorale. Il est riche, intelligent. Moi,
je dis les choses comme je les pense pour te rendre service. »

André :

« –
Faire la paix avec le Maire certainement pas. Cela fait plus de vingt ans qu’il
exploite le village et ses ouvriers. Ils sont sous payés. Je vais le battre
cette fois aux élections et je serai un maire élu par le peuple.

Pierrot :

« –
Justement Papa, je ne crois pas que Gros Sel veuille parler de Monsieur le Maire actuel, j’ai plus l’impression qu’il pense à quelqu’un d’autre. Qu’en
pense-tu Gros Sel ? Je ne suis pas à sa place, mais je
sais que Gros Sel est plus malin que cinquante renards réunis, si nous sommes
un team, une équipe, écoute le jusqu’au bout.

Gros
Sel en se marrant:

« –
Pierrot, pourquoi cinquante, c’est un minimum j’espère. »

Germaine :

« –
Il a raison, nous ne l’écoutons jamais, il est le plus petit, mais il a aussi
de très bonnes idées. »

André :

« –
Si toute la famille s’en mêle. Je t’écoute mon fils quel conseil as-tu à me
donner ? »

Gros
Sel fier de voir la famille l’écouter, donne un coup de pied à Pierrot sous la
table et dit :

« –
Je me demande ce que ferait comme effet sur les gens du village si tu
traversais le village, à pied, en dicutant gentiment avec le docteur du château,
il te ramènerait à la ferme et vous iriez ensemble au conseil municipal avec la
grosse Bugatti…»

Germaine
en entendant ces mots se signe et la grand-mère l’imite
aussitôt :

« –
Mon Dieu, protégez le, mon fils est fou, il est possédé par le démon. Par la Madone
André, surtout ne l’écoute plus. »

La
manière dont Gros Sel a tourné son argumentation a plu à André. Il s’est éclaté
de la façon dont il a évité les provocations et mis son père devant des
évidences dont il ne peut nier leur authenticité, ni leur intérêt…

André :

« –
Tu fais fort Gros Sel ! Viens là mon fils. Ta stratégie est digne d’un
général. Je dois y réfléchir, mais c’est loin d’être idiot. Le plus dur sera
d’entrer en contact avec lui,plus personne ne lui parle. Je me vois mal
aller sonner à sa porte sans y être invité.

Pierrot :

« –
Il y a plus simple. Fais lui une lettre gentille, excuse-toi pour ton
comportement passé, tu viens de faire davantage avec Monsieur le curé. Avec lui
tu t’es même complètement compromis. Dis lui que tu souhaites une rencontre
discrète pour t’expliquer avec lui, que le communisme t’avait bouché les yeux,
que tu les quittes et que pour toi, l’heure est à la réconciliation générale.

André :

« –
Abandonner les camarades jamais, je n’en ai pas le droit. »

Pierrot :

« –
En allant à la messe tu as fait la promesse de revenir, tu ne peux plus faire
machine arrière, tu as déjà perdu la confiance de ton parti. Si tu retournes
une nouvelle fois ta veste, tu seras mort politiquement. Arrête de donner des
primes au Réveil, c’est de l’argent jeter par la fenêtre. Plus personne ne
pourra te faire confiance, et tous nous serons déçus. »

André
est secoué par les paroles de Pierrot

Germaine :

« –
C’est quoi cet argent pour le football dont vous parlez ? »

André :

« –
Je t’expliquerai, c’est une vieille promesse que je tiens. »

Pierrot
reprend la parole :

« –
Papa, soit moderne, montre l’exemple comme tu l’as si bien fait hier, regarde,
tous étaient admiratifs, le communisme et le sang versés ne font plus rire
personne, il ne séduit plus, c’est fini. Les passions des jeunes sont dans le
monde moderne, la consommation, l’évolution, la reconnaissance, les voyages,
l’information le partage des richesses de la production et la liberté de vivre,
de voyager de choisir son chemin. Tu dois lui écrire et lui demander un
rendez-vous. Soit il l’accepte, soit il le refuse. Tu n’as rien à perdre. De
toute façon à la lecture de ta lettre, il va appeler Monsieur le curé et lui
demander son avis, ils sont culs et chemise, ils s’appellent plusieurs fois par
jour et se rencontrent chaque matin pour la messe de 7 heures au château.

Alimention pour efforts physiques

Mademoiselle nutrition

1. Qu’est-il préférable de manger 1 h avant de faire de l’exercice, par exemple tôt le matin?

Deux aliments riches en glucides, comme un muffin maison et un fruit. Il faut éviter trop de matières grasses et de protéines, car c’est plus long à digérer. Si on dispose de seulement 30 minutes avant l’exercice, mieux vaut opter pour seulement un aliment riche en glucides, comme un fruit ou une barre de céréales.

2. Que suggérez-vous de manger après avoir fait une activité physique?

Ce que l’on doit manger après l’activité physique dépend de la durée et de l’intensité de l’exercice, de même que du temps qui s’écoulera jusqu’à la prochaine séance d’exercice. Pour les personnes qui s’entraînent environ 1 jour sur 2 pour une durée de 1 h, de façon modérée, un repas équilibré, sans plus, permettra de refaire les réserves d’énergie adéquatement.
Pour les personnes qui s’entraînent parfois 2 jours consécutifs, de façon intense et pour une durée de plus de 1 h, il est important de boire et de manger pour avoir suffisamment de carburant en réserve pour le jour suivant. Voici donc ce que ça peut représenter : moins de 30 minutes après l’exercice, prendre une collation comprenant 1 g à 1,5 g de glucides par kg de poids et 7 g et plus de protéines. Exemple : 2 tasses de lait au chocolat 1 % et une petite banane, puis prendre à 2 heures d’intervalle les 3 petits repas suivants :
– 2 h après : 1 bagel, 1 tasse de jus de pomme, 1 morceau de fromage;
– 2 h plus tard : 2 tasses de pâtes, 1 tasse de sauce à la viande, une salade;
– 2 h après : 2 muffins maison, 180 ml de yogourt.

3. Devrait-on manger durant un exercice assez intense d’une durée de 3 h à 4 h, comme une randonnée à vélo de 125 km?

Si l’activité se fait à haute intensité comme c’est le cas ici, il est préférable de s’en tenir seulement à des boissons de réhydratation genre Gatorade, et en assez grande quantité. On peut aussi choisir de faire une pause et de prendre une collation, mais celle-ci devra être composée essentiellement de glucides, comme 1 ou 2 barres de céréales, 1 pain aux bananes, 1 muffin maison et de l’eau. Voir la réponse à la question 7 pour connaître la quantité de boisson de réhydratation à consommer.

Pour combler leurs besoins en glucides, certains sportifs prendront des gels de glucides ou des barres pendant l’effort de longue durée (exemple : raid de vélo de montagne). Il est important de les avoir goûtés avant la performance, parce que l’exercice intense peut diminuer le goût pour les aliments solides et très sucrés. Il faut aussi s’assurer de boire beaucoup en consommant ces aliments concentrés.

Si l’activité dure de 3 h à 4 h, mais qu’elle est d’intensité modérée, comme une randonnée en montagne, c’est le moment idéal pour manger des aliments qui fournissent des glucides, des protéines et des lipides. Exemple : mélanges de fruits séchés, de noix et graines, boissons de soya, barres de fruits et noix, jus de légumes et fromage allégé, barres de céréales, de noix ou de graines contenant au moins 4 g de protéines, pouding de soya, bagel et beurre d’amande, biscottes multigrains ou bâtonnets de sésame avec fromage allégé, compote de fruits sans sucre, graines de chanvre, pois chiches séchés salés, graines de soya grillées, muffins ou galettes santé, lait UHT de longue conservation, pain pita et beurre d’arachide.

4. J’ai commencé à faire de l’exercice physique pour perdre du poids, mais ça ne fonctionne pas. Comment y parvenir?

C’est du cas par cas. Avant toute chose, il faut être conscient que de ne pas réussir à perdre du poids avec l’exercice, c’est le cas de plusieurs personnes. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce phénomène. L’exercice modéré peut augmenter l’appétit et du même coup on reprend vite les calories brûlées, car nous avons plus faim. Si, après un effort physique on évalue que l’on mérite bien une collation et que l’on va se chercher un muffin de restaurant accompagné d’un café crème, on peut même manger plus de calories que ce que l’on vient de brûler. Il faut donc être très vigilant.

De plus, l’augmentation de la masse musculaire qui suit la pratique de l’exercice peut aussi influencer le poids sur la balance, car le muscle retient de l’eau et pèse plus lourd que la graisse.

Afin de bien évaluer votre perte de graisse après avoir intégré l’exercice à votre programme de vie, faites calculer votre pourcentage de gras avant d’entreprendre l’exercice et après, car c’est bien de la graisse que l’on veut perdre lorsque l’on fait de l’exercice et non du muscle. Sans même perdre du poids, vous pourriez avoir perdu de la masse grasse et avoir une silhouette mieux définie.

Un autre point très important à prendre en considération est de bien respecter vos signaux de faim et de satiété, ce qui veut dire ne pas trop s’affamer ni trop manger. Après avoir tout essayé, l’écoute rigoureuse de ces signaux est souvent la planche de salut pour perdre du poids.

5. Y a-t-il un meilleur moment pour faire de l’exercice lorsque l’on souhaite perdre du poids?

À priori non, mais une chose est sûre, il est préférable de privilégier un moment où on a un bon niveau d’énergie pour être capable de forcer et de s’essouffler plus qu’à l’habitude. Aussi, pour que nos bonnes pratiques d’exercice durent dans le temps, il est bon
de choisir un moment où on a vraiment le goût de faire de l’exercice. Le soir est peut-être le meilleur moment pour certaines personnes, tandis que se lever plus tôt le matin pour faire de l’exercice peut être plus convenable pour d’autres.

6. Quel exercice doit-on faire et à quelle fréquence pour prévenir la prise de poids lorsque survient la ménopause?

Pendant la transition ménopausique, la femme doit composer avec une dépense énergétique moindre de 200 calories/jour. Selon plusieurs études, l’augmentation de l’activité physique permettrait d’atténuer ou de prévenir le gain de poids et les changements de composition corporelle observés durant la transition ménopausique.
Afin de prévenir la prise de poids durant la ménopause, voici donc ce que les experts proposent :

Fréquence : de 5 à 7 fois par semaine
Intensité : Modérée
Temps : de 30 à 60 minutes

Types d’exercice :

Cardiovasculaire : la marche est souvent conseillée avec l’utilisation du podomètre qui est un bon outil de motivation. Pour le maintien ou la perte de poids, il faut viser de 15 000 à 18 000 pas par jour. L’important c’est que l’activité soit agréable et facile à intégrer au quotidien.

Musculaire : les exercices de musculation permettent de diminuer la perte de muscle et favorisent la santé osseuse. La fréquence recommandée est de 2 à 3 jours par semaine. Il est suggéré de faire de 2 à 4 séries de 8 à 12 répétitions pour un même exercice.

7. Comment éviter les crampes durant l’activité physique?

Les crampes qui surviennent lors de la pratique d’un sport sont d’origine complexe. Elles sont souvent un signe d’épuisement et de déshydratation. Sur le plan alimentaire, il faut en tout premier lieu s’assurer de boire assez de liquide. Pour connaître la quantité d’eau à prendre avant et pendant un effort physique, il faut d’abord évaluer les pertes qui seront subies lors de l’activité que l’on s’apprête à faire. Voici comment procéder :
1. Se peser avant et après le même effort déjà expérimenté dans le passé. Exemple : avant 69 kg, après 67 kg.

2. Noter la quantité d’eau consommée pendant ce même effort. Exemple : 1 litre.

3. Le poids perdu pendant cet effort correspond à la quantité d’eau dépensée soit :
69 kg – 67 kg = 2 kg = à une perte de 2 litres d’eau.

4. La quantité d’eau à boire correspond à la quantité d’eau consommée (1 litre) plus la quantité équivalant à la perte de poids (2 litres) = 3 litres.

5. Diviser la quantité d’eau nécessaire par 15 minutes d’entraînement. Exemple : durée de 3 h pour 12 fois 15 minutes; ce qui donne 250 ml d’eau (3 litres divisés par 12) ou l’équivalent de presque 1 tasse d’eau toutes les 15 minutes.

Le corps a une capacité limitée pour absorber de l’eau et cette limite est de 1 litre à l’heure. Si la quantité nécessaire calculée dépasse 1 litre à l’heure, il faut alors commencer l’hydratation 2 ou 3 h avant l’effort physique.
Du côté des électrolytes, il faut en ajouter à l’eau seulement si l’exercice dure plus de 3 h ou s’il y a sudation excessive lors de l’exercice. Quant aux glucides, il faut en ajouter à l’eau si l’exercice dure plus de 1 h. Les boissons de type Gatorade sont bien balancées pour remplacer l’eau, les glucides et les électrolytes ou vous pouvez choisir de faire votre propre boisson maison. Voici une recette, si l’exercice dure plus de 1 h : 300 ml de jus d’orange ou de pomme + 200 ml d’eau + 1/8 cuillère à thé (0,5 ml) de sel.

8. Comment prévenir le mal de tête qui survient parfois durant l’exercice?

Il y a plusieurs causes au mal de tête, mais deux causes sont reliées spécifiquement à l’alimentation : la déshydratation ou l’hypoglycémie. Pour la déshydratation, voyez la question 7.

En ce qui a trait à l’hypoglycémie qui est une baisse trop forte du taux de sucre sanguin, on peut y remédier facilement. D’abord, il faut savoir que durant les 90 premières minutes d’un exercice cardiovasculaire, nous brûlons principalement des glucides stockés sous forme de glycogène dans le foie et dans les muscles. Tout dépendant de nos réserves, on peut avoir plus ou moins de glycogène pour nous soutenir tout au long de l’exercice, d’où une baisse du taux de sucre sanguin et éventuellement un mal de tête.

Pour prévenir l’hypoglycémie, assurez-vous de consommer, à chaque repas et collations, des aliments riches en glucides tels que : pain, céréales, bagel, muffin anglais, gruau, riz, pâtes, légumineuses, fruits, jus de fruits, barres granola, barres de céréales, muffins maison, craquelins, biscottes, pommes de terre, etc.

Trucs et Astuces du jour en pâtisserie

Comment réutiliser les bâtons de vanille…

Une fois la gousse de vanille fendue en deux et les grains enlevés
de celle-ci, vous pouvez stocker le bâton dans un bocal de sucre fin fermé hermétiquement,
vous obtiendrez un délicieux sucre vanillé. Je garde également les bâtons de
vanille utilisés qui une fois séchés me servent de décors sur certains
entremets et petits gâteaux.

Comment empêcher les bâtons de vanille de sécher…

Cette astuce m’a été confié par une doudou sur le marché de Fort
de France en Martinique. Il suffit d’enfermer les bâtons de vanille dans un
bocal et de couler quelques gouttes de rhum dans le fond du bocal, celui-ci
maintient l’humidité ambiante. Il suffit de rajouter du rhum quand celui-ci
c’est évaporé.

Comment empêcher le lait d’attacher au fond de la casserole…

Il vous suffit de rincer le fond de la casserole à l’eau froide,
puis sans sécher ajouter le lait. Cela ne vous empêche pas de remuer de temps
en temps.

Comment laver les fraises…

Pour éviter que vos fraises se remplissent d’eau et perdent leur
goût, il suffit de passer les fraises brièvement sous le robinet d’eau froide
et de les tamponner avec un papier absorbant puis seulement après le lavage et
le séchage les équeuter.

Comment stopper la cuisson d’un caramel…

Préparer un récipient d’eau froide avant de cuire votre caramel,
des que la couleur désirée est obtenue il vous suffit de plonger la casserole
dans le récipient d’eau froide. La cuisson sera stoppée.

Comment empêcher la cristallisation d’un caramel…

Il vous arrive de louper une cuisson de sucre et que celle-ci
cristallise. Vous devez dans un premier temps utiliser une casserole complètement
propre. Ajouter quelques gouttes de citron a votre sucre ou si vous en avez une
noisette de glucose.

Comment empêcher les tartelettes aux fruits de ramollir…

Concernant les tartelettes en pâtes sucrées vous pouvez avant la
cuisson badigeonner le fond de tartelette avec un peu de dorure, en cuisant une
fine couche protectrice se formera. Après la cuisson vous pouvez badigeonner le
fond de tartelette de chocolat blanc ou de confiture chaude. Ces différentes
techniques isoleront les fonds de l’humidité de la crème et des fruits.

Comment obtenir des tartes aux fruits toujours bien cuites…

Un petit truc de pizzaïolo, pour que le dessous de vos tartes
soient toujours bien cuites, il vous suffit une fois la pâte étalée de parsemer
un peu de semoule de blé, cette semoule devra être en contact avec le moule ou
la plaque sur lequel vous poserez votre tarte. Ces petits grains de semoule
favoriseront le passage de la chaleur entre la pâte et le moule, garantissant
une meilleure cuisson. Il vous suffit d’enlever le surplus à la sortie du four
avec une petite balayette.

Comment faire des tartes aux fruits cuits jamais molles…

Pour les tartes aux fruits cuits comme celles d’Abricots, de mirabelles…
je vous conseille de parsemer dans le fond de votre tarte un mélange fait de
farine sucre et poudre d’amande. Ce mélange absorbera le jus des fruits à la
cuisson préservant votre fond de tarte.

Comment rattraper une crème anglaise…

Lorsque la crème est un peu trop cuite, vous devez pour lui
rendre son aspect lisse la refroidir rapidement en plongeant le récipient dans
une bassine d’eau et de glaçons et en fouettant énergiquement la crème. Vous
pouvez également remplir une bouteille d’eau vidée avec la crème refroidie, la
reboucher et la secouer violemment.

Comment réussir sa crème fouettée….

Pour réussir sa crème fouettée ou chantilly, il vous suffit de
placer au congélateur une heure avant tous les outils vous servant a monter la
crème, bassine, fouet… Vous pouvez également fouetter la crème sur une
bassine remplie d’eau et de glaçons.

Comment vérifier la fraîcheur d’un oeuf…

Pour savoir avant de casser un oeuf si celui-ci est encore
frais, il vous suffit de le plonger dans une bassine d’eau froide salée s’il
reste au fond cela signifie qu’il est frais . En effet la poche d’air contenu
dans la coquille d’oeuf augmente avec le temps rendant l’oeuf plus léger.

Comment récupérer plus de jus de citron.

Pour tirer le maximum de jus d’un citron plongez ce dernier dans
de l’eau chaude avant de le presser. Vous pouvez également le rouler fermement
sur le plan de travail avant de le presser.

Pour conserver un citron coupé en deux, salez la tranche ou
retournez le demi citron dans une soucoupe contenant un peu d’eau.

La revue de presse de Paulo (24 mai 2011)

Revue de presse Vins par Paulo le sommelier

Exposition Tapiès à Lynch Bages dans le Médoc

Depuis vingt ans, la famille Cazes organise des expositions de peintures dans les chais de son château de Lynch Bages, cru classé de Pauillac. Ces expositions s’inscrivent dans une hardie politique d’oenotourisme, dont la Hameau de Bages, à Pauillac, avec ses animations et ses magasins, constitue la meilleure illustration. Depuis le 16 mai, donc, ce sont les œuvres du grand peintre catalan Anthoni Tapiès, qui sont accrochées au-dessus des barriques.
Tapiès est né à Barcelone il y a 87 ans, et représente l’artiste espagnol vivant le plus important.
Ces œuvres un peu déroutantes, parfois proches du graffiti, ont été exposées et récompensées dans le monde entier. Une vingtaine de toiles sont désormais visibles à Lynch Bages, et ouvertes au public sur rendez-vous, jusqu’au 30 octobre. Tous renseignements au 05 56 73 24 06.

23 mai, 2011 | En Bref… | autrement |

Une aire de lavage «bio» à Volnay en Bourgogne
L’aire de lavage des enjambeurs inaugurée récemment à Volnay, en Côte de Beaune témoigne d’une prise en compte des contraintes environnementales. 430 000 euros ont été investis dans une aire dont l’originalité est de fonctionner en circuit fermé, uniquement avec de l’eau de pluie stockée dans une poche de 300 mètres cube. L’eau sert au remplissage des pulvérisateurs et au lavage ; les vignerons nettoient leur matériel, les effluents stockés dans une cuve sont ensuite filtrés et l’eau claire issue de la filtration réutilisée pour de nouveaux lavages.

22 mai, 2011 | Dépêches AFP |

Une demeure viticole et ses barriques partent en fumée dans le Sauternes
La demeure viticole du château Pernaud à Barsac, dans l’appelation Sauternes, ses cuves et ses barriques en bois ont été totalement détruites dans un incendie qui s’est déclaré dans une maison d’habitation attenante, a-t-on appris auprès des pompiers de la Gironde.

Selon les premières constations effectuées par la gendarmerie, une friteuse oubliée dans la cuisine de la maison d’habitation serait à l’origine de l’incendie.

Une dizaine de véhicules de pompiers appelés peu après 12H00 ont découvert la demeure viticole de 500 m2 totalement embrasée à leur arrivée.

Dix cuves inox, deux cuves béton d’une contenance de 500 hectolitres environ ainsi que 100 barriques en bois et de nombreuses bouteilles de vin ont été détruites dans l’incendie.

Une partie contiguë servant de chais a été en revanche préservée, ont précisé les pompiers.

Un sapeur-pompier en légère hyperthermie a été conduit à l’hôpital.

AFP 2010 21 mai, 2011 | Dépêches AFP |

Deuxième édition du concours mondial du Sauvignon célébrée à Bordeaux
Pour la seconde année consécutive, le concours mondial du Sauvignon s’est tenu vendredi et samedi à Bordeaux et a récompensé le travail de nombreux viticulteurs parmi 481 échantillons en provenance du monde entier et spécialement issus de ce cépage.

Organisé conjointement par le syndicat viticole des appellations contrôlées Bordeaux et Bordeaux supérieur et par le Concours mondial de Bruxelles, ce rendez-vous entend favoriser la promotion des vins issus du cépage Sauvignon, stimuler leur consommation raisonnable et initier le public à la richesse et à la diversité de ce cépage.

Un jury international composé de plus de cinquante dégustateurs professionnels et experts du vin (oenologues, sommeliers, consultants, viticulteurs, journalistes) a été invité à une dégustation minutieuse pour récompenser les efforts des viticulteurs dans le travail d’élaboration de vins à base de Sauvignon.

Les vins présentés provenaient majoritairement d’Europe mais aussi d’Afrique du Sud, d’Amérique du Sud, des Etats-Unis ou encore de Nouvelle-Zélande.

Les lauréats du concours mondial sont consultables sur www.cmsauvignon.com.

20 mai, 2011 | En Bref… | application |

Les grands crus de Bordeaux sur iPhone avec Bettane et Desseauve
Le bouchon Diam, en liège technologique, s’est associé avec les journalistes Bettane et Desseauve , pour proposer la première application iPhone dédiée aux grands crus du Bordelais. Sous le titre Diam Bordeaux, les amateurs retrouvent tous les crus classés avec une présentation du vin, des commentaires et des notes de dégustation. D’autres vignobles pourraient suivre, Bourgogne, Champagne, etc….20 mai, 2011 |

En Bref… | transaction |

Champy reprend le domaine Louis Boillot en Bourgogne
La maison Beaunoise Champy vient d’officialiser la reprise du petit (1,25 hectare) domaine Louis Boillot de Volnay qui compte trois premiers crus : volnay Clos de la Chapelle (0,55 ha), volnay Carelle Sous Chapelle (0,35 ha) et pommard Chanlins (0,25 ha). Champy va finir l’élevage des 2010 et les mettre en bouteille, le millésime 2011 marquant le début de la nouvelle organisation avec notamment un passage des vignes en culture biologique en vue d’une certification officielle. Un nouveau nom sera donné au domaine. La maison Champy insiste sur le fait que la transaction s’est faite à l’aide d’investisseurs français et étrangers passionnés des vins de Bourgogne. Après la reprise du domaine Laleure-Piot en 2010, Champy porte la taille de son vignoble à 28 hectares.19 mai, 2011 |

En Bref… | on aime ! |

Les Vignerons indépendants invitent à un pique-nique
C’est une première nationale : 500 exploitations arborant le logo des Vignerons Indépendants, vont proposer au grand public de pique-niquer dans les domaines les 12 et 13 juin. Menée par les Vignerons indépendants alsaciens depuis 1995, cette opération a pour ambition d’accueillir 50.000 personnes en ce week-end de Pentecôte.
Selon les domaines viticoles, le pique-nique sera agrémenté de diverses animations qui peuvent se résumer à une simple balade dans les vignes, ou à des choses plus élaborées : concert de jazz, expo d’artistes, jeu pour les enfants… Un site internet dédié, ainsi qu’une page facebook seront mis en œuvre pour cette opération nationale, appelée à devenir un rendez-vous viticole de grande ampleur.19 mai, 2011 | En Bref… | dynamisme régional |

La Loire en pointe du tourisme viticole
Trois territoires du Val de Loire ont déjà obtenu le label “Vignobles et Découvertes” qui vise à promouvoir le tourisme sur le thème du vin et de la vigne : La Vallée du Layon en Anjou, la Vallée du Loir dans la Sarthe ; et en Touraine, la zone Chinon, Bourgueil, Saint Nicolas de Bourgueil, Azay-le-Rideau. Cette récompense est attribuée par le Conseil supérieur de l’œnotourisme à des destinations proposant une offre de produits touristiques complète, alliant hébergement, restauration, visites de caves et dégustations, musée, événements…
Persuadée que l’œnotourisme est une voie d’avenir pour le développement du vignoble, la Loire va déposer cinq nouveaux dossiers de candidature pour les régions du Muscadet, d’Angers-Savennières-Aubance, de Saumur, de Touraine Val de Loire-Amboise et de Touraine Val de Cher-Chenonceaux.
L’interprofession des vins de Loire accompagne ce mouvement et a créé le réseau des Caves touristiques du vignoble de Loire. Cette signature, détenue par quelque 300 caves, répond à un cahier des charges sur la qualité de l’accueil ; elle est la référence pour postuler au label “Vignobles et Découvertes”.

18 mai, 2011 | En Bref… | état des lieux |

Bordeaux : les bons chiffres du Médoc
Par sa diversité et son étendue, le Médoc est parfois mal perçu du consommateur, car on y trouve aussi bien des crus classés extrêmement chers, et des « petits » vins à des prix beaucoup plus bas. Le Conseil des Vins du Médoc vient de publier un état des lieux actualisé, qui permet de s’y reconnaitre plus aisément.
Le vignoble du Médoc s’étend sur 16.500 hectares, et produit bon an mal an environ 85 millions de bouteilles. Cette production relève de huit appellations différentes : Moulis, Listrac, Margaux, Saint Julien, Pauillac, SainEstèphe, Médoc et Haut Médoc. Ces deux dernières appellations, appelées « régionales » par différenciation avec les « communales » représentent à elles seules les deux tiers de la production totale du Médoc.
Les crus classés en 1855 totalisent 22% des volumes, les crus bourgeois 20%, les coopératives 12% et les crus artisans, seulement 2%. Avec 1.400 étiquettes de châteaux et de marques au total, le Médoc assure 16% de la commercialisation des bordeaux. Les vins du Médoc sont vendus pour 60% en France, et le reste à l’export. L’Europe du nord achète la moitié des vins expédiés à l’étranger

18 mai, 2011 | En Bref… | buxy |

Bourgogne : un week end de dégustations en Côte Chalonnaise
Les 21 et 22 mai prochains, les vignerons de la Côte Chalonnaise, en Bourgogne, exposent leurs vins à la salle des Fêtes de Buxy, au cours d’un week end de rencontres gourmandes baptisées les Agapes du Montagny. Le temps d’un week end , les amateurs pourront déguster les vins des appellations village (Bouzeron, Mercury, Givry, etc) et régionales (Aligoté, Passe-tout-grain, crémant, etc). On attend une vingtaine de producteurs et plus de cent vins différents à découvrir.

La gendarmerie débarque à la maison………………….. Épisode 57

Gros
Sel :

« –
Regarde Pierrot, tu avais raison, les flics sont là. »

Pierrot a immédiatement reconnu l’estafette des gendarmes et la voiture du
conservateur du musée. Dès qu’ils entrent, ils entendent une conversation
animée dans le salon. Ils sont passés par la cuisine et personne ne les a vus
entrer. Ils posent leurs cartables et comme ils ont grand faim, ils se jètent
sur leur casse-croûte qui est toujours préparé à l’avance par la grand-mère avant qu’ils
ne reviennent de l’école.

Pierrot,

« –
Tu vois j’avais encore raison, j’espère que désormais, papa va enfin comprendre qu’il
doit entendre ce que j’ai à lui dire et n’agira plus à chaque fois, sans nous en
parler. »

Gros
Sel :

« –
Ne rêve pas trop grand frère, Maman et Grand-mère essaient de le changer depuis
quarante ans voir plus… »

Pierrot
sourit et la bouche pleine il dit à son frère :

« –
Viens, voir la gueule qu’ils tirent. »

Ils
entrent dans le salon et se fendent d’un bonjour je m’en foutiste total comme
si cette réunion ne les concernait pas. Au moment de leur entrée, ils entendent
le gendarme Baron dire à leurs parents :

« –
C’est grave André, vous avez égaré ou peut-être détourné des objets d’intérêts
publics dont vous aviez la garde.
C’est punissable par la loi…»

Les
gendarmes en utilisant la voix qu’ils ont l’habitude de prendre quand ils veulent faire peur.

« –
Bonjour les enfants, justement nous avions besoin de vous. Vous allez nous
expliquer par le détail, tout cet imbroglio, »

Pierrot est nullement impressionné car il les connaît bien :

« –
Vous êtes enroué Monsieur Roulet, vous avez perdu votre voix habituelle. C’est
vrai que je vous ai tellement entendu crier hier au foot, vous avez vu, ils ont
gagné et nous sommes premier. Ils se sont bien battus. Ils ont
bien gagné leur prime et Papa les a bien aidés.

Décontenancé
par la désinvolture de Pierrot à laquelle il n’est pas habitué, le gendarme Rouet reprend la
parole avec une voix presque normale.

Le
gendarme Roulet:

« –
Tu as raison, je n’ai pas arrêté de les soutenir, mais nous ne sommes
pas là pour parler du match d’hier mais…

Pierrot
le coupe sèchement:

« –
Je ne suis pas sourd et j’ai entendu ce que vous disiez en entrant. Mon père
n’est pour rien dans cette affaire. Ces objets dont vous parlez ne nous
appartiennent pas. Ils m’ont été confiés par un Monsieur, un savant à la
retraite pour que je les montre aux autres élèves de mon école. Ce
matin, il devait les présenter ailleurs et faire une conférence. Il est donc venu les
rechercher hier. Je lui ai rendu ce qui lui
appartenait. Je ne vois pas quel mal nous avons fait. Il y a un mois, il
nous en avait confié d’autres, nous les avons présentés à l’école
et tout le monde a pu les voir car le maître a fait une exposition. Elle a
rapporté beaucoup d’argent. Plus de 5000 personnes sont venus. Josiane votre fille a dû vous en parler Monsieur Roulet !

Le
gendarme Roulé :

« –
Tiens donc, ils m’ont cassé les pieds pour avoir leur boîte de papillons à la maison. Quand
j’ai vu le prix, j’ai dit non, je n’ai pas les moyens de ton père moi… »

Pierrot

« –
Ces boîtes nous ont été offertes et nous les avons remises à
l’école.

Content
de voir que nos accords avaient été respectés, ce Monsieur nous a confié
d’autres objets et le papillon. Mais,, mon père et ma mère ont cru bon de
vérifier leurs origines pensant que nous les avions trouvés ou volés.

Samedi,
ce Monsieur est déjà venu chez nous, Il était accompagné d’una autre personne, ils nous ont menacés. Mon
ami devait revenir dimanche matin pour les rechercher. Ne voulant pas
voir mes parents mêlés à cette histoire, je les ai
restitués comme prévu à leur propriétaire. Imaginez une seconde, que je ne les rende pas. Vous seriez aujourd’hui également ici et vous
nous accuseriez de vol ou de, je ne sais quel délit. Monsieur Roulet, depuis que je suis tout petit,
j’entends mon Père, Maman, ma Grand-mère me dirent chaque jour, qu’il faut
toujours rendre ce qui ne nous appartient pas, que le vol est une faute grave, qu’auriez-vous fait à ma place ?

Les
gendarmes sont à la fois surpris et impressionnés par la clarté et le judicieux de sa réponse.
Le Conservateur, ses parents, sa Grand-mère et Gros Sel sont coît. Pierrot
vient de passer aux yeux des gendarmes d’un chapardeur ayant soustrait des
objets d’une grande valeur scientifique à un petit garçon, gentil, sérieux,
bien élevé et respectueux des règles qu’on lui a apprises.

Personne
ne peut lui donner tort, il a choisi la solution de la bonne éducation, l’autre
aurait été celle des voyous. Il n’a pas hésité une seconde, c’est
compréhensible. Il passe d’ailleurs lui et son petit frère pour des enfants
irréprochables, ce qui n’est pas le cas de tous. Ce revirement des gendarmes, n’est
pas du goût du conservateur. Il sent la situation lui échapper et décide
d’abattre sa dernière carte, la plus grosse.

Le
Conservateur inquiet de la tournure des évènements :

« –
Tout cela est bien beau, mais la loi, c’est la loi et nous sommes bien devant
un cas de soustraction de biens publics. La loi est la même pour tous et chacun
se doit de la respecter, sinon plus rien ne serait possible… »

André :

« –
Justement, de la loi parlons en. ”

Il déplie un papier qu’il sort de sa poche et
reprend :

« –
Ce matin, j’ai appelé mon avocat et voilà ce qu’il m’a dit de vous lire. Avant
permettez-moi de dire aux gendarmes que nous avions convenu que ce matin il prenne contact avec mon avocat pour négocier un accord.

André:

“- Vous ne l’avez pas fait.
Nous devions prévoir un accord écrit. Vous n’avez pas donné suite à ce geste de bonne
volonté de notre part, notre bonne foi ne peut donc pas être mise en doute.”

Le
conservateur :

« –
Cela n’aurait pas changé grand chose et nous en serions au même
point. »

André :

« –
C’est vous qui le dites. Vous n’étiez pas au courant de cette disparition, pas
plus que vous ne connaissiez l’existence du papillon. »

La
partie de ping-pong continue devant les gendarmes amusés et pas mécontents de
la tournure des évènements. Ce Conservateur et sa suffisance, les ont un peu
énervés et André c’est leur copain.

Le
Conservateur :

« –
Il fallait me prévenir. »

André
courroucé :

« –
Je ne vous dois rien Monsieur, je ne sais même pas qui vous êtes, je n’ai même
pas votre carte visite ! Pensez-vous que ces objets morbides sont
ma priorité ? Je travaille de mes mains dit-il en montrant ses mains
cornées par le labeur journalier. Mes priorités, ce sont ma famille,
l’éducation de mes enfants, mes champs, mes labours, mes bêtes s’exclament-il
en élevant singulièrement la voix.”

Les
gendarmes l’interrompant :

« –
André reste calme continue sans t’énerver et lis nous le mot de ton avocat, je
pense que ce sera intéressant. Il connaît la loi sur ce sujet mieux que nous. »

André
reprenant ses esprits :

« –
Comme je le disais avant que ce Monsieur ne m’interrompe, il est effectivement
auxiliaire de justice pouvant faire appel aux forces de sécurité, mais sous
certaines conditions que jusqu’ici, je n’ai pas encore vues.

Je
lis :

1
– Ce Monsieur devait avertir le Procureur de la république immédiatement après
sa découverte et lui demander l’autorisation de requérir les objets à titre
conservatoire.

2
– Il devait les notifier par écrit sur un document précis et officiel en décrivant les
objets avec des photos, analyses et divers en pièces jointes. Il devait
certifier de la véracité de cette description et l’enregistrer sur un livre
officiel qu’il doit avoir d’ouvert et paraphé dans les locaux du ministère où
il officie.

3
– Il devait à partir de cet enregistrement, les conserver individuellement sous
scellés numérotés dans un coffre individuel prévu à cet effet..

4-
Présenter aux gendarmes avant toute intervention, une réquisition du Procureur
limité à son secteur juridictionnel légal.

Quandces différentes étapes sont respectées, il peut requérir la force publique pour faire appliquer la loi. S’il n’est pas dans la possibilité de nous
fournir ces pièces, j’ai le regret de vous annoncer, qu’il s’agit d’un abus de
pouvoir punissable pas la loi.

André
se tait, il regarde et contemple l’effet produit sur chacun par le petit laïus
dicté ce matin au téléphone par son avocat. Les gendarmes fixent André, il leur
glisse un coup d’oeil complice. Soulagés de sa réaction, car ils sont aussi
dans la même galère, ils contre-attaquent aussitôt. Les mouches viennent encore
de changer d’âne et cette fois, ils rajouteront le bonnet en plus.

Les
gendarmes interrogatifs :

« –
Monsieur le Conservateur, avant d’aller plus avant et en vertu de ce que nous
venons d’entendre, êtes-vous d’accord avec l’avocat d’André ? »

Le
conservateur est obligé de reconnaître le bien fondé de ces éléments.

Le
Conservateur :

« –
C’est exact. »

Les
gendarmes :

« –
Avez- vous respecté cette procédure à la lettre et êtes-vous immédiatement en mesure de
nous en fournir toutes les justifications. »

Le
Conservateur :

« –
Non messieurs, je n’ai pas eu le temps, les choses se sont précipitées et
devant cette extraordinaire découverte, j’ai cru que… »

Les
gendarmes se tournant vers André et Germaine :

« –
Excusez-nous Germaine et André, excusez-nous les enfants d’avoir douté de vous,
nous avons été abusés par sa carte tricolore mais nous ne faisons pas tous les
jours ce genre de procédure. Nous n’avons plus rien à faire ici. Quant à vous
Monsieur, nous allons devoir informer le Procureur de la république de vos
agissements et vous en répondrez devant lui. Nous n’aurions jamais dû venir
importuner ces gens. Comme vous l’avez annoncé, il y a quelques minutes, la loi
c’est la loi et dans votre fonction, vous devriez montrer l’exemple en
commençant par la respecter. Vous n’en seriez que plus crédible, au revoir
Monsieur !

André :

Non,
non ne partez pas, j’ai un petit service personnel à vous demander,
libérons ce Monsieur. Il pensait faire son devoir, il est sorti un peu de ses
prérogatives, il n’y a pas eu mort d’homme, mais nous ne sommes pas non plus des
imbéciles. Oublions cette anecdote. Je préfère que nous en restions là. Nous
aurons peut-être besoin de lui plus tard. De toute façon nous n’avons plus les
objets. L’enquête ne peut plus nous concerner.

Le
conservateur est soulagé d’entendre les paroles d’André, il s’en retourne gros jean comme
devant. Il a tout perdu, il pensait repartir avec de quoi surprendre la
terre entière. Il présente ses excuses à André, à sa famille et rentre à
Poitiers au volant de sa voiture. Il lui reste quand même certains documents, des
témoignages, mais il ne va pas en rester là. Il doit faire immédiatement un
rapport au parquet ne serait ce que pour se couvrir. Dans l’administration, ils
ont l’habitude d’ouvrir le parapluie même quand il n’y a pas d’orage. À cet instant, c’est un ouragan qui se prépare et il faudra savoir y faire face.

Les
gendarmes ne sont pas mécontents de la fin de cet entretien, et demandent à
André ce qu’ils peuvent faire pour lui ?

Rechercher des aliments riches en magnésium

Mademoiselle nutrition

Le magnésium est important pour lutter contre la fatigue, les crampes, le stress.

Le stress vous fait “consommer” plus de magnésium, vous en manquez et donc vous stressez encore plus, c’est un cercle vicieux.
C’est pourquoi il faut veillez à bien équilibrer son alimentation, et ne pas hésiter à en parler à votre médecin qui pourra vous prescrire un supplément en magnésium si besoin.

Aliments riches en magnésium

Teneur en magnésium mg/100g

500 – 550
Cacao en poudre
cacao

350 – 400
Graine de
tournesol
Graine de sésame
graines de tournesol

300 – 350
Noix du Brésil
Bigorneau cuit

250 – 300
Germe de blé
Noix de cajou
Farine de soja
Amande
Escargot cru
Bulot cuit
Sel fin
amandes

200 – 250
Céréales de petit
déjeuner au son
Biscotte diététique
au son
Levure alimentaire
pain au son

150 – 200
Farine de sarrasin
Haricot blanc sec
Cacahuète
Noisette
Noix
Pistache rôtie
Pâte d’arachide
noisettes

100 – 150
Lait écrémé en poudre
Lait demi-écrémé
en poudre
Flocon d’avoine
Muesli
Pop-corn
Blé tendre entier
Farine de blé
complet
Blé soufflé pour petit déjeuner
Pilpil de blé
Lentille sèche
Banane
déshydratée
Pourpier
Oseille crue
Mélange graines salées et raisins secs
Gâteau de riz aux raisins secs
Chocolat à croquer
Levure de boulanger
Pâte d’amande
Banane déshydratée

50 – 100
Lait entier en poudre
Comté
Pain complet
Biscotte complète
Céréales de petit
déjeuner
Noix de coco
sèche
Oseille cuite
Épinard cuit
Bette
Figue sèche
Abricot sec
Tofu
Soupe de légumes
Haricot blanc cuit
Moule cuite à l’eau
Crevette cuite
Calmar frit
Sel de mer
Macaron
Moutarde
Pomme de terre
en flocons
Barre chocolatée
Chocolat au lait
épinards cuits

Attention ! Ce tableau n’est pas exhaustif, il est réalisé à partir des données disponibles à ce jour.

Source: ANSES – Dernière mise à jour le 23/03/01 par le CIQUAL.

L’épilogue difficile d’un week-end de rêve……………. Épisode 56

André
ayant terminé ses fanfaronnades, croise Adrien le Chef de gare au moment de quitter le
stade.

André :

« -Tu
vois Adrien, j’ai suivi ton conseil et nous avons gagné, tu dois être content.

Passe
au café, nous allons arroser la victoire et notre première place. »

Adrien :

« –
Oui ce fut un beau match, ils ont joué en futur champion. Les meilleurs ont
gagné. André, tu as bien reçu mon message de cet après-midi, vers 14
heures ? »

André :

« –
Non, j’avais déjà quitté la maison avec les enfants.”

D’ailleurs où sont
ils ? Gros Sel est là, mais Pierrot a disparu.

Gros
Sel :

« –
Il en avait assez de t’attendre à la buvette. Il est rentré à la maison, il
doit finir ses devoirs. Demain il a encore deux compositions et il veut que
Maman lui fasse réciter les leçons qu’il a apprises ce matin. »

Se
retournant vers Adrien :

« –
Et tu me disais quoi dans ce message ? »

Adrien :

« –
Je t’ai promis que si je voyais ton Monsieur X je devais t’appeler. Quand je suis descendu pour venir au
stade, je l’ai aperçu avec un grand sac et une valise. Comme vous m’en
parlez tous depuis quelques temps, je suis allé le saluer. Il repartait vers
Niort et m’a dit aimer beaucoup ce petit village. Il y vient de plus en plus et
pense s’y installer bientôt. Il cherche une maison à louer pour y être
tranquille. Il est professeur de paléontologie. Il doit revenir cette
semaine. Il a pris la micheline de 14 heures. Je t’ai appelé aussitôt pour te
prévenir, ta femme m’a dit qu’elle te ferait la commission. »

Dis-moi
André, au stade, j’ai entendu de drôles de bruit, j’aimerai bien en parler avec
toi en tête à tête.

André
à la tête ailleurs et ne cherche pas à continuer cette conversation sans
intérêt pour le moment.

André :

« –
Quand tu veux Adrien, tu as mon numéro. Prenons un rendez-vous et nous en
parlerons tranquillement. »

Tout
en lui répondant, André comprend pourquoi, Pierrot n’est pas allé avec eux à la
messe ce matin et il est prêt à parier que les objets tant convoités se sont
envolés.

“-II
nous à tous eu pense t-il. On verra plus tard et le principal c’est que le papillon
et les objets soient enfin en sécurité. Mais, ils vont devoir encore
s’expliquer.”

André :

« –
Je te remercie Adrien, si tu passes au café du commerce nous boirons le verre
que tu m’as promis. »

Adrien :

« –
Non je rentre, je fais un remplacement à partir de dix huit heures. Je dois être à la
gare jusqu’au train de vingt et une heures trente. Mais, j’ai absolument besoin de te
parler, nous pouvons nous voir demain si tu as un moment ? »

André :

« –
Appelle-moi demain matin et nous nous verrons quelque part. »

André
sait de quoi il veut lui parler. Il est le responsable local du parti et de la
CGT et ses oreilles ont dû bourdonner depuis ce matin.

Adrien

« –
Je t’appelle vers 10 heures. »

André :

« –
C’est d’accord, j’essaierai d’être là. »

André
quitte Adrien et regagne silencieux sa voiture, l’euphorie est retombée. Gros
Sel le suit et monte à côté de lui. André démarre et demande à Gros Sel :

“- Sais-tu pourquoi, Pierrot n’est pas venu à la messe ce matin ?”

Gros
Sel :

« –
Il est comme toi Papa, c’est un communiste répond-il en rigolant, puis
redevenant sérieux,il avait des devoirs importants, il veut être le premier le
mois prochain donc il travaille davantage et moi aussi papa. »

André se tait, réfléchit et rentre
à la ferme. Il gare sa voiture dans la cour, descend et dit à Gros Sel :

« –
Je vais jusqu’au café, je serai là vers 20 heures, préviens Maman. »

Il
se rend au café du Commerce où l’ambiance est déjà au maximum, et des gorges s’égosillent de chants de victoire au gré des verres qui
se vident. Les coudes s’élèvent dans le même tempo que la musique d’un
juxe-box, dégageant ses décibels à pleine puissance.

L’arrivée
d’André est saluée par une belle ovation générale. Le Président l’accueille à
sa table. André commence par lui remettre le chèque promis. Le Président se
lève et demande le silence. En possession du chèque, il le montre bien haut à
tous, déclanchant une nouvelle standing ovation qui ne cesse qu’au bout de quelques
minutes.

André
sait qu’il vient de gagner des dizaines et des dizaines de voies à sa cause. Il
n’est plus le communiste qui voit rouge. Il est devenu l’ami des sportifs de la
commune et un commanditaire actif de leur club. La première journée de son plan
de reconquête du village est un coup de maître.

Il
boit encore de nombreux verres, mais à 20 heures il se lève pour prendre congé. L’heure, c’est l’heure et il ne
change jamais ses bonnes habitudes. Avant de partir, il promet d’être encore présent le dimanche suivant. Son départ
est accompagné d’un nouvelle éclat sonore, qu’il entend pendant de longues minutes.

De
son côté Gros Sel, en rentrant, met au courant Pierrot de l’intervention du
chef de gare. Il comprend immédiatement que la main du docteur Melchior est’intervenue. Il a fait prendre le train à l’une de ses connaissances toute
habillée de noir, pour donner de la véracité à son récit. Le chauffeur l’aura récupéré à Villeneuve-la-Comtesse et personne ne peut se rendre compte de la
supercherie. Il va donc être plus facile de supporter le moindre interrogatoire
puisque ce monsieur est repéré, il existe et a même une identité. Bien joué
docteur Melchior, chapeau bas !

De
toute façon, il n’a rien à craindre, à leur dernière dicussion, il a eu
implicitement l’aval de son père pour prendre les choses en main, sauf que ce dernier ne pensait pas se faire
berner aussi rapidement. Une fois
encore, son orgueil l’aura perdu. Il n’est pas très malin sur ce coup pense Pierrot.

André
pousse la porte de la maison et s’assoit pour dîner. Les autres le rejoignent
et Pierrot s’installe le dernier en lui disant.

« –
Alors Papa les nouvelles sont bonnes, tu vas devenir le nouveau Président du
Réveil ? »

André :

« –
Et pourquoi pas, je ne suis pas plus idiot que Jacques David ? »

Pierrot :

« –
Tu ne connais rien au football papa, mais cela ne me regarde pas, ce sont tes
affaires. »

André :

« –
Je n’y connais rien, mais je leur ai donné à la mi-temps la marque
finale. »

Pierrot :

Foutaise
Papa, ce n’est pas ça diriger un club de football.

« – Ah j’allais oublier, changeons
de sujet, comme j’avais un aval de principe de ta part, le papillon et les
objets sont en lieu sûr. Ne te fais plus aucun souci. »

André
le regarde, ce n’est pas le genre d’aval que nous t’avions donné ta mère et
moi. Nous aurions du être présent à l’échange. Papa, tu étais à la messe, tu
n’y vas jamais d’habitude, comment je pouvais deviner. Hier soir, nous nous
sommes appelés pour confirmer le rendez-vous. Il m’a demandé de venir ce matin,
car il avait autre chose à faire en fin de journée et ne pouvait pas attendre le
train du soir. Sachant que le dimanche matin, tu restes toujours à la ferme, comment je pouvais m’imaginer que tu allais te rendre à la messe. Même grand-mère
et maman en ont perdu leur voix.

André :

« –
J’aurai pu rester pour rencontrer ce monsieur, c’est aussi très important. Tu
as donc ses coordonnées. »

Pierrot :

« –
Oui, elles sont dans mes affaires, mais je ne sais pas où, je dois les
rechercher. »

André
le regarde droit dans les yeux et lui dit :

« –
Bien joué junior, tu nous as tous blousé et de belle manière. »

Pierrot :

« –
Papa, nous faisons un travail d’équipe, toi tu travailles l’extérieur, le grand
public, ton image, regarde cet après-midi, ils étaient tous après toi, ils ont
besoin de toi. Je suppose qu’à l’église ce matin, tous t’admiraient. Tu
ne peux pas tout régenter seul.Tu viens de me dire que je t’avais berné. Si moi,
j’ai pu le faire à mon âge, imagine les autres, ceux qui ne t’aiment pas.
Quand vas-tu te décider à faire équipe avec nous.

Fais-moi
confiance. Ce qui compte, c’est que ce soir tu aies gagné sur toute la ligne,
que le papillon et les objets soient en sécurité et je te prouverai dans
quelques jours que j’ai la maîtrise totale de la situation. J’ai besoin de
temps, pour mettre en place une stratégie, que nous partagerons.

Tu
auras encore des surprises. Ne te fâche pas. Une chose m’étonne Papa, c’est que
tu n’as pas pris conscience de l’énormité de notre découverte. C’est vous qui
avez déclanché ce tsunami, ce n’est pas moi. Sache bien deux choses, les os et les dents sont bien celles d’un dinosaure et ils étaient bien
vivants, il y a quelques jours. »

André :

« –
Tu y vas un peu fort, le dernier dinosaure vivant date de 75000 000
d’années. »

Pierrot :

« –
Tu vas les voir tous rappliquer demain, et tu verras les pressions, qu’ils vont nous
faire subir. Je suis certain qu’ils viendront avec les gendarmes. L’affaire est
trop sensible, trop importante. Heureusement que nous sommes mineurs.
Contre-nous, ils ne pourront rien, mais tu as intérêt à en parler dès demain
matin à ton avocat.

La
bataille sera très dure. Personne ne nous fera de cadeaux. Fais-moi confiance,
j’ai toutes les cartes en main. La seule chose que je peux te promettre Papa, c’est que quand la bagarre se sera apaisée, tu connaîtras toute la vérité. Je
ne peux rien te dire de plus aujourd’hui, de toute façon, je sais que tu ne me
croirais pas. Tu ne crois même pas, que ce dinosaure était vivant la semaine
dernière.

André :

« –
Comment veux-tu je crois une ânerie pareille »

Pierrot

« –
Tu vois, sans un minimum de confiance entre nous, rien ne sera possible. Mais,
il est tard, je pense que nous pourrions dîner et aller dormir. Demain sera
encore une journée difficile et moi j’ai deux compositions. Repose-toi bien
papa nous en reparlerons demain soir. »

André
ne dit rien et réfléchit. Pierrot le surprend de plus en plus. Il découvre en
lui un fin stratège.

Le
repas est pris très vite et chacun monte dans sa chambre. Pierrot et Gros Sel
devancent tout le monde. Une fois là-haut, Gros Sel s’adresse à Pierrot :

« –
Tu les as encore bien eus, je ne sais pas où tu vas chercher tout ce que tu lui
dit, mais il gobe tout comme du bon pain, avec ton coup de double vue, tu l’as
scotché , il ne s’en remet pas. J’ai l’impression, qu’il a peur que tu
saches ou que tu apprennent des choses sur lui. Tu as vu comme il a vite
changé. Ce matin à l’église si tu l’aurais vu, il était pire que les vieilles
bigotes. Il a même chanté. C’était à mourir de rire. Imagine papa
chantant ! »

Avant
d’aller dormir, il cache les cartes de visite là ou il sait que sa mère va les
trouver.

André
est morose. Avant de monter se coucher, il sort prendre un peu l’air. Il
regarde le ciel et scrute la lune. Celle-ci de son côté l’observe. Elle éclaire sa ferme de son mieux.
Depuis quelques soirs, elle est cachottière et ne montre qu’un seul croissant.
Chaque soir, elle veille ainsi sur une partie de la terre, réglant l’heure des marées
qu’elle actionne deux fois par jour avec la ponctualité d’un mouvement
d’horlogerie. Au petit matin, elle s’effacera pour aller s’éclater ailleurs, en
gardienne protectrice d’un sommeil réparateur.

André:

“- Ah, si elle pouvait parler…” et, il rentre se coucher.

Ce
lundi, club des cinq a repris le chemin de l’école, pendant l’interclasse
Tapioca fait la leçon aux petits sur les derniers évènements et la conduite à tenir. Chacun sait, qu’il
ne doit rien dire. Le leitmotiv sera :

« –
Je ne suis au courant de rien, Pierrot fait les choses seul et nous a écarté, depuis l’affaire des boîtes de papillons. Pierrot roule seul désormais avec Gros-Sel. Cela fait une semaine que nous
ne nous voyons plus, sauf à l’école. »

Cette
cassure fait d’ailleurs jaser leurs copains et leurs copines. Elle laisse à certains l’espérance, de pouvoir occuper bientôt les places vacantes. Il est devenu en quelques jours, la
vedette incontestée de la petite école.

Désormais, pour
se parler ou se donnez rendez-vous, ils se passent des mots. La technique est
simple, les vestes de chacun sont accrochées aux portemanteaux du préau, il
suffit de glisser un mot dans une de leur poche. Une fois lu, ce mot est
immédiatement déchiré en mille morceaux et jeté dans un endroit où il sera
irrécupérable.

L’après-midi
se passe sans aucun problème et Pierrot à chaque récréation est très entouré.
Il reçoit de plus en plus de sollicitations. Il n’y prête guère d’attention, mais fait un parallèle avec le comportement des adultes envers son père, mêmes causes, mêmes effets se dit-il.

Le maître annule les
compositions jusqu’àu lendemain, il pourra les réviser une fois de
plus, ce qui n’est pas pour lui déplaire. À cinq heures précises, la cloche
sonne. Ils ont rendez-vous devant l’église, mais avant, ils doivent passer chez
eux pour prendre leur quatre heures et poser leurs cartables.

Chacun
à son chemin personnel, Pierrot et son petit frère sont à deux pas de la ferme.
Il traversent la route nationale et tourne dans le chemin qui les conduit à la
maison.

Un pour tous, Tous pour un…………………………….Épisode 54

Gros
Sel :

« –
Bingo, Bravo Maman tu viens de gagner la médaille du meilleur saucisson de la
coopérative ! Comment connais-tu la réponse, tu as trouvé à 3000 ans
près? Tu as aussi ton carbone quatorze dans ta cuisine ?

La
grand-mère est aux anges, elle a des petits-fils vraiment géniaux. L ’ambiance
dans la maison change chaque jour. Quand elle verra ses copines, elle va les
rendre folle de jalousie.

Pierrot :

« –
Gros Sel, change de registre de temps en temps……Maman, Imagine un peu si à
table, je t’avais annoncé la vérité. Premièrement, tu ne m’aurais pas cru,
deuxièmement, j’aurais été puni
pour mensonge et la vie aurait été à la maison, pire qu ’avant. Je te rappelle, que c’ est de ta faute si les choses se passent ainsi. Si tu m ’avais laissé
faire, elles seraient restées à notre niveau et nous en aurions profité. Petit
à petit le sang aurait séché et les choses se seraient découvertes bien plus
tard ou peut-être jamais. Maintenant, nous devons tous faire face et nous soutenir comme aujourd’hui. »

Gros
Sel :

« –
Comme chez les Chevaliers, tous pour un et un pour tous… »

André :

« –
Peux-tu me certifier que les prochaines analyses confirmeront les
premières ? »

Pierrot :

« –
Oui papa, c’ est la vérité, ce sont des restes préhistoriques, ce sont des
restes de dinosaure et il était bien vivant, il y a moins d’une semaine. C ’est
d’ ailleurs son seul intérêt. »

Gros
Sel

« –
Il ne ment pas, moi aussi je l’ai vu le dinosaure, il était vivant avec le
diplocodus et la Goulue aussi, c’ est son amoureuse. Il se met à chantonner
comme le font les enfants quand ils se moquent. C ’est son amoureuse… …C ’est son
amoureuse……

Germaine :

« –
Arrête Gros Sel tu nous fatigues avec tes histoires et tu ne dis pas diplocodus
mais diplodocus.

Gros
Sel :

« –
C ’est la même chose, ils sont aussi gros !!! »

André :

« –
Pierrot avant d’ aller livrer mes veaux, je me suis arrêté chez Claude Poirier
et j’ ai parlé avec Tapioca. Elle t’aime beaucoup et m’ a dit que tu n ’avais pas volé les
pièces. Par contre, elle n’apprécie pas d’être tenue à l écart de ta bande. Il paraît
que tu l’ évites depuis l’ histoire des papillons. Vous êtes fâchés, ta mère
va être déçue, elle l’ adore, elle a raison, c ’est un brave gosse et elle est en
plus très jolie.»

Pierrot :

« –
Ne te gêne pas drague ma copine. Méfie toi Maman le démon des vieux le
guette ! »

Germaine grognon:

« –
Je ne veux plus que tu parles ainsi de ton père, je te l’ai déjà dit. »

Pierrot

« –
Je rigole maman, pardon papa. Pour en revenir à Tapioca, elle se mêle de tout,
décide de tout, elle est jalouse de toutes les files qui m’approchent. Je ne dois parler qu’à elle, dire comme elle et c’ est elle, qui doit tout diriger. Gros Sel en plus, invente et
lui raconte des ’histoires qui la rendent folle de jalousie. Pour avoir la
paix, je la laisse un peu à l’ écart quelques temps, elle doit comprendre que je
suis trop jeune, pour avoir une aventure sérieuse ave elle. Plus tard nous
verrons. »

Gros
Sel :

« –
Pierrot tu ne dis pas la vérité, c’ est la Goulue que tu aimes. »

Pierrot :

« –
Personne ne t ’a jamais dit que les plaisanteries les plus courtes étaient souvent
les moins longues……Je t’ ai demandé de changer de registre. »

Sur
cette dernière boutade, chacun se lève et part vaquer à ses occupations du
samedi soir, sauf Pierrot et son père qui continuent un peu la discussion.

Pierrot :

« –
Papa, ici, rien n’ est à vendre ? Je te demande de me faire confiance
jusqu ’au bout. Le vieux monsieur s ’attendait à ce qu ’il ait quelques problèmes.
Nous avons convenu d ’un rendez-vous dimanche, au terrain de football pendant le
match. Il reprendra ce qu’il m ’a confié, juste le temps que les choses se
calment. Tu pourras même lui parler. »

André, tout content de rentrer dans la confidence :

« –
Tu as entendu le conservateur, je suis responsable de ces objets. »

Pierrot :

« –
Mais non, papa c ’est faux, vous en êtes responsables tant que ces pièces
resteront chez nous, mais vous n ’en aurez plus aucune, si nous les restituons à
leur véritable propriétaire. »

Germaine
en pleine crise d’ angoisse entend Pierrot, elle intervient de sa cuisine :

« –
André, Pierrot à raison, laisse le faire, il semble bien s’entendre avec son
ami. Tu ne vois pas qu’ils sont complices avec ce monsieur, faisons leur
confiance. Jusqu ’ici, les choses se passent comme il les ont prévues. Pense
aussi que les photos vont paraître mercredi dans le journal. Il faudra encore
faire face. Ne te mêle plus de cette histoire, elle me fait peur. »

André :

« –
Justement, si elle te fait peur, je dois les protéger.

Germaine :

« –
Surveille les si tu veux, mais n’ agis pas à leur place. Laisse les faire, fais
leur confiance, je te le demande. »

André
se tait, cherchant une réponse qu ’il ne trouve pas. Il n’a aucune autre
solution à proposer. Elle est certainement quelque part devant lui, mais il ne la
voit pas. Il doit utiliser cette situation, pour refaire le chemin perdu et redevenir
éligible.

D ’un
autre côté, la valeur financière de cette découverte est immense et la
notoriété qu’ elle doit lui apporter le rendrait incontournable. Il sort de sa
maison plongé dans ses réflexions et va faire un tour dans sa ferme, il a
encore besoin de réfléchir et la bonne odeur de la lise, lui ramènera les pieds
sur terre.

Pierrot
a compris ce que son père envisage, il va dès ce soir le mettre devant des
faits accomplis. Demain quand il se lèvera, les choses seront réglées. Au match
de football avec Tapioca, ils affineront une stratégie avec l’ accord du docteur
Melchior. Lundi matin, elle l’ expliquera aux petits et il restera le seul à
pouvoir répondre aux différentes interrogations qu ’ils auront à subir. Il a
dans sa tête la solution. Il doit parler rapidement au docteur Melchior et agir de concert avec lui.

Gros
Sel part chercher les vaches aux champs et les rentre pour la traite du soir.
Des journaliers viennent s ’en occuper deux fois pas jours. Pierrot se précipite
au château et demande à parler au docteur Melchior. Le personnel est habitué
désormais aux visites impromptues, incognitos, en groupes des jeunes amis du
docteur Melchior. Ils sont même prioritaires. Ils s’ exécutent aux moindres
faits et gestes des enfants, sachant que de toute façon, ils sont soutenus bec
et ongles par leur Maître qui ne jure plus, que par eux.

Pierrot
rejoint le docteur Melchior qui lui demande:

« –
Quels sont les derniers rebondissements au village ? »

Pierrot
raconte par le détail comment les choses ont évolué, depuis qu’ils se
sont vus.

« –
Docteur Melchior, il me faudrait une carte de visite avec le nom et l’adresse du personnage que nous avons inventé et je ne peux en avoir une, que si vous me la fabriquez. »

Le
docteur Melchior surpris est amusé par sa nouvelle imagination:

« –
Si je comprends bien, tu me demandes de faire un faux document ! Sais-tu
que c ’est punissable par la loi ? »

Pierrot :

« –
Je ne veux pas les utiliser, je veux simplement éconduire les curieux autour de
nous, c’est pour nous protéger. Il me faut un nom, une adresse, un
tel qui fasse vrai et sérieux. Je suis sûr, que vous allez trouver une
solution. Disons, que ce seront des cartes tests que je vais égarer, où ma mère
fouille tous les jours. »

Le
docteur Melchior :

« –
Je crois que j ’ai compris ce dont tu as besoin. Passe demain pendant le match,
elles seront prêtes. Nous
sommes à deux minutes du stade. À la mi-temps, tu fais un saut jusqu’ici ou tu
m ’envoies Béatrice les chercher. Mais quand tu auras ces cartes, comment vas-tu
réussir à les rouler ? Comment comptes-tu t’y prendre ? »

Pierrot :

« –
C’ est simple docteur Melchior, je connais mes parents. …Lundi, une fois à
l’école, ma mère va monter faire notre chambre. Elle va fouiller partout. Elle
connaît toutes nos caches secrètes. Je le sais, à chaque fois elle ne remet
rien en place. Je vais mettre les
cartes comme si elles étaient cachées. Ils vont les récupérer. Quand ils vont
me les montrer, je ferais semblant de me fâcher tout rouge. Tel sera pris qui
croyait prendre. »

Le
docteur Melchior se délecte de l’intelligence pratique de Pierrot. Ce qu ’il me
demande n ’est pas bien grave et il a un ami qui voyage beaucoup. Il a plusieurs
adresses dans le monde, dont une près d’ici. Il va utiliser ses coordonnées et
s ’ils font des recherches, il se passera des lustres avant qu ’il ne le
retrouve.

De
toute façon, posséder une ou plusieurs cartes de visite qui sont la réplique
exacte d ’un original n ’est pas un délit, si personne ne les utilise pour
commettre des infractions. Il est donc tranquille.

Pierrot :

« –
Docteur melchior, j’ ai un autre service à vous demander. »

Le
docteur melchior :

« –
Tu deviens gourmand Pierrot, qu’ as-tu encore imaginé ? »

Pierrot :

« –
Je vous ai expliqué que mon père avait fait des photos qui sortent mercredi sur
l’ Angérien. Toute l’ école va les voir et va faire des envieux. Nous sommes
devenus, la cible des conservateurs, qui veulent s ’approprier nos trésors.
Imaginons, que lundi matin à 9 heures tapantes, à l ’insu de tous un de vos
employés, habillé tout en noir, dépose les objets pour une heure ou deux à l’école.
À onze heures, il revient les chercher.

Nous
aurons sécurisé tous nos témoignages, et plus personne ne nous importunera. Ils
chercheront tous, quel est ce personnage mystérieux et personne ne s ’imaginera
que c’est un canular. »

Pendant
que Pierrot, explique son stratagème, le docteur cogite et il a soudain l’idée
de faire exister ce personnage mystérieux, pour le rendre plus attractif et
consolider leur version. Avec Pierrot, ils vont s’amuser comme des
fous. Il échafaude un plan, il a quelques jours pour le mettre en place.

Sa
petite réflexion terminée, il s’adresse à Pierrot :

Le
Docteur Melchior :

« –
J’ai une solution, pour les cartes de visite, elles seront prêtes demain à
midi, passe quand tu veux. Pour la présentation à l’ école, nous sommes
d’accord pour la date. J ’organise tout pour lundi prochain. Par contre, il
serait bon que cette nuit, à la nuit tombée, j ’envoie mes employés rechercher
les objets chez toi, tu n’auras qu ’à tout descendre dans la cour vers minuit,
ils seront là à t’ attendre. Je vais leur recommander d’ être à
l ’heure. »

Pierrot :

« –
Je préfère venir docteur Melchior, je ne voudrais pas que quelqu ’un les
aperçoit. Moi, je pourrais toujours inventer quelque chose, je dirai que je
vais cacher mon papillon. Pour eux ce serait difficile, s ils étaient vus, tous penseraient que ce sont des voleurs,par contre qu’ils m ’attendent vers minuit
derrière la petite porte à côté de l’ église, laissez-là ouverte, je rentre, je
leur remets tout et je repars aussitôt. En dix minutes, j ’aurai fait l’ aller et
le retour. »

Le
docteur Melchior :

« –
Comme tu veux, je te laisse le choix des armes Chevalier. On se voit demain et
bravo pour ton courage et ton à propos. »

Il
est satisfait de sa petite équipe de gamins débrouillards. Les choses évoluent
et il n’ est pas mécontent de berner Le père Hillairet qui lui voue une haine
intestine et le calomnie depuis plus de 10 ans. Il savoure sa revanche sans aucune fanfaronnade.
Mais, avant de se séparer il lui dit :

« –
Je te conseille une nouvelle fois de rester prudent, de ne pas trop en faire,
mais d ’aller au fond de ce que tu entreprends. Il faut se taire ou en dire
le moins possible. »

Pierrot
parti, Il se dit qu’il est plus sage de récupérer toutes ces choses qui focalisent l’ attention. Elles vont aller tout droit dans sa chambre secrète dont il
possède seul l’ accès. Elles seront introuvables. Si les petits sont contraints
de parler qui les croira ! Les enfants le savent et se garderont bien de
le faire.

Pierrot
arrive en même temps que Gros Sel ramène les vaches du pré, il l ’aide
à les rentrer à l ’étable. Chacune d’ elle se rend seule sa case par habitude et
les journaliers placent à leurs pis les trayeuses électriques. En
rentrant, Ils croisent leur père qui comme chaque soir, part faire un tour au
café et voir quelques camarades.

Il
pousse la porte de la salle enfumée et aperçoit les habitués. Seuls, manquent les ouvriers de l’ usine qui ne travaillent pas le
samedi. Il sert quelques mains amies ou ennemies, il ne sait plus aujourd’hui à qui il doit faire confiance sauf peut-être ceux du premier cercle, celui du départ.
Il n’ entend aucun écho des derniers évènements. Soulagé, il pense qu’ils sont encore trop frais. Il ne s’ attarde pas davantage et prétexte un
dîner pour rentrer rapidement. Il se dit, que le temps est venu de mettre en
place, une stratégie efficace et progressiste, comme Pierrot sait le faire.

Bien connaître les crosses de fougères ou têtes de violons

Crosses de fougères cuites

Valeur nutritive de la Crosse de fougères ou têtes de violons

Crosses de fougère, bouillies, égouttées,100 g/environ 125 ml
Calories34
Protéines4,3 g
Glucides5,7 g
Lipides0,4 g
Fibres alimentaires1,9 g

Profil santé de la crosse de fougère

La crosse de fougère, aussi appelée tête de violon, est un petit bijou de verdure sauvage et rafraîchissant qui apparaît très tôt au printemps. Elle est particulièrement riche en protéines et les caroténoïdes qu’elle contient procurent des effets antioxydants. Il faut la cueillir et la déguster avec parcimonie.
 
Crosse  de fougère
 

Les bienfaits de la crosse de fougère

Plusieurs études épidémiologiques ont démontré qu’une consommation élevée de légumes et de fruits diminuait le risque de maladies cardiovasculaires6, de certains cancers et d’autres maladies chroniques. La présence d’antioxydants dans les légumes et les fruits pourrait jouer un rôle dans cette protection.

Que contient la crosse de fougère?

Un légume riche en protéines

La crosse de fougère contient une quantité particulièrement élevée de protéines comparativement aux autres légumes. Pour un même poids, elle contient environ 2 fois plus de protéines que l’asperge, le chou-fleur et le brocoli, et jusqu’à 3 à 4 fois plus que le navet, la carotte et la laitue. Il faut cependant noter que les protéines contenues dans les légumes sont incomplètes, c’est-à-dire qu’elles ne contiennent pas tous les acides aminés essentiels à l’organisme.

Caroténoïdes
La crosse de fougère contient des caroténoïdes, dont l’alpha-carotène et le bêta-carotène, un précurseur de la vitamine A. Les caroténoïdes sont des composés ayant des propriétés antioxydantes, c’est-à-dire qu’ils ont la capacité de neutraliser les radicaux libres du corps. La consommation d’aliments riches en caroténoïdes serait reliée à un risque moindre de souffrir de plusieurs maladies, comme le cancer et les maladies cardiovasculaires, quoique certains résultats soient controversés. Aucune étude n’a déterminé l’effet de la consommation de crosse de fougère chez l’humain, mais son contenu en caroténoïdes, présente assurément un atout pour la santé.

Composés phénoliques
Les composés phénoliques présents dans la crosse de fougère seraient en grande partie impliqués dans sa capacité antioxydante élevée. La crosse de fougère contient principalement de l’acide caféique (un composé aussi présent dans le café, mais différent de la caféine) et de l’homosérine. L’acide caféique se trouve dans plusieurs fruits et légumes dont l’action antioxydante a été bien démontrée5. L’homosérine aurait un potentiel de neutralisation des radicaux libres équivalent à celui de l’acide caféique. Il est à noter qu’aucune étude clinique n’a été réalisée sur les effets antioxydants de la crosse de fougère.

Précautions

Une toxine naturelle non identifiée serait présente dans les crosses de fougère. Afin d’éviter la possibilité d’intoxication, l’Agence canadienne d’inspection des aliments recommande de prendre certaines précautions en les préparant. Les symptômes d’intoxication peuvent se manifester de 30 minutes à 12 heures suivant la consommation des crosses de fougère. Ils peuvent se traduire par de la diarrhée, des nausées, des vomissements, des crampes abdominales et des maux de tête. Il est recommandé de consulter un professionnel de la santé s’il y a apparition de tels symptômes après la consommation de crosse de fougère. Les symptômes disparaissent généralement après 24 heures, mais peuvent durer jusqu’à 3 jours.

Préparation des crosses de fougère

Règles de base pour éviter l’intoxication

La plupart des gens ne semblent pas avoir de difficulté à digérer les crosses de fougère. Cependant, on a recensé, au cours des dernières années, plusieurs cas de gastroentérite, chaque fois reliée à une cuisson inadéquate. Une toxine indéterminée serait à l’origine de ces malaises temporaires.

Pour les éviter, on recommande de ne pas consommer les crosses de fougère crues, et de suivre certaines règles de base pour leur préparation.

– Secouez-les vigoureusement dans un sac de plastique pour détacher les écailles brunes qui les recouvrent.

– Lavez-les bien, en changeant l’eau à quelques reprises.

– Cuisez-les de 10 à 12 minutes dans l’eau bouillante ou à la vapeur. Cette première cuisson s’impose même si on compte ensuite les faire sauter, les frire ou les passer au four.

– Jetez l’eau de cuisson, car elle pourrait contenir la toxine.

Truc pour les garder bien vertes

Pour attendrir les crosses de fougère et garder leur belle couleur verte, ajoutez à l’eau de cuisson un peu de bicarbonate de soude.

Assaisonnez-les tout simplement d’un filet d’huile d’olive et de jus de citron et servez-les avec du riz sauvage.

Faites-les revenir, comme on le fait à Matapédia, dans un peu de beurre et servez-les avec du saumon poché.

Dans les salades. Après les avoir fait cuire, rafraîchissez-les dans l’eau glacée et essorez.
Présentez-les sur des canapés avec du fromage à la crème.
avec des crosses de fougère

En soupe, en crème ou en velouté. Assaisonnez avec du cari ou l’épice de votre choix.
Faites-les cuire en tempura avec d’autres légumes et, si désiré, des fruits de mer.
Ajoutez-les, avec des poireaux, dans les omelettes, les soufflés et les quiches. Assaisonnez de noix de muscade.

Nappez-les d’une sauce composée de tahini, moutarde, miso, ail et yogourt. Mélangez les ingrédients et montez à l’huile d’olive, comme une mayonnaise.
Après la cuisson, faites-les mariner quelques heures au réfrigérateur avec de l’oignon doux finement émincé et une vinaigrette. Si désiré, servez avec un oeuf mollet et de la ciboulette hachée.

Faites-en un pesto en les passant au mélangeur avec de l’huile d’olive, des noix, du jus de citron et de l’ail.

Servez-les sur des pâtes après les avoir ajoutées à une sauce composée de tomates séchées, de lamelles de champignon, d’oignon, d’ail et de pignons. Faites cuire environ 15 minutes.
Apprêtez-les avec de jeunes légumes de saison (petites carottes, oignons verts, petits pois) et des morilles. Mettez à bouillir chacun des légumes séparément en veillant à ce qu’ils restent fermes, puis faites-les mijoter tous ensemble dans du bouillon de légumes ou de poulet. Ajoutez les morilles (faites-les tremper si elles sont séchées), du thym, du laurier et de l’ail. Si désiré, liez avec un peu de crème en fin de cuisson.

Ajoutez à la pâte à muffins ou servez dans les crêpes avec une béchamel.
Les gourmets audacieux en font de la crème glacée.
Choix et conservation
Choisir
Les crosses fraîches, que l’on trouve sur le marché en mai et juin, doivent être fermes et bien vertes. Leurs écailles brunes doivent être présentes. Ne les lavez qu’au moment de les apprêter. Les crosses surgelées ou marinées sont offertes à longueur d’année.
Conserver

Réfrigérateur.
Deux jours. Enveloppez-les dans un papier absorbant et mettez-les dans un sac de plastique.
Congélateur.
Faites-les blanchir 2 minutes à l’eau bouillante, rafraîchissez-les dans de l’eau glacée, égouttez-les et mettez-les dans un sac à congélateur. Veillez à bien les faire cuire au moment de les apprêter.
La petite histoire de la crosse de fougère

Noms communs : crosse de fougère à l’autruche, crosse de Matteucie, tête de violon.

Nom scientifique : Matteuccia struthiopteris.
Famille : polypodiacées.

Le terme « crosse », désigne le bâton pastoral de l’évêque dont l’extrémité supérieure se recourbe en volute, de même que la partie recourbée du violon. Par analogie de forme, il en est venu à désigner également la fronde (feuilles recroquevillées encore enroulées sur elles-mêmes) de la fougère dans son premier stade de développement. Pour les mêmes raisons, on qualifie cette dernière de « tête de violon », surtout au Québec. En Europe, la préférence va à « crosse de fougère ». La fougère-à-l’autruche tire son nom de la ressemblance de ses feuilles avec les plumes de ce volatile.
Les fougères sont de très anciennes plantes qui poussent sur tous les continents et il ne fait aucun doute que les êtres humains consomment depuis toujours leurs jeunes frondesprintanières. Cette habitude est bien établie en Scandinavie, en Europe centrale, en Russie, en Asie, de même qu’aux États-Unis et au Canada. Elles font partie de l’alimentation traditionnelle des Amérindiens qui, à une époque où les méthodes de conservation modernes étaient inexistantes, en appréciaient d’autant plus la valeur qu’ils n’y avaient accès que durant quelques semaines au printemps. En effet, dès que la fronde se déroule et s’épanouit, elle cesse d’être comestible.
Toutes les espèces de fougères ne sont pas comestibles, certaines étant toxiques d’autres possiblement cancérigènes. Au Canada, ce sont les crosses de la fougère-à-l’autruche que l’on récolte le plus couramment et qui sont offertes dans le commerce. On les reconnaît à leurs écailles brunes plutôt qu’argentées. Depuis une vingtaine d’années, la popularité de ce produit du terroir n’a cessé de croître, si bien que le Canada en exporte désormais aux États-Unis et en Europe.

Jardinage biologique

La crosse de fougère se cultive sans trop de difficulté, mais il faut disposer de beaucoup d’espace, car c’est une plante à grand déploiement. Elle se multiplie par divisions des racines ou par semis des spores. On l’établira dans une partie ombragée du jardin ou au nord de la maison, et on veillera à ce qu’elle ne manque jamais d’eau. Par contre, elle se passe volontiers d’engrais. Espacez les plants de 60 cm à 90 cm. La fougère produit annuellement de 4 à 8 frondes. Cueillez moins que 50 % des frondes chaque année.

Écologie et environnement

La popularité grandissante des crosses de fougère auprès des consommateurs depuis les années 1980 pourrait mettre sérieusement en péril les populations sauvages.
Au Québec, il s’en récolterait plus de 70 000 kilos chaque printemps. Deux chercheurs du Département de biologie de l’Université Laval ont étudié l’impact de cette récolte intensive. Ils ont pu constater que le prélèvement de plus de 50 % des frondes sur un même plant entraînait une diminution de ses réserves d’amidon et de son rendement l’année suivante.
Il n’existe pour l’heure aucune législation limitant l’intensité et la fréquence de la cueillette des crosses de fougère. Dans le but de prévenir, à plus ou moins long terme, la disparition de l’espèce, on a tenté de la cultiver, mais les résultats se sont avérés décevants. Pour l’instant, cette culture reste coûteuse et sa rentabilité financière n’a pas été démontrée. La survie de l’espèce repose donc essentiellement sur la volonté des cueilleurs de se discipliner et de respecter les limites imposées par la nature. Les chercheurs recommandent de prélever, au maximum, entre le tiers et la moitié des frondes de chaque plante pour assurer l’utilisation durable de cette ressource.

(photo couverture : joanno.e-monsite.com)

Une arrivée au stade remarquée……………………….. Épisode 55

Les
tirs fusent de toutes parts et le ballon n’est pas souvent cadré. Il va est plus souvent dans les fusains
qui limitent le pourtour du stade que dans les filets. Au fur et à mesure que la
famille avance, André serre des mains de plus en plus nombreuses.

Il
pavane et arrivent devant la buvette placée, juste à côté du vestiaire, ou le Président Jacques David le salue avec respect mais sincérité.

Le
président :

« –
Bonjour André, c’est un vrai plaisir de t’accueillir au stade. Aujourd’hui, c’est un grand jour pour le club. Nous allons le vivre tous ensemble.
Merci de venir nous soutenir, tout le village est ici, même notre vieux curé est
présent. »

André :

« –
Merci Jacques de ton accueil, même si je ne viens jamais aux matches, je suis
vos résultats et je sais que cette année, vous faites des merveilles avec des joueurs que vous avez formés, mais surtout grâce au travail des dirigeants qui t ‘accompagnent.

Le
bruit de ces crampons que nous entendons résonner sur le béton est comme l’écho
sympathique d’une union sacrée entre tes joueurs, les dirigeants bénévoles et
le public nombreux qui supportent nos couleurs chaque dimanche.

Cette
odeur de camphre qui flotte dans l’air est unique, agréable et elle est
synonyme d’efforts et de victoires. Je ne vous ai jamais aidé et c’est une
grave erreur. Je suis venu pour réparer. J’offre en cas de victoire une prime
deux mille francs, mille s’ils font match nul et 500 s’ils perdent, ils auront
en plus 500 francs pour chaque match gagné à condition qu’ils restent en tête.
Mais attention Jacques, cette prime n’est pas pour les joueurs
personnellement, elle est pour le club dans son ensemble. »

Jacques
David reste coi devant cette bonté subite et inattendue d’André. Beaucoup de
supporters présents autour d’eux ont entendu la bonne nouvelle et la colportent
immédiatement, faisant se retourner quelques-uns des supporters, pour mieux
apercevoir ce généreux donateur.

Le
vice-président Caillaud qui est à côté de jacques dit à André :

« –
J’appelle les joueurs, vous leur annoncerez vous-même cette bonne
nouvelle. »

Il
appelle les joueurs qui viennent se mettent en cercle autour d’André et des
dirigeants qui mènent le club. »

Jacques
David :

« –
Un vieil ami du Réveil est un gros travailleur, il n’a pas le temps de venir
aux matches chaque dimanche, aujourd’hui il vient nous soutenir, mais je vais
lui laisser annoncer ce qu’il a nous dire. »

André :

« –
Messieurs, je connais certains d’entre vous, d’autres un peu moins puisque
vous habitez dans des communes avoisinantes. J’ai beaucoup à ma faire pardonner
et depuis longtemps, avec les anciens nous aurions dû soutenir vos efforts et
ceux de vos dirigeants bénévoles qui se battent pour que le club continue de
vivre.

J’ai
donc décidé d’offrir au club une prime de 2000 francs pour ce match
exceptionnel, mais aussi… Et il continue de débiter ce qu’il a annoncé au
Président quelques minutes auparavant.

Il
ajoute, si vous montez en division supérieure, je vous récompenserais et vous
pourrez me considérer parmi un de vos fidèles commanditaires du club pour la saison prochaine. La balle est donc dans votre camp et votre avenir entre vos pieds.
Bon match et merde pour la suite. Les joueurs applaudissent et reprennent le chemin de la pelouse.

André
est entouré de tous les supporters et des amis proches des joueurs. Tous le
remercient et le Président est aux anges. Il vient en quelques minutes de
trouver un soutien pour sa fin de saison, et un commanditaire pour la prochaine saison.

Pendant
toute cette agitation, Pierrot a repéré Tapioca. Elle vient d’arriver au stade.
Voyant son père très entouré et très occupé, il se glisse dans un coin, à
l’abri des regards ou Tapioca le rejoint. Il lui explique son plan d’action.

Tapioca :

« –
Reste avec ton père, ne le quitte pas, j’irai chercher les cartes de
visite. »

Pierrot :

« –
Il te dira aussi si pour l’école, c’est toujours d’actualité. »

Tapioca :

« –
Pourquoi, qu’avez- vous encore prévu, j’ai du mal à vous suivre.

Pierrot :

« –
C’est une surprise Tapioca. »

Tapioca :

« –
Je crois que j’ai compris, c’est au sujet de ton petit entretien avec le
Maître. »

Pierrot pose
son doigt sur ses lèvres et lui fait signe de garder le silence.

Profitant
d’une totale liberté, elle court jusqu’au château et tire la chaînette de la
cloche pour que quelqu’un vienne lui ouvrir.

Elle
attend quelques instants et en reconnaissant les pas rapides, elle comprend que
c’est Rose qui se déplace. La porte s’ouvre presque immédiatement.

Rose :

« -Tiens
Tapioca, tu es seule ? »

Tapioca
toujours très poli :

« –
Oui Madame Rose, Bonjour Madame Rose comment allez-vous ? »

Madame
Rose :

« –
Je vais bien, mais je ne sais pas si le docteur Melchior t’attend ? »

Tapioca :

« –
Il m’attend à 3 heures Madame Rose »

Madame
Rose :

« –
Dans ce cas entre, je ne suis pas au courant. »

Madame
Rose :

« – Tu trouveras le docteur Melchior au salon, il lit. »

Tapioca :

« –
Merci Madame Rose, je vais le rejoindre. ».

Elle
plante Rose à la porte et part en courant vers le Château.

Rose
hoche la tête de dépit, se disant que ces jeunes lui feront tourner la tête.
Celle du docteur est déjà bien mal-en-point, depuis qu’ils sont entrés dans sa
vie. Après avoir refermé la porte, elle regagne sa cuisine pour faire cuire ses
tartes dont le docteur Melchior est très friand.

Tapioca,
pénètre dans le château mais arrivée à la porte du salon, elle frappe de sa
petite main blanche trois petits coups secs.

Le docteur Melchior:

“- Entre Béatrice…”

Tapioca entre
dans la pièce, le docteur Melchior est engoncé au plus profond de son fauteuil
préféré:

« – Bonjour docteur Melchior, comment savez-vous que c’est moi, je n’ai pas parlé. »

Le
docteur Melchior :

« –
Mon oreille connaît le pas de toutes personnes qui appartiennent à la vie du
château. De petits pas aussi rapides et de petits coups secs aussi rapides, c’est très
féminin. Ce n’est pas le style de Rose, il est plutôt grognon et pataud, il ne
reste donc que toi. Aucune autre personne que vous cinq ne pourrait entrer chez moi de cette façon. Un de mes serviteurs l’aurait accompagné, annoncé et
introduit. Désormais tu fais partie de la famille ma petite chérie. Viens
plutôt m’embrasser au lieu de reste planté comme une grande asperge à
m’écouter. »

Tapioca
se dirige vers lui et lui fait un gros bisou sur ses deux joues. Le docteur
Melchior en rougit de bonheur.

Le
docteur Melchior :

« –
Tu es mon rayon de soleil. »

Tapioca :

« –
Merci docteur Melchior, mais je dois faire vite, Pierrot est au stade avec son
père et m’attend. »

Le
docteur Melchior :

« –
Je sais ma Petite chérie, tout est prêt. Prends cette enveloppe, il y a les
cartes dont Pierrot à besoin. Il n’a rien à craindre c’est le nom et l’adresse
d’un ami intime. Il n’est jamais en France. Il vit à Londres, c’est un grand
spécialiste de l’art préhistorique. Peut-être le verrez-vous. Quand il est en
France, il vient toujours passer quelques jours auprès de moi. C’est un grand
savant. Il pourra vous aider plus tard…Ah j’oubliais, lundi prochain à 9 heures
précise, un monsieur qui repartira par le train de 12 heures 30 sera devant
l’école avec toutes vos richesses. À 11 heures, il devra repartir. Préviens
Pierrot et personne d’autre, je devais simplement lui confirmer l’heure. »

Tapioca :

« –
Je peux voir le papillon et lui dire bonjour. »

Le
docteur Melchior :

« –
Retourne-toi et regarde : »

Tapioca
se retourne pendant que le docteur appuie sur un bouton situé sous le bras de
son fauteuil. La glace sans teint placée au-dessus de la cheminée s’ouvre et le
papillon apparaît dans toute sa splendeur.

Tapioca :

« –
Qu’il est beau, il l’est encore plus dans votre château. »

Le
papillon reconnaît Tapioca et bat des ailes pour lui dire bonjour.

Tapioca :

« –
Il me salue docteur Melchior ! » et elle s’approche de lui pour lui
parler :

« –
Bonjour, gentil papillon, comment trouves-tu ton nouveau pays, tu es dans un
bel endroit. À peine arrivé, tous voulaient t’enlever. Heureusement que Pierrot
est malin comme un singe. Tu es très beau ?. je déclare devant témoin que
tu es le Chevalier des papillons et tu porteras le nom de : Umagu…Elle éclate
de rire et se retourne vers le docteur Melchior. »

Docteur
Melchior, pourquoi vous battez-vous pour nous ? Pourquoi nous avoir
choisi ?

Le
docteur Melchior :

« –
Mais, je ne vous ai pas choisi, c’est vous qui êtes venus me chercher. Au fur
et à mesure de nos rencontres, vous allez découvrir le monde, vous comprendrez
alors qui je suis et ce que je fais sur la terre. Je dois trouver des relais
que je dois former, éduquer, les choses que nous ferons. Ensemble, elles seront plus nombreuses
et ma mission n’en deviendra que plus prolifique. Mais nous aurons tout le
temps d’en reparler. Viens m’embrasser et sauve-toi vite, Pierrot t’attend. »

Tapioca
s’exécute et s’esquive par la même petite porte par laquelle elle est venue.
Prévenue de son départ par le docteur Melchior, Rose va la refermer à double
tour pensant que pour aujourd’hui, plus aucune visite ne viendra les
déranger.

Tapioca
s’est absenté une bonne demi-heure et le match en est arrivé au dernier quart
d’heure de la première mi-temps. Le Réveil mène 1 à 0. Sur la touche,
les gens crient, gesticulent, s’apostrophent, d’autres hurlent, applaudissent, c’est l’euphorie. Pourtant
vers la quarantième minute de jeu, La Pallice égalise et c’est sur la marque de
1 à 1 que le repos est atteint. À la quarante cinquième, l’arbitre siffle la
mi-temps. Il y a quinze minutes d’attente avant la reprise.

Pendant
que les joueurs récupèrent de leurs efforts, André et les enfants se rendent à
la buvette. Il offre à Pierrot un soda et un verre de limonade à Gros Sel. Il
se commande une bière et se gausse d’explications sur les raisons de cette
parité parfaite à la moitié du match, en fin technicien. Il explique que
l’adversaire à beaucoup couru et il les voit s’effondrer en seconde mi-temps.
Tous les copains font bloc autour de lui. Tous apprécient ses connaissances
footbalistiques, bien qu’inédites. La plupart, comme André n’ont jamais touché
un ballon. Ils pensent eux aussi que cette seconde mi-temps sera une apothéose
pour le Réveil.

André :

« –
Je parie pour 2 à 1 ou 3 à 1 pour nous, hurle t-il à la cantonade. Nous allons
gagner, je le sens.

Pierrot
s’est mis à l’écart de cette agitation contagieuse et s’est rapproché de la buvette. Tapioca
est à quelques pas de lui. Il fait mine de ne pas la voir. Gros Sel l’aperçoit
et la rejoint. L’arbitre vient de siffler la reprise, tous se séparent pour regagner leur place. C’est le moment que choisit Tapioca pour remettre la
lettre à Gros Sel qui s’en saisit et la met dans sa poche. Puis, elle regagne
le bord du terrain en s’asseyant dans l’herbe, le dos appuyé sur un poteau.
Pierrot lui fait un sourire et elle répond en montrant son pouce. Pour ceux, qui
la verraient faire se signe, ils penseraient, qu’elle est satisfaite du match.
En réalité c’est un code pour indiquer que tout est rentré dans l’ordre.
Pierrot est soulagé, il peut regarder le match qui vient de reprendre sous les
cris et vociférations du public déchaîné.

André
aperçoit Tapioca

« –
Pierrot, ta copine est là-bas, appelle-la, elle est toute seule. »

Pierrot
glacial :

« –
Laisse là ou elle est, elle vit sa vie et moi la mienne, à l’école c’est la
guerre, elle veut être la première, et moi aussi. »

André :

« –
Je vois, il y a de l’eau dans le gaz, c’est dommage, je l’aime bien cette
petite et elle va bien avec toi. »

Il
reprend le cours du match. Les cris triplentnt d’intensité quand Loulay prend
l’avantage 2 à 1. Les joueurs redoublent d’efforts et réussissent à marquer le
but libérateur. Le score final est de 3 à 1. L’arbitre libère les joueurs et
c’est de la folie sur le terrain. Les joueurs se congratulent, les buteurs sont
adulés et chacun refait le match à sa façon. Les joueurs filent à la douche et
les autres à la buvette.

Jacques
David est heureux comme un roi, il invite André son sponsor de dernière minute
au pot de l’amitié de fin du match. Il remercie publiquement André de son
soutien pendant qu’André est à deux doigts de penser que la victoire lui appartient de droit.

Il
est tellement occupé à essayer de séduire ceux qui l’entourent, qu’il ne
remarque pas Gros Sel remettant à Pierrot l’enveloppe contenant les cartes de
visite de l’inconnu. Profitant de cette liberté relative, il sort une carte et
la lit. Le nom et l’adresse ont été imprimés par le docteur Melchior.

Monsieur
le Comte Richard d’Alembert de La Fenière

Docteur
en paléontologie.

10, street bridge Londres England

2
Rue de la Combe aux loups. Paris 75004

6
rue Saint-Gelais. Niort 79000

Téléphone :
Paris 0146196449

Niort O549516500

Parfait
se dit-il, il passe son doigt sur ce papier gaufré qui porte les armes de ce
Monsieur qu’ils ont créé ensemble, mais qui existe désormais vraiment et voyage de par le
monde… Il vient enfin de boucler la boucle et demain matin comme prévu, il va
lancer le bouchon un peu plus loin. Son père veut du spectacle, il ne sera pas déçu.

Pierrot dans sa tête:

“- Cette première manche se termine et j’ai désormais toutes les cartes
en main. Il range tout dans sa poche et retrouve son père, qui ne s’est même
pas aperçu de son absence momentanée.”

La raison l’emporte……………………………. enfin Episode 56

André :
« -Non, pas aujourd ‘hui, je vais voir un match de football important. Le Réveil
joue la première place et je ne veux pas manquer cette affiche. »

Germaine :
« – C’ est nouveau, tu t ‘intéresses au football maintenant… »

André :
« – Eh oui Germaine, ce n ‘est pas parce que je ne vais pas aux matches, que le
football ne m ‘intéresse pas. Tous mes copains y seront, j’ y serai donc aussi, avec mes fils.

Germaine :
 « – Si j’ en crois mes yeux et mes oreilles, tu viens de commencer ta campagne
électorale. Tu as vraîment envie de devenir maire ? Tu ne crois pas que nous
avons assez de travail ? Ne compte pas sur moi pour en faire davantage, tu
te débrouilleras. 

Puis, s’adressant à sa mère :
 « -Maman la table est mise, tu as bien pris la nappe verte et les couverts du
dimanche ? »

La Grand-mère :
« – Ne me prends pas pour une demeurée, je sais que nous sommes dimanche, avec ce
que j’ai vu ce matin, il me sera difficile de l’oublier. J’ ai vu mon gendre à
la messe, presque à genoux devant notre curé, je ne pensais pas vivre assez
longtemps pour voir ça. »

André :
« – Et oui Grand-mère tout vient à temps pour qui sait attendre.

Germaine :
« – C’ est prêt, à table, la bonne cuisine n ‘attend pas. »

En quelques minutes plus tard, toute la famille s’est assise autour de la table.
Comme chaque dimanche à midi André sert un verre de pineau à sa femme, à la
grand-mère et ne s’oublie surtout pas. Tenez grand-mère, prenez cette petite
douceur. J’ ai choisi du rouge, je le trouve plus fin.

Lagrand-mère :
« – Ton père Germaine avait la même habitude, chaque dimanche depuis mes 21 ans,
j ‘avais droit à l’ apéritif, un dimanche du rouge, l’ autre c’était du blanc.
Quand il se trompait, nous entrions dans 
des discussions interminables. Pour être tranquille, je marquais la dernière
bouteille utilisée à la craie avant de la ranger, comme si la couleur était
importante. Les deux étaient un vrai délice, comme le tien André, il est frais
et très agréable avant un bon repas.

André regarde son verre vide et lui propose de le remplir à nouveau en approchant le
goulot vers elle:
  
La grand-mère :
« – Merci André, mais il ne faut pas abuser des bonnes choses, c’ est le secret de
ma longévité et je n’ ai pas envie de manger rapidement la racine par les deux
bouts.

Germaine :
« -Maman, on ne parle pas de ces choses à table, elles portent malheur… »

Germaine apporte les chipirons à l’ encre, chacun se sert et mange de bon appétit. Ils
abordent différents sujets et l ‘humeur est badine. Le plat
est un rôti de bœuf cuit au four, avec une purée montée par Germaine au beurre
des Charentes. La cuisson est parfaite et André s’ extasie sur la qualité de
cette viande rouge qui fond dans la bouche.

Germaine :
« – Martial a des viandes toujours remarquables. Il sait surtout les faire mûrir.
Je les cuis toujours de la même façon, en deux fois. C ‘est un peu plus long,
mais c’est bien meilleur.

André
très fier :
« – Et qui lui fournit une bonne bête à la viande persillée chaque semaine ?
C ‘est bibi ! »

Gros Sel :
« – Et qui va chercher les vaches tous les soirs et les ramène à l’étable, c’ est
Gros Sel. »

André :
« – Ne mélange pas tout Gros Sel, toi tu ramènes les vaches à lait. Moi je te parle
des bêtes qui restent au pré, jour et nuit. Elles ne rentrent jamais à la ferme
et, à par moi ou quelques chasseurs à l’automne, elles ne voient jamais
personne.
 
Quand elle atteignent un certain âge, je les regroupe dans des champs où nous
enrichissons leur nourriture, soit avec des tourteaux, soit avec différentes
nourritures naturelles qui favorisent leur engraissement.

Tous les mois, le boucher vient les voir, il sélectionne les meilleurs et chaque
samedi nous livrons celle qu’il a retenue, à son abattoir. Il la garde jusqu’au
mardi suivant. Puis, elle est abattue, dépecée, découpée en quartiers. Il
conserve la viande pendant quinze jours au frais. Les quartiers restent
accrochés entiers à des crocs dans le noir. C’ est pendant cette période que la
viande mûrit.

Gros Sel :
« – Pourquoi, attendre quinze jours avant de la vendre, il perd du temps. »

André :
« – C’ est un rituel de qualité, chaque bête avant de mourir reçoit un choc. C’est
le stress de la mort. Il provoque au moment de son dernier souffle une
contraction musculaire longue à disparaître.

En laissant la viande entière se reposer dans le froid, les fibres et les nerfs se
relâchent progressivement. La viande noircie un peu, mais elle devient fondante
à la cuisson. Le boucher n’a plus qu ‘à découper les différents morceaux qu ‘il
définit en 3 catégories.

Les viandes à griller ou à dorer, les viandes à bouillir, les morceaux à braiser
pour les ragoûts. Il y a même une quatrième catégorie qui se compose de tous
les abats.

Le rôti de maman vient d’une pièce de viande de première catégorie. Le pot au feu
de Grand-mère est une viande de troisième catégorie et les ragoûts de la semaine
sont de la seconde catégorie.

Voilà les enfants, vous connaissez maintenant, les différentes étapes de la chaîne allant de l’ éleveur à celle du consommateur.

Les vaches dont tu nous parlais tout à l’ heure, servent à deux choses. Chaque jour
matin et soir, nous devons les sortir et les rentrer pour les traire. Le lait récupéré par la
laiterie sert à  fabriquer de la crème et du beurre. Certaines vaches sont utilisées pour la reproduction. J’ai donc une autre sélection de mâles et de femelles. Ils ne servent qu ‘à ça. Je peux ainsi programmer chaque année, de nouvelles naissances. Il me faut aussi garder quelques veaux. À dix mois, je les envoie à la boucherie. Mais, j’ en conserve
certains, pour grossir le cheptel afin de faire face à l’augmentation de la
consommation annuelle.

Ce n’ est pas un travail de tout repos. Un agriculteur, doit être présent tous les
jours dans son exploitation, les bêtes sont comme vous, elles doivent se
nourrir plusieurs fois par jour, avoir de l’ eau en quantité suffisante, il faut
les suivre avec le vétérinaire car elles peuvent tomber malades.

C ‘est beaucoup de travail chaque jour. Nous ne pouvons jamais nous absenter plus de
quelques heures. Les bêtes ont des habitudes bien réglées. Nous devons les
respecter, sinon elles reviendraient rapidement à l’ état sauvage. Nous aurions
des complications, la perte de notre qualité, de poids, ce serait
catastrophique pour notre exploitation. »

 

Toute la famille écoute avec attention, respect et une pointe d’admiration le monologue d’André.

 

Quand il se tait, Germaine rajoute :
 « – Votre père à raison, mais je préfère que vous alliez à l’école, passiez des
examens et soyez plus libres de vivre une vie plus moderne. Pour cela il faut
continuer à bien travailler à l’ école. »

Le dessert est apporté sur la table, suivi du café et il est un peu plus de 13
heures 30 quand André quitte la table pour aller faire un petit tour dans sa
cour.

Le voyant sortir, Germaine lui glisse avec un sourire :
« – Fais attention André, tu n ‘es pas en botte, tu as tes souliers vernis, fait
attention à ne pas marcher dans la m… ..des vaches.

Il retourne à la maison quelques minutes plus tard, remet sa cravate qu ‘il ne
ferme pas jusqu’ au col, enfile sa veste et dit aux enfants :

André : 
« – En route, je vous emmène au football, aujourd’hui nous jouons la première place
nous devons être tous supporters du Réveil de Loulay. »

Pierrot s’ attend depuis hier, à ce que son père aille au foot ce dimanche. Il va
vouloir parler au vieux Monsieur. …Il va marquer son père à la culotte et
profiter de sa moindre inattention pour s’échapper, à moins que Tapioca plus
libre, aille chercher les cartes de visite au château. Il va devoir improviser
selon les différents scénaries qui s ‘offriront à lui.

Les deux femmes de la maison regardent leurs hommes monter dans la voiture et

s ‘éloigner. C ‘est la première fois qu ‘André va voir un match depuis qu’ils sont
mariés. Les deux femmes croisent leurs yeux d ‘un regard qui en dit long.

Tout est entrain de basculer, leurs habitudes sont modifiées. Ceci n’est pas pour
lui déplaire, ce chamboulement se fait enfin dans le sens qu ‘elle a toujours
souhaité donner à sa vie.

Elle a toujours rêvé que son mari abandonne le communisme, qu ‘il retrouve le chemin
de l ‘église et soit plus près des enfants. Elles voulaient que ses petits
travaillent bien à l’école, qu ‘ils soient en bonne santé et que leurs affaires
soient prospères pour que chacun ne manque de rien.

Depuis ce matin, Dieu l’ a entendu et elle est pour la première fois de sa vie
entièrement comblée, même si certaines choses restent encore inexplicables.
Pourvu que cette embellie dure longtemps. Avisant la bouteille de pineau
qu’ André a oublié de ranger dans le placard, elle prend deux verres qu ‘elle
venait de laver et les remplit à ras bord.

Les deux femmes s ‘en saisissent et en levant leur verre bien haut, trinquent
à la santé de leurs hommes. Les verres sont engloutis en moins de temps qu ‘il
ne faut pour l’ écrire et reposés sur la table. Elles se regardent heureuses et
éclatent de rire.

Pendant cet épisode entre femmes, les hommes sont arrivés au terrain de football. Leur
arrivée ne passe pas inaperçue, surtout après l’escapade d’André  ce matin à la
messe.

Il y a déjà, beaucoup de spectateurs présents autour du stade qui viennent soutenir
les efforts des joueurs locaux. Les deux équipes sont déjà sur le terrain et
s’ échauffent comme de véritables professionnels.

Un transfert à la barbe de tous……………………….Episode 55

À
son retour, Gros Sel l’apostrophe :

« –
Papa comment est le ciel ce soir ? «

André :

« –
Superbe, il y a des milliers d’étoiles, on y voit comme en plein jour, demain
il fera très beau pour le match. »

Gros
Sel :

« –
Pierrot, tu vas pouvoir retrouver la Goulue, ils ont éclairé son étoile.
«

Germaine
et André poussent un soupir et regardent leur fils d’une façon
désespérée :

« –
Gros Sel, arrête de te moquer de ton frère, un soir, il va mal le prendre et
vous allez encore vous battre. »

Gros
Sel :

« –
Non, on ne se bat plus. Nous avons un pacte de non-agression et nous avons
signé la paix. »

André
en l’embrassant :

« –
C’est vrai que tu es un champion à l’école et il lui fait un gros bisou qui
claque bien fort sur le front.

Le
dîner est pris rapidement et chacun regagne ses pénates. Vers 11 heures 30, la
grand-mère fatiguée, par toutes les émotions de ces nouveautés, monte se
coucher à son tour. La voie est libre pour Pierrot, surtout que son petit frère
s’est endormi depuis longtemps.

Sans
bruit, vers minuit, il se glisse hors du lit et se rhabille. Il a le cœur qui
bat. Il ouvre la porte du palier, tout le monde dort. Un silence de plomb a
recouvert la maison. Seuls, les ronflements de son père résonnent entre les
murs. Il les entend jusqu’au bas de l’escalier. Il a ses chaussures à la main.
En passant devant la table, il attrape la cage et en silence, ouvre la porte et
se retrouve dans la cour. Dans sa chemise, il a caché les ossements, les bols
et la dent sont tout au fond de ses poches.

Après
avoir enfilé ses chaussures, il court à toutes jambes vers le château. Il n’est
pas très rassuré, les arbres, les murs, la nuit étoilée lui font un peu peur,
il a le cœur serré, mais il en a vu d’autres.

Arrivé
devant la grille, il attrape la chaînette et la tire jusqu’à ce que la lumière
du perron s’allume. Quelques secondes plus tard, il entend un pas qui foule le
gravier de l’allée principale.

Les
pas s’approchent de la porte. À quelques dizaines de mètres de lui, il entend
Ralph qui demande :

« –
C’est toi Pierrot ? »

Pierrot :

«
– Oui, c’est moi, Pierrot ! »

Ralph :

«
– Oui, mais tu es en avance, le docteur Melchior avait dit vers minuit 15, il
n’est pas encore minuit. Bon, tu es là avec le papillon, c’est le plus
important… »

Pierrot :

«
– Je ramène le papillon, la cage et quelques objets. »

Ralph :

«
– Pose tout à terre. Je vais me débrouiller, le jardinier arrive, il va
m’aider. »

Pierrot :

«- Je
n’ai pas le temps de m’expliquer, le docteur Melchior est au

courant,
voyez avec lui. Cachez-les bien, je dois rentrer au plus vite. »

Ralph :

«
– Donne tout et rentre vite te coucher. »

Ralph
prend la cage et referme la porte à double tour. Ici tout est en sécurité. Le
jardinier arrive et aide Ralph à tout remonter au château.

Prenant
ses jambes à son cou, Pierrot s’en retourne rapidement vers sa maison. C’est la
première fois qu’il fait une fugue. Il est minuit cinq. La lune semble lui
sourire et des milliers d’étoiles brillent dans la voie lactée, pour mieux
éclairer le chemin de sa maison.

En
quelques minutes, il est de retour chez lui, tout essoufflé. Heureusement il
n’a croisé personne. Il s’arrête devant la porte, se déchausse, et en profite
pour reprendre son souffle pendant quelques minutes. Puis, il rentre dans la
maison, remonte en silence dans sa chambre, se déshabille et se glisse dans ses
draps tout en sueur, plus mouillé par l’angoisse de la fugue que par l’effort
physique qu’il vient de produire.

Heureusement,
le papillon et les objets sont désormais en lieu sûr, bien malin celui qui
découvrira où ils sont. Très vite vaincu par la fatigue, il tombe dans un
profond sommeil.

Ralph
après avoir refermé la porte, retourne d’un pas lourd vers le château. Il pose
la cage dans le vestibule et, levant la tête, il aperçoit le docteur en haut du
grand escalier de marbre. :

« –
Pierrot était en avance ? »

Ralph :

« –
Herr Docteur, c’est le jeune Pierrot, il a ramené la cage et les objets.

Quelle
drôle d’heure pour venir sonner chez les gens ! »

Le
docteur Melchior:

«
– Il a bien fait, ce garçon est plein d’à propos. »

Ralph :

« –
Ah bon, mais il aurait pu attendre demain pour un papillon. »

Le
docteur Melchior en souriant:

« –
Je ne le crois pas Ralph, je ne le crois pas…. »

C’est
donc en toute tranquillité, qu’il récupère les objets, la cage et le papillon
et se retire dans sa chambre. Là-haut, il ouvre son passage secret et chaque
chose est placée dans un endroit dont il connaît seul l’accès.

En
regagnant sa chambre, il repasse sur le palier et aperçoit Ralph éteignant
les dernières lumières…

« –
À demain et bonne nuit, Ralph, Merci. »

Ralph :

«
– Bonne nuit, Herr docteur. »

Décidément,
depuis que ses enfants sont entrés dans leur vie, rien n’est plus comme avant,
toutes leurs habitudes sont chamboulées…

Que
va t-il encore leur arriver demain? Ils ont plus de travail, mais d’un
autre côté, la vie a enfin du piment et la routine a disparu. La maison vit
désormais au rythme des visites des enfants. Mais les choses semblent
s’accélérer depuis le voyage en ballon. Si Rose l’avait entendu tenir de tels
propos, elle n’aurait certainement pas été de cet avis.

Ralph
va se coucher le cœur gai. Il aime bien ces enfants, même si il est loin de
tout avaliser.

Quant
au Papillon, il trône désormais dans le salon secret du docteur Melchior ou
Rose devra chaque jour en prendre soin. Les choses sont rentrées dans l’ordre
mais pour combien de temps.

Le
lendemain Gros Sel est prêt de bonne heure. C’est dimanche et il accompagne sa
mère et sa grand-Mère à la messe. Pierrot, reste à la maison pour finir ses
devoirs et apprendre ses dernières leçons. Lundi en principe il y a de
nouvelles compositions et il a décidé d’être le premier de sa classe. La
concurrence sera rude. Il doit travailler plus que les autres. Au moment de
partir, ils voient descendre leur père endimanché, en costume noir, cravaté,
chemise blanche et chaussures vernies aux pieds.

Germaine
et la grand-mère le regardent et s’exclament en choeur:

« –
Mais André où vas-tu ?

André :

« –
Mais avec vous Mesdames, je vais à la messe dire bonjour au bon Dieu et à ton
bon curé.

Germaine
et la Grand-mère y perdent leur latin et ne trouvent rien à répondre.

Gros
Sel glisse à Pierrot qui observe la scène en riant :

« –
C’est la dernière du papillon »

Pierrot
en douce, à l’oreille de Gros Sel :

« –
Impossible coco, le papillon, les os, la dent et les bols ont quitté la maison
cette nuit, ils sont en sécurité désormais. Toi tu ne sais rien, tu dormais.
Tout est de retour au château. Je vais tout mettre sur le dos du vieux
monsieur. Il sera venu pendant la messe. Papa croit qu’il sera au match cet
après-midi. Il ne sera pas content mais tant pis. Toi tu ne sais rien. Va à la
messe et observe tout. Papa a lancé son plan de séduction, je vais devoir gérer
et jouer serré avec lui. Il comptait sur l’effet papillon. Nous allons devoir
avoir des idées pour trois. Je compte sur toi.

Gros
Sel émet un sifflement qui fait se retourner son père :

Il
aperçoit Pierrot et lui dit :

André :

« –
Pierrot, tu ne nous accompagnes pas ? »

Germaine :

« –
Non, comme il va au foot cet après-midi, il doit finir de réviser ses
compositions. Je dois lui faire réciter ses leçons en revenant de la
messe. »

André :

« –
Garde bien la maison, dommage que tu ne sois pas avec ton père. »

Pierrot :

« –
Papa, je viendrai dimanche prochain, je ne pouvais pas deviner. Tu nous caches
toutes tes décisions »

Germaine :

« –
André nous allons arriver en retard. J’espère que tu n’auras pas le culot
d’aller communier. »

André
rien que pour l’embêter…

« –
Pourquoi pas…L’église aurait elle aussi des interdits ? »

Germaine
en haussant les épaules, commence à marcher suivit par la grand-mère qui
dit :

« –
Le Curé risque d’y perdre son bréviaire en te voyant arriver. !!! »

Gros
Sel marche derrière son père et rejoint sa mère, toute la famille s’en va à
pied.

Pierrot
pense :

« –
Une diversion intelligente qui tombe à pic. »

Le
cortège traverse le village, André saluant les uns et les autres pour être
remarqué et lâchant quelques fois :

« –
C’est important la messe, chacun doit faire son humanité et expier ses fautes,
moi y compris. Je n’ai pas souvent le temps, mais j’ai décidé de faire preuve
de plus de civilité envers l’église, nous en avons tous besoins. »

En
l’entendant parler de cette façon, Germaine et la grand-mère n’en croient pas
leurs oreilles et se demandent s’il n’est pas malade. Ils finissent par
atteindre, tous ensemble le parvis de l’église, ou monsieur le curé à
l’habitude d’accueillir, chacune de ses ouailles le dimanche matin.

D’autres
se sont joints à la famille le long du chemin et c’est en cortège qu’ils
débarquent tous ensemble à la porte de la maison de dieu. Chacun observe avec
attention, sans comprendre le revirement clérical d’André. Le curé complètement
pris au dépourvu, s’approche de lui et bafouille d’émotion quelques mots. Il ne
sait plus, s’il doit implorer, la Madone, Jésus ou le saint-esprit, pour ce
miracle aussi important pour lui, que l’apparition de la vierge Marie pour
d’autres.

André :

Bonjour,
monsieur le curé j’accompagne ma petite famille, une fois n’est pas coutume.
Pierrot est absent, il travaille, mais je fais allégeance, j’ai beaucoup à me
faire pardonner et je compte sur vous mon Père pour m’ouvrir enfin les portes
de la maison de Dieu.

Le
vieux Curé sent les larmes lui monter aux yeux et ne comprend rien à ce
changement d’attitude. Il est à la limite de défaillir. Il ne peut articuler
qu’un simple, que Dieu vous bénisse. Ce sont les seuls mots, qu’il soit capable
de prononcer. Après ses vœux, c’est sûrement la plus belle journée de son
sacerdoce qui lui soit donné de vivre.

Pendant
que le bedeau referme la porte de la petite église qui s’est remplie en
quelques minutes, le vieux curé part passer sa chasuble et essayer de
récupérer. Il s’assoit même quelques minutes. Par deux fois, il se retourne en
se demandant s’il n’a pas été victime d’un mirage de la foi ou d’une
hallucination.

Mais
de sa sacristie, il aperçoit André et sa famille qui se sont installés, au
premier rang de ses fidèles. C’est l’heure, il doit y aller. Après une prière,
il avance vers la chair, ou il prononce un sermon qui par la force des choses
n’a pas été préparé. Il remercie le seigneur de lui avoir permis de voir
de son vivant, André se rendre volontairement à l’église et comme une brebis
égarée regagner seul et de sa propre volonté son troupeau.

Lui,
n’a jamais douté de le voir revenir et son vœu vient de se réaliser. J’ose
espérer que ce ne sera pas sans lendemain et que d’autres le suivront sur le
chemin de la rédemption. Désormais, il peut rejoindre le Seigneur avec la
satisfaction du travail accompli. Tous ont des larmes dans les yeux et pour
ceux qui chantent des trémolos dans la voix. L’émotion non feinte du vieux
curé, va faire jaser dans les chaumières et ouvrir la discussion à bien des
suppositions.

Même
André se prête au jeu, même s’il se doute qu’il va devoir s’expliquer en haut
lieu sur son revirement inattendu. Les thèses des communistes ne sont guères en
accord, avec celles qui sont préconisées par l’église.

Mais,
il a réfléchi, c’est important qu’il devienne le prochain maire du village.
Henri IV a dit :

« –
Paris vaut bien une messe. »

Pourquoi,
ce qui fut valable en d’autres temps pour un roi ne s’appliquerait pas à un
simple quidam. Par contre, les grenouilles de bénitiers n’apprécient pas la
présence de ce mécréant autour d’elles.

Au
grand soulagement de Germaine, André ne vient pas communier, mais en bon et
vrai chrétien, il suit la messe jusqu’à son terme. Au final, tous sortent sur
le parvis, suivi par le vieux curé qui les accompagne jusqu’au bout.

Tous
se mettent en cercle autour de la famille Hillairet. Ils veulent le voir ou lui
parler et entendre ce qu’ils se disent avec le curé. Au moment de partir, André
l’invite pour le déjeuner.

André :

« –
Nous devons parler de tout ceci, je dois vous expliquer. »

Mais,
ce dernier refuse, prétextant à juste titre, une autre invitation chez Madame
Contré.

André
ne désarme pas, disons, dimanche prochain monsieur le curé, nous partirons
ensemble, tranquillement à pied après la messe…

Le
vieux curé surpris…

« –
Tu seras donc à nouveau parmi nous dimanche prochain, bravo André, je suis fier
de toi. »

André :

« –
Mais je serai chaque dimanche avec vous désormais martèle t-il, pour que tous
l’entendent bien, mais surtout le répètent.

Le
vieux Curé :

« –
Dieu soit loué, je serai votre hôte avec plaisir dimanche prochain soyez en
certain, merci aussi Germaine. J’ai entendu parler de la qualité de la cuisine
que vous faites avec votre mère, j’ai hâte de la goûter à mon tour.

Jugeant
qu’il avait assez paradé, ils quittent le vieux curé et leurs nouveaux amis et
regagnent leur maison par le même chemin qu’à l’aller. Au passage, ils
s’acquittent du rituel hebdomadaire de la sortie de la messe et s’arrêtent à la
pâtisserie, pour commander quelques gourmandises sucrées pour le déjeuner.

Comme
tous, il attend avec sa famille patiemment son tour, pendant que Germaine et la
grand-mère discutent avec leurs copines de la pluie ou du beau temps. La
métamorphose soudaine d’André, les aura tous pris de court et elle sera sans
aucun doute, le premier sujet des conversations dominicales. Il s’attend
d’ailleurs, à ce que quelques bonnes âmes charitables dénoncent son nouveau
comportement au parti dès aujourd’hui.

La
nouvelle a déjà fait le tour du village, en passant, ils sentent les regards
derrière les carreaux des fenêtres entr’ouvertes. Ils sont épiés. André le
riche propriétaire, communiste depuis des lunes vient de rejoindre le camp de
l’église. Les mouches ont encore changés d’âne…

André
n’est pas mécontent de sa matinée, il est redevenu le principal sujet
d’interrogation et son revirement pose à tous la même question, pourquoi ?

La
petite famille est maintenant revenu à la ferme mais au lieu de reprendre ses
habits d’agriculteur, il garde sa tenue du dimanche, retire sa cravate et la
pend au dos d’une chaise.

Germaine
lui demande en le voyant ainsi :

« –
Tu ne vas pas aux champs voir tes bêtes cet après-midi? »