Les bons conseils de Monsieur le Curé… …………………Épisode 63

André :

« – L’église aussi mon
père, a je crois, eu au cours de son existence, beaucoup de sang sur les
mains. »

Monsieur le Curé :

« – Je te l’accorde, l ‘église le reconnaît. Des erreurs ont été commises au nom de dieu au cours
des siècles. Chaque jour nous essayons de les réparer. Le Pape actuel se bat
pour qu’elles ne se reproduisent plus, au moins chez nous, les Catholiques . Les communistes continuent aveuglément d’appliquer leur doctrine
insupportable. Elle est indécente. Cette erreur les détruira, on ne tue pas les gens
impunément aujourd’hui.

Si tu acceptes les
conditions que nous exigeons de toi en gage, nous te laisserons mettre un
programme en place avec ton équipe mais nous l’avaliserons. Monsieur Malveau
t’apportera également son soutien. Tu seras notre porte paroles dans un village
à l’union retrouvée avec des obligations, des devoirs et des objectifs sociaux
et économiques à réaliser.

André :

« – Merci, je suis
convaincu, je serai présent lundi matin à cette réunion. Germaine portera mon
accord dès cet après-midi au château.

Monsieur le Curé :

« – Bien André, ces
choses me plaisent, retrouvons-nous dès lundi. »

André :

« – Non, mon père, nous
nous voyons dimanche à la messe et vous déjeunez ensuite à la maison, ne
l’oubliez pas.

Monsieur le Curé :

« – Bien sûr que non,
mais je suis vieux et mon cerveau a de plus en plus de mal à se souvenir de
tout. À mon âge c’est normal et je ne suis pas le
seul malheureusement… Je vais te demander de me laisser, car demain, j’ai la
visite de mon chef de diocèse et s’il me demande mes comptes, je veux qu’ils
soient à jour, sinon je me ferai tirer les oreilles.

André :

« – Pas à votre âge mon
Père, ils n’oseraient pas. Je vous souhaite une bonne journée, à
dimanche. »

André quitte le bureau du
Curé très heureux de la tournure des évènements. Il doit donc démissionner
rapidement de ses fonctions au parti. Il va envoyer une lettre à chacun des
adhérents de sa cellule, à sa direction départementale et ensuite il dévoilera
sa lettre dans l’Angérien pour que tous sachent la réalité de ses choix. Aujourd’hui je n’ai
rien à perdre. Je me fâche avec le parti, mais je gagne beaucoup d’autres amis.

Il quitte la cure d’un pas
alerte et ne pense même pas à aller saluer ses enfants. Pierrot l’aperçoit en
tournant la tête, comme une silhouette furtive qui rase les murs. Tiens, il est
venu se confesser, Monsieur le Curé a du avoir un sacré travail se dit-il.

A cet instant, Monsieur le Curé
est sorti de son bureu et vient vers lui pour constater l’avancée du travail.

Pierrot :

« – Mon père est venu
se confesser Monsieur Le curé, il va vous falloir une semaine entière ?

Monsieur le Curé :

« – Nous n’en sommes
pas encore là, mais il a enfin compris quel était le chemin à suivre pour
continuer le sien. Quelques moutons peuvent s’égarer du chemin de la
foi, les meilleurs parfois, mais ils regagnent souvent la bergerie seuls.

Pierrot en se marrant
avec Gros Sel:

« – Papa en mouton,
c’est une première. »

Comme il est midi, il sort un sac ou sa mère a préparé de quoi se sustenter et le partage avec Gros Sel
avant d’aller disputer une partie de football entre les arbres de la place de
l’église. Tout l’après-midi, ils continuent de remplir leurs poches de cadeaux, Monsieur le curé, veut qu’elles
soient terminées avant ce soir. Vers cinq heures, c’est chose faite et ils se
retrouvent libres avant de rentrer chez eux.

N’ayant rien d’autre à
faire, ils passent saluer le docteur Melchior et le papillon puis rentrent à la
maison tranquillement.

Ce vendredi, le Procureur de
Poitiers, arrive à la gare d’Austerlitz avec son dossier dans sa petite valise
en cuir. Il est midi. Il saute dans un taxi et se rend directement place royale. Il va
déjeuner dans un excellent restaurant du quartier qu’il connaît bien. Il en
profite pour relire une énième fois son dossier. Il espère bien repartir avec
des pouvoirs territoriaux spéciaux.

À quatorze heures, il attend dans le petit
salon de réception, juste à côté du bureau du chef de cabinet du ministre. Plus
loin, une autre personne est assise et attend également. Un huissier
introduit l’autre visiteur avant lui. Après une quinzaine de minutes, il est
appelé à son tour. Après les salutations protocolaires d’usage, l’autre personnage lui
est présenté.

Il s’agit d’un colonel
responsable de service de sécurité de la DGSE. Déjà le procureur sent le vent
du boulet au-dessus de sa tête. N’ayant aucun reproche à se faire, il se lance
preuve à l’appui dans une explication en faisant la synthèse de son enquête. Le
colonel écoute avec respect et demande à consulter les documents qu’il
feuillette avec intérêt. À la fin de son monologue, le chef de cabinet le
remercie de la précision de ses informations. Puis, il se tourne vers le
colonel et lui demande :

Le chef de cabinet :

Mon colonel ce sont bien,
les mêmes informations ?

Le colonel :

Monsieur le Directeur du
cabinet :

« – Ce sont
malheureusement pour monsieur le Procureur ce que nous savons. Le Comte de le
Fenière travaille sous mandat de l’ONU, sur un dossier top secret. Personne
ne peut l’approcher, il n’a pas l’autorisation de partager ses découvertes et
ses recherches avec qui que se soit. Partout où il va, chaque pays doit lui
porter assistance et protection.

Ce dossier que vous me
présentez est un brûlot qui, s’il venait à être découvert pourrait vous conduire
devant la cour de sûreté de l’état pour espionnage. Monsieur le Procureur,
votre prudence vous a sauvé la tête.

Je vous conseille de brûler
ce dossier, de l’oublier, de faire arrêter toutes les recherches de votre conservateur
et nous allons envoyer la DGSE saisir toutes les pièces en sa possession et les
remettre à monsieur le Comte de la Fenière. C’est un dossier qui ne dépend en
France que du palais de l’Elysée.

Aujourd’hui, sa maison est
protégée par des policiers en civil. Il en est de même dans chaque
pays ou il séjourne. Ne jouez pas avec le feu et oubliez cette anecdote. »

Le Procureur imagine bien
dans quel guêpier, il a failli se mettre. Le colonel se lève et prend aussitôt
congé en saluant le chef de cabinet ainsi que le Procureur.

Dès qu’il est parti le Chef
de Cabinet lui dit :

« – Vous avez bien fait
de m’appeler. Nous avons eu chaud.»

Le Procureur :

« – Mais comment est-il
au courant de ce dossier. »

Le Chef de cabinet :

« – C’est simple, dès
que j’ai eu connaissance de votre dossier, j’ai pensé qu’il fallait se faire
couvrir par nos services secrets. Le retour a été immédiat et sans appel.
Trente minutes après, il était dans mon bureau. Oubliez cette affaire, même si
je veux bien convenir qu’elle est incroyable. C’est aussi pourquoi, elle est
aussi sensible et que les recherches ont été confiées au plus grand spécialiste
mondial. »

Le Procureur prend congé et
se retire immédiatement. Pour une fois qu’il avait décroché un vrai dossier…
Enfin je suivrai cette histoire de loin se dit-il.

Dans l’après-midi, le
laboratoire est envahi par les forces spéciales de la DGSE et tous les
documents, photos, analyses sont saisies pour être remises au Comte de la Fenière.

L’affaire est classée, et
plus personne n’est autorisé à en parler publiquement. Le Conservateur est
muté deux mois plus tard à l’autre bout de la France bénéficiant d’une
promotion exceptionnelle et l’affaire se clos définitivement.

Le week-end se passe sans
souci majeur. Le Réveil, ce dimanche est en déplacement et gagne encore pour
le plaisir de ses supporters, ils ont 4 points d’avance. Le Président du club
est aux anges et le fait savoir. Dimanche prochain, il y aura du monde au stade
et sa cagnotte va grossir encore, pour le bonheur du trésorier qui voit la
balance de ses comptes pencher enfin du bon côté.

À la messe du dimanche,
André est aussi adulé que le vieux curé. À la fin de l’office, toute la famille et
Monsieur le Curé traversent le village à pied jusqu’à la ferme. Tout au long
du chemin, tous s’empressent de venir les saluer. Comme la dernière fois,
ils ont fait une station à la pâtisserie en attendant sagement leur tour.

À la maison, André dialogue longuement avec son confesseur, expliquant comment il a été
embringué par son père et ses amis au retour de son service militaire. Il lui décrit les lavages de cerveau,
l’embrigadement qu’il a subi sans s’en rendre compte et cette impossibilité
d’en sortir. D’ailleurs, il craint le retour de bâton de ces anciens camarades à
qui, il doit bientôt expliquer son choix.

À table, le vieux Curé se
régale. Les femmes ont mis les petits plats dans les grands. Le vieux curé est
gourmand et ne se prive pas de féliciter Germaine et la grand-mère pour la
qualité de leur cuisine. Un peu avant l’heure des vèpres, André le raccompagne
chez lui. Il est radieux et son bonheur, fait plaisir à voir.

Le
lendemain matin, chacun vaque à ses occupations. Pierrot est
pressé et bouscule son petit frère qui ne comprend rien à cette précipitation
matinale. Tu comprendras tout à l’heure lui glisse t-il. À 8 heures 50,
il est en attente devant la porte principale de l’école. Quand elle s’ouvre, il se
précipite dans la classe attendant que chacun soit rentré, et que le maître
soit prêt.

Le
maître :

« –
Ouvrez vos cahiers. »

Pierrot
lève la main

Le
Maître :

« –
Oui Pierrot. »

Pierrot :

« –
Est-ce que je veux vous parler discrètement. »

Le
maître :

« –
Avance jusqu’à moi. »

Pierrot
s’avance et explique au Maître que devant la porte de l’école, il y a quelqu’un
avec les objets en photo dans le journal et le papillon.

Le
maître le croyant à peine :

« –
Tu en es sûr Pierrot ? »

Pierrot :

« –
Vous n’avez qu’à vérifier, mais ne traînez pas, il pourrait repartir. »

Le
maître :

« –
J’y vais, je te confie la garde de la classe. »

Le
maître saisit la clef et se dirige vers la porte d’entrée. Il l’ouvre et se
retrouve devant un monsieur d’un certain âge, vêtu de noir des pieds à la tête
qui porte une cage recouverte d’un tissu de velours noir et d’une petite valise.

Le
maître :

« –
Vous venez de la part de Pierrot ? »

Le
Professeur :

« –
C’est exact Monsieur, vous êtes son Maître. »

Le
maître :

« –
Je ne sais pas si je le suis vraiment, mais j’essaie.

Le
Professeur sa carte à la main :

« –
Je peux entrer, voici ma carte. »

Le
maître en lisant la carte :

« –
Bien sûr Monsieur. Je peux vous aider. »

Le
Professeur :

« –
Prenez la cage, mais attention, n’enlevez pas sa protection, le papillon
pourrait avoir peur.

Le
maître :

« –
Suivez moi s’il vous plaît, jusque dans la classe ! »

Le
maître referme la porte à clef, et retourne vers sa classe, suivi de Professeur. Il place une table de chaque côté du bureau. La cage, toujours
recouverte d’un tissu de velours noir est placée au milieu du bureau, la
valise est ouverte. Le Professeur retire les os, les bols, les pierres taillées et la dent
ainsi que le linceul noir de la cage. Le papillon apparaît majestueux et comme
une star, il profite de la lumière pour montrer son extrême beauté. Le maître
et les élèves sont suffoqués par sa grâce et le font savoir en choeur par un OH éloquent….

Pierrot
a regagné sa place, il a reconnu le professeur de la Fenière.

Les
choses sont bien en place et chacun attend avec impatience de pouvoir s’en
approcher.

Le
Maître aux élèves:

« –
Chacun de vous va bien regarder ses objets et ensuite vous les reproduirez en
dessin cet après-midi, donc regardez-les biens. Puis, s’adressant au
Professeur:

Le maître:

“- M’autorisez vous à prendre quelques photos ? »

Le
Professeur :

« –
Oui Maître mais pas d’éclairs, il risquerait de prendre peur et de se blesser. »

Le
Professeur :

« –
Si vous le permettez Maître, en tant que paléontologue, je peux faire un cours
aux enfants. »

Le
Maître :

« –
Je n’aurai jamais osé vous le demander Professeur. Je peux brancher mon magnétophone ?»

Le Professeur:

“- Mais vous êtes ici chez vous, faites donc !

Bien
les enfants, je me présente, je suis le Professeur Richard D’Alembert de la
Fenière, je suis en retraite
et j’ai passé ma vie à faire des recherches sur l’art préhistorique. Suite à la
demande de vos petits copains, nous avons décidé que je viendrais vous
présenter ces objets dans seul but, de vous apprendre les secrets de la
préhistoire, à condition que votre maître accepte cette intrusion dans ses
cours.

Le
maître :

« –
Je vous en prie Professeur, je suis votre obligé… »

Le
Professeur :

« –
Votre Maître suit un programme qui lui est imposé, donc vous survolez ces
sujets mais, si vous continuez de brillantes études, vous apprendrez par le
détail, ce monde magnifique qui a défini et construit les bases de notre
civilisation actuelle.

Aujourd’hui
devant vous, il y a un papillon dont l’âge approche les 75000 ans. Comment
a-t-il survécu, nous ne le savons pas encore, mais il provoque de grandes
convoitises et nous devons être très prudents. Vous comprendrez donc les
précautions que nous devons prendre. Pris de court maître, je n’ai pas eu le
temps de préparer un texte donnant les détails que nous avons sur cette espèce
de papillon, mais je vous l’enverrai.

En ce qui concerne les
ossements se sont ceux d’un jeune dinosaure de 35 tonnes. Je peux vous
certifier qu’il s’agit d’un Tyrannosaurus

Nous avons sa dent, c’est
une canine et plusieurs os de différentes grosseurs. Ce sont des carnassiers,
des bêtes dangereuses qui ont disparu à la fin de l’époque glaciaire, il y a
75000000 d’années.

Ils avaient un corps énorme,
deux bras peu développés par apport au reste de leur corps avec au bout des
sortes de mains aux griffes très puissantes servant à agripper leurs proies.
Leurs têtes étaient petites et leurs cerveaux peu développés. De ce fait, nous
pensons qu’ils n’étaient pas très intelligents. Il n’y avait pas assez de place
pour que les cerveaux se développent,mais ils n’étaient pas idiots non plus.

Ce ne sont que des
suppositions, vu leur âge nous ne savons pas grand chose sur eux et c’est la
raison qui m’a poussé à reprendre du service. Je vais d’ailleurs organiser une
nouvelle expédition de recherches bientôt.

Par compte, ils avaient une
dentition conséquente avec des dents nombreuses de vingt centimètres de longs, regardez celle-ci, sa longueur,
son diamètre, sa forme. C’est le seul animal à en posséder autant et d’aussi
grosses. Certaines avaient l’extrémité supérieure en la forme d’une couronne
épaisse agissant comme une presse pour écraser les aliments ou les membres de leur adversaire dans un combat.

Celui-ci par exemple a livré un combat avant de mourir et a mordu son ennemi avant de succomber. Il reste, collé à la dent des fragments de peau différents des siens.

Le reste de leurs corps se
composait d’une très longue queue qui était aussi une arme redoutable pour
leurs ennemis. Deux pattes puissantes supportaient le reste du corps, Elles
avaient à la base, deux pieds composés de trois gros ergots sur le devant et
derrière, un autre plus petit, mais d’ailleurs inutile. Vous remarquerez la
fraîcheur de la conservation de ces restes, qui sont uniques au monde.

Le
Professeur pendant une heure explique les choses et répond aux questions
des enfants qui se sont lâchés rapidement.

Le maître a utilisé ses
soixante-douze poses de son appareil photo. . Il a enregistré toute la conférence avec son petit
magnétophone de poche. Il est satisfait de l’excellente qualité des
informations dispensées par le Professeur avec justesse, toutes ont été mises au niveau de leur compréhension.

Chaque chose est expliquée
par le détail, et tous les enfants ne désirent plus qu’une chose, dès la fin des cours, oublier la chasse aux
papillons, pour aller chercher des restes de dinosaures.

Leur grande plus grande surprise est de découvrir
qu’il existait une centaine d’espèces différentes. Il y avait des omnivores,
des carnivores et des herbivores. Mais, d’apprendre que la poule est une
descendante directe d’une de ces espèces, les trouble singulièrement.

Le
maître est ému de cette rencontre, qu’il n’aurait jamais osé imaginer même en
rêve. La dernière demi-heure est consacrée à l’information des petites classes.
Seuls les maîtres posent cette fois des questions, auxquelles répond le
Professeur avec beaucoup de grâce et une grande courtoisie. Chacun d’eux, prend
aussi quelques photos.

À
onze heures, le Professeur se retire. Son chauffeur vient garer sa voiture devant
l’école. La cage est chargée ainsi que la valise et elle prend la route qui les conduira directement à la gare.

Le
maître remercie Pierrot, de ce qu’il vient faire pour l’école. Il lui demande
comment il est deveu l’ami de cet homme, si parfait, si érudit, d’une si grande
compétence scientifique, qui aura consacré sa vie à la recherche.

Il
laisse jusqu’à midi, aux enfants pour terminer leur travail. En fin de matinée,
il décide de repousser les dernières compositions au lendemain et que cet
après-midi, ils parleront de ce qu’ils ont vu et entendu ce matin. Ils vont
faire des recherches sur ce papillon surprenant qui est venu jusqu’à eux après
un aussi long voyage et essayer de décorer la classe de dessins, sur ce qu’ils ont vu et appris ce matin.

Le dernier ouvrage de Pierre Marchesseau

Les Poêlées… Le dernier ouvrage de Pierre Marchesseau

Date : 17/04/2011
Titre du dernier né qui vient de paraître.
Voici le dernier né des ouvrages écrits par Pierre marchesseau votre serviteur : Les poêlées par Pierre Marchesseau
Quelque mois après son retour en France, il relance son capital livres avec ce nouvel ouvrage en toute simplicité. 80 pages bien écrites, simples claires avec de nombreuses anecdotes et pour chaque recette les conseils personnalisés de Pierre et ses tours de main. Chaque trimestre avec un nouvel ouvrage il continuera de présenter à son public des créations sans cesse renouvelées.

Avec Pierre Marchesseau, ce ne sont pas des livres pompeux, prétentieux incompréhensibles qui ne sortent jamais des étagères de vos bibliothèques.

Pierre est un adepte des livres pratiques. Rappelez-vous de ses lutrins de cuisine qui furent immédiatement copiés à plus d’un titre par beaucoup d’éditeurs en mal d’idées. Ici, il revient dans un style où les gens simples se reconnaîtront pour le plaisir de cuisiner.

Vous pourrez trouver ce livre dans toutes les bonnes librairies. Mais vous pouvez-aussi le recevoir directement de Pierre au prix de 7.80 euros plus frais de port 5 euros soit 12,80 euro…en le commandant directement à Pierre Marchesseau.

Laissez votre nom et prénom et Pierre rajoutera une dédicace personnalisée.
Merci.

La réponse du docteur Melchior………………………..Épisode 62

Vers dix heures, la
limousine traverse le village, et se dirige vers la ferme. Elle entre dans la
cour et se gare. Le chauffeur reste au volant, le moteur au ralenti. Le gardien
en descend et fait les quelques pas qui le séparent de la porte d’entrée. Il frappe aux carreaux.

Germaine vient ouvrir. Elle
aperçoit la limousine par sa fenêtre et n’est pas surprise, sachant qu’il s’agit
de la réponse au courrier d’André. Elle ouvre la porte et reconnaît le Monsieur
à qui elle a remis la lettre à la poste.

Germaine :

« – Bonjour Monsieur,
vous m’apportez la réponse à la lettre au docteur
Melchior ? »

Le gardien :

« – Bonjour Madame
Hillairet, je pense, bien que je ne sois pas son confident répond-il avec son
délicieux accent allemand. Prenez Madame et bonne journée. »

Germaine :

« – Merci Monsieur et
bonne journée également. »

Germaine prend la lettre, le
gardien remonte dans la voiture qui recule, fait un demi-cercle et repart par
le même chemin par lequel elle est venue. Le son mélodieux de son moteur s’estompe peu
à peu.

Germaine enfile ses sabots
de bois toujours devant la porte et s’avance vers l’étable. Elle sait qu’André
s’y trouve, Il surveille toujours la prise de médicaments d’une bête malade. Elle
ouvre la porte qui en grinçant alerte André. Il tourne la tête et aperçoit Germaine qui agite une lettre le bras tendu.

De sa main libre, il lui
montre de ses cinq doigts écartés qu’il vient dans cinq minutes. Germaine retourne à sa cuisine et pose la lettre bien en vue. Elle en profite pour poser une tasse sur
la table, du sucre et met un café à chauffer sur le feu.

Quelques minutes plus tard,
André arrive à son tour et s’assoit. En lui servant son café sa femme lui
dit :

« – La réponse n’a pas
tardé. »

André prudent :

« – Ce n’est pas
forcément bon signe. »

Avec la pointe de son
couteau, il découpe l’enveloppe sur le côté. Il regarde d’un œil intéressé le
décorum du sceau, émet un sifflement admiratif et dit:

« – C’est la différence
entre nous et l’aristocratie, il ne se prive de rien l’ancien, quelle
classe !!! »

Impatient de lire la
réponse, il retire la feuille, la déplie et la regarde recto verso.

André :

« – C’est le privilège
des riches. Tout est fait à la perfection, avec raffinement et élégance. Nous
nous contentons de beaucoup moins. »

Puis, il parcourt la lettre en
silence, d’une seule traite en fronçant parfois les sourcils.

Germaine :

« – Alors André, tu es
satisfait ? »

André :

« – Écoute, je vais te
la lire, il est gonflé le vieux, il me prend en otage. Tu me donneras ton
avis. »

André, lit la lettre à voix
haute et Germaine se marre bien. La grand-mère comme à son habitude, assise aux
premières loges, n’en perd pas une miette en pensant:

« – Pour une fois, il a
trouvé son maître. C’est bon pour lui, il va enfin réfléchir, se faire
tanner la peau lui fera le plus grand bien. »

André a lu lentement,
s’arrêtant à chaque phrase, et à la fin de la dernière ligne, il ne peut
s’empêcher de s’exclamer :

« – Il ne faudrait pas
quand même qu’il exagère, c’est comme s’il me demandait de baiser mon froc ! »

Germaine :

« – C’est toi qui a
exagéré pendant vingt ans. Ton pantalon, tu l’as baissé tous les jours avec
les communistes, pour des doctrines parfois honteuses, en te battant contre
lui. Je sais que tu as
utilisé des moyens que je ne veux pas juger, je m’y suis même opposé parfois.
Il est normal qu’il te mette à contribution, il veut te jauger, comprendre si
cette fois tu es sincère ou si tu ne lui prépares pas un nouveau coup tordu. Ce
ne serait pas le premier. Une chose dont je suis certaine c’est que Pierrot et
Gros Sel ont vu juste encore une fois.

Il ne fait rien sans Monsieur le Curé et tu n’obtiendras rien de l’un, sans l’autre. Tu n’as rien à
perdre, il accepte ta main tendue et te donnes un rendez-vous. Il te tient, il
est en possession de ta lettre dans laquelle tu reconnais tes torts et
présentes des excuses, tu es coincé, tu ne peux même plus reculer sans perdre
la face. Donne lui ton acccord à son rendez-vous, ses exigences sont plutôt flatteuses, tu en
ressortiras grandi et tu gagneras les élections grâce à eux. »

André sait que Germaine à
raison, combien de fois ses conseils ou ses sermons lui ont évité bien des
bêtises, ne serait-ce que la fois ou ils voulaient mettre le feu à une partie
secondaire du château. Elle a heureusement surpris leur conversation et elle
l’a chassé de sa maison pendant huit jours. Après l’avoir supplié de le
reprendre, il est revenu tout penaud. Il a dû battre en retraite et accepter de ne plus participer aux activités du parti, même pas aux collages d’affiches pendant les
élections. Il n’avait le droit qu’aux réunions, à condition que ne soient pas
des manifestations de contestation publique. Elle peut être aussi dure que
gentille.

André a envie sauter en
l’air de joie, mais il le cache, il a son honneur et sa fierté et doit montrer
qu’il n’est pas encore convaincu et qu’il ne se laissera pas faire à n’importe
quel prix.

André :

« – Je dois encore
réfléchir, je verrai lundi matin ce que je ferai. »

Germaine :

« – Certainement pas
André, nous sommes bien éduqués, sa réponse demande une confirmation.
Il doit s’organiser, confirmer Monsieur à le Curé. Tu vas immédiatement lui
écrire et lui dire que tu acceptes ses conditions sur le principe, mais que tu
souhaites quelques aménagements. C’est une façon intelligente d’accepter sans accepter.
Lundi en face de lui, les yeux dans les yeux tu pourras reprendre point par
point ce que tu contestes, bien qu’à mon avis… »

André :

« – Tu as raison
Germaine, heureusement que tu es là, tu te rappelles pour le feu au château, si
tu ne m’avais pas retenu ?

Germaine :

« – Oh que oui, j’y
pense plus que tu ne peux le croire, j’en ai fait des prières pour que tu quittes
son satané parti. Mais je crois que cette fois, le ciel m’a entendu.

André :

« – Ce n’est pas encore
gagné. »

Germaine courroucée:

« – Mais ils vont te
suspendre, te virer comme un malpropre dès qu’ils apprendront que tu
retournes à la messe, tu es aveugle ou quoi !

André :

« – Tu n’es peut-être
pas loin de la vérité, je devrai même faire attention. »

La grand-mère à André:

« – Il t’aura fallu
vingt ans pour reconnaître les valeurs de ma fille, je lui ai toujours dis
qu’elle était du bon pain donné à un cochon. Il est temps que tu t’en rendes
compte…Sans elle, tu serais comme tous les bonshommes…Perdu »

Contente de son petit effet,
elle quitte la pièce et va jusqu’à son jardinet pour couper quelques herbes
fraîches pour le déjeuner en poussant la chansonnette…

Une fois entre eux André
reprend :

« – Ta mère ne manque
pas une occasion de me casser les reins. Bon je vais t’écouter et je vais lui
confirmer mon accord de principe à ses conditions, donne-moi du papier, j’écris
le mot et tu le porteras au Château. »

André prend le bloc de
papier que lui tend germaine, se lève pour chercher l’encrier, son porte-plume,
le buvard et se rassoit pour écrire sa réponse.

Monsieur le docteur
Melchior,

« – Ma femme et moi
vous remercions de votre réponse rapide et positive. Personnellement, je suis
très heureux que vous acceptiez mes excuses. Votre courrier est très directif
et sans échappatoire. J’en accepte le principe pour
expier mes fautes, mais je considère certaines de vos conditions comme une
punition.

Toutefois, permettez que
nous parlions de la forme de vos
exigences et de la mise en place d’un calendrier. Il me permettra de conserver
aux yeux de tous, mon honneur.

Je serai donc présent à cette réunion, ce
lundi à 10 heures précises. En vous remerciant je vous prie de
croire en mes sentiments les plus respectueux et désormais dévoués.

André Hillairet

Germaine relit la lettre et
apporte quelques corrections de forme et, hochant la tête :

« – C’est bien, c’est
sobre, clair et précis dit elle. Tu vois André, nous avons enfin une vraie
famille. Maintenant, les enfants sont fiers de partager un idéal avec nous. Si
tu avais continué comme avant, nous aurions comme beaucoup, une famille
déchirée, désunie, sans âme ni d’objectifs. Plus grands, ils auraient quitté la
maison et n’auraient plus aucune raison de revenir à la ferme.

Aujourd’hui nous sommes une
équipe, même maman qui ne disait jamais rien se mêle chaque jour un peu plus de
notre vie commune. Elle a rajeuni de dix ans. Toi, tu as ta politique. Les
élections, tu peux gagner maintenant. Les enfants ont leur école, moi je dois
m’occuper de vous tous avec ma mère.

Chacun de nous à ses
objectifs, à partir d’un bonheur commun, chacun recherche désormais la réussite
de l’autre. Sans cette union, quels espoirs aurions-nous ? Ton communisme,
je l’ai toujours respecté, tout en le refusant. Je n’ai jamais voté pour toi car
je n’en voulais pas. Aujourd’hui j’adhère à ce nouveau projet et je le
soutiens.

Ton communisme c’est un
aspirateur qui t’utilise, te presse, t’accapare. Ici, tu es leur faire valoir,
mais il y a d’autres valeurs à montrer à la jeunesse que la haine. Nous avons
des associations, le sport, des jeunes, des écoles. Il nous faut une piscine,
un collège complémentaire qui irait jusqu’à la troisième.

Avec l’aide du docteur
Melchior tout le village vous suivra. Prépare une action municipale, pas un
projet politique. Tu ne participes pas à une élection législative pour être élu
député. Au lieu de vouloir garder nos terres, montre l’exemple aux
autres. Tu dois louer nos terres aux jeunes agriculteurs. Nous n’avons pas
besoin d’argent, mais eux si. Toutes ne sont pas aujourd’hui cultivées ou
utilisées. Tu n’as pas le temps de tout faire et prendre des employés reviendrait
trop cher.

Nous ne gagnerions rien de
plus, tu le dis assez. Mets tes terres en métayage avec des prix attractifs, plus un intérêt au quintal récolté. Tous apprécieront, sinon plus tard, qu’en
feras-tu ? Elles seront en jachère !!! Plus aucun enfant d’ici ne
voudra travailler la terre. L’agriculture comme vous la voyez, c’est terminée.

Si au contraire, les jeunes
peuvent s’installer, ils auront de nouvelles possibilités, ils pourront de
vivre des fermages, élever une famille, envoyer leurs enfants au collège.
Ils se fixeront ici, le village ne deviendra pas une cité dortoir, mais un
centre actif, avec une vie agréable, qu’aucun d’eux ne retrouvera dans une grande ville.

Ouvre les yeux, le monde
change, il a besoin de compassion, de partage, de la vraie richesse, pas celle
du portefeuille, c’est une illusion, une déviance des esprits malades, de ceux
qui ont soif de dominer. La vraie richesse, c’est celle du cœur et du savoir,
la vraie richesse, elle est dans la nature et de son respect. N’oublie jamais,
qu’on ne voit bien qu’avec le cœur, je sais que tu me comprends, je sais que tu
as du cœur et, c’est pour cette raison que je t’ai épousé. »

André :

« – Pardon, tu ne
m’aimais pas ? »

Germaine :

« – Mais si grand
benêt, je t’ai épousé parce que tu as du cœur, que tu es fort et que tu étais
beau et je ne l’ai jamais regretté jusqu’à aujourd’hui. »

Ce mélo a touché André au plus
profond de lui-même. Il a du mal à se reprendre, alors qu’une larme pointe
au coin de son œil. Il l’efface discrètement avec le revers de sa grosse
paluche poilue.

Après avoir bu une seconde
tasse de café, il regagne sans un mot son étable où il doit terminer les choses
commencées. Il va récupérer auprès de ses bêtes, vérifier la traite, changer la litière des bêtes comme chaque matin. Un peu d’exercice lui fait du bien, puis il
laisse terminer ses journaliers, rentre à la maison, prend une douche, se change
et redescend dans la cuisine.

André :

« – Germaine, je vais
faire une course, j’en ai pour une heure ou deux, grand maximum, Germaine n’est
pas là ? »

La grand-mère est
omniprésente :

« – Tu peux toujours
l’appeler, elle est sortie chercher le journal et faire quelques courses comme
chaque matin. Elle est d’ailleurs très en retard. Heureusement que je suis là
pour faire la soupe. Ne te plains pas, tu as eu deux femmes pour le prix
d’une. »

André en riant:

« – Mais vous êtes
indispensable grand-mère, nous le savons tous. Vous faites une sacrée paire
toutes les deux, à tout à l’heure. »

André quitte la maison et se
dirige vers le centre du village. Arrivé sur la place, il prend la direction de
la place de l’église, la contourne, et se retrouve devant la grille du
presbytère restée ouverte. Il entre dans la cour où, plein de gens du village
sont en effervescence. Il aperçoit au loin Pierrot et Gros Sel qui lui tournent
le dos. Ils sont occupés à remplir des poches de cadeaux pour les jeux de la
pêche à la ligne, la loterie ou les pochettes-surprises. Les voilà bien
occupés, d’ici ils ne me ramèneront pas à la maison l’homme de Cro-Magnon ou un
dinosaure en goguette…

Ne voyant pas le curé, il
avance vers son bureau. Arrivé devant la porte, André frappe trois coups secs.
Monsieur le Curé penché sur le bureau fait ses comptes, sans lever la tête il dit :

« – Entrez. »

André pousse la porte et
entre en disant :

« – Bonjour, Monsieur
le Curé. »

Monsieur le Curé :

« – Bonjour, tu es le
bienvenu dans la maison du bon Dieu. Quel bon vent te pousse vers nous André, ta visite me fait plaisir, désormais, tu es chez toi ici. Tes fils sont en
plein boulot, ils font du bon travail et je suis content d’eux,merci de nous
les confier. Bien, si nous parlons de ce qui t’amène.

André :

« – Je suis venu
chercher un conseil, j’ai sollicité un rendez-vous avec le docteur Melchior, il
me l’a accordé. »

Monsieur le curé.

« – Je suis au courant.
Le docteur Melchior m’a demandé d’assister à votre entretien. J’ai donc lu ta
lettre et sa réponse, je ne savais pas que tu avais accepté. Il se méfie un peu
et pour cause. Avoue que ton changement d’attitude de ces derniers jours en a
surpris plus d’un. Tu es le sujet principal des conversations.

André :

« – Quoi ils sont au
courant de ma lettre ?

Monsieur le Curé :

« – Non, je parle de ta
venue à la messe, en famille, ta prime au club de football, les photos dans le
journal…Nous ne sommes pas dupe André, ton retour parmi nous, nous apparaît comme un
plan mûrement réfléchi pour prendre la mairie.

Je ne suis pas contre ce
renouveau, mais tu vas devoir changer, évoluer, abjurer le communisme. Tout
cela me paraît bon pour le village. Il y a une seule condition, nous devons
être sûr de ta sincérité. Tu vas devoir nous donner des gages de confiance. Par
contre, tu vas nous apporter ta jeunesse, ta fougue, ta force, ton sérieux, ton
travail et toutes les qualités que nous aimons chez toi.

Si tu mets la même
conviction dans l’évolution du village que celle que tu as mise pour détruire
le docteur Melchior, Loulay deviendra chef-lieu d’arrondissement dans moins de
dix ans… Notre maire est vieux, cela fait plusieurs années qu’il souhaite se
retirer. Il est resté uniquement car il ne voulait pas que les communistes
prennent la mairie. Si tu renies publiquement cet honteux soutient aux
communistes qui ont tant de sang sur les mains…

La petite histoire des épinards

recette Tombée de jeunes pousses d'épinards

La petite histoire de l’épinard

Nom commun : épinard.
Nom scientifique : Spinacia oleracea.
Famille : chénopodiacées.

Apparu dans la langue française en 1256 sous la forme d’« espinarde », le terme « épinard » est une adaptation de l’espagnol espinaca, altération de espina, « épine », qui est dérivé de l’arabe d’Espagne isbinâkh.

La référence à l’épine vient de la forme du fruit qui contient les graines : ceux des premières variétés à être connues étaient tous épineux. Ce n’est que plus tard dans l’histoire qu’on a découvert des variétés à fruits lisses et ronds.

Originaire de l’Asie centrale, l’épinard ne s’est échappé de son aire de croissance qu’au début de l’ère chrétienne. Contrairement à bien d’autres plantes comestibles, il n’était connu ni des Grecs ni des Romains, ou alors seulement de façon marginale. Aucune mention n’en est faite avant le VIIe siècle, et cela dans un ouvrage chinois.

Il aurait été introduit en Sicile à la suite de l’invasion des Sarrasins d’Afrique du Nord au VIIIe siècle. Il faudra cependant attendre le XVe siècle avant que des ouvrages de cuisine n’en fassent mention, soit parce qu’il aura mis tout ce temps à se répandre dans le reste de l’Europe, soit parce qu’il n’avait jusque-là guère d’importance culinaire. On sait toutefois qu’il était cultivé dans les potagers des monastères au XIVe siècle.

On ne sait pas quand exactement il a été introduit en Amérique, mais on pense que c’était avant le XIXe siècle. Un siècle passera avant qu’il acquière une certaine popularité.

Quelques mots sur l’épinard…

L’épinard appartient à la famille des chénopodiacées, qui comprend d’autres plantes comestibles comme la betterave, la bette à carde, le chénopode ou chou gras, l’arroche, le quinoa et la salicorne. Selon les variétés, ses feuilles sont frisées ou plates, les premières étant souvent vendues à l’état frais, les secondes mises en conserve ou congelées.

Dans la langue populaire, diverses autres plantes à feuilles vertes comestibles prennent le nom d’« épinard », ce qui entraîne une certaine confusion : épinard de Malabar, la baselle, épinard de Nouvelle-Zélande, le tétragone, épinard d’eau du sud-est de l’Asie, l’ ipomée, l’ épinard de Chine, l’amarante, etc. En principe, seule la plante appartenant au genre Spinacia, et dont il est question dans la présente fiche, devrait porter ce nom.

Écologie et environnement…

L’épinard figure parmi les fruits et légumes qui affichent les plus grandes concentrations de résidus de pesticides (voir notre fiche Bio en pratique). Si l’on ne peut entièrement se nourrir de produits issus de l’agriculture biologique, on aurait pour le moins intérêt à consommer les aliments biologiques qui, dans l’agriculture industrielle, sont les plus contaminés par les produits chimiques.

Par ailleurs, on a découvert que, tout comme le chou-fleur, les raisins de table, les petits pois et la laitue, l’épinard parcourait de très grandes distances entre ses lieux de production et de vente, ce qui est forcément source de pollution. Dans des études menées en Iowa, on a déterminé que, pour être vendu dans cet État, il devait parcourir en moyenne plus de 3 200 km. En Amérique du Nord, ce légume est produit à très grande échelle en seulement quelques endroits du continent (particulièrement en Californie). En saison, il est donc préférable de choisir des produits locaux.

Les concepts de « kilomètres-aliments » et d’« odomètre des aliments » ont été mis de l’avant pour faire prendre conscience aux consommateurs des coûts environnementaux liés à l’achat d’aliments qui ne sont pas produits localement (qu’ils soient de culture biologique ou non).

Un calcul savant permet d’établir la « distance moyenne pondérée » qu’effectue tout aliment (ou autre produit) entre son point de production et son point de vente. Dans les milieux écologiques, on pense de plus en plus que cette moyenne devrait faire partie des critères retenus par les organismes de certification des aliments biologiques. En effet, le transport par air ou par terre est l’une des grandes causes de pollution par le monoxyde de carbone. Soulignons en outre que plus cette distance est grande, moins le produit est frais, savoureux et nutritif.

Recettes avec l’EPINARD

– Fleur de sole
– Ravioles de Savoie
– Tourteau en salade d’herbes folles
– Saumon escalopé
Boeuf aux épinards et aux champignons
– Ris d’agneau au safran en aumonière
– Roulade de boeuf aux épices
– Roulé de boeuf
Cailles en aumonières
– Amandes de mer et pétoncles

Choix et conservation

L’épinard est offert à l’année dans la plupart des épiceries, généralement en sachet de plastique, plus rarement en bouquets frais. Choisissez des feuilles craquantes, vert foncé et brillantes, lisses ou pas (cela dépend des variétés). Évitez les feuilles fanées, abîmées, tachées de noir ou de jaune.

On peut aussi trouver dans le commerce des épinards congelés ou en boîte de conserve. Choisissez de préférence les premiers aux seconds, qui sont souvent trop cuits et prennent un goût métallique.

Conserver au réfrigérateur.

Quelques jours dans un sac de plastique perforé.

Conserver au congélateur.

Faites blanchir à la vapeur 1 à 2 minutes, essorez et mettez dans des sacs à congélation où ils se garderont quelques mois.

Jardinage biologique…

L’épinard préfère les sols sablonneux et riches en matière organique.

pH : 6,4 à 6,8. Particulièrement intolérant à l’acidité du sol, il poussera mal si le pH est de moins de 6,0.

Fertilisants :
Ses besoins en azote sont élevés. Enfouissez une bonne quantité de fumier décomposé avant les semis ou, mieux encore, cultivez un engrais vert riche en azote pois, fèverole, luzerne, etc, l’année précédant la culture de l’épinard. En outre, l’épinard ne doit pas manquer de bore. N’oubliez pas toutefois qu’il s’agit d’un oligo-élément et que les quantités requises demeurent minimes.

L’épinard préfère les climats frais, de 10 °C à 17 °C et les jours courts , moins de 14 heures de lumière par jour, c’est-à-dire avant la mi-mai ou après juillet sous nos climats. Il faut donc le semer le plus tôt possible au printemps et autour de la mi-août pour la récolte d’automne. Il existe quelques variétés possédant une certaine tolérance à la chaleur, mais il est préférable de les protéger avec une ombrière ne laissant passer que 50 % de la lumière.

Espacement : 1 cm ou 2 cm dans le rang et 25 cm à 30 cm entre les rangs.

L’épinard nécessite une irrigation régulière et abondante. En cas de sécheresse, donnez-lui environ 2,5 cm d’eau tous les 7 à 10 jours.

Pour protéger la plante contre la mouche de la betterave, l’altise de l’épinard et le puceron de l’épinard, couvrez-la d’un géotextile au moment des semis.

Dans le jardin familial, l’épinard devrait être relativement à l’abri des maladies comme le mildiou. Toutefois, si elles se manifestent, choisissez des variétés résistantes.

Récoltez en coupant la tige une dizaine de centimètres au-dessus de la couronne. La plante formera de nouvelles feuilles que l’on pourra récolter 3 ou 4 semaines plus tard.

Sous nos climats, on peut semer des épinards entre la fin août et la mi-septembre pour obtenir une récolte au printemps suivant. Il y a un risque que les plantes ne survivent pas au froid, surtout en cas de redoux suivis de grands gels. Mais, durant les bonnes années, quand la couverture de neige reste tout l’hiver, elles seront parmi les premières plantes à sortir de terre au printemps.

Bien connaître les épinard

Epinards

Valeur nutritive de l’épinard

Épinards crus, 1 tasse (250 ml)/ 32 gÉpinards bouillis, égouttés, ½ tasse (125 ml)/ 95 g
Calories722
Protéines0,9 g2,8 g
Glucides1,2 g3,6 g
Lipides0,1 g0,3 g
Fibres alimentaires0,7 g2,3 g

Profil santé de l’épinard

Bien connu pour sa haute teneur en fer, l’épinard fournit aussi une quantité exceptionnelle d’autres vitamines et minéraux. Certains de ses antioxydants seraient particulièrement bénéfiques pour les yeux. Et on peut l’apprêter de mille et une façons.

Les bienfaits de l’épinard

Épinards à feuilles frisées et à feuilles lisses

Cancer.
Des chercheurs ont observé que la consommation régulière d’épinards (au moins une portion de ½ tasse par semaine) était associée à un risque plus faible de cancer du sein3. Une étude prospective a également indiqué que la consommation d’épinards était reliée à un faible risque du cancer de l’oesophage19. Deux études, in vitro et chez l’animal, ont démontré que, parmi plusieurs végétaux, les épinards avaient la plus forte capacité à inactiver certains enzymes associés à l’apparition du cancer de même qu’à empêcher la croissance de cellules cancéreuses.

Santé oculaire.
Un apport régulier de caroténoïdes, pouvant provenir d’une consommation régulière d’épinards, serait associé à un risque plus faible de dégénérescence maculaire, de cataracte et de rétinite pigmentaire.
Les principaux caroténoïdes des épinards (la lutéine et la zéaxanthine) ont la capacité de s’accumuler dans la macula et la rétine de l’oeil, le protégeant ainsi d’un stress oxydatif23 qui pourrait lui être dommageable.

Stress oxydatif.
Une étude clinique chez l’humain a conclu que la consommation quotidienne d’épinards cuits (environ ¾ tasse) entraînait une meilleure résistance des globules blancs au stress oxydatif, démontrant ainsi un potentiel antioxydant4.
Plusieurs études épidémiologiques ont démontré qu’une consommation élevée de légumes et de fruits diminuait le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies chroniques. La présence d’antioxydants dans les légumes et les fruits pourrait jouer un rôle dans ces effets protecteurs.

Que contient l’épinard?

Les épinards cuits sont plus nutritifs
Pour des portions équivalentes, les épinards cuits contiennent près de 6 fois plus de lutéine, de zéaxanthine et de bétaïne que les épinards crus. De plus, les épinards bouillis fournissent généralement plus de vitamines et minéraux par portion que les épinards crus.

Antioxydants
L’épinard contient différents antioxydants, notamment de grandes quantités de lutéine et de zéaxanthine, des composés de la famille des caroténoïdes. Les antioxydants, en général, permettent de neutraliser les radicaux libres du corps et, ainsi, de prévenir l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de diverses maladies chroniques.

La lutéine et la zéaxanthine auraient des effets bénéfiques sur la santé de l’oeil et pourraient aider à prévenir certains cancers, notamment ceux du sein et du poumon. Cependant, davantage de recherches sont nécessaires afin de confirmer la contribution spécifique de la lutéine et de la zéaxanthine à la prévention de ces maladies.

L’épinard contient aussi de l’acide férulique, un composé antioxydant qui protégerait les cellules humaines contre le stress oxydatif et, éventuellement, la formation de certains cancers9. Selon les chercheurs, une grande proportion de l’acide férulique (ou d’autres antioxydants de la même famille) présent dans les aliments atteindrait le gros intestin, ce qui permettrait de protéger les cellules du côlon contre le cancer.

Bétaïne
La bétaïne est un composé azoté naturellement présent dans plusieurs espèces du règne végétal et animal. La consommation de bétaïne pourrait notamment aider à traiter certaines maladies du foie, comme la stéatose hépatique (« foie gras »). Elle réduirait également la concentration sanguine d’homocystéine, un acide aminé qui, lorsque sa concentration est trop élevée dans le sang, constitue un facteur de risque de maladie cardiovasculaire. La consommation de bétaïne pourrait aussi améliorer la performance athlétique, notamment grâce à une meilleure endurance à l’effort. L’épinard serait l’un des aliments qui renferment le plus de bétaïne.

Chlorophylle
Environ 1 % de la matière sèche de l’épinard est constituée de chlorophylle10, un pigment vert présent dans plusieurs légumes feuillus. Selon une étude, la chlorophylle aurait la capacité d’inhiber la croissance de cellules cancéreuses humaines. Toutefois, on en sait encore peu sur l’effet potentiel de la chlorophylle de l’épinard chez l’humain.

Glycolipides
L’épinard serait l’un des végétaux qui contiennent le plus de glycolipides (après le thévert et le persil). Ces composés auraient un certain potentiel anticancer, mais également des propriétés contre l’inflammation. La plupart des recherches effectuées à ce jour ayant été des études in vivo et chez l’animal, plutôt que des études cliniques, il est difficile d’affirmer si ces propriétés peuvent s’appliquer à l’humain par la consommation alimentaire d’épinard.

La légende de Popeye : manger des épinards rend-il plus fort?

On se souvient de ce marin qui devenait exceptionnellement fort après avoir avalé une boîte d’épinards.
Encore aujourd’hui, plusieurs associent cet aliment à un regain d’énergie. Cette idée pourrait provenir de son contenu en fer, un minéral qui aide à protéger contre certaines formes d’anémie et les symptômes de fatigue qui s’ensuivent.
Cependant, même si l’épinard en renferme une bonne quantité, le fer des aliments végétaux est moins bien assimilé que le fer provenant d’une source animale.
On peut cependant augmenter l’assimilation du fer des végétaux en consommant au même moment des aliments riches en vitamine C (agrumes, poivrons, etc.) ou des protéines (voir la fiche Fer).

Précautions

Calculs rénaux
Les personnes à risque de lithiases urinaires (pierres aux reins constituées d’oxalate et de calcium, aussi appelées calculs rénaux) devraient limiter leur consommation d’aliments riches en oxalate. Les oxalates sont des composés qu’on retrouve naturellement dans plusieurs aliments, incluant les épinards. Dans certains cas, on recommande à ces personnes d’éviter de consommer des épinards.

Vitamine K et anticoagulants
L’épinard contient une quantité élevée de vitamine K. Cette vitamine, nécessaire entre autres à la coagulation du sang, peut être fabriquée par l’organisme en plus de se trouver dans certains aliments. Les personnes prenant des médicaments anticoagulants (Coumadin®, Warfilone® et Sintrom® par exemple) doivent adopter une alimentation dont le contenu en vitamine K est relativement stable d’un jour à l’autre. L’épinard fait partie d’une liste d’aliments qui doivent être consommés au maximum 1 fois par jour et chaque fois en quantité maximale de 250 ml (1 tasse) s’il est cru, ou environ 60 ml (¼ tasse) s’il est cuit. Il est fortement conseillé aux personnes sous anticoagulothérapie de consulter un diététiste-nutritionniste ou un médecin afin de connaître les sources alimentaires de vitamine K et de s’assurer d’un apport quotidien le plus stable possible.

La revue de presse de Paulo (31 mai 2011)

Revue de presse Vins par Paulo le sommelier

30 mai, 2011 | Insolite | réplique |

Reconstitution d’un whisky congelé pendant un siècle

Ernest Shackleton

En 2006, une découverte étrange fut faite au Pôle Sud : des caisses de whisky Mackinlay’s, emprisonnées dans la glace depuis 1907 ! Elles avaient été laissées là, par l’explorateur britannique Ernest Shackleton, lors d’une expédition polaire en Antarctique. L’une de ces caisses fut libérée de la glace et amenée en Nouvelle Zélande, où elle fut décongelée dans des conditions de laboratoires. Les bouteilles étaient enveloppées dans de la paille et il apparut que ce whisky datait de 1896.
Trois de ces bouteilles décongelées furent ensuite expédiées par avion privé à Glasgow, en Ecosse, où le maitre de chai de la maison Whyte and Mackay goûta et dégusta longuement, puis se mit en devoir de reproduire à l’identique ce whisky plus que centenaire. Pendant deux mois, il assembla une multitude malts différents pour tenter de retrouver le goût, la couleur, la consistance et les arômes du Mackinlay de jadis. Et il y est arrivé ! C’est du moins ce qu’affirment les rares privilégiés qui ont eu la chance de goûter les deux….
Au mois de juin, Whyte and Mackay mettra donc sur le marché des bouteilles de whisky Mackinlay, réplique exacte de son historique modèle. Il affiche 47 degrés d’alcool, une couleur pâle, des arômes de fruits, de fumée et de cannelle. La bouteille elle-même est à l’identique, tout comme son coffret en bois et l’étiquette. Cinquante mille flacons seront commercialisés au prix d’environ 150 euros.

27 mai, 2011 | En Bref… | bulles |

Des nouvelles de la Champagne : Feuillatte, Drappier, Paillard….

. Nicolas Feuillatte va bien. Profitant du rebond enregistré l’an passé, le centre vinicole Nicolas Feuillatte, première coopérative de Champagne, a présenté ses comptes pour l’exercice 2010. Le chiffre d’affaires s’élève à 174 millions d’euros, pour un résultat net en forte hausse de 15,5 millions d’euros. Huit millions de bouteilles ont été commercialisés, soit 16% de plus qu’en 2009.
. Drappier inaugure un nouveau chai. André et Michel Drappier, à la tête de la maison du même nom située à Urville dans l’Aube, ont construit un cellier photovoltaïque. Le bâtiment aux murs isolants est surmonté d’une charpente en bois, et couvert de tuiles en terre cuite sur son versant nord. Mais au sud, 820 mètres carrés de panneaux photovoltaïques fournissent 90 kilowatts. Une ventilation adaptée permet d’éviter la climatisation.
. Bruno Paillard a trente ans. Pour fêter cet anniversaire, la maison met sur le marché un blanc de blanc millésime 1999. Il provient exclusivement de chardonnays d’Oger et du Mesnil sur Oger. L’étiquette est décorée de fleurs et de papillons, aux couleurs du printemps. On trouve cette bouteille chez les bons cavistes autour de 50 euros.

26 mai, 2011 | Commerce | opportunités |

GIE Vignerons d’Aquitaine : l’union fait la force

Une trentaine de viticulteurs aquitains, mais principalement bordelais, ont créé l’an dernier un GIE, groupement d’intérêt économique, baptisé le GIE Vignerons d’Aquitaine, pour trouver des marchés, et vendre leurs vins à un prix rémunérateur. Ce GIE a montré son utilité après un an d’exercice, et permis d’écouler 775.000 bouteilles de vins, dans une large fourchette de prix qui va, en gros, de 3 à 9 euros la bouteille. L’export représente la moitié des ventes. Ce GIE met en marché une soixantaine de références et de vins différents, et donne à ses membres une opportunité commerciale que le négoce ne procurait qu’à des prix très bas, ou bien en vrac. Devant ce premier bilan prometteur, le GIE envisage d’ouvrir bientôt un bureau à Londres.

25 mai, 2011 | Viticulture | chaleur |

On se prépare à des vendanges en août

En raison du temps estival qui règne sur la France depuis plus d’un mois, la vigne avance à pas de géant. Elle a fleuri dans de nombreuses appellations avec trois semaines d’avance. Cette précocité est surtout spectaculaire dans les vignobles de la moitié nord du pays, et du Bordelais. Les Champenois, notamment, envisagent de vendanger à la fin du mois d’août, si cette vague de chaleur se maintenait.
A Bordeaux, cependant, les professionnels font remarquer que la forte sècheresse qui sévit actuellement, pourrait entrainer un « stress hydrique » suffisant pour bloquer l’évolution de la maturité de la vigne. Et qu’ainsi privée d’eau, la plante ne pourrait plus fournir de sucres au raisin. En attendant, il apparait d’ores et déjà que les conditions climatiques du millésime 2011 sont inédites, avec un printemps hors norme, et des températures jamais vues, dont on ne mesure pas encore complètement les conséquences sur la physiologie de la vigne.

25 mai, 2011 | En Bref… | disparition |

Mort du professeur Ribéreau Gayon

Ancien doyen de la faculté d’œnologie de Bordeaux, le professeur Pascal Ribéreau-Gayon vient de disparaitre à 80 ans. Descendant du célèbre chimiste bordelais Ulysse Gayon, il avait succédé à son père, Jean Ribéreau-Gayon, à la tête de l’école d’œnologie bordelaise, dont il avait contribué à accroître puissamment le rayonnement, avec les professeurs Emile Peynaud et Yves Glories, entre autres. Ecrivain humaniste, il fut l’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la vigne et le vin, et forma à Bordeaux des générations d’œnologues, aujourd’hui à l’œuvre dans le monde entier.

24 mai, 2011 | Zoom | terroir d’exception |

Château Soutard à Saint Emilion

Ancienne et belle propriété viticole de Saint Emilion, lechâteau Soutard a été acheté à la famille des Ligneris par le groupe d’assurances AG2R La Mondiale. C’était en septembre 2006. Ce groupe était alors déjà propriétaire d’un cru classé voisin, le Château Larmande, qui avait été acheté à une autre vieille famille de Saint Emilion, les Menneret ; et depuis, La Mondiale a également acquis le château Cadet Piola, un autre vignoble voisin, qui appartenait à la famille Jabiol.

Le groupe La Mondiale est aujourd’hui propriétaire de quatre crus, dont trois crus classés à Saint Emilion, totalisant près de 80 hectares de vignes, ce qui en fait un des plus importants viticulteurs de la cité historique. Sa présence passe d’autant moins inaperçue qu’un chantier considérable a transformé Soutard, devenu après deux ans de travaux spectaculaires, un haut lieu du tourisme viticole, ouvert au public sept jours sur sept.
La belle silhouette du Château Soutard campe depuis le 18°siècle (1762), sur son coteau d’argile et de calcaire, entouré de ses vignes. Elles sont principalement plantées de merlot (70%) avec du cabernet franc. Tout est fait désormais pour attirer l’amateur sur place, à commencer par un circuit de visite qui inclut le magnifique ensemble chai-cuvier, entièrement neuf, où le béton ciré, l’inox brossé, les treillis métalliques et le bois, marient la technologie et l’œnologie avec l’esthétisme et la décoration. Il est clair que tout cela mérite un détour. Une boutique de vente de vins, avec possibilité de restauration rapide sur place, dans un cadre raffiné, ajoute le plaisir de la dégustation à celui de la connaissance vinicole.

On imagine sans peine les millions qui ont été dépensés pour mener à bien des travaux aussi importants, avec un souci de finition qui concerne aussi bien la nature du vin que l’accueil du visiteur. Mais cette rénovation illustre une nouvelle politique menée dans des grands vignobles comme Bordeaux, et déjà en vigueur, avec succès d’ailleurs, en Californie ou en Rioja.
Soutard a ainsi changé de siècle, en passant du stade de propriété familiale traditionnelle, à celui de site touristique et viticole. En investissant aussi fortement dans le vignoble, le groupe des mutuelles de La Mondiale confirme l’attrait des « zinzins », les investisseurs institutionnels, pour la filière vins. On en trouvera d’autres exemples avec la création d’un nouveau chai par l’architecte Jean Nouvel, au Château La Dominique, cru classé de Saint Emilion, propriété du groupe de BTP Fayat. Et avec l’inauguration le mois prochain du nouveau chai du château Cheval Blanc, premier cru de Saint Emilion, réalisé par l’architecte de Porzamparc, pour Albert Frère et Bernard Arnault.

24 mai, 2011 | En Bref… | dégustations et animations |

Journées Portes Ouvertes à Cadillac et Premières Côtes de Bordeaux

Le week end du 11 et 12 juin, ce sont les vignerons de Cadillac et des Premières Côtes, voisins de Sauternes, qui attendent les amateurs pour leur opération Portes Ouvertes. Comme d’habitude, marché de producteurs, dégustations, visites, expositions, et un important rallye de voitures anciennes, serviront d’animations. Toutes les informations sur le site internet de La Maison des Vins de Cadillac.

24 mai, 2011 | En Bref… | endurance |

La vie en blanc … et en courant au 1er Marathon de SauternesExposition Tapiès à Lynch Bages dans le Médoc

Depuis vingt ans, la famille Cazes organise des expositions de peintures dans les chais de son château de Lynch Bages, cru classé de Pauillac. Ces expositions s’inscrivent dans une hardie politique d’oenotourisme, dont la Hameau de Bages, à Pauillac, avec ses animations et ses magasins, constitue la meilleure illustration. Depuis le 16 mai, donc, ce sont les œuvres du grand peintre catalan Anthoni Tapiès, qui sont accrochées au-dessus des barriques.
Tapiès est né à Barcelone il y a 87 ans, et représente l’artiste espagnol vivant le plus important.
Ces œuvres un peu déroutantes, parfois proches du graffiti, ont été exposées et récompensées dans le monde entier. Une vingtaine de toiles sont désormais visibles à Lynch Bages, et ouvertes au public sur rendez-vous, jusqu’au 30 octobre. Tous renseignements au 05 56 73 24 06.

23 mai, 2011 | En Bref… | autrement |

Une aire de lavage «bio» à Volnay en Bourgogne

L’aire de lavage des enjambeurs inaugurée récemment à Volnay, en Côte de Beaune témoigne d’une prise en compte des contraintes environnementales. 430 000 euros ont été investis dans une aire dont l’originalité est de fonctionner en circuit fermé, uniquement avec de l’eau de pluie stockée dans une poche de 300 mètres cube. L’eau sert au remplissage des pulvérisateurs et au lavage ; les vignerons nettoient leur matériel, les effluents stockés dans une cuve sont ensuite filtrés et l’eau claire issue de la filtration réutilisée pour de nouveaux lavages.

20 mai, 2011 | En Bref… | application |

Les grands crus de Bordeaux sur iPhone avec Bettane et Desseauve

Le bouchon Diam, en liège technologique, s’est associé avec les journalistes Bettane et Desseauve , pour proposer la première application iPhone dédiée aux grands crus du Bordelais. Sous le titre Diam Bordeaux, les amateurs retrouvent tous les crus classés avec une présentation du vin, des commentaires et des notes de dégustation. D’autres vignobles pourraient suivre, Bourgogne, Champagne, etc….

20 mai, 2011 | En Bref… | transaction |

Champy reprend le domaine Louis Boillot en Bourgogne

La maison Beaunoise Champy vient d’officialiser la reprise du petit (1,25 hectare) domaine Louis Boillot de Volnay qui compte trois premiers crus : volnay Clos de la Chapelle (0,55 ha), volnay Carelle Sous Chapelle (0,35 ha) et pommard Chanlins (0,25 ha). Champy va finir l’élevage des 2010 et les mettre en bouteille, le millésime 2011 marquant le début de la nouvelle organisation avec notamment un passage des vignes en culture biologique en vue d’une certification officielle. Un nouveau nom sera donné au domaine. La maison Champy insiste sur le fait que la transaction s’est faite à l’aide d’investisseurs français et étrangers passionnés des vins de Bourgogne. Après la reprise du domaine Laleure-Piot en 2010, Champy porte la taille de son vignoble à 28 hectares.19 mai, 2011 | En Bref… | on aime ! |

Les Vignerons indépendants invitent à un pique-nique
C’est une première nationale : 500 exploitations arborant le logo des Vignerons Indépendants, vont proposer au grand public de pique-niquer dans les domaines les 12 et 13 juin. Menée par les Vignerons indépendants alsaciens depuis 1995, cette opération a pour ambition d’accueillir 50.000 personnes en ce week-end de Pentecôte.
Selon les domaines viticoles, le pique-nique sera agrémenté de diverses animations qui peuvent se résumer à une simple balade dans les vignes, ou à des choses plus élaborées : concert de jazz, expo d’artistes, jeu pour les enfants… Un site internet dédié, ainsi qu’une page facebook seront mis en œuvre pour cette opération nationale, appelée à devenir un rendez-vous viticole de grande ampleur.

infos du journal du vin.com

La réponse du docteur Melchior……………………… … Épisode 61

Il plie la lettre avec
d’infinies précautions, la timbre de son sceau personnel, la glisse dans une
enveloppe et la pose, dans la corbeille du courrier. Il rajoute un papier ou il
écrit, à porter demain sans faute et il l’attache à l’enveloppe avec un
trombone.

Satisfait de cette évolution
soudaine et inattendue, il part se coucher en se disant qu’il a une idée de
génie en faisant confiance aux enfants. Il devra creuser du côté de Pierrot
pour savoir s’il n’a pas donné un coup de pouce au destin. J’ai comme
l’intention qu’ils n’y sont pas étrangers. Dès qu’il se couche, il est envahi
par une torpeur soudaine et il s’endort comme un bienheureux.

À Poitiers, le Procureur à
mal digérer les réprimandes de son collègue substitut, et ce matin, il attend
de pied ferme ce petit Conservateur qui passe au-dessus leur tête.

Confiant de la rapidité avec
laquelle il a obtenu son entrevue avec le Procureur. Il s’attend à tout, sauf à
une violente réprimande. Il est introduit par le greffier qui assiste à
l’entretien. Après les politesses d’usage, le Procureur prend la parole et lui demande.

« – Monsieur,
connaissez- vous le déni de justice ou l’abus de pouvoir ou plus simplement, ce
que peut vous coûter en tant qu’auxiliaire de justice le non-respect de la
loi. »

Non seulement vous me mettez
en porte-à-faux avec mes collègues, mais le Procureur de Saintes, les gendarmes
du village qui vous ont fait confiance et les victimes se retrouvent dans une position de
plaignants. C’est un peu beaucoup pour un seul homme. Vous risquez au minimum
une radiation, ou un déplacement disciplinaire au pire selon ce que décidera le
parquet de Saintes de vous retrouver devant un tribunal correctionnel. »

Le coup asséné rapidement par le
Procureur a porté très fort et le conservateur venu guilleret, sûr de lui,
reçoit une gifle en pleine face. Il est sonné.

Le Procureur essayant de lui
mettre la tête sous l’eau :

« – Vous saurez
Monsieur le conservateur que quand la République confie des responsabilités à
ses serviteurs, elle entend qu’ils soient irréprochables. Elle vous
donne le pouvoir de les exercer, il n’en demeure pas moins que notre premier
devoir est de montrer l’exemple donc de respecter la loi que nous protégeons.

Hors Monsieur Le
Conservateur, par 3 fois au moins, vous avez utilisé la loi à des fins
personnelles, allant jusqu’à faire des menaces pour imposer des pressions, sans
respecter la procédure minimum la plus élémentaire.

Vous avez utilisé vos titres
et fonctions pour accaparer la force publique, droit qui ne relève que du
parquet local. Vous avez agi sans droits, sans titres dans une autre
juridiction que la nôtre qui n’est même pas de notre ressort.

Vous avez sur le dos,
l’avocat de la victime, qui n’est même pas propriétaire des objets concernés et
les avait chez elle en prêt temporaire, le Procureur de Saintes qui n’a pas
apprécié votre escapade solitaire sur son territoire. Il envisage l’ouverture
d’une information pour abus de pouvoir et de position dominante sans aucune
autorisation hors d’une couverture légale. Votre ministre de tutelle va être
fier de vous. Êtes-vous conscient de vos erreurs Monsieur Le
Conservateur ? »

Le Conservateur cherchant à
reprendre pied :

« – Monsieur le
Procureur, je vous présente mes excuses et je le ferai par écrit dès ce soir
auprès du parquet de Saintes. Mais l’importance de cette découverte m’a fait
perdre la notion de mes droits judiciaires, je n’ai que voulu que préserver
cette immense découverte. Elle est énorme pour l’humanité toute entière et me tombe du ciel. »

Le Procureur :

« – Vous aviez les
objets dès jeudi pourquoi ne pas avoir commencé par là. En voulant aller trop
vite, non seulement vous n’avez pas respecté la loi, vous venez de faire perdre
à l’humanité, la maîtrise de ces objets. Je vais devoir engager une enquête
préliminaire en ayant comme base de recherche un vieux monsieur que personne
n’a jamais rencontré, sauf un chef de gare, qui offre des boîtes de papillons à
des gosses pour une toute petite école. Il a 3 adresses, une à Niort, une à
Paris et une à Londres en admettant qu’il n’est pas déménagé entre temps. Je
vais donc devoir lancer trois commissions rogatoires ce qui signifie leur
retour entre 4 et 6 mois si nous parvenons à le joindre, sinon elles
reviendront dans un an classées sans suite.

Etes-vous conscient du désastre de vos premières
investigations scientifiques ? »

Le conservateur :

« – Monsieur Le Procureur,
au nom de l’intérêt général on ne peut pas…

Le Procureur le coupant
sèchement :

« – On ne peut pas
quoi… Retransgresser la loi une nouvelle foi, avec des mineurs au milieu qui ne
peuvent être entendu, que dans certaines conditions. Des enfants d’une famille
sans histoire, honorablement connue, appréciée de tous même des gendarmes ce
qui est rare de nos jours dont le papa est certainement le futur maire voir
plus. Informations, selon des renseignements que des contacts personnels ont bien voulu me
fournir en toute amitié.

Dans cette affaire, nous
marchons sur des œufs et n’avons plus aucune liberté de manœuvre sauf celle de
respecter la loi. Il ne me reste que l’enquête préliminaire et pour vous
l’attente. De mon côté, compte tenu de l’énormité de cette découverte…À ce
sujet avez-vous des confirmations officielles de vos analyses ? »

Le Conservateur :

« – Oui Monsieur Le
Procureur, voici le dossier complet avec les originaux de chaque pièce ainsi
que tout le dossier des autorisations de saisie. »

Le Procureur :

« – Foutaise que votre dossier, je crois
que vous ne m’avez pas compris, il n’est plus possible d’effectuer la moindre
saisie aujourd’hui. Je ne m’y risquerai pas. Nous ne pouvons plus intervenir
sur un secteur, hors de notre juridiction. Sachez que vous n’aurez aucune
réquisition du parquet de Saintes, ils ont déjà classé l’affaire pour ne pas
avoir à ouvrir la vôtre. Je l’ai accepté pour la suite de votre
carrière. »

Le
Conservateur soulagé:

« – Merci Monsieur Le
Procureur. »

Le Procureur :

« – Je ne l’ai pas fait
pour vous, mais pour l’importance de la découverte. Nous ne sommes pas à
l’heure du merci. Il nous faut un fait nouveau qui ne soit pas rattaché au
premier. »

Le Conservateur :

« – Il y en a un depuis
hier Monsieur Le Procureur. »

Le Procureur :

« – Et c’est quoi votre
fait nouveau. »

Le Conservateur :

« – Mon collège du
musée de Saint- jean d’Angély m’a fait passé en express ce journal local. Il
publie des photos extraordinaires d’un animal qui n’existe pas ou qui aurait
existé, il y a des années. La seule trace que nous avons de lui remonte à la
préhistoire, il y 75000 ans. »

Le Procureur :

« – D’où tenez-vous vos
références de comparaisons ? »

Le Conservateur :

« – Nous avons des
photos de dessins et de peintures que nous avons retrouvées dans des grottes
préhistoriques. Nous avons aussi des reconstitutions à partir de fossiles et de
nombreuses recherches sur le terrain.

Le Procureur :

« – Vous êtes sérieux,
vous me voyez utilisant l’argent du contribuable et les moyens judiciaires, pour
retrouver le propriétaire des restes d’un animal ayant vécu il y a 75000 ans.
Vous êtes malade mon ami, cette affaire vous monte à la tête. Déjà les dents et
les os d’un dinosaure encore vivant il y a quelques jours c’est gros, mais là,
vous dépassez les bornes ! Si je vous écoute, je vais me retrouver
Procureur en terre Adélie et ma femme n’aime pas le froid, croyez-moi.»

Le Conservateur en souriant
à cette boutade :

« – Comme je la
comprends, ma femme non plus Monsieur le Procureur…Le problème Monsieur le
Procureur, c’est que ce papillon est vivant et vit dans une cage à l’air libre.
Les photographies ont été prises dans cette même ferme et la cage daterait
également de cette époque.

Le Procureur est à son tour
sonné :

« – Pardon, vous êtes
entrain de me dire qu’un papillon de 75000 ans est vivant et qu’il se pavane
dans une cage à la campagne ! Mais c’est impossible, vous avez dû vous
tromper. »

Le Conservateur devant le
Procureur décontenancé reprend du poil de la bête :

« – Je ne suis
peut-être pas un bon auxiliaire de justice ou officier ministériel, mais mes
compétences et mes spécialités sont nombreuses. Elles comprennent des études
que j’ai faites et elles ne laissent pas de place pour l’à peu près. Mes
diplômes sont là pour le prouver. Je suis un des meilleurs expert français sur
ces sujets et j’affirme et je vous confirme mes analyses. D’ailleurs monsieur
le procureur, vous m’avez dit avoir une carte de visite de cet étrange
personnage qui semble couvrir tout le monde. Pouvez-vous me donner son nom je
le connais peut-être ?

Le procureur reprend la
carte posée sur son bureau et la lit…

« –
Il s’appelle Comte Richard d’Alembert de la Fenière, Docteur en
paléontologie. »

Le
Conservateur se lève d’un bond, interloqué :

« – Pardon vous avez dit qui !!! Le professeur de La fenière est dans le coup, c’est impossible, c’est
notre Maître à tous, il est impossible à rencontrer, même ses conférences sont
inabordables, il vit à l’autre bout du monde. Je ne sais pas d’où vous tenez
cette carte, mais, c’est impossible… Ce Professeur venir faire, une
conférence à Loulay dans une petite école, gratuitement, lui qui demande des
millions à chaque fois.

Le
Procureur courroucé :

« –
Mais tout est impossible et inimaginable dans ce dossier !

Le
conservateur calmé :

« –
Mais, il n’a jamais donné une seule conférence en France, ni même une seule
interview… »

D’un autre côté la présence
du grand Professeur Monsieur le
Comte de la Fenière me conforte dans mes analyses. Si c’est lui qui est
en possession de ces objets, il les gardera par devers lui. Rien que sa présence
dans cette histoire montre le niveau de ces découvertes. Simplement pour nous
les chercheurs, approcher ce Professeur est déjà un rêve… »

Le Procureur :

« – Revenons aux faits.
Le papillon, vous ne l’avez découvert qu’hier soir à l’arrivée du journal, mais
les os, la dent et les bols sont d’autres preuves indiscutables. Nous avons une
goutte de sang frais dont l’analyse montre qu’ielle possède encore des
cellules vivantes. Nous sommes devant un phénomène qui est confirmé par
plusieurs autres analyses. Les os ont encore de la chair fraîche collée sur les
cartilages. Tout est bien exact Monsieur le Conservateur, si j’ai compris votre rapport… »

Le Conservateur :

« – Je n’arrête pas de
vous le répéter Monsieur Le Procureur, nous sommes devant un phénomène
incroyable, impossible, sûréaliste, irréaliste, impensable, je n’ai pas de
qualificatifs assez nombreux pour l’expliquer. Si ce n’était impossible à
croire, je dirais que des chasseurs ont trouvé le moyen de remonter le temps, tué cet animal et l’ont dépecé et ramené avec eux ces quelques pièces.

Ensuite ou avant, ils ont
récupéré les bols quelque part, dans la nature, ils ont chassé le papillon
qu’ils ont isolé dans cette cage et sont revenus dans notre époque. Vous
imaginez la folie de cette déduction. Elle est impossible à croire, pour moi un
scientifique.

Ces chasseurs à leur retour
ont offert leurs trophées à un jeune charentais rencontré par hasard sous la pluie et sont disparus dans la nature
ou sont peut-être retournés chasser le mammout dans l’époque glaciaire.
C’est aujourd’hui la seule explication plausible, donc elle est impossible.
C’est digne d’un roman de Jules Vernes et au milieu de cet imbroglio débarque
l’homme invisible, le grand professeur de la Fenière. Il ne manque que
Tournesol, Tintin et Milou et pour cette fable nous serons au complet… Je crois que j’en deviens
dingo. »

Le Procureur écoute en
silence, subjugué par ce récit on ne peut plus fou du Conservateur et pourtant
ce qu’il dit, lui semble la seule possibilité. Ce ne peut-être pour lui qu’un
énorme canular, voyons ce que je peux faire, le jeu en vaut la chandelle se
dit-il.

Le Procureur :

« – Monsieur le
Conservateur, à la vue des circonstances qui me paraissent exceptionnelles, je
n’engagerai contre vous aucune poursuite disciplinaire ou judiciaire. Je vais
même essayer de vous aider avec les moyens que me donne la loi. Nous devons
faire preuve d’un secret absolu sur nos recherches et enquêtes. Je dois en
référé en haut lieu. Continuez vos analyses et tenez-moi informé de l’évolution
de ce dossier. »

Le conservateur
soulagé :

« – Merci Monsieur le
Procureur, je vous promets de ne plus transgresser la loi, même dans un cas
aussi exceptionnel. »

Le Procureur :

« – Très bien, j’en
prends note. Vous pouvez compter sur moi lui dit-il en le raccompagnant jusqu’à
la porte de son bureau.

En descendant, le grand
escalier du palais de justice, il ne peut s’empêcher de penser qu’il a eu
chaud. Sans l’énormité de la découverte, il y a de fortes chances qu’il se
serait retrouvé dans un musée de sous-préfecture pendant de longues années. Par
contre, il va devoir chercher et tout apprendre sur l’espèce de ce papillon miraculé et
miraculeux.

Le Procureur a refermé la
porte de son bureau. Il va personnellement prendre en main ce dossier
exceptionnel et explosif. C’est un dossier d’un autre niveau que ceux qu’il a
l’habitude de traiter. La semaine prochaine il va essayer d’avoir un
rendez-vous avec le chef de cabinet du Ministre de la justice. Il l’obtient
immédiatement pour le vendredi de la semaine suivante.

Ce jeudi matin, les enfants
sont allés chez Monsieur le Curé pour préparer la kermesse.Ils veulent être
fidèle à la promesse qu’ils lui ont faite hier. À leur surprise, Il ne fait
aucune allusion à leur présence au château.

Tapioca :

« – J’ai l’impression
qu’il a oublié notre rencontre d’hier. »

Saucisse :

« – Ou il fait
semblant, c’est malin ces petites bêtes là… »

Tapioca :

« – Insolent, tu parles
de monsieur le curé, il a l’âge de ton grand-Père. »

Gros Lard :

« – Arrête toujours de
prendre la mouche, tu vois bien qu’il rigole… »

Tapioca :

« – Il est âgé, on ne
doit pas parler d’un vieil homme de cette façon. »

Saucisse :

« – Bon, je m’excuse
Tapioca. »

Tapioca :

« – Tu t’excuses
maintenant tout seul, tu ne manques pas d’air ce matin. »

Saucisse un peu excédé:

« – Quoi encore, j’ai
dit quoi de mal cette fois. »

Tapioca :

« – Mais on ne s’excuse
jamais nous-même. Il faut dire, je te prie d’accepter mes excuses où veuillez
m’excuser, ou excusez-moi !!!

Saucisse un peu
excédée :

« – Bon, excusez-moi
Monsieur le Curé, ça te va cette fois ? »

Tapioca :

« – C’est bien, mais
comme il est n’est pas là pour te répondre. »

Pierrot intervient :

« – Tapioca tu deviens
chiante, lâche lui la grappe, tu me saoules. »

Tapioca :

« – Mais, c’est pour
lui que je le reprends. »

Pierrot :

« – Cette fois, c’est,
assez.

Tapioca comprend qu’il ne sert à rien de continuer, la solidarité masculine lui fait face

La rubarbe, une plante bonne sur tous les plans

Rhubarbe

Valeur nutritive de la rhubarbe…

Rhubarbe crue, ½ tasse ou 125 ml/65 gRhubarbe cuite, sucrée, ½ tasse ou 125 ml/127 g
Calories14147
Protéines0,6 g0,5 g
Glucides2,9 g39,6 g
Lipides0,1 g0,1 g
Fibres alimentaires1,2 g2,5 g

Profil santé de la rhubarbe

La rhubarbe, avec son goût fortement acidulé, se prêterait mieux à des mets salés, même si traditionnellement on la mange le plus souvent en dessert. Sa haute teneur en fibres en fait un aliment de choix pour conserver un bon équilibre des lipides sanguins.

Les bienfaits de la rhubarbe

Lipides sanguins.
Une étude effectuée chez des patients souffrant d’athérosclérose (donc à haut risque de maladies cardiovasculaires) a démontré que la consommation régulière de rhubarbe diminuait le cholestérol total et le « mauvais » cholestérol (LDL). Une autre étude a démontré que la consommation quotidienne de rhubarbe (blanchie puis séchée) pourrait contribuer à diminuer le cholestérol total et le « mauvais » cholestérol (LDL) sans nuire aux concentrations de « bon » cholestérol (HDL). Ces travaux ont été menés auprès d’hommes présentant un cholestérol sanguin élevé. L’effet observé pourrait être en partie attribuable aux fibres solubles présentes dans la rhubarbe.

Chez l’animal, l’ajout de fibres de rhubarbe à une ration alimentaire enrichie en cholestérol a entraîné une diminution du cholestérol sanguin. Les fibres de rhubarbe, en particulier les fibres insolubles, auraient la capacité de se lier aux acides biliaires, favorisant l’excrétion et l’absorption des graisses.

Plusieurs études prospectives et épidémiologiques ont démontré qu’une consommation élevée de légumes et de fruits diminuait le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies chroniques. La présence d’antioxydants dans les légumes et les fruits pourrait jouer un rôle dans ces effets.

Que contient la rhubarbe ?

Fibres
La tige de rhubarbe, qui constitue la partie comestible de la plante, représente une source importante de fibres alimentaires. La majorité de son poids sec (74 %) est constitué de fibres. Parmi celles-ci, les fibres insolubles sont 8 fois plus abondantes que les fibres solubles. En tenant compte de la matière sèche, la tige de rhubarbe contient 5 fois plus de fibres totales que les flocons d’avoine (gruau) et à peu près la même quantité de fibres solubles. Les fibres solubles (pectine, psyllium…) sont reconnues pour leur capacité à diminuer le cholestérol sanguin tandis que les fibres insolubles (lignine, cellulose…) aideraient à réguler la fonction intestinale. Bien que la rhubarbe contienne surtout des fibres insolubles, quelques études, tant chez l’humain que chez l’animal, ont démontré l’efficacité des fibres de rhubarbe à diminuer les lipides sanguins.

Antioxydants
La rhubarbe contient plusieurs composés ayant démontré une activité antioxydante3,4, dont les polyphénols. De plus amples recherches seront nécessaires pour déterminer dans quelle mesure la consommation de rhubarbe serait spécifiquement bénéfique à l’humain.

Vitamine K
La rhubarbe congelée et cuite (sucre ajouté) est une excellente source de vitamine K. La rhubarbe crue est une excellente source de vitamine K pour la femme et une bonne source pour l’homme.

Calcium
La rhubarbe congelée et cuite (sucre ajouté) est une bonne source de calcium, tandis que la rhubarbe crue en est une source.

Vitamine C
La rhubarbe crue est une source de vitamine C, tandis que la rhubarbe congelée et cuite (sucre ajouté) en est une source pour la femme seulement.

Manganèse
La rhubarbe crue est une source de manganèse, tandis que la rhubarbe congelée et cuite (sucre ajouté) en est une source pour la femme seulement.

De l’acide oxalique
L’acide oxalique (ou oxalate) est un composé retrouvé naturellement dans les produits d’origine végétale. Ce type d’acide est reconnu pour se lier à des minéraux tels que le calcium et le magnésium. Il pourrait ainsi nuire à leur absorption par l’organisme. Bien que la tige de rhubarbe soit riche en acide oxalique, il n’est pas nécessaire de limiter sa consommation. En effet, une étude menée chez l’animal a conclu que l’oxalate présent dans la tige de rhubarbe n’interférait pas avec la biodisponibilité du calcium de l’aliment. De plus, en Amérique du Nord, la consommation de rhubarbe étant plutôt marginale, son effet sur l’absorption des minéraux a probablement peu d’impact sur la santé.

Précautions

Régime sans oxalate. Les personnes à risque de lithiases oxalocalciques (pierres aux reins constituées d’oxalate et de calcium) devraient limiter leur consommation d’aliments riches en oxalate. La rhubarbe fait partie des 8 aliments ayant montré une capacité à augmenter l’oxalurie. Il est donc recommandé pour ces personnes d’éviter d’en consommer afin de prévenir la formation des lithiases urinaires (ou calculs rénaux).

Bien que certaines personnes semblent les tolérer, on recommande de ne pas consommer les feuilles de la rhubarbe, puisqu’elles peuvent être relativement toxiques. S’il y a lieu, débarrasser les tiges des morceaux de feuilles qui y sont encore attachées et bien laver ces dernières avant de les utiliser en cuisine.

La petite histoire de la rhubarbe…

Rhubarbe

La rhubarbe

Nom commun : rhubarbe.
Nom scientifique : Rheumrhabarbarum (R. rhaponticum, R. x cultorum).
Famille : polygonacées.

Le terme « rhubarbe » est une déformation du latin rheubarbarum, lui-même dérivé de rheum barbarum. Rheum est emprunté au grec Rha, qui désignait autrefois la Volga, sur les berges de laquelle poussait spontanément la plante. L’expression rheum barbarum signifiait donc « plante barbare de la Volga ».

D’autres auteurs croient plutôt que le nom vient du grec rheon, signifiant « qui s’écoule », par allusion aux propriétés purgatives de la racine. « Rhubarbe » est apparu sous sa forme actuelle à la fin du XVIe siècle, mais dès le XIIIe siècle, le mot « reubarbe » était utilisé.

La majorité de la dizaine d’espèces de rhubarbe répertoriées, y compris celle que nous cultivons dans nos jardins, viennent de la Chine, la Sibérie, la Mongolie et la Russie. L’emploi de la rhubarbe daterait de 2 700 ans avant notre ère, en Chine, où l’on prisait les propriétés médicinales de sa racine.

Au début de notre ère, la plante se serait répandue en Europe de l’Ouest, où l’on s’en servait également à des fins médicinales. Ses premiers usages alimentaires ne dateraient que du XVIIe siècle.

Elle aurait été introduite en Amérique du Nord au début du XIXe siècle et servait essentiellement à la confection de tartes.

Cette tradition culinaire provenait des Anglo-Saxons, qui donnaient familièrement à la rhubarbe le nom de pieplant, plante à tartes.

La rhubarbe du diable

Ce que l’on appelle « rhubarbe du diable », au Québec, désigne une tout autre plante, la bardane, dont les feuilles ressemblent à celles de la rhubarbe.

La rhubarbe est aujourd’hui cultivée dans de nombreux pays où le climat est relativement frais. Dans les régions où les hivers ne sont pas trop rigoureux, la récolte en plein champ dure environ 2 mois. Une partie des plants peuvent être transplantés en cave à l’automne afin de prolonger la production.

Avec les tiges, on fait du vin et, depuis plus récemment, des bières de micro-brasserie. On en tire également un arôme destiné aux chefs cuisiniers. En Europe, on se sert des feuilles pour envelopper des fromages et du beurre, et on donne la racine en nourriture aux cochons.

Préparation de la rhubarbe

Une heure avant de servir les tiges de rhubarbe, mettez-les dans l’eau froide pour les raffermir. Coupez les extrémités et, au besoin, enlevez les parties brunes.

Évitez de cuire la rhubarbe dans des casseroles en aluminium, en fer ou en cuivre, car elle peut réagir avec ces métaux et prendre une couleur brune peu appétissante.

Pour compenser sa forte acidité, la rhubarbe est généralement préparée avec une grande quantité de sucre, par exemple dans les confitures, les compotes et les tartes. Elle devient alors moins recommandable d’un point de vue nutritionnel.
On peut toutefois sortir des sentiers battus et mettre à profit son acidité en l’apprêtant dans des plats salés plutôt que sucrés. C’est d’ailleurs ce que l’on faisait jadis dans le nord de l’Europe où on l’ajoutait aux omelettes, aux soupes et aux ragoûts. Elle peut fort bien remplacer sa cousine proche, l’oseille, dans les sauces qui accompagnent le poisson.

Sous forme de mousses, glaces, sorbets, granités, yogourts glacés et boissons frappées. Pour en atténuer l’acidité, mélangez-la avec des fruits frais ou congelés, ou avec du jus et agrémentez d’herbes telles que la menthe ou la mélisse.

Nappez du fromage blanc d’un coulis de rhubarbe et décorez de quelques fraises ou framboises.

Dans des tartes.
Mariez-la avec des pommes, des abricots et des pruneaux, ou dans l’incontournable tarte aux fraises et à la rhubarbe.

Dans le clafoutis.
Remplacez le tiers ou la moitié des cerises par des morceaux de rhubarbe.

Dans les plats salés.
Plus de sel, moins de sucre
Le sel atténue l’acidité de la rhubarbe. Afin d’utiliser moins de sucre dans les préparations, on peut faire tremper les tiges quelques minutes dans de l’eau additionnée d’une pincée de sel avant de les cuire.

Crue, à la croque au sel.
Coupez-la en dés et ajoutez-la aux préparations à pain.
Ajoutez-la aux ingrédients d’une soupe de légumes : carottes, oignon, céleri, champignons, bouillon, pâtes courtes et fines herbes fraîches.
Faites-la cuire avec des morceaux de poulet qu’on aura d’abord fait revenir dans l’huile. Ajoutez de l’eau ou du vin et mijotez une heure.
Hachez-la finement et ajoutez-la aux ingrédients habituels d’une farce à volaille.

Salsa.
Faites cuire des morceaux de rhubarbe jusqu’à tendreté avec des oignons et de l’ail émincés, des raisins secs, un peu de miel, du vinaigre de vin rouge et du piment jalapeno. Passez au mélangeur avec des feuilles de coriandre fraîche. Servez avec des croustilles de maïs chauffées au four.

Dans la vinaigrette.
Remplacez complètement ou en partie le vinaigre ou le jus de citron par du jus de rhubarbe qu’on obtiendra en passant les tiges à la centrifugeuse. À défaut de posséder un tel appareil, faites fondre les tiges à la poêle, réduisez-les en purée et passez cette dernière au chinois ou au tamis fin. Pour changer, faites cuire la rhubarbe avec des fraises et procéder tel que décrit, ou ajoutez du jus d’orange concentré.
Servez sur une salade de roquette.

Salade de pissenlit.
Faites cuire environ 15 minutes la rhubarbe avec de l’eau, du vinaigre de vin et du miel. Passez au robot culinaire en ajoutant de l’huile et montez comme une mayonnaise. Assaisonnez une salade de pissenlit, agrémentée de fromage de chèvre et décorée de fraises des champs ou de tranches de fraises. Servez avec des croûtons frottés à l’ail.

L’ajouter aux légumes et à la viande dans un tajine ou préparez ce plat perse:
Faites revenir des morceaux de viande à ragoût de boeuf, d’agneau, de mouton, de porc et des oignons dans de l’huile. Couvrez d’eau et ajoutez de la purée de tomates et du curcuma, salez et poivrez. Faites cuire environ 1 h et ajoutez du persil, de la menthe et du safran. Faites cuire 1 h de plus et ajoutez du jus de citron et des morceaux de rhubarbe. Faites cuire jusqu’à ce que ces derniers soient bien tendres et servez avec du riz.

Boulgour pilaf.
Versez de l’eau bouillante sur du boulgour, 2 parties d’eau pour 1 de boulgour et laissez gonfler une demi-heure hors du feu. Faites revenir des oignons dans de l’huile, ajoutez de l’ail et des morceaux de rhubarbe et sautez quelques minutes. Ajoutez des abricots secs, du jus de pomme, de la cannelle et, si désiré, du piment de Cayenne. Amenez doucement à ébullition, ajoutez du tamari et quelques cuillerées de miel. Incorporez le boulgour et mettez dans un plat de service en garnissant de menthe fraîche et d’amandes effilées.

Faites cuire la rhubarbe, comme en Inde, dans un curry de lentilles et de patates douces.
Mettez des lentilles roses dans de l’eau et amenez à ébullition. Ajoutez des tranches de patates douces et mijotez environ 1 h. Retirez du feu, pilez et réservez. Faites revenir des morceaux de rhubarbe dans de l’huile et cuire jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Ajoutez un peu de miel, du gingembre râpé, du cari et, si désiré, du piment fort. Mélangez avec la préparation aux lentilles et mettez dans un four réglé à 240 °C (465 °F) pendant une vingtaine de minutes. Ajoutez de la noix de coco râpée et servez sur du riz brun avec un chutney.

Choix et conservation.

Choisissez des tiges bien fermes. À la cassure, elles devraient exsuder une sève dense.

Conserver au réfrigérateur.
Une ou deux semaines dans un sac de plastique.

Conserver au congélateur.
Coupez la rhubarbe en tronçons et congelez-la telle quelle ou après l’avoir brièvement blanchie.

Recettes avec RHUBARBE

Langoustines à la crème de rhubarbe
– Crêpes soufflées à la rhubarbe
– Tarte à la rhubarbe meringuée
– Rôti de porc à l’aigre-doux
– Cote de veau à la rhubarbe
Millefeuille à la rhubarbe
– Gâteau breton aux pommes et confiture de rhubarbe
– Pain perdu à la rhubarbe
– Gratin de rhubarbe
– Gâteau à la rhubarbe

Paulo les bons conseils

Revue de presse Vins par Paulo le sommelier

Il existe quelques très bons gadgets ainsi que plusieurs trucs et astuces qui vous aideront à apprécier le vin et augmenteront votre plaisir. Nous vous en proposons quelques-uns.

Bien entendu cette liste s’allongera avec le temps, car à chaque semaine nous y ajouteront de nouveaux trucs ou de nouvelles astuces.

Surtout, n’hésitez pas à nous communiquer vos trucs et astuces s’ils ne figurent pas dans cette liste.

Comment choisir ses vins d’apéritifs…

Au moment de l’apéritif, pour se mettre en bouche,
l’objectif est de ne pas surcharger les papilles avec des vins trop
riches, sucrés ou alcoolisés.

Le mode fraîcheur est prescrit. Opter pour l’effet
émoustillant des bulles ou encore pour le croquant d’un jeune chenin tranquille par exemple.

Comment avoir une carafe bien propre …

Pour laver une carafe, il est préférable d’utiliser de
l’eau chaude sans détergent,

et de la déposer à l’envers sur un égouttoir à carafe. À
défaut d’un égouttoir et

pour éviter les traces d’évaporation, on glisse par le goulot
un grand morceau

de papier absorbant roulé pour former une mèche. Après une
douzaine d’heures,

le papier aura absorbé l’humidité de la carafe.

Comment faire un bon accord vin et charcuteries …

Les charcuteries demandent, à cause de leur goût salé, un
vin rafraîchissant.

Ainsi, les blancs secs, les rosés et les rouges légers
servis frais leur feront écho à merveille.

Comment enlever le dépôt de calcaire ou tannique…

Pour faire disparaître un dépôt ou une pellicule de
calcaire, il suffit de verser

3 poignées de gros sel dans un demi-litre de vinaigre
blanc, ou le jus d’un citron

dans le récipient. Agiter énergiquement et laissez agir.
Rincer ensuite à l’eau claire

et chaude. Si le dépôt persiste, une brosse douce,
spécialement conçue pour

nettoyer les verres et les carafes, suffira à décoller les
particules tenaces.

Comment choisir sa vinaigrette…

Vin et vinaigrette ne font pas bon ménage. La faute en
revient à la puissante acidité

du vinaigre. C’est pourquoi on préfère les vinaigrettes à
l’huile que l’on relève de jus

d’agrumes, citron, lime, orange, pamplemousse, qui se
marient plus aisément à un

verre de vin blanc. Avec une mayonnaise ou une vinaigrette
relevée de cumin, de

cari, ou d’ail, on opte résolument pour un vin blanc sec
rafraîchissant.

Comment décanter un vin …

Utiliser l’entonnoir ou l’aérateur ?

Lors de la décantation d’un vin vieux, l’entonnoir à
filtre s’avère l’article idéal pour

retenir les dépôts et éviter qu’ils ne se retrouvent dans
la carafe et brouillent la robe.

Pour aérer et décanter les vins jeunes et les portos,
l’aérateur à spirale ou à multiples

fentes est recommandé. Le liquide glisse le long des
parois de la carafe et offre au vin un maximum d’oxygénation.

Quel est la bonne température de dégustation d’un vin rosé …

Déguster les vins rosés à une température fraîche entre
10°c et 13°c. Il faut flatter

le vin et non casser ses arômes. Un vin rosé bu glacé perd
tout son fruité et son

équilibre. Il serait dommage de ne pouvoir apprécier à sa
juste valeur un tavel ou un Marsannay rosé.

Comment éviter les mauvaises odeurs…

Après utilisation, les verres et les carafes ne doivent
pas être déposés le goulot vers le bas ni remises
dans leur boîte d’origine. Les odeurs provenant de l’armoire, du bois
ou du carton pourraient s’incruster aux parois du verre ou
de la carafe et altérer éventuellement le goût du vin.

Comment éviter une mauvaise harmonie…

Pour éviter de dénaturer les saveurs du vin, on échappera
à l’envie de les accompagner

de mets fortement vinaigrés ou relevés de sauces piquantes,
de moutarde, d’ail ou de cari,

surtout lorsque ces assaisonnements sont utilisés en
abondance.

Si vos mets comportent ces assaisonnements, orienter
plutôt le choix vers un vin léger et rafraîchissant.

Trucs et Astuces du vin (27 mai 2011)

Revue de presse Vins par Paulo le sommelier

Il existe quelques très bons gadgets ainsi que plusieurs trucs et astuces qui vous aideront à apprécier le vin et augmenteront votre plaisir. Nous vous en proposons quelques-uns.

Bien entendu cette liste s’allongera avec le temps, car à chaque semaine nous y ajouteront de nouveaux trucs ou de nouvelles astuces.

Surtout, n’hésitez pas à nous communiquer vos trucs et astuces s’ils ne figurent pas dans cette liste.

Comment choisir ses vins d’apéritifs…

Au moment de l’apéritif, pour se mettre en bouche, l’objectif est de ne pas surcharger les papilles avec des vins trop riches, sucrés ou alcoolisés.

Le mode fraîcheur est prescrit. Opter pour l’effet émoustillant des bulles ou encore pour le croquant d’un jeune chenin tranquille par exemple.

Comment avoir une carafe bien propre …

Pour laver une carafe, il est préférable d’utiliser de l’eau chaude sans détergent, et de la déposer à l’envers sur un égouttoir à carafe. À défaut d’un égouttoir et pour éviter les traces d’évaporation, on glisse par le goulot un grand morceau de papier absorbant roulé pour former une mèche. Après une douzaine d’heures, le papier aura absorbé l’humidité de la carafe.

Comment faire un bon accord vin et charcuteries …

Les charcuteries demandent, à cause de leur goût salé, un vin rafraîchissant.

Ainsi, les blancs secs, les rosés et les rouges légers servis frais leur feront écho à merveille.

Comment enlever le dépôt de calcaire ou tannique…

Pour faire disparaître un dépôt ou une pellicule de calcaire, il suffit de verser 3 poignées de gros sel dans un demi-litre de vinaigre blanc, ou le jus d’un citron dans le récipient. Agiter énergiquement et laissez agir.
Rincer ensuite à l’eau claire et chaude. Si le dépôt persiste, une brosse douce, spécialement conçue pour
nettoyer les verres et les carafes, suffira à décoller les particules tenaces.

Comment choisir sa vinaigrette…

Vin et vinaigrette ne font pas bon ménage. La faute en revient à la puissante acidité du vinaigre. C’est pourquoi on préfère les vinaigrettes à l’huile que l’on relève de jus d’agrumes, citron, lime, orange, pamplemousse, qui se marient plus aisément à un verre de vin blanc. Avec une mayonnaise ou une vinaigrette relevée de cumin, de
cari, ou d’ail, on opte résolument pour un vin blanc sec rafraîchissant.

Comment décanter un vin …

Utilser l’entonnoir ou l’aérateur ?

Lors de la décantation d’un vin vieux, l’entonnoir à filtre s’avère l’article idéal pour retenir les dépôts et éviter qu’ils ne se retrouvent dans la carafe et brouillent la robe.

Pour aérer et décanter les vins jeunes et les portos, l’aérateur à spirale ou à multiples fentes est recommandé. Le liquide glisse le long des parois de la carafe et offre au vin un maximum d’oxygénation.

Quel est la bonne température de dégustation d’un vin rosé …

Déguster les vins rosés à une température fraîche entre 10°c et 13°c. Il faut flatter le vin et non casser ses arômes. Un vin rosé bu glacé perd tout son fruité et son équilibre. Il serait dommage de ne pouvoir apprécier à sa juste valeur un tavel ou un Marsannay rosé.

Comment éviter les mauvaises odeurs…

Après utilisation, les verres et les carafes ne doivent pas être déposés le goulot vers le bas ni remises
dans leur boîte d’origine. Les odeurs provenant de l’armoire, du bois ou du carton pourraient s’incruster aux parois du verre ou de la carafe et altérer éventuellement le goût du vin.

Comment éviter une mauvaise harmonie…

Pour éviter de dénaturer les saveurs du vin, on échappera à l’envie de les accompagner
de mets fortement vinaigrés ou relevés de sauces piquantes, de moutarde, d’ail ou de cari,
surtout lorsque ces assaisonnements sont utilisés en abondance.

Si vos mets comportent ces assaisonnements, orienter plutôt le choix vers un vin léger et rafraîchissant.

Premieres lettres entre les deux ennemis………………. Épisode 60

Germaine
enfile un gilet et sort en disant ;

« –
Je vais poster ta lettre. »

En
entrant dans la poste, elle aperçoit un employé du château. Elle s’approche de
lui et se présente.

Bonjour,
Monsieur vous êtes un employé du docteur Melchior, je crois ?

L’employé
est aussitôt sur la défensive :

« –
Oui Madame, j’apporte le courrier comme chaque soir, pourquoi vous avez un
problème ?

Germaine :

« –
Pas du tout, bien au contraire, vous êtes charmant je suis Madame Hillairet.
J’ai une lettre pour votre patron de la part de mon mari, pourriez-vous lui
remettre ou je dois la poster ?

L’employé
du château pense immédiatement, après les gosses, la mère, mais il reste
poli :

« –
Ce serait idiot de la poster, je lui remettrai immédiatement en rentrant, faites-moi confiance. »

Germaine :

« –
Merci Monsieur et bonne soirée. »

L’employé
du château :

« –
Comptez sur moi, bonsoir Madame Hillairet. »

Satisfaite
d’avoir économisé un timbre, elle salue les gens qui attendent au guichet, et se
retire avec sa discrétion habituelle que tous apprécient.

Les
enfants viennent de sortir de l’école. Ils ont rendez-vous après leurs quatre heures, qu’ils croquent comme chaque jour de bon appétit.

Comme
prévu, ils se retrouvent devant l’église et se dirigent vers la petite porte du
château. Elle est ouverte, Ralph est entrain de la réparer. Elle grinçait
beaucoup trop. Il a huilé les gonds rouillés par le temps et il l’ouvre et la
ferme pour voir si son travail est efficace. En apercevant les enfants, ils
les gratifient d’un sourire en disant :

« –
Bonjour, les enfants, vous venez voir le docteur Melchior, il est dans la
roseraie, je crois qu’il vous attend. Ils entrent dans le parc et l’aperçoivent entrain de tailler ses rosiers. Il parle
avec quelqu’un. Ils entendent le docteur Melchior lui dire au
revoir. Son ombre se dirige vers eux et ils se retrouvent nez à nez avec Monsieur
le Curé. Il est évident que par sécurité, ,il a été mis depuis longtemps, au
courant des visites régulières des enfants et elles ont sa bénédiction. La
seule chose que le vieux curé ignore c’est le voyage dans le temps. Il aurait
engendré beaucoup trop de questions.

Monsieur
Le curé :

« –
Bonsoir, que faites-vous ici ? si vos parents l’apprennent, vous serez
punis. Moi, je sais que vous êtes en sécurité ici, mais
soyez prudents, le village a des langues bien pendues et toutes ne seront pas
aussi discrètes que moi. Il repart de son pas allègre, mais il se retourne au bout
de quelques pas en s’adressant à Tapioca :

« –
Ne passez pas trop de temps au château. La kermesse a besoin de vos bras et
elle n’attendra pas. »

Satisfait
de son effet, il repart tout guilleret vers son presbytère.

Le
docteur entendant les mots du vieux curé, s’approche de l’entrée de la serre.
Il aperçoit les enfants et s’adressant à son tour à son vieil ami :

« –
Vous ne seriez pas entrain de me faire une crise de jalousie mon Père ? Il
va falloir vous confesser mon ami…Et, tous les deux se mettent à rire de cette complicité.

Le
docteur Melchior :

« –
Approchez-vous, je soigne mes rosiers, Monsieur le curé est un peu jaloux de
moi ?

Les
enfants en chœur :

« –
Nous ne le croyons pas, nous savons qu’il est votre ami. Vous en avez au moins
un et c’est un vrai, fidèle. »

Le
docteur Melchior :

« –
Il y en a beaucoup d’autres, mais nous savons rester discret. Monsieur le curé
est devenu presque un frère pour moi. Il vient me voir tous les jours.
Nous nous conseillons mutuellement. Par lui, je suis au courant de tout ce
qu’il se passe et depuis quelques jours il y a du mouvement. Je pense
qu’indirectement, vous n’y êtes pas étrangers.

Pierrot :

« –
Comment va Umagu docteur Melchior. »

Le
docteur Melchior :

« –
Il va bien, allez le saluer, il est derrière vous, Monsieur prend le soleil. Il
sera content de vous voir.»

Pierrot :

« –
Vous savez que Tapioca l’a baptisé lundi matin. Il s’appelle Umagu en hommage de nos amis. »

Le
Docteur Melchior :

« –
Vous êtes de bons petits et j’en suis fier. Je suis sûr que Umagu a compris le
sens de ce baptême et saura s’en montrer digne. »

Ce
qu’ignore Pierrot, c’est que depuis une heure ou deux le docteur Melchior a en
main la demande d’entretien de son père. Il a aussitôt appelé le vieux curé
pour en parler avec lui. Il est venu aussitôt. Ils ont pris le thé et
longuement parlé du chamboulement qu’ils sont entrains de provoquer dans le
village. Ils en ont tiré les conséquences, et ont imaginé un plan dont ils
tireront les ficelles.

Un
village qui bouge est un village qui vit, qui évolue et le docteur Melchior
entend bien participer à cette évolution et y apporter son expérience. C’est
le moment d’accepter la demande d’André, mais il devra avant, être testé et
accepter certaines conditions contraignantes. Après tout, il est
la principale victime des propos injurieux qu’André a vilipendé. Il va lui écrire
et lui dicter les conditions de sa rédition aux bonnes mœurs. Pour le moment
Pierrot et son équipe ne doivent rien savoir.

La
petite troupe va saluer le papillon, qui bat des ailes quand il les reconnaît.

Tapioca :

« –
Regardez comme Umagu est content de nous voir. »

Les
enfants lui parlent avec affection, ils lui demandent s’il a des nouvelles des
Gums et Umagums et à chaque question, il prend une attitude qui leur donne
l’impression qu’il les comprend et leur répond. Un étrange dialogue
s’engage. A chaque question des enfants, Umagu répond. Il prend une attitude différente, négative ou positive.
Les enfants ne se lassent pas de jouer avec lui et quand ils veulent se
retirer, il n’est pas content et leur montre par une certaine agressivité boudeuse. Mais au bout d’un moment, il se
fatigue lui aussi et se proste, immobile. Les enfants comprennent qu’Umagu n’a
plus rien à répondre et ils se retirent en douceur, en lui promettant de revenir
avant de repartir.

Pierrot :

« –
Votre idée du vieux Monsieur en noir, était géniale. Ils sont tous tombés dans
le panneau. »

Le
Docteur Melchior :

« –
Je n’ai pas eu besoin de tricher ou de mentir, c’est une chose que je ne fais
jamais. »

Pierrot
a rejoint un peu avant les autres le docteur Melchior. Il s’est assis dans un
des fauteuils en osiers, sous un superbe rosier de roses blanches fleuries.
D’une main, iLe docteur melchior fait un signe à quelqu’un qui se trouve derrière Pierrot en
disant :

« –
Venez Professeur, je vais vous présenter les amis dont je vous ai parlé. Retourne-toi
Pierrot, je te présente en chair et en os le véritable Comte Richard
d’Alembert de la Fenière Professeur de paléontologie, chercheur que tout le
monde vénère, il souhaite vous dire bonjour. Vous le connaissez tous, c’est la
personne en noir que vous avez rencontré plusieurs fois à la gare dit-il avec
humour… »

Le docteur Melchior:

” – Il est mon fournisseur de papillons et avant toute chose, mon Ami. »

Le
Comte s’approche de Pierrot et lui tend la main.

« –
Bonjour Chevalier, le docteur Melchior m’a raconté votre histoire. Comme il a ma confiance,j’ai décidé de vous aider. Officiellement je suis ici pour faire
des recherches sur ces objets. Ma présence les rend insaisissable sans
déclencher une affaire d’état.

Un
ami ministre va bloquer cette enquête qui n’a plus lieu d’être, mais nous
devons garder un secret absolu sur ma présence au château. Par contre,
je vais aller me présenter aux gendarmes et au Procureur de Saintes pour calmer
les choses.»

Les
autres enfants se sont rapprochés et postés derrière Pierrot. Ils n’y comprennent plus rien du tout. Comment un personnage né dans la tête de Tapioca, pour éliminer les copains de l’école, existe bien, en chair et en os et se retrouve ici, debout devant eux ! Ils saluent le Professeur avec respect.

Le
Professeur reprend :

« –
Le docteur Melchior est un vieil ami et j’ai souvent fait appel à lui. Quand il
m’a raconté votre histoire, votre voyage, j’ai immédiatement été passionné. À mon
âge et dans ma position, je n’ai guère l’occasion de m’amuser. J’ai donc décidé
avec votre accord, de rentrer dans l’équipe, à condition que ma présence ici, reste un secret comme je vous l’ai déjà demandée.

Nous
allons construire une histoire nouvelle tous ensemble et vous en serez les
acteurs. Votre école, votre village, tous en profiteront. Vous deviendrez
brillants à condition que, de votre côté, vous soyez des élèves d’exception
jusqu’à la fin de vos études. La dernière chose que j’ai à vous demander, c’est
de savoir si vous êtes tous d’accord et si vous m’acceptez parmi vous. »

Les
enfants ne se font pas prier, mais Tapioca
intervient:

« –
Bien sûr Monsieur le Professeur, nous voulons travailler et apprendre…Nous
avons commencé, Pierrot et moi sommes les meilleurs de la classe. Cet après-midi, le maître
nous a félicité devant toute la classe et les petits s’accrochent
à leurs opérations et devoirs comme jamais…Nous n’avons pas encore compris pourquoi nous avions été choisis, mais nous
mesurons déjà, tout ce que nous a apporté le docteur Melchior. Si en plus,
vous êtes avec nous, ce sera un miracle pour notre nous tous.
Nous vous remercions de bon
cœur. »

Le
docteur Melchior :

« –
Nous avons monté une opération séduction avec le Professeur. Si personne ne
doit savoir qu’il habite au château, il n’est pas interdit qu’il ait un domicile au
village. Mon Notaire maître Saubagné vient de me faire savoir que mes
locataires viennent de déménager. Ils ont acheté une petite maison dans le
nouveau lotissement. Le Professeur va s’y installer quand il sera ici.

Cette maison a une particularité bien qu’en apparence, elle ressemble à toutes
les autres. Au sous sol, il y a un mur pivotant qui donne
accès à un souterrain qui rejoint le château. De mes caves, il y en a plusieurs qui partent
dans différentes directions. Ils ont été creusés, il y a longtemps, bien avant
la révolution pour se protéger des invasions ou des révoltes. Ils ont
beaucoup servi pendant la seconde guerre mondiale pour cacher des armes ou des
gens, qu’il fallait protéger.

Désormais, au lieu de se rendre directement au
château, vous passerez par la maison du Professeur. Nous pourrons aussi lui et
moi se voir en toute discrètion. Cela dit, je n’ai pas terminé. Tu as
imaginé Pierrot afin de crédibiliser ton discours, que le Professeur apporte nos objets ce lundi pour que tous les enfants de l’école les découvrent et en profitent. Le Professeur m’a proposé de jouer ce personnage. II fera donc ta petite conférence, ainsi leurs pistes
seront de plus en plus embrouillées et les nôtres deviendront de plus en plus
claires.

Nous pourrons préparer dans le calme et la sérénité notre prochain
voyage. Je vous informe que le Professeur en sera et c’est lui
qui choisira nos prochaines destinations.”

Il termine en demandant :

« –
Des questions Chevaliers ? »

Pierrot :

« –
Des questions docteur Melchior nous en avons plein la tête, mais il est sage
que chacun retourne à la maison. Nous serons ici demain. Par contre, je voulais
vous informer que l’Angérien a publié les photos d’Umagu, auvillage ils
sont tous comme des fous. »

Le
docteur Melchior :

« – Je sais, je le reçois chaque chaque mercredi au courrier,c’est une bonne chose pour nous, leur attention sera détournée pendant quelques
temps. »

Comme
il se fait tard Pierrot et son prend congé du docteur Melchior et
du Comte de la Fenière et chacun rentre chez soi encore étourdi d’avoir vu le
Monsieur en noir inventé par Tapioca, deveunu réel par la seule volonté du
docteur Melchior. Mais, comme toujours, le silence est de mise et personne n’en
saura rien. Tout devient vrai dans leur histoire, c’est décidemment de plus en
plus magique.

André
comme chaque soir se rend au café. Il a pris une importance qui inquiète dans
le village. Aujourd’hui, c’est une véritable explosion locale. Fidèle à la ligne
Pierrot qu’il s’impose, il comprend peu à peu que d’écraser les autres, n’est
peut-être pas la meilleure solution. La contestation, l’opposition systématique
ne sont pas forcément des positions qui apportent des solutions durables. Il
faut recommencer la lutte chaque année, si au contraire, ils devenaient une
plate-forme de propositions les choses évolueraient plus rapidement et plus durablement

Il
mettrait en place une dictature du prolétariat qui ne ferait pas dans la
contestation mais agirait dans l’ouverture, ferait des propositions. Il va falloir composer un programme. Il doit en parler avec monsieur le curé.
Jésus n’était-il pas le premier des contestataires de l’ère moderne? Il va
sûrement me comprendre. Pris par ses pensées, il pousse machinalement la porte
du café et se retrouve dans l’ambiance habituelle, au milieu d’une horde qui se
met à hurler en le voyant débarquer.

Ce
cri de joie de ses amis le réveille et surtout le ramène à la réalité du
moment. Il est devenu le centre d’une nouvelle agitation et de toutes les
attentions. Chacun y va de ses chaudes félicitations. Il arrive au bar poussé
par une bousculade et il se retrouve nez à avec le gendarme Roulet qui a devant
lui le journal avec André en première page.

Le
gendarme n’est pas en service, il est en civil et vient de s’offrir son énième
pastis.

Il
lui montre le journal et en riant lui dit :

« –
Voici donc la fameuse face cachée du délit. »

André :

« –
Pas vu, pas pris. Je te donne toutes les photos que tu veux mais l’original, je
ne l’ai plus et c’est bien dommage, tu me connais, j’en aurai tiré quelques
subsides…

Tes
enfants ont aimé les photos du journal ?

Le
gendarme :

« –
Ne m’en parle pas, c’est devenu comme une lithanie, Pierrot par ci, Pierrot par
là, c’est le meilleur en classe, il est beau, il est gentil, je mange de l’Hillairet
en permanence.

Pour
ton info, ton conservateur, celui qui nous a emmerdé lundi a saisi son Procureur qui a
appelé le nôtre. Aussitôt, il nous a demandé des explications. Nous venions de terminer notre rapport, et de le remettre au chef de la brigade. Il venait de terminer de le lire. L’autre
était si content de notre boulot qu’il a félicité le Chef et a classé
l’affaire. Il a demandé à son homologue de Poitiers de passer un savon à son
conservateur pour son abus de pouvoir. Quand le Chef te verra, il va te
remercier.

André :

« –
Il ne me doit rien, vous avez fait correctement votre travail. C’est le
contraire qui aurait pu être choquant. Moi je n’y suis pour rien. »

Le
Gendarme :

« –
Ne la joue pas modeste, nous n’allons plus te reconnaître. Bon arrosons, le
journal et les photos. Que veux-tu boire ?

André :

« –
Une mominette, j’en suis à la quatrième, je dois ralentir un peu, si la fête
continue à ce rythme, je ne vais pas retrouver le chemin de la ferme et j’ai du
monde à dîner ce soir. »

La
soirée continue et il peut mesurer à chaque pas sa nouvelle popularité.
Toujours lucide, il se retire comme toujours, en douceur un peu avant 20 heures.

Si
André était passé par la place principale du village, il aurait été surpris de
voir la salle de réunion de la mairie éclairée et bon nombre de véhicules
devant. Une discrète réunion se tient. La liste sortante majoritaire s’inquiète
de ce soudain regain de popularité d’André, et jusqu’où va
t-elle aller. Ils se doivent veiller au grain. Mais personne ne sait comment
endiguer cette vague qui déferle sur le village depuis 3 jours. Aucune mesure
n’est prise et ils se séparent ne sachant pas ce qu’ils doivent faire. Seul, le
maire réélu depuis 20 ans sans discontinuer, pense qu’il reste intouchable et
qu’il doit rester au-dessus de la mêlée.

Le
soir plusieurs coups de téléphone informent André de cette réunion en le priant
de ne pas oublier qu’ils furent les premiers à le prévenir

André
s’amuse de ces appels et regarde Germaine en lui disant :

»-
Quand le bateau coule, les rats veulent quitter le navire. »

Germaine
lui répond :

« –
S’ils retournent leur veste aussi rapidement, oublie-les. Ce qu’ils font au
maire aujourd’hui, ils te le feront demain.

André :

« –
Tu as raison, parlons d’autres choses la journée a encore été rude. ”

Le
dîner s’écoule sur des discussions familiales habituelles. Les vieilles
habitudes reprennent leur place et la nuit vient recouvrir de son linceul noir
le village endormi. Demain il fera
jour.

Seul
dans son bureau aux ors magnifiques, le docteur Melchior prend son plus beau
papier aux armes de sa maison. Il trempe sa plume d’oie dans son encrier doré à
l’or fin. Il choisit une plume très souple pour bien marquer les pleins et les
déliés.

Il
écrit :

Cher
André,

C’est
avec beaucoup de surprises et d’émotions que j’ai reçu votre courrier de ce
jour. Pour être franc, je le souhaitais depuis longtemps. Je ne reprendrai pas
l’étendue des reproches que, je pourrais énumérer en une longue liste. Pourquoi
ce poing brandi quand la semaine dernière je suis passé au-dessus de votre tête
en conduisant mon ballon ? Je ne suis pas contre vous pardonner cette
ingérence dans ma vie depuis 20 ans comme dans celle de mon personnel.
J’accepte vos excuses écrites donc officielles. Vous comprendrez aussi que je
sois méfiant de ce soudain revirement qui s’accompagne d’autres comportements
élégants et appréciés depuis quelques jours.

Au
nom de cette évolution et de cette bonne volonté, je vous propose un
rendez-vous pour ce lundi à 10 heures précises chez moi au château.

Par contre, le docteur
Melchior ne rencontre pas en catimini, ses visiteurs. Nous sommes adultes et
responsables, il y aura donc un témoin. Voici le déroulement de cette rencontre
telle que je la souhaite et qu’elle se fera.

1- Vous arriverez en voiture
par la grille d’honneur, comme tous les visiteurs que je reçois. Elle sera
grande ouverte par mes serviteurs qui vous attendront et vous vous garerez à
l’endroit qu’ils vous donneront.

2- Notre rendez-vous aura
lieu dans le salon blanc du château, couleur neutre en présence de Monsieur le
Curé qui m’a donné son accord de principe.

3- L’entrevue durera environ
1 heure.

4- Je n’aurai pas besoin de
vos excuses verbales, je les ai par écrit. Je n’ai pas besoin d’avoir
d’explications sur votre comportement passé, j’en connais trop les raisons.
Nous ne parlerons que du futur.

5- Nous établirons un
protocole d’accord signé de nos paraphes dans lequel vous reconnaîtrez vos
erreurs de jugement et moi je reconnaîtrais vous avoir accordé mon pardon.
Monsieur le Curé certifiera sincère et véritable ce document dans lequel vous
engagerez à ne plus m’attaquer publiquement. Il est évident que vous aurez le
droit de ne pas être d’accord avec moi, mais ces désaccords seront d’ordre
privé et devront rester entre nous.

6-Vous vous engagez à me
livrer de la paille, du foin et du fumier dont j’ai besoin en fonction, c’est
évident de vos possibilités.

7- Je m’engage de mon côté à
refaire travailler les commerçants du village et d’apporter mon concours à
toutes œuvres et énergies publiques ou privées qui le souhaiteraient.

8- Pendant quelques temps
nous ferons le point chaque semaine sur l’évolution de nos relations.

9- Je vais proposer à
Monsieur le Curé, de mettre mon parc à la disposition de sa kermesse annuelle
en symbole, de cette réconciliation avec le village. Sachant votre retour parmi
ses brebis, je souhaite que cette demande émane de vous et que vous la
souteniez.

10- Le village a besoin de
bonne volonté et de jeunesse pour faire face aux difficultés croissantes de
cette évolution. Je souhaite avec d’autres, que vous preniez la tête de ce
renouveau, pour donner à nos jeunes la chance qu’ils méritent, et ne partent
plus ailleurs pour trouver du travail.

Ces dix points ne sont pas
discutables et vous devrez les accepter pour asseoir notre réconciliation,
c’est aussi une chartre d’une future orientation politique municipale, que nous
souhaitons voir s’installer au village.

J’ose espérer qu’ils auront
votre soutien et votre agrément. Que votre geste élégant à mon égard permettre
à ce village de retrouver la quiétude qui lui manque et qu’il doit rapidement
retrouver grâce à vous.

Bien à Vous et à votre
famille.

Votre dévoué.

Docteur Melchior d’Altus de
la Combée.