Adoptez la Fraîche attitude

Pour cet hiver ou cet été, garder plus longtemps dans votre organisme les bienfaits des vacances

La Fraîche Attitude, ce n’est pas un régime mais un état d’esprit, qui consiste à retrouver sa vraie nature : se faire plaisir tout en respectant son corps avec des produits sains et naturels.

Adopter la Fraîche Attitude, c’est :

– Accorder plus de place dans son alimentation aux végétaux, et en premier lieu aux fruits et légumes frais.
– Pratiquer une activité sportive.
– Chercher un équilibre de vie, une convivialité partagée.

La Fraîche Attitude, c’est la santé par le plaisir.

Pourquoi 10 légumes ou fruits par jour ?

Pourquoi est-ce si important de manger plus de fruits
et légumes ?

Les études montrent que les personnes qui consomment suffisamment de fruits et légumes sont moins souvent atteintes de maladies cardiovasculaires, de cancers, d’obésité et de diabète.

Cet effet protecteur s’explique par l’action de plusieurs composants des fruits et de légumes : fibres, vitamines, micronutriments antioxydants, polyphénols…

Faites le plein de santé !
Peu caloriques, ils permettent aussi d’équilibrer globalement notre ration quotidienne sans surcharge ni carence. Associé à une activité sportive, c’est la forme assurée !

Chaque fruit, chaque légume possède sa propre particularité nutritionnelle : l’orange est par exemple réputée pour sa richesse en vitamine C alors que le chou se démarque par sa richesse en substances soufrées…

Chaque partie de plantes, telle les racines (carotte, navet, betterave, radis…), les feuilles (chou, épinard, salades…) ou les fruits (pomme, tomate…) présente des éléments complémentaires.

C’est donc en diversifiant sa consommation et en combinant différents fruits et légumes qu’on retire le maximum de bienfaits.
Pour manger plus de fruits et légumes, jouez sur les quantités et la variété.

D’un point de vue quantitatif :
L’objectif est d’arriver à consommer des fruits et légumes frais tous les jours, à chaque repas (matin, midi et soir et éventuellement en collation).

Il suffit tout simplement d’en consommer à chaque repas et d’adopter un réflexe simple et visuel : consommer la moitié de son repas en fruits et légumes frais. Ainsi,

– Au petit déjeuner, il suffit d’associer des fruits à vos tranches de pain, votre boisson et votre produit laitier.
– Au déjeuner et au dîner, il suffit de commencer le repas par des crudités (ou une soupe) et d’ajouter des légumes aux féculents et à la viande (ou poisson), sans oublier le fruit en dessert.

– Si vous prenez un encas entre les repas, pensez à équilibrer : un snack, un fruit.

Pour augmenter la variété, faites preuve d’imagination
– En associant différents fruits ou légumes dans un même plat : salades composées, soupes, jardinières de légumes, salades de fruits frais, cocktails de fruits frais variés,
– En privilégiant les fruits et légumes de saison pour profiter de leur pleine maturité,
– Sans oublier d’utiliser des herbes aromatiques, ail, oignon, échalote, ciboulette, persil… pour compléter les apports tout en relevant goût et couleurs.

Un Timbre poste peu banal

L’histoire est trop belle pour que nous passions à côté. Notre grand Président a souhaité avoir un timbre poste à son effigie. Pourquoi pas… le général a bien eu le sien et il est pas anormal qu’un Président de la France est son timbre poste. Un très beau timbre représentant notre Président est édité et après accord de la Présidence il est mis en vente très rapidement. Bien sûr très vite on se l’arrache….hors dans les jours qui suivent cet engouement de nombreuses plaintes arrivent au palais car le timbre poste se décolle et les plis arrivent de toutes parts avec des surtaxes à payer pour le destinataire.
Branle bas de combat, on diligente une enquête, on vérifie les planches de timbre et force est de reconnaître que les planches sont normales, la colle est de qualité et les timbres collés tiennent bon. Il n’y donc aucune erreur de fabrication. Le service des postes décident d’aller plus loin dans leur enquête. Ils interrogent alors les nombreux usagers qui ont déposé une réclamation et découvrent le pot aux roses…les usagers crachaient simplement du mauvais côté du timbre…Aprenant cela et vert de rage le Président décida de faire retirer le timbre poste de la vente…..

L’art nouveau ou ces belles affiches qui nous séduisent…

Aujourd’hui, certaines affiches publicitaires sont hors de prix, les collectionneurs les traquent. Les affiches nous attirent vers un univers Belle Epoque.

A la fin XIXe, on parle d’«affiche illustrée». C’est l’époque Art nouveau. L’illustration est le style dominant de la fin de ce siècle. La publicité présente directement l’objet : la bouteille de champagne. Le flacon y est dessiné de manière réaliste, avec le nom de la marque qui peut prendre la forme d’une signature ou d’un logo.
L’annonce est là pour promouvoir le produit en étant le plus conforme au réel. Plus tard, la publicité oublie la représentation hyperréaliste de la bouteille pour révéler les valeurs que l’on souhaite associer au champagne : le luxe, la mondanité, parfois un soupçon d’érotisme. Mais aussi l’authenticité du terroir.
Les affichistes sont alors dessinateurs ou peintres, ou les deux à la fois.

La notion d’oeuvre unique a vécu, comme l’énonce Jules Chéret à la fin du XIXe, «l’affiche est un art de la rue pour la rue». Chéret prend l’habitude d’associer la femme à ses créations, de manière à frapper l’oeil du passant et à transférer le désir et l’érotisme vers le produit. Par la suite, ses personnages ont été baptisés «chérette». Son travail inspire des artistes tels que Bonnard et Lautrec, mais aussi Mucha ou encore Cappiello.

Entre 1889 l’Exposition universelle de Paris et 1914, peintres ou affichistes de renom travaillent pour les maisons de champagne. Pierre Bonnard, sans conteste un des plus importants peintres français de la fin du XIXe et du début du XXe, dessine en 1891 la fameuse affiche France-Champagne. Son style est influencé par le japonisme : asymétrie, aplats de couleurs et délimitation des surfaces par un trait plus ou moins épais.

En 1895, le Vicomte de Castellane lance sa marque à l’emblème de la croix rouge de Saint-André, qui n’est autre que l’étendard du plus ancien régiment de la Champagne. Pendant les Années folles, le Vicomte met à contribution de célèbres affichistes, dont Raymond Savignac et Léo Kouper, toujours sur ce thème de la croix. Aujourd’hui, la collection de Castellane est inestimable et la maison continue cette oeuvre de mécénat. Au pied de la tour Castellane, à Epernay, on trouve un musée de l’affiche sur le thème de la fameuse croix rouge.

Le Tchèque Alfons Mucha commence, en 1897, par des affiches pour Ruinart. En 1899, Moët & Chandon lance White Star en trois versions : Grand Crémant, Impérial et Dry Impérial, et fait aussi appel à Mucha, consacré affichiste de l’Art nouveau grâce à Sarah Bernhardt. Il peint trois affiches célèbres et très recherchées pour ces cuvées : ce sont les trois superbes femmes à la chevelure abondante, or, argent et bronze, aux influences byzantines.

Sans oublier Cappiello et Andreis qui ont fait des affiches pour la maison Delbeck. Louis Théophile (ou Léo) Hingre qui dessine, en 1901, une affiche pleine de sensualité orientale pour Roederer, une autre pleine de vivacité pour la Société nouvelle des grands vins d’Ay.

Dans les Années folles, le génial affichiste Achille Mauzan travaille pour Pommery et Victor Clicquot. Mauzan possède l’art du mouvement. «Son coup de crayon est d’une telle précision qu’il lui donne la possibilité de saisir le moindre mouvement : légère inclinaison de tête, sourire discret de la séduisante bourgeoise, éclat de rire en avalanche du marchand de fromage ou du jovial charcutier.»

Les Anglais aussi : Walter Crane, précurseur de l’art décoratif moderne, et Beardsley, auteur d’une affiche pour Piper-Heidsieck
Ils sont nombreux, ces peintres ou affichistes, à avoir été inspirés par le champagne. Le mot de la fin revient à René Gruau. En 1949, il imagine pour l’interprofession une affichette comportant ce slogan : «Champagne… irrésistible attrait.»

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération.

Savoir choisir ses vins de fin d’année

Pour les fêtes, les fourmis ont fait leurs provisions en primeurs ou en foires aux vins. Les cigales s’en préoccuperont la veille ou, au mieux, l’avant-veille.

Toute la journée et même une partie de la nuit, le caviste sera fidèle à son poste, calmant les anxieux, conseillant sans en avoir l’air les timides tout en dénichant un vieux millésime qui ira si bien avec l’oie rôtie.

Il en est de talentueux comme Marc Sibard, des caves Augé, à Paris, qui leur propose très malicieusement « d’acheter un vin bio pour terminer l’année en pureté ».

Les caves Nicolas, un réseau de 450 cavistes en Europe, présentent astucieusement une sélection de champagne avec 20 % de réduction, d’où un Pommery Royal Brut à 26 €, au côté d’une jolie sélection comme ce beau saint-estèphe Tour des Termes 2002 à 17,60 € ou le fin savennières du château d’Épiré 2006 à 10,30 €.

Rompus aux achats de dernière minute, les cavistes gardent les champagnes au frais et ont l’emballage cadeau facile.
Pour rompre la glace ou parfois la grimace, donnez-lui rapidement quelques indices, budget, plat à accompagner. Si c’est votre première visite, posez une question anodine sur le cépage. En trente secondes, vous comprendrez sa passion ou son incompétence.

Cette question n’est guère de mise dans la grande distribution. Si toutes les enseignes ont fait de grands efforts lors des foires aux vins en multipliant les conseilleurs en tout genre, ils se sont évanouis avant Noël, et les acheteurs se retrouvent en rangs serrés mais désespérément seuls face à des linéaires abondamment garnis où le meilleur voisine avec le pire, la bonne affaire avec la mauvaise.

Seul un expert est capable de sortir un joyau de cette gangue, et encore, ce n’est pas sûr. Ne tentez pas le diable, prenez une valeur sûre, un honnête cru classé de Bordeaux par exemple, qui sera, à coup sûr, à un prix très compétitif.

Attention à la livraison
Pour se sortir de la cohue, le réflexe est de s’installer calmement devant son ordinateur. Après de longs balbutiements, l’achat sur Internet a maintenant fait ses preuves.

Mais il faut noter le grand décalage entre la rapidité de la commande et la lenteur de la livraison, surtout en période de fêtes.

Bien des cigales se sont retrouvées fort dépourvues en attendant désespérément une livraison qui a fini par arriver largement après la bataille.

Certains sites ont réagi.
Ainsi, Jean Merlaut, un grand négociant bordelais, a mis en place un système original : « J’expédie par Colissimo des commandes d’une seule bouteille dans les beaux vins en prix tout compris.
» Gruaud-larose 1995, un superbe 2e cru classé de saint-julien est ainsi tarifé à 70 €,
sigalas-rabaud 1997, un somptueux premier cru classé de sauternes à 51 €, prix d’ami,
et le fabuleux yquem 1997 à 264 €, un prix élevé, certes, mais largement inférieur à ceux des boutiques de luxe.

Remarque importante, tous ces millésimes sont à leur apogée et bien choisis, car Jean Merlaut est un redou¬table dégustateur.

Flairant le bon filon, plusieurs sites Internet aux noms suggestifs se sont spécialisés sur le créneau de la livraison rapide, du moins en région parisienne.

Le Carton de six livres, dans les deux heures à Paris et dans la demi-journée dans la région parisienne, une courte sélection de vins jeunes mais bien choisis comme le côtes-de-roussillon 2005 de Singla à 18 € la bouteille (soit 108 € les six).

Pour une livraison en France entière, les frais de port sont de 12 € en Colissimo et 25 € en Chronopost, ce qui est honorable et évite bien des énervements.

Cette fameuse livraison dite du « dernier kilomètre » obère largement les prix et est un facteur de stress. Arrivera-t-elle à temps ?

L’expérience montre que, malgré le dévouement des facteurs et des livreurs, les livraisons de dernière minute sont risquées et toutes n’arrivent pas à destination.

Les évaporations en cours de route sont loin d’être anecdotiques et beaucoup de producteurs répugnent à livrer durant cette période.

« Quel que soit le mode de distribution, nous avons d’énormes problèmes de livraison », souligne Laurent Vialette, un caviste spécialisé particulièrement bien approvisionné dans les vieux millésimes et donc soumis, plus que d’autres, aux vols.

Plus chanceux sont les amateurs habitant une région de production.

« Nous vendons beaucoup de vins les jours avant Noël », se réjouit Marie-Thérèse Barthelmé du domaine Albert Mann en Alsace, « et je peux même d’ores et déjà dire quels seront les clients qui viendront à la dernière minute ! »

Preuve que les cigales ne se transforment pas en fourmis, même pour les fêtes. Qu’importe !

Attention l’abus d’alcool est dangereux à consommer avec modération

Faut il être fou pour produire de grands liquoreux…

Sauf pour quelques originaux comme dans le Gers ou la récolte se fait dans la nuit du nouvel an, la récolte 2010 est terminée de rentrer. La pourriture noble aura été du plus bel effet et le vin sera bel et bien tiré pour que nous puissions dans quelques années le boire.

L’élaboration d’un vin liquoreux n’est pas une chose aisée. Elle demande aux vignerons une patiente, une connaissance qui s’affermit chaque année. C’est l’école du temps et le savoir par l’observation. C’est comme au poker on paie pour voir.

Chaque année les conditions climatiques sont différentes donc le vigneron doit s’adapter, réagir, agir et utiliser au mieux ses compétences. Cette année les conditions furent difficiles et le niveau du pourrissement des raisins ne fut pas égal loin de là en fonction des endroits les obligeant à vendanger en fonction de l’état de leur vigne.

Ce fut surtout le cas dans les grandes appellations du Sauternes, du Côteaux du Layon, Barsac…

Mais c’est quoi la pourriture noble.
La pourriture noble est obtenue par la présence de champignons les botrytis cinerea qui poussent sur les graines de raisins à partir d’une certaine maturité. Les raisins vont donc confire en donnant aux raisins un goût de miel plus au moins prononcé selon les régions. Le raisin dans les grandes appellations est ramassé grain par grain on l’appelle grain noble. C’est un travail de titan.

Cette année les vendanges ont commencé en octobre, dans certains endroits la récolte des rouges venait à peine de se terminer. Dans les régions spécialisées liquoreux comme celles citées plus haut ou leur terroir est reconnu pour récolter des vins liquoreux qui sont leur spécialité depuis très longtemps voir plusieurs siècles, leur savoir est riche.

Il leur permet d’obtenir des vins dont la qualité régulière chaque année en fait le must de cette spécialité. Pourtant d’autre régions se sont aussi spécialisées dans le liquoreux comme les vins du Béarn avec le Jurançon, dans le Gers les côtes de Gascogne, les vins de Monbazillac près de Bergerac, les vins de Loire dans le Maine, Beaumes de Venise dans le Vaucluse et bien sûr la région d’Alsace ou leur chef de file en la personne de Jean Hugel de la maison Hugel qui élève des vins d’une grande qualité et surtout de grande finesse d’élégance.

Je précise car le nom Hugel est très commun en Alsace. Sous sa houlette, les textes qui datent de 1983 imposent non seulement des vendanges effectivement tardives, au moins quinze jours plus tard que les normales, mais aussi des conditions de productions très strictes.

L’Alsace est la région qui a le plus encadré ­cette pratique avec deux mentions, les vendanges tardives et les sélections de grains nobles. D’autres régions font des vins en grains nobles ou vendanges tardives en fonction des années et n’ont pas de régularité dans le suivi des années, ce qui ne leur empêche pas de faire d’excellents produits, comme à Beaumes de Venise spécialisée dans les rouges liquoreux, les Côtes de Gascogne dans le Gers, le Jurançon ou les Côteaux du Layon qui atteignent parfois la béatitude comme les vins des Savenières de la coulée de Serrant ou ceux du Château de Fesles de Bernard Germain qui l’a racheté voici 10 ans à Gaston Lenôtre et qui en vieilles vignes 2006 sont exceptionnels.

Un haut niveau de notoriété
Les conditions qui sont imposées au vin et aux viticulteurs sont draconiennes. Dès le jour de la vendange, un inspecteur spécialisé de l’Institut des appellations d’origine contrôle les volumes de la récolte qui ne doivent dépasser un % à l’hectare et évite ainsi toute manipulation future comme la chaptalisation.

Chaque bouteille produite passe ensuite devant un jury qui fait une dégustation à l’aveugle et qui accordera ou pas la mention définitive ou rejetera le vin en le déclassifiant et sans aucune hésitation.

Par cette manière de sélection par la qualité et le respect de la norme, les mentions vendanges tardives ou grains nobles ont atteint une notoriété de très haut niveau souvent d’ailleurs jalousée.

Bien des Présidents de régions viticoles et l’INAO qui accorde les appellations ont souhaité l’application de ces méthodes à l’ensemble des régions concernées, mais devant les contraintes les candidats ne se font pas nombreux et les choses restent en l’état ce qui est bien dommage pour eux et pour nous les consommateurs.

Cette année fut difficile pour la viticulture, car si la pourriture noble est apparue et les grains ont bien été botrytisés, la pourriture est apparue, mais se fut une pourriture grise sur des raisins pas murs, et il a fallu l’éliminer.

Les spécialistes ont continué à produire profitant de la fraîcheur dont l’épanouissement à besoin et d’un état sanitaire très sain pour récolter de beaux raisins nécessaire à l’élaboration de grands vins.

Les autres pour la plupart ont préférés abandonner en route et rentrer normalement une récolte commercialisable dans une année noire.

Sans atteindre pourtant la qualité de 2001 les vins liquoreux des grandes appellations seront cette année excellents. Propos de Marc Beyer un des grands spécialistes de ce type de vins Alsacien…

Pour mieux vous aider, quelques viticulteurs audacieux mais intelligents et courageux avec comme chef de file Seppi-Landmann un joyeux drille certes, mais aussi une forte tête du sud de l’Alsace à Soultzmatt continue cette aventure.

Il dit avec passion, « nous avons avec beaucoup de patience, pu récolter en toute petite quantité, des Gewurztraminers et des Pinots gris en sélection de grains noble et même des Rielsings en vendange tardive au prix de pertes énormes. »

Pour Pierre Rolly-Gassman à Rorschwihr « Cette aventure comporte pour nous de grands risques financiers loin d’être pour le moment rentable…

La pourriture noble c’est comme un serpent qui se mord la queue.

La quadrature du cercle, Mais pourquoi cette quête de la pourriture noble ?

Seules des conditions atmosphériques très précises permettront de muter l’affreuse pourriture grise en belle pourriture noble. Il faut non seulement des conditions humides pour déclencher la pourriture, mais surtout ensuite du beau temps pour la stopper, le tout sur un raisin déjà très mûr.

Le champignon responsable de cette pourriture, le Botrytis cinerea, pompe alors l’eau du raisin pour se nourrir, concentrant à la fois les sucres, mais aussi les acides, en lui injectant en passant un antibiotique, la botryticine, qui préserve son garde-manger en bonne condition.

Pour produire un beau vin liquoreux, il faut résoudre une quadrature du cercle, obtenir à la fois un raisin mûr, mais aussi acide.

Or, comme dans tous les fruits, lorsque le sucre se concentre, l’acidité chute. La pourriture noble est un moyen pour résoudre cette équation qui seule permettra d’obtenir des vins liquoreux sans lourdeur. Mais elle n’est pas la seule. Il est aussi possible de laisser dessécher le raisin à la manière des rares vins de paille comme dans le Jura ou dans l’Hermitage ou encore d’attendre un froid très intense comme ils le fond dans le Gers en attendant le jour de l’an pour récolter les raisins..

À – 7 °C, l’eau du raisin gèle. Il faut alors cueillir le raisin et le presser immédiatement sans laisser dégeler. Cette méthode, dite du vin de glace, se pratique en ­Allemagne et en Alsace. «J’ai encore des raisins dehors !» souligne Seppi Landmann, un des rares habitués de cette performance.

Décidément, il faut être un fou pour produire de grands liquoreux.

Un Timbre poste peu banal

L’histoire est trop belle pour que nous passions à côté.
Notre grand Président a souhaité avoir un timbre poste à son effigie.
Pourquoi pas… le général a bien eu le sien et il est pas anormal qu’un Président de la France est son timbre poste. Un très beau timbre représentant notre Président est édité et après accord de la Présidence il est mis en vente très rapidement. Bien sûr très vite on se l’arrache….hors dans les jours qui suivent cet engouement de nombreuses plaintes arrivent au palais car le timbre poste se décolle et les plis arrivent de toutes parts avec des surtaxes à payer pour le destinataire.
Branle bas de combat, on diligente une enquête, on vérifie les planches de timbre et force est de reconnaître que les planches sont normales, la colle est de qualité et les timbres collés tiennent bon. Il n’y donc aucune erreur de fabrication. Le service des postes décident d’aller plus loin dans leur enquête. Ils interrogent alors les nombreux usagers qui ont déposé une réclamation et découvrent le pot aux roses…les usagers crachaient simplement du mauvais côté du timbre…Apprenant cela et vert de rage le Président décida de faire retirer le timbre poste de la vente…..

Le Saumon vous fait une fleur

Avec les fêtes qui arrivent le saumon est de plus en plus prisé. profitez en pour goûter les saumons sauvages du monde, ses éternels grands voyageurs qui parcourent les océans pour revenir mourir sur les lieux même de leur naissance, fussent t’ils aux plus hauts sommets des neiges éternelles.

Au XXIe siècle, le saumon fumé est bel et bien descendu des tables de fêtes pour s’inviter dans nos frigos à l’année. Pour pallier la banalisation, une petite société du Pas-de-Calais a eu l’idée d’aromatiser le sien… aux fleurs.

Drôle d’idée marketing ou délicieuse invention un brin provoc ? Un peu des deux, mais ne jetez pas le poisson avec l’eau du bain : il y a bien plus que des arêtes à dévorer.
Voici donc du coeur de filet de saumon chilien abritant quelques pétales de fleurs parfumés : du 100 % naturel.*

Salé au sel sec, aucune saumure n’a abîmé sa chair fumée au bois de hêtre et de chêne. Il est tendre mais ferme comme il faut. À l’odeur, c’est bien du poisson.

Sur le palais se découvre enfin la rose, envoûtante, ou le coquelicot et la violette, plus subtils.

S’il n’est pas question d’en manger un filet entier sous peine d’écœurement, le saumon à la rose mérite sa place sur une table basse pour un apéro chic et décalé.

Découpé en bouchées et accompagné d’une chantilly aux graines de pavot, il saura bluffer vos invités.

Quel vin choisir pour quel plat ?

Le vin est plaisant avec presque tous les aliments. Ne pas
s’ embêter à chercher la bouteille idéale.

Nous avons tous des goûts différents : chacun élaborera ses propres accords.

Rester fidèle à son fournisseur quand on a trouvé un bon produit. Un bon vigneron fait toujours en principe un vin régulier chaque année.

Il y a une option simple pour les recettes de tradition : il existe souvent un vin local adapté. Un bœuf bourguignon, un bourgogne, choucroute et vins d’Alsace etc…ce n’est pas une règle absolue, mais une sécurité minimum.

Voici un exemple qui commence à prendre : boire un blanc sec de moins de trois ans avec du fromage sauf le camembert, avec de la volaille, poulet, chapon, dinde…, ou du foie gras plus apprécié avec des vins liquoreux ou du Champagne mais un Beaumes de venise liquoreux ne laissera pas indifférent.

Quelques règles peuvent vous aider dans votre recherche :
Les vins vieux sont délicats à accorder. Préférez un mets simple pour laisser toute sa place au vin.

En principe, un plat légèrement sucré ou amer accentue la sécheresse d’un vin. Évitez donc les vins durs.
A contrario, plus un mets est salé ou acide, plus le vin aura l’air doux ou sucré.

Associations à éviter
Les aliments suivants abîment notre perception du vin : les épices, l’ail, le vinaigre, remplacez par du vin blanc ou du citron, les fruits crus.

Je déconseille enfin :
La viande rouge avec les vins blancs sucrés ou liquoreux
Le poisson, les crudités, le fromage de chèvre, avec les vins rouges tanniques qui assèchent le palais. Par contre un gamay servi frais ou un pinot fruité peuvent convenir.

Les desserts, le foie gras, les fromages forts comme le camembert évolué, munster, roquefort, avec du cabernet de Loire, du rosé, ou du blanc vif tel que ceux de Loire sec, Champagne, Vinho Verde mais pour toutes les pâtes genre Roquefort, bleu choisir un vieux Porto ou un vieux Banyuls.

Appropriez-vous ces règles fondamentales et ne vous compliquez pas la vie : amusez-vous !
Si vous désirez choisir un vin en fonction de ce que vous mangez, je vais essayez de vous donner chaque semaine des conseils qui ne sont que ceux d’un chef de cuisine qui a une petite base mais pas ceux d’un véritable sommelier professionnel.

L’Or Noir des Esturgeons

Boom de l’élevage, multiplication des appellations pour différencier espèces ou qualités de caviar, disparité des goûts et des prix… Même les amateurs ont du mal à s’y retrouver.

Il y a dix ans, un néophyte savait nommer les trois seules appellations de caviar : beluga, osciètre et sévruga. Et tous les pays producteurs et exportateurs, Iran, Azerbaïdjan, Kazakhstan et Russie, bordaient la mer Caspienne.

Aujourd’hui, la donne est plus complexe. L’épuisement des stocks d’esturgeons sauvages et divers problèmes de pollution maritime ont provoqué une raréfaction des œufs. Et une hausse vertigineuse des prix. « Cette année, il n’y a que quelques tonnes de caviar sauvage disponibles dont 3 tonnes d’iranien », explique Kayan, de la Maison Nordique.

Le béluga, la variété la plus réputée, culmine à 1 650 euros le kilo. « C’est simple, résume Franck Galet, directeur général de Kaspia, les prix du sauvage ont été multipliés par dix en dix ans. »

LA « MONDIALISATION » DE L’OR NOIR

Évidemment, de nombreux pays consommateurs, à commencer par la France et les États-Unis, étudient depuis longtemps l’opportunité d’élever des esturgeons pour s’assurer une production constante.

Dans les années 1920, la maison Prunier produisait son propre caviar à partir de poissons présents dans les eaux de la Gironde, de la Garonne et de la Dordogne.

Mais de nos jours, la variété française d’esturgeons, le sturio, n’est pas assez résistante pour répondre aux conditions d’élevage.

Les Français cultivent donc une espèce sibérienne, le baeri, dans les anciens bassins d’élevage de truites, tandis que les Américains poursuivent leurs essais avec une variété endémique, le transmontanus.

Le baeri a d’abord été élevé pour sa chair savoureuse.

Mais depuis la crise de la surpêche en Caspienne, il est plus largement exploité pour ses œufs.

Si les premiers caviars français avaient un goût de vase prononcé, ils sont aujourd’hui d’excellente qualité. « À l’aveugle, affirme Kayan de la Maison Nordique, certains caviars de Sologne surclassent le sevruga. »

Et Prunier, qui a relancé sa production en Aquitaine il y a dix ans, n’hésite pas à mettre en avant ses caviars d’élevage, tant elle est fière, à raison de ses résultats.

D’autres pays se sont lancés à leur tour dans l’élevage. Parmi eux, l’Italie, premier producteur mondial à l’heure actuelle, l’Allemagne, la Suisse, la Belgique l’Espagne, la Grèce, mais aussi la Chine, Israël et l’Uruguay.

En outre, de nombreux programmes sont en cours à Dubaï, au Brésil, et à Hawaï. En 1998, la production mondiale de caviar d’élevage plafonnait à 500 kilos. En 2008, elle dépasse les 70 tonnes. Ce n’est qu’un début, qui ne va pas faciliter la tâche des acheteurs…

COMMENT S’ Y RETROUVER ?

Dans un premier temps, faire fi des « marques » créées par les maisons (Royal, Tradition, Impérial, Héritage…) et se concentrer sur le poisson.

Outre les trois espèces sauvages, béluga, osciètre, sévruga, les espèces d’élevage les plus répandues sont le baeri, 100 % de la production française, le transmontanus , d’origine américaine et largement implanté en Italie ou encore le naccari qui peuple les élevages espagnols.

L’offre se complique avec l’apparition des hybrides, espèces créées dans le but d’augmenter le rendement en œufs. On trouve ainsi des croisements de baeri avec l’osciètre ou avec le naccari. « Mais ils devraient progressivement être abandonnés », affirme Armen Pétrossian de la maison éponyme.

Ensuite, la différence se fait sur le traitement des œufs, le savoir-faire et la sélection plus ou moins qualitative opérée par les vendeurs. La solution, vous l’aurez compris : goûter.

UNE APPROCHE DECOMPLEXEE

Chez Kaspia ou Pétrossian, le plus gros des ventes se fait encore sur le caviar sauvage, tant les amateurs sont habitués à un goût spécifique. « C’est donc à nous de faire découvrir, goûter et apprécier les caviars d’élevage, note Franck Galet de Kaspia.

Le travail de sélection reste essentiel. » La pédagogie et la démystification aussi. Car si la méconnaissance des nouveaux caviars d’élevage est un frein à l’achat, l’image luxueuse et élitiste de l’or noir l’est tout autant. Les principaux acteurs multiplient donc les « portes d’entrée ».

Dans la boutique Fauchon de la place de la Madeleine, un bar à caviar, très ouvert et pas intimidant pour deux sous, s’est ainsi ouvert l’hiver dernier.

Pour 55 euros, on peut goûter une trilogie de caviars sauvages avec une coupe de champagne. D’autres formules permettent de s’initier aux caviars d’élevage pour se faire une idée avant d’acheter.

Chez Caviar Kaspia, une boîte à trois compartiments contenant un assortiment de trois variétés d’élevage, Impérial baeri, esturgeon blanc et Royal Baccari®) offre le même type d’expérience. Chez Pétrossian, la petite boule eggxiting, contenant 12 g de caviar d’élevage pour 27 euros, permet une approche pas trop douloureuse de ce produit de luxe.

CONTREFAÇONS EN LIGNE

Mais attention, perdre ses complexes vis-à-vis du caviar ne doit pas empêcher la vigilance. Sur Internet, les exemples de contrefaçons ne manquent pas.

Attention aux boîtes étiquetées en cyrillique pour faire authentique et vendues aux enchères en ligne. La plupart contiennent en réalité de la chair de poisson micronisée, plongée dans un bain d’alginate, transformée en billes, puis teintée.

Comment reconnaître un faux grain ?

Réponse d’Armen Pétrossian qui doit souvent faire la démonstration à des clients floués : « Écrasez le grain sur une feuille de papier. Le faux disparaît sans laisser de traces tandis que le vrai laisse son enveloppe ainsi qu’une empreinte un peu grasse. »

Dans l’univers du caviar, inutile de vouloir la « bonne affaire ». L’idée est de se faire plaisir avec un produit rare. Quitte à s’offrir 30 grammes par an à partir d’environ 65 euros, c’est avant tout le rapport qualité-prix-satisfaction qu’il faut chercher.

Pas tous les œufs dans le même panier…
Soyons clairs, seuls les œufs d’esturgeon ont droit à l’appellation « caviar », le nom de « caviar d’aubergine » étant juste toléré.

Une restriction qui n’empêche pas différents produits, dont d’autres œufs de poisson, de jouer avec les codes du caviar. C’est le cas des perles noires Arënkha, réalisées à partir de filets de harengs de la Baltique, qui offrent en bouche une texture légèrement résistante et une étonnante sensation iodée
.
Les œufs de brochet teintés « vrai/faux » (Dom Petroff), eux, ne trompent personne et assument le détournement avec humour.

Tout aussi ludiques, les œufs de poisson volant, parfumés au wasabi, affichent leurs différences de texture craquante, de taille et de couleur.

Mais les œufs d’escargot, lancés il y a quelques mois sous l’appellation « caviar d’escargot », font nettement moins rire les distributeurs d’or noir.

Reste à savoir ce qu’ils pensent des « perles de truffe », créées par Kaspia qui mixe volontairement l’univers du caviar et du « diamant noir ».

Tous autour de la table! En famille.

Pour que les repas ne soient pas un simple temps dédié à la nourriture, il est nécessaire de leur donner une réelle importance dans la famille.

Associer les enfants à leur préparation est le meilleur moyen d’y parvenir.

Il existe plusieurs façons d’associer les enfants au rituel du repas, selon leur âge, les occasions ou selon le temps disponible :
– Participer à l’élaboration du menu
– Participer aux courses
– Dresser et décorer la table
– Associer les enfants aux menus

On le sait, les enfants n’aiment pas tous les aliments, et ne mangent pas toujours équilibré. Ce n’est pas une raison pour baisser les bras, toute occasion est bonne pour les sensibiliser à la nécessité de manger équilibré et leur donner le bon exemple en composant les menus.

Les mettre à contribution pour trouver des idées de plats et de recettes dans les revues et les livres de cuisine.
Tester leurs connaissances en diététique en leur demandant de trouver le type d’aliment manquant pour faire un repas équilibré.
Parler des plats et des aliments que vous aimez mais qu’eux n’aiment pas, en deux mots leur donner envie d’élargir leur palette gustative.

La préparation d’un menu peut être l’occasion de goûter ou de tester certains aliments ou plats.

Faire des essais de plats avec les enfants, c’est une façon de leur apprendre à cuisiner, mais aussi de leur montrer que tout peut s’apprendre et que comme eux à l’école vous devez vous donner du mal pour réussir, et que même vous pouvez connaître des ratés !

Participer aux préparatifs du repas
Les enfants peuvent participer aux préparatifs du repas de différentes façons, ils peuvent participer aux étapes suivantes :
– Décorer la table
– Préparer et réaliser des menus à placer sur la table
– Dresser la table
– Réaliser le plan de table

Les enfants peuvent participer à l’élaboration du repas en réalisant des menus à placer sur la table pour la décorer.

Voici quelques idées d’activités pour préparer ces menus qui viendront décorer la table.
Allez sur: http://www.teteamodeler.com/maison/table/repas/activite/menu1.asp

Les enfants seront d’autant plus enclins à goûter tous les plats du repas qu’ils auront pris part à leur préparation. Or on le sait, le plus important est que les enfants goûtent aux plats qu’ils n’aiment pas.

Acheter son champagne sur internet

Internet une autre façon d’apprécier la gastronomie.
Ce n’est pas le raz-de-marée que certains avaient envisagé. Mais, comme tous les autres vins, le champagne s’installe peu à peu dans le cybercommerce.

La question peut paraître iconoclaste et même naïve, et pourtant elle revient plus souvent qu’à son tour. Faut-il passer par internet pour acheter son champagne ? Un peu comme si on ne voulait pas admettre que Internet n’est après tout qu’un circuit commercial complémentaire des autres .
Dans les hypermarchés on cherche le prix le plus bas, au caviste on demande un conseil judicieux, sur la toile on a surtout… l’embarras du choix, avec une offre incroyablement étendue dans toutes les catégories : de Millésima à 1855 en passant par Wineandco, Nicolas, 75cl.com et surtout Lefigaro.fr.

Difficile de ne pas trouver exactement ce que l’on cherche.
Cette évolution correspond bien à l’époque : où que l’on se trouve dans le monde, on peut désormais très facilement commander une bouteille de Perrier-Jouët Belle Epoque, un magnum de Dom Pérignon ou un Krug Millésimé. A condition d’en payer le prix, certes, mais aujourd’hui, avec un simple écran d’ordinateur, on visite tous les cavistes de la planète bien plus rapidement qu’autrefois les boutiques de son quartier. Si on ne trouve pas son bonheur, on pourra toujours examiner les programmes des futures ventes aux enchères afin de dénicher la perle recherchée. Ainsi, le marché des vins de qualité a-t-il été multiplié par10, 100 ou 1 000 : tous les internautes sont devenus des clients en puissance, tandis que la production demeurait presque toujours identique, les récoltes n’étant pas extensibles (les vignobles non plus, du moins pour les catégories supérieures) ; ce qui était exceptionnel est devenu rare, et les prix ont suivi.
Rien de tel avec les whiskies, les rhums ou les vodkas : il suffit d’avoir du grain ou de la canne à sucre pour produire autant d’eau-de-vie que l’on veut, sans souci de millésime ou de rendement. Ceux-là tiennent du savoir-faire des hommes ce qu’ils ne tiennent pas du terroir.
De ce point de vue, les Champenois ont été d’une sagesse remarquable, maîtrisant leurs tarifs pour mieux maîtriser leur marché. Qu’on se souvienne de 1999, lorsque certains opérateurs sont tenté d’organiser la pénurie en vue du millénaire : ce sont les maisons de Reims et d’Epernay elles-mêmes qui sont montées à l’assaut pour déjouer la manœuvre (et y sont parvenues au-delà de toute espérance puisque la trop fameuse tempête qui a précédé Noël a souvent dissuadé les consommateurs : les petits malins qui avaient stocké à tour de bras se sont pris… les pieds dans le tapis).
Evidemment, cette stratégie a son revers : les différents réseaux de distribution ne peuvent se livrer à aucune guerre de prix, pas plus sur Internet que dans les circuits plus traditionnels. Bien sûr, on pourra toujours trouver des différences de quelques euros d’un site à l’autre. Du moins en apparence, parce qu’une comparaison un peu approfondie est souvent riche d’enseignements. En revanche, un interlocuteur auquel on sait pouvoir faire confiance, cela n’a pas de prix.

«Pour ce que je peux constater, le marché du champagne sur internet est exactement semblable à celui des autres vins sur le même média», affirme Patrick Bernard, PDG de Millésima, le principal «cybercaviste» de la place bordelaise. «Nos clients achètent leurs champagnes comme ils achètent leurs autres vins : par caisses entières, et avec l’idée bien arrêtée de les garder quelques années.»
Chez Lavinia, Edouard de Chauvigny, qui dirige le département internet, fait une analyse un peu différente : «Notre spécialité à nous, c’est la découverte ; en plus de tous les grands classiques, nous nous efforçons de proposer des étiquettes qu’on ne trouve pas ailleurs. Alors, beaucoup de cuvées sont achetées à l’unité, notamment pour les cadeaux de fin d’année. En revanche, les bruts sans année sont vendus par cartons de six, pour une raison simple : le coût du transport grèverait le prix final de la bouteille. Mais nous organisons toujours des opérations promotionnelles de novembre à janvier, ce qui rend l’achat en nombre encore plus intéressant.»

On aurait pu s’attendre à un assaut en règle de la part des amateurs étrangers désirant se procurer le plus prestigieux des vins français : même pas. «On a toujours en tête l’exemple des Américains, reprend Patrick Bernard, d’abord parce qu’on les imagine passant leur vie devant un écran d’ordinateur, et ensuite parce que les Etats-Unis constituent quand même le premier marché des vins de luxe. Eh bien, ils n’ont pas plus changé leurs habitudes pour le champagne que pour les autres vins : ils sont tellement attentifs à ces lois fédérales très contraignantes qui régissent la distribution des alcools en Amérique du Nord qu’ils n’ont pas reporté leurs achats sur la toile.»

Reste la grande question :
Comment acheter à distance sans risquer une mauvaise surprise ? D’abord s’adresser à une enseigne assez connue sur la place : elle ne risquera pas sa réputation sur une simple transaction. Ou encore recourir à une maison dont on a déjà expérimenté les services avec satisfaction : après tout, la planète Vin est surtout peuplée de gens honnêtes.
Ensuite, étudier soigneusement les conditions de vente sans s’arrêter seulement au prix affiché. Le coût du transport, les modalités de remboursement en cas de vol, de perte ou de casse, la fixation et la garantie des délais de livraison, et même la juridiction compétente en cas de litige, tout cela peut varier considérablement d’une maison à une autre. Et entraîner des désagréments ou des dépenses imprévues tout à fait capables de gâcher la fête.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

La tendresse est au rosé
Le champagne rosé a progressé de façon spectaculaire ces dernières années, en particulier à l’international. Un choix de 24,70 à 65 euros.

par Roger Pourteau

Le champagne rosé a progressé de façon spectaculaire ces dernières années, en particulier à l’international. Un choix de 24,70 à 65 euros.

BOIZEL Brut Rosé
Entre autres objectifs recherchés par le chef de cave, Christophe Roques : la définition d’une couleur rose pâle délicate pour la robe de ce rosé marqué par la forte présence des raisins noirs (50% de pinot noir et 30% de meunier). Il y parvient en colorant faiblement l’assemblage avec un petit apport de vin rouge de Champagne (8%).
Prix : 24,70 euros.

DRAPPIER Val des Demoiselles Rosé
Il s’agit là d’un rosé de saignée, issu, comme il se doit, du seul pinot noir. Un cépage en provenance d’un petit vignoble de la marque connu sous le nom de Val des Demoiselles. Puissant et très aromatique, ce rosé couleur saumon pâle est élaboré à une quinzaine de kilomètres de Colombey-les-Deux-Eglises.
Prix : 25,10 euros.

LENOBLE Rosé Millésimé 2002
Ce rosé à la robe saumonée n’est élaboré que les meilleures années. A dominante chardonnay de Chouilly (85%), il effectue un passage partiel sous bois, et l’on a choisi de ne le doser que très faiblement (6 g/l). Une belle réussite dans sa catégorie alliant puissance, élégance et raffinement.
Prix : 27,80 euros.

PIPER-HEIDSIECK Brut Rosé Sauvage
Son premier rosé, Piper l’a élaboré en 1785, au temps où la maison s’appelait Heidsieck & Co. L’actuel successeur de ce vin d’autrefois, issu d’une cinquantaine de crus, arbore une robe d’un beau rose soutenu. Au nez, c’est la griotte qui domine, et il doit son qualificatif de «sauvage» à sa fougue et à sa nervosité.
Prix : 31,20 euros.

BESSERAT DE BELLEFON Cuvée des Moines Rosé
Ce rosé d’assemblage, dans lequel les trois cépages sont représentés à parts à peu près égales, a une autre particularité. Il est élaboré «façon crémant», c’est-à-dire avec un tirage à pression plus faible que celle du champagne. D’où une mousse plus crémeuse et une effervescence fine et légère. Pas de fermentation malolactique, d’où une belle fraîcheur et des arômes sur le fruit.
Prix : 31,40 euros.

LANSON Rose Label
L’assemblage de ce rosé, qui se distingue par une robe légèrement tuilée, est un véritable puzzle. Car, non content de faire participer les trois cépages à l’opération (avec 68% de noirs), on va aussi les chercher dans 50 à 60 crus différents et, pour que la fête soit complète, on y associe de 25 à 30% de vins de réserve. Le résultat : un rosé tendre, harmonieux et plein de fraîcheur, timidement parfumé à la rose.
Prix : 31,40 euros.

HENRIOT Brut Rosé
C’est tout sauf un rosé improvisé, car, avant d’atteindre sa belle couleur cuivrée, une recette immuable lui impose plusieurs étapes codifiées. D’abord, cet assemblage de pinot noir (58%) et de chardonnay inclut 30% de vins de réserve de trois années. Le pourcentage de vin rouge pour la coloration est assez élevé (20%) et, pour finir, ce rosé élitiste passe une trentaine de mois dans les crayères de la maison.
Prix : 32 euros.

MUMM Brut Rosé
Depuis 1857, c’est le pendant, en rosé, du célèbre Cordon Rouge, avec en plus, dans l’assemblage des trois cépages, un apport de 12 à 14% de vin rouge en provenance de Bouzy, mais aussi de plusieurs autres communes de la Marne et de l’Aube. La recette lui vaut une robe particulièrement intense avec des reflets orangés.
Prix : 32 euros.

MOËT & CHANDON Rosé Impérial
Le rosé n’est pas anecdotique chez le numéro un du champagne où il a souvent été mis à l’honneur par des campagnes publicitaires originales. Entre le Grand Vintage Rosé 2000 et ce Rosé Impérial sans année, il y en a pour tous les goûts. Les trois cépages entrent dans la composition du second, avec avantage au pinot noir (48%). La robe est cuivrée et la bouche fruitée.
Prix : 37 euros.

TAITTINGER Prestige Rosé
Saluons l’étonnante fraîcheur de ce rosé d’assemblage qui doit la vivacité de sa couleur à l’apport de 12 à 15% de vin rouge. Il a précieusement conservé sa jeunesse d’origine et il nous restitue des arômes de cassis et de framboise. Tout est légèreté dans ce rosé raffiné et harmonieux.
Prix : 39 euros.

DEUTZ Brut Rosé
Les reflets ne passent pas inaperçus dans cette cuvée au nez de cerise issue exclusivement de pinot noir. L’apport de rouge champenois est limité (8%) mais de qualité, puisqu’il provient de deux parcelles d’Ay (l’une d’entre elles est située sur la Côte) appartenant à la marque. De surcroît, ce rosé a passé trois années en cave.
Prix : 40 euros.

GOSSET Grand Rosé Brut
Deux rosés dans la gamme de la très ancienne marque d’Ay, dont celui-ci à la robe pétale de rose saumonée. Douze crus (dont huit cotés 100%) entrent dans cet assemblage dominé par le chardonnay (56%) et en font un vin très haut de gamme. Il doit sa couleur à 9% de rouge de Bouzy et d’Ambonnay.
Prix : 43,50 euros.

BILLECART-SALMON Brut Rosé
Avec sa robe rose pâle à reflets dorés, ce rosé, qui est l’une des fiertés de la maison de Mareuil-sur-Ay, dissimule un secret bien gardé. C’est celui de sa fabrication et, en particulier, de sa méthode de vinification. On sait seulement qu’il est le fruit d’un assemblage des trois cépages, avec du pinot noir vinifié en rouge.
Prix : 50,50 euros.

LAURENT-PERRIER Cuvée Rosé Brut
C’est le rosé de saignée le plus célèbre de toute la Champagne. Composé à 100% de pinot noir issu d’une dizaine de crus, il a été créé il y a presque quarante ans et il est apprécié dans le monde entier. Sa recette est particulièrement délicate puisqu’il s’agit de maîtriser la fameuse phase de macération, avec le souci d’obtenir à la fois une constante aromatique et une couleur rose orangé. Un vieillissement de quatre années fait le reste.
Prix : 65 euros.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

News du front qu’il vaut mieux connaître

Vin rouge et vin blanc

La guerre aux soucis fait rage , mais de nouveaux trucs apparaissent chaque jour pour mieux vivre

Vin blanc :
Le vin blanc contre l’infarctus, les huîtres contre le vieillissement, les petits pois pour faire baisser la tension artérielle, les choux contre le cancer…”

Jean-Marie Bourre, chercheur a l’Inserm, entonne son couplet sur le boudin, riche en fer, élément qui manque le plus aux Français, selon les premiers résultats de l’étude Suvimax chargée d’évaluer nos carences.

Chronique Santé

Grillades sans risque
On le sait, faire griller une viande libère des substances
cancérogènes. Or, des recherches menées en Californie (Etats-
Unis) par le laboratoire national Lawrence Livermore viennent de trouver un moyen d’éliminer ce risque.

Selon ces chercheurs, il suffit de faire mariner la viande avant de la griller dans un mélange d’huile d’olive, de sucre, de citron, de sel, de moutarde et d’ail pour diminuer son pouvoir cancérogène.

Ainsi préparée, assurent les chercheurs, la viande produit dix fois moins d’amines hétérocycliques cancérogènes qu’une pièce non marinée.

Epices bactéricides
Les épices ont depuis longtemps la réputation de tuer les
bactéries. Des recherches récentes, effectuées notamment par Paul Sherma de l’université Cornell (New York, Etats-Unis) donnent aujourd’hui une assise scientifique a ces croyances populaires.

Ses expériences ont en effet prouve que l’ail, l’oignon, le piment de la Jamaïque et l’origan ont le pouvoir de détruire la plupart des bactéries. Y compris, précise Paul Sherma, les redoutables salmonelles et staphylocoques.

Le thermomètre à mercure bientôt hors-la-loi ?
Le seul bris des thermomètres, notamment a l’hôpital, est responsable en France de la dispersion de 10 tonnes de mercure dans la nature. Interdits dès 1998 en milieu hospitalier, les thermomètres à mercure à usage familial devraient aussi être retires du marche au même moment.

Hautement toxiques, les vapeurs dégagées par le dangereux métal sont d’autant plus redoutables qu’indétectables. Une bille de mercure répandue sur le sol est difficilement récupérable. De toutes petites parties s’infiltrent en effet dans la moquette ou le parquet.

Même de faibles doses d’exposition peuvent provoquer fatigue, faiblesse, perte musculaire, insomnie ou perte d’appétit.
Plusieurs autres systèmes de thermomètres sont déjà sur les rangs pour remplacer le dangereux mercure : électronique, à infrarouge ou à cristaux liquides.

Moins polluants, fiables mais beaucoup plus chers que le thermomètre à mercure…

Vaccin anti-bilharziose : l’axe américano-égyptien
Deux vaccins mis au point par les Américains pour la lutte contre la bilharziose seront bientôt testes aux Etats-Unis et en Egypte.

Choisis parmi 10 candidats-vaccins, 4 américains, 4 égyptiens, 1 brésilien et 1 français, ces deux vaccins
seront l’objet de recherches aux Etats-Unis avec la participation de spécialistes égyptiens.

Objectif : tester leur toxicité et leurs éventuels effets secondaires.
Au bout de deux ans, si les essais sont concluants, des tests sur des volontaires seront effectués en Égypte.

Mais il faudra encore cinq ans pour être sur de l’efficacité des vaccins.

L’Égypte vient de lancer une campagne nationale de lutte contre la bilharziose, un fléau qui touche près de 10 % de sa population et qui coute chaque année a l’Etat plus de 1,5 milliard de €.

Education sexuelle :
La Chine s’y met aussi
Le planning familial chinois s’est fixe une nouvelle Priorite : améliorer la qualité de vie de la population. Aussitôt dit, aussitôt fait, du moins dans la capitale ou quatre fois par semaine, le parc Sun Yat Sen deviendra un vaste centre d’éducation sexuelle. Des agents dûment agréés y donneront des consultations gratuites et des expositions sur la sexualité seront accessibles a tous. La Chine n’étant pas Pékin, le planning propose aussi un programme télévisé hebdomadaire de 20 minutes ainsi qu’une permanence d’informations téléphoniques.

Des vaches contre les caries
Un vaccin destiné à lutter contre les caries dentaires vient d’obtenir des résultats encourageants selon le professeur finlandais Jorma Tenovuo, qui l’a mis au point.

Ce vaccin, fabriqué à partir d’anticorps humains est destiné à lutter contre les caries provoquées par des streptocoques.

Comment le vaccina-t-il été mis au point ? A partir des streptocoques responsables des caries, qui ont été inocules a des vaches. Du coup, celles-ci se sont mises a produire des anticorps pour se défendre contre ces bactéries.

Les anticorps ainsi présents dans le lait sont ensuite transformes par le Pr Tenovuo en poudre et mélangés a l’alimentation.

D’abord teste chez des adultes, le vaccin sera propose a des enfants début 2008. Le Pr Tenovuo espère que les anticorps produits par les vaches empêcheront l’email des dents
d’être attaque par les bactéries et de se carier.

Vrai ou Faux ?
L’alcool a-t-il des effets plus importants le soir que le matin ?
Vrai. Besoin de calmer un petit moment d’angoisse très fréquent en début de soirée, habitude sociale, volonté de
s’euphoriser… Les raisons pour lesquelles nous apprécions tant l’heure de l’apéritif sont multiples, mais une chose est sure :
notre consommation d’alcool enregistre un pic important aux alentours de 19 h.

Hélas, la soirée constitue le moment ou l’alcool altère de façon plus importante nos facultés intellectuelles,
comme le montre l’expérience du Dr Alain Reinberg.

Celui-ci a étudié les effets d’une prise d’alcool, l’équivalent d’une demi-bouteille de vin sur différentes facultés : auto-estimation de l’ébriété, vitesse de calcul mental, coordinametrie…

Cette prise d’alcool étant absorbée selon les jours a 7 h, 11 h, 19 h et 23 h. Les résultats de l’expérience montrent que l’ébriété est maximale après une ingestion a 23 h et minimale avec les mêmes quantités bues a 11 h. L’ébriété maximale impliquant évidemment de plus grandes altérations des performances.

Par ailleurs, le Dr Alain Reinberg a également note que ces mauvaises performances n’étaient pas directement liées aux concentrations d’alcool dans le sang.

Les résultats des alcootests ne donnent donc qu’une indication toute relative des capacités d’un conducteur. A l’évidence, les normes prévues devraient varier selon les heures.

Adaptée a une consommation dans la journée, la norme de 0,8 g/l ne convient pas a la soirée, moment ou il ne faudrait pas dépasser 0,6 g/l pour espérer des performances équivalentes à celles du matin.