Vin de la Côte de Beaune

Vin de la Côte de Beaune

tags :

VIN DE LA COTE DE BEAUNE – HISTOIRE

La Côte de Beaune commence juste quelques kilomètres au sud de Nuits Saint-Georges, à partir du village de Ladoix.

L’appellation Côte de Beaune est donnée aux vins provenant de la ville de Beaune mais aussi de 16 villages aux alentours tels que Auxey-Duresses, Chassagne-Montrachet, Ladoix, Saint-Romain et Savigny les Beaune.

Les Côte de Beaune rouges sont reconnaissables à leur arôme de fraise et à leur bouquet chaud. Ils ont un peu moins de corps et une maturation plus rapide que les Côtes de Nuits.

Les blancs de Côte de Beaune sont d’une couleur jaune paille, robustes, épais et souples, très secs.

Côte de Beaune Villages est une appellation différente, un petit terroir de la région.

Tous les vins de la Côte de Beaune peuvent porter soit leur appellation locale soit la Côte de Beaune AOC.

Informations sur le vin de Côte de Beaune:

Appellation:

Appellation Côte de Beaune Controlée
Sa situation est délimitée dans la montagne de Beaune
la commune de Beaune et de 16 villages

Les sols sont Calcaire.

Sa superficie est de 35 ha ou 85 acres et sa production est de 170000 bouteilles dont les 2/3 en rouge et 1/3 en blanc.

On trouve les cépages suivant, en Rouge du Pinot Noir, en
blanc, le cépage Chardonnay qui donne un type de vin rouge léger et fruité et un Vin blanc sec qui peut se consommer à partir de l’âge de 2 à 5 ans.

Les millésimes recommandés sont les 2003, 2002, 1999
Les arômes qui font les saveurs des vins de Beaune sont pour les Rouge, les saveurs de Framboise et pour les
blancs des saveurs de fleurs blanches et de pamplemousse.

Ses vins peuvent se Déguster avec des sscargots de Bourgogne, des viandes blanches et rouges et des charcuteries.

du fromage comme le Cantal, le Coulommiers, l’Emmental, le Munster et le Reblochon.

La Côte de Beaune

Bien abritée par les gradins supérieurs qui la dominent de 300 à 400 m, la Côte de Beaune jouit d’un microclimat, d’un sol très varié qui produit les meilleurs vins blancs de la Bourgogne, secs et pourtant ronds et souples, finement parfumés, parfaitement équilibrés qui vieillissent bien.

* Ladoix
* Auxey-Duresses
* Bâtard-Montrachet
* Beaune
* Bienvenues-Bâtard-Montrachet
* Blagny
* Corton-Charlemagne
Parce que Charlemagne avait un faible pour ces vignobles
* Chassagne-Montrachet
* Chevalier-Montrachet
* Chorey-lès-Beaune
* Corton
* Côte de Beaune
* Aloxe-Corton
Récoltés dans 200 hectares de vignes fines admirablement exposées au sud-est et au midi, les grands vins rouges et blancs d’Aloxe-Corton les vins de Côte de Beaune qui peuvent se conserver le plus longtemps. Ils deviennent avec l’âge francs et moelleux et acquièrent un bouquet d’une finesse remarquable.
* Criots-Bâtard-Montrachet
* Bourgogne Hautes-Côtes de
* Beaune
* Maranges
* Meursault
Ce riche vignoble qui s’étend sur 400 hectares en grands crus produit des vins qui ont un goût de noisette et un arôme de grappe mûre d’une franchise et d’une finesse exquises.
* Monthélie
* Montrachet
Le Montrachet, c’est à genoux et tête découverte qu’il faut le boire, déclarait Alexandre Dumas. Ce site, d’apparence modeste, est un des grands vins blancs du monde qui présente en harmonie corps, finesse, distinction, moelleux et bouquet
* Pernand-Vergelesses
* Pommard
Vins préférés des rois Henri IV et Louis XIV, des écrivains Ronsard et Victor Hugo, les crus de Pommard, d’excellente garde, sont fermes, colorés, pleins de franchise et possèdent, à un haut degré les qualités que nos aïeux désignaient par les expressions de loyaux, vermeils et marchands. Ils renferment les plus chauds éclats du soleil bourguignon.
* Puligny-Montrachet
* Saint-Aubin
* Saint-Romain
* Santenay
* Savigny-lès-Beaune
* Volnay
Déjà peuplé de vignerons à l’époque romaine, le village de Volnay était hautement estimé par les Ducs de Bourgogne au temps du Moyen-Âge. Ils y possédaient des vignes dont les vins apportèrent plus d’une fois un appui efficace à leur diplomatie. Ils sont remarquables par leur élégance, leur goût suave, leur parfait équilibre et leur bouquet délicat.
* Côte de Beaune-Villages

Hospices de Beaune

Nicolas Rolin : au secours des malheureux

En 1443, la France sortait à peine de la guerre de cent ans face à l’Angleterre.

La Bourgogne ne comptait plus ses malheureux. Pour secourir son peuple, Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, décida de créer à Beaune des Hospices afin de soigner gratuitement les malades, les désireux et les vieillards de la région.

Son désir était de se rapprocher du tout puissant et fort de l’approbation du Pape Eugène VI, il donna au bâtiment le nom d’Hôtel Dieu.

Du vin pour financer son oeuvre

Afin d’assurer la sécurité financière de l’hôpital, Nicolas Rolin légua des terres en Côtes de Beaune et encouragea les bourguignons a en faire de même.

Cinq siècles de donations ont permis aux Hospices de gérer une surface de 57 hectares de Grands Crus et de Premiers Crus : Corton-Charlemagne et Meursault pour les vins blancs, Aloxe-Corton, Corton, Pommard, Savigny et Volnay pour les vins rouges.

Un contrôle de qualité strict

La production du vin est confiée à des vignerons par contrat et supervisée par des responsables des Hospices.

Bien évidemment, les vins sont soumis aux contrôles et restrictions de leurs appellations.

Sur l’étiquette du vin figurent la référence Hospices de Beaune et le nom du donateur.

La vente aux enchères

Depuis 1859, chaque année, le vin est vendu aux enchères publiques le troisième dimanche de novembre.

Avant chaque vente, une degustation permet d’apprécier la qualité du vin.

Ainsi, le montant d’une enchère donne une indication précieuse sur la valeur du millésime.

Les enchères se font à la bougie.

L’extinction de la bougie marque la fin de chaque enchère.

La plus grande vente de charité du monde

C’est la plus grande vente de charité au monde.

Les ventes dépassent depuis quelques années les 10 millions de francs.

Les bénéfices permettent de moderniser l’exploitation vinicole, de restaurer l’Hôtel Dieu, d’améliorer le musée, de moderniser le nouvel hôpital et d’acheter de nouveaux équipements médicaux.

Depuis 1971, suite à la construction d’un hôpital moderne, l’Hôtel Dieu est un musée qui reçoit plus de 400 000 visiteurs par an.

C’est une formidable vitrine de la vie au moyen-âge. L’architecture du lieu est est une oeuvre d’art avec son style gothique, ses tuiles multicolores, ses cours et ses salles.

Les Hospices de Beaune sont la principale attraction touristique de la Bourgogne et ses ventes l’événement de l’année parmi les professionnels du vin en France.

Vin de la Côte de Beaune – AOC

Appellation d’Origine Contrôlée

La capitale du vin de Bourgogne est aussi un centre de production relativement important : Beaune est l’A.O.C. communale la plus étendue de la Côte-d’Or.

Le vignoble de Beaune est presque totalement situé en pleine pente, et bénéficie de ce fait d’un large classement de ses climats en premiers crus (39, pour une surface de 322 ha).
En haut et en bas de pente, l’A .O.C. communale compte 128 ha.

d’autres A.O.C. sont également produites sur Beaune :

* quelques A .O.C. régionales, sur 1 50 ha
* a Côte de Beaune, sur 52 ha à ne pas confondre avec
l’A .O.C. Côte de Beaune-Villages. Voir fiche sur cette appellation.

Orientés est-sud-est, les coteaux sont essentiellement des calcaires bruns, irrégulièrement mêlés, d’argiles ou de sables.

Production.
Beaune produit surtout des vins rouges :

* en premiers crus : 8000 hl
* en A.O.C. communale : 3500 hl
* en A.O.C. Côte de Beaune : 185 hl.

Les vins blancs :

* en premiers crus : 500 hl
* en A.O.C. Côte de Beaune : 225 hl.

Cépages.
Pinot Noir et Chardonnay sont les cépages respectifs des Beaune rouges et des Beaune blancs.

Caractères des vins.
Les vins rouges récoltés au centre et du côté sud du territoire de Beaune sont tanniques et puissants, leur couleur est généralement foncée, et leurs arômes sont à la fois animaux et fruités (baies).

Ceux récoltés au nord sont d’une robe moins intense et présentent une belle souplesse.

Les vins blancs sont souples, gras, avec une bonne acidité qui leur donne un bon relief.

Leur ampleur les situe à un haut niveau, proche des Chassagne.

Conservation.
Les Beaune rouges ont une grande aptitude à se conserver longtemps, dès lors qu’ils proviennent des terroirs sud et centre : leur apogée sera atteinte vers 8 à 10 ans d’âge en années moyennes, et vers 15 à 20 ans d’âge en grandes années.

Les vins récoltés du côté nord, au voisinage des Savigny, peuvent être appréciés dès leur cinquième année. Les grands millésimés leur donnent une durée de vie de l’ordre de 12 à 15 ans. Les vins blancs se présentent au meilleur de leur évolution entre 5 et 10 ans en général.

Caves:

Service,température & verrerie.

Les vins rouges sont à servir à 15 – 16° C.

Le débouchage préalable, une à deux heures avant le service, améliore souvent le volume et la pureté des arômes.

Les vins blancs requièrent une température un peu plus, fraîche, de l’ordre de 12 à 14° C.

Ils sont assez moelleux pour ne pas avoir à être rafraîchis davantage, ce qui nuirait au dégagement de leurs parfums.

Les verres ballons servent beaucoup la mise en valeur des vins rouges, leur large surface développant rapidement les arômes. Les verres tulipes sont plus adaptés à une présentation élégante des vins
blancs.

Gastronomie.

Hospices
Les vins rouges de Beaune offrent une palette de saveurs assez large pour qu’ils accompagnent, selon le cas, les viandes, les plus fines et légères, jusqu’aux préparations fortes et marinées, ainsi que la plupart des fromages classiques.

Les blancs peuvent être réservés aux poissons et crustacés cuisinés, à toutes charcuteries fines, aux timbales, tourtes et pâtés chauds.

Curiosités.
* Musée du vin
* Les Hospices de Beaune

Manifestations.
* La Vente des Vins des Hospices de Beaune

Les Viticulteurs

Pour tous renseignements supplémentaires:

Syndicat Viticole de Beaune

Mr Bernard BESANCENOT

78 Fbg St Nicolas

21200 BEAUNE

VIN DE LA COTE DE BEAUNE – Les vignes

Les vignes font partie intégrante du paysage. Beaune se situe en effet en plein coeur du vignoble bourguignon et est entourée de villages dont les noms résonnent en chacun de nous. Pommard, Meursault, Aloxe-Corton, Puligny-Montrachet … sont autant de villages et d’appellations qui font la réputation de la région.

Mais à Beaune, le moment le plus excitant est celui des vendanges où la récolte tant attendue et tant soignée arrive à maturité. Les vendangeurs investissent les rangs dans une ambiance de travail mais aussi de fête. Les vendanges, suivant les années, commencent aux alentours du 15 septembre et durent entre 1 et 2 semaines. Le travail terminé, tout le monde se retrouve pour la “paulée”, grand repas où l’on fête la fin des vendanges.

C’est fin octobre que les vignes se parent de leurs couleurs d’or (d’où le nom de Côte d’or). Là, le spectacle est magnifique et nos yeux se perdent dans une mosaïque de teintes allant du jaune le plus éclatant au rouge le plus sanguin.

Les vins
La côte de Beaune fait partie des 5 grands vignobles de la Bourgogne. Elle est riche en vins rouges (Aloxe-Corton, Savigny-les-Beaune, Pommard, Volnay…) mais aussi en vins blancs (Corton-Charlemagne, Meursault, Montrachet…).

La qualité des vins de Bourgogne provient de 4 éléments essentiels:

– LE TERROIR, qui varie d’une parcelle à l’autre, donne au vin son caractère et sa saveur.

– LE CÉPAGE, qui donne au vin son bouquet et son goût. En Bourgogne, il y en a principalement deux : Le pinot noir pour les vins rouges et le Chardonnay pour les blancs.

– LE CLIMAT, chaud et ensoleillé l’été quand l’exposition est bonne, qui amène le raisin à maturité.

– LE SAVOIR-FAIRE des hommes, passionnés par leur métier.

En Bourgogne, il existe 98 appellations d’origine controllées (A.O.C). Ces appellations sont classées en 4 grandes catégories:

– Les appellations REGIONALES (22 appellations), en général elles portent en commun le mot BOURGOGNE.
Par exemple: Bourgogne Passe-tout-Grains

– Les appellations COMMUNALES (43 appellations). Les villages reconnus pour la qualité de leur production, donnent leur nom aux vins produits sur leur territoire.
Par exemple: Meursault

– Les appellations PREMIERS CRUS (562 climats). Ici, le climat correspond à une parcelle située dans les appellations communales.

Lorsque des climats atteignent une certaine qualité et typicité, ils sont classés en 1er crus.
Par exemple: Gevrey-Chambertin 1er Cru, Clos St Jacques.

– Les appellations GRANDS CRUS (33 appellations). Parmis les climats de quelques villages, certains sont classés en Grands Crus en raison de leur qualité exeptionnelle et de leur originalité.
Par exemple: Chambertin Grand Crus

La vente des vins
Le 3ème dimanche de novembre se déroule la vente des vins.

Cet événement de portée internationale rassemble des acheteurs des quatre coins du monde. La vente se déroule à la chandelle et le crieur fait monter les enchères.

Cette manifestation constitue la plus importante vente de charité au monde.

En effet, les ressources que la Vente des Vins procure annuellement aux hospices de Beaune permettent de financer des travaux de modernisation des installations existantes.

De plus, chaque année, le résultat de la vente d’une pièce de vin de 228 Litres est offert à une association caritative.

En novembre 1999 celle qui en bénéficia fut l’association “France Alzheimer”.

Les caves

On dit souvent, et à juste titre, que Beaune est un véritable gruyère.

En effet, les caves sont très nombreuses et parfois impressionnantes par leurs tailles et les trésors qu’elles recèlent.

De nombreux domaines ou négociants proposent souvent des visites-dégustations.

Vin de Jasnières

Vin de Jasnières

tags :

VIN DE JASNIERES – DES VINS FINS

Le JASNIÈRES est un vin blanc fruité puis bouqueté, réputé comme l’un des meilleurs blancs secs de France.

Sa finesse, son élégance, son originalité le rendent séduisant.

Son goût caractéristique de pierre à fusil est plus ou moins prononcé suivant les crus ou les millésimes.

D’une belle couleur jaune d’or, riche en bouquets, frais et floral, il peut évoquer écorce, miel, acacia ou aubépine.

Il présente une bouche d’attaque ferme mais pourvue de délicatesse, avec une note moelleuse qui s’évanouit lentement.

Domaine

Sa qualité la plus remarquable est sa faculté à vieillir des dizaines d’années, voire plus d’un siècle, tout en s’abonnissant.

On a dit du JASNIÈRES qu’il est le plus jeune des vins vieux, car après 10 ou 20 ans de bouteille, il atteint son sommet tout en restant bien vivant.

Les années exceptionnelles, la pourriture noble lui confère carrément le grand moelleux.

Il développe alors des bouquets inégalables.

Le JASNIÈRES ne ressemble à aucun autre vin de France, sauf au COTEAUX DU LOIR BLANC qui, en A.O C est comparable au Jasnières : même cépage, le Chenin, même origine, climat, coteaux en pente, argiles à silex, taille, culture, même type de vin bouqueté, souvent plus sec, plus léger.

Le terroir et le tour de main multiplient les nuances à la dégustation.

Le Vignoble

Les ROUGES de COTEAUX DU LOIR sont surtout à bases de Pineau d’Aunis ou de Gamay.

Le rouge de PINEAU d’AUNIS est rubis très clair gouleyant.
Frais et léger, son bouquet poivré lui donne une originalité certaine.

En prenant de 1’âge, son parfum et son goût de framboise s’accentuent, ses qualités se développent au maximum.

C’est le vin rouge typique du terroir.

Le rouge de GAMAY est prêt à boire plus vite.

La pente ensoleillée des coteaux, la rudesse des sols caillouteux lui confèrent du caractère.

Les ROSÉS des COTEAUX DU LOIR sont surtout à base de Pineau d’Aunis.

On obtient alors des vins légers, finement bouquetés, rafraîchissants.

Vin de Gaillac

Vin de gaillac

tags :

GAILLAC, vignoble du Sud-Ouest

Entre les vignobles de Bordeaux et du Languedoc Roussillon, les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées ont su perpétuer leur vocation vinicole, à travers une mosaïque de vignobles très divers, regroupés sous la dénomination Vignobles du Sud-Ouest.

Des rives de la Dordogne à la vallée du Lot, du Pays Basque à la Gascogne et à l’Agenais, du sud du Massif Central aux Coteaux du Tarn, des terrasses bordant la Garonne jusqu’aux portes de Toulouse …

Les Vignobles du Sud-Ouest nous font découvrir la plus vaste collection de cépages spécifiques, de vins et de spiritueux typés, tous riches d’une grande histoire.

Le tout nouveau Comité Interprofessionnel des Vins du Sud-Ouest créé officiellement en décembre 1997 regroupe 16 appellations d’Aquitaine et Midi-Pyrénées.

On y retrouve ainsi 9 AOC Béarn, Côtes du Frontonnais, Gaillac, Irouléguy,Jurançon, Madiran, Marcillac, Pacherenc du Vic Bilh et Floc de Gascogne et 7 VDQS Côtes du Brulhois, Côtes de Millau, Côtes de Saint Mont,Estaing, Entraygues et Fel, Lavilledieu et Tursan.

Parmi cette mosaïque de vignobles très divers, vous trouverez à 50 km à l’est de Toulouse, en direction d’Albi dans le département du Tarn, le vignoble de Gaillac. Il s’étend sur les deux rives du Tarn, et vers le nord jusqu’à la cité médiévale de Cordes.

La vigne amenée en Provence autour de l’an moins 600 par les Phocéens, a progressé vers la Narbonnaise, puis avec les Romains en l’an moins 125 vers l’Aquitaine.

Gaillac est la première étape de cette marche à l’ouest qui n’atteint le Bordelais qu’après avoir conquis les divers vignobles du Sud-Ouest, appelés longtemps les vignobles du Haut Pays.

Montans, la ville voisine de Gaillac, fut au 2ème siècle un grand centre de poteries.

On retrouve des traces d’amphores depuis le sud de l’Espagne au nord de l’Ecosse, témoins que les vins de Gaillac s’exportaient déjà au delà des mers après avoir descendu le Tarn et la Garonne.

Situé dans le nord du département du Tarn, l’aire d’Appellation Gaillac couvre 2 500 hectares répartis sur 73 communes pour une production AOC de plus de 165 000 hl.

Aujourd’hui, l’Appellation regroupe une centaine de caves particulières et trois caves coopératives.

La variété des terroirs au nombre de trois et l’ancienneté du vignoble permettent à Gaillac de présenter un encépagement varié et traditionnel.

Ainsi, cette diversité du vignoble gaillacois se traduit par une grande variété de vins élaborés qui composent une gamme multiple de vins blancs secs, doux et perlés, de vins rouges et rosés, d’effervescents.

Les ambitions du vignoble sont aujourd’hui portées par une nouvelle génération de vignerons, qui ajoutent à la passion de leurs pères le pragmatisme de formation de haut niveau.

Outre les dernières technologies viticoles, leur savoir-faire s’étend également aux techniques de commerce et de gestion.

La ville de Gaillac est née en 972.
A partir de ce moment, le vignoble prend son essor avec la fondation de l’Abbaye Saint-Michel.

Grâce à l’esprit des ordres religieux, à l’accumulation des ressources et à de judicieuses et patientes sélections de cépages, les moines Bénédictins parvinrent à obtenir des vins de choix destinés aux Sacrifices Eucharistiques, aux Rois, et aux grands personnages du Royaume.

En effet, en 1221, les Consuls publièrent le Ban des Vendanges, preuve de la recherche et du maintien de la qualité des vins.

En 1253, Henri III, Roi d’Angleterre, se fit envoyer 20 barriques des vins de Gaillac.

Trois siècles plus tard, Henri IV perpétua la tradition.

Puis, tout naturellement, la commercialisation des vins de Gaillac se tourna vers l’ouest en empruntant la voie principale de communication, le Tarn.

La recherche constante de la Qualité
Dans le contexte du grand marché bordelais des “vins de coupage”, Gaillac a toujours veillé à ne pas perdre complètement son identité en obtenant souvent diverses dérogations. Ces documents citent régulièrement Gaillac, Lisle et Rabastens car leurs disciplines locales étaient très strictes (marque à feu, interdiction de rentrer des vins ‘étrangers’, ban des vendanges, etc. …).
Le vin était de si bonne qualité, par la loyauté même des Consuls et des Marchands de l’époque, que le commerce était florissant:

“Aussy, tous les jours, on voict merchantz.
Pour l’achepter qui le descendent par la rivière vers Bourdeaux,pour de là l’apporter en Angleterre, Ecosse , Flandres et austres pays fort éloignés”.

Le vin était célébré officiellement dans le pays depuis la création du “Rey de la Poda”, en février 1529.

Il s’agissait de couronner le vigneron le plus habile dans la taille qui conditionne le bon développement de la souche.

Cette tradition s’est perpétuée jusqu’en 1789.

La concurrence s’intensifie:
Malgré les édits royaux destinés à faciliter le commerce des vins de Gaillac à Bordeaux jusqu’à la Révolution, des difficultés persistent.

La concurrence acharnée est un frein pour l’évolution du vignoble de Gaillac.

Néanmoins, le négoce continue et à la fin du 18ème siècle, les transactions deviennent difficiles malgré la haute tenue et la qualité des vins de Gaillac.

Le vignoble au 20ème siècle
Ainsi, au cours des mille et unes vendanges, le pays gaillacois a vécu au rythme des joies et des peines des vignerons.

La terrible crise du phylloxera à la fin du siècle dernier n’a pas entamé la ténacité des Gaillacois dans la recherche constante de la qualité:

1922 : délimitation de l’Aire d’Appellation Gaillac au Journal Officiel
1938 : le décret d’Appellation d’Origine Contrôlée est obtenu pour les Gaillac blancs
1970 : le décret d’Appellation d’Origine Contrôlée est étendu aux Gaillac rouges et rosés.

Et puis, comme il fallait un signe, une image de marque comme au Moyen-Age du vin de Gaillac, il fût créé la Bouteille Gaillacoise tant pour les rouges que pour les blancs.

Véritable signe de ralliement, cette bouteille est réservée seulement aux vignerons mettant en bouteille leurs vins dans l’aire d’Appellation Gaillac.

Et comme l’histoire veut une fin heureuse en fin de ce siècle, l’Abbaye Saint-Michel est de nouveau redevenue le centre de coordination du vignoble.

Elle abrite désormais la Maison de la Vigne et du Vin et renoue avec le riche et heureux passé du vin.

La Tradition demeure…
972 fondation de l’Abbaye Saint-Michel
1271 mise en place d’une Charte Qualité définissant les normes de production
1922 délimitation de l’Aire d’Appellation
1938 obtention du décret AOC pour les blancs
1970 extension du décret AOC aux rouges et rosés.

L’aire d’Appellation Gaillac

Situé dans le nord du département du Tarn, l’aire d’Appellation Gaillac couvre 2 500 hectares répartis sur 73 communes pour une production AOC de plus de 165 000 hl.

Aujourd’hui, l’Appellation regroupe une centaine de caves particulières et trois caves coopératives.

La variété des terroirs, au nombre de trois et l’ancienneté du vignoble permettent à Gaillac de présenter un encépagement varié et traditionnel.

Ainsi, cette diversité du vignoble gaillacois se traduit par une grande variété de vins élaborés qui composent une gamme multiple de vins blancs secs, doux et perlés, de vins rouges et rosés, d’effervescents.

Les ambitions du vignoble sont aujourd’hui portées par une nouvelle génération de vignerons, qui ajoutent à la passion de leurs pères le pragmatisme de formation de haut niveau.

Outre les dernières technologies viticoles, leur savoir-faire s’étend également aux techniques de commerce et de gestion.

Trois terroirs pour une Appellation unique.

Là, en suivant le cours du Tarn jusqu’à Gaillac, puis Lisle-sur-Tarn, ou en s’aventurant sur les coteaux, on est au coeur même de l’un des plus anciens vignobles de France.

Sur la rive droite du Tarn, depuis les premières côtes jusqu’aux sols granitiques et calcaires du plateau cordais, les terres bien exposées nourrissent blancs fruités et rouges subtils.

Rive gauche, les sols sont graveleux et étaient initialement propices à l’élaboration des vins rouges denses et profonds.

Quant au climat, le vignoble de GAILLAC bénéficie de deux influences:

– la douceur océanique qui limite les risques de gelées et permet une bonne alimentation hydrique de la vigne

– la chaleur méditerranéenne, en été et en automne, accentuée par le vent d’Autan, assure une bonne maturité des raisins et un temps clément durant les vendanges.

Une collection de cépages spécifiques

De tout temps, le vigneron gaillacois a eu le souci de choisir le cépage le mieux adapté au terrain et à l’exposition.

Au fil des terroirs, du goût des consommateurs et de la tradition, le GAILLAC a conforté son choix de cépages pour l’appellation:

ils sont typiques, spécifiques et hauts en caractère.

Sélection des cépages blancs traditionnels:

Le MAUZAC:
C’est un cépage traditionnel du Gaillacois, à multiple facettes. Il excelle dans l’élaboration de nombreux vins blancs: blanc sec, blanc doux, effervescent.

Il se caractérise principalement par des arômes rappelant la pomme et la poire. Il donne des vins tendres à faible acidité, et il existe de véritables “merveilles” en Mauzac pur.

Ce cépage ne se trouve qu’à Gaillac et à Limoux. Il possède en effet une aptitude spéciale à l’élaboration des mousseux.

Le LEN DE L’EL :
Son nom vient de la traduction LOIN DE L’OEIL. Les anciens l’appelaient ainsi parce que la grappe est munie d’un très long pédoncule et le raisin est loin de l’oeil, du bourgeon qui lui a donné naissance.

Ce cépage très ancien ne se retrouve qu’à Gaillac.
Il produit un vin à arôme très fin de type floral ou agrume et il apporte fraîcheur et souplesse au vin.

le SAUVIGNON et la MUSCADELLE viennent compléter les cépages traditionnels du Gaillacois.

Sélection des cépages rouges traditionnels:

Le DURAS:
C’est un des plus anciens cépages réhabilités depuis 20 ans. Il donne à la fois couleur, souplesse et finesse au vin, et il se caractérise principalement par des arômes rappelant le poivre ou les épices.

Le BRAUCOL:
Appelé également Fer Servadou, ce cépage donne un vin à la fois coloré, charnu et rustique. Ses arômes très caractéristiques et originaux évoquent le cassis, la framboise, la feuille froissée et le poivron.

La SYRAH:
D’origine méditerranéenne, ce cépage s’adapte sur les terrains bien exposés. Utilisé avec mesure, il apporte au Gaillac charpente et une belle complexité aromatique.

Le GAMAY:
C’est le seul cépage apte à élaborer le Gaillac Primeur.
Il s’est très bien implanté à Gaillac et depuis de nombreuses années, il permet au Gaillac Primeur d’obtenir une reconnaissance nationale, 4 fois premier du Concours National des vins primeurs, et toujours dans le peloton de tête.

Gaillac, la gamme d’une région:
Les Appellations d’Origine Contrôlée de Gaillac se caractérisent par une extraordinaire richesse.

Qu’ils soient blanc sec, fraîcheur perlée ou rouge, vous pourrez toujours au détour d’un chai ou d’une cave, découvrir une finesse par là, un bouquet aromatique plus intense ici, ou encore des arômes de frui ts rouges inattendus là-bas.

AOC GAILLAC Blanc Sec
D’une couleur jaune pâle aux reflets verts changeants, son fruité intense est délicatement structuré par des arômes envoûtants.

Il se montre à son avantage tant au niveau de la couleur que du goût lorsqu’il est bu bien frais.

Première AOC, le GAILLAC Blanc Sec reste pour beaucoup la spécificité de l’Appellation.

AOC GAILLAC Fraîcheur Perlée
Sa spécificité: la perle de fraîcheur.

Comme son nom l’indique, il a la particularité de conserver après le travail du vigneron une quantité importante de très fines perles qui vont conserver la Sensation de Fraîcheur et d’exacerber les arômes naturels du Mauzac ou du Len de l’El.

A boire très frais, c’est un excellent vin d’apéritif et s’associe merveilleusement avec les fruits de mer.

AOC GAILLAC Rouge
Les vignerons gaillacois ont beaucoup travaillé ces dernières années pour montrer que les terroirs de Gaillac sont propices à l’élaboration d’excellents rouges.

Aujourd’hui, le GAILLAC Rouge est une valeur maîtresse du vignoble.

Avec une robe profonde, un nez puissant, il possède un équilibre subtil, une dominante de fruits rouges de cassis, framboises … et des notes d’épices tout à fait spécifiques.

Pour les meilleures cuvées, le GAILLAC Rouge est passé en fût.

AOC GAILLAC Primeur
GAILLAC, le plaisant primeur est notre grande fierté. Fruité, gouleyant, aux arômes si caractéristiques, le GAILLAC Primeur a toujours été cité aux concours nationaux et a été récompensé de nombreuses fois Premier Primeur de France.

Premier vin AOC de l’année, il ne peut être consommé qu’à partir du 3ème jeudi de novembre.

Il doit être exclusivement issu du cépage Gamay et élaboré avec des raisins entiers non foulés.

C’est un vin jeune qui doit être bu dans l’année de sa conception.

AOC GAILLAC Doux
Lorsque vous interrogerez un vigneron gaillacois sur cette AOC, il ne tarira pas d’éloges sur la richesse de ses parfums de poire, pomme ou pêche, son onctuosité, sa longueur en bouche et vous proposera la classique alliance avec le foie gras.

Mais il saura également vous proposer des mariages qui vous paraîtront plus originales:

A l’apéritif ou avec le Roquefort.

Issu du coeur du terroir et des plus vieilles vignes, il a fait le renom de GAILLAC.

AOC GAILLAC Rosé
De couleur cerise et franche, le GAILLAC Rosé est un vin fin, nerveux, aux arômes fruités.

Il accompagnera très agréablement vos repas estivaux.

AOC GAILLAC Mousseux
Elaboré à partir de la méthode traditionnelle, dite aussi champenoise, ou à partir de la méthode gaillacoise, laissez-vous séduire au début ou à la fin d’un repas par le GAILLAC Mousseux.
VIN DE GAILLAC – SAVOIR ACHETER
Depuis des années, le vignoble de Gaillac a su mettre en valeur son formidable patrimoine par une signalisation spécifique:

Il n’est pas un croisement ou une route dans le vignoble qui n’indique ici château, là un mas ou plus loin encore une cave coopérative.

Tout au long de votre route, chaque vigneron vous racontera ses vignes, ses vins, son terroir, ou encore vous proposera les meilleurs moments pour venir le rencontrer et visiter sa cave ou son chai de dégustation.
Les Terrasses de la Rive Gauche
La première étape de cette route des vins de Gaillac nous entraîne sur les Terrasses de la Rive Gauche. Formé aux travers des âges avec le Tarn comme acteur principal, ce terroir s’étend sur 30 km entre Florentin et Couffouleux en passant par Técou, Montans (site archéologique) ou encore Peyrole.

D’une altitude relativement modeste, il permet à la vigne d’exprimer tout son potentiel à travers des sols de galets, de graviers, de sable ou de boulbènes.

Certains vignerons vous parleront ainsi des Graves de la Rive Gauche.

C’est un terroir de prédilection pour les cépages rouges.

Les Gaillac rouges sont généreux, d’une belle couleur profonde, aux arômes complexes où se mêlent fruits confits, cassis et épices.

En bouche, ces vins sont puissants avec un corps dense, bien charpenté et aux tanins ronds. Vins riches et hauts en caractère, ils se gardent facilement 4 à 5 ans, voire plus pour un millésime flatteur.

Les Gaillac blancs, moins vifs que sur la rive droite, jouent de subtilité et de finesse.

Le Len de l’El y exprime des arômes de fleurs blanches, de pêche et le Sauvignon des parfums de pamplemousse.

Les vignerons depuis quelques années y élèvent des Blancs doux très complexes d’une très grande qualité, notamment issus du Len de l’El.

Les Coteaux de la Rive Droite
Cette deuxième étape nous conduit de l’autre côté du Tarn, sur la Rive Droite.

Délimitée par la Vère, cette vaste zone s’étend d’Est en Ouest de Castelnau-de-Lévis jusqu’à Rabastens, en passant par Labastide-de-Lévis, Gaillac, ou encore Lisle-sur-Tarn.

Les coteaux de Labastide, Bernac, Sainte-Croix ont des terres argilo-calcaires, d’altitude relativement élevée et de maturité plus tardive.

Les Rouges de Duras et de Syrah ont de la matière et mélangent harmonieusement leur saveur épicée au parfum plus sauvage du Braucol.

Les coteaux de Gaillac, côtes molassiques argilo-calcaires, aux affleurements sableux ou graveleux sont au coeur du vignoble.

Les versants sud, de faible altitude, sont pris de plein fouet par le vent d’autan sec et chaud.

Ce climat privilégié de précocité et d’ensoleillement, allié à l’exposition et au terroir, donne des vins Blancs souples et élégants, longs en bouche, ainsi que des Rouges bien charpentés, amples avec beaucoup de fruits et des tanins ronds.

Plus au nord, le plateau aux affleurements calcaires de Cestayrols et Castanet prend les accents du plateau cordais.

Les Blancs secs ou perlés, cristallins ou floraux font preuve d’une grande finesse et délicatesse.

Sur les coteaux de Montels et de Cahuzac-sur-Vère sous l’influence de la fraîcheur de la vallée de la Vère, les vendanges y sont plus tardives.

Les Blancs secs et perlés y gagnent en fraîcheur, ils dégagent tout le charme de leur fruit.

Enfin, nous terminons cette deuxième étape par les coteaux de Lisle-sur-Tarn et Rabastens, zone de prédilection viticole grace à la qualité du terroir et à l’ensoleillement des coteaux.

Les Rouges sont charpentés et chauds, avec des tanins bien fondus tandis que les Blancs se distinguent par des arômes extrêmement délicats et nuancés.

Le Plateau Cordais
Troisième et dernière étape de la Route des Vins, le Plateau Cordais s’étend sur la partie nord du Gaillacois. Il produit toute la variété des vins de Gaillac avec, grâce à sa situation, une proportion importante de vins blancs.

Deux éléments fondamentaux caractérisent ce terroir:
l’exposition:

Les vignes des Hauts Coteaux du Gaillacois ou Coteaux Blancs de Cordes sont plantées à 250 à 300 mètres d’altitude.

Cette situation en fait la zone la plus tardive du vignoble de Gaillac.

En effet, les raisins y sont vendangés 10 à 15 jours plus tard que les premiers coteaux situés en bordure du Tarn.

Cette altitude associée à une bonne exposition à dominante sud, permet à la vigne et aux raisins de bénéficier d’un ensoleillement plus long et d’une maturation plus lente, très bénéfiques pour la finesse et la richesse des différents composants des raisins.

La nature des sols:
Les vignes plantées sur les Coteaux Blancs du pays Cordais se développent sur des sols argilo-calcaires à forte teneur en calcaire actif.

Ce calcaire apporte aux vins, finesse, arômes, fruité et typicité.

La combinaison des données climatiques et du terroir permet de produire des vins racés et distingués.

Les vins blancs ont un équilibre harmonieux. Ils sont riches en arômes floraux.

Ils ont du fruité et de la fraîcheur. Ces vins blancs doivent se boire jeunes.

Les vins Rouges sont bien équilibrés, parfumés, nerveux, gouleyants et aptes à un vieillissement de 4 à 6 ans.

Les Vins Rosés sont parfumés, légers et fruités.
VIN DE GAILLAC – CUISINE TRADITIONNELLE
La Commission Interprofessionnelle des Vins de Gaillac met à votre disposition les annuaires de tous les vignerons, caves, négociants et points de vente.

Au cours de vos promenades, vous recherchez une adresse, vous souhaitez découvrir les vins de Gaillac à la propriété et aller ainsi à la rencontre des vignerons, des caves coopératives, des négociants du Sud-Ouest ou aller directement dans un point de vente,alors n’hésitez pas à consulter les différents annuaires des Vins de Gaillac.

La carte de l’Appellation vous permettra de vous repérer aisément dans le vignoble et de trouver votre route sans difficulté.

Gaillac, annuaire des vigneronsLes caves coopératives

LABASTIDE DE LEVIS
81150 LABASTIDE LEVIS
Tél. : 05.63.53.73.73 – Fax : 05.63.53.73.74 – e-mail : cavelabastide@wanadoo.fr

LABASTIDE DE LEVIS (annexe)
Sept Fontaines – 81600 GAILLAC
Tél. : 05.63.57.01.30 – Fax : 05.63.53.73.74
e-mail : cavelabastide@wanadoo.fr – Site internet : cave-labastide.com

RABASTENS
33, Route d’Albi – 81800 RABASTENS
Tél. : 05.63.33.73.80 – Fax : 05 63 33 85 82
e-mail : rabastens@vins-du-sud-ouest.com – Site internet : vins-du-sud-ouest.com/appellations/GAILLAC/RABASTENS

TECOU
81600 TECOU
Tél. : 05.63.33.00.80 – Fax : 05.63.33.06.69
e-mail : passion@cave-de-tecou.fr – Site internet : cave-de-tecou.fr

TECOU (annexe)
81140 ST MARTIN DE VERE
Tél. : 05.63.33.11.79 – Fax : 05.63.33.22.02
e-mail : passion@cave-de-tecou.fr – Site internet : cave-de-tecou.fr

Les négociants

ARBEAU
Jean Claude ARBEAU
82370 LABASTIDE ST PIERRE
Tél. : 05.63.64.01.80 – Fax : 05.63.30.11.42
e-mail : arbeau@wanadoo.fr – Site internet : www.montauban.cci.fr.vins.arbeau

CAVE DE GAILLAC
Alain GAYREL
103, Avenue Foch – BP N 4 – 81600 GAILLAC
Tél. : 05.63.81.21.05 – Fax : 05.63.81.21.09

e-mail : cavedegaillac@wanadoo.fr
Cie des Vins du Grand Sud-Ouest
François PELISSIE
Camp de Sorre – 46140 CASTELFRANC
Tél. : 05.65.36.29.44 – Fax : 05.65.36.21.32

e-mail : cvgso@cvgso-cdso.fr
LES CHAIS ST MARTIN S.A.
Jean Luc PELISSIER
Rue Chemin Vert – BP N 13 – 81310 LISLE SUR TARN
Tél. : 05.63.40.44.97 – Fax : 05.63.33.36.15

NICOLAS VINS
Claude NICOLAS
4, Impasse de l’Abbé Arnoult – 31620 FRONTON
Tél. : 05.62.22.97.40 – Fax : 05.62.22.97.49

RIGAL et FILS S.A.
Messieurs RIGAL
Château Saint Didier – 46140 PARNAC
Tél. : 05.65.30.70.10 – Fax : 05.65.20.16.24

ROLLAND & FILS
Georges ROLLAND
36, Rue de la Marne – 81600 GAILLAC
Tél. : 05.63.57.01.37 – Fax : 05.63.57.48.08

SAURET Père & Fils
Jean Luc SAURET
Z.I. Beauregard – BP N 6 – 19101 BRIVE
Tél. : 05.55.86.91.15 – Fax : 05.55.86.03.81

e-mail : vindor@wanadoo.fr
VIGOUROUX S.A.
Georges VIGOUROUX
Route de Toulouse – BP N 159 – 46003 CAHORS
Tél. : 05.65.20.80.80 – Fax : 05.65.20.80.81
e-mail : vigouroux@g.vigouroux.fr – Site internet : www.g-vigouroux.fr

Les points de ventes

AU CHAI ROLLAND
32, Rue de la Marne – 81600 GAILLAC
Tél. 05.63.57.01.37 – Fax : 05.63.57.48.08

CAVEAU GUIBAUD
Echangeur de Brens – 81600 BRENS
Tél. 05.63.57.33.78 – Fax : 05.63.57.68.18

CAVEAU ST MICHEL
Abbaye St Michel – 81600 GAILLAC
Tél. 05 63 57 15 40 – Fax : 05 63 57 20 01

LA PETITE CAVE
94, rue J. Rigal – 81600 GAILLAC
Tél. 05 63 57 57 70

LE TONNEAU DE GAILLAC
32, place de la Libération – 81600 GAILLAC
Tél. 05.63.57.01.37 – Fax : 05.63.57.48.08

Vin de Crémant de Loire

Vin de Crémant de Loire

tags :

VIN DE CREMANT DE LOIRE – HISTOIRE

Le vignoble du Crémant de Loire, classé AOC par le décret du 17 octobre 1975 ne concerne que des vins produits sur les aires d’appellation Anjou, Saumur et Touraine.

Ses vins sont vinifiés en blanc et rosé effervescent par la méthode de seconde fermentation en bouteille.

Sont utilisés l’arbois, le chenin et le chardonnay en cépages blancs.

Le cabernet franc, le cabernet-sauvignon, le pineau d’Aunis et le pinot noir en cépages rouges et le grolleau en cépage rouge accessoire.

Le Crémant de Loire a des conditions de productions très particulières: récolte à la main, pressurage spécial, durée de la conservation en cave…

Les jus subissent une double fermentation: la première, la fermentation alcoolique est effectuée à basse température sur des premiers jus.

Puis après fermentation malolactique le vin est mis en bouteille où il effectuera la prise de mousse avant d’être conservé sur lattes pendant plus de 12 mois, souvent 2 à 3 ans.

– Région : Anjou, Saumurois et Touraine.

– Zone de production : située à l’intérieur des délimitations des appellations Anjou, Cheverny, Saumur mousseux et Touraine.

– Classé en : A.O.C. régionale.
Décret du 17.10.1975.

– Superficie en production :
près de 500 hectares.

– Cépages :
blancs : arbois ou menu pineau, chenin et chardonnay,

gris : grolleau en cépage accessoire,

noirs : cabernet franc, cabernet-sauvignon, pineau d’Aunis et pinot; grolleau en cépage accessoire.

– Vinifié en : blanc et en rosé mousseux, seconde fermentation en bouteilles.

– Un vin de couleur paille, des arômes de fleurs blanches, une bouche fine et persistante pour ce vin de Fête.

La récolte a été récoltée en caisse, les bouteilles restent 12 mois sur lattes avant d’être dégorgées et savamment dosées.

Les reflets dorés du Crémant de Loire sont mis en valeur par la finesse et la persistance des bulles.

Il a la finesse et la noblesse d’un vin de réception.

– Il peut se garder :
pas plus de 3 ans. Peut se boire dès sa mise en bouteilles.

– Température idéale pour l’apprécier :

entre 8 et 10° pour le blanc,

entre 10 et 12° pour le rosé.

A déguster à l’heure de l’apéritif, ou pour accompagner un dessert.

Producteur de l’appellation Crémant de Loire

Château de la ROCHE à Cheillé-37190

Vin de Cheverny

Vin de Cheverny

tags :

VIN DE CHEVERNY – AOC

Cheverny et Cour-Cheverny, devenus AOC en 1993, désignent 400 ha plantés sur les sols siliceux de 24 communes.

Cour-Cheverny, qui compte pour 60 ha dans ce total, est fourni par 11 communes.

Il s’agit exclusivement de blanc, issu du seul romorantin. Ce cépage serait originaire de Bourgogne, le donnery aujourd’hui disparu.

Acide et coupant dans sa jeunesse, le vin devient délicat et très plaisant au fil des ans.

Lorsqu’il est issu de vieilles vignes à faible rendement, le Cour-Cheverny peut être de très bonne garde.

En Cheverny, les blancs sont issus de chenin blanc, arbois ou menu pineau, chardonnay, sauvignon, et romorantin.

Les rouges proviennent de gamay noir, cabernets, pinot noir, côt, et une tolérance autorise 15% de gamay teinturier de Chaudenay.

Mais le pinot noir est le plus populaire ici.

Adresse :
Michel et Jocelyne Gendrier, Les Huards, Cour-Cheverny. Voir leur Cheverny (le 92 était à 22F), et surtout leur Cuvée François 1er issue de vieilles vignes en Cour-Cheverny.

Côtes du Forez, à base de gamay, est devenu AOC le 4 novembre 1999.

Pour obtenir le label, le syndicat a dû s’engager à limiter la zone de production à 17 communes, contre 21 auparavant.

La surface exploitée, qui s’étend de Montbrison à Boën-sur-Lignon, est de 200 hectares à une altitude moyenne de 500 mètres.

Syndicat des producteurs de vins AOC : Cheverny AOC : Cour-Cheverny
14, avenue de Vendôme – 41018 Blois Cedex – Tél.: 02 54 55 20 00
L’authenticité d’un terroir? Au coeur du pays des Châteaux, venez découvrir l’AOC Cheverny / Cour-Cheverny – Crémant de Loir.

VIN DE CHEVERNY – HISTOIRE

La légende dorée date la création du vignoble de Cheverny, au début du règne de François Ier, à l’époque où celui-ci commence à déposer des permis de construire pour ses châteaux Renaissance au fil de la Loire.

D’abord intéressé par Romorantin, François aurait fait venir 80 000 ceps certifiés bourguignons d’origine sur le site du futur chantier.

Quand il opta finalement pour Chambord, les pieds de vigne auraient suivi. C’était en 1519, l’année de la mort à Amboise de Léonard de Vinci.

C’est évidemment plus valorisant d’être né au siècle d’Erasme, de Thomas More, de Ronsard ou de Léonard que sous la rude protection d’Attila.

Mais il est fort probable que, le long des bords de Loire, les vignobles existaient bien avant 1519.

Avec un moyen de transport tel que le grand fleuve tranquille, et pour ce que nous savons de l’activité commerciale autour du vin, qui régnait dès le début du Moyen Age à Orléans, Tours, Angers, il est certain que Blois ne devait pas être en reste.

Le vignoble s’étend d’ailleurs en demi-cercle autour de la ville, qui en était le débouché naturel.

On peut imaginer les quais chargés de barriques en attente de partir pour Nantes ou quelque autre port breton. Plus sûrement, l’arrivée de François Ier a sans doute dopé l’activité viticole.

A l’époque, on n’imaginait pas une grande abbaye, une maison noble et encore plus royale sans ses vignes et son vin, qui témoignaient de la qualité de l’hôte et de son accueil.

Quant aux mystérieux ceps importés de Bourgogne, ils se sont tellement bien fondus dans le paysage, au gré des gels, des greffages, des replantations, qu’ils sont devenus de vrais autochtones.

Ils ont d’ailleurs pris le nom de leur premier terroir d’adoption : romorantin.

Cheverny, en réalité, ce sont deux appellations.

La première (cheverny) produit du rouge et du blanc.

La seconde, cour-cheverny, qui ne couvre qu’une cinquantaine d’hectares, est uniquement consacrée au blanc issu du mystérieux romorantin.

Un vin qui n’a rien de bourguignon et ne ressemble d’ailleurs à aucun autre, sinon, par certains arômes, à quelques rieslings alsaciens.

Un grand blanc, unique et très séduisant, vinifié le plus souvent en sec mais avec parfois quelques sucres résiduels, car il supporte bien la surmaturité.

Et aussi le vieillissement. Il a une durée de vie considérable et certains arômes, comme le miel de sapin, n’apparaissent qu’au bout de quelques années, raconte le vigneron Philippe Tessier.

En appellation cheverny, les vins sont moins complexes. D’un côté des blancs vifs, rafraîchissants, composés pour une bonne part de sauvignon.

De l’autre, des rouges qui s’améliorent plus vite que la législation.

François Cazin, président de l’AOC, nous explique :

L’appellation est récente : 1992. Cela a été une étape importante pour donner de la cohérence à notre travail. Sur les blancs, on est bien.

En revanche, en rouge, c’est encore chaotique. Le décret d’AOC a fixé un seuil maximal de 60 % de pinot noir.

On voudrait monter à 85 %, en gardant le gamay comme complément pour ses arômes, et un peu de cabernet-franc et de cot pour la structure.

Le pinot noir bourguignon est d’implantation ancienne ici, comme dans d’autres contrées où coule la Loire Sancerre, notamment.

Il a souvent été concurrencé, voire chassé par le gamay, autrefois plus productif et séduisant aisément un public non initié.

L’heure n’est plus au rendement, ici comme partout ailleurs dans le vignoble français : il est normal que le pinot fasse son retour.

Mais, si la législation peut changer et le décret d’appellation être revu à la hausse, il est un danger pour le vignoble plus difficilement maîtrisable : le pavillon.

On a un vignoble éparpillé. Cela offre moins de résistance à la croissance urbaine, confie Daniel Tévenot, vigneron à Candé-sur-Beuvron.

Le paysage est par endroits un peu mité par le pavillonnaire.

Les gens qui travaillent à Blois achètent des parcelles et font construire, et tant pis si c’est sur des zones classées en AOC.

Une affaire que n’aurait certainement pas acceptée le bon roi François, protecteur des arts et des lettres, mais pas des pavillons
Emmanuel Delaille, 34 ans, Domaine du Salvard.

On vend beaucoup à l’export. En France, trop de gens croient tout connaître et vous donnent des leçons.

A l’étranger, les professionnels disent : c’est bon ou ce n’est pas bon.

Il n’y a pas de frontière quand on est à l’extérieur : seul le vin compte.

En France, c’est très sectaire : on n’est jamais invité à Château-Margaux, alors que chez Mondavi, oui.
Philippe Tessier, 47 ans.

La vigne, ce n’était pas la révélation. La passion est venue après. Ici, on faisait de la polyculture.

La grande fierté, c’était les asperges. Les vaches faisaient du lait et du fumier, et le fumier allait dans les asperges.

La vigne était une activité comme une autre. Mon père a 80 ans, il est toujours dans les vignes. La plante l’intéresse plus que le vin.

Il était peu amateur, mais en revanche un cep qui a un problème, il va le voir au premier coup d’oeil.

61 vins dégustés à l’aveugle

* Moins de 7 euro

CHEVERNY ROUGE

15,5 – Domaine de Veilloux 2002, Michel Quenioux41120 Fougères-sur-Bièvre 02.54.20.22.74.

Argilo. Framboise, note vanillée, bouche vive, élégante, bonne matière ronde et soyeuse, fruité, fin, bien élégant avec de la tenue. 9,80 euro.

* 14,5 – Les Veilleurs. Nez fermé, qui s’ouvre à l’aération, joli fruit en bouche, frais, fringant, vif. Demande une année d’attente. 6,30 euro.

* 15 – Michel et Christophe Badin 2003

L’Aubras 41120 Cormeray 02.54.44.32.98.

Nez très aromatique marqué par le fruité du gamay, bouche nette, élégante, assez dense, bien structurée. 3,25 euro (20 euro en bag-in-box).

14,5 – Domaine des Huards 2002, Jocelyne et Michel Gendrier41700 Cour-Cheverny02.54.79.97.90.

Cuvée Jean-François Deniau. Nez de pâtisserie, fruits rouges, bouche vive, équilibrée, structurée, joli fruit, griotte, bien équilibré, des petits côtés bourguignons par le fruité et la qualité des tanins. 7,45 euro.

* 14 – Pascal Bellier 2002, 41350 Vineuil02.54.20.64.31.

Nez épicé, toasté, léger, tendre en bouche, élégant, plus en fruit qu’en densité. 5 euro.

* 14 – Le Petit Chambord 2003, François Cazin41700 Cheverny02.54.79.93.75.

Nez vif, griotte, groseille, bouche nerveuse, bien parfumée, déjà agréable. 5,05 euro.

13,5 – Domaine du Moulin 2003, Hervé Villemade41120 Cellettes02.54.70.41.76.

Les Ardilles. Epicé, gelée de groseille, bien parfumé, bouche avec des notes grillées, torréfiées ; un peu de gras, bien fait. 9,50 euro.

* 13,5 – Domaine Le Portail 2002

Michel Cadoux, 41700 Cheverny02.54.79.91.25.

Réserve. Fruits rouges, framboise, bouche ronde, un peu tannique, assez épicée en finale. 5,40 euro.

CHEVERNY BLANC

* 15,5 – Clos du Tue-Boeuf 2003,41120 Les Montils02.54.44.05.16.

Les Carteries. Epices, pamplemousse, bouche riche, des saveurs de vendanges tardives accompagnent une certaine sucrosité, fruits à noyau, gras, ample, délicieux. 5,90 euro.

15 – Domaine du Salvard 2002, Emmanuel Delaille41120 Fougères-sur-Bièvre 02.54.20.28.21.

L’Héritière. Nez litchi, marqué sauvignon mûr, note mirabelle en bouche, gras, plein, riche, savoureux, bien équilibré. 13 euro.

* 14,5 – Domaine du Salvard 2003

Cuvée Domaine. Pomme verte, floral, bouche vive, des notes clémentine, pointe de perlant, agréable aujourd’hui. 5,40 euro.

14,5 – Domaine de Veilloux 2001, Michel Quenioux41120 Fougères- sur-Bièvre02.54.20.22.74.

Argilo. Pain d’épice, vif en bouche, note beurrée sans doute due à la barrique qui valorise une certaine minéralité. Vin original et complexe. 10 euro.

* 14 – Pascal Bellier 2003,41350 Vineuil02.54.20.64.31.

Nez floral, bien typé sauvignon, frais, net en bouche, désaltérant. Bon vin de copains pas snobs. 5 euro.

* 14 – Domaine du Moulin 2003, Hervé Villemade41120 Cellettes02.54.70.41.76.

Floral, citron, pamplemousse, touche vanillée, bouche puissante, note de sucrosité, du gras, bien équilibré. Vin moderne bien travaillé. 5 euro.

* 14 – Les Vignerons de Mont-près- Chambord 2003, 41250 Mont-près- Chambord02.54.70.71.15.

Fermé, s’ouvre à l’aération (mise en bouteille récente), gras en bouche, épicé, assez puissant, bien aromatique. 3,70 euro.

* 13,5 – Daniel Tévenot 2003, Madon 41120 Candé-sur-Beuvron02.54.79.44.24.

Vieilles Vignes. Fermé, note florale, bouche puissante, structurée. Vin qui demande une année d’attente. 4 euro.

COUR-CHEVERNY

* 17 – Philippe Tessier 2002,La Rue Colin 41700 Cheverny02.54.44.23.82
.

La Porte dorée. Caramel blond, terre mouillée, cèdre, nez complexe, envoûtant, bouche épicée, délicate, d’une grande élégance, vin vif, complet, un brin mystérieux. 6,80 euro.

* 15 – Les Sables. Nez banane sèche, sec en bouche, vif, long, encore brut de fonderie mais prometteur. 6 euro.

* 16,5 – Domaine de la Desoucherie 2002, Christian Tessier et Fils41700 Cour-Cheverny02.54.79.90.08.

Tarte à l’abricot, pâte feuilletée, beurre, poivre blanc, bouche épicée, du gras, beaucoup d’allure, finale relevée, épicée. Fraîcheur et densité. 6,40 euro.

* 16 – Les Vignerons de Mont-près- Chambord 2002

Les Gabares. Nez eucalyptus, bouche légèrement résinée, puissante, dense, complexe par ses saveurs, pointe de sucrosité, très longue. 5,60 euro.

* 15,5 – Benoît Daridan 2002, Cellier de la Marigonnerie 41700 Cour-Cheverny02.54.79.94.53
.

Vieilles Vignes. Nez fermé, des arômes qui rappellent les rieslings, plein, gras, épicé, élégant, complexe, beaucoup de saveurs, long. 6 euro.

14,5 – Le Petit Chambord 2002, François Cazin41700 Cheverny02.54.79.93.75.

Epices, pamplemousse, lierre, bouche vive, élégante, citronnée, belle complexité aromatique. Vin qui demande à vieillir. Sera en vente en 2005. A titre indicatif, le 2001 est à 14 euro.

* 14 – Domaine de la Gaudronnière 2002, 41120 Cellettes02.54.70.40.41.

Nez grillé, torréfié, bouche aux saveurs de miel, cannelle, du gras, une douce sucrosité, des notes de banane sèche en finale. 6,78 euro.

14 – Domaine de Montcy 2002, R. et S. SimonLa Porte dorée 41700 Cheverny02.54.44.20.00.

Pêche blanche, eucalyptus, bouche vive, élégante, un peu fermée à ce stade. 7,20 euro.

Fiche signalétique

Vin rouge et blanc.

SURFACE : 450 hectares de vignes en production (environ) pour cheverny, et 50 hectares pour cour-cheverny.

SITUATION : sur la rive gauche de la Loire, à hauteur de Blois et Chambord.

SOLS : on distingue trois zones : la partie ouest autour de Fougères-sur-Bièvre, Sambin, Les Montils… sols sablo-argileux, humidité en profondeur de la Loire, qui donnent des vins aromatiques et frais.

De Candé-sur-Beuvron à Muides-sur-Loire, sur une large bande qui borde la Loire, des coteaux rocailleux et sableux, du calcaire en profondeur qui affleure par endroits et des argiles à meulière.

Sur le plateau en arrière de Cormeray, à Mont-près-Chambord, des sols plus profonds, la roche calcaire est à 2 ou 3 mètres sous des argiles épaisses et des cailloux en surface.

Quand on s’approche de la Sologne, ces sols deviennent plus maigres, du côté de Cour-Cheverny, avec des présences plus importantes de sables en surface.

C’est favorable au pinot noir et au romorantin.

CÉPAGE :
– en rouge, pinot noir, gamay, cot, cabernet-franc.

– En blanc, sauvignon pour 60 à 85 %, et en complément chardonnay, chenin, menu pineau appelé aussi arbois.

Pour l’appellation cour-cheverny, un seul et unique cépage blanc : le romorantin.

MILLÉSIMES

2003 : canicule comme on le sait. Ici, la baisse des acidités due aux fortes chaleurs n’est pas un problème. Les vins ont gagné en gras, en souplesse, parfois en alcool.

2002 : les vignerons ont eu très peur fin août : après un été pas très reluisant, de petits foyers de pourriture commençaient à se développer. Le soleil de septembre a stoppé la manoeuvre, les raisins se sont concentrés. Au final, moins de volume que prévu, mais une belle qualité dans les deux couleurs.

BON USAGE :
pour le cheverny blanc, pas de problème, c’est un vin d’apéritif à servir frais, accompagné par exemple de fromage de chèvre.

Les rouges sont des vins sans prétention, de plaisir immédiat, pour les grillades, la viande rouge, une volaille rôtie.

Les cour-cherverny méritent la réflexion. On les recom- mande classiquement avec les poissons, sandre ou brochet en crème, mais ils ont sans aucun doute une réelle aptitude à se valoriser avec les épices.

On n’hésitera donc pas à les servir à 12 °C quand ils ont 3 ou 5 ans sur du tartare de thon bien relevé, ou de la cuisine asiatiquLde Cheverny fut bâti sur ordre de Philippe Hurault, fils de Philippe, lui-même ancien chancelier du roi Henri IV.

Qualifié de palais enchanté par la Grande Mademoiselle, la Montpensier, il est connu dans le monde entier même par ceux qui n’ont jamais fait le déplacement.

C’est en effet Cheverny qui eut le privilège de servir à Hergé de modèle certes raccourci de ses deux ailes à l’encore plus célèbre château de Moulinsart.

AOC Cheverny et Cour-Cheverny, des atouts Royaux

En décidant de « vivre en AOC », les jeunes vignerons de l’appellation Cheverny et Cour-Cheverny ont pris sur l’avenir un pari à la mesure de leurs exigences.

Aujourd’hui, le niveau qualitatif de la production est à la hauteur de leurs espérances.

Nouvelle-venue dans la grande famille des appellations de France, l’AOC Cheverny portée sur les fonds baptismaux en 1993, peut néanmoins s’enorgueillir de glorieux ancêtres.

Implanté dès le Moyen-Age, le vignoble qui s’étire entre Loire et Sologne suscita l’intérêt de François ler qui, audacieux en matière de viticulture, dotait toutes ses propriétés de clos de vigne.

Il décida un beau jour que son vin serait désormais produit autour du palais qu’il chargea Léonard de Vinci de lui construire à Romorantin.

Ainsi, en 1519, par décision royale, 80 000 pieds de vigne furent acheminés de Bourgogne pour y être plantés.

C’est finalement à Chambord que François ler se fera bâtir une demeure digne de son rayonnement, mais les pieds de vigne, quant à eux, prospérèrent à travers leur nouveau terroir comme destinés à rejoindre leur royal maître.

Au fil du temps, ce cépage s’adapta si bien au terrain qu’il en perdra son nom d’origine pour devenir le Romorantin, disputant le territoire à ses illustres dînés, Chardonnay et Pinot (Auvernats blancs et Noir), Sauvignon (Surin) et marquant ainsi définitivement l’histoire du vignoble.

Aujourd’hui, ce cépage que l’on ne trouve dans nulle autre contrée, constitue une véritable appellation au coeur de l’appellation.

Vin original aux quantités limitées, le Cour-Cheverny est très prisé par les amateurs de crus rares.

Niché au coeur du Val de Loire, le vignoble de Cheverny partage son prestigieux territoire avec des châteaux aux noms évocateurs de gloireetd’opulence:

Blois, Chambord, Cheverny, Beauregard, Villesavin, Fougères, Troussay…

Le charme de l’environnement semble affirmer le caractère de ce vignoble réduit mais actif et structuré qui a su se forger une identité et définir ses critères de production en toute indépendance.

Très actif, le vignoble de Cheverny qui commerce dès le XlVème siècle, va établir sa réputation par la primauté de ses blancs et assurer son développement et celui de ses exportations au cours des siècles.

L’appellation produit des vins blancs et rouges fins et fruités, recherchés pour leurs qualités en phase avec notre époque : des vins tendres, conviviaux, sans excès.

Vin de Buzet

Vin de Buzet

tags :

Les vins de Buzet

Le retour du vin des mousquetaires

Mon fidèle et vaillant capitaine ne restait pas à l’abri des murailles.

Fol et aventureux, il allait avec mes autres gascons tirer l’épée en plein champs” se plaisait à dire Jeanne d’Arc lorsqu’elle évoquait les exploits de Pothon de Xaintrailles.

Henri IV “prince d’Albret” avant que d’être roi, les comtes de Noailles, dont le château domine Buzet, ont aimé ces paysages et plus encore son vin dont ils vantèrent au loin la qualité.

Des documents datés du 12 décembre 1284 fixent l’accord tarifaire passé avec le roi d’Angleterre.

Les négociants de Bordeaux estimaient alors nos vins comme les meilleurs du Haut Pays. Acheminés par les Gabarres, ils étaient vendus dans toute l’Europe.

En 1911, l’appellation Bordeaux sera limitée au département de la Gironde.

Fort de son caractère, le vin de Buzet poursuivra seul sa carrière.

Tenaces, les Vignerons, groupés dès 1946 en Syndicat de Défense, créent, en 1955, la Cave Coopérative.

1973 ! l’effort obstiné de qualité est récompensé, les Vins de Buzet accèdent à l’Appellation d’Origine Contrôlée.

Originaires de la région du Sud-Ouest les vins de Buzet s’étendent sur une superficie de 1800 ha.

Buzet est une appellation du Sud-Ouest de la France qui s´étend sur 1800 hectares situés sur les rives et les côteaux de la Garonne et dont seuls 7% de la production sont issus du travail de vignerons indépendants.

Cette appellation date de 1986 et portait précédemment le nom de Côtes de Buzet.

Les cépages utilisés dans l´appellation sont ceux de Bordeaux :

Pour les rouges :
Cabernet sauvignon, cabernet franc, merlot et malbec.

Pour les blancs :
Sémillon, sauvignon, muscadelle.

Les vins rouges sont de qualité grace au dynamisme de la cave coopérative qui traite plus de 90% de la production de l´appellation.

Les meilleurs peuvent être conservés une dizaine d´années.

L´aire d´appellation porte sur la commune de Buzet et sur les 7 communes voisines.

Le Château de Gueyze, vieilli en fûts, est le vin haut de gamme de la cave coopérative.

Vin de Bourgogne

Vin de Bourgogne

Histoire du vin de Bourgogne

Le véritable essor de la qualité du vin de Bourgogne est lié à l’activité des moines bénédictins et cisterciens, au début du deuxième millénaire.

Mais l’origine de la vigne en Bourgogne est plus ancienne, L’histoire des vins de Bourgogne peut être résumée en quelques étapes importantes.

Naissance du vignoble:

La date de naissance du vignoble de Bourgogne reste floue.

Certains avancent que l’apparition du vignoble bourguignon daterait du Vlème siècle avant J.C, d’autres entre le ler et le lllème siècle après J.C, lors des invasions romaines.

Le texte le plus ancien faisant référence à la vigne et au vin de la région date de l’an 312.

Il s’agit d’un discours d’un nommé Eumene qui atteste la présence de la vigne.

Au Vlème siècle, Grégoire de Tours célèbre la côte couverte de vigne.

Premier essor, le vin des moines:
Au Xème siècle, l’aristocratie et les communautés religieuses étaient les propriétaires des vignobles.

Les moines, qui ne cherchaient pas une rentabilité immédiate, ont oeuvré avec le souci permanent d’atteindre la perfection, étude sur les meilleures souches, taille, prélèvement des boutures, greffage, méthodes de vinification, dégustations comparatives.

Leur plus grande contribution au monde du vin est l’invention de la notion de climat.

En créant les clos et la notion de climat, les moines ont donné aux vins de Bourgogne leur identité.

Deuxième essor, les Ducs de Bourgogne:

Le Premier Duc de Bourgogne est Philippe de VALOIS, dit Philippe LE HARDI, qui, par son mariage avec Marguerite de FLANDRES, à la fin du XIVème siècle, double la surface de la Bourgogne et y adjoint la Flandres.

Il a permis aux vins de Bourgogne, connus sous le nom de vins de Beaune, d’étendre plus loin leur réputation.

En l’espace de quatre générations, les quatre Ducs de Valois,Philippe LE HARDI 1342-1404, Jean SANS PEUR 1371-1419, Philippe LE BON 1396-1467 et Charles LE TEMERAIRE 1433-1477)ont fait de la Bourgogne un état totalement indépendant du Royaume de France, et dont la puissance et la prospérité ont valu pour un temps au vin de Beaune de devenir le plus célèbre vin du monde.

Par ailleurs, n’ayant aucun débouché fluvial efficace, la recherche de la qualité était indispensable pour que le prix du vin soit supérieur à son prix de transport.

De sorte que les Ducs ont édictés quelques règles destinées à garantir un bon niveau de qualité aux vins de leur région.

Les moines avaient fait du vin de Bourgogne un grand produit, mais austère et fermé.

Les grands Ducs en ont fait un produit brillant, ouvert, à la mode. Un produit de commerce haut de gamme pour l’exportation.

Le 18ème siècle et le rôle des négociants:

l’amélioration du réseau routier au XVIII ème siècle a considérablement favorisé les échanges commerciaux avec Paris et, par l’intermédiaire des grands ports d’Europe du nord, avec le reste du Monde.

Les premiers négociants étaient de simples commissionnaires.

Mais à la fin du XVlllème siècle, certains d’entre eux ont pu s’installer vraiment et donner aux vins qu’ils stockaient dans leurs caves, tous les soins nécessaires fûts neufs, soutirage, élevage.

Peu à peu est venue l’habitude de produire des vins de plus longue garde avec l’usage de la bouteille en 1750.

Le grand essor date du 19ème siècle
Pour le vignoble de Bourgogne, le XIXème siècle 1789-1914, est le symbole du progrès et celui de l’essor.

A la Révolution, la confiscation des terres de l’Eglise par l’Etat, et leur revente aux enchères comme biens nationaux, sont à l’origine de l’actuel morcellement des vignobles.

Dans le courant du XIXème siècle, l’expansion du commerce des vins de Bourgogne est étroitement liée au développement des transports et du libre échange.

– ouverture du canal de Bourgogne en 1832,
– création de la voie de chemin de fer entre Paris et Dijon en 1851,
– traité de libre échange du Second Empire avec l’Allemagne, la Belgique, la Hollande et la Grande-Bretagne.

Mais en 1875, le phylloxéra apparaît en Bourgogne et décime le vignoble?

Les garanties de la qualité:

Naissance des Appellations d’Origine Contrôlées appelées A.O.C :
A la reconstitution du vignoble au début du XXème siècle, les vins de Bourgogne se sont trouvés en position de concurrence déloyale, ce qui a valu la mise en place d’un cortège de lois en 1905, 1919 et enfin la création de l’I.N.A.O. en 1935 dont la réglementation détermine toujours aujourd’hui les conditions de production de nos vins.

Appellations Bourgogne, unité dans la diversité

Sur l’ensemble de la zone viticole il y a 8.000 hectares de vignes principalement en pinot noir pour les vins rouges, et en chardonnay pour les blancs.

Elles produisent les appellations régionales Bourgogne sous différentes formes.

Ces appellations régionales appelées aussi génériques occupent la plus grosse surface du vignoble et représentent donc le plus gros volume, environ plus de la moitié des quatre étages qui composent la pyramide des vins de Bourgogne.

Etages qui sont les appellations régionales, les appellations villages, les appellations premiers crus et enfin les grands crus soit 1% de la production.

Les appellations régionales qui portent le nom de Bourgogne ont l’unicité dans la diversité.

Diversité de couleurs, de cépages et diversité des terroirs sur les 200 kms avec coupure de zones de production.

Les Bourgognes rouges aux arômes et structures très différents selon les lieux où ils sont produits sont issus du pinot noir en grande majorité

Le Bourgogne blanc issu pratiquement exclusivement aujourd’hui du cépage chardonnay est de loin beaucoup plus répandu que l’AOC rouge.

Malgré les grandes variétés de production,il possède une sorte de constante du fait du cépage unique.

Souple, mais relativement gras, avec un équilibre en bouche qui révèle des arômes de fleurs d’acacia, de fleurs séchées et le plus souvent de pain grillé.

Le Bourgogne rosé que l’on peut aussi appeler bourgogne clairet , de couleur pétale de rose est beaucoup plus charpentés voire tannique que ses cousins du midi.

Le Bourgogne passetoutgrain, ou passe-tout-grains provient de l’assemblage de raisins de pinot noir et de raisins de gamay.

Tendre et souple c’est un vin à boire rapidement après la mise en bouteille.

Le Bourgogne aligoté est à boire jeune, parce que c’est à ce moment qu’il exprime le mieux les arômes du cépage dont il porte le nom.

c’est un vin vif et nerveux, avec une pointe d’acidité qui peut surprendre en première bouche, mais qui exprime une réelle fraîcheur.

On retrouve cette diversité dans la volonté des vignerons de certains finages d’obtenir, à côté du nom «Bourgogne», la mention de leur provenance d’origine.

Ces labels sont aujourd’hui nombreux.

Hautes Côtes de Nuits
Les premiers à obtenir ces mentions complémentaires furent les vignerons de ce que l’on appellait naguère un peu péjorativement «l’arrière Côte», c’est à dire les contreforts des côte de Nuits et côte de Beaune.

Le Bourgogne Hautes-Côtes de Nuits donne des vins rouges et blancs, mais ce sont les blancs, issus du cépage chardonnay qui donnent les meilleurs résultats.
Hautes Côtes de Beaune

Le Bourgogne Hautes-Côtes de Beaune, provient de vignobles plus au sud, situés sur 20 communes de Côte d’Or et Saône-et-Loire, au «dessus» de la Côte de Beaune.

Ici ce sont les rouges qui obtiennent les meilleurs résultats. Il donne des vins rouges bien structurés gustativement charpentés, souvent assez taniques

En blanc, Ils oscillent entre noisette et pointe de beurre, entre miel et fleurs blanches.

Bourgogne Côte Chalonnaise.
La Côte Chalonnaise bénéficie de l’appellation régionale Bourgogne mais à leur tour les vignerons ont obtenu que les vins retenus par une commission d’agrément pour leur typicité puissent porter en complément du nom Bourgogne.

La mention Côte Chalonnaise 44 communes, des canton de Chagny, de Givry, de Buxy et de Mont-Saint-Vincent, peuvent proposer des vins.

Les rouges, nés du pinot noir sont d’une grande souplesse de tanins et d’une belle finesse.

Les blancs, issus de cépage Chardonnay ont des arômes de fleurs fraiches et de fruits secs.

La Bourgogne viicole

La Bourgogne viticole telle que l’a délimitée un jugement du Tribunal de Dijon de 1930 , comprend 5 grandes zones viticoles, Chablis et l’Yonne au nord, qui «encadrent» la Côte de Nuits, la Côte de Beaune, la Côte Chalonnaise et le Mâconnais.

Mais la rigueur des textes n’évoque ni le charme de ces régions, ni le talent de ceux qui font et élèvent ces vins.

De l’or au bout des ceps.

Secteur solitaire considéré comme porte nord de la Bourgogne,le Vignoble de Chablis en est aussi sa porte d’or.

Sur une superficie de plus de 2300 hectares, le vignoble de Chablis s’étend dans l’Yonne sur 20 communes autour de sa capitale Chablis.

Planté uniquement en cépage Chardonnay qui l’on nomme encore là-bas le Beaunois , ce vignoble se décline depuis 1938 en 4 appellations hierarchiques, qui correspondent à des situations, des sous-sols et des superficies totalement différentes.

Petit Chablis est qualitativement l’appellation de base. Elle est peu étendue, convrant moins de 150 hectares et du fait de l’apect dévaluant du terme petit elle est pratiquement tombée en sommeil.

Chablis est la plus grosse appellation. Sur plus de 1500 hectares elle fournit 60% de la production totale et donne des vins de couleur pâle à reflets verts, au nez très floral.

Les premiers crus couvrent pour leur part quelque 600 hectares sur les collines de part et d’autre de la rivière locale, le Serein.

Par usage et commodité, les lieux-dits qui accueillent l’appellation premier cru ont été regroupés sous 11 dénominations principales.

Les plus connues étant Montée de Tonnere, Fourchaume et Mont de Milieu sur la rive droite du Serein et Montmains, Vaillon et Côte de Lechet sur la rive Gauche.

Enfin le Chablis grand cru est la Rolls des Chablis. Nectars d’or à la robe élégante, au nez puissant, aux arômes de noix, de miel et de cette pierre à fusil qui en fait tout le charme, et à la bouche particulièrement racée, avec une grande longueur finale, ils sont au nombre de 7 qui ne portent plus le nom de Chablis, mais simplement le nom de la parcelle d’où ils sont originaires.

Ce sont Vaudésir, Les Preuses, Grenouilles, Les Clos, Valmur, Bougros et Blanchots.

Le grand défaut de leur qualité : il faut savoir les attendre …

Saint-Vincent Tournante
C’est le vignoble de Chablis qui recevra la Saint-Vincent Tournante des Chevaliers du Tastevin, le dernier week-end de janvier.

Quel bouquet

La Côte de Nuits, dans le paysage bourguignon, c’est un bouquet de couleurs, de senteurs, de vignerons…

Quel plaisir que celui d’hésiter sur le dossier et de consulter « les pièces » quand elles font 228 litres.

En effet, outre les Bourgognes, plutôt rouges que blancs, généralement produits dans la plaine et les appellations qui portent le nom des villages qui les soutendent, la Côte de Nuits offre une gamme étonnante de premiers crus magnifiques, et surtout de grands crus aux noms enchanteurs.

Un seul en partie blanc en partie rouge, le Musigny, tous les autres en rouge.

Marsannay, qui fut longtemps la « capitale » du rosé de Bourgogne est devenue aujourd’hui une appellation de Côte de Nuits, à part entière.

Fixin, produit des vins rouges charpentés et tannique de grande garde. Les premiers crus sont réputés

Gevrey, le village dont l’image colle au Chambertin, est celui qui produit l’appellation communale la plus importante en volume.

Les vins sont puissants mais élégants, souvent longs à se réveler, mais tellement beaux, quand, bien vinifiés, ils « arrivent » enfin.

Morey-Saint-Denis, possède 5 grands crus, qui ont la particularité d’avoir un nom spécifique qui est aussi une appellation contrôlée.

Chambolle-Musigny, commune de petite surface, mais de grande renommée, ne produit plus des vins aussi charpentés que ses soeurs plus au nord. On serait plutôt ici, dans la dentelle.

Outre ses grands crus, Chambolles-Musigny décline une gamme magifique de premiers crus dont le plus célèbre s’appelle Les Amoureuses.

Vougeot… c’est d’abord et avant tout son Clos fameux fondé au XXIe siècle, dont le château sert de chef d’Ordre à la confrérie des Chevaliers du Tastevins.

Mais ce serait dommage, même s’il est célèbre, par son histoire, ses 70 à 80 propriétaires différents, et bien sûr la qualité des vins, de réduire Vougeot à ces seuls 50 hectares.

Sur les 30 qui restent, profitent de très beaux premiers crus rouges comme le Clos de la Perrière, ou blanc le Clos blanc de Vougeot.

Flagey-Echezeaux, au bord du mur du Clos de Vougeot, n’a pas d’appellation qui porte ce nom.

Les grands crus s’appellent Echezeaux ou Grands-Echezeaux, les appellations communales portent l’étiquette Vosne-Romanée.

Solides, très structurés, de garde, ils ont le type bourguignon idéal.

Vosne-Romanée, berceau d’une multitude de grands crus sur son vignoble, propose des appellations communales et des premiers crus qui fleurent bon leurs grands frères, avec des senteurs de champignons et sous-bois, des notes parfois animale, voire viscérale très reconnaissables.

Nuits-Saint-Georges n’a pas de grands crus mais tire pourtant la réputation de la côte à laquelle on a donné le nom et une antériorité de presque un millénaire pour un vignoble qui s’étend au nord et au sud de la ville, jusqu’à Premeaux dont une partie du vignoble et notamment de très beaux premiers crusa droit à l’appellation.

Côte de Nuits-Villages.
Enfin, derniers bastions nuitons avant la Côte de Beaune, les villages de Premeaux-Prissey, de Comblanchien et de Corgoloin n’ont pas d’appellation propre, mais proposent comme une partie de Fixin et Brochon, au sud de Dijon, une appellation Côte de Nuits-Villages au coeur de laquelle on trouve de fantastiques rapports qualité-prix.

Parce que la qualité est au Top et que les prix savent encore être tirés.

Aucun autre des villages de la côte n’a droit à cette AOC.

Et il n’existe pas d’appellation Côte de Nuits.

Grands crus pléthore mais qualité:
La Côte de Nuits n’a pas de rival en Bourgogne quant au nombre de grands crus, summum de ce qui se fait en matière de réputation de qualité.

Il y en a 9 exclusivement rouges sur Gevrey-Chambertin : Chambertin avec une superficie de 30 ha, Chambertin Clos-de-Bèze de 15 ha, Latricières-Chambertin 7 ha, Charmes-Chambertin ou Mazoyères-Chambertin a 30 ha, Griotte-Chambertin 2 ha, Ruchottes-Chambertin 3 ha, Chapelle-Chambertin de ha, Mazis-Chambertin 9 ha.

Sur Morey-Saint-Denis, les grands crus sont 5, tous en rouge : Bonnes-mares a 2 ha, les 13 autres étant sur Chambolle-Musigny, Clos-Saint-Denis 6 Ha, Clos-de-la Roche 16 ha, Clos de Tart 7 ha, et Clos des Lambrays 8 ha.

Sur Chambolle-Musigny : Musigny a 10 ha en rouge surtout, mais une partie en blanc et Bonnes-Mares a 13 ha.

Sur Vougeot, 50 ha de Clos-de-Vougeot

Sur Vosne-Romanée : Romanée-Conti a 1 ha 81, Richebourg a 8 ha, la Romanée 0,85 ha, La Tâche 6 ha, Romanée-Saint-Vivant 9 ha, ainsi que Grands-Echezeaux 9 ha, et Echezeaux 36 ha.

De part et d’autre de la Capitale

Un vignoble de grands blancs encadré par de grands rouges, la Côte de Beaune descend de Corton jusqu’aux Maranges en passant par le Montrachet.

15 villages en Côte d’Or et quatre en Saône-et-Loire composent la Côte de Beaune qui prend au nord le relais de la Côte de Nuits de part et d’autre de Beaune la Capitale historique du Bourgogne qui lui donne son nom.

Si du côté des appellations villages, quand elles portent le nom de leur commune, des premiers crus et grands crus tout est simple, ce n’est pas toujours facile de bien cerner les autres appellations, entre le Côte-de-Beaune-Villages, leVillage-Côte de Beaune, le Côte-de-Beaune et le Beaune.

Au nord de Beaune

Ladoix-Serrigny, la plus au nord de la Côte de Beaune est une commune privilégiée. Au pied est de la colline de de Corton, elle produit des AOC Ladoix et ses premiers crus vins d’une grande souplesse en rouge et d’une belle finesse en blancs mais aussi des vins d’appellation Corton en rouge et d’appellation Corton-Charlemagne en blanc particulièrement délicats et typés.

Pernard-Vergelesses, de l’autre côté de la colline de Corton fait dans la dentelle. Son Ile de Vergelesses est l’un des plus beaux premiers crus.

Aloxe-Corton perché à mi-colline est la perle du nord de cette Côte de Beaune, avec ses Aloxe-Corton et premiers crus particulièrement charpentés aux senteurs qui renardent et ses grands crus l’un blanc, l’autre rouge qui se décline en fonction des climats, tout à fait exceptionnels et racés.

Savigny-les-Beaune plus à l’ouest dans la combe de Fontaine Froide fait dit vins qu’on dit nourrissants, théologiques et morbifuges.

S’il n’y a pas de grand cru à Savigny-les-Beaune, 17 climats sont classés en premier cru.

Chorey les Beaune dans la plaine n’a pas de premier cru, mais de beaux vins rouges, peu de blancs mais élégants et souples.

Beaune.
La Capitale du Bourgogne possède de très beaux vins qui sont assez peu connus.

Sans la vente des vins des Hospices de Beaune, ils seraient même inconnus.

Pourtant la variés de vins, à dominante rouge, sur le finage de Beaune est assez étonnante.

Souples et léger côté Savigny, ils sont puissants et tanniques côté Pommard. Les premiers crus sont des raretés.

Au sud de Beaune
Pommard qui jouxte Beaune par le sud est sans doute la plus médiatique des appellations de Bourgogne.

Très concentrés, particulièrement longs en bouche, les vins d’appellation Pommard village sont en quasi unanimité rouges.

Tout comme les premiers crus, qu’ils soient Rugiens Grands Epenots ou Clos de la Commaraine.

Volnay est une sorte d’opposé de Pommard qui lui est pourtant limitrophe.

Ses vins, dans la gamme desquelles on compte 35 premiers crus dont Les Champans, le Clos des Chène ou les Caillerets, sont d’une grande finesse, d’une délicatesse sans égal et peu corsés.

Monthelie au nord de Volnay et à l’ouest de Meursault fait mieux que vivre à la frontière des grands rouges et des grands blancs.

Le vignoble donne des vins pleins de charme et typés avec des nuances d’arômes plaisantes.

Auxey-Duresses, dans la combe à l’ouest jouxte Meursault et donne quelques blancs aux arômes de pomme golden, et des rouges aux senteurs animales.

Saint-Romain, au pied des falaises est un sanctuaire à blanc. Très sec avec des senteurs de fleurs blanches et d’agrumes, et une terre à rouges aux arômes de griotte.

Meursault.
Même si, en entrant par Volnay, on tombe » sur les rares Meursault rouges qu’on appelle Volnay-Santenots, et même si, en partant vers Puligny on quitte la commune sur les rares Meursaults rouges nommés Blagny, Meursault est sans conteste la capitale des vins blancs de Bourgogne, toutes zones confondues.

Les villages sont élégants, fins, de belle origine. Les premiers crus dont les plus connus sont Les Genevrières, Les Charmes, Les Perrières, les Gouttes d’Or etc… sont secs et moelleux, fin et gras, onctueux et longs en bouche. En tout cas à garder.

Puligny-Montrachet renoue avec les grands crus disparus depuis Corton. Des blancs archidominants sont intenses, avec des arômes d’amande et de miel affirmés. La commune partage avec Chassagne les grands crus de ce secteur.

Chassagne-Montrachet. Si le nord du vignoble est celui des grands blancs, au sud du village ce sont les rouges, superbes, très marqués et élégants qui dominent.

Saint-Aubin est le prolongement ouest de Puligny et de Chassagne. Si les rouges sont plus présents, ce sont les blancs qui s’y expriment le mieux. Notamment en premiers crus particulièrement arômatiques.

Santenay enfin, ferme la Côte d’Or viticole mais partage avec Remigny, en Saône-et-Loire un vignoble qui compte une douzaine de premiers crus bien charpentés, et aux senteurs de violette et de confiture de fraise.

Maranges est l’appellation regroupée depuis 1989 des vins produits sur les communes de Cheilly… Dezize et Sampigny-les-Maranges, au bord de la Cozanne. Les rouges sont dominants. les premiers crus font des vins typés, souples et frais.

Hospices de Beaune
La plus célèbre vente de charité du monde.
C’est en 1443 alors que le pays subit de plein fouet les effets de la guerre de Cent Ans que Nicolas Rolin, chancelier du Duc de Bourgogne, signe la charte de fondation au coeur de Beaune, d’un hopital destiné, non seulement aux malades, mais aussi aux pauvres et aux nécessiteux. L’Hôtel-Dieu était né.

Au fil des siècles il s’impose par son esprit de charité. Grâce aux dons de généreux bienfaiteurs, le domaine viticole est magnifique.

Sur Beaune, bien sûr, mais aussi sur de nombreuses communes voisines. Jusqu’à la Révolution, où l’Hotel-Dieu devient Hospice d’Humanité, les vins sont vendus à l’amiable.

Après 1794, et avec l’apparition des négociants, la vente se fait par soumission. La première vente aux enchères se fit en 1859 dans la cuverie des Hospices.

En 1924, elle fut définitivement fixée au troisième dimanche de novembre…

Rouges élégants, blancs parfumés

Rouges élégants, blancs parfumés dans une tradition de qualité. La Côte Chalonnaise fleure bon le terroir.

La Côte Chalonnaise s’étend sur 25 kms de long, entre Chagny aux portes de la Côte d’Or et Saint-Gengoux-le-National, et se situe dans le prolongement naturel des grands terroirs de la Côte de Beaune.

Dans cet environnement géologique privilégié, la Côte Chalonnaise propose une gamme très diversifiée, et particulièrement harmonieuse d’appellations régionales Bourgogne, Bourgogne, Bourgogne Passetoutgrains, Bourgogne Aligoté, Bourgogne grand ordinaire, ponctués depuis l’an passé par 5 ilots réputées puisqu’à Rully, Mercurey, Givry et Montagny, est venu s’ajouter l’an dernier Bouzeron passé du statut de Bourgogne labelisé à celui d’appellation village.

Label Bourgogne Côte Chalonnaise
La Côte Chalonnaise bénéficie de l’appellation régionale Bourgogne, pour les vins rouges, blancs et rosés.

Mais estimant qu’il était nécessaire, devant la grande diversité géographique des appellations Bourgogne que les consommateurs puissent identifier clairement la provenance de celles de leur secteur, les vignerons ont obtenu que les vins retenus par une commission d’agrément pour leur typicité puissent porter en complément du nom Bourgogne, la mention Côte Chalonnaise devenue un label.

44 communes, 11 dans le canton de Chagny, 12 dans le canton de Givry, 18 dans le canton de Buxy et 3 dans le canton de Mont-Saint-Vincent, peuvent présenter à cette commission des vins issus de leurs vignobles.

Aujourd’hui, les vins Bourgogne-Côte Chalonnaise, entrent sur les marchés avec l’un des plus beaux rapports qualité-prix que l’on puisse trouver.

Parce que le prix est des plus raisonnables, mais aussi parce que la qualité n’a plus rien à envier aux Bourgognes produits dans les finages de Côte d’Or.

Les rouges, nés du pinot noir sont d’une grande souplesse de tanins et d’une belle finesse.

Les blancs, issus de cépage Chardonnay ont des arômes de fleurs fraiches et de fruits secs.

Des villages heureux:
La Côte Chalonnaise est la terre de 5 appellations villages de très belle origine

Dans cette côte Chalonnaise, véritable colonne vertébrale des vignes de la Saône-et-Loire du nord, 5 ilots de vignobles sont classés en appellations villages avec pour certains des premiers crus.

Exclusivement blanc au nord avec l’aligoté de Bouzeron, et exclusivement blanc au sud avec le chardonnay de Montagny, le vignoble est panaché entre les deux.

Pour le plus grand plaisir des amateurs de diversité.

Bouzeron, tout au nord de l’aire de production, c’est le dernier né des villages de Côte Chalonnaise, Mais cela ne doit rien au hasard.

Bouzeron produit en effet un vin issu du cépage aligoté, l’un des plus beaux et le plus fin de Bourgogne.

Autorisé jusque là à s’appeler Bourgogne Aligoté de Bouzeron il est arrivé dans la cour des grands l’an passé. Ce n’est que justice.

A noter que c’est la seule appellation village au monde de cépage aligoté.

Rully au sud de Bouzeron est l’appellation village que portent les vignobles des communes de Rully en majorité, et Chagny et de ses terroirs, en Bourgogne on les nomme des climats qui peuvent prétendre à être classés en premier cru.

Le cépage pinot donne ici des vins rouges d’une couleur rubis pourpre élégante, aux arômes tout en finesse, ou dominent souvent le lilas et la framboise.

Rully est aussi le plus important berceau de Saône-et-Loire du Crémant de Bourgogne, vin mousseux d’appellation d’origine contrôlée élaboré dans des conditions de production très strictes, particulièrement draconiennes et surveillés.

Givry c’est 200 hectares de vignoble en production, dont la quasi totalité est plantée en pinot, le cépage des vins rouges, tandis que le chardonnay, qui fait les vins blancs, y est nettement minoritaire, même si son aptitude à vieillir donne souvent de très agréables surprises.

3 communes, Givry, Dracy-le-Fort et Jambles peuvent prétendre produire du Givry ou des premiers crus de Givry.

Givry propose des vins rouges fins, particulièrement souples, rarement très taniques, mais vifs et généreux. Dans les grandes années, il peut se garder 10 à 20 ans et prend alors des senteurs étonnantes et évoluées de fruits cuits et de pruneaux.

Mercurey.
Cette appellation communale, s’étend sur 550 hectares des villages de Mercurey et Saint-Martin-sous-Montaigu et produit des vins remarquables et remarqués, qui furent longtemps recherchés pour faire des… Chambertin.

Si la référence est prestigieuse, les vignerons de Mercurey valent mieux que de faire des succédanés de grands crus, fussent-ils prestigieux.

Ils le savent et s’y emploient. Aujourd’hui l’appellation offre une variété de villages magnifiques, et une gamme de premiers crus à faire… rougir d’envie de grandes appellations plus au nord.

En rouges, le pinot donne des vins structurés, très équilibrés, avec une grande longueur en bouche.

Des vins à laisser vieillir quelques années En blancs, le chardonnay donne aux cuvées, des arômes intenses de miel et d’acacia, avec en bouche, des senteurs secondaires d’exception.

Montagny.
Quatre communes du canton de Buxy portent les 200 hectares de vignobles de Montagny, et produisent les vins blancs issus du cépage chardonnay.

Montagny-les-Buxy qui a donné son nom au vin est à l’ouest, et regarde Buxy au nord, Saint-Vallerin est au sud et Jully-les Buxy à l’est.

Ces 4 communes limitrophes les unes des autres servent d’écrin à ce vin très clair et doré, aux reflets verts.

Car, le vignoble de Montagny, qui comporte des climats classés en premier cru, offre en fonction de l’inclinaison des terroirs, une palette enchanteresse et particulièrement… colorée de vins blancs étonnament parfumés, d’où émanent des senteurs nuancées de fougère, et de noisettes, et des arômes aux notes minérales et aux saveurs épicées.

Le Montagny, c’est un véritable bouquet de parfums, qui en vieillissant s’orne de ce petit goût de miel et de pierre à fusil si particulier qu’on le reconnaitrait entre mille.

VIN DE BOURGOGNE – Le trapèze idéal

Si Pithagore avait connu le vignoble du Mâconnais, c’est un théorème sur le trapèze idéal qu’il aurait sans doute énoncé…

Le vignoble macônnnais, tout au sud de la Bourgogne du sud est un vaste et magnifique trapèze que Pithagore, délaissant le triangle, au demeurant un peu trop réctangle aurait sans doute traduit en théorème.

Car en théorie ce trapèze qui a pour grande base la RN.6 sur les 40 kilomètres de Sennecey-le-Grand à Crêches-sur-Saône et qui a pour petite base la N.481 sur les 24 kms de Saint-Gengoux-le-National à Cluny, est une sortie de Jardin extraordinaire, pour reprendre le titre d’une chanson de Charles Trenet.

Entre mathématique pure et poésie gentille le Mâconnais est ternaire car il produit des vins rouges, rosés et blancs.

Le système d’articulation des différentes appellations Mâcon est quelque peu complexe car il faut mettre en équation les 5 crus du Mâconnais que sont Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Pouilly-Vinzelles Pouilly-Loché et Viré-Cléssé, les rouges et les rosés dénommés Mâcon, Mâcon Supérieur et Mâcon suivis du nom de leur commune d’origine.

Il faut faire la même chose avec les blancs, appelés Mâcon ou Mâcon Pinot-Chardonnay, Mâcon Supérieur, Mâcon-Villages ou Mâcon également suivis du nom de leur commune d’origine, selon des aires délimitées.

Mais,un petit verre de l’un ou l’autre après l’exercice de mémorisation remet parfaitement les esprits en place.

Mâcon rouge et rosé.
Cette appellation vient du vignoble de l’arrondissement de Mâcon, et de celui de 12 communes aux environs.

Ce sont des vins à boire jeunes, développant des arômes de fruits rouges frais avec parfois des senteurs d’épices.

Ils accompagnent à merveille les charcuteries.

Mâcon supérieur rouge et rosé.
L’étiquette de cette appellation peut porter cette mention Mâcon supérieur, ou bien le nom de Mâcon suivi du nom de la commune sur lequel il est produit.

Cela concerne les mêmes villages que ceux de l’appellation Mâcon, mais ils ne peuvent jamais s’appeler Mâcon-Villages, cette mention étant exclusivement réservée aux vins blancs.

Ce sont des vins élégants, à la robe rouge groseille, au nez fruité, souvent à dominante d’arômes exotiques.

Mâcon blanc.
Il a la possibilité de s’appeler Mâcon ou Pinot-Chardonnay-Mâcon. Il est issu de l’aire de vignoble de l’arrondissement de Mâcon, et la récolte moyenne annuelle ne dépasse pas les 3.500 hl.

Léger et très frais en bouche le Mâcon blanc fait un très bon vin d’apéritif, notamment l’été.

Mâcon-Villages.
Cette appellation peut se décliner sous deux formes : Mâcon-Villages ou celle de Mâcon suivi du nom de la commune d’où il provient.

Réservée exclusivement aux blancs issus du cépage chardonnay, et produite sur 43 communes spécifiques, cette appellation se décline de plus en plus avec le nom spécifique de la commune accolé à Mâcon.

Surtout dans le triangle d’or Viré-Lugny-Chardonnay. Pour porter la mention de la commune, il faut impérativement que les raisins en proviennent.

La route des Vins
Depuis plus de 10 ans maintenant, et à l’initiative de Fernand Bucchianeri, a été mis en place un extraordinaire maillage des 65 villages viticoles du sud de Saône-et-Loire.

Entre le Circuit du Pouilly-Vinzelles et du Pouilly-Loché qui fait 10 kms et le Circuit des Mâcon en blanc et rouge et qui passe en revue 40 communes en 84 étapes, 12 boucles parfaitement détaillées répertorient, sur 500 kms, tous les itinéraires possibles. Mais aussi les vignerons particuliers, caves coopératives et caveaux où l’on peut retrouver ces nectars.

On peut se procurer les documents à l’office du Tourisme de la Route des Vins Mâconnais-Beaujolais. 8, rue Dufour à Mâcon ou par correspondance à Solutré 71960.

Vin de Bergerac

Vin de Bergerac

tags :

Des vins qui ont de l’histoire…

Henri III, roi d’Angleterre accordait volontiers des sauf-conduits pour se fournir en barriques de vins de Bergerac
Il en allait de même de Charles de Valois, le propre frère de Philippe Le Bel

Pour se distinguer, les vins de Bergerac disposèrent, dès le XIVe siècle de l’autorisation exceptionnelle d’apposer un griffon et une tour sur les fûts, comme marque de reconnaissance.

Rabelais cite les douceurs suaves des vins produits sur le terroir de Saussignac, Michel de Montaigne aimait les blancs de Montravel, Frédéric II de Prusse faisait venir de Monbazillac son vin préféré.

Informations générales
Selon le Larousse, l’étymologie du nom Bergerac nous viens du nom d’homme Bragayrac, dérivé du gaulois braca fabricant de braies, pantalons amples chez les gaulois.

La ville de Bergerac se situe dans le département de la Dordogne au sud-est de l’appellation Côtes de Castillon, au sud de Saint-Émillion et à une soixantaine de kilomètres de la ville de Périgueux.

l’appellation englobe cent cinquante-huit communes où poussent un peu plus de dix mille deux cents hectares de vigne.

La nature des sols est semblable à celle de St-Emilion, composés principalement d’un mélange de gravier, d’argile et de calcaire.

l’encépagement est identique à celui de son voisin girondin, soit les cabernet sauvignon, cabernet franc et merlot pour le vin rouge et les sauvignon blanc, sémillon muscadelle en plus de l’ugni blanc pour les vins blancs Un officier audacieux du XVIIIème siècle, philosophe, auteur à la verve poétique, libre d’esprit et de moeurs, inspira l’écrivain Edmond Rostaing dans la création d’une comédie héroïque encore populaire de nos jours.

Son nom : Cyrano de Bergerac!

Les vins de Bergerac se déclinent en 12 AOC

On se plaît ainsi à les citer avec gourmandise, gages de saveurs, de générosité, de fraîcheur, de rondeur :

Bergerac

Rouge et rosé:
Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot Noix, Côt ou Malbec, tels sont les cépages qui définissent les AOC Bergerac rouge ou rosé.

Fins, souples et fruités, ils sont l’expression du terroir.

Dégustation
Les Vins de Bergerac rouges sont des vins fins, souples, assez fruités avec des arômes de fraises, cassis et autres fruits rouges. Faciles à boire, ce sont des vins qui peuvent être consommés jeunes entre 2 et 3 ans.

Bergerac Sec:
Ce vin blanc sec est issu de l’assemblage du Sémillon, Sauvignon, Muscadelle, Ondene et Chenin Blanc. De robe claire et brillante, frais et agréablement bouqueté, il se distingue par son attaque nerveuse et sa bonne longueur en bouche.

Dégustation
Généralement peu colorés et brillants, ces vins sont frais, agréablement bouquetés, possédant une attaque nerveuse et une bonne longueur en bouche. Ils se consomment de préférence jeunes et sont charmeurs à l’apéritif, sur les poissons ou les fruits de mer.

Rosette:
Essentiellement issue de l’assemblage de trois cépages, Sémillon, Sauvignon, Muscadelle, l’AOC Rosette est un vin blanc à la robe légèrement paillée. Moelleux, souple et rond, ce vin singulier est d’une élégance rare. II se distingue par son terroir particulier des coteaux exposés nord de la vallée.

Dégustation
Ils présentant une robe très légèrement paillée, moelleux, floraux et fruités, ils s’apprécient particulièrement sur des fruits de mer, des entrées à base de champignons ou de truffe, ou tout simplement mais pleinement, à l’apéritif.

Côtes de Bergerac:

Côtes de Bergerac Rouge:
Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot Noir, Côt ou Malbec, donnent aux Côtes de Bergerac rouge cette intense couleur sombre.

Structurés, ils présentent des arômes de fruits confits comme le pruneau.

Leur exceptionnelle structure tannique leur confère une excellente aptitude au vieillissement.

Côtes de Bergerac Blanc:
Le Sémillon est le cépage de prédilection pour ce vin à la robe dorée, qui allie remarquablement fraîcheur aromatique et rondeur en bouche.

Il peut se boire jeune mais prend en vieillissant une ampleur remarquable.

Les Côtes de Bergerac blanc se divisent en trois catégories : demi-sec, moelleux et doux, selon leur richesse en sucre.

Les Côtes-de-Bergerac moelleux:
l’appellation Côtes-de-Bergerac moelleux donne des vins blancs doux, issus des mêmes cépages qu’en Bergerac sec. Ils sont toutefois récoltés à la main tardivement en automne ce qui leur confère une plus grande richesse en sucre.

Ils offrent un certain gras en bouche, sont bien équilibrés, procurant au nez des arômes de fruits confits. La durée de conservation tourne autour de sept ans.

Montravel:

Montravel
Sémillon, Muscadelle, avec une large prédominance de Sauvignon, tels sont tes trois cépages qui participent à l’élaboration des vins de Montravel.

Les vins d’AOC Montravel sont des blancs secs. Ils sont aromatiques avec une généreuse structure en bouche.

Dégustation
Très aromatiques, veloutés en bouche tout en étant bien structurés. Ils peuvent être bus jeunes mais peuvent supporter une à deux années de vieillissement.
Haut Montravel
Le vin banc de l’AOC Haut Montravel est fin et suave, de très grande concentration. Moelleux parce qu’issu de vendanges passexillées, il peut par dérogation être liquoreux lorsque les raisins sont botrytisés (comme L’AOC Saussignac).

Côtes de Montravel
Les vins de l’AOC Côtes de Montravel sont moelleux, de grande complexité aromatique avec des notes florales.

Dégustation
Ils font merveille à l’apéritif et sur les poissons en sauce.

Saussignac:

Le vin blanc d’AOC Saussignac est né de l’assemblage du Sémillon, Sauvignon, muscadelle, Ondenc et Chenin blanc.

Ce vin ample et riche, aux arômes d’acacia, de pêche et de chèvrefeuille, développe avec le temps un bouquet généreux et complexe.

Moelleux parce qu’issu de vendanges passerillées, il peut par dérogation être liquoreux lorsque les raisins sont botrytisés comme l’AOC Haut Montravel.

Dégustation
Les vins de Saussignac sont équilibrés, souples et possèdent un arôme subtil de miel, de fleurs de tilleul et d’agrumes comme le pamplemousse.

Vinifiés en liquoreux, ce sont des vins amples, riches et gras dont les arômes floraux d’acacia se mêlent intimement à ceux des fruits comme la pêche et souvent au fin vanillé des barriques.

Très prometteurs, ils peuvent voyager dans le temps 5, 10 ans et parfois plus, mais les consommer dans leur jeunesse apporte aussi beaucoup de plaisir.

Monbazillac:

Située à moins de deux kilomètres de le ville de Bergerac, Monbazillac est une petite appellation dans le département de la Dordogne, enclavée entre les appellations de Saussignac et Bergerac.

Monbazillac produit du vin blanc moelleux, voire liquoreux.

Le terroir orienté vers le nord bénéficie de brumes matinales d’automne ce qui favorise le développement du botrytis cinerea, communément appellé pourriture noble.

Ce champignon microscopique favorise le développement des sucres naturels du raisin en permettant l’évaporation de l’eau contenue dans ce dernier.

Les cépages blancs traditionnels du bordelais servent à l’élaboration des vins.

Lorsque le vin ne répond pas aux critères de l’appellation, il est alors déclassé en Côtes de Bergerac.

Le sol argilo-calcaire apporte au vin des arômes intenses ainsi qu’une structure complexe et puissante.

La popularité des vins de Monbazillac semble s’être accrue au XVIème siècle alors que les Hollandais en fûrent de fidèles adeptes.

D’une fabuleuse couleur or qui fonce avec le temps, le Monbazillac, particulièrement élégant, est dominé par des arômes de miel, d’acacia et de pêche, agrémenté par des nuances d’agrumes et de mirabelles confits.

Dégustation
On peut déguster le Monbazillac jeune mais il gagne toujours à vieillir en cave. Un Monbazillac de 15 à 20 ans d’âge est un trésor dont il faut savourer longuement les nuances de fruits et d’épices.

Ce liquoreux atteint sa maturité au bout de 3 ans et se conserve fort longtemps, parfois jusqu’à un siècle dans de bonnes conditions de stockage.

Le Monbazillac doit être servi frais mais surtout pas frappé. La température idéale se situe entre 6° et 8°.

Naturellement, le Monbazillac dévoile tous ses charmes avec les foies gras d’oie ou de canard.

Il sait aussi se faire aimer l’instant d’un dessert léger et parfumé en compagnie d’amies de longue date, les fraises.

Mais, c’est pourtant, seul et frais, à l’heure de l’apéritif qu’il gagne à être connu. A essayer absolument ! Les millésimes remarquables en Monbazillac : 1966-67-75-82-90-95.

Pécharmant

Tous s’entendent pour dire que Pech nous viendrait du patois, signifiant colline.

Maintenant, que la colline ait été celle d’un dénommé Armand ou tout simplement charmante, les théories sont nombreuses pour retracer l’éthymologie de ce que l’on considère comme le meilleur vin de la Dordogne.

On n’y produit que du vin rouge.

Les cépages utilisés sont :
Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon, Côt ou Malbec et Merlot Noir.

Le goût incomparable du Pécharmant vient de la particularité de son sol dénommé sables et graviers du Périgord qui renferme en profondeur une couche d’argile ferrugineuse appelée Tran.

Le Pécharmant est un vin de garde de grande typicité, au charme puissant, de grande intensité aromatique.

Dégustation:
Amples et riches en tanin, ayant de la mâche, parfois même un peu sévères dans leur jeunesse, ils laissent présager de leur longévité.

En vieillissant, ils s’assouplissent et leur bouquet s’étoffe.

Ils peuvent être appréciés à partir de leur troisième année mais n’atteignent leur plénitude que vers 6/7 ans. Vins de garde, ils peuvent tenir 10 à 15 ans et parfois plus.

Leur mariage avec des gibiers, des viandes rôties, des fromages fait merveille.

La température idéale à la dégustation est de 17°.

Vin d’Alsace

Vin Alsace

tags :

VIN d’ALSACE – Un parcours enchanteur

Un vignoble vallonné, ponctué de villages fleuris.

La Route des Vins d’Alsace serpente du Nord au Sud à travers les collines du vignoble, sur plus de 170 kilomètres, au pied des pentes boisées des Vosges. Son parcours est un pur bonheur : les dessins ondulants des vignes, parfois escarpées, alternent avec des villages fleuris aux ruelles étroites et aux maisons inimitables serrées autour de leur clocher.

Les winstubs et caves de dégustation fraîches et accueillantes y disent à tout instant l’amour du vin. De nombreuses fêtes viticoles sont organisées en été et en automne. Au nord de Colmar, la Maison des vins d’Alsace présente un espace de découverte du vignoble et des vins d’Alsace ainsi qu’un grand choix de documents informatifs sur les vins d’Alsace.

Aux portes Nord (Marlenheim) et Sud (Thann) de la route des vins, des sites d’accueil et d’information présentent au public les cépages, la géologie du vignoble, le travail du vigneron…

De la route, on peut s’aventurer au coeur du vignoble et jusqu’au sommet des coteaux par de nombreux sentiers viticoles fléchés qui invitent à découvrir le travail de la vigne et la diversité des cépages.

Histoire du vignoble alsacien

Il était une fois un climat sec, baigné de soleil, et des sols particulièrement favorables à la vigne. Ces conditions exceptionnelles étaient déjà appréciées par les Romains qui l’apportèrent en Alsace lors de leurs conquêtes.

La viticulture s’épanouira ensuite sous le règne des Mérovingiens et des Carolingiens qui font grande consommation de ce vin “tonique et qui rend gai”. Avant même la fin du premier millénaire, 160 localités alsaciennes cultivent la vigne.

Au Moyen Age, les vins d’Alsace comptent parmi les plus réputés et les plus chers d’Europe. Déjà, les vignerons en assurent la renommée grâce à des règles très strictes de production et de sélection.

Mais la guerre de Trente ans interrompt brutalement cette période de prospérité. Les armes, le pillage et la peste ruinent l’Alsace. La population est décimée.

Après deux siècles encore d’épreuves et de dévastations, le vignoble alsacien renaît au lendemain de la première guerre mondiale. La vigne se reconstitue et les viticulteurs se remettent à l’ouvrage.

Ils s’intéressent à la notion d’Appellation d’Origine Contrôlée qui commence alors à s’instituer en France. Après 1945, une politique de qualité est clairement mise en oeuvre avec la délimitation de l’aire de production et la fixation de règles strictes de production.

Elle trouve son aboutissement en 1962 dans la reconnaissance de l’A.O.C. Alsace par l’Institut National des Appellations d’Origine Contrôlées suivie en 1975 de l’A.O.C. Alsace Grand Cru et en 1976 de l’A.O.C. Crémant d’Alsace.

Concordance entre mets et vins d’Alsace

Chaque vin alsacien ne s’accorde pas avec n’importe quel met. Retrouvez la liste des mets et des vins s’y accordant ci dessous :

Aperitifs
Apéritifs et cocktails : Crémant d’Alsace, Muscat d’Alsace, Gewurztraminer.

Après le repas pour finir en beauté : Vendanges Tardives, Sélections de Grains Nobles.

En dehors des repas (moment convivial, réception…) : Crémant d’Alsace, Muscat d’Alsace, Gewurztraminer, Vendanges Tardives et Sélections de Grains Nobles

Entrées froides
Salades classiques, charcuteries, oeufs : Sylvaner, Pinot blanc

Crustacés, coquillages, fruits de mer : Sylvaner, Riesling, Pinot blanc

Terrine de poisson, poissons crus (sushi) : Sylvaner, Riesling, Pinot blanc

Salades épicées (Mexique, Maroc, Inde) : Gewurztraminer

Foie-gras : Tokay Pinot Gris et Gewurztraminer, notamment en Vendanges Tardives.

Entrées chaudes
Quiches, tourtes, soufflés : Sylvaner, Pinot blanc

Escargots : Sylvaner

Asperges (en sauce non vinaigrée) : Muscat d’Alsace , Pinot blanc

Poissons
Poissons grillés : Riesling

Poissons cuisinés au beurre, à la crème : Riesling et Riesling Vendanges Tardives, Tokay Pinot gris

Poissons cuisinés avec des ingrédients plus corsés ou plus épicés : Tokay Pinot gris, Gewurztraminer

Volailles
Volailles rôties : Pinot Blanc, Riesling, Pinot noir

Volailles en sauce : Riesling, Tokay Pinot gris

Canard recettes exotiques (saveurs corsées, sucrées/salées…) : Tokay Pinot gris, Gewurztraminer

Viandes et Gibier
Viandes rouges : Pinot noir (vinifié en rouge notamment)

Gibier : Tokay Pinot gris ou Pinot noir selon la préparation

Rôti de porc ou veau : Tokay Pinot gris, Pinot blanc

Fromages
Fromages frais, jeunes, au goût peu prononcé, et fromage de chèvre : Pinot Blanc, Riesling

Fromages au goût prononcé (Munster, Pont l’Evêque, Maroilles…) : Gewurztraminer

Roquefort et Bleus, autres types : Pinot noir

Desserts
Patisseries, tartes, crèmes, mousses : Gewurztraminer, également en Vendanges Tardives

Fromages au goût prononcé, Munster, Pont l’Evêque, Maroilles… : Gewurztraminer

Roquefort et Bleus, autres types: Pinot noir

Les 7 cépages alsaciens

En Alsace, contrairement aux usages des autres vignobles français, ce n’est pas en général le terroir qui donne son nom aux vins, mais les cépages eux-mêmes.
Toujours présentés dans leur bouteille typique, la flûte d’Alsace, ils sont obligatoirement embouteillés dans la région de production.
Les vins d’Alsace sont de sûrs alliés de la gastronomie. Ils se servent frais, mais non glacés, 6 à 8 °C.
Les vins d’Alsace proviennent de 7 cépages : Sylvaner, Pinot Blanc, Riesling, Muscat, Tokay Pinot Gris, Gewurztraminer et Pinot Noir.
L’étiquette où figure l’A.O.C. Alsace mentionne habituellement le nom du cépage concerné.

Sylvaner
Le Sylvaner est un vin blanc légèrement fruité et léger. il est agréable et désaltérant et sait montrer une belle vivacité.
Ce vin accompagnera agréablement bien les charcuteries, les fruits de mer et les poissons.

Le Pinot Blanc
Tendre, délicat, alliant fraîcheur et souplesse, il représente un juste milieu dans la gamme des vins d¹Alsace.
Le Pinot Blanc pourra accompagner grâce à son extrême équilibre la plupart des mets.

Le Riesling
Le Riesling est le Roi des vins blancs secs. Ce vin gastronomique par excellence dégage un bouquet aux nuances florales et minérales. Ce vin est reconnu comme l´un des meilleurs cépages blancs au monde.
Il est incontournable pour accompagner toutes les cuisines à base de poissons et fruits de mers, de viandes blanches, et évidemment avec la choucroute.

Le Muscat d’Alsace
Le Muscat d´Alsace se distingue des Muscats doux méridionaux par son caractère sec. Très aromatique, il exprime à merveille la saveur du fruit frais.
C’est un vin idéal pour les apéritifs. Il est également recommandé avec les asperges.

Le Tokay Pinot Gris
Le Tokay Pinot gris développe une opulence et une saveur caractéristiques.
Charpenté, rond et long en bouche, il présente des arômes complexes de sous-bois parfois légèrement fumés ou floraux.
Il procure en accompagnement du foie gras un intense moment de bonheur et agrémentera avec un égal bonheur le gibier, les rôtis et les viandes blanches.

Le Gewurztraminer
Le Gewurztraminer est un vin aux multiples superlatifs, tant les sensations qu’il procure sont variées, intenses et riches. Il est le plus célèbre des vins d’Alsace. Cette véritable Star est puissante, corsée, bien charpentée et son intense bouquet développe des arômes de fleurs, de fruits et d’épices (Gewurz) au moelleux incomparable.
Ce vin est parfait à l’apéritif, ou pour accompagner les fromages corsés, les desserts, ainsi que la cuisine exotique.

Le Pinot Noir
Seul cépage en Alsace à produire un vin rouge ou rosé dont le goût fruité typique évoque la cerise, il est être élevé en barriques de chêne, ce qui ajoute à ses arômes une structure plus charpentée et plus complexe.
Ce vin frais accompagnera originalement les viandes rouges, le gibier et la charcuterie.

Vignoble alsacien

Les 3 appellations du vignoble alsacien

Des grandes régions viticoles françaises, l’Alsace a été la dernière à entrer dans le système des Appellations Contrôlées en 1962.
Présentés en flûte d’Alsace, les vins d’Alsace sont obligatoirement embouteillés dans leur région de production.

Appellation Alsace Contrôlée
C’est l’appellation de base indiquant généralement le cépage utilisé (Sylvaner, Pinot Blanc, Muscat, Riesling, Tokay Pinot Gris, Gewurztraminer et Pinot Noir).

Appellation Alsace Grand Cru Contrôlée:
Depuis 1975, 50 vignobles issus de terroirs strictement délimités par l’Institut des Appellations d’Origine ont droit à la qualification “Grand Cru”.

Seuls les 4 cépages dits “nobles” – Riesling, Muscat, Tokay Pinot Gris et Gewurztraminer sont autorisés.

Le degré minimum naturel d’alcool est de 10° pour le Riesling et le Muscat, 12° pour le Tokay Pinot Gris et le Gewurztraminer.

Appellation Crémant d’Alsace Contrôlée:
C’est en 1976 que les crémants d’Alsace ont été reconnus par l’Institut National des Appellations d’Origine. Élaborés selon la méthode traditionnelle auparavant connue sous le nom de méthode champenoise, ils proviennent généralement des cépages suivants :

Pinot Blanc, Riesling, Tokay Pinot Gris et Pinot Noir pour le rosé.

Les raisins sont récoltés au tout début des vendanges, lorsqu’ils offrent le meilleur de leur équilibre.

2 mentions complémentaires :

– Vendanges Tardives
– Sélection de Grains Nobles

En vigueur depuis 1983, ces deux mentions s’appliquent aussi bien aux vins génériques qu’aux grands crus provenant de cépages “nobles” récoltés en surmaturité lors d’années exceptionnelles.

Vendanges Tardives:
Les vendanges tardives proviennent d’un des 4 cépages “nobles” en Riesling, Muscat, Tokay Pinot Gris et Gewurztraminer récoltés en surmaturité lors d’années exceptionnelles.

Leurs richesses en sucre naturel à obtenir sont les suivantes :
Riesling et Muscat
-220g/l soit 13°,

Tokay Pinot Gris et Gewurztraminer
-243g/l soit 14,4°.

La chaptalisation est interdite.

Sélection de Grains Nobles:
Les sélections de grains nobles proviennent d’un des 4 cépages “nobles” en Riesling, Muscat, Tokay Pinot Gris et Gewurztraminer et sont obtenues par des tris successifs de grains atteints de pourriture noble la “botrytis cinerea”.

Apprendre et connaitre le vin

Apprendre et connaitre le vin

tags :

Comment déguster un vin ?

On n’a pas d’avis tant qu’on a pas goûté, disait Max Léglise. Déguster un vin, c’est tout un art mais surtout une obligation avant de se porter acquéreur du divin breuvage. Il suffit pour cela de posséder un odorat. Tous les sens doivent être en éveil car une dégustation demande calme, sérénité et concentration.

Que faut-il pour déguster un vin ?

Un verre propre lavé à l’eau claire et non au produit vaisselle qui peut transmettre une odeur particulière. Le verre ne doit pas sentir le carton où il était entreposé. Le type INAO convient parfaitement. Une bonne lumière et une nappe blanche sont également nécessaires.

Quant au dégustateur, il a deux ennemis: Le café du matin et le dentifrice. Certains professeurs en dégustation conseillent d’éviter de porter un déodorant ou un quelconque parfum.

L’examen visuel :

Ces préliminaires étant effectués, vous voilà prêt à déguster. La première étape est visuelle et débute lorsque l’on verse le vin dans le verre. c’est là que l’on remarque la fluidité du liquide. Si le vin est huileux ou graisseux, il est possible qu’il présente un défaut majeur : la maladie de la graisse.

Remplir le verre à moitié. La couleur indique l’âge du vin.

Pour les rouges, plus le vin est vieux, plus il tend vers l’orangé, l’ocre. Plus il est jeune, plus il présente des teintes brunes ou violettes.

Pour le blanc, un vin jeune offre des nuances jaune-vert tandis qu’un vin plus âgé présente des tons doré foncé.

Pour mieux examiner ces nuances, on tient le verre droit avec une lumière directe et incliné avec une lumière indirecte. c’est le moment de saisir le verre.

Il faut le tenir par le pied, le pouce dessus et les doigts dessous. Ce qui permet de tenir le vin éloigné de la chaleur de la main.

L’examen olfactif :

Après cet examen visuel vient le temps de l’examen olfactif. On commence par humer le vin dans le verre. Certains arômes se dégagent.

Ensuite, il convient d’encourager ce dégagement en faisant effectuer au vin une rotation dans le verre avec un mouvement souple du poignet. De nouvelles informations sont données.

Trois types d’arômes se distinguent : les primaires, les secondaires et les tertiaires.

Les arômes primaires sont constitués par le potentiel aromatique du raisin, ils sont fruités, cerise, cassis, groseille, etc. et floraux, pivoine, aubépine, tilleul, violette, etc.

Les arômes secondaires se développent lors de la fermentation : beurre, levure, bonbon anglais, etc. Enfin, les arômes tertiaires qui révèlent l’âge et l’ampleur aromatique. Le vin a vieilli, évolué, il est à son apogée.

Pour les blancs, ce sont des notes de fruits secs,abricot, de pain grillé, brioche, foin coupé associées à des notes minérales ou, pour les rouges, de fruits confits associés à des arômes animaux, venaison, sous-bois.

Attention à ce que le vin ne soit pas trop vieux, il pourrait être oxydé.

L’examen gustatif :

Il est temps de goûter le vin. Il faut prendre une gorgée et faire en sorte que l’ensemble du palais soit en contact avec le liquide. Cette fois, c’est la langue et la bouche qui travaillent. Là, il est possible de savoir si le vin sucré, acide ou aigre, amer, tannique ou astringent, alcoolique, gazeux.

Tout débute par l’attaque en bouche : Le dégustateur essaye de déterminer le type de vin. Les saveurs sucrées dominent à ce moment. Puis vient le milieu de bouche, c’est la dominante des acides. Reste la fin de bouche ou l’impression finale avec des saveurs amer, tanins par exemple.

Enfin, une fois le vin recraché, on peut mesurer la persistance aromatique que l’on compte en secondes ou du nom plus savant de caudalies.

Les millésimes

Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Cela permet de déguster les millésimes arrivés à maturité en attendant ceux qui doivent vieillir. La qualité d’un millésime dépend essentiellement des conditions climatiques de l’année végétative, mais souvent des dernières semaines. Selon l’année, certains vins sont bons à boire rapidement, d’autres sont à conserver. En jonglant savamment et en équilibrant les deux options on constitue une cave idéale. D’autant que des millésimes qu’on disait à garder il y a 10 ans, sont à boire dès à présent.

1980
‘ En blanc : A oublier.
‘ En rouge : Certains sont de qualité mais ils sont bien évolués aujourd’hui.
1981
‘ Année à oublier
1982
‘ En blanc : Des vins charmeurs, tendres et frais. Certains résistent. Il existe même de petites merveilles.
‘ En rouge : Des vins tendres avec beaucoup de charme. Certains pommards, cortons et autres vins de la côte de Nuits résistent bien notamment en magnum. A boire maintenant.
1983
‘ En blanc : Des vins puissants, généreux, aujourd’hui bien évolués. Quelques-uns tiennent bien et offrent à la dégustation du miellé, du grillé et des notes minérales.
‘ En rouge : Généreux et tanniques, ils présentent des arômes grillés, évolués. Seuls les meilleurs s’améliorent. Certains sont finis et d’autres pas encore prêts.
1984
‘ A part quelques rares blancs, une année qui ne laissera pas de grands souvenirs.
1985
‘ En blanc : Un millésime de charme avec des vins classiques, qui ont une très bonne évolution, à boire. Superbes en magnums.
‘ En rouge : Très bonne conservation en magnums. Une année de rêve pour le pinot noir : souplesse, finesse. Beaucoup sont déjà évolués, seuls les grands résistent.
1986
‘ En blanc : Une bonne année. Au début, des vins très bons avec des nuances miellées. Ils n’ont pas très bien tenu mais il existe toujours de belles exceptions.
‘ En rouge : Tendres et fruités au départ, ils ont connu une évolution assez difficile. On constate un manque en milieu de bouche. Ces vins possèdent de la rondeur, de l’alcool mais l’ensemble manque un peu de matière. Le final présente des tannins un peu sec. Des bonnes surprise dans les côtes de Nuits.
1987
‘ En blanc : Il reste peu de blancs de ce millésime. Ce sont des vins qui ont de la finesse et de la puissance. A boire maintenant.
‘ En rouge : Beaucoup sont déjà évolués. Des vins séduisants pour leur charme et leur délicatesse. A boire.
1988
‘ En blanc : Des belles choses avec une bonne fraîcheur, une belle acidité. Ils manquent parfois un peu d’ampleur. Des vins agréables et fins.
‘ En rouge : Très bonne année en rouges. Des vins pleins, structurés avec une forte charpente tannique. A boire dans les appellations mineures, les autres attendront .
1989
‘ En blanc : Une très grande année. Ce sont des vins que l’on peut boire. Ils possèdent beaucoup de rondeur, de gras, de richesse. Certains sont déjà évolués.
‘ En rouge : Très divers. La rondeur et la finesse des tannins signalent une bonne maturité mais une très grande diversité suivant les cuvées. Du très bon au faible.
1990
‘ En blanc : Des vins équilibrés, riches, charmeurs, plaisants. On peut les boire aujourd’hui mais ils sauront attendre. Une année de rêve.
u En rouge : Des vins équilibrés, mûrs avec de la matière, de la fraîcheur, de la finesse. Ils sont bons depuis le début. Malheureusement, il n’y en aura plus quand on voudra encore en goûter. Une année de rêve également.
1991
‘ En blanc : Difficile en blanc, notamment pour les meursault. Une année d’orage et de grêle. Ces vins manquent de netteté aromatique avec une évolution assez rapide. Mais surtout, ce millésime arrivait après le superbe millésime 1990.
‘ En rouge : Une très bonne surprise. Des vins assez colorés avec de la matière. A boire maintenant.
1992
‘ En blanc : Une belle réussite pour les blancs. Des vins qui ont du gras et de la fraîcheur avec une belle finesse. c’est une belle expression du chardonnay. A boire même s’ils ne sont pas au bout de leur maturité.
‘ En rouge : Les pluies en septembre ont contribué à donner des vins souples, légers. Des belles réussites dans la côte de Nuits. A boire.
1993
‘ En blanc : Difficiles à goûter dans leur jeunesse, ils se révèlent d’un meilleur niveau à l’évolution. Un final végétal en fin de bouche qui s’atténue avec le temps. Des vins qui ont un bon potentiel de vieillissement.
u En rouge : Une grande année, colorée et charpentée. Actuellement, ils se referment. Millésime à attendre.
1994
‘ En blanc : Des vins charmeurs, relativement tendres et frais. Ils se dégustent bien aujourd’hui.
‘ En rouge : Plus difficile. Des cuvées hétérogènes, les vins manquent un peu d’ampleur. Certainement à boire jeune.
1995
‘ Une très grande année en blancs comme en rouges.
1996
‘ En blanc : Une très grande année, peut-être supérieur à 1995.
‘ En rouge : Des vins frais, vifs, aux arômes très purs et profonds
1997
‘ Ces vins parfois trop murs, présentent une richesse et un gras intéressant. Manquant d’acidité, ils sont généralement à consommer plus rapidement que les 96.
1998
‘ Ces vins présentent un meilleur équilibre que les 97. Très frais, ils ne manque ni de fruit ni de nerf.

Les formats de bouteille

La bouteille classique = 0,75 litre
Le magnum = 1,5 litres
Le Jéroboam = 3 litres
Le Rhéoboam = 4,5 Litres
Le Mathusalem = 6 Litres
Le Salmanazar = 9 litres
Le Balthazar = 12 litres

– 1 Malolactique :
Cette opération se passe après la fermentation alcoolique.
Sous l’influence de bactéries, l’acide malique se transforme en acide lactique et en gaz carbonique.

APPRENDRE ET CONNAITRE LE VIN – SAVOIR ACHETER

Où et comment acheter son vin ?

Négoce ou propriété, caviste ou grande surface, en direct ou par correspondance…Quelles sont les meilleures adresses pour acheter son vin ?

Acheter en grande surface

En 1997, les ventes de vins de Bourgogne ont progressé de 10 %. Même s’ils sont sous-représentés par rapport à d’autres appellations, la tendance se confirme. La présence des distributeurs dans la vente des vins de Bourgogne est un signe annonciateur de cette tendance. l’achat en grande surface est souvent celui du néophyte.

Comment l’appréhender ?

Il convient d’éliminer quelques idées fausses : Si un vin est vendu moins cher, ce n’est pas parce qu’il est moins bon ou plus mal conservé : certaines grandes surfaces ont des rayons climatisés et des armoires à vin. Toutefois, il vaut mieux faire attention à ce que les bouteilles ne soient pas debout sous un néon, et ce même si la rotation des stocks est importante. Enfin dernière idée à s’enlever de la tête : négoce = mauvaise qualité.

Le négoce, à la différence de la propriété, peut fournir aux grandes surfaces un volume constant et important, ce qui explique la présence plus importante du négoce en grande surface. Les volumes, la faiblesse des marges et souvent l’achat en primeur sont des éléments qui contribuent à créer des différences de prix.

Acheter chez un caviste

Chez un caviste, le service se révèle bien sûr personnalisé. Au consommateur d’élire son caviste favori en fonction de sa personnalité. Il est nécessaire d’avoir des atomes crochus avec lui puisque son magasin n’est achalandé que par ses propres goûts.

Ce n’est pas pour le grand classique des vins que l’on se rend chez un caviste mais pour des petites trouvailles, pour des bouteilles difficiles à obtenir par un autre voie.

Ainsi, le caviste peut proposer des bouteilles qui ne sont même plus disponibles chez le producteur en rupture de stock. Comme ce type de produit se trouve rarement en grande quantité, il n’intéresse pas la grande distribution.

Ce service personnalisé a un coût, mais, globalement, les cavistes pratiquent des prix raisonnables et ont l’avantage d’offrir une large gamme. Le service est sur mesure et c’est au client à bien exprimer ses désirs. La qualité de l’accueil se base sur la qualité de l’écoute. le caviste y a tout intérêt car c’est ainsi qu’il se constitue une clientèle fidèle.

Acheter chez un négociant

Une autre source d’achat de vins est possible : les négociants. En réalité, ces derniers vendent davantage à des professionnels, des courtiers ou des importateurs que des particuliers. Cependant, il se peut que la patte d’un négociant, entre tous, vous plaise. En ce cas, la vente se fait par caisse. l’approvisionnement en millésimes plus anciens que chez le producteur ou dans les grandes surfaces est un avantage non négligeable.

Acheter chez un propriétaire

Après avoir dégusté, à la table d’un restaurant, un vin qui vous a beaucoup plu, n’hésitez pas à relever l’adresse du producteur mentionnée sur l’étiquette de la bouteille.

Avant la visite, une prise de rendez-vous au téléphone est appréciée ; elle permet, entre autres, une préparation de la dégustation, l’ouverture de bouteilles quelque temps auparavant si le vigneron estime que la dégustation n’en sera que plus optimisée. Une fois encore, le vin est vecteur de communication, de convivialité.

Aussi une visite à la propriété demande de votre part toute votre attention et votre concentration pour poser vos questions sur l’élaboration du vin, sa possibilité de garde tant qu’il en est temps.

Ce n’est pas évident de goûter du vin en cave quand on en n’a pas l’habitude, mais essayez de vous fier à votre goût sans vous laisser influencer par ce que vous avez lu ou entendu sur tel millésime alors que présentement vous l’aimez?

Les groupes d’achat et les clubs

Parce que l’amateur de vin cherche à obtenir des prix proches des professionnels, il se regroupe avec d’autres. Si l’initiative individuelle est alors à bannir, une règle commune doit régir les relations afin qu’aucun problème d’argent ne les ternisse. Cela dit, si vous pouvez stocker vos achats, les commandes groupées sont avantageuses au niveau des prix. Il est même possible dès lors de réserver du vin en primeur beaucoup moins cher car commandé dans de grandes quantités.

Sur Internet :

En ce qui nous concerne nous avons fait confiance à un caviste qui s’occupe de notre cave à merveille et nous n’avons eu que des compliments des internautes qui nous ont fait confiance.

Constituer sa cave

Un aventure parce que cet acte n’est pas simplement l’acquisition d’un breuvage, fût-il un grand cru, c’est la rencontre des deux grands mythes de l’histoire de notre Civilisation , l’Homme et le Vin.

Car qu’on le veuille ou non, il y a longtemps que In Vino Véritas, et que le vin est la seconde conscience de l’Homme. Celle qui ne peut pas mentir.

Dès lors, à l’heure où vous mettrez sur table le fruit de vos recherches, le résultat de vos trouvailles, vous dévoilerez à vos invités votre vraie personnalité.

A l’image de la langue d’Esope vous serez alors le pire ou le meilleur des hommes, car le choix de vos vins, la place que vous leur ferez à votre table, révéleront votre sensibilité et diront clairement si vous avez Bon goût.

Partager le vin
Parce qu’on sélectionne ses vins selon son propre tempérament, parce qu’on achète selon ses moyens et à sa mesure, parce qu’on gère ses stocks à leur rythme de maturité et qu’on choisit d’ouvrir ses bouteilles en fonction du moment à célébrer, créer sa cave, même si aujoud’hui littérature et conseils foisonnent, c’est toujours un exercice solitaire.

Un peu comme un chef d’orchestre qui décide des musiques qu’il va diriger.

Il faudra des vins du quotidien, qui ne soient pas forcément ordinaires, des vins du dimanche, puis, plus rares des vins de fêtes.

Enfin, plus exceptionnels des vins pour les grands évènements de la vie.

Comme autant de partitions variées, car on ne peut pas entendre toujours que du Wagner.

Etre amateur de vin, au sens premier du mot amateur celui qui aime, et sélectionner, achèter, garder et organiser ses trouvailles, c’est rejoindre le vigneron qui a bichonné sa vigne, fait et élevé ses vins avec soin et amour.

Et, c’est être l’ultime maillon de cette grande chaîne d’union qui conduit à ce que l’homme a de plus beau en lui, le partage.

Car, s’il existe chez les professionnels, amenés à devoir déguster seuls, il ne peut y avoir et il n’y a pas d’Hédonisme en matière de vin pour les amateurs.

Le plaisir solitaire en la matière mène tout doit à l’alcoolisme.

Partager le vin, c’est plus qu’un simple exercice gustatif, c’est un véritable symbole.

C’est prendre place dans la civilisation qui a généré la vigne cet arbre de la Connaissance, c’est permettre au breuvage qui a vieilli dans le noir et loin des Hommes d’accéder à la Lumière, et d’accomplir le mystère pour lequel il a été créé.

Partager le vin, ce ne peut donc être qu’avec des amis choisis, des Connaisseurs, voire des Initiés.

C’est un art de vivre:
Créer une cave, on l’aura compris ce n’est donc pas simplement empiler des bouteilles, fussent-elles bien compilées et bien rangées, ce n’est pas non plus rechercher avec orgueil les étiquettes les plus prestigieuses juste pour le prestige et pour en mettre uniquement plein la vue.

C’est encore moins stocker des lots de bouteilles rares pour les revendre plus tard en spéculant sur la montée des prix et sans jamais les ouvrir.

Ce n’est pas uniquement tenter de faire des coups de commerce au gré des opportunités et des hasards.

Ce n’est pas, enfin collectionner des raretés qu’on n’ouvrira pas, comme d’autres ne lèveront jamais les couvercles de leurs boîtes de papillons de peur que la lumière ne fasse passer leurs couleurs.

Créer sa cave, ce n’est pas non plus faire le naïf qui va au gré du vent, mais c’est assumer la synthèse de tout celà à la fois, en écrêtant les extrèmes, fétichisme d’un côté, affairisme de l’autre, pour accéder à une certaine sagesse.

Parce que c’est prendre la mesure de soi-même en étant capable de donner ce qu’on a de meilleur… aux autres.

Etre ni «ringard» ni «âne savant»

Le vocabulaire du vin est important. Mais délicat. Il convient d’être suffisamment actuel pour ne pas sembler ringard et encore traditionnel pour ne pas faire âne savant.

Parler du vin. Parler le vin est une chose importante dans la démarche de l’amateur.

Il devra savoir actualiser son vocabulaire sans jamais vouloir donner de leçons.

Quand on déguste, par exemple, il faut déterminer les arômes de manière gustative en fonction du vin qu’on a dans la bouche, en non pas réciter, en fonction d’une mémoire strictement intellectuelle, les arômes censés se trouver dans l’étiquette.

De A à Z, les mots importants d’ une liste non exhaustive du dictionnaire du vin de Bourgogne et du Beaujolais sont:

A comme…

Accrocher : un vin astringent prend à l’intérieur des gencives. On dit qu’il accroche.

Acidification : Action autorisée en dehors du sucrage et réglementée qui consiste a ajouter de l’acide tartrique déjà présent dans le vin pour acidifier un vin un peu mou.

Alcool : C’est l’élément qui détermine la puissance d’un vin.

Animal : Expression qui désigne des arômes fauves de fourrure, de cuir de venaison, de musc voire de gibier.

Aromatique : Un vin exaltant et pénétrant qui embaume.

Aspect : On dit aussi couleur ou robe. Il donne l’image du vin. Il doit être brillant et limpide.

Astringent : Riche en tanin, le vin provoque le resserrement des muqueuses buccales.

B comme…

Bi-sulfite : Solution sulfureuse que l’on met à petite dose pour éviter l’oxydation du vin et qui se dissout dans celui-ci.

Bois : Vin qui a vieilli en fût neuf. Peut être agréable si la durée a été bien cernée. Peut être plus dur dans le cas contraire. Le dégustateur et critique américain Parker aime les vins au boisé fort. Ses détracteurs disent qu’ils sont «parkerisés».

Bouchon : Goût de liège caractéristique. Souvent quand une bouteille couchée a été mise debout un moment avant d’être recouchée. le bouchon a séché. Et le contact nouveau avec le liquide communique ce goût. Au restaurant, ne pas hésiter à faire changer la bouteille.

Bouquet : Arôme du vin

C comme…

Caramel : Goût de sucre cuit et parfois brûlé. Pas forcément un mauvais goût.

Cépage : Variété de raisin.
La Bourgogne utilise en majorité le Chardonnay, le pinot blanc rare, l’aligoté et le Sauvignon VDQS de Saint Bris dans l’Yonne pour ses blancs, le Beaujolais et le chardonnay.

Pour les rouges, le cépage de Bourgogne est le pinot noir à jus blanc et le gamay pour les Mâcons rouges.

Le Beaujolais est exclusivement en gamay.

Chaptalisation : Action autorisée mais réglementée et limitée en quantité qui permet le sucrage du vin. Dans la fermentation le sucre se transforme en alcool

Charpenté : Un vin équilibré et harmonieusement constitué entre ses différentes composantes.

Climat : Parcelle de terre délimitée qui produit des vins d’appellation spécifique.

Corsé : un vin riche en alcool.

Couleur : C’est l’oeil du vin. Elle se décline en fonction de… la couleur. Rubis et grenat sont plutôt des vins jeunes. Orangé et pelure d’oignon sont plutôt des vins vieux.

Court : Vin dont l’arrière goût appelé rétro-olfaction disparaît rapidement.

Cru : Délimitation d’un terroir produisant des vins dont les caractères sont spécifiques et constants en fonction du climat et du cépage.

Cuvée : Assemblage de vins spécifiques.

D comme

Déséquilibré : Vin qui manque d’harmonie gustative.

E comme

Elégant : Vin aux parfums délicats et à la bouche harmonieuse.

Epicé : Sensation olfactive qui rappelle le poivre et les épices.

F comme

Fermé : Vin dont les senteurs au nez ne sont pas encore développées.

Fine : Alcool fort issu de la distillation des lies du vin.

Finesse : Vin qui frise la perfection totale.

Fondu : Impression que les arômes diverses se fondent dans une même expression.

Franc : Un vin franc de goût n’a pas d’odeur indésirable au palais.

Fruité : vin aux arômes rappelant les fruits.

Fût : Goût donné par un tonneau mal rincé. ne pas confondre avec le goût «boisé» qui peut être agréable.

G comme…

Glycérol : Trialcool naturellement présent dans le vin et qui apporte beaucoup de souplesse et d’onctuosité.

Gouleyant : Vin frais, léger et très agréable qui remplit bien la bouche.

Gras : Vin onctueux riche en alcool et en glycérol naturels.

H comme…

Harmonie : Equilibre des constituants du vin.

J comme…

Jambe : Trainées qui apparaissent sur les parois d’un verre pour évaluer le sucre et l’alcool d’un vin.

L comme…

Léger : Vin à teneur alcoolique faible, mais fin et harmonieux.

Lie : Résidu de fermentation du vin quand on le tire du fût. Excellent pour la cuisine.

Long : Sensation de persistance en bouche.

M comme…

Mâche : Vin qui a de la consistance et qui prend aux papilles.

Marc : Alcool fort issu de la distillation des grappes et peaux du raison que l’on appelle la gène, ou encore le… marc.

Moelleux : Vin qui contient encore des sucres résiduels. Ou qui donne l’impression d’en contenir.

Mousse : apparition caractéristique de bulles dans la fermentation des vins effervescents.

N comme…

Net : Vin franc de goût.

Nez : Caractéristique des arômes «hors bouche».

Nouveau : Vin qui n’a pas un an.

O comme…

Onctueux : Vin moelleux ou avec un peu de sucre résiduel.

P comme…

Parfum : Odeur ou arôme d’un vin.

Peau d’Orange : Vin qui au vieillissement prend une couleur légèrement orangée.

Pierre-à-fusil : Arôme typique de certains vins blancs provenant de terroirs siliceux ou silico-argileux.

Puissant : Vin plein de vivacité et de fraîcheur. généralement apte à bien vieillir.

R comme…

Racé : vin distingué, élégant et généralement caractéristique de sa provenance.

Rond : Vin plein de finesse, sans aspérité et souple.

Robe : Couleur du vin

S comme …

Sec : Vin qui ne contient pas de sucres résiduels encore en fermentation.

Souple : Vin agréable sans beaucoup de tanins.

T comme…

Tendre : Vin léger et coulant

Terroir : L’un des trois facteurs déterminants du vin avec le cépage, les conditions climatiques et le vigneron. Parcelle délimitée, avec un sous-sol propre, le terroir influe sur la composition du vin.

Tranquille : Vin non effervescent.

Tuilé : Vin qui au vieillissement prend une couleur «tuile» ou brique.

V comme…

Vert : Vin qui provient de raisins pas suffisamment mûrs.

Jambon de Bayonne

tags :

JAMBON DE BAYONNE – HISTOIRE

La légende dit qu’au XIVe siècle, Gaston Phoebus, Comte de Foix, partit chasser le sanglier sur ses terres béarnaises lors d’une rude journée d’hiver. Il réussit à blesser la bête mais ne retrouva pas sa trace. Quelques mois plus tard, alors que l’été était revenu, il retrouva l’animal mort, parfaitement conservé. Le corps du sanglier, tombé dans le lit desséché d’une rivière, était recouvert de sel, naturellement présent dans les cours d’eau de la région. La viande fut goûtée et appréciée par tous, et plus particulièrement la cuisse. Cette anecdote permit aux habitants de conserver la viande de porc et de sanglier dans le sel, qui ne manquait pas dans la région de Salies.

On peut aussi apercevoir sur le portail de la Cathédrale de Ste-Marie d’Oloron des sculptures du XIIe siècle représentant des sacrifices de porc et de gros jambons. Ce n’est donc pas précisément à Bayonne qu’apparurent les premiers jambons. Mais la cité basque, forte de l’intense activité de son port, permit d’exporter le jambon et d’en assurer la promotion.

Le jambon de Bayonne devient une référence gastronomique. Rabelais lui ouvre les portes de la littérature, les rois de France, d’Henri IV à Louis XIV, s’en délectent. Même la Révolution épargne le précieux jambon.

JAMBON DE BAYONNE – SAVOIR ACHETER

L’origine de l’appellation du jambon vient du lieu de sa commercialisation : c’est en effet par le port de Bayonne qu’étaient expédiés à l’étranger les jambons.

En réalité, le Jambon “de Bayonne” est le produit d’une région : le Bassin de l’Adour. Les conditions géologiques et climatiques sont particulièrement propices à la salaison du jambon. Le climat du Bassin de l’Adour est fait d’alternance de temps sec sous l’effet du vent du sud “foehn” et d’humidité en provenance de l’Océan Atlantique. Il s’exerce entre mer et montagne, au bord de l’Atlantique et au pied des Pyrénées. Les fortes amplitudes hygrométriques entrainent par alternance, une déshydratation et une réhumidification du jambon. Ce climat particulier permet d’affiner doucement le Jambon de Bayonne, ce qui lui confère son moelleux caractéristique.

Offert par la Ville de Bayonne à ses hôtes royaux dès le Moyen-Âge, le jambon de Bayonne reste aujourd’hui une des grandes spécialités de la région, consommé très couramment autant par les habitants du pays que par les visiteurs et touristes qui sacrifient facilement au rite de sa dégustation. La pérennité de cette gourmandise inséparable des parlers sonores de la région semble assurée par la volonté de défendre le label contre la concurrence des productions industrielles. Seul le jambon produit dans la région de Bayonne peut se prévaloir de l’appellation “Jambon de Bayonne”.

La qualité de la viande est primordiale. Le jambon est salé à un pallier de température été comme hiver assez bas et entreposé dans des séchoirs qui doivent présenter des conditions idéales du taux d’humidité. Il est normalement séché pendant au moins 9 mois afin que la viande ait le temps d’atteindre son goût caractéristique. Le séchage est très important et il n’y a que le temps qui fait la qualité d’un bon jambon. Il est ensuite rougi au piment d’Espelette.

JAMBON DE BAYONNE – ASTUCES ET RESTES

Le jambon ne fait que peut de reste, mais la couenne du porc rendra de grands services dans certaines cuissons. C’est ainsi que l’on ajoutera aux oeufs frits, au plat, en omelette, coupée en petits morceaus. On le rajoutera également aux sauces ou aux riz. Le talon qui restera à la fin peut être utilisé dans la cuisson des haricots blancs, des lentilles et de tous les légumineux. Enfin on peut le rajouter au jus d’un pot au feu.

Radicchio

Radicchio

tags :

RADICCHIO – HISTOIRE

Le radicchio est une variété de chicorée rouge originaire du nord de l’Italie, de la province de Veneto. Il ajoute une note croquante et colorée aux salades, puisque sa saveur est passablement amère, il convient de le combiner à d’autres laitues pour l’apprécier pleinement. Rechercher un radicchio à la base ferme et aux feuilles compactes, bien colorées et sans décoloration brunâtre à leur pointe.

Le radicchio ressemble à un chou mais il est moins pommé et ses feuilles sont plus tendres. Ses feuilles lisses et lustrées, sont nervurées de blanc ou de rouge. D’abords vertes, elles rougissent à mesure que la température fraichit. Au moment de la récolte leur coloration varie du rouge foncé éclatant au rose selon les variétés. Dans certaines variétés les feuilles restent vertes malgré le froid ou ne sont ornées que de petites taches roses ou rouges. Le radicchio peut avoir la taille d’une laitue ou d’une endive. Sa saveur est légèrement amère.

RADICCHIO – CUISINE TRADITIONNELLE

En salade :
Avec des coeurs de palmier et une vinaigrette à la framboise.

Avec du feta et une vinaigrette aux fines herbes
avec légumes verts, roquette, endive, huile d’olive, vinaigre balsamique, copeaux de parmesan.

Au Painted Table à Seatle, on sert le radicchio avec des steaks de thon et de la sauce gribiche.

Wolfgang Puck le sert avec du fromage de chèvre, le tout arrosé de vinaigrette, huile d’olive, vinaigre de sherry, moutarde de Dijon, sel, poivre et estragon.

Radicchio cuit comme en Italie :
En Italie la chicorée rouge est souvent consommée cuite. Elle perd alors sa couleur caractéristique. Elle est incorporée dans le risotto al Champagne : Riz Abrorio sauté au champagne avec radichio, champignons et parmesan.