Vin de Pouilly sur Loire

Vin de pouilly sur Loire

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VIN DE POUILLY SUR LOIRE – HISTOIRE

Pouilly Fumé a un parfum peu commun pour un vin blanc sec: des arômes puissants de musc et de fumé.

Pouilly sur Loire est un vin différent, produit sur le même terroir, mais avec du cépage Chasselas. Il est à boire jeune.

Quand le phylloxera détruisit toutes les vignes il y a deux siècles, les vignerons les remplacèrent par du Sauvignon et donnèrent naissance au Pouilly Fumé.

Aujourd’hui, Pouilly sur Loire représente moins de 5% de la production de Pouilly.

Pouilly est très proche de Sancerre, juste de l’autre coté du fleuve.

Cependant les ceux vins sont bien différents. Pouilly Fumé semble plus épais, plus profond et plus structuré.

Informations sur le vin de Pouilly Fumé:

Appellation Pouilly Fumé Controlée

Situation: Le terroir le plus à l’Est de la vallée de la Loire, à l’est de Sancerre et Bourges.

Lieu: Pouilly sur Loire, Saint Andelain, Tracy sur Loire, etc

Sol: Calcaire, Argilo-calcaire

Superficie: 850 ha

Production: 6 million de bouteilles

Vin blanc uniquement!

Cépages: Pouilly Fumé: Sauvignon

Pouilly sur Loire: Chasselas

Type de vin: Vin blanc sec et épais

Age: 1 à 5 ans

Millésimes: recommandés 2003

Arômes: Fumé Genêt Acacia

Déguster avec: Saumon Poulet Veau

Apéritif

Fromage: Crottin de Chavignol

Visite de Pouilly

Pauliacum Super Fluvium Ligerium est à l’origine un domaine gallo-romain. Son nom provient soit d’un éventuel fondateur, soit d’une déformation du mot celte pol signifiant lieu humide.

C’est dans ce milieu naturel privilégié façonné par la Loire, qu’ont été implantées les premières vignes, probablement au VIIIème siècle.

Depuis, Loire et Vignoble sont intimement liés…

C’est autour de ces deux éléments que s’est organisé l’essor de la ville…

La voie romaine

Longeant le fleuve, la voie romaine, identifiable à son chemin pavé, descend droit sur Pouilly au coeur du vignoble et traverse la cité.

Cette voie est un vestige de la route très ancienne mise en place par l’administration romaine qui, longeant la rive droite du fleuve, conduisait de Roanne à Orléans.

Les murs de la ville

Au Moyen Âge, Pouilly possédait une enceinte de forme rectangulaire, à l’intérieure de laquelle s’est développé le bourg. De forme rectangulaire, l’enceinte était marquée à ses angles nord-est et sud-est par des tourelles et défendue par le château seigneurial.

Le bourg de Pouilly garde d’ailleurs le souvenir de l’organisation logique et orthogonale des rues. Le clos des Chaumiennes est le seul clos qui subsiste…

Le clos des Chaumiennes

Le clos indique une propriété vigneronne entourée de murs, par opposition à un climat, qui est un champ ouvert.

Le vignoble de Pouilly est, en effet, un vignoble ouvert : les vignes n’y sont pas closes, chaque propriétaire disposant de plusieurs parcelles dans des “climats” différents. Sauf à l’intérieur de la ville, où sur le coteau dominant la Loire, se suivaient plusieurs clos.

Le vieux château

Depuis une petite rue longue et étroite montant depuis les bords de Loire jusqu’au centre bourg, se discernent les vestiges de l’ancienne forteresse médiévale qui faisait partie des défenses de la ville sur la Loire.

L’origine du château remonterait à l’époque carolingienne.

A la fin du XIème siècle, il constitue la propriété des Bénédictins de La Charité-sur-Loire, devenus seigneurs temporels de Pouilly par suite du don que leur avait fait Humbault le Blanc avant de partir en croisade.

Le château a beaucoup souffert de la guerre de Cent Ans et des luttes opposant catholiques et protestants.

Ruiné et rebâti à plusieurs reprises, il a été réédifié une dernière fois en 1651.

A la Révolution, le château devient un bien national. Il est acquis, au début du XIXème siècle par la famille Lafond, qui avait pris possession quelques années auparavant du château du Nozet.

L’Eglise Saint-Pierre et le Vieux Château. Photo de l’OT.L’Église Saint-Pierre

Consacrée en 1120, l’Eglise Saint-Pierre est reconstruite au début du XIIIème siècle.

Puis, comme le château voisin, elle est endommagée pendant les guerres de religion et rebâtie à plusieurs reprises.

L’Église est en grande partie reconstruite à la fin du XIXème siècle et inaugurée en 1889.

Demeurent toutefois quelques éléments des édifices précédents, comme la tour clocher datant de la première moitié du XVIème siècle (IMH 1971).

La chapelle de Lorette

Construite hors les murs de la ville, la chapelle Notre-Dame-de-Lorette a progressivement été entourée par les sépultures du cimetière, et ce depuis 1750.

Ce bâtiment, rare édifice de ce genre dans la Nièvre, est remarquable par sa façade de style Louis XIII. Le portail classique en plein cintre est logé entre deux pilastres supportant un fronton triangulaire sur lequel on lit: Si l’amour de Marie en ton coeur est gravé en passant ne t’oublie de luy dire un Ave.

Les quais et le pont de Loire

Pour faciliter le commerce du vin avant l’arrivée du train, les habitants de Pouilly ont entrepris des travaux dans le lit de la Loire pour empêcher qu’elle ne s’éloigne trop des murs de la ville. Ainsi, le XIXème siècle est marqué par la réalisation d’un port avec quais maçonnés et gare d’eau.

Puis, à partir de 1899 est entreprise la construction du pont métallique.

Le village des Loges
Le hameau des Loges possède encore quelques maisons vigneronnes datant du XIXème siècle. Elles sont reconnaissables par la présence d’un escalier enjambant la cave et permettant d’accéder au rez-de-chaussée.

Dans cette région viticole, une grande importance était en effet accordée à la cave : celle-ci était bâtie en premier, et l’habitat surélevé en fonction des contraintes de cette dernière. Ainsi, la cave semi-enterrée permettait une bonne conservation du vin.

Vue de Pouilly-sur-Loire depuis le vignoble la surplombant. Photo de l’OT.Se divertir

Pendant l’été, des visites de ville sont organisées par l’Office de Tourisme.

Laissez-vous conter l’histoire de cette petite cité au fil des rues pouillyssoises…

la ville ancienne, les quais de Loire…

En savoir plus sur les animations proposées par l’Office de Tourisme…

Les balades natures du Pavillon du Milieu de Loire vous mèneront à la découverte de la “Loge aux Moines”, du hameau des Loges, et du savoir-faire des vignerons…

En savoir plus sur les animations proposées par le Pavillon du Milieu de Loire…

En savoir plus sur les activités et loisirs…

Renseignements et liens utiles
Office de Tourisme
61, rue Waldeck Rousseau
58 150 Pouilly-sur-Loire
Tel : 03 86 39 03 75 / Fax : 03 86 39 18 30
pouillysurloire@aol.com

Pavillon du Milieu de Loire
17, quai Jules Pabiot
58 150 Pouilly-sur-Loire
Tel : 03 86 39 54 54 / Fax : 03 86 39 54 55
pavillon.pouilly@wanadoo.fr

VIN DE POUILLY SUR LOIRE – VERTUS

Ces commentaires de dégustation de vins ne traduisent que mon appréciation personnelle. Il faut les considérer comme des indications et non comme des jugements définitifs. La dégustation est loin d’être une science exacte… Je ne fais pas figurer ici les vins goûtés dans les salons ou lors de dégustations diverses: les bouteilles ci-dessous ont été bues à table. Les vins sont généralement carafés une heure.

Pouilly-fumé
L’aire de production du pouilly-fumé est commune avec celle du Pouilly-sur-Loire. On retrouve les même 3 types de terroirs qu’à Sancerre, juste de l’autre côté du fleuve: les calcaires, les marnes et les silex.

Le niveau de qualité chez les meilleurs vignerons est tout à fait équivalent à celui atteint par les meilleurs vignerons de Sancerre.

L’appellation pouilly-fumé ne concerne que les vins blancs à base de sauvignon, cépage aussi appelé “blanc fumé” du fait des arômes de pierre à fusil (ou fumé, ou silex) qu’il peut développer sur ces terroirs.

Note: Il ne faut bien entendu pas confondre cette appellation avec le pouilly-fuissé, qui est une appellation de Bourgogne (du mâconnais).

Etiquette Didier Dagueneau – Silex
* * * * > Didier Dagueneau – Silex 2002
Pouilly-fumé

Très beau nez, complexe et minéral, d’agrumes, de fruits jaunes et exotiques avec de légères notes fumées. On retrouve cette grande complexité en bouche, une richesse aromatique toute en finesse. Le vin est bâti sur une superbe minéralité, élégante et gracieuse. De grande longueur en bouche, ce n’est absolument pas un vin tapageur, mais un vin tout en subtilités et en harmonies, montrant une grande perfection dans tous les aspects du vin. (10/04)
Prix : E+

Etiquette Domaine Serge Dagueneau & Filles
* * * * > Domaine Serge Dagueneau & Filles 2001
Pouilly-fumé – Florence & Valérie Dagueneau

Nez modéré d’agrumes, de bourgeon de cassis, avec des notes minérales et de fruits. En bouche, c’est un vin très vertical, construit sur une belle minéralité, plutôt élégante. Une superbe construction sur laquelle vient se greffer une matière fine et assez tendue. C’est un très beau vin. (10/03)
Prix : C
Note: Serge Dagueneau est l’oncle de Didier Dagueneau.

Etiquette Jean Dumont – La Grande Pièce
* * Jean Dumont – La Grande Pièce 2002
Pouilly-fumé

Nez modéré d’agrumes. Bonne attaque mais milieu et fin de bouche montrent une faiblesse et semblent moins précises. (12/03)
Prix : A+

Etiquette De Ladoucette
* * * > De Ladoucette 1998
Pouilly-fumé
– (08/00)
Prix : B

Etiquette Didier Pabiot
* * * > Didier Pabiot 1999
Pouilly-fumé

Couleur plutôt claire, très limpide. Joli nez mais assez discret. Beau développement en bouche, assez fin, équilibré, de bonne puissance aromatique. Vin assez discret mais agréable.(10/01) (11/01)
Prix : A+

Etiquette Domaine Michel Redde Et Fils – La Moynerie
* * > Domaine Michel Redde & Fils – La Moynerie 2001
Pouilly-fumé – Thierry Redde

Nez d’agrumes. La bouche est plutôt bien faite, bien équilibrée et moyennement puissante. (06/04)
Prix : B+

Etiquette Château de Tracy
* * * > Château de Tracy 2000
Pouilly-fumé

Nez discret à modéré, peu typé sauvignon traditionnel, floral et agrumes, bien mûr. Bel équilibre en bouche, l’acidité est bien intégrée. Bonne puissance aromatique qui semble un peu retenue. Belle pureté et maturité. (11/02)
Prix : C

Vin de Nuits Saint-Georges

Vin de Nuits Saint-Georges

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VIN DE NUITS SAINT-GEORGES – AOC

La latitude élevée de la Côte de Nuits ne permet pas une grande précocité de la vendange.

Par contre, son exposition parfaite à l’est lui donne l’aptitude de produire des vins rouges prestigieux.

Les vins d’A.O.C. Nuits-Saint-Georges sont produits sur des terroirs délimités sur les communes de Nuits-Saint-Georges et Premeaux-Prissey.

Les sols de formation jurassique sont essentiellement argilo-calcaires.

Productio:
Classée en A.O.C. e, 1934, l’appellation Nuits-Saint-Georges couvre

* 165 ha en A.O.C. Nuits-Saint-Georges dont 12 ha sur
Premeaux-Prissey.
* 140 ha en A.O.C.Nuits-Saint-Georges 1er cru dont 62 ha sur
Premeaux-Prissey.

La récolte moyenne s’élève à :

* 7 052 hl en A.O.C.Nuits-Saint-Georges rouge
* 5 400 hl en A.O.C.Nuits-Saint-Georges 1er Cru
* 60 hl en A.O.C.Nuits-Saint-Georges 1er Cru blanc

Cépages:
Les vins rouges de Nuits-Saint-Georges sont produits par un cépage unique, le Pinot Noir. Les quelques vins blancs sont issus de cépages Chardonnay, ou Pinot Blanc.

Caractère des vins:
Les vins rouges de Nuits-Saint-Georges ont presque toujours une couleur intense et sombre Les arômes sont puissants et complexes : ils mêlent à la fois la cerise, le cassis, la fourrure, la truffe et souvent les épices.

Les vins de Nuits-Saint-Georges sont parmi les plus tanniques de Bourgogne.

l’harmonie tannin et rondeur en fait des vins corpulents et solides.

Conservation:
Leur forte structure garantit à ces vins une longue garde.
En années moyennes, les vins de Nuits-Saint-Georges s’épanouissent entre 5 et 10 ans. En grandes années, leur tenue en cave, jusqu’à l’apogée, peut aisément atteindre 25 ans.

Cave:

Ces vins rouges puissants seront mieux appréciés à une température proche de 15/16°.

Le débouchage préalable, une ou deux heures avant est conseillé.

Pour les vins restés jeunes, le passage en carafe procure une bonne oxygénation, et améliore la dégustation.

Dans ce cas, la température de service peut-être celle d’une bonne cave.

Le verre ballon, dit verre à Bourgogne) ou le gros verre tulipe, emplis seulement au 1/4 ou 1/3, mettent particulièrement en valeur la robe et le nez de ces grands vins.

Leurs saveurs seront respectées par un verre mince et fin.

Gastronomie:
La puissance et la charpente des Nuits-Saint-Georges leur autorisent toutes associations avec: sauces au vin rouge, gibiers marinés ou rôtis, viandes rouges fortes, grillées ou rôties, fromages à saveur moyenne.

Manifestations et actualités:
Tous les ans, à la fin du mois de Mars, à lieu la vente aux Enchères des Vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges. A cette occasion, les vignerons organisent une grande exposition-dégustation regroupant des centaines de vins, venus de toute la Bourgogne.

Nuits-Saint-Georges : A toute épreuve

Avec l’aimable autorisation du journal.

Sans ses vins admirables, je trouverais que rien au monde n’est plus laid que cette fameuse Côte-d’Or , écrivait bien injustement Stendhal.

C’était pourtant joli, la Côte, depuis la grande route au temps d’avant les ronds-points.

D’après Sand et Musset, qui firent en sa compagnie une partie du voyage pour Venise, l’auteur du Rouge et le noir forçait pas mal sur le blanc.

D’où des confusions. Le docteur Lavalle, malgré son nom, était plus sobre, et incontestablement plus précis.

Histoire et statistique de la vigne et des grands vins de la Côte-d’Or, publié en 1855 l’année du classement des crus du Médoc, est un document d’une clarté et d’une richesse remarquables.

Depuis Lavalle, tous les écrits concernant les côtes-de-beaune et les côtes-de-nuits lui font référence. Nous n’échapperons donc pas à la règle.

Outre la mise au jour de documents médiévaux passionnants, qui dormaient aux archives de Dijon, il dresse un état précieux des lieux, classe les différents climats lieux-dits, crus et dresse un plan topographique, village par village.

Il est tentant de superposer cette carte à celle d’aujourd’hui, établie par le syndicat de Nuits-Saint-Georges.

Apparemment, rien n’a changé, sinon l’extension de la ville de Nuits et encore, sur des terres que Lavalle n’a pas pris la peine de citer.

Au sud de l’appellation, sur le village de Prémeaux, le Clos-des-Fourches est devenu le Clos- de-la-Maréchale, en hommage à l’épouse d’un militaire du second Empire.

A l’autre extrémité, les Damodes ne semblent pas avoir bougé, même si on sait par Radio pieds de vignes qu’une partie de ce cru et des Vallerots a failli être exclue de l’appellation au début des années 70.

Un traitement de choc défonçage de la roche, apport de terres venues d’ailleurs en était la cause.

Mais, si rien ne semble avoir bougé entre 1855 et aujourd’hui, les apparences sont trompeuses.

Entre 1930 et, en gros, 1960, une partie du vignoble a été abandonnée à la lande ou aux forêts, et reconquise ensuite.

Jusque dans les années 50, la forêt descendait jusqu’aux Saint-Georges.

Les Chaînes Carteaux, par exemple, c’est une enclave qui a été défrichée après la Seconde Guerre mondiale, confie Pierre Gouges, président de l’appellation.

La raison de cet abandon’ La crise violente des années 30.

Le krach boursier de 1929 n’est qu’une péripétie de plus pour le vignoble français, déjà bien installé dans le malheur.

La Première Guerre mondiale a réduit à néant, ou presque, les marchés étrangers : plus d’Empire russe, plus de vente, on le devine, en Allemagne.

L’Angleterre, comme tous les pays impliqués durement dans le conflit, a d’autres soucis que l’approvisionnement en vins fins.

Aux Etats-Unis, depuis 1920, c’est la Prohibition. Et, en France, le vignoble d’Algérie, qui a vu le prix de son vin augmenter pendant la guerre, est en pleine expansion.

Le résultat, c’est une colossale surproduction: 200 millions d’hectolitres récoltés en 1934 et en 1935 pour une consommation annuelle de 70 millions.

Le début de mise en place des AOC en 1937, censées apporter un peu d’air aux vins de qualité est vite interrompu par le second conflit mondial…

Bref, en Bourgogne, et même dans les villages les plus cotés comme Nuits-Saint-Georges, le prix du foncier s’effondre, des propriétés changent de mains, ce qui permettra d’ailleurs à des ouvriers viticoles de s’installer et surtout la friche gangrène les parcelles les plus éloignées et les plus difficiles à travailler.

La superficie du vignoble de la Côte-d’Or passe de 17 000 hectares dans les années 20 à 9 000 hectares à la fin des années 40.

Ce n’est qu’avec le retour de la paix et de la croissance que le vignoble retrouve ses limites anciennes, et même un peu au-delà aujourd’hui.

Certains propriétaires ou désirant le devenir ont même gratté la montagne un peu au-dessus de ce qui était autrefois cultivé.

Par chance, le docteur Lavalle avait prévu la chose et nous avait dressé la liste des meilleurs crus.

Pour lui, il existait trois catégories de nuits : les têtes de cuvée, les premières cuvées, les secondes cuvées. Point final.

Le reste, situé en dessous, au levant de la route Dijon-Beaune, l’actuelle RN 74, n’était que vin ordinaire.

L’appellation contrôlée actuelle a été plus généreuse, en incluant quelques parcelles, dont les Grandes-Vignes, classées premier cru.

En tête de cuvée : Saint-Georges cité en premier, et ce n’est pas un hasard, Vaucrains, Cailles, Porrets, Pruliers.

On vous épargne les premières et secondes cuvées.

Le Saint-Georges occupe le premier rang pour la conservation, la couleur, le bouquet, la finesse, lorsqu’il a acquis l’âge nécessaire, 10 à 20 ans, selon les années, viennent ensuite pour le corps et le bouquet les Vaucrains, les Pruliers, etc.

Pour la finesse mais avec moins de corps et de durée, les Cailles, les Porrets, les Perrières, Roncières, Argillats, Thorey.

On retiendra des appréciations de Lavalle que les vins de Nuits, qui ressemblent aux vins de Vosne, doivent être attendus assez longtemps, même si les goûts d’aujourd’hui ne sont plus ceux des consommateurs du XIXe siècle.

On est toujours surpris de voir des vins qui ont 3 ans déjà sur les tables des restaurants, ajoute Pierre Gouges.

Il y a la place pour les deux familles, des vins faciles et des vins de garde.

Mais on s’inquiète un peu de l’avenir. Est-ce que les nouvelles générations d’amateurs auront la culture et la patience d’attendre sept à huit ans un grand vin ?

Une inquiétude que l’état des stocks des caves réputées tempère : les crus tanniques les plus recherchés sont difficiles à dénicher.

Quant aux vieux millésimes, on ne les trouve plus que dans les restaurants prestigieux
Denis Bazart, 38 ans, Domaine Louis Fleurot.

Mon oncle était tonnelier jusqu’en 1974. Il y a toujours eu du vin, mais c’était d’abord une famille de tonneliers.

On continue à faire quinze fûts pour nous tous les ans. On achète les merrains, on les sèche vingt-quatre mois et on façonne.

On prend ça à la rigolade. Les gens viennent nous voir, alors on s’arrête pour discuter.

On met quinze jours pour les faire, il y a toujours du monde chez nous. Mon oncle, c’est le coeur sur la main.

Il m’a fait comprendre ce qu’il fallait faire pour s’en sortir.

103 vins dégustés à l’aveugle par une sélection.

NUITS-VILLAGES 2001

14,5 – Bertrand Machard de Gramont

21700 Nuits-Saint-Georges 03.80.61.16.96.

Les Vallerots. Nez grillé, cerise cuite, bouche serrée, tannique, le vin est aujourd’hui refermé mais avec un bon potentiel. A attendre quatre ans. 19 euro.

Nuits Premier cru 2001

16 – Gilles Remoriquet

21700 Nuits-Saint-Georges 03.80.61.08.17.

Les Damodes. Nez grillé, rôti, épices, bouche bien pleine, tanins tendus, matière un peu austère, vin équilibré et plein. A oublier cinq ou six ans en cave. 22 euro.

15,5 – Domaine Jean-Jacques Confuron

Alain et Sophie Meunier, 21700 Prémeaux-Prissey03.80.62.31.08.

Aux Boudots. Boisé, grillé, fruits noirs, bouche fraîche, élégante, moins boisée que le nez, tanins soyeux, matière serrée avec de la finesse. Un vin séduisant à ce stade mais qui mérite quatre ou cinq ans d’attente. 36,10 euro.

15 – Les Chaboeufs. Fruits noirs, mûre, cerise, bouche élégante, du fruit, une structure tannique bien travaillée qui lui confère de la rondeur. 30,85 euro.

15 – Domaine Chevillon-Chézeaux, 21700 Nuits-Saint-Georges 03.80.61.23.95.

Les Crots. Très floral, presque lavande, tendre, souple, tanins fondus, le fruit est privilégié, fin, agréable. Devrait pouvoir se boire dans deux ou trois ans. 18 euro environ.

15 – Domaine Alain Michelot

21700 Nuits-Saint-Georges 03.80.61.14.46.

Les Cailles. Pain grillé, les notes boisées se mêlent à la cerise cuite, bouche dense, épicée, le tanin est assez présent mais sans raideur. Le millésime est bien interprété. 23,80 euro.

15 – Charles Thomas,21700 Nuits-Saint-Georges 03.80.62.42.10
.

Les Richemones. Nez rose rouge, bouche tendre, élégante, petits tanins serrés, des notes boisées en finale. Bien travaillé, harmonieux. 26,20 euro franco.

14,5 – Chantal Lescure

21700 Nuits-Saint-Georges 03.80.61.16.79.

Les Vallerots. Une partie des Vallerots, au-dessus des Chaboeufs, est en premier cru. Le reste est en village. Thym, fruits rouges, vanille, bouche ronde, tanins bien enrobés, le boisé complète la gamme aromatique sans la dominer. 24,40 euro.

Nuits-Villages 2002

17 – Gilles Remoriquet

Les Allots. Rose séchée, touche vanillée, bouche élégante, fraîche, tanins serrés et ronds, une belle matière qui s’exprime dans la finesse, long, équilibré. Note poivrée en finale. Au top dans quatre ou cinq ans. 16,50 euro.

16 – Chanson Père et Fils, 10, rue du Collège21200 Beaune03.80.25.97.97.

Fruits rouges, groseille, net et franc au nez, bouche élégante, petits tanins vifs mais sans agressivité, vin élégant, frais, qui n’est qu’au début de sa carrière. Garde six ans minimum. 28 euro.

16 – Jérôme Chézeaux,21700 Prémeaux-Prissey03.80.61.29.79
.

Floral, cerise, net, très fruit, fringant, élégant, tanins vifs mais pas envahissants, beaucoup d’allure et de franchise. 14,50 euro.

16 – Domaine Louis Fleurot Denis Bazart

21700 Nuits-Saint-Georges 03.80.61.15.86.

Vieilles vignes. Fruits noirs, épices, bouche dense, gelée de mûre, tanins soyeux mais serrés, belle longueur. Beau vin de garde. 11,50 euro.

15,5 – Les Argillats. Très joli nez fruité et floral, rose rouge, bouche vive, nette, très franche dans ses saveurs de fruit, tanins serrés mais délicats, beaucoup d’allure. 12 euro.

14,5 – Maison Albert Bichot, 6 bis, bd Jacques-Copeau21200 Beaune03.80.24.37.37.

Nez discret, floral, bouche bien fruitée, ronde, tanins ronds, vin gourmand, pas encore refermé. 28 euro environ.

14,5 – Domaine Jean-Jacques Confuron

Les Fleurières. Nez délicat de framboise avec une pointe vanillée, bouche tendre, fruitée, élégante, tanins bien fondus, vin moderne, bien travaillé, séduisant. 22 euro.

14,5 – Bertrand Machard de Gramont

Haut-Prulier. Vin coloré, foncé, nez boisé, bouche puissante, tanins serrés, beaucoup de matière, un joli fruit. 19 e.

Nuits Premier cru 2002

17,5 – Domaine Thibault Liger-Belair

21700 Nuits-Saint-Georges, 03.80.61.51.16.

Les Saint-Georges. Nez puissant, cerise, épices, complexe, bouche dense mais élégante, riche, épicée, vin structuré, mais s’exprimant en finesse. A ne pas ouvrir avant cinq ans. 41 euro.

17 – Domaine des Perdrix repris par Antonin Rodet,71640 Mercurey.03.85.98.12.12.

Aux Perdrix. Fruits rouges, expressif, des notes fines de grillé, bouche dense, tanins serrés, vivacité et fruité bien exprimés. Vin de garde, structuré, mais qui conserve beaucoup de délicatesse. 47,90 euro.

16,5 – Gilles Remoriquet

Les Damodes.

Boisé, mûre, nez assez profond qui évoque le sous-bois, bouche onctueuse, tanins gras, beaucoup de matière mais sans lourdeur, un fruité précis et intense. 22 euro.

16 – Domaine Henri Gouges, 21700 Nuits-Saint-Georges 03.80.61.04.40.

Ces deux crus ont été dégustés au domaine.

Clos-des-Porets. Nez fruits noirs, sous-bois, bouche épicée, puissante, dense, tanins serrés, un vin cistercien, dépouillé des artifices boisés, très droit. Grand vin. Le fait de ne pas l’avoir dégusté à l’aveugle nous interdit de lui mettre une note supérieure.

15 – Les Pruliers. Nez tarte aux cerises, bouche tendre, bien fruitée, élégante, bien fondue, tanins délicats. 25,53 euro l’un et l’autre.

15,5 – David Duband, 21200 Chevannes03.80.61.41.16.

Les Procès. Fruits noirs, prune, complexe mais refermé, bouche souple, tanins enrobés, belle matière voluptueuse, long.

15 – Les Pruliers. Fermé, bouche élégante, petits tanins bien ronds et croquants, net, précis, vin nerveux, de bonne garde.

14 – Aux Thorey. Fermé, groseille, bouche fraîche vive, tanins pointus, joli fruit en finale. Tous les trois sont à 27 euro.

15 – Bouchard Père et Fils, Château de Beaune21200 Beaune03.80.24.80.24.

Les Cailles. Mûre, framboise, vin élégant, souple, bien fruité, assez délicat, bien représentatif du terroir des Cailles, net, de garde. 38,70 euro.

15 – Jérôme Chézeaux

Rue de Chaux.

Fruits rouges, frais, délicat en bouche, élégant, tanins serrés, belle longueur, fruité bien exprimé, vin précis et de garde. 19 euro.

15 – Maison Louis Jadot, 21, rue Eugène-Spuller21200 Beaune03.80.22.10.57.

Les Boudots. Cerise, fruits confits, épices douces relevant de l’élevage, bouche fruitée, tanins serrés. Vin élégant, un peu sévère à ce stade, assurément de garde. Il n’en reste qu’un petit nombre de bouteilles. 38,20 euro.

14,5 – Vincent Dureuil-Janthial, 71150 Rully03.85.87.26.32.

Clos des Argillières. Epicé, cerise en bocal, bouche ronde, chaleureuse, puissante, bien fruité. 25 euro.

14,5 – Antonin Rodet, 71640 Mercurey03.85.98.12.12.

Rue de Chaux. Nez de grillé, fermé, bouche dense, sucrosité des raisins bien mûrs. Le boisé domine à ce stade, mais la structure est celle d’un vin de grande garde. 51,70 euro.

14 – Domaine Philippe Gavignet

21700 Nuits-Saint-Georges 03.80.61.09.41.

Les Bousselots. Nez de grillé, bouche souple, ronde, tanins vifs, assez élégant, bien fruité. 21 euro.

Jérôme Chézeaux, 35 ans, Domaine Chevillon-Chézeaux.

« J’ai joué quinze ou seize ans au rugby. Maintenant, je me contente d’assister aux matchs. A Nuits-Saint-Georges, on a joué en deuxième division. Pour le vin, je préfère la douceur. Je n’aime pas les trop fortes extractions. Je préfère les vins de fruits aux monstres. Les goûts de rafle ou les confitures de pinot, ce n’est pas mon truc. Les vins travaillent tranquillement ici. On ne filtre pas, on ne colle pas, on ne pompe pas. Quand on commence à bien maîtriser les rendements, les raisins sont plus beaux et on a moins de mal à faire du vin. »

Fiche signalétique

Vin rouge

SURFACE : environ 300 ha.

SITUATION : au nord, l’appellation s’arrête là où commence vosne-romanée. Au sud, elle se termine au village de Prémeaux, qui possède quel- ques premiers crus, dont les Corvées.

SOLS : on rencontre plusieurs types de calcaire, du comblanchien (les carrières d’où on l’extrait sont situées juste après Prémeaux) ou des marnes calcaires à huîtres, par exemple. L’argile provient de l’érosion du plateau en haut de la côte. On rencontre quelques éléments sablo-limoneux sur les Cailles, par exemple.

CÉPAGE : pinot noir. On produit de façon anecdotique du blanc en pinot blanc chez Gouges, et en chardonnay au Clos-Arlot.

MILLÉSIMES

2002 : malgré un été maussade, le millésime est de qualité grâce à un mois de septembre ensoleillé. Les vins sont assez opulents, fruités, avec de bonnes acidités.

2001 : millésime un peu étriqué, les tanins sont souvent osseux mais le fruit était bien présent. Les vins commencent à se fermer.

BON USAGE : l’appellation est coupée en deux par Nuits-Saint-Georges et la vallée qui entoure un cours d’eau, le Meuzin. En général, on constate que les vins du Sud sont plus tanniques et doivent être plus attendus que ceux du Nord. Le premier cru Saint-Georges est souvent placé au rang des grands crus de Bourgogne, au même titre que les cortons. Le sommelier Philippe Bourguignon, auteur de « L’accord parfait » (éditions du Chêne), l’ouvrage de référence pour le mariage mets et vins, considère que les vins de Nuits comme de Vosne ne sont jamais aussi bons qu’avec du gibier à plumes (perdreau rôti) « sans sauce, avec des pommes paille ».

REMARQUE : contre les insectes, autrefois, les vignerons de la Côte-de- Nuits n’avaient guère de remèdes sinon le recours à la sorcellerie, aux leveurs de sorts ou à la religion. En 1553, devant une invasion d’« urebères », des coléoptères dévastateurs, les prêtres prononcèrent au cours de messes solennelles des formules d’excommunication à l’encontre des envahisseurs : « … et si, par les conseils de Satan, ils n’obéissent pas à ces avertissements et continuent leurs ravages, au nom de Dieu et en vertu des pouvoirs ci-dessus indiqués et de par l’Eglise, je maudis et lance la sentence de malédiction et d’anathème sur ces mouches, escrivains, urebères et autres vers qui détruisent les bourgeons et la substance de nos vignes. » Archives de Dijon, extrait cité par Lavalle en 1855, réédité par Phénix.

Nuits St Georges

Le village de Nuits Saint Georges a donné son nom à la zone de Côte de Nuits. La Côte de Nuits commence juste au sud de Dijon jusqu’à la limite de Cote de Beaune.

Nuits Saint Georges produit surtout du vin rouge. Il est robuste et élégant. Le bouquet est intense et parfumé.

Les autres villages produisant du Côte de Nuits sont Chambertin, Morey-Saint-Denis, Chambolle-Musigny, Vougeot et Vosne-Romanée, Romanée-Conti.

Information sur le vin de Nuits Saint Georges:

Appellation:

Appellation Nuits Saint Georges Controlée.

Appellation Nuits Saint Georges Premier Cru.

Sa situation se trouve au sud de la ville de Dijon.

Les lieux de production sont Nuits Saint Georges, Prémeaux.

Sol: Argilo-calcaire, Roche.

Sa superficie est de 300 ha ou 740 acres et donne une production de 1.7 millions de bouteilles, mais a une production limitée de vin blanc.

Elle n’utilise que des cépages pour le Rouge en Pinot Noir
et le blanc du Chardonnay.

Le type de vin de produit est un vin rouge corsé.

Il sera bon à boire de l’age de 5 ans jusqu’à 20 ans.

Les meilleurs millésimes recommandés sont les années suivantes: 2003, 2002, 1999, 1997, 1996, 1993, 1990, 1989, 1988, 1985

ces vins ont des arômes de Cerise, Cassis et de truffes.

Il sera parfait pour être dégusté avec du Gibier rôti et de la viande à la sauce au vin rouge et avec des fromages de Brie et de Cantal.

Vin de Ménetou-Salon

Vin de Ménetou-Salon

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VIN DE MENETOU-SALON – HISTOIRE

Menetou-Salon est un vignoble très ancien si l’on en croit les vieux écrits et documents concernant la seigneurie et châtellenie de Menetou-Salon.

On retrouve encore des actes de l’an 1063, 1097 et 1100, par lesquels le Seigneur de Menetou fait don à différents ordres religieux de la région.

En 1190, Hugues de Vèvre, Seigneur de Menetou-salon, donne lui aussi, des terres et des vignes à l’Abbaye de Loroy.

Enfin, les vieux écrits relatent que le vin du vignoble de Menetou-Salon fut un des plus beaux ornements de la table seigneuriale du grand argentier Jacques c’ur qui acquit la seigneurie de Menetou en 1450.

Doté d’un syndicat viticole dès 1890, Menetou-Salon se développera dans les années soixante-dix pour atteindre aujourd’hui 400 hectares.

Les vins de Menetou Salon peuvent déclinés en blanc Sauvignon, rouge Pinot noir et rosé Pinot Noir.

L’aire d’appellation est située au nord-est de Bourges, dans le direction de Sancerre.

Les vignobles sont situés sur des pentes peu accentuées, sur des sols constitués de marnes kimméridgiennes période de l’ère secondaire.

Les vins blancs issus de sauvignons sont souvent complexes et rappellent leurs voisins de Sancerre.

Pays : France

Région : Vallée de la Loire

Décrêt : 23 janvier 1959

Superficie : 400 hectares

Le Ménetou-salon est celui qui se rapproche le plus du Sancerre par le goût. Certains sont même confondus par des palais non professionnels, le prix les différencie.

Il est produit autour de la ville de Ménetou-Salon sur dix communes.

La production de rouges et rosés est d’environ 400.000 bouteilles, celle de blancs 1.500.000 bouteilles.

Des terrains laissés en friche le siècle dernier se repeuplent de vignes dans l’aire de production.

Il se déguste avec les mêmes mets que le Sancerre.

VIN DE MENETOU-SALON – SAVOIR ACHETER
LE TERROIR

A quelques kilomètres à l’ouest de Sancerre se dressent les coteaux de Menetou-Salon.

Les forêts de Haute-Brune, de Saint-Palais et d’Henrichemont-La Borne au nord-ouest et au nord confèrent à la région un microclimat particulier bien adapté à la culture de la vigne.

Le vignoble repose entièrement sur un sous-sol datant du secondaire, plus particulièrement calcaire kimméridgien. Il s’étend sur les communes d’Aubinges, Humbligny, où il touche le vignoble de Sancerre, Menetou-Salon, Morogues, Parassy, Saint Céols, Soulangis et Vignoux sous les Aix.

LES CARACTERISTIQUES DES VINS DE MENETOU-SALON

Les Blancs, frais et fruités, un rien épicés et musqués, marient des arômes d’agrumes et de fleurs. Des pointes poivrées et mentholées relèvent une bouche ronde, pleine et de belle longueur. Parfaits avec des entrées chaudes ou des poissons en sauce.

Les Rouges, couleur rubis, sont souples et parfumés. Cerise ou prune, les fruits mûrs y dominent. En bouche, ils révèlent une grande richesse sur des finales de fruits confits- gibiers à plumes – perdreaux et faisans – en feront parler le corps et la finesse.

Les Rosés, élégants et subtils agrémenteront les repas d’été, viandes grillées, salades…

renseignements :

Union Viticole Menetou-salon

Tél. 02 48 64 87 26

Fax 02 48 64 30 18

BIVC (Bureau Interprofessionnel des Vins du Centre)

Tél. 02 48 78 51 07

bivc@wanadoo.fr

www.vins-centre-loire.com

VIN DE MENETOU-SALON – le vignoble

Ce vin provient de 10 communes situées entre Bourges et Sancerre et représente 333 hectares: Aubinges, Menetou-Salon, Morogues, Parassy, pigny, Quantilly, Saint-Céols, Soulangis, Vignoux-sous-les-Aix et Humbligny.

Les vignes sont plantées sur des sédiments calcaires du jurassique supérieur. Bien exposé situé sur des coteaux argilo-calcaires, le vignoble de Menetou-Salon fut jadis (1450) la propriété du ministre des Finances du roi Charles VII, Jacques Coeur

Menetou-Salon est un vignoble très ancien appartenant à la seigneurie et châtellerie de Menetou-Salon. On retrouve encore des actes de l’an 1063, 1097 et 1100, par lesquels le Seigneur de Menetou fait don à différents ordres religieux de la région, et plus particulièrement à la célèbre Abbaye de Saint-Sulpice-lès-Bourges, de vignes sises au clos de Davet.

En 1190, Hugues de Vèvre, Seigneur de Menetou-Salon, donne lui aussi des terres et des vignes à l’Abbaye de Loroy. Enfin, les vieux écrits relatent qu’Agnès Sorel, quand elle venait se reposer sous les vieux tilleuls encore debouts près du château actuel, appréciait particulièrement le vin du “Clos de la Dame”.

La Confrérie des Chevaliers du Paissiau a été créée en 1966 pour honorer les clients et les personnalités ayant aidé les vignerons dans la promotion des vins.

Dégustation

Les Menetou-Salon blancs sont des vins frais et fruités. Leurs nez marient des arômes d’agrumes et de fleurs. Des pointes poivrées et mentholées relèvent une bouche ronde, pleine et de belle longueur.

Les Menetou-Salon rouges ont des arômes de fruits mûrs dominent dans ces vins qui révèlent en bouche une grande richesse sur des finales de fruits confits.

Les Menetou-Salon rosés sont des vins délicats avec des arômes de fruits blancs et de fruits secs.

Quand les chefs de la région ennivrent leurs plats au Menetou-Salon

Aumônières de queues de boeuf au vin rouge de Menetou Salon – Jean Merilleau, Auberge du Moulin de Chameron

MENETOU-SALON

Le village de Ménetou-Salon est à tout jamais lié à un homme : Jacques Coeur. C’est lui qui, au XIVème siècle, a construit le château qui se dresse encore au coeur de la ville.

Au fil du temps, la forteresse s’est transformée en une somptueuse demeure princière de style néo-gothique.

Elle abrite de nos jours une bibliothèque de plus de 12.000 ouvrages et une superbe collection de voitures anciennes.

Mais Ménetou-Salon, c’est aussi le vin de Jacques Coeur.

Ce vignoble, acquis en 1450 par le héros local, s’étend sur 330 hectares et se compose de cépages Sauvigon pour les vins blancs et Pinot noir pour les rouges.

Ce sont des vins frais et fruités, aux arômes multiples allant des agrumes aux fleurs pour les blancs, aux fruits mûrs ou secs pour les rouges et rosés.

Un vrai bonheur !

Vin de Madiran

Vin de Madiran

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VIN DE MADIRAN – HISTOIRE

Les vins de Madiran sont issus de la région du Sud-Ouest et couvre une superficie de 1 600 ha.

Le Madiran devient A.O.C en 1948. C’est la première appellation française à s’imposer le contrôle de la qualité par la delivrance d’un label après analyse et dégustation.

Le madiran du nom d’un petit village au Nord de Tarbes et de Maubourguet dont le maire est Jean Glavany, Ex Ministre de l’agriculture a un terroir qui s’étale sur trois départements :

Les Hautes-Pyrénées, le Gers et les Pyrénées-Atlantiques. Il partage le même terroir que le Pacherenc du Vic-Bilh.

Les vestiges gallo-romains datant du IIIème siècle montre une certaine ancienneté de la viticulture dans ce lieu.

Mais on connaît surtout l’histoire de ce vignoble depuis la fondation de l’abbaye Bénédictine de Madiran dans laquelle vous trouverez un restaurant de très grande qualité et un hôtel où vous pourrez déguster en même temps que les spécialités locales, les meilleurs crus de la région.

Il y a également un point de dégustation des viticulteurs madiranais.

C’est en 1948, que ce vignoble obtient une AOC Appellation d’Origine Contrôlée.

On peut dire que ce vin, vieux comme notre histoire revient de loin.

En 1950, il ne restait que 50 hectares d’AOC.

Grâce au travail de la coopérative de Crouseilles, le renouveau s’est fait avec l’installation ou la reprise de cette culture par de jeunes agriculteurs locaux.

Elle s’est efforcée à relancer les vins rouges les plus demandés à l’époque des trente glorieuses.

Il faut noter aussi que des producteurs indépendants avaient gardés la tradition comme M. Laplace au château d’Aydie.

Puis d’autres sont arrivés comme Alain Brumont avec ses deux châteaux qui est sûrement l’élément moteur de ce vignoble. Par la suite la coopérative de Saint-Mont c’est installée dans le Gers.

L’encèpagement est de minimum 40 % , pouvant aller à 60 %, voir même 100 % de tannat pour faire un bon Madiran. Les grands crus sont vieillis dans les barriques.

En complément, on trouve du Cabernet franc appelé dans la région bouchy.

Environ 1 200 ha sont aujourd’hui déclarés en Madiran pour une production de l’ordre de 60 000 hl.

Le Vic-Bilh s’étend sur trois departements que sont le Gers, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées.

Sa superficie est d’environ 1600 ha dont 1400 ha produisent du Madiran, et sa production s’etablit autour de 75 000 hl en Madiran, 8 000 hl en Pacherenc du Vic-Bilh.

Quatre cépages entrent dans la composition du Madiran :

Le Tannat de 40 à 60%, les Cabernets Franc et Sauvignon et le Fer Servadou.

Le Pacherenc du Vic-Bilh est produit à partir de six cépages : l’Arrufiat, le Petit et le Gros Manseng, le Courbu, le Sauvignon et le Sémillon.

Très tannique, le Madiran est un vin si corsé et charpenté qu’il est soumis par décret à un vieillissement obligatoire d’un an avant commercialisation.

Après 2 ou 3ans en bouteille, ses tanins s’assouplissent, il développe des arômes de fruits noirs, d’épices et de torréfaction.

Pleinement épanoui au bout de 4 à 8 ans, certains vielliront aisément davantage, d’autres séduiront beaucoup plus jeunes.

Le Pacherenc sec révèle des arômes floraux et de fruits exotiques.

Le Pacherenc moelleux nous livre d’autres arômes : nèfles, ananas, écorces d’orange et miel le Passerillage.

Les grandes bouteilles de Pacherenc moelleux, comme celles de Madiran, peuvent facilement dépasser les 10 ans d’âge.
VIN DE MADIRAN – VERTUS
Le vignoble de Madiran existe depuis le II ième siècle de notre ère comme le prouvent les mosaïques découvertes dans les fouilles de Taron.

Au Xll ième siècle, les Bénédictins de l’Abbaye de Marcillac dans le Lot vinrent fonder l’Abbaye de Madiran et améliorer le vignoble.

Les vins de Madiran, longtemps utilisés comme vins de messe, connurent la renommée grâce aux pèlerins de Compostelle qui le goûtaient en passant.

Le Madiran est le seul vin de France soumis par décret à un vieillissement obligatoire d’un an.

Ces années passées dans les caves lui permettent, dans sa robe vermeil, d’allier le parfum et la tendresse du Cabernet au tanin souple et rond du Tannat.

Servi à la température de 15 à 18 degrés, il accompagne parfaitement les salamis, gibiers, viandes rouges ou grillées, confits, magrets, fromages des Pyrénées.

Le Madiran devint Appellation d’Origine Contrôlée en 1948 et fut la première Appellation en France à s’imposer le contrôle de la qualité par la délivrance d’un label après analyse et dégustation.

En pleine évolution, les vignobles couvrent aujourd’hui 1.600 ha. pour une production de 60.000 hl par an.

Deux cépages entrent dans la composition du vin de Madiran :

– le Tannat, cépage local, très typé, lui donne sa charpente et sa typicité unique en France.

– Le Cabernet, lui donne son bouquet et sa finesse.

Le Madiran a ses lettres de noblesse. Présent au Mariage d’Henri de Monpezat, il est également servi sur les tables Présidentielles.

Vieillissant bien il est le cadeau idéal pour les connaisseurs.

Le Madiran atteint son plein épanouissement au bout de 4 à 8 ans, mais il peut séduire beaucoup plus jeune.

Les grandes bouteilles de Madiran et de Pacherenc Vic-Bilh moelleux peuvent facilement dépasser dix ans d’âge.

Le Pacherenc du Vic-Bilh, Appellation d’Origine Contrôlée, vin blanc de grande qualité, dont la production reste encore confidentielle, peut être sec ou moelleux.

Très typé, son goût dit de Pierre a fusil lui est donné par l’Arrufiat, cépage local très ancien, Courbu, Manseng, Sauvignon entrent également dans sa composition.

Comme le Madiran, il subit l’analyse et la dégustation avant la délivrance du certificat d’agrément.

Le Pacherenc Vic-Bilh doit être servi aux environs de 8°C, sec, il est recommandé avec les coquillages et les poissons.

Moelleux, il est préférable de le boire à l’apéritif, sur les foies gras, les poissons sauces ou les fromages de brebis.

VIN DE MADIRAN – LES PRINCIPAUX PRODUCTEURS

Château d’Aydie
64430 Aydie
Tel : 05 59 04 01 17 – Fax : 05 59 04 01 53
Ses meilleures années : 1994 et 1995

Domaine Berthoumieu-Dutour
32400 Viella
Tel : 05 62 69 74 05 – Fax : 05 62 69 80 64
Ses meilleures années : 1994 et 1996

Château Bouscassé
32400 Maumusson
Tel : 05 62 69 74 67 – Fax : 05 62 69 70 46
Ses meilleures années : 1994, 1995, 1996 et 1997. Ce vin a plusieurs cuvées, plusieurs fois médaillé avec son frère (même propriétaire : Alain Brumont) le château Montus

Domaine Capmartin
Guy Capmartin
Le Couvent
34200 Monmusson
Tel : 05 62 69 87 88 – Fax : 05 62 69 83 07
Ses meilleures années : 1994 et 1995

Chapelle Lenclos
Domaine Mauréou
32400 Maumusson – Laguian
Tel : 05 62 69 78 11 – Fax : 05 62 69 75 87
Ces meilleures années 1994 et 1995

Château Montus
65700 Castelnau Rivière Basse
Tel : 05 62 69 74 67 – Fax : 05 62 69 70 46
Ses meilleures années : il est difficile de dire que ce vin a de meilleures années que d’autres.

Le château Montus se décline en cuvées diverses toutes aussi bonnes les unes que les autres en particulier sur les années 1985, 1989, 1990, 1992, 1994, 1995 et 1997.

De nombreuses fois récompensé, ce château affiche une constance dans la qualité.

Deux à trois fois plus cher que les autres Madiran, il est certain que vous ne serez jamais déçu.

Il ne s’agit que d’une sélection parmi les meilleurs, mais il possible de trouver d’autres propriétaires tout à fait acceptables. le prix des bouteilles est de l’ordre moyen de 50 à 70 F sauf pour le Château Montus où il faut prévoir de 150 à 300 F.

Comment se boit le Madiran ?

Chaque producteur, en fonction de son vin, propose ou suggère une manière de préparer le vin avant de le servir.

Il suggère également les meilleurs mets avec lesquels il se boit le mieux. On peut noter par exemple que :

Un Château d’Aydi 1994 se débouche 1 h avant d’être servi en carafe à 16° alors que le 95 se sert en bouteille à 15° de préférence avec un gibier ou des magrets de canard.

Un Château Bouscassé 1994 vieilles vignes se prépare 1h avant d’être servi en carafe à 17° de préférence avec des noisettes de chevreuil au jus de truffes et le 1996 s’additionne bien avec un magret de canard grillé, sauce aux trois poivres.

Un Domaine Capmartin, cuvée du couvent 1994 se prépare toujours une heure avant d’être servi en carafe à 16° avec un rognon de veau rôti à la moutarde de violette et le vieilles vignes 1994 avec une cuisse de canard farcie aux pieds de cochon, jus aux lentilles.

Avec le Château Montus, vous trouverez toujours la cuvée qui satisfera votre goût en fonction du plat choisi.

Il est toujours servi en carafe à 15 ou 16° mais on notera qu’un 1990 se marie parfaitement avec un carré d’agneau à la crème de courgette on se rapproche presque des menus diététiques.

Vin de La Villedieu

Vin de La Villedieu

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Les vins de Lavilledieu en voisin du Frontonnais

La cave de Lavilledieu est fière de vous présenter ce Vin de Pays du Comté Tolosan qui obtient cette année une médaille d’or au Concours Général Agricole.

Issue de coteaux de graves surplombant la Garonne, cette cuvée est élaborée à partir du seul cépage cabernet franc.

De vinification classique, sa robe est pourpre et le nez délivre des arômes de fruits mûrs avec une pointe végétale caractéristique du terroir.

La bouche est ronde sur une structure tannique discrète.

Le choix d’une politique de qualité forte a fait de la cave de Lavilledieu un précurseur en matière de conduite de vigne en agriculture raisonnée et de traçabilité au niveau du chai.

Un gage de compétence et de sécurité offert aux consommateurs.
CAVE DE LAVILLEDIEU – Xavier BRIOIS
Route de Meauzac
82290 LA VILLEDIEU DU TEMPLE
Tél. 0563316005
Fax 0563316911

Vin de la Côte de Beaune

Vin de la Côte de Beaune

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VIN DE LA COTE DE BEAUNE – HISTOIRE

La Côte de Beaune commence juste quelques kilomètres au sud de Nuits Saint-Georges, à partir du village de Ladoix.

L’appellation Côte de Beaune est donnée aux vins provenant de la ville de Beaune mais aussi de 16 villages aux alentours tels que Auxey-Duresses, Chassagne-Montrachet, Ladoix, Saint-Romain et Savigny les Beaune.

Les Côte de Beaune rouges sont reconnaissables à leur arôme de fraise et à leur bouquet chaud. Ils ont un peu moins de corps et une maturation plus rapide que les Côtes de Nuits.

Les blancs de Côte de Beaune sont d’une couleur jaune paille, robustes, épais et souples, très secs.

Côte de Beaune Villages est une appellation différente, un petit terroir de la région.

Tous les vins de la Côte de Beaune peuvent porter soit leur appellation locale soit la Côte de Beaune AOC.

Informations sur le vin de Côte de Beaune:

Appellation:

Appellation Côte de Beaune Controlée
Sa situation est délimitée dans la montagne de Beaune
la commune de Beaune et de 16 villages

Les sols sont Calcaire.

Sa superficie est de 35 ha ou 85 acres et sa production est de 170000 bouteilles dont les 2/3 en rouge et 1/3 en blanc.

On trouve les cépages suivant, en Rouge du Pinot Noir, en
blanc, le cépage Chardonnay qui donne un type de vin rouge léger et fruité et un Vin blanc sec qui peut se consommer à partir de l’âge de 2 à 5 ans.

Les millésimes recommandés sont les 2003, 2002, 1999
Les arômes qui font les saveurs des vins de Beaune sont pour les Rouge, les saveurs de Framboise et pour les
blancs des saveurs de fleurs blanches et de pamplemousse.

Ses vins peuvent se Déguster avec des sscargots de Bourgogne, des viandes blanches et rouges et des charcuteries.

du fromage comme le Cantal, le Coulommiers, l’Emmental, le Munster et le Reblochon.

La Côte de Beaune

Bien abritée par les gradins supérieurs qui la dominent de 300 à 400 m, la Côte de Beaune jouit d’un microclimat, d’un sol très varié qui produit les meilleurs vins blancs de la Bourgogne, secs et pourtant ronds et souples, finement parfumés, parfaitement équilibrés qui vieillissent bien.

* Ladoix
* Auxey-Duresses
* Bâtard-Montrachet
* Beaune
* Bienvenues-Bâtard-Montrachet
* Blagny
* Corton-Charlemagne
Parce que Charlemagne avait un faible pour ces vignobles
* Chassagne-Montrachet
* Chevalier-Montrachet
* Chorey-lès-Beaune
* Corton
* Côte de Beaune
* Aloxe-Corton
Récoltés dans 200 hectares de vignes fines admirablement exposées au sud-est et au midi, les grands vins rouges et blancs d’Aloxe-Corton les vins de Côte de Beaune qui peuvent se conserver le plus longtemps. Ils deviennent avec l’âge francs et moelleux et acquièrent un bouquet d’une finesse remarquable.
* Criots-Bâtard-Montrachet
* Bourgogne Hautes-Côtes de
* Beaune
* Maranges
* Meursault
Ce riche vignoble qui s’étend sur 400 hectares en grands crus produit des vins qui ont un goût de noisette et un arôme de grappe mûre d’une franchise et d’une finesse exquises.
* Monthélie
* Montrachet
Le Montrachet, c’est à genoux et tête découverte qu’il faut le boire, déclarait Alexandre Dumas. Ce site, d’apparence modeste, est un des grands vins blancs du monde qui présente en harmonie corps, finesse, distinction, moelleux et bouquet
* Pernand-Vergelesses
* Pommard
Vins préférés des rois Henri IV et Louis XIV, des écrivains Ronsard et Victor Hugo, les crus de Pommard, d’excellente garde, sont fermes, colorés, pleins de franchise et possèdent, à un haut degré les qualités que nos aïeux désignaient par les expressions de loyaux, vermeils et marchands. Ils renferment les plus chauds éclats du soleil bourguignon.
* Puligny-Montrachet
* Saint-Aubin
* Saint-Romain
* Santenay
* Savigny-lès-Beaune
* Volnay
Déjà peuplé de vignerons à l’époque romaine, le village de Volnay était hautement estimé par les Ducs de Bourgogne au temps du Moyen-Âge. Ils y possédaient des vignes dont les vins apportèrent plus d’une fois un appui efficace à leur diplomatie. Ils sont remarquables par leur élégance, leur goût suave, leur parfait équilibre et leur bouquet délicat.
* Côte de Beaune-Villages

Hospices de Beaune

Nicolas Rolin : au secours des malheureux

En 1443, la France sortait à peine de la guerre de cent ans face à l’Angleterre.

La Bourgogne ne comptait plus ses malheureux. Pour secourir son peuple, Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, décida de créer à Beaune des Hospices afin de soigner gratuitement les malades, les désireux et les vieillards de la région.

Son désir était de se rapprocher du tout puissant et fort de l’approbation du Pape Eugène VI, il donna au bâtiment le nom d’Hôtel Dieu.

Du vin pour financer son oeuvre

Afin d’assurer la sécurité financière de l’hôpital, Nicolas Rolin légua des terres en Côtes de Beaune et encouragea les bourguignons a en faire de même.

Cinq siècles de donations ont permis aux Hospices de gérer une surface de 57 hectares de Grands Crus et de Premiers Crus : Corton-Charlemagne et Meursault pour les vins blancs, Aloxe-Corton, Corton, Pommard, Savigny et Volnay pour les vins rouges.

Un contrôle de qualité strict

La production du vin est confiée à des vignerons par contrat et supervisée par des responsables des Hospices.

Bien évidemment, les vins sont soumis aux contrôles et restrictions de leurs appellations.

Sur l’étiquette du vin figurent la référence Hospices de Beaune et le nom du donateur.

La vente aux enchères

Depuis 1859, chaque année, le vin est vendu aux enchères publiques le troisième dimanche de novembre.

Avant chaque vente, une degustation permet d’apprécier la qualité du vin.

Ainsi, le montant d’une enchère donne une indication précieuse sur la valeur du millésime.

Les enchères se font à la bougie.

L’extinction de la bougie marque la fin de chaque enchère.

La plus grande vente de charité du monde

C’est la plus grande vente de charité au monde.

Les ventes dépassent depuis quelques années les 10 millions de francs.

Les bénéfices permettent de moderniser l’exploitation vinicole, de restaurer l’Hôtel Dieu, d’améliorer le musée, de moderniser le nouvel hôpital et d’acheter de nouveaux équipements médicaux.

Depuis 1971, suite à la construction d’un hôpital moderne, l’Hôtel Dieu est un musée qui reçoit plus de 400 000 visiteurs par an.

C’est une formidable vitrine de la vie au moyen-âge. L’architecture du lieu est est une oeuvre d’art avec son style gothique, ses tuiles multicolores, ses cours et ses salles.

Les Hospices de Beaune sont la principale attraction touristique de la Bourgogne et ses ventes l’événement de l’année parmi les professionnels du vin en France.

Vin de la Côte de Beaune – AOC

Appellation d’Origine Contrôlée

La capitale du vin de Bourgogne est aussi un centre de production relativement important : Beaune est l’A.O.C. communale la plus étendue de la Côte-d’Or.

Le vignoble de Beaune est presque totalement situé en pleine pente, et bénéficie de ce fait d’un large classement de ses climats en premiers crus (39, pour une surface de 322 ha).
En haut et en bas de pente, l’A .O.C. communale compte 128 ha.

d’autres A.O.C. sont également produites sur Beaune :

* quelques A .O.C. régionales, sur 1 50 ha
* a Côte de Beaune, sur 52 ha à ne pas confondre avec
l’A .O.C. Côte de Beaune-Villages. Voir fiche sur cette appellation.

Orientés est-sud-est, les coteaux sont essentiellement des calcaires bruns, irrégulièrement mêlés, d’argiles ou de sables.

Production.
Beaune produit surtout des vins rouges :

* en premiers crus : 8000 hl
* en A.O.C. communale : 3500 hl
* en A.O.C. Côte de Beaune : 185 hl.

Les vins blancs :

* en premiers crus : 500 hl
* en A.O.C. Côte de Beaune : 225 hl.

Cépages.
Pinot Noir et Chardonnay sont les cépages respectifs des Beaune rouges et des Beaune blancs.

Caractères des vins.
Les vins rouges récoltés au centre et du côté sud du territoire de Beaune sont tanniques et puissants, leur couleur est généralement foncée, et leurs arômes sont à la fois animaux et fruités (baies).

Ceux récoltés au nord sont d’une robe moins intense et présentent une belle souplesse.

Les vins blancs sont souples, gras, avec une bonne acidité qui leur donne un bon relief.

Leur ampleur les situe à un haut niveau, proche des Chassagne.

Conservation.
Les Beaune rouges ont une grande aptitude à se conserver longtemps, dès lors qu’ils proviennent des terroirs sud et centre : leur apogée sera atteinte vers 8 à 10 ans d’âge en années moyennes, et vers 15 à 20 ans d’âge en grandes années.

Les vins récoltés du côté nord, au voisinage des Savigny, peuvent être appréciés dès leur cinquième année. Les grands millésimés leur donnent une durée de vie de l’ordre de 12 à 15 ans. Les vins blancs se présentent au meilleur de leur évolution entre 5 et 10 ans en général.

Caves:

Service,température & verrerie.

Les vins rouges sont à servir à 15 – 16° C.

Le débouchage préalable, une à deux heures avant le service, améliore souvent le volume et la pureté des arômes.

Les vins blancs requièrent une température un peu plus, fraîche, de l’ordre de 12 à 14° C.

Ils sont assez moelleux pour ne pas avoir à être rafraîchis davantage, ce qui nuirait au dégagement de leurs parfums.

Les verres ballons servent beaucoup la mise en valeur des vins rouges, leur large surface développant rapidement les arômes. Les verres tulipes sont plus adaptés à une présentation élégante des vins
blancs.

Gastronomie.

Hospices
Les vins rouges de Beaune offrent une palette de saveurs assez large pour qu’ils accompagnent, selon le cas, les viandes, les plus fines et légères, jusqu’aux préparations fortes et marinées, ainsi que la plupart des fromages classiques.

Les blancs peuvent être réservés aux poissons et crustacés cuisinés, à toutes charcuteries fines, aux timbales, tourtes et pâtés chauds.

Curiosités.
* Musée du vin
* Les Hospices de Beaune

Manifestations.
* La Vente des Vins des Hospices de Beaune

Les Viticulteurs

Pour tous renseignements supplémentaires:

Syndicat Viticole de Beaune

Mr Bernard BESANCENOT

78 Fbg St Nicolas

21200 BEAUNE

VIN DE LA COTE DE BEAUNE – Les vignes

Les vignes font partie intégrante du paysage. Beaune se situe en effet en plein coeur du vignoble bourguignon et est entourée de villages dont les noms résonnent en chacun de nous. Pommard, Meursault, Aloxe-Corton, Puligny-Montrachet … sont autant de villages et d’appellations qui font la réputation de la région.

Mais à Beaune, le moment le plus excitant est celui des vendanges où la récolte tant attendue et tant soignée arrive à maturité. Les vendangeurs investissent les rangs dans une ambiance de travail mais aussi de fête. Les vendanges, suivant les années, commencent aux alentours du 15 septembre et durent entre 1 et 2 semaines. Le travail terminé, tout le monde se retrouve pour la “paulée”, grand repas où l’on fête la fin des vendanges.

C’est fin octobre que les vignes se parent de leurs couleurs d’or (d’où le nom de Côte d’or). Là, le spectacle est magnifique et nos yeux se perdent dans une mosaïque de teintes allant du jaune le plus éclatant au rouge le plus sanguin.

Les vins
La côte de Beaune fait partie des 5 grands vignobles de la Bourgogne. Elle est riche en vins rouges (Aloxe-Corton, Savigny-les-Beaune, Pommard, Volnay…) mais aussi en vins blancs (Corton-Charlemagne, Meursault, Montrachet…).

La qualité des vins de Bourgogne provient de 4 éléments essentiels:

– LE TERROIR, qui varie d’une parcelle à l’autre, donne au vin son caractère et sa saveur.

– LE CÉPAGE, qui donne au vin son bouquet et son goût. En Bourgogne, il y en a principalement deux : Le pinot noir pour les vins rouges et le Chardonnay pour les blancs.

– LE CLIMAT, chaud et ensoleillé l’été quand l’exposition est bonne, qui amène le raisin à maturité.

– LE SAVOIR-FAIRE des hommes, passionnés par leur métier.

En Bourgogne, il existe 98 appellations d’origine controllées (A.O.C). Ces appellations sont classées en 4 grandes catégories:

– Les appellations REGIONALES (22 appellations), en général elles portent en commun le mot BOURGOGNE.
Par exemple: Bourgogne Passe-tout-Grains

– Les appellations COMMUNALES (43 appellations). Les villages reconnus pour la qualité de leur production, donnent leur nom aux vins produits sur leur territoire.
Par exemple: Meursault

– Les appellations PREMIERS CRUS (562 climats). Ici, le climat correspond à une parcelle située dans les appellations communales.

Lorsque des climats atteignent une certaine qualité et typicité, ils sont classés en 1er crus.
Par exemple: Gevrey-Chambertin 1er Cru, Clos St Jacques.

– Les appellations GRANDS CRUS (33 appellations). Parmis les climats de quelques villages, certains sont classés en Grands Crus en raison de leur qualité exeptionnelle et de leur originalité.
Par exemple: Chambertin Grand Crus

La vente des vins
Le 3ème dimanche de novembre se déroule la vente des vins.

Cet événement de portée internationale rassemble des acheteurs des quatre coins du monde. La vente se déroule à la chandelle et le crieur fait monter les enchères.

Cette manifestation constitue la plus importante vente de charité au monde.

En effet, les ressources que la Vente des Vins procure annuellement aux hospices de Beaune permettent de financer des travaux de modernisation des installations existantes.

De plus, chaque année, le résultat de la vente d’une pièce de vin de 228 Litres est offert à une association caritative.

En novembre 1999 celle qui en bénéficia fut l’association “France Alzheimer”.

Les caves

On dit souvent, et à juste titre, que Beaune est un véritable gruyère.

En effet, les caves sont très nombreuses et parfois impressionnantes par leurs tailles et les trésors qu’elles recèlent.

De nombreux domaines ou négociants proposent souvent des visites-dégustations.

Vin de Jasnières

Vin de Jasnières

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VIN DE JASNIERES – DES VINS FINS

Le JASNIÈRES est un vin blanc fruité puis bouqueté, réputé comme l’un des meilleurs blancs secs de France.

Sa finesse, son élégance, son originalité le rendent séduisant.

Son goût caractéristique de pierre à fusil est plus ou moins prononcé suivant les crus ou les millésimes.

D’une belle couleur jaune d’or, riche en bouquets, frais et floral, il peut évoquer écorce, miel, acacia ou aubépine.

Il présente une bouche d’attaque ferme mais pourvue de délicatesse, avec une note moelleuse qui s’évanouit lentement.

Domaine

Sa qualité la plus remarquable est sa faculté à vieillir des dizaines d’années, voire plus d’un siècle, tout en s’abonnissant.

On a dit du JASNIÈRES qu’il est le plus jeune des vins vieux, car après 10 ou 20 ans de bouteille, il atteint son sommet tout en restant bien vivant.

Les années exceptionnelles, la pourriture noble lui confère carrément le grand moelleux.

Il développe alors des bouquets inégalables.

Le JASNIÈRES ne ressemble à aucun autre vin de France, sauf au COTEAUX DU LOIR BLANC qui, en A.O C est comparable au Jasnières : même cépage, le Chenin, même origine, climat, coteaux en pente, argiles à silex, taille, culture, même type de vin bouqueté, souvent plus sec, plus léger.

Le terroir et le tour de main multiplient les nuances à la dégustation.

Le Vignoble

Les ROUGES de COTEAUX DU LOIR sont surtout à bases de Pineau d’Aunis ou de Gamay.

Le rouge de PINEAU d’AUNIS est rubis très clair gouleyant.
Frais et léger, son bouquet poivré lui donne une originalité certaine.

En prenant de 1’âge, son parfum et son goût de framboise s’accentuent, ses qualités se développent au maximum.

C’est le vin rouge typique du terroir.

Le rouge de GAMAY est prêt à boire plus vite.

La pente ensoleillée des coteaux, la rudesse des sols caillouteux lui confèrent du caractère.

Les ROSÉS des COTEAUX DU LOIR sont surtout à base de Pineau d’Aunis.

On obtient alors des vins légers, finement bouquetés, rafraîchissants.

Vin de Gaillac

Vin de gaillac

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GAILLAC, vignoble du Sud-Ouest

Entre les vignobles de Bordeaux et du Languedoc Roussillon, les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées ont su perpétuer leur vocation vinicole, à travers une mosaïque de vignobles très divers, regroupés sous la dénomination Vignobles du Sud-Ouest.

Des rives de la Dordogne à la vallée du Lot, du Pays Basque à la Gascogne et à l’Agenais, du sud du Massif Central aux Coteaux du Tarn, des terrasses bordant la Garonne jusqu’aux portes de Toulouse …

Les Vignobles du Sud-Ouest nous font découvrir la plus vaste collection de cépages spécifiques, de vins et de spiritueux typés, tous riches d’une grande histoire.

Le tout nouveau Comité Interprofessionnel des Vins du Sud-Ouest créé officiellement en décembre 1997 regroupe 16 appellations d’Aquitaine et Midi-Pyrénées.

On y retrouve ainsi 9 AOC Béarn, Côtes du Frontonnais, Gaillac, Irouléguy,Jurançon, Madiran, Marcillac, Pacherenc du Vic Bilh et Floc de Gascogne et 7 VDQS Côtes du Brulhois, Côtes de Millau, Côtes de Saint Mont,Estaing, Entraygues et Fel, Lavilledieu et Tursan.

Parmi cette mosaïque de vignobles très divers, vous trouverez à 50 km à l’est de Toulouse, en direction d’Albi dans le département du Tarn, le vignoble de Gaillac. Il s’étend sur les deux rives du Tarn, et vers le nord jusqu’à la cité médiévale de Cordes.

La vigne amenée en Provence autour de l’an moins 600 par les Phocéens, a progressé vers la Narbonnaise, puis avec les Romains en l’an moins 125 vers l’Aquitaine.

Gaillac est la première étape de cette marche à l’ouest qui n’atteint le Bordelais qu’après avoir conquis les divers vignobles du Sud-Ouest, appelés longtemps les vignobles du Haut Pays.

Montans, la ville voisine de Gaillac, fut au 2ème siècle un grand centre de poteries.

On retrouve des traces d’amphores depuis le sud de l’Espagne au nord de l’Ecosse, témoins que les vins de Gaillac s’exportaient déjà au delà des mers après avoir descendu le Tarn et la Garonne.

Situé dans le nord du département du Tarn, l’aire d’Appellation Gaillac couvre 2 500 hectares répartis sur 73 communes pour une production AOC de plus de 165 000 hl.

Aujourd’hui, l’Appellation regroupe une centaine de caves particulières et trois caves coopératives.

La variété des terroirs au nombre de trois et l’ancienneté du vignoble permettent à Gaillac de présenter un encépagement varié et traditionnel.

Ainsi, cette diversité du vignoble gaillacois se traduit par une grande variété de vins élaborés qui composent une gamme multiple de vins blancs secs, doux et perlés, de vins rouges et rosés, d’effervescents.

Les ambitions du vignoble sont aujourd’hui portées par une nouvelle génération de vignerons, qui ajoutent à la passion de leurs pères le pragmatisme de formation de haut niveau.

Outre les dernières technologies viticoles, leur savoir-faire s’étend également aux techniques de commerce et de gestion.

La ville de Gaillac est née en 972.
A partir de ce moment, le vignoble prend son essor avec la fondation de l’Abbaye Saint-Michel.

Grâce à l’esprit des ordres religieux, à l’accumulation des ressources et à de judicieuses et patientes sélections de cépages, les moines Bénédictins parvinrent à obtenir des vins de choix destinés aux Sacrifices Eucharistiques, aux Rois, et aux grands personnages du Royaume.

En effet, en 1221, les Consuls publièrent le Ban des Vendanges, preuve de la recherche et du maintien de la qualité des vins.

En 1253, Henri III, Roi d’Angleterre, se fit envoyer 20 barriques des vins de Gaillac.

Trois siècles plus tard, Henri IV perpétua la tradition.

Puis, tout naturellement, la commercialisation des vins de Gaillac se tourna vers l’ouest en empruntant la voie principale de communication, le Tarn.

La recherche constante de la Qualité
Dans le contexte du grand marché bordelais des “vins de coupage”, Gaillac a toujours veillé à ne pas perdre complètement son identité en obtenant souvent diverses dérogations. Ces documents citent régulièrement Gaillac, Lisle et Rabastens car leurs disciplines locales étaient très strictes (marque à feu, interdiction de rentrer des vins ‘étrangers’, ban des vendanges, etc. …).
Le vin était de si bonne qualité, par la loyauté même des Consuls et des Marchands de l’époque, que le commerce était florissant:

“Aussy, tous les jours, on voict merchantz.
Pour l’achepter qui le descendent par la rivière vers Bourdeaux,pour de là l’apporter en Angleterre, Ecosse , Flandres et austres pays fort éloignés”.

Le vin était célébré officiellement dans le pays depuis la création du “Rey de la Poda”, en février 1529.

Il s’agissait de couronner le vigneron le plus habile dans la taille qui conditionne le bon développement de la souche.

Cette tradition s’est perpétuée jusqu’en 1789.

La concurrence s’intensifie:
Malgré les édits royaux destinés à faciliter le commerce des vins de Gaillac à Bordeaux jusqu’à la Révolution, des difficultés persistent.

La concurrence acharnée est un frein pour l’évolution du vignoble de Gaillac.

Néanmoins, le négoce continue et à la fin du 18ème siècle, les transactions deviennent difficiles malgré la haute tenue et la qualité des vins de Gaillac.

Le vignoble au 20ème siècle
Ainsi, au cours des mille et unes vendanges, le pays gaillacois a vécu au rythme des joies et des peines des vignerons.

La terrible crise du phylloxera à la fin du siècle dernier n’a pas entamé la ténacité des Gaillacois dans la recherche constante de la qualité:

1922 : délimitation de l’Aire d’Appellation Gaillac au Journal Officiel
1938 : le décret d’Appellation d’Origine Contrôlée est obtenu pour les Gaillac blancs
1970 : le décret d’Appellation d’Origine Contrôlée est étendu aux Gaillac rouges et rosés.

Et puis, comme il fallait un signe, une image de marque comme au Moyen-Age du vin de Gaillac, il fût créé la Bouteille Gaillacoise tant pour les rouges que pour les blancs.

Véritable signe de ralliement, cette bouteille est réservée seulement aux vignerons mettant en bouteille leurs vins dans l’aire d’Appellation Gaillac.

Et comme l’histoire veut une fin heureuse en fin de ce siècle, l’Abbaye Saint-Michel est de nouveau redevenue le centre de coordination du vignoble.

Elle abrite désormais la Maison de la Vigne et du Vin et renoue avec le riche et heureux passé du vin.

La Tradition demeure…
972 fondation de l’Abbaye Saint-Michel
1271 mise en place d’une Charte Qualité définissant les normes de production
1922 délimitation de l’Aire d’Appellation
1938 obtention du décret AOC pour les blancs
1970 extension du décret AOC aux rouges et rosés.

L’aire d’Appellation Gaillac

Situé dans le nord du département du Tarn, l’aire d’Appellation Gaillac couvre 2 500 hectares répartis sur 73 communes pour une production AOC de plus de 165 000 hl.

Aujourd’hui, l’Appellation regroupe une centaine de caves particulières et trois caves coopératives.

La variété des terroirs, au nombre de trois et l’ancienneté du vignoble permettent à Gaillac de présenter un encépagement varié et traditionnel.

Ainsi, cette diversité du vignoble gaillacois se traduit par une grande variété de vins élaborés qui composent une gamme multiple de vins blancs secs, doux et perlés, de vins rouges et rosés, d’effervescents.

Les ambitions du vignoble sont aujourd’hui portées par une nouvelle génération de vignerons, qui ajoutent à la passion de leurs pères le pragmatisme de formation de haut niveau.

Outre les dernières technologies viticoles, leur savoir-faire s’étend également aux techniques de commerce et de gestion.

Trois terroirs pour une Appellation unique.

Là, en suivant le cours du Tarn jusqu’à Gaillac, puis Lisle-sur-Tarn, ou en s’aventurant sur les coteaux, on est au coeur même de l’un des plus anciens vignobles de France.

Sur la rive droite du Tarn, depuis les premières côtes jusqu’aux sols granitiques et calcaires du plateau cordais, les terres bien exposées nourrissent blancs fruités et rouges subtils.

Rive gauche, les sols sont graveleux et étaient initialement propices à l’élaboration des vins rouges denses et profonds.

Quant au climat, le vignoble de GAILLAC bénéficie de deux influences:

– la douceur océanique qui limite les risques de gelées et permet une bonne alimentation hydrique de la vigne

– la chaleur méditerranéenne, en été et en automne, accentuée par le vent d’Autan, assure une bonne maturité des raisins et un temps clément durant les vendanges.

Une collection de cépages spécifiques

De tout temps, le vigneron gaillacois a eu le souci de choisir le cépage le mieux adapté au terrain et à l’exposition.

Au fil des terroirs, du goût des consommateurs et de la tradition, le GAILLAC a conforté son choix de cépages pour l’appellation:

ils sont typiques, spécifiques et hauts en caractère.

Sélection des cépages blancs traditionnels:

Le MAUZAC:
C’est un cépage traditionnel du Gaillacois, à multiple facettes. Il excelle dans l’élaboration de nombreux vins blancs: blanc sec, blanc doux, effervescent.

Il se caractérise principalement par des arômes rappelant la pomme et la poire. Il donne des vins tendres à faible acidité, et il existe de véritables “merveilles” en Mauzac pur.

Ce cépage ne se trouve qu’à Gaillac et à Limoux. Il possède en effet une aptitude spéciale à l’élaboration des mousseux.

Le LEN DE L’EL :
Son nom vient de la traduction LOIN DE L’OEIL. Les anciens l’appelaient ainsi parce que la grappe est munie d’un très long pédoncule et le raisin est loin de l’oeil, du bourgeon qui lui a donné naissance.

Ce cépage très ancien ne se retrouve qu’à Gaillac.
Il produit un vin à arôme très fin de type floral ou agrume et il apporte fraîcheur et souplesse au vin.

le SAUVIGNON et la MUSCADELLE viennent compléter les cépages traditionnels du Gaillacois.

Sélection des cépages rouges traditionnels:

Le DURAS:
C’est un des plus anciens cépages réhabilités depuis 20 ans. Il donne à la fois couleur, souplesse et finesse au vin, et il se caractérise principalement par des arômes rappelant le poivre ou les épices.

Le BRAUCOL:
Appelé également Fer Servadou, ce cépage donne un vin à la fois coloré, charnu et rustique. Ses arômes très caractéristiques et originaux évoquent le cassis, la framboise, la feuille froissée et le poivron.

La SYRAH:
D’origine méditerranéenne, ce cépage s’adapte sur les terrains bien exposés. Utilisé avec mesure, il apporte au Gaillac charpente et une belle complexité aromatique.

Le GAMAY:
C’est le seul cépage apte à élaborer le Gaillac Primeur.
Il s’est très bien implanté à Gaillac et depuis de nombreuses années, il permet au Gaillac Primeur d’obtenir une reconnaissance nationale, 4 fois premier du Concours National des vins primeurs, et toujours dans le peloton de tête.

Gaillac, la gamme d’une région:
Les Appellations d’Origine Contrôlée de Gaillac se caractérisent par une extraordinaire richesse.

Qu’ils soient blanc sec, fraîcheur perlée ou rouge, vous pourrez toujours au détour d’un chai ou d’une cave, découvrir une finesse par là, un bouquet aromatique plus intense ici, ou encore des arômes de frui ts rouges inattendus là-bas.

AOC GAILLAC Blanc Sec
D’une couleur jaune pâle aux reflets verts changeants, son fruité intense est délicatement structuré par des arômes envoûtants.

Il se montre à son avantage tant au niveau de la couleur que du goût lorsqu’il est bu bien frais.

Première AOC, le GAILLAC Blanc Sec reste pour beaucoup la spécificité de l’Appellation.

AOC GAILLAC Fraîcheur Perlée
Sa spécificité: la perle de fraîcheur.

Comme son nom l’indique, il a la particularité de conserver après le travail du vigneron une quantité importante de très fines perles qui vont conserver la Sensation de Fraîcheur et d’exacerber les arômes naturels du Mauzac ou du Len de l’El.

A boire très frais, c’est un excellent vin d’apéritif et s’associe merveilleusement avec les fruits de mer.

AOC GAILLAC Rouge
Les vignerons gaillacois ont beaucoup travaillé ces dernières années pour montrer que les terroirs de Gaillac sont propices à l’élaboration d’excellents rouges.

Aujourd’hui, le GAILLAC Rouge est une valeur maîtresse du vignoble.

Avec une robe profonde, un nez puissant, il possède un équilibre subtil, une dominante de fruits rouges de cassis, framboises … et des notes d’épices tout à fait spécifiques.

Pour les meilleures cuvées, le GAILLAC Rouge est passé en fût.

AOC GAILLAC Primeur
GAILLAC, le plaisant primeur est notre grande fierté. Fruité, gouleyant, aux arômes si caractéristiques, le GAILLAC Primeur a toujours été cité aux concours nationaux et a été récompensé de nombreuses fois Premier Primeur de France.

Premier vin AOC de l’année, il ne peut être consommé qu’à partir du 3ème jeudi de novembre.

Il doit être exclusivement issu du cépage Gamay et élaboré avec des raisins entiers non foulés.

C’est un vin jeune qui doit être bu dans l’année de sa conception.

AOC GAILLAC Doux
Lorsque vous interrogerez un vigneron gaillacois sur cette AOC, il ne tarira pas d’éloges sur la richesse de ses parfums de poire, pomme ou pêche, son onctuosité, sa longueur en bouche et vous proposera la classique alliance avec le foie gras.

Mais il saura également vous proposer des mariages qui vous paraîtront plus originales:

A l’apéritif ou avec le Roquefort.

Issu du coeur du terroir et des plus vieilles vignes, il a fait le renom de GAILLAC.

AOC GAILLAC Rosé
De couleur cerise et franche, le GAILLAC Rosé est un vin fin, nerveux, aux arômes fruités.

Il accompagnera très agréablement vos repas estivaux.

AOC GAILLAC Mousseux
Elaboré à partir de la méthode traditionnelle, dite aussi champenoise, ou à partir de la méthode gaillacoise, laissez-vous séduire au début ou à la fin d’un repas par le GAILLAC Mousseux.
VIN DE GAILLAC – SAVOIR ACHETER
Depuis des années, le vignoble de Gaillac a su mettre en valeur son formidable patrimoine par une signalisation spécifique:

Il n’est pas un croisement ou une route dans le vignoble qui n’indique ici château, là un mas ou plus loin encore une cave coopérative.

Tout au long de votre route, chaque vigneron vous racontera ses vignes, ses vins, son terroir, ou encore vous proposera les meilleurs moments pour venir le rencontrer et visiter sa cave ou son chai de dégustation.
Les Terrasses de la Rive Gauche
La première étape de cette route des vins de Gaillac nous entraîne sur les Terrasses de la Rive Gauche. Formé aux travers des âges avec le Tarn comme acteur principal, ce terroir s’étend sur 30 km entre Florentin et Couffouleux en passant par Técou, Montans (site archéologique) ou encore Peyrole.

D’une altitude relativement modeste, il permet à la vigne d’exprimer tout son potentiel à travers des sols de galets, de graviers, de sable ou de boulbènes.

Certains vignerons vous parleront ainsi des Graves de la Rive Gauche.

C’est un terroir de prédilection pour les cépages rouges.

Les Gaillac rouges sont généreux, d’une belle couleur profonde, aux arômes complexes où se mêlent fruits confits, cassis et épices.

En bouche, ces vins sont puissants avec un corps dense, bien charpenté et aux tanins ronds. Vins riches et hauts en caractère, ils se gardent facilement 4 à 5 ans, voire plus pour un millésime flatteur.

Les Gaillac blancs, moins vifs que sur la rive droite, jouent de subtilité et de finesse.

Le Len de l’El y exprime des arômes de fleurs blanches, de pêche et le Sauvignon des parfums de pamplemousse.

Les vignerons depuis quelques années y élèvent des Blancs doux très complexes d’une très grande qualité, notamment issus du Len de l’El.

Les Coteaux de la Rive Droite
Cette deuxième étape nous conduit de l’autre côté du Tarn, sur la Rive Droite.

Délimitée par la Vère, cette vaste zone s’étend d’Est en Ouest de Castelnau-de-Lévis jusqu’à Rabastens, en passant par Labastide-de-Lévis, Gaillac, ou encore Lisle-sur-Tarn.

Les coteaux de Labastide, Bernac, Sainte-Croix ont des terres argilo-calcaires, d’altitude relativement élevée et de maturité plus tardive.

Les Rouges de Duras et de Syrah ont de la matière et mélangent harmonieusement leur saveur épicée au parfum plus sauvage du Braucol.

Les coteaux de Gaillac, côtes molassiques argilo-calcaires, aux affleurements sableux ou graveleux sont au coeur du vignoble.

Les versants sud, de faible altitude, sont pris de plein fouet par le vent d’autan sec et chaud.

Ce climat privilégié de précocité et d’ensoleillement, allié à l’exposition et au terroir, donne des vins Blancs souples et élégants, longs en bouche, ainsi que des Rouges bien charpentés, amples avec beaucoup de fruits et des tanins ronds.

Plus au nord, le plateau aux affleurements calcaires de Cestayrols et Castanet prend les accents du plateau cordais.

Les Blancs secs ou perlés, cristallins ou floraux font preuve d’une grande finesse et délicatesse.

Sur les coteaux de Montels et de Cahuzac-sur-Vère sous l’influence de la fraîcheur de la vallée de la Vère, les vendanges y sont plus tardives.

Les Blancs secs et perlés y gagnent en fraîcheur, ils dégagent tout le charme de leur fruit.

Enfin, nous terminons cette deuxième étape par les coteaux de Lisle-sur-Tarn et Rabastens, zone de prédilection viticole grace à la qualité du terroir et à l’ensoleillement des coteaux.

Les Rouges sont charpentés et chauds, avec des tanins bien fondus tandis que les Blancs se distinguent par des arômes extrêmement délicats et nuancés.

Le Plateau Cordais
Troisième et dernière étape de la Route des Vins, le Plateau Cordais s’étend sur la partie nord du Gaillacois. Il produit toute la variété des vins de Gaillac avec, grâce à sa situation, une proportion importante de vins blancs.

Deux éléments fondamentaux caractérisent ce terroir:
l’exposition:

Les vignes des Hauts Coteaux du Gaillacois ou Coteaux Blancs de Cordes sont plantées à 250 à 300 mètres d’altitude.

Cette situation en fait la zone la plus tardive du vignoble de Gaillac.

En effet, les raisins y sont vendangés 10 à 15 jours plus tard que les premiers coteaux situés en bordure du Tarn.

Cette altitude associée à une bonne exposition à dominante sud, permet à la vigne et aux raisins de bénéficier d’un ensoleillement plus long et d’une maturation plus lente, très bénéfiques pour la finesse et la richesse des différents composants des raisins.

La nature des sols:
Les vignes plantées sur les Coteaux Blancs du pays Cordais se développent sur des sols argilo-calcaires à forte teneur en calcaire actif.

Ce calcaire apporte aux vins, finesse, arômes, fruité et typicité.

La combinaison des données climatiques et du terroir permet de produire des vins racés et distingués.

Les vins blancs ont un équilibre harmonieux. Ils sont riches en arômes floraux.

Ils ont du fruité et de la fraîcheur. Ces vins blancs doivent se boire jeunes.

Les vins Rouges sont bien équilibrés, parfumés, nerveux, gouleyants et aptes à un vieillissement de 4 à 6 ans.

Les Vins Rosés sont parfumés, légers et fruités.
VIN DE GAILLAC – CUISINE TRADITIONNELLE
La Commission Interprofessionnelle des Vins de Gaillac met à votre disposition les annuaires de tous les vignerons, caves, négociants et points de vente.

Au cours de vos promenades, vous recherchez une adresse, vous souhaitez découvrir les vins de Gaillac à la propriété et aller ainsi à la rencontre des vignerons, des caves coopératives, des négociants du Sud-Ouest ou aller directement dans un point de vente,alors n’hésitez pas à consulter les différents annuaires des Vins de Gaillac.

La carte de l’Appellation vous permettra de vous repérer aisément dans le vignoble et de trouver votre route sans difficulté.

Gaillac, annuaire des vigneronsLes caves coopératives

LABASTIDE DE LEVIS
81150 LABASTIDE LEVIS
Tél. : 05.63.53.73.73 – Fax : 05.63.53.73.74 – e-mail : cavelabastide@wanadoo.fr

LABASTIDE DE LEVIS (annexe)
Sept Fontaines – 81600 GAILLAC
Tél. : 05.63.57.01.30 – Fax : 05.63.53.73.74
e-mail : cavelabastide@wanadoo.fr – Site internet : cave-labastide.com

RABASTENS
33, Route d’Albi – 81800 RABASTENS
Tél. : 05.63.33.73.80 – Fax : 05 63 33 85 82
e-mail : rabastens@vins-du-sud-ouest.com – Site internet : vins-du-sud-ouest.com/appellations/GAILLAC/RABASTENS

TECOU
81600 TECOU
Tél. : 05.63.33.00.80 – Fax : 05.63.33.06.69
e-mail : passion@cave-de-tecou.fr – Site internet : cave-de-tecou.fr

TECOU (annexe)
81140 ST MARTIN DE VERE
Tél. : 05.63.33.11.79 – Fax : 05.63.33.22.02
e-mail : passion@cave-de-tecou.fr – Site internet : cave-de-tecou.fr

Les négociants

ARBEAU
Jean Claude ARBEAU
82370 LABASTIDE ST PIERRE
Tél. : 05.63.64.01.80 – Fax : 05.63.30.11.42
e-mail : arbeau@wanadoo.fr – Site internet : www.montauban.cci.fr.vins.arbeau

CAVE DE GAILLAC
Alain GAYREL
103, Avenue Foch – BP N 4 – 81600 GAILLAC
Tél. : 05.63.81.21.05 – Fax : 05.63.81.21.09

e-mail : cavedegaillac@wanadoo.fr
Cie des Vins du Grand Sud-Ouest
François PELISSIE
Camp de Sorre – 46140 CASTELFRANC
Tél. : 05.65.36.29.44 – Fax : 05.65.36.21.32

e-mail : cvgso@cvgso-cdso.fr
LES CHAIS ST MARTIN S.A.
Jean Luc PELISSIER
Rue Chemin Vert – BP N 13 – 81310 LISLE SUR TARN
Tél. : 05.63.40.44.97 – Fax : 05.63.33.36.15

NICOLAS VINS
Claude NICOLAS
4, Impasse de l’Abbé Arnoult – 31620 FRONTON
Tél. : 05.62.22.97.40 – Fax : 05.62.22.97.49

RIGAL et FILS S.A.
Messieurs RIGAL
Château Saint Didier – 46140 PARNAC
Tél. : 05.65.30.70.10 – Fax : 05.65.20.16.24

ROLLAND & FILS
Georges ROLLAND
36, Rue de la Marne – 81600 GAILLAC
Tél. : 05.63.57.01.37 – Fax : 05.63.57.48.08

SAURET Père & Fils
Jean Luc SAURET
Z.I. Beauregard – BP N 6 – 19101 BRIVE
Tél. : 05.55.86.91.15 – Fax : 05.55.86.03.81

e-mail : vindor@wanadoo.fr
VIGOUROUX S.A.
Georges VIGOUROUX
Route de Toulouse – BP N 159 – 46003 CAHORS
Tél. : 05.65.20.80.80 – Fax : 05.65.20.80.81
e-mail : vigouroux@g.vigouroux.fr – Site internet : www.g-vigouroux.fr

Les points de ventes

AU CHAI ROLLAND
32, Rue de la Marne – 81600 GAILLAC
Tél. 05.63.57.01.37 – Fax : 05.63.57.48.08

CAVEAU GUIBAUD
Echangeur de Brens – 81600 BRENS
Tél. 05.63.57.33.78 – Fax : 05.63.57.68.18

CAVEAU ST MICHEL
Abbaye St Michel – 81600 GAILLAC
Tél. 05 63 57 15 40 – Fax : 05 63 57 20 01

LA PETITE CAVE
94, rue J. Rigal – 81600 GAILLAC
Tél. 05 63 57 57 70

LE TONNEAU DE GAILLAC
32, place de la Libération – 81600 GAILLAC
Tél. 05.63.57.01.37 – Fax : 05.63.57.48.08

Vin de Crémant de Loire

Vin de Crémant de Loire

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VIN DE CREMANT DE LOIRE – HISTOIRE

Le vignoble du Crémant de Loire, classé AOC par le décret du 17 octobre 1975 ne concerne que des vins produits sur les aires d’appellation Anjou, Saumur et Touraine.

Ses vins sont vinifiés en blanc et rosé effervescent par la méthode de seconde fermentation en bouteille.

Sont utilisés l’arbois, le chenin et le chardonnay en cépages blancs.

Le cabernet franc, le cabernet-sauvignon, le pineau d’Aunis et le pinot noir en cépages rouges et le grolleau en cépage rouge accessoire.

Le Crémant de Loire a des conditions de productions très particulières: récolte à la main, pressurage spécial, durée de la conservation en cave…

Les jus subissent une double fermentation: la première, la fermentation alcoolique est effectuée à basse température sur des premiers jus.

Puis après fermentation malolactique le vin est mis en bouteille où il effectuera la prise de mousse avant d’être conservé sur lattes pendant plus de 12 mois, souvent 2 à 3 ans.

– Région : Anjou, Saumurois et Touraine.

– Zone de production : située à l’intérieur des délimitations des appellations Anjou, Cheverny, Saumur mousseux et Touraine.

– Classé en : A.O.C. régionale.
Décret du 17.10.1975.

– Superficie en production :
près de 500 hectares.

– Cépages :
blancs : arbois ou menu pineau, chenin et chardonnay,

gris : grolleau en cépage accessoire,

noirs : cabernet franc, cabernet-sauvignon, pineau d’Aunis et pinot; grolleau en cépage accessoire.

– Vinifié en : blanc et en rosé mousseux, seconde fermentation en bouteilles.

– Un vin de couleur paille, des arômes de fleurs blanches, une bouche fine et persistante pour ce vin de Fête.

La récolte a été récoltée en caisse, les bouteilles restent 12 mois sur lattes avant d’être dégorgées et savamment dosées.

Les reflets dorés du Crémant de Loire sont mis en valeur par la finesse et la persistance des bulles.

Il a la finesse et la noblesse d’un vin de réception.

– Il peut se garder :
pas plus de 3 ans. Peut se boire dès sa mise en bouteilles.

– Température idéale pour l’apprécier :

entre 8 et 10° pour le blanc,

entre 10 et 12° pour le rosé.

A déguster à l’heure de l’apéritif, ou pour accompagner un dessert.

Producteur de l’appellation Crémant de Loire

Château de la ROCHE à Cheillé-37190

Vin de Cheverny

Vin de Cheverny

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VIN DE CHEVERNY – AOC

Cheverny et Cour-Cheverny, devenus AOC en 1993, désignent 400 ha plantés sur les sols siliceux de 24 communes.

Cour-Cheverny, qui compte pour 60 ha dans ce total, est fourni par 11 communes.

Il s’agit exclusivement de blanc, issu du seul romorantin. Ce cépage serait originaire de Bourgogne, le donnery aujourd’hui disparu.

Acide et coupant dans sa jeunesse, le vin devient délicat et très plaisant au fil des ans.

Lorsqu’il est issu de vieilles vignes à faible rendement, le Cour-Cheverny peut être de très bonne garde.

En Cheverny, les blancs sont issus de chenin blanc, arbois ou menu pineau, chardonnay, sauvignon, et romorantin.

Les rouges proviennent de gamay noir, cabernets, pinot noir, côt, et une tolérance autorise 15% de gamay teinturier de Chaudenay.

Mais le pinot noir est le plus populaire ici.

Adresse :
Michel et Jocelyne Gendrier, Les Huards, Cour-Cheverny. Voir leur Cheverny (le 92 était à 22F), et surtout leur Cuvée François 1er issue de vieilles vignes en Cour-Cheverny.

Côtes du Forez, à base de gamay, est devenu AOC le 4 novembre 1999.

Pour obtenir le label, le syndicat a dû s’engager à limiter la zone de production à 17 communes, contre 21 auparavant.

La surface exploitée, qui s’étend de Montbrison à Boën-sur-Lignon, est de 200 hectares à une altitude moyenne de 500 mètres.

Syndicat des producteurs de vins AOC : Cheverny AOC : Cour-Cheverny
14, avenue de Vendôme – 41018 Blois Cedex – Tél.: 02 54 55 20 00
L’authenticité d’un terroir? Au coeur du pays des Châteaux, venez découvrir l’AOC Cheverny / Cour-Cheverny – Crémant de Loir.

VIN DE CHEVERNY – HISTOIRE

La légende dorée date la création du vignoble de Cheverny, au début du règne de François Ier, à l’époque où celui-ci commence à déposer des permis de construire pour ses châteaux Renaissance au fil de la Loire.

D’abord intéressé par Romorantin, François aurait fait venir 80 000 ceps certifiés bourguignons d’origine sur le site du futur chantier.

Quand il opta finalement pour Chambord, les pieds de vigne auraient suivi. C’était en 1519, l’année de la mort à Amboise de Léonard de Vinci.

C’est évidemment plus valorisant d’être né au siècle d’Erasme, de Thomas More, de Ronsard ou de Léonard que sous la rude protection d’Attila.

Mais il est fort probable que, le long des bords de Loire, les vignobles existaient bien avant 1519.

Avec un moyen de transport tel que le grand fleuve tranquille, et pour ce que nous savons de l’activité commerciale autour du vin, qui régnait dès le début du Moyen Age à Orléans, Tours, Angers, il est certain que Blois ne devait pas être en reste.

Le vignoble s’étend d’ailleurs en demi-cercle autour de la ville, qui en était le débouché naturel.

On peut imaginer les quais chargés de barriques en attente de partir pour Nantes ou quelque autre port breton. Plus sûrement, l’arrivée de François Ier a sans doute dopé l’activité viticole.

A l’époque, on n’imaginait pas une grande abbaye, une maison noble et encore plus royale sans ses vignes et son vin, qui témoignaient de la qualité de l’hôte et de son accueil.

Quant aux mystérieux ceps importés de Bourgogne, ils se sont tellement bien fondus dans le paysage, au gré des gels, des greffages, des replantations, qu’ils sont devenus de vrais autochtones.

Ils ont d’ailleurs pris le nom de leur premier terroir d’adoption : romorantin.

Cheverny, en réalité, ce sont deux appellations.

La première (cheverny) produit du rouge et du blanc.

La seconde, cour-cheverny, qui ne couvre qu’une cinquantaine d’hectares, est uniquement consacrée au blanc issu du mystérieux romorantin.

Un vin qui n’a rien de bourguignon et ne ressemble d’ailleurs à aucun autre, sinon, par certains arômes, à quelques rieslings alsaciens.

Un grand blanc, unique et très séduisant, vinifié le plus souvent en sec mais avec parfois quelques sucres résiduels, car il supporte bien la surmaturité.

Et aussi le vieillissement. Il a une durée de vie considérable et certains arômes, comme le miel de sapin, n’apparaissent qu’au bout de quelques années, raconte le vigneron Philippe Tessier.

En appellation cheverny, les vins sont moins complexes. D’un côté des blancs vifs, rafraîchissants, composés pour une bonne part de sauvignon.

De l’autre, des rouges qui s’améliorent plus vite que la législation.

François Cazin, président de l’AOC, nous explique :

L’appellation est récente : 1992. Cela a été une étape importante pour donner de la cohérence à notre travail. Sur les blancs, on est bien.

En revanche, en rouge, c’est encore chaotique. Le décret d’AOC a fixé un seuil maximal de 60 % de pinot noir.

On voudrait monter à 85 %, en gardant le gamay comme complément pour ses arômes, et un peu de cabernet-franc et de cot pour la structure.

Le pinot noir bourguignon est d’implantation ancienne ici, comme dans d’autres contrées où coule la Loire Sancerre, notamment.

Il a souvent été concurrencé, voire chassé par le gamay, autrefois plus productif et séduisant aisément un public non initié.

L’heure n’est plus au rendement, ici comme partout ailleurs dans le vignoble français : il est normal que le pinot fasse son retour.

Mais, si la législation peut changer et le décret d’appellation être revu à la hausse, il est un danger pour le vignoble plus difficilement maîtrisable : le pavillon.

On a un vignoble éparpillé. Cela offre moins de résistance à la croissance urbaine, confie Daniel Tévenot, vigneron à Candé-sur-Beuvron.

Le paysage est par endroits un peu mité par le pavillonnaire.

Les gens qui travaillent à Blois achètent des parcelles et font construire, et tant pis si c’est sur des zones classées en AOC.

Une affaire que n’aurait certainement pas acceptée le bon roi François, protecteur des arts et des lettres, mais pas des pavillons
Emmanuel Delaille, 34 ans, Domaine du Salvard.

On vend beaucoup à l’export. En France, trop de gens croient tout connaître et vous donnent des leçons.

A l’étranger, les professionnels disent : c’est bon ou ce n’est pas bon.

Il n’y a pas de frontière quand on est à l’extérieur : seul le vin compte.

En France, c’est très sectaire : on n’est jamais invité à Château-Margaux, alors que chez Mondavi, oui.
Philippe Tessier, 47 ans.

La vigne, ce n’était pas la révélation. La passion est venue après. Ici, on faisait de la polyculture.

La grande fierté, c’était les asperges. Les vaches faisaient du lait et du fumier, et le fumier allait dans les asperges.

La vigne était une activité comme une autre. Mon père a 80 ans, il est toujours dans les vignes. La plante l’intéresse plus que le vin.

Il était peu amateur, mais en revanche un cep qui a un problème, il va le voir au premier coup d’oeil.

61 vins dégustés à l’aveugle

* Moins de 7 euro

CHEVERNY ROUGE

15,5 – Domaine de Veilloux 2002, Michel Quenioux41120 Fougères-sur-Bièvre 02.54.20.22.74.

Argilo. Framboise, note vanillée, bouche vive, élégante, bonne matière ronde et soyeuse, fruité, fin, bien élégant avec de la tenue. 9,80 euro.

* 14,5 – Les Veilleurs. Nez fermé, qui s’ouvre à l’aération, joli fruit en bouche, frais, fringant, vif. Demande une année d’attente. 6,30 euro.

* 15 – Michel et Christophe Badin 2003

L’Aubras 41120 Cormeray 02.54.44.32.98.

Nez très aromatique marqué par le fruité du gamay, bouche nette, élégante, assez dense, bien structurée. 3,25 euro (20 euro en bag-in-box).

14,5 – Domaine des Huards 2002, Jocelyne et Michel Gendrier41700 Cour-Cheverny02.54.79.97.90.

Cuvée Jean-François Deniau. Nez de pâtisserie, fruits rouges, bouche vive, équilibrée, structurée, joli fruit, griotte, bien équilibré, des petits côtés bourguignons par le fruité et la qualité des tanins. 7,45 euro.

* 14 – Pascal Bellier 2002, 41350 Vineuil02.54.20.64.31.

Nez épicé, toasté, léger, tendre en bouche, élégant, plus en fruit qu’en densité. 5 euro.

* 14 – Le Petit Chambord 2003, François Cazin41700 Cheverny02.54.79.93.75.

Nez vif, griotte, groseille, bouche nerveuse, bien parfumée, déjà agréable. 5,05 euro.

13,5 – Domaine du Moulin 2003, Hervé Villemade41120 Cellettes02.54.70.41.76.

Les Ardilles. Epicé, gelée de groseille, bien parfumé, bouche avec des notes grillées, torréfiées ; un peu de gras, bien fait. 9,50 euro.

* 13,5 – Domaine Le Portail 2002

Michel Cadoux, 41700 Cheverny02.54.79.91.25.

Réserve. Fruits rouges, framboise, bouche ronde, un peu tannique, assez épicée en finale. 5,40 euro.

CHEVERNY BLANC

* 15,5 – Clos du Tue-Boeuf 2003,41120 Les Montils02.54.44.05.16.

Les Carteries. Epices, pamplemousse, bouche riche, des saveurs de vendanges tardives accompagnent une certaine sucrosité, fruits à noyau, gras, ample, délicieux. 5,90 euro.

15 – Domaine du Salvard 2002, Emmanuel Delaille41120 Fougères-sur-Bièvre 02.54.20.28.21.

L’Héritière. Nez litchi, marqué sauvignon mûr, note mirabelle en bouche, gras, plein, riche, savoureux, bien équilibré. 13 euro.

* 14,5 – Domaine du Salvard 2003

Cuvée Domaine. Pomme verte, floral, bouche vive, des notes clémentine, pointe de perlant, agréable aujourd’hui. 5,40 euro.

14,5 – Domaine de Veilloux 2001, Michel Quenioux41120 Fougères- sur-Bièvre02.54.20.22.74.

Argilo. Pain d’épice, vif en bouche, note beurrée sans doute due à la barrique qui valorise une certaine minéralité. Vin original et complexe. 10 euro.

* 14 – Pascal Bellier 2003,41350 Vineuil02.54.20.64.31.

Nez floral, bien typé sauvignon, frais, net en bouche, désaltérant. Bon vin de copains pas snobs. 5 euro.

* 14 – Domaine du Moulin 2003, Hervé Villemade41120 Cellettes02.54.70.41.76.

Floral, citron, pamplemousse, touche vanillée, bouche puissante, note de sucrosité, du gras, bien équilibré. Vin moderne bien travaillé. 5 euro.

* 14 – Les Vignerons de Mont-près- Chambord 2003, 41250 Mont-près- Chambord02.54.70.71.15.

Fermé, s’ouvre à l’aération (mise en bouteille récente), gras en bouche, épicé, assez puissant, bien aromatique. 3,70 euro.

* 13,5 – Daniel Tévenot 2003, Madon 41120 Candé-sur-Beuvron02.54.79.44.24.

Vieilles Vignes. Fermé, note florale, bouche puissante, structurée. Vin qui demande une année d’attente. 4 euro.

COUR-CHEVERNY

* 17 – Philippe Tessier 2002,La Rue Colin 41700 Cheverny02.54.44.23.82
.

La Porte dorée. Caramel blond, terre mouillée, cèdre, nez complexe, envoûtant, bouche épicée, délicate, d’une grande élégance, vin vif, complet, un brin mystérieux. 6,80 euro.

* 15 – Les Sables. Nez banane sèche, sec en bouche, vif, long, encore brut de fonderie mais prometteur. 6 euro.

* 16,5 – Domaine de la Desoucherie 2002, Christian Tessier et Fils41700 Cour-Cheverny02.54.79.90.08.

Tarte à l’abricot, pâte feuilletée, beurre, poivre blanc, bouche épicée, du gras, beaucoup d’allure, finale relevée, épicée. Fraîcheur et densité. 6,40 euro.

* 16 – Les Vignerons de Mont-près- Chambord 2002

Les Gabares. Nez eucalyptus, bouche légèrement résinée, puissante, dense, complexe par ses saveurs, pointe de sucrosité, très longue. 5,60 euro.

* 15,5 – Benoît Daridan 2002, Cellier de la Marigonnerie 41700 Cour-Cheverny02.54.79.94.53
.

Vieilles Vignes. Nez fermé, des arômes qui rappellent les rieslings, plein, gras, épicé, élégant, complexe, beaucoup de saveurs, long. 6 euro.

14,5 – Le Petit Chambord 2002, François Cazin41700 Cheverny02.54.79.93.75.

Epices, pamplemousse, lierre, bouche vive, élégante, citronnée, belle complexité aromatique. Vin qui demande à vieillir. Sera en vente en 2005. A titre indicatif, le 2001 est à 14 euro.

* 14 – Domaine de la Gaudronnière 2002, 41120 Cellettes02.54.70.40.41.

Nez grillé, torréfié, bouche aux saveurs de miel, cannelle, du gras, une douce sucrosité, des notes de banane sèche en finale. 6,78 euro.

14 – Domaine de Montcy 2002, R. et S. SimonLa Porte dorée 41700 Cheverny02.54.44.20.00.

Pêche blanche, eucalyptus, bouche vive, élégante, un peu fermée à ce stade. 7,20 euro.

Fiche signalétique

Vin rouge et blanc.

SURFACE : 450 hectares de vignes en production (environ) pour cheverny, et 50 hectares pour cour-cheverny.

SITUATION : sur la rive gauche de la Loire, à hauteur de Blois et Chambord.

SOLS : on distingue trois zones : la partie ouest autour de Fougères-sur-Bièvre, Sambin, Les Montils… sols sablo-argileux, humidité en profondeur de la Loire, qui donnent des vins aromatiques et frais.

De Candé-sur-Beuvron à Muides-sur-Loire, sur une large bande qui borde la Loire, des coteaux rocailleux et sableux, du calcaire en profondeur qui affleure par endroits et des argiles à meulière.

Sur le plateau en arrière de Cormeray, à Mont-près-Chambord, des sols plus profonds, la roche calcaire est à 2 ou 3 mètres sous des argiles épaisses et des cailloux en surface.

Quand on s’approche de la Sologne, ces sols deviennent plus maigres, du côté de Cour-Cheverny, avec des présences plus importantes de sables en surface.

C’est favorable au pinot noir et au romorantin.

CÉPAGE :
– en rouge, pinot noir, gamay, cot, cabernet-franc.

– En blanc, sauvignon pour 60 à 85 %, et en complément chardonnay, chenin, menu pineau appelé aussi arbois.

Pour l’appellation cour-cheverny, un seul et unique cépage blanc : le romorantin.

MILLÉSIMES

2003 : canicule comme on le sait. Ici, la baisse des acidités due aux fortes chaleurs n’est pas un problème. Les vins ont gagné en gras, en souplesse, parfois en alcool.

2002 : les vignerons ont eu très peur fin août : après un été pas très reluisant, de petits foyers de pourriture commençaient à se développer. Le soleil de septembre a stoppé la manoeuvre, les raisins se sont concentrés. Au final, moins de volume que prévu, mais une belle qualité dans les deux couleurs.

BON USAGE :
pour le cheverny blanc, pas de problème, c’est un vin d’apéritif à servir frais, accompagné par exemple de fromage de chèvre.

Les rouges sont des vins sans prétention, de plaisir immédiat, pour les grillades, la viande rouge, une volaille rôtie.

Les cour-cherverny méritent la réflexion. On les recom- mande classiquement avec les poissons, sandre ou brochet en crème, mais ils ont sans aucun doute une réelle aptitude à se valoriser avec les épices.

On n’hésitera donc pas à les servir à 12 °C quand ils ont 3 ou 5 ans sur du tartare de thon bien relevé, ou de la cuisine asiatiquLde Cheverny fut bâti sur ordre de Philippe Hurault, fils de Philippe, lui-même ancien chancelier du roi Henri IV.

Qualifié de palais enchanté par la Grande Mademoiselle, la Montpensier, il est connu dans le monde entier même par ceux qui n’ont jamais fait le déplacement.

C’est en effet Cheverny qui eut le privilège de servir à Hergé de modèle certes raccourci de ses deux ailes à l’encore plus célèbre château de Moulinsart.

AOC Cheverny et Cour-Cheverny, des atouts Royaux

En décidant de « vivre en AOC », les jeunes vignerons de l’appellation Cheverny et Cour-Cheverny ont pris sur l’avenir un pari à la mesure de leurs exigences.

Aujourd’hui, le niveau qualitatif de la production est à la hauteur de leurs espérances.

Nouvelle-venue dans la grande famille des appellations de France, l’AOC Cheverny portée sur les fonds baptismaux en 1993, peut néanmoins s’enorgueillir de glorieux ancêtres.

Implanté dès le Moyen-Age, le vignoble qui s’étire entre Loire et Sologne suscita l’intérêt de François ler qui, audacieux en matière de viticulture, dotait toutes ses propriétés de clos de vigne.

Il décida un beau jour que son vin serait désormais produit autour du palais qu’il chargea Léonard de Vinci de lui construire à Romorantin.

Ainsi, en 1519, par décision royale, 80 000 pieds de vigne furent acheminés de Bourgogne pour y être plantés.

C’est finalement à Chambord que François ler se fera bâtir une demeure digne de son rayonnement, mais les pieds de vigne, quant à eux, prospérèrent à travers leur nouveau terroir comme destinés à rejoindre leur royal maître.

Au fil du temps, ce cépage s’adapta si bien au terrain qu’il en perdra son nom d’origine pour devenir le Romorantin, disputant le territoire à ses illustres dînés, Chardonnay et Pinot (Auvernats blancs et Noir), Sauvignon (Surin) et marquant ainsi définitivement l’histoire du vignoble.

Aujourd’hui, ce cépage que l’on ne trouve dans nulle autre contrée, constitue une véritable appellation au coeur de l’appellation.

Vin original aux quantités limitées, le Cour-Cheverny est très prisé par les amateurs de crus rares.

Niché au coeur du Val de Loire, le vignoble de Cheverny partage son prestigieux territoire avec des châteaux aux noms évocateurs de gloireetd’opulence:

Blois, Chambord, Cheverny, Beauregard, Villesavin, Fougères, Troussay…

Le charme de l’environnement semble affirmer le caractère de ce vignoble réduit mais actif et structuré qui a su se forger une identité et définir ses critères de production en toute indépendance.

Très actif, le vignoble de Cheverny qui commerce dès le XlVème siècle, va établir sa réputation par la primauté de ses blancs et assurer son développement et celui de ses exportations au cours des siècles.

L’appellation produit des vins blancs et rouges fins et fruités, recherchés pour leurs qualités en phase avec notre époque : des vins tendres, conviviaux, sans excès.

Vin de Buzet

Vin de Buzet

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Les vins de Buzet

Le retour du vin des mousquetaires

Mon fidèle et vaillant capitaine ne restait pas à l’abri des murailles.

Fol et aventureux, il allait avec mes autres gascons tirer l’épée en plein champs” se plaisait à dire Jeanne d’Arc lorsqu’elle évoquait les exploits de Pothon de Xaintrailles.

Henri IV “prince d’Albret” avant que d’être roi, les comtes de Noailles, dont le château domine Buzet, ont aimé ces paysages et plus encore son vin dont ils vantèrent au loin la qualité.

Des documents datés du 12 décembre 1284 fixent l’accord tarifaire passé avec le roi d’Angleterre.

Les négociants de Bordeaux estimaient alors nos vins comme les meilleurs du Haut Pays. Acheminés par les Gabarres, ils étaient vendus dans toute l’Europe.

En 1911, l’appellation Bordeaux sera limitée au département de la Gironde.

Fort de son caractère, le vin de Buzet poursuivra seul sa carrière.

Tenaces, les Vignerons, groupés dès 1946 en Syndicat de Défense, créent, en 1955, la Cave Coopérative.

1973 ! l’effort obstiné de qualité est récompensé, les Vins de Buzet accèdent à l’Appellation d’Origine Contrôlée.

Originaires de la région du Sud-Ouest les vins de Buzet s’étendent sur une superficie de 1800 ha.

Buzet est une appellation du Sud-Ouest de la France qui s´étend sur 1800 hectares situés sur les rives et les côteaux de la Garonne et dont seuls 7% de la production sont issus du travail de vignerons indépendants.

Cette appellation date de 1986 et portait précédemment le nom de Côtes de Buzet.

Les cépages utilisés dans l´appellation sont ceux de Bordeaux :

Pour les rouges :
Cabernet sauvignon, cabernet franc, merlot et malbec.

Pour les blancs :
Sémillon, sauvignon, muscadelle.

Les vins rouges sont de qualité grace au dynamisme de la cave coopérative qui traite plus de 90% de la production de l´appellation.

Les meilleurs peuvent être conservés une dizaine d´années.

L´aire d´appellation porte sur la commune de Buzet et sur les 7 communes voisines.

Le Château de Gueyze, vieilli en fûts, est le vin haut de gamme de la cave coopérative.

Vin de Bourgogne

Vin de Bourgogne

Histoire du vin de Bourgogne

Le véritable essor de la qualité du vin de Bourgogne est lié à l’activité des moines bénédictins et cisterciens, au début du deuxième millénaire.

Mais l’origine de la vigne en Bourgogne est plus ancienne, L’histoire des vins de Bourgogne peut être résumée en quelques étapes importantes.

Naissance du vignoble:

La date de naissance du vignoble de Bourgogne reste floue.

Certains avancent que l’apparition du vignoble bourguignon daterait du Vlème siècle avant J.C, d’autres entre le ler et le lllème siècle après J.C, lors des invasions romaines.

Le texte le plus ancien faisant référence à la vigne et au vin de la région date de l’an 312.

Il s’agit d’un discours d’un nommé Eumene qui atteste la présence de la vigne.

Au Vlème siècle, Grégoire de Tours célèbre la côte couverte de vigne.

Premier essor, le vin des moines:
Au Xème siècle, l’aristocratie et les communautés religieuses étaient les propriétaires des vignobles.

Les moines, qui ne cherchaient pas une rentabilité immédiate, ont oeuvré avec le souci permanent d’atteindre la perfection, étude sur les meilleures souches, taille, prélèvement des boutures, greffage, méthodes de vinification, dégustations comparatives.

Leur plus grande contribution au monde du vin est l’invention de la notion de climat.

En créant les clos et la notion de climat, les moines ont donné aux vins de Bourgogne leur identité.

Deuxième essor, les Ducs de Bourgogne:

Le Premier Duc de Bourgogne est Philippe de VALOIS, dit Philippe LE HARDI, qui, par son mariage avec Marguerite de FLANDRES, à la fin du XIVème siècle, double la surface de la Bourgogne et y adjoint la Flandres.

Il a permis aux vins de Bourgogne, connus sous le nom de vins de Beaune, d’étendre plus loin leur réputation.

En l’espace de quatre générations, les quatre Ducs de Valois,Philippe LE HARDI 1342-1404, Jean SANS PEUR 1371-1419, Philippe LE BON 1396-1467 et Charles LE TEMERAIRE 1433-1477)ont fait de la Bourgogne un état totalement indépendant du Royaume de France, et dont la puissance et la prospérité ont valu pour un temps au vin de Beaune de devenir le plus célèbre vin du monde.

Par ailleurs, n’ayant aucun débouché fluvial efficace, la recherche de la qualité était indispensable pour que le prix du vin soit supérieur à son prix de transport.

De sorte que les Ducs ont édictés quelques règles destinées à garantir un bon niveau de qualité aux vins de leur région.

Les moines avaient fait du vin de Bourgogne un grand produit, mais austère et fermé.

Les grands Ducs en ont fait un produit brillant, ouvert, à la mode. Un produit de commerce haut de gamme pour l’exportation.

Le 18ème siècle et le rôle des négociants:

l’amélioration du réseau routier au XVIII ème siècle a considérablement favorisé les échanges commerciaux avec Paris et, par l’intermédiaire des grands ports d’Europe du nord, avec le reste du Monde.

Les premiers négociants étaient de simples commissionnaires.

Mais à la fin du XVlllème siècle, certains d’entre eux ont pu s’installer vraiment et donner aux vins qu’ils stockaient dans leurs caves, tous les soins nécessaires fûts neufs, soutirage, élevage.

Peu à peu est venue l’habitude de produire des vins de plus longue garde avec l’usage de la bouteille en 1750.

Le grand essor date du 19ème siècle
Pour le vignoble de Bourgogne, le XIXème siècle 1789-1914, est le symbole du progrès et celui de l’essor.

A la Révolution, la confiscation des terres de l’Eglise par l’Etat, et leur revente aux enchères comme biens nationaux, sont à l’origine de l’actuel morcellement des vignobles.

Dans le courant du XIXème siècle, l’expansion du commerce des vins de Bourgogne est étroitement liée au développement des transports et du libre échange.

– ouverture du canal de Bourgogne en 1832,
– création de la voie de chemin de fer entre Paris et Dijon en 1851,
– traité de libre échange du Second Empire avec l’Allemagne, la Belgique, la Hollande et la Grande-Bretagne.

Mais en 1875, le phylloxéra apparaît en Bourgogne et décime le vignoble?

Les garanties de la qualité:

Naissance des Appellations d’Origine Contrôlées appelées A.O.C :
A la reconstitution du vignoble au début du XXème siècle, les vins de Bourgogne se sont trouvés en position de concurrence déloyale, ce qui a valu la mise en place d’un cortège de lois en 1905, 1919 et enfin la création de l’I.N.A.O. en 1935 dont la réglementation détermine toujours aujourd’hui les conditions de production de nos vins.

Appellations Bourgogne, unité dans la diversité

Sur l’ensemble de la zone viticole il y a 8.000 hectares de vignes principalement en pinot noir pour les vins rouges, et en chardonnay pour les blancs.

Elles produisent les appellations régionales Bourgogne sous différentes formes.

Ces appellations régionales appelées aussi génériques occupent la plus grosse surface du vignoble et représentent donc le plus gros volume, environ plus de la moitié des quatre étages qui composent la pyramide des vins de Bourgogne.

Etages qui sont les appellations régionales, les appellations villages, les appellations premiers crus et enfin les grands crus soit 1% de la production.

Les appellations régionales qui portent le nom de Bourgogne ont l’unicité dans la diversité.

Diversité de couleurs, de cépages et diversité des terroirs sur les 200 kms avec coupure de zones de production.

Les Bourgognes rouges aux arômes et structures très différents selon les lieux où ils sont produits sont issus du pinot noir en grande majorité

Le Bourgogne blanc issu pratiquement exclusivement aujourd’hui du cépage chardonnay est de loin beaucoup plus répandu que l’AOC rouge.

Malgré les grandes variétés de production,il possède une sorte de constante du fait du cépage unique.

Souple, mais relativement gras, avec un équilibre en bouche qui révèle des arômes de fleurs d’acacia, de fleurs séchées et le plus souvent de pain grillé.

Le Bourgogne rosé que l’on peut aussi appeler bourgogne clairet , de couleur pétale de rose est beaucoup plus charpentés voire tannique que ses cousins du midi.

Le Bourgogne passetoutgrain, ou passe-tout-grains provient de l’assemblage de raisins de pinot noir et de raisins de gamay.

Tendre et souple c’est un vin à boire rapidement après la mise en bouteille.

Le Bourgogne aligoté est à boire jeune, parce que c’est à ce moment qu’il exprime le mieux les arômes du cépage dont il porte le nom.

c’est un vin vif et nerveux, avec une pointe d’acidité qui peut surprendre en première bouche, mais qui exprime une réelle fraîcheur.

On retrouve cette diversité dans la volonté des vignerons de certains finages d’obtenir, à côté du nom «Bourgogne», la mention de leur provenance d’origine.

Ces labels sont aujourd’hui nombreux.

Hautes Côtes de Nuits
Les premiers à obtenir ces mentions complémentaires furent les vignerons de ce que l’on appellait naguère un peu péjorativement «l’arrière Côte», c’est à dire les contreforts des côte de Nuits et côte de Beaune.

Le Bourgogne Hautes-Côtes de Nuits donne des vins rouges et blancs, mais ce sont les blancs, issus du cépage chardonnay qui donnent les meilleurs résultats.
Hautes Côtes de Beaune

Le Bourgogne Hautes-Côtes de Beaune, provient de vignobles plus au sud, situés sur 20 communes de Côte d’Or et Saône-et-Loire, au «dessus» de la Côte de Beaune.

Ici ce sont les rouges qui obtiennent les meilleurs résultats. Il donne des vins rouges bien structurés gustativement charpentés, souvent assez taniques

En blanc, Ils oscillent entre noisette et pointe de beurre, entre miel et fleurs blanches.

Bourgogne Côte Chalonnaise.
La Côte Chalonnaise bénéficie de l’appellation régionale Bourgogne mais à leur tour les vignerons ont obtenu que les vins retenus par une commission d’agrément pour leur typicité puissent porter en complément du nom Bourgogne.

La mention Côte Chalonnaise 44 communes, des canton de Chagny, de Givry, de Buxy et de Mont-Saint-Vincent, peuvent proposer des vins.

Les rouges, nés du pinot noir sont d’une grande souplesse de tanins et d’une belle finesse.

Les blancs, issus de cépage Chardonnay ont des arômes de fleurs fraiches et de fruits secs.

La Bourgogne viicole

La Bourgogne viticole telle que l’a délimitée un jugement du Tribunal de Dijon de 1930 , comprend 5 grandes zones viticoles, Chablis et l’Yonne au nord, qui «encadrent» la Côte de Nuits, la Côte de Beaune, la Côte Chalonnaise et le Mâconnais.

Mais la rigueur des textes n’évoque ni le charme de ces régions, ni le talent de ceux qui font et élèvent ces vins.

De l’or au bout des ceps.

Secteur solitaire considéré comme porte nord de la Bourgogne,le Vignoble de Chablis en est aussi sa porte d’or.

Sur une superficie de plus de 2300 hectares, le vignoble de Chablis s’étend dans l’Yonne sur 20 communes autour de sa capitale Chablis.

Planté uniquement en cépage Chardonnay qui l’on nomme encore là-bas le Beaunois , ce vignoble se décline depuis 1938 en 4 appellations hierarchiques, qui correspondent à des situations, des sous-sols et des superficies totalement différentes.

Petit Chablis est qualitativement l’appellation de base. Elle est peu étendue, convrant moins de 150 hectares et du fait de l’apect dévaluant du terme petit elle est pratiquement tombée en sommeil.

Chablis est la plus grosse appellation. Sur plus de 1500 hectares elle fournit 60% de la production totale et donne des vins de couleur pâle à reflets verts, au nez très floral.

Les premiers crus couvrent pour leur part quelque 600 hectares sur les collines de part et d’autre de la rivière locale, le Serein.

Par usage et commodité, les lieux-dits qui accueillent l’appellation premier cru ont été regroupés sous 11 dénominations principales.

Les plus connues étant Montée de Tonnere, Fourchaume et Mont de Milieu sur la rive droite du Serein et Montmains, Vaillon et Côte de Lechet sur la rive Gauche.

Enfin le Chablis grand cru est la Rolls des Chablis. Nectars d’or à la robe élégante, au nez puissant, aux arômes de noix, de miel et de cette pierre à fusil qui en fait tout le charme, et à la bouche particulièrement racée, avec une grande longueur finale, ils sont au nombre de 7 qui ne portent plus le nom de Chablis, mais simplement le nom de la parcelle d’où ils sont originaires.

Ce sont Vaudésir, Les Preuses, Grenouilles, Les Clos, Valmur, Bougros et Blanchots.

Le grand défaut de leur qualité : il faut savoir les attendre …

Saint-Vincent Tournante
C’est le vignoble de Chablis qui recevra la Saint-Vincent Tournante des Chevaliers du Tastevin, le dernier week-end de janvier.

Quel bouquet

La Côte de Nuits, dans le paysage bourguignon, c’est un bouquet de couleurs, de senteurs, de vignerons…

Quel plaisir que celui d’hésiter sur le dossier et de consulter « les pièces » quand elles font 228 litres.

En effet, outre les Bourgognes, plutôt rouges que blancs, généralement produits dans la plaine et les appellations qui portent le nom des villages qui les soutendent, la Côte de Nuits offre une gamme étonnante de premiers crus magnifiques, et surtout de grands crus aux noms enchanteurs.

Un seul en partie blanc en partie rouge, le Musigny, tous les autres en rouge.

Marsannay, qui fut longtemps la « capitale » du rosé de Bourgogne est devenue aujourd’hui une appellation de Côte de Nuits, à part entière.

Fixin, produit des vins rouges charpentés et tannique de grande garde. Les premiers crus sont réputés

Gevrey, le village dont l’image colle au Chambertin, est celui qui produit l’appellation communale la plus importante en volume.

Les vins sont puissants mais élégants, souvent longs à se réveler, mais tellement beaux, quand, bien vinifiés, ils « arrivent » enfin.

Morey-Saint-Denis, possède 5 grands crus, qui ont la particularité d’avoir un nom spécifique qui est aussi une appellation contrôlée.

Chambolle-Musigny, commune de petite surface, mais de grande renommée, ne produit plus des vins aussi charpentés que ses soeurs plus au nord. On serait plutôt ici, dans la dentelle.

Outre ses grands crus, Chambolles-Musigny décline une gamme magifique de premiers crus dont le plus célèbre s’appelle Les Amoureuses.

Vougeot… c’est d’abord et avant tout son Clos fameux fondé au XXIe siècle, dont le château sert de chef d’Ordre à la confrérie des Chevaliers du Tastevins.

Mais ce serait dommage, même s’il est célèbre, par son histoire, ses 70 à 80 propriétaires différents, et bien sûr la qualité des vins, de réduire Vougeot à ces seuls 50 hectares.

Sur les 30 qui restent, profitent de très beaux premiers crus rouges comme le Clos de la Perrière, ou blanc le Clos blanc de Vougeot.

Flagey-Echezeaux, au bord du mur du Clos de Vougeot, n’a pas d’appellation qui porte ce nom.

Les grands crus s’appellent Echezeaux ou Grands-Echezeaux, les appellations communales portent l’étiquette Vosne-Romanée.

Solides, très structurés, de garde, ils ont le type bourguignon idéal.

Vosne-Romanée, berceau d’une multitude de grands crus sur son vignoble, propose des appellations communales et des premiers crus qui fleurent bon leurs grands frères, avec des senteurs de champignons et sous-bois, des notes parfois animale, voire viscérale très reconnaissables.

Nuits-Saint-Georges n’a pas de grands crus mais tire pourtant la réputation de la côte à laquelle on a donné le nom et une antériorité de presque un millénaire pour un vignoble qui s’étend au nord et au sud de la ville, jusqu’à Premeaux dont une partie du vignoble et notamment de très beaux premiers crusa droit à l’appellation.

Côte de Nuits-Villages.
Enfin, derniers bastions nuitons avant la Côte de Beaune, les villages de Premeaux-Prissey, de Comblanchien et de Corgoloin n’ont pas d’appellation propre, mais proposent comme une partie de Fixin et Brochon, au sud de Dijon, une appellation Côte de Nuits-Villages au coeur de laquelle on trouve de fantastiques rapports qualité-prix.

Parce que la qualité est au Top et que les prix savent encore être tirés.

Aucun autre des villages de la côte n’a droit à cette AOC.

Et il n’existe pas d’appellation Côte de Nuits.

Grands crus pléthore mais qualité:
La Côte de Nuits n’a pas de rival en Bourgogne quant au nombre de grands crus, summum de ce qui se fait en matière de réputation de qualité.

Il y en a 9 exclusivement rouges sur Gevrey-Chambertin : Chambertin avec une superficie de 30 ha, Chambertin Clos-de-Bèze de 15 ha, Latricières-Chambertin 7 ha, Charmes-Chambertin ou Mazoyères-Chambertin a 30 ha, Griotte-Chambertin 2 ha, Ruchottes-Chambertin 3 ha, Chapelle-Chambertin de ha, Mazis-Chambertin 9 ha.

Sur Morey-Saint-Denis, les grands crus sont 5, tous en rouge : Bonnes-mares a 2 ha, les 13 autres étant sur Chambolle-Musigny, Clos-Saint-Denis 6 Ha, Clos-de-la Roche 16 ha, Clos de Tart 7 ha, et Clos des Lambrays 8 ha.

Sur Chambolle-Musigny : Musigny a 10 ha en rouge surtout, mais une partie en blanc et Bonnes-Mares a 13 ha.

Sur Vougeot, 50 ha de Clos-de-Vougeot

Sur Vosne-Romanée : Romanée-Conti a 1 ha 81, Richebourg a 8 ha, la Romanée 0,85 ha, La Tâche 6 ha, Romanée-Saint-Vivant 9 ha, ainsi que Grands-Echezeaux 9 ha, et Echezeaux 36 ha.

De part et d’autre de la Capitale

Un vignoble de grands blancs encadré par de grands rouges, la Côte de Beaune descend de Corton jusqu’aux Maranges en passant par le Montrachet.

15 villages en Côte d’Or et quatre en Saône-et-Loire composent la Côte de Beaune qui prend au nord le relais de la Côte de Nuits de part et d’autre de Beaune la Capitale historique du Bourgogne qui lui donne son nom.

Si du côté des appellations villages, quand elles portent le nom de leur commune, des premiers crus et grands crus tout est simple, ce n’est pas toujours facile de bien cerner les autres appellations, entre le Côte-de-Beaune-Villages, leVillage-Côte de Beaune, le Côte-de-Beaune et le Beaune.

Au nord de Beaune

Ladoix-Serrigny, la plus au nord de la Côte de Beaune est une commune privilégiée. Au pied est de la colline de de Corton, elle produit des AOC Ladoix et ses premiers crus vins d’une grande souplesse en rouge et d’une belle finesse en blancs mais aussi des vins d’appellation Corton en rouge et d’appellation Corton-Charlemagne en blanc particulièrement délicats et typés.

Pernard-Vergelesses, de l’autre côté de la colline de Corton fait dans la dentelle. Son Ile de Vergelesses est l’un des plus beaux premiers crus.

Aloxe-Corton perché à mi-colline est la perle du nord de cette Côte de Beaune, avec ses Aloxe-Corton et premiers crus particulièrement charpentés aux senteurs qui renardent et ses grands crus l’un blanc, l’autre rouge qui se décline en fonction des climats, tout à fait exceptionnels et racés.

Savigny-les-Beaune plus à l’ouest dans la combe de Fontaine Froide fait dit vins qu’on dit nourrissants, théologiques et morbifuges.

S’il n’y a pas de grand cru à Savigny-les-Beaune, 17 climats sont classés en premier cru.

Chorey les Beaune dans la plaine n’a pas de premier cru, mais de beaux vins rouges, peu de blancs mais élégants et souples.

Beaune.
La Capitale du Bourgogne possède de très beaux vins qui sont assez peu connus.

Sans la vente des vins des Hospices de Beaune, ils seraient même inconnus.

Pourtant la variés de vins, à dominante rouge, sur le finage de Beaune est assez étonnante.

Souples et léger côté Savigny, ils sont puissants et tanniques côté Pommard. Les premiers crus sont des raretés.

Au sud de Beaune
Pommard qui jouxte Beaune par le sud est sans doute la plus médiatique des appellations de Bourgogne.

Très concentrés, particulièrement longs en bouche, les vins d’appellation Pommard village sont en quasi unanimité rouges.

Tout comme les premiers crus, qu’ils soient Rugiens Grands Epenots ou Clos de la Commaraine.

Volnay est une sorte d’opposé de Pommard qui lui est pourtant limitrophe.

Ses vins, dans la gamme desquelles on compte 35 premiers crus dont Les Champans, le Clos des Chène ou les Caillerets, sont d’une grande finesse, d’une délicatesse sans égal et peu corsés.

Monthelie au nord de Volnay et à l’ouest de Meursault fait mieux que vivre à la frontière des grands rouges et des grands blancs.

Le vignoble donne des vins pleins de charme et typés avec des nuances d’arômes plaisantes.

Auxey-Duresses, dans la combe à l’ouest jouxte Meursault et donne quelques blancs aux arômes de pomme golden, et des rouges aux senteurs animales.

Saint-Romain, au pied des falaises est un sanctuaire à blanc. Très sec avec des senteurs de fleurs blanches et d’agrumes, et une terre à rouges aux arômes de griotte.

Meursault.
Même si, en entrant par Volnay, on tombe » sur les rares Meursault rouges qu’on appelle Volnay-Santenots, et même si, en partant vers Puligny on quitte la commune sur les rares Meursaults rouges nommés Blagny, Meursault est sans conteste la capitale des vins blancs de Bourgogne, toutes zones confondues.

Les villages sont élégants, fins, de belle origine. Les premiers crus dont les plus connus sont Les Genevrières, Les Charmes, Les Perrières, les Gouttes d’Or etc… sont secs et moelleux, fin et gras, onctueux et longs en bouche. En tout cas à garder.

Puligny-Montrachet renoue avec les grands crus disparus depuis Corton. Des blancs archidominants sont intenses, avec des arômes d’amande et de miel affirmés. La commune partage avec Chassagne les grands crus de ce secteur.

Chassagne-Montrachet. Si le nord du vignoble est celui des grands blancs, au sud du village ce sont les rouges, superbes, très marqués et élégants qui dominent.

Saint-Aubin est le prolongement ouest de Puligny et de Chassagne. Si les rouges sont plus présents, ce sont les blancs qui s’y expriment le mieux. Notamment en premiers crus particulièrement arômatiques.

Santenay enfin, ferme la Côte d’Or viticole mais partage avec Remigny, en Saône-et-Loire un vignoble qui compte une douzaine de premiers crus bien charpentés, et aux senteurs de violette et de confiture de fraise.

Maranges est l’appellation regroupée depuis 1989 des vins produits sur les communes de Cheilly… Dezize et Sampigny-les-Maranges, au bord de la Cozanne. Les rouges sont dominants. les premiers crus font des vins typés, souples et frais.

Hospices de Beaune
La plus célèbre vente de charité du monde.
C’est en 1443 alors que le pays subit de plein fouet les effets de la guerre de Cent Ans que Nicolas Rolin, chancelier du Duc de Bourgogne, signe la charte de fondation au coeur de Beaune, d’un hopital destiné, non seulement aux malades, mais aussi aux pauvres et aux nécessiteux. L’Hôtel-Dieu était né.

Au fil des siècles il s’impose par son esprit de charité. Grâce aux dons de généreux bienfaiteurs, le domaine viticole est magnifique.

Sur Beaune, bien sûr, mais aussi sur de nombreuses communes voisines. Jusqu’à la Révolution, où l’Hotel-Dieu devient Hospice d’Humanité, les vins sont vendus à l’amiable.

Après 1794, et avec l’apparition des négociants, la vente se fait par soumission. La première vente aux enchères se fit en 1859 dans la cuverie des Hospices.

En 1924, elle fut définitivement fixée au troisième dimanche de novembre…

Rouges élégants, blancs parfumés

Rouges élégants, blancs parfumés dans une tradition de qualité. La Côte Chalonnaise fleure bon le terroir.

La Côte Chalonnaise s’étend sur 25 kms de long, entre Chagny aux portes de la Côte d’Or et Saint-Gengoux-le-National, et se situe dans le prolongement naturel des grands terroirs de la Côte de Beaune.

Dans cet environnement géologique privilégié, la Côte Chalonnaise propose une gamme très diversifiée, et particulièrement harmonieuse d’appellations régionales Bourgogne, Bourgogne, Bourgogne Passetoutgrains, Bourgogne Aligoté, Bourgogne grand ordinaire, ponctués depuis l’an passé par 5 ilots réputées puisqu’à Rully, Mercurey, Givry et Montagny, est venu s’ajouter l’an dernier Bouzeron passé du statut de Bourgogne labelisé à celui d’appellation village.

Label Bourgogne Côte Chalonnaise
La Côte Chalonnaise bénéficie de l’appellation régionale Bourgogne, pour les vins rouges, blancs et rosés.

Mais estimant qu’il était nécessaire, devant la grande diversité géographique des appellations Bourgogne que les consommateurs puissent identifier clairement la provenance de celles de leur secteur, les vignerons ont obtenu que les vins retenus par une commission d’agrément pour leur typicité puissent porter en complément du nom Bourgogne, la mention Côte Chalonnaise devenue un label.

44 communes, 11 dans le canton de Chagny, 12 dans le canton de Givry, 18 dans le canton de Buxy et 3 dans le canton de Mont-Saint-Vincent, peuvent présenter à cette commission des vins issus de leurs vignobles.

Aujourd’hui, les vins Bourgogne-Côte Chalonnaise, entrent sur les marchés avec l’un des plus beaux rapports qualité-prix que l’on puisse trouver.

Parce que le prix est des plus raisonnables, mais aussi parce que la qualité n’a plus rien à envier aux Bourgognes produits dans les finages de Côte d’Or.

Les rouges, nés du pinot noir sont d’une grande souplesse de tanins et d’une belle finesse.

Les blancs, issus de cépage Chardonnay ont des arômes de fleurs fraiches et de fruits secs.

Des villages heureux:
La Côte Chalonnaise est la terre de 5 appellations villages de très belle origine

Dans cette côte Chalonnaise, véritable colonne vertébrale des vignes de la Saône-et-Loire du nord, 5 ilots de vignobles sont classés en appellations villages avec pour certains des premiers crus.

Exclusivement blanc au nord avec l’aligoté de Bouzeron, et exclusivement blanc au sud avec le chardonnay de Montagny, le vignoble est panaché entre les deux.

Pour le plus grand plaisir des amateurs de diversité.

Bouzeron, tout au nord de l’aire de production, c’est le dernier né des villages de Côte Chalonnaise, Mais cela ne doit rien au hasard.

Bouzeron produit en effet un vin issu du cépage aligoté, l’un des plus beaux et le plus fin de Bourgogne.

Autorisé jusque là à s’appeler Bourgogne Aligoté de Bouzeron il est arrivé dans la cour des grands l’an passé. Ce n’est que justice.

A noter que c’est la seule appellation village au monde de cépage aligoté.

Rully au sud de Bouzeron est l’appellation village que portent les vignobles des communes de Rully en majorité, et Chagny et de ses terroirs, en Bourgogne on les nomme des climats qui peuvent prétendre à être classés en premier cru.

Le cépage pinot donne ici des vins rouges d’une couleur rubis pourpre élégante, aux arômes tout en finesse, ou dominent souvent le lilas et la framboise.

Rully est aussi le plus important berceau de Saône-et-Loire du Crémant de Bourgogne, vin mousseux d’appellation d’origine contrôlée élaboré dans des conditions de production très strictes, particulièrement draconiennes et surveillés.

Givry c’est 200 hectares de vignoble en production, dont la quasi totalité est plantée en pinot, le cépage des vins rouges, tandis que le chardonnay, qui fait les vins blancs, y est nettement minoritaire, même si son aptitude à vieillir donne souvent de très agréables surprises.

3 communes, Givry, Dracy-le-Fort et Jambles peuvent prétendre produire du Givry ou des premiers crus de Givry.

Givry propose des vins rouges fins, particulièrement souples, rarement très taniques, mais vifs et généreux. Dans les grandes années, il peut se garder 10 à 20 ans et prend alors des senteurs étonnantes et évoluées de fruits cuits et de pruneaux.

Mercurey.
Cette appellation communale, s’étend sur 550 hectares des villages de Mercurey et Saint-Martin-sous-Montaigu et produit des vins remarquables et remarqués, qui furent longtemps recherchés pour faire des… Chambertin.

Si la référence est prestigieuse, les vignerons de Mercurey valent mieux que de faire des succédanés de grands crus, fussent-ils prestigieux.

Ils le savent et s’y emploient. Aujourd’hui l’appellation offre une variété de villages magnifiques, et une gamme de premiers crus à faire… rougir d’envie de grandes appellations plus au nord.

En rouges, le pinot donne des vins structurés, très équilibrés, avec une grande longueur en bouche.

Des vins à laisser vieillir quelques années En blancs, le chardonnay donne aux cuvées, des arômes intenses de miel et d’acacia, avec en bouche, des senteurs secondaires d’exception.

Montagny.
Quatre communes du canton de Buxy portent les 200 hectares de vignobles de Montagny, et produisent les vins blancs issus du cépage chardonnay.

Montagny-les-Buxy qui a donné son nom au vin est à l’ouest, et regarde Buxy au nord, Saint-Vallerin est au sud et Jully-les Buxy à l’est.

Ces 4 communes limitrophes les unes des autres servent d’écrin à ce vin très clair et doré, aux reflets verts.

Car, le vignoble de Montagny, qui comporte des climats classés en premier cru, offre en fonction de l’inclinaison des terroirs, une palette enchanteresse et particulièrement… colorée de vins blancs étonnament parfumés, d’où émanent des senteurs nuancées de fougère, et de noisettes, et des arômes aux notes minérales et aux saveurs épicées.

Le Montagny, c’est un véritable bouquet de parfums, qui en vieillissant s’orne de ce petit goût de miel et de pierre à fusil si particulier qu’on le reconnaitrait entre mille.

VIN DE BOURGOGNE – Le trapèze idéal

Si Pithagore avait connu le vignoble du Mâconnais, c’est un théorème sur le trapèze idéal qu’il aurait sans doute énoncé…

Le vignoble macônnnais, tout au sud de la Bourgogne du sud est un vaste et magnifique trapèze que Pithagore, délaissant le triangle, au demeurant un peu trop réctangle aurait sans doute traduit en théorème.

Car en théorie ce trapèze qui a pour grande base la RN.6 sur les 40 kilomètres de Sennecey-le-Grand à Crêches-sur-Saône et qui a pour petite base la N.481 sur les 24 kms de Saint-Gengoux-le-National à Cluny, est une sortie de Jardin extraordinaire, pour reprendre le titre d’une chanson de Charles Trenet.

Entre mathématique pure et poésie gentille le Mâconnais est ternaire car il produit des vins rouges, rosés et blancs.

Le système d’articulation des différentes appellations Mâcon est quelque peu complexe car il faut mettre en équation les 5 crus du Mâconnais que sont Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Pouilly-Vinzelles Pouilly-Loché et Viré-Cléssé, les rouges et les rosés dénommés Mâcon, Mâcon Supérieur et Mâcon suivis du nom de leur commune d’origine.

Il faut faire la même chose avec les blancs, appelés Mâcon ou Mâcon Pinot-Chardonnay, Mâcon Supérieur, Mâcon-Villages ou Mâcon également suivis du nom de leur commune d’origine, selon des aires délimitées.

Mais,un petit verre de l’un ou l’autre après l’exercice de mémorisation remet parfaitement les esprits en place.

Mâcon rouge et rosé.
Cette appellation vient du vignoble de l’arrondissement de Mâcon, et de celui de 12 communes aux environs.

Ce sont des vins à boire jeunes, développant des arômes de fruits rouges frais avec parfois des senteurs d’épices.

Ils accompagnent à merveille les charcuteries.

Mâcon supérieur rouge et rosé.
L’étiquette de cette appellation peut porter cette mention Mâcon supérieur, ou bien le nom de Mâcon suivi du nom de la commune sur lequel il est produit.

Cela concerne les mêmes villages que ceux de l’appellation Mâcon, mais ils ne peuvent jamais s’appeler Mâcon-Villages, cette mention étant exclusivement réservée aux vins blancs.

Ce sont des vins élégants, à la robe rouge groseille, au nez fruité, souvent à dominante d’arômes exotiques.

Mâcon blanc.
Il a la possibilité de s’appeler Mâcon ou Pinot-Chardonnay-Mâcon. Il est issu de l’aire de vignoble de l’arrondissement de Mâcon, et la récolte moyenne annuelle ne dépasse pas les 3.500 hl.

Léger et très frais en bouche le Mâcon blanc fait un très bon vin d’apéritif, notamment l’été.

Mâcon-Villages.
Cette appellation peut se décliner sous deux formes : Mâcon-Villages ou celle de Mâcon suivi du nom de la commune d’où il provient.

Réservée exclusivement aux blancs issus du cépage chardonnay, et produite sur 43 communes spécifiques, cette appellation se décline de plus en plus avec le nom spécifique de la commune accolé à Mâcon.

Surtout dans le triangle d’or Viré-Lugny-Chardonnay. Pour porter la mention de la commune, il faut impérativement que les raisins en proviennent.

La route des Vins
Depuis plus de 10 ans maintenant, et à l’initiative de Fernand Bucchianeri, a été mis en place un extraordinaire maillage des 65 villages viticoles du sud de Saône-et-Loire.

Entre le Circuit du Pouilly-Vinzelles et du Pouilly-Loché qui fait 10 kms et le Circuit des Mâcon en blanc et rouge et qui passe en revue 40 communes en 84 étapes, 12 boucles parfaitement détaillées répertorient, sur 500 kms, tous les itinéraires possibles. Mais aussi les vignerons particuliers, caves coopératives et caveaux où l’on peut retrouver ces nectars.

On peut se procurer les documents à l’office du Tourisme de la Route des Vins Mâconnais-Beaujolais. 8, rue Dufour à Mâcon ou par correspondance à Solutré 71960.