Boeuf : Onglet

Boeuf : Onglet

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BOEUF : ONGLET – CUISINE TRADITIONNELLE

Rapides, les grillades et les poêlées donnent une viande saine et savoureuse. c’est la cuisson la plus répandue. Pourtant rien de moins évident que de griller une viande, de réussir un barbecue, surtout si c’est pour cuire de la viande rouge.

Il faut une source de chaleur puissante et des grilles épaisses qui absorbent bien la chaleur. Pour le barbecue: préparez le feu à l’avance afin d’avoir des braises très rouges. Choisissez des viandes un peu épaisses, pour mieux contrôler la cuisson: toujours difficile de griller un morceau tranché fin, surtout si on le veut saignant.
Lorsque le morceau est très épais, le saisir sur le grill et terminer la cuisson au four : cela évitera que la “croûte” ne brûle. Cassez les noix de graisse des viandes persillées, comme l’entrecôte, entre le pouce et l’index avant la cuisson. Huilez légèrement les deux côtés du morceau puis assaisonner.

BOEUF : ONGLET – HISTOIRE

On dit que l’onglet est la pièce préférée du boucher, il porte d’ailleurs souvent le nom sur les étals de morceau du boucher. Je pense qu’il préfère la poire ou le merlan ou quelque fois l’araignée. Mais savez-vous que l’onglet et la hampe qui sont des morceaux de viande rouge à griller sont des répertoriés dans les abats. L’onglet est un morceau délicieux, goûteux qui est toujours très tendre à condition que la viande est été rassi pendant une dizaine de jours. Ce morceau étant un morceau très tendre subit de fortes pression au moment de la mort de la bête et se contracte. Il faudra une bonne dizaine de jours de repos à la viande pour que les tissus qui la compose se détendent complètement.

Comme toutes les viandes rouges la faire frire quelques minutes dans une poêle très chaude, éviter les corps gras le boeuf l’est suffisamment. La faire bien dorer de chaque côté, puis la saler et la poivrer. Retirer la poêle du feu et laisser la viande se reposer une dizaine de minutes, voir quinze minutes. Au moment de la servir, la reprendre pour la réchauffer. Cuite de cette façon la viande rouge sera beaucoup plus tendre et le jus, le sang qui humidifie l’intérieur aura eu le temps de partager dans tout le morceau l’humidifiant par la même occasion. Hors du feu et en fin de cuisson rajouter une noix de beurre pour le fun, le laisser fondre sans qu’il noircisse et le verser sur la viande juste avant de la servir. Si vous préférez cuire une pièce de viande avec de l’huile ne pas la mettre dans la poêle, mais passer au pinceau une couche d’huile sur la viande. Ce sera beaucoup plus économique, moins gras, plus sain et bien meilleur. Ne jamais faire cuire directement une viande rouge, laissez-là toujours se reposer quelques minutes.

Boeuf : Macreuse à bifteack

Boeuf : Macreuse à bifteack

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BOEUF : MACREUSE A BIFTEACK – HISTOIRE

Héritage de nos traditions culinaires et perpétuation du goût, la macreuse comprend plusieurs morceaux :
– La macreuse à bifteck, dite aussi noix ou boule de macreuse. C’est une viande rouge foncée assez maigre, divisée en deux par un nerf central. Elle se sert en bifteck, en tranche à rôtir ou en brochette.
– La macreuse à braiser, dite aussi paleron ou palette, est un morceau gélatineux à cuisson lente qui reste toujours moelleux et jamais sec.
– La macreuse à pot-au-feu entre dans le pot-au-feu et peut être aussi braisée, cuisinée en ragoût. C’est le morceau idéal pour le hachis Parmentier.

Le dessous de macreuse ou dessus de palette se sert grillé ou poêlé.

Appellations régionales : la macreuse est appelée caprain à Bordeaux, gros d’épaule à Agen, grotton d’épaule à Lyon ou rose d’épaule à Saint-Etienne.
Anecdote : le nom de la macreuse lui vient de maigre. Comme la chair du canard sauvage, elle pouvait jadis être consommée les jours de carême.

BOEUF : MACREUSE A BIFTEACK – SAVOIR ACHETER

Penser à la macreuse à bifteck pour un rosbif, des brochettes, un bifteck ou un steak haché. La macreuse à braiser convient aux braisé, daubes, boeuf mode.

Il faut retenir que la macreuse, viande gélatineuse, donne toujours de bons résultats quand elle est cuite dans un milieu humide. La macreuse à pot-au-feu est plus moelleuse quand elle est prise côté palette : elle fait de délicieux ragoûts et excelle dans le boeuf mode. Côté gîte, la macreuse est un peu filandreuse : mieux vaut la réserver pour le pot-au-feu.
Il faut compter 150 g par personne pour un braisé ou un pot-au-feu.

Boeuf : Le coeur

Coeur

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BOEUF : LE COEUR – HISTOIRE

Petit lexique régional : en bourgogne, il est appelé ” coeu “, en Picardie ” tcheur ” et en Provence ” cor “. Le Coeur est un muscle qui ne cesse de travailler : il est, de ce fait, assez ferme et dépourvu de graisse ce qui, au plan diététique, n’est pas négligeable. Il est différemment apprécié selon ses origines. Le coeur de boeuf, volumineux, relativement ferme et d’un goût prononcé, peut être savoureux à condition d’être bien accommodé. Le coeur de génisse, plus léger et plus tendre, est plus apprécié. Le coeur de veau est très léger et très tendre alors que les coeurs d’agneau et de mouton, un peu moins fins, peuvent être vendus sous le nom de fressure.

Un peu d’histoire : jadis, les Indiens d’Amérique réservaient le coeur du bison qu’ils venaient d’abattre à leur chef. En Normandie, le coeur de boeuf à la ficelle, rôti au feu de bois, est redevenu un mets princier.

BOEUF : LE COEUR – SAVOIR ACHETER

Le Coeur se choisit ferme, humide et d’un beau rouge vif. Il est préparé par le tripier, c’est à dire fendu dans le sens de la longueur, ouvert puis débarrassé des caillots de sang, des fibres dures et des grosses artères.
Il faut prévoir 125 à 150 g par personne, soit un coeur de boeuf pour les très grandes familles, un coeur de veau pour deux ou trois personnes, ou bien un coeur de mouton ou d’agneau pour les célibataires.
Selon la recette choisie, le coeur s’achète entier ou en tranches.

BOEUF : LE COEUR – CUISINE TRADITIONNELLE

Préparé le jour même de l’achat, il se conservera 24 heures au réfrigérateur dans sa partie la plus froide.
Le coeur se congéle, en tranches, après avoir été nettoyé et essuyé. Pour plus de facilité il convient d’étaler les tranches, espacées les unes des autres, sur un plateau et de les laisser durcir, recouvertes d’un papier d’aluminium, 6 heures au congélateur. Il ne reste plus alors qu’à les envelopper individuellement dans un film transparent et les glisser dans un sac-congélation.
Elles se conservent ainsi 4 à 5 mois. Leur cuisson peut être conduite directement à la poêle ou au grill, mais il est préférable de les laisser décongeler quelques heures au réfrigérateur.

Boeuf : La moëlle

Boeuf : La moëlle

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BOEUF : LA MOELLE – HISTOIRE

Substance molle très riche en gras, que l’on trouve au centre des os. Le plus souvent pochée et taillée en lamelles, elle accompagne le boeuf grillé, les cardons et les omelettes.

Substance molle très riche en gras, que l’on trouve au centre des os. Le plus souvent pochée et taillée en lamelles, elle accompagne le boeuf grillé, les cardons et les omelettes; elle ajoute également saveur aux fonds et aux soupes, sert à préparer des sauces pour la viande et le poisson et accompagne le pot au feu. La moelle s’achète au poids ou surgelée.

Boeuf : Jumeau à bifteack

Boeuf : Jumeau à bifteack

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BOEUF : JUMEAU A BIFTEACK – SAVOIR ACHETER

A l’achat, il est préférable de nommer le morceau de son choix. Plutôt qu’un ?steak’ ou un ‘rôti?, on demandera de l’araignée ou du rumsteck ; plutôt qu’un bourguignon ou un ragoût, on demandera de la joue ou du gîte, plutôt qu’un pot-au-feu, on demandera de la macreuse ou du jumeau…

A l’achat, il est préférable de nommer le morceau de son choix. Plutôt qu’un steak ou un rôti, on demandera de l’araignée ou du rumsteck ; plutôt qu’un bourguignon ou un ragoût, on demandera de la joue ou du gîte, plutôt qu’un pot-au-feu, on demandera de la macreuse ou du jumeau… Les morceaux à griller ou à rôtir sont des morceaux de première catégorie, issus de la partie arrière de l’animal.
La viande demande à être saisie, et la cuisson rapide pour que l’intérieur soit rouge à rosé selon les goûts. Ce sont les morceaux les plus tendres aiguillette, filet, faux-filet, rumsteck, araignée (petit muscle sur le dos), côte, entrecôte, gîte à la noix (arrière de la cuisse), hampe (diaphragme), onglet, tende de tranche, tranche grasse, bavette.
Les morceaux à braiser, à pot-au-feu ou hacher sont des morceaux de 2ème et 3ème catégories, issus des parties centrales et avant de l’animal. Une cuisson longue est nécessaire pour que la viande soit attendrie et savoureuse.
Dans le cas des braisés, elle se fait à l’étouffée. Dans le cas du pot-au-feu, elle se fait à l’eau.
Le hachage quant à lui permet de rendre consommable en grillades des morceaux à cuisson longue.
– Morceaux à braiser : (ragoût, bourguignon … ), collier, gîte (jarret), tendron (sous le collier), joue.
– Morceaux à bouillir (pot-au-feu) jumeau (épaule), macreuse (dessous d’épaule, plat de côtes, collier, gîte, joue.
Toutes les catégories de viande s’achètent à la découpe en boucherie traditionnelle ou préemballées en grandes surfaces, en vitrines réfrigérées, avec indication obligatoire du nom du morceau, de la date d’emballage et de la date limite de consommation, et au rayon des surgelés, avec la date d’utilisation optimale, les conditions de stockage et le mode d’utilisation.
Peuvent également être apposés des certificats précisant l’origine et la race de l’animal (Charolais, Normand, Limousin…)

Boeuf : Foie

AGNEAU : FOIE

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BOEUF : FOIE – HISTOIRE

Le foie est une des glandes de l’appareil digestif. Le foie de boeuf est souvent vendu sous la dénomination “foie de génisse”.

Il est assez fin, moins cher que le foie de veau qui a longtemps été ignoré, puis recommandé aux personnes de santé déficiente; très fin, de saveur délicate extrêmement tendre, ce dernier est très recherché : la restauration lui accorde, d’ailleurs, une place d’honneur dans ses menus. Le foie d’agneau, très tendre également, est plus fin que le foie de mouton.

Le foie est une des glandes de l’appareil digestif. Le foie de boeuf est souvent vendu sous la dénomination ” foie de génisse ” : il est assez fin, moins cher que le foie de veau qui a longtemps été ignoré, puis recommandé aux personnes de santé déficiente; très fin, de saveur délicate extrêmement tendre, ce dernier est très recherché : la restauration lui accorde, d’ailleurs, une place d’honneur dans ses menus. Le foie d’agneau, très tendre également, est plus fin que le foie de mouton.

BOEUF : FOIE – SAVOIR ACHETER

brillant, lisse, clair et de grain fin; très foncé, il provient d’animaux âgés. La proportion moyenne est de 100 à 125 g par personne.

Quelque soit sa provenance, il faut choisir un foie brillant, lisse, clair et de grain fin; très foncé, il provient d’animaux âgés. La proportion moyenne est de 100 à 125 g par personne.

BOEUF : FOIE – CUISINE TRADITIONNELLE

Le foie demande à être consommé rapidement, le jour même de l’achat ou 24 h au plus aprés avoir été acheté, et seulement s’il a été placé au réfrigérateur.

Le foie supporte bien la congélation; les tranches, essuyées, enveloppées individuellement dans un film transparent puis glissées dans un sac-congélation, sont congelées au bout de 5 h et se conservent 5 à 6 mois. La cuisson peut-être conduite, sans décongélation, à la poêle ou au gril, mais une remise à température, quelques heures au réfrigérateur, est préférable.

Boeuf : Filet

Boeuf : Filet

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BOEUF : FILET – HISTOIRE

Le filet de boeuf est un muscle statique qui joue le rôle d’amortisseur entre les vertèbres lombaires de l’animal, sous lesquelles il est situé, et son appareil
digestif.

de ce fait, c’est un morceau très tendre mais il n’est pas des plus goûteux. Tout en longueur et cylindrique, il se compose de trois parties : la pointe ou la queue, le coeur et la tête formée de petits muscles légèrement décollés. Un filet de boeuf entier, et non paré, pèse entre 3 et 4 kg.
Le filet de boeuf mignon est un autre muscle. Situé à l’intérieur de la cage thoracique, le long des premières vertèbres dorsales, il peut être, à condition d’être convenablement paré par le boucher, vendu comme bifteck. Mais il est le plus souvent utilisé dans les daubes et les bourguignons.

Anecdote
Le filet fut appelé ainsi parce qu’il était, à l’origine, livré roulé et entouré de fils. En anglais, “fillet” signifie bandelettes et viande roulée.

Historique
On ne connaît pas l’origine exacte du mot “tournedos”. La plus connue fait état d’une sanction, autrefois répandue sur les Halles Centrales de Paris, à l’encontre de certains bouchers. Les commerçants dont la marchandise n’était pas très fraîche étaient obligés de tourner le dos aux allées centrales. C’est ainsi que les morceaux de viande restés à la vente prirent le nom de tournedos.
Aujourd’hui, seul un morceau pris dans le filet peut prétendre à l’appellation “tournedos”.
Chateaubriand est le terme culinaire donné, en 1856, par Montmirail, cuisinier de l’illustre écrivain, à une tranche de coeur de filet de 3 à 4 cm d’épaisseur.

BOEUF : FILET – SAVOIR ACHETER

Le filet peut s’acheter entier pour un rôti. La pointe est retirée afin d’obtenir un rôti de diamètre uniforme pour une cuisson régulière. La tête du filet peut être gardée pour le rôti ou découpée en steaks de 2 à 2,5 cm d’épaisseur.Le boucher peut tailler dans la pointe de petits tournedos de 6 à 8 cm de diamètre mais de bonne épaisseur ou encore des steaks.
Le vrai tournedos ne se découpe que dans le filet. Il est le plus souvent bardé et ficelé, mais ce n’est pas indispensable. S’il est pris dans un autre morceau de boeuf, il est appelé “façon tournedos” et doit être suivi du nom du morceau utilisé.
Il faut compter de 120 à 150 g de viande par personne.

A l’achat, il est préférable de nommer le morceau de son choix. Plutôt qu’un ?steak’ ou un ‘rôti?, on demandera de l’araignée ou du rumsteck ; plutôt qu’un bourguignon ou un ragoût, on demandera de la joue ou du gîte, plutôt qu’un pot-au-feu, on demandera de la macreuse ou du jumeau…
Les morceaux ‘à griller? ou à rôtir? sont des morceaux de première catégorie, issus de la partie arrière de l’animal.
La viande demande à être saisie, et la cuisson rapide pour que l’intérieur soit rouge à rosé selon les goûts. Ce sont les morceaux les plus tendres aiguillette, filet, faux-filet, rumsteck, araignée (petit muscle sur le dos), côte, entrecôte, gîte à la noix (arrière de la cuisse), hampe (diaphragme), onglet, tende de tranche, tranche grasse, bavette.
Les morceaux ?à braiser?, ?à pot-au-feu’ ou ‘à hacher? sont des morceaux de 2ème et 3ème catégories, issus des parties centrales et avant de l’animal. Une cuisson longue est nécessaire pour que la viande soit attendrie et savoureuse.
Dans le cas des braisés, elle se fait à l’étouffée. Dans le cas du pot-au-feu, elle se fait à l’eau.
Le hachage quant à lui permet de rendre consommable en grillades des morceaux à cuisson longue.
– Morceaux à braiser : (ragoût, bourguignon … ), collier, gîte (jarret), tendron (sous le collier), joue.
– Morceaux à bouillir (pot-au-feu) jumeau (épaule), macreuse (dessous d’épaule, plat de côtes, collier, gîte, joue.
Toutes les catégories de viande s’achètent à la découpe en boucherie traditionnelle ou préemballées en grandes surfaces, en vitrines réfrigérées, avec indication obligatoire du nom du morceau, de la date d’emballage et de la date limite de consommation, et au rayon des surgelés, avec la date d’utilisation optimale, les conditions de stockage et le mode d’utilisation.
Peuvent également être apposés des certificats précisant l’origine et la race de l’animal (Charolais, Normand, Limousin…)

BOEUF : FILET – VERTUS

Le filet de boeuf est un muscle de la région lombaire, le filet est un morceau de choix, l’un des plus maigres du boeuf, apprécié pour sa tendreté exceptionnelle plus que pour sa sapidité. Il sera toujours rôti, poêlé ou grillé, saisi à haute température et servi de préférence saignant. Les tranches les plus larges donneront les fameux chateaubriands. Les tournedos sont prélevés dans la partie étroite ou dans le coeur du filet ; on ne les confondra pas avec les pièces bardées façon tournedos, provenant d’autres parties du boeuf.

La viande a des atouts considérables dans la santé, mais toutes les viandes ne sont pas identiques. La viande a des atouts La viande a des atouts considérables dans la santé, mais toutes les viandes ne sont pas identiques. La viande, c’est bon pour la santé. Elle apporte beaucoup de bonnes choses que l’on ne trouve pas souvent dans le reste de l’alimentation. La variété des animaux et des morceaux permet de satisfaire les besoins différents de chacun : des enfants aux sportifs en passant par ceux qui sont soumis à un régime alimentaire musculaire. Elles sont indispensable à notre équilibre alimentaire: Des protéines, du fer, du zinc, du sélénium, des vitamines B12 et PP: la viande a de nombreuses qualités nutritionnelles dont manque souvent notre alimentation, composée de plus en plus d’aliments pauvres en minéraux et en vitamines. Particulièrement riche en protéines, la viande ça rend fort!
Pourquoi les grands sportifs sont-ils de grands consommateurs de viande? Parce que le muscle, c’est 75% d’eau, 20% de protéines et 5% de sel et autres éléments. Les protéines sont donc indispensables à la performance Les muscles mais aussi tous les organes sont composés de protéines. Ce sont des éléments nutritionnels bâtisseurs, comme des briques, sur lesquels repose tout le fonctionnement de l’organisme, explique Paule Neyrat, nutritionniste. Ces protéines sont elles-mêmes constituées de vingt-deux acides aminés différents dont huit sont dits essentiels car irremplaçables.
Or les protéines ne sont pas stockées dans le corps et notre organisme n’est pas capable de toutes les fabriquer.
c’est à notre alimentation de lui en fournir. On estime nos besoins à 1g de protéines par kilo de poids, soit de 60g à 80g. Ces besoins sont plus importants chez l’enfant qui, parce qu’il grandit, fabrique beaucoup de nouvelles cellules. La viande fournit des protéines complètes car elle contient tous les acides aminés essentiels. Tous les aliments contiennent des protéines sauf les matières grasses et le sucre, mais c’est la viande et le poisson qui en sont les plus riches. La viande renferme en moyenne 20% de protéines.
Elle contient surtout les acides aminés essentiels qui sont très peu présents dans les protéines végétales les céréales.
150 g de viande = 50% des besoins journaliers en protéines.

Boeuf : Bavette de Flanchet

Boeuf : Bavette

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BOEUF : BAVETTE DE FLANCHET – HISTOIRE

Ce morceau de viande a pris le nom de bavette du fait de sa ressemblance avec la bavette, de forme arrondie, utilisée autrefois pour les bébés. Il existe, chez le boeuf, trois bavettes dont deux sont destinées à être grillées ou poêlées.
La bavette d’aloyau, muscle de l’abdomen dont la forme rappelle celle d’une bavette, pèse entre 2 et 3 kg. Ses fibres sont longues et peu serrées. Tranchée en travers de ses fibres, la bavette d’aloyau est une viande tendre et savoureuse à réserver aux biftecks.

La bavette de flanchet, prise au niveau de l’aine du boeuf, est de forme carrée. Elle offre une viande à fibres longues et dont la texture est à peu près identique à celle de la bavette d’aloyau. Bien dénervée, elle est également très savoureuse.
La bavette à pot-au-feu est un morceau à bouillir. Cette bavette est le muscle qui enferme, en sandwich, la bavette d’aloyau. Très longue, plate, elle est vendue telle quelle pour être cuite en pot-au-feu avec d’autres viandes. Son poids varie entre 600 et 900 g.
Appellations régionales : très souvent les noms de bavette d’aloyau et de flanchet se confondent mais,
La bavette d’aloyau est appelée palangre, fausse osseline à Bordeaux et à Toulouse, primpied à Saint Etienne, épais flanchet à Lille et Bifteck Stuck vum Lappe en Alsace.
La bavette de flanchet est appelée faudil à Toulouse et flanchet d’aiguillette à Agen.
La bavette à pot-au-feu est appelée aude à Bordeaux, flanc épais à Montreuil-sur-Mer et Luppefleich vum Lappe en Alsace.

BOEUF : BAVETTE DE FLANCHET – SAVOIR ACHETER

La bavette, qu’elle soit d’aloyau ou de flanchet, est destinée à être grillée ou poêlée. Ses fibres longues et peu serrées, sa jutosité et sa saveur en font un excellent bifteck.

La bavette, qu’elle soit d’aloyau ou de flanchet, est destinée à être grillée ou poêlée. Ses fibres longues et peu serrées, sa jutosité et sa saveur en font un excellent bifteck un peu ferme mais très goûteux. Compter 150 g par personne.
La bavette à pot-au-feu est vendue dégraissée, mais c’est une viande un peu grassouillette qui est excellente dans un pot-au-feu. Le boucher la ficelle, seule ou avec les autres viandes du pot-au-feu, pour éviter qu’elle ne se défasse à la cuisson. Il faut, pour un pot-au-feu, compter 200 g de viande sans os par personne.

Comment choisir ?

A l’achat, il est préférable de nommer le morceau de son choix. Plutôt qu’un steak ou un rôti, on demandera de l’araignée ou du rumsteck ; plutôt qu’un bourguignon ou un ragoût, on demandera de la joue ou du gîte, plutôt qu’un pot-au-feu, on demandera de la macreuse ou du jumeau…
Les morceaux à griller ou à rôtir sont des morceaux de première catégorie, issus de la partie arrière de l’animal.
La viande demande à être saisie, et la cuisson rapide pour que l’intérieur soit rouge à rosé selon les goûts. Ce sont les morceaux les plus tendres aiguillette, filet, faux-filet, rumsteck, araignée (petit muscle sur le dos), côte, entrecôte, gîte à la noix (arrière de la cuisse), hampe (diaphragme), onglet, tende de tranche, tranche grasse, bavette.
Les morceaux à braiser, à pot-au-feu ou à hacher sont des morceaux de 2ème et 3ème catégories, issus des parties centrales et avant de l’animal. Une cuisson longue est nécessaire pour que la viande soit attendrie et savoureuse.
Dans le cas des braisés, elle se fait à l’étouffée. Dans le cas du pot-au-feu, elle se fait à l’eau.
Le hachage quant à lui permet de rendre consommable en grillades des morceaux à cuisson longue.
– Morceaux à braiser : (ragoût, bourguignon … ), collier, gîte (jarret), tendron (sous le collier), joue.
– Morceaux à bouillir (pot-au-feu) jumeau (épaule), macreuse (dessous d’épaule, plat de côtes, collier, gîte, joue.
Toutes les catégories de viande s’achètent à la découpe en boucherie traditionnelle ou préemballées en grandes surfaces, en vitrines réfrigérées, avec indication obligatoire du nom du morceau, de la date d’emballage et de la date limite de consommation, et au rayon des surgelés, avec la date d’utilisation optimale, les conditions de stockage et le mode d’utilisation.
Peuvent également être apposés des certificats précisant l’origine et la race de l’animal (Charolais, Normand, Limousin…)

BOEUF : BAVETTE DE FLANCHET – VERTUS

La viande a des atouts considérables dans la santé, mais toutes les viandes ne sont pas identiques.La viande, c’est bon pour la santé. Elle apporte beaucoup de bonnes choses que l’on ne trouve pas souvent dans le reste de l’alimentation. La variété des animaux et des morceaux permet de satisfaire les besoins différents de chacun : des enfants aux sportifs en passant par ceux qui sont soumis à un régime alimentaire musculaire.

Elles sont indispensable à notre équilibre alimentaire:
Des protéines, du fer, du zinc, du sélénium, des vitamines B12 et PP: la viande a de nombreuses qualités nutritionnelles dont manque souvent notre alimentation, composée de plus en plus d’aliments pauvres en minéraux et en vitamines.
Particulièrement riche en protéines, la viande ça rend fort!
Pourquoi les grands sportifs sont-ils de grands consommateurs de viande? Parce que le muscle, c’est 75% d’eau, 20% de protéines et 5% de sel et autres éléments. Les protéines sont donc indispensables à la performance Les muscles mais aussi tous les organes sont composés de protéines
‘Ce sont des éléments nutritionnels bâtisseurs, comme des briques, sur lesquels repose tout le fonctionnement de l’organisme?, explique Paule Neyrat, nutritionniste. Ces protéines sont elles-mêmes constituées de vingt-deux acides aminés différents dont huit sont dits ?essentiels’ car irremplaçables.
Or les protéines ne sont pas stockées dans le corps et notre organisme n’est pas capable de toutes les fabriquer.
c’est à notre alimentation de lui en fournir. On estime nos besoins à 1g de protéines par kilo de poids, soit de 60g à 80g. Ces besoins sont plus importants chez l’enfant qui, parce qu’il grandit, fabrique beaucoup de nouvelles cellules. La viande fournit des protéines ?complètes’ car elle contient tous les acides aminés essentiels. Tous les aliments contiennent des protéines sauf les matières grasses et le sucre, mais c’est la viande et le poisson qui en sont les plus riches. La viande renferme en moyenne 20% de protéines.
Elle contient surtout les acides aminés essentiels qui sont très peu présents dans les protéines végétales les céréales.
150 g de viande = 50% des besoins journaliers en protéines.

BOEUF : BAVETTE DE FLANCHET – CUISINE TRADITIONNELLE

Les grillades: saisir la viande (éventuellement légèrement huilée au pinceau) dans une poêle à revêtement anti-adhésif ou directement au gril.

Ne pas consommer la graisse visible.
Les rôtis:
– Acheter de préférence un rôti sans la barde.
Le demander nature et ficelé. En effet la barde, dont les bouchers ont tendance à être très généreux, charge le rôti et sa sauce en matière grasse, tout en lui communiquant un goût différent, celui du gras de porc.
– Badigeonner le rôti au pinceau huilé.
– Enfourner dans un four bien chaud pour saisir la viande.
– Ne saler qu’en fin de cuisson pour maintenir au maximum le jus à l’intérieur.
– Laisser le rôti dans le four, porte ouverte, quelques minutes avant de le sortir et de le découper, pour qu’il soit plus tendre et pour permettre une meilleure répartition du jus à l’intérieur du morceau.
Les braisés (ragoût, boeuf mode, daube, bourguignon … ) :
– Avant cuisson, supprimer la graisse visible entourant le ou les morceaux.
– Faire revenir dans de l’huile.
– Retirer la viande, l’éponger avec un papier absorbant et jeter l’huile dans laquelle elle a doré.
– Remettre la viande, les légumes, les aromates, un fond de bouillon et laisser cuire doucement à l’étouffée le temps nécessaire donné dans les livres de recettes. Les cuissons en autocuiseur réduisent de moitié le temps de cuisson classique et rendent plus facilement réalisables ces cuissons longues quand on manque de temps.
Les bouillis
– Avant la cuisson, préparer la viande en supprimant la graisse visible.
– Mettre à cuire, à l’eau bouillante si on veut privilégier la saveur de la viande, ou à l’eau froide si on préfère donner le maximum de goût au bouillon.
– Préparer de préférence une viande bouillie la veille, de façon à pouvoir dégraisser le bouillon plus facilement quand la graisse aura figé en surface.
– Si on n’a pas eu le temps de faire la préparation la veille, on peut extraire la graisse qui se trouve à la surface de la préparation encore chaude, avec du papier absorbant.

Boeuf : Basses-côtes

Boeuf : Basses-côtes

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BOEUF : BASSES-COTES – SAVOIR ACHETER

A l’achat, il est préférable de nommer le morceau de son choix. Plutôt qu’un steak ou un rôti, on demandera de l’araignée ou du rumsteck, plutôt qu’un bourguignon ou un ragoût, on demandera de la joue ou du gîte, plutôt qu’un pot-au-feu, on demandera de la macreuse ou du jumeau…Les morceaux à griller ou à rôtir sont des morceaux de première catégorie, issus de la partie arrière de l’animal. La viande demande à être saisie, et la cuisson rapide pour que l’intérieur soit rouge à rosé selon les goûts. Ce sont les morceaux les plus tendres aiguillette, filet, faux-filet, rumsteck, araignée petit muscle sur le dos, côte, entrecôte, gîte à la noix arrière de la cuisse, hampe diaphragme, onglet, tende de tranche, tranche grasse, bavette.

Les morceaux à braiser, à pot-au-feu ou à hacher sont des morceaux de 2ème et 3ème catégories, issus des parties centrales et avant de l’animal. Une cuisson longue est nécessaire pour que la viande soit attendrie et savoureuse.
Dans le cas des braisés, elle se fait à l’étouffée. Dans le cas du pot-au-feu, elle se fait à l’eau.
Le hachage quant à lui permet de rendre consommable en grillades des morceaux à cuisson longue.
– Morceaux à braiser : (ragoût, bourguignon … ), collier, gîte (jarret), tendron (sous le collier), joue.
– Morceaux à bouillir (pot-au-feu) jumeau (épaule), macreuse (dessous d’épaule, plat de côtes, collier, gîte, joue.
Toutes les catégories de viande s’achètent à la découpe en boucherie traditionnelle ou préemballées en grandes surfaces, en vitrines réfrigérées, avec indication obligatoire du nom du morceau, de la date d’emballage et de la date limite de consommation, et au rayon des surgelés, avec la date d’utilisation optimale, les conditions de stockage et le mode d’utilisation.
Peuvent également être apposés des certificats précisant l’origine et la race de l’animal (Charolais, Normand, Limousin…)

BOEUF : BASSES-COTES – HISTOIRE

La basse côte peut-être coupée épaisse ou mince entrecôte minute, selon le goût du consommateur et sa destination culinaire. Le nom est du genre féminin mais il fut longtemps masculin . La côte est de tous les morceaux à griller du boeuf celui qui peut procurer les plus pures jouissances gustatives. C’est un morceau de gourmet , de connaisseur. La chair de la côte entremêlée de veines grasses ne peut convenir aux personnes qui détestent le gras, ou, pour lesquelles ce dernier est interdit par le corps médical. Le boucher doit les orienter vers des morceaux plus maigres, de même catégorie, par exemple : le contre-filet ou le rumsteck. La côte demande tous les soins du boucher pour être aimable à la dent et au goût.
Utilisation culinaire : La côte à la moelle, bordelaise, ou béarnaise.

Ces côtes que nous faisons grillées apportent à la cuisine de tous les jours un plaisir gustatif moins honéreux qu’avec une entrecôte véritable ou une côte de boeuf. Bien mariée avec de bons légumes frais, cette côte est un plaisir de table et je conseillerai de la servir épaisse qualité indispensable pour que la cuisson, n’alterne pas la qualité de la viande. Plus une viande quelle qu’elle soit, sera meilleur, plus elle sera goûteuse, tendre, et fondante sous la dent.

BOEUF : BASSES-COTES – VERTUS

La viande a des atouts considérables dans la santé, mais toutes les viandes ne sont pas identiques. En cas de risque cardio-vasculaire hypertension, diabète, excès de cholestérol, on veillera à servir le poisson 2 à 3 fois par semaine, la volaille sans la peau une à deux fois, à préférer les viandes blanches aux viandes rouges, à limiter les charcuteries sauf jambon et produits les plus maigres, à éviter les abats, riches en cholestérol. Une alimentation correctement équilibrée doit apporter tous les jours un plat de protéines animales:
– 100 à 120 g de viande ou équivalent, en alternance
– un plat par jour suffit, mais on peut aussi répartir la ration sur deux repas, dans le cas notamment d’un repas rapide à midi ou dans les circonstances où il est préférable de morceler les apports alimentaires convalescence, manque d’appétit, personnes âgées. Ce qui ne veut pas dire multiplier par deux la ration.

Les personnes âgées qui ne consomment pas suffisamment de produits animaux difficultés économiques, difficultés de mastication, méconnaissance de leurs besoins sont exposées à une malnutrition entraînant fonte musculaire, fatigue et diminution de la résistance aux infections. Les déséquilibres alimentaires de ceux qui se réclament d’une alimentation végétalienne refus de consommer tout ce qui touche de près ou de loin à l’animal, entraînent des déficiences en acides aminés indispensables, en fer et en vitamine B 12. La saveur des viandes de boucherie, leur texture, leur tendreté dépendent de la qualité de l’animal, de son âge, de la race, du temps de maturation après l’abattage 7 jours environ en chambre froide, de la catégorie des morceaux utilisés, du type de cuisson pratiquée et de la recette suivie. Mais quel que soit le morceau choisi, la valeur alimentaire est sensiblement la même.

MIEUX CONNAÎTRE LE BOEUF

La viande de boeuf provient d’animaux différents: boeuf à proprement parler, mais surtout vaches de réforme, animaux de reproduction et laitières à la retraite, ou encore jeunes bovins mâles non castrés sacrifiés dès qu’ils ont atteint un poids suffisant généralement au bout de 2 ans. De première qualité, la viande se reconnaît à sa couleur rouge vif, à son grain lisse et fin, à sa chair légèrement persillée, à la couleur de sa graisse extérieure blanc-crème. De seconde qualité, la viande est plus sombre et la graisse plus jaune. Labels et macarons certifient l’origine et la qualité des animaux.

Qu’y a-t-il dans le boeuf ?

La viande de boeuf est une des meilleures sources en fer 3 à 4 mg/100 g, particulièrement bien utilisable et efficace. Elle est également une très bonne source en zinc. La teneur en protéines se situe entre 24 et 30 g pour 100 g de viande cuite. Quant à la teneur en lipides, elle tient essentiellement au choix du morceau et varie de 3,5 g/100 g à 20 g/100 g. Ce ne sont pas forcément les morceaux à griller qui sont les moins gras:
– rumsteck 3,5 g/100 g
– tranche à rôtir 3,5 g
– faux-filet 6 g
– entrecôte 12 g,
et ni les morceaux à braiser et à bouillir qui sont les plus gras:
– jarret à pot-au -feu, joue 4,5 g
– collier à bourguignon 8,5 g
– plats de côtes à pot-au-feu 19 g.
La teneur en cholestérol se situe autour de 70 mg/100 g.

BOEUF : BASSES-COTES – CUISINE TRADITIONNELLE

Les grillades: saisir la viande éventuellement légèrement huilée au pinceau dans une poêle à revêtement anti-adhésif ou directement au gril. Ne pas consommer la graisse visible.
Les rôtis:
– Acheter de préférence un rôti sans la barde.
Le demander nature et ficelé. En effet la barde, dont les bouchers ont tendance à être très généreux, charge le rôti et sa sauce en matière grasse, tout en lui communiquant un goût différent, celui du gras de porc.

– Badigeonner le rôti au pinceau huilé.
– Enfourner dans un four bien chaud pour saisir la viande.
– Ne saler qu’en fin de cuisson pour maintenir au maximum le jus à l’intérieur.
– Laisser le rôti dans le four, porte ouverte, quelques minutes avant de le sortir et de le découper, pour qu’il soit plus tendre et pour permettre une meilleure répartition du jus à l’intérieur du morceau.
Les braisés (ragoût, boeuf mode, daube, bourguignon … ) :
– Avant cuisson, supprimer la graisse visible entourant le ou les morceaux.
– Faire revenir dans de l’huile.
– Retirer la viande, l’éponger avec un papier absorbant et jeter l’huile dans laquelle elle a doré.
– Remettre la viande, les légumes, les aromates, un fond de bouillon et laisser cuire doucement à l’étouffée le temps nécessaire donné dans les livres de recettes. Les cuissons en autocuiseur réduisent de moitié le temps de cuisson classique et rendent plus facilement réalisables ces cuissons longues quand on manque de temps.
Les bouillis
– Avant la cuisson, préparer la viande en supprimant la graisse visible.
– Mettre à cuire, à l’eau bouillante si on veut privilégier la saveur de la viande, ou à l’eau froide si on préfère donner le maximum de goût au bouillon.
– Préparer de préférence une viande bouillie la veille, de façon à pouvoir dégraisser le bouillon plus facilement quand la graisse aura figé en surface.
– Si on n’a pas eu le temps de faire la préparation la veille, on peut extraire la graisse qui se trouve à la surface de la préparation encore chaude, avec du papier absorbant.

BOEUF : BASSES-COTES – MICRO-ONDES

Il n’ya aucun intérêts à cuisiner la viande rouge au micro-ondes. Les viandes rouges sont des viandes qui doivent être saisies. Tout d’abord l’aspect est bien plus joli dans l’assiette, au micro-ondes la viande sera desséchée si on n’a pas la pratique de cet appareil.Il n’y a aucun temps à gagner et des complications de mises en oeuvre qui n’apporte rien si ce n’est un important risque d’échec.

Pour une fois et en ce qui concerne les viandes grillées ne vous laissez pas convaincre par des démonstrations culinaires qui ne sont que de la poudre aux yeux. Il est possible grace à des astuces de marchand d’arriver à une approximation culinaire mais c’est pour moi du bidon. Le coût des ustensiles supplémentaires est élevé difficile de mise en oeuvre et n’apporte aucun intérêt gustatif ni pratique. Alors oublions-le.

BOEUF : BASSES-COTES – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Accompagner une viande rouge est une chose relativement facile. La règle élémentaire est de s’aligner sur les saisons. Les légumes sont abondants et gardent une fraîcheur naturelle de bon aloi et appréciée. Il est aussi plus facile de se les procurer, de les conserver et de les utiliser. Il y a les quatre saisons que l’on retrouve toute l’année. Mais il y a les plaisirs du fond du jardin qui apparaissent pendant quelques semaines et s’en vont dans la même discrétion que celle avec laquelle ils étaient apparus. En se référent à nos recettes de saisons, il sera possible de mettre sur votre table tout au long d’une année, la totalité de votre potager.

L’équilibre alimentaire est certainement la plus important des qualités nutritionnelles dont l’homme à besoin. C’est de cet équilibre que se dessinera une habitude alimentaire dont se satisfera notre organisme. Après une certaine adaptation, une régulation s’établira en fonction des besoins de chacun. Il est donc important de bien choisir ses habitudes alimentaires, mais surtout de les variés régulièrement en fonction des saisons. Elles sont la première règle de l’équilibre alimentaire.

Boeuf

Boeuf

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BOEUF – SAVOIR ACHETER

L’étiquetage de la viande bovine.

Non et à jamais non. La filière bovine française n’est pas viciée. Elle a surtout des élèves appliqués, amoureux de la viande parce-qu’ils en sont le premiers consommateurs. Elle a eu et elle aura ses mauvais élèves, à chacun des niveaux de cette industrie. Alors mangez moins de boeuf mais choisissez-le chez votre boucher. Oubliez les promotions des têtes de rayon des supermarchés, concentrez-vous sur la qualité. Traçabilité et Information : la filière bovine s’engage sur l’origine, la composition et les contrôles de la viande de boeuf servie dans la restauration et du steak haché. De nouvelles démarches de la filière bovine. Il est des choses que les professionels de la viande devaient faire et ils les ont faites. Mais il était inutile d’en faire autant pour quelques cas isolés…Alors que des enfants fument ou se droguent et que des milliers de gens meurent du scandale du tabac ou de la drogue. Mais que voulait t’on cacher pour faire autant de bruits pour deux cas isolés dont on n’est même pas certain de l’origine de leur maladie. A l’heure où la viande bovine est bannie des cuisines, permettez-moi de faire une petite mise au point sur l’importance qu’à eu et qu’aura le boeuf dans l’alimentation des français. Il est de bon ton, je vous en parlais il y a peu, de se méfier de la viande. Certains grands chefs sont allés jusqu’à retirer le boeuf de leur carte, voir Ducasse, voir Passard. Ces mesures extrèmes prouvent deux choses. La première devrait nous alarmer. Elle dénonce une confiance douteuse envers leurs fournisseurs, chose invraisemblable pour des cuisiniers de ce renom !
La seconde vient confirmer que le métier de grand chef parisien est aujourd’hui tout autant une affaire de cuisine que de communication, constat malheureux mais maintes fois confirmé?
Alors replongeons-nous dans l’histoire des relations entre l’homme et le boeuf au regard de laquelle l’affaire la vache folle ne semble que péripétie.
L’homme commence par chasser le boeuf. Sauvage, il est auroch, bison ou boeuf sauvage et fait les frais de l’appétit de nos ancêtres dès 800 000 ans avant Jésus-Christ. Sa viande est mangée crue d’abord puis bouillie, façon pot au feu. Il faut attendre l’âge de la pierre polie, vers 6000 ans avant Jésus-Christ pour qu’apparaisse l’élevage.
Dès lors le boeuf devient le compagnon de l’homme, lui offrant viande, lait, et force de traction. Une vie commune aujourd’hui longue de 8000 ans.
Le boeuf offert au peuple:
Et depuis toujours en France le boeuf a été reconnu à sa juste valeur de travailleur sans états d’âme. De Pantagruel avalant les boeufs entiers aux tableaux de Millet, il fait partie du décor des campagnes et tient sa place au tableau des honneurs nationaux. Ce boeuf sacré, dont on glorifie le poids et l’arrière-train, symbole d’une France agricole dominant l’Europe, fournissant l’essentiel steack aux citadins affamés, aurait soudainement chuté de son piédestal ?

Mars 2001 : les professionnels décident d’aller encore plus loin dans l’information du consommateur.
Deux nouvelles démarches volontaires sont mises en place :
– La première, 100 % Muscle, s’adresse au consommateur de steak haché, quelque soit son lieu d’achat -boucheries artisanales ou grandes et moyennes surfaces- ou son lieu de consommation : restaurant scolaire ou d’entreprise, brasserie ou restauration rapide.
– La seconde, le Contrat de Transparence, propose aux professionnels de la Restauration Hors Domicile une information garantie, lors de leurs achats de viande bovine.
Ces deux démarches répondent à un triple engagement des professionnels de la filière bovine :
1] Une origine clairement identifiée
2] Une information transparente sur la composition
3] Des contrôles pour garantir l’origine et la composition
100 % Muscle :
– L’origine de la viande est indiquée sur l’étiquette :
Les industriels français de la viande hachée de boeuf vont au-delà de la réglementation européenne qui prévoit trois indications sur l’étiquetage de la viande hachée de boeuf : le pays d’abattage, le pays d’élaboration et le n° de lot. Ils s’engagent à faire figurer, en plus, le pays d’origine de l’animal dont est issue la viande. La notion d’origine repose obligatoirement sur la triple information : pays de naissance, pays d’élevage et pays d’abattage. Cette information s’appuie sur un système de traçabilité conforme aux normes françaises.
– La composition du steak haché : 100% De muscle.
La viande hachée de boeuf est fabriquée exclusivement à partir de viande, le muscle et son gras, passée dans un hachoir. L’ajout d’aucun autre ingrédient n’est autorisé. Les viandes hachées, pas plus que les préparations de viandes, ne contiennent d’abats, de viande séparée mécaniquement ou de chutes de découpe. Pour obtenir le taux de matières grasses souhaité 5, 10, 15 %?celui indiqué sur l’étiquette le professionnel assemble différents muscles, naturellement plus ou moins gras. L’étiquetage de la viande hachée comporte obligatoirement l’indication de son taux de matières grasses et du rapport collagène/protéines, critère technique garantissant la teneur en protéines nobles. La fabrication de la viande hachée de boeuf répond à des règles très strictes qui font l’objet d’une réglementation spécifique un décret et un arrêté harmonisée au plan communautaire ainsi que d’un code des usages, c’est à dire un cahier des charges professionnel validé par les Pouvoirs Publics. Les entreprises qui élaborent la viande hachée de boeuf sont agréées par les Services Vétérinaires pour l’activité spécifique ” viande hachée ” et strictement contrôlées. Les produits portent une marque sanitaire officielle de forme ovale. En complément du steak haché, on trouve également des préparations de viande hachée. Ces préparations sont des produits qui contiennent un minimum de 50 % de viande hachée et, en complément, des ingrédients d’origine végétale. Leur étiquetage doit comporter le pourcentage de viande hachée de boeuf -qui est 100 % muscle et le nom de l’ingrédient qui les caractérise.
– Un produit contrôlé par organisme indépendants :
En plus des contrôles portant sur le respect de la réglementation, menés par les Pouvoirs Publics, les professionnels acceptent d’être soumis aux contrôles d’un organisme indépendant qui garantit le respect de leurs engagements.

Grâce au logo 100 % muscle, le consommateur peut repérer les viandes hachées de boeuf répondant à ce triple engagement : origine, composition et contrôles.
Le Contrat de Transparence :
– Les contrôles :
Le Contrat de Transparence fait l’objet de contrôles, par des organismes indépendants, chez les opérateurs de la filière bovine abattoirs, ateliers de découpe, ateliers de fabrication’ et dans les établissements de restauration. Le logo Contrat de Transparence, garantit aux acheteurs
une information sur l’origine, la composition et les contrôles des viandes de boeuf piécées et hachées et des préparation à base de viande hachée. L’étiquetage de la viande bovine:
Depuis de nombreuses années, la viande bovine non transformée est soumise à une réglementation stricte en matière d’étiquetage dans les points de vente.
c’est sans doute en France que le niveau d’information du consommateur sur le produit va le plus loin. Les indications figurant sur l’étiquette des viandes bovines commercialisées en Grandes et Moyennes Surfaces, ou affichées en Boucheries Artisanales, sont en effet de deux ordres : mentions obligatoires et mentions volontaires.

Les mentions obligatoires :
Les premières informations rendues obligatoires pour les viandes bovines, mais également ovines, nous sont assez familières puisque leur application remonte au début des années 90. Il s’agit des mentions imposées par le code de la consommation : nom du morceau, son poids, son prix au kg et son prix net, sa date d’emballage et sa date limite de consommation. Depuis le 1er septembre 2000, conformément à la nouvelle réglementation européenne, des mentions supplémentaires doivent figurer sur l’étiquette des viandes bovines. Il s’agit des trois indications suivantes :
Numéro de lot Un lot de morceaux piécés ex : un lot d’entrecôtes est nécessairement composé de viande provenant de plusieurs carcasses bovines, numérotées elles aussi, et travaillées le même jour.
Lieu d’abattage et numéro d’agrément de l’abattoir Cette information permet de savoir dans quel pays l’animal a été abattu et d’identifier l’abattoir concerné.
Lieu de découpage et numéro d’agrément de l’atelier de découpe Cette mention précise dans quel pays et dans quelle entreprise la carcasse de l’animal a été découpée et transformée.

A ces trois mentions rendues obligatoires en septembre 2000, devra s’ajouter à l’horizon 2002, l’indication des lieux de naissance et d’engraissement des bovins dont est issue la viande.

Les mentions volontaires:
A la demande des associations de consommateurs réunies au sein du Conseil National de la Consommation, les professionnels de la filière viande ont pris l’initiative, en 1997, d’un accord interprofessionnel sur l’étiquetage de la viande bovine française. Rendu obligatoire par les Pouvoirs Publics dans un premier temps, cet accord imposait l’indication des mentions d’origine, de catégorie et de type racial de l’animal, soit sur l’étiquetage individuel des produits préemballés, soit par affichage sur le rayon pour les morceaux vendus à la découpe. Depuis la mise en place de la réglementation européenne sur l’étiquetage de la viande bovine en septembre 2000, ces trois mentions ne sont désormais plus obligatoires mais relèvent d’une démarche d’information VOLONTAIRE des professionnels de la filière viande, formalisée par accord interprofessionnel. Le consommateur peut donc voir figurer sur l’étiquetage de la viande bovine française, en complément des mentions réglementaires obligatoires, les indications suivantes :
Origine de l’animal dont est issue la viande.
La mention ” Origine France ” concerne exclusivement la viande issue d’animaux nés et élevés en France, identifiée par un cachet sanitaire délivré par les services vétérinaires français.

Catégorie de l’animal:
Le consommateur peut trouver cinq catégories différentes : jeune bovin, boeuf, génisse, vache ou Taureau.¸ Type de l’animal:Il existe principalement deux types de bovins : les races du type Viande et les races du type Lait.
Les professionnels de la filière viande souhaitent, au-delà des préoccupations naturelles des consommateurs sur la sécurité sanitaire des aliments, poursuivre leur effort d’information. c’est la raison pour laquelle ils ont anticipé, avant 2002, les règles d’étiquetage européen, en particulier concernant l’origine de la viande française.

BOEUF – VERTUS

Régimes alimentaires restrictifs… ATTENTION !

De la petite enfance à l’adolescence, les protéines animales sont indispensables à la construction et à la croissance des muscles et du squelette. La consommation de produits carnés est donc indispensable à une alimentation équilibrée. Chez les personnes plus âgées, la viande, encore, est garante d’apports en protéines de qualité, qui participent à l’entretien de la musculature. Le fer, le zinc, les vitamines, autres nutriments dont la viande est particulièrement riche, interviennent eux aussi à chaque étape de la vie. Pour rester en forme à tous les âges, une seule recette : il suffit de se faire plaisir avec une alimentation variée et équilibrée. Régimes alimentaires restrictifs… ATTENTION !

Selon le sexe, l’âge et le mode de vie niveau d’activité physique, sommeil, etc., les besoins de l’organisme sont différents. l’alimentation doit tenir compte de ces différences. Le Centre d’Information Viandes s’est intéressé, avec l’appui de spécialistes, à la place de la viande dans l’équilibre alimentaire, pour chacune de ces situations spécifiques : enfant, adolescent, adulte âgé, sportif de haut niveau, adultes ayant choisi un mode alimentaire particulier…

Les nouveaux Apports Nutritionnels Conseillés. Les experts français viennent de publier la 3eme édition des « Apports Nutritionnels Conseillés ANC qui définissent les besoins en nutriments, protéines, lipides, glucides, vitamines et minéraux de la population française.

Destiné aux professionnels de la santé, il se veut être un véritable guide, aidant à adapter l’alimentation de la population à ses besoins nutritionnels, en respectant les spécificités de chaque groupe de population et surtout ses habitudes alimentaires. Attention, il ne s’agit pas de nouvelles normes mais bien de nouvelles valeurs repères.
Tous les documents d’information du CIV utilisent déjà les ANC de 1992 et bien évidemment d’ici quelques semaines, les nouveaux tiendront compte de la version 2000. Doit-on exclure la viande du régime alimentaire? Non, la viande n’est certainement pas un aliment à exclure de l’alimentation. En effet, elle apporte des nutriments nécessaires à l’équilibre alimentaire.
Les protéines de la viande : un effet satiétogène et constructeur.

Les protéines offrent le double avantage de :
– créer un sentiment de satiété,
– préserver la masse musculaire.

La viande apporte en moyenne 20 à 25 % de protéines de haute valeur biologique car elles fournissent tous les acides aminés indispensables que l’organisme ne sait pas synthétiser. De plus, ces protéines sont bien digérées et donc bien assimilées par l’organisme. Prenons une portion de 150 g de viande cuite, par exemple du rumsteck, elle couvrira respectivement 45 % et 50 % des besoins en protéines d’un homme et d’une femme.

– Les lipides : en petite quantité
Contrairement à une idée reçue, la viande rouge, et notamment la viande de boeuf, ne peut être considérée comme grasse. En effet, les races du troupeau allaitant européen offrent des viandes maigres. La plupart des morceaux apportent moins de 10 % de lipides et de nombreux morceaux sont même en dessous de 5 %. De plus, la teneur en lipides de la viande n’est pas homogène mais varie considérablement selon les morceaux de découpe. Ainsi il y a des morceaux maigres et des morceaux gras.
Retrouvez les teneurs en lipides des morceaux crus du boeuf, du veau et de l’agneau dans les conseils alimentaires sur les régimes restrictifs.

– Le fer : un allié de la minceur
Les régimes farfelus désorganisent l’alimentation et génèrent des déficits d’apports en minéraux et notamment en fer. En effet, la diminution des quantités consommées peut faire décroître l’apport de fer. C’est un élément indispensable à la fabrication de l’hémoglobine qui transporte l’oxygène au sein de notre organisme. c’est donc un minéral incontournable de notre alimentation et qui est très souvent le premier à manquer lors des régimes hypocaloriques non contrôlés.
La viande rouge, et particulièrement la viande de boeuf, contient du fer héminique, forme la mieux assimilée par notre corps à l’inverse du fer ” végétal “.

– Des vitamines : pour avoir bonne mine
Ces petites molécules indispensables à la vie sont importantes, en particulier dans le cadre d’une alimentation minceur où la forme est une priorité. La viande apporte des vitamines du groupe B, notamment de la vitamine B1, PP, B5, et surtout de la vitamine B12, exclusivement présente dans les produits d’origine animale. Cette vitamine intervient dans le métabolisme du fer et la viande en est une source privilégiée. Par exemple, une portion de 100 g d’onglet grillé couvrira 100 % du besoin quotidien d’un homme ou d’une femme en vitamine B12.

En conclusion, qui dit obésité doit penser à alimentation équilibrée et variée. c’est pourquoi la viande trouve naturellement sa place dans cette alimentation, avec un apport important de protéines de bonne qualité, des lipides en quantité modérée, du fer bien assimilé et des vitamines pour équilibrer le tout.
L’obésité infantile: Des chiffres inquiétants. Nos enfants seraient plus gros que par le passé et il ne s’agirait pas seulement d’un surpoids mais bien d’une obésité. Les experts français estiment qu’un enfant sur dix est obèse à l’âge de 10 ans, un chiffre qui a doublé depuis les années 80. C’est donc un véritable problème de santé publique qui émerge peu à peu dans les pays industrialisés.

– Obésité infantile, enfin une définition officielle
– Obésité chez l’enfant : quelles explications ?
Génétique, une recherche en marche. L’influence de facteurs génétiques dans l’obésité est aujourd’hui établie mais des incertitudes demeurent quant à la part du terrain génétique en regard des autres facteurs de risque dans l’obésité. Une sédentarité accrue et des dépenses énergétiques en chute.

Le poids résulte d’un équilibre entre les apports et les dépenses d’énergie. Si une personne prend du poids, c’est qu’elle absorbe a priori plus d’énergie que son corps n’en dépense. L’excès d’énergie est alors stocké sous forme de lipides tissu adipeux. Mais depuis plusieurs années, on constate une diminution des apports caloriques, ce qui laisse à penser que l’obésité doit être liée à un autre facteur. La sédentarité semble être également un bon candidat. Elle est en relation avec les évolutions sociales et comportementales. Des études ont montré que le temps passé devant la télévision durant l’enfance peut être considéré comme prédictif d’une obésité ultérieure. Il faut donc inciter nos enfants à une pratique adaptée et personnalisée d’une activité physique. Attention il ne s’agit pas que nos enfants deviennent tous des champions mais bien d’augmenter leur ” mobilité “. C’est à nous qu’il revient de les encourager à plus marcher, courir, jouer dehors’

Vers une éducation nutritionnelle de nos enfants. Le Manger en l’an 2000 est bien différent du manger du début du siècle. Les proportions de nutriments ont évolué. On mange globalement moins de glucides, mais à l’intérieur de cette famille, le déséquilibre au profit des sucres simples s’accroît.

Les lipides sont consommés en excès il est vrai qu’ils ont des propriétés gustatives agréables et les protéines se retrouvent elles aussi en déséquilibre. Autrement dit, on mange plus d’aliments manufacturés à densité énergétique élevée, qui, calment moins bien notre faim. Il faut donc prendre avec nos enfants le chemin d’une alimentation équilibrée. Car la famille est souvent le premier modèle alimentaire auquel se réfèrent les enfants. Alors chaque jour, faisons 3 à 4 véritables repas : petit-déjeuner, déjeuner, collation et dîner, ce seront autant de moments conviviaux, nutritionnels et savoureux. Un petit déjeuner sera équilibré avec un produit laitier lait, yaourt, fromage?, un fruit ou un jus de fruit frais, un produit céréalier pain, céréales à petit-déjeuner, brioche?, bien évidemment agrémenté de beurre, confiture ou miel, au choix des enfants.

Le déjeuner et le dîner s’articuleront autour des 5 groupes d’aliments avec la présence de chacun d’eux. Quant à la collation, un produit céréalier, un produit laitier et un fruit satisferont pleinement l’appétit de nos enfants.

* Et la viande, est-ce bon pour nos enfants ?
C’est à partir de 6 mois que l’enfant va découvrir la viande. Dans un premier temps, la viande est donnée en toute petite quantité: 2 cuillerées à café 10 g par jour. Son apparition dans l’assiette des tout petits est essentielle. La viande est une excellente source de protéines de bonne valeur biologique, c’est-à-dire apportant tous les acides aminés que notre corps ne sait pas fabriquer. Les lipides sont en quantité variable selon les espèces et les morceaux. Pour le boeuf par exemple, nombreux sont les morceaux à afficher moins de 5 % de lipides. Bien sûr, la viande est aussi une source de minéraux tels que le zinc et le fer. Ce dernier, constituant des globules rouges, joue un rôle dans les défenses immunitaires. Or c’est dans la viande qu’il se trouve en quantité importante, et sous sa forme la plus assimilable. Sans oublier les vitamines présentes dans la viande, telles que la vitamine PP, la vitamine B6 et surtout la vitamine B12 exclusivement présente dans les produits d’origine animale.

Le problème de vocabulaire. Quand on évoque la consommation de produits carnés, on entend souvent viande rouge.

La terminologie est importante, car lorsqu’on annonce une consommation de viande de plus de 92 Kg par an et par habitant en TEC, il s’agit bien de l’ensemble des produits carnés c’est à dire les viandes de boucherie, le porc, la volaille, le gibier, et non de la seule viande de boeuf, qui ne représente que 20% de cette consommation totale.

BOEUF – HISTOIRE

A l’origine était la viande…

Au-delà du plaisir gustatif et de l’apport nutritif que lui fournissait cette ressource, l’homme a appris à domestiquer les animaux, et a instauré avec eux des rapports enrichissants, au sens noble du terme. c’est ainsi qu’au fil des siècles s’est installée et renforcée une relation profonde entre l’animal et les domaines d’activité de l’homme. l’animal s’est retrouvé au centre des préoccupations religieuses, sociales, artistiques et économiques. Aujourd’hui encore, il continue à jouer un rôle majeur dans la société. De Cromagnon à nos jours: La viande tout une histoire !
Il y a deux millions d’années, Lucy notre ancêtre, mangeait déjà la viande de sa chasse. Après avoir consommé du gibier puis du cochon et de la volaille, l’homme s’est mis au boeuf. Longtemps réservée aux plus aisés, la viande est aujourd’hui accessible à tous. De la préhistoire au XXIe siècle, la viande est toujours au menu grâce à la chasse, puis à la domestication des animaux de basse-cour, avant que le boeuf de labour, perdant de son utilité aux champs, ne devienne lui aussi comestible.

Grâce au gibier, l’homme progresse. d’abord végétarien, l’homme de la préhistoire s’intéresse vite aux carcasses d’animaux qu’il trouve morts. Pour découper la viande, il apprend à fabriquer des outils et devient un vrai chasseur. Antilopes, rennes, aurochs, ours ou sangliers font le régal de nos ancêtres. Le produit de sa chasse apporte à l’homme une alimentation plus riche en énergie, en protéines et en fer que les végétaux. Quelques milliers d’années plus tard, mieux nourri, il devient plus grand, plus fort, son cerveau et son intelligence se développent. De l’australopithèque nous passant à l’homo Erectus puis à l’homo Sapiens sapiens. On a retrouvé l’auroch. Poilu et muni d’une immense paire de cornes, l’auroch serait l’ancêtre du bovin domestique. Né il y a plusieurs centaines de milliers d’années, il disparaît d’Europe au XVIIe siècle. La race semble perdue lorsque, dans les années 30, deux chercheurs allemands parviennent , par croisements, à obtenir un animal sauvage fauve et aux grandes cornes : l’auroch! Pendant des siècles on mange surtout du gibier, du cochon et de la volaille. Le bovin est principalement utilisé pour le travail des champs. Le cochon est le plus vieux compagnon de l’homme, sa viande est restée longtemps la plus consommée, à la campagne surtout. Il côtoie de près les habitants de la ferme en se nourrissant de leurs déchets. Une fois tué, il régalait à son tour la famille pendant des mois. Pourquoi des tirelires en forme de cochon ? Parce que les cochons étaient des tirelires vivantes, des caisses d’épargne naturelles. Engraisser un cochon, c’était mettre des sous dans son ventre. d’où les tirelires qu’il faut casser pour récupérer ses économies, à l’image du cochon que l’on finit par sacrifier.

Au XIXe siècle, le boeuf passe de la bête de somme au bifteck. La révolution industrielle entraîne la révolution dans nos assiettes. Les machines remplacent les bêtes. Le développement des transports amène la viande en ville. c’est la naissance de la boucherie moderne avec la création d’abattoirs collectifs, de machines frigorifiques et le développement du commerce de gros. Après la quantité, la qualité: La viande est accessible à tous grâce aux progrès techniques, à la génétique et aux rendements de plus en plus élevés de l’agriculture et de l’élevage. Le consommateur recherche aujourd’hui la qualité mais aussi la diversité, l’innovation, et le ?tout prêt? : des produits cuisinés comme des viandes déjà marinées, fourrées, des brochettes déjà épicées, des saveurs exotiques comme des mix grill tex mex, des poulets tandoori et bien d’autres recettes dépaysantes.

BOEUF – CUISINE TRADITIONNELLE

La tradition du goût.

Peut-on raisonnablement parler de gastronomie sans évoquer les viandes de boeuf, de veau, et leurs produits tripiers ? Difficilement. Ces viandes ont toujours fait partie de notre patrimoine culinaire. Elles offrent un large éventail de morceaux, de formes, de textures et de goûts différents, qui leur permettent d’être présentes sur notre table à toutes les occasions et surtout de faire varier les plaisirs. Repas de fête, repas de tous les jours en famille, au restaurant, entre amis… les viandes de boeuf, de veau sont des invités de choix qui s’accommodent de mille façons. En sauce, braisées, mijotées, grillées, rôties, poêlées, préparées selon les régions et les saisons, elles égayent nos papilles : Veau Marengo, Boeuf Bourguignon, tripes à la mode de Caen, … autant de noms qui mettent en appétit !

Le boeuf : choisir son morceau.

Le choix d’un morceau dépend des goûts, des recettes et du budget! La tendance actuelle est à la viande maigre, bien tendre, à cuisiner grillée ou poêlée. Un choix de roi.La diversité des morceaux de viande détaillés dans chaque bête est une des caractéristiques de la boucherie française. Nos professionnels de la découpe ont la réputation d’être de vrais horlogers : avec patience et minutie, ils démontent et dénervent chaque muscle et sortent ainsi jusqu’à soixante morceaux dans un boeuf.

Les différents morceaux d’un animal sont répertoriés en 3 catégories.

Nous vous présentons quelques morceaux dits de première, deuxième et troisième catégories ainsi que ceux dits du boucher. Les morceaux de première catégorie sont situés dans le quartier arrière de la bête. Ils sont constitués de muscles qui ne travaillent pas beaucoup, et sont donc tendres et enrobés d’un peu de graisse, ce qui leur donne toute leur saveur. Toutes les cuissons rapides leur conviennent : grillée, poêlée, rôtie. Les morceaux nobles du boeuf et les plus fréquemment consommés sont :

Les morceaux de la première catégorie :
l’entrecôte et la côte de boeuf sont issues du même morceau, le milieu de train de côtes. Ce muscle, qui recouvre les vertèbres dorsales, est compris entre la 5e et la 11e côte. l’entrecôte n’est pas, comme son nom l’indique, découpée entre deux côtes : c’est une côte de boeuf désossée. Toutes deux sont parmi les meilleurs morceaux à griller du boeuf. Leur viande, persillée et à fibres courtes, est tendre et savoureuse. La ” vraie ” côte de boeuf est, dit-on, la 7ème. Il ne faut pas confondre entrecôte et contre-filet. Prise dans les basses côtes, l’entrecôte est appelée entrecôte découverte. Elle est plus ferme, plus persillée et moins présentable que l’entrecôte couverte. Une belle entrecôte peut peser jusqu’à 600 g, une côte de boeuf,1 kg ou plus.
Appellations régionales : l’entrecôte est appelée entrecôte fine la mieux placée à Bordeaux, entrecôte découverte et côte d’atteinte dans le Nord, Doppel Focchripp en Alsace.

– le faux-filet
Second morceau noble du boeuf, le faux-filet est parfois appelé contre-filet.
Ce terme est bien approprié puisque ce morceau du boeuf se situe tout contre le filet. Il s’en distingue par sa forme, sa texture, sa tendreté et son goût.
Le faux-filet fait partie, comme l’aiguillette, le rumsteck et le filet, de l’aloyau. Situé de part et d’autre de l’échine et contre le filet, le faux-filet longe la colonne vertébrale.
Il a une forme et une texture assez proches de celles de l’entrecôte, quoique moins large et moins persillée.
C’est un morceau tendre et savoureux, sans trop de déchet.
Appellations régionales :
le faux-filet est appelé hampe et onglet à Lille et Troyes, onglet à Montreuil-sur-Mer et jointe à Saint Etienne.
Historique : on dit que le roi Henri VIII d’Angleterre anoblit le faux-filet en lui accordant le titre de Sir devant son nom qui de loin aloyau devint Sirloin.

– Le Rumsteck
De l’anglais rump croupe et steak tranche de grillade, le rumsteck est une partie de l’aloyau, c’est-à-dire l’arrière de l’animal, côté cuisse, de la queue au prolongement du filet et du contre-filet. Morceau assez large qui forme le haut de la cuisse, c’est une viande à fibres courtes, goûteuse et tendre. Le rumsteck est composé de l’aiguillette de rumsteck, prise dans le bas ; la partie du milieu, qui comprend la boule et le filet de rumsteck, peut être vendue telle quelle, en rôti. Certains bouchers lèvent séparément le filet de rumsteck, pièce aussi tendre que le filet ordinaire et meilleure, et la boule qu’ils laissent maturer une semaine de plus que le reste du rumsteck ; plus maigre et plus dure, elle a besoin de rassir plus longtemps pour être grillée ou rôtie.
Appellations régionales : le rumsteck est appelé couard, culotte à Saint Etienne, couchant à Bordeaux, milieu de couard et milieu de rumsteck à Lyon, rostbeef ou aloyau à Cambrais, tranche large à Toulouse. Le pavé est le c’ur du rumsteck, il est maigre et plus tendre que ce dernier. Le filet est l’exception à la règle : c’est le seul muscle qui ne travaille pas et qui est maigre. Les viandards trouvent qu’il manque de goût.
Le steak snob : le T-bone provisoirement interdit à la vente
Ce morceau est d’autant plus recherché que pour l’obtenir, il faut sacrifier un filet. Il est en effet composé d’1/3 de filet, de 2/3 de faux-filet et d’un os qui ajoute au morceau de la saveur.
Les morceaux du boucher :
rares car difficiles à détailler
Il y en a peu par animal. Leur poids et leur taille sont restreints. Ils sont parfois envahis de fibres nerveuses comme l’araignée. Le boucher doit donc user de tout son art et de sa patience pour les enlever une à une.
l’amateur de viande en raffole. Mais longs à préparer, ces morceaux ne sont pas commercialisés en grandes surfaces. Ils portent souvent des noms imagés :
l’araignée, le plus courant des morceaux du boucher, est un muscle très plat à l’allure d’une toile d’araignée. Il forme des steaks très juteux.
La poire a la forme ronde et bombée du fruit. Très tendre, elle se mange en steak ou en brochette.
Le merlan long et plat ressemble, lui au poisson. On l’utilise comme la poire.
La hampe a des fibres longues et très apparentes. Elle donne beaucoup de travail de préparation au boucher. On l’utilise en steak ou en paupiettes.
l’onglet se consomme un peu rassis. Pour éviter qu’il ne durcisse, mieux vaut le manger saignant. Les morceaux de la deuxième et troisième catégories sont issus du poitrail et du quartier avant. Ces muscles travaillent beaucoup et donnent des morceaux durs. d’autant qu’ils sont riches en collagène, une substance difficile à mastiquer qui nécessite une cuisson longue. On les fait sauter, braiser, en pot-au-feu’ ou en viande hachée. les bavettes: Il existe, chez le boeuf, trois bavettes dont deux sont destinées à être grillées ou poêlées.

– La bavette d’aloyau, muscle de l’abdomen dont la forme rappelle celle d’une bavette, pèse entre 2 et 3 kg. Ses fibres sont longues et peu serrées. Tranchée en travers de ses fibres, la bavette d’aloyau est une viande tendre et savoureuse à réserver aux biftecks.

– La bavette de flanchet, prise au niveau de l’aine du boeuf, est de forme carrée. Elle offre une viande à fibres longues et dont la texture est à peu près identique à celle de la bavette d’aloyau. Bien dénervée, elle est également très savoureuse.

– La bavette à pot-au-feu est un morceau à bouillir. Cette bavette est le muscle qui enferme, en sandwich, la bavette d’aloyau. Très longue, plate, elle est vendue telle quelle pour être cuite en pot-au-feu avec d’autres viandes. Son poids varie entre 600 et 900 g.

Appellations régionales : très souvent les noms de bavette d’aloyau et de flanchet se confondent mais,
La bavette d’aloyau est appelée palangre, fausse osseline à Bordeaux et à Toulouse, primpied à Saint Etienne, épais flanchet à Lille et Bifteck Stuck vum Lappe en Alsace.
La bavette de flanchet est appelée faudil à Toulouse et flanchet d’aiguillette à Agen.
La bavette à pot-au-feu est appelée aude à Bordeaux, flanc épais à Montreuil-sur-Mer et Luppefleich vum Lappe en Alsace.
Anecdote : “la bavette”, ce morceau de viande a pris le nom de bavette du fait de sa ressemblance avec la bavette, de forme arrondie, utilisée autrefois pour les bébés. Le Flanchet et la Poitrine
Flanchet: appelé petite poitrine, tendron, milieu de poitrine, gros bout de poitrine, sont quatre morceaux qui correspondent à la partie ventrale du boeuf, appelée aussi pis de boeuf.

– Le flanchet est composé des muscles de l’abdomen. Très plat, sans os, il pèse environ 7 kg. Il se reconnaît aux cartilages qui alternent avec des bandes de muscles de longueur moyenne, assez entrelardées et à fibres longues.
Cette viande, à la mâche un peu ferme, est trop peu utilisée, ce qui est fort dommage car elle est très bonne.

– Le tendron, qui est la paroi abdominale du boeuf, peut peser 10 kg et parfois même davantage. Il est formé de couches musculaires qui alternent avec des tissus graisseux et le cartilage des côtes.

– Le milieu de poitrine est composé de couches de muscles séparées par des couches cartilagineuses. C’est un morceau de viande long et plat, le plus souvent vendu roulé et ficelé.

– Le gros bout de poitrine, situé sous l’épaule, comprend trois muscles pectoraux séparés par deux ou trois couches cartilagineuses. C’est une viande entrelardée et savoureuse. Les amateurs préfèrent d’ailleurs ces morceaux à ceux de l’épaule, plus maigres, comme la macreuse ou le jumeau.

Appellations régionales : le flanchet s’appelle meille ou flanchet de boeuf sans la pointe à Toulouse, prin à Lyon, palanque d’aiguillette à Agen, mince flanchet à Bordeaux, peau dampe à Saint-Etienne, peau de aude ou partie superficielle du flanchet à Bordeaux et vampe à Troyes.
Le tendron prend le nom de boudaine à Cambrai, petit croisé à Bordeaux, petits chapelets à Saint Etienne et poitrine murée à Toulouse.

Le gros bout de poitrine est appelé grosse croissure à Lille, poumel à Toulouse, grumeau à Saint Etienne et mouche de poitrine à Lyon.

La Macreuse
Héritage de nos traditions culinaires et perpétuation du goût, la macreuse comprend plusieurs morceaux :

– La macreuse à bifteck, dite aussi noix ou boule de macreuse. C’est une viande rouge foncée assez maigre, divisée en deux par un nerf central. Elle se sert en bifteck, en tranche à rôtir ou en brochette.

– La macreuse à braiser, dite aussi paleron ou palette, est un morceau gélatineux à cuisson lente qui reste toujours moelleux et jamais sec.

– La macreuse à pot-au-feu entre dans le pot-au-feu et peut être aussi braisée, cuisinée en ragoût. C’est le morceau idéal pour le hachis Parmentier.

– Le dessous de macreuse ou dessus de palette se sert grillé ou poêlé.

Appellations régionales : la macreuse est appelée caprain à Bordeaux, gros d’épaule à Agen, grotton d’épaule à Lyon ou rose d’épaule à Saint-Etienne. Anecdote : le nom de la macreuse lui vient de maigre. Comme la chair du canard sauvage, elle pouvait jadis être consommée les jours de carême.

Le paleron: IL est avant tout un morceau qui doit mijoter de longues heures. Mais il fait aussi d’excellents biftecks à condition d’être paré par le boucher. Ce morceau régulier de l’épaule se situe près du collier. Ce muscle à fibres courtes et maigres est traversé en son milieu par un nerf important. Pour cuire le paleron en pot-au-feu ou pour les braisés, on le laisse entier. Pour les grillades, le boucher l’ouvre en deux pour retirer les aponévroses et ne sert que le morceau du dessus. La partie du dessous, plus ferme, est utilisée pour le bifteck haché ou découpée en morceaux pour les daubes.

Les métiers de la viande
l’éleveur s’occupe de l’animal vivant ;
Le marchand de bestiaux achète les animaux et les distribue dans les abattoirs ;
Le chevillard trie et revend les carcasses aux bouchers et aux grossistes ;
Le boucher découpe la viande ;
enfin le cuisinier use de tout son art pour vous la faire savourer !
Les cuissons Les bons conseils
Grillée ou Poêlée, Le rôti, Sautée ou Braisée, Crue ou Bouillie.
Les bons conseils: Une bonne viande, c’est celle qui a du goût. On peut privilégier une viande tendre, une viande maigre ou au contraire persillée. On peut l’aimer grillée ou rôtie, mijotée ou en sauce. On peut l’apprécier saignante ou bien cuite. A chacun son palais ! Le tout est de connaître quelques principes et astuces qui permettent de bien savoir cuisiner “sa bonne viande”.
Bleu, saignant, à point ou bien cuit ?
Bleu : la cuisson est très rapide. Le morceau est saisi par une forte chaleur. La viande est tiède et reste molle. Ne convient ni au porc, ni à l’agneau, ni au veau.
Saignant : La cuisson est rapide Une croûte fine, légèrement résistante se forme à la surface. c’est la cuisson préférée des ” viandards “. On dira pour la viande d’agneau qu’elle est ” rosée “.
A point : La cuisson est plus lente. La croûte formée est assez épaisse mais la viande reste moelleuse au centre. c’est la cuisson idéale pour le veau.
Bien cuit : La cuisson est lente, la croûte est dure, la viande est ferme et il n’y a plus de jus. Entre tendre ou ” bien cuit “, il faut choisir.

Les viandes congelées:
Les petits steaks pourront être saisis sans décongélation, directement dans la poêle avec un peu de matière grasse.
Si de l’eau sort de la viande retirer la viande, jeter l’eau, remettre un peu de matière grasse et continuer la cuisson. Les grosses pièces doivent être décongelées. Elles cuisent ensuite selon les procédés traditionnels.
La viande grillée ou poêlée : pas si facile !
Rapides, les grillades et les poêlées donnent une viande saine et savoureuse. c’est la cuisson la plus répandue. Pourtant rien de moins évident que de griller une viande, de réussir un barbecue, surtout si c’est pour cuire de la viande rouge.

Comment réussir une grillade.
Il faut une source de chaleur puissante et des grilles épaisses qui absorbent bien la chaleur.
Pour le barbecue : préparez le feu à l’avance afin d’avoir des braises très rouges. Choisissez des viandes un peu épaisses, pour mieux contrôler la cuisson: toujours difficile de griller un morceau tranché fin, surtout si on le veut saignant. Lorsque le morceau est très épais, le saisir sur le grill et terminer la cuisson au four : cela évitera que la ” croûte ” ne brûle.
Cassez les noix de graisse des viandes persillées, comme l’entrecôte, entre le pouce et l’index avant la cuisson.
Huilez légèrement les deux côtés du morceau puis assaisonner.

Facile à faire : les brochettes
Simple à réussir et conviviales, les brochettes font l’unanimité. On peut user de toute son imagination pour leur composition. Ceux qui n’ont ni temps ni idée peuvent toujours les acheter préparées chez leur boucher. Succès garanti dans les soirées barbecue d’autant plus que les convives n’ ont pas d’exigence précise quant à la cuisson d’une brochette. Du coup une brochette trop cuite passera à peu près inaperçue surtout si l’accompagnement, poivron, tomate, oignon, riz?fait oublier cette faiblesse d’un moment . Et puis, les brochettes ne sont-elles pas synonymes de convivialité!

l’entrecôte bordelaise se fait griller sur les braises d’un feu de sarments. Le parfum particulier du rameau de la vigne se mélange alors à celui de l’épaisse couche d’échalottes hachées qui recouvre la viande, donnant ainsi à l’entrecôte bordelaise toute sa saveur.

Plus facile : la cuisson à la poêle
Parce qu’on reste maître de la puissance du feu. Mais les principes restent les mêmes qu’au grill.
Ne pas avoir peur des poêles très chaudes. Les meilleures poêles restent celles en tôle que l’on fait ” bleuir “.
Cette cuisson nécessite la présence d’un peu de corps gras. Pour une cuisine diététique, ne pas en abuser. Ceux qui tiennent à cuisiner au beurre utiliseront de préférence un beurre clarifié. Poser la partie la plus grasse de la viande en premier sur la poêle.
Le rôti ? Rôti !

Et oui, un rôti n’est pas toujours rôti? Il peut être aussi cuit à la cocotte, au feu. Le mot rôti désigne esoit un morceau de viande “J?aimerais un beau rôti de veau”, soit une cuisson au four. c’est la cuisson du dimanche, celle du plat familial par excellence. On parle de ” rosbif ” pour un rôti de boeuf.

La cuisson à découvert au four
Préchauffer le four à température élevée, puis abaisser la température : un rôti cuit dans un four pas trop chaud 180°. Saisir le rôti dans la poêle avec un peu de matière grasse et enfourner à four chaud. Mettre le rôti dans un récipient dont la taille correspond à celui du morceau pour éviter que le jus ne se répande sur une trop grande surface et ne brûle. Un bon rôti n’a pas besoin de beaucoup de matière grasse pur cuire. Enlever les bardes et badigeonner le morceau avec un peu d’huile ou de beurre clarifié. Les rôtis d’agneau carré, épaule ou gigot sont enveloppés d’une fine couche de graisse, inutile d’en rajouter.

Surtout ne pas faire tremper le rôti dans un fond d’eau ou de sauce : la viande durcirait à la cuisson. l’arroser fréquemment avec son jus au cours de cuisson pour donner du moelleux et relever le goût de la viande. Le rôti se sert avec son jus déglacé, réalisé à partir des sucs qui se sont répartis dans le plat de cuisson. Toujours laisser reposer le rôti une fois la cuisson terminée, afin que le sang se rediffuse dans la viande, qui sera ainsi plus moelleuse et plus juteuse.

La cuisson à la cocotte. Elle convient souvent mieux aux rôtis de veau et de porc qui, sinon, ont tendance à se dessécher. Cette technique réduit l’évaporation et donne plus de moelleux à la viande. Utiliser de préférence une cocotte en fonte excellent conducteur de chaleur pour une cuisson sur la cuisinière. Sinon glisser la cocotte dans le four.

Viande de porc : mais si, on peut la manger rosée !
Le porc a longtemps été porteur de nombreux parasites et vecteur du ténia ver solitaire que seule une longue cuisson pouvait détruire. c’est pourquoi on a pris l’habitude de consommer sa viande très cuite. Tous ces parasites ont aujourd’hui été éradiqués et il est donc inutile de trop cuire les morceaux maigres du porc qui perdent alors leur goût et leur saveur.

La viande sautée ou braisée :
les recettes traditionnelles: Ce sont des plats mijotés longtemps à faible température dans une cocotte, avec des morceaux de viandes demi-gras ou gélatineux. Pour qu’une viande mijotée ait plus de saveur :
Faire revenir la viande ou la volaille à la poêle jusqu’à obtention d’une belle croûte dorée.
Mélanger différents types de morceaux.
Laisser des os pendant la cuisson, cela donnera du corps au jus.
Préparer des grandes quantités, quitte à en congeler une partie pour ne pas avoir à en manger pendant 15 jours d’affilée.
Préférer la cuisson au four, qui assure une meilleure répartition de la chaleur que la cuisson sur les feux de la cuisinière.

Les grands classiques de la viande mijotée en cocotte :
Le boeuf bourguignon, la daube, le boeuf mode, ou aux carottes ; le navarin, l’osso bucco, la blanquette de veau à la parisienne, etc. Une viande à braiser est accompagnée de petits légumes revenus, et mouillée à mi-hauteur eau, vin blanc ou rouge, cidre?. Elle est servie avec son jus de cuisson. Un ” sauté ” est composé de petits morceaux de viande que l’on sert avec une sauce.
Jus ou sauce? Le jus est composé des sucs de la viande auxquels on ajoute un liquide en faible quantité pendant la cuisson. La sauce est un jus re-travaillé après la cuisson avec une liaison farine, beurre manié? crème réduite,ou féculent.

Viandes bouillies = viandes diététiques
En les cuisinant la veille, on peut facilement retirer le lendemain tout le gras qui se sera déposé en surface. Généralement on ne saisit pas les viandes avant de les faire bouillir.
Les grands classiques : le pot-au-feu, la poule au pot, la blanquette à l’ancienne, le gigot de 7 heures ou encore le gigot d’agneau à l’anglaise.
Utilisez des demi-gras ou gélatineux de 2ème catégorie.
Pour privilégier la saveur du bouillon, plongez la viande dans l’eau froide.
Pour privilégier la saveur de la viande, plongez la viande dans l’eau chaude.
Blanquette de veau : les recettes rivales:
La blanquette ” à la parisienne ” est faite de morceaux de viande d’abord saisis à la poêle avant d’être plongés dans le bouillon, alors que dans la blanquette de veau ” à l’ancienne “, les morceaux sont blanchis puis pochés directement dans l’eau.

La viande crue: une mine de fer!
Malgré la crise de la vache folle, elle fait retour en force, surtout dans les restaurants où elle est à nouveau très demandée ! Le carpaccio: Hors d’oeuvre qui nous vient d’Italie, il doit son nom à Carpaccio, peintre vénitien réputé pour la tonalité de ces rouges profonds et lumineux. Il est fait de fines tranches de viande de boeuf crue, marinées dans du citron et de l’huile d’olive.
c’est plus simple d’en manger au restaurant : il est en effet très difficile de couper en fines tranches de la viande fraîche. Si vous tenez à le faire vous même, achetez un morceau de tende de tranche que vous faites congeler quelques heures avant de le couper avec une machine à trancher.
Mieux : acheter de la viande prédécoupée ” spécial carpaccio ” vendue chez votre boûcher. La marinade se fait à la dernière minute : veillez à ce que le basilic et l’huile d’olive n’effacent pas trop le goût de la viande.

Le steak tartare:
Pour manger une viande hachée crue, mieux vaut l’acheter chez un boucher. n’importe quelle viande maigre fera l’affaire. Dommage tout de même de faire hacher du filet !
Pour du bon et économique, demandez un morceau de semelle. Comme son nom l’indique, ce morceau est vraiment très dur lorsqu’il est entier et cuit. Il est en revanche excellent lorsqu’il est haché et très goûteux pour manger cru.
Impératif : que le boucher hache devant vous la viande et que vous la consommiez crue dans les heures qui suivent l’achat. Prudence, n’en commandez que dans les établissements de qualité et à fort débit, et en hiver plutôt qu’en été.

BOEUF – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Viandes et fruits.

Grillades,Brochettes,Viandes, Champignons, fruits, ça détonne mais sa étonne.

Mariés à la viande, les fruits offrent toute une palette de parfums subtils.
Les fruits d’automne, par exemple, conviennent particulièrement bien aux viandes à cuisson longue, en cocotte ou à l’étouffée : les pommes, les châtaignes, les raisins apportent une touche de soleil aux plats de viandes longuement mijotés.Pour un succès garanti, osez le curry d’agneau aux pommes et aux petits raisins, la joue de boeuf en tajine, ou encore le jarret de veau aux pruneaux…

En hiver, les agrumes permettent de jouer la carte de l’exotisme : une simple écorce d’orange dans la marinade, ou des citrons confits autour de l’agneau, rendent les recettes inattendues et savoureuses. Qui résisterait à un boeuf en daube à l’orange, ou à un coeur de veau aux citrons confits aux carottes ?

Renouez ainsi avec une tradition millénaire, celle du sucré-salé.

Viandes et fruits frais, l’art de varier les plaisirs’
Pour les uns juteux, pour les autres proches des féculents, les fruits frais offrent, le plus simplement du monde, l’occasion de varier la préparation des viandes. Leur pulpe légèrement sucrée, riche en eau, donnera succulence et saveur à toutes les viandes, et plus particulièrement à celles qui se cuisent longuement, en cocotte ou à l’étouffée.

Les fruits séchés quant à eux, ont d’autres avantages. Ils ont notamment une excellente tenue à la cuisson et sont donc également parfaits pour accompagner les viandes mijotées.Perdant leur sucre en cuisant, ils exaltent discrètement les arômes de la viande et séduisent à coup sûr les palais les moins habitués aux audaces du sucré-salé.

Pour les utiliser, sans risque et sans fausse note, voici un premier tableau indicatif, mais les cuisiniers émérites n’hésiteront pas à imaginer des mélanges encore plus audacieux ou inédits.

BOEUF – ASTUCES ET RESTES

Quelle que soit la quantité de boeuf que vous achetiez pour préparer un plat bien précis, il y a toujours des restes plus ou moins présentables. N’essayez pas de les resservir tels quels: c’est beaucoup plus facile et original d’utiliser des restes pour préparer un mets nouveau.

Un reste de viande rôtie, de pot au feu ou de braisé n’a rien de catastrophique, bien au contraire. C’est même parfois fort avantageux de le prévoir au moment de l’achat.

La viande provenant d’un rôti saignant n’est jamais sèche; elle est donc idéale pour confectionner des recettes n’appelant qu’une cuisson très courte. La viande braisée ou bouillie est toujours plus grasse; dégraissez-la après un séjour au réfrigérateur ? c’est beaucoup plus facile ? et employez-la dans des recettes utilisant du boeuf émincé ou grossièrement haché. Vous émincerez ou couperez la viande au dernier moment pour que les plus petits morceaux ne se dessèchent pas. Il vaut toujours mieux émincer que hacher la viande bouillie ou braisée car le boeuf cuit passé au hachoir se transforme rapidement en bouillie.
Ne faites jamais cuire longtemps un plat contenant de la viande cuite: elle deviendrait dure et indigeste. Si vous devez faire frire la viande ou la cuire au four, protégez-la de la chaleur sèche en l’enrobant d’un mélange d’oeuf et de chapelure ou en la couvrant de purée de pommes de terre ou de pâte.

Ajoutez une sauce aromatisée à l’italienne ou une sauce épicée au cari.

Servez-vous de petits restes de boeuf pour farcir des légumes : aubergines, piments doux, pommes de terre cuites au four, tomates, chou, feuilles de vigne… Mélangez à la viande du riz ou de la chapelure.

Les lanières de boeuf bouilli sont délicieuses dans des salades froides. Mélangez-les à de jeunes légumes légèrement cuits et assaisonnez largement.

Avec un reste de pot-au-feu, préparez un boeuf miroton; avec du boeuf braisé, optez pour un hachis Parmentier gratiné.

Introduisez du boeuf dans des crêpes ou des beignets ou mélangez-le avec des légumes et de la sauce, puis servez-le à la manière chinoise; ou encore, préparez une sauce bolognaise pour accompagner du riz, des pâtes, des gnocchi à la semoule, etc.

BOEUF – MICRO-ONDES

Recette faveur…

Ce plat peut se cuire au micro-ondes et donne d’excellents résultats.

Recette de Saute de boeuf à la crème

préparation 15 min.
cuisson 10 min.
Ingrédients pour 4 Personnes
300 g de reste de rôti de boeuf
1 cuil. à soupe d’huile
25 g de beurre
1 oignon émincé
250 g de petits champignons émincés
1/2 piment vert doux émincé
3/4 de tasse (15 cl) de vin blanc
sel, poivre
5/8 de tasse (15 cl) de crème sure
1 cuil. à soupe de sauce au raifort
2 cuil. à café de fécule de maïs
1 cuil. à soupe de persil haché

1 Coupez le boeuf en lanières de 2 po (5 cm) de long. Faites chauffer l’huile dans une assiette. Ajoutez-y le beurre. Faites-y fondre l’oignon 2 mn, puis ajoutez les champignons et le piment et faites cuire encore 2 mn. Versez le vin blanc dans la poêle et ajoutez-y le boeuf. Laissez frémir jusqu’à ce que le liquide ait réduit de moitié, salez et poivrez.
2- Ajoutez la crème sure et la sauce au raifort au contenu de la poêle et faites-les chauffer. Délayez la fécule avec 2 cuillerées à soupe d’eau et versez dans la sauce. Laissez frémir 1 mn. Versez dans un plat de service, saupoudrez de persil haché et servez chaud.

Russule

Russule

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RUSSULE – HISTOIRE

La Russule de Peck est une des rares espèces du genre qui peut facilement être identifiée sur le terrain. Son chapeau rouge sang et son pied rosé lui donne une beauté particulière. Mais c’est un caractère des lames qui la distingue des autres espèces de coloration semblable: elles sont érodées à l’arête.

Ce caractère n’est pas toujours facilement visible à l’oeil nu. Il est toutefois évident sous la loupe, même à un faible grossissement. Une photographie en couleurs est présentée dans Phillips 1991, Mushrooms of North America, p. 132.
La Russule de Peck est une espèce assez commune dans les sapinières, où elle croît surtout de la mi-août à la fin de septembre. Son nom scientifique signifie «rougeâtre» Russula, «de Peck» peckii. Cette russule est un champignon comestible. Sa saveur est douce. Certains la considèrent même comme l’une des meilleures du genre. Les risques de confusion avec des espèces de coloration semblable mais âcres, comme la Russule sanguine Russula sanguinea, sont possibles. Il n’y a toutefois pas de conséquences graves.
En Amérique du Nord, la Russule de Peck a d’abord été identifiée comme la Russule pourprée Russula purpurina Quélet & Schulzer, une espèce européenne. Le mycologue allemand Rolf Singer, qui a eu la possibilité de comparer les récoltes américaines et européennes, a observé des différences importantes dans les caractères macrochimiques et microscopiques des espèces des deux continents. Il a alors baptisé l’espèce américaine en l’honneur de Charles H. Peck, le pionnier de la mycologie en Amérique du Nord.

RUSSULE – VERTUS

Chapeau de 5 à 15 cm, convexe puis étalé et déprimé au centre de couleur brun rouge à brun violet , collant par temps humide. La marge est lisse au début puis striée.
Dessous du chapeau
Lames espacées fragiles de couleur crème pale, taché de brun chez les vieux spécimens.
Pied
De 6 à 15 cm et de 2 à 4 cm de large blanc ferme à l ‘ état jeune plus mou avec l ‘ age.
Chair
Blanchâtre , jaunissant par endroit avec une faible odeur fruitée.
Habitat
Dans les forêts de conifères de Juillet à Septembre.
Champignon comestible

Chapeau 5 à 10 cm, convexe puis étalé et déprimé au centre de couleur jaune , visqueux et luisant par temps humide. La marge est lisse au début puis striée.
Dessous du chapeau
Lames espacées fragiles de couleur crème , puis grises chez les vieux spécimens.
Pied
De 4 à 9 cm et de 1 à 2 cm de large blanc ferme à l ‘ état jeune plus mou et gris avec l ‘ age.
Chair
Blanchâtre, épaisse et ferme , virant au gris à la cassure et avec l ‘ age.
Habitat
Dans les forêts de feuillus surtout de hêtre de Juillet à Octobre.
Champignon comestible.

La russule verdoyante

Chapeau de 9 à 15 cm, globuleux puis étalé. Irrégulier charnu très ferme. La surface est sèche à aspect de moisissure de couleur verdâtre très variable avec des zones plus claires.
Dessous du chapeau
Lames blanches libres et fragiles parfois avec un reflet rose.

Chair
Cassante de couleur blanche se teintant de rose.
Habitat
Plus abondante dans le midi , dans les forêts de feuillus de Mai à Septembre.
Champignon comestible. Les lamelles de la russule verdoyante sont serrées, blanches avec un léger reflet rosé. Le pied épais devenant parfois plus fin à la base est blanc devenant spongieux en vieillissant et se tache de brun à orangé. La chair blanche est de faible odeur.

Ce champignon, le meilleur de sa famille avec la russule charbonnière, se découvre de l’été au début de l’automne. Il apprécie les bois secs, chauds et aérés de feuillus comportant chênes, châtaigniers, hêtres, etc.

Il peut être confondu avec l’amanite phalloïde dont deux caractéristiques essentielles permettent de la distinguer : la présence, chez l’amanite, d’un anneau et d’une volve.

Chapeau de 9 à 15 cm, globuleux puis étalé. Irrégulier charnu très ferme. La surface est sèche à aspect de moisissure de couleur verdâtre très variable avec des zones plus claires.
Dessous du chapeau
Lames blanches libres et fragiles parfois avec un reflet rose.

Chair
Cassante de couleur blanche se teintant de rose.

Habitat
Plus abondante dans le midi , dans les forêts de feuillus de Mai à Septembre.
Champignon comestible.

La russule charbonnière

Taille de 6 à 12 cm de haut.
Chapeau de 5 à 15 cm de diamètre de couleur violette à verdâtre en passant par le gris, parfois bicolore, très ferme.
Pied de 5 à 10 cm de long, blanc, parfois teinté de rosé, de pourpre.
Habitats, milieux, En été et jusqu’au milieu de l’automne dans les forêts feuillue notamment dans les litières des feuilles de hêtre. On la rencontre surtout en moyenne montagne et sur les piémonts. Forme des mycorhizes avec le hêtre.
Consommation par l’homme
Comestible. Très appréciée, elle peut être consommée crue.

Les lamelles sont épaisses et blanches. Le pied de 5 à 10 cm pour un diamètre de 1,5 à 2,5 cm est cylindrique, blanc et ridé. La chair est de couleur blanc rosé. On trouve cette espèce de l’été à l’automne dans les bois de feuillus (surtout de hêtres) ou de conifères. Elle est, comme la majorité de ses cousines, particulièrement appréciée par les limaces : il convient donc de passer avant elles …Il peut y avoir confusion avec l’amanite phalloïde mais il faut garder à l’esprit que cette dernière est engainée dans une volve et possède un anneau.
La russule charbonnière et sa cousine la russule verdoyante sont les meilleurs comestibles de cette grande famille.
La confusion est possible avec la russule pourpre et noire et la russule agréable.

Chapeau de 4 à 10 cm, convexe puis étalé et déprimé au centre de couleur jaune à rougeâtre, le revêtement est lisse parfois rugueux.
Dessous du chapeau
Lames serrées et fines crèmes pâles avec les arêtes jaunes.
Pied de 4 à 8 cm blanc à jaune spongieux avec l’âge.
Chair blanche plus jaune dans le chapeau.
Habitat dans les forêts de feuillus ou de conifères de Juillet à Septembre.

Champignon comestible

C’est la plus populaire des Russules. Très précoce en automne, l’espèce se récolte en abondance dans les forêts de conifères et de feuillus, de préférence sur sol calcaire. Ses couleurs souvent changeantes varient du violet-pourpre typique au violet bleu-vert sombre. C’est un bon comestible, de saveur légère. Les Russules s’accommodent très bien de la friture, du gril, et du beurre aillé.

Lactaires

Lactaires

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LACTAIRES – HISTOIRE

Les lactaires sont des champignons facilement reconnaissables par le lait qui s’écoule de leur chair à la coupe. Parmi les espèces de ce genre qui sont communes, le Lactaire couleur de suie mérite l’attention. C’est une espèce mycorhizienne qui croît sous les épinettes et les sapins, en milieu humide, souvent aux abords des tourbières.

Elle est répandue un peu partout à travers le monde, dans les régions tempérées. C’est une espèce typiquement automnale, c’est-à-dire qu’on la retrouve au Québec surtout de la mi-août à la fin-septembre. Son nom scientifique, Lactarius lignyotus, signifie avec du lait Lactarius, et ressemblant à de la suie lignyotus. Son nom anglais, Chocolate Milky, lui va très bien. On reconnaît ce lactaire à son chapeau brun foncé, velouté, son lait blanc, à saveur douce, son pied brun et ses lames crème qui font contraste avec la couleur foncée du chapeau et du pied. A la coupe, la chair se tache de rose violacé à la base du pied. La plupart des ouvrages mycologiques illustrent cette espèce. On peut la confondre avec le Lactaire de Gérard, Lactarius gerardii, une espèce rare qui diffère notamment par ses lamelles très espacées. Le Lactaire couleur de suie est un champignon comestible. Sa saveur est prononcée et assez particulière. Quelques membres du Cercle l’ont essayé et le considèrent comme un bon ou très bon comestible. Lors d’une dégustation de champignons sauvages à laquelle participaient six personnes, le Lactaire couleur de suie est le champignon qui fut le plus populaire. Il y avait à déguster entre autres divers bolets et des chanterelles. Même s’il est indiqué dans la littérature que le Lactaire couleur de suie est un champignon non comestible ou non recommandé, je vous laisse tirer vos propres conclusions.

LACTAIRES – VERTUS

les vertus des lactaires

Le Lactaire délicieux est le type le plus commun d’une série de Lactaires à lait rouge ou orangé.
Il a un chapeau convexe plan, puis en coupe, de 5 à 15 cm de diamètre. Il est entièrement zoné, de couleur aurore ou orangé clair, puis progressivement il se tache de vert et peut devenir entièrement vert. Les lamelles sont arquées, crème orangé, verdoyantes.

Le Lactaire délicieux est le type le plus commun d’une série de Lactaires à lait rouge ou orangé.
Il a un chapeau convexe plan, puis en coupe, de 5 à 15 cm de diamètre. Il est entièrement zoné, de couleur aurore ou orangé clair, puis progressivement il se tache de vert et peut devenir entièrement vert. Les lamelles sont arquées, crème orangé, verdoyantes.
Le pied est farci d’une moelle cotonneuse blanche, mais il devient bientôt complètement creux. Il est dur et cassant, et orné de petites fossettes qui permettent de le déterminer à coup sûr parmi les Lactaires de la même série, car il est le seul à présenter cette particularité.
La chair est dure, cassante, d’abord blanche puis orangé verdâtre. Le lait est orange et doux. La spore est de 10 mu, d’un blanc incarnat. Cette espèce est commune sous les conifères, mais surtout sous les pins.

LACTAIRES – SAVOIR ACHETER

Connaitre pour mieux acheter

Présence de lait
Chapeau souvent déprimé
Pas de contraste de couleur entre le pied et le chapeau
Lames légèrement décurrentes
Rien n’est comestible en général
Pour déterminer un lactaire, il faut observer les points suivants :
Couleur du latex et ses éventuelles modifications
Couleur et revêtement du chapeau
Odeur et écologie

Blanc à ocracé avec l’âge Zones concentriques sur le chapeau Pas de zones concentriques ou moins nettes sur le chapeau

Blanc à ocracé avec l’âge
Chapeau non velouté. Lames très serrées. Lait poivré

Lactarius piperatus = Lactaire poivré
Chapeau velouté. Lames peu serrées. Latex blanc. Espèce charnue, poussant dans les bois de feuillus

Lactarius vellereus = Lactaire velouté L
Zones concentriques sur le chapeau
Marge ou cuticule barbue, laineuse, veloutée :
Chapeau rose rougeâtre à fauve. Pousse surtout sous bouleaux

Lactarius torminosus = Lactaire à toison Nè troubles digestifs
Chapeau rose très pâle. Pousse sous bouleaux, dans les pelouses

Lactarius pubescens K
Marge et cuticule lisse :
Lait blanc immuable
Chapeau blanc taché de rose. Lames +/- roses. Lait jaunissant. Pousse sous peupliers

Lactarius controversus L
Chapeau jaunâtre à roux

Lactarius zonarius = Lactaire zoné Nè troubles digestifs
Chapeau violacé à verdâtre, visqueux. Saveur très âcre

Lactarius blennius = Lactaire muqueux L
Chapeau brun rougeâtre. Odeur de linge mouillé. Revête-ment visqueux à l’humidité. Lames serrées. Pousse surtout sous chênes

Lactarius quietus = Lactaire tranquille
Lait jaunissant. Chapeau rosâtre à ocre. Dans les bois de feuillus

Lactarius chrysorheus
Lait orangé rouge carotte. Chapeau ocre. Pousse sous pins

Lactarius deliciosus = Lactaire délicieux
Pas de zones concentriques ou moins nettes sur le chapeau
Chapeau Visqueux :
Lames orangées, épaisses et espacées. Chapeau ocracé. Lait blanc, âcre. Pousse sous noisetier

Lactarius pyrogalus = Lactaire caustique
Lames pâles. Chapeau +/- verdâtre. Pousse sous hêtres

Lactarius blennius L
Lames pâles. Chapeau brun olivâtre. Pousse sous bouleaux

Lactarius necator = Lactaire feuille morte = Lactaire plombé
Chapeau sec, velouté ou floconneux :
Grosse espèce fauve pâle, à odeur de chicorée

Lactarius helvus
Chapeau brun rougeâtre avec un mamelon central. Lait blanc, très âcre. Pousse dans les bois de conifères et de bouleaux. Très commun

Lactarius rufus
Chapeau bistré avec des grandes taches décolorées grisâtres. Lames peu serrées, de couleur crème. Lait rose à l’air. Pousse sous chênes

Lactarius fuliginosus = Lactaire fuligineux
Chapeau lisse, sec ou lubrifié, mais ni visqueux ni floconneux :
Odeur de chicorée. Pied vineux. Lait immuable

Lactarius camphoratus
Chapeau fauve au centre, jaunâtre à la marge. Sans odeur

Lactarius fulvissimus = Lactaire fauve
Chapeau chamois. Lait immuable. Stipe pâle au sommet. Odeur nulle. Pousse sous hêtres

LACTAIRES – ASTUCES ET RESTES

La couleur du lait des Lactaires est un caractère essentiel pour leur détermination. On en reconnaît six groupes, établis par Roger Heim en 1906-1973:
– lait rouge : Lactaires sanguins
– lait blanc immuable ou stable : Lactaires poivré, camphré, zoné, roux, lilacin, pubescent et cinabre
– lait blanc rougissant : Lactaires fuligineux
– lait jaune : Lactaires jaunissants
– lait grisâtre : Lactaires grisonnants
– lait violacé : Lactaires violaçants

Lactaire poivré: Lactarius piperatus comme sur la photo ci-contre
Chapeau : jusqu’à 15 cm, blanc en forme d’entonnoir. Son revêtement est sec, taché de rouille. Sa bordure, enroulée,
s’étale avec l’âge.
Pied : blanc, cylindrique, plein et ferme.
Lames : blanches, virant ensuite au fauve, très serrées.
Chair : blanche, cassante et dure, très âcre. Elle laisse écouler un lait qui verdit en séchant.
Spores : blanches, finement ornées.

Cette espèce, commune en automne, vit dans les sous-bois de feuillus et de conifères ou dans les forêts d’essences mélangées. On peut la confondre par inadvertance avec le Lactaire velouté, de taille, de forme et de couleur approchantes. Mais ce dernier a les lames espacées. L’espèce est présente en Europe comme en Amérique du Nord.
Ce champignon est à rejeter en raison de son âcreté. Cependant, quelques amateurs le découpent, le font sécher et l’écrasent, pour obtenir un succédané du poivre !
Les gros Lactaires blancs qui laissent échapper à la cassure un lait blanc fortement poivré sont utilisés depuis l’Antiquité pour leurs vertus médicinales. Les Anciens les utilisaient pour combattre la phtisie pulmonaire accompagnée de fièvre hectique et de vomique du poumon. Au XVIIIeme siècle, on recommandait encore le suc laiteux du Lactaire poivré, pris avec du sirop d’altaca, qui provoque l’excrétion de l’urine et brise les calculs …
Dans les pays nordiques (Russie, Pologne, Allemagne, Suède, Finlande), on conserve le Lactaire poivré dans le vinaigre ou la saumure et on le consomme tout au long de l’année. Mais bien souvent, les chapeaux séchés sont réduits en poudre et remplacent le poivre.

Lactaire velouté: (Lactarius vellereus)

Chapeau : jusqu’à 20 cm, blanc crème, en entonnoir élargi. Son revêtement est sec, rappelant le velours ou la peau de chamois. Avec l’âge ou le frottement, il se tache de jaunâtre plus ou moins foncé. Sa bordure reste souvent enroulée.
Pied : de même couleur que le chapeau ; court, robuste et cylindrique.
Lames : blanchâtres, espacées.
Chair : blanc crème, compacte et cassante, laissant échapper un lait blanc. L’odeur est sans particularité, la saveur âcre.
Spores : blanches et ornementées.

Très commune en automne dans les sous-bois de feuillus, l’espèce est aisément reconnaissable par sa belle couleur blanc crème, sa taille imposante et robuste. On la rencontre le plus souvent par groupe de quelques individus. La nature du terrain lui est indifférente.
Le Lactaire velouté est à la rigueur comestible, mais âcre et de qualité médiocre. Certains amateurs n’hésitent pas à le faire bouillir dans l’eau salée avant de le cuire !

Lactaire renversé: (Lactarius controversus)

Chapeau : jusqu’à 30 cm, blanc taché de rose plus ou moins foncé, en entonnoir. Sa bordure est retournée et ondulée, son revêtement
luisant.
Pied : blanc, robuste, excentrique, dur maculé de rose.
Lames : blanc crème, virant au rose.
Chair : épaisse, blanche, cassant net, pratiquement sans odeur de saveur amère puis très âcre. Elle laisse échapper un lait blanc immuable, âcre lui aussi.
Spores : blanc rosé, ovales, portant une ornementation amyloide en crêtes

L’espèce forme à l’automne de gros entonnoirs blancs dans les lieux humides. Commun presque partout en France, ce Lactaire affectionne le voisinage des peupliers. Il peut venir seul ou en cercle, indifféremment. Très proche du Lactaire poivré (Lactarius piperatus), du Lactaire velouté (Lactarius vellereus) et du Lactaire pâle (Lactarius pallidus), il est cependant le seul représentant du genre à posséder des lames roses et des taches de cette même couleur sur le chapeau.
C’est un très médiocre comestible, que son âcreté fait rejeter.

Lactaire muqueux : (Lactarius blennius)

Chapeau : jusqu’à Jo cm, d’un beau gris tirant sur le brun, parfois lavé de vert sombre. D’abord convexe, s’aplatissant avec l’âge et se creusant en entonnoir Le bord reste enroulé assez longtemps. Sa surface est visqueuse, brillante, et porte des taches sombres disposées en cercle.
Pied : gris foncé verdâtre, cylindrique, s’amincissant vers la base. il est creux et un peu spongieux.
Lames : blanches, serrées et inégales. Au toucher elles se salissent de gris.
Chair : blanche, se ternissant à la cassure sous l’influence de l’air. Le lait qui s’en écoule est blanc, avant de se ternir lui aussi. D’abord de saveur douce, elle devient âcre et poivrée.
Spores : crème pâle.

Comme tous les Lactaires, cette espèce donne un lait à la cassure. Elle est très commune dans les sous-bois de feuillus, en particulier les hêtraies, où on la trouve enfouie à l’automne dans les feuilles mortes.
Cette espèce est à rejeter.

Lactaire plombé : (Lactarius plumbeus)

Chapeau : jusqu’à 25 cm, en entonnoir d’un brun olivâtre foncé. Le revêtement est visqueux, la bordure enroulée.
Pied : court, robuste, de même couleur que le chapeau.
Lames : blanc crème sale, décurrentes sur le pied. Elles noircissent au frottement.
Chair : blanche et ferme, brunissant à la cassure, en laissant échapper un lait blanc extrêmement âcre.
Spores : blanc crème, rondes et ornées de crêtes.

C’est le plus gros des Lactaires. On le reconnaît facilement à sa couleur brun olivâtre sale et à son chapeau en entonnoir, visqueux et peu engageant. L’espèce est assez commune à la fin de l’été et à l’automne dans les sous-bois de feuillus, surtout au voisinage des bouleaux. Elle est largement répandue en Europe,,en Asie et en Amérique du Nord. Vu l’âcreté de sa chair, la comestibilité de cette espèce est nulle.

Lactaire indigo : (Lactarius indigo)

Chapeau : jusqu’à 15 cm, bleu indigo, d’abord hémisphérique, s’étalant et se creusant ensuite en entonnoir Son revêtement, légèrement gluant, présente des zones concentriques plus foncées.
Pied : presque aussi coloré que le chapeau, robuste, aminci à la base et creux. Il porte de petits trous qui rappellent le Lactaire délicieux.
Lames : bleu-gris à bleu-vert, décurrentes sur le pied.
Chair : bleu-gris, laissant échapper un lait bleuté à la cassure, de saveur un peu amère et sans odeur particulière.
Spores : jaunâtres.

C’est une espèce peu commune qui vient généralement dans les sous-bois de conifères, plus rarement sous les feuillus. On la rencontre aussi bien en été qu’en automne. Sa belle couleur bleu indigo tirant parfois sur le gris, associée à ses caractéristiques de Lactaire (chapeau en entonnoir, écoulement de lait à la cassure), permettent de l’identifier sans difficulté. L’espèce est présente seulement en Amérique du Nord.
C’est un médiocre comestible.

Lactaire à lait jaune : (Lactarius chrysorrheus)

Chapeau : jusqu’à 10 cm, jaune orangé, bien zoné. D’abord convexe, il s’aplatit et se déprime en entonnoir avec l’âge. Son revêtement est plutôt sec et difficile à enlever
Pied : de même couleur que le chapeau, ferme et plein, puis rapidement creusé.
Lames : crème orangé, décurrentes sur le pied, bien serrées.
Chair : blanchâtre, laissant échapper à la cassure un lait blanc qui jaunit aussitôt. Sa saveur est très âcre.
Spores : bien ornementées, blanc crème.

Ce Lactaire se reconnaît aisément à son lait jaune citron qui s’écoule à la cassure et à son chapeau jaune orangé, marqué de cercles concentriques plus foncés. Très commune dans toute l’Europe comme en Amérique du Nord, l’espèce se rencontre durant la saison automnale dans les sous-bois de feuillus.
Elle n’est pas comestible en raison de son âcreté prononcée. Les Lactaires et les Russules ont des caractères morphologiques extrêmement
proches, frais les uns produisent du lait à la cassure, les autres pas. C’est un des premiers critères de différenciation.

Lactaire zoné : (Lactarius zonarius)

Chapeau : jusqu’à 10 cm, roux orangé, à bordure enroulée s’évasant ensuite en entonnoir Son revêtement brillant s’enlève facilement.
Pied : blanc, trapu, taché d’ocre-jaune.
Lames : blanc crème, assez serrées et décurrentes sur le pied.
Chair : blanche, ferme, avec une odeur fruitée et une saveur âcre. À la cassure, le lait est blanc immuable, d’abord doux puis âcre.
Spores : blanc crème.

Le Lactaire zoné est commun vers la fin de l’été et en automne sous les feuillus (chênes, charmes), en terrain argilo-calcaire. C’est une espèce de belle taille, assez trapue, d’un bel ocre qui tire sur l’orange fauve.
L’espèce, non comestible, est à rejeter.

Lactaire délicieux : (Lactarius deliciosus)

Chapeau : jusqu’à 12 cm, d’abord hémisphérique puis étalé et creusé au centre, les bords enroulés se redressant; jaune orangé à zones concentriques orange, taché de vert sombre.
Pied : orange verdâtre, cylindrique, creux et effilé à la base, ponctué de taches orange vif
Lames : décurrentes sur le pied, orange, se salissant au frottement.
Chair : orangée, ferme et cassante, verdissant à l’aiç avec une faible odeur de carotte. Elle laisse sortir un lait orangé doux.
Spores : crème, ornementées.

Le Lactaire délicieux vit essentiellement dans les bois de pins, sur sol calcaire. L espèce est commune dès la fin de l’été et en automne. Son chapeau jaune orangé sale est marqué de zones concentriques plus foncées, tachées de vert. Lorsque l’on coupe le pied transversalement, un cercle orange vif, humide, apparaît.
L’espèce est comestible et se prête fort bien à la conservation. Mais elle jouit d’une réputation usurpée depuis la méprise, il y a plus de deux siècles, du botaniste suédois Carl von Linné. Celui-ci avait entendu parler d’un certain Lactaire à lait rouge orangé, très apprécié dans les régions méridionales. Lorsqu’il crut, à tort, en avoir récolté des spécimens en Suède, il s’empressa de les baptiser « deliciosus », persuadé d’avoir affaire à l’espèce du Midi… Le Lactaire sanguin (Lactarius sangufluus), le vrai, à chapeau plus rouge, est évidemment de bien meilleure qualité.

Lactaire roux : (Lactarius rufus)

Chapeau : jusqu’à 10 cm, brun-rouge, d’abord convexe puis étalé et déprimé, toujours mamelonné en son centre.
Pied : roux, plus pâle à la base, cylindrique.
Lames : serrées, minces, blanches à crème.
Chair : blanche, épaisse, à lait très âcre blanc .
Spores : ovales, ornementées, blanches à crème.

Le Lactaire roux se cantonne en terrain acide, dans les bois de résineux et les tourbières. Cette espèce commune en automne se distingue par son chapeau brun-rouge, mamelonné et sans zones concentriques, son pied toujours allongé, mince, de teinte plus claire. Elle donne un lait d’un blanc immuable, qui brûle immédiatement les lèvres.
Comme chez de nombreux autres Lactaires, l’amertume de cette espèce la rend impropre à la consommation.

Lactaire toisonné : (Lactarius torminosus)

Chapeau : jusqu’à 15 cm, d’un beau rose incarnat, d’abord convexe, s’étalant et se déprimant en son centre avec l’âge. Le bord est très enroulé et couvert d’un feutrage laineux caractéristique. Sa surface porte des zones concentriques plus foncées.
Pied : blanc, ferme, cylindrique, aminci à la base.
Lames : crème rosé, serrées et inégales.
Chair : blanche, épaisse et ferme, laissant échapper à la cassure un lait blanc immuable. Elle dégage une âcre odeur de pomme.
Spores : blanches, verruqueuses, tendant vers le crème.

Ce curieux Lactaire doit son nom commun au feutrage laineux qui orne le bord de son chapeau, surtout chez les jeunes sujets. L’espèce est assez commune à la fin de l’été et en automne dans les sous-bois, au voisinage des bouleaux et des bruyères.
C’est un champignon non comestible, susceptible de provoquer des troubles gastro-intestinaux. Son extrême âcreté agit du reste comme un répulsif très dissuasif.

Lactaire tranquille : (Lactarius quietus)

Chapeau : jusqu’à 8-9 cm, d’un beau brun-roux, sillonné de cercles concentriques plus foncés. D’abord enroulé puis étalé, il se déprime en entonnoir assez profond. Son revêtement est mat, un peu visqueux à l’humidité.
Pied : de même couleur que le chapeau, cylindrique et central, bien ferme.
Lames : blanc crème puis assez vite roussâtres. Elles sont serrées.
Chair : blanche, lavée de roux. À la cassure, elle laisse échapper un lait blanc qui jaunit à l’air d’abord doux mais presque aussitôt âcre. Elle dégage une forte odeur de punaise des bois.
Spores : blanc crème.

C’est un Lactaire de petite taille, assez gracile, qui s’identifie facilement à son odeur caractéristique de punaise des bois et au lait blanc qu’il laisse échapper à la cassure. L’espèce est très commune en automne dans les forêts de feuillus et de conifères, et plus spécialement dans les chênaies. En principe comestible, le Lactaire tranquille est de médiocre qualité et non recommandable.

Lactaire couleur de suie : (Lactarius lignyotus)

Chapeau : jusqu’à 8-9 cm, velouté d’aspect, d’une belle couleur de suie. Il est d’abord convexe puis s’aplatit avec l’âge, en gardant un joli mamelon en son centre.
Pied : de couleur et d’aspect identiques au chapeau. Il est cylindrique, plein, parfois un peu grêle.
Lames : très blanches, peu serrées, inégales et molles. Elles rougissent au frottement.
Chair : blanche, cassante, de consistance cotonneuse, rougissant lentement à la cassure. L’odeur est faible, la saveur douce. Le lait reste blanc et doux.
Spores : légèrement crème.

Ce Lactaire vulgairement nommé « couleur de suie » se reconnaît aisément au contraste saisissant qu’il offre avec ses lames, très blanches. L’espèce vient en automne sous les conifères, sur les terrains acides ou marécageux, notamment les tourbières. On la récolte en quantité dans les Vosges, le Jura, et en Suisse. Il y a plus d’un siècle, le mycologue suédois Elias Fries rendait déjà hommage à cette espèce, parure des bois de conifères. C’est un comestible convenable que certains amateurs jugent , exagérément sans doute , supérieur aux Lactaires sanguins.

Lactaire fuligineux : (Lactarius fuliginosus)

Chapeau : jusqu’à 10 cm, gris-brun mastic, hémisphérique, puis aplati et bosselé, se déprimant en entonnoir. Son revêtement est
sec et légèrement velouté.
Pied : cylindrique, s’amincissant à la base, plus pâle que le chapeau. il est couvert d’une poudre blanchâtre et grise avec le temps.
Lames : crème, peu serrées, roussissant avec l’âge.
Chair : blanche, devenant rose à la cassure. Le lait blanc qui s’écoule rosit lentement.
Spores : ocre, globuleuses et ornées.

Cette espèce est commune sous les feuillus (chênes, hêtres, châtaigniers) et les conifères (épicéas), en lisière des bois ou dans les prés humides et ombragés. Son chapeau gris-brun plus ou moins foncé, presque olivâtre parfois, peut porter des taches claires, décolorées.
Une variété plus sombre de ce Lactaire s’épanouit dans les sapinières de montagne, en particulier dans le Jura. L’âcreté de l’espèce en fait un comestible assez médiocre.