Truffe

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TRUFFE – historique

Les truffes sont des champignons mychorhisiens (100 000 espèces) ce qui signifie qu’elles sont le produit d’une association symbiotique entre le mycélium (partie végétative) et une racine (à l’intérieur ou à l’extérieur de celle-ci, selon où se trouve le mycélium).

Ce sont des champignons en axomycète, ou plus particulièrement en discomycètes de l’ordre des tubérales. On compte 5 familles parmi les tubérales, les truffes du genre Tuber appartenant à celle des eutubéraceac.

Tuber Mélanosporum = truffe noire du Périgord
Tuber Magnatum = truffe blanche du Piémont
Tuber Uncinatum = truffe grise de Bourgogne

TRUFFE – VERTUS

Comme j’ai indiqué précédemment, la truffe, étant devenue libre, se nourrit par l’intermédiaire de houppes mycéliennes à la pointe des écailles du péridium. Une faune composée de microfaune, protozoaires et Nématodes, de méso faune, avec les acariens et collemboles, et de macro faune plus accessible et visible pour l’amateur que je suis, à savoir : Mollusques, larves de coléoptères et diptères, fourmis, vers de terre tels que gloméris annelé, iule fétide, géophile, lombric permettant le drainage, l’aération du sol, et l’activation de décomposition des éléments nutritifs obligatoirement nécessaires .
Corps: Il va sans dire qu’une pollution avec des fongicides, un travail du sol intensif, une trop grande irrigation peuvent casser ce fragile équilibre et faire disparaître les truffières.

Je vous renvoie à Gabriel Callot et son équipe, chercheur à l’Inra de Montpellier qui ont fait des recherches importantes sur l’écosystème truffier.
Outre les plantes poussant en symbiose avec la truffe, il ne faut pas oublier la présence de champignon. J’ai constaté la présence bénéfique du tricholome terreux, de l’inocybe fastigé appelé le truffier en Provence, de la pezize en coupe ou veinée, du cèpe, de l’helvelle crépue, morille, le scléroderma sp. Les champignons les plus fréquentables appartiennent à la famille des saprophytes.
Il y a par ailleurs, des champignons qu’il n’est pas bon de rencontrer sur les truffières. Le bolet de Satan, bolet blafard, l’hébélome échaudé indiquent une absence ou disparition latente des truffes. L’armillaria melléa, que les Provençaux apprécient lorsqu’il est ramassé jeune, est un parasite redoutable attaquant l’arbre Il m’est arrivé d’aller exterminer ces mauvais champignons de crainte qu’ils envahissent les arbres en production.
Certaines variété de truffes sont des compétiteurs de la truffe noire. La tuber brumale et la tuber aestivum signalent la disparition de la tuber mélanosporum. Il y a parfois des choix difficiles à faire, et il est conseillé de supprimer les arbres truffiers producteurs de ces variétés, car leurs spores se développent plus facilement que ceux de la mélanosporum.

Les prédateurs de la truffe

Liode à carapace rouge
Les prédateurs insectes ou autres ayant un sens olfactif développé sont bien entendu attirés par le parfum des truffes, la mouche spéciale truffe du genre SUILLIA, les coléoptères dont les LIODES à carapace rouge creusant des trous caractéristiques dans la truffe et les dévorant., le mille-pattes, le bousier, les limaces, l’escargot Hélix promatia.
Le mulot, le rat taupier, l’écureuil , le renard, le chevreuil se délectent de truffes, d’autres animaux s’attaquant aux racines comme le lapin et le lièvre, et le prédateur le plus nuisible, le sanglier ou cochosanglier occasionnant de sérieux dégâts dans les plantations où il est irrésistiblement attiré pour notre plus grand désarroi.
Mouche à truffe
Tous ces animaux participent par leurs déjections à l’ensemencement naturel. Mais la prolifération des cochons et sangliers perturbent sérieusement les nouvelles plantations de truffières et les Sociétés de Chasse par leur action aident à leur protection.

Document Historique et technique de la truffe.

La Truffe, que Brillat-Savarin, l’illustre gourmet, dans son enthousiasme, a baptisé le « diamant de la cuisine » n’est, ni une galle, ni une excroissance qui se produit sur les racines de certaines plantes, ainsi qu’on l’a cru, pendant fort-longtemps.

Un peu d’histoire.
C’est bel et bien un champignon ayant sa vie propre, qui se forme à l’inférieur du sol, tandis que les autres champignons se forment à l’extérieur.La passion des amateurs de bonnes choses, pour cet excellent champignon, ne date pas d’hier. Les Grecs et les Romains connaissaient les truffes et s’en montraient très friands. Un passage d’Athénée, nous apprend que les truffes se servaient chez les Romains, à la fin des repas, marinées dans une sauce de gingembre et de cinnamome. Telle était aussi la manière de procéder des Arabes, qui faisaient cuire les truffes dans un jus d’herbes aromatiques.Toutefois, c’est surtout pendant la Renaissance que la truffe fut en faveur.Au xvie siècle, dit M. Planchon, l’usage des truffes est répandu dans toute la péninsule italienne. Mathiole en parle comme d’un mets favori des grandes maisons. Platina en avait déjà signalé l’abus en introduisant une distinction subtile dans le genre d’excitation que leur supposait un préjugé populaire. Moins casuiste et plus rigide, Savonarole engageait les amateurs de truffes à craindre Dieu, ou, à son défaut, la colique et la strangurie, conseils qui n’ont jamais fait perdre un coup de dent aux vrais adeptes d’Épicure.

Formation et développement de la truffe.
Il résulte des remarquables travaux de MM. Tulasne, Chatin, Boninet, Condamy, et ceux plus récents de M. de Gramont de Lesparre, que la Truffe est un champignon de l’ordre des thécasporés, c’est-à-dire à spores (ou semences)- renfermées dans des urnes ou sporanges appelés aussi thèques. Ces sporanges ou thèques, sont généralement courts et disposés dans l’intérieur de la truffe en veines sinueuses. Suivant les espèces, ils renferment de 1 à 8 spores, ordinairement 3 à 4. L’enveloppe de la Truffe, encore appelée réceptacle ou peridium, est verruqueuse ou tuberculeuse.

Les spores, sous l’influence d’agents convenables, se développent et produisent, comme cela arrive pour les champignons ordinaires, un mycélium composé de filaments nombreux, qui, parvenus à un certain degré de croissance, forment sous terre, pour recevoir leurs germes, ces réceptacles charnus qui constituent les Truffes.
Dans une Truffe, le nombre de thèques étant très considérable, on peut dire que les spores contenus dans un tubercule sont en nombre indéfini et que, la décomposition d’une truffe en répand des millions dans le sol.
L’étude de ces germes, faite au moyen du microscope, a montré, qu’ils ne sont pas d’une germination. facile; car ils ont résisté aux réactifs les plus puissants auxquels on les a soumis pour les faire germer artificiellement.
Jusqu’en 1899, on ignorait môme complètement le moyen de déterminer cette germination, lorsque, dans la séance du 17 janvier 1898, M. Chatin a communiqué à l’Académie des Sciences, une note de M. le duc de Lesparre faisant connaître son intéressante découverte du germe qui produit le mycélium truffier et du moyen de provoquer sa fécondation et sa germination.

D’après M, le duc de Lesparre, dit M. A. de Bosredon, la spore de la Truffe ne peut germer ni dans sa pulpe, ni dans la terre; un milieu nouveau lui est indispensable : il faut qu’elle soit transportée par le vent ou par une autre cause sur la feuille d’un arbre truffier, tel que le chêne, le noisetier, le hêtre, le pin, l’épicéa, etc. Retenue par ses piquants, elle s’attache au limbe de la feuille, et, lorsqu’elle se trouve dans le voisinage de la nervure centrale, elle ne tarde pas à germer. La spore mâle produit alors un filament cheminant sous l’épiderme et féconde la spore femelle. Celle-ci, une fois fécondée, émet des sporules, qui germent à leur tour et, tombant à terre, produisent le mycelium truffier. »Nous verrons par la suite l’importance pratique absolument capitale de cette découverte, qui a jeté un jour tout nouveau sur la multiplication artificielle rationnelle des Truffes.Conditions nécessaires au développement de la truffe.Tout d’abord le climât A ce sujet, on peut dire que le climat de la Truffe est celui de la Vigne.D’une manière bien générale, il faut reconnaître que les pluies qui tombent, accompagnées d’orages, vers le mois de juillet, sont très favorables pour la production des Truffes. Il n’en saurait être de môme, comme le fait observer M. le Dr Ferry de la Bellone, des pluies prolongées de l’arrière-saison, qui mettent un obstacle presque complet à la venue régulière des Truffes. « Il est généralement admis que le froid a, sur la maturation des Truffes, une action très favorable et qu’une Truffe n’est bonne que si elle a subi l’influence des premiers froids de l’hiver. Cette opinion très générale est très vraie, et les Truffes ne sont vraiment savoureuses qu’à la fin de décembre et pendant les mois de janvier et de février. Mais il est bien entendu que c’est un froid continu dans de justes limites d’intensité et de durée qui peut avoir seul cette action.
L’altitude exerce une action très certaine, et elle détermine, absolument comme elle le fait pour les végétaux, des zones que ces champignons ne peuvent franchir.

Pour la Truffe noire (1), on peut dire qu’elle s’arrête à 800 mètres, peut être parce que personnellement elle ne s’accommode pas de la température qui y règne, mais à coup sûr parce que les arbres qui la produisent ne veulent pas y venir.Les derniers représentants truffiers qui se plaisent dans les lieux élevés sont les Hêtres. C’est à leur pied qu’on rencontre les dernières truffes, et encore ces truffes appartiennent-elles souvent à des espèces qui sont loin de valoir la Truffe noire des altitudes moins grandes. »Pour ce qui a trait à la nature du sol, on peut affirmer que la Truffe est essentiellement calcicole, c’est-à-dire avide de calcaire. Aussi la carte truffière de France, se confond avec celle des formations géologiques calcaires. Enfin, fait particulièrement intéressant, dit M. H. Hitier, c’est surtout dans les terres maigres et caillouteuses qu’on trouve la Truffe. Comme la vio-ne, elle s’installe et prospère là, où l’on n’oserait se livrer à d’autres cultures. De là aussi, le reboisement en vue de la production de la truffe dans des terrains qui, sans cela n’auraient aucune utilisation.
Les meilleures truffières du Périgord, du Quercy, de l’Angoumois et du Poitou, se trouvent sur les terrains calcaires de formation jurassique, surtout les oolithes et crétacées. Les meilleures truffes du Sud-Est sont récoltées sur les calcaires néocomiens.
« Il est à remarquer aussi que les truffières les plus renommées, contiennent, en outre du carbonate de chaux, du sable, de l’argile, de l’oxyde de fer, des phosphates, des alcalis, avec un peu de matières organiques. Cependant, la présence du calcaire ne parait pas avoir une influence bien sensible sur la qualité de la truffe ; mais il n’en est pas de môme de l’oxyde de fer. Si la présence de ce corps n’est pas indispensable pour la production, il joue au contraire un rôle très important sur la valeur des tubercules. On sait, en effet, que les meilleures truffes sont celles récoltées dans les terrains colorés par le serquioxyde ou le peroxyde de fer. » (P. Mouillefert).

La Truffe noire (Tuber Melanosporum) ou Truffe du Périgord est la plus appréciée.

Comment se trouvent-elles’
La récolte de truffe se fait fin novembre à fin mars, c’est une cieullette aléatoire et difficile parce qu’elle transite obligetoirement par un animal.

Le cochon,
Il n’a pas besoin de dressage, ilcherche la truffe car il les aime et dans le seul but de la manger.
Il fouille la terre avec son groin,il n’est pas facile de l’en empêcher. C’est pour cette raison qu’il est préférable d’utiliser une jeune bête. Il n’est employé que dans le sud-ouest et cette tradition se perd.
Le chien,
C’est de loin l’animal le plus utilisé, il est dressé à la recherche de la truffe. Il ne fait que marquer de sa patte l’emplacement de la truffe.Il n’xiste pas de race prédisposée à la recherche de la truffe, seul les chiens de chasse sont à déconseiller.
La mouche,
Il existe une variété de mouche qui pondent leurs ouefs au-dessus des truffes afin que les larves puissent s’y nourrir.
Elles repèrent les truffes à leur odeur et volent presque sans bouger , elles semblent être droguées par le parfum.
Cette technique est incertaine et ne sert qu’aux promeneurs.

TRUFFE – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

La truffe noire et le vin

Le raffinement de la truffe noire Mélanosporum, sa classe aromatique, son authenticité, sa rareté et son coût ne peut l’amener qu’à s’accompagner de vin de qualité.

Fruits de la terre, la truffe noire et le vin ne peuvent qu’être en parfaite harmonie. Les arômes du vin ne doivent pas cependant dominer ceux de la truffe, ils doivent mettre ce produit magique en valeur, ne pas l’étouffer mais le faire exploser en mille feux!

Nous laissons le soin à Danielle RAULET-REYNAUD, premier mâitre d’hôtel de France, finaliste meilleur sommelier de France, ( animatrice d’évènements dans les plus grands salons culinaires du monde Hong-kong, Singapour etc) de vous révéler les subtilités de la truffe et le vin.

” Il est certes difficile d’entreprendre d’écrire sur un sujet aussi délicat qu’est le ” mariage de la truffe et du vin “.
En fait , si vous ouvrez moult livres de recettes , même de cuisine ancienne, il est fort rare d’y trouver un chapitre, voire même, quelques lignes consacrées à l’harmonie de la truffe et du vin.

Alors ce diamant noir serait il immariable ?
Il faut s’y risquer avec prudence et modestie. Alors vous l’avez deviné , je demande d’emblée votre indulgence !

” La truffe et le vin ” pourrait être le titre d’une fable de La Fontaine comme on l’a déjà écrit.

La truffe noire, mélano pour les intimes est un ingrédient tellement exceptionnel en lui même qu’il est effectivement bien difficile de le mettre en valeur par le vin.
Sa texture n’a en fait rien de particulier ;mais c’est dès que l’on parle ” aromatique ” que ce champignon, sauvage et mystérieux, révèle toute sa magie et, c’est ce côté merveilleusement aromatique , que l’on essaie de conjuguer avec le vin plutôt que sa texture.

C’est au coeur de l’hiver que la truffe est la meilleure.

Si on l’apprécie à Noël ,et bien qu’on l’achète fort chère, elle reste de qualité moyenne à cette période.
C’est du 15 janvier à fin février environ qu’elle est la plus goûteuse.

Alors quel vin déguster avec la truffe ?

Il est formellement acquis chez les professionnels que la plus belle association que l’on puisse faire avec la ” mélano “, nom familier donné à la Tuber Mélanosporum, est un vin blanc et surtout UN GRAND VIN BLANC .

De quoi aiguiser la curiosité des amateurs du vin rouge et adeptes du French Paradox.

Installée en Hermitage ,dans la Vallée du Rhône, j’ai donc été très privilégiée de pouvoir associer les très grands vins blancs de cette colline avec les truffes.
Ils sont issus de Marsanne et Roussane surtout ,cépage parfait avec la truffe
S’ils sont austères, ils sont élégants et racés.

Dans le sud de notre région, il faut essayer Les Chateauneuf du Pape blancs , d’une aromatique incomparable .
Ceux sont des vins pleins de gras qui balancent la texture de la Tuber Mélanosporum.
Mais pour un budget moindre, les Côtes du Rhône Blancs, au nez de cire, vont à merveille.

Evidemment je pense davantage à un Côte de Ventoux blanc , de coteaux , et ayant au moins 3 ans………nez délicatement floral.

Attention : ne servez jamais vos grands vins trop froid !

Il existe aussi des mariages surprenant de vérité comme certains Vins de Pays, qu’il soient de Languedoc, du Vaucluse ou du Gard par exemple .
Ils sont le résultat de savants et judicieux assemblages de cépages comme chardonnay/ viognier /marsanne parfois .C’est ici en priorité la balance de l’acidité et du gras avec la subtilité des épices.
Hors région ; je choisis un vieux Chablis, où l’expression de la minéralité du sol a laissé place à des arômes tertiaires complexes et subtils , mariage de l’élégance.

Danièle Raulet Reynaud
Membre de la Confrérie de la truffe noire du Mont Ventoux et Comtat Venaissin

Alors vraiment pas de vins rouges ?

Ce dont il faut se rappeler est qu’un vin rouge passera plus sur un plat où la truffe n’est pas en excès, mais dès qu’elle est dominante dans la composition du plat il est préférable d’associer un vin blanc.
Prenons l’exemple du foie gras très légèrement truffé et une omelette largement ” chargée ” en truffe, même sachant que l’oeuf reste le plus grand ” ennemi ” du vin.

Alors si vous avez seulement un peu de truffe et que vous soyez un inconditionnel du vin rouge, ne sortez pas vos plus grandes bouteilles ,surtout surtout si ces vins n’ont pas atteint leur plénitude car leur puissance et leurs tanins et ne sont guère conciliant avec notre truffe. Evitez les bourgognes, ou les crus du nord de la vallée du rhône.

La truffe exige donc des vins avec un bonne longueur en bouche, gras, denses ,bien aromatiques ou parfumés, et discrètement boisés

Préférez un St Emilion ou un Pommerol souple, avec des dominantes de merlot plutôt que des vins de Médoc à base de Carbernet Sauvignon. Sortez un Sancerre, un St Nicolas de Bourgue, il est sans complexe un bon petit Côte du Rhône au saveurs de garrigue …………Bref entre nos grands vins blancs et nos rouges légers comme la truffe est bonne quand elle a notre accent !

TRUFFE – CUISINE TRADITIONNELLE

L’art de déguster la truffe noire

Les conseils proposés sont des bases pour des recettes simples que nous affectionnons en tant qu’amateur. Nous laisserons libre cours à votre imagination et créativité

. D’autant que de beaux livres de cuisine exaltent la préparation de la truffe. Aussi, je vous laisse le soin de les compulser. Trente quatre toques étoilées ayant fêté somptueusement la truffe lors de la première journée nationale de la truffe à Paris le 3 février 2000, peuvent servir de références. Car comme écrit Olivier Nanteau, ” pour les bons cuisiniers, un beau panier de truffes fraîches, c’est comme un Stradivarius sous l’archet d’un virtuose ”

Quant à moi, humble rabassière , je m’efface devant ces étoiles et vous fait part seulement de quelques suggestions. L’existence du FORUM nous permettra d’échanger des recettes, des conseils, de vous orienter dans vos achats et d’en faire profiter d’autres internautes

Fraîche ou cuite ? Huile d’olive ou huile végétale ? Je laisserai à chacun le choix de ses préférences. Pour moi la truffe se travaille souvent à cru légèrement cuite ou en papillotes. Le choix de l’huile d’olive est primordial car il ne faut pas qu’elle absorbe le parfum de la truffe. Comme le vin, il faut que l’huile d’olive exalte la truffe.

Ancienne étiquette

La plupart des recettes sont élaborées à partir de la truffe noire, la tuber mélanosporum, Mélano pour les intimes, elle seule possède une finesse de parfum et une saveur incomparable.

Quelques grands principes ( revoir l’art de l’acheter et de la conserver)

Ne pas l’acheter à n’importe qui et n’importe où!

Achetez deux truffes moyennes plutôt qu’une seule grosse!
ATTENTION à ne pas acheter de la brumale et de la chinoise pour de la Mélano!
La truffe n’est pas un élément de décoration!
Elle doit être utilisée à température ambiante !
Ne pas lui faire subir une trop longue cuisson!
Elle ne se pèle pas comme une pomme de terre, elle se brosse,

Sauf si vous désirez truffer du foie gras!
Si vous la pelez après l’avoir brossée, gardez les pelures!.
La crème, le beurre, l’huile, piègent le parfum de la truffe, ce ne sera que meilleur si vous les préparez à l’avance!,
Quand on peut, il faut privilégier la truffe fraîche ramassée à maturité!
A défaut utiliser de la truffe congelée ou les conserves de qualité 1° ébullition!

Votre initiation gastronomique doit commencer par des recettes simples. Le premier plat que vous devez faire est l’omelette aux truffes, dix à vingt grammes de truffes coupées en lamelles, par personne, macérées avec les oeufs trois -quatre heures avant, cuite à feu vif, servie baveuse ( il est préconisé de mettre la veille les oeufs non cassés et les truffes fraîches dans un bocal fermé hermétiquement)
Mandoline

Le beurre de truffes : copeaux de truffes mélangés au beurre vous serviront à tartiner des tranches de pain croustillantes, y rajouter une pincée de cristaux de sel.. Vous pourrez en déposer une noisette sur un pavé de filet de boeuf, sur des pâtes fraîches, ou sur des pavés ou filets de poisson blanc …

La Crème de truffes : crème fraîche mélangée avec les copeaux de truffes servie au dernier moment sur des pâtes fraîches, sur des ravioles, des gnocchis, des pavés ou filets de poisson, (cabillaud, loup, saint pierre, raie), des coquilles saint jacques, des pommes de terre cuite à la vapeur, rajoutée dans des préparations de feuilletés de ris de veau, de foie gras, de champignons de Paris, des gratins d’endives ou de salsifis, sur des filets de poulet froid., dans des potages .

Huile aux truffes : pelures, copeaux, bâtonnets de truffes macérés dans l’huile de votre choix. Cette huile peut se conserver une bonne dizaine de jours dans votre frigidaire. Elle vous servira de base de sauce pour vos salades vertes, laitue, frisée, scarole blanche, endives, mâche), salade de pomme de terre calibrée roseval, charlotte ou ratte. Tentez en salade le mélange moules de bouchot avec les pommes de terres ( vous rajouterez des copeaux de truffes dans toutes ces salades ). Délicieuse avec des asperges vertes ou blanches. Mélanger avec de la brousse ou de la mozzarella, elle rehaussera encore plus les salades. Vertes.
Les vinaigres rajoutés seront de Xeres, de vin vieux ou balsamique.

Uniquement avec de l’huile d’olives aux truffes, à laquelle vous rajouterez une bonne quantité de lamelles de truffes, vous préparerez une purée que vous servirez avec un bon poulet fermier rôti, arrosé lui aussi, d’huile aux truffes. Rien de plus simple et vos invités s’en souviendront longtemps.

Il ne vous reste plus qu’à expérimenter et puis, à tenter les grandes recettes gastronomiques pour fêter le prochain millénaire.

* La farandole de sandwich aux truffes et les truffes en chausson feuilleté de ma grand-mère
* Les truffes de brousse en salade mesclun de Reine Samut
* Le rôti de poulet fermier avec sa purée aux truffes de Mamounette
* Le suprême de pintade au jus de truffes et foie gras de Bernard Loiseau
* Les petits chaussons de pommes de terre aux truffes de Guy Savoy
* Le brie au mascarpone truffé
* Le sorbet à la truffe de JC Ferrero

Et une bonne tisane d’herbes provençales pour digérer le tout ! !

Romarin et sauge de Provence

En venant acheter vos truffes au Marché de Carpentras, de fin novembre à fin mars, vous pourrez aller prendre votre petit déjeuner à l’Atelier de Pierre, qui vous concoctera une brouillade ou des oeufs à la coque aux truffes avec du pain grillé tartiné au beurre de truffes. Vous pourrez aller aussi chez l’incontournable Serge dont le restaurant du même nom vous préparera des plats aux truffes du Comtat.

Dans le Vaucluse, en Provence, vous pourrez aussi déguster

* Un velouté de potiron truffé aux croûtons, chez Philibert à Monteux
* Une charlotte d’asperges vertes à la mousseline truffée chez Lopez en Avignon
* Une julienne de truffes fraîches en coque d’oeuf chez Frank Gomez à Séguret
Les filets de loup au jus de truffes et sa purée de salsifis à la crème de truffe .
Non loin de chez moi, dans le village de Venasque, à l’Auberge de la Fontaine, le carpaccio de saumon aux truffes, la ballottine de cabri aux truffes et la crème brûlée ou l’île flottante aux truffes.

Au pied du Ventoux, l’Hostellerie de Crillon le Brave, vous délectera de ses truffes noires du Ventoux.

Inventez, soyez imaginatif, testez , régalez vous et retrouvons-nous sur le FORUM pour échanger nos idées, nos recettes, nos adresses de restaurant, journée “découverte” avec repas truffes ou simplement après midi découverte de la rabasse au coeur du Comtat Venaissin en Provence.

Morilles

Morilles

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MORILLES – HISTOIRE

Pleine de trous, ridée et odorante, la morille est, comme on l’hume, des plus estimées au plan culinaire. Son apparition, ici et là plutôt qu’ailleurs, fructification à la fois attendue et improbable, est loin d’avoir livré tous ses secrets. Maints essais fructueux de culture se révélèrent effets d’annonce par la suite. Espérons d’ailleurs que cela dure, sinon nous aurons sur le marché un produit au coût légèrement inférieur, et au goût considérablement affadi, sans doute. Une dose infime de composants dégradés marc de fruits, cellulose, lignine, semble favoriser la fructification du mycélium. Celui qui sait, le cache. A jamais ?

Comme la truffe, la morille fait partie de l’élite des champignons. La saison de la truffe vient de se terminer, la froidure est ensuite passée par là et nous arrivons au printemps. La morille qui a le parfum du printemps, va surgir fin mars, lorsque la terre humide va commencer à fleurir et vivra sa courte vie jusqu’au mois de mai.

C’est un champignon à l’humeur sauvage, et au caractère exigeant : déjà, il lui faut un sol calcaire pour naître et prospérer, ensuite le climat et les hivers froids lui profitent, par contre la morille peut vivre en plaine ou en montagne. On trouve souvent la morille dans l’Est et le Sud Est de la France, le Périgord et la Corrèze; à l’étranger, surtout en Turquie et certains pays de l’Est. Lorsque les morilles surgissent et elles sont plus rares que les champignons des près, il faut avoir l’oeil et l’odorat en alerte pour les débusquer.

A l’oeil, elle se reconnaît à son chapeau alvéolé qui ressemble à une éponge. Il en existe 3 ou 4 variétés : la ronde ou blonde, la “vulgaire” au chapeau ovoïde et la conique. C’est cette dernière qui, au point de vue saveur, est la plus estimée.

IMPORTANT : A l’état cru, les morilles sont toxiques. Il faut donc, impérativement, les cuire. Avant, vous les nettoyez, au besoin en les “blanchissant”.

MORILLES – VERTUS

Les morilles sont très toxiques à l’ état cru. C’est un champignon printanier, creux aussi bien au niveau du chapeau que du pied blanchâtre, épais et renflé. D’un goût très délicat, les morilles sont très recherchées.

Comestibles, chapeau alvéolé soudé au pied, plus ou moins arrondi, la plus connue, de couleur gris clair au brun foncé, selon le milieu où elles vivent. Pied creux, de blanc à crème, chair blanche à peine ocrée.

Dans vos pâtisseries, confiseries, glaces, crèmes desserts, sauces, mousses, crèmes brûlées, coulis, crèmes anglaises, chocolats, ganaches, confiseries, confitures, compotes, cocktails…

MORILLES – CUISINE TRADITIONNELLE

La morille est d’un goût puissant elle sert souvent à préparer des sauces d’accompagnement, s’associe avec la crème. On l’utilise dans les sauces, les omelettes, les tartes, sauce à la crème ou elle excelle, pâtes.

Les choisir jeunes, petite, souple, non véreux. Les consommer rapidement car ils ne se gardent pas. Le nettoyage doit être soigneusement fait, les alvéoles contenant souvent du sable ou des parasites. Il doit être rapide sinon les champignons se gorgent d’eau. Mais un essuyage soigneux s’impose après que le pied ait été coupé.

Conservez les 2 jours maximum dans le bac à légumes du réfrigérateur. L’espèce se prête bien à la dessiccation.

Gyromitre

Gyromitre

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GYROMITRE – HISTOIRE

Le Gyromitre comestible est un champignon printanier commun dans le sud du Québec. C’est une espèce saprophyte qui croît sur les sols sablonneux, en milieu ouvert, surtout sous le pin blanc et dans les bois en friche dominés par les bouleaux et les peupliers. Le Gyromitre comestible est un champignon présent dans toute l’Amérique du Nord.

Il croît aussi assez communément dans de nombreux pays d’Europe.
Son nom scientifique, Gyromitra esculenta signifie “mitre ronde” Gyromitra, et “comestible” esculenta. On reconnaît cet ascomycète à son chapeau brun rougeâtre, circonvolué, creux à l’intérieur et à son pied crème ou brunâtre. La plupart des ouvrages mycologiques illustrent cette espèce.
Le Gyromitre comestible apparaît peu après la fonte des neiges. Dans la région des Basses-Laurentides et celle de Montréal, il fructifie en moyenne à partir du 20 avril. Les spécimens prennent entre une et deux semaines pour parvenir à maturité, selon la température. Ceux qui amorcent leur fructification plus tard, comme entre le 5 et le 10 mai, atteignent une plus grande taille que ceux qui apparaissent en avril. En général, les spécimens aperçus après le 25 mai sont vieux et défraîchis. Le champignon attend alors le printemps prochain pour fructifier à nouveau. Il est fidèle à sa station et peut être retrouvé au même endroit pendant plusieurs années.
Comme son nom l’indique, ce champignon est comestible mais attention: pas toujours, et pas pour tout le monde! Il contient une toxine, la gyromitrine, transformable en monométhylhydrazin, un composé dangereux qui entre souvent dans la composition du carburant à fusée. La MMH est détruite a 87,5 oC, raison pour laquelle les gyromitres sont beaucoup plus dangereux crus que cuits. Quoi qu’il en soit, des gens ont déjà été gravement malades après avoir consommé des gyromitres cuits, certains sont même morts. Ceci indique qu’il reste toujours un peu de toxine dans le champignon même après la cuisson. On sait aussi que certaines personnes sont plus sensibles que d’autres à la toxine, et que cette dernière se trouve en quantité variable dans les spécimens selon l’endroit d’où ils proviennent.

La façon la moins dangereuse de consommer des gyromitres serait de ne récolter que des spécimens jeunes et en bon état, de les faire sécher, de les ébouillanter un bon moment, puis de rejeter leur eau de cuisson avant de les apprêter. Il faut aussi savoir que les vapeurs qui se dégagent des champignons pendant leur dessiccation et leur cuisson sont toxiques.

Seulement au Michigan, il y a eu 112 cas d’empoisonnement aux gyromitres répertoriés de 1991 à 1993. Les principaux symptômes ont été, selon les personnes intoxiquées: vomissements, nausées, diarrhées, crampes abdominales, vertiges, maux de tête, jaunisse et gaz intestinaux. Ces faits justifient amplement que le Cercle déconseille la consommation des gyromitres. Cherchez plutôt des morilles !

GYROMITRE – VERTUS

Attention la gyromitre est un champignon MORTEL si elle est consommée fraîche.

Description : C’est un champignon proche de la véritable morille. Son chapeau est caractéristique il ressemble à une cervelle dans la forme de ces replis, il est de couleur brune voir même noirâtre en fonction de son exposition. Son pied blanc et complètement creux comme son chapeau ; il peut mesurer jusqu’à une quinzaine de centimètres.

Où la récolter : La gyromitre pousse au début du printemps on la trouve prés des vieilles souches dans les bois de sapins mais elle apprécie aussi les tas de bois récemment coupés, elle pousse au milieu des écorces et des branchages ; on peut aussi la trouver dans les fossés le long des routes et des chemins forestiers.

Conservation : La gyromitre se conserve environ 5 à 6 jours dans le réfrigérateur. Le séchage est la meilleure solution pour la conserver sans risque d’intoxication, pour cela il n’est pas nécessaire de les couper en morceaux car la gyromitre sèche facilement.

Préparation : Encore une fois nous insistons sur le fait que la gyromitre est un champignon très dangereux s’il est consommé frais. Nous vous conseillons de laisser sécher le champignon au moins 10 jours avant de pouvoir le consommer sans crainte. Vous pouvez alors le ré hydrater en la plongeant dans un verre d’eau tiède. Faite la cuire à la poêle le plus longtemps possible puis ajouté la à des quenelles en béchamel ou dans une omelette. Bonnes Dégustations.

GYROMITRE – SAVOIR ACHETER

Attention ce ne sont pas des morilles….

Attention la gyromitre est un champignon MORTEL si elle est consommée fraîche.

Légalité
Son taux de toxines étant extrêmement variable, plus faible sous les climats froids, ce champignon reste toujours consommé dans le nord de l’Europe ou dans les régions montagnardes. En Finlande ce gyromitre est toujours vendu, avec les avertissements appropriés11. En Suède on ne le recommande plus, il reste toutefois toléré chez les restaurateurs avertis et en conserve seulement pour la vente directe au particulier11. En France, par décret, le gyromitre dit « comestible » est interdit à la vente12.

Wikipédia Sept 2023

Girolle

Girolle

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GIROLLE – HISTOIRE

La girolle porte le nom scientifique de Cantharellus cibarius. Elle est de la classe des homobasidiomycètes
et de l’ordre des cantarellales. Elle est de la famille des cantharellaceae. Son genre est classé parmi les cantharellus. On l’appelle aussi chanterelle en français.

Son chapeau mesure entre 5 à et cm, convexe chez les jeunes spécimens puis en entonnoir, charnu, jaune pale à jaune orangé. Plis saillants en dessous du chapeau de la même couleur que le chapeau, très décurrents. Son pied mesure entre 5 et 10 cm sur 1 à 2 cm de diamètre s’évasant vers le haut. Sa chair est ferme, un peu fibreuse, blanche à crème, avec une bonne odeur fruitée.

On le trouve en plaine, forêts de feuillus ou de conifères de Août à Octobre. Très bon Champignon.

GIROLLE – VERTUS

La girolle est sans doute le champignon le plus populaire, on la retrouve très fréquemment à l’étal de la plupart des marchés. Sa chair au goût fin et subtile, est d’autant plus intéressante qu’elle n’est jamais véreuse, et rarement attaquée par les limaces.

Fidèle à ses stations, assez commune elle apparaît dès le mois de juin jusque parfois en décembre, avec de fortes poussées en juillet après une bonne pluie d’orage, dans les lieux humides, sous les feuilles ou dans la mousse, préférant les terrains acides.

Quelques cas on été rapportés dans la littérature de dérangements intestinaux dus à la girolle, mais pour autant, “ces accidents sont à verser au chapitre des intoxications aberrantes (A Marchand)”, la girolle restant bien entendu un comestible très estimé.

Attention à la confusion toujours possible avec le clitocybe de l’olivier très toxique, omphalotus oleatus, qui présente lui une coloration plus orangée à cuivrée, de vrais lames fines et serrées, et qui parasite les souches d’oliviers ou de chênes, mais parfois aussi les racines de ces arbres et le clitocybe qui semble donc terricole peut être confondu avec la girolle.

Une autre confusion possible mais de moindre importance, car non dangereuse, est celle possible avec le clitocybe orangé, ou fausse girolle, hygrophoropsis aurantiaca, de taille plus petite, présentant des lames fines, bifurquées, et une chair à consistance molle. La confusion reste peu grave avec cette espèce qui est un comestible de moindre importance, mais qui, si consommée en grande quantité, peut s’avérer purgative.

GIROLLE – SAVOIR ACHETER

Parmi les meilleurs champignons, la girolle ou chanterelle est un des plus parfumés. Elle pousse dans nos sous-bois et revient chaque année, souvent en grande quantité, aux mêmes endroits, dans les « coins à girolles » que les cueilleurs gardent secrets.

d’un beau jaune orangé, fermes, satinées, les girolles se développent dans les bois de feuillus ou de conifères, dès l’été et jusqu’à la fin de l’automne.

Cueillies fraîches et saines, on peut les garder quelques jours au réfrigérateur ou dans un endroit frais et aéré.
Toutes les techniques de conservation leur conviennent : à l’huile d’olive, au vinaigre ou simplement séchées.

Elles accompagnent à merveille viandes et poissons; si on a la chance d’en récolter diverses espèces, on servira un plat raffiné et coloré grâce au mélange des parfums et consistances diverses. Plus elles sont petites, meilleures elles sont; il est souvent inutile de les laver, il suffit de brosser les chapeaux et si nécessaire de les essuyer avec un linge humide.

GIROLLE – CUISINE TRADITIONNELLE

Fraîche, elle peut se faire à la poêle. Faite rendre l’eau au champignons, laisser cuire dans l’eau avec un peu de beurre puis ajouter de l’ail très finement hachée avec beaucoup de persil, à déguster chaud, on peut la mélanger avec d’autre champignons cèpes, mousserons, chanterelles grises….

Sèche, la girolle accompagne vos rôtis. Il suffit de plonger une poignée de champignon sec dans un demi verre d’eau tiède durant 15 à 20 minutes pour le réhydrater puis de verser le contenu du verre sur le rôti avec l’eau en début de cuisson, durant toute la cuisson penser à tourner régulièrement les champignons afin qu’ils libèrent toute leur saveur.

Pour les boutons plus petits une préparation au vinaigre et possible il suffit de faire cuire le champignon dans son eau puis de le plonger dans un bocal à conserve rempli de vinaigre blanc de cette façon on peut les conserver plusieurs mois et les déguster à l’apéritif.

Cortinaire

Cortinaire

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CORTINAIRE – HISTOIRE

Le Cortinaire à odeur de bouc est un champignon assez connu. Son nom scientifique, Cortinarius traganus, signifie “avec un rideau” Cortinarius et “des boucs” traganus. Il ne fait pas de doute que le “rideau” désigne ici la cortine, ce mince voile filamenteux qui recouvre les lamelles des cortinaires dans leur jeune âge. Quant aux boucs, il semble que les gens aient fait un rapprochement entre l’odeur du champignon et celle des boucs.

Rares sont les cortinaires identifiables avec certitude au premier coup d’oeil, sans que l’on n’ait recours à la microscopie. Le Cortinaire à odeur de bouc est un de ceux-là. Son chapeau et son pied lilas, qui contrastent avec la couleur brunâtre de la chair et des lamelles, distinguent cette espèce des autres du même genre. Vient s’ajouter sa forte odeur caractéristique, qui nous permet de l’identifier, même les yeux fermés! Il existe beaucoup d’autres Cortinaires aux couleurs violacées; chez les autres espèces, les lamelles et/ou la chair sont toutefois elles aussi violacées. Le Cortinaire à odeur de bouc est un champignon assez trapu, il est plus charnu que les autres espèces du groupe.

Revenons à l’odeur. Elle est à la fois chimique et fruitée, désagréable pour les uns mais plaisante pour d’autres. Les chimistes disent qu’elle ressemble à celle de l’acétylène. Le Cortinaire à odeur de bouc est identifié par de nombreux mycologues américains comme le Cortinaire à odeur de poire Cortinarius piryrodorus une espèce décrite en 1932 par C. H. Kauffman, un des grands de la mycologie en Amérique du Nord. Pour son espèce, Kauffman décrit une odeur de poires trop mûres, ce qui la compare bien à celle des spécimens récoltés au Québec. Mais Kauffman décrit la couleur des lamelles chez les jeunes spécimens comme lilacée, ce qui n’est jamais le cas chez nos spécimens, dont les lamelles sont toujours brunâtres. Erreur du “baptiseur” ? À vous d’en juger. Le Cortinaire à odeur de bouc est une espèce assez commune au sud du Québec. On le trouve toujours sous les conifères, où il semble être lié aux épinettes ou aux sapins. Il croît de la mi-août à la mi-octobre; c’est une espèce typiquement automnale. Il est souvent abondant dans certaines forêts des Laurentides, surtout vers la mi-septembre. Parmi les sites d’excursions du Cercle, on le trouve toujours en grand nombre à Lachute, où il pousse un peu partout lorsque les conditions météorologiques sont favorables à son développement. La comestibilité du Cortinaire à odeur de bouc ne semble pas bien établie. On a déjà rencontré un “cueilleur à la chaudière” dont celle-ci regorgeait d’un mélange de Russules émétiques, de Lactaires à lait jaune et de Cortinaires à odeur de bouc. Selon ses dires, il faisait bouillir le tout pour faire une bonne soupe. Son estomac devait être très résistant: la Russule et le Lactaire sont des espèces parmi les plus âcres. Encore là, à vous d’en juger. Mais quant à la comestibilité des Cortinaires, rappelons que quelques espèces de ce genre sont mortelles, et citons cette phrase célèbre: “Les meilleurs ne valent pas mieux que les pires”.

Chanterelle

Chanterelle

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Chanterelle ou Girolle.

Le plat des connaisseurs. Sa chair est blanche avec un goût prononcé. N’apprécie pas d’être séchée. Difficile à digérer. Aime bien être mijoté en ragoût. La chanterelle et la girolle préfèrent une cuisson lente. Saisies sur feu vif, elles deviennent caoutchouteuses

Recettes

Carré de porc rôti de l’Argouat, mousserons, girolles et lentins, grenailles de Noirmoutier et crème d’oseille –
Couronne de coquilles St-Jacques et le risotto de riz sauvage aux champignons des bois – Chanterelle –

Chanterelle – Histoire

Cantharellus
Étymologie: du grec cantharos qui signifie coupe genre Cantharellus; classe des basidiomycètes
Famille des agaricacées
Lieu de prédilection: dans les forêts de conifères des régions tempérées
Elle présente un chapeau jaunâtre en forme d’entonnoir de 2 à 8 cm de large. Sa face intérieure est formée de lamelles irrégulières qui s’étendent le long du pied comme la girolle Sa chair est d’un blanc jaunâtre, molle avec un goût fruitée.
Girolle ou Chanterelle ciboire – Cantharellus cibarius
Famille des agaricacées
Lieu de prédilection: C’est un petit champignon jaune qui adore les forêts de conifères et les sols acides des régions tempérées
Autre nom: chanterelle ciboire
Elle présente un chapeau jaunâtre en forme d’entonnoir de 2 à 8 cm de large. Sa face intérieure est formée de lamelles irrégulières. Sa chair est d’un blanc jaunâtre, ferme avec un goût fruitée.

Question cuisine

Sa chair est blanche avec un goût prononcé n’apprécie pas d’être séché difficile à digérer, aime bien être mijoté en ragoût.

Champignons comestibles mais sauvages

Champignons comestibles mais sauvages

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CHAMPIGNONS COMESTIBLES MAIS SAUVAGES – Les agaricacées:

Il est pour le consommateur que nous sommes des moments dans notre vie qui sont inoubliables. Ce sont des rencontres qui nous sortent de notre élément naturel pour nous transporter dans une féérie presque iréelle. Avons nous rêver, faut t’ il se pincer pour revenir sur terre? La musique en général à le don de nous mettre en transe et de nous procurer des effets semblables parfois perverses. Celle que nous chante certains mets a le même pouvoir. Des produits naturels comme les champignons l’ont aussi. Pour les citer, il y a les cèpes, les morilles, les chanterelles et quelques autres comme les truffes, les reines des terroirs. Alors, comme un virtuose et son violon vous allez les chouchouter ces petits prodiges, vous allez en prendre soin comme vous le feriez pour la prunelle de vos yeux. Elles seront triées, essuyées, lavées, dessablées, et cuisinées avec tendresse, avec amours et douceurs. Elles seront égouttées, et servies presque avec recueillement. Leurs fumets parfumeront la table comme un encens pour mieux encore vous enivrer de leur parfum issu de cette nature où elles sont nées et qu’elles viennent jusque sur votre table, vous faire partager. Moments inoubliables d’un rêve rejoignant les réalités d’une perfection de la nature. Il y en a d’autres, nous avons déjà parlé, plusieurs suivront, mais nous nous attarderont à chaque fois sur ces merveilles des dieux inoubliables…

Agaricus arvensis Schaeff. ex Secr.

Nom français: Agaric des jachères
Nom anglais: Horse Mushroom
Chapeau: 4-20 cm de diamètre, globuleux à subcylindrique au début, puis s’étalant jusqu’à devenir convexe ou plan ; à surface sèche, non hygrophane, douce et presque lisse, blanche au début, se teintant de crème ou de jaunâtre au toucher ou en vieillissant, vergetée de fibrilles innées, parfois subécailleuses, jaunissant au KOH ; à marge souvent ornée de vestiges blanchâtres du voile partiel; à chair épaisse, ferme, blanche, prenant lentement une teinte jaunâtre au contact de l’air, rougissante parfois, fréquemment à odeur anisée, à saveur douce ou évoquant l’amande.

Lames: libres, serrées, assez larges, blanchâtres ou un peu grisâtres au début mais non rosées, prenant ensuite lentement une couleur brun-vineux-rosâtre terne pour finalement devenir brun noirâtre foncé.
Pied: 5-15 cm de long par 1,0-2,5 cm de diamètre, égal ou élargissant lentement vers une base un peu claviforme, farci plein au début, s’évidant ensuite, lisse ou avec de petites squamules cotonneuses sous l’anneau, blanchâtre puis se tachant de jaunâtre au toucher ou avec l’âge, brunissant même un peu à la base.
Voile: Voile partiel formant au haut du pied un anneau double, membraneux, lisse et soyeux au-dessus, recouvert de plaques cotonneuses au-dessous, blanc ou teinté de jaunâtre avec l’âge.

Spores: ellipsoïdes à ovoïdes, lisses, 7,3-10,6 x 5,0-6,3 µm, non amyloïdes. Sporée brun pourpré foncé.
Habitat: Solitaire, dispersé ou en petits groupes, sur le sol dans les endroits herbeux ? gazons, pâturages, bosquets ; en fin d’été et en automne.
Comestibilité: Excellent

Agaricus campestris L. ex Fr.

Nom français: Agaric champêtre
Nom anglais: Meadow Mushroom
Chapeau: 4-10 cm de diamètre, au début presque rond et un peu écrasé au centre, puis convexe et finalement presque étalé ; à surface sèche, lisse soyeuse et blanche, ou encore parsemée de grosses écailles brunâtres ou rougeâtres sur fond blanchâtre ; à marge enroulée, puis droite et prolongée ou appendiculée ; à chair épaisse, ferme, blanche, rosâtre sous la cuticule, rosissant un peu à la cassure ; à odeur et saveur douces et agréables.
Lames: libres, serrées, larges, roses au début, puis devenant brun pourpré à brun chocolat et finalement brun noirâtre.
Pied: 2-6 cm de long par 1,0-1,5 cm de diamètre, court, égal ou un peu aminci vers la base, plein, puis farci et creux, blanc, lisse au-dessus de l’anneau, parfois un peu fibrilleux en dessous.
Voile: Voile partiel laissant au milieu du pied un anneau simple, membraneux, à rebord lacéré ou frangé, bientôt affaissé, souvent fugace.
Spores: ellipsoïdes, lisses, 6,5-8,5 x 4,5-5,5 µm. Sporée brun pourpre à brun chocolat foncé.
Habitat: Dispersé ou en groupes, formant parfois des arcs ou des cercles dans l’herbe des pâturages ou sur les gazons, de la mi-août jusqu’en octobre.
Comestibilité: Excellent.
Remarque: On le distingue de l’agaric des jachères, une espèce rencontrée dans le même habitat, par son pied court, son anneau simple et fugace, son chapeau et son pied qui ne jaunissent pas et l’absence d’odeur d’anis.

Cystoderma amianthinum (Fr.) Fayod

Nom français: Cystoderme couleur d’amiante
Nom anglais: Pungent Cystoderma
Chapeau: 2-5 cm de diamètre, conique ou convexe mamelonné, puis de plus en plus aplati, parfois radialement ridé, jaune ocré, chamois, ocre brunâtre ; à surface sèche, couverte de granules serrés au centre, plus espacés à la marge ; à marge appendiculée de lambeaux du voile ; à chair mince, jaunâtre, à odeur faible ou désagréable, à saveur faible. La cuticule du chapeau vire au brun-rouge sous l’action du KOH.
Lames: adnées, serrées, assez larges, blanches devenant jaune crème, à lamellules intercalées.
Pied: 3-7 cm de long par 3-8 mm de diamètre, égal ou un peu élargi à la base, farci puis creux, concolore au chapeau et guêtré de flocons ou granules sous l’anneau floconneux et fugace, jaunâtre et pruineux ou fibrilleux au-dessus, souvent enveloppé à la base de mycélium blanc.
Voile: formant un anneau floconneux fugace sur le pied et laissant des lambeaux à la marge du chapeau.
Spores: ellipsoïdes, 5-7 x 3-4 µm, amyloïdes. Sporée blanche.
Habitat: Solitaire, dispersé, ou en petits groupes, parmi les mousses dans les bois de conifères ou mêlés, en été et en automne.
Comestibilité: Comestible mais non recommandé vu sa petite taille et les risques de le confondre avec des espèces vénéneuses.

Lepiota clypeolaria (Bull. ex Fr.) Kumm.

Nom français: Lépiote en bouclier
Nom anglais: Shaggy-stalked Lepiota
Chapeau: 2-8 cm de diamètre, hémisphérique campanulé au début, puis conique campanulé, finalement conique aplani et obtusément umboné ; à surface sèche, lisse à croûteuse, brun ocre à brun roussâtre au centre, à cuticule séparable de la marge jusqu’au milieu et se déchirant du pourtour du mamelon jusqu’à la marge en fines squamules ou écailles brun ocre dressées et disposées concentriquement, souvent plus pâles vers la marge, sur fond crème visible entre les squamules ; à marge appendiculée, floconneuse au début, striée et incise en vieillissant ; à chair blanche à blanchâtre, mince, à odeur douce ou quelques fois aromatique fongique agréable, à saveur douce de champignon.

Lames: hygrophanes, gris blanc par temps humide, blanches ou crème par temps sec, libres, serrées, légèrement crénelées floconneuses à l’arête.
Pied: élancé, 4-10 cm de long par 0,3-0,8 cm de diamètre, égal ou un peu épaissi ou clavé vers la base, rigide mais cassant, creux, couvert sauf au sommet d’un manchon de fibrilles ou de flocons laineux blanc jaunâtre, la partie inférieure du pied brunissant avec l’âge.
Voile: Voile partiel laissant des lambeaux floconneux à la marge du chapeau et un faible anneau fibrilleux contonneux au haut du pied.

Spores: fusiformes ou en amande, 11,5-16 x 4,5-6,3 µm, lisses, hyalines, dextrinoïdes. Sporée jaune crème.
Habitat: Solitaire, dispersé ou en petits groupes sur le sol dans les bois de conifères ou mêlés, en fin d’été et en automne.

Comestibilité: On le dit vénéneux ; toutes les lépiotes élancées devraient être évitées.

Lepiota cortinarius Lange

Nom français: Lépiote cortinaire
Nom anglais: Cortinarius Lepiota
Chapeau: 3-10 cm de diamètre, campanulé, puis étalé mamelonné ; à marge incurvée, débordante ; à disque central brun foncé, crouteux, plus ou moins craquelé et tout autour à cuticule rompue en petites squamules granuleuses ou en flocons brun roux, palissant vers la marge et disposés concentriquement sur fond blanchâtre ; à chair ferme, blanche, épaisse au centre, sans odeur ni saveur prononcées.
Lames: libres, serrées, assez larges, ventrues, blanchâtres, jaunâtres à la fin, denticulées à l’arête.
Pied: 5-9 cm de long par 0,7-1,5 cm de diamètre, égal ou élargissant vers la base, se terminant en un petit bulbe, creux, couvert de fibrilles ou de flocons laineux blanchâtres sur fond de plus en plus brunâtre vers la base.
Voile: Voile partiel cortinoïde, évanescent, laissant sur le pied un anneau fibrilleux ou semi-membraneux.
Spores: ovoïdes, un peu tronquées à la base, 7-9 x 3-4,5 µm. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé ou en petits groupes sur le sol sous les conifères, en fin d’été et en automne.
Comestibilité: Phillips le dit vénéneux, mais Pomerleau rapporte que des amateurs le consomment. La question de comestibilité est toujours délicate car la toxicité varie beaucoup d’un individu à l’autre et souvent selon le degré de cuisson.

Leucocoprinus birnbaumii (Corda) Sing.

Nom français: Lépiote jaune
Nom anglais: Yellow Parasol, Flower Pot parasol
Synonyme: Lepiota lutea
Chapeau: 2,5-6 cm de diamètre, ovale, puis conique évasé ou campanulé, finalement étalé-omboné ; à surface sèche, poudreuse, farineuse et/ou finement écailleuse, habituellement plus écailleuse et moins poudreuse avec l’âge, jaune vif à jaune citron ou jaune pâle, parfois brune ou chamois sur le disque ; à marge profondément striée, surtout à maturité alors que les stries atteignent presque le centre ; à chair très mince, jaune.
Lames: libres, étroites, serrées, jaune ou jaune pâle.
Pied: 3-10 cm de long par 1,5-5 mm de diamètre, élargissant près de la base, sec, lisse ou poudreux comme le chapeau, jaune, muni d’un anneau membraneux.
Voile: formant un anneau membraneux, parfois fugace, ressemblant à un collet autour de la partie supérieure du pied.
Spores: elliptiques, 8-13 x 5,5-8 µm, lisses, dextrinoïdes, à paroi épaisse, avec un pore germinatif distinct. Sporée blanche.
Habitat: Solitaire, en groupes ou en touffes, on peut le rencontrer en tout temps dans les serres ou dans les pots à fleurs à l’intérieur.
Comestibilité: On le dit toxique pour certaines personnes.

CHAMPIGNONS COMESTIBLES MAIS SAUVAGES – Les Cortinariacées.

Cortinarius armillatus Telamonia

Nom français: Cortinaire à bracelets, cortinaire armillé.
Nom anglais: Bracelet Cort
Chapeau: 5-13 cm de diamètre, convexe ou campanulé, puis étalé avec un large mamelon obtus ; à surface sèche ou légèrement hygrophane, fibrilleuse, squamuleuse avec l’âge, brun rougeâtre à orange brunâtre ou fauve ocré ; à marge incurvée puis étalée, ornée de vestiges du voile partiel ; à chair épaisse, blanchâtre à brunâtre, à odeur faible de radis et à saveur faible ou un peu amère.
Lames: adnées à adnexées, larges, espacées, crème au début, puis cannelle et finalement brun rouille.
Pied: 7-15 cm de long par 1-2,5 cm de diamètre, robuste, claviforme ou avec un bulbe allongé, plein, sec, fibrilleux, blanchâtre, fauvâtre ou brunâtre, avec le plus souvent 2 ou 3 bracelets ou bandes pelucheuses rouge cinabre en dessous de la cortine.
Voile: Voile universel laissant sur le pied 1 à 3 bracelets rouge cinabre ; voile partiel (cortine) laissant dans la partie supérieure du pied, une zone annuliforme blanchâtre vite tachée de rouille par les spores.
Spores: elliptiques ou un peu en amande, 9-12 x 6-7 µm, rugueuses. Sporée brun rouille.
Habitat: Dispersé ou en petits groupes sur le sol, sous les bouleaux ou dans les sapinières mêlées de bouleaux, d’août à octobre.
Comestibilité: Comestible.

Cortinarius evernius (Fr.: Fr.) Fr.

(sous-genre: Telamonia)
Nom français: Cortinaire humide
Nom anglais: Wetted Cortinarius
Chapeau: 3-9 cm de diamètre, conique-campanulé, puis étalé avec un mamelon obtus, hygrophane, soyeux-fibrilleux, brun pourpré foncé lorsqu’humide, ocre rougeâtre en séchant, puis finalement beige fauve ; à marge longtemps incurvée, blanchâtre, appendiculée de lambeaux soyeux du voile partiel ; à chair mince, violacée, à odeur et saveur faibles mais parfois aussi de radis.
Lames: adnées-émarginées, très larges, espacées, pourpré-violacé au début puis virant au brun cannelle, blanchâtres et denticulées à l’arête.
Pied: 5-15 cm de long par 0,5-1,5 cm de diamètre, long, souvent irrégulier, courbé ou atténué vers la base, lilas à violacé mais plus ou moins recouvert de fibrilles blanchâtres formant bandelettes autour du pied ou lui donnant un aspect chiné, la coloration violette généralement plus foncée vers la base ; à chair pourpré-violacé avec des courants blancs.
Voile: Voile universel créant sur le pied un motif chiné ou un dégradé élégant de guirlandes apprimées blanchâtres ; voile partiel (cortine) laissant des lambeaux blanchâtres soyeux à la marge du chapeau et une zone annulaire ouateuse dans la partie supérieure du pied.
Spores: elliptiques, rugueuses, 8,5-10 x 5-6 µm. Sporée brun rouille.
Habitat: Parfois dispersé, mais plus souvent en petits groupes, même en touffes, dans la mousse de sphaigne sous les conifères, d’août à octobre.
Comestibilité: Inconnue.

Rozites caperatus (Fr.) Karsten

Nom français: Pholiote ridée, pholiote aux chèvres, rozite ridé.
Nom anglais: Gypsy Mushroom
Chapeau: 5-12 cm de diamètre, ovoïde, puis convexe-campanulé, finalement étalé et grossièrement omboné, sec, plus ou moins ridé radialement, couvert au début d’une poudre blanchâtre persistant souvent au centre, jaune ocracé à brun ocre, souvent plus pâle à la marge ; à chair épaisse, blanchâtre puis un peu ocrée, à odeur et saveur douces et agréables.
Lames: adnées à adnexées, assez larges, serrées, blanchâtres, puis jaune argileux et brun ocré, denticulées à l’arête.
Pied: 5-12 cm de long par 1-2,5 cm de diamètre, robuste, ferme, plein, égal ou souvent un peu bulbeux à la base, muni d’un anneau membraneux blanchâtre persistant, fibrilleux-squameux au-dessus de l’anneau, fibrilleux soyeux-strié en-dessous, la base souvent couverte d’un rudiment de zone volvaire.
Voile: Voile universel laissant sur le chapeau une pruine blanchâtre plus ou moins persistante et, à la base du pied, un rudiment de zone volvaire ; voile partiel laissant dans la partie supérieure du pied un anneau membraneux persistant.
Spores: elliptiques, rugueuses, 11-14 x 7-9 µm. Sporée brun rouille.
Habitat: Solitaire, dispersé ou en groupes dans la mousse verte sous les conifères, particulièrement sous les épinettes noires, de la fin juillet au début d’octobre.
Comestibilité: Excellent comestible.

CHAMPIGNONS COMESTIBLES MAIS SAUVAGES – Clavaires

Nom français: Clavaire crêtée
Clavaires et analogues

Clavariadelphus ligula (Sch.: Fries) Donk

Nom français: Clavaire petite langue
Nom anglais: Strap Coral
Fructification: en forme de massue ou presque cylindrique, 2-10 cm de haut, 0,4-1,2 cm de diamètre, au sommet arrondi ou un peu aplati, à surface lisse ou légèrement plissée, ocre terne à jaune brunâtre, blanchâtre à la base; à chair spongieuse, blanche, à odeur faible et à saveur douce ou un peu amère.

Spores: elliptiques-cylindriques, 15-19 x 4-6 µm, lisses, non-amyloïdes. Sporée blanchâtre à jaunâtre.

Habitat: En troupes ou en touffes dans la litière d’aiguilles et les petites branches mortes sous les conifères, sous les sapins et les épinettes noires à Sept-Iles, en août et en septembre.

Comestibilité: Sans intérêt.

Clavariadelphus sachalinensis (Imai) Corner

Nom français: Clavaire fausse petite-langue

Fructification: en forme de massue ou presque cylindrique, 2,5-12 cm de haut, 0,4-2 cm de diamètre, de section ronde ou un peu comprimée, au sommet arrondi ou un peu aplati, parfois obtusément pointu; à surface lisse ou légèrement plissée, ocre terne à jaune brunâtre, la partie inférieure développant une teinte ocre cendré-rosé avec l’âge, orné à la base de mycélium blanc; à chair spongieuse, blanche.

Spores: elliptiques-cylindriques ou en forme de gousse de pois, 18-23 x 4,5-5,5 µm, lisses, non-amyloïdes. Sporée blanchâtre à jaunâtre ocracé.

Habitat: En groupes ou en touffes dans la litière d’aiguilles sous les conifères, sous les sapins et les épinettes noires à Sept-Iles, de juillet à septembre.

Comestibilité: Inconnue.

Commentaire: Macroscopiquement cette espèce rare est à peu près identique à la précédente, Clavariadelphus ligula, une espèce beaucoup plus commune; cependant au microscope elle s’en distingue par ses spores plus longues.

Clavulina cristata (Fr.: Fr.) Schroeter

Nom français: Clavaire crêtée
Nom anglais: Crested Coral

Fructification: coralloïde, 2-7 cm de haut et jusqu’à 5 cm de large, formée de branches isolées ou naissant d’un tronc commun; aux branches lisses ou un peu sillonnées, plusieurs fois ramifiées vers le sommet, souvent comprimées, blanchâtres à crème ou ocracées, aux extrémités terminées par plusieurs petites dents en forme d’aiguillons, la fructification entière souvent colonisée par un parasite qui lui confère alors une teinte grisâtre à gris-lilas; à chair cassante, blanche, à odeur faible et à saveur douce.

Spores: subglobuleuses, 7-11 x 6-10 µm, lisses, non-amyloïdes, avec une grosse goutte. Sporée blanchâtre. Basides bisporées.

Habitat: Dispersé ou en groupes dans la mousse et la litière d’aiguilles, sous les conifères ou en forêt mixte, d’août à octobre.

Comestibilité: Comestible.

Commentaires: Selon certains auteurs la clavaire cendrée, Clavulina cinerea, ne serait qu’une forme de la clavaire crêtée lorsque cette dernière est parasitée par le champignon microscopique Spadicioides clavarium.

Ramaria flaccida (Fries) Ricken

Nom français: Clavaire molle ou ramaire molle
Nom anglais:

Fructification: coralloïde, 2-6 cm de haut et jusqu’à 5 cm de large, ocre à jaune-brun, constituée d’un tronc de 5-10 mm de large, feutré de mycélium blanc à sa base, duquel partent des branches à leur tour ramifiées et le plus souvent terminées par deux pointes concolores; à chair tenace, flasque, blanchâtre à jaunâtre, à odeur faible et à saveur un peu amère.

Spores: elliptiques, verruqueuses, 7-8 x 3,5-4 µm, non amyloïdes. Sporée jaune.

Habitat: Le plus souvent en groupes sur le tapis d’aiguilles sous les conifères, particulièrement les sapins et les épinettes, en août et en septembre.

Comestibilité: Comestible médiocre.

Gomphidius glutinosus Fr.

Nom français: Gomphide glutineux
Nom anglais: Slimy Gomphidius
Chapeau: 3-12 cm de diamètre, convexe, étalé , parfois déprimé, glabre, lisse, glutineux, brillant au sec, de couleur variable: brun grisâtre à gris pourpré, cannelle-grisâtre pâle à brun vineux, typiquement parsemé de petites taches noires avec l’âge ; à marge étalée puis retroussée ; à chair épaisse, molle et spongieuse, blanchâtre, brunâtre sous la cuticule, à odeur faible et à saveur douce, fade.
Lames: arquées-décurrentes, espacées, épaisses, céracées, quelques unes fourchues, inégales, blanchâtres puis grises, gris noirâtre à la fin.
Pied: 4-10 cm de long par 0,7-2 cm de diamètre, égal, amincissant généralement vers la base, plein, glabre ou un peu fibrilleux, fortement visqueux, blanchâtre au sommet et jaune citron à la base, muni juste au-dessous des lamelles d’une zone annulaire blanche au début puis noircie par le dépôt des spores.
Voile partiel: laissant une zone annulaire visqueuse incolore juste sous les lamelles, rapidement noircie par le dépôt des spores.
Spores: elliptiques-fusiformes, lisses, 15-22 x 5-7 µm. Sporée noire.
Habitat: Il croit sur le sol, principalement sous les épinettes noires et les sapins, en été et en automne. On le voit souvent accompagner le bolet glanduleux (Suillus glandulosus), parfois si près qu’ils semblent se blottir sur l’un sur l’autre.
Comestibilité: Assez bon comestible.

CHAMPIGNONS COMESTIBLES MAIS SAUVAGES – Hygrophoracées

Hygrocybe conica Sch.: Fr. Kumm.

Synonyme: Hygrophorus conicus
Nom français: Hygrophore conique
Nom anglais: Witch’s Hat, Conical Waxy Cap. Chapeau: 2-6 cm de diamètre, conique aigu ou arrondi, l’angle du cône augmentant avec l’âge tout en conservant généralement son mamelon ; à surface glabre, lisse ou radialement fibrilleuse, sèche, viscidule à l’humidité, jaune orangé ou rouge orangé, parfois avec une teinte olivâtre, se tachant de noir avec l’âge ou lorsque meurtrie ; à marge irrégulière, parfois plus longue d’un côté, festonnée, retroussée chez les vieux spécimens ; à chair mince, concolore au chapeau, noircissante, à odeur nulle et à saveur douce.
Lames: adnexées, presque libres, cireuses, larges, ventrues, assez serrées, épaisses, blanchâtres puis jaunes ou jaunâtre orangé, quelques fois gris olivâtre, noircissantes.
Pied: 3-12 cm de long par 0,4-1,2 cm de diamètre, égal, creux avec l’âge et éclatant facilement, viscidule ou non, souvent strié et/ou torsadé, jaune ou orangé, développant souvent une teinte olivâtre et noircissant, particulièrement vers la base.
Spores: elliptiques, lisses, 8-12 x 5-7 µm, non-amyloïdes. Sporée blanche.
Habitat: Solitaire ou grégaire dans les bois de conifères ou mêlés, en été et en automne.
Comestibilité: Il a longtemps été considéré comme vénéneux, mais nous savons aujourd’hui qu’il n’est pas toxique ; cependant ce n’est pas une espèce recommandée pour la consommation.

Hygrocybe miniata (Fr.: Fr.) Kumm.

Nom français: Hygrophore vermillon
Nom anglais: Vermillon Waxcap, Fading Scarlet Waxy Cap, Miniature Waxy Cap.
Chapeau: 1-3 cm de diamètre, hémisphérique au début, puis convexe à aplati, parfois un peu déprimé au centre ; à surface sèche, lisse à finement squamuleuse, particulièrement au centre, écarlate, puis rouge orangé, palissant et jaunissant avec l’âge, les squamules souvent plus pâles que le fond ; à chair très mince, fragile, plus ou moins de la couleur du chapeau, à odeur et saveur faibles.
Lames: adnées ou subdécurrentes, subespacées, tendres, cireuses, larges, épaisses, rouge orangé, jaune orangé à l’arête.
Pied: 2-5 cm de long par 2-4 mm de diamètre, égal, lisse, concolore au chapeau, jaunâtre à blanchâtre à la base.
Spores: elliptiques, lisses, 6-10 x 4-6 µm, non-amyloïdes. Sporée blanche.
Habitat: Solitaire à grégaire, au sol sous les feuillus et les conifères, en été et en automne.
Comestibilité: Comestible.

Hygrocybe psittacina (Schaeff.: Fries) KummerHygrophorus chrysodon (Batsch: Fr.) Fr.

Nom français: Hygrophore à frange dorée
Nom anglais: Golden-spotted Waxy Cap, Flaky Waxy Cap.
Chapeau: 2,5-7 cm de diamètre, convexe, puis aplati et un peu mamelonné, lisse, collant lorsqu’humide, blanc, recouvert d’une fine couche de petits flocons jaune d’or disparaissant progressivement en ne laissant que le centre jaune ou encore seulement une bande jaune à la marge; à marge aiguë, initialement incurvée puis étalée, appendiculée de petits flocons jaunes; à chair blanche, épaisse, tendre, à odeur et saveur, faibles, douces et agréables.
Lames: décurrentes, espacées, de largeur moyenne, cireuses, blanchâtres, parfois ornées au début de flocons jaunes à l’arête.
Pied: 4-8 cm de long par 5-10 mm de diamètre, égal ou irrégulièrement déformé, plein à farci, visqueux, blanchâtre, recouvert de granules jaunes sur toute sa longueur ou encore seulement dans la partie supérieure.
Voile universel: laissant des granules ou flocons jaune d’or collants sur le chapeau et le pied.
Spores: elliptiques à ovales-allongées, 7,5-10 x 3,5-5 µm, lisses, hyalines, guttulées. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé ou en touffes dans la litière de feuilles mortes et d’aiguilles de conifères, en forêt mixte, en fin d’été et en automne.
Comestibilité: Comestible.

Hygrophorus hypothejus (Fr.) Fr.

Nom français: Hygrophore à lames jaunes
Nom anglais: Pine-wood Waxy Cap, Late Fall Waxy Cap, Olive-Brown Waxy Cap
Chapeau: 2-6 cm de diamètre, conique-obtus, puis convexe, étalé et un peu mamelonné ou déprimé, viscidule, glabre, jaune olivâtre à jaune ocre, orné de fibrilles innées ocre orange surtout vers la marge, brun foncé à brun olivâtre au centre ; à chair mince, jaune sous la cuticule, blanche ailleurs, à odeur et saveur douces.
Lames: décurrentes, assez étroites, espacées ou subespacées, blanches au début puis devenant jaunâtres.
Pied: (3) 5-15 cm de long par 0,5-1,5 cm de diamètre, égal ou un peu aminci vers la base, plein ou farci, glutineux, jaunâtre ou jaune, pourvu d’une zone annulaire fibrilleuse, soyeuse, fugace.
Voile universel: laissant une couche glutineuse jaune sur le pied et une zone annulaire fibrilleuse, fugace.
Spores: ellipsoïdes 7-9 x 4-5 µm, lisses. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé à grégaire sur le sol dans les bois de pins gris en automne.
Comestibilité: Comestible mais doux et gluant.

Hygrophorus olivaceoalbus (Fr.) Fr.

Nom français: Hygrophore blanc olivâtre
Nom anglais: Sheathed Waxy Cap
Chapeau: 3-10 cm de diamètre, campanulé, puis convexe ou plat, mamelonné, très visqueux à l’humidité, fuligineux à presque noir au centre, plus pâle vers la marge (grisâtre à brun olivâtre), vergeté de fibrilles noirâtres ; à marge incurvée puis relevée, parfois prolongée par la couche visqueuse ou des gouttelettes ; à chair épaisse, tendre, blanche, à odeur et saveur douces.
Lames: adnées-décurrentes, épaisses, subespacées, blanches ou un peu grisâtres, cireuses.
Pied: 4-12 cm de long par 1-2 cm de diamètre, égal ou un peu atténué vers la base, glabre et blanc au-dessus de l’anneau, couvert d’une couche visqueuse (si humide) de l’anneau à la base et habillé de fibrilles ou marbrures noirâtres à brun grisâtre, brun olivâtre, ou grises, disposées d’une façon plus ou moins annulaire.
Voile: Voile universel laissant gluant le chapeau et la partie du pied sous l’anneau ; voile partiel fibrilleux noirâtre laissant des fibrilles ou marbrures foncées sur le pied et une sorte d’anneau de même couleur vers le sommet.
Spores: ellipsoïdes, 11-12,5(15) x 6-7(7,5) µm, lisses, amyloïdes. Sporée blanche.
Habitat: Solitaire, dispersé ou en troupes parfois nombreuses, sur le sol dans les bois de conifères ou mêlés, en automne.
Comestibilité: Bon comestible ; à la cuisson il conserve cependant une texture assez visqueuse.

Hygrophorus purpurascens (Fr.) Fr.

Nom français: Hygrophore purpuracé
Nom anglais: Purple-Red Waxy Cap
Chapeau: 4-12 cm de diamètre, convexe, puis aplani, un peu déprimé, viscidule si humide, parsemé de taches, traits ou fibrilles radiales rouge vineux sur fond rosâtre, le centre coloré d’une façon continue ; à marge moins colorée, incurvée au début ; à chair épaisse, ferme, blanche, à odeur faible et saveur douce ou amère.
Lames: adnées puis décurrentes, serrées à subespacées, étroites, blanches au début puis rosâtres, finalement parsemées de taches vineuses.
Pied: 4-12 cm de long par 1-2,5 cm de diamètre, égal ou atténué vers la base, plein, ferme, coloré ou taché comme le chapeau, sauf le haut qui demeure blanchâtre ou rosâtre, muni au sommet d’un anneau fugace ressemblant à une cortine.
Voile partiel: cortinoïde produisant au début un anneau fibrilleux incolore au haut du pied, mais disparaissant souvent rapidement.
Spores: ellipsoïdes, lisses, 5,5-8 x 3-4,5 µm. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé ou en groupes dans la mousse à caribou sous les pins gris, durant les deux premières semaines d’octobre.
Comestibilité: Comestible si la chair est douce ; les variantes à chair amère sont immangeables car l’amertume ne disparaît pas avec la cuisson.

Hygrophorus pustulatus (Pers.: Fr.) Fr.

Nom français: Hygrophore pustuleux, Hygrophore blanc grisâtre.
Nom anglais: Grayish white Waxy Cap.
Chapeau: 1,5-4 cm de diamètre, convexe, puis convexe-aplati, parfois avec un petit mamelon, souvent un peu déprimé à la fin, viscidule, visqueux si humide, fibrilleux radialement, finement squamuleux au centre, gris cendré, gris-brun plus foncé sur le disque ; à marge aiguë, longtemps incurvée, un peu sinueuse-crénelée ; à chair blanche, épaisse au centre, mince vers le bord, à odeur et saveur douce, non-caractéristique.
Lames: subdécurrentes, subespacées, assez larges, blanches.
Pied: 3-7 cm de long par 3-7 mm de diamètre, égal ou élargissant un peu vers la base, plein ou farci, souvent courbé, viscidule à visqueux, ponctué surtout dans la partie supérieure de granules brun grisâtre sur fond blanc.
Voile universel: laissant un mince film glutineux sur le chapeau et le pied.
Spores: elliptiques, lisses, hyalines, 7,5-10 x 4-5 µm. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé ou en groupes dans la mousse de sphaigne sous les épinettes noires, en septembre et en octobre.
Comestibilité: Comestible.

Hygrophorus speciosus Pk.

Nom français: Hygrophore remarquable
Nom anglais: Larch Waxy Cap
Chapeau: 2-5 cm de diamètre, convexe, puis étalé et un peu mamelonné ou déprimé, glutineux-visqueux, glabre, rouge orangé brillant au début devant plus pale par la suite, quelques fois orangé presque jaune près de la marge, orange foncé au centre ; à marge enroulée puis droite et étalée ; à chair tendre blanchâtre ou jaunâtre, à odeur et saveur douces.
Lames: décurrentes, assez étroites, espacées ou subespacées, cireuses, blanc jaunâtre, plus jaunes vers la marge du chapeau.
Pied: 4-10 cm de long par 0,4-1,0 cm de diamètre, égal ou un peu élargi vers la base, plein ou farci, blanchâtre ou teinté de jaune par les restes glutineux du voile.
Voile universel: laissant une couche glutineuse sur le chapeau et le pied ainsi qu’une zone annulaire fibrilleuse, fugace, jaunâtre sur le pied.
Spores: ellipsoïdes 8-10 x 4,5-6 µm, lisses. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé à grégaire, fréquent dans la mousse, toujours lié au mélèze dans les fôrets de conifères humides et autour des tourbières, en septembre et en octobre.
Comestibilité: Comestible.

Hygrophoropsis aurantiaca (Wülf. : Fr.) Maire

Nom français: Clitocybe orangé, chanterelle orangée, fausse chanterelle.
Nom anglais: False Chanterelle
Chapeau: 3-12 cm de diamètre, convexe au début, puis rapidement déprimé et même en entonnoir ; à marge enroulée, puis incurvée, parfois lobée, ondulée ou irrégulière ; à surface sèche, veloutée ou finement feutrée, jaune orangé à orange brunâtre, souvent avec le centre beaucoup plus foncé ; à chair assez épaisse, jaunâtre ou orangé pâle, à odeur et saveur faibles ou un peu désagréables.
Lames: décurrentes, arquées, plutôt étroites, serrées à très serrées, 3-4 fois fourchues entre le pied et la marge du chapeau, sans lamellules, jaune orangé à rouge orangé vif.
Pied: 2-8 cm de long par 0,5-1,5 cm de diamètre, central ou un peu excentrique, égal ou élargi vers la base, plein, cartilagineux à coriace, finement velouté, brun orangé ou plus ou moins de la couleur du chapeau.
Spores: elliptiques, 5,5-8 x 3-4,5 µm, lisses, dextrinoïdes. Sporée blanchâtre à crème pâle.
Habitat: Solitaire, dispersé ou en groupes, sur le sol ou sur le bois très pourri, près des conifères, en été et en automne.
Comestibilité: Comestible mais avec prudence car il y a risque de confusion avec certains Gymnopilus hallucinogènes ou avec Omphalotus olearius qui est vénéneux.

CHAMPIGNONS COMESTIBLES MAIS SAUVAGES – Les lactaires.

Lactarius deceptivus Peck

Nom français: Lactaire décevant
Nom anglais: Deceptive Milky
Chapeau: 4-20 cm de diamètre, convexe, puis étalé-déprimé, finalement en entonnoir ; à surface sèche, lisse et blanchâtre avec des taches jaunâtres ou brunâtres au début, puis devenant squamuleuse à écailleuse, se tachant de brun ocre, particulièrement au centre ; à marge longtemps enroulée, cotonneuse, cachant complètement les lames au début, puis étalée ; à chair épaisse, ferme, cassante, blanche, immuable, à odeur faible puis devenant forte, à saveur âcre ; au lait abondant, blanc, âcre, immuable, tachant peu les lames en séchant.
Lames: adnées-décurrentes, serrées à subdistantes, moyennement larges, parfois fourchues, blanches au début puis crème à ocre pâle.
Pied: 3-8 cm de long par 1-3,5 cm de diamètre, robuste, égal ou atténué vers la base, sec, farci, puis partiellement creux, lisse à velouté pubescent, concolore au chapeau ou plus pâle, devenant tacheté de brun ocre.
Spores: largement elliptiques à subglobuleuses, 9-12 x 7-9 µm, échinulées, amyloïdes. Sporée blanchâtre à chamois pâle.
Habitat: Dispersé ou en groupes dans la mousse verte sous les conifères, principalement les épinettes noires, en été et en automne.
Comestibilité: Comestible lorsque bien cuit, la saveur âcre disparaissant après une bonne cuisson.

Lactarius deterrimus Gröger

Synonyme: Lactarius deliciosus var. deterrimus
Nom français: Lactaire détestable, lactaire de l’épinette.
Nom anglais:
Chapeau: 4-12 cm de diamètre, convexe, étalé, puis déprimé et même en entonnoir, glabre, un peu visqueux lorsqu’humide, zoné ou non, de couleur variable: orangé terne, carotte, brun orangé, puis se tachant de vert à la fin ; à marge enroulée au début puis droite ou relevée ; à chair granuleuse, cassante, épaisse, orangée dans le chapeau à cause du lait, blanchâtre dans le pied, tournant verdâtre à la fin, à odeur faible ou fruitée ; au lait amer, de couleur carotte, tachant les lamelles verdâtre en séchant.
Lames: adnées à décurrentes, serrées, fourchues, saumon, orangées ou carotte, se tachant de vert au froissement.
Pied: 3-7 cm de long par 1-2,5 cm de diamètre, égal ou aminci vers la base, farci au début puis creux, un peu visqueux au début puis sec, concolore au chapeau, se tachant de verdâtre, la base du pied partiellement recouverte de mycélium blanc.
Spores: elliptiques à presque rondes, 7-10 x 6-8 µ, échinulées et ornées d’un réticule partiel, amyloïdes. Sporée crème ou jaunâtre.
Habitat: Dispersé ou en groupes sur le sol sous les épinettes, en fin d’été et en automne.
Comestibilité: C’est un bon comestible, son nom est exagéré. Sa saveur amère quand il est cru se transforme à la cuisson en une saveur épicée ; il convient bien pour parfumer les potages et les sauces ou encore comme garniture sur les pizzas.

Lactarius glyciosmus (Fr.) Fries

Nom français: Lactaire odorant
Nom anglais: Sweet-scented Lactarius
Chapeau: 2-6 cm de diamètre, convexe puis étalé-papillé, déprimé et même un peu en entonnoir, squamuleux ou couvert de poils fins et mous, quelques fois un peu zoné, sec, lilas grisâtre à crème ; à marge enroulée au début puis étalée et un peu ondulée ; à chair mince, crème pâle, à odeur forte de noix de coco et à saveur âcre ou brûlante ; au lait blanc, immuable, ne tachant pas, lentement âcre.
Lames: décurrentes ou presque adnées, étroites, serrées, certaines fourchues, jaunâtre à crème pâle puis gris lilas.
Pied: 2-6 cm de long par 0,5-1 cm de diamètre, égal ou élargissant un peu vers la base, sec, glabre ou un peu duveteux, farci au début puis creux, de même couleur que le chapeau ou plus pâle.
Spores: elliptiques, 6,5-8,5 x 5-7 µm, amyloïdes, crêtées (proéminence: 0,5-0,8 µm), ornées d’un réticule partiel. Sporée crème.
Habitat: Dispersé ou en troupes sur le sol dans les boisés mixtes notamment sous les bouleaux, en fin d’été ou en automne.
Comestibilité: Comestible mais de peu d’intérêt.

Lactarius lignyotus (Fr.) Fries

Nom français: Lactaire couleur de suie
Nom anglais: Chocolate Milky
Chapeau: 2-8 cm de diamètre, convexe, puis étalé-déprimé avec une papille souvent pointue, sec, velouté, parfois ridé, brun noirâtre ou presque noir, pâlissant ; à marge initialement incurvée, souvent sillonnée ; à chair mince, blanche, rosâtre à la cassure puis brun-rosé, à odeur faible et à saveur un peu amère ; au lait blanc, abondant, immuable, tachant la chair de rose.
Lames: subdécurrentes, larges, un peu espacées, interveinées, blanches puis ocrées à la fin, rouge brunâtre aux blessures, avec une zone brune au point d’attache avec le pied.
Pied: 4-12 cm de long par 0,5-1,2 cm de diamètre, égal, parfois sillonné ou plissé au sommet, farci, velouté, concolore au chapeau, blanchâtre à la base.
Spores: rondes ou presque, 9-10,5 µm, réticulées, amyloïdes. Sporée ocre.
Habitat: Dispersé ou en groupes dans la mousse sous les sapins et les épinettes, en août et en septembre.
Comestibilité: Malgré que plusieurs auteurs disent le contraire, ce champignon s’est avéré à l’expérience être un excellent comestible.

CHAMPIGNONS COMESTIBLES MAIS SAUVAGES – Les russules.

Russula adusta Fries

Nom français: Russule brûlée
Nom anglais: Smoky Russula
Chapeau: 5-12 cm de diamètre, convexe-aplati, puis déprimé ; à surface lisse, viscidule, luisante, blanchâtre au début, puis brun rougeâtre clair, brun grisâtre, noirâtre à la fin, à cuticule à peine séparable ; à chair blanchâtre, rosissant très lentement à la coupe avant de devenir gris fumée, à odeur faible et à saveur douce.
Lames: adnées, larges, très serrées, à lamellules intercalées, blanches, puis ivoire ou jaune pâle.
Pied: 3-10 cm de long par 2-4 cm de diamètre, presque égal, robuste, dur, plein, glabre, blanchâtre, devenant brun rougeâtre au froissement ou avec l’âge.
Spores: largement elliptiques, 7-9 x 6-8 µm, amyloïdes, aux verrues proéminentes de 0,1-0,4 µm reliées par un réticule bien développé. Sporée blanche (A-B)
Habitat: Solitaire ou dispersé sur le sol en terrain sablonneux, sous les conifères, en juillet et en août.
Comestibilité: Suspectée.

Russula aeruginea Lindblad in Fr.

Nom français: Russule vert-de-gris
Nom anglais: Green Russula
Chapeau: 4-9 cm de diamètre, convexe, étalé puis déprimé, un peu visqueux si humide, brillant au sec, d’un vert variable, foncé ou grisâtre, jamais violet, parfois ocré, olivâtre, jaune-verdâtre, taché jaunâtre ; à cuticule non veloutée et séparable jusqu’à la moitié du rayon ; à marge largement arrondie, souvent striée ; à chair épaisse, ferme, blanche, modérément saumon au FeSO4, à odeur nulle et à saveur douce.
Lames: adnées, serrées, larges, cassantes, un peu fourchues près du pied, blanches devenant jaunâtres, souvent avec des taches brunes.
Pied: 4-8 cm de long par 1-2,5 cm de diamètre, égal ou aminci vers la base, plein, finement rugueux, blanc, jaunissant, la base souvent tachée ocre.
Spores: subglobuleuses, 6-10 x 5-7 µm, amyloïdes, verruqueuses-zébrées (proéminence: 0,1-0,6 µ). Sporée crème à jaune orangé pâle.
Habitat: Solitaire, dispersé ou en groupes sur le sol sous les bouleaux et les épinettes dans les bois de conifères ou mêlés, en été et en automne.
Comestibilité: Bon comestible.
Remarque: Cette espèce se distingue des autres russules au chapeau vert, par ses lames friables, sa sporée crème, sa cuticule non veloutée.

Russula decolorans (Fr. : Fr) Fries

Nom français: Russule décolorée
Nom anglais: Graying Russula
Chapeau: 5-12 cm de diamètre, subglobuleux au début, puis convexe et finalement étalé-déprimé ; à surface glabre, viscidule à l’humidité, à cuticule pelant à la marge seulement, jaune orangé, orange cuivré, brun orangé, rouge orangé, souvent un peu plus foncé au centre ; à marge lisse, puis un peu cannelée à la fin ; à chair épaisse, ferme, friable, blanche, devenant gris cendré à gris foncé à la cassure (mais parfois très lentement), à odeur faible et à saveur douce.
Lames: adnées à échancrées, assez serrées, certaines fourchues près du pied, blanchâtres, puis jaunes à ocre pâle, grisonnant avec l’âge, noircissant à l’arête.
Pied: 4-12 cm de long par 1-2,5 cm de diamètre, égal ou souvent élargi à la base, très ferme lorsque jeune, plein puis spongieux, blanc, grisonnant avec l’âge ou au froissement.
Spores: elliptiques, 9-12,5 x 7-10 µm, amyloïdes, aux verrues proéminentes de 0,7-1,5 µm et peu connexées. Sporée jaune à ocre pâle en tas (E-F).
Habitat: Isolé, dispersé ou en groupes, dans la litière d’aiguilles sous les conifères, principalement les pins, de la mi-juillet à la fin-septembre.
Comestibilité: Comestible.

Russula paludosa Britz

Nom français: Russule des marais
Nom anglais: Red-tinted Russula
Chapeau: 5-15 cm de diamètre, convexe, puis étalé et déprimé au centre, jaune orangé, écarlate, rouge sang ou rouge brique, jamais violacé, parfois à zones plus pâles ; à marge courtement cannelée avec l’âge ; à surface lisse, luisante, un peu collante lorsqu’humide ; à cuticule pelant de la moitié au 3/4 du rayon ; à chair épaisse, ferme, blanche, à odeur faible et à saveur douce.
Lames: adnées, serrées, un peu fourchues près du pied, à nombreuses lamellules intercalées, crème à jaune beurre.
Pied: 5-12 cm de long par 1,5-3,5 cm de diamètre, égal ou élargissant un peu vers la base, blanc ou partiellement ou entièrement teinté de rose, plein puis spongieux, sec, parfois un peu ridé.
Spores: ovoïdes à elliptiques, 8-10,5 x 7-8 µm, amyloïdes, à verrues de 0,7-1,2 µm de haut et à réticule partiel. Sporée ocre pâle.
Habitat: Dispersé à grégaire sur le sol humide recouvert de mousses, sous les conifères, en août et en septembre.
Comestibilité: Comestible.

Russula peckii Singer

Nom français: Russule de Peck
Nom anglais: Peck’s Russula
Chapeau: 3-12 cm de diamètre, convexe, puis étalé, finalement un peu déprimé et faiblement cannelé-tuberculeux à la marge, un peu visqueux si humide, finement velouté, un peu luisant au sec, rouge sang, rouge-rose ou écarlate ; à cuticule pelant jusqu’à la moitié du rayon ; à chair d’épaisseur moyenne, molle, fragile, rouge sous la cuticule, blanche ailleurs, à odeur faible, à saveur douce ou un peu amère.
Lames: adnées, serrées à subespacées, pas très larges, un peu fourchues près du pied, blanches puis jaunissant, denticulées à l’arête.
Pied: 5-12 cm de long par 0,8-2,5(3,0) cm de diamètre, élargissant vers la base, farci, sec, un peu ridé, blanc copieusement saupoudré de rouge ou de vieux rose.

Spores: ovoïdes à subglobuleuses, 7-9 x 6-8 µm, amyloïdes, à verrues 0,3-0,7(1,2) µm de haut, avec quelques lignes ne formant qu’un réticule partiel. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé ou en petits groupes, sur le sol sous les conifères, en août et en septembre.
Comestibilité: Comestible, mais attendez-vous à ce que tout tourne rouge à la cuisson à cause du pigment rouge qu’il contient.

Russula puellaris Fr.

Nom français: Russule candide
Nom anglais: Ingenuous Russula
Chapeau: 3-6(8) cm de diamètre, convexe, puis étalé, finalement déprimé, un peu collant par temps humide, luisant au sec, brun vineux, rougeâtre pourpré, très foncé au centre et avec des régions délavées, ocre sale autour ; à marge cannelée-tuberculeuse avec l’âge ; à cuticule pelant de la moitié au 2/3 du rayon ; à chair mince, ferme puis fragile, blanche, à odeur faible, à saveur douce.
Lames: adnées, subespacées, larges, souvent fourchues près du pied, crème puis ocrées, brunissant ou se tachant de goutelettes brunes à l’arête.
Pied: 3-6 cm de long par 0,6-1,5 cm de diamètre, égal ou un peu clavé, plein, sec, blanc puis se tachant jaune ocre, se rompant facilement.
Spores: ovoïdes, 6,5-9 x 5,5-7 µm, amyloïdes, à grosses verrues 0,7-1,2 µm de haut, un peu zébrées (certaines spores ont peu de connexions d’autres en ont beaucoup). Sporée ocre.
Habitat: Dispersé ou en petits groupes, sur le sol dans les forêt mixtes, en été et en automne. Les spécimens de la photo ci-dessus ont été récoltés sous un bouleau blanc sur ma pelouse.
Comestibilité: Comestible.

Russula xerampelina (Sch.) Fr.

Nom français: Russule feuille morte
Nom anglais: Shrimp Russula
Chapeau: 5-15 cm de diamètre, convexe, puis aplati et déprimé au centre, sec, viscidule par temps humide, glabre, parfois finement velouté, de couleurs très variables, souvent mélangées, typiquement rouge-brun vineux, mais aussi olive brunâtre, brun jaunâtre ; à cuticule pelant sur moins du tiers du rayon ; à marge lisse, plus ou moins cannelée avec l’âge ; à chair épaisse, blanche puis jaunissant ou brunissant, à saveur et odeur douces au début, puis de crustacé (crabe) ou de poisson, devenant désagréables à la fin.
Lames: adnées à adnexées, subespacées, larges, souvent fourchues près du pied, crème pâle, puis ocrées, brunissant à l’arête.
Pied: 4-10 cm de long par 1-3 cm de diamètre, égal ou élargi vers la base, plein puis farci, blanc ou plus souvent teinté de rose, se tachant d’ocre brunâtre surtout au toucher.
Spores: elliptiques à subglobuleuses, 8-10 x 7-8,5 µm, amyloïdes, échinulées à verrues de 0,4-0,8 µm de haut, très peu zébrées. Sporée ocre (F).
Habitat: Solitaire ou dispersé, sur le sol sous les conifères, en été et en automne..
Comestibilité: Excellent comestible; le goût et l’odeur de fruit de mer disparaissent à la cuisson et laissent place à une saveur toute particulière.
Remarque: Son nom français “russule feuille morte” vient de la couleur de son chapeau qui ressemble à celle des feuilles mortes au sol.

Champignon de culture

Champignon de culture

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CHAMPIGNON DE CULTURE – MICRO-ONDES

Qu’ils soient de prairie, ou de couche, ils sont plein de couleur, de goût et d’odeur et parfument avec une volupté toute naturelle mais très efficace les mets les plus délicats leur donnant avec assurance la dimension gustative que la nature ne lui a pas donnée.

Cuire dans un récipient en verre.
Le verre à une transparence totale aux ondes de cuisson et reste froid. Elles vont donc toutes dans la matière à cuire, et la cuisson est beaucoup plus rapide. Un plat en terre absorberait les ondes la cuisson serait plus longue et le récipient brûlant en fin de cuisson.Si au contraire on souhaite faire une cuisson type tajine le plat en terre convient parfaitement et même mieux. Couvrir le plat pendant la cuisson. La cuisson micro-ondes est en réalité une cuisson vapeur.

Comment fonctionne une cuisson micro – ondes’
Le micro-ondes envoie dans la cage métallique des ondes électro – magnétiques, inoffensives, à la vitesse de deux milliards par secondes. Comme elles sont électro-magnétiques elles ont la propriété d’agir comme un aimant et d’attirer à elle la matière? Mettre ses doigts dans une prise et on comprend de suite. On reste coller. Les ondes vont donc coller la matière qu’elle soit animale ou végétale.

Nous savons tous que les matières organiques se composent de molécules d’eau dans une fourchette allant de 60 % à 100% pour l’eau elle – même. l’eau a une attirance particulière pour l’électricité.
Le courant électrique est alternatif, il va donc attirer alternativement à lui à travers les ondes envoyées dans le four les molécules d’eau de la matière à cuire. Il va donc y avoir frottement à très grande vitesse( deux milliards de fois par secondes.)

Faire l’expérience suivante, se frotter les mains lentement, puis accélérer de plus en plus vite nous allons constater qu’avec un maximum de 100 ou 200 battements à la minute il se produit un échauffement conséquent. Imaginer à deux milliards de fois. Il se passe exactement la même chose avec la matière à cuire. Les molécules qui la composent montent très vite en température mais, comme se sont des molécules d’eau au- delà de 90° l’eau se transforme en vapeur.

Il va donc y avoir deux sortes de cuissons simultanées, une cuisson par la vapeur dégagée, et une cuisson par conduction. La cuisson vapeur va engendrer des conséquences liées à sa propre existence. En effet pour devenir vapeur l’eau augmente de 2000 fois son volume et sa propre pression. c’est démontré par le couvercle qui saute quand l’eau bout, par la cocotte minute quand on lève le clapet le nuage de vapeur qui se dégage quand on fait bouillir quelque chose e t c’Cette vapeur va donc utiliser les pores de la matière pour fuir et essayer de trouver un endroit froid pour revenir à son état antérieur d’eau ce qu’on appelle un condensât. Il va donc y avoir au niveau de la cuisson une grosse perte d’eau qu’il va falloir compenser pour éviter un assèchement de la matière à cuire ou une dessiccation. Nous pouvons d’ailleurs utiliser le principe du procédé pour assécher des fruits des herbes e t c ?

Pour éviter ce phénomène en utilisation normale, il va donc utiliser des astuces qui éviteront tous problèmes.
° Couvrir toutes les cuissons : soit avec un couvercle, soit avec un film alimentaire auto-collant et résistant.
° Le film va gonfler pendant la cuisson, et se retrouver en sous-vide en fin de cuisson, laisser le tout se reposer une minute en fin de cuisson pour que tout rentre dans l’ordre, puis enlever délicatement le film en prenant soin de ne pas se brûler.100 degrés environ.
° La matière aura cuit comme dans une papillote avec sa propre vapeur.
° Nous venons en quelques lignes de démystifier un tabou :La cuisson micro-ondes.
° Les ondes ne cuisent rien du tout, c’est un moteur de combustion invisible et diffèrent, ce sont des accélérateurs de cuisson, la cuisson est donc inoffensive pour tous et, au contraire, tous savent que la cuisson vapeur des légumes et des poisson est la meilleure pour le goût et la santé.
L’explication est peut être longue mais elle méritait d’être contée. IL ne vous reste plus qu à l’appliquer. Bon appétit.

CHAMPIGNON DE CULTURE – CUISINE TRADITIONNELLE

Les champignons de couches sont souvent des accompagnateurs de plats principaux. Ils sont utilisés en salades, émincés, pour colorer des sauces, des daubes, dans les pizzas mélangés au fromage, et comme légumes d’accompagnement dans beaucoup d’autres cas. A chaque fois, des règles élémentaires de préparation devront être observées car l’eau est un élément important de la structure organoleptique des champignons en général.

Classique : pour accompagner une daube de porc ou de boeuf, on peu la servir avec des pleurotes que l’on aura fait rissoler avec des petites pommes de terre grenailles. Il faudra bien faire dégorger les champignons avant si l’on veut profiter des deux consistances croustillantes. Originale, une daube exotique pour 4 personnes mettant en valeur les shii-takés : 450 g d’épaule de porc rissolés avec 1 oignon émincé et 250 g de shii-takés coupés en morceau. On ajoute 25 cl de lait de coco délayé dans un peu d’eau, le jus d’un lime, 1 cuil. à s. de curry et on laisse cuire 25 min. avant de servir avec un riz basmati.
Tarte, quiche : 350 g de champignons cuits, ajoutés à une sauce constituée de 3 oeufs et 2 jaunes mêlés à 25 cl de crème liquide, du sel, du poivre et de la muscade. la préparation est versée sur un fond de pâte feuilletée avant d’être enfournée 25 min. à four moyen (th 6).
Pizza : 300 g de pâte à pain étalée sur une plaque huilée, garnie de 4 cuil. à s. de sauce tomate épaisse puis parsemée de 350 g de champignons cuits et 125 g de mozzarelle coupée en dés.
En salade
Pour éviter que les pleurotes ne se gorgent d’huile, arrosez-les d’abord d’un mélange de jus d’orange et de citron et attendez qu’ils aient absorbé le liquide avant d’ajouter l’huile. Mélangez-les à des quartiers d’oranges, des crevettes, de la salade verte ou une frisée, des noix et du roquefort.
Préparation : 20 min.
Cuisson : 15 min.
Pour 4 personnes : 450 g de shii-takés, 1 tranche de pain de campagne (50g), 6 brins de ciboulette, 1 cube de bouillon de volaille, 20 cl de crème fraîche, 20 g de beurre, 1 pincée de safran, 2 cuil. à soupe d’huile, sel fin, gros sel, poivre.

Pavés de saumon aux pleurotes

Préparation : 25 min.
Cuisson : 15-20 min.

Pour 4 personnes : 4 filets de saumon de 200 g chacun (avec leur peau), 800 g de pleurotes, 1 citron, 3 brins de persil, 2 brins d’estragon, 1 jaune d’oeuf, 50 g de beurre, 2 cuil. à soupe d’huile d’olive, 1 cuil. à café rase de Maïzena, sel, poivre.

Coupez les pleurotes nettoyés en deux (ou trois s’ils sont gros). Mettez-les dans une grande poêle antiadhésive, sur feu doux. Saupoudrez-les d’une cuil. à soupe de gros sel et couvrez. Dès que les champignons ont rendu leur eau de végétation, égouttez-les et réservez le liquide. Faites rissoler les pleurotes à l’huile durant 10 min. sur feu moyen, en remuant souvent, jusqu’à ce qu’ils prennent une coloration dorée et croustillante. Réservez-les. Hachez, séparément, l’estragon et le persil. Chauffez 25 g de beurre dans une poêle et faites-y cuire les filets de saumon, côté peau, 2 min. Retournez-les, puis cuisez l’autre côté 4 à 5 min. sur feu plus doux. Salez, poivrez, arrosez de la moitié du jus de citron. Couvrez, réservez hors du feu. Mettez le jaune d’oeuf dans une casserole, ajoutez l’estragon. Délayez la maïzena avec un peu de jus de pleurotes puis ajoutez le reste de jus et un peu d’eau si nécessaire pour avoir 25 cl de liquide. Versez ce bouillon sur le jaune d’oeuf. Faites cuire sur feu doux pour lier la sauce sans la faire bouillir. Ajoutez le beurre restant et un filet de jus de citron. Réchauffez un peu les pleurotes, parsemez de persil, poivrez. Servez-les avec les pavés de saumon et la sauce à l’oeuf.
La sauce à l’oeuf peut être remplacée par un beurre citronné : mélangez 60 g de beurre avec 20 cl de jus de pleurotes sur feu vif.

Crème de shii-takés au pain grillé

Préparation : 20 min.
Cuisson : 15 min.

Pour 4 personnes : 450 g de shii-takés, 1 tranche de pain de campagne (50g), 6 brins de ciboulette, 1 cube de bouillon de volaille, 20 cl de crème fraîche, 20 g de beurre, 1 pincée de safran, 2 cuil. à soupe d’huile, sel fin, gros sel, poivre.

Lavez les champignons, essuyez-les, coupez les plus gros en morceaux (mais laissez les plus petits entiers). Grillez le pain de campagne. Chauffez l’huile dans une sauteuse. Mettez les champignons dedans. Eparpillez 2 cuil. à café de gros sel. Couvrez, laissez suer 10 min. puis faites évaporer l’eau rendue sur feu plus vif. Enlevez 8 petits chapeaux de shii-také de la sauteuse, mettez-les de coté. Versez sur les champignons restés dans la poêle, 75 cl d’eau aromatisée avec le bouillon de volaille effrité et le safran. Laissez cuire 2 min. Ajoutez le pain grillé coupé en morceaux. Mixez le tout jusqu’à avoir une consistance lisse et mousseuse. Ajoutez la crème fraîche. Réchauffez sur feu doux. Salez et poivrez. Versez dans les bols. Ajoutez les champignons réservés. Parsemez de ciboulette et servez.
Cette soupe gagne en finesse si on peut la préparer avec une crème fraîche fermière, douce, sans trop de ferments lactiques. A défaut de safran, on peut utiliser du curry.
CHAMPIGNON DE CULTURE – SAVOIR ACHETER
Outre le champignon de Paris, le Pleurote est peut être le plus connu d’entre- eux. La variété la plus commune présente un chapeau gris et plat, en forme d’huître mais vous pourrez en rencontrer d’autres, plus rares, teintées de rose ou en forme d’entonnoir jaune. Le pleurote est cultivé sur des rafles de maïs ou de la paille, en pleine lumière. Ne nécessitant aucun nettoyage, il possède une chair de bonne tenue à la cuisson.

Le shiitaké est originaire d’Asie où il est cultivé depuis plus de trois cents ans et est considéré comme un produit noble séché, il devient le “champignon parfumé” de la cuisine de ces pays. Bien que pourvu d’un petit pied et d’un chapeau à lamelles arrondi, brun moucheté, ce champignon rappelle le cèpe par son aspect et, pour certains, sa saveur. On le nomme encore, et de plus en plus fréquemment, “lentin de chêne” car il est cultivé sur un mélange de sciure de ce bois et de paille.

Dernier venu sur le marché, le pied-bleu, à la curieuse couleur violacée et d’une saveur fruitée très recherchée, pousse dans les régions à hiver doux, de la Toussaint à décembre. Plusieurs variétés de ce champignon sont aujourd’hui cultivées dont Ferland, à la belle robe lilas.

Dépourvus de chlorophylle, ces champignons puisent naturellement l’eau et le carbone nécessaires à leur survie dans des substances organiques en décomposition. Ces êtres saprophytes sont donc des éboueurs végétaux ! Aussi sont-ils cultivés sur de la paille, du fumier ou du bois mort, substrats que l’on ensemence avec du mycellium cellules du champignon, rassemblées en filament. Au bout d’un certain nombre de jours “d’incubation”, le champignon fructifie et des récoltes sont effectuées, tout au long de l’année.

Si la couleur du chapeau des champignons de Paris blanche mais aussi rosée voire blonde dépend de la variété, la teinte des lamelles, qui brunit au fil du temps, doit être la plus claire possible. L’idéal étant que le chapeau soit si refermé que l’on ne puisse voir les lamelles du champ-ignon. Les champignons de Paris se conservent quelques jours mais le moins longtemps possible dans le bac à légumes du réfrigérateur. Il est alors conseillé de les placer dans un sac en papier ou, mieux, dans une boîte hermétique. Il suffit de couper le bout du pied des champignons et de les mettre dans une passoire avant de les passer rapidement sous le robinet. Nul besoin de les peler avant de les émincer en tranches plus ou moins épaisses.

CHAMPIGNON DE CULTURE – HISTOIRE

Les champignons font partie d’une des plus anciennes nourritures des hommes.

Champignon de couche: Agaricus bisporus, Agaricacées. Les hommes préhistoriques connaissaient et utilisaient les champignons .Ils font partie de l’héritage le plus ancien de la nourriture des hommes. consommaient des champignons sauvages; et voici plusieurs millénaires, les Chinois cultivaient déjà le “Shii-také, qu’on trouve maintenant sur nos marchés. Grecs et Romains, friands de champignons, savaient obtenir les “Pholiotes” en recouvrant de fumier et de cendre des souches de figuier. Cette même technique sera reprise à la Renaissance par les Toscans. C’est La Quintinie, le célèbre jardinier de Louis XIV, qui fera beaucoup progresser les techniques de culture. Mais, pratiquées en plein air, elles ne permettent ni les productions d’hiver à cause du froid, ni celle d’été à cause de la chaleur et des parasites. Il faudra attendre 1810 pour qu’un horticulteur ait l’idée de cultiver les champignons dans des carrières abandonnées du sud de Paris.

Aujourd’hui, des recherches sont en cours et devraient permettre, à terme, la production maîtrisée et régulière de nombreuses espèces. Champignon le plus cultivé et le plus consommé, il se retrouve dans de très nombreuses régions, notamment en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Ce champignon se cultive facilement. Il est connu sous le nom de champignon de couche ou de champignon de Paris, car on le cultive intensivement dans des carrières désaffectées de la région parisienne depuis bientôt 200 ans. La culture de ces champignons demande des conditions atmosphériques soigneusement contrôlées. Les producteurs de champignons étendent du mycélium sur du fumier naturel principalement du fumier de cheval fermenté et pasteurisé ou sur du fumier synthétique à base de foin, de paille, d’écorce, de gypse, de potasse et de rafles de maïs. Le mycélium est constitué de filaments très fins qui proviennent des spores unicellulaires minuscules, le corps reproducteur des champignons. Le champignon de couche a un chapeau charnu blanchâtre qui peut mesurer jusqu’à 10 cm de diamètre. Il surmonte un pied blanc de 2 à 5 cm. Une variété de champignon de couche moins souvent commercialisée est de couleur café; on le nomme d’ailleurs parfois «champignon café». Plusieurs personnes les écartent croyant qu’ils sont trop vieux, sans se douter que ces champignons ont un peu plus de saveur que les champignons blancs. Parmi les variétés de champignons cultivés communs, une des plus populaires aux États-Unis est le «portobello»; celui-ci a une taille imposante, et possède une saveur exceptionnelle et un parfum plus prononcé que les petits champignons de couche rappelant les champignons sauvages. Cette variété de champignon plus foncée est commercialisée à un stade plus avancé de maturité et est très ouverte. Les portobellos sont délicieux grillés et incorporés aux plats en sauce.

La culture de la pleurote
Nous verrons ici comment cultiver Pleurotus Ostreatus, variété de pleurote la plus connue et que l’on trouve aisément dans la nature, comme le montre la photo ci-dessus.

La culture de la pleurote est sans doute la plus facile à mettre en oeuvre dans toutes les cultures que je vous propose.

L’obtention du mycélium:
Pour la pleurote, vous pourrez vous procurez le mycélium chez des revendeurs spécialisés. Cela vous évitera donc la difficile et aléatoire culture de mycélium. Ce mycélium, ou blanc se trouve sous forme de pains conditionné en sachet plastique. Une fois que vous vous le serez procuré, vous pourrez les conserver au frigo.
Ce mycélium est obtenu en conditions aseptiques dans des installations très sophistiquées à partir de boutures. Celles-ci sont placées en milieux de culture où elles développent de nombreux filaments. Le peu de mycélium est alors inoculé dans des milieux de culture plus importants constitués essentiellement de grains souvent du blé. Après quelques semaines, l’on obtient du mycélium en grande quantité, près à la vente.

La préparation du substrat:
Le substrat de base est constitué de pailles de céréales blé ou orge, additionné ou non de rafle de maïs ou d’écorces de feuillus en proportions variables ex: 50% de paille et 50% d’écorces. La paille est souvent enrichie par du foin. Notez que vous pouvez tout-à-fait remplacer les écorces par des détritus de bois sciures, branchages broyés…. Il est recommandé de broyer l’ensembles paille + écorces + … afin de créer un milieu véritablement homogène. Il faut ensuite que vous gorgiez d’eau votre substrat, la meilleure technique étant de le placé dans une cuve plaine d’eau pendant 3 à 4 jours. Essorez le ensuite légèrement afin d’éliminer l’excès d’eau. Je vous conseille ensuite d’enrichir votre substrat en azote, en phosphore et d’ajouter un peu de plâtre agricole.

L’inoculation:
Vous devez répandre votre “blanc” voir plus haut dans le compost afin que le mycélium se développe rapidement. Pour une culture artisanale, le taux de lardage doit avoisiner les 5% de la masse du compost pour être assurer de bons résultats, même si 1 ou 2% pourraient suffirent. Veillez bien à le répandre équitablement.
Placez ensuite votre substrat dans de grands filets plastiques au moins de 20 à 30 Kg de substrats par filet. Choisissez une maille pas trop large afin que le substrat reste bloqué à l’intérieur, mais veillez aussi à ce que les trous soit suffisamment grands pour que les carpophores puissent normalement se développer sur les bords.

La croissance mycélienne:
Une fois inoculé, placez votre compost dans votre cave. L’idéal est une cave très humide, peu aérée, et avec une température comprise entre 10° et 15°. Il est cependant préférable d’avoisinner les 20° pendant les dix premier jours, ce qui permet d’accélerer l’incubation. Cela pourra être approché en arrosant votre substrat plusieurs fois par jours avec de l’eau tiède.
Quelle que soit la cave, arrosez quotidiennement vos cultures afin de maintenir un taux d’humidité très élevé, sans pour autant inonder le compost. Il ne vous reste ensuite qu’à attendre les premiers champignons comptez 1 à 2 mois.

La récolte: Les pleurotes, comme beaucoup d’autres champignons, poussent par volée. Celle-ci interviennent environ tous les 10 jours. Les 3 – 4 premières volées seront les plus intéressantes, mais vous pourrez encore récolter quelques pleurotes pendant parfois plus d’un an. Veillez à conserver pendant toute la fructification un taux d’humidité très élevé dans le compost. Vous récolterez les carpophores en laissant la base du pied, car trop ferme, et vous éviterez ainsi d’endommager le mycélium.
CHAMPIGNON DE CULTURE – VERTUS
Connaissances nutritionnelles: le champignon de couche peut être largement utilisé dans un régime hyposodé. Il donne parfum et saveur aux plats préparés sans adjonction de sel notamment les viandes, le riz, les pâtes, les pommes de terre, et permet d’agrémenter les menus tout en respectant les contraintes du régime. Savoureux légume de diversification, le champignon de couche s’intègre parfaitement dans une cuisine saine et légère. Sa grande discrétion énergétique 15 kcal 63 kJ – aux 100 g va de pair avec une remarquable richesse en minéraux, oligo-éléments et vitamines notamment en vitamines du groupe B et, plus original, en vitamines D et K. Ses fibres aident au bon fonctionnement de l’intestin. Mais il est d’autant mieux toléré qu’on adopte une préparation sans trop de matières grasses, qu’on ne prolonge pas excessivement sa cuisson, et qu’on prend soin de bien le mastiquer ! Le champignon de couche est riche en potassium et est une bonne source de riboflavine.

Champignon et régime sans sel :
Très pauvre en sodium 8 mg pour 100 g, Cru ou cuit: Le champignon de couche est le seul champignon qui peut être consommé cru sans aucun problème. Si on le cuit, il faut éviter de prolonger trop longtemps la cuisson, ce qui le rend coriace et indigeste, sans améliorer sa saveur ! Dans tous les cas, il faut veiller à bien le mastiquer, ce qui améliore sa digestibilité. Savoureux légume de diversification, le champignon de couche s’intègre parfaitement dans une cuisine saine et légère. Sa grande discrétion énergétique 15 kcal – 63 kJ – aux 100 g va de pair avec une remarquable richesse en minéraux, oligo-éléments et vitamines notamment en vitamines du groupe B et, plus original, en vitamines D et K. Ses fibres aident au bon fonctionnement de l’intestin. Mais il est d’autant mieux toléré qu’on adopte une préparation sans trop de matières grasses, qu’on ne prolonge pas excessivement sa cuisson, et qu’on prend soin de bien le mastiquer !
Champignon et régime sans sel : Très pauvre en sodium (8 mg pour 100 g), le champignon de couche peut être largement utilisé dans un régime hyposodé. Il donne parfum et saveur aux plats préparés sans adjonction de sel notamment les viandes, le riz, les pâtes, les pommes de terre, et permet d’agrémenter les menus tout en respectant les contraintes du régime.

CHAMPIGNON DE CULTURE – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Barquettes de pommes de terre aux pieds bleus

Préparation : 20 min.
Cuisson : 50 min
Pour 4 personnes : 4 grosses pommes de terre à chair ferme, 500 g de pieds bleus, 4 brins de persil, 20 cl de crème fraîche, 1 cuil. à soupe d’huile, 10 g de beurre, sel, poivre.

Lavez bien les pommes de terre qui ne seront pas épluchées. Faites-les cuire 30 à 40 min. dans une casserole d’eau salée. Préchauffez le four à 210° C th 7. Lavez les pieds bleus sans les faire tremper. Coupez-les en morceaux chapeaux et pieds. Chauffez l’huile et le beurre dans une poêle. Mettez les champignons dedans. Salez-les. Cuisez-les vivement, 5 min, à couvert, pour qu’ils rendent leur eau de végétation. Découvrez pour faire évaporer le liquide. Laissez dorer les champignons sur feu plus doux pendant 5 min. Retirez-les du feu. Ajoutez le persil haché. Partagez chaque pomme de terre encore chaude, dans la longueur, sans les peler. Evidez-les un peu à l’aide d’une petite cuillère. Rangez-les dans un plat à gratin. Répartissez les pieds bleus dans les demi pommes de terre, ajoutez 1 cuil. à café de crème. Mettez au four 10 min. Servez avec le reste de crème en accompagnement.
Cette recette peut être réalisée avec des pleurotes ou des girolles. Réservez la pulpe de pomme de terre non utilisée pour en faire des croquettes en ajoutant un oeuf battu et du fromage râpé.

CHAMPIGNON DE CULTURE – ASTUCES ET RESTES

Avril : le champignon .

Le champignon accompagnant toutes saisons:L’hiver chaud en sauce, l’été crus en salade
Découverts sous Louis XIV et “démocratisés” sous Napoléon 1er, ils étaient cultivés dans des carrières abandonnées de paris.

Ces carrières ou caves réunissaient trois facteurs :
– une grande humidité constante
– une température stable
– une bonne aération
Souvent, on appelle les champignons “la viandes végétales” : ils sont riches en eau, en fibres, en minéraux mais aussi en vitamines.
De plus, ils sont pauvres en calories, soit 25 Kcal pour 100 g.

En sauces, cuits ou crus, ils sont faciles à préparer…
Préparation fraiches :
Enlever le pied sableux, laver rapidement plusieurs fois dans l’eau vinaigrée ou citronnée, pour qu’ils ne noircissent pas.

Voici une préparation très simple de salade de champignons

Ingrédients
– champignons de Paris : 500g
– Huile d’olive : 50 cl
persil, sel et poivre
Pour 4-5 personnes

Progression et préparation
Nettoyer les champignons, les secher
Les couper en fines lamelles
Assaisonner d’huile d’olive, de citron, de persil, de sel et de poivre.
Servir avec du pain croustillant.

Crème de shii-takés au pain grillé
Préparation : 20 min.
Cuisson : 15 min.
Pour 4 personnes : 450 g de shii-takés, 1 tranche de pain de campagne (50g), 6 brins de ciboulette, 1 cube de bouillon de volaille, 20 cl de crème fraîche, 20 g de beurre, 1 pincée de safran, 2 cuil. à soupe d’huile, sel fin, gros sel, poivre.

Lavez les champignons, essuyez-les, coupez les plus gros en morceaux (mais laissez les plus petits entiers). Grillez le pain de campagne. Chauffez l’huile dans une sauteuse. Mettez les champignons dedans. Eparpillez 2 cuil. à café de gros sel. Couvrez, laissez suer 10 min. puis faites évaporer l’eau rendue sur feu plus vif. Enlevez 8 petits chapeaux de shii-také de la sauteuse, mettez-les de coté. Versez sur les champignons restés dans la poêle, 75 cl d’eau aromatisée avec le bouillon de volaille effrité et le safran. Laissez cuire 2 min. Ajoutez le pain grillé coupé en morceaux. Mixez le tout jusqu’à avoir une consistance lisse et mousseuse. Ajoutez la crème fraîche. Réchauffez sur feu doux. Salez et poivrez. Versez dans les bols. Ajoutez les champignons réservés. Parsemez de ciboulette et servez.
Cette soupe gagne en finesse si on peut la préparer avec une crème fraîche fermière, douce, sans trop de ferments lactiques. A défaut de safran, on peut utiliser du curry.

Pâtes Alimentaires

Pâtes Alimentaires

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PATES ALIMENTAIRES – CUISINE TRADITIONNELLE

Les pâtes doivent être saisies en étant versées en pluie dans le cas des petites pâtes, ou poussées graduellement à mesure qu’elles ramollissent dans le cas des longues pâtes, dans une eau en pleine ébullition.

Le fait de saisir les pâtes dans une eau à pleins bouillons permet d’obtenir une cuisson al dente à l’italienne, pâtes encore fermes sous la dent sans laisser d’impression de cru.

L’eau de cuisson doit être salée à raison de 15 ml de sel pour 500 grammes de pâtes fraîches ou sèches. On peut également ajouter un peu d’huile à l’eau de cuisson pour éviter que les pâtes ne s’agglutinent.

Les remuer délicatement à mesure qu’elles amollissent. Elles doivent pouvoir circuler librement dans le récipient pour cuire uniformément et ne pas coller entre elles.

On doit utiliser un récipient de grande dimension afin de pouvoir cuire les pâtes à gros bouillons car les pâtes gonflent, les pâtes séchées de bonne qualité quadruplent de volume.

Il est toujours préférable d’avoir trop d’eau que pas assez. Mettre une grande quantité d’eau, soit 3 litres d’eau pour 500 grammes de pâtes, et 1 litre de plus par ajout de 250 grammes de pâtes fraîches ou sèches.

Le temps de cuisson est une question de goût mais aussi de quantité de pâtes, de leur dimension et de la dureté de l’eau.

Selon certains professionnels, l’ajout d’un peu d’huile à l’eau de cuisson préviendrait le débordement de l’eau, qui renverse facilement à mesure que l’amidon se dégage des pâtes, s’il se forme une grande quantité d’écume, c’est que les pâtes sont de piètre qualité.

Pour atteindre la cuisson al dente, il est préférable de goûter les pâtes durant la cuisson afin de l’arrêter au bon moment. Le temps de cuisson varie aussi notamment selon la teneur en humidité des pâtes:

-les pâtes à base de farine de blé dur prennent plus de temps à cuire que les pâtes à base de farine de blé mou;

-les pâtes fraîches cuisent plus rapidement que les pâtes déshydratées;

-les pâtes qui subiront une deuxième cuisson ou qui seront congelées doivent cuire moins longtemps;

-égoutter les pâtes dès que la cuisson est terminée car si elles demeurent dans l’eau de cuisson elles continueront à cuire et deviendront très molles;

-une fois cuites, les pâtes ne doivent être rincées à l’eau froide que si elles sont riches en amidon, blé mou, par exemple, pour les empêcher de coller ou si on veut les refroidir immédiatement, pour en faire une salade ou en arrêter la cuisson pour la confection de plats cuisinés nécessitant une nouvelle cuisson.

Certaines pâtes peuvent être utilisées sans précuisson pour des plats cuisant au four, lasagne, manicotti, cannelloni, etc, il s’agit alors d’augmenter la quantité de liquide ou de sauce que les pâtes absorberont en cuisant.

PATES ALIMENTAIRES – HISTOIRE

Produits faits essentiellement de céréales moulues et d’eau.

L’origine des pâtes alimentaires est revendiquée par plusieurs pays, dont la Chine, le Japon, la France et l’Italie.

Certaines sources affirment qu’elles furent introduites en Italie à la fin du XIIIe siècle par Marco Polo à la suite de son périple en Chine.

Lors de ce séjour en Chine, les nouilles de sarrasin, de riz, de froment ou de soya existaient depuis longtemps.

Sans connaître l’origine exacte des pâtes alimentaires, on sait que la première fabrication industrielle de pâtes aurait eu lieu à Naples au début du XVe siècle.

Mais les pâtes ne connurent du succès qu’à partir du XIXe siècle, car on découvrit alors un procédé permettant de les assécher et donc de mieux les conserver.

Les pâtes farcies seraient l’invention d’une paysanne italienne, si l’on en croit certains historiens italiens du XVIe siècle.

En Occident, les pâtes alimentaires de bonne qualité sont préparées avec une variété de blé dur, le blé durum, qui a une haute teneur en protéines et qui est donc riche en gluten et pauvre en amidon.

Le grain de blé durum est moulu en fines particules en semoule ou en farine.

Le blé durum demeure granuleux même moulu, ce qui donne une pâte qui résiste mieux à la cuisson, et qui reste plus ferme et peu collante.

Les pâtes peuvent aussi être fabriquées à partir de farine de blé mou, d’un mélange de blé dur et de blé mou, de farine de sarrasin, de farine de riz ou de farine de maïs, rare.

On peut aussi leur ajouter divers autres ingrédients dont une petite quantité de farine de soya ou de haricots mungo, des légumes, épinards, tomates, betteraves, carottes, du gluten, du lactosérum, des oeufs, des arômes, des fines herbes, des épices et des colorants.

Certaines pâtes peuvent être colorées par addition d’un colorant et non d’une purée de légumes.

Les pâtes dites aux oeufs sont fabriquées à partir de farine de blé mou.

En Asie, le riz, le blé mou et le sarrasin sont plus fréquemment utilisés.

Dans certains pays, dont le Canada, on enrichit les pâtes de vitamines du complexe B thiamine, riboflavine et niacine et parfois de fer.

On retrouve également des pâtes enrichies de protéines. On incorpore des oeufs et du lactosérum au mélange de semoule et d’eau, ce qui améliore le contenu en protéines naturelles des pâtes.

De même, on trouve des pâtes enrichies de fibres.

Le supplément de fibres a été ajouté sous forme de cosses de pois moulues.

La fabrication industrielle des pâtes alimentaires a lieu dans de grandes usines automatisées.

La semoule est mélangée à de l’eau puis est pétrie pour former une pâte. Cette pâte est ensuite roulée en minces feuilles ou extrudée sous pression pour créer différentes formes.

Les feuilles de pâtes seront coupées selon la forme désirée.

Les pâtes ainsi formées sont ensuite prêtes pour la mise en vente, pâtes fraîches ou pour le séchage.

Le séchage s’effectue par un courant d’air chaud et humide qui abaisse graduellement la teneur en eau jusqu’à environ 12%.

La déshydratation est une opération délicate, car si elle est effectuée trop lentement, les pâtes peuvent moisir et si elle est trop rapide, les pâtes peuvent se fissurer ou devenir cassantes.

Le choix d’une forme de pâtes est bien sûr une question de goût, mais dépend également de l’usage projeté.

Ainsi les pâtes fines sont surtout utilisées pour les soupes et les potages.

Les pâtes courbées, tordues ou en forme de tubes sont parfaites pour les sauces qu’elles emprisonnent.

Les pâtes rayées sont idéales pour les sauces à base de viande tandis que les pâtes lisses le sont pour les sauces à la crème ou au fromage.

PATES ALIMENTAIRES – SAVOIR ACHETER

Achat

Choisir des pâtes intactes, à l’aspect lisse et régulier, de couleur uniforme, soit ivoire tirant sur le jaune.

Les pâtes fraîches devraient dégager une bonne odeur.

Conservation

Les pâtes fraîches et les pâtes cuites se conservent au réfrigérateur, fraîches, 1 ou 2 jours, cuites, de 3 à 5 jours ou se congèlent.

Bien les couvrir afin qu’elles n’absorbent pas les odeurs environnantes.

Les pâtes fraîches aux oeufs et les pâtes farcies se conservent 1 journée au réfrigérateur ou 2 mois au congélateur.

Les pâtes sèches du commerce se conservent indéfiniment dans un endroit sec, à l’abri de l’air, des insectes et des rongeurs.

Utilisation

Les pâtes alimentaires sont économiques, faciles à préparer et très polyvalentes.

On peut les apprêter de multiples façons, simplement ou de manière plus élaborée comme dans une lasagne ou des cannelloni.

Elles sont aussi bonnes chaudes que froides. On les emploie dans les entrées, les potages, les salades composées, les plats principaux et même les desserts.

On s’en sert pour accompagner viande, volaille et fruits de mer.

En Asie, on aime bien les rôtir comme les rouleaux du printemps ou les won-tons.

Le choix des ingrédients qui peuvent être incorporés aux pâtes est immense étant donné leur goût neutre.

Généralement les apprêts sont à base de tomate additionnée de viande hachée, de fruits de mer, de fromage, de volaille, de légumes ou de jambon.

Les pâtes peuvent être farcies entre autres de viande hachée, d’épinards, de fromages, de fines herbes ou de champignons.

Si l’on désire diminuer l’ingestion de calories,

-on peut remplacer les sauces riches et grasses à base de crème par des sauces à base de légumes ou de fines herbes.

-remplacer la crème par du lait écrémé.

-se servir le plus souvent de fromages maigres, cottage, ricotta et diminuer autant que possible l’utilisation des fromages gras pour gratiner.

-diminuer la quantité de viande incorporée dans les sauces et choisir de préférence de la volaille.

-remplacer le beurre par de l’huile d’olive pour diminuer la consommation d’acides gras saturés voir Huile.

PATES ALIMENTAIRES – VERTUS

Nutrition
Les pâtes alimentaires ont la réputation d’être énergétiques mais très caloriques.

Cependant, ce ne sont pas les pâtes elles-mêmes qui sont une source importante de calories, sauf cependant si on en mange des portions démesurées, comme n’importe quel aliment, mais plutôt ce qu’on leur ajoute, notamment beurre, crème et fromage.

La valeur nutritive varie quelque peu en fonction des ingrédients qui composent les pâtes, céréales entières, oeufs, poudre de lait, légumes et du degré de cuisson.

Des pâtes très cuites contiennent légèrement moins de vitamines du complexe B que des pâtes fermes, car vu qu’il s’agit de vitamines hydrosolubles, une plus grande quantité d’éléments nutritifs passe donc dans l’eau de cuisson.

Les pâtes sont de bonnes sources d’énergie et de protéines, et elles sont peu grasses.

Les glucides, présents en quantité importante, sont surtout sous forme de glucides complexes faciles à digérer, même s’ils sont absorbés plus lentement par l’organisme.

Leur action s’étend sur une période relativement longue et ils produisent une sensation de satiété.

Ces particularités expliquent pourquoi les pâtes alimentaires sont recommandées aux personnes qui ont besoin d’énergie à long terme comme les sportifs de compétition d’endurance.

Le spaghetti de blé entier cuit contient du magnésium, du zinc, de la thiamine, de la niacine, du phosphore, du cuivre, du fer et de l’acide pantothénique.

Les nouilles aux oeufs cuites contiennent du magnésium, du zinc, du phosphore, de la niacine et de la vitamine B12.

Pain

pain

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PAIN – HISTOIRE

Aliment fait essentiellement de farine, d’eau et de sel, pétri, fermenté, façonné ou moulé, et cuit au four. Au Moyen-Orient et en Europe, l’importance du pain fut considérable, tant comme aliment que comme symbole. Dans le christianisme, le pain représente le corps du Christ. Un grand nombre d’expressions soulignent l’importance accordée au pain: «avoir du pain sur la planche», «manger son pain blanc le premier», «ôter à quelqu’un le pain de la bouche», «se vendre comme des petits pains». La légende veut que la découverte du pain levé fut le fruit du hasard dû à un boulanger égyptien. Il aurait laissé plusieurs heures à l’air ambiant une bouillie de céréales et ce mélange, contaminé par une levure sauvage ou par des bactéries, aurait fermenté et levé sous la multiplication des micro-organismes dans la farine.

Le pain peut contenir un ferment qui le fait gonfler (levain ou levure), ou il peut en être dépourvu, c’est alors un pain non levé (le «pita» au Moyen-Orient ou le «chapati» en Inde, etc.). Le premier type d’agent levant utilisé par les Égyptiens fut donc le levain (ou pâte surie), une pâte fermentée de la veille par une levure sauvage et les bactéries présentes dans l’air. Plus tard, on a cultivé des levures afin d’obtenir des produits plus uniformes. Les Égyptiens devinrent ainsi les premiers boulangers professionnels; ils auraient également inventé le four à pain comportant un compartiment pour la combustion et un pour la cuisson. Les anciens Hébreux auraient appris des Égyptiens à fabriquer du pain levé et ce, au XIIIe siècle avant notre ère. Lors de l’exode, les Juifs n’auraient pas apporté de levain et auraient créé le pain azyme, pain non levé. Plus tard, les Romains adoptèrent les pratiques boulangères des Égyptiens et les répandirent à travers leur empire. Il semble qu’ils furent les premiers à utiliser un moyen mécanique pour mélanger la pâte. On dit également qu’au IIIe siècle avant notre ère, les Grecs étaient passés maîtres en boulangerie: on dénombrait à cette époque plus de 70 sortes de pain; ils furent probablement les meilleurs boulangers de l’Antiquité. De cette époque, on retient l’usage de la levure de bière qui donne un pain léger et bien gonflé. Le pain consommé par les nobles était fait de farine tamisée selon un long processus; le peuple se contentait du pain de grains entiers car il était plus facile à préparer. Ce n’est qu’à partir du Moyen Âge que les pains devinrent extrêmement variés. La corporation des boulangers disparue depuis l’Empire romain refit surface; des lois interdirent alors la mouture du grain par toute autre personne que les meuniers. Afin de pouvoir tenir fournil et commerce, le boulanger devait passer un brevet de maîtrise.

L’utilisation d’une forme brute de bicarbonate de sodium remonte à la fin du XVIIIe siècle aux États-Unis; il devint alors possible d’abréger le temps de préparation du pain, car cette nouvelle poudre agit plus rapidement que la levure: elle agit à la chaleur de la cuisson. Donc, à partir de 1850, cette levure chimique était utilisée par les boulangers à travers le monde. Puis l’amélioration du rendement des moulins augmenta l’approvisionnement en farine blanche des boulangeries. Aujourd’hui l’industrie de la boulangerie est très mécanisée pour une production à grande échelle de pain.

La consommation de pain a diminué en Occident au XXe siècle, vu sa mauvaise réputation de causer de l’embonpoint. Depuis quelques années, on suggère de consommer cet aliment, dont le rendement nutritionnel est élevé et le contenu en calories modéré, en sélectionnant plus judicieusement les aliments qui l’accompagnent.

La fermentation spontanée de la pâte (lorsque de la farine et de l’eau séjournent à la température de la pièce) est un processus long et imprévisible. Aussi apprit-on très tôt à se servir de levain, une portion de pâte fermentée non cuite prélevée d’une préparation précédente. Le levain est constitué de levures et de bactéries. Pour préparer le levain, on dissout 7 g de levure sèche dans 600 ml d’eau tiède avec 1 c. à soupe de sucre. On ajoute ensuite 500 ml d’eau chaude et environ 250 g de farine blanche. On obtient alors une pâte que l’on couvre d’un linge et qu’on laisse fermenter 3 à 5 jours à l’abri des courants d’air. Le levain est acide, ce qui empêche le développement de bactéries pathogènes. Dans la langue populaire, on nomme le levain «pâte aigrie». Le levain s’altère s’il n’est pas utilisé en moins d’une semaine, et il est nécessaire de lui ajouter farine et eau tiède si on veut le conserver plus longtemps. Dans une recette, 125 ml de levain remplace 7 g de levure sèche. Le levain est moins utilisé depuis un siècle, car il doit être réactivé par l’ajout d’eau et de farine avant d’être panifié et cette opération minutieuse est plutôt longue. Il a été remplacé par la levure de boulanger (nommée levure de bière), plus facile à utiliser et agissant plus rapidement et plus uniformément. La levure est constituée de champignons microscopiques (Saccharomyces cerevisiae); comme le levain, c’est une culture vivante. On la produit industriellement en ensemençant des moûts de céréales ou une solution de mélasse, d’acide phosphorique et d’ammoniaque. Lorsque les champignons ont cessé de croître, ils sont centrifugés, lavés, puis compressés ou déshydratés. La levure se nourrit de sucre (sucre ajouté à la pâte ou l’amidon de la farine); elle convertit ce sucre en gaz carbonique et en alcool, des substances qui demeurent emprisonnées dans le gluten, matière de nature protidique qui devient visqueuse et élastique au contact d’un liquide et qui a la propriété de retenir le gaz produit par la fermentation de la pâte, ce qui la fait lever. À la cuisson, l’alcool s’évapore, et les bulles de gaz emprisonnées dans la pâte forment des alvéoles; le gaz des bulles sera délogé des alvéoles par l’air ambiant lorsque le pain refroidira. Le levain transforme aussi l’amidon, mais parce qu’il contient des bactéries lactiques en plus grand nombre, la formation d’alcool est réduite.

Le pain au levain lève moins que le pain à la levure, sa mie est faite d’alvéoles irrégulières et plus petites, son goût est légèrement aigrelet et plus savoureux, et il est plus digestible et se conserve mieux.

PAIN – VERTUS

La première des vertus du pain est celle d’être le symbole du travail. Ne disait on pas autrefois, va gagner ton pain. Cette façon de parler a presque disparu aujourd’hui, mais le sens même de gagner son pain est automatiquement associé au travail. Par ce biais beaucoup de religions en ont fait un symbole de première importance. Il y a de nombreux pains dans le mode et bien souvent de pauvres gens n’ont même pas le moindre morceau de pain pour se nourrir. Le pain est donc un des principaux symboles de la vie.

Depuis des siècles, le pain français nous est envié par toute la planète. Il est cité en exemple par les étrangers qui, un jour, ont eu le bonheur de le goûter. La baguette de tradition a donné à la boulangerie hexagonale ses lettres de noblesse. Pour être bonne, la baguette se doit d’être belle. Selon une définition en usage, pour qu’une baguette soit agréable à consommer et facilement supportée, elle doit être convenablement développée, bien cuite, de bel aspect et de bon goût. Elle est appétissante et se reconnaît entre mille. Comme le dit si bien Jacques Puisais, le créateur de l’Institut français du Goût, aussi surprenant que cela puisse paraître au profane, nos cinq sens seront mis à contribution pour la distinguer. Le goût et l’odorat, bien sûr mais également la vue, le toucher et l’ouïe seront stimulés par une vraie baguette française de tradition.

La baguette en main doit nous donner une impression de légèreté due à l’action des ferments qui font gonfler l’a pâte. Cettè notion est liée à la densité du pain. Plus la mie sera aérée, plus faible sera le poids de la baguette. Néanmoins, une baguette traditionnelle sera toujours plus lourde qu’une baguette industrielle. Puisque nous en sommes au toucher, intéressons-nous à la mie. Pour pouvoir la juger, découpons un morceau de cette baguette et vérifions que la mie adhère bien à la croûte, qu’elles sont solidaires. Regardons les alvéoles qui la forment. Ces petits compartiments aux parois fines et nacrées doivent être irrégulièrement répartis et de taille variable. On parlera d’une mie sauvagement alvéolée pour traduire cette impression de foisonnement que donne une baguette traditionnelle par opposition à une mie aux alvéoles trop fines et trop régulières. Une mie à l’alvéolage trop fin sera souvent qualifiée de mousseuse en raison d’un travail inadéquat. Élastique, la mie reprendra sa forme initiale après avoir subi une légère pression du doigt. La couleur de la mie est révélatrice de la manière dont la baguette est confectionnée. Blanche, elle aura été maltraitée au cours du pétrissage alors qu’une teinte blanc crème uniforme témoignera du soin apporté par le boulanger.

Lorsque nous avons coupé notre baguette, nos narines ont senti le bon parfum de froment s’exhaler de cette mie que ne trahissait aucune odeur indésirable, de levure par exemple. Des études très poussées ont permis de révéler que le bouquet de la baguette fait intervenir 150 composés différents qui, tous à des degrés divers, participent à la formation de son arôme. La complexité de cet arôme est due pour une grande part à la succession de transformations que subit le blé avant de se métamorphoser en baguette. Parmi les quelques cinquante fragrances identifiées, on peut noter la présence d’odeurs florales, en particulier de rose et de violette qui voisinent avec un parfum de noisette, de verdure, de grillé et de champignon. On a même isolé un parfum se rapprochant de celui des pommes de terre frites qui font beaucoup, elles aussi, pour le renom de notre pays auprès des étrangers. La croûte quant à elle exhale d’agréables odeurs de grillé et de caramel.

Après avoir scruté la baguette sous toutes ses coutures et mis quatre de nos sens en émoi, il est temps de la croquer à belles dents pour faire intervenir le goût. Une baguette de tradition n’est ni fade ni trop salée. Le goût caramélisé de sa croûte s’allie à la douce saveur de sa mie, mariage de la noisette et du froment. Nulle trace d’acidité qui, en revanche, caractérise les pains au levain. Cette acidité accroît notablement les sécrétions salivaires, amalgamant la mie et gênant la déglutition. Au contraire, avec une baguette de tradition, la mâche est agréable et la mie facile à avaler car elle ne colle pas en bouche.

PAIN – SAVOIR ACHETER

Avant de choisir son pain, il faut choisir le boulanger. Savoir si son fournil est bien équipé, si il fait le choix de farines industrielles ou de farines artisanales. Et savoir si c’est un adepte des levains traditionnels ou des produits préfabriqués. Vous saurez tout cela vous pourrez alors seulement goûter et vous choisirez llz pain qui vous convient le mieux. Mais ne vous laissez surtout pas attiré par les pains poudres aux yeux que sont les banettes ou les Poilanes. Choisissez plutôt un petit artisan qui saura vous faire du bon pain.

Achat : Quel pain acheter ? Il n’est pas facile de répondre à cette question qui varie selon le point de vue considéré, soit la saveur, l’utilisation ou la valeur nutritive. Un «bon» pain aura une croûte ferme, dorée, et plutôt épaisse, et une mie moelleuse.

Conservation : Le pain se conserve à l’abri de l’air. Le pain traditionnel non tranché se conserve quelques jours au frais; s’il est entamé, poser la face coupée à plat contre du bois ou du marbre. Le pain en tranches peut se conserver dans un sac de plastique, rarement plus de 5 à 7 jours à la température de la pièce. Le pain se congèle facilement et se conserve alors environ 2 mois.

PAIN – CUISINE TRADITIONNELLE

Confectionner une baguette de qualité qui réjouisse à la fois l’oeil et le palais demande un indéniable savoir-faire et fait de la boulangerie un art plus proche de la magie que de la chimie. La baguette de tradition est un aliment qui nécessite uniquement des produits naturels et sains: de la farine de froment, de l’eau, du sel et de la levure. La France est, pour notre plus grand bonheur, le pays où de nombreuses substances autorisées ailleurs, sont totalement prohibées par une réglementation destinée à protéger la santé du consommateur. Une fois les matières premières soigneusement sélectionnées par le boulanger, la baguette ne prendra vie que grâce aux gestes précis de l’artisan qui respectera la recette dont la simplicité peut sembler confondante. Mais il ne faut pas s’y tromper: pour l’amateur, la réussite d’une baguette à la maison relève du coup de chance. Il faut toute l’expérience du professionnel chevronné pour offrir, jour après jour, de belles baguettes goûteuses et croustillantes à une clientèle ravie.

Le diagramme de fabrication du pain se décompose en six étapes :

1- Le pétrissage
2- La première fermentation
3- La division et le façonnage
4- La deuxième fermentation
5- L’enfournement et la cuisson
6- Le défournement et le ressuage

Rhum

bouteilles de Rhum

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RHUM – HISTOIRE

Le rhum est une des conséquences de la conquête de l’Amérique, où, dès le XVIe siècle, les Européens plantèrent la canne à sucre originaire d’Asie.

Dans leurs empires coloniaux, les Portugais et les Espagnols, puis les Français et les Anglais, qui savaient déjà l’art de produire l’eau de vie, tirèrent très tôt du jus de canne une boisson fortement alcoolisée.

Les progrès de la distillation en permirent la production sur une grande échelle.

D’abord réservé à l’usage des noirs, des boucaniers et de tous les écumeurs des mers du Nouveau Monde, le rhum fut aussi utilisé sur les côtes d’Afrique comme monnaie d’échange dans la traite des esclaves.

En tant que boisson, il ne se répandit en Europe et en Amérique du Nord qu’au cours du XVIIIe siècle.

Jusqu’à nos jours, sa production et sa consommation demeurèrent liées aux bouleversements coloniaux et aux convulsions des métropoles, dont la principale fut la Prohibition dans les Etats Unis des années vingt.

Dans l’évolution de cette boisson devenue quasi mythique, se reflète une bonne part de l’histoire mouvementée des deux rives de l’Atlantique.

La canne à sucre est introduite en Amérique par Christophe Colomb, lors de son deuxième voyage (1493).

Importées des Canaries, des tiges sont plantées sur l’île d’Hispaniola (Santo Domingo), et la première cargaison de sucre partira vers l’Espagne en 1516. Maîtres des Grandes Antilles, les Espagnols ne s’étaient guère intéressés aux Petites Antilles qu’ils avaient pourtant découvertes.

Ainsi, la Guadeloupe où le Vice-amiral des Indes posera le premier pied lors du fameux deuxième voyage fut occupée par les Français en 1635 (Expédition Liévart de l’Olive).

D’après les écrits du Père Labat (fin du XVIIe siècle) la canne existait bien avant l’arrivée des premiers colons français, issue probablement des premiers plans d’Hispaniola.

Forts de leur savoir-faire en matière d’eau-de-vie, les Français dressèrent des plantations entièrement consacrées à l’exploitation cannière.

La révolution du sucre pouvait alors commencer.

C’est vers 1640 que l’histoire du rhum débute.

Les premières eaux-de-vie de canne apparaissent sur l’île de La Barbade, alors possession anglaise.

Dans les colonies françaises, il faut attendre l’Histoire générale des Antilles, père Du Tertre, 1667, pour avoir la première description de la fabrication de l’alcool de canne.

Un autre ecclésiastique, le père Labat perfectionnera le processus de distillation avec ses alambics.

Ainsi, l’amélioration de la qualité, grâce aux progrès techniques et le partage du marché mondial du sucre entre les deux puissances coloniales, France et Angleterre, profitera largement aux producteurs de rhum guadeloupéens.

Avec les premières arrivées de sucre, la Couronne de France comprend combien cette denrée est exceptionnelle et les commandes, via la Compagnie des Indes Occidentales, se développent de manière à concurrencer les productions anglaises.

La France récupère finalement dans son domaine colonial l’île en 1674, afin qu’elle soit totalement dévolue au commerce du sucre et, bien évidemment, du rhum.

Devenue littéralement L’île à sucre , la Guadeloupe possède 334 moulins en 1775 et exporte du rhum, en particulier lors de l’occupation britannique entre 1759 et 1763.

L’île vend surtout de la mélasse aux colonies anglaises d’Amérique du nord (21 000 hl en 1770), très peu en France (moins de 3 000 hl), et sa production de rhum est consommée sur place à 93% (21 120 hl la même année).

La Révolution française se traduit dans l’île par l’insurrection des esclaves et la terreur noire.

La plupart des planteurs blancs disparaissent.

L’ordre est rétabli par Bonaparte, puis par les Anglais jusqu’en 1814.

La production de rhum se maintient tant bien que mal parmi tous ces bouleversement de l’Histoire…

Elle connaît alors une évolution en deux temps dans les Antilles françaises : la progression, lente au début du XIXème, s’accélère à partir de 1854.

A la fin du siècle, le rhum des colonies connaîtra son âge d’or, avec une Martinique devenue premier producteur du monde.

Ces progrès suivent la consommation européenne. Les exportations guadeloupéennes, stimulées par la création de distilleries supplémentaires, se montent en 1892 à 36 000 hl, chiffre qui équivaut à la consommation intérieure.

La catastrophe de la Montagne Pelée à Saint-Pierre (1902) handicapera considérablement l’industrie rhumière martiniquaise, et bénéficiera à la production guadeloupéenne qui exportera 58 280 hl en 1903.

Mais le chiffre record (195 800 hl en 1919) sera atteint lorsque les armées réclameront un peu de vie dans l’eau des poilus de la Grande Guerre.

L’Histoire le démontre : sans sucre, pas de rhum.

La demande mondiale du premier a formidablement servi le second.

Ainsi, pour la Guadeloupe, produire de la mélasse et l’exporter c’était aussi promouvoir son propre rhum agricole, forcément meilleur…

L’aventure du rhum est complexe. Elle traverse des périodes troublées mais le produit restera toujours un alcool porteur de rêves, riche en arôme et au caractère fier.

Ce tafia quasi imbuvable qu’ingurgitaient les matelots avant l’abordage, cette eau-de-vie que les planteurs donnaient à leurs malheureux esclaves, est le digne héritier du breuvage salutaire qui réconforta les soldats des tranchées.

L’alcool dépasse alors le registre alimentaire pour atteindre une vraie dimension humaine, résultat probablement jamais obtenu par l’un de ces nombreux concurrents…

Un texte du milieu du 17ème siècle parle de cette eau-de-vie sous le nom de tue-diable et rumbullion tue diable décrivant la force dégagée par cet alcool.

A la fin de ce siècle, la désignation tue-diable semble disparaître et le mot rum , traduction anglaise de rhum abréviation de rumbullion est utilisé communément.

A ses débuts, le rhum était la boisson des esclaves et des marins.

En 1655, l’Amiral Penn, membre éminent de la Royal Navy, institua la distribution quotidienne de rations de rhums aux marins.

Mais c’est en 1731 que l’Amiral Vernon la remplaça par un mélange constitué de deux volumes d’eau pour un volume de rhum. Le plus souvent, un trait de jus de citron y était ajouté pour lutter contre le scorbut.

Ce mélange était appelé grog du surnom de l’amiral: Old Grog.

Aux Antilles, les Anglais avait également pris l’habitude de marier le rhum à plusieurs autres ingrédients : thé, sucre, citron, cannelle… Ils donnèrent à ce cocktail le nom punch.

Un autre amiral anglais, Nelson, apprécie le rhum.

Le 21 octobre 1805, il défait la flotte franco-espagnole, mais y perd aussi sa vie.

Conformément à son testament, son corps sera ramené en Angleterre, plongé dans un tonneau de rhum.

Durant le voyage mortuaire, le précieux breuvage attira la convoitise des gardiens de la relique, qui y allèrent de leurs godets.

D’où les expressions taper l’amiral et encore boire le sang de l’amiral…

Rira bien qui rira le dernier…:

Les plus gros buveurs de rhum étaient le plus souvent les boucaniers et autres aventuriers.

A cette époque, l’un des problèmes les plus graves auxquels la Marine anglaise devait faire face était la désertion :

les pirates avaient pour habitude de recruter leurs équipages en saoulant les marins dans les ports; saouls ils n’étaient pas en état de répondre à l’appel.

Les bateaux anglais partaient en abandonnant ces quelques marins qui n’avaient plus d’autres solutions que de devenir pirates à leur tour !

Mais les pirates étaient parfois pris à leur propre piège comme en témoigne la mésaventure survenue à John Rackam dit Rackam le Rouge et à son équipage.

Après avoir vidé toute la cargaison de rhum prise à un bateau qu’ils avaient abordé, les redoutables pirates, trop saouls pour résister, furent capturés par la Marine Royale anglaise.

Cette aventure se termina par leur pendaison en 1720.

Domaine du Terrier

Domaine du Terrier

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DOMAINE DU TERRIER – HISTOIRE

Une réputation Royale

Pierre-Yves Bégouin n’est pas un éleveur de Cognac comme les autres. Il se différencie de ses collègues par une personnalité hors du commun. C’est un homme du terroir, de son terroir, le même qui l’a vu naître, qui l’a vu grandir. C’est au pied de ses vignes qu’il a fait ses premières chutes, ses premières courses. Il ne l’a pas oublié. C’est un véritable amour qu’il porte à ses hectares de vignes qu’il soigne comme le ferait une mère pour son enfant. Cet amour, elle le ressent et lui rend un cognac élevé comme le faisait son père au rang des meilleurs. La réputation de la maison avait grandi, elle avait dépassé les limites du département de la Charente, puis de la France pour aller jusqu’aux aux oreilles de Sa Majesté la Reine mère à Londres.

Aussi, au cours d’un de ses voyages qu’elle affectionnait, elle rendit visite au père de notre ami qui l’a reçue, avec tous les honneurs dus à son rang. Elle visita ses chais, sa maison et c’est avec fierté mais discrétion qu’il rappelle le grand moment ou Monsieur Bégouin Père remis à Sa Majesté la Reine Mère 6 bouteilles de son année de naissance. Il en faut parfois moins pour lancer une maison, on peut dire que, vu la qualité du produit cet honneur était mérité. Pierre-Yves avec le même courage, a continué d’améliorer sa maison et il fait désormais partie des grands de la petite champagne. C’est le nom du terroir ou son ses vignes et son château.

DOMAINE DU TERRIER – VERTUS

En détail…A l’origine, une région, un vignoble, un mode de vinification

Quand vigilance rime avec excellence
C’est depuis plus d’un siècle qu’avec l’aide de l’Etat Français les professionnels du Cognac ont défini une véritable ligne de conduite pour que, depuis sa production jusqu’à sa commercialisation, l’identité et la spécificité du produit soient préservées. Qui ne respecterait pas les réglementations en vigueur se verrait refuser le droit d’utiliser le nom d’Appellation d’Origine Contrôlée “Cognac”.

L’aire de production du Cognac a été délimitée par décret. Elle s’étend au département de la Charente-Maritime, à une grande partie de la Charente et à quelques communes des Deux-Sèvres et de la Dordogne. Le raisin récolté pour élaborer le Cognac est composé exclusivement de cépages blancs énumérés par décret (2).Pour l’emploi des Appellations sous-régionales, les limites suivantes sont à respecter. * à titre principal, 90% de l’encépagement: Ugni Blanc, Folle Blanche, Colombard.
* à titre d’appoint 10% au maximum: Blanc Ramé Meslier Saint-François, Jurançon, Montils, Sémillon, Sélect.
La vinification est naturelle et impose les interdictions suivantes (2) :
* interdiction de sucrage.
* interdiction, pour le pressurage, de la vis d’Archimède (pressoir continu).
Une distillation en deux temps
La distillation du Cognac s’effectue selon une méthode spécifique traditionnelle en deux temps (2) :
* le procédé charentais par “brouillis” et repasse, pour lequel est exigé l’emploi de l’alambic charentais entièrement en cuivre pur d’une capacité totale pour la repasse non supérieure à 30 hl dont 25 de charge.
* titre alcoométrique maximum de distillation : 72 % vol.
* distillation au plus tard le 31 mars de l’année qui suit celle de la récolte.
L’art de bien vieillir: En matière de stockage et de vieillissement, la réglementation est la suivante :
* vieillissement uniquement en chai dit “Jaune d’Or” (4), réservé au Cognac et séparé par la voie publique de tout local renfermant des spiritueux de toute autre origine, ce qui ouvre droit aux titres de mouvement dit “Jaune d’Or” créés par la loi.
* exclusivement en fûts de chêne du Limousin ou du Tronçais selon les usages.
* comptabilisation et contrôles des âges par le Bureau National Interprofessionnel du Cognac. (5)
* minimum de vieillissement des Cognacs commercialisables : compte 2 environ 30 mois.
Un nom bien mérité
Pour être commercialisé, le Cognac doit avoir un titre alcoométrique minimum réel de 40 % vol, lors de la vente aux consommateurs,en France ou à l’étranger (2). La dénomination de vente du Cognac doit également être conforme à la réglementation interprofessionnelle (6) fixant l’âge minimum des Cognacs utilisés dans les assemblages traditionnels correspondant à chaque type de qualité.

(1) Décret du 1er mai 1909 modifié.
(2) Décret du 15 mai 1936 modifié.
(3) Décret du 13 janvier 1938 modifié.
(4) Loi du 4 août 1929 et Article 474 du Code Général des Impôts.
(5) Arrêté du 20 février 1946.
(6) Décision du 23 août 1983 du commissaire du gouvernement près le B.N.I.C.

DOMAINE DU TERRIER – SAVOIR ACHETER

Toute la gamme de grands Cognac élevés depuis longtemps par le Domaine vous sont proposés. Ils sont la garantie d’un travail bien fait, d’une vinification et d’une distillation qui sont le fruit d’une grande expérience et d’une connaissance totale du produit. Le procédé de distillation n’a pas changé, il a fait ses preuves. C’est la double chauffe, dans le vieil alambic traditionnel dit à repasse, en forme d’oignon, déjà utilisé au debut du XVII° siècle. La première chauffe permet d’obtenir un distillat appelé brouillis titrant en volume 30%. La seconde dite de bonne chauffe, donne naissance au cognac. C’est maintenant que l’élevage du cognac commence et que le savoir faire fera la différence. Au cours de la distillation les produits de tête ou de queue auront été écartés. On ne gardera que le coeur de la distillation. C’est là que sont restés les arômes, c’est là qu’est la vie du cognac. C’est cette vie qui va être chaque jour éduquée, suivie, parfois corrigée. C’est une affaire de temps, mais, quand le moment sera venu c’est un nectar qui sortira des cuves pour être mis en bouteilles. Au cours d’un long séjour en fûts de chêne neufs, il aura trouver sa maturité, aura pris sa couleur et portera une robe ambrée de fort bon effet. Il aura trouvé dans son vieillissement son équilibre aromatique. Le reste ne sera plus qu’entre vous et lui une affaire de dégustation.