Girolle ou chanterelle

Girolle ou chanterelle

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GIROLLE OU CHANTERELLE – SAVOIR ACHETER

Elles sont variées, mais remarquables..

Ne pas Confondre: La girolle est plus jaune que les deux clitocybes , sa marge est plus fine alors qu ‘ elle est enroulée pour les clitocybes. Les dessous du chapeau de la girolle est formée de plis saillants alors que pour les clitocybes se sont de véritables lames. Le Clitocybe Orangé n’est pas comestible mais le Clitocybe de l ‘ olivier est très toxique et parfois mortel. Ne pas les confondre avec les chanterelles noires appellées généralement les trompettes de la mort.

Les girolles ou chanterelles.

Dès le mois de juin, elles poussent comme des fleurs jaunes sur les talus où la mousse les dissimule, sous les bouleaux et plus généralement les feuillus.
Les Girolles.
Chapeau: De forme variable suivant les sujets, en dôme, puis mamelonné, enfin en entonnoir, marges régulières.
Couleur : du blanc jaunâtre au jaune d’or soutenu. L’ensemble du champignon n’offre pas de parties distinctes, ni par la couleur, ni par la consistance. Diamètre 5 à 10 cm.
Lames: Décurrentes, ramifiées, épaisses, à peine en saillie sur le chapeau et de la même couleur.
Spores: Blanches.
Pied : Succède au chapeau sans rupture de ligne. Même couleur que celle du chapeau.
Cylindrique ou légèrement conique, à pointe vers la base, plein.
Habitat: Bois, talus, clairières.
Saison: Eté
Caractères particuliers: Pourrait être confondue avec le Clitocybe orangé ou fausse Girole qui n’est pas toxique, ou avec le Clitocybe de l’olivier qui, en revanche, peut causer des troubles; voici les différences :
A observer: Habitat : Girole :
Au sol, dans toute la france.
Habitat : Clitocybe de l’olivier :
Au pied et sur les souches des feuillus et non de l’olivier seul.
Mode de croissance: Girole :
Isolée ou en groupes de quelques spécimens.
Mode de croissance: Clitocybe de l’olivier: En touffes
Lamelles : Girolle : Plis ramifiés peu saillants.
Lamelles : Clitocybe de l’olivier :
Inégales et serrées.
Saison : Girolle :
été
Saison : Clitocybe de l’olivier :
été, automne, hiver
Une variété, la Chanterelle à pied jaune, a l’apparence d’un petit entonnoir brun qui surmonte un pied ocracé. Elle ne peut-être confondue qu’avec les Trompettes des morts, également comestibles.
RECETTES: Les Girolles contiennent d’ordinaire une grande quantité d’eau qu’il est préférable d’éliminer en jetant les champignons dans une poêle sans graisse et en laissant cuire jusqu’à ce que le liquide soit évaporé. Sautées au beurre, elles s’incorporent heureusement à l’omelette. Accommodées au saindoux, avec un fin hachis d’échalotes, elles accompagnent une volailles ou des côtes de porc.
Ne pas consommer crues.

GIROLLE OU CHANTERELLE – CUISINE TRADITIONNELLE

Rien que du très bon.

Appelée aussi girolle, c’est un des champignons les plus fins! Le pied est charnu, jaune lumineux, avec de nombreux plis. La chair est d’un jaune intense, blanchâtre à coeur, d’odeur agréable, fibreuse dans le pied. Les plis remplaçant les lamelles sont espacés, épais, plus ou moins fourchus et nettement décurrents. L’odeur est agréablement fruitée, semblable à celle de la mirabelle. On trouve la girolle sur la mousse des bois de feuillus aérés (surtout de chênes) ou de résineux, surtout en mélange avec des feuillus. Elle se montre là dès le mois de mai et pendant tout l’été. En septembre et octobre c’est parmi les feuilles mortes, dans les taillis de noisetiers et de bouleaux qu’elle pousse en troupes parfois nombreuses.

La confusion est possible avec le clitocybe de l’olivier, espèce toxique.

Appelée aussi girolle, c’est un des champignons les plus fins !
Le pied est charnu, jaune lumineux, avec de nombreux plis. La chair est d’un jaune intense, blanchâtre à coeur, d’odeur agréable, fibreuse dans le pied. Les plis remplacant les lamelles sont espacés, épais, plus ou moins fourchus et nettement décurrents. L’odeur est agréablement fruitée, semblable à celle de la mirabelle. On trouve la girolle sur la mousse des bois de feuillus aérés (surtout de chênes) ou de résineux, surtout en mélange avec des feuillus. Elle se montre là dès le mois de mai et pendant tout l’été. En septembre et octobre c’est parmi les feuilles mortes, dans les taillis de noisetiers et de bouleaux qu’elle pousse en troupes parfois nombreuses.

La confusion est possible avec le clitocybe de l’olivier, espèce toxique.

GIROLLE OU CHANTERELLE – HISTOIRE

Chanterelles à tube. Bien françaises et bien nées se sera à coup sûr un festin de roi. Chanterelle et Girolle. Sa chair est blanche avec un goût prononcé. Elle n’apprécie pas d’être séchée difficile à digérer. Elle aime bien être mijoté en ragoût. La chanterelle et la girolle préfèrent une cuisson lente. Saisies sur feu vif, elles deviennent Chanterelle en tube. Cantharellus tubiformis.

Chanterelle et Girolle. Sa chair est blanche avec un goût prononcé. Elle n’apprécie pas d’être séchée difficile à digérer. Elle aime bien être mijoté en ragoût. La chanterelle et la girolle préfèrent une cuisson lente. Saisies sur feu vif, elles deviennent Chanterelle en tube.Cantharellus tubiformis. 2 à 6 cm, en entonnoir souvent percé au centre communiquant avec le creux du pied, brun à gris.
Dessous du chapeau
Plis épais, larges souvent ramifiés, jaunes à gris orangés.
Chair
Mince, blanche à jaune, élastique.
Habitat
Assez commune dans les forêts de Août à Octobre. Très bon Champignon.

GIROLLE OU CHANTERELLE – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Le plus connu et le plus apprécié des champignons est la Cantharellus Cibarius. Ce superbe champignon à la couleur jaune d’oeuf, qui ressemble presque à une fleur et qui est par ailleurs connu en France sous le nom de Girolle, en Allemagne de Pfifferling et en Pologne comme la Kurka ou Liszka.

Ce joli champignon sauvage charnu et aromatisé brille comme une fleur exotique, aux reflets dorés dans les sous-bois sombres des forêts d’automne.
Les chanterelles semblent valoir leur pesant d’or. Ils ont la couleur de l’or, le goût de l’or et le prix de l’or ! Leur tête est charnue, avec un mouvement tournant de la tête jusqu’à la queue. Leurs lamelles ne sont pas les minces tranches droites que l’on a l’habitude de voir sous le chapeau des champignons. Au lieu de cela, ce sont des crêtes arrondies émoussées et peu profondes qui sont très espacées. A la limite de la tête, elles bifurquent et se rejoignent.GIROLLES: Cantharellus cibarius. Les chanterelles se retrouvent aux même endroits d’une année sur l’autre si elles sont ramassées avec soins, c’est à dire en prenant garde de ne pas abîmer l’endroit où le mycélium la partie végétale du champignon pousse. Suivant les années, il y a plus ou moins de champignons. Les girolles poussent durant l’été et l’automne parfois en plusieurs séries. Elles aiment le sol profond et recouvert de feuilles mortes. Les girolles sont rarement attaquées par les insectes, et les animaux de la forêt ne partagent pas notre goût pour elles en tant que nourriture. Les girolles séchées réhydratées dans l’eau toute une nuit garde encore plus de goût si elles sont cuisinées avec l’eau dans laquelle elles ont trempé. L’arôme des girolles est décrit comme abricoté ou avec un goût de pêche. Son goût est incontestablement identifiable et reconnaissable Les girolles sont consistantes et caoutchouteuses. Un des meilleurs moyens de les préparer est de les couper en tranches et de les faire revenir dans du beurre. Elles peuvent se préparer avec une moitié de crème et une moitié de bouillon de poulet. Elles passent bien au four et gardent tout leur goût après avoir cuit longtemps. Les oeufs, le poulet, le porc et le veau s’harmonisent merveilleusement avec les girolles.
GIROLLE OU CHANTERELLE – ASTUCES ET RESTES
Vous avez vu des restes’..

C’est le champignon de printemps et d’été par excellence. C’est un champignon très populaire qui jouit d’un prestige auprès des gastronomes par son goût et son parfum très subtils.
Période de récolte : Du début de l’été à l’automne.
Suggestions de recettes : Omelette aux girolles, poêlée de girolles à la crème fraîche, poulet fermier à la crème et aux girolles, médaillons de ris de veau aux girolles, etc.

Notre conseil : Les girolles congelées “à cru” classiques présentent souvent une certaine amertume désagréable. Nous vous conseillons de les cuisiner avant congélation, ou de privilégier nos girolles CBTL® qui offre l’avantage, par le nouveau procédé, d’une garantie gustative supérieure et l’absence totale d’amertume. Espèces voisines : C’est une chanterelle (cantharellus cibarius) dite aussi jaunotte, jaunerêt, girandolle ou tout simplement chanterelle. Il ne faut pas la confondre avec :
– Clitocybe de l’olivier : Toxique
– Clitocybe orangé dit “fausse girolle” : Sans intérêt
– Chanterelle en tube (cantharellus tubaeformis) : Comestible
– Chanterelle jaune (cantharellus lutescens) : Comestible.

Fricassée aux girolles et trompettes aux chanterelles

Un plat à base de pâtes savoyardes et de champignons.
Recette pour 5 personnes.
Temps de préparation : 10 mn
Temps de cuisson : 9 mn
Ingrédients :
300 grs de Trompettes aux Chanterelles
250 grs de girolles
100 grs d’échalotes
60 grs de beurre clarifié
2 cl d’huile
Sel de Guérande
Poivre noir
Une demi botte de ciboulette

Préparation :
1. Plongez dans une grande quantité d’eau bouillante salée les Trompettes aux Chanterelles.
Cuire pendant 9 mn en remuant de temps en temps.
Les égouttez et les rafraîchir.
2. Nettoyer les girolles.
Émincer la ciboulette finement.
Ciseler les échalotes finement.
3. Poêler vivement les girolles dans une sauteuse huilée jusqu’à évaporation de l’eau de végétation
Ajoutez le beurre et terminer la cuisson des girolles jusqu’à coloration.
4. Ajoutez alors les échalotes et les trompettes et assaisonnez. Poêler le tout encore 1 mn en mélangeant bien. Finir en agrémentant avec la ciboulette avant de servir. Servir en entrée chaude ou en garniture d’une viande accompagnée d’un vin rouge de Savoie comme la Mondeuse.

Galerine

Galerine

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GALERINE – HISTOIRE

Les galeines sont toxiques voire mortelles attention…

La Galérine automnale est un champignon commun. C’est une espèce saprophyte qui croît sur le bois de feuillus en décomposition. Même si on peut la définir comme un PCB petit champignon brun, son abondance et sa toxicité méritent l’attention.

Son nom scientifique, Galerina autumnalis, signifie “petit bonnet automnal”, ce qui lui convient d’ailleurs très bien. On reconnaît cette galérine par les tons brun orangé de son chapeau, de ses lames et de son pied, par sa sporée brune, et par sa petite taille et son habitat en groupes sur le bois pourri. Le pied présente un anneau délicat ou une zone annuliforme. La plupart des ouvrages mycologiques illustrent cette espèce. Comme son nom l’indique, cette galérine est typiquement automnale. On la retrouve par temps frais et pluvieux, surtout en octobre. Mais elle peut croître même en hiver, lorsque la température reste au-dessus du point de congélation pendant un certain temps. Il n’est pas rare qu’elle apparaisse en mars, avril et mai, si les conditions climatiques sont favorables à sa croissance.
La Galérine automnale est un champignon toxique, voire mortel. En effet, elle contient des amatoxines, substances qui ont rendu l’Amanite vireuse et l’Amanite phalloïde si célèbres. Il arrive parfois qu’elle soit récoltée accidentellement pour la table car elle se retrouve souvent sur les mêmes souches et troncs que les Armillaires couleur de miel.

Collybie

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COLLYBIE – HISTOIRE

Vers la mi-mai, lorsque l’on visite les ormes morts encore debout, on découvre parfois assez haut sur les arbres, de belles touffes de champignons à lames : c’est la Collybie à pied velouté.

On la reconnaît par son chapeau visqueux, de couleur caramel, ses lames toujours blanches, son pied finement velouté, concolore au chapeau au début et devenant brun-noir à maturité, et par son habitat en touffes denses sur le bois.

Une photographie en couleurs est présentée dans Phillips 1991, Mushrooms of North America. Son nom latin signifie «petite flamme» Flammulina, et «pied velouté» velutipes. La Collybie à pied velouté aime le temps frais et pluvieux. Elle croît aussi bien au printemps qu’à l’automne, mais rarement en été.

Ce champignon, quoique peu attirant pour la table au premier coup d’oeil, en vertu de sa petite taille et de sa viscosité, est un bon comestible. Sa saveur rappelle celle de la Pholiote ridée Rozites caperatus. Il est d’ailleurs cultivé en Asie depuis longtemps. En Amérique du Nord, il est vendu en conserves, et depuis peu à l’état frais enveloppé dans des petits sachets en plastique, sous le nom de «Enoki». Les spécimens cultivés ne ressemblent en rien à la forme sauvage : ils sont de couleur pâle et possèdent un pied très allongé terminé par une tête minuscule.

Alors si en mai, les morilles vous laissent tomber, et que la Collybie à pied velouté se pointe le nez, n’hésitez pas à l’essayer. Vous en serez récompensé.

Champignons sauvages, comestibles mais rares

Champignons sauvages, comestibles mais rares

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CHAMPIGNONS SAUVAGES, COMESTIBLES MAIS RARES – Tricholomatacées.

Gymnopus dryophilus (Bull.: Fr.) Murr.

Nom français: Collybie des chênes
Nom anglais: Oak-loving Collybia
Chapeau: 2-6 cm de diamètre, convexe, puis étalé, glabre ; à surface lisse, hygrophane, de couleur variant du fauve-roux lorsque humide à l’orangé-blanchâtre au sec ; à marge un peu incurvée, puis étalée et même un peu retroussée, souvent ondulée avec l’âge ; à chair mince, blanchâtre, à odeur agréable et à saveur douce.
Lames: adnées, sinuées ou presque libres, très serrées, étroites, blanches ou crème pâle.
Pied: 2-7 cm de long par 2-5 mm de diamètre, égal ou à base un peu renflée, creux, lisse, tenace, cartilagineux, jaunâtre, fauvâtre ou brun rougeâtre.
Spores: elliptiques, 5-7 x 2-4 µm, lisses, non amyloïdes. Sporée blanche.
Habitat: Grégaire ou en touffes, sur les bois très décomposés ou sur les feuilles en décomposition, dans les forêts de feuillus et de conifères, de la fin du printemps jusqu’à l’automne.
Comestibilité: Comestible.
Commentaires: Son nom porte à confusion car on rencontre cette espèce plus souvent sous des essences autres que les chênes.

Lepista nuda (Fr.) Cooke

Synonymes: Tricholoma nudum, Rodopaxillus nudus, Clitocybe nuda
Nom français: Pied bleu, Rhodopaxille nu, Lépiste nu
Nom anglais: Blewit
Chapeau: 5-12 cm de diamètre, convexe et à marge enroulée au début, puis étalé plus ou moins omboné, finalement déprimé et à marge retroussée et ondulée, lilas bleuâtre au début, puis virant au brun grisâtre teinté de lilas, palissant beaucoup à la fin ; à surface lisse, hygrophane, non visqueuse mais d’aspect lubrifiée au touché lorsque humide, un peu luisante au sec ; à chair épaisse, assez ferme, lavande, marbrée de violet, plus pâle à la fin, à odeur et saveur aromatiques agréables.
Lames: adnées à échancrées, serrées, plutôt étroites, violettes ou lilas bleuâtre au début, puis développant une teinte chamois ou brunâtre avec l’âge, à lamellules intercalées.
Pied: court et trapu, 3-7 cm de long par 1,0-2,5 cm de diamètre, égal ou plus fréquemment bulbeux, plein, sec, fibrilleux, lilas bleuâtre ou violacé, pâlissant avec l’âge.
Spores: elliptiques, 5,5-8 x 3,5-5 µm, finement verruqueuses. Sporée rose terne à rose ochracé.
Habitat: Dispersé ou en troupes, dans les prés, les clairières, en forêt de feuillus ou de conifères, partout où il a des débris organiques, de la fin de l’été jusqu’en octobre.
Comestibilité: Excellent comestible, très recherché.

Lyophyllum connatum (Fr.) Singer

Nom français: Lyophylle fasciculé, Clitocybe fasciculé
Nom anglais: Fasciculate Lyophyllum
Chapeau: 3-8 cm de diamètre, convexe, puis plat ou un peu déprimé, glabre, blanc de lait, mat ; à marge enroulée puis étalée, ondulée ; à chair blanche, assez épaisse au centre, mince au pourtour, tournant progressivement violette au FeSO4, à odeur parfumée et agréable, à saveur douce.
Lames: adnées, émarginées ou un peu décurrentes par une dent, étroites, serrées, blanches, devenant crème ou jaunâtre pâle, tournant progressivement violette au FeSO4.
Pied: 3-10 cm de long par 0,8-1,5 cm de diamètre, égal ou amincissant vers la base, farci devenant creux, courbé, conné (pieds soudés à la base), blanc, naissant d’un feutrage de filaments.
Spores: ellipsoïdes, 6-7 x 3-4 µm, lisses, non amyloïdes. Sporée blanche.
Habitat: En fascicules connés, denses, sur le sol humide en forêt mixte ou de feuillus, ou en lieux dégagés, en septembre et octobre.
Comestibilité: Bon comestible.

Pleurocybella porrigens (Fr.) Singer

Synonymes: Pleurotellus porrigens, Pleurotus porrigens, Phyllotus porrigens
Nom français: Pleurote étalé, pleurote en éventail
Nom anglais: Angel’s Wings
Chapeau: 2-5 x 4-8 cm, en forme de langue ou d’éventail, étalé ou aplani, habituellement sessile, glabre, blanc de lait ; à chair mince, blanche, à odeur et saveur douces et agréables.
Lames: décurrentes si un pied existe, rayonnantes, étroites, serrées, fourchues ou anastomosées, blanches, puis jaunâtres.
Pied: nul ou réduit à un gros moignon blanc prolongeant le chapeau.
Spores: subglobuleuses, lisses, 6-7 x 5-6 µm. Sporée blanche.
Habitat: En groupes disposés en étagères serrées les uns au-dessus des autres, sur le bois pourri de conifères, en fin d’été et en automne.
Comestibilité: Très bon comestible; certains le disent aussi bon ou même meilleur que le pleurote en forme d’huître.

Marasmius oreades (Fr.) Fries

Nom français: Marasme des Oréades, faux-mousseron, mousseron des prés.
Nom anglais: Fairy Ring Mushroom
Chapeau: 2-5 cm de diamètre, campanulé, convexe omboné, puis étalé et généralement mamelonné, lisse, glabre, hygrophane ou opaque, crème plus ou moins foncé, jaune rougeâtre, fauvâtre au centre, devenant plus pâle au sec ; à marge devenant relevée et ondulée, parfois striée ; à chair ferme, relativement épaisse au centre, mince à la marge, blanchâtre, à saveur douce et à odeur faible, agréable, plus forte au sec.
Lames: adnexées ou presque libres, espacées, larges, ventrues, blanchâtres ou crème, à lamellules intercalées. Cystides éparses, hyphes amyloïdes.
Pied: 3-7 cm de long par 2-5 mm de diamètre, à peu près égal, rigide et tenace, plein , un peu velouté au début puis lisse, de même couleur que le chapeau ou un peu plus pâle, parfois tordu.
Spores: ovales ou elliptiques, 7-10 x 4-6 µm, lisses, non amyloïdes. Sporée blanche.
Habitat: En troupes, en arcs de cercle, ou en cercles que l’on nomme “ronds de sorcière”, sur les gazons, dans les parcs et les prés, de juin à septembre.
Comestibilité: Très bon comestible, cependant les pieds doivent être rejetés car ils sont trop coriaces. Séché il a un goût agréable de noisette.

CHAMPIGNONS SAUVAGES, COMESTIBLES MAIS RARES – Les tricholomatacés.

Tricholoma atrosquamosum (Chev.) Sacc.

Nom français: Tricholome à squamules noires
Nom anglais: Black-tufted Tricholoma
Chapeau: 3-8 cm de diamètre, convexe, puis convexe-étalé, bossu ou rehaussé d’un mamelon peu prononcé, à surface sèche, rompue sauf au centre en petites écailles gris brunâtre foncé sur fond de chair blanchâtre, les écailles disposées en désordre non concentrique ; à marge droite, puis étalée, s’ornant avec l’âge de flocons gris brun foncé ; à chair mince, blanc grisâtre, à odeur faible de farine ou un peu désagréable, à goût farineux prononcé.
Lames: sinuées, larges, assez serrées, blanchâtres puis grisâtres, 1-3 lamellules intercalées, à arête érodée et se tachant de gris foncé avec l’âge.
Pied: 4-8 cm de long par 0,7-1,5 cm de diamètre, égal ou élargi vers la base, plein, parfois creux, sec, fibrilleux et un peu strié longitudinalement, blanchâtre à grisâtre, plus ou moins parsemé de ponctuations gris foncé alignées sur les fibrilles, la base insérée dans un manchon de mycélium blanc ; la chair du pied blanchâtre, bleuissante à la base chez certains spécimens.
Spores: elliptiques, lisses, 5-7 x 3,8-4,5 µm, hyalines, non amyloïdes. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé ou en groupes dans la mousse de sphaigne sous les sapins et les épinettes noires, en septembre et en octobre.
Comestibilité: C’est un bon comestibilité mais le risque est grand de le confondre avec Tricholoma pardinum qui est toxique et qui vient aussi sous conifères.

Tricholoma magnivelare (Peck) Redh.

Nom français: Tricholome à grand voile, armillaire pesant.
Nom anglais: White Matsutake
Chapeau: 5-20 cm de diamètre, convexe ou aplani, visqueux au début puis sec, blanc ou jaunâtre, à fibrilles brunâtres ; à marge enroulée et cotonneuse au début, puis étalée ou relevée ; à chair épaisse, très ferme, blanche, à odeur très aromatique et à saveur douce.
Lames: adnées à émarginées, très serrées, larges, blanchâtres, se tachant de cannelle rosâtre ou de brun-rouille au froissement.
Pied: 4-15 cm de long par 2-4 cm de diamètre, robuste, plein, très ferme, égal, parfois aminci en pointe à la base , blanc et cotonneux au-dessus de l’anneau, fibrilleux ou couvert de grosses écailles ou mèches brun roux en dessous.
Voile: recouvrant le pied de grosses écailles ou mèches brun roux et formant vers le sommet un anneau membraneux blanc, initialement évasé, puis rabattu.
Spores: elliptiques à subglobuleuses, 5-7 x 4,5-5,5 µm, lisses, non amyloïdes. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé ou en groupes, en terrain sablonneux, sous les pins gris, de la fin-août à octobre.
Comestibilité: C’est un excellent comestible, cependant il requiert une préparation culinaire particulière afin de l’attendrir et de lui faire perdre une partie de son arôme un peu trop fort au goût de plusieurs.

CHAMPIGNONS SAUVAGES, COMESTIBLES MAIS RARES – Les coprinacées.

coprin chevelu coprinus comatus coprinacées coprin

Noms communs
Coprin chevelu, goutte d’encre escumelle, quinal d’azé pelouses prés homobasidiomycètes valeur culinaire : Excellente
toxique cru : nul
toxique : nul
parfois mortel : nul
mortel : nul

Calendrier: Mois de: 04. 05. 06. 07. 08. 09. 10. 11.
Intérêt : Excellent comestible à consommer très jeune et le plus tôt possible après la récolte. Consommable cru. Assez commun dans les lieux fumés (champs, pelouses, bord des routes), d’avril à novembre. Eviter de le récolter à proximité des décharges d’ordures ménagères car c’est une espèce capable d’accumuler les métaux lourds. On évitera de confondre le coprin chevelu avec le coprin noir d’encre décrit ci-après. On nous a signalé après consommation d’un coprin chevelu une réaction similaire à ce qui peut se produire lorsqu’on consomme le coprin noir d’encre avec de l’alcool : une tension artérielle élevée persistant pendant quelques jours. Soyez prudents!
Le chapeau :
(6-10 cm) ovoïde très allongé au début puis campanulé ou en forme de pagode (marge retroussée vers le haut), blanc avec une calotte ocre au sommet et une teinte rosée sur la marge, au voisinage du pied. Avec l’âge la couleur change à partir de cette zone rosée et vire au violet, au brun, enfin au noir déliquescent. Toute la surface porte des mèches retroussées qui se réunissent parfois pour former des sortes d’écailles dont la couleur varie elle aussi du blanc au noirâtre. Dessous du chapeau : lames ascendantes, minces et fragiles, blanches puis roses, brunes et enfin noirâtres.
Le pied : (5-8 cm) élancé, cylindrique légèrement renflé à la base, facilement séparable. Anneau mobile, fugace, bas situé, blanc puis rosé, enfin brun taché du liquide noir issu de la marge
La chair : très mince, tendre, aqueuse et fragile, bien blanche au début puis rosée, enfin noirâtre et déliquescente
Les spores : (10-15 x 6-8.5 µm) presques opaques, elliptiques. Pas de cystides sur les faces. Cuticule filamenteuse.

CHAMPIGNONS SAUVAGES, COMESTIBLES MAIS RARES – Hydne pied de mouton.

hydne pied de mouton hydnum repandum hydnacées hydne

Noms communs Habitat Classe
Hydne bosselé, hydne sinué, hydne commun, arresterou, baguetes, barbe de chèvre, barbe de vache, bosselé, brouquichou, chamois, chevrelle, chevrette, chevrotine, érinace, eurchon, farinet, langue de chat, lurchon, moissin roux, mouton, oursin, penchenille, pied de mouton, pied de mouton blanc, prinoche, urchin, ursin. chênes et châtaigniers homobasidiomycète Comestibilité: Excellente
Calendrier mois de: juillet à Novembre.
Intérêt : Très commun sur le sol, aussi bien sous coniféres que sous feuillus mais peut-être plus souvent dans les bois de chênes et châtaigniers. On considère dans certaines régions que c’est une espèce de fin de saison, car c’est une des rares que l’on peut encore trouver après la chute des feuilles et ce jusqu’en décembre. Mais il nous arrive aussi de le récolter en plein été, dès le mois de juillet, surtout en montagne. Bon comestible, bien que certaines récoltes soient parfois un peu amères.
Le chapeau : 3 à 15 cm souvent soudé à d’autres exemplaires, est d’abord convexe, vite étalé, et déprimé, très irrégulier, bosselé, formant des lobes plus ou moins importants et conserve une dépression centrale. D’une couleur uniformément jaune très clair, beige, parfois presque blanc, il est épais et de consistance dure et cassante. Sa cuticule est veloutée ou pruineuse, colorée de blanchâtre ou de jaunâtre à maturité. La marge est enroulée, sinueuse, épaisse et irrégulière. Le dessous du chapeau est formé d’aiguillons 6 mm de long bien blancs, virant au rose saumon avec l’âge et aux meurtrissures, très denses, pendants, inégaux, serrés, fragiles et faciles à séparer de la chair. Ils sont plus ou moins décurrents sur le pied.
Le pied : (2-8 x 0,5-2,5 cm) généralement court, irrégulier, assez épais et ferme, souvent excentré, nu, un peu aminci à la base.
La chair : blanche, ferme, cassante, devenant jaune orangé à roussâtre à la cassure. Presque jamais véreux. Le pied de mouton et autres espèces possédant des aiguillons sous le chapeau sont certainement les champignons comestibles qui font courir le moins de risques de confusion avec des vénéneux car aucune des espèces possédant des aiguillons sous le chapeau ‘est toxique. Et c’est une caractéristique particulièrement facile à observer !
Les spores : (7,5-9 x 7-7,5 µm) crème, presque arrondies, ou courtement elliptiques.

CHAMPIGNONS SAUVAGES, COMESTIBLES MAIS RARES – Oreille de judas.

Oreille de judas auricularia judae auriculariacées auriculaire

Noms communs Habitat Classe
Oreille de judas peupliers sureaux saules hétérobasidiomycètes
Calendrier Intérêt : Cette espèce est fréquente toute l’année, mais surtout en hiver et au printemps, sur le bois mort ou vivant des arbres feuillus, sur sureau, hêtre, noyer, aune, robinier, fusain, saule, etc… Cette espèce est comestible crue et en salade. En extrême-orient, en Chine, au Japon, elle est très appréciée. Cette espèce est utilisée en médecine traditionnelle chinoise, et des composés anticancéreux ont étés identifiés. Le nom proviendrait de l’arbre sur lequel Judas se serait pendu: un sureau.
Le chapeau :
Le carpophore (3-7 x 2-5 cm) est presque conique et coupé longitudinalement sur l’un de ces côtés, en forme d’oreille. de lapin d’où son nom. Le bord est incurvé au stade juvénile. L’hyménium interne est lisse, jaune ochracé, jaune citrin peu vif, brunâtre ochracé, parois lavé de rougeâtre. La partie externe est ocre jaune et légèrement farinée. Des taches de rouille peuvent apparaître avec l’âge.
Le pied : mince et très court est blanc feutré.
La chair : est mince, pâle, très ténue, coriace. Sa saveur et son odeur sont discrètes.
Les spores : (11-13 x 6-7 µm) sont elliptiques. avec deux gouttelettes huileuses aux extrémités.

CHAMPIGNONS SAUVAGES, COMESTIBLES MAIS RARES – Russule feuille morte .

Russule feuille morte russula xerampelina russulacées russule

Noms communs Habitat Classe
Russule feuille morte, russule à pied, bise rouge, russula graveolens, erythopoda pins et épicéas dans la zone tempérée nord. homobasidiomycètes.

Comestibilité: Excellente.
Intérêt : Cette russule qui se reconnaît à son odeur particulière d’ écrevisses cuites qui peut ne se manifester que quelques heures après la cueillette, pousse en groupe sur sols acides siliceux, de juillet à octobre, sous pins et épicéas dans la zone tempérée nord. Elle est comestible et même savoureuse consommée à l’état frais.
Le chapeau : 4-10 cm, est ferme, d’abord convexe puis se déprime au centre. La cuticule est collante par temps humide et terne presque veloutée par temps sec, la marge est lisse. Sa couleur est variable, rouge vineux ou pourpre noir pouvant aller au vert foncé pur, le centre étant plus foncé.
Les lamelles sont serrées, et très fragiles. Leur couleur est crème pâle, devenant ocre et elles brunissent au toucher.
Le pied : 2,5-8,5 x 1-3 cm est cylindrique, un peu renflé à la base, épais, dur, pruineux, blanchâtre, rosâtre ou rose rougeâtre. Il est souvent ponctué de rouille. Il brunit à l’écrasement.
La chair : du est dure, blanchâtre dans le chapeau à l’état jeune, rouge-pourpre sous la cuticule. A la cassure, elle se colore en jaune sale, en miel ochracé ou en brun jaunâtre. La sporée est le plus souvent d’un ocre plus ou moins clair ou foncé. La saveur est douce, l’odeur est celle d’écrevisse cuite ou encore de harengs marinés.
Les spores : 7,5-11 x 6,5-8.5 cm. sont à fortes épines isolées ou peu reliées. Les cystides sont en forme de fuseau appendiculées et éparses. La cuticule est filamenteuse.

CHAMPIGNONS SAUVAGES, COMESTIBLES MAIS RARES – Plutéacées.

Pluteus cervinus (Sch.) Kummer

Nom français: Plutée couleur de cerf
Nom anglais: Fawn Mushroom, Deer Mushroom.
Chapeau: 3-12 cm de diamètre, convexe-conique au début, puis convexe aplati, souvent omboné au centre ; à surface lisse, viscidule lorsque humide, glabre, soyeuse, vergetée radialement de fibrilles innées plus sombres, parfois un peu squamuleuse au centre, à cuticule séparable, brun ocre, brun rouge ou brun noir, souvent plus pâle vers la marge ; à marge entière, aiguë, non sillonnée ; à chair molle, blanche, épaisse au centre, mince à la marge, à odeur de radis, à saveur douce.

Lames: libres, serrées, larges, ventrues, blanchâtres, puis roses et brun rose, finement frangées à l’arête ; cystides faciales très grosses, à parois épaisses et ornées au sommet de 3-4 crochets.

Pied: 5-12 cm de long par 0,5-1,5 cm de diamètre, cylindrique, épaississant un peu vers la base, plein, cassant, fibreux, blanchâtre, orné longitudinalement de fibrilles brun terne à brun noirâtre.

Spores: elliptiques à subglobuleuses, lisses, 5-8 x 4-6 µm. Sporée rose brunâtre.

Habitat: Solitaire, dispersé ou en groupes sur les souches ou le bois mort de feuillus ou de conifères jonchant le sol, en été et en automne.

Comestibilité: Comestible et même très bon lorsque jeune et ferme.

Champignon sauvage ou des bois

Champignon sauvage ou des bois

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CHAMPIGNON SAUVAGE OU DES BOIS – SAVOIR ACHETER

Le champignon s’achète de bonne heure le matin, au marché. Vous serez sûr qu’ils sont frais et les plus beaux seront sur l’étalage sinon vous n’aurez que ceux que les autres n’ont pas voulu prendre. Regardez-les dans tous les sens et prenez les fermes et pas trop gros. Ils doivent sentir le parfum de la terre sauvage des produits fraîchement cueillis. Chapeaux et pieds fermes et sans taches, secs ou veloutés au toucher, sans aucune viscosité.

Conservation: fragile, il se conserve quelques jours au réfrigérateur dans un sac de plastique menu de petits trous d’aération pour une conservation prolongée, mettre dans l’huile d’olive .

Refuse la congélation exception faite du champignon de couche plus résistant et sous réserve …

CHAMPIGNON SAUVAGE OU DES BOIS – VERTUS

Propriétés médicinales d’hier … et d’aujourd’hui …
Anti-cancérigène
En Californie, on recommande la consommation de shiitake dans la diète des patients atteints du sida et d’autres formes de cancer. Comme les figues, ce type de champignon contient de la benzaldehyde, un élément anti-cancérigène
Élimine les graisses – sous forme de thé

À Taïwan, on utilise le thé de shiitake afin de dissoudre les gras qui congestionnent notre organisme; il stimule la fonction des reins et diminue la tension.

Prendre une poignée de shiitakes (si elles sont séchées, faire tremper au préalable) et les couper en petits morceaux; mettre dans 1,2 litre d’eau bouillante avec une pincée de varech et laisser mijoter à couvert pendant 30 min. jusqu’à ce que le liquide soit réduit à 300 à 325 ml.

Laxative

laxatif léger à cause de sa teneur en fibres
Regénératrice.

Riche en zinc

la consommation de produits riches en zinc est recommandée pour traiter les blessures
aider l’organisme à digérer des féculents
régularise les fonctions de la phrostate
encourage la croissance et le développement des organes reproducteurs
Stimulante Connaissances nutritionnelles

La grande discrétion calorique des champignons (à condition de savoir user avec parcimonie des graisses avec lesquelles on les cuisine) va de pair avec une richesse en nombreux nutriments. Ils contiennent plus de protéines que la plupart des légumes, de nombreuses vitamines (E, D, K, et, surtout, celles du groupe B). Possédant de nombreux oligo-éléments dont du sélénium, du potassium, du fer, les champignons ont du phosphore en abondance. Leurs fibres aident au bon fonctionnement de l’intestin.
CHAMPIGNON SAUVAGE OU DES BOIS – HISTOIRE
L’homme préhistorique cueillait-il des champignons’

Il est difficile de le savoir. Les fouilles archéologiques n’en ont pas encore mis au jour, les champignon ne laissent ni graine, ni noyau. Les hypothèses culinaires ou magiques se font par extrapolation des pratiques des peuples d’Océanie comme les Tasmaniens ou les Papous.

On en sait un peu plus sur les pratiques de l’Antiquité. Les grecs et les romains, comme les égyptiens avant eux, tenaient le champignon en grand respect. La raison ? Son ambivalence : tantôt met divin (dans l’imaginaire grec, il naissait de la foudre), tantôt poison violent comme Agrippine ou Néron purent l’illustrer.

Ce goût particulier du danger va perdurer jusqu’au XVIIème siècle. Alors que médecins et philosophes tentent d’établir une classification des champignons vénéneux, la noblesse se régale de morilles et de mousserons.

Mais leur origine reste mystérieuse. En 1795 Jean-Jacques Paulet (1740-1826), botaniste, dissipe ce flou en définissant la science du champignon sous le terme de mycologie. Il classe les champignons en deux groupes principaux : les champignons microscopiques dit inférieurs (moisissures, mycoses …) et les champignons supérieurs (bolet, cèpe, truffe …). Bien que toujours paré de vertus médicinales, le champignon des bois est peu à peu délaissé. Il est victime de son image souterraine et bientôt assimilé à un aliment de pauvres presque maléfique.

C’est seulement à la fin du XIXème siècle que les parisiens redécouvrent, avec délectation, ce champignon et plus précisément le cèpe. Un homme est à l’origine de ce retour de flamme : Alcide Bonton, grand chef du Café Anglais. L’établissement le plus huppé de l’aristocratie depuis Napoléon III. Cette clientèle de choix va rapidement succomber aux recettes sylvestres d’Alcide Boton; la consommation du champignon des bois revient à la mode … Un succès mérité qui ne s’est plus démentit depuis.

CHAMPIGNON SAUVAGE OU DES BOIS – CUISINE TRADITIONNELLE

Suggestions d’utilisation En entrée: Salade de petits cèpes bouton de champagne émincés, avec un mesclun, une vinaigrette à base de vinaigre balsamique et d’huile d’olive de noix ou de noisette.
Carpaccio: cèpes finement émincés, placés sur des minces tranches de viande de boeuf, assaisonnés avec de la ciboulette, de la fleur de sel, un filet de jus de citron, de l’huile d’olive. A servir avec des copeaux de parmesan frais.

Avec des oeufs :
6 oeufs battus avec 30 g de beurre, dans une casserole placée au bain-marie, fouettés jusqu’à consistance crémeuse, salés, poivrés, mêlés de crème fraîche puis, avant d’être servis, mélangés avec des champignons cuits et saupoudrés de cerfeuil.
oeuf à cheval : épaisse tranche de jambon cru avec son lard rissolé dans de la graisse d’oie avec des lamelles de cèpe, le tout étant arrosé d’un filet de vinaigre.Cassez un oeuf sur le met chaud.
Avec du riz, des pâtes
Risotto : 240 g de riz revenu dans du beurre avec un oignon et des pieds de cèpes hachées, le tout étant mouillé avec 20 cl de vin blanc et 75 cl de bouillon au fur et à mesure de la cuisson, servi saupoudré de parmesan et avec les têtes des bolets poêlées.
Avec des tagliatelles (ou autres), une sauce faite avec 350 g de champignons rissolés et 50 g de lardons, mouillés avec un peu de vin blanc et 20 cl de crème fraîche, le mélange étant cuit 20 min. sur feu doux.

CHAMPIGNON SAUVAGE OU DES BOIS – ASTUCES ET RESTES

Mieux connaître. Le saviez-vous ? Un champignon consiste souvent en filaments blancs que l’on peut parfois apercevoir sur le sol : le mycellium. Ce que nous consommons n’est que l’organe de reproduction du champignon, sa fructification.

Dès l’été, de nombreuses espèces de cèpes encore appelés bolets poussent dans de nombreuses régions. Le plus réputé semble être le cèpe de Bordeaux. Il doit son nom à la gourmandise d’un roi anglais qui fit de la capitale d’Aquitaine le premier port d’expédition de ce précieux champignon.

La girolle se caractérise par les profondes rides (et non lamelles) courant sous son chapeau orangé en forme d’entonnoir. Guettez son apparition dès le début de l’été.
Appartenant au même genre que la girolle (avec qui elle a une ressemblance) la chanterelle d’hiver en diffère par le fond creux de son chapeau gris-brun qui communique avec le pied.

La trompette des morts (ou “craterelle”) se reconnaît à son chapeau sombre et creux ressemblant à l’instrument à vent dont elle porte le nom.

Blondes, brunes, grises, les morilles, ces “éponges” végétales, poussent dès le mois d’avril en France.
L’hydne sinué est plus connu sous le nom de “pied de mouton”, surnom qu’il doit à son chapeau blanc-crème ponctué de petites bosses.

Le Marasme des Oréades est le fameux “mousseron”. Il possède un pied très fin, élastique, dont la résistance lui vaut parfois le surnom de “pied dur”.
Coulemelle, rosés des prés, “mousseron de la Saint-George”, pieds-bleus… de nombreux autres champignons peuvent encore être commercialisés, notamment sur les marchés locaux.

En France, un réseau de “ramasseurs” livre les champignons sauvages à un “collecteur” qui les rassemblera ensuite chez le négociant pour qui il travaille. Ces professionnels trient plusieurs fois les champignons avant de les classer en diverses catégories qualitatives puis de les destiner au marché du frais, à la restauration ou à la transformation.

CHAMPIGNON SAUVAGE OU DES BOIS – MICRO-ONDES

Qu’ils soient de prairie, ou de couche, ils sont plein de couleur, de goût et d’odeur et parfument avec une volupté toute naturelle mais très efficace les mets les plus délicats leur donnant avec assurance la dimension gustative que la nature ne lui a pas donnée.

Cuire dans un récipient en verre.
Le verre à une transparence totale aux ondes de cuisson et reste froid. Elles vont donc toutes dans la matière à cuire, et la cuisson est beaucoup plus rapide.Un plat en terre absorberait les ondes la cuisson serait plus longue et le récipient brûlant en fin de cuisson.
Si au contraire on souhaite faire une cuisson type tajine le plat en terre convient parfaitement et même mieux.
Couvrir le plat pendant la cuisson.

La cuisson micro-ondes est en réalité une cuisson vapeur.
Comment fonctionne une cuisson micro – ondes’
Le micro-ondes envoie dans la cage métallique des ondes électro – magnétiques, inoffensives, à la vitesse de deux milliards par secondes. Comme elles sont électro-magnétiques elles ont la propriété d’agir comme un aimant et d’attirer à elle la matière? Mettre ses doigts dans une prise et on comprend de suite. On reste coller. Les ondes vont donc coller la matière qu’elle soit animale ou végétale.

Nous savons tous que les matières organiques se composent de molécules d’eau dans une fourchette allant de 60 % à 100% pour l’eau elle – même. l’eau a une attirance particulière pour l’électricité.
Le courant électrique est alternatif, il va donc attirer alternativement à lui à travers les ondes envoyées dans le four les molécules d’eau de la matière à cuire. Il va donc y avoir frottement à très grande vitesse( deux milliards de fois par secondes.)

Faire l’expérience suivante, se frotter les mains lentement, puis accélérer de plus en plus vite nous allons constater qu’avec un maximum de 100 ou 200 battements à la minute il se produit un échauffement conséquent. Imaginer à deux milliards de fois. Il se passe exactement la même chose avec la matière à cuire. Les molécules qui la composent montent très vite en température mais, comme se sont des molécules d’eau au- delà de 90° l’eau se transforme en vapeur.

Il va donc y avoir deux sortes de cuissons simultanées, une cuisson par la vapeur dégagée, et une cuisson par conduction. La cuisson vapeur va engendrer des conséquences liées à sa propre existence. En effet pour devenir vapeur l’eau augmente de 2000 fois son volume et sa propre pression. c’est démontré par le couvercle qui saute quand l’eau bout, par la cocotte minute quand on lève le clapet le nuage de vapeur qui se dégage quand on fait bouillir quelque chose e t c’Cette vapeur va donc utiliser les pores de la matière pour fuir et essayer de trouver un endroit froid pour revenir à son état antérieur d’eau ce qu’on appelle un condensât. Il va donc y avoir au niveau de la cuisson une grosse perte d’eau qu’il va falloir compenser pour éviter un assèchement de la matière à cuire ou une dessiccation. Nous pouvons d’ailleurs utiliser le principe du procédé pour assécher des fruits des herbes etc ?

Pour éviter ce phénomène en utilisation normale, il va donc utiliser des astuces qui éviteront tous problèmes.
° Couvrir toutes les cuissons : soit avec un couvercle, soit avec un film alimentaire auto-collant et résistant.
° Le film va gonfler pendant la cuisson, et se retrouver en sous-vide en fin de cuisson, laisser le tout se reposer une minute en fin de cuisson pour que tout rentre dans l’ordre, puis enlever délicatement le film en prenant soin de ne pas se brûler.100 degrés environ.
° La matière aura cuit comme dans une papillote avec sa propre vapeur.
° Nous venons en quelques lignes de démystifier un tabou :La cuisson micro-ondes.
° Les ondes ne cuisent rien du tout, c’est un moteur de combustion invisible et diffèrent, ce sont des accélérateurs de cuisson, la cuisson est donc inoffensive pour tous et, au contraire, tous savent que la cuisson vapeur des légumes et des poisson est la meilleure pour le goût et la santé.

L’explication est peut être longue mais elle méritait d’être contée. IL ne vous reste plus qu à l’appliquer. Bon appétit.

Cèpes

Cèpes

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CEPES – HISTOIRE

Les cèpes font partie de la famille des bolets, il existe une centaine d’espèces de bolets dont quatre sont des cèpes. Les cèpes sont souvent considérés comme les bolets nobles.

Les quatres espèces de cèpes Bordeaux, Bronzé, des pins et d’été ont une chair blanche, non bleuissante, leur pied ventru à obèse et leurs pores blancs jaunissant avec l’âge. Il existe un cinquième bolet qui parfois est classé comme cèpe le Boletus separans ce champignon est très rare, il a les caractéristiques des cèpes, il ne bleuit pas, son pied est ventru, mais il ne devrait pas être ramassé.

Ces cèpes sont très recherchés, si le cèpe de Bordeaux est encore assez commun et répandu partout dans le monde les autres cèpes sont plus ou moins rares selon les régions.

CEPES – CUISINE TRADITIONNELLE

Les Cèpes sont aussi savoureux sautés au beurre, après avoir été coupés en morceaux, qu’a l’huile d’olive; au naturel qu’accompagnés d’un hachis d’ail et de persil; les espèces les moins fines gagnent à être particulièrement relevées.

Les cèpes améliorent tous les plats de viande ou de volaille, soit qu’on les utilise pour corser la sauce, soit qu’on les serve en légumes. Une omelette aux Cèpes est un mets délicat.

Les jeunes bolets peuvent être mangés crus. Il est préférable d’enlever les ” tubes ou foins ” sur la face intérieure du chapeau qui ont tendance à devenir visqueux. Les champignons ne se lavent pas ! Ils se grattent de la pointe d’un couteau ou se brossent. On peut aussi essuyer les chapeaux à l’aide d’un linge humide. Les parties les plus abîmées sont coupées et la base terreuse des champignons est tranchée. Ne jamais faire tremper dans l’eau car telle une éponge, il absorbe tout liquide.

Les champignons se poêlent avec ou sans matières grasses, mais toujours à feu doux au préalable afin de les faire “suer”. Lorsque leur eau de cuisson s’est évaporée, faites-les poêler, braiser, sauter.

CEPES – SAVOIR ACHETER

Les jeunes cèpes sont de loin bien meilleurs. On les reconnaît à leurs spores bien claires et aussi à leur taille : ils sont forcément petits, car plus ils sont grands, plus ils sont vieux, et souvent habités de petits vers !

Si vous vous retrouvez en face de cet inconvénient, étalez vos cèpes sur un plateau garni d’un linge. Filmez le plateau et attendez. En principe, les vers devraient abandonner les cèpes et se coller sur le film à la recherche d’oxygène.

Si le foin est visqueux, il doit être impitoyablement éliminé, véreux ou pas. Sinon, les cèpes s’essuient délicatement avec un torchon propre, une fois le pied toujours terreux coupé; ils ne se lavent pas !

Ces champignons se conservent très bien. Stérilisés ou congelés ou encore séchés. En toute saison, quelques cèpes séchés dans une sauce font merveille.

Les cèpes ou bolets Cèpes de Bordeaux, bolets bais ou cèpes bronzés, de l’ocre au bronze en passant par le châtain, vous avez l’embarras du choix. Déjà présent en été, en France, il arrive chez nous vers le mois de septembre. C’est le roi de la saison. Choisissez-le ferme et plutôt petit, il n’en sera que meilleur. Sa chair est ferme et plutôt claire. Il n’a besoin d’aucun artifice pour révéler toute sa saveur. Préparez-le simplement au beurre ou à l’huile d’olive avec un éclat d’ail !

CEPES – VERTUS

Bons pour tout le monde ? Pas vraiment ! A cause de sa richesse en fibres et parce qu’il est une véritable éponge à matières grasses, il peut se révéler fort indigeste.

Mais, le cèpe est particulièrement riche en sélénium, anti-oxydant parfois rare dans notre alimentation. Il contient nombre de minéraux et aussi beaucoup de vitamines du groupe B. Comme tous les champignons, il est pauvre en calories 20 pour 100g, mais cela ne veut strictement rien dire puisqu’on le consomme toujours avec du beurre ou le plus souvent de l’huile? et beaucoup sinon il est bon !

Truffe noire du Comtat de Provence

Truffe noire du Comtat de Provence

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TRUFFE NOIRE DU COMTAT DE PROVENCE – HISTOIRE

La trufficulture a pris son essor au début du 19ème siècle. Grâce à Joseph Talon, qui vers 1810, près d’Apt dans le Vaucluse, eut la fameuse idée de planter des glands ramassés sous les chênes truffiers d’où son célèbre dicton : “si vous voulez récolter des truffes, plantez des glands”. Il fût suivi en 1847, par Mr Rousseau de Carpentras, récompensé en 1855 à l’Exposition Universelle à Paris. Il avait fait une plantation sur sept hectares et produisit de magnifiques truffes. Ces pratiques se multiplièrent et, lorsque en 1880, il y eut surtout la crise du phylloxéra ravageant les vignobles, ainsi que la maladie du ver à soie remettant en cause la production de soie, des milliers d’arbres furent plantés sur ces terres favorables à la truffe…

Puis l’exode rural, la révolution industrielle dépeuplèrent les campagnes et le domaine forestier se referma moins d’entretien, moins de troupeaux. La première guerre mondiale saignant la population paysanne, la Provence perdit des hommes mais aussi la mémoire de leur savoir. Ce fût la cause d’un déclin important. On passa de 1587 tonnes en 1868, à 45 tonnes en 1920, et après la deuxième guerre mondiale, à 36 tonnes en 1950.

Le traité de Rome, avec la nouvelle politique agricole pour rendre l’Europe autosuffisante, a provoqué une nouvelle révolution agricole. Les cultures intensives, la mécanisation à outrance, l’usage intensif d’engrais chimiques et de désherbants ont rompu le fragile équilibre écologique favorable à l’épanouissement de la truffe.

La production s’élève de nos jours, et selon les années à 20 tonnes en 1992, à 12 tonnes en 1995, 30 tonnes en 97/98, 10 tonnes en 98/99 qui fût une mauvaise année. La saison 1999-2000 semble avoir été une année correcte ainsi que celles qui s’en suivirent.

A la fin de l’année 1999, a été organisé le “5ème Congrès International Sciences et Culture de la Truffe” à Aix en Provence. Des spécialistes du monde entier se sont retrouvés pour relever le défi technique de la relance de la production truffière. Il faut donc relancer la trufficulture dans les grands terroirs favorables.

Le Sud-est représente à lui seul 80% de la production nationale… Rappelons nous la règle des ” 2/3 ” sur les quantités produites. ” La France produit les 2 /3 de la truffe mondiale. Le Vaucluse produit les 2/3 de la truffe française. Le Comtat Venaissin en Provence produit les 2/3 de la truffe du Vaucluse, et le Périgord , producteur de 15% de la truffe française commercialise les 2 /3 des truffes de France.

Actuellement la truffe fait l’objet de sérieuses recherches sur la mise en évidence de certaines substances qui auraient des propriétés anticancéreuses.

TRUFFE NOIRE DU COMTAT DE PROVENCE – SAVOIR ACHETER

“Un gastronome digne de ce nom ne consomme que des truffes fraîches, en hiver. La saison une fois achevée, il attend la suivante et s’abstient de truffes de conserve, même de première cuisson” Paul Ramain 1954.

L’idéal est de fréquenter les différents marchés aux truffes et d’acheter directement du producteur au consommateur la Tuber Melanosporum. Mais il faut être connaisseur et ne pas se retrouver avec de la brumale ou de la chinoise au prix de la Mélano ! De nombreuses personnes ayant de la famille ou amis producteurs en Provence préfèrent s’approvisionner directement et n’hésitent pas à faire le voyage, comme certains vont au pays du foie gras ou directement dans les caves pour acheter du vin.

Donc prudence, et sans connaissances particulières, il convient de s’adresser à des maisons connues pour leur sérieux et leur renommé. Mais sachez qu’avec 50 g ou 100 grammes de truffes, vous pouvez quand même vous régalez,la truffe fraîche étant est incomparable.

Un autre conseil, préférez acheter deux truffes de taille moyenne plutôt qu’une seule grosse; en effet, vous aurez, si l’une est de moindre qualité, la chance d’avoir l’autre meilleure. Alors que si vous en avez qu’une grosse et qu’elle soit mauvaise, il vous restera un goût amer dans la bouche…

Truffe de Bourgogne

Truffe de Bourgogne

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TRUFFE DE BOURGOGNE – HISTOIRE

Une histoire millénaire…Prisée depuis la plus haute antiquité

Connue depuis la plus haute antiquité, la truffe a toujours été appréciée.

Joyau des tables royales pendant la Renaissance, la «tuber uncinatum», truffe de Bourgogne, est très prisée jusqu’au XIXe siècle.

Tombée quelque peu en désuétude et éclipsée par sa cousine du Périgord, elle retrouve peu à peu ses lettres de noblesse.

Nombre de villages du département possèdent des lieux-dits «truffiers».

Mais, figurez-vous que l’on en trouve même dans les squares de Dijon comme le square Darcy ou dans les jardins de l’hôpital militaire.

Selon certains historiens, c’est sur le site de Mari en Mésopotamie que l’on découvrit la première trace écrite de l’existence de la truffe.

Il semble que les Grecs connaissaient plusieurs variétés de truffes.

Cinq siècles avant notre ère, Pythagore vantait déjà les truffes de Lesbos.

Les Romains consommaient principalement des Terfez, truffes du désert.

La truffe de Bourgogne était vraisemblablement la seule truffe consommée au moins jusqu’à François 1er.

Des écrits parlent des truffes de la région d’Is-sur-Tille sur la table des rois de France.

Mais, lorsque François Ier a été prisonnier des espagnols, il semblerait qu’il ait mangé de la truffe de Périgord.

C’est lui qui aurait lancé la mode en France de la truffe de Périgord.

La truffe de Bourgogne reste cependant prisée. Au XVIIIe, Courtépée parle des chasseurs de truffes de Courtivron qui dressaient des chiens pour chercher les truffes.

Dans sa description générale et particulière du duché de Bourgogne (1774), l’abbé Courtépée signale qu’à Courtivron, «on y trouve beaucoup de truffes.

Les habitants sont presque les seuls, dans un arrondissement de 6 à 7 lieues, qui aient le talent de les chercher utilement.

L’inspection du sol, celle de l’herbe qui se trouve ordinairement flétrie sur les truffières, leur sert d’indices.

Ils se servent de chiens dressés à cet usage qui les trouvent à l’odeur qu’elles répandent en automne.»

TRUFFE DE BOURGOGNE – VERTUS

Dans la famille Tuber…

Fruit d’un champignon classé dans la famille des thallophytes, la truffe fait partie de la famille des Tuber.

En pleine maturité, elle prend la forme d’un tubercule irrégulièrement globuleux constitué par une peau ou écorce lisse ou rugueuse, de couleur variée blanche jaune, grise ou noire, c’est le péridium.

Il existe une trentaine d’espèces de truffes. La plus recherchée est la truffe blanche du Piémont ou «tuber magnatum» que l’on ne trouve qu’en Italie.

Parmi les principales espèces, on peut citer:

-la truffe noire du Périgord ou «tuber melanosporum».
-la truffe musquée ou «tuber brumale»
-la truffe de Bourgogne ou «tuber uncinatum»
-la truffe d’été ou «tuber aestivum: elle est un peu à l’origine des malheurs de la truffe de Bourgogne.

Elle se récolte au mois de juin et de juillet dans le midi. Espèce particulière qui a moins de parfum.

On ne peut pratiquement pas la différencier dans les préparations culinaires.

TRUFFE DE BOURGOGNE – SAVOIR ACHETER

Sauvage ou cultivée???

Truffe sauvage, la truffe de Bourgogne commence seulement à être cultivée.

Les premières cultures datent des années soixante.

A l’état naturel, elle se trouve dans les bois et dans les friches, essentiellement sous les noisetiers, les chênes, les charmes, les pins noirs d’Autriche, les hêtres…

Elle pousse essentiellement dans des milieux fermés et aime l’ombre, contrairement à la truffe de Périgord.

La truffe de Bourgogne n’est mûre qu’à partir de fin octobre et tout le mois de novembre.

On peut encore en trouver en décembre, voire même en janvier.

Différentes méthodes existent pour rechercher les truffes.

La méthode de la pioche, particulièrement nocive, consiste à piocher au hasard sur toute la surface du brûlé.

Non seulement, elle anéantit la récolte pour le reste de la saison, mais elle rend les racines de l’arbre stériles.

La récolte au chien est bien meilleure:

elle permet de ne cueillir que de la truffe mure à point et ne détruit pas les racines.

Confrérie de la truffe de Bourgogne…

La confrérie de la truffe de Bourgogne, dont le Grand Maître est Jean-Louis Mangel, a été créée en mai 1994.

L’un des principaux objectifs de la confrérie est de faire connaître la truffe bourguignonne par la promotion de la gastronomie et la création de recettes.

Mais, le cheval de bataille demeure la recherche de la truffe au chien et non pas à la pioche.

La Confrérie s’efforce par ailleurs d’étendre la culture de la truffe.

Confrérie de la truffe de Bourgogne, 3, rue Gambetta, 21120 Is-sur-Tille.

TRUFFE DE BOURGOGNE – CUISINE TRADITIONNELLE

Quelques Recettes

Raviolis à la truffe de Bourgogne, reblochon à la truffe de Bourgogne, beurre de truffe, truffe en papillotte…,

Toutes sortes de recettes existent…L’huile de truffe.

Choisir de l’huile neutre comme l’huile de raisin, par exemple.

Y incorporer des truffes fraîches coupées en cubes (deux parts d’huile pour une part de truffes.

Laisser macérer quelques jours, trois ou quatre environ avant de l’utiliser sur vos salades.

Les truffes, ainsi conservées, peuvent être présentées en lamelles sur la salade ou utilisées à d’autres fins.

Cette mixture se conserve au réfrigérateur pendant un mois.

Le reblochon truffé

Ingrédients:
– 1/2 reblochon par personne.
– Deux tranches de pain.
– 5 grammes de tuber Uncinatum.
– Salade de mâche.
– Huile de truffe.
– Vinaigre de Jerez.

Couper une fine tranche de pain, déposer dessus une tranche de reblochon d’un demi-centimètre d’épaisseur, de fines tranches de truffes fraîche et de nouveau un tranche de reblochon de même épaisseur.

Passer le tout à four chaud 200°, le temps de faire fondre le fromage.

Servir avec une salade de mâche assaisonnée d’huile de truffe.

… Enfin, dernière précision, la truffe posséderait des vertus aphrodisiaques.

On lui prêtre cette qualité depuis l’antiquité et de nombreux auteurs lui reconnaissent cet attribut…

Truffe

Truffe

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TRUFFE – historique

Les truffes sont des champignons mychorhisiens (100 000 espèces) ce qui signifie qu’elles sont le produit d’une association symbiotique entre le mycélium (partie végétative) et une racine (à l’intérieur ou à l’extérieur de celle-ci, selon où se trouve le mycélium).

Ce sont des champignons en axomycète, ou plus particulièrement en discomycètes de l’ordre des tubérales. On compte 5 familles parmi les tubérales, les truffes du genre Tuber appartenant à celle des eutubéraceac.

Tuber Mélanosporum = truffe noire du Périgord
Tuber Magnatum = truffe blanche du Piémont
Tuber Uncinatum = truffe grise de Bourgogne

TRUFFE – VERTUS

Comme j’ai indiqué précédemment, la truffe, étant devenue libre, se nourrit par l’intermédiaire de houppes mycéliennes à la pointe des écailles du péridium. Une faune composée de microfaune, protozoaires et Nématodes, de méso faune, avec les acariens et collemboles, et de macro faune plus accessible et visible pour l’amateur que je suis, à savoir : Mollusques, larves de coléoptères et diptères, fourmis, vers de terre tels que gloméris annelé, iule fétide, géophile, lombric permettant le drainage, l’aération du sol, et l’activation de décomposition des éléments nutritifs obligatoirement nécessaires .
Corps: Il va sans dire qu’une pollution avec des fongicides, un travail du sol intensif, une trop grande irrigation peuvent casser ce fragile équilibre et faire disparaître les truffières.

Je vous renvoie à Gabriel Callot et son équipe, chercheur à l’Inra de Montpellier qui ont fait des recherches importantes sur l’écosystème truffier.
Outre les plantes poussant en symbiose avec la truffe, il ne faut pas oublier la présence de champignon. J’ai constaté la présence bénéfique du tricholome terreux, de l’inocybe fastigé appelé le truffier en Provence, de la pezize en coupe ou veinée, du cèpe, de l’helvelle crépue, morille, le scléroderma sp. Les champignons les plus fréquentables appartiennent à la famille des saprophytes.
Il y a par ailleurs, des champignons qu’il n’est pas bon de rencontrer sur les truffières. Le bolet de Satan, bolet blafard, l’hébélome échaudé indiquent une absence ou disparition latente des truffes. L’armillaria melléa, que les Provençaux apprécient lorsqu’il est ramassé jeune, est un parasite redoutable attaquant l’arbre Il m’est arrivé d’aller exterminer ces mauvais champignons de crainte qu’ils envahissent les arbres en production.
Certaines variété de truffes sont des compétiteurs de la truffe noire. La tuber brumale et la tuber aestivum signalent la disparition de la tuber mélanosporum. Il y a parfois des choix difficiles à faire, et il est conseillé de supprimer les arbres truffiers producteurs de ces variétés, car leurs spores se développent plus facilement que ceux de la mélanosporum.

Les prédateurs de la truffe

Liode à carapace rouge
Les prédateurs insectes ou autres ayant un sens olfactif développé sont bien entendu attirés par le parfum des truffes, la mouche spéciale truffe du genre SUILLIA, les coléoptères dont les LIODES à carapace rouge creusant des trous caractéristiques dans la truffe et les dévorant., le mille-pattes, le bousier, les limaces, l’escargot Hélix promatia.
Le mulot, le rat taupier, l’écureuil , le renard, le chevreuil se délectent de truffes, d’autres animaux s’attaquant aux racines comme le lapin et le lièvre, et le prédateur le plus nuisible, le sanglier ou cochosanglier occasionnant de sérieux dégâts dans les plantations où il est irrésistiblement attiré pour notre plus grand désarroi.
Mouche à truffe
Tous ces animaux participent par leurs déjections à l’ensemencement naturel. Mais la prolifération des cochons et sangliers perturbent sérieusement les nouvelles plantations de truffières et les Sociétés de Chasse par leur action aident à leur protection.

Document Historique et technique de la truffe.

La Truffe, que Brillat-Savarin, l’illustre gourmet, dans son enthousiasme, a baptisé le « diamant de la cuisine » n’est, ni une galle, ni une excroissance qui se produit sur les racines de certaines plantes, ainsi qu’on l’a cru, pendant fort-longtemps.

Un peu d’histoire.
C’est bel et bien un champignon ayant sa vie propre, qui se forme à l’inférieur du sol, tandis que les autres champignons se forment à l’extérieur.La passion des amateurs de bonnes choses, pour cet excellent champignon, ne date pas d’hier. Les Grecs et les Romains connaissaient les truffes et s’en montraient très friands. Un passage d’Athénée, nous apprend que les truffes se servaient chez les Romains, à la fin des repas, marinées dans une sauce de gingembre et de cinnamome. Telle était aussi la manière de procéder des Arabes, qui faisaient cuire les truffes dans un jus d’herbes aromatiques.Toutefois, c’est surtout pendant la Renaissance que la truffe fut en faveur.Au xvie siècle, dit M. Planchon, l’usage des truffes est répandu dans toute la péninsule italienne. Mathiole en parle comme d’un mets favori des grandes maisons. Platina en avait déjà signalé l’abus en introduisant une distinction subtile dans le genre d’excitation que leur supposait un préjugé populaire. Moins casuiste et plus rigide, Savonarole engageait les amateurs de truffes à craindre Dieu, ou, à son défaut, la colique et la strangurie, conseils qui n’ont jamais fait perdre un coup de dent aux vrais adeptes d’Épicure.

Formation et développement de la truffe.
Il résulte des remarquables travaux de MM. Tulasne, Chatin, Boninet, Condamy, et ceux plus récents de M. de Gramont de Lesparre, que la Truffe est un champignon de l’ordre des thécasporés, c’est-à-dire à spores (ou semences)- renfermées dans des urnes ou sporanges appelés aussi thèques. Ces sporanges ou thèques, sont généralement courts et disposés dans l’intérieur de la truffe en veines sinueuses. Suivant les espèces, ils renferment de 1 à 8 spores, ordinairement 3 à 4. L’enveloppe de la Truffe, encore appelée réceptacle ou peridium, est verruqueuse ou tuberculeuse.

Les spores, sous l’influence d’agents convenables, se développent et produisent, comme cela arrive pour les champignons ordinaires, un mycélium composé de filaments nombreux, qui, parvenus à un certain degré de croissance, forment sous terre, pour recevoir leurs germes, ces réceptacles charnus qui constituent les Truffes.
Dans une Truffe, le nombre de thèques étant très considérable, on peut dire que les spores contenus dans un tubercule sont en nombre indéfini et que, la décomposition d’une truffe en répand des millions dans le sol.
L’étude de ces germes, faite au moyen du microscope, a montré, qu’ils ne sont pas d’une germination. facile; car ils ont résisté aux réactifs les plus puissants auxquels on les a soumis pour les faire germer artificiellement.
Jusqu’en 1899, on ignorait môme complètement le moyen de déterminer cette germination, lorsque, dans la séance du 17 janvier 1898, M. Chatin a communiqué à l’Académie des Sciences, une note de M. le duc de Lesparre faisant connaître son intéressante découverte du germe qui produit le mycélium truffier et du moyen de provoquer sa fécondation et sa germination.

D’après M, le duc de Lesparre, dit M. A. de Bosredon, la spore de la Truffe ne peut germer ni dans sa pulpe, ni dans la terre; un milieu nouveau lui est indispensable : il faut qu’elle soit transportée par le vent ou par une autre cause sur la feuille d’un arbre truffier, tel que le chêne, le noisetier, le hêtre, le pin, l’épicéa, etc. Retenue par ses piquants, elle s’attache au limbe de la feuille, et, lorsqu’elle se trouve dans le voisinage de la nervure centrale, elle ne tarde pas à germer. La spore mâle produit alors un filament cheminant sous l’épiderme et féconde la spore femelle. Celle-ci, une fois fécondée, émet des sporules, qui germent à leur tour et, tombant à terre, produisent le mycelium truffier. »Nous verrons par la suite l’importance pratique absolument capitale de cette découverte, qui a jeté un jour tout nouveau sur la multiplication artificielle rationnelle des Truffes.Conditions nécessaires au développement de la truffe.Tout d’abord le climât A ce sujet, on peut dire que le climat de la Truffe est celui de la Vigne.D’une manière bien générale, il faut reconnaître que les pluies qui tombent, accompagnées d’orages, vers le mois de juillet, sont très favorables pour la production des Truffes. Il n’en saurait être de môme, comme le fait observer M. le Dr Ferry de la Bellone, des pluies prolongées de l’arrière-saison, qui mettent un obstacle presque complet à la venue régulière des Truffes. « Il est généralement admis que le froid a, sur la maturation des Truffes, une action très favorable et qu’une Truffe n’est bonne que si elle a subi l’influence des premiers froids de l’hiver. Cette opinion très générale est très vraie, et les Truffes ne sont vraiment savoureuses qu’à la fin de décembre et pendant les mois de janvier et de février. Mais il est bien entendu que c’est un froid continu dans de justes limites d’intensité et de durée qui peut avoir seul cette action.
L’altitude exerce une action très certaine, et elle détermine, absolument comme elle le fait pour les végétaux, des zones que ces champignons ne peuvent franchir.

Pour la Truffe noire (1), on peut dire qu’elle s’arrête à 800 mètres, peut être parce que personnellement elle ne s’accommode pas de la température qui y règne, mais à coup sûr parce que les arbres qui la produisent ne veulent pas y venir.Les derniers représentants truffiers qui se plaisent dans les lieux élevés sont les Hêtres. C’est à leur pied qu’on rencontre les dernières truffes, et encore ces truffes appartiennent-elles souvent à des espèces qui sont loin de valoir la Truffe noire des altitudes moins grandes. »Pour ce qui a trait à la nature du sol, on peut affirmer que la Truffe est essentiellement calcicole, c’est-à-dire avide de calcaire. Aussi la carte truffière de France, se confond avec celle des formations géologiques calcaires. Enfin, fait particulièrement intéressant, dit M. H. Hitier, c’est surtout dans les terres maigres et caillouteuses qu’on trouve la Truffe. Comme la vio-ne, elle s’installe et prospère là, où l’on n’oserait se livrer à d’autres cultures. De là aussi, le reboisement en vue de la production de la truffe dans des terrains qui, sans cela n’auraient aucune utilisation.
Les meilleures truffières du Périgord, du Quercy, de l’Angoumois et du Poitou, se trouvent sur les terrains calcaires de formation jurassique, surtout les oolithes et crétacées. Les meilleures truffes du Sud-Est sont récoltées sur les calcaires néocomiens.
« Il est à remarquer aussi que les truffières les plus renommées, contiennent, en outre du carbonate de chaux, du sable, de l’argile, de l’oxyde de fer, des phosphates, des alcalis, avec un peu de matières organiques. Cependant, la présence du calcaire ne parait pas avoir une influence bien sensible sur la qualité de la truffe ; mais il n’en est pas de môme de l’oxyde de fer. Si la présence de ce corps n’est pas indispensable pour la production, il joue au contraire un rôle très important sur la valeur des tubercules. On sait, en effet, que les meilleures truffes sont celles récoltées dans les terrains colorés par le serquioxyde ou le peroxyde de fer. » (P. Mouillefert).

La Truffe noire (Tuber Melanosporum) ou Truffe du Périgord est la plus appréciée.

Comment se trouvent-elles’
La récolte de truffe se fait fin novembre à fin mars, c’est une cieullette aléatoire et difficile parce qu’elle transite obligetoirement par un animal.

Le cochon,
Il n’a pas besoin de dressage, ilcherche la truffe car il les aime et dans le seul but de la manger.
Il fouille la terre avec son groin,il n’est pas facile de l’en empêcher. C’est pour cette raison qu’il est préférable d’utiliser une jeune bête. Il n’est employé que dans le sud-ouest et cette tradition se perd.
Le chien,
C’est de loin l’animal le plus utilisé, il est dressé à la recherche de la truffe. Il ne fait que marquer de sa patte l’emplacement de la truffe.Il n’xiste pas de race prédisposée à la recherche de la truffe, seul les chiens de chasse sont à déconseiller.
La mouche,
Il existe une variété de mouche qui pondent leurs ouefs au-dessus des truffes afin que les larves puissent s’y nourrir.
Elles repèrent les truffes à leur odeur et volent presque sans bouger , elles semblent être droguées par le parfum.
Cette technique est incertaine et ne sert qu’aux promeneurs.

TRUFFE – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

La truffe noire et le vin

Le raffinement de la truffe noire Mélanosporum, sa classe aromatique, son authenticité, sa rareté et son coût ne peut l’amener qu’à s’accompagner de vin de qualité.

Fruits de la terre, la truffe noire et le vin ne peuvent qu’être en parfaite harmonie. Les arômes du vin ne doivent pas cependant dominer ceux de la truffe, ils doivent mettre ce produit magique en valeur, ne pas l’étouffer mais le faire exploser en mille feux!

Nous laissons le soin à Danielle RAULET-REYNAUD, premier mâitre d’hôtel de France, finaliste meilleur sommelier de France, ( animatrice d’évènements dans les plus grands salons culinaires du monde Hong-kong, Singapour etc) de vous révéler les subtilités de la truffe et le vin.

” Il est certes difficile d’entreprendre d’écrire sur un sujet aussi délicat qu’est le ” mariage de la truffe et du vin “.
En fait , si vous ouvrez moult livres de recettes , même de cuisine ancienne, il est fort rare d’y trouver un chapitre, voire même, quelques lignes consacrées à l’harmonie de la truffe et du vin.

Alors ce diamant noir serait il immariable ?
Il faut s’y risquer avec prudence et modestie. Alors vous l’avez deviné , je demande d’emblée votre indulgence !

” La truffe et le vin ” pourrait être le titre d’une fable de La Fontaine comme on l’a déjà écrit.

La truffe noire, mélano pour les intimes est un ingrédient tellement exceptionnel en lui même qu’il est effectivement bien difficile de le mettre en valeur par le vin.
Sa texture n’a en fait rien de particulier ;mais c’est dès que l’on parle ” aromatique ” que ce champignon, sauvage et mystérieux, révèle toute sa magie et, c’est ce côté merveilleusement aromatique , que l’on essaie de conjuguer avec le vin plutôt que sa texture.

C’est au coeur de l’hiver que la truffe est la meilleure.

Si on l’apprécie à Noël ,et bien qu’on l’achète fort chère, elle reste de qualité moyenne à cette période.
C’est du 15 janvier à fin février environ qu’elle est la plus goûteuse.

Alors quel vin déguster avec la truffe ?

Il est formellement acquis chez les professionnels que la plus belle association que l’on puisse faire avec la ” mélano “, nom familier donné à la Tuber Mélanosporum, est un vin blanc et surtout UN GRAND VIN BLANC .

De quoi aiguiser la curiosité des amateurs du vin rouge et adeptes du French Paradox.

Installée en Hermitage ,dans la Vallée du Rhône, j’ai donc été très privilégiée de pouvoir associer les très grands vins blancs de cette colline avec les truffes.
Ils sont issus de Marsanne et Roussane surtout ,cépage parfait avec la truffe
S’ils sont austères, ils sont élégants et racés.

Dans le sud de notre région, il faut essayer Les Chateauneuf du Pape blancs , d’une aromatique incomparable .
Ceux sont des vins pleins de gras qui balancent la texture de la Tuber Mélanosporum.
Mais pour un budget moindre, les Côtes du Rhône Blancs, au nez de cire, vont à merveille.

Evidemment je pense davantage à un Côte de Ventoux blanc , de coteaux , et ayant au moins 3 ans………nez délicatement floral.

Attention : ne servez jamais vos grands vins trop froid !

Il existe aussi des mariages surprenant de vérité comme certains Vins de Pays, qu’il soient de Languedoc, du Vaucluse ou du Gard par exemple .
Ils sont le résultat de savants et judicieux assemblages de cépages comme chardonnay/ viognier /marsanne parfois .C’est ici en priorité la balance de l’acidité et du gras avec la subtilité des épices.
Hors région ; je choisis un vieux Chablis, où l’expression de la minéralité du sol a laissé place à des arômes tertiaires complexes et subtils , mariage de l’élégance.

Danièle Raulet Reynaud
Membre de la Confrérie de la truffe noire du Mont Ventoux et Comtat Venaissin

Alors vraiment pas de vins rouges ?

Ce dont il faut se rappeler est qu’un vin rouge passera plus sur un plat où la truffe n’est pas en excès, mais dès qu’elle est dominante dans la composition du plat il est préférable d’associer un vin blanc.
Prenons l’exemple du foie gras très légèrement truffé et une omelette largement ” chargée ” en truffe, même sachant que l’oeuf reste le plus grand ” ennemi ” du vin.

Alors si vous avez seulement un peu de truffe et que vous soyez un inconditionnel du vin rouge, ne sortez pas vos plus grandes bouteilles ,surtout surtout si ces vins n’ont pas atteint leur plénitude car leur puissance et leurs tanins et ne sont guère conciliant avec notre truffe. Evitez les bourgognes, ou les crus du nord de la vallée du rhône.

La truffe exige donc des vins avec un bonne longueur en bouche, gras, denses ,bien aromatiques ou parfumés, et discrètement boisés

Préférez un St Emilion ou un Pommerol souple, avec des dominantes de merlot plutôt que des vins de Médoc à base de Carbernet Sauvignon. Sortez un Sancerre, un St Nicolas de Bourgue, il est sans complexe un bon petit Côte du Rhône au saveurs de garrigue …………Bref entre nos grands vins blancs et nos rouges légers comme la truffe est bonne quand elle a notre accent !

TRUFFE – CUISINE TRADITIONNELLE

L’art de déguster la truffe noire

Les conseils proposés sont des bases pour des recettes simples que nous affectionnons en tant qu’amateur. Nous laisserons libre cours à votre imagination et créativité

. D’autant que de beaux livres de cuisine exaltent la préparation de la truffe. Aussi, je vous laisse le soin de les compulser. Trente quatre toques étoilées ayant fêté somptueusement la truffe lors de la première journée nationale de la truffe à Paris le 3 février 2000, peuvent servir de références. Car comme écrit Olivier Nanteau, ” pour les bons cuisiniers, un beau panier de truffes fraîches, c’est comme un Stradivarius sous l’archet d’un virtuose ”

Quant à moi, humble rabassière , je m’efface devant ces étoiles et vous fait part seulement de quelques suggestions. L’existence du FORUM nous permettra d’échanger des recettes, des conseils, de vous orienter dans vos achats et d’en faire profiter d’autres internautes

Fraîche ou cuite ? Huile d’olive ou huile végétale ? Je laisserai à chacun le choix de ses préférences. Pour moi la truffe se travaille souvent à cru légèrement cuite ou en papillotes. Le choix de l’huile d’olive est primordial car il ne faut pas qu’elle absorbe le parfum de la truffe. Comme le vin, il faut que l’huile d’olive exalte la truffe.

Ancienne étiquette

La plupart des recettes sont élaborées à partir de la truffe noire, la tuber mélanosporum, Mélano pour les intimes, elle seule possède une finesse de parfum et une saveur incomparable.

Quelques grands principes ( revoir l’art de l’acheter et de la conserver)

Ne pas l’acheter à n’importe qui et n’importe où!

Achetez deux truffes moyennes plutôt qu’une seule grosse!
ATTENTION à ne pas acheter de la brumale et de la chinoise pour de la Mélano!
La truffe n’est pas un élément de décoration!
Elle doit être utilisée à température ambiante !
Ne pas lui faire subir une trop longue cuisson!
Elle ne se pèle pas comme une pomme de terre, elle se brosse,

Sauf si vous désirez truffer du foie gras!
Si vous la pelez après l’avoir brossée, gardez les pelures!.
La crème, le beurre, l’huile, piègent le parfum de la truffe, ce ne sera que meilleur si vous les préparez à l’avance!,
Quand on peut, il faut privilégier la truffe fraîche ramassée à maturité!
A défaut utiliser de la truffe congelée ou les conserves de qualité 1° ébullition!

Votre initiation gastronomique doit commencer par des recettes simples. Le premier plat que vous devez faire est l’omelette aux truffes, dix à vingt grammes de truffes coupées en lamelles, par personne, macérées avec les oeufs trois -quatre heures avant, cuite à feu vif, servie baveuse ( il est préconisé de mettre la veille les oeufs non cassés et les truffes fraîches dans un bocal fermé hermétiquement)
Mandoline

Le beurre de truffes : copeaux de truffes mélangés au beurre vous serviront à tartiner des tranches de pain croustillantes, y rajouter une pincée de cristaux de sel.. Vous pourrez en déposer une noisette sur un pavé de filet de boeuf, sur des pâtes fraîches, ou sur des pavés ou filets de poisson blanc …

La Crème de truffes : crème fraîche mélangée avec les copeaux de truffes servie au dernier moment sur des pâtes fraîches, sur des ravioles, des gnocchis, des pavés ou filets de poisson, (cabillaud, loup, saint pierre, raie), des coquilles saint jacques, des pommes de terre cuite à la vapeur, rajoutée dans des préparations de feuilletés de ris de veau, de foie gras, de champignons de Paris, des gratins d’endives ou de salsifis, sur des filets de poulet froid., dans des potages .

Huile aux truffes : pelures, copeaux, bâtonnets de truffes macérés dans l’huile de votre choix. Cette huile peut se conserver une bonne dizaine de jours dans votre frigidaire. Elle vous servira de base de sauce pour vos salades vertes, laitue, frisée, scarole blanche, endives, mâche), salade de pomme de terre calibrée roseval, charlotte ou ratte. Tentez en salade le mélange moules de bouchot avec les pommes de terres ( vous rajouterez des copeaux de truffes dans toutes ces salades ). Délicieuse avec des asperges vertes ou blanches. Mélanger avec de la brousse ou de la mozzarella, elle rehaussera encore plus les salades. Vertes.
Les vinaigres rajoutés seront de Xeres, de vin vieux ou balsamique.

Uniquement avec de l’huile d’olives aux truffes, à laquelle vous rajouterez une bonne quantité de lamelles de truffes, vous préparerez une purée que vous servirez avec un bon poulet fermier rôti, arrosé lui aussi, d’huile aux truffes. Rien de plus simple et vos invités s’en souviendront longtemps.

Il ne vous reste plus qu’à expérimenter et puis, à tenter les grandes recettes gastronomiques pour fêter le prochain millénaire.

* La farandole de sandwich aux truffes et les truffes en chausson feuilleté de ma grand-mère
* Les truffes de brousse en salade mesclun de Reine Samut
* Le rôti de poulet fermier avec sa purée aux truffes de Mamounette
* Le suprême de pintade au jus de truffes et foie gras de Bernard Loiseau
* Les petits chaussons de pommes de terre aux truffes de Guy Savoy
* Le brie au mascarpone truffé
* Le sorbet à la truffe de JC Ferrero

Et une bonne tisane d’herbes provençales pour digérer le tout ! !

Romarin et sauge de Provence

En venant acheter vos truffes au Marché de Carpentras, de fin novembre à fin mars, vous pourrez aller prendre votre petit déjeuner à l’Atelier de Pierre, qui vous concoctera une brouillade ou des oeufs à la coque aux truffes avec du pain grillé tartiné au beurre de truffes. Vous pourrez aller aussi chez l’incontournable Serge dont le restaurant du même nom vous préparera des plats aux truffes du Comtat.

Dans le Vaucluse, en Provence, vous pourrez aussi déguster

* Un velouté de potiron truffé aux croûtons, chez Philibert à Monteux
* Une charlotte d’asperges vertes à la mousseline truffée chez Lopez en Avignon
* Une julienne de truffes fraîches en coque d’oeuf chez Frank Gomez à Séguret
Les filets de loup au jus de truffes et sa purée de salsifis à la crème de truffe .
Non loin de chez moi, dans le village de Venasque, à l’Auberge de la Fontaine, le carpaccio de saumon aux truffes, la ballottine de cabri aux truffes et la crème brûlée ou l’île flottante aux truffes.

Au pied du Ventoux, l’Hostellerie de Crillon le Brave, vous délectera de ses truffes noires du Ventoux.

Inventez, soyez imaginatif, testez , régalez vous et retrouvons-nous sur le FORUM pour échanger nos idées, nos recettes, nos adresses de restaurant, journée “découverte” avec repas truffes ou simplement après midi découverte de la rabasse au coeur du Comtat Venaissin en Provence.

Morilles

Morilles

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MORILLES – HISTOIRE

Pleine de trous, ridée et odorante, la morille est, comme on l’hume, des plus estimées au plan culinaire. Son apparition, ici et là plutôt qu’ailleurs, fructification à la fois attendue et improbable, est loin d’avoir livré tous ses secrets. Maints essais fructueux de culture se révélèrent effets d’annonce par la suite. Espérons d’ailleurs que cela dure, sinon nous aurons sur le marché un produit au coût légèrement inférieur, et au goût considérablement affadi, sans doute. Une dose infime de composants dégradés marc de fruits, cellulose, lignine, semble favoriser la fructification du mycélium. Celui qui sait, le cache. A jamais ?

Comme la truffe, la morille fait partie de l’élite des champignons. La saison de la truffe vient de se terminer, la froidure est ensuite passée par là et nous arrivons au printemps. La morille qui a le parfum du printemps, va surgir fin mars, lorsque la terre humide va commencer à fleurir et vivra sa courte vie jusqu’au mois de mai.

C’est un champignon à l’humeur sauvage, et au caractère exigeant : déjà, il lui faut un sol calcaire pour naître et prospérer, ensuite le climat et les hivers froids lui profitent, par contre la morille peut vivre en plaine ou en montagne. On trouve souvent la morille dans l’Est et le Sud Est de la France, le Périgord et la Corrèze; à l’étranger, surtout en Turquie et certains pays de l’Est. Lorsque les morilles surgissent et elles sont plus rares que les champignons des près, il faut avoir l’oeil et l’odorat en alerte pour les débusquer.

A l’oeil, elle se reconnaît à son chapeau alvéolé qui ressemble à une éponge. Il en existe 3 ou 4 variétés : la ronde ou blonde, la “vulgaire” au chapeau ovoïde et la conique. C’est cette dernière qui, au point de vue saveur, est la plus estimée.

IMPORTANT : A l’état cru, les morilles sont toxiques. Il faut donc, impérativement, les cuire. Avant, vous les nettoyez, au besoin en les “blanchissant”.

MORILLES – VERTUS

Les morilles sont très toxiques à l’ état cru. C’est un champignon printanier, creux aussi bien au niveau du chapeau que du pied blanchâtre, épais et renflé. D’un goût très délicat, les morilles sont très recherchées.

Comestibles, chapeau alvéolé soudé au pied, plus ou moins arrondi, la plus connue, de couleur gris clair au brun foncé, selon le milieu où elles vivent. Pied creux, de blanc à crème, chair blanche à peine ocrée.

Dans vos pâtisseries, confiseries, glaces, crèmes desserts, sauces, mousses, crèmes brûlées, coulis, crèmes anglaises, chocolats, ganaches, confiseries, confitures, compotes, cocktails…

MORILLES – CUISINE TRADITIONNELLE

La morille est d’un goût puissant elle sert souvent à préparer des sauces d’accompagnement, s’associe avec la crème. On l’utilise dans les sauces, les omelettes, les tartes, sauce à la crème ou elle excelle, pâtes.

Les choisir jeunes, petite, souple, non véreux. Les consommer rapidement car ils ne se gardent pas. Le nettoyage doit être soigneusement fait, les alvéoles contenant souvent du sable ou des parasites. Il doit être rapide sinon les champignons se gorgent d’eau. Mais un essuyage soigneux s’impose après que le pied ait été coupé.

Conservez les 2 jours maximum dans le bac à légumes du réfrigérateur. L’espèce se prête bien à la dessiccation.

Gyromitre

Gyromitre

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GYROMITRE – HISTOIRE

Le Gyromitre comestible est un champignon printanier commun dans le sud du Québec. C’est une espèce saprophyte qui croît sur les sols sablonneux, en milieu ouvert, surtout sous le pin blanc et dans les bois en friche dominés par les bouleaux et les peupliers. Le Gyromitre comestible est un champignon présent dans toute l’Amérique du Nord.

Il croît aussi assez communément dans de nombreux pays d’Europe.
Son nom scientifique, Gyromitra esculenta signifie “mitre ronde” Gyromitra, et “comestible” esculenta. On reconnaît cet ascomycète à son chapeau brun rougeâtre, circonvolué, creux à l’intérieur et à son pied crème ou brunâtre. La plupart des ouvrages mycologiques illustrent cette espèce.
Le Gyromitre comestible apparaît peu après la fonte des neiges. Dans la région des Basses-Laurentides et celle de Montréal, il fructifie en moyenne à partir du 20 avril. Les spécimens prennent entre une et deux semaines pour parvenir à maturité, selon la température. Ceux qui amorcent leur fructification plus tard, comme entre le 5 et le 10 mai, atteignent une plus grande taille que ceux qui apparaissent en avril. En général, les spécimens aperçus après le 25 mai sont vieux et défraîchis. Le champignon attend alors le printemps prochain pour fructifier à nouveau. Il est fidèle à sa station et peut être retrouvé au même endroit pendant plusieurs années.
Comme son nom l’indique, ce champignon est comestible mais attention: pas toujours, et pas pour tout le monde! Il contient une toxine, la gyromitrine, transformable en monométhylhydrazin, un composé dangereux qui entre souvent dans la composition du carburant à fusée. La MMH est détruite a 87,5 oC, raison pour laquelle les gyromitres sont beaucoup plus dangereux crus que cuits. Quoi qu’il en soit, des gens ont déjà été gravement malades après avoir consommé des gyromitres cuits, certains sont même morts. Ceci indique qu’il reste toujours un peu de toxine dans le champignon même après la cuisson. On sait aussi que certaines personnes sont plus sensibles que d’autres à la toxine, et que cette dernière se trouve en quantité variable dans les spécimens selon l’endroit d’où ils proviennent.

La façon la moins dangereuse de consommer des gyromitres serait de ne récolter que des spécimens jeunes et en bon état, de les faire sécher, de les ébouillanter un bon moment, puis de rejeter leur eau de cuisson avant de les apprêter. Il faut aussi savoir que les vapeurs qui se dégagent des champignons pendant leur dessiccation et leur cuisson sont toxiques.

Seulement au Michigan, il y a eu 112 cas d’empoisonnement aux gyromitres répertoriés de 1991 à 1993. Les principaux symptômes ont été, selon les personnes intoxiquées: vomissements, nausées, diarrhées, crampes abdominales, vertiges, maux de tête, jaunisse et gaz intestinaux. Ces faits justifient amplement que le Cercle déconseille la consommation des gyromitres. Cherchez plutôt des morilles !

GYROMITRE – VERTUS

Attention la gyromitre est un champignon MORTEL si elle est consommée fraîche.

Description : C’est un champignon proche de la véritable morille. Son chapeau est caractéristique il ressemble à une cervelle dans la forme de ces replis, il est de couleur brune voir même noirâtre en fonction de son exposition. Son pied blanc et complètement creux comme son chapeau ; il peut mesurer jusqu’à une quinzaine de centimètres.

Où la récolter : La gyromitre pousse au début du printemps on la trouve prés des vieilles souches dans les bois de sapins mais elle apprécie aussi les tas de bois récemment coupés, elle pousse au milieu des écorces et des branchages ; on peut aussi la trouver dans les fossés le long des routes et des chemins forestiers.

Conservation : La gyromitre se conserve environ 5 à 6 jours dans le réfrigérateur. Le séchage est la meilleure solution pour la conserver sans risque d’intoxication, pour cela il n’est pas nécessaire de les couper en morceaux car la gyromitre sèche facilement.

Préparation : Encore une fois nous insistons sur le fait que la gyromitre est un champignon très dangereux s’il est consommé frais. Nous vous conseillons de laisser sécher le champignon au moins 10 jours avant de pouvoir le consommer sans crainte. Vous pouvez alors le ré hydrater en la plongeant dans un verre d’eau tiède. Faite la cuire à la poêle le plus longtemps possible puis ajouté la à des quenelles en béchamel ou dans une omelette. Bonnes Dégustations.

GYROMITRE – SAVOIR ACHETER

Attention ce ne sont pas des morilles….

Attention la gyromitre est un champignon MORTEL si elle est consommée fraîche.

Légalité
Son taux de toxines étant extrêmement variable, plus faible sous les climats froids, ce champignon reste toujours consommé dans le nord de l’Europe ou dans les régions montagnardes. En Finlande ce gyromitre est toujours vendu, avec les avertissements appropriés11. En Suède on ne le recommande plus, il reste toutefois toléré chez les restaurateurs avertis et en conserve seulement pour la vente directe au particulier11. En France, par décret, le gyromitre dit « comestible » est interdit à la vente12.

Wikipédia Sept 2023

Girolle

Girolle

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GIROLLE – HISTOIRE

La girolle porte le nom scientifique de Cantharellus cibarius. Elle est de la classe des homobasidiomycètes
et de l’ordre des cantarellales. Elle est de la famille des cantharellaceae. Son genre est classé parmi les cantharellus. On l’appelle aussi chanterelle en français.

Son chapeau mesure entre 5 à et cm, convexe chez les jeunes spécimens puis en entonnoir, charnu, jaune pale à jaune orangé. Plis saillants en dessous du chapeau de la même couleur que le chapeau, très décurrents. Son pied mesure entre 5 et 10 cm sur 1 à 2 cm de diamètre s’évasant vers le haut. Sa chair est ferme, un peu fibreuse, blanche à crème, avec une bonne odeur fruitée.

On le trouve en plaine, forêts de feuillus ou de conifères de Août à Octobre. Très bon Champignon.

GIROLLE – VERTUS

La girolle est sans doute le champignon le plus populaire, on la retrouve très fréquemment à l’étal de la plupart des marchés. Sa chair au goût fin et subtile, est d’autant plus intéressante qu’elle n’est jamais véreuse, et rarement attaquée par les limaces.

Fidèle à ses stations, assez commune elle apparaît dès le mois de juin jusque parfois en décembre, avec de fortes poussées en juillet après une bonne pluie d’orage, dans les lieux humides, sous les feuilles ou dans la mousse, préférant les terrains acides.

Quelques cas on été rapportés dans la littérature de dérangements intestinaux dus à la girolle, mais pour autant, “ces accidents sont à verser au chapitre des intoxications aberrantes (A Marchand)”, la girolle restant bien entendu un comestible très estimé.

Attention à la confusion toujours possible avec le clitocybe de l’olivier très toxique, omphalotus oleatus, qui présente lui une coloration plus orangée à cuivrée, de vrais lames fines et serrées, et qui parasite les souches d’oliviers ou de chênes, mais parfois aussi les racines de ces arbres et le clitocybe qui semble donc terricole peut être confondu avec la girolle.

Une autre confusion possible mais de moindre importance, car non dangereuse, est celle possible avec le clitocybe orangé, ou fausse girolle, hygrophoropsis aurantiaca, de taille plus petite, présentant des lames fines, bifurquées, et une chair à consistance molle. La confusion reste peu grave avec cette espèce qui est un comestible de moindre importance, mais qui, si consommée en grande quantité, peut s’avérer purgative.

GIROLLE – SAVOIR ACHETER

Parmi les meilleurs champignons, la girolle ou chanterelle est un des plus parfumés. Elle pousse dans nos sous-bois et revient chaque année, souvent en grande quantité, aux mêmes endroits, dans les « coins à girolles » que les cueilleurs gardent secrets.

d’un beau jaune orangé, fermes, satinées, les girolles se développent dans les bois de feuillus ou de conifères, dès l’été et jusqu’à la fin de l’automne.

Cueillies fraîches et saines, on peut les garder quelques jours au réfrigérateur ou dans un endroit frais et aéré.
Toutes les techniques de conservation leur conviennent : à l’huile d’olive, au vinaigre ou simplement séchées.

Elles accompagnent à merveille viandes et poissons; si on a la chance d’en récolter diverses espèces, on servira un plat raffiné et coloré grâce au mélange des parfums et consistances diverses. Plus elles sont petites, meilleures elles sont; il est souvent inutile de les laver, il suffit de brosser les chapeaux et si nécessaire de les essuyer avec un linge humide.

GIROLLE – CUISINE TRADITIONNELLE

Fraîche, elle peut se faire à la poêle. Faite rendre l’eau au champignons, laisser cuire dans l’eau avec un peu de beurre puis ajouter de l’ail très finement hachée avec beaucoup de persil, à déguster chaud, on peut la mélanger avec d’autre champignons cèpes, mousserons, chanterelles grises….

Sèche, la girolle accompagne vos rôtis. Il suffit de plonger une poignée de champignon sec dans un demi verre d’eau tiède durant 15 à 20 minutes pour le réhydrater puis de verser le contenu du verre sur le rôti avec l’eau en début de cuisson, durant toute la cuisson penser à tourner régulièrement les champignons afin qu’ils libèrent toute leur saveur.

Pour les boutons plus petits une préparation au vinaigre et possible il suffit de faire cuire le champignon dans son eau puis de le plonger dans un bocal à conserve rempli de vinaigre blanc de cette façon on peut les conserver plusieurs mois et les déguster à l’apéritif.