
Recette de : Soupe au potiron cuite au micro-onde
Elle peut se préparer le matin et se réchauffer le soir, accompagner cette soupe de croûtons grillés.

Recette de : Soupe au potiron cuite au micro-onde
Elle peut se préparer le matin et se réchauffer le soir, accompagner cette soupe de croûtons grillés.
Origine : France >> Bourgogne >> Yonne (89)

Recette de : Velouté de pommes de terre à la crème cuit au micro-ondes.
L’épaisseur du velouté dépend de la qualité des pommes de terre.

Pas facile d’y voir clair et de savoir ce qu’il faut manger pour éviter les carences. Surtout quand de nombreux aliments prétendent couvrir une partie de vos besoins.
Voici de quoi réellement apporter à votre organisme ce dont il a besoin.
Notre organisme a besoin de nombreux éléments pour fonctionner : vitamines minéraux, énergie..
La majeure partie est apportée par l’alimentation.
Comment connaître exactement les quantités nécessaires ?
Un repère nécessaire.
Les apports nutritionnels conseillés, ou ANC, sont définis régulièrement par l’Agence Française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Les derniers datent de 2001. Ils donnent une valeur pour différents nutriments (calcium, iode, fer, etc.) nécessaires pour les femmes, les hommes, les seniors, les enfants, les ados.
A quoi correspondent-ils ?
Ce ne sont pas des valeurs exactes mais des repères nutritionnels pour la population, qui indiquent les quantités qu’il est souhaitable d’atteindre pour être absolument sûr de couvrir ses besoins. Un peu comme lorsqu’on vous dit qu’il faut dormir 8 huit heures par jour. C’est vrai en général et permet de situer les besoins, mais dans les cas particuliers, chacun va avoir une durée de sommeil spécifique autour de cette valeur.
L’Afssa détermine les valeurs proposées en les situant un peu au-dessus de la moyenne, pour permettre de couvrir les besoins de 97,5 % de la population.
Ce qu’il faut retenir : si vous respectez les ANC, aucun risque de carence. Par contre, si vous vos apports sont inférieurs aux 2/3 des ANC, vous risquez des déficits plus ou moins importants.
Tout ça c’est bien beau mais sur les produits, vous trouvez plus souvent des Apports journaliers recommandés (AJR) que des ANC.
Quelle différence ?
Les AJR concernent un nutriment particulier, et la valeur est encore moins précise que les ANC : il s’agit d’une valeur moyenne qui est indépendante de l’âge ou du sexe, et qui est censé convenir aussi bien à une femme enceinte qu’à un senior.
Les chiffres sont d’ailleurs légèrement inférieures à celles des ANC en général : plus faciles à atteindre, mais moins adaptés.
Mais les AJR ont le mérite de donner une vision concrète des nutriments apportés par un produit. Et donc de voir comment celui-ci s’inscrit dans l’équilibre alimentaire.
Si vous respectez les AJR, a priori pas de risque de souffrir de carence.
A noter : tous les nutriments n’ont pas à être apportés impérativement toutes les 24 heures. Inutile d’essayer de respecter à la lettre tous les AJR quotidiennement. On peut rattraper les jours suivants un “déficit”, l’équilibre se faisant plus sur la semaine.
Sur certains emballages de produits alimentaires, on trouve des références aux Repères Nutritionnels Journaliers ou RNJ (Guideline Daily Amounts ou GDA en anglais).
Ces RNJ ont été établis par un groupe de travail de la CIAA (Confédération Européenne des Industriels de l’Alimentaire et de la Boisson), incluant des experts reconnus en nutrition, sur la base des données scientifiques publiées sur les besoins nutritionnels
Dans le détail, les emballages indiquent la contribution aux RNJ de l’aliment, en ce qui concerne les apports énergétiques mais aussi les teneurs en sucres, lipides, acides gras saturés et sodium (ou sel). Des nutriments qu’il est essentiel de ne pas consommer en excès ou de manière déséquilibrée. Dans les deux prochaines années, plus de 5000 produits alimentaires verront figurer ces RNJ.

L’artichaut était à l’origine un chardon sauvage, qui sous l’influence de croisements est devenu la plante que nous connaissons aujourd’hui.
C’est à partir du XVème siècle que l’artichaut a été vanté par différents auteurs.
Les horticulteurs italiens de l’époque de la Renaissance le développèrent et lui permirent un essor sur le reste de l’Europe.
Ce légume est probablement originaire du bassin méditerranéen, de la région de Carthage (Tunisie).
☞ Qualités alimentaires et vertus thérapeutiques :
– On reconnaît à l’artichaut la propriété de stimuler l’appétit et d’augmenter la diurèse.
Il favorise les fonctions d’élimination (surtout urinaire) et intestinale en raison de sa richesse en fibres.
– L’artichaut est riche en vitamines A, B1 et B9 ainsi qu’en inuline, substance énergétique se dédoublant facilement en saccharose et convenant parfaitement aux diabétiques. On y trouve aussi de la tyrosinase, substance précieuse convoyeuse d’oxygène et de la cynarine anti-rhumatismale.
Il est riche en potassium (K), phosphore (P), sodium (Na), fer (Fe) et manganèse (Mn).
– Les branches crues offrent de nombreuses vertus contre les oedèmes, la rétention d’eau, la cellulite, les lithiases rénales, l’urée.
– L’artichaut a la propriété de renforcer la fonction antitoxique du foie et de tonifier la cellule hépatique (grâce à la cynarine qu’il contient). Il purifie le sang, abaisse le taux d’urée et de cholestérine.- Il serait aphrodisiaque et fébrifuge.
– C’est un aliment alcalinisant qui rééquilibre les effets acidifiants d’une alimentation trop carnée.- L’artichaut est un élément clé de la cure printanière.
☞ États et troubles de santé pouvant bénéficier de l’artichaut :
– Diarrhée (il exerce une action désinfectante pouvant stopper le processus diarrhéique).
– Constipation dûe à une insuffisance hépatique.
– Jaunisse. Crise de foie. C’est un tonique des fonctions hépatiques.
– Troubles de la vésicule biliaire, calculs biliaires, migraine digestive.
– Rhumatisme. Arthritisme.
– Cholestérol sanguin. Hypertension.
– Présence d’urée, d’acide urique et de goutte.
– Artériosclérose.
– Inappétence
– Fatigue, asthénie, croissance.
– Intoxication intestinale.
– Ballonnements. État pléthorique.
– Cirrhose, alcoolisme.
– Insuffisance rénale. Hydropisie (accumulation pathologique de sérosités dans l’abdomen).
– Cystite chronique ou aigüe (utiliser le jus, très diurétique).
– Fièvre.
– Surmenage, énervement, anxiété
– Paludisme : décoction de feuilles.
– Diabète d’origine hépatique. Hyperglycémie.
– Les bractées crues offrent de nombreuses vertus contre les oedèmes, la rétention d’eau, la cellulite, les lithiases rénales, l’urée.
– Pleurésie : décoction de feuilles.
– Contre-indication : chez les femmes allaitantes (anti-galactogène).
☞ Modes de consommation :
– L’artichaut doit être bien lavé. Éventuellement le tremper 10 mn dans de l’eau vinaigrée puis le rincer avant de le préparer
– On peut le consommer cru lorsqu’il est jeune et tendre, à condition de le mâcher soigneusement- La feuille de l’artichaut (en décoction) éclaircit le teint, réveille l’appétit, augmente la diurèse et agit comme un laxatif
– Cuit, l’artichaut s’oxyde rapidement. Il a perdu beaucoup de ses propriétés et peut donner naissance à des composés toxiques
– Il doit être consommé immédiatement, sinon il y a un risque de développement rapide de Bacillus prodigiosus qui laisse apparaître des taches bleu-verdâtre et peut provoquer des crampes d’estomac, des douleurs intestinales et de la diarrhée.
– Consommé en grandes quantités, il peut provoquer des ballonnements.
– La feuille peut être utilisée comme cataplasme pour calmer l’urticaire, l’eczéma, certaines formes de prurit infantile.
– Certains nutritionnistes recommandent de consommer l’eau de cuisson comme bouillon agrémenté d’un filet de jus de citron.
☞ Conservation :
– Cru, il se conserve quelques jours au réfrigérateur. Pour prolonger sa conservation, recouper légèrement sa tige, le tremper dans de l’eau sucrée et le recouvrir d’un linge humide.
– Éviter de le conserver (même au frais) après cuisson.

Recette de : Crème de poireaux aux micro-ondes.
Cette recette est diététique .
Le micro ondes a une puissance linéaire toujours égale. On ne peut que changer sa vitesse de fonctionnement. c’est une cuisson séquentielle ou quand on baisse le bouton de puissance, c’est en réalité sur le temps de fonctionnement du magnétron qui sera utilisé plus ou moins longtemps selon le choix effectué.
Recettes : Plats >> Légumes >> Champignons
Origine : France >> Centre >> Pays de la Loire >> Indre-et-Loire (37)

Recette de : Champignons à la crème.
Cette recette est rapide et peu calorique
Origine : France >> Rhône Alpes >> Rhône (69)

Recette de ; Salade de saucisson chaud au micro-ondes.
Recette goûteuse, servi avec du Beaujolais.

Mis à part les sino-vietnamiens qui font du porc un symbole de prospérité et d’abondance, en raison de ses rondeurs et de sa fécondité, les peuples attachent à cet animal, dont pourtant ils se nourrissent, une bien triste réputation.
Il représente d’abord la goinfrerie. Si sa gueule est un gouffre qui englouti tout. Ne dit t’on pas que les policiers en Corse à la recherche d’un disparu vont en priorité dans les porcheries des fermes. Le porc mange tout et il ne reste rien sauf les dents et c’est la seule façon de confondre les tueurs. Les porcs sont radiographiés et on a parfois trouvé des dents dans leur estomac qui ont conduit les enquêteurs vers les assasins. IL est également l’évocation de tendances obscures que notre éducation s’efforce de combattre en nous, la gourmandise, la luxure, l’égoïsme et l’ignorance évoqué dans la parabole évangélique des perles jetées aux pourceaux, "magaritas ante porcos" bonnes paroles gaspillées en pure perte car adressées à ceux qui ne sont ni capable, ni digne d’en tirer profit.
D’autre part, la saleté proverbiale du porc est pour beaucoup dans l’anathème jeté contre lui par les peuples sémites.
Enfin, le porc fournissait la viande la plus consommée par les peuples, de l’antiquité au XIX siècle, une viande grasse. Mangé de la viande s’interprétait donc comme manger gras, mais attention , l’église veillait toute nourriture carnée donc grasse était prohibée durant le carême. En cas de désobéissance, les contrevenants prenaient le risque d’être excommunié.
Le mercredi des Cendres était le jour de grand récurage pour les ménagères languedociennes qui devaient enlever la moindre trace de graisse dans le fond des poêles, des marmites et des casseroles, et toutes les femmes se retrouvaient au bord de la rivière pour récurer au sable leurs ustentsiles de cuisine. Autrefois la seule nourriture permise était celle du pain et de l’eau.
En Picardie, passer du saindoux à l’huile ne faisait guère rire les gens ainsi une petite chanson essayait de remonter leur moral.
Saint Panchard n’a point soupé
Donne-z-yeune crout d’pâté
Taillez haut, taillez bas
Ch’est a son cul qu’ch’tient l’plus gras…
Les saucisses et les saucissons sont fait de viandes hachées plus ou moins finement et dont on bourre des boyaux qui sont malheureusement de plus en plus souvent synthétiques. la chine est le plus grand exportateur de boyaux naturels. Nos saucissons, nos saucisses et nos boudins ont donc tous un peu de chinois dans leur composition et pas des moindres.
Cette charcuterie n’est pas forcément pur porc, elle parfois le produit de mélanges ou ne contient que du boeuf ou du mouton surtout en ce qui concerne les charcuteries Arabes ou juives.
Il est d’autant plus meilleur qu’il sera de façon artisanale. on le reconnait à son aspect grossier.
C’est un hachage de viandes crues et lards coupés au couteau plus ou moins finement, et introduction dans les boyaux qui viennent du gros intestin en général. On appelle cette action l’embossage qui peut se faire ou à la main ou avec une machine à embosser.
N’oublions pas ni le sel ni le poivre, obligatoirement en grains et qui peut être du poivre vert. Le sel utilisé peut être ou blanc ou rose. Il existe des saucissons aux olives, champignons sylvestres, nois, amandes, noisettes et différents condiments exotiques…Le goût du saucisson de porc est préféré par les amateurs, mais sa valeur énergétique alimentaire n’est pas forcément supérieur à celle du mélange porc et boeuf.
Le saucisson sec ordinaire permet d’utiliser des viandes d’une qualité plus qu’ordinaire et fait appel aux addittifs les plus variés mais certainement pas les meilleurs. Le saucisson Justin Bridoux en est la preuve irréfutable…Quelle déception et bon dernier de la classe.
Le saucisson vendu à la coupe ne spécifie pas sa composition, alors que celle ci est annocé sur les présentations préemballées.
On n’y trouve: sels divers de conservation, nitrites et nitrates, E 250, E252, sucres, colorants, anti-oxydants, monoglutamate pour relever le goût, polyphosphates E 450 pour gélifier, lacto fermants et j’en passe et des meilleurs bon appétit…..
La peau du saucisson après badigeonnage de gélifiant peut être recouverte d’herbes de Provence
de poivre concassé, de cendres…Le prix s’en ressent.
Ne pas se fier uniquement à l’emballage qui coûte moins cher
qu’une bonne fabrication manuelle.
De taille moyenne, pur porc coupé au couteau ne se mange pas trop sec. L’avantage de la coupe au couteau par rapport à la cutter qui tourne à 30000 tours minutes c’est qu’il n’y a pas de phénomène de force centrifuge qui entraîne les jus et les colle sur les parois , asséchant la masse de chair de plus de 80 %. C’est beaucoup plus cher en façonnage au couteau car l’opération est manuelle mais c’est nettement meilleur.
Pur porc, de grande taille, ficelée en principe en haché gros. Elle est d’origine lyonnaise et on dit en principe la Rosette de Lyon.
Pur porc, haché finement, d’un diamètre très large, il est fait dans un boyau venant de l’extrémité du gros intestin. Peut être recouvert de poivre mais ce n’est pas traditionnel.
De taille moyenne, c’est un mélange de boeuf et de porc très gras. A l’origine , il se faisait avec de l’âne et du boeuf. Sur place, certains charcutiers le fabriquent avec de la viande de taureau mélangée avec du porc gras. Cette spécialité locale ne se déguste que sur place.
C’est le même saucisson que le précédent mais il est de petite taille.
D’origine Italienne, de grande taille, c’est un hachi très fin coloré et fumé fait d’un mélange de porc et de boeuf. Le salami est rarement de grande qualité sauf quand il est fabriqué manuellement par des artisants charcutiers locaux.
C’est une dénomination qui ne signifie rien et qui couvre les saucissons dit de ménage et surtout permet de le vendre beaucoup plus cher. Mais pourquoi ???
Viande pure porc. Dite souvent d’Auvergne, très mince, c’est un bourrage par embossage des boyaux l’intestin grêle donc plus petit. Elle est très sèche, toute fraîche elle a été retournée au départ en forme d’épingle à nourrice. Le hachage est grossier et manuel et la viande est exclusivement de porc.
Il est fait comme la Rosette ,mais il est de grosse taille et petit, il est fait pur porc mais il existe aussi avec du boeuf finement haché mélangé avec des lardons coupés en carrés d’un cm. Ne pas confondre avec le cervelas de Lyon qui est un saucisson cru et qui demande une longue cuisson douce.
Saucisson artisanal et souvent fait dans les fermes ou à la maison dans les villages de la montagne corse. Se sont des filets de porc non hachés, salés pendant huit jours, fumés et enfilés dans de gros boyaux. La charcuterie de corse qui passe pour une des meilleurs du monde souffre depuis bien longtemps de ne plus avoir de porcs comestibles. Heureusement ils peuvent utiliser aujourd’hui un porc cousin du leur qui n’utilise pas ses avants. Il est facilement vérifiable aujourd’hui qu’une majorité de charcuterie commerciale corse est fabriquée avec du porc noir gascon.
D’origine bretonne est un mélange très fin de porc et de boeuf légèrement fumé additionné de fécule ( amylacés), cuit à l’ail, le boyau est souvent une fausse peau de plastique alimentaire.
Le saucisson existe aussi sous d’autres nominations bien spécifiques:
Au temps de Rabelais le cervelas fut un saucisson cuit, milanais à base de viande et de cervelle de porc hachés très finement. Aujourd’hui la recette a évolué. C’est devenu du porc et du boeuf coloré à la cochenille, haché finement additionné de fécule (amylacé) et embossé dans un plastique alimentaire coloré. Il se mange en salade…
A ne pas confondre avec le saucisson de lyon. Il se vend cru et doit être poché pour être consommer. Il ne renferme que du pur porc haché très finement. Il contient des truffes ou des pistaches.
Elle fut au temps de Rabelais une charcuterie italienne renfermant une farce à base des baies de myrtes."morta en dialecte italien". C’est toujours une spécialité italienne , qui se présente maintenant dans un très gros boyau synthétique ou plastique. La pâte très fine, très colorée contient du porc, du veau, beaucoup de poudre de lait et des féculents. On y trouve de gros dés de lard et souvent des morceaux de fèves de pistache.
Chaque région de France ou d’Europe possède sa ou ses spécialités.
Pas forcément pur porc les saucisses juives et Arabes font appel au boeuf et au veau, mais certaines spécialités comme la merguez font appel à la viande de mouton.
Comme le saucisson les saucisses se composent d’un hachi de viandes de porc. le hachi le plus connu en france est la chair à saucisses qui est la plus naturelle. Elle est constituée de porc et de 40 % de bon gras. Plus le hachi est fin, plus on doit faire appel des appels à des additifs du même ordre que pour le saucisson pour les sophistiquer. L’acide ascorbique ou sel rose permet par exemple à la chair de ne pas viré au gris. La grande différence c’est que le saucisson est sec et lla saucisse est fraîche.
Les principales saucisses crues sont:
A griller
A poeler
A pocher
A la vapeur
A braiser.
C’est une chair à saucisse qui peut être aromatisée aux herbes, aux truffes, aux olives, aux condiments, aux oignons doux. Elle est enroulée dans une crépine qui est la membrane du péritoine du porc. Elle est ensuite aplatie à la main.
Au XIII ième, les charcutiers se livrèrent à une telle débauche d’imagination qu’il fallut que les autorités interdisent de mettre autres choses que du sel du fenouil et autres bonnes épices.
D’origine italienne les chipolatas étaient préparées avec des oignons les"chipollas" aujourd’hui les boyaux synthétique ont du mal à tenir une bonne cuisson. La chipolata a une composition identique que les crépinettes qui peut varier selon le talent du charcutier.
Saucisse de Toulouse
Elle est composée d’une chair finement hachée, normalement coupée au couteau. Elle est d’un calibre plus gros que ses congénères. Elle est aussi la base du cassoulet toulousain.
Elles ont exactement la même composition que la saucisse de Toulouse sauf qu’elle sont plus salées et sont légèrement séchées et fumées avant commercialisation.
La saucisse de Morteau est fabriquée de façon artisanale dans les fruitières du Jura, souvent en altitude. Il existe aussi quelques versions en semi industriel mais sans intérêts gustatifs. La saucisse est fermée par une pique en bois. Elle est crue donc se poche dans un jus de cuisson et accompagne des légumes cuits tout doucement pendant de très longues minutes dans des marmites en terre.
Se sont souvent de la demi conserve. Elle sont faites d’une pâte fine et crue de boeuf et de porc. La francfort est légèrement fumée et beaucoup plus grosse. Les deux sont commercialisées dans des boyaux fins et synthétiques. Le colorant de la saucisse de Strasbourg est rouge, et jaune pour celle de Francfort. Elles se présentent toujours par paires.
C’est le triomphe des additifs, les moins mauvais étant, la fécule, les protéines de soja, la poudre de lait. Le porc ne peut être parfois représenté que par de la couenne presque pulvérisée.
C’est une spécialité espagnole très relevée à base de paprika qui lui donne sa couleur rouge et de piment. Il peut être pur porc ou porc et boeuf. Il se poêle ou se mange cru car il est légèrement séché. On le retrouve aussi souvent dans les paellas.
C’est une spécialité d’Afrique du Nord. Elle ne contient que du boeuf ou du boeuf et du mouton gras. Il y a beaucoup de piment et de paprika qui rentre dans sa fabrication. C’est la saucisse casher.
Saucisses gendarme
La saucissee est de section carrée obtenue par un pressage des chairs de boeuf qui auront été hachées finement et tr-s fumées et très poivrées.
Spécialité corse à ne pas confondre avec les gendarmes. Leur nom vient de la composition de la farce qui est à base de foie de porc. Très salée et très poivrée, elle est hachée finement et embossée manuellement dans un fin boyau naturel de l’intestin grêle. Elles sont fumées ensuite pendant 4 ou cinq jours puis suspendues pour séchage dans un lieu aéré pendant deux jours. A la fin de la semaine elles peuvent se consommer rôties ou grillées. Pour les plus patients elles peuvent se manger crues un mois plus tard.
Attention la conservation de produits à base de foie de porc peut après un mois provoquer des intoxications alimentaires donc il est nécessaire de bien connaître l’origine sérieuse et sous hygiène de la fabrication. Les figatilli fabriquées hors de Corse ne sont pas bonnes.

Si l’on retrouve des habitudes alimentaires diversifiées dans la quinzaine de pays situés sur le pourtour de la mer Méditerranée, il y a au moins une constante : l’utilisation abondante d’huile d’olive. Lorsqu’on parle de « régime méditerranéen », on fait plus particulièrement référence à l’alimentation traditionnelle des îles grecques de Crète et de Corfou — d’où l’appellation occasionnelle de « régime crétois ».
L’intérêt pour ce type d’alimentation provient d’une recherche (The Seven Countries Study) menée par Ancel Keys dans les années 1950, qui démontrait que, malgré un apport alimentaire élevé en matières grasses et un système de soins de santé relativement rudimentaire, les habitants de ces îles (ainsi que ceux de l’Italie méridionale) jouissaient d’une excellente espérance de vie à l’âge adulte, en plus de présenter un taux de maladies coronariennes très faible.
Plus tard, le professeur Serge Renaud — découvreur de ce que, en nutrition, on appelle « le paradoxe français » —, publiait une recherche (The Lyon Diet Study) qui révélait que les sujets ayant déjà été victimes d’un premier infarctus et qui adoptaient une alimentation de type crétois avaient un taux d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux réduit de 75 %, tandis que le groupe soumis seulement à une diète faible en matières grasses ne connaissait qu’une réduction de 25 %.
Depuis la publication de cette étude dans la très respectée revue médicale The Lancet, en 1994, la popularité de l’alimentation méditerranéenne s’est répandue comme une traînée de poudre dans le monde entier et les études scientifiques ne cessent de prouver son efficacité dans la prévention de nombreuses maladies.
Mentionnons que les Crétois — qui affichent toujours le taux le plus bas de mortalité cardiovasculaire au monde — mangent encore aujourd’hui de façon traditionnelle, consommant très peu d’aliments importés et transformés.
§ Réduction du risque de maladies cardiovasculaires.
§ Réduction du risque de cancer.
§ Augmentation de l’espérance de vie.
§ Amélioration de la santé en général.
Ce régime est un tout. Il combine modération alimentaire et grande variété d’aliments (et donc de nutriments) à une vie active au quotidien. Ses principes de base sont faciles à comprendre et à suivre.
§ Abondance de produits céréaliers complets.
§ Abondance de fruits et de légumes.
§ Abondance d’ail, d’oignon, d’épices et d’aromates.
§ Utilisation de l’huile d’olive comme corps gras.
§ Consommation quotidienne de légumineuses, de noix et de graines.
§ Consommation quotidienne de yogourt et de fromage.
§ Consommation quotidienne, mais modérée, de vin rouge.
§ Grande consommation de poisson (plusieurs fois par semaine).
§ Consommation limitée de poulet et d’oeufs (quelques fois par semaine).
§ Consommation limitée d’aliments sucrés (quelques fois par semaine).
§ Consommation très limitée de viande rouge (quelques fois par mois).
§ Apport calorique quotidien raisonnable (de 1 800 à 2 500 calories par jour).
Allégués
On attribue souvent ses bienfaits à l’apport élevé en acides gras monoinsaturés provenant de l’huile d’olive et à l’apport faible en acides gras saturés. Effectivement, une diète riche en acides gras monoinsaturés réduit les taux de cholestérol total et de mauvais cholestérol (LDL), et augmente celui de bon cholestérol (HDL).
De plus, on estime que les fruits et légumes en grande quantité procurent une excellente source d’antioxydants qui contribuent à protéger contre les maladies du vieillissement.
Démontrés
En réalité, c’est la synergie des nombreux nutriments et phytonutriments présents dans le régime méditerranéen ainsi qu’un mode de vie actif qui contribuent à prévenir les maladies.
Intégrer seulement quelques-uns des principes et ignorer les autres pourrait ne pas générer les mêmes effets bénéfiques.
Repas du matin
Pain complet et huile d’olive
Yogourt de chèvre nature avec miel
Fruit frais
Noix
Repas du midi
Crudités
Pois chiches à la coriandre
Riz sauvage aux petits légumes
Poire à la cannelle
Repas du soir
Crudités
Sardines
Salade de légumes au cerfeuil
Pain complet et huile d’olive
Un verre de vin
Satiété et bien-être
Ce régime propose une bonne variété d’aliments nutritifs non transformés avec lesquels on atteint assez facilement la satiété, ce qui le rend agréable à suivre. Il n’y a pas d’aliments carrément interdits, bien que plusieurs soient à « consommation restreinte ».
En pratique
Ses principes de base sont faciles à comprendre et peuvent aisément être appliqués à la maison. Dans les grandes et moyennes villes, si l’on sait choisir son restaurant, il est facile de manger « méditerranéen ». Les choix peuvent être plus limités en région.
Perte de poids
Une étude conduite à la faculté de médecine de Harvard a révélé que les personnes soumises à l’alimentation méditerranéenne pendant 18 mois ont perdu plus de poids que les personnes ayant adopté un régime amaigrissant dont la seule caractéristique était d’être faible en gras.
Attention
§ Les Méditerranéens profitent d’un ensoleillement à l’année, ce qui leur procure une synthèse devitamine D régulière. Pour les gens des pays nordiques, c’est le lait de vache qui constitue la principale source de cette vitamine. Comme le lait ne fait pas partie du régime, il faut miser sur une forte consommation de poissons gras (surtout saumon, maquereau et sardines) ainsi que sur les yogourts enrichis de vitamine D, ou, à la limite, sur les suppléments. Sinon, une déficience en vitamine D est possible.
§ La consommation de vin peut être adoptée ou pas, selon l’expérience personnelle et l’attitude de chaque individu face à l’alcool. En Crète, on le consomme en petites quantités, avec les repas.
§ Pour les gens qui n’ont guère l’habitude de consommer de l’huile d’olive, du poisson et des légumineuses, les ajouter à l’alimentation graduellement, en petite quantité à la fois, peut en faciliter l’intégration.
Le régime méditerranéen est facile à intégrer à son alimentation : il permet une grande liberté dans ses choix alimentaires en plus d’une fraîcheur saisonnière renouvelée.
L’adopter peut être favorable tant du point de vue de la santé que de la gastronomie. On peut le recommander à toute personne désireuse d’améliorer sa qualité et son espérance de vie.
Il convient bien aux enfants, car ils sont à l’âge idéal pour établir de saines habitudes de vie.
Les adolescents peuvent cependant être un peu rébarbatifs devant une alimentation qui s’éloigne du mode alimentaire nord américain : sachez user de patience et de persévérance!

La châtaigne c’est bon pour le tonus ! Sa valeur énergétique est comparable à celle des céréales, soit 180 calories aux 100 g.
En outre, elle est exceptionnellement riche en sucres lents (glucides) qui présentent l’intérêt de libérer progressivement leur énergie. Elle est donc excellente pour les sportifs et la résistance à l’effort.
Ses lipides sont constitués pour les 2/3 d’acides gras insaturés qui sont les plus satisfaisants pour la prévention des maladies cardio-vasculaires.
De plus, ses modes habituels de préparation (grillée, ou cuite à la vapeur ou à l’eau) ne nécessitent pas l’adjonction de matières grasses !
Ses protéines, accompagnées par un laitage, donne un équilibre alimentaire parfait.
Une richesse minérale remarquable : la châtaigne est particulièrement généreuse en potassium et magnésium (aide à lutter contre le stress et la fatigue).
Elle apporte également des quantités appréciables de calcium et de fer, ainsi que de nombreux oligo-éléments. La châtaigne est donc un élément minéralisant d’un intérêt certain.
Son apport en vitamines E, B, et C représente au moins 10% des apports recommandés quotidiennement à un adulte (pour 100 g de châtaigne fraîche).
100 g de châtaignes contiennent autant de vitamines C que 100 g de citron.
Enfin, la châtaigne est totalement dénuée de gluten et peut être consommée ainsi par les personnes atteints de la maladie coeliaque (intolérance au gluten).
Source : aprifel
Vitamines (mg)
Vitamine C (ac.ascorbique) 27.00
Provitamine A (carotène) 0.020
Vitamine B1 (thiamine) 0.200
Vitamine B2 (riboflavine) 0.200
Vitamine B3 ou PP (nicotinamide) 0.900
Vitamine B5 (ac.panothénique) 0.500
Vitamine B6 (pyridoxine) 0.300
Vitamine B8 (biotine) 0.001
Vitamine B9 ( ac.folique) 0.140
Vitamine E( tocophérols) 1.200
Apports énergétiques
Kcalories 180.0
Kjoules 752.0
Composants (g)
Glucides 38.0
Protides 2.6
Lipides 2.0
Eau 50.8
Fibres alimentaires 5.0
Minéraux (mg)
Potassium 600.000
Phosphore 85.000
Calcium 33.000
Magnèsium 45.000
Sodium 7.000
Chlore 13.000
Fer 1.300
Cuivre 0.250
Zinc 0.200
Manganèse 0.750

Une vraie richesse symbolique s’attache au miel. Il est impossible d’en raconter l’histoire concrête sans faire allusion à tout se qu’il représente dans la pensée des hommes. Les traditions légendaires expliquent les coutumes qui l’entourent et auxquelles il participe.
La façon dont on s’est autrefois comporté avec les abeilles, dont on récoltait le miel que l’on consommait avait le caractère des prescriptions religieuses. Si nous en avons perdu la signification, il en reste une conscience qui implique le respect, comme si les abeilles continuaient à remplir leur rôle initiatique et liturgique. A Ephèse et à Eleusis, les prêtresses portaient le nom d’abeilles.
En hébreu, abeile se dit dbure, de la racine dbr qui signifie parole et qui donna le joli prénom de Déborah, indiquant bien la mission de l’insecte doré: révéler le verbe, la parole ( divine) , la vérité.
Le miel, miraculeusement produit par les abeilles, est vérité car il n’a besoin d’aucune manipulation après la récolte, d’aucune transformation. Il est inaltérable et jusqu’à du sucre inimitable. Qui d’autre que l’abeille peut créer le miel après s’être penché sur le coeur des fleurs du bon dieu ou des dieux ce qui reste la même chose.
Cette vérité est le message d’en haut, le message est transmis par les abeilles par leur miel pour que ceux qui ont été choisis les expriment par leur intelligence, leur poésie. Aussi se posèrent t’elles sur les lèvres de ces enfats sui devinrent Platon, Pindare ou Saint-Antoine de Milan le bien nommé.
Même si l’on espère pas faire un génie de chaque nouveau né, du moins veut-on qu’il soit heureux.
C’est d’ailleurs toujours ce que pensent les matrones de Côte d’Ivoire ou du Sénégal qui frottent au miel les lèvres des nouveaux nés après qu’il ait jeté avec son premier cri sa colère d’être né.
Ce baptême faisait déjà partie des usages achéens et germains, un usage venu des steppes primordiales. Une coutume des pays de l’est, fait encore verser dans la paume des nouveaux époux une cuillèrée de miel qu’il doivent lécher mutuellemnt avant de prendre en commun toute autre nourriture..
Ainsi dit-on le mari ne lèvera jamais la main sur sa femme sauf pour la caresser, la femme n’aura sur les lèvres que des mots d’amour…et pas seulement pour la durée de la lune de … miel.
Lors des mystères d’Eleusis ou chez les sectataires de Mithra, au moment de l’initiation, les Mystes se lavaient les pieds et la langue au miel. Ils se purifiaient du mal et le bien leur était révélé. Quand aux égyptiens, pour les fêtes de Thot, ils mangeaient du miel en disant douce est la vérité.
Aliment parfait et de la couleur la plus saacrée, jaune d’or, le miel est pour les Veldas un dieu, comme pour la tradition gréco-latine, un nourriture divine:
– "Au temps de l’age d’or, disent les Orphiques, le miel coulait tout simplement des chênes et Kronos dormait, ivre de miel. Ce fut le premier sommeil du monde, lorsque Zeus son fils, l’enchaîna et l’emporta là ou le vieux dieu et avec lui l’âge d’or se trouve encore, à la limite de la terre sur l’île des bienheureux."
Cela implique que le miel, aliment premier, date de la création, qu’il existait avant même que les abeilles ne nous le transmettent.
Cet aliment premier devait être celui des premiers des dieux ou bien que des légendes grecques situent l’enfance de Zeus, sur le Mont Lycée, sur le Mont Ida, en Crête…, bien caché par sa mère Rhéa, les abeilles norrirent le futur Maître du monde de leur miel qu’accompagnait du lait de chèvre.
Les Crétois prétendent qu’Amalthée et Mélissa étaient en vérité des princesses, filles du roi Mélissée, et qu’elles se partagèrent les soins du bébé divin, l’une avec le lait de ses chèvres, l’autre avec le miel de ses abeilles. Mélissa signifie celle-qui-fait-le-miel. On parle ausi d’une caverne sacrée, territoire d’immortalité car le temps y était aboli et où veillaient des abeilles ardentes.
Rhéa y enfanta Zeus, l’abandonnant aussitôt à la garde des insectes. Mais quatre audacieux guerriers, revêtus d’armures d’airain par précaution, pénétrèrent dans la caverne pour y dérober du miel encore interdit aux humains.
Ils allaient emporter leur récolte sacrilège lorsque le nnouveau-né vagit. En l’apercevant au milieu des langes ensanglantés, les intrus eurent si peurs que l’armure leur en tomba. Les abeilles se ruèrent sur eux. Or nul ne pouvait mourir ici, surtout après avoir touché le miel.
Pour que l’ordre des choses soit maintenu, Zeus préserva les voleurs d’être foudryés par le venin, en les changeant en oiseaux qui s’enfuirent à tire d’aile. En remerciement de leur dévouement, le dieu donna aux abeilles les armures de bronze qui dissimulèrent désormais leur être de feu. Et, il ajouta, car ce nouveau-néparlait bien, que leur courage resterait proverbial.
Mais quel était l’origine des abeilles ?
Pour le popol Vuh, la tradition sacrée Maya, l’abeille est née de la ruche universelle, au centre de la terre. Pareille aux étincelles des volcans, dorée si on la voit, brûlante si on la touche, elle a été envoyé ici pour éveiller l’homme de la torpeur se son néant, de son ignorance, c’est ce qu’exprime en somme les rustiques contes amazoniens du miel et de l’hydromel.
Universellement on retrouve associé au miel et aux abeilles le feu techtonien générateur, et l’antre, le souterrain, la grotte ou l’arbre creux qui font partie du système symbolique féminin bien en harmonie avec les mythes agricoles. Proserpine, la Déesse latine du printemps fleuri, de ce printemps fleuri qui revoit chaque année les abeilles butiner, n’est-elle pas aussi la
Reine des enfers ?
Son surnom n’est-il pas Mellita? Q’ailleurs, c’est avec du miel que les romains apaisaient le dieu des profondeurs pour qu’il ne se réveille point sous la forme d’un serpent de feu, la lave des volcans.
A Pompéï, on ne dut point assez faire oblation de miel.
Ovide raconte, pour sa part, que ce serait au dieu du vin Bacchus ou Dionysos, que l’on devrait le miel. Il revenait d’une promenade en gambadant parmi les satyres lorsque ceux-ci,pour mieux marquer la cadence, firent retentirent leurs sistres. Au bourdonnement des instruments, un vol d’insectes inconnus sorti du bois. Bacchus les guida vers un arbre où ils s’enfermèrent et qu’ils remplirent de miel.
Les gréco-Latins rapprochaient le vin du miel tout autant qu’on les mêlait dans les cratères. Un cousin de Dionysos porte le nom de Mélikertes, le coupeur-de-miel, en analogie avec le mélidraton, eau coupée de miel, premier stade avant la fermentation de cette boisson énivrante autre que le vin, l’hydromel.
Mélikerrtes fut précipité dans un chaudron d’eau bouillante par sa mère, la tante nourrice de Dionysos, devenue folle. L’océan engloutit son cadavre mais il ressuscita sur un dauphin et depuis, bien que divinité océanide, il gambade dans l’entourage de Dionysos parmi les satyres et les silènes.
L’écume des vagues rappelle celle de l’hydromel quand il fermente dans un chaudron ou lorsqu’on le verse dans des coupes. Peut être aussi les marins emportaient-ils des amphores d’hydromel pour se remonter le moral au long des traversées?
Le Mythes le plus célèbre de l’origine des abeilles est bien la légende d’aristrée. On devait presque dire, la légende de la génération spontanée des abeilles. Elle a eu la vie dure. Jusqu’au XVIIe siècle faisait article de foi dans les traités d’apiculture tant qu’on n’eut pas découvert, grâce au microscope, que le roi était en fait une reine, et une reine mère dont la fonction unique consistait à pondre des millions d’oeufs d’ou écloreront les futures progénitures.
Mais laissons parler Virgile, car il est temps de vous expliquer comment du sang corrompu des taureaux immolés on a vu plus d’une fois naître des abeilles… Coupable d’avoir causé la mort d’Euridyce qu’il poursuivait de ses assiduités et tenu pour responsabble du lynchage d’Orphée, l’époux de celle-ci, le berger d’Arcadie, Aristée le fils d’Apollon et de sa nymphe cyrénée, se voit privé des abeilles auxquelles il tenait beaucoup. Conseillé par a mère, il offre un sacrifice aux manes d’Eurydice et Orphée. A orphée, un pavot pour que son chagrin s’apaise, et à Eurydice…"quatre superbes taureaux immolés et autant de génisses".
A la neuvième aurore…"O prodige!!! des entrailles corrompues des victimes, à travers les flancs qu’elles déchirent, on voit s’élancer en bourdonnant des milliers d’abeilles qui se répandirent dans les airs comme un nuage épais, puis se posèrent sur la cime d’un arbre, suspendues en grappes à ses flexibles rameaux"
Les abeilles vous le devinez, viennent ici, en renfort des mouches à viande dont les asticots n’ont aucun rapport avec elles.
On trouve également dans le mythe d’Aristée l’observance très longtemps maintenue d’un interdit sexuel répété par les traités d’apiculture anciens. Si l’on confisqua les premières abeilles du berger, c’est parce qu’il avait eu envie d’une femme, et, qui plus est, de celle d’un autre. Pour récupérer un essaim d’abeilles réputées vierges ou récolter le miel cette matière pure, il fallait s’être auparavant abstenu de tout commerce charnel.
Le miel, comme la cire, était largement employé dans la lityrgie antique. Pour les rites funéraires, on donnait aux défunts une provision de miel à savourer dans l’au-delà, connotation d’immortalité.
Dès le Néolithique, chez les Aryens, en Babylonie, à Sumer, en Crête, on ensevelissait pour cette raison les grands personnages dans le miel. Hérodote et Strabon s’en fot l’écho. Alexaandre le Grand renoua, si l’on peut dire, avec cette coutume mais rien ne prouve qu’un tel usage fût général dans les Balkans.
Habituellement, quand il y avait un embaumement comme en Egypte, on employait la cire, d’où le nom de momie, du perse mum, la cire. Enfin aux fêtes solsticiennes d’hiver, les hopis d’Arizona enterraient symboliquement l’année défunte, dans le même esprit que lors des célébrations celtes de Samain mais avec une collation générale de miel et de farine. Cette association de mets, on la retrouve chez les juifs de Russie pour le nouvel an, le Rosh hachana.
Le père de famille distribue à ses enfants en heureux présage des tartines de miel et n’oublions pas que le pain d’épices sous-produitdu miel est au moment de noêl la base de bien des gourmandises.

Si l’on retrouve des habitudes alimentaires diversifiées dans la quinzaine de pays situés sur le pourtour de la mer Méditerranée, il y a au moins une constante : l’utilisation abondante d’huile d’olive. Lorsqu’on parle de « régime méditerranéen », on fait plus particulièrement référence à l’alimentation traditionnelle des îles grecques de Crète et de Corfou — d’où l’appellation occasionnelle de « régime crétois ».
L’intérêt pour ce type d’alimentation provient d’une recherche (The Seven Countries Study) menée par Ancel Keys dans les années 1950, qui démontrait que, malgré un apport alimentaire élevé en matières grasses et un système de soins de santé relativement rudimentaire, les habitants de ces îles (ainsi que ceux de l’Italie méridionale) jouissaient d’une excellente espérance de vie à l’âge adulte, en plus de présenter un taux de maladies coronariennes très faible.
Plus tard, le professeur Serge Renaud — découvreur de ce que, en nutrition, on appelle « le paradoxe français » —, publiait une recherche (The Lyon Diet Study) qui révélait que les sujets ayant déjà été victimes d’un premier infarctus et qui adoptaient une alimentation de type crétois avaient un taux d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux réduit de 75 %, tandis que le groupe soumis seulement à une diète faible en matières grasses ne connaissait qu’une réduction de 25 %.
Depuis la publication de cette étude dans la très respectée revue médicale The Lancet, en 1994, la popularité de l’alimentation méditerranéenne s’est répandue comme une traînée de poudre dans le monde entier et les études scientifiques ne cessent de prouver son efficacité dans la prévention de nombreuses maladies.
Mentionnons que les Crétois — qui affichent toujours le taux le plus bas de mortalité cardiovasculaire au monde — mangent encore aujourd’hui de façon traditionnelle, consommant très peu d’aliments importés et transformés.
Les grands principes
§ Réduction du risque de maladies cardiovasculaires.
§ Réduction du risque de cancer.
§ Augmentation de l’espérance de vie.
§ Amélioration de la santé en général.
Les grandes lignes
Ce régime est un tout. Il combine modération alimentaire et grande variété d’aliments (et donc de nutriments) à une vie active au quotidien. Ses principes de base sont faciles à comprendre et à suivre.
§ Abondance de produits céréaliers complets.
§ Abondance de fruits et de légumes.
§ Abondance d’ail, d’oignon, d’épices et d’aromates.
§ Utilisation de l’huile d’olive comme corps gras.
§ Consommation quotidienne de légumineuses, de noix et de graines.
§ Consommation quotidienne de yogourt et de fromage.
§ Consommation quotidienne, mais modérée, de vin rouge.
§ Grande consommation de poisson (plusieurs fois par semaine).
§ Consommation limitée de poulet et d’oeufs (quelques fois par semaine).
§ Consommation limitée d’aliments sucrés (quelques fois par semaine).
§ Consommation très limitée de viande rouge (quelques fois par mois).
§ Apport calorique quotidien raisonnable (de 1 800 à 2 500 calories par jour).
Allégués
On attribue souvent ses bienfaits à l’apport élevé en acides gras monoinsaturés provenant de l’huile d’olive et à l’apport faible en acides gras saturés. Effectivement, une diète riche en acides gras monoinsaturés réduit les taux de cholestérol total et de mauvais cholestérol (LDL), et augmente celui de bon cholestérol (HDL).
De plus, on estime que les fruits et légumes en grande quantité procurent une excellente source d’antioxydants qui contribuent à protéger contre les maladies du vieillissement.
Démontrés
En réalité, c’est la synergie des nombreux nutriments et phytonutriments présents dans le régime méditerranéen ainsi qu’un mode de vie actif qui contribuent à prévenir les maladies.
Intégrer seulement quelques-uns des principes et ignorer les autres pourrait ne pas générer les mêmes effets bénéfiques.
Repas du matin
Pain complet et huile d’olive
Yogourt de chèvre nature avec miel
Fruit frais
Noix
Repas du midi
Crudités
Pois chiches à la coriandre
Riz sauvage aux petits légumes
Poire à la cannelle
Repas du soir
Crudités
Sardines
Salade de légumes au cerfeuil
Pain complet et huile d’olive
Un verre de vin
Satiété et bien-être
Ce régime propose une bonne variété d’aliments nutritifs non transformés avec lesquels on atteint assez facilement la satiété, ce qui le rend agréable à suivre. Il n’y a pas d’aliments carrément interdits, bien que plusieurs soient à « consommation restreinte ».
En pratique
Ses principes de base sont faciles à comprendre et peuvent aisément être appliqués à la maison. Dans les grandes et moyennes villes, si l’on sait choisir son restaurant, il est facile de manger « méditerranéen ». Les choix peuvent être plus limités en région.
Perte de poids
Une étude conduite à la faculté de médecine de Harvard a révélé que les personnes soumises à l’alimentation méditerranéenne pendant 18 mois ont perdu plus de poids que les personnes ayant adopté un régime amaigrissant dont la seule caractéristique était d’être faible en gras.
Attention
§ Les Méditerranéens profitent d’un ensoleillement à l’année, ce qui leur procure une synthèse devitamine D régulière. Pour les gens des pays nordiques, c’est le lait de vache qui constitue la principale source de cette vitamine. Comme le lait ne fait pas partie du régime, il faut miser sur une forte consommation de poissons gras (surtout saumon, maquereau et sardines) ainsi que sur les yogourts enrichis de vitamine D, ou, à la limite, sur les suppléments. Sinon, une déficience en vitamine D est possible.
§ La consommation de vin peut être adoptée ou pas, selon l’expérience personnelle et l’attitude de chaque individu face à l’alcool. En Crète, on le consomme en petites quantités, avec les repas.
§ Pour les gens qui n’ont guère l’habitude de consommer de l’huile d’olive, du poisson et des légumineuses, les ajouter à l’alimentation graduellement, en petite quantité à la fois, peut en faciliter l’intégration.
Le régime méditerranéen est facile à intégrer à son alimentation : il permet une grande liberté dans ses choix alimentaires en plus d’une fraîcheur saisonnière renouvelée.
L’adopter peut être favorable tant du point de vue de la santé que de la gastronomie. On peut le recommander à toute personne désireuse d’améliorer sa qualité et son espérance de vie.
Il convient bien aux enfants, car ils sont à l’âge idéal pour établir de saines habitudes de vie.
Les adolescents peuvent cependant être un peu rébarbatifs devant une alimentation qui s’éloigne du mode alimentaire nord américain : sachez user de patience et de persévérance!