Fenugrec

Fenugrec

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FENUGREC – Découverte

Les graines oléagineuses moulues font partie de nombreux currys et rentrent dans la fabrication du ras-el-hanout.
nom latin : trigonella foenum-graecum
famille: légumineuses
arôme et saveur : La plante a une odeur de foin fraîchement coupé. Les graines et les feuilles ont une saveur amère qui rappelle le céleri. Inde
Histoire et légendes : Dans l’ancienne Egypte, le fenugrec est utilisé pour embaumer les morts. Les Romains le cultivent pour nourrir leur bétail et les chevaux, d’où son nom latin “foenum-grecum” qui signifie “foin grec”. C’est encore l’usage qu’on en fait en Inde et dans le bassin méditerrannéen. Au Moyen Age, on l’utilise pour traiter la calvitie.

Apparence et culture : Originaire d’Inde et du sud de l’Europe, le fenugrec est une plante annuelle qui peut atteindre 20 cm de haut. Ses feuilles découpées en 3 lobes ressemblent à celles du trèfle et ses fleurs sont blanches tirant vers le jaune. Elles se transforment en longues gousses pointues et légèrement recourbées qui contiennent une douzaine de graines. Ces graines très dures, oblongues et anguleuses sont beiges. Le fenugrec apprécie les climats doux, non pluvieux. Il pousse à l’état sauvage en Afrique du nord. On le cultive en Inde, en Egypte, au Liban, en Argentine et en France.

Cuisine : Le fenugrec est très utilisé dans les cuisines d’Afrique et d’Inde. Ses feuilles accompagnent les légumes tels les épinards et les pommes de terre. Ses graines entrent dans la préparation des currys. Le fenugrec est peu utilisé dans la cuisine occidentale. Vous pouvez en accomoder un plat de poisson ou une salade. Les feuilles peuvent être utilisées fraîches et sont amères. L’amertume des graines peut être atténuée si on les fait griller légèrement, avant de les moudre. Veillez cependant à ne pas trop les laisser sur le feu sous peine d’accentuer cette amertume.

Diététique : Le fenugrec est un stimulant du métabolisme qui aide à réguler le diabète et l’hypotension artérielle. Il a des propriétés digestives et combat l’anémie, par sa forte teneur en fer. Il est riche en vitamines, sels minéraux et protéines. divers : Riche en azote, le fenugrec fournit un fumier naturel de bonne qualité. On l’utilise aussi pour teindre en jaune les textiles.

FENUGREC – SAVOIR ACHETER

Cette plante gélive annuelle, la Trigonelle foenum-graecum dite le Fenugrec a un port dressé qui atteindra 45 à 60 cm de haut si vous le laissez aller à sa maturité. Mais, le plus souvent, on le récolte avant qu’elle ne développe une pousse, parce que le Fenugrec est principalement cultivé comme “une graine germée”. Pourtant, les graines sont un des ingrédients majeurs de la poudre de curry, à laquelle elle apporte sa couleur jaune. Les plants à maturité, comme ci-contre ont de nombreuses propriétés culinaires et médicinales. Utilisez les graines germées, parvenues à un stade avancé de croissance pour relever une salade ou agrémenter un sandwich. Malgré leur goût fort et amer les feuilles arrivées à maturité entre dans la composition de certains plats indiens. Si vous voulez cultiver votre fenugrec dans votre jardin, faites partir vos semis sous cloche et repiquez-les ensuite, quand ne subsiste plus aucun risque de gel, ou bien semez directement dehors à la fin du printemps.

Pour produire les germes au goût de curry, faites germer les graines sous les couches de papier essuie-tout humides, bien éclairées, à l’intérieur de la maison. Maintenez ce papier humide, et récoltez les graines germées lorsqu’elles sont prêtes, ce qui ne prendra pas plus de six jours. Lavez-les et égouttez-les. Vous pourrez vous procurer des pots spéciaux pour faire germer les graines, ou plus simplement vous les mettrez dans un pot en verre, recouvert d’un morceau de tissu et fermé par un élastique. Le secret consiste à garder les graines humides, mais à enlever l’excès d’eau, de façon que les graines ne pourrissent pas. Dans cette plante on utilise les feuilles, les graines et les graines germées, pour l’art culinaire et ses recettes de cuisine, les usages domestiques et la pharmacologie.

Farine

Farine

FARINES – Découverte

Produit de la mouture d’une ou de plusieurs céréales ou de certains végétaux, tels les châtaignes, les pois chiches ou les lentilles, ainsi que les pommes de terre, les arachides ou le manioc. Toute céréale peut être considérée comme une farine potentielle; cependant, en général, le terme «farine» est associé au blé et on précise la nature de la farine lorsqu’il s’agit d’une autre céréale (farine d’avoine, de seigle, de sarrasin, etc.).

Il semble que la préparation de farine grossière contenant le germe et le son aurait débuté il y a 75 000 ans. Les grains comestibles étaient grillés puis broyés entre deux pierres. Puis, à un certain moment entre cette époque et le début de l’agriculture (soit il y a 10 000 ans), l’homme a préparé pour une première fois une pâte à partir de farine de céréale et l’a fait cuire sur une pierre chauffée pour donner la première forme de pain.

Afin de séparer les grains des épis moissonnés, on avait recours à une pierre; le grain était écrasé manuellement. Plus tard, avec le pilage des grains par des boeufs et ensuite avec l’invention de la meule et du moulin hydraulique, on put augmenter les rendements et passer à la panification.

Les Romains produisirent plusieurs qualités de farine, dont une plus blanche qu’antérieurement; elle était tout de même moins blanche que celle que l’on consomme aujourd’hui. Son prix élevé fit que seuls les nantis pouvaient s’en procurer. La farine blanche devint un symbole de haut rang social et de richesse; plus la farine était blanche, plus elle se vendait cher, car elle était scrupuleusement tamisée.

Le premier moulin à vent fut construit en Angleterre au XIe siècle et par la suite en Belgique, au Luxembourg et en Hollande au XIIe siècle. Les énergies hydraulique et éolienne étaient utilisées par les premiers habitants de l’Amérique pour moudre le maïs nécessaire à la fabrication du pain de maïs.

Entre-temps, d’importants développements dans la production de farine se produisirent de chaque côté de l’Atlantique. À la fin du XVIIIe siècle, l’écossais James Watt inventa le moteur à vapeur pouvant être utilisé pour actionner un moulin. À peu près au même moment, l’Américain Oliver Evans inventa un moulin hautement mécanisé permettant la mouture de la farine dans une opération continue.

Vint ensuite la révolution industrielle qui donna naissance aux gigantesques meuneries. Au XIXe siècle, sur une période de 50 ans, on inventa des appareils de plus en plus sophistiqués, qui permirent le broyage et la pulvérisation plus poussés des grains avec des rouleaux d’acier, et non plus à l’aide de meules. On put séparer plus efficacement le germe et le son.

Dans les meuneries modernes, le blé subit plusieurs opérations afin d’être transformé en farine. Les grains sont d’abord nettoyés, finement broyés, pulvérisés et tamisés pour être débarrassés du son (couches extérieures) afin d’obtenir une farine plus fine. On retire aussi le germe afin que la farine se conserve mieux; celui-ci peut être laissé tel quel ou transformé en huile. La partie qui sera transformée en farine se nomme l’endosperme ou albumen farineux.

Les caractéristiques du blé utilisé détermineront la farine obtenue. Ainsi, un blé tendre contient peu de gluten; la farine de blé tendre sera tout indiquée pour la confection de gâteaux. Le blé dur contient une proportion plus grande de gluten; c’est pourquoi on réserve la farine de blé dur à la confection de pains.

Peu importe le type de farine, celle-ci développe une meilleure valeur boulangère si elle est entreposée quelques semaines après la mouture; avec cette maturation, elle acquiert aussi une blancheur par un processus naturel d’oxydation.

Afin d’accélérer ce processus et d’en contrôler le développement, l’industrie ajoute aujourd’hui (selon le type de farine) des agents de blanchiment (bioxyde de chlore) et de maturation (bromate de potassium, bioxyde de chlore).

Afin de compenser la perte d’éléments nutritifs survenue lors de la mouture (si l’on a débarrassé les grains du son et du germe), on procède à l’enrichissement de la farine en lui ajoutant diverses vitamines (thiamine, riboflavine, niacine) et minéraux (fer).

La farine obtenue est plus blanche et plus pauvre en éléments nutritifs si elle n’est pas enrichie de vitamines et de minéraux (ce qui est obligatoire au Canada et aux États-Unis pour la farine blanche).

Le son et le germe sont vendus séparément et servent notamment à nourrir le bétail. La farine raffinée et les produits fabriqués avec cette farine peuvent être entreposés beaucoup plus longtemps puisqu’ils rancissent moins vite, étant donné que le germe a été enlevé.

Il existe sur le marché toute une gamme de farines, dont la farine de blé entier, la farine tout usage, la farine à gâteaux, la farine levante, la farine non blanchie, la farine de gluten et la farine de boulangerie.

La farine de blé entier est le produit de la mouture du grain entier (l’endosperme, le germe et le son du grain), ce qui lui confère une couleur brunâtre et un léger goût de noisette. Certaines farines de blé à grains entiers sont encore moulues à l’ancienne entre des pierres. Dans plusieurs pays, elle est surtout vendue dans les magasins d’aliments naturels.

Il est important de lire attentivement l’étiquette et de rechercher les mots «blé entier», si l’on désire un produit de blé entier, car une farine enrichie additionnée de son ne la transforme pas pour autant en farine de blé entier malgré sa coloration plus foncée. La farine de blé entier peut remplacer la farine blanche dans la plupart des recettes, mais il faut par contre quelquefois en augmenter légèrement la quantité. La préparation obtenue sera plus nourrissante mais sa couleur, sa saveur et souvent son volume ne seront pas tout à fait les mêmes; la couleur sera plus foncée, la saveur plus prononcée et le volume moindre.

La concentration plus élevée en son est responsable de la perte de volume car le son renferme de la glutinase, un enzyme qui fait perdre de l’élasticité au gluten. Pour obtenir des produits légers, tamiser la farine à quelques reprises avant de l’utiliser, en prenant soin de réintégrer dans la farine le son recueilli par le tamis.

La farine graham porte le nom d’un Américain, le nutritionniste Sylvester Graham qui, au XIXe siècle, fit une croisade sur le rôle essentiel du son pour le maintien d’une bonne santé. Il était indispensable pour lui de ne fabriquer le pain qu’à partir de farine complète.

On ne distingue pas toujours la farine graham de la farine de blé entier; elle contient habituellement des flocons de son moulus plus ou moins finement, et le germe est généralement enlevé afin que la farine se conserve plus longtemps. Cette farine est utilisée seule ou combinée avec d’autres.

La farine tout usage ou farine ménagère provient de la mouture et du mélange de diverses variétés de blé dur et de blé tendre. Comme son nom l’indique, la farine tout usage a une utilisation variée tant pour faire le pain que la pâtisserie. Pour de meilleurs résultats cependant, utiliser plutôt de la farine de blé dur pour le pain et de la farine de blé mou pour les pâtisseries et les gâteaux.

La farine à gâteaux est une farine blanche faite exclusivement de blé tendre moulu très finement. Elle est très douce au toucher, presque satinée. Elle provient pratiquement toujours des dernières moutures, elle est donc très raffinée. Possédant un pourcentage plus élevé en amidon et étant moins riche en protéines, donc en gluten, elle donne des gâteaux très légers et ne peut être utilisée pour fabriquer des pains à la levure. Elle peut servir pour remplacer la farine tout usage; 250 ml de farine tout usage peuvent être remplacés par environ 300 ml de farine à gâteau.

La farine à pâtisserie provient essentiellement de blés tendres, parfois de blés durs. De faible teneur en gluten, elle est finement moulue mais sans atteindre la finesse de la farine à gâteaux; elle sert à confectionner pâtisseries, biscuits, gâteaux, etc. Elle ne peut servir à faire du pain à la levure.

La farine levante est de la farine tout usage à laquelle on a ajouté du sel et des agents levants, habituellement du bicarbonate de sodium accompagné de pyrophosphate acide de sodium ou de phosphate monocalcique. Ces additifs alimentaires augmentent le contenu en sodium.

La farine levante vise à faire gagner du temps car selon la recette choisie, elle élimine ou réduit l’ajout de levure chimique ou de bicarbonate de sodium et de sel; 250 ml de farine préparée (125 g) contiennent 7 ml de levure chimique et 2 ml de sel. La farine préparée n’est pas recommandée pour les pains à levure.

La farine non blanchie est une farine qui n’est pas blanchie artificiellement. Habituellement, la farine est blanchie à l’aide d’additifs alimentaires pour des raisons esthétiques et économiques; autrefois, il était nécessaire de faire vieillir la farine par un entreposage et une manipulation pour lui permettre d’être exposée à l’oxydation par l’air. Aujourd’hui, ce vieillissement peut être obtenu à l’aide d’agents de blanchiment sans nécessiter un entreposage prolongé. L’oxydation de la farine rend le gluten plus fort ou plus élastique et entraîne de meilleurs résultats à la cuisson. De plus, certains agents de blanchiment contiennent du calcium ou du phosphore et peuvent donc augmenter quelque peu la valeur nutritive de la farine; la farine non blanchie possède un goût plus naturel car elle ne contient pas d’additifs alimentaires. La présence d’agents de blanchiment donne un produit plus léger, au volume plus gros, à grain plus fin et de couleur moins foncée car il est possible d’utiliser plus de gras et de sucre.

La farine de gluten est une farine de blé à grains entiers débarrassée de son amidon et contenant un taux élevé de gluten. Pour obtenir de la farine de gluten, on lave de la farine de blé dur à haute teneur protéinique pour lui enlever son amidon, on l’assèche, puis on la moud à nouveau. La farine de gluten est habituellement composée de 45% de gluten et de 55% de farine blanche. Elle peut être utilisée avec de la farine de blé à grains entiers ou avec de la farine à faible teneur en gluten (seigle, orge, avoine).

La farine de boulangerie ou farine à pain provient d’un mélange de blés durs. Elle est légèrement granuleuse et sa teneur très élevée en protéines (gluten) est trop élevée pour l’usage domestique; on ne l’utilise qu’en boulangerie.

FARINE – SAVOIR ACHETER

Acheter les farines dans des magasins où l’écoulement des stocks est rapide afin de s’assurer un maximum de fraîcheur. On retrouve habituellement la véritable farine de blé à grains entiers dans les magasins d’alimentation naturelle, mais il est toujours préférable de lire les étiquettes, car toutes les farines n’ont pas la même valeur nutritive.

Acheter les farines dans des magasins où l’écoulement des stocks est rapide afin de s’assurer un maximum de fraîcheur. On retrouve habituellement la véritable farine de blé à grains entiers dans les magasins d’alimentation naturelle, mais il est toujours préférable de lire les étiquettes, car toutes les farines n’ont pas la même valeur nutritive.
La farine de blé entier, qu’elle soit moulue sur pierre ou non, doit se conserver au réfrigérateur afin que soient retardés la destruction de la vitamine E et le rancissement de l’huile contenue dans le germe. Elle peut se congeler. À la décongélation, la mettre dans un sac de papier car un contenant hermétique ou un sac en plastique retiennent l’humidité, ce qui la fait moisir.

conservation
Les farines raffinées se conservent dans un endroit frais et sec, à l’abri de la lumière, des insectes et des rongeurs.

FARINE – CUISINE TRADITIONNELLE

De la farine pour toutes les sauces.

On se sert de la farine en boulangerie, en pâtisserie et en cuisine pour préparer une grande variété d’aliments crêpes, gaufres, brioches, beignes, tartes, puddings, muffins, biscuits, tempura.

On se sert de la farine en boulangerie, en pâtisserie et en cuisine pour préparer une grande variété d’aliments crêpes, gaufres, brioches, beignes, tartes, puddings, muffins, biscuits, tempura. L’action épaississante de la farine est mise à contribution pour donner de la consistance à plusieurs aliments, notamment aux fondues au fromage, à des sauces, des soupes, des sirops et des crèmes pâtissières. La farine a aussi des usages non alimentaires, notamment la fabrication.

FARINE – VERTUS

La valeur nutritive de la farine varie en fonction de la céréale utilisée, du degré de maturation de la farine et surtout du taux d’extraction. Le taux d’extraction indique la portion du germe et du son encore présente après la mouture du grain; un taux de 100% désigne une farine complète.

La valeur nutritive de la farine varie en fonction de la céréale utilisée, du degré de maturation de la farine et surtout du taux d’extraction. Le taux d’extraction indique la portion du germe et du son encore présente après la mouture du grain; un taux de 100% désigne une farine complète. Les pertes de valeur nutritive sont directement reliées au taux d’extraction: plus le chiffre est bas, plus le grain a perdu de ses éléments nutritifs qui sont concentrés dans le son et le germe. Le taux d’extraction courant de la farine blanche dans les pays industrialisés est de 60 à 72%.

Depuis le milieu du XXe siècle, les meuneries enrichissent la farine blanche pour compenser les pertes survenues lors de l’extraction du son et du germe. On ajoute de la niacine, de la riboflavine, de la thiamine et du fer dans des proportions prescrites par la loi. Le calcium et la vitamine D peuvent aussi être ajoutés à la farine et aux pains de façon optionnelle mais suivant des quantités prescrites. Les nutriments restitués constituent une compensation partielle car le contenu en minéraux (notamment le magnésium, le zinc et le cuivre) et en fibres a diminué lors du retrait du son et du germe. Cependant, le contenu des vitamines ajoutées (niacine, riboflavine et thiamine) est, quant à lui, généralement plus élevé pour la farine enrichie que pour la farine non enrichie, qu’elle soit complète ou non.

L’enrichissement de la farine s’effectue couramment dans certains pays, dont le Canada, les États-Unis et la Grande-Bretagne. Il n’est pas permis dans d’autres, dont la France.

La farine de blé entier est une excellente source de magnésium, de niacine, de thiamine, de potassium, de zinc, de phosphore et de fer; et une bonne source d’acide folique, de vitamine B6 et de cuivre; elle contient de l’acide pantothénique et de la riboflavine.

La farine blanche tout usage est une excellente source de thiamine, de niacine et de fer ainsi qu’une bonne source de riboflavine; elle contient de l’acide folique, du phosphore, du potassium, du magnésium, du zinc, du cuivre et de l’acide pantothénique.

La farine de gluten est une excellente source de niacine; elle contient du phosphore, de l’acide folique et du potassium.

Epices

Epices

EPICES – HISTOIRE

Les épices sont souvent employés indistinctement pour désigner une même catégorie d’aliments.

L’épice c’est: Une “substance d’origine végétale, aromatique ou piquante, servant à l’assaisonnement des mets”; le condiment est une :”substance de saveur forte destinée à relever le goût des aliments”; l’aromate une : “substance végétale odoriférante” et l’assaisonnement est une : “action, manière d’accommoder un mets avec des ingrédients”.

Assaisonnement, condiments, aromates A la lecture de toutes ces définitions, on voit que les uns et les autres termes peuvent être également utilisés pour qualifier les épices. Le mot “épices” vient du latin “species” qui signifie “espèce, substance”, intégré en langue française au milieu du 12ème siècle. Longtemps, le mot épices a eu une connotation religieuse puis médicinale et aphrodisiaque très marquée, de même qu’une aura de mystère, d’exotisme et de rareté. Les épices n’évoquent guère plus aujourd’hui que l’exotisme, connotation méritée puisqu’elles ont une certaine prédilection pour les climats tropicaux. Le caractère médicinal des épices est lui aussi encore de mise et des disciplines comme l’aromathérapie ou l’aromacologie étudient leurs effets sur notre organisme, y compris leurs effets aphrodisiaques. Quant à la rareté des épices, elle a disparu au siècle dernier avec la banalisation des échanges commerciaux internationaux.
Les épices peuvent provenir du fruit de la plante (piment, piment de la Jamaïque, genévrier, poivre), des graines (muscade, cardamome, cumin, pavot), des boutons floraux (clou de girofle, câpres), des racines (raifort, curcuma, gingembre) ou de l’écorce (cannelle, casse). Certaines épices proviennent du mélange de plusieurs autres épices (currys, massalas, sambals).

Evitez d’acheter vos épices en poudre. Nombre d’entre elles conservent leur arôme plus longtemps entières. Il suffit de les moudre en fonction de vos besoin, au fur et à mesure.
Certaines épices comme le gingembre ou les tiges de citronnelle ont un parfum complètement différent une fois sèches. C’est pourtant fraîches que ces épices accompagnent les plats, la plupart du temps.

Le safran étant l’épice la plus chère, elle mérite une attention particulière. Souvent falsifiée, veillez bien à ce que figure sur l’emballage la date de sa récolte qui doit être de la dernière saison. Il est en outre recommandé d’acheter les filaments (ou stigmates) de safran plutôt que la poudre qui a plus de chance d’être frelatée.

préparer
Afin de faire rendre aux épices le maximum de leur saveur, il convient de les râper, les faire frire, les griller, les moudre, les écraser, les émincer ou les infuser. Vous devez donc vous munir d’ustensiles qui doivent être utilisés en fonction de la forme des épices mais aussi de la nature de la préparation culinaire.

matériel utile
Le matériel de base comprend : une poêle à fond épais, un mortier et un pilon, une râpe, un mixeur, un moulin à poivre ou à café, un presse-ail, des gants de cuisine (pour les piments) et un robot de cuisine électrique (pour les pâtes d’épices).
Pour un usage fréquent, vous pouvez aussi vous procurer des ustensiles spécifiques tels une râpe à muscade ou à gingembre, des pilons chinois, indiens ou plats…

griller
Les graines comme le cumin, la coriandre, le fenouil, la moutarde, le pavot exhalent leur saveur lorsqu’elles sont grillées à sec dans une poêle à fond épais. Pour cela, il suffit de faire chauffer la poêle à feu moyen pendant une minute, de verser les épices que vous laisserez cuire pendant 2, 3 mn en remuant constamment, avant de les piler.

frire à l’huile
Faîtes simplement revenir vos épices dans de l’huile avant de les incorporer aux autres ingrédients. Vous pouvez aussi vous servir uniquement de l’huile parfumée ainsi obtenue.
Cette dernière technique est particulièrement conseillée pour la préparation des piments, afin d’épicer vos plats sans pour autant que le piment neutralise le goût des autres ingrédients.

moudre
Les épices fraîchement moulues sont celles qui dégagent le plus de saveur. Essayez de moudre vos épices au dernier moment, juste avant la réalisation de la recette ou avant de servir le plat. Dans tous les cas, ne les préparez pas plus de 1 ou 2 jours à l’avance.
Les épices les plus tendres telles le carvi, le cumin, le fenouil ou le clou de girofle peuvent être moulues dans un mortier avec un pilon, en petites quantités à la fois et en effectuant un mouvement de rotation. Ceci s’applique aussi pour les épices fraîches comme le gingembre, l’ail ou les piments. Attention cependant au pouvoir irritant de ces derniers.
Pour des épices plus dures telles la coriandre, le piment de la Jamaïque et le fenugrec, utilisez un moulin à poivre ou un moulin à café électrique. Les épices les plus dures comme la cannelle, la casse, le curcuma et le gingembre séché pourront elles, être achetées en poudre.
Pour réaliser des pâtes d’épices, utilisez un robot de cuisine électrique.

râper
Les racines d’épices fraîches comme le raifort ou le gingembre, de même que la noix de muscade doivent être rapées avant consommation, avec une râpe à légume ordinaire. Pelez les racines de raifort et de gingembre, avant de les râper.

écraser
L’ail est idéalement écrasé sans épluchage préalable, dans un presse-ail… Le gingembre et les baies de genièvre doivent être légèrement écrasées pour dégager leur arôme. De même, les gousses de cardamome, pour qu’elles libèrent leurs graines. Utilisez un mortier et un pilon pour écraser légèrement les baies de genièvre et les gousses de cardamome.
Pour écraser le gingembre ou la citronnelle, utilisez mortier et pilon ou bien la lame d’un couteau sur une planche à découper. Mettez-les ainsi écrasées à cuire avec les autres aliments et retirez-les avant de servir.

émincer
Tranchez les racines de gingembre dans le sens de la longueur, après les avoir pelé, avant de les émincer finement sur une planche à découper.
Tranchez quelques feuilles de lime sauvage maintenues ensemble sur une planche, avec un couteau à fine lame.

infuser
Faîtes infuser 5 mn les filaments de safran dans de l’eau ou du lait bouillant (selon la préparation), pour parfumer et colorer votre plat, sans retirer les filaments en fin d’infusion.
L’anis pourra parfumer par infusion un thé, un grog ou un vin chaud.
Faites infuser 10 mn un petit morceau de pulpe de tamarin dans un bol d’eau chaude, pressez avec les doigts pour extraire les graines de la pulpe et filtrez.

conserver
Fragiles, les épices perdent leur goût au contact de l’humidité, de la chaleur et de la lumière.
Les épices fraîches se conservent dans un récipient hermétique, dans le bac à légume du réfrigérateur. C’est ainsi que la citronnelle, les feuilles de lime sauvage ou de curry, les piments et le gingembre se conservent 1 à 2 semaines.
Les épices sèches se conservent elles aussi dans des récipients hermétiques, au frais, au sec et à l’abri de la lumière. Ainsi conservées, les épices entières se gardent plus de 6 mois et les épices en poudre entre 5 et 6 mois.
Les épices en pâte telles la moutarde, la purée d’ail ou de gingembre se conservent très longtemps dans la mesure où le pot n’a pas été ouvert (ex : 1 an pour la moutarde). Après ouverture, il faut les conserver au frais et rapidement.
Les gousses de vanille et le tamarin sec se conservent quant à eux dans un endroit frais et à l’abri de la lumière pendant plus de 2 ans.
Il est possible de congeler les tiges de citronnelle et les graines de cardamome.

EPICES – ASTUCES ET RESTES

Les épices et plantes aromatiques sont fragiles et vieillissent mal. Leur utilisation demande quelques précautions. Les aromates contiennent très souvent des essences volatiles qui n’aiment ni la chaleur, ni l’humidité. Aussi ne faut-il pas les laisser trop près du piano et encore moins au-dessus. Pour les mêmes raisons, il faut les acheter par petites quantités. Le supplément de coût que cela engendre est largement couvert par la qualité des produits récemment achetés. Ceci est valable autant pour les produits déshydratés que pour les herbes fraîches.

Pour les produits déshydratés, il faut penser à réhydrater ceux qui le nécessitent. Ces dernières années ont vu l’apparition de nouvelles présentations: herbes en pâte, herbes surgelées prêtes à l’emploi et produits lyophilisés. Les herbes en pâte sont conservées au sel et à l’huile. Leur emploi dans les cuissons et les sauces donnent d’excellents résultats à condition de ne pas trop saler le plat.

L’utilisation des herbes surgelées est peut-être un peu plus délicate. Ce type de produit déteste en effet la chaleur et décongèle très rapidement. Il ne faut surtout pas tenir un sachet au-dessus d’un plat chaud, à moins d’utiliser d’un coup tout son contenu. Les herbes ont tendance à noircir si on les laisse à l’air libre, par exemple, en décoration sur un hors d’oeuvre.

Les produits lyophilisés, qui doivent impérativement être réhydratés avant usage, restituent quant à eux bien mieux le goût que les mêmes aromates déshydratés. Le prix de ces trois produits est un peu plus élevé que leurs équivalents déshydratés mais leur meilleure qualité justifie amplement le coût supérieur. Rappel: Il faut utiliser chaque fois qu’on le peut les herbes fraîches. Rien n’égale leur arôme et leur parfum.

La grande majorité des plantes citées dans ce site possède des vertus médicinales reconnues et utilisées depuis très longtemps. Je n’en ai pas fait mention systématiquement car ce serait le sujet d’un autre ouvrage.

Aux doses utilisées en cuisine toutes les plantes citées sont bonnes pour la santé. Certaines épices facilitent la digestion des mets lourds, soit par les tanins contenus qui favorisent la sécrétion biliaire, soit parce qu’elles contiennent des lipases ou des protéases qui pré-digèrent les aliments qu’elles accompagnent.

Certaines plantes doivent être ajoutées en début de cuisson, d’autres ne doivent pas cuire sous peine de perdre toutes leurs qualités. Je l’ai mentionné chaque fois que cela était nécessaire. En règle générale, il faut ajouter les épices aux trois quarts de la cuisson. Dans une épice on ne peut pas avoir de reste. Cuisine diététique certes mais gustative quand même !

Epices et micro-onde

Un mariage tout aussi réussi…

Au micro-ondes, toutes les épices se marient parfaitement avec les produits à cuire car la cuisson à la vapeur développe les goûts ce qui bien sûr améliore la finalité des plats.

Au micro-ondes, toutes les épices se marient parfaitement avec les produits à cuire car la cuisson à la vapeur développe les goûts ce qui bien sûr améliore la finalité des plats.

Cuisine diététique certes mais gustative quand même !
Au micro-ondes, toutes les épices se marient parfaitement avec les produits à cuire car la cuisson à la vapeur développe les goûts ce qui bien sûr améliore la finalité des plats.

Dolique

Dolique

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DOLIQUE Découverte

Son nom est Dolique mais son nom scientifique est la
DOLICHOS LABLAB.

C’est une plante de type Annuelle. Elle peut atteindre une dimension de 3 à 4 m de hauteur. On laisse un espacement : 30 cm entre.

Cette plante aime les expositions en plein soleil. Elle avit dans des terrains au sol modérément fertil et léger.

Pour la la récolte on utilise les feuilles, les fleurs et les fruits.

En cuisine, toute la plante est condimentaire et est utilisée dans la cuisine indienne et vietnamienne.

En aménagement paysager cette plante est grimpante à croissance rapide pouvant servir d’écran végétal à un treillis ou une clôture.

Ses fleurs roses-lilas sont parfumées. On l’utilise beaucoup en fleurs coupées.

Curcuma

Curcuma

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CURCUMA – Une épice de fond

Dans l’art culinaire tout comme dans la pharmacopée des Antilles, les épices occupent une place prépondérante. Senteurs connues ou mystérieuses, chargées de douceur ou d’amertume, elles parfumeront votre séjour en Caraïbe et le lent apprentissage de leur utilisation en prolongera, sans nul doute, le bon souvenir.

Très utilisé dans la cuisine végétarienne, c’est l’épice de fond pour parfumer et colorer les plats de viandes et de poissons, ainsi que les lentilles et les haricots, le riz pilaf, les sautés de légumes. Ne piquant pas, il est apprécié des enfants.

Coriandre

Coriandre

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CORIANDRE – Découverte

Mieux connaître pour mieux l’ utiliser

La coriandre arbore un feuillage duveteux et dentelé ainsi qu’une multitude de minuscules fleurs blanches, légères et aériennes, au début et au milieu de l’été. Haute d’environ 6O cm, elle est mieux mise en valeur plantée isolément et entourée d’herbes colorées, tel que le souci en pots, ou regroupée en touffes denses, dans un coin sauvage du jardin. On peut aussi la cultiver en bacs ou en jardinières, à condition de la semer in situ. Du meilleur effet dans une bordure d’herbes, et soutenu par d’autres plantes, son feuillage duveteux comblera toutes les trouées. Les feuilles ont une odeur prononcée que l’on peut situer entre celle du zeste de citron et celle de la sauge..odeur déplaisante pour beaucoup. Les feuilles fraîches sont souvent appelées persil chinois, référence à leur présence dans de nombreuses préparations culinaires chinoises. Les graines, isues de fleurs blanches teintées de mauve, sont elles aussi très parfumées, mais cet arôme est bien plus agréable. Ces graines font parties des épices traditionnelles utilisées depuis des siècles.

Plantez les graines de cette plante annuelle facile à cultiver au milieu du printemps, sur le lieu même de la culture. Choisissez une exposition abritée des vents violents, car les tiges sont délicates et les plants ont tendances à s’affaisser: problème qui se résout facilement par la pose de petits tuteurs. Arrosez régulièrement par temps sec, surtout si vous voulez une réserve satisfaisante de feuilles fraîches. La coriandre est une plante annuelle facile d’entretien qu’il vaut mieux cultiver en touffes denses. Plantée isolément, elle peut ressembler à de la mauvaise herbe. Elle aime les endroits ensoleillés, les terrains peu exigeants mais bien drainés, se multiplie à travers des semis. On utilise ses feuilles, ses graines surtout en cuisine, pour certains ouvrages domestiques et en médecine pour améliorer la santé.

CORIANDRE – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

De bien bons accompagnements

Son goût est soutenu, marqué. Il surprend. Aussi doit-on, si on ne connaît pas la coriandre, l’utiliser avec parcimonie la première fois et ajuster le niveau de sa présence selon notre degré d’attirance. Si vous éprouvez quelque difficulté, remplacer les feuilles de coriandre par …
Les feuilles fraîches s’utilisent comme le persil dans les salades, les sauces, etc. Il est préférable de les ajouter dans les dernières minutes de cuisson pour leur conserver leur plein arôme. A cause de leur goût très prononcé, il est préférable d’en utiliser qu’une infime quantité au début, le temps d’apprivoiser son parfum. Les graines sont généralement macérées dans l’eau froide pendant une dizaine de minutes et égouttées pour en dégager toute leur saveur. Les graines de coriandre sont utilisées natures. Faciles à broyer lorsqu’elles sont très mûres, on peut les réduire en poudre. Pour ce faire, il est préférable d’échauffer les graines quelques minutes dans une poêle anti-adhésive avant de les piler au mortier ou de les moudre pour en exciter tout le parfum. La racine peut être écrasée et utilisée à défaut d’ail ou en combiné. Elle s’accommode facilement des plats mijotés longtemps.

Valeur nutritive pour 15 ml ou 1 cuillère à soupe: Fer: O,O7mg
Vitamine C:O,1O mg Parties comestibles
Toute la plante est comestible. feuilles, graines, même la racine. Celle-ci, râpé apporte un parfum de coriandre en plus subtil.

Achat: Feuilles fraîches, racines, graines entières
Conservation: La coriandre fraîche se conserve 2 à 3 semaines dans un petit verre d’eau pour maintenir la tige mouillée. Il est préférable de recouvrir le verre d’un sac de plastique et de le maintenir fermement avec un élastique.

Congelé: feuilles fraîches ciselées dans un bac à glaçons recouvert d’eau
Substituts: sauge et citron
feuilles de céleri

CORIANDRE – ASTUCES ET RESTES

Il change le goût des restes

Fraîche, la coriandre possède un goût pénétrant légèrement anisé qui n’est pas apprécié de tout le monde. Elle aromatise les poissons, les volailles, les soupes, les ragoûts, les légumes frais et frits, les sauces à base de tomate, le yaourt. Les feuilles parfument traditionnellement le chutney vert et les fleurs, la cuisine indienne, pakistanaise, chinoise, latino-américaine et les chutneys aux fruits. Les graines aromatisent le curry, le chili et les chutneys indiens . Elles entrent dans la composition des marinades de type grec, les ragoûts. Les graines sont très aromatiques, sucrées, avec un arrière-goût qui rappelle le zeste de I’orange. Elle dégage une agréable odeur de sauge et de citron qui conquiert plus facilement nos papilles occidentales.
L’huile obtenue par distillation parfume de nombreuses liqueurs dont l’Eau de mélisse, l’Eau des Carmes, la Chartreuse et l’Izarra et on la retrouve parfois dans le cacao de qualité inférieure pour en augmenter le goût. Fraîche, les marchands vous l’offrent comme on tend un bouquet. Les feuilles sont très appréciées des peuples méditerranéens comme l’Espagne, le Portugal et influent toute la cuisine moyen-orientale. Dans le Nord de l’Europe, on a choisi ses graines pour la confection du gin.

Les graines de coriandre font partie des épices traditionnelles et parfument la cuisine indienne notamment le chutney qui consiste en feuilles de coriandre, chilis, huile de moutarde et sel. La poudre de coriandre échauffée dans quelques gouttes d’huile donne ce goût caractéristique des curries. Il suffit de l’échauffer 5 minutes à feu doux pour que toutes ses arômes soient exacerbés. Si on l’échauffe sur un feu vif, elle brûle et devient collante. Par contre, si la coriandre est sautée dans la poêle pour assaisonner une viande, l’humidité qui se dégage de la viande permet de prolonger la cuisson un autre 5 minutes sans qu’elle perde ses qualités. Au Mexique et en Amérique du Sud, elle côtoie, depuis l’époque des conquistadores, les chilis, les guacamoles, les salsas et le riz bien relevé. La coriandre fraîche dont l’utilisation est très courante en cuisine portugaise est, sans nul doute, un des héritages culturels sémites qui parsèment la gastronomie de mon pays. Jadis, quand le Royaume almoravide s’étendait jusqu’aux rives du Tage et même au-delà, beaucoup de coutumes d’Afrique du Nord et d’Orient ont été implantées dans la péninsule ibérique mais, si les siècles ont passé, nous n’avons pas perdu l’empreinte de ces lointaines origines dont l’utilisation de la coriandre qui viennent parfumer le potage, le bouillon, le poisson, le riz et bien d’autres plats traditionnels.

Les Thailandais utilisent abondamment toutes les parties de la plante même les racines en les broyant avec de l’ail. La saveur poivrée des feuilles se retrouve dans la plupart des recettes, que ce soient les rouleaux printaniers, les salades, la marmite d’aubergine, la fondue du pays, les crevettes à la canne à sucre. Elle se marie souvent avec la menthe, au gingembre et fouette la douceur du lait de coco. Quant aux graines, elles rehaussent marinades et potages.

Confiseries

Confiseries

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CONFISERIES – Calisson

Le calisson est dit d’Aix mais son origine est clairement Moyen-orientale, par la zone géographique de développement de son ingrédient principal, l’amande. l’amandier grandit sur les montagnes du Levant puis se développe progressivement tout autour du bassin Méditerranéen, en Turquie, en Grèce, puis en Italie. En Toscane, l’amande est utilisée dès le Moyen-Age dans la préparation de nombreux produits. De la ” mandorla ” de Sienne, gâteau moelleux au coeur d’amande saupoudré de farine, à la crème d’oeuf, cité l’ovo, alcool d’amande. Les reines Medicis de France. Catherine et Marie, développent à la cour le goût de l’amande. Ce n’est pourtant qu’en 1650 que le botaniste Olivier de Serres introduit l’arbre en France, et pas même en Provence, mais dans le Vivarais ! Mais c’est à cette époque que la Provence entre dans l’histoire du calisson. Le commerce de l’amande se développe et la position géographique de la Provence en fait un carrefour obligé. Aix, ville déjà commerçante, accueillant de nombreux marchands toscans, vénitiens et lombards, se spécialise dans le commerce de l’amande. Le plus difficile était fait, faire correspondre les fruits confits des terres provençales et l’amande des collines levantines. Manquait le génie créateur de quelque pâtissier Aixois resté anonyme et le calisson naissait au coeur du XVIIème siècle.

CONFISERIES – Dragée

La dragée c’est l’amande, et l’amande est arrivée en France au Moyen-Age, rapportée par les croisés de Terre Sainte. Elle était déjà, enrobée de miel, distribuée par les romains lors des mariages et des naissances. Ce n’est qu’en 1220 qu’un droguiste de Verdun eut l’idée de transformer l’amande en dragée, en couvrant le fruit sec d’une couche de sucre et de miel mélangés. Sa vocation est pharmaceutique, elle est réputée vivifiante et pure. On la recommande aux femmes enceintes. Et aux hommes, pour renforcer leur semence. Dès le XVIème siècle, les rois et reines de France ont leur drageoir de poche.
Verdun reste la référence de la dragée. Sa réputation est déjà grande en 1651 quand Colbert, alors attaché au service de Mazarin, constate lors d’un passage dans la ville lorraine que le commerce de la dragée est florissant. Un siècle plus tard , Pecquet, confiseur de la rue des Lombards élabore la dragée moderne. Son enveloppe est aussi lisse que celle de l’amande. En 1783, les dragées Braquier naissent à Verdun et continuent de fabriquer dans la tradition. Le XIXème siècle industrialise la fabrication de la dragée. Léon Braquier ouvre une nouvelle usine à Verdun en 1871. Aujourd’hui, la dragée est associée aux étapes essentielles de la vie, mariages, baptêmes ou communions, mais peux bien entendu vous régaler à n’importe qu’elle occasion. Les variétés de marrons: C’est la Rome antique qui apporte à la France le marron dans le bagage des légions. La France n’en fait pas grand cas jusqu’à son utilisation en confiserie et en pâtisserie. Si Louis XIV le découvre glacé, le marron constitue déjà l’aliment de base pour de nombreux paysans des montagnes. C’est ” l’arbre à pain “, dont le fruit donne une farine complète remplaçant la farine de blé. On la consomme en Ardèche mais surtout en Corse. La première moitié du vingtième siècle sonne le glas de la culture châtaignière. Un champignon parasite décime la population française. On se tourne à nouveau vers nos voisins italiens. l’Italie est le premier producteur mondial de marrons et fournit les meilleurs confiseurs de France. Les marrons transalpins ont deux origines: La Campanie et le Piémont. La différence est dans la forme et le goût des fruits. A Turin, le marron est plutôt allongé et son goût très prononcé, à Naples, le fruit est rond et plus suave. Plus rare, plus goûteux, le marron du Piémont est le favori des confiseurs.

CONFISERIES – Marron glacé

Le glaçage du marron effectue en 4 étapes: Le détachage de la peau, qui s’effectue par cuisson à la vapeur. On brosse ensuite le fruit puis on le grille. Alors friable, le fruit est enveloppé dans un carré de tulle avant sa cuisson en candétisation, c’est à dire une double cuisson, dans l’eau puis dans un sirop parfumé à la vanille. Le fruit est confit lorsqu’il a absorbé le sirop. Puis intervient le glaçage. Le fruit passe sous une avalanche de sucre glace avant d’être séché. Brillant, il est prêt à être emballé à la main et surtout à être dégusté.

Piment

piment

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Paprika et piments

Evitez de toucher les graines et les filaments blancs en coupant ou en manipulant le piment; au besoin, portez des gants. Surtout ne touchez jamais vos yeux en cours de préparations des épices. Si malgré tout le capsaïcine s’est déposée sur vos lentilles de contact ou de vos lunettes, lavez-les dans une solution faite d’une part de javel pour cinq parts d’eau puis rincez abondamment. La capsaïcine n’est pas soluble dans l’eau mais elle se transforme en sel au contact de l’eau de javel.
Attention la capsaïcine imprègne très facilement tout ce qu’elle touche: les couteaux, les planches à découper, les plans de travail, les saladiers en plastique et les robots ménagers.
Avant de stocker les piments hachés, coupés ou en purée dans le réfrigérateur, n’oubliez pas de les recouvrir d’un film étirable; cela évitera que tous les autres aliments non protégés prennent un goût pimenté

Quelques trucs et bons conseils:
Pour retirer facilement la peau des piments frais et des poivrons, vous pouvez les passer directement à la flamme de la cuisinière ou sous le gril comme dans un four à haute température. Une fois que toute la peau est bien noircie, mettez-les dans un sac en plastique fermé hermétiquement. Laissez-les étuver ainsi pendant 15 à 20 minutes. Retirer ensuite la peau avec les doigts ou à l’aide d’un couteau.
Ne passez surtout pas les piments sous l’eau pour les éplucher; ils y perdraient presque tout leur goût.
Par contre utilisez-les immédiatement ou mettez-les à mariner dans de l’huile d’olive à laquelle vous pourrez ajouter du basilic et un trait de vinaigre balsamique par exemple.
Si vous utilisez des piments séchés entiers, placez-les dans un récipient, recouvrez-les entièrement d’eau bouillante et laissez-les tremper pendant 20 minutes. Retirez ensuite la queue, la membrane blanche et les graines. Pour en faire une purée, placez les piments dans le bol d’un robot en y ajoutant un peu d’eau dans laquelle ils ont trempé; comptez une cuillère à soupe d’eau par poivron, ou environ une cuillerée à café pour un grand piment, trois ou quatre piments de taille moyenne ou encore vingt petits de type oiseau. Vous pouvez aussi les passer dans un four préchauffé th 4 pendant quatre ou cinq minutes, ou les plonger dans de l’huile chaude pendant une minute puis retirer les graines et les fibres.
Enfin, pour qu’il exhale un délicieux goût de noix, faites rôtir le piment entier, en lanière, en paillettes ou en poudre dans une poêle sèche, à température moyenne ou basse, pendant trois ou quatre minutes avant de l’utiliser, ceci est valable pour toutes les épices.Mais, attention à ne pas les laisser brûler car il deviendrait amer. De plus, les émanations du piment en train de brûler sont douloureuses, voire dangereuses pour les voies respiratoires.

Vous avez mangé un plat trop pimenté: La capsaïcine étant une substance qui n’est pas soluble dans l’eau, en boire ne sert donc strictement à rien. En revanche, un verre de lait, un yaourt peuvent apaiser la sensation de brûlure. La mie de pain, le riz ou tout autre féculent ainsi que le sucre ou les bonbons auront le même adoucissant.

Chufa

Chufa

CHUFA ou SOUCHET – HISTOIRE

Autres noms : Amande de terre, Chufa.

Nous n’avons pas trouvé trace d’analyses complètes sur le souchet, cette plante herbacée, vivace, dont la culture est aujourd’hui pour ainsi dire abandonnée. Elle n’est plus guère exploitée que dans une région d’Espagne, en Afrique du Nord et Afrique tropicale ainsi que dans une petite partie du Sud des Etats Unis. Ce sont ses bulbes de racine que l’on consomme chez le souchet. Leur saveur est sucrée et douce rappelant celle de la noisette. On les récolte en septembre pour les consommer crus et secs.

Propriétés et composition de l’huile :
L’huile de souchet est une excellente huile de table dont les Egyptiens, il y a déjà 4 000 ans, faisaient plus de cas que de celle de l’olive. Elle a totalement disparu de nos marchés. Il serait heureux que nos cultivateurs biologiques s’en réemparent : Sa culture est plus simple et aussi rentable que celle de l’olivier. Cette huile est jaune d’or avec une odeur et une saveur légère et agréable. Sa richesse en acides insaturés en fait une huile aisément assimilable, si son extraction est bien menée.

Le souchet Cyperus Esculentus est de la même famille que le Papyrus c’est à dire les Cypéracées et comme lui il aime l’humidité et pousse au bord de l’eau. On utilise les rhizomes jaunes de cette plante, ce qui explique l’analogie avec les surnoms du curcuma, qui ont la forme et la taille d’une noisette. Le souchet sert à préparer la boisson Espagnole nommée “horchata de chufa”.

Pousses végétatives. Pousses feuillées glabres, issues d’un rhizome ou d’un tubercule. Rhizomes brunâtres ou blanchâtres, minces, 5 à 20 cm de longueur .
Tubercules oblongs à arrondis, 5 à 15 mm de longueur, brun foncé à complet développement se retrouvent principalement dans les 15 premiers centimètres du sol. Ils peuvent facilement se détacher des rhizomes et propager la plante.
Feuilles semblables à celles des graminées, longues, étroites, vert pâle, sans poils. Elles sont abondantes à la base de la tige et quelques-unes sont réunies en cercle immédiatement sous l’inflorescence.

Gaine fermée par un tissu membraneux qui se déchire facilement. Pas d’appendice à la jonction de la gaine et du limbe qui pourrait correspondre à la ligule ou aux oreillettes des graminées. Tige triangulaire ronde chez les graminées, dressée, 20 à 70 cm de hauteur. Les feuilles y sont portées sur 3 rangs. Les feuilles des graminées sont sur 2 rangs. l’inflorescence forme comme un bouquet de petits rameaux brun doré au sommet de la tige.

Cyperus esculentus Linné. De la famille des Cyperacées. Cultivé dans toutes les zones méiterranéenne équivalentes sur les 5 continents. On a retrouvé des tubercules dans des tombeaux egyptiens de la XIIeme dynastie soit 2000 ans avant JC.

Herbacée de 30-40 cm de haut, ressemblant beaucoup aux mauvaises herbes des prairies humides. Longues feuilles étroites et caduques. Floraison inexistante.
Produit des petits tubercules ovoïdes souterrains d’1 cm de diamètre environ, pouvant atteindre la taille d’une noisette. Les tubercules sont marqués de cercles sombres. Bien séchées et conservées en boites métalliques étanches, les graines peuvent se conserver plusieurs années. Il existe aussi Cyperus aureus Tenore qui est aussi sauvage dans la zone méditerranéenne, dont les tubercules, plus petits, non marqués de cercles, seraient amers et non comestibles. Essentiellement destiné à la confection d’une boisson très prisée dans la région de Valence en Espagne appelée la chouffa. Les tubercules se consomment aussi tels quels, crus car leur goût est doux et sucré, ou grillés. La parfumerie l’utilise également comme base pour certaines préparations.

Recette de la “Horchata de chuffa”:

prendre 250 grammes de tubercules frais, les laver soigneusement. Si vous utilisez des tubercules secs, les laisser tremper au moins 24 heures en changeant l’eau plusieurs fois. Ajouter de l’eau, broyer, filtrer, vous pouvez passer le broyat à la centrifugeuse. Ajouter 250 grammes de sucre, ajouter de l’eau pour obtenir 1 litre de boisson, conserver au frigo et consommer rapidement.

Un délice! Lorsque les feuilles sont complètement sèches c’est à dire vers septembre-octobre, il faut déterrer les bulbes, et les mettre à sécher. Séchage partiel pour les tubercules que l’on va consommer, séchage complet les tubercules se ratatinent complètement- pour la semence de l’année suivante. De toute façon, on pourra toujours consommer les tubercules complètement desséchés en les réhydratant 24 heures dans l’eau tiède. Ne peut rester dans le sol que là ou les hivers ne descendent pas en dessous de -5°.

Une terre légère, voire sableuse conviendra bien. Peut se cultiver en pot, mais donnera les meilleurs résultats en pleine terre. Comme toutes les plantes qui font leurs réserves sous terre, il lui faut un terrain léger et meuble, voire un peu sableux, il ne faut pas que les tubercules aient trop d’efforts à faire pour grossir. Vers mars, avril, mettre les tubercules dans l’eau tiède durant 24 heures et les planter ensuite.

Olivier et olives

Olivier

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OLIVIER – VERTUS

Propriétés médicinales d’hier..

Les feuilles d’olivier ont longtemps bénéficié d’une réputation de fébrifuge et de vulnéraire. Au Moyen-Age, on avait l’habitude de cautériser les blessures en versant sur les plaies de l’huile bouillante. Cette méthode laissait les chairs tuméfiées et la cicatrisation était longue mais mieux valait être brûlé à vif que de mourir de gangrène.

L’huile cicatrisante: Propriétés médicinales d’hier et d’aujourd’hui.

Adoucissante et Assouplissante (Huile)
Rien de tel qu’un peu d’huile d’olive pour adoucir les mains gercées.

Les cavaliers du Moyen-Age apprenaient aux jeunes militaires à cheval qui n’avaient pas l’habitude du frotti-frotta des longues chevauchées comment guérir leur séant trop tendre. Les parties endolories étaient massées avec un mélange d’huile d’olive, de suif de chandelle et d’esprit de vin. On rapporte même qu’ils en faisaient grande consommation.
Les athlètes s’en servaient et s’en servent encore pour assouplir leurs muscles et leur donner plus d’élasticité.
Combien de mamans huilaient le visage, les bras et les jambes des enfants qui devaient affronter les rigueurs de l’hiver.

Antioxydante (Huile)
Diminue les troubles cardio-vasculaires (Huile)
Dans les pays méditerranéens où l’huile d’olive constitue l’aliment de base de la diète quotidienne, on constate qu’il y a moins de gens souffrant de troubles cardio-vasculaires et d’infarctus du myocarde car les graisses insaturées contenues dans l’huile d’olive protège l’organisme et nettoie les dépôts laissés par les huiles animales et certaines huiles végétales. Cf. Valeur nutritive.

Digestive (Huile)
Les gras insaturés ont des effets bienfaisants sur les fonctions du foie et des intestins: il active les fonctions hépatiques et favorise le flux biliaire.Son taux élevé de gras insaturés permet d’atteindre une digestibilité de100% contrairement à 35% pour certaines huiles de maïs. Par conséquent, moins le degré de gras insaturé est élevé notre système digestif doit travailler pour les absorber.

Diurétique (Feuilles en décoction)
augmente le débit des urines et facilite la réduction du taux d’urée dans le sang
Hypoglycémiante (Feuilles en cataplasme)
mouiller légèrement les feuilles pour les ramollir et placer directement sur la plaie. Cette méthode est particulièrement intéressante dans le cas de blessures mineures chez les diabétiques.
Hypotensive (Feuilles en décoction et Huile d’olive)
Tout récemment, on a remarqué qu’une décoction de feuilles d’olivier aidait à assouplir et à dilater les artères
Protège les personnes âgées contre l’ostéoporose
L’huile d’olive permet d’assimiler mieux l’apport de calcium dont l’organisme a besoin.

Décoction
Puisque les feuilles d’olivier sont très résistantes, il est préférable de les préparer en décoction au lieu de les infuser.
Jeter une douzaine de feuilles dans 1 1/2 tasse (375 ml) d’eau bouillante;
laisser bouillir 15 minutes;
filtrer, boire chaud; répéter matin et soir.
Sucrer au miel si désiré.

Huile d’Olive

Comment la servir?
Une même huile ne convient pas à tous les mets. Il faut se référer aux trois catégories pour savoir bien équilibrer les saveurs.

Catégorie 1: très fruitée
elle relève la douceur d’une laitue, une salade de tomates et de basilic, une tranche de pain grillée, un poisson fade, l’artichaut cuit à la romaine, c’est-à-dire cuit simplement à l’huile d’olive et à l’eau et assaisonné d’ail et de menthe.
Catégorie 2: moyennement fruitée
recommandée pour l’antipasto, la salade de fruits de mer, le carpacio
Catégorie 3: légèrement fruitée
pour les aliments au goût relevé ou lorsque les épices doivent être dominantes.
Comment l’utiliser en vinaigrette?
Généralement, on compte 1 c. à s. de vinaigre pour 3 c. à s. d’huile d’olive.
On augmentera à 1 c. à s. de vinaigre pour 5 c. à s. d’huile d’olive pour des mets très fins au goût subtil
On augmentera à 1 c. à s. de vinaigre pour 5 c. à s. d’huile d’olive si on ajoute 1 c. à s. de moutarde forte
Mariages heureux
huile d’olive et vinaigre balsamique
huile d’olive et vinaigre de vin vieux
huile d’olive et vinaigre de Xérès
huile d’olive et jus de citron

OLIVIER – HISTOIRE

CULTURE DE L’OLIVIER
Famille: des oléacées Climat: chaud
Sol: pauvre Ensoleillement: beaucoup

Un arbre vieux de 3 7000 ans
L’HISTOIRE DE L’OLIVIER
Se confond avec celle du Bassin méditerranéen. Les premières traces que l’on a de cet arbre datent de 37 000 av. J.-C., sur des feuilles fossilisées découvertes dans l’île de Santorin, en Grèce. On trouve aussi des traces de pollens en bordure du Sahara qui datent de 12 000 av. J.-C. L’arbre était donc là depuis fort longtemps et les dinosaures s’en sont sans doute régalés.

SI L’ON NE CONNAÎT PAS EXACTEMENT LE LIEU où l’homme commença à cultiver l’olivier, on S’accorde pourtant à reconnaître que dès 3 000 av. J.-C., les oliviers étaient cultivés dans le ” croissant fertile ” ; la Phénicie, la Syrie et la Palestine. Vers 1 850 av. J.-C., cette culture s’établit en Grèce et se diffusera peu à peu dans tout le Bassin méditerranéen, depuis l’est vers l’ouest: tout d’abord l’Italie du Sud et la Sicile, l’Afrique du Nord, la Sardaigne, le Sud de la France et enfin l’Espagne.

L’OLIVIER APPARTIENT À LA FAMILLE DES OLÉACÉES – Comme le frêne, le troène, le lilas ou le jasmin – qui comporte trente espèces différentes. La principale est l’olea europea, baptisée ainsi par le célèbre savant suédois Linné, en raison de l’aire géographique où pousse Cet arbre. Son cousin sauvage, olea europea silvestris (olivier des forêts), est un arbre nain, épineux, qui ne donne que peu d’olives contenant peu d’huile. 0lea vient d’oleum qui signifie huile en latin. Et l’on ne saurait écrire oleum olea huile d’olive d’olive…

L’OLIVIER SE COMPOSE D’UN TRONC, la pile centrale ; de branches basses, les charpentières ; et de branches hautes, les secondaires. Ses feuilles ont une durée de vie de trois ans, et sont régulièrement remplacées par de nouvelles. Son tronc est lisse et gris lorsqu’il est jeune; en vieillissant, il devient foncé, rugueux, tordu et noueux.

LA VIE DE L’OLIVIER SE DÉROULE AINSI : de un à sept ans, l’arbre s’installe sans produire. De sept à trente-Cinq ans, il grandit et produit de façon constante ; le diamètre de son tronc atteint alors cinquante centimètres de diamètre environ. De trente-cinq à cent cinquante ans, il arrive à sa pleine maturité et produit de manière régulière. À partir de cent cinquante ans il vieillit lentement et son rendement diminue ; ses branches charpentières meurent et le plus souvent, le tronc éclate.

AUTREFOIS, on disait qu’il fallait trois générations pour profiter d’un olivier : le grand-père le plantait, le père le taillait et le fils récoltait les olives

La cueillette :

APRÈS UN LONG HIVER où il est endormi, l’olivier s’éveille dès avril. Des bourgeons apparaissent sur les branches ayant poussé l’année précédente, et de nouvelles pousses vont grandir jusqu’en octobre : ce sont ces rameaux qui porteront des fruits l’année suivante. Ce décalage explique la difficulté de la taille qui doit être effectuée de l’intérieur vers l’extérieur, et -du haut vers le bas, sans abîmer les nouvelles branches, porteuses des prochains fruits. C’est la réussite de la taille qui assure la prospérité de l’arbre.

D’AVRIL à juin, selon les pays – et la chaleur -, l’olivier se couvre de minuscules fleurs blanches qui éclosent en grappes de huit à vingt fleurs. Cette floraison ne dure que de deux à trois semaines, durant lesquelles les arbres passent de l’argenté au nacré. Mais pour vingt fleurs écloses, une seule olive nocitra.

UNE FOIS LES FLEURS FANÉES, les petits boutons apparaissent, de la taille d’une tête d’épingle. Ils grossissent peu à peu – c’est la ” nouaison ” – et le c’ur de la fleur, l’ovaire, se transforme bientôt en noyau autour duquel se développe la pulpe du fruit. Cette dernière grandit pendant tout l’été et devient une ” drupe ” charnue. L’été est la saison durant laquelle l’arbre, soumis à de longues périodes de chaleur et de sécheresse, ralentit son cycle. C’est la saison où les longues racines de l’olivier vont chercher loin dans le sol l’eau, indispensable source de vie. Le moment ou l’olive passe du vert acidulé au vert tendre se nomme la ” véraison ” .

LA RÉCOLTE – ” LES OLIVADES ” – Débute fin septembre pour les variétés précoces et la cueillette des olives de table : c’est la ” récolte en vert “. Elle dure jusqu’à fin février pour les variétés tardives. Mais la date exacte de la récolte varie d’une région à une autre, d’une année à l’autre, et parfois même au sein d’une même oliveraie.

LE GESTE DE LA CUEILLETTE a traversé les millénaires. Il existe trois techniques :
– Gauler l’olivier pour faire tomber les olives dans des filets tendus au-dessus du sol.
– La cueillette à la main ne S’improvise pas. Il faut trouver le geste juste pour détacher le fruit sans le maltraiter et ne pas être gêné par son panier.
– La “peignade” on peigne, avec ses doigts ou à l’aide d’un peigne flexible spécialement fabriqué.
L’olivier demande beaucoup de soins: greffé, élagué, tuteuré, protégé. Avec toutes ses variétés cultivées ou provenant de clones, il présente des formes diverses selon l’espèce et la région.
Arbre immortel selon Sophocle, l’olivier au tronc noueux peut avoir un diamètre impressionnant surtout lorsqu’on sait qu’il peut vivre plusieurs centaines d’années, voire mille ans.
Ses feuilles longues, persistantes et lisses et lancéolées sont d’un vert sombre et vernissé au-dessus, argenté en dessous.
Au printemps, des grappes de minuscules fleurs blanches apparaissent et donnent naissance à des fruits: les olives.
L’olive est une drupe (fruit avec un noyau) globuleuse, oblongue, à peau lisse et verte qui noircit à maturité.

Récolte
L’olivaison se fait seulement dans les premiers mois de l’hiver alors qu’on commence à oliver. Dès que olives vertes sont mûres, on les cueille en secouant les rameaux d’oliviers avec de longues perches flexibles. Les olives noires sont ramassées entre novembre et janvier. Ce sont ces dernières qui seront pressées à froid pour obtenir l’huile tant recherchée.
Des gravures du XVIIe siècle démontrent que les techniques de récolte n’ont pas changé et qu’on refait encore les mêmes gestes séculaires même si la mécanisation a commencé à envahir les plantations.
L’olive est fragile et demande à être manipulée avec soin.
Elle possède un goût horrible au moment de sa cueillette du à l’oleuropéine et l’olive doit subir un traitement. Au temps des Romains, cette substance était appelée Amurca; on s’en servait comme insecticide dans les jardins pour tuer les mauvaises herbes.

Olea Europaea Sativa
Origine: Asie Mineure
Étymologie: du mot latin Oliva
Anglais: Olive
Plantation d’olivier: oliverie (1330), oliveraie (depuis 1606), olivette (Provence)
Arbre millénaire jetant son ombrage sur les civilisations les plus anciennes,
arbre noueux au rameaux puissants,
arbre dont les drupes noires ont été pressées pour sacrer des rois, consacrer des temples et des objets de culte,
l’olivier semble conserver toute la sagesse de l’Antiquité.
Aussi loin que l’on remonte dans l’histoire de la Méditerranée, un olivier s’y trouve, observateur tacite du développement de l’humanité. Créé par les dieux ?
Il faut, dans le livre des dieux, relier l’origine de l’huile d’olive à la création d’une ville grecque. En voici l’histoire. Un jour les dieux décidèrent de venir sur Terre pour s’assurer que les hommes vivaient convenablement et n’oubliaient pas de les honorer. Ils arrivaient en plein conciliabule alors que les pauvres habitants d’Attique cherchaient désespérément un nom pour leur nouvelle ville. Poséïdon et Athena offrirent simultanément leur nom. Celui qui donnera à la ville le plus important cadeau, aura cet honneur, trancha Zeus. Alors Poséïdon gratta la terre avec son trident et fit surgir un cheval. Athena fit jaillir du sol un olivier, démontrant que la nourriture provenait d’abord du sol et qu’un olivier pouvait rendre à l’homme des services innombrables. Toutes les femmes votèrent pour la déesse de la sagesse et Athena devint la protectrice de la ville d’Athènes.
Elle couvrit les collines d’oliveraies et enseigna à l’homme ses mille et un usages.

Avec son huile ?
on a allumé des milliers de lampe dans les lieux saints comme dans les foyers les plus humbles;
on a préservé les traits et le corps des morts bien aimés;

Avec ses rameaux ?
on a été tressé des couronnes pour accueillir les héros de Grèce et de Rome;

Avec son bois ?
on a fait jaillir la flamme sur les autels dédiés aux dieux, principalement sur l’autel d’athena; à l’époque des Croisades, il devint le bois privilégié dans la confection des arcs pour la chasse;

Avec ses feuilles ?
on a arrêté le sang sur les champs de bataille et plus encore.

Reconnaissant les qualités vitales de l’olivier, Zeus choisit le rameau d’olivier pour symbole.
Plus tard, en Égypte, Isis, épouse d’Osiris, possédera le pouvoir d’enseigner aux hommes la culture des oliviers et ses multiples usages; don qui sera l’apanage de Minerve, à Rome.

La culture de l’olivier se propage
On retrace la culture de l’olivier et l’extraction de l’huile d’olive sur l’île de Crète à l’époque du Roi Minos, le plus vieux document ayant été réalisé sur des tablettes d’argile, 2 500 ans avant J.-C. On fait déjà mention des différentes huiles d’olive, de son transport et de ses multiples usages. Les Phoeniciens, habiles navigateurs, parcouraient la Méditerranée de comptoir en comptoir et faisaient la promotion de cet arbre merveilleux dont les fruits laissaient couler un liquide d’or au parfum incomparable. Grâce à sa capacité d’adaptation, la culture de l’olivier s’étend au fur et à mesure que la civilisation gréco-romaine agrandit son territoire sur tout le pourtour du bassin méditerranéen, aussi bien en Europe qu’en Afrique du Nord. L’olivier fut introduit en Italie 800 ans avant Jésus-Christ et s’intègre immédiatement dans le paysage italien. Il s’étendra jusqu’à l’embouchure des vallées des Alpes, sur les cols comme dans les plaines. Les légionnaires romains ne manquaient jamais de planter des oliviers, du blé et des vignes au fil de leurs campagnes militaires créant ainsi la base de l’alimentation méditerranéenne, une trilogie immuable que les siècles de consommation ont confirmé, une trilogie fondamentale pour la santé des gens et la prospérité des états. Au VIe siècle, l’olivier est évalué sur le marché à 5 pièces d’or, soit deux pièces de plus que les meilleurs arbres fruitiers. Après la chute de l’empire romain et malgré les différentes crises socio-économiques qui traversèrent l’Europe, l’oléiculture continua à progresser. Entre le XIe et le XIIIe siècle, la culture reprit de la vigueur et devint partie intégrante du paysage italien.

Au XVIIIe siècle, l’huile d’olive connaît un véritable boom alors que l’Italie se met à exporter des quantités considérables non seulement pour le plaisir de la table mais pour alimenter les industries textiles, notamment les manufactures lainières.

En Provence, depuis 1690, on assiste à chaque année à l’olivette, ces danses folkloriques qui réunissaient tous les cueilleurs d’olive à la fin de la récolte. La découverte du Nouveau Monde offre à l’olivier de nouveaux champs de culture et on embarque sur les caravelles espagnoles et portugaises des barils d’olives en direction de la Californie, du Mexique, de l’Argentine, du Pérou, et du Chili.. Mais jamais l’olivier ne poussera aussi bien que sur sa terre de prédilection et la Méditerranée conserve 98% de sa culture. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les oliveraies couvraient 67 des 97 provinces italiennes.

Arbre saint
Symbole biblique de la paix entre Dieu et les hommes, le rameau d’olivier décore de nombreuses fresques italiennes. On retrouve une merveilleuse mosaïque dans la cathédrale de Montreale, à Palerme, en Sicile, représentant Noé, tenant dans sa main la colombe de la paix qui tient dans son bec un rameau d’olivier, symbole d’espoir après le Déluge.

Arbre biblique
Au tout premier temps de la Terre, Dieu créa l’homme qui vécut jusqu’à l’âge vénérable de 930 ans. Lorsqu’Adam fut sur le point de mourir, il recommanda son âme à Dieu et demanda la rédemption promise sous forme d’huile de miséricorde. Il chargea alors son fils Seth d’aller intercéder pour lui au Paradis. L’ange qui l’escortait lui apporta en réponse quelques graines provenant de l’Arbre du Bien et du Mal en lui recommandant de les placer dans la bouche du défunt. Ce qui fut fait avant l’inhumation à proximité du Mont Tabor. Des cendres surgirent un olivier, un cyprès et un cèdre. Déjà omniprésente dans les traditions juives de l’Ancien Testament, où seule l’huile d’olive pouvait donner l’autorité, la puissance et la gloire aux rois d’Israël, l’huile devint, dans le rite chrétien, le symbole de l’Esprit Saint, seule habilitée à baptiser les nouveau-nés, oindre les malades et les rois.
C’est sur le Mont des Oliviers que Jésus pria, abandonné de ses disciples avant de se faire arrêter.
Au XIVe siècle, les moines bénédictins créèrent l’ordre des olivétains, un rameau qui décida d’aller s’établir sur le Mont Olivet couvert d’oliviers.
Lors du baptême de Clovis, une colombe apporta en l’Église de Saint-Denis, la Sainte Ampoule contenant l’huile d’olive vierge pour l’onction rituelle.
Galvaudée par les mouvements extrémistes religieux, l’olivier se retrouve à droite de la croix verte sur la bannière de l’Inquisition espagnole, symbole de clémence aux pécheurs repentants; à gauche, le sabre glaçait de terreur tous ceux qui le regardait car celui qui osait défier l’Église était littéralement fauché comme de la mauvaise herbe.

OLIVIER – je choisis mon huile d’olive.

L’huile d’olive, comme le vin, possède ses grands crus et ses piquettes
On n’achète pas de l’huile d’olive, tout simplement, mais on étudie l’étiquette car, comme un bon vin, elle a ses crus, ses dénominations.

Il faut généralement de 4 à 5 kilos d’olives pour produire 1 litre d’huile. Les grands crus sont généralement vendus dans des bouteilles de verre teintées, un verre généralement noir pour les protéger de la lumière. Selon sa qualité, son fruité, le prix peut varier considérablement.

Dénominations

L’huile d’olive extra vierge (Extravergine)
possède un taux d’acidité inférieur à 1 g par 100 g d’huile; l’huile doit être extraite des olives par simple opération physique ou mécanique

L’huile d’olive vierge fine
possède un taux d’acidité se situant entre 1 et 2 g par 100 g d’huile;

L’huile d’olive vierge
possède un taux d’acidité inférieur à 2 g par 100 g d’huile

L’huile d’olive
sans dénomination vierge ou extra vierge possède une acidité oléique libre ne dépassant pas 1,5 % d’huile d’olive raffinée mélangée à l’huile d’olive vierge de bonne qualité.

L’huile d’olive raffinée
Elle a du subir des traitements chimiques ou thermiques et perdu la majorité de sa valeur nutritive.
Quelques provenances

Italie

Grèce
Conservation
à l’abri de la chaleur et de la lumière et, idéalement, pour une période n’excédant pas deux ans.
Il faut toujours s’assurer que la bouteille d’huile d’olive est bien bouchée car l’huile a tendance à absorber les odeurs environnantes.

Votre assiette, L’huile d’olive, Le régime méditerranéen.

L’huile d’olive est l’axe fondamental autour duquel sont élaborés la majorité des plats du régime méditerranéen. Le régime méditerranéen est un style de vie et un ensemble d’habitudes alimentaires propres des peuples du bassin Méditerranéen. Ce régime, si traditionnel, a été “découvert” par de récentes études sur la prévention de certaines maladies, qui montrent l’existence de substances réellement cardioprotectrices dans l’alimentation méditerranéenne, les plus importantes étant les antioxydants, très abondants dans l’huile d’olive.

L’intérêt pour ce type d’alimentation est né dans les années 50 lorsque le professeur Keys, de l’École de Santé publique de l’université du Minnesota, dans son Étude des sept pays, a observé que les Crétois avaient une espérance de vie plus grande et un taux de mortalité cardiaque égal à 10% de celui des États-Unis. Ces observations ont été confirmées en 1991 lorsque le professeur Willett, Chef du département de nutrition de l’Ecole de Santé publique de Harvard, a proclamé que le régime méditerranéen constituait le modèle à suivre en médecine préventive et lorsqu’a été présentée, en 1993, la pyramide du régime méditerranéen.
La région méditerranéenne est plurielle dans ses cultures et c’est la raison pour laquelle, malgré certaines ressemblances, elle ne peut pas être uniforme dans ses habitudes alimentaires. Elle a en commun la consommation de céréales, de légumes frais et secs, de fruits, de poisson et d’huile d’olive, ainsi qu’une manière de cuisiner simplement et l’emploi abondant d’herbes aromatiques, d’oignon et d’ail. L’huile d’olive est l’axe fondamental autour duquel sont élaborés la majorité des plats du régime méditerranéen.

L’importance de l’huile d’olive est indiscutable et repose sur ses nombreuses vertus aussi bien gastronomiques que sanitaires; c’est l’élément clé qui permet d’adapter le régime méditerranéen aux habitudes culinaires des différents pays méditerranéens. En tant qu’assaisonnement culinaire, elle facilite la consommation d’autres produits indispensables pour la santé, tels que les légumes. On peut dire que l’huile d’olive n’est pas seulement bonne en soi mais également parce qu’elle favorise la consommation d’autres produits qui, sans elle, seraient moins apaisants. Si l’on adopte un régime de style méditerranéen, l’huile d’olive devra être employée ” à la place de ” et non ” en plus de “, c’est-à-dire qu’elle doit remplacer d’autres graisses et huiles, en particulier les graisses saturées et les graisses hydrogénées, et non s’additionner à celles-ci.

La pyramide, qui représente le régime méditerranéen traditionnel optimal, repose sur les traditions alimentaires de la Crète et du sud de l’Italie dans les années 60. Elle a été élaborée sur la base des résultats d’une étude de nutrition réalisée en 1993 et présentée par le professeur Walter Willett, dans le cadre de la conférence internationale sur le régime méditerranéen de 1993, tenue à Cambridge, Massachusetts.

La pyramide du régime méditerranéen montre l’importance des aliments qui composent les principaux groupes de repas. Chacun de ces groupes d’aliments, pris séparément, fournit certains, mais pas la totalité, des éléments indispensables. Les repas d’un groupe ne peuvent remplacer ceux d’un autre. Pour une alimentation saine, tous sont nécessaires.

Les produits de base de l’alimentation méditerranéenne, par ordre décroissant de quantité et de fréquence de consommation recommandées, sont les suivants:

Céréales: elles constituent la base de la plupart des régimes des peuples méditerranéens, pain (complet ou non), pâtes, couscous et riz.

Fruits et légumes frais: pour des repas savoureux, on sélectionne des produits de saison qui sont cuisinés simplement. Dans l’ensemble de la Méditerranée, le dessert est généralement constitué d’un fruit. -egames et fruits secs: on emploie une grande variété de légumes et de fruits secs, tels que les pois chiches, les lentilles, les haricots blancs, les pignons, les amandes, les noisettes, les noix, etc.

Huile d’olive et olives de table: dans toute la Méditerranée, on emploie de l’huile d’olive et de l’huile d’olive vierge. La première est utilisée généralement pour cuisiner alors que la seconde, très appropriée pour tous les usages, est excellente pour être consommée crue pour mieux savourer son arôme et songoût et tirer parti des bienfaits de tous ses composés naturels. L’apport de graisses dans le régime traditionnel de la Crète observé par Keys, était de plus de 40% kcal/jour, dont 8% de graisses saturées; 3% de graisses polyinsaturées; et 29% de graisses monoinsaturées (huile d’olive).

Produits laitiers: fromage,yogourt et autres produits laitiers, sans mentionner expressément le lait

Poisson: il est proposé comme la principale protéine avant les neufs et la volaille.
La pyramide situe en son sommet, ce qui signifie que leur consommation est la moins conseillée, les viandes rouges, et juste en dessous, mais en lui donnant également une très petite place, la pâtisserie.

L’activité physique continue est indispensable pour rester en bonne santé et conserver un poids optimal.

On peut consommer du vin avec modération, en particulier au cours du déjeuner (un à deux verres par jour). Sa consommation est facultative. Le vin sera supprimé s’il constitue un risque pour celui qui le consomme ou pour les autres.

Un commentaire qui n’apparaît pas dans la pyramide est qu’elle n’a de valeur que si l’acte de manger est respecté. Le plaisir de la table, la dégustation et le repos après les repas sont fondamentaux dans ce concept et dans le style de vie que suppose le régime méditerranéen. Les habitudes de vie doivent être le complément salutaire du régime méditerranéen et de la consommation d’huile d’olive.

Oignon grelot

Oignon grelot

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Oignon grelot – recettes

Epaule d’agneau aux légumes nouveaux:

30 minutes de préparation, 1 heure de cuisson.
Pour 6 personnes, prendre
1 épaule d’agneau désossée de 1,5 kg
12 navets et 12 carottes en bottes,
1 gros oignon et 200 grammes d’oignons grelot, 2 gousses d’ail, 1 bouquet garni, 500 grammes de petits pois écossés, 20 grammes de beurre, 1 c. à soupe d’huile, 15 grammes de beurre et 15 grammes de farine pour la sauce,
50 cl de bouillon de volaille, du sel et du poivre. Demandez à votre boucher de découper l’épaule d’agneau en cubes réguliers de 4 cm. Faites-les revenir et dorer sur toutes les faces avec l’huile et le beurre dans une grande cocotte. Retirez-les avec une écumoire. Jetez la graisse de cuisson, mais gardez bien les sucs du fond, puis remettez la viande dans la cocotte. Ajoutez le bouillon, le gros oignon et les gousses d’ail pelés et émincés, le bouquet garni, du sel et du poivre. Portez à ébullition, couvrez, baissez le feu et laissez mijoter pendant 30 minutes. Ajoutez ensuite les oignons grelots pelés et les petits pois et poursuivez la cuisson pendant 20 minutes environ, jusqu’à ce que la viande soit parfaitement tendre.
Epluchez et lavez les navets et les carottes, faites-les cuire séparément dans de l’eau salée en les gardant un peu fermes, égouttez-les. Ajoutez-les dans la cocotte 10 minutes avant la fin de la cuisson de la viande. Dans un petit bol, travaillez le beurre en pommade à la fourchette avec la farine.

En fin de cuisson, dressez les morceaux d’agneau et les légumes dans un grand plat chaud. Si nécessaire, faites légèrement réduire le liquide de cuisson. En remuant sans cesse, incorporez-lui peu à peu le beurre manié par petites noisettes. Dès que la sauce devient onctueuse et bien liée, versez-la dans une saucière et servez-la avec le sauté d’agneau.

Blanquette de veau :

La cuisson est de 45 minutes soit 20 minutes en autocuiseur.
Pour 4 personnes, prendre
1 kg d’épaule de veau, 2 carottes, 1 blanc de poireau, 200 grammes de petits oignons grelot, 250 grammes de champignons de Paris, 1 branche de céleri, 1 bouquet garni, 1 oignon piqué d’un clou de girofle, 2 bouillon-cubes, le jus d’1/2 citron, 100 grammes de beurre, 50 grammes de farine, 2 jaunes d’oeufs, 10 cl de crème fraîche sel, poivre. Couper les carottes en rondelles épaisses. Émincer le poireau et le céleri. Les faire étuver 5 minutes dans une noix de beurre.
Ajouter la viande coupée en cubes et la faire revenir sans colorer.

Verser les cubes de bouillon délayés dans 1/2 l d’eau bouillante. Porter à ébullition. Ajouter l’oignon, le bouquet garni et laisser cuire 45 minutes à petits frémissements. Faire revenir les champignons émincés 15 minutes au beurre avec les oignons.

Égoutter la viande. Passer le bouillon au chinois en écrasant bien tous les légumes pour qu’ils expriment tous leurs sucs. Faire un roux avec le reste de beurre et de farine. Laisser cuire 1 minute, verser petits à petits les 2/3 du fond de cuisson sans cesser de remuer. Laisser épaissir la sauce à feu doux. Battre les jaunes d’oeufs avec la crème et le jus de citron. Verser le mélange dans la sauce et fouetter.

Conseils : Servir la viande et ses légumes accompagnés de petites pommes de terre vapeur et napper de sauce.
Choix des vins : Blancs secs : Graves, Chablis,…

Miel

Miel

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MIEL – TRADITION

Sept fois millénaires, le miel a traversé les âges sans prendre une ride! La récolte du miel se passe en deux temps. D’abord la récolte de printemps fin mai- début juin dont le miel provient d’arbres tels que : les arbres fruitiers, le Saule, le Sainfoin, le Luzerne, le Colza, l’ Aubépine et le Pissenlit etc…

La récolte d’été fin juillet- début aout dont le miel extrait provient: d’Acacia, de Trèfle, de Phacélie, de Mûrier ainsi que de Trèfle blanc.
Pour s’y retrouver sachez que le sucre issu du milieu industriel, provient de la bettrave.Il est transformé en morceau puis en poudre ou bien cristallisé.
Le sucre se compose de Saccharose à 100% dénaturé.Il est devitalisé et blanchi au bleu d’ Idantrène RS.
A contrario le miel issu du nectar de fleurs est riche et vivant.
Il se compose de Fructose, Glucose, Vitamines, Sels minéraux, Oligo-éléménts, Hormones, diastases, substances aromatiques diverses produits par les abeilles.

Utilisation: Le miel entre dans une variété presque infinie de mets tant sucrés, pâtisseries, gâteaux, flans, crèmes, yogourts, biscuits, bonbons, nougats, sirops, pain d’épice et baklava grec, que salés poulet, charcuterie, agneau, canard, couscous. On le met sur les tartines, dans le thé, le café et les tisanes. On l’utilise pour préparer des sauces aigres-douces.
Le miel se mesure plus facilement quand il est tiède et si on le verse dans un récipient huilé, l’huile l’empêche de coller. Il est l’élément de base de l’hydromel, boisson obtenue par la fermentation alcoolique du miel additionné d’eau. L’hydromel peut également être distillé ou être transformé en vinaigre. Le miel entre également dans la fabrication d’une multitude de produits non alimentaires, notamment de médicaments et de produits de beauté.
Il n’est pas conseillé de donner du miel à un enfant de moins d’un an, une toxine, Clostridium botulinum, pouvant y être présente. Ce type de botulisme ne se produit pas chez les enfants âgés de plus d’un an ni chez les adultes.

Idée gourmande: Le pain d’épices

Ingrédients:
-500g de farine de blé ou 300g et 200g de seigle
-3 cuillères à soupe de sucre brun
-500g de miel liquide ou tiédir
-1 sachet de levure chimique
-2.5dl de lait
-1 orange
-épices 1/2 cuillère à café: anis, gingembre, clous de girofle, cannelle, noix de muscade
-une cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger

Faire bouillir le lait avec une pincée de sel, mettre à feu doux ajouter le miel puis laisser tiédir.Dans un récipient, tamiser la farine, la levure, le sucre brun et les épices, bien mélanger.
Râper le zeste de l’orange et l’eau de fleur d’oranger, ajouter le mélange lait et miel et bien mélanger, mettre dans un moule beurré et laisser reposer une heure.
Faire cuire le pain d’épices au milieu du four préchauffé pendant 1H30 à 130°C.
Démouler, faire refroidir sur une grille.

Quel miel acheter…

Bien savoir quelle utilisation vous voulez en faire! Chaque consommation de miel correspond à produit bien spécifique. Il faut d’abord savoir ce qu’est le miel. Le nectar prélevé par les abeilles sur les fleurs, est liquide, pur, et naturel. Les abeilles emprisonnent le miel dans des alvéoles de cire.

Il sera donc nécessaire de l’extraire par des méthodes artisanales. Autrefois,les apiculteurs les faisaient fondre par la chaleur aujourd’hui ils l’ extraient en centrifugeuses. Un robinet permet la récupération du liquide. Une fois extrait,le miel se cristallise de façon plus ou moins rapide. Cela dépend de sa teneur en glucose. Seul le miel d’acacia riche en lévulose resta indéfiniment liquide.
Contrairement aux opinions reçues la consistance d’un miel n’a rien à voir avec sa qualité.Le miel n’a jamais la même teinte,la encore sa qualité n’est pas en cause.
Si vous êtes inconditionnel du miel liquide ,il suffit de le passer au bain marie quelques minutes sans le faire bouillir au maximum 30 degrés. Le miel peut donc être ambré, doré, ou translucide.

Achat: Le miel est commercialisé liquide ou crémeux et souvent pasteurisé afin de détruire les levures présentes et d’ainsi éviter que le miel ne fermente. Le miel crémeux est obtenu par l’addition de miel finement cristallisé, ce qui amorce la cristallisation du miel liquide. Ce miel aura une texture fine. À l’achat, s’assurer que le miel est pur à 100% en lisant l’étiquette. Cette appellation fait référence au fait qu’il ne s’agit que de miel et non au fait qu’il n’a pas subi de pasteurisation.
Conservation: Le miel se conserve presque indéfiniment bien scellé et placé dans un endroit frais et sec car son pH acide et sa teneur élevée en sucre le rendent inhospitalier pour les micro-organismes. Le froid épaissit le miel et le cristallise, tandis qu’une température élevée change sa saveur et peut affecter sa couleur, la rendant plus foncée. Le miel se congèle.

La couleur du miel n’est pas un critère de sélection. Devant l’étal de votre fournisseur de miel ne vous arrêtez pas à son aspect, à sa couleur, ou la qualité du pot qui le contient, pas plus qu’à l’étiquette qui le présente. La couleur des miels dépendent des saisons donc de la qualité des nectars prélevés par les abeilles, des sols sur lesquelles les fleurs ont poussé, le degré d’hygrométrie dans l’air, et de l’ensoleillement moyen journalier. Toutefois les miels seront différents et fonction de l’environnement local des abeilles. Le miel de montagne sera différent de celui des plaines ou des Landes. C’est davantage un choix personnel d’abord, puis une recherche en fonction de l’utilité nécessaire. Vous trouverez des miels d’acacia, et un des plus fins le miel des mille fleurs dont les qualités gustatives sont réelles et très prisées des connaisseurs.

MIEL – VERTUS

Les trois quart de son poids le composant sont énergétiques…Les glucides du miel contiennent en moyenne 5% de saccharose, 25 à 35% de glucose, 35 à 45% de fructose et 5 à 7% de maltose. À volume égal, le miel renferme plus de calories que le sucre: 5 ml de miel donnent 64 calories et 15 ml de sucre, 48 calories; tandis qu’à poids égal il en contient moins: 21 g 15 ml de miel donnent 64 calories et 21 g (25 ml) de sucre, 84 calories. Cette différence provient de son contenu en eau.

Le miel ne contient que des traces de vitamines et de minéraux; du point de vue nutritionnel, le seul avantage qu’il détient sur le sucre est son pouvoir sucrant plus élevé; on le consomme donc en quantité moindre.
Le miel procure une énergie que les sportifs apprécient. Il se digère à cent pour cent, en tous les cas mieux que les sucres divers et ne dégage aucune toxine dans les organismes.Dans le temps il était apprécié par les peuplades anciennes étant considéré comme source de longévité. Comme médicament, ses sécrétions ont la propriété d’accélérer la cicatrisation des brûlures, mais uniquement en application cutanée. Le miel permet de calmer les irritations de la gorge. C’est d’ ailleurs une de ses premières utilisations.

MIEL – Que faire à diner ce soir ?

Toujours fréquentable le miel à ses fidèles et ses serviteurs. Le miel sera plutôt accompagnateur, du fromage blanc, de crème fouettée, il sucrera mieux que la saccharose et avec plus de goût et se sera beaucoup plus sain ..Le miel accompagnera avec merveille un canard et pour le fin du fin, une lamproie à la romaine sera certainement trés appréciée des vrais gourmets.

Biscuits au miel et aux amandes

Temps de préparation total : 1 h, pour 80 biscuits

Ingrédients
750 ml ou 3 tasses de farine
5 ml ou 1 c. à thé de levure chimique
4 oranges non pelées hachées et leur jus
430 ml ou 1 tasse + 3/4 de tasse de sucre
5 ml ou 1 c. à thé de gingembre
250 ml ou 1 tasse) de miel
180 ml ou 3/4 tasse d’amandes hachées
125 ml ou 1/2 tasse d’huile
le zeste d’un citron râpé
7 ml ou 1/2 c. à soupe de cannelle
4 ml ou 3/4 c. à thé de clou de girofle
1 pincée de muscade moulue
1 l ou 4 tasses de sucre glace
90 ml ou 1/3 tasse de jus de citron

Mélanger la farine et la levure chimique. Réserver.

Mettre les oranges, 250 ml ou 1 tasse de sucre et le gingembre dans une casserole. Laisser mijoter de 20 à 30 minutes, jusqu’à ce que les oranges soient tendres.

Mesurer 250 ml ou 1 tasse de cette préparation et laisser dans la casserole. Conserver le reste pour un usage ultérieur.

Ajouter le miel, le reste du sucre, les amandes et l’huile. Faire mijoter, tout en mélangeant, jusqu’à ce que le sucre ait fondu. Retirer du feu.

Ajouter le zeste, la cannelle, le clou de girofle et la muscade. Incorporer graduellement la farine réservée. Mélanger jusqu’à consistance lisse et homogène.

Préchauffer le four à 180 °C.

Verser la préparation dans deux plaques à pâtisserie beurrées. Faire cuire 15 minutes. Laisser tiédir un peu.

Mélanger le sucre glace et le jus de citron. Etaler sur la pâte, puis couper celle-ci en carrés de 2 cm de côté avant qu’elle ne refroidisse complètement. Si désiré, garnir de chocolat fondu.