Cortinaire

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CORTINAIRE – HISTOIRE

Le Cortinaire à odeur de bouc est un champignon assez connu. Son nom scientifique, Cortinarius traganus, signifie “avec un rideau” Cortinarius et “des boucs” traganus. Il ne fait pas de doute que le “rideau” désigne ici la cortine, ce mince voile filamenteux qui recouvre les lamelles des cortinaires dans leur jeune âge. Quant aux boucs, il semble que les gens aient fait un rapprochement entre l’odeur du champignon et celle des boucs.

Rares sont les cortinaires identifiables avec certitude au premier coup d’oeil, sans que l’on n’ait recours à la microscopie. Le Cortinaire à odeur de bouc est un de ceux-là. Son chapeau et son pied lilas, qui contrastent avec la couleur brunâtre de la chair et des lamelles, distinguent cette espèce des autres du même genre. Vient s’ajouter sa forte odeur caractéristique, qui nous permet de l’identifier, même les yeux fermés! Il existe beaucoup d’autres Cortinaires aux couleurs violacées; chez les autres espèces, les lamelles et/ou la chair sont toutefois elles aussi violacées. Le Cortinaire à odeur de bouc est un champignon assez trapu, il est plus charnu que les autres espèces du groupe.

Revenons à l’odeur. Elle est à la fois chimique et fruitée, désagréable pour les uns mais plaisante pour d’autres. Les chimistes disent qu’elle ressemble à celle de l’acétylène. Le Cortinaire à odeur de bouc est identifié par de nombreux mycologues américains comme le Cortinaire à odeur de poire Cortinarius piryrodorus une espèce décrite en 1932 par C. H. Kauffman, un des grands de la mycologie en Amérique du Nord. Pour son espèce, Kauffman décrit une odeur de poires trop mûres, ce qui la compare bien à celle des spécimens récoltés au Québec. Mais Kauffman décrit la couleur des lamelles chez les jeunes spécimens comme lilacée, ce qui n’est jamais le cas chez nos spécimens, dont les lamelles sont toujours brunâtres. Erreur du “baptiseur” ? À vous d’en juger. Le Cortinaire à odeur de bouc est une espèce assez commune au sud du Québec. On le trouve toujours sous les conifères, où il semble être lié aux épinettes ou aux sapins. Il croît de la mi-août à la mi-octobre; c’est une espèce typiquement automnale. Il est souvent abondant dans certaines forêts des Laurentides, surtout vers la mi-septembre. Parmi les sites d’excursions du Cercle, on le trouve toujours en grand nombre à Lachute, où il pousse un peu partout lorsque les conditions météorologiques sont favorables à son développement. La comestibilité du Cortinaire à odeur de bouc ne semble pas bien établie. On a déjà rencontré un “cueilleur à la chaudière” dont celle-ci regorgeait d’un mélange de Russules émétiques, de Lactaires à lait jaune et de Cortinaires à odeur de bouc. Selon ses dires, il faisait bouillir le tout pour faire une bonne soupe. Son estomac devait être très résistant: la Russule et le Lactaire sont des espèces parmi les plus âcres. Encore là, à vous d’en juger. Mais quant à la comestibilité des Cortinaires, rappelons que quelques espèces de ce genre sont mortelles, et citons cette phrase célèbre: “Les meilleurs ne valent pas mieux que les pires”.

Chanterelle

Chanterelle

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Chanterelle ou Girolle.

Le plat des connaisseurs. Sa chair est blanche avec un goût prononcé. N’apprécie pas d’être séchée. Difficile à digérer. Aime bien être mijoté en ragoût. La chanterelle et la girolle préfèrent une cuisson lente. Saisies sur feu vif, elles deviennent caoutchouteuses

Recettes

Carré de porc rôti de l’Argouat, mousserons, girolles et lentins, grenailles de Noirmoutier et crème d’oseille –
Couronne de coquilles St-Jacques et le risotto de riz sauvage aux champignons des bois – Chanterelle –

Chanterelle – Histoire

Cantharellus
Étymologie: du grec cantharos qui signifie coupe genre Cantharellus; classe des basidiomycètes
Famille des agaricacées
Lieu de prédilection: dans les forêts de conifères des régions tempérées
Elle présente un chapeau jaunâtre en forme d’entonnoir de 2 à 8 cm de large. Sa face intérieure est formée de lamelles irrégulières qui s’étendent le long du pied comme la girolle Sa chair est d’un blanc jaunâtre, molle avec un goût fruitée.
Girolle ou Chanterelle ciboire – Cantharellus cibarius
Famille des agaricacées
Lieu de prédilection: C’est un petit champignon jaune qui adore les forêts de conifères et les sols acides des régions tempérées
Autre nom: chanterelle ciboire
Elle présente un chapeau jaunâtre en forme d’entonnoir de 2 à 8 cm de large. Sa face intérieure est formée de lamelles irrégulières. Sa chair est d’un blanc jaunâtre, ferme avec un goût fruitée.

Question cuisine

Sa chair est blanche avec un goût prononcé n’apprécie pas d’être séché difficile à digérer, aime bien être mijoté en ragoût.

Champignons comestibles mais sauvages

Champignons comestibles mais sauvages

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CHAMPIGNONS COMESTIBLES MAIS SAUVAGES – Les agaricacées:

Il est pour le consommateur que nous sommes des moments dans notre vie qui sont inoubliables. Ce sont des rencontres qui nous sortent de notre élément naturel pour nous transporter dans une féérie presque iréelle. Avons nous rêver, faut t’ il se pincer pour revenir sur terre? La musique en général à le don de nous mettre en transe et de nous procurer des effets semblables parfois perverses. Celle que nous chante certains mets a le même pouvoir. Des produits naturels comme les champignons l’ont aussi. Pour les citer, il y a les cèpes, les morilles, les chanterelles et quelques autres comme les truffes, les reines des terroirs. Alors, comme un virtuose et son violon vous allez les chouchouter ces petits prodiges, vous allez en prendre soin comme vous le feriez pour la prunelle de vos yeux. Elles seront triées, essuyées, lavées, dessablées, et cuisinées avec tendresse, avec amours et douceurs. Elles seront égouttées, et servies presque avec recueillement. Leurs fumets parfumeront la table comme un encens pour mieux encore vous enivrer de leur parfum issu de cette nature où elles sont nées et qu’elles viennent jusque sur votre table, vous faire partager. Moments inoubliables d’un rêve rejoignant les réalités d’une perfection de la nature. Il y en a d’autres, nous avons déjà parlé, plusieurs suivront, mais nous nous attarderont à chaque fois sur ces merveilles des dieux inoubliables…

Agaricus arvensis Schaeff. ex Secr.

Nom français: Agaric des jachères
Nom anglais: Horse Mushroom
Chapeau: 4-20 cm de diamètre, globuleux à subcylindrique au début, puis s’étalant jusqu’à devenir convexe ou plan ; à surface sèche, non hygrophane, douce et presque lisse, blanche au début, se teintant de crème ou de jaunâtre au toucher ou en vieillissant, vergetée de fibrilles innées, parfois subécailleuses, jaunissant au KOH ; à marge souvent ornée de vestiges blanchâtres du voile partiel; à chair épaisse, ferme, blanche, prenant lentement une teinte jaunâtre au contact de l’air, rougissante parfois, fréquemment à odeur anisée, à saveur douce ou évoquant l’amande.

Lames: libres, serrées, assez larges, blanchâtres ou un peu grisâtres au début mais non rosées, prenant ensuite lentement une couleur brun-vineux-rosâtre terne pour finalement devenir brun noirâtre foncé.
Pied: 5-15 cm de long par 1,0-2,5 cm de diamètre, égal ou élargissant lentement vers une base un peu claviforme, farci plein au début, s’évidant ensuite, lisse ou avec de petites squamules cotonneuses sous l’anneau, blanchâtre puis se tachant de jaunâtre au toucher ou avec l’âge, brunissant même un peu à la base.
Voile: Voile partiel formant au haut du pied un anneau double, membraneux, lisse et soyeux au-dessus, recouvert de plaques cotonneuses au-dessous, blanc ou teinté de jaunâtre avec l’âge.

Spores: ellipsoïdes à ovoïdes, lisses, 7,3-10,6 x 5,0-6,3 µm, non amyloïdes. Sporée brun pourpré foncé.
Habitat: Solitaire, dispersé ou en petits groupes, sur le sol dans les endroits herbeux ? gazons, pâturages, bosquets ; en fin d’été et en automne.
Comestibilité: Excellent

Agaricus campestris L. ex Fr.

Nom français: Agaric champêtre
Nom anglais: Meadow Mushroom
Chapeau: 4-10 cm de diamètre, au début presque rond et un peu écrasé au centre, puis convexe et finalement presque étalé ; à surface sèche, lisse soyeuse et blanche, ou encore parsemée de grosses écailles brunâtres ou rougeâtres sur fond blanchâtre ; à marge enroulée, puis droite et prolongée ou appendiculée ; à chair épaisse, ferme, blanche, rosâtre sous la cuticule, rosissant un peu à la cassure ; à odeur et saveur douces et agréables.
Lames: libres, serrées, larges, roses au début, puis devenant brun pourpré à brun chocolat et finalement brun noirâtre.
Pied: 2-6 cm de long par 1,0-1,5 cm de diamètre, court, égal ou un peu aminci vers la base, plein, puis farci et creux, blanc, lisse au-dessus de l’anneau, parfois un peu fibrilleux en dessous.
Voile: Voile partiel laissant au milieu du pied un anneau simple, membraneux, à rebord lacéré ou frangé, bientôt affaissé, souvent fugace.
Spores: ellipsoïdes, lisses, 6,5-8,5 x 4,5-5,5 µm. Sporée brun pourpre à brun chocolat foncé.
Habitat: Dispersé ou en groupes, formant parfois des arcs ou des cercles dans l’herbe des pâturages ou sur les gazons, de la mi-août jusqu’en octobre.
Comestibilité: Excellent.
Remarque: On le distingue de l’agaric des jachères, une espèce rencontrée dans le même habitat, par son pied court, son anneau simple et fugace, son chapeau et son pied qui ne jaunissent pas et l’absence d’odeur d’anis.

Cystoderma amianthinum (Fr.) Fayod

Nom français: Cystoderme couleur d’amiante
Nom anglais: Pungent Cystoderma
Chapeau: 2-5 cm de diamètre, conique ou convexe mamelonné, puis de plus en plus aplati, parfois radialement ridé, jaune ocré, chamois, ocre brunâtre ; à surface sèche, couverte de granules serrés au centre, plus espacés à la marge ; à marge appendiculée de lambeaux du voile ; à chair mince, jaunâtre, à odeur faible ou désagréable, à saveur faible. La cuticule du chapeau vire au brun-rouge sous l’action du KOH.
Lames: adnées, serrées, assez larges, blanches devenant jaune crème, à lamellules intercalées.
Pied: 3-7 cm de long par 3-8 mm de diamètre, égal ou un peu élargi à la base, farci puis creux, concolore au chapeau et guêtré de flocons ou granules sous l’anneau floconneux et fugace, jaunâtre et pruineux ou fibrilleux au-dessus, souvent enveloppé à la base de mycélium blanc.
Voile: formant un anneau floconneux fugace sur le pied et laissant des lambeaux à la marge du chapeau.
Spores: ellipsoïdes, 5-7 x 3-4 µm, amyloïdes. Sporée blanche.
Habitat: Solitaire, dispersé, ou en petits groupes, parmi les mousses dans les bois de conifères ou mêlés, en été et en automne.
Comestibilité: Comestible mais non recommandé vu sa petite taille et les risques de le confondre avec des espèces vénéneuses.

Lepiota clypeolaria (Bull. ex Fr.) Kumm.

Nom français: Lépiote en bouclier
Nom anglais: Shaggy-stalked Lepiota
Chapeau: 2-8 cm de diamètre, hémisphérique campanulé au début, puis conique campanulé, finalement conique aplani et obtusément umboné ; à surface sèche, lisse à croûteuse, brun ocre à brun roussâtre au centre, à cuticule séparable de la marge jusqu’au milieu et se déchirant du pourtour du mamelon jusqu’à la marge en fines squamules ou écailles brun ocre dressées et disposées concentriquement, souvent plus pâles vers la marge, sur fond crème visible entre les squamules ; à marge appendiculée, floconneuse au début, striée et incise en vieillissant ; à chair blanche à blanchâtre, mince, à odeur douce ou quelques fois aromatique fongique agréable, à saveur douce de champignon.

Lames: hygrophanes, gris blanc par temps humide, blanches ou crème par temps sec, libres, serrées, légèrement crénelées floconneuses à l’arête.
Pied: élancé, 4-10 cm de long par 0,3-0,8 cm de diamètre, égal ou un peu épaissi ou clavé vers la base, rigide mais cassant, creux, couvert sauf au sommet d’un manchon de fibrilles ou de flocons laineux blanc jaunâtre, la partie inférieure du pied brunissant avec l’âge.
Voile: Voile partiel laissant des lambeaux floconneux à la marge du chapeau et un faible anneau fibrilleux contonneux au haut du pied.

Spores: fusiformes ou en amande, 11,5-16 x 4,5-6,3 µm, lisses, hyalines, dextrinoïdes. Sporée jaune crème.
Habitat: Solitaire, dispersé ou en petits groupes sur le sol dans les bois de conifères ou mêlés, en fin d’été et en automne.

Comestibilité: On le dit vénéneux ; toutes les lépiotes élancées devraient être évitées.

Lepiota cortinarius Lange

Nom français: Lépiote cortinaire
Nom anglais: Cortinarius Lepiota
Chapeau: 3-10 cm de diamètre, campanulé, puis étalé mamelonné ; à marge incurvée, débordante ; à disque central brun foncé, crouteux, plus ou moins craquelé et tout autour à cuticule rompue en petites squamules granuleuses ou en flocons brun roux, palissant vers la marge et disposés concentriquement sur fond blanchâtre ; à chair ferme, blanche, épaisse au centre, sans odeur ni saveur prononcées.
Lames: libres, serrées, assez larges, ventrues, blanchâtres, jaunâtres à la fin, denticulées à l’arête.
Pied: 5-9 cm de long par 0,7-1,5 cm de diamètre, égal ou élargissant vers la base, se terminant en un petit bulbe, creux, couvert de fibrilles ou de flocons laineux blanchâtres sur fond de plus en plus brunâtre vers la base.
Voile: Voile partiel cortinoïde, évanescent, laissant sur le pied un anneau fibrilleux ou semi-membraneux.
Spores: ovoïdes, un peu tronquées à la base, 7-9 x 3-4,5 µm. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé ou en petits groupes sur le sol sous les conifères, en fin d’été et en automne.
Comestibilité: Phillips le dit vénéneux, mais Pomerleau rapporte que des amateurs le consomment. La question de comestibilité est toujours délicate car la toxicité varie beaucoup d’un individu à l’autre et souvent selon le degré de cuisson.

Leucocoprinus birnbaumii (Corda) Sing.

Nom français: Lépiote jaune
Nom anglais: Yellow Parasol, Flower Pot parasol
Synonyme: Lepiota lutea
Chapeau: 2,5-6 cm de diamètre, ovale, puis conique évasé ou campanulé, finalement étalé-omboné ; à surface sèche, poudreuse, farineuse et/ou finement écailleuse, habituellement plus écailleuse et moins poudreuse avec l’âge, jaune vif à jaune citron ou jaune pâle, parfois brune ou chamois sur le disque ; à marge profondément striée, surtout à maturité alors que les stries atteignent presque le centre ; à chair très mince, jaune.
Lames: libres, étroites, serrées, jaune ou jaune pâle.
Pied: 3-10 cm de long par 1,5-5 mm de diamètre, élargissant près de la base, sec, lisse ou poudreux comme le chapeau, jaune, muni d’un anneau membraneux.
Voile: formant un anneau membraneux, parfois fugace, ressemblant à un collet autour de la partie supérieure du pied.
Spores: elliptiques, 8-13 x 5,5-8 µm, lisses, dextrinoïdes, à paroi épaisse, avec un pore germinatif distinct. Sporée blanche.
Habitat: Solitaire, en groupes ou en touffes, on peut le rencontrer en tout temps dans les serres ou dans les pots à fleurs à l’intérieur.
Comestibilité: On le dit toxique pour certaines personnes.

CHAMPIGNONS COMESTIBLES MAIS SAUVAGES – Les Cortinariacées.

Cortinarius armillatus Telamonia

Nom français: Cortinaire à bracelets, cortinaire armillé.
Nom anglais: Bracelet Cort
Chapeau: 5-13 cm de diamètre, convexe ou campanulé, puis étalé avec un large mamelon obtus ; à surface sèche ou légèrement hygrophane, fibrilleuse, squamuleuse avec l’âge, brun rougeâtre à orange brunâtre ou fauve ocré ; à marge incurvée puis étalée, ornée de vestiges du voile partiel ; à chair épaisse, blanchâtre à brunâtre, à odeur faible de radis et à saveur faible ou un peu amère.
Lames: adnées à adnexées, larges, espacées, crème au début, puis cannelle et finalement brun rouille.
Pied: 7-15 cm de long par 1-2,5 cm de diamètre, robuste, claviforme ou avec un bulbe allongé, plein, sec, fibrilleux, blanchâtre, fauvâtre ou brunâtre, avec le plus souvent 2 ou 3 bracelets ou bandes pelucheuses rouge cinabre en dessous de la cortine.
Voile: Voile universel laissant sur le pied 1 à 3 bracelets rouge cinabre ; voile partiel (cortine) laissant dans la partie supérieure du pied, une zone annuliforme blanchâtre vite tachée de rouille par les spores.
Spores: elliptiques ou un peu en amande, 9-12 x 6-7 µm, rugueuses. Sporée brun rouille.
Habitat: Dispersé ou en petits groupes sur le sol, sous les bouleaux ou dans les sapinières mêlées de bouleaux, d’août à octobre.
Comestibilité: Comestible.

Cortinarius evernius (Fr.: Fr.) Fr.

(sous-genre: Telamonia)
Nom français: Cortinaire humide
Nom anglais: Wetted Cortinarius
Chapeau: 3-9 cm de diamètre, conique-campanulé, puis étalé avec un mamelon obtus, hygrophane, soyeux-fibrilleux, brun pourpré foncé lorsqu’humide, ocre rougeâtre en séchant, puis finalement beige fauve ; à marge longtemps incurvée, blanchâtre, appendiculée de lambeaux soyeux du voile partiel ; à chair mince, violacée, à odeur et saveur faibles mais parfois aussi de radis.
Lames: adnées-émarginées, très larges, espacées, pourpré-violacé au début puis virant au brun cannelle, blanchâtres et denticulées à l’arête.
Pied: 5-15 cm de long par 0,5-1,5 cm de diamètre, long, souvent irrégulier, courbé ou atténué vers la base, lilas à violacé mais plus ou moins recouvert de fibrilles blanchâtres formant bandelettes autour du pied ou lui donnant un aspect chiné, la coloration violette généralement plus foncée vers la base ; à chair pourpré-violacé avec des courants blancs.
Voile: Voile universel créant sur le pied un motif chiné ou un dégradé élégant de guirlandes apprimées blanchâtres ; voile partiel (cortine) laissant des lambeaux blanchâtres soyeux à la marge du chapeau et une zone annulaire ouateuse dans la partie supérieure du pied.
Spores: elliptiques, rugueuses, 8,5-10 x 5-6 µm. Sporée brun rouille.
Habitat: Parfois dispersé, mais plus souvent en petits groupes, même en touffes, dans la mousse de sphaigne sous les conifères, d’août à octobre.
Comestibilité: Inconnue.

Rozites caperatus (Fr.) Karsten

Nom français: Pholiote ridée, pholiote aux chèvres, rozite ridé.
Nom anglais: Gypsy Mushroom
Chapeau: 5-12 cm de diamètre, ovoïde, puis convexe-campanulé, finalement étalé et grossièrement omboné, sec, plus ou moins ridé radialement, couvert au début d’une poudre blanchâtre persistant souvent au centre, jaune ocracé à brun ocre, souvent plus pâle à la marge ; à chair épaisse, blanchâtre puis un peu ocrée, à odeur et saveur douces et agréables.
Lames: adnées à adnexées, assez larges, serrées, blanchâtres, puis jaune argileux et brun ocré, denticulées à l’arête.
Pied: 5-12 cm de long par 1-2,5 cm de diamètre, robuste, ferme, plein, égal ou souvent un peu bulbeux à la base, muni d’un anneau membraneux blanchâtre persistant, fibrilleux-squameux au-dessus de l’anneau, fibrilleux soyeux-strié en-dessous, la base souvent couverte d’un rudiment de zone volvaire.
Voile: Voile universel laissant sur le chapeau une pruine blanchâtre plus ou moins persistante et, à la base du pied, un rudiment de zone volvaire ; voile partiel laissant dans la partie supérieure du pied un anneau membraneux persistant.
Spores: elliptiques, rugueuses, 11-14 x 7-9 µm. Sporée brun rouille.
Habitat: Solitaire, dispersé ou en groupes dans la mousse verte sous les conifères, particulièrement sous les épinettes noires, de la fin juillet au début d’octobre.
Comestibilité: Excellent comestible.

CHAMPIGNONS COMESTIBLES MAIS SAUVAGES – Clavaires

Nom français: Clavaire crêtée
Clavaires et analogues

Clavariadelphus ligula (Sch.: Fries) Donk

Nom français: Clavaire petite langue
Nom anglais: Strap Coral
Fructification: en forme de massue ou presque cylindrique, 2-10 cm de haut, 0,4-1,2 cm de diamètre, au sommet arrondi ou un peu aplati, à surface lisse ou légèrement plissée, ocre terne à jaune brunâtre, blanchâtre à la base; à chair spongieuse, blanche, à odeur faible et à saveur douce ou un peu amère.

Spores: elliptiques-cylindriques, 15-19 x 4-6 µm, lisses, non-amyloïdes. Sporée blanchâtre à jaunâtre.

Habitat: En troupes ou en touffes dans la litière d’aiguilles et les petites branches mortes sous les conifères, sous les sapins et les épinettes noires à Sept-Iles, en août et en septembre.

Comestibilité: Sans intérêt.

Clavariadelphus sachalinensis (Imai) Corner

Nom français: Clavaire fausse petite-langue

Fructification: en forme de massue ou presque cylindrique, 2,5-12 cm de haut, 0,4-2 cm de diamètre, de section ronde ou un peu comprimée, au sommet arrondi ou un peu aplati, parfois obtusément pointu; à surface lisse ou légèrement plissée, ocre terne à jaune brunâtre, la partie inférieure développant une teinte ocre cendré-rosé avec l’âge, orné à la base de mycélium blanc; à chair spongieuse, blanche.

Spores: elliptiques-cylindriques ou en forme de gousse de pois, 18-23 x 4,5-5,5 µm, lisses, non-amyloïdes. Sporée blanchâtre à jaunâtre ocracé.

Habitat: En groupes ou en touffes dans la litière d’aiguilles sous les conifères, sous les sapins et les épinettes noires à Sept-Iles, de juillet à septembre.

Comestibilité: Inconnue.

Commentaire: Macroscopiquement cette espèce rare est à peu près identique à la précédente, Clavariadelphus ligula, une espèce beaucoup plus commune; cependant au microscope elle s’en distingue par ses spores plus longues.

Clavulina cristata (Fr.: Fr.) Schroeter

Nom français: Clavaire crêtée
Nom anglais: Crested Coral

Fructification: coralloïde, 2-7 cm de haut et jusqu’à 5 cm de large, formée de branches isolées ou naissant d’un tronc commun; aux branches lisses ou un peu sillonnées, plusieurs fois ramifiées vers le sommet, souvent comprimées, blanchâtres à crème ou ocracées, aux extrémités terminées par plusieurs petites dents en forme d’aiguillons, la fructification entière souvent colonisée par un parasite qui lui confère alors une teinte grisâtre à gris-lilas; à chair cassante, blanche, à odeur faible et à saveur douce.

Spores: subglobuleuses, 7-11 x 6-10 µm, lisses, non-amyloïdes, avec une grosse goutte. Sporée blanchâtre. Basides bisporées.

Habitat: Dispersé ou en groupes dans la mousse et la litière d’aiguilles, sous les conifères ou en forêt mixte, d’août à octobre.

Comestibilité: Comestible.

Commentaires: Selon certains auteurs la clavaire cendrée, Clavulina cinerea, ne serait qu’une forme de la clavaire crêtée lorsque cette dernière est parasitée par le champignon microscopique Spadicioides clavarium.

Ramaria flaccida (Fries) Ricken

Nom français: Clavaire molle ou ramaire molle
Nom anglais:

Fructification: coralloïde, 2-6 cm de haut et jusqu’à 5 cm de large, ocre à jaune-brun, constituée d’un tronc de 5-10 mm de large, feutré de mycélium blanc à sa base, duquel partent des branches à leur tour ramifiées et le plus souvent terminées par deux pointes concolores; à chair tenace, flasque, blanchâtre à jaunâtre, à odeur faible et à saveur un peu amère.

Spores: elliptiques, verruqueuses, 7-8 x 3,5-4 µm, non amyloïdes. Sporée jaune.

Habitat: Le plus souvent en groupes sur le tapis d’aiguilles sous les conifères, particulièrement les sapins et les épinettes, en août et en septembre.

Comestibilité: Comestible médiocre.

Gomphidius glutinosus Fr.

Nom français: Gomphide glutineux
Nom anglais: Slimy Gomphidius
Chapeau: 3-12 cm de diamètre, convexe, étalé , parfois déprimé, glabre, lisse, glutineux, brillant au sec, de couleur variable: brun grisâtre à gris pourpré, cannelle-grisâtre pâle à brun vineux, typiquement parsemé de petites taches noires avec l’âge ; à marge étalée puis retroussée ; à chair épaisse, molle et spongieuse, blanchâtre, brunâtre sous la cuticule, à odeur faible et à saveur douce, fade.
Lames: arquées-décurrentes, espacées, épaisses, céracées, quelques unes fourchues, inégales, blanchâtres puis grises, gris noirâtre à la fin.
Pied: 4-10 cm de long par 0,7-2 cm de diamètre, égal, amincissant généralement vers la base, plein, glabre ou un peu fibrilleux, fortement visqueux, blanchâtre au sommet et jaune citron à la base, muni juste au-dessous des lamelles d’une zone annulaire blanche au début puis noircie par le dépôt des spores.
Voile partiel: laissant une zone annulaire visqueuse incolore juste sous les lamelles, rapidement noircie par le dépôt des spores.
Spores: elliptiques-fusiformes, lisses, 15-22 x 5-7 µm. Sporée noire.
Habitat: Il croit sur le sol, principalement sous les épinettes noires et les sapins, en été et en automne. On le voit souvent accompagner le bolet glanduleux (Suillus glandulosus), parfois si près qu’ils semblent se blottir sur l’un sur l’autre.
Comestibilité: Assez bon comestible.

CHAMPIGNONS COMESTIBLES MAIS SAUVAGES – Hygrophoracées

Hygrocybe conica Sch.: Fr. Kumm.

Synonyme: Hygrophorus conicus
Nom français: Hygrophore conique
Nom anglais: Witch’s Hat, Conical Waxy Cap. Chapeau: 2-6 cm de diamètre, conique aigu ou arrondi, l’angle du cône augmentant avec l’âge tout en conservant généralement son mamelon ; à surface glabre, lisse ou radialement fibrilleuse, sèche, viscidule à l’humidité, jaune orangé ou rouge orangé, parfois avec une teinte olivâtre, se tachant de noir avec l’âge ou lorsque meurtrie ; à marge irrégulière, parfois plus longue d’un côté, festonnée, retroussée chez les vieux spécimens ; à chair mince, concolore au chapeau, noircissante, à odeur nulle et à saveur douce.
Lames: adnexées, presque libres, cireuses, larges, ventrues, assez serrées, épaisses, blanchâtres puis jaunes ou jaunâtre orangé, quelques fois gris olivâtre, noircissantes.
Pied: 3-12 cm de long par 0,4-1,2 cm de diamètre, égal, creux avec l’âge et éclatant facilement, viscidule ou non, souvent strié et/ou torsadé, jaune ou orangé, développant souvent une teinte olivâtre et noircissant, particulièrement vers la base.
Spores: elliptiques, lisses, 8-12 x 5-7 µm, non-amyloïdes. Sporée blanche.
Habitat: Solitaire ou grégaire dans les bois de conifères ou mêlés, en été et en automne.
Comestibilité: Il a longtemps été considéré comme vénéneux, mais nous savons aujourd’hui qu’il n’est pas toxique ; cependant ce n’est pas une espèce recommandée pour la consommation.

Hygrocybe miniata (Fr.: Fr.) Kumm.

Nom français: Hygrophore vermillon
Nom anglais: Vermillon Waxcap, Fading Scarlet Waxy Cap, Miniature Waxy Cap.
Chapeau: 1-3 cm de diamètre, hémisphérique au début, puis convexe à aplati, parfois un peu déprimé au centre ; à surface sèche, lisse à finement squamuleuse, particulièrement au centre, écarlate, puis rouge orangé, palissant et jaunissant avec l’âge, les squamules souvent plus pâles que le fond ; à chair très mince, fragile, plus ou moins de la couleur du chapeau, à odeur et saveur faibles.
Lames: adnées ou subdécurrentes, subespacées, tendres, cireuses, larges, épaisses, rouge orangé, jaune orangé à l’arête.
Pied: 2-5 cm de long par 2-4 mm de diamètre, égal, lisse, concolore au chapeau, jaunâtre à blanchâtre à la base.
Spores: elliptiques, lisses, 6-10 x 4-6 µm, non-amyloïdes. Sporée blanche.
Habitat: Solitaire à grégaire, au sol sous les feuillus et les conifères, en été et en automne.
Comestibilité: Comestible.

Hygrocybe psittacina (Schaeff.: Fries) KummerHygrophorus chrysodon (Batsch: Fr.) Fr.

Nom français: Hygrophore à frange dorée
Nom anglais: Golden-spotted Waxy Cap, Flaky Waxy Cap.
Chapeau: 2,5-7 cm de diamètre, convexe, puis aplati et un peu mamelonné, lisse, collant lorsqu’humide, blanc, recouvert d’une fine couche de petits flocons jaune d’or disparaissant progressivement en ne laissant que le centre jaune ou encore seulement une bande jaune à la marge; à marge aiguë, initialement incurvée puis étalée, appendiculée de petits flocons jaunes; à chair blanche, épaisse, tendre, à odeur et saveur, faibles, douces et agréables.
Lames: décurrentes, espacées, de largeur moyenne, cireuses, blanchâtres, parfois ornées au début de flocons jaunes à l’arête.
Pied: 4-8 cm de long par 5-10 mm de diamètre, égal ou irrégulièrement déformé, plein à farci, visqueux, blanchâtre, recouvert de granules jaunes sur toute sa longueur ou encore seulement dans la partie supérieure.
Voile universel: laissant des granules ou flocons jaune d’or collants sur le chapeau et le pied.
Spores: elliptiques à ovales-allongées, 7,5-10 x 3,5-5 µm, lisses, hyalines, guttulées. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé ou en touffes dans la litière de feuilles mortes et d’aiguilles de conifères, en forêt mixte, en fin d’été et en automne.
Comestibilité: Comestible.

Hygrophorus hypothejus (Fr.) Fr.

Nom français: Hygrophore à lames jaunes
Nom anglais: Pine-wood Waxy Cap, Late Fall Waxy Cap, Olive-Brown Waxy Cap
Chapeau: 2-6 cm de diamètre, conique-obtus, puis convexe, étalé et un peu mamelonné ou déprimé, viscidule, glabre, jaune olivâtre à jaune ocre, orné de fibrilles innées ocre orange surtout vers la marge, brun foncé à brun olivâtre au centre ; à chair mince, jaune sous la cuticule, blanche ailleurs, à odeur et saveur douces.
Lames: décurrentes, assez étroites, espacées ou subespacées, blanches au début puis devenant jaunâtres.
Pied: (3) 5-15 cm de long par 0,5-1,5 cm de diamètre, égal ou un peu aminci vers la base, plein ou farci, glutineux, jaunâtre ou jaune, pourvu d’une zone annulaire fibrilleuse, soyeuse, fugace.
Voile universel: laissant une couche glutineuse jaune sur le pied et une zone annulaire fibrilleuse, fugace.
Spores: ellipsoïdes 7-9 x 4-5 µm, lisses. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé à grégaire sur le sol dans les bois de pins gris en automne.
Comestibilité: Comestible mais doux et gluant.

Hygrophorus olivaceoalbus (Fr.) Fr.

Nom français: Hygrophore blanc olivâtre
Nom anglais: Sheathed Waxy Cap
Chapeau: 3-10 cm de diamètre, campanulé, puis convexe ou plat, mamelonné, très visqueux à l’humidité, fuligineux à presque noir au centre, plus pâle vers la marge (grisâtre à brun olivâtre), vergeté de fibrilles noirâtres ; à marge incurvée puis relevée, parfois prolongée par la couche visqueuse ou des gouttelettes ; à chair épaisse, tendre, blanche, à odeur et saveur douces.
Lames: adnées-décurrentes, épaisses, subespacées, blanches ou un peu grisâtres, cireuses.
Pied: 4-12 cm de long par 1-2 cm de diamètre, égal ou un peu atténué vers la base, glabre et blanc au-dessus de l’anneau, couvert d’une couche visqueuse (si humide) de l’anneau à la base et habillé de fibrilles ou marbrures noirâtres à brun grisâtre, brun olivâtre, ou grises, disposées d’une façon plus ou moins annulaire.
Voile: Voile universel laissant gluant le chapeau et la partie du pied sous l’anneau ; voile partiel fibrilleux noirâtre laissant des fibrilles ou marbrures foncées sur le pied et une sorte d’anneau de même couleur vers le sommet.
Spores: ellipsoïdes, 11-12,5(15) x 6-7(7,5) µm, lisses, amyloïdes. Sporée blanche.
Habitat: Solitaire, dispersé ou en troupes parfois nombreuses, sur le sol dans les bois de conifères ou mêlés, en automne.
Comestibilité: Bon comestible ; à la cuisson il conserve cependant une texture assez visqueuse.

Hygrophorus purpurascens (Fr.) Fr.

Nom français: Hygrophore purpuracé
Nom anglais: Purple-Red Waxy Cap
Chapeau: 4-12 cm de diamètre, convexe, puis aplani, un peu déprimé, viscidule si humide, parsemé de taches, traits ou fibrilles radiales rouge vineux sur fond rosâtre, le centre coloré d’une façon continue ; à marge moins colorée, incurvée au début ; à chair épaisse, ferme, blanche, à odeur faible et saveur douce ou amère.
Lames: adnées puis décurrentes, serrées à subespacées, étroites, blanches au début puis rosâtres, finalement parsemées de taches vineuses.
Pied: 4-12 cm de long par 1-2,5 cm de diamètre, égal ou atténué vers la base, plein, ferme, coloré ou taché comme le chapeau, sauf le haut qui demeure blanchâtre ou rosâtre, muni au sommet d’un anneau fugace ressemblant à une cortine.
Voile partiel: cortinoïde produisant au début un anneau fibrilleux incolore au haut du pied, mais disparaissant souvent rapidement.
Spores: ellipsoïdes, lisses, 5,5-8 x 3-4,5 µm. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé ou en groupes dans la mousse à caribou sous les pins gris, durant les deux premières semaines d’octobre.
Comestibilité: Comestible si la chair est douce ; les variantes à chair amère sont immangeables car l’amertume ne disparaît pas avec la cuisson.

Hygrophorus pustulatus (Pers.: Fr.) Fr.

Nom français: Hygrophore pustuleux, Hygrophore blanc grisâtre.
Nom anglais: Grayish white Waxy Cap.
Chapeau: 1,5-4 cm de diamètre, convexe, puis convexe-aplati, parfois avec un petit mamelon, souvent un peu déprimé à la fin, viscidule, visqueux si humide, fibrilleux radialement, finement squamuleux au centre, gris cendré, gris-brun plus foncé sur le disque ; à marge aiguë, longtemps incurvée, un peu sinueuse-crénelée ; à chair blanche, épaisse au centre, mince vers le bord, à odeur et saveur douce, non-caractéristique.
Lames: subdécurrentes, subespacées, assez larges, blanches.
Pied: 3-7 cm de long par 3-7 mm de diamètre, égal ou élargissant un peu vers la base, plein ou farci, souvent courbé, viscidule à visqueux, ponctué surtout dans la partie supérieure de granules brun grisâtre sur fond blanc.
Voile universel: laissant un mince film glutineux sur le chapeau et le pied.
Spores: elliptiques, lisses, hyalines, 7,5-10 x 4-5 µm. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé ou en groupes dans la mousse de sphaigne sous les épinettes noires, en septembre et en octobre.
Comestibilité: Comestible.

Hygrophorus speciosus Pk.

Nom français: Hygrophore remarquable
Nom anglais: Larch Waxy Cap
Chapeau: 2-5 cm de diamètre, convexe, puis étalé et un peu mamelonné ou déprimé, glutineux-visqueux, glabre, rouge orangé brillant au début devant plus pale par la suite, quelques fois orangé presque jaune près de la marge, orange foncé au centre ; à marge enroulée puis droite et étalée ; à chair tendre blanchâtre ou jaunâtre, à odeur et saveur douces.
Lames: décurrentes, assez étroites, espacées ou subespacées, cireuses, blanc jaunâtre, plus jaunes vers la marge du chapeau.
Pied: 4-10 cm de long par 0,4-1,0 cm de diamètre, égal ou un peu élargi vers la base, plein ou farci, blanchâtre ou teinté de jaune par les restes glutineux du voile.
Voile universel: laissant une couche glutineuse sur le chapeau et le pied ainsi qu’une zone annulaire fibrilleuse, fugace, jaunâtre sur le pied.
Spores: ellipsoïdes 8-10 x 4,5-6 µm, lisses. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé à grégaire, fréquent dans la mousse, toujours lié au mélèze dans les fôrets de conifères humides et autour des tourbières, en septembre et en octobre.
Comestibilité: Comestible.

Hygrophoropsis aurantiaca (Wülf. : Fr.) Maire

Nom français: Clitocybe orangé, chanterelle orangée, fausse chanterelle.
Nom anglais: False Chanterelle
Chapeau: 3-12 cm de diamètre, convexe au début, puis rapidement déprimé et même en entonnoir ; à marge enroulée, puis incurvée, parfois lobée, ondulée ou irrégulière ; à surface sèche, veloutée ou finement feutrée, jaune orangé à orange brunâtre, souvent avec le centre beaucoup plus foncé ; à chair assez épaisse, jaunâtre ou orangé pâle, à odeur et saveur faibles ou un peu désagréables.
Lames: décurrentes, arquées, plutôt étroites, serrées à très serrées, 3-4 fois fourchues entre le pied et la marge du chapeau, sans lamellules, jaune orangé à rouge orangé vif.
Pied: 2-8 cm de long par 0,5-1,5 cm de diamètre, central ou un peu excentrique, égal ou élargi vers la base, plein, cartilagineux à coriace, finement velouté, brun orangé ou plus ou moins de la couleur du chapeau.
Spores: elliptiques, 5,5-8 x 3-4,5 µm, lisses, dextrinoïdes. Sporée blanchâtre à crème pâle.
Habitat: Solitaire, dispersé ou en groupes, sur le sol ou sur le bois très pourri, près des conifères, en été et en automne.
Comestibilité: Comestible mais avec prudence car il y a risque de confusion avec certains Gymnopilus hallucinogènes ou avec Omphalotus olearius qui est vénéneux.

CHAMPIGNONS COMESTIBLES MAIS SAUVAGES – Les lactaires.

Lactarius deceptivus Peck

Nom français: Lactaire décevant
Nom anglais: Deceptive Milky
Chapeau: 4-20 cm de diamètre, convexe, puis étalé-déprimé, finalement en entonnoir ; à surface sèche, lisse et blanchâtre avec des taches jaunâtres ou brunâtres au début, puis devenant squamuleuse à écailleuse, se tachant de brun ocre, particulièrement au centre ; à marge longtemps enroulée, cotonneuse, cachant complètement les lames au début, puis étalée ; à chair épaisse, ferme, cassante, blanche, immuable, à odeur faible puis devenant forte, à saveur âcre ; au lait abondant, blanc, âcre, immuable, tachant peu les lames en séchant.
Lames: adnées-décurrentes, serrées à subdistantes, moyennement larges, parfois fourchues, blanches au début puis crème à ocre pâle.
Pied: 3-8 cm de long par 1-3,5 cm de diamètre, robuste, égal ou atténué vers la base, sec, farci, puis partiellement creux, lisse à velouté pubescent, concolore au chapeau ou plus pâle, devenant tacheté de brun ocre.
Spores: largement elliptiques à subglobuleuses, 9-12 x 7-9 µm, échinulées, amyloïdes. Sporée blanchâtre à chamois pâle.
Habitat: Dispersé ou en groupes dans la mousse verte sous les conifères, principalement les épinettes noires, en été et en automne.
Comestibilité: Comestible lorsque bien cuit, la saveur âcre disparaissant après une bonne cuisson.

Lactarius deterrimus Gröger

Synonyme: Lactarius deliciosus var. deterrimus
Nom français: Lactaire détestable, lactaire de l’épinette.
Nom anglais:
Chapeau: 4-12 cm de diamètre, convexe, étalé, puis déprimé et même en entonnoir, glabre, un peu visqueux lorsqu’humide, zoné ou non, de couleur variable: orangé terne, carotte, brun orangé, puis se tachant de vert à la fin ; à marge enroulée au début puis droite ou relevée ; à chair granuleuse, cassante, épaisse, orangée dans le chapeau à cause du lait, blanchâtre dans le pied, tournant verdâtre à la fin, à odeur faible ou fruitée ; au lait amer, de couleur carotte, tachant les lamelles verdâtre en séchant.
Lames: adnées à décurrentes, serrées, fourchues, saumon, orangées ou carotte, se tachant de vert au froissement.
Pied: 3-7 cm de long par 1-2,5 cm de diamètre, égal ou aminci vers la base, farci au début puis creux, un peu visqueux au début puis sec, concolore au chapeau, se tachant de verdâtre, la base du pied partiellement recouverte de mycélium blanc.
Spores: elliptiques à presque rondes, 7-10 x 6-8 µ, échinulées et ornées d’un réticule partiel, amyloïdes. Sporée crème ou jaunâtre.
Habitat: Dispersé ou en groupes sur le sol sous les épinettes, en fin d’été et en automne.
Comestibilité: C’est un bon comestible, son nom est exagéré. Sa saveur amère quand il est cru se transforme à la cuisson en une saveur épicée ; il convient bien pour parfumer les potages et les sauces ou encore comme garniture sur les pizzas.

Lactarius glyciosmus (Fr.) Fries

Nom français: Lactaire odorant
Nom anglais: Sweet-scented Lactarius
Chapeau: 2-6 cm de diamètre, convexe puis étalé-papillé, déprimé et même un peu en entonnoir, squamuleux ou couvert de poils fins et mous, quelques fois un peu zoné, sec, lilas grisâtre à crème ; à marge enroulée au début puis étalée et un peu ondulée ; à chair mince, crème pâle, à odeur forte de noix de coco et à saveur âcre ou brûlante ; au lait blanc, immuable, ne tachant pas, lentement âcre.
Lames: décurrentes ou presque adnées, étroites, serrées, certaines fourchues, jaunâtre à crème pâle puis gris lilas.
Pied: 2-6 cm de long par 0,5-1 cm de diamètre, égal ou élargissant un peu vers la base, sec, glabre ou un peu duveteux, farci au début puis creux, de même couleur que le chapeau ou plus pâle.
Spores: elliptiques, 6,5-8,5 x 5-7 µm, amyloïdes, crêtées (proéminence: 0,5-0,8 µm), ornées d’un réticule partiel. Sporée crème.
Habitat: Dispersé ou en troupes sur le sol dans les boisés mixtes notamment sous les bouleaux, en fin d’été ou en automne.
Comestibilité: Comestible mais de peu d’intérêt.

Lactarius lignyotus (Fr.) Fries

Nom français: Lactaire couleur de suie
Nom anglais: Chocolate Milky
Chapeau: 2-8 cm de diamètre, convexe, puis étalé-déprimé avec une papille souvent pointue, sec, velouté, parfois ridé, brun noirâtre ou presque noir, pâlissant ; à marge initialement incurvée, souvent sillonnée ; à chair mince, blanche, rosâtre à la cassure puis brun-rosé, à odeur faible et à saveur un peu amère ; au lait blanc, abondant, immuable, tachant la chair de rose.
Lames: subdécurrentes, larges, un peu espacées, interveinées, blanches puis ocrées à la fin, rouge brunâtre aux blessures, avec une zone brune au point d’attache avec le pied.
Pied: 4-12 cm de long par 0,5-1,2 cm de diamètre, égal, parfois sillonné ou plissé au sommet, farci, velouté, concolore au chapeau, blanchâtre à la base.
Spores: rondes ou presque, 9-10,5 µm, réticulées, amyloïdes. Sporée ocre.
Habitat: Dispersé ou en groupes dans la mousse sous les sapins et les épinettes, en août et en septembre.
Comestibilité: Malgré que plusieurs auteurs disent le contraire, ce champignon s’est avéré à l’expérience être un excellent comestible.

CHAMPIGNONS COMESTIBLES MAIS SAUVAGES – Les russules.

Russula adusta Fries

Nom français: Russule brûlée
Nom anglais: Smoky Russula
Chapeau: 5-12 cm de diamètre, convexe-aplati, puis déprimé ; à surface lisse, viscidule, luisante, blanchâtre au début, puis brun rougeâtre clair, brun grisâtre, noirâtre à la fin, à cuticule à peine séparable ; à chair blanchâtre, rosissant très lentement à la coupe avant de devenir gris fumée, à odeur faible et à saveur douce.
Lames: adnées, larges, très serrées, à lamellules intercalées, blanches, puis ivoire ou jaune pâle.
Pied: 3-10 cm de long par 2-4 cm de diamètre, presque égal, robuste, dur, plein, glabre, blanchâtre, devenant brun rougeâtre au froissement ou avec l’âge.
Spores: largement elliptiques, 7-9 x 6-8 µm, amyloïdes, aux verrues proéminentes de 0,1-0,4 µm reliées par un réticule bien développé. Sporée blanche (A-B)
Habitat: Solitaire ou dispersé sur le sol en terrain sablonneux, sous les conifères, en juillet et en août.
Comestibilité: Suspectée.

Russula aeruginea Lindblad in Fr.

Nom français: Russule vert-de-gris
Nom anglais: Green Russula
Chapeau: 4-9 cm de diamètre, convexe, étalé puis déprimé, un peu visqueux si humide, brillant au sec, d’un vert variable, foncé ou grisâtre, jamais violet, parfois ocré, olivâtre, jaune-verdâtre, taché jaunâtre ; à cuticule non veloutée et séparable jusqu’à la moitié du rayon ; à marge largement arrondie, souvent striée ; à chair épaisse, ferme, blanche, modérément saumon au FeSO4, à odeur nulle et à saveur douce.
Lames: adnées, serrées, larges, cassantes, un peu fourchues près du pied, blanches devenant jaunâtres, souvent avec des taches brunes.
Pied: 4-8 cm de long par 1-2,5 cm de diamètre, égal ou aminci vers la base, plein, finement rugueux, blanc, jaunissant, la base souvent tachée ocre.
Spores: subglobuleuses, 6-10 x 5-7 µm, amyloïdes, verruqueuses-zébrées (proéminence: 0,1-0,6 µ). Sporée crème à jaune orangé pâle.
Habitat: Solitaire, dispersé ou en groupes sur le sol sous les bouleaux et les épinettes dans les bois de conifères ou mêlés, en été et en automne.
Comestibilité: Bon comestible.
Remarque: Cette espèce se distingue des autres russules au chapeau vert, par ses lames friables, sa sporée crème, sa cuticule non veloutée.

Russula decolorans (Fr. : Fr) Fries

Nom français: Russule décolorée
Nom anglais: Graying Russula
Chapeau: 5-12 cm de diamètre, subglobuleux au début, puis convexe et finalement étalé-déprimé ; à surface glabre, viscidule à l’humidité, à cuticule pelant à la marge seulement, jaune orangé, orange cuivré, brun orangé, rouge orangé, souvent un peu plus foncé au centre ; à marge lisse, puis un peu cannelée à la fin ; à chair épaisse, ferme, friable, blanche, devenant gris cendré à gris foncé à la cassure (mais parfois très lentement), à odeur faible et à saveur douce.
Lames: adnées à échancrées, assez serrées, certaines fourchues près du pied, blanchâtres, puis jaunes à ocre pâle, grisonnant avec l’âge, noircissant à l’arête.
Pied: 4-12 cm de long par 1-2,5 cm de diamètre, égal ou souvent élargi à la base, très ferme lorsque jeune, plein puis spongieux, blanc, grisonnant avec l’âge ou au froissement.
Spores: elliptiques, 9-12,5 x 7-10 µm, amyloïdes, aux verrues proéminentes de 0,7-1,5 µm et peu connexées. Sporée jaune à ocre pâle en tas (E-F).
Habitat: Isolé, dispersé ou en groupes, dans la litière d’aiguilles sous les conifères, principalement les pins, de la mi-juillet à la fin-septembre.
Comestibilité: Comestible.

Russula paludosa Britz

Nom français: Russule des marais
Nom anglais: Red-tinted Russula
Chapeau: 5-15 cm de diamètre, convexe, puis étalé et déprimé au centre, jaune orangé, écarlate, rouge sang ou rouge brique, jamais violacé, parfois à zones plus pâles ; à marge courtement cannelée avec l’âge ; à surface lisse, luisante, un peu collante lorsqu’humide ; à cuticule pelant de la moitié au 3/4 du rayon ; à chair épaisse, ferme, blanche, à odeur faible et à saveur douce.
Lames: adnées, serrées, un peu fourchues près du pied, à nombreuses lamellules intercalées, crème à jaune beurre.
Pied: 5-12 cm de long par 1,5-3,5 cm de diamètre, égal ou élargissant un peu vers la base, blanc ou partiellement ou entièrement teinté de rose, plein puis spongieux, sec, parfois un peu ridé.
Spores: ovoïdes à elliptiques, 8-10,5 x 7-8 µm, amyloïdes, à verrues de 0,7-1,2 µm de haut et à réticule partiel. Sporée ocre pâle.
Habitat: Dispersé à grégaire sur le sol humide recouvert de mousses, sous les conifères, en août et en septembre.
Comestibilité: Comestible.

Russula peckii Singer

Nom français: Russule de Peck
Nom anglais: Peck’s Russula
Chapeau: 3-12 cm de diamètre, convexe, puis étalé, finalement un peu déprimé et faiblement cannelé-tuberculeux à la marge, un peu visqueux si humide, finement velouté, un peu luisant au sec, rouge sang, rouge-rose ou écarlate ; à cuticule pelant jusqu’à la moitié du rayon ; à chair d’épaisseur moyenne, molle, fragile, rouge sous la cuticule, blanche ailleurs, à odeur faible, à saveur douce ou un peu amère.
Lames: adnées, serrées à subespacées, pas très larges, un peu fourchues près du pied, blanches puis jaunissant, denticulées à l’arête.
Pied: 5-12 cm de long par 0,8-2,5(3,0) cm de diamètre, élargissant vers la base, farci, sec, un peu ridé, blanc copieusement saupoudré de rouge ou de vieux rose.

Spores: ovoïdes à subglobuleuses, 7-9 x 6-8 µm, amyloïdes, à verrues 0,3-0,7(1,2) µm de haut, avec quelques lignes ne formant qu’un réticule partiel. Sporée blanche.
Habitat: Dispersé ou en petits groupes, sur le sol sous les conifères, en août et en septembre.
Comestibilité: Comestible, mais attendez-vous à ce que tout tourne rouge à la cuisson à cause du pigment rouge qu’il contient.

Russula puellaris Fr.

Nom français: Russule candide
Nom anglais: Ingenuous Russula
Chapeau: 3-6(8) cm de diamètre, convexe, puis étalé, finalement déprimé, un peu collant par temps humide, luisant au sec, brun vineux, rougeâtre pourpré, très foncé au centre et avec des régions délavées, ocre sale autour ; à marge cannelée-tuberculeuse avec l’âge ; à cuticule pelant de la moitié au 2/3 du rayon ; à chair mince, ferme puis fragile, blanche, à odeur faible, à saveur douce.
Lames: adnées, subespacées, larges, souvent fourchues près du pied, crème puis ocrées, brunissant ou se tachant de goutelettes brunes à l’arête.
Pied: 3-6 cm de long par 0,6-1,5 cm de diamètre, égal ou un peu clavé, plein, sec, blanc puis se tachant jaune ocre, se rompant facilement.
Spores: ovoïdes, 6,5-9 x 5,5-7 µm, amyloïdes, à grosses verrues 0,7-1,2 µm de haut, un peu zébrées (certaines spores ont peu de connexions d’autres en ont beaucoup). Sporée ocre.
Habitat: Dispersé ou en petits groupes, sur le sol dans les forêt mixtes, en été et en automne. Les spécimens de la photo ci-dessus ont été récoltés sous un bouleau blanc sur ma pelouse.
Comestibilité: Comestible.

Russula xerampelina (Sch.) Fr.

Nom français: Russule feuille morte
Nom anglais: Shrimp Russula
Chapeau: 5-15 cm de diamètre, convexe, puis aplati et déprimé au centre, sec, viscidule par temps humide, glabre, parfois finement velouté, de couleurs très variables, souvent mélangées, typiquement rouge-brun vineux, mais aussi olive brunâtre, brun jaunâtre ; à cuticule pelant sur moins du tiers du rayon ; à marge lisse, plus ou moins cannelée avec l’âge ; à chair épaisse, blanche puis jaunissant ou brunissant, à saveur et odeur douces au début, puis de crustacé (crabe) ou de poisson, devenant désagréables à la fin.
Lames: adnées à adnexées, subespacées, larges, souvent fourchues près du pied, crème pâle, puis ocrées, brunissant à l’arête.
Pied: 4-10 cm de long par 1-3 cm de diamètre, égal ou élargi vers la base, plein puis farci, blanc ou plus souvent teinté de rose, se tachant d’ocre brunâtre surtout au toucher.
Spores: elliptiques à subglobuleuses, 8-10 x 7-8,5 µm, amyloïdes, échinulées à verrues de 0,4-0,8 µm de haut, très peu zébrées. Sporée ocre (F).
Habitat: Solitaire ou dispersé, sur le sol sous les conifères, en été et en automne..
Comestibilité: Excellent comestible; le goût et l’odeur de fruit de mer disparaissent à la cuisson et laissent place à une saveur toute particulière.
Remarque: Son nom français “russule feuille morte” vient de la couleur de son chapeau qui ressemble à celle des feuilles mortes au sol.

Champignon de culture

Champignon de culture

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CHAMPIGNON DE CULTURE – MICRO-ONDES

Qu’ils soient de prairie, ou de couche, ils sont plein de couleur, de goût et d’odeur et parfument avec une volupté toute naturelle mais très efficace les mets les plus délicats leur donnant avec assurance la dimension gustative que la nature ne lui a pas donnée.

Cuire dans un récipient en verre.
Le verre à une transparence totale aux ondes de cuisson et reste froid. Elles vont donc toutes dans la matière à cuire, et la cuisson est beaucoup plus rapide. Un plat en terre absorberait les ondes la cuisson serait plus longue et le récipient brûlant en fin de cuisson.Si au contraire on souhaite faire une cuisson type tajine le plat en terre convient parfaitement et même mieux. Couvrir le plat pendant la cuisson. La cuisson micro-ondes est en réalité une cuisson vapeur.

Comment fonctionne une cuisson micro – ondes’
Le micro-ondes envoie dans la cage métallique des ondes électro – magnétiques, inoffensives, à la vitesse de deux milliards par secondes. Comme elles sont électro-magnétiques elles ont la propriété d’agir comme un aimant et d’attirer à elle la matière? Mettre ses doigts dans une prise et on comprend de suite. On reste coller. Les ondes vont donc coller la matière qu’elle soit animale ou végétale.

Nous savons tous que les matières organiques se composent de molécules d’eau dans une fourchette allant de 60 % à 100% pour l’eau elle – même. l’eau a une attirance particulière pour l’électricité.
Le courant électrique est alternatif, il va donc attirer alternativement à lui à travers les ondes envoyées dans le four les molécules d’eau de la matière à cuire. Il va donc y avoir frottement à très grande vitesse( deux milliards de fois par secondes.)

Faire l’expérience suivante, se frotter les mains lentement, puis accélérer de plus en plus vite nous allons constater qu’avec un maximum de 100 ou 200 battements à la minute il se produit un échauffement conséquent. Imaginer à deux milliards de fois. Il se passe exactement la même chose avec la matière à cuire. Les molécules qui la composent montent très vite en température mais, comme se sont des molécules d’eau au- delà de 90° l’eau se transforme en vapeur.

Il va donc y avoir deux sortes de cuissons simultanées, une cuisson par la vapeur dégagée, et une cuisson par conduction. La cuisson vapeur va engendrer des conséquences liées à sa propre existence. En effet pour devenir vapeur l’eau augmente de 2000 fois son volume et sa propre pression. c’est démontré par le couvercle qui saute quand l’eau bout, par la cocotte minute quand on lève le clapet le nuage de vapeur qui se dégage quand on fait bouillir quelque chose e t c’Cette vapeur va donc utiliser les pores de la matière pour fuir et essayer de trouver un endroit froid pour revenir à son état antérieur d’eau ce qu’on appelle un condensât. Il va donc y avoir au niveau de la cuisson une grosse perte d’eau qu’il va falloir compenser pour éviter un assèchement de la matière à cuire ou une dessiccation. Nous pouvons d’ailleurs utiliser le principe du procédé pour assécher des fruits des herbes e t c ?

Pour éviter ce phénomène en utilisation normale, il va donc utiliser des astuces qui éviteront tous problèmes.
° Couvrir toutes les cuissons : soit avec un couvercle, soit avec un film alimentaire auto-collant et résistant.
° Le film va gonfler pendant la cuisson, et se retrouver en sous-vide en fin de cuisson, laisser le tout se reposer une minute en fin de cuisson pour que tout rentre dans l’ordre, puis enlever délicatement le film en prenant soin de ne pas se brûler.100 degrés environ.
° La matière aura cuit comme dans une papillote avec sa propre vapeur.
° Nous venons en quelques lignes de démystifier un tabou :La cuisson micro-ondes.
° Les ondes ne cuisent rien du tout, c’est un moteur de combustion invisible et diffèrent, ce sont des accélérateurs de cuisson, la cuisson est donc inoffensive pour tous et, au contraire, tous savent que la cuisson vapeur des légumes et des poisson est la meilleure pour le goût et la santé.
L’explication est peut être longue mais elle méritait d’être contée. IL ne vous reste plus qu à l’appliquer. Bon appétit.

CHAMPIGNON DE CULTURE – CUISINE TRADITIONNELLE

Les champignons de couches sont souvent des accompagnateurs de plats principaux. Ils sont utilisés en salades, émincés, pour colorer des sauces, des daubes, dans les pizzas mélangés au fromage, et comme légumes d’accompagnement dans beaucoup d’autres cas. A chaque fois, des règles élémentaires de préparation devront être observées car l’eau est un élément important de la structure organoleptique des champignons en général.

Classique : pour accompagner une daube de porc ou de boeuf, on peu la servir avec des pleurotes que l’on aura fait rissoler avec des petites pommes de terre grenailles. Il faudra bien faire dégorger les champignons avant si l’on veut profiter des deux consistances croustillantes. Originale, une daube exotique pour 4 personnes mettant en valeur les shii-takés : 450 g d’épaule de porc rissolés avec 1 oignon émincé et 250 g de shii-takés coupés en morceau. On ajoute 25 cl de lait de coco délayé dans un peu d’eau, le jus d’un lime, 1 cuil. à s. de curry et on laisse cuire 25 min. avant de servir avec un riz basmati.
Tarte, quiche : 350 g de champignons cuits, ajoutés à une sauce constituée de 3 oeufs et 2 jaunes mêlés à 25 cl de crème liquide, du sel, du poivre et de la muscade. la préparation est versée sur un fond de pâte feuilletée avant d’être enfournée 25 min. à four moyen (th 6).
Pizza : 300 g de pâte à pain étalée sur une plaque huilée, garnie de 4 cuil. à s. de sauce tomate épaisse puis parsemée de 350 g de champignons cuits et 125 g de mozzarelle coupée en dés.
En salade
Pour éviter que les pleurotes ne se gorgent d’huile, arrosez-les d’abord d’un mélange de jus d’orange et de citron et attendez qu’ils aient absorbé le liquide avant d’ajouter l’huile. Mélangez-les à des quartiers d’oranges, des crevettes, de la salade verte ou une frisée, des noix et du roquefort.
Préparation : 20 min.
Cuisson : 15 min.
Pour 4 personnes : 450 g de shii-takés, 1 tranche de pain de campagne (50g), 6 brins de ciboulette, 1 cube de bouillon de volaille, 20 cl de crème fraîche, 20 g de beurre, 1 pincée de safran, 2 cuil. à soupe d’huile, sel fin, gros sel, poivre.

Pavés de saumon aux pleurotes

Préparation : 25 min.
Cuisson : 15-20 min.

Pour 4 personnes : 4 filets de saumon de 200 g chacun (avec leur peau), 800 g de pleurotes, 1 citron, 3 brins de persil, 2 brins d’estragon, 1 jaune d’oeuf, 50 g de beurre, 2 cuil. à soupe d’huile d’olive, 1 cuil. à café rase de Maïzena, sel, poivre.

Coupez les pleurotes nettoyés en deux (ou trois s’ils sont gros). Mettez-les dans une grande poêle antiadhésive, sur feu doux. Saupoudrez-les d’une cuil. à soupe de gros sel et couvrez. Dès que les champignons ont rendu leur eau de végétation, égouttez-les et réservez le liquide. Faites rissoler les pleurotes à l’huile durant 10 min. sur feu moyen, en remuant souvent, jusqu’à ce qu’ils prennent une coloration dorée et croustillante. Réservez-les. Hachez, séparément, l’estragon et le persil. Chauffez 25 g de beurre dans une poêle et faites-y cuire les filets de saumon, côté peau, 2 min. Retournez-les, puis cuisez l’autre côté 4 à 5 min. sur feu plus doux. Salez, poivrez, arrosez de la moitié du jus de citron. Couvrez, réservez hors du feu. Mettez le jaune d’oeuf dans une casserole, ajoutez l’estragon. Délayez la maïzena avec un peu de jus de pleurotes puis ajoutez le reste de jus et un peu d’eau si nécessaire pour avoir 25 cl de liquide. Versez ce bouillon sur le jaune d’oeuf. Faites cuire sur feu doux pour lier la sauce sans la faire bouillir. Ajoutez le beurre restant et un filet de jus de citron. Réchauffez un peu les pleurotes, parsemez de persil, poivrez. Servez-les avec les pavés de saumon et la sauce à l’oeuf.
La sauce à l’oeuf peut être remplacée par un beurre citronné : mélangez 60 g de beurre avec 20 cl de jus de pleurotes sur feu vif.

Crème de shii-takés au pain grillé

Préparation : 20 min.
Cuisson : 15 min.

Pour 4 personnes : 450 g de shii-takés, 1 tranche de pain de campagne (50g), 6 brins de ciboulette, 1 cube de bouillon de volaille, 20 cl de crème fraîche, 20 g de beurre, 1 pincée de safran, 2 cuil. à soupe d’huile, sel fin, gros sel, poivre.

Lavez les champignons, essuyez-les, coupez les plus gros en morceaux (mais laissez les plus petits entiers). Grillez le pain de campagne. Chauffez l’huile dans une sauteuse. Mettez les champignons dedans. Eparpillez 2 cuil. à café de gros sel. Couvrez, laissez suer 10 min. puis faites évaporer l’eau rendue sur feu plus vif. Enlevez 8 petits chapeaux de shii-také de la sauteuse, mettez-les de coté. Versez sur les champignons restés dans la poêle, 75 cl d’eau aromatisée avec le bouillon de volaille effrité et le safran. Laissez cuire 2 min. Ajoutez le pain grillé coupé en morceaux. Mixez le tout jusqu’à avoir une consistance lisse et mousseuse. Ajoutez la crème fraîche. Réchauffez sur feu doux. Salez et poivrez. Versez dans les bols. Ajoutez les champignons réservés. Parsemez de ciboulette et servez.
Cette soupe gagne en finesse si on peut la préparer avec une crème fraîche fermière, douce, sans trop de ferments lactiques. A défaut de safran, on peut utiliser du curry.
CHAMPIGNON DE CULTURE – SAVOIR ACHETER
Outre le champignon de Paris, le Pleurote est peut être le plus connu d’entre- eux. La variété la plus commune présente un chapeau gris et plat, en forme d’huître mais vous pourrez en rencontrer d’autres, plus rares, teintées de rose ou en forme d’entonnoir jaune. Le pleurote est cultivé sur des rafles de maïs ou de la paille, en pleine lumière. Ne nécessitant aucun nettoyage, il possède une chair de bonne tenue à la cuisson.

Le shiitaké est originaire d’Asie où il est cultivé depuis plus de trois cents ans et est considéré comme un produit noble séché, il devient le “champignon parfumé” de la cuisine de ces pays. Bien que pourvu d’un petit pied et d’un chapeau à lamelles arrondi, brun moucheté, ce champignon rappelle le cèpe par son aspect et, pour certains, sa saveur. On le nomme encore, et de plus en plus fréquemment, “lentin de chêne” car il est cultivé sur un mélange de sciure de ce bois et de paille.

Dernier venu sur le marché, le pied-bleu, à la curieuse couleur violacée et d’une saveur fruitée très recherchée, pousse dans les régions à hiver doux, de la Toussaint à décembre. Plusieurs variétés de ce champignon sont aujourd’hui cultivées dont Ferland, à la belle robe lilas.

Dépourvus de chlorophylle, ces champignons puisent naturellement l’eau et le carbone nécessaires à leur survie dans des substances organiques en décomposition. Ces êtres saprophytes sont donc des éboueurs végétaux ! Aussi sont-ils cultivés sur de la paille, du fumier ou du bois mort, substrats que l’on ensemence avec du mycellium cellules du champignon, rassemblées en filament. Au bout d’un certain nombre de jours “d’incubation”, le champignon fructifie et des récoltes sont effectuées, tout au long de l’année.

Si la couleur du chapeau des champignons de Paris blanche mais aussi rosée voire blonde dépend de la variété, la teinte des lamelles, qui brunit au fil du temps, doit être la plus claire possible. L’idéal étant que le chapeau soit si refermé que l’on ne puisse voir les lamelles du champ-ignon. Les champignons de Paris se conservent quelques jours mais le moins longtemps possible dans le bac à légumes du réfrigérateur. Il est alors conseillé de les placer dans un sac en papier ou, mieux, dans une boîte hermétique. Il suffit de couper le bout du pied des champignons et de les mettre dans une passoire avant de les passer rapidement sous le robinet. Nul besoin de les peler avant de les émincer en tranches plus ou moins épaisses.

CHAMPIGNON DE CULTURE – HISTOIRE

Les champignons font partie d’une des plus anciennes nourritures des hommes.

Champignon de couche: Agaricus bisporus, Agaricacées. Les hommes préhistoriques connaissaient et utilisaient les champignons .Ils font partie de l’héritage le plus ancien de la nourriture des hommes. consommaient des champignons sauvages; et voici plusieurs millénaires, les Chinois cultivaient déjà le “Shii-také, qu’on trouve maintenant sur nos marchés. Grecs et Romains, friands de champignons, savaient obtenir les “Pholiotes” en recouvrant de fumier et de cendre des souches de figuier. Cette même technique sera reprise à la Renaissance par les Toscans. C’est La Quintinie, le célèbre jardinier de Louis XIV, qui fera beaucoup progresser les techniques de culture. Mais, pratiquées en plein air, elles ne permettent ni les productions d’hiver à cause du froid, ni celle d’été à cause de la chaleur et des parasites. Il faudra attendre 1810 pour qu’un horticulteur ait l’idée de cultiver les champignons dans des carrières abandonnées du sud de Paris.

Aujourd’hui, des recherches sont en cours et devraient permettre, à terme, la production maîtrisée et régulière de nombreuses espèces. Champignon le plus cultivé et le plus consommé, il se retrouve dans de très nombreuses régions, notamment en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Ce champignon se cultive facilement. Il est connu sous le nom de champignon de couche ou de champignon de Paris, car on le cultive intensivement dans des carrières désaffectées de la région parisienne depuis bientôt 200 ans. La culture de ces champignons demande des conditions atmosphériques soigneusement contrôlées. Les producteurs de champignons étendent du mycélium sur du fumier naturel principalement du fumier de cheval fermenté et pasteurisé ou sur du fumier synthétique à base de foin, de paille, d’écorce, de gypse, de potasse et de rafles de maïs. Le mycélium est constitué de filaments très fins qui proviennent des spores unicellulaires minuscules, le corps reproducteur des champignons. Le champignon de couche a un chapeau charnu blanchâtre qui peut mesurer jusqu’à 10 cm de diamètre. Il surmonte un pied blanc de 2 à 5 cm. Une variété de champignon de couche moins souvent commercialisée est de couleur café; on le nomme d’ailleurs parfois «champignon café». Plusieurs personnes les écartent croyant qu’ils sont trop vieux, sans se douter que ces champignons ont un peu plus de saveur que les champignons blancs. Parmi les variétés de champignons cultivés communs, une des plus populaires aux États-Unis est le «portobello»; celui-ci a une taille imposante, et possède une saveur exceptionnelle et un parfum plus prononcé que les petits champignons de couche rappelant les champignons sauvages. Cette variété de champignon plus foncée est commercialisée à un stade plus avancé de maturité et est très ouverte. Les portobellos sont délicieux grillés et incorporés aux plats en sauce.

La culture de la pleurote
Nous verrons ici comment cultiver Pleurotus Ostreatus, variété de pleurote la plus connue et que l’on trouve aisément dans la nature, comme le montre la photo ci-dessus.

La culture de la pleurote est sans doute la plus facile à mettre en oeuvre dans toutes les cultures que je vous propose.

L’obtention du mycélium:
Pour la pleurote, vous pourrez vous procurez le mycélium chez des revendeurs spécialisés. Cela vous évitera donc la difficile et aléatoire culture de mycélium. Ce mycélium, ou blanc se trouve sous forme de pains conditionné en sachet plastique. Une fois que vous vous le serez procuré, vous pourrez les conserver au frigo.
Ce mycélium est obtenu en conditions aseptiques dans des installations très sophistiquées à partir de boutures. Celles-ci sont placées en milieux de culture où elles développent de nombreux filaments. Le peu de mycélium est alors inoculé dans des milieux de culture plus importants constitués essentiellement de grains souvent du blé. Après quelques semaines, l’on obtient du mycélium en grande quantité, près à la vente.

La préparation du substrat:
Le substrat de base est constitué de pailles de céréales blé ou orge, additionné ou non de rafle de maïs ou d’écorces de feuillus en proportions variables ex: 50% de paille et 50% d’écorces. La paille est souvent enrichie par du foin. Notez que vous pouvez tout-à-fait remplacer les écorces par des détritus de bois sciures, branchages broyés…. Il est recommandé de broyer l’ensembles paille + écorces + … afin de créer un milieu véritablement homogène. Il faut ensuite que vous gorgiez d’eau votre substrat, la meilleure technique étant de le placé dans une cuve plaine d’eau pendant 3 à 4 jours. Essorez le ensuite légèrement afin d’éliminer l’excès d’eau. Je vous conseille ensuite d’enrichir votre substrat en azote, en phosphore et d’ajouter un peu de plâtre agricole.

L’inoculation:
Vous devez répandre votre “blanc” voir plus haut dans le compost afin que le mycélium se développe rapidement. Pour une culture artisanale, le taux de lardage doit avoisiner les 5% de la masse du compost pour être assurer de bons résultats, même si 1 ou 2% pourraient suffirent. Veillez bien à le répandre équitablement.
Placez ensuite votre substrat dans de grands filets plastiques au moins de 20 à 30 Kg de substrats par filet. Choisissez une maille pas trop large afin que le substrat reste bloqué à l’intérieur, mais veillez aussi à ce que les trous soit suffisamment grands pour que les carpophores puissent normalement se développer sur les bords.

La croissance mycélienne:
Une fois inoculé, placez votre compost dans votre cave. L’idéal est une cave très humide, peu aérée, et avec une température comprise entre 10° et 15°. Il est cependant préférable d’avoisinner les 20° pendant les dix premier jours, ce qui permet d’accélerer l’incubation. Cela pourra être approché en arrosant votre substrat plusieurs fois par jours avec de l’eau tiède.
Quelle que soit la cave, arrosez quotidiennement vos cultures afin de maintenir un taux d’humidité très élevé, sans pour autant inonder le compost. Il ne vous reste ensuite qu’à attendre les premiers champignons comptez 1 à 2 mois.

La récolte: Les pleurotes, comme beaucoup d’autres champignons, poussent par volée. Celle-ci interviennent environ tous les 10 jours. Les 3 – 4 premières volées seront les plus intéressantes, mais vous pourrez encore récolter quelques pleurotes pendant parfois plus d’un an. Veillez à conserver pendant toute la fructification un taux d’humidité très élevé dans le compost. Vous récolterez les carpophores en laissant la base du pied, car trop ferme, et vous éviterez ainsi d’endommager le mycélium.
CHAMPIGNON DE CULTURE – VERTUS
Connaissances nutritionnelles: le champignon de couche peut être largement utilisé dans un régime hyposodé. Il donne parfum et saveur aux plats préparés sans adjonction de sel notamment les viandes, le riz, les pâtes, les pommes de terre, et permet d’agrémenter les menus tout en respectant les contraintes du régime. Savoureux légume de diversification, le champignon de couche s’intègre parfaitement dans une cuisine saine et légère. Sa grande discrétion énergétique 15 kcal 63 kJ – aux 100 g va de pair avec une remarquable richesse en minéraux, oligo-éléments et vitamines notamment en vitamines du groupe B et, plus original, en vitamines D et K. Ses fibres aident au bon fonctionnement de l’intestin. Mais il est d’autant mieux toléré qu’on adopte une préparation sans trop de matières grasses, qu’on ne prolonge pas excessivement sa cuisson, et qu’on prend soin de bien le mastiquer ! Le champignon de couche est riche en potassium et est une bonne source de riboflavine.

Champignon et régime sans sel :
Très pauvre en sodium 8 mg pour 100 g, Cru ou cuit: Le champignon de couche est le seul champignon qui peut être consommé cru sans aucun problème. Si on le cuit, il faut éviter de prolonger trop longtemps la cuisson, ce qui le rend coriace et indigeste, sans améliorer sa saveur ! Dans tous les cas, il faut veiller à bien le mastiquer, ce qui améliore sa digestibilité. Savoureux légume de diversification, le champignon de couche s’intègre parfaitement dans une cuisine saine et légère. Sa grande discrétion énergétique 15 kcal – 63 kJ – aux 100 g va de pair avec une remarquable richesse en minéraux, oligo-éléments et vitamines notamment en vitamines du groupe B et, plus original, en vitamines D et K. Ses fibres aident au bon fonctionnement de l’intestin. Mais il est d’autant mieux toléré qu’on adopte une préparation sans trop de matières grasses, qu’on ne prolonge pas excessivement sa cuisson, et qu’on prend soin de bien le mastiquer !
Champignon et régime sans sel : Très pauvre en sodium (8 mg pour 100 g), le champignon de couche peut être largement utilisé dans un régime hyposodé. Il donne parfum et saveur aux plats préparés sans adjonction de sel notamment les viandes, le riz, les pâtes, les pommes de terre, et permet d’agrémenter les menus tout en respectant les contraintes du régime.

CHAMPIGNON DE CULTURE – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Barquettes de pommes de terre aux pieds bleus

Préparation : 20 min.
Cuisson : 50 min
Pour 4 personnes : 4 grosses pommes de terre à chair ferme, 500 g de pieds bleus, 4 brins de persil, 20 cl de crème fraîche, 1 cuil. à soupe d’huile, 10 g de beurre, sel, poivre.

Lavez bien les pommes de terre qui ne seront pas épluchées. Faites-les cuire 30 à 40 min. dans une casserole d’eau salée. Préchauffez le four à 210° C th 7. Lavez les pieds bleus sans les faire tremper. Coupez-les en morceaux chapeaux et pieds. Chauffez l’huile et le beurre dans une poêle. Mettez les champignons dedans. Salez-les. Cuisez-les vivement, 5 min, à couvert, pour qu’ils rendent leur eau de végétation. Découvrez pour faire évaporer le liquide. Laissez dorer les champignons sur feu plus doux pendant 5 min. Retirez-les du feu. Ajoutez le persil haché. Partagez chaque pomme de terre encore chaude, dans la longueur, sans les peler. Evidez-les un peu à l’aide d’une petite cuillère. Rangez-les dans un plat à gratin. Répartissez les pieds bleus dans les demi pommes de terre, ajoutez 1 cuil. à café de crème. Mettez au four 10 min. Servez avec le reste de crème en accompagnement.
Cette recette peut être réalisée avec des pleurotes ou des girolles. Réservez la pulpe de pomme de terre non utilisée pour en faire des croquettes en ajoutant un oeuf battu et du fromage râpé.

CHAMPIGNON DE CULTURE – ASTUCES ET RESTES

Avril : le champignon .

Le champignon accompagnant toutes saisons:L’hiver chaud en sauce, l’été crus en salade
Découverts sous Louis XIV et “démocratisés” sous Napoléon 1er, ils étaient cultivés dans des carrières abandonnées de paris.

Ces carrières ou caves réunissaient trois facteurs :
– une grande humidité constante
– une température stable
– une bonne aération
Souvent, on appelle les champignons “la viandes végétales” : ils sont riches en eau, en fibres, en minéraux mais aussi en vitamines.
De plus, ils sont pauvres en calories, soit 25 Kcal pour 100 g.

En sauces, cuits ou crus, ils sont faciles à préparer…
Préparation fraiches :
Enlever le pied sableux, laver rapidement plusieurs fois dans l’eau vinaigrée ou citronnée, pour qu’ils ne noircissent pas.

Voici une préparation très simple de salade de champignons

Ingrédients
– champignons de Paris : 500g
– Huile d’olive : 50 cl
persil, sel et poivre
Pour 4-5 personnes

Progression et préparation
Nettoyer les champignons, les secher
Les couper en fines lamelles
Assaisonner d’huile d’olive, de citron, de persil, de sel et de poivre.
Servir avec du pain croustillant.

Crème de shii-takés au pain grillé
Préparation : 20 min.
Cuisson : 15 min.
Pour 4 personnes : 450 g de shii-takés, 1 tranche de pain de campagne (50g), 6 brins de ciboulette, 1 cube de bouillon de volaille, 20 cl de crème fraîche, 20 g de beurre, 1 pincée de safran, 2 cuil. à soupe d’huile, sel fin, gros sel, poivre.

Lavez les champignons, essuyez-les, coupez les plus gros en morceaux (mais laissez les plus petits entiers). Grillez le pain de campagne. Chauffez l’huile dans une sauteuse. Mettez les champignons dedans. Eparpillez 2 cuil. à café de gros sel. Couvrez, laissez suer 10 min. puis faites évaporer l’eau rendue sur feu plus vif. Enlevez 8 petits chapeaux de shii-také de la sauteuse, mettez-les de coté. Versez sur les champignons restés dans la poêle, 75 cl d’eau aromatisée avec le bouillon de volaille effrité et le safran. Laissez cuire 2 min. Ajoutez le pain grillé coupé en morceaux. Mixez le tout jusqu’à avoir une consistance lisse et mousseuse. Ajoutez la crème fraîche. Réchauffez sur feu doux. Salez et poivrez. Versez dans les bols. Ajoutez les champignons réservés. Parsemez de ciboulette et servez.
Cette soupe gagne en finesse si on peut la préparer avec une crème fraîche fermière, douce, sans trop de ferments lactiques. A défaut de safran, on peut utiliser du curry.

Pâtes Alimentaires

Pâtes Alimentaires

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PATES ALIMENTAIRES – CUISINE TRADITIONNELLE

Les pâtes doivent être saisies en étant versées en pluie dans le cas des petites pâtes, ou poussées graduellement à mesure qu’elles ramollissent dans le cas des longues pâtes, dans une eau en pleine ébullition.

Le fait de saisir les pâtes dans une eau à pleins bouillons permet d’obtenir une cuisson al dente à l’italienne, pâtes encore fermes sous la dent sans laisser d’impression de cru.

L’eau de cuisson doit être salée à raison de 15 ml de sel pour 500 grammes de pâtes fraîches ou sèches. On peut également ajouter un peu d’huile à l’eau de cuisson pour éviter que les pâtes ne s’agglutinent.

Les remuer délicatement à mesure qu’elles amollissent. Elles doivent pouvoir circuler librement dans le récipient pour cuire uniformément et ne pas coller entre elles.

On doit utiliser un récipient de grande dimension afin de pouvoir cuire les pâtes à gros bouillons car les pâtes gonflent, les pâtes séchées de bonne qualité quadruplent de volume.

Il est toujours préférable d’avoir trop d’eau que pas assez. Mettre une grande quantité d’eau, soit 3 litres d’eau pour 500 grammes de pâtes, et 1 litre de plus par ajout de 250 grammes de pâtes fraîches ou sèches.

Le temps de cuisson est une question de goût mais aussi de quantité de pâtes, de leur dimension et de la dureté de l’eau.

Selon certains professionnels, l’ajout d’un peu d’huile à l’eau de cuisson préviendrait le débordement de l’eau, qui renverse facilement à mesure que l’amidon se dégage des pâtes, s’il se forme une grande quantité d’écume, c’est que les pâtes sont de piètre qualité.

Pour atteindre la cuisson al dente, il est préférable de goûter les pâtes durant la cuisson afin de l’arrêter au bon moment. Le temps de cuisson varie aussi notamment selon la teneur en humidité des pâtes:

-les pâtes à base de farine de blé dur prennent plus de temps à cuire que les pâtes à base de farine de blé mou;

-les pâtes fraîches cuisent plus rapidement que les pâtes déshydratées;

-les pâtes qui subiront une deuxième cuisson ou qui seront congelées doivent cuire moins longtemps;

-égoutter les pâtes dès que la cuisson est terminée car si elles demeurent dans l’eau de cuisson elles continueront à cuire et deviendront très molles;

-une fois cuites, les pâtes ne doivent être rincées à l’eau froide que si elles sont riches en amidon, blé mou, par exemple, pour les empêcher de coller ou si on veut les refroidir immédiatement, pour en faire une salade ou en arrêter la cuisson pour la confection de plats cuisinés nécessitant une nouvelle cuisson.

Certaines pâtes peuvent être utilisées sans précuisson pour des plats cuisant au four, lasagne, manicotti, cannelloni, etc, il s’agit alors d’augmenter la quantité de liquide ou de sauce que les pâtes absorberont en cuisant.

PATES ALIMENTAIRES – HISTOIRE

Produits faits essentiellement de céréales moulues et d’eau.

L’origine des pâtes alimentaires est revendiquée par plusieurs pays, dont la Chine, le Japon, la France et l’Italie.

Certaines sources affirment qu’elles furent introduites en Italie à la fin du XIIIe siècle par Marco Polo à la suite de son périple en Chine.

Lors de ce séjour en Chine, les nouilles de sarrasin, de riz, de froment ou de soya existaient depuis longtemps.

Sans connaître l’origine exacte des pâtes alimentaires, on sait que la première fabrication industrielle de pâtes aurait eu lieu à Naples au début du XVe siècle.

Mais les pâtes ne connurent du succès qu’à partir du XIXe siècle, car on découvrit alors un procédé permettant de les assécher et donc de mieux les conserver.

Les pâtes farcies seraient l’invention d’une paysanne italienne, si l’on en croit certains historiens italiens du XVIe siècle.

En Occident, les pâtes alimentaires de bonne qualité sont préparées avec une variété de blé dur, le blé durum, qui a une haute teneur en protéines et qui est donc riche en gluten et pauvre en amidon.

Le grain de blé durum est moulu en fines particules en semoule ou en farine.

Le blé durum demeure granuleux même moulu, ce qui donne une pâte qui résiste mieux à la cuisson, et qui reste plus ferme et peu collante.

Les pâtes peuvent aussi être fabriquées à partir de farine de blé mou, d’un mélange de blé dur et de blé mou, de farine de sarrasin, de farine de riz ou de farine de maïs, rare.

On peut aussi leur ajouter divers autres ingrédients dont une petite quantité de farine de soya ou de haricots mungo, des légumes, épinards, tomates, betteraves, carottes, du gluten, du lactosérum, des oeufs, des arômes, des fines herbes, des épices et des colorants.

Certaines pâtes peuvent être colorées par addition d’un colorant et non d’une purée de légumes.

Les pâtes dites aux oeufs sont fabriquées à partir de farine de blé mou.

En Asie, le riz, le blé mou et le sarrasin sont plus fréquemment utilisés.

Dans certains pays, dont le Canada, on enrichit les pâtes de vitamines du complexe B thiamine, riboflavine et niacine et parfois de fer.

On retrouve également des pâtes enrichies de protéines. On incorpore des oeufs et du lactosérum au mélange de semoule et d’eau, ce qui améliore le contenu en protéines naturelles des pâtes.

De même, on trouve des pâtes enrichies de fibres.

Le supplément de fibres a été ajouté sous forme de cosses de pois moulues.

La fabrication industrielle des pâtes alimentaires a lieu dans de grandes usines automatisées.

La semoule est mélangée à de l’eau puis est pétrie pour former une pâte. Cette pâte est ensuite roulée en minces feuilles ou extrudée sous pression pour créer différentes formes.

Les feuilles de pâtes seront coupées selon la forme désirée.

Les pâtes ainsi formées sont ensuite prêtes pour la mise en vente, pâtes fraîches ou pour le séchage.

Le séchage s’effectue par un courant d’air chaud et humide qui abaisse graduellement la teneur en eau jusqu’à environ 12%.

La déshydratation est une opération délicate, car si elle est effectuée trop lentement, les pâtes peuvent moisir et si elle est trop rapide, les pâtes peuvent se fissurer ou devenir cassantes.

Le choix d’une forme de pâtes est bien sûr une question de goût, mais dépend également de l’usage projeté.

Ainsi les pâtes fines sont surtout utilisées pour les soupes et les potages.

Les pâtes courbées, tordues ou en forme de tubes sont parfaites pour les sauces qu’elles emprisonnent.

Les pâtes rayées sont idéales pour les sauces à base de viande tandis que les pâtes lisses le sont pour les sauces à la crème ou au fromage.

PATES ALIMENTAIRES – SAVOIR ACHETER

Achat

Choisir des pâtes intactes, à l’aspect lisse et régulier, de couleur uniforme, soit ivoire tirant sur le jaune.

Les pâtes fraîches devraient dégager une bonne odeur.

Conservation

Les pâtes fraîches et les pâtes cuites se conservent au réfrigérateur, fraîches, 1 ou 2 jours, cuites, de 3 à 5 jours ou se congèlent.

Bien les couvrir afin qu’elles n’absorbent pas les odeurs environnantes.

Les pâtes fraîches aux oeufs et les pâtes farcies se conservent 1 journée au réfrigérateur ou 2 mois au congélateur.

Les pâtes sèches du commerce se conservent indéfiniment dans un endroit sec, à l’abri de l’air, des insectes et des rongeurs.

Utilisation

Les pâtes alimentaires sont économiques, faciles à préparer et très polyvalentes.

On peut les apprêter de multiples façons, simplement ou de manière plus élaborée comme dans une lasagne ou des cannelloni.

Elles sont aussi bonnes chaudes que froides. On les emploie dans les entrées, les potages, les salades composées, les plats principaux et même les desserts.

On s’en sert pour accompagner viande, volaille et fruits de mer.

En Asie, on aime bien les rôtir comme les rouleaux du printemps ou les won-tons.

Le choix des ingrédients qui peuvent être incorporés aux pâtes est immense étant donné leur goût neutre.

Généralement les apprêts sont à base de tomate additionnée de viande hachée, de fruits de mer, de fromage, de volaille, de légumes ou de jambon.

Les pâtes peuvent être farcies entre autres de viande hachée, d’épinards, de fromages, de fines herbes ou de champignons.

Si l’on désire diminuer l’ingestion de calories,

-on peut remplacer les sauces riches et grasses à base de crème par des sauces à base de légumes ou de fines herbes.

-remplacer la crème par du lait écrémé.

-se servir le plus souvent de fromages maigres, cottage, ricotta et diminuer autant que possible l’utilisation des fromages gras pour gratiner.

-diminuer la quantité de viande incorporée dans les sauces et choisir de préférence de la volaille.

-remplacer le beurre par de l’huile d’olive pour diminuer la consommation d’acides gras saturés voir Huile.

PATES ALIMENTAIRES – VERTUS

Nutrition
Les pâtes alimentaires ont la réputation d’être énergétiques mais très caloriques.

Cependant, ce ne sont pas les pâtes elles-mêmes qui sont une source importante de calories, sauf cependant si on en mange des portions démesurées, comme n’importe quel aliment, mais plutôt ce qu’on leur ajoute, notamment beurre, crème et fromage.

La valeur nutritive varie quelque peu en fonction des ingrédients qui composent les pâtes, céréales entières, oeufs, poudre de lait, légumes et du degré de cuisson.

Des pâtes très cuites contiennent légèrement moins de vitamines du complexe B que des pâtes fermes, car vu qu’il s’agit de vitamines hydrosolubles, une plus grande quantité d’éléments nutritifs passe donc dans l’eau de cuisson.

Les pâtes sont de bonnes sources d’énergie et de protéines, et elles sont peu grasses.

Les glucides, présents en quantité importante, sont surtout sous forme de glucides complexes faciles à digérer, même s’ils sont absorbés plus lentement par l’organisme.

Leur action s’étend sur une période relativement longue et ils produisent une sensation de satiété.

Ces particularités expliquent pourquoi les pâtes alimentaires sont recommandées aux personnes qui ont besoin d’énergie à long terme comme les sportifs de compétition d’endurance.

Le spaghetti de blé entier cuit contient du magnésium, du zinc, de la thiamine, de la niacine, du phosphore, du cuivre, du fer et de l’acide pantothénique.

Les nouilles aux oeufs cuites contiennent du magnésium, du zinc, du phosphore, de la niacine et de la vitamine B12.

Pain

pain

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PAIN – HISTOIRE

Aliment fait essentiellement de farine, d’eau et de sel, pétri, fermenté, façonné ou moulé, et cuit au four. Au Moyen-Orient et en Europe, l’importance du pain fut considérable, tant comme aliment que comme symbole. Dans le christianisme, le pain représente le corps du Christ. Un grand nombre d’expressions soulignent l’importance accordée au pain: «avoir du pain sur la planche», «manger son pain blanc le premier», «ôter à quelqu’un le pain de la bouche», «se vendre comme des petits pains». La légende veut que la découverte du pain levé fut le fruit du hasard dû à un boulanger égyptien. Il aurait laissé plusieurs heures à l’air ambiant une bouillie de céréales et ce mélange, contaminé par une levure sauvage ou par des bactéries, aurait fermenté et levé sous la multiplication des micro-organismes dans la farine.

Le pain peut contenir un ferment qui le fait gonfler (levain ou levure), ou il peut en être dépourvu, c’est alors un pain non levé (le «pita» au Moyen-Orient ou le «chapati» en Inde, etc.). Le premier type d’agent levant utilisé par les Égyptiens fut donc le levain (ou pâte surie), une pâte fermentée de la veille par une levure sauvage et les bactéries présentes dans l’air. Plus tard, on a cultivé des levures afin d’obtenir des produits plus uniformes. Les Égyptiens devinrent ainsi les premiers boulangers professionnels; ils auraient également inventé le four à pain comportant un compartiment pour la combustion et un pour la cuisson. Les anciens Hébreux auraient appris des Égyptiens à fabriquer du pain levé et ce, au XIIIe siècle avant notre ère. Lors de l’exode, les Juifs n’auraient pas apporté de levain et auraient créé le pain azyme, pain non levé. Plus tard, les Romains adoptèrent les pratiques boulangères des Égyptiens et les répandirent à travers leur empire. Il semble qu’ils furent les premiers à utiliser un moyen mécanique pour mélanger la pâte. On dit également qu’au IIIe siècle avant notre ère, les Grecs étaient passés maîtres en boulangerie: on dénombrait à cette époque plus de 70 sortes de pain; ils furent probablement les meilleurs boulangers de l’Antiquité. De cette époque, on retient l’usage de la levure de bière qui donne un pain léger et bien gonflé. Le pain consommé par les nobles était fait de farine tamisée selon un long processus; le peuple se contentait du pain de grains entiers car il était plus facile à préparer. Ce n’est qu’à partir du Moyen Âge que les pains devinrent extrêmement variés. La corporation des boulangers disparue depuis l’Empire romain refit surface; des lois interdirent alors la mouture du grain par toute autre personne que les meuniers. Afin de pouvoir tenir fournil et commerce, le boulanger devait passer un brevet de maîtrise.

L’utilisation d’une forme brute de bicarbonate de sodium remonte à la fin du XVIIIe siècle aux États-Unis; il devint alors possible d’abréger le temps de préparation du pain, car cette nouvelle poudre agit plus rapidement que la levure: elle agit à la chaleur de la cuisson. Donc, à partir de 1850, cette levure chimique était utilisée par les boulangers à travers le monde. Puis l’amélioration du rendement des moulins augmenta l’approvisionnement en farine blanche des boulangeries. Aujourd’hui l’industrie de la boulangerie est très mécanisée pour une production à grande échelle de pain.

La consommation de pain a diminué en Occident au XXe siècle, vu sa mauvaise réputation de causer de l’embonpoint. Depuis quelques années, on suggère de consommer cet aliment, dont le rendement nutritionnel est élevé et le contenu en calories modéré, en sélectionnant plus judicieusement les aliments qui l’accompagnent.

La fermentation spontanée de la pâte (lorsque de la farine et de l’eau séjournent à la température de la pièce) est un processus long et imprévisible. Aussi apprit-on très tôt à se servir de levain, une portion de pâte fermentée non cuite prélevée d’une préparation précédente. Le levain est constitué de levures et de bactéries. Pour préparer le levain, on dissout 7 g de levure sèche dans 600 ml d’eau tiède avec 1 c. à soupe de sucre. On ajoute ensuite 500 ml d’eau chaude et environ 250 g de farine blanche. On obtient alors une pâte que l’on couvre d’un linge et qu’on laisse fermenter 3 à 5 jours à l’abri des courants d’air. Le levain est acide, ce qui empêche le développement de bactéries pathogènes. Dans la langue populaire, on nomme le levain «pâte aigrie». Le levain s’altère s’il n’est pas utilisé en moins d’une semaine, et il est nécessaire de lui ajouter farine et eau tiède si on veut le conserver plus longtemps. Dans une recette, 125 ml de levain remplace 7 g de levure sèche. Le levain est moins utilisé depuis un siècle, car il doit être réactivé par l’ajout d’eau et de farine avant d’être panifié et cette opération minutieuse est plutôt longue. Il a été remplacé par la levure de boulanger (nommée levure de bière), plus facile à utiliser et agissant plus rapidement et plus uniformément. La levure est constituée de champignons microscopiques (Saccharomyces cerevisiae); comme le levain, c’est une culture vivante. On la produit industriellement en ensemençant des moûts de céréales ou une solution de mélasse, d’acide phosphorique et d’ammoniaque. Lorsque les champignons ont cessé de croître, ils sont centrifugés, lavés, puis compressés ou déshydratés. La levure se nourrit de sucre (sucre ajouté à la pâte ou l’amidon de la farine); elle convertit ce sucre en gaz carbonique et en alcool, des substances qui demeurent emprisonnées dans le gluten, matière de nature protidique qui devient visqueuse et élastique au contact d’un liquide et qui a la propriété de retenir le gaz produit par la fermentation de la pâte, ce qui la fait lever. À la cuisson, l’alcool s’évapore, et les bulles de gaz emprisonnées dans la pâte forment des alvéoles; le gaz des bulles sera délogé des alvéoles par l’air ambiant lorsque le pain refroidira. Le levain transforme aussi l’amidon, mais parce qu’il contient des bactéries lactiques en plus grand nombre, la formation d’alcool est réduite.

Le pain au levain lève moins que le pain à la levure, sa mie est faite d’alvéoles irrégulières et plus petites, son goût est légèrement aigrelet et plus savoureux, et il est plus digestible et se conserve mieux.

PAIN – VERTUS

La première des vertus du pain est celle d’être le symbole du travail. Ne disait on pas autrefois, va gagner ton pain. Cette façon de parler a presque disparu aujourd’hui, mais le sens même de gagner son pain est automatiquement associé au travail. Par ce biais beaucoup de religions en ont fait un symbole de première importance. Il y a de nombreux pains dans le mode et bien souvent de pauvres gens n’ont même pas le moindre morceau de pain pour se nourrir. Le pain est donc un des principaux symboles de la vie.

Depuis des siècles, le pain français nous est envié par toute la planète. Il est cité en exemple par les étrangers qui, un jour, ont eu le bonheur de le goûter. La baguette de tradition a donné à la boulangerie hexagonale ses lettres de noblesse. Pour être bonne, la baguette se doit d’être belle. Selon une définition en usage, pour qu’une baguette soit agréable à consommer et facilement supportée, elle doit être convenablement développée, bien cuite, de bel aspect et de bon goût. Elle est appétissante et se reconnaît entre mille. Comme le dit si bien Jacques Puisais, le créateur de l’Institut français du Goût, aussi surprenant que cela puisse paraître au profane, nos cinq sens seront mis à contribution pour la distinguer. Le goût et l’odorat, bien sûr mais également la vue, le toucher et l’ouïe seront stimulés par une vraie baguette française de tradition.

La baguette en main doit nous donner une impression de légèreté due à l’action des ferments qui font gonfler l’a pâte. Cettè notion est liée à la densité du pain. Plus la mie sera aérée, plus faible sera le poids de la baguette. Néanmoins, une baguette traditionnelle sera toujours plus lourde qu’une baguette industrielle. Puisque nous en sommes au toucher, intéressons-nous à la mie. Pour pouvoir la juger, découpons un morceau de cette baguette et vérifions que la mie adhère bien à la croûte, qu’elles sont solidaires. Regardons les alvéoles qui la forment. Ces petits compartiments aux parois fines et nacrées doivent être irrégulièrement répartis et de taille variable. On parlera d’une mie sauvagement alvéolée pour traduire cette impression de foisonnement que donne une baguette traditionnelle par opposition à une mie aux alvéoles trop fines et trop régulières. Une mie à l’alvéolage trop fin sera souvent qualifiée de mousseuse en raison d’un travail inadéquat. Élastique, la mie reprendra sa forme initiale après avoir subi une légère pression du doigt. La couleur de la mie est révélatrice de la manière dont la baguette est confectionnée. Blanche, elle aura été maltraitée au cours du pétrissage alors qu’une teinte blanc crème uniforme témoignera du soin apporté par le boulanger.

Lorsque nous avons coupé notre baguette, nos narines ont senti le bon parfum de froment s’exhaler de cette mie que ne trahissait aucune odeur indésirable, de levure par exemple. Des études très poussées ont permis de révéler que le bouquet de la baguette fait intervenir 150 composés différents qui, tous à des degrés divers, participent à la formation de son arôme. La complexité de cet arôme est due pour une grande part à la succession de transformations que subit le blé avant de se métamorphoser en baguette. Parmi les quelques cinquante fragrances identifiées, on peut noter la présence d’odeurs florales, en particulier de rose et de violette qui voisinent avec un parfum de noisette, de verdure, de grillé et de champignon. On a même isolé un parfum se rapprochant de celui des pommes de terre frites qui font beaucoup, elles aussi, pour le renom de notre pays auprès des étrangers. La croûte quant à elle exhale d’agréables odeurs de grillé et de caramel.

Après avoir scruté la baguette sous toutes ses coutures et mis quatre de nos sens en émoi, il est temps de la croquer à belles dents pour faire intervenir le goût. Une baguette de tradition n’est ni fade ni trop salée. Le goût caramélisé de sa croûte s’allie à la douce saveur de sa mie, mariage de la noisette et du froment. Nulle trace d’acidité qui, en revanche, caractérise les pains au levain. Cette acidité accroît notablement les sécrétions salivaires, amalgamant la mie et gênant la déglutition. Au contraire, avec une baguette de tradition, la mâche est agréable et la mie facile à avaler car elle ne colle pas en bouche.

PAIN – SAVOIR ACHETER

Avant de choisir son pain, il faut choisir le boulanger. Savoir si son fournil est bien équipé, si il fait le choix de farines industrielles ou de farines artisanales. Et savoir si c’est un adepte des levains traditionnels ou des produits préfabriqués. Vous saurez tout cela vous pourrez alors seulement goûter et vous choisirez llz pain qui vous convient le mieux. Mais ne vous laissez surtout pas attiré par les pains poudres aux yeux que sont les banettes ou les Poilanes. Choisissez plutôt un petit artisan qui saura vous faire du bon pain.

Achat : Quel pain acheter ? Il n’est pas facile de répondre à cette question qui varie selon le point de vue considéré, soit la saveur, l’utilisation ou la valeur nutritive. Un «bon» pain aura une croûte ferme, dorée, et plutôt épaisse, et une mie moelleuse.

Conservation : Le pain se conserve à l’abri de l’air. Le pain traditionnel non tranché se conserve quelques jours au frais; s’il est entamé, poser la face coupée à plat contre du bois ou du marbre. Le pain en tranches peut se conserver dans un sac de plastique, rarement plus de 5 à 7 jours à la température de la pièce. Le pain se congèle facilement et se conserve alors environ 2 mois.

PAIN – CUISINE TRADITIONNELLE

Confectionner une baguette de qualité qui réjouisse à la fois l’oeil et le palais demande un indéniable savoir-faire et fait de la boulangerie un art plus proche de la magie que de la chimie. La baguette de tradition est un aliment qui nécessite uniquement des produits naturels et sains: de la farine de froment, de l’eau, du sel et de la levure. La France est, pour notre plus grand bonheur, le pays où de nombreuses substances autorisées ailleurs, sont totalement prohibées par une réglementation destinée à protéger la santé du consommateur. Une fois les matières premières soigneusement sélectionnées par le boulanger, la baguette ne prendra vie que grâce aux gestes précis de l’artisan qui respectera la recette dont la simplicité peut sembler confondante. Mais il ne faut pas s’y tromper: pour l’amateur, la réussite d’une baguette à la maison relève du coup de chance. Il faut toute l’expérience du professionnel chevronné pour offrir, jour après jour, de belles baguettes goûteuses et croustillantes à une clientèle ravie.

Le diagramme de fabrication du pain se décompose en six étapes :

1- Le pétrissage
2- La première fermentation
3- La division et le façonnage
4- La deuxième fermentation
5- L’enfournement et la cuisson
6- Le défournement et le ressuage

Rhum

bouteilles de Rhum

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RHUM – HISTOIRE

Le rhum est une des conséquences de la conquête de l’Amérique, où, dès le XVIe siècle, les Européens plantèrent la canne à sucre originaire d’Asie.

Dans leurs empires coloniaux, les Portugais et les Espagnols, puis les Français et les Anglais, qui savaient déjà l’art de produire l’eau de vie, tirèrent très tôt du jus de canne une boisson fortement alcoolisée.

Les progrès de la distillation en permirent la production sur une grande échelle.

D’abord réservé à l’usage des noirs, des boucaniers et de tous les écumeurs des mers du Nouveau Monde, le rhum fut aussi utilisé sur les côtes d’Afrique comme monnaie d’échange dans la traite des esclaves.

En tant que boisson, il ne se répandit en Europe et en Amérique du Nord qu’au cours du XVIIIe siècle.

Jusqu’à nos jours, sa production et sa consommation demeurèrent liées aux bouleversements coloniaux et aux convulsions des métropoles, dont la principale fut la Prohibition dans les Etats Unis des années vingt.

Dans l’évolution de cette boisson devenue quasi mythique, se reflète une bonne part de l’histoire mouvementée des deux rives de l’Atlantique.

La canne à sucre est introduite en Amérique par Christophe Colomb, lors de son deuxième voyage (1493).

Importées des Canaries, des tiges sont plantées sur l’île d’Hispaniola (Santo Domingo), et la première cargaison de sucre partira vers l’Espagne en 1516. Maîtres des Grandes Antilles, les Espagnols ne s’étaient guère intéressés aux Petites Antilles qu’ils avaient pourtant découvertes.

Ainsi, la Guadeloupe où le Vice-amiral des Indes posera le premier pied lors du fameux deuxième voyage fut occupée par les Français en 1635 (Expédition Liévart de l’Olive).

D’après les écrits du Père Labat (fin du XVIIe siècle) la canne existait bien avant l’arrivée des premiers colons français, issue probablement des premiers plans d’Hispaniola.

Forts de leur savoir-faire en matière d’eau-de-vie, les Français dressèrent des plantations entièrement consacrées à l’exploitation cannière.

La révolution du sucre pouvait alors commencer.

C’est vers 1640 que l’histoire du rhum débute.

Les premières eaux-de-vie de canne apparaissent sur l’île de La Barbade, alors possession anglaise.

Dans les colonies françaises, il faut attendre l’Histoire générale des Antilles, père Du Tertre, 1667, pour avoir la première description de la fabrication de l’alcool de canne.

Un autre ecclésiastique, le père Labat perfectionnera le processus de distillation avec ses alambics.

Ainsi, l’amélioration de la qualité, grâce aux progrès techniques et le partage du marché mondial du sucre entre les deux puissances coloniales, France et Angleterre, profitera largement aux producteurs de rhum guadeloupéens.

Avec les premières arrivées de sucre, la Couronne de France comprend combien cette denrée est exceptionnelle et les commandes, via la Compagnie des Indes Occidentales, se développent de manière à concurrencer les productions anglaises.

La France récupère finalement dans son domaine colonial l’île en 1674, afin qu’elle soit totalement dévolue au commerce du sucre et, bien évidemment, du rhum.

Devenue littéralement L’île à sucre , la Guadeloupe possède 334 moulins en 1775 et exporte du rhum, en particulier lors de l’occupation britannique entre 1759 et 1763.

L’île vend surtout de la mélasse aux colonies anglaises d’Amérique du nord (21 000 hl en 1770), très peu en France (moins de 3 000 hl), et sa production de rhum est consommée sur place à 93% (21 120 hl la même année).

La Révolution française se traduit dans l’île par l’insurrection des esclaves et la terreur noire.

La plupart des planteurs blancs disparaissent.

L’ordre est rétabli par Bonaparte, puis par les Anglais jusqu’en 1814.

La production de rhum se maintient tant bien que mal parmi tous ces bouleversement de l’Histoire…

Elle connaît alors une évolution en deux temps dans les Antilles françaises : la progression, lente au début du XIXème, s’accélère à partir de 1854.

A la fin du siècle, le rhum des colonies connaîtra son âge d’or, avec une Martinique devenue premier producteur du monde.

Ces progrès suivent la consommation européenne. Les exportations guadeloupéennes, stimulées par la création de distilleries supplémentaires, se montent en 1892 à 36 000 hl, chiffre qui équivaut à la consommation intérieure.

La catastrophe de la Montagne Pelée à Saint-Pierre (1902) handicapera considérablement l’industrie rhumière martiniquaise, et bénéficiera à la production guadeloupéenne qui exportera 58 280 hl en 1903.

Mais le chiffre record (195 800 hl en 1919) sera atteint lorsque les armées réclameront un peu de vie dans l’eau des poilus de la Grande Guerre.

L’Histoire le démontre : sans sucre, pas de rhum.

La demande mondiale du premier a formidablement servi le second.

Ainsi, pour la Guadeloupe, produire de la mélasse et l’exporter c’était aussi promouvoir son propre rhum agricole, forcément meilleur…

L’aventure du rhum est complexe. Elle traverse des périodes troublées mais le produit restera toujours un alcool porteur de rêves, riche en arôme et au caractère fier.

Ce tafia quasi imbuvable qu’ingurgitaient les matelots avant l’abordage, cette eau-de-vie que les planteurs donnaient à leurs malheureux esclaves, est le digne héritier du breuvage salutaire qui réconforta les soldats des tranchées.

L’alcool dépasse alors le registre alimentaire pour atteindre une vraie dimension humaine, résultat probablement jamais obtenu par l’un de ces nombreux concurrents…

Un texte du milieu du 17ème siècle parle de cette eau-de-vie sous le nom de tue-diable et rumbullion tue diable décrivant la force dégagée par cet alcool.

A la fin de ce siècle, la désignation tue-diable semble disparaître et le mot rum , traduction anglaise de rhum abréviation de rumbullion est utilisé communément.

A ses débuts, le rhum était la boisson des esclaves et des marins.

En 1655, l’Amiral Penn, membre éminent de la Royal Navy, institua la distribution quotidienne de rations de rhums aux marins.

Mais c’est en 1731 que l’Amiral Vernon la remplaça par un mélange constitué de deux volumes d’eau pour un volume de rhum. Le plus souvent, un trait de jus de citron y était ajouté pour lutter contre le scorbut.

Ce mélange était appelé grog du surnom de l’amiral: Old Grog.

Aux Antilles, les Anglais avait également pris l’habitude de marier le rhum à plusieurs autres ingrédients : thé, sucre, citron, cannelle… Ils donnèrent à ce cocktail le nom punch.

Un autre amiral anglais, Nelson, apprécie le rhum.

Le 21 octobre 1805, il défait la flotte franco-espagnole, mais y perd aussi sa vie.

Conformément à son testament, son corps sera ramené en Angleterre, plongé dans un tonneau de rhum.

Durant le voyage mortuaire, le précieux breuvage attira la convoitise des gardiens de la relique, qui y allèrent de leurs godets.

D’où les expressions taper l’amiral et encore boire le sang de l’amiral…

Rira bien qui rira le dernier…:

Les plus gros buveurs de rhum étaient le plus souvent les boucaniers et autres aventuriers.

A cette époque, l’un des problèmes les plus graves auxquels la Marine anglaise devait faire face était la désertion :

les pirates avaient pour habitude de recruter leurs équipages en saoulant les marins dans les ports; saouls ils n’étaient pas en état de répondre à l’appel.

Les bateaux anglais partaient en abandonnant ces quelques marins qui n’avaient plus d’autres solutions que de devenir pirates à leur tour !

Mais les pirates étaient parfois pris à leur propre piège comme en témoigne la mésaventure survenue à John Rackam dit Rackam le Rouge et à son équipage.

Après avoir vidé toute la cargaison de rhum prise à un bateau qu’ils avaient abordé, les redoutables pirates, trop saouls pour résister, furent capturés par la Marine Royale anglaise.

Cette aventure se termina par leur pendaison en 1720.

Domaine du Terrier

Domaine du Terrier

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DOMAINE DU TERRIER – HISTOIRE

Une réputation Royale

Pierre-Yves Bégouin n’est pas un éleveur de Cognac comme les autres. Il se différencie de ses collègues par une personnalité hors du commun. C’est un homme du terroir, de son terroir, le même qui l’a vu naître, qui l’a vu grandir. C’est au pied de ses vignes qu’il a fait ses premières chutes, ses premières courses. Il ne l’a pas oublié. C’est un véritable amour qu’il porte à ses hectares de vignes qu’il soigne comme le ferait une mère pour son enfant. Cet amour, elle le ressent et lui rend un cognac élevé comme le faisait son père au rang des meilleurs. La réputation de la maison avait grandi, elle avait dépassé les limites du département de la Charente, puis de la France pour aller jusqu’aux aux oreilles de Sa Majesté la Reine mère à Londres.

Aussi, au cours d’un de ses voyages qu’elle affectionnait, elle rendit visite au père de notre ami qui l’a reçue, avec tous les honneurs dus à son rang. Elle visita ses chais, sa maison et c’est avec fierté mais discrétion qu’il rappelle le grand moment ou Monsieur Bégouin Père remis à Sa Majesté la Reine Mère 6 bouteilles de son année de naissance. Il en faut parfois moins pour lancer une maison, on peut dire que, vu la qualité du produit cet honneur était mérité. Pierre-Yves avec le même courage, a continué d’améliorer sa maison et il fait désormais partie des grands de la petite champagne. C’est le nom du terroir ou son ses vignes et son château.

DOMAINE DU TERRIER – VERTUS

En détail…A l’origine, une région, un vignoble, un mode de vinification

Quand vigilance rime avec excellence
C’est depuis plus d’un siècle qu’avec l’aide de l’Etat Français les professionnels du Cognac ont défini une véritable ligne de conduite pour que, depuis sa production jusqu’à sa commercialisation, l’identité et la spécificité du produit soient préservées. Qui ne respecterait pas les réglementations en vigueur se verrait refuser le droit d’utiliser le nom d’Appellation d’Origine Contrôlée “Cognac”.

L’aire de production du Cognac a été délimitée par décret. Elle s’étend au département de la Charente-Maritime, à une grande partie de la Charente et à quelques communes des Deux-Sèvres et de la Dordogne. Le raisin récolté pour élaborer le Cognac est composé exclusivement de cépages blancs énumérés par décret (2).Pour l’emploi des Appellations sous-régionales, les limites suivantes sont à respecter. * à titre principal, 90% de l’encépagement: Ugni Blanc, Folle Blanche, Colombard.
* à titre d’appoint 10% au maximum: Blanc Ramé Meslier Saint-François, Jurançon, Montils, Sémillon, Sélect.
La vinification est naturelle et impose les interdictions suivantes (2) :
* interdiction de sucrage.
* interdiction, pour le pressurage, de la vis d’Archimède (pressoir continu).
Une distillation en deux temps
La distillation du Cognac s’effectue selon une méthode spécifique traditionnelle en deux temps (2) :
* le procédé charentais par “brouillis” et repasse, pour lequel est exigé l’emploi de l’alambic charentais entièrement en cuivre pur d’une capacité totale pour la repasse non supérieure à 30 hl dont 25 de charge.
* titre alcoométrique maximum de distillation : 72 % vol.
* distillation au plus tard le 31 mars de l’année qui suit celle de la récolte.
L’art de bien vieillir: En matière de stockage et de vieillissement, la réglementation est la suivante :
* vieillissement uniquement en chai dit “Jaune d’Or” (4), réservé au Cognac et séparé par la voie publique de tout local renfermant des spiritueux de toute autre origine, ce qui ouvre droit aux titres de mouvement dit “Jaune d’Or” créés par la loi.
* exclusivement en fûts de chêne du Limousin ou du Tronçais selon les usages.
* comptabilisation et contrôles des âges par le Bureau National Interprofessionnel du Cognac. (5)
* minimum de vieillissement des Cognacs commercialisables : compte 2 environ 30 mois.
Un nom bien mérité
Pour être commercialisé, le Cognac doit avoir un titre alcoométrique minimum réel de 40 % vol, lors de la vente aux consommateurs,en France ou à l’étranger (2). La dénomination de vente du Cognac doit également être conforme à la réglementation interprofessionnelle (6) fixant l’âge minimum des Cognacs utilisés dans les assemblages traditionnels correspondant à chaque type de qualité.

(1) Décret du 1er mai 1909 modifié.
(2) Décret du 15 mai 1936 modifié.
(3) Décret du 13 janvier 1938 modifié.
(4) Loi du 4 août 1929 et Article 474 du Code Général des Impôts.
(5) Arrêté du 20 février 1946.
(6) Décision du 23 août 1983 du commissaire du gouvernement près le B.N.I.C.

DOMAINE DU TERRIER – SAVOIR ACHETER

Toute la gamme de grands Cognac élevés depuis longtemps par le Domaine vous sont proposés. Ils sont la garantie d’un travail bien fait, d’une vinification et d’une distillation qui sont le fruit d’une grande expérience et d’une connaissance totale du produit. Le procédé de distillation n’a pas changé, il a fait ses preuves. C’est la double chauffe, dans le vieil alambic traditionnel dit à repasse, en forme d’oignon, déjà utilisé au debut du XVII° siècle. La première chauffe permet d’obtenir un distillat appelé brouillis titrant en volume 30%. La seconde dite de bonne chauffe, donne naissance au cognac. C’est maintenant que l’élevage du cognac commence et que le savoir faire fera la différence. Au cours de la distillation les produits de tête ou de queue auront été écartés. On ne gardera que le coeur de la distillation. C’est là que sont restés les arômes, c’est là qu’est la vie du cognac. C’est cette vie qui va être chaque jour éduquée, suivie, parfois corrigée. C’est une affaire de temps, mais, quand le moment sera venu c’est un nectar qui sortira des cuves pour être mis en bouteilles. Au cours d’un long séjour en fûts de chêne neufs, il aura trouver sa maturité, aura pris sa couleur et portera une robe ambrée de fort bon effet. Il aura trouvé dans son vieillissement son équilibre aromatique. Le reste ne sera plus qu’entre vous et lui une affaire de dégustation.

Calvados

Calvados

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CALVADOS – HISTOIRE

En l’an 1588, un des vaisseaux de l’invincible Armada du roi Philippe II d’Espagne, qui voulait envahir l’Angleterre, se fracassa sur les rochers au large de nos côtes. Ce bateau qui devait être important, soit par les personnes qu’il transportait, soit pour son trésor de guerre, se nommait “El Salvador”. La légende indique que les habitants donnèrent au lieu du naufrage ce nom qu’ils transformèrent en Calvados. Nom que prit le département à sa création en 1790.

La naissance de l’eau de vie de cidre, qui ne s’appelait pas encore Calvados, est très lointaine, le premier écrit officiel date du XVIème siècle.
Le Sire de Gouberville, gentilhomme du Cotentin, parle dans son journal, le 28 Mars 1553 très exactement, de la distillation du cidre en vue d’obtenir une eau de vie de bouche. C’est à cette même époque, en 1600, que se créa la corporation des distillateurs d’eau de vie de cidre qui obtient ainsi son acte de naissance.

En 1942, le Calvados est devenu une Appellation d’Origine Contrôlée.

1821 est l’année de naissance de la Société qui aujourd’hui élève et produit les Calvados du Père Magloire. Cette marque a toujours été synonyme de qualité, et d’année en année s’est affirmée comme la première marque en France et dans de nombreux pays d’Europe.

Floc de Gascogne

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FLOC DE GASCOGNE – HISTOIRE

Né d’une recette gasconne au XVIème siècle et bien gardé par les traditions paysannes, le Floc de Gascogne, (“Lou Floc”, le bouquet de fleurs en occitan) est aujourd’hui un mélange de savoir-faire et de traditions.
A la fois sensuel, doux et envoûtant, il résulte du mariage subtil entre le charme du jus de raisin frais et la vigueur de jeunes Armagnacs.

En 1954, Le Floc de Gascogne est interdit à la vente. Il est réservé aux amis et à la consommation familiale des vignerons. Il ne sera autorisé à la vente qu’en 1976 et n’obtiendra l’Appellation d’Origine Contrôlée qu’en 1990.

Cognac

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COGNAC – HISTOIRE

Issus d’un vignoble de qualité, transportés par bateaux vers les pays d’Europe du Nord, les vins de Poitou, de La Rochelle et d’Angoumois font, dès le XIIIème siècle, le bonheur des Anglais, des Hollandais et des Scandinaves.

A partir du XVIIème siècle, ils sont transformés en eaux-de-vie, puis bonifiés en fûts de chêne pour devenir Cognac. Ainsi débute l’aventure d’une ville qui va devenir la capitale d’un commerce de renommée mondiale. Le marché s’organise peu à peu et, pour répondre à la demande, des affaires du Négoce se créent, les Comptoirs, dans les principales villes de la région.

Certains existent encore. Ils collectent les eaux-de-vie produites et nouent des relations régulières avec leurs acheteurs, en Hollande, en Angleterre, en Europe du Nord puis en Amérique et vers l’Extrême-Orient.

Au XIXème siècle, on assiste à la naissance de nombreuses maisons de commerce qui prennent l’habitude d’expédier l’eau-de-vie en bouteilles et non plus en fûts. Cette nouvelle forme de commerce donne elle-même naissance à des industries connexes : La verrerie, la fabrique de caisses, de bouchons et l’imprimerie. Le vignoble s’étend alors sur près de 280.000 hectares.

Vers 1875 apparaît en Charente le phylloxéra. Il va détruire la plus grande partie du vignoble, qui ne recouvre plus alors que 40.000 hectares en 1893. Ce véritable drame va demander de nombreuses années d’efforts et de patience pour remettre à flot l’économie de la région. La reconstitution du vignoble s’effectue lentement, avec des plants américains, pendant le premier quart de ce siècle. Bien qu’il n’ait jamais retrouvé sa superficie antérieure, il fait l’objet de soins attentifs et les rendements sont améliorés.

COGNAC – SAVOIR ACHETER

Le Cognac naît de l’appel à plusieurs crus, chacun doté d’une saveur et d’un arôme particulier ; il vieillit ensuite dans des fûts de chêne où il développera son bouquet inimitable et sa belle couleur ambrée.

La zone géographique de production a été délimitée par le décret du 1er mai 1909. Cette aire se divise en six crus, répartis de façon concentrique autour de Cognac : la Grande Champagne, la Petite Champagne, les Borderies, les Fins Bois, les Bons Bois et les Bois Ordinaires.

Selon une tradition séculaire, les Maîtres de Chai intègrent des eaux-de-vie de Cognac d’âges et de crus différents en des assemblages où chacune apporte sa personnalité, son parfum, son bouquet dans une extraordinaire et constante harmonie.

Si l’Appellation Cognac ne peut être délivrée qu’aux seules eaux-de-vie élaborées dans la zone d’Appellation d’Origine Contrôlée, définie par le décret du 1er mai 1909, cela ne signifie pas qu’il n’existe qu’un seul type de Cognac. En effet, selon le législateur, cette zone se subdivise elle-même depuis 1938, en six crus. c’est grâce à l’association unique de leur sol, de leur climat et de leur lumière, qu’ils confèrent, à travers les vins qu’ils produisent, un goût particulier à chaque Cognac.

Tout commence par des cépages, Ugni-blanc, Folle blanche, Colombard pour les principaux sélectionnés pour produire des vins blancs destinés au Cognac. Cela se poursuit par les traditionnelles vendanges, le pressurage des raisins et la vinification selon des méthodes naturelles, pour s’achever par la distillation des vins obtenus.

Le Cognac existe à présent, et va pouvoir vieillir de longues années dans des fûts de chêne avant d’être officiellement présenté au monde entier.

Cidre

fleur de pommier cidre

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CIDRE – HISTOIRE

A partir du XIIéme siècle et avec l’invention de la presse, la fabrication du cidre se développe rapidement dans toute la France et notamment dans l’Ouest. Une fabrication et un engouement qui se répandent à travers l’Europe septentrionale jusqu’au début de notre siècle.

Concurrencé par le vin, le cidre est de nos jours essentiellement produit dans l’Ouest de la France et on en oublierait presque les vergers encore exploités dans le Nord, les Pyrénées, le Pays d’Othe en Champagne… Discrets mais fidèles à la tradition, des agriculteurs et des passionnés continuent à produire leur cidre.

Depuis une vingtaine d’années, la consommation de cidre augmente régulièrement. Produit faiblement alcoolisé, désaltérant, c’est une boisson que l’on apprécie entre amis et qui sait aussi tenir son rang à table pour accompagner les créations gastronomiques.

CIDRE – VERTUS

Au premier siècle de notre ère, Hippocrate recommande déjà tous les bienfaits du ” vin de pomme “, une boisson à base de jus fermenté qui devient véritablement le cidre au cours du premier millénaire. On en doit l’invention aux habitants de Biscaye en Espagne.

Puis le cidre devient la boisson des Princes. Charlemagne, puis Guillaume le Conquérant lui prêtent des vertus rafraîchissantes, antiscorbutiques et énergétiques. Charles IX apprécie ses vertus médicinales et encourage la plantation du pommier.

CIDRE – SAVOIR ACHETER

Préférez un cidre fermier traditionnel ! Les pommes ramassées mécaniquement en verger intensif ne peuvent attendre la fin de leur maturation et sont pressées aussitôt après la récolte. Industriellement, les cidres sont pasteurisés et gazéifiés au gaz carbonique pour bloquer toute évolution du produit.

Dans un cidre traditionnel, à toutes les étapes, nous essayons d’atteindre l’optimum aromatique : maturité des pommes, fermentation lente, prise de mousse naturelle sur levures. Vous constaterez qu’il se forme peu à peu un léger dépôt au fond de la bouteille. Il est la preuve que la prise de mousse est le résultat de la fermentation en bouteille. Il faut plusieurs mois pour obtenir un produit de qualité.