Saumon sauvage

Saumon sauvage

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SAUMON SAUVAGE – HISTOIRE

Son nom scientifique est le Salvelinus fontinalis et fait parti des Salmonidés. Le saumon a une véritable histoire. Son cycle de vie ne durera que six ans pour ceux ou celles qui iront au bout. Trois ans pour devenir adulte et entreprendre un grand voyage autour du monde. Ils ou elles prendront leur bâton de compagnon pour quitter la rivière qui les aura vu naitre et ils ou elles partiront découvrir le monde, et affronter les dangers de la faune marine.

Puis, les femelles reviendront sur les bords de leurs rivières natales pour rencontrer un compagnon. Ce dernier séduira une compagne et l’ensemensera, puis elle partira sous sa protection pondre des oeufs qui seront enfouis dans le sable pour éclore au printemps d’après. C’est le monde que la nature a fait, il est hallucinant de précision, mais la qualité de leurs chairs est si délicieuse que d’un seul coeur nous les gastronomes nous leurs disons un grand merci.

La morphologie générale du saumon de fontaine rappelle celle de la truite. La bouche est largement fendue, le maxillaire dépassant le bord postérieur de l’oeil. L’extrémité de la nageoire caudale est peu échancrée. Sa coloration est souvent très vive, surtout en période de reproduction. Le dos et les flancs sont vert-bleuté, ils présentent des taches vermiculées pâles. Sur les flancs on remarque la présence de taches rouges entourées d’un halo clair caractéristique. Le ventre est rose plus ou moins prononcé. Le bord antérieur des nageoires pectorales, pelviennes et anales est souligné par un liseré blanc. Elle dépasse rarement 40 cm.

Le saumon de fontaine est originaire du continent nord américain, il a été introduit en France au siècle dernier en même temps que la truite arc-en-ciel. La première introduction d’alevins en eau libre semble avoir eu lieu en 1904 dans la région de Grenoble (Anonyme, 1907). Gensoul (1908) le signal en Saône et Loire. Espèce d’eau fraîche et pure, de nombreuses introductions échouèrent (Roule, 1931) ainsi par exemple dans la Seine où 10.000 alevins ont été déversés sans succès en 1907 et 1908 (Gerdili et Lefebvre, 1910). Des introductions ont eu lieu de 1930 à 1934 dans les cours d’eau pyrénéens (Chimits, 1955).

SAUMON SAUVAGE – SAVOIR ACHETER

Le saumon n’est pas le même partout. Il faut savoir faire ses choix entre un saumon d’élevage et un saumon sauvage. Entre un saumon de l’Atlantique, du Pacifique, d’Ecosse, de Norvège, de Loire, ou des Gaves qui descendent de la montagne.

Le saumon n’a pas la vie de tout le monde. Il va naitre dans un ruisseau de montagne souvent près de la source, et sous forme d’alevins puis de petits bébés saumon il va partir à la conquête du globe en essayant de survivre aux prédateurs.

Les origines de naissance des saumons sont différentes mais peu importe dans quel sens ils le feront, mais ils le feront leur tour du monde. Leurs voyages va durer trois ans, pour revenir pondre sur les lieux de leur naissance, retrouver le nid où leur mère à mis bas avant de mourir.

Durant leur périple ils seront victimes d’agressions multiples et ceux qui en reviendront devront jusqu’au bout lutter pour arriver sur les lieux de ponte. Durant leur périple les hommes vont essayer de les pêcher, et, en fonction des lieux de prise ils seront plus ou moins consommable. Un saumon avant de traverser les océans va s’engraisser pour mieux nager, mieux flotter, pour mieux se protéger des courant froid qui descendent du pôle nord et qu’ ils savent croiser un jour. Au contraire dans les mers chaudes leur chaire sera plus détendue, moins bonne, et ils seront énormes. C’est la période où ils traverseront le pacifique sud. La chaire du saumon n’aime pas les mers chaudes.

Plus tard il regagnera les régions tempérées et froides qu’ils affectionnent et là ils redeviendront eux mêmes avec une chaire ferme et gouteuse. Les appellations sont donc très importantes et directement liées à la qualité du poisson que vous achèterez. Le saumon de fontaine est donc celui qui remonte la rivière vers ses lieux de retraite.

On ne pêche pas un saumon qui descend vers la mer, il est trop petit mais quand il revient c’est autre chose et sa chaire est appréciée des connaisseurs par contre il n’est pas bon marché. Je ne parle pas ici du saumon d’élevage qui ne présente aucun intérets gustatifs aussi les ai – je séparé pour bien bien marquer la différence que j’en fait. L’un est poisson l’autre n’est qu’une pâle copie , même et surtout quand il est bagué.

SAUMON SAUVAGE – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Accompagner le saumon est un chose facile il se marie avec tout. Les légumes à feuilles seront mon choix préféré. La chlorophylle contenue dans la verdure mélangée au goût de noisette cuite du beurre rissolé donne un mariage idyllique et parfait à un tel point qu’il n’y aura plus qu’a y revenir.

Choisir des légumes jeunes et justes coupées. Le riz aura mes faveurs également, mais un riz complet ou un riz noir parfaitement digeste à l’amidon maitrisé. Les tians d’aubergines, tomates et courgettes avec quelques oignons fondus me semblent des compagnons dignes du voyage. Vous pourrez donner leur chance au risotto que s’ils sont crémeux bien entendu. Vous retrouverez la trace de ces légumes dans les recettes que nous vous proposons.

Le saumon se marie avec une multitude de produits naturels. Personnellement j’adore les préparer avec des légumes à feuilles vertes. Tombée d’épinards frais en branches. Jeunes tétragones justes ramassées. Chrisalys de mer ou haricots de mer, ou pousse pierres. Je les fait à la poële dans un beurre fondu en tombée cuit en quelques minutes assaisonnées à la fleur de sel. J’aime aussi avec des tagliatelles “al denté” aromatisées à l’huile de noix ou au beurre d’échiré.

Avec de gros macaroni au lard. Plus simplement, avec de petites pommes de terre rattes ou cousines cuites à la vapeur,coupées en tranches d’un cm d’épaisseur et revenues dans le beurre, avec du lard fumé, une gousse d’ail non épluchée et du persil grossièrement haché le tout assaisonné à la mignonette et à la fleur de sel de vendée. C’est aussi très bon avec gratin de salsifis ou de scorsonères vieux légumes en racines délicieux beaucoup trop oubliés à mon goût.

SAUMON SAUVAGE – ASTUCES ET RESTES

Nous savons que le saumon laisse très peu de restes mais si cela vous arrivait,il serait simple de les réutiliser. Il faut un petit peu de bon sens, quelques idées, il faut parfois oser, mais le bon goût et le sens de la cuisine feront le reste. Ne négligez pas les herbes qui peuvent vous apportez des solutions à tous les problèmes. Elles peuvent comme une baguette magique vous changer l’esprit et la teneur d’un plat.

Les restes peuvent être utilisés de différentes facons. Si le saumon n’est pas entièrement consommé il suffira d’écraser sa chair avec la pointe de la fourchette on y ajoutera un peu d’aneth émincé de la crème fraiche citronnée et on l’assaisonnera avec du poivre au moulin. Il faudra mettre le tout dans un moule, le garder au froid dans un réfrigérateur et vous aurez un nouveau plat pour votre prochain repas. Servir avec une crème d’échalote à la ciboulette. Mélanger de la crème fraiche avec un peu de citron, rajouter des échalotes émincées au couteau, mélanger le tout saler et poivrer. Accompagner de pain grillé.

Prendre un mesclin : feuille de roquette, et feuilles de salades diver-ses, les assaisonner avec une petite vinaigrette relevée. Emiétter les restes de saumon cuit, rajouter quelques morceaux de lard et des croûtons ailés et le tour est joué.

Les vertus du saumon sont décrites ici avec beaucoup de détails. Le cycle de vie de ce beau poisson est passionnant. Si vertu il doit y avoir , il me semble que celle qui domine c’est d’abord la fidélité. Naitre, partir, pour revenir à ses bases pour assurer la mission suprême donner la vie pour que l’espèce continue d’exister. Le saumon à un sens exacerbé de l’orientation. Quel humain serait capable d’assurer la même chose, sans carte, sans indications dans des endroits où il va passer pour la première fois et ou il ne reviendra jamais.Enfin quel combat pour remonter les rivières jusqu’à leur source, lutter contre tous les dangers, tous les excès, et comme pour les récompenser le dernier voyage ou ils rencontreront leurs mâles qui les attendent guider par je ne sais quel sens et qui savent que demain elles seront là. C’est le mystère de la gestation animale, comme celui des abeilles et de la gelée royale, comme celui des anguilles et la mer des Sargasses que l’homme voudrait bien décrypter, c’est enfin celui de la procession des homards sur des milliers de kilomètres tout au fond du pacifique. Mystère que dame nature garde avec jalousie et que l’homme malgré toute sa science n’a pu encore approché.

Cycle d’un saumon de l’atlantique:
Un saumon femelle pond environ 1800 oeufs par kilogramme de poids (800 oeufs par livre). Ainsi, une femelle de 4,5 kg déposera quelque 8000 oeufs dans le nid. En tenant compte de la mortalité naturelle et de la prédation, autant en rivière qu’en mer, seulement 4 saumons adultes issus des 8000 oeufs initiaux reviendront dans leur rivière après un séjour dans l’océan.

Par exemple, pour une femelle de 4, 5 kg :
oeufs de 5 mm : 8000;
alevins vésiculés de 2 à 3 cm et alevins 3 à 9 cm : 500;
tacons 9 à 15 cm : 300 1ère année et 120 2e année;
saumoneaux de 15 à 20 cm : 50;
4 géniteurs de retour pour la fraie, dont seulement 2 pourront être récoltés.

La croissance du saumon:
De l’éclosion des oeufs jusqu’au retour des adultes dans la frayère, de multiples dangers guettent les saumons. Même si la rivière présente des micro-habitats propices à leur croissance durant les premières années, le taux de survie reste infime.
Les oeufs pondus à l’automne passent tout l’hiver enfouis dans le gravier, oxygénés par l’eau qui s’y écoule en permanence.
Cependant, en plus des prédateurs, plusieurs dangers guettent les oeufs : les champignons, l’étouffement sous des sédiments fins colmatant le gravier, la destruction par le gel ou le décapage du fond par les glaces.
L’éclosion a lieu en avril. Les ALEVINS s’enfouissent alors un peu plus profondément dans le gravier, ce qui leur évite d’être emportés par un éventuel décapage lors de la débâcle printanière. Ils y demeurent 5 à 6 semaines, se nourrissant du contenu de leur sac vitellin. Fin mai, début juin, les alevins émergent du gravier et commencent à s’alimenter de petites larves d’insectes. Ils fréquentent les endroits où la rivière est peu profonde et le courant faible. Plusieurs sont alors victimes de prédation.
À la fin du premier été, les alevins mesurent environ 5 cm et prennent alors le nom de TACONS. Exigeant plus de nourriture, ils se tiennent dans des secteurs d’eau vive où les larves d’insectes dérivent au fil du courant. Les tacons sont bien adaptés à ce milieu. Leurs nageoires sont très développées, ce qui leur permet de se maintenir au fond en attente d’une proie. Ils se font de plus en plus territoriaux à mesure que la saison avance. Ceux qui n’auront pas été victimes de prédateurs, tel le martin-pêcheur, passeront l’hiver enfouis sous des gros cailloux.
Après 2 ou 3 ans en rivière, les tacons mesurent environ 15 cm et s’apprêtent à partir en mer. Leur livrée devient argentée, presque identique à celle des adultes. C’est aussi à cette étape que les SAUMONEAUX mémorisent l’odeur de leur rivière.
Après une crue printanière, ils dévalent la rivière et entreprennent leur migration vers la mer. Ce déplacement les mènera à Terre-Neuve, au Labrador et même jusqu’aux côtes du Groenland.
En mer, le taux de croissance des SAUMONS ATLANTIQUES augmente considérablement. Après seulement un an, les saumons peuvent atteindre 60 cm. Mais ce nouvel habitat comporte aussi des dangers : prédateurs (cormorans, morues, etc.), problèmes d’adaptation à l’eau très froide, maladie, pêche commerciale et prises accidentelles réduisent fortement la population.
Après 1 à 3 ans en mer, l’instinct des saumons les poussent à retourner vers leur rivière d’origine, où ils iront se reproduire. Les courants marins, des mécanismes obscurs (astres, champ magnétique) et enfin, l’odeur de leur rivière originelle les guident.
Tout au long de la migration, des saumons sont victimes des filets de pêche, de la prédation, de la maladie et des prises illégales. Plusieurs autres sont capturés par les pêcheurs sportifs.
Dès leur entrée en rivière, les saumons atlantiques cessent de s’alimenter. Ils sont très affaiblis par ce jeûne et les activités de reproduction. Mais, contrairement au saumon du Pacifique, ils ne meurent pas après la fraie et peuvent venir se reproduire plus d’une fois. Après la fraie, ces SAUMONS NOIRS se réfugient souvent au fond d’une fosse et ne dévalent la rivière qu’après les crues du printemps suivant.

Les étapes de reproduction du saumon:
Après avoir passé de 1 à 3 ans en haute mer, les saumons reviennent dans leur rivière natale. Ils arborent une couleur argentée qui va s’assombrir durant l’été. Ils cessent alors de se nourrir et cherchent à remonter leur rivière jusqu’à l’endroit où ils sont nés.
Vers la mi-octobre, les saumons s’apprêtent à quitter les fosses de la rivière pour se diriger vers les frayères. Ils y retrouveront une eau peu profonde, un courant plus rapide et un fond parsemé de gravier. Puis, un bon matin, la température de l’eau s’abaisse vers les 6 ºC. Les saumons commencent alors l’exploration des frayères.
Les couples se forment progressivement et il est alors facile de distinguer les mâles, leur mâchoire inférieure étant garnie d’un imposant crochet pointé vers le haut. Tandis que les femelles repèrent les lieux propices à la ponte, seuls les mâles les plus agressifs réussiront à défendre continuellement leur territoire autour de chacune d’elles.
Les autres mâles tenteront inlassablement de s’approcher des femelles. Ils s’exposeront alors à de vives poursuites de la part des mâles dominants. À l’occasion, on peut même observer des contacts brutaux. Les saumons qui ont passé une seule année en mer, les madeleineaux, sont plus petits et presque invariablement des mâles.
A l’endroit qu’elle a choisi, une femelle creusera plus d’un nid de 10 à 20 cm de profondeur. D’un mouvement vif, contorsionné et rapide de sa queue, elle soulève le gravier qui est ainsi lavé par le courant. Dans la frayère, vous pouvez reconnaître ces regroupements de nids à la couleur jaune pâle du gravier.
Au moment de frayer, mâle et femelle se placent côte à côte. Le mâle tremble de tout son corps, se tend et ouvre très grand sa gueule. La femelle, stimulée, en fait autant. Les tremblements s’estompent, la femelle pond ses oeufs et le mâle les féconde en laissant sa laitance s’échapper. Très souvent, d’autres mâles adultes et de jeunes saumons précoces n’ayant pas séjourné en mer, les tacons, se joignent au couple afin de participer à la reproduction.
Après avoir déposé une partie de ses oeufs, la femelle doit se dépêcher de les recouvrir de gravier. D’autres poissons, comme l’omble de fontaine, se précipitent pour les dévorer. Elle répétera ce rituel jusqu’à ce que tous ses oeufs soient pondus. Une femelle de 10 lb (4,5 kg) pondra près de huit mille oeufs (800 oeufs/lb). Sur ces 8000 oeufs, 4 géniteurs survivront et reviendront frayer.
La fraie terminée, les saumons peuvent redescendre à la mer. Certains auront l’occasion de venir frayer une ou deux fois. Et tôt au printemps, l’éclosion commence…

Sandre sauvage du Canada

Sandre sauvage du Canada

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SANDRE SAUVAGE DU CANADA – Un poisson en or.

La saveur du sauvage,un goût de liberté,la joie du cuisinier. C’est un poisson aux écailles pailletées d’or et à forte denture. Il a de grands yeux vitreux qui témoignent de ses habitudes nocturnes.
Sa chair est blanche, ferme et feuilletée. La saveur en est très fine et délicate.

Mode de vie Poisson d’eau douce, très exigeant en oxygène, il n’évolue que dans des eaux limpides et propres, telles celles des lacs ou des rivières.
Mode de Pêche Au filet dans les lacs.
Les saisons de pêche: Voir les dates d’ouverture.

SANDRE SAUVAGE DU CANADA – VERTUS

Quelles saveurs !

Des vertus tombées du ciel. Comme tous les prédateurs des mers ou des eaux douces le sandre par sa voracité se nourrit bien. La qualité de ses chairs est donc remarquable. Comme il n’évolue que dans des eaux oxygées et vivantes la santé du poisson et son état général en fait un animal fortifié. Il bénéficie donc de ses conditions de vie et possède donc des saveurs et une qualité gastronomique excellente.

Calories 91 Niacine 1,79 mg
Humidité 79,6 % Fer 0,21 mg
Protéines 18,3 g Sodium 79,8 mg
Lipides 2 g Potassium 330 mg
Cendres 1,1 g Calcium 10,9 mg
Thiamine 0,015 mg Phosphore 176 mg
Riboflavine 0,52 mg Cholestérol 33,5 mg
SANDRE SAUVAGE DU CANADA – SAVOIR ACHETER
Nom Latin : Stizostedion lucioperca

Diminutifs : aucun à ma connaissance. Même si les premiers temps il a pu être nommé “brochet-perche”, c’est de l’histoire ancienne. J’ai connu un vieux pêcheur aux engins qui l’appelait avec mépris “crocodile du Danube” :-))
Les juvéniles sont appelés “sandrillons”.

Sa taille maximum est de 1m15 à 1m20 environ en France, pour un poids de 12 à 15 kg. Un sandre de 1 mètre est considéré comme un très gros spécimen.
Sa taille est moyenne. Elle se situe généralement entre 40 et 70 cm pour un poids de 800 gr à 2kg500 à 3kg. La taille moyenne des captures varie beaucoup d’un plan d’eau à l’autre, en fonction de la pyramide des âges : dans certains plans d’eau on prend beaucoup de petits, dans d’autre les prises sont plus rares mais de plus grande taille.
le sandre est soumis à une taille légale de 40 cm dans la plupart des eaux de 2ème catégorie, mais il y a des exceptions car certains départements n’ont pas de taille légale du tout.

Il n’existe pas à proprement parler de période de fermeture spécifique pour le sandre, ce qui est d’ailleurs un scandale, ce poisson étant très vulnérable en période de reproduction. Cette situation est appelée à changer dans les prochaines années.
Il faut noter toutefois que pendant la fermeture de la pêche au brochet, beaucoup de techniques qui permettent de pêcher le sandre (vif, mort posé, leurres) sont interdites. Dans tous les cas vous devez consulter la règlementation de votre département (arrêté préfectorale).
Signes disctinctifs : corps, allongé, deux nageoires dorsales, la première étant épineuse et tachetée de noir. Écailles très rugueuses, flanc argentés pigmentés de noir, dos foncé présentant des marbrures verticales plus ou moins marquées. Forte dendition, notamment plusieurs paires de crocs. Yeux globuleux, noirs ou vitreux selon l’éclairage.

Le sandre possède une très bonne vision crépusculaire, et adopte volontier des moeurs nocturne, notamment dans les eaux très claires. C’est un chasseur méthodique et très efficace, beaucoup plus précis que le brochet dans ces attaques.

Prédateur non autochtone en France, le sandre a colonisé en l’espace de 40 ans la quasi totalité de nos eaux de seconde catégorie, à l’exception de certains grands lacs (exemples: Sainte Croix, Serre Ponçon), étangs et fleuves côtiers où il n’a pas été introduit. Si cette colonisation a été aussi rapide c’est parce que dans bien des cas elle a été largement favorisée par l’homme.
Bien sûr il y a eu au début de son apparition de grandes controverses, et par endroit le sandre fût accusé de tous les maux, un peu comme le silure aujourd’hui… Mais rapidement ses détracteurs ont été submergés par l’engouement que cette espèce a suscité chez les pêcheurs de carnassiers.

Il faut dire qu’en dépit de sa combativité plutôt médiocre, le sandre a des qualités indéniables : croissance rapide, fertilité importante, chair très savoureuse, et il s’accomode bien des eaux eutrophisées (1), dans les limites du raisonnable. Il est en mesure de repeupler des plans d’eau où le brochet est en situation précaire par manque de frayères (2) adaptées.
Lors de son apparition on a connu une explosion démographique spectaculaire. Il s’est alors fait des pêches miraculeuses, à l’origine de nombreuses vocations de traqueurs de carnassiers. On peut dire que l’âge d’or du sandre à marqué un tournant historique dans l’histoire de la pêche en France.

Aujourd’hui cette époque est révolue, et sa pêche peut être parfois ingrate. Il est vrai que nous n’avons pas encore tout compris des moeurs de cette espèce, et beaucoup de théories bâties dans l’euphorie des jours fastes doivent aujourd’hui être remises en question.
Glossaire :
1- Eaux eutrophisées : eaux très riches, très productives. L’eutrophisation peut être un phénomène naturel, mais bien souvent elle est due à un enrichissement excessif et artificiel en matières organiques, phosphates, nitrates, etc. et ce terme est souvent synonyme de pollution. Les principaux effets négatifs de l’eutrophisation sont la perte de transparence (eaux vertes à cause du plancton), l’envasement, les déficits chroniques en oxygène.
2- Frayère : zone de reproduction pour les poissons. Une frayère doit réunir certaines caractéristiques variables selon les espèces (profondeur, température, nature du fond, végétaux). Inutile de dire que la qualité et l’abondance des frayères jouent un rôle capital dans le maintient d’une population.

Poisson surgelé

Poisson surgelé

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Les produits de la mer surgelés

Découverte en 1929 par Clarence Bridseye, la surgélation consiste à refroidir très rapidement des produits en les plaçant à -40°C.

Une fois le produit surgelé, celui-ci doit être maintenu bien au froid (-18°C). Le transport et les entrepôts frigorifiques de même que les rayons surgelés sont à cette température de sécurité ce qui stoppe l’activité microbienne et le développement des micro-organismes.
Lors de la surgélation, l’eau contenue dans les cellules se transforme en minuscules cristaux de glace et la texture de la chair n’est pas modifiée. Il est à noter que la surgélation diffère de la congélation, technique plutôt domestique, qui utilise un processus de refroidissement plus lent et moins important. Les cristaux de glace qui se forment alors sont gros et déchirent la chair.
Afin de ne pas interrompre la chaîne du froid, il est recommandé de transporter les produits surgelés dans un sac isotherme et de les placer dans un congélateur, ou un réfrigérateur, dans les plus brefs délais.
Le poisson surgelé se conserve 24 heures dans les réfrigérateurs, 2 à 3 jours dans le compartiment glace du réfrigérateur et jusqu’à la date limite d’utilisation optimale (DLUO) dans un congélateur. La DLUO, généralement comprise entre 8 et 24 mois pour les produits de la mer, est indiquée sur l’emballage.

Poisson frais

Poisson frais

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Des nouveaux venus dans votre poissonnerie ?

L’essentiel des débarquements de la pêche mondiale est capturé sur les plateaux continentaux entre 0 et 200 m de profondeur.

Quelques pêcheries s’étendent au-delà, sur la pente continentale. Elles y recherchent des espèces que l’on trouve aussi par fonds moindres, par exemple le merlu Merluccius merluccius et la lingue franche ou julienne Molva molva.

D’autres espèces ne se rencontrent qu’au delà des accores rupture entre le plateau et la pente.

C’est le cas, par exemple, de la langouste rose Palinurus mauritanicus présente par 200 à 600 m.

Cependant, l’appellation pêche profonde ne s’applique que lorsque l’activité se développe au-delà de 400 m, définition du Conseil International pour l’Exploration de la Mer.

Petit squale ou le Centrophorus squamosus.
Dans les eaux européennes les principales espèces exploitées sur la pente continentale supérieure, par 400 m et plus, sont la lingue franche et sa cousine la lingue bleue ou la Molva dypterygia, le phycis de fond ou le Phycis blennoides, des sébastes les Sebastes spp. et Helicolenus dactylopterus dactylopterus, les baudroies et les cardines.

Au-delà, sur la pente moyenne entre 750 à 1500 m, les principales espèces recherchées sont le grenadier de roche Coryphaenoides rupestris, l’empereur l’Hoplostethus atlanticus, le sabre noir ou l’Aphanopus carbo et des petits squales les Centrophorus squamosus, Centroscymnus coelolepis parfois commercialisés sous l’appellation siki et présentés sur les marchés sous forme de saumonnettes.

Au-delà de 1500 m l’activité de pêche décroît parce qu’elle devient de plus en plus coûteuse en particulier à cause du temps nécessaire pour que le chalut atteigne et remonte du fond tandis que l’abondance des ressources décline.

Il n’y a pas de pêche commerciale au-delà de 2000 m ni, a fortiori, sur les plaines abyssales.

Les poissons profonds commerciaux sont donc ceux de la pente continentale.

Ils présentent une grande diversité de taille, de forme, de couleur et de mode de vie.

L’empereur est une espèce grégaire qui forme des bancs denses, par exemple au voisinage de monts sous-marins, alors que le grenadier semble vivre dispersé sur le fond.

Le premier se nourrit de proies de grande taille comme les grandes crevettes nageuses, céphalopodes, poissons, alors que le second mange de petites proies comme les crustacés et les petits poissons.

Certaines espèces réalisent des migrations verticales jusqu’à plusieurs centaines de mètres au dessus du fond alors que d’autres restent à son voisinage.

Plusieurs espèces profondes atteignent des âges très élevés comme l’empereur qui peut atteidre 120 ans ou plus, le grenadier 60 ans ou plus et, à l’exception du sabre noir, la grande longévité semble un caractère fréquent chez les poissons profonds.

Grenadier ou le Coryphaenoides rupestris

Empereur Hoplostethus atlanticus
Les espèces profondes commerciales sont de taille relativement grande.

Le grenadier atteint 2kg, l’empereur 6kg et les petits squales sont des requins de 5 à 15 kg pour une longueur maximale d’environ 1,20m.

Ces grands poissons sont les principaux prédateurs dans l’écosystème de la pente continentale où de nombreuses autres espèces sont de trop petite taille pour pouvoir être commercialisées.

Dans les eaux européennes, les espèces d’intérêt commercial sont surtout abondantes à l’ouest des îles britanniques mais certaines sont présentes et exploitées dans plusieurs océans mondiaux.

Ainsi, l’empereur est exploité autour de la Nouvelle-Zélande, au sud et à l’est de l’Australie, au sud de Madagascar, au large de la Namibie et du Chili.

En France, ces espèces sont exploitées par de grands chalutiers hauturiers dit chalutiers de pêche industrielle basés surtout dans les ports de Boulogne-sur-mer, Concarneau et Lorient.

Leurs zones principales de pêche sont à l’ouest de l’Ecosse et autour des îles Féroé.

Les poissons sont capturés dans de grands chaluts de fond, puis conservés à bord sous glace.

Au débarquement, ces produits sont dirigés vers des ateliers de mareyage afin de les présenter à l’étal sous forme de filet de poisson frais.

Dans les eaux européennes, les navires français ont été les premiers à exploiter l’empereur, le grenadier, le sabre noir, la lingue bleue et les squales profonds au cours des années 90.

Ces dernières années, d’autres pays comme l’Espagne, Irlande, Grande-Bretagne ont développé leur activité dans ce domaine, mais la France garde une place de premier rang.

Rascasse de profondeur ou la Trachyscorpia critulata echinata.

En 2000, les chalutiers français en ont capturé environ 25 000 tonnes d’espèces profondes.

Ces captures seront moindre à l’avenir avec la mise en place de quotas de pêche européens depuis le 1er janvier 2003.

Une gestion des captures de la pêche profonde est en effet nécessaire car ces populations qui appartiennent à un écosystème peu productif, se renouvellent lentement.

A l’échelle mondiale de nombreux stocks de poissons profonds ont déjà été surexploités.

Les espèces profondes ne peuvent, en effet, supporter que des taux d’exploitation très limités.

Leur gestion dans le cadre de la Politique Commune des Pêches PCP ou “Europe Bleue” est destinée à ne pas dépasser ces taux en fixant des quotas de pêche et en limitant les flottilles autorisées à pêcher.

POISSON FRAIS – VERTUS

Teneur en protéines graisses et énergie des poissons comestibles
Il s’agit pour ces données de valeurs moyennes. La teneur en graisses des poissons est soumise à des variations saisonnières. Elle est maximale chez les jeunes et chez les reproducteurs entre les périodes du frai.

Dénomination, Protéïnes %, Graisses % KJ/100 GR KCAL/100 GR
Requin-taupe commun 17,5 1,5 397 95
Petite Rousette 14,4 0,7 351 84
Aiguillat galludo 17,6 9,5 651 156
Raie bouclée 20,7 0,2 355 85
Anguille 15,0 24,5 1250 220
Congre 17,9 5,3 497 119
Hareng commun 18,2 14,9 927 222
Hareng de la Baltique 18,1 9,2 697 167
Sardine 19,4 5,2 563 135
Sprat 16,7 16,6 967 231
Anchois 20,1 2,3 461 110
Baudroie 14,9 0,7 301 72
Morue 17,7 0,4 342 82
Morue pacifique 16,7 0,8 309 74
Eglefin 17,9 0,2 334 80
Lieu noir 18,3 0,8 368 88
Merlan 17,4 0,3 301 72
Lingue bleue 19,0 0,1 321 77
Merlu blanc 17,2 0,9 350 84
Grenadier 19,0 0,3 330 79
Orphie 20,9 2,5 443 106
Saint-Pierre 17,8 1,4 367 88
Rascasse rouge 20,1 1,3 409 98
Grand Sébaste 18,2 3,6 479 114
Morue-Lingue 18,0 0,9 342 82
Poisson sable 12,9 15,2 785 188
Bar commun 18,2 1,4 374 89
Badèche bonaci 20,4 0,7 367 88
Chinchard commun 19,1 1,8 393 94
Pompano 22,0 1,5 426 102
Carangue coubali 21,5 2,2 401 96
Grande Castagnole 19,7 0,8 359 86
Vivaneau Campèche 20,2 2,6 434 104
Dorade royale 19,7 1,9 401 96
Bogue 21,5 0,4 376 90
Marbré 19,4 1,3 478 112
Pageot acarné 18,0 2,2 405 97
Maigre commun 15,9 3,6 401 96
Tambour rouge 19,0 1,0 355 85
Rouget de vase 20,1 2,0 450 107
Mulet à grosse tête 20,4 4,3 546 131
Grande Vive 19,4 0,7 393 94
Loup de mer 15,8 2,8 402 96
Maquereau commun 18,7 11,9 817 195
Thon rouge 23,5 8,0 714 171
Bonite à dos rayé 23,0 6,0 610 146
Espadon 19,4 4,4 532 127
Flétan 20,1 2,3 461 110
Flétan noir 14,5 9,5 601 144
Limande-Sole 16,7 1,2 326 78
Turbot 16,7 18 376 90
Plie 17,1 0,8 343 83
Flet 16,5 0,7 332 79
Sole commune 17,5 1,4 377 90
Saumon atlantique 19,9 13,6 907 217
Saumon rouge 20,3 6,9 597 143
Saumon coho 21,1 5,7 568 136
Saumon royal 17,9 11,6 760 182
Saumon argenté 20,4 4,6 514 123
Truite arc-en ciel 19,5 2,7 172 67
Corégone 17,8 3,2 435 109
Brochet 18,4 0,9 373 89
Tanche 17,7 0,8 355 85
Carpe 18,0 4,8 522 125
Silure glane 15,3 11,3 731 175
Perche 18,4 0,8 371 89
Sandre 19,2 0,7 382 91

POISSON FRAIS – SAVOIR ACHETER

Afin de réussir vos plats de poisson, il y a quelques règles d’achat à respecter.

Au moment de l’achat, il faut être particulièrement attentifs aux critères de fraîcheur, et donc contrôler la peau, les yeux, les nageoires et l’odeur.

Dans cette partie du site je voudrais vous montrer exactement comment effectuer de bon achats de poisson afin d’obtenir une qualité optimale pour vos mets.

Une fraîcheur totale ou une saveur optimale. La mort du poisson entraîne un raidissement, qui va de pair avec un dégagement d’acide lactique, dû à la dégradation du glucose sanguin.

Le raidissement commence à la tête et s’étend progressivement jusqu’à la queue.

Les signes extérieurs qui l’accompagnent, dureté de la chair, manque de souplesse du corps, dépression des opercules, se manifestent après un laps de temps plus ou moins long selon les espèces et en règle générale, ils diminuent au bout de quelques heures.

Quand la rigidité cadavérique disparaît, la chair du poisson retrouve son élasticité.

Plus longtemps on conserve le poisson, même à la glace, plus sa chair s’amollit.

La chair du poisson est à son meilleur goût juste après l’achèvement du processus de raidissement.

Mais, c’est après seulement que la dégradation de l’ATP adénosine-triphosphate permet la libération des arômes. Lorsque le poisson est conservé à la glace, ce phénomène n’a lieu que le deuxième ou le troisième jour après la pêche.

De façon générale, la transformation du poisson en filets à bord des navires-usines a lieu avant l’apparition de la rigidité cadavérique et des processus de maturation qui l’accompagnent et qui sont déterminants pour la saveur du poisson.

C’est pourquoi, par rapport au poisson frais conservé à la glace, le poisson qui sort du surgélateur peut être très fade.

La peau:
Elle doit être naturellement brillante, non décolorée, sans taches ni lésions.

En outre selon l’espèce du poisson et la méthode de pêche, elle doit être soigneusement écaillée.

Le hareng et le maquereau, ainsi que d’autres poissons qui nagent en bancs, perdent généralement leurs écailles dès leur capture.

Quand le poisson est de bonne qualité, la mucosité qui recouvre la peau est claire et transparente. Lorsque la peau est jaune ou grise et la mucosité trouble, voire sanguinolente, le poisson doit être déclaré impropre à la consommation.

Les nageoires:
Elles doivent être intactes, si elle sont abîmées, c’est probablement que le poisson a été traîné trop longtemps dans un chalut trop plein.

Lorsque le poisson est conservé dans de mauvaises conditions, les nageoires peuvent devenir visqueuses et coller les unes aux autres.

Les yeux:

Ceux-ci doivent être légèrement proéminents, rond et clairs.

Comparer l’oeil du pinchard pas frais est clair, rond et a un éclat de verre Contraste net avec l’autre pinchard ci-dessous.

L’oeil est trouble et voilé et indique une fraîcheur médiocre.

Les ouïes représentent un critère essentiel pour apprécier la fraîcheur d’un poisson.

La couleur rouge vif des ouïes est un des indices les plus importants et les plus clairs de la fraîcheur du poisson.

Les lamelles branchiales doivent être claires et nettement séparées.

Elles ne peuvent être ni tachetée ni visqueuses

Cet anneau de plastique plombé est ce qu’on appelle un sceau de qualité.

Aux États-unis, le bar rayé, un poisson migrateur très cher, est ainsi doté d’une bague avec numéro et date. Cette pratique constitue une garantie de qualité et de fraîcheur.

La cavité abdominale.
Celle-ci doit être propre et sans odeur. S’il reste des traces de sang, elles doivent être rouge vif.

Les viscères: Plus un poisson est frais et plus on peut distinguer les organes les uns des autres.

Plus le poisson vieillit, plus il est difficile de les distinguer.

L’odeur des viscères d’un poisson frais n’a rien de désagréable mais, au fur et à mesure que le poisson vieillit, la puanteur qui s’en dégage est de moins en moins supportable.

Pour contrôler l’odeur du poisson, le mieux est de la chercher dernière l’opercule.

Le poisson ne doit pas sentir mauvais, ni dégager une odeur aigre ou huileuse.

POISSON FRAIS – CUISINE TRADITIONNELLE

En cuisine le manque de fraîcheur donne d’énormes différences

Ces ouïes là ne donnent pas envie d’acheter ce poisson. Pas besoin de vous dire que selon l’état de fraîcheur de votre poisson, votre cuisine sera plus ou moins réussie. Un poisson aura d’autant d’allure qu’il se tiendra parfaitement dans l’assiette ou dans le plat. Un cabillaud, un merlu, un sparidé moins frais risqueront de partir en quenouille après la cuisson, surtout si vous le laissez quelques minutes de trop Et vous courrez dans le plat après les morceaux. Le goût sera plus fade, plus farineux parfois vaseux et il vous faudra des trésors d’imagination pour inventer des sauces qui le rendront à peine acceptable. Je ne décris ici que des phénomènes qui arrivent sur des poissons encore consommables, les autres sont à détruire inexorablement. Si un poisson est collant, flasque, décoloré, que son anus est dessèré méfiez-vous votre poisson est une repasse de la veille ou de l’avant veille. Attention aux petits malins qui passent leurs poissons aux blancs d’oeufs pour les rendre poisseux, brillants et glissants dans les mains. Vous serez en présence de poisson qui ont déjà plusieurs jours. Une autre technique consiste à lever les filets pour que vous n’ayez pas à le faire… Les filets levés, c’est à dire détachés de l’arête centrale et prêt à cuire sont vendus plus cher et c’est les trois quart du temps de la repasse de plusieurs jours. Vous êtes certains que ce poisson là n’est jamais frais et il est plus cher. Si les filets doivent être levés que le poissonnier le fasse devant vous, sinon un bon conseil changer de poissonnier.

Pour faire cuire un poisson en filet sans la peau à la poêle roulez-le dans la farine tamisée avant. Si vous avez gardé la peau ne passer dans la farine que le côté sans peau. A la poêle essayez de cuire le poisson du côté peau et laissez la chaleur monter dans le poisson. Ce sera plus long et bien meilleur. La meilleur cuisson pour un poisson est de le sous-cuire, rose à l’arête. Vous préserverez toutes ses vitamines et il conservera le goût noisette de l’iode qui lui donne toutes ces particularités quand il est frais. Il faut savoir que l’iode à le goût de son propre environnement. L’iode des landes aura un arrière goût de pin, celle de Bretagne sentira les embruns et chaque poisson aura quand il est frais le goût de son environnement et des éléments dans lequel il vivait. La fraîcheur d’un poisson est donc capitale et la façon de le cuire sera primordial. Les papillotes, le micro-ondes auront tendances non seulement à conserver ses goûts mais le système de cuisson les épurera et donnera l’impression en bouche qu’ils ont été augmentés. En réalité, ils auront été sublimés par le talent du cuisinier. Si le poisson est bien frais il n’a pas besoin d’aromates ou de sauce emberlificoté, il n’a besoin que de lui même et par son propre goût, il vous séduira. les sauces ont été inventé pour cacher la misère, c’est une perte de temps. Il faut vivre pour le produit, rien que pour le produit.

POISSON FRAIS – MICRO-ONDES

Vous obtiendrez des cuissons parfaites et délicieuses

Il est certain que la meilleur des cuissons que l’on puisse faire est avec un micro-ondes. Cet appareil grace à son principe de fonctionnement va cuire votre poisson à la vapeur. Mais le micro-ondes ne fabrique pas de source de vapeur, il va par son propre fonctionnement extraire l’eau contenu dans les cellules de la matière à cuire, la transformer en vapeur et c’est cette vapeur qui va cuire car comme toute vapeur elle sera à 90°. Pour garder cette vapeur et l’optimiser, il faudra couvrir le plat de cuisson et l’idéal est d’utiliser du film étirable.

car vous cuirez comme pour une papillote, avec la vapeur de la matière donc avec le propre goût de ses saveurs. Je ne connais pas de meilleur cuisson que la papillote car elle préserve les vitamines, la conception organoleptique de la matière et améliore sensiblement ses goûts. Il y a aussi des cuissons qui peuvent être réalisées avec les appareils modernes, les micro-ondes mixtes qui cuisent en combinant la cuisson traditionnelle et celle du micro-ondes. Ces appareils peuvent griller, cuire les viandes et même les pâtisseries.

Lingue bleue

Lingue bleue

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LINGUE BLEUE – HISTOIRE

Caractères distinctifs :

Elle possède 2 nageoires dorsales, 1 nageoire anale,

L’extrémité des nageoires pelviennes n’atteint pas le niveau de celle des nageoires pectorales.

Sa mâchoire inférieure est proéminente, le barbillon mentionnier a une taille inférieure au diamètre de l’?il.

Confusions possibles :
La lingue bleue peut être confondue avec la lingue franche ou la lingue espagnole.

Elle se différencie de la lingue franche par sa mandibule proéminente et par la grande taille de son ?il dont le diamètre est presque égal à la longueur du museau mâchoire suprieure proéminente et diamètre de l’?il égal à environ la moitié seulement de la longueur du museau chez la lingue franche.

Elle se distingue de la lingue de la lingue espagnole par la petite taille de ses nageoires pelviennes dont l’extrémité n’atteint pas celle des nageoires pectorales dépasse largement l’extrémité des nageoires pectorales chez la lingue espagnole.

Maturité sexuelle :
La lingue bleue atteint sa première maturité sexuelle vers 75 cm
9 ans chez le mâle, vers 88 cm, 11 ans chez la femelle.

Taille maximale : 1,55m

Taille commune : 60cm – 1,20m – Taille minimale autorisée : 70cm
en Mer du Nord, Manche et Golfe de Gascogne

Limande commune

Limande commune

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LIMANDE COMMUNE – HISTOIRE

Autre appellation de vente admise : limande
Anglais : Common dab
Espagnol : Limanda
Limanda limanda classe : osteichthyens ordre : pleuronectiformes famille : pleuronectidés

Caractères distinctifs :
les yeux se situent sur le côté droit, la bouche terminale est petite : elle n’atteint pas vers l’arrière le centre de l’?il, la ligne latérale présente une courbe marquée au niveau de la pectorale. Elle possède parfois des taches jaunâtres orangées.
Confusions possibles :
La limande peut être confondu avec les poissons plats aplatis sur le côté droit et à petite bouche, plus particulièrement avec le flet et la plie. Elle peut être confondu également avec le balai. Elle se distingue du flet et de la plie par la courbure de sa ligne latérale et l’absence de tubercules épineux ou osseux. Elle se différencie du balai également par la courbure de sa ligne latérale, mais également par la petite taille de sa bouche et par la forme arrondie du bord postérieur de sa queue (ligne latérale peu courbée, bouche fendue jusqu’au centre de l’?il et bord postérieur de la caudale angulaire chez le balai).
Maturité sexuelle : Elle atteint sa maturité sexuelle à la fin de sa 2ième année chez le mâle, vers12 cm, et à la fin de sa 2ième ou 3ième année chez la femelle, vers 12 à 26 cm.
Taille maximale : 40 cm
Taille commune : 20-30 cm .
TAILLE CALIBRAGE CEE
(Poisson vidé ou entier)
1 250g et plus
2 130 g à 250 g exclu

LIMANDE

Hippoglossoïdes platessoïdes, Pleuronectes limanda
Classification Poissons plats – Les larves pélagiques ont un corps symétrique et évoluent en position verticale. Plus tard, un des yeux se déplace sur l’autre face du corps en passant par le haut de la tête dont le squelette se transforme. Les jeunes commencent à nager de travers sur un côté et s’adaptent à la vie sur les fonds. La face pourvue des yeux est sombre, l’autre incolore. Les nageoires dorsales et anales sont longues à rayon mous. Absence de vessie natatoire. Pleuronectidés.
Caractéristique Ligne latérale s’incurvant en demi-cercle au-dessus de la nageoire pectorale. Écailles rugueuses sur la face oculaire
Longueur/Poids Longueur maximum 50 cm, moyenne 20/30 cm (600grs) – Poids 0,5/1 kgs, isolément 1,5 kgs.
Nourriture Petits oursins, Ophiures, vers, mollusques, gobies…
Reproduction Fraye de janvier à Août à proximité des côtes (françaises) – 50.000 à 150.000 oeufs – Éclosion au bout de 8/15 jours. Maturité sexuelle en mer du Nord 2-3 ans (15-20 cm)
Zone d’évolution Très commune en mer du Nord – Fonds sablonneux
Distribution Atlantique de la Norvège septentrionale au Golfe de Gascogne ; Islande.
Pêche Chalut ou ligne. Taille minimum en mer du Nord (20 cm).

Lieu Noir

Lieu Noir

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Lieu noir ou colin.

Autres dénominations de vente admises : lieu, colin au naturel pour les conserves sous réserve de la mention lieu dans la composition et colin lieu pour les filets surgelés ainsi que les préparations faites à partir de ces mêmes filets.

Anglais : Saithe, Coley, Coalfish
Espagnol : Carbonero, Bacalao
Italien : Merluzzo, Nero
Pollachius virens classe :
osteichthyens ordre : gadiformes famille : gadidés

Caractères distinctifs :
3 nageoires dorsales, 2 nageoires anales, 1 ligne latérale de coloration claire, droite même au niveau des pectorales, mandibule légèrement proéminente, pourvue d’un très petit barbillon mentonnier pouvant disparaître chez les adultes.

Confusions possibles :
Le lieu noir peut être confondu avec le lieu jaune.

Il se distingue du lieu jaune par sa ligne latérale claire et droite de coloration noirâtre ou vert sombre et incurvée au niveau des pectorales chez le lieu jaune.

Maturité sexuelle :
Le lieu noir atteint sa maturité sexuelle entre 5 et 10 ans selon les individus (de 61 à 97 cm).

Taille maximale : 1,30m
Taille commune : 30cm-1,10m – Taille minimale autorisée :
35 cm en Mer du Nord, Manche et Golfe de Gascogne.

TAILLE CALIBRAGE CEE(Poisson vidé
ou entier) . Entier, vidé, Etêté, Filet, Darne ,Prêt à trancher .
1 plus de 5kg
2 de 3kg à 5kg exclu
3 de 1,5kg à 3kg exclu
4 de 300g à 1,5kg exclu 4-1
4-2 de 850g à 1,5kg exclu
de 300g à 850g exclu

Son nom latin ou scientifique est le Pollachius virens, Gadus virens. Sa classification se retrouve parmi les Gadidés.

Il a des nageoires à rayons souples et 1, 2 ou 3 nageoires dorsales.

Les nageoires ventrales se trouvent sous la gorge, en avant des nageoires pectorales.

C’est une espèce de fond.
Caractéristique:

Sa mâchoire inférieure proéminente, il possède un petit barbillon qui est parfois absent.

Sa ligne latérale claire. Son anus se situe au niveau de l’extrémité postérieure de la première dorsale.

Sa longueur peut atteindre 70cm dans sa 5e année, mais la longueur maximale connu à ce jour a été de 1m30 environ 27ans.

Comme nourriture:

Ce sont des carnassiers voraces se nourrissant d’harengs, sprats et divers jeunes poissons.

Les jeunes se nourrissent de crevettes et d’alevins.

Reproduction:

Leur maturité sexuelle est entre 5 et 10 ans.

Il se reproduit à la saison froide. Ils pondent chacun 5/8 millions d’oeufs.

Sa zone d’évolution Pélagique:

Ils vivent en ban à des profondeurs d’environ 100 à 200 m une température de 6 à 8°. Poisson très très grégaire, on les trouvent souvent qui suivent les bancs de harengs.

Sa distribution:

Il vivent dans la partie septentrionale de l’Atlantique, près côtes européennes du Golfe de Gascogne jusqu’à la mer de Barents, côtes sud du Groenland jusqu’au 67° de latitude nord, côtes occidentales de l’Atlantique de l’Hudson à New York.

Il se pêche à ,l’hameçon, la senne, le chalut et aux filets de fond.

Lieu jaune

Lieu jaune

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LIEU JAUNE – HISTOIRE

Lieu jaune, appelé aussi lingue franche ou julienne.

Anglais : Pollack, Lythe
Espagnol : Abadejo
Italien : Merluzzo giallo
Pollachius pollachius classe : osteichthyens ordre : gadiformes famille : gadidés

Caractères distinctifs :
3 nageoires dorsales, 2 nageoires anales, 1 ligne latérale sombre (noirâtre ou verte) sensiblement incurvée au niveau des pectorales, mandibule nettement proéminente, dépourvue de barbillon mentonnier.
Confusions possibles :
Le lieu jaune peut être confondu avec le lieu noir ou un merlan de taille comparable.
Il se distingue du lieu noir par sa ligne latérale de coloration noirâtre ou verte et incurvée (de coloration claire et droite au niveau des pectorales chez le lieu noir).
Il se distingue du merlan par sa mandibule proéminente et par l’absence de tache noire à la pectorale.
Taille maximale : 1,30m
Taille commune : 22-75cm
Taille minimale autorisée :30cm en Mer du Nord, Manche et Golfe de Gascogne
TAILLE CALIBRAGE CEE Poisson vidé
ou entier, ,Etêté, , Filet Darne ,Prêt à trancher .
1 plus de 5kg
2 de 3kg à 5kg exclu
3 de 1,5kg à 3 kg exclu
4 de 300g à 1, kg exclu 4-1
4-2 de 850g à 1,5kg exclu
de 300g à 850g exclu

Eglefin

Eglefin

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EGLEFIN – Les vertus d’un bon poisson

Melanogrammus aeglefinus. L’églefin ressemble à la morue mais il est plus petit. Il habite des deux côtés de l’Atlantique Nord. Sa chair blanche et maigre est savoureuse. Elle est plus fragile et plus douce que celle de la morue. En France, l’églefin souvent fumé porte le nom de haddock. Mais il se retrouve aussi sous le nom de Saint-Pierre.

L’églefin mesure environ 50cm et pèse 2kg. C’est une espèce très prisée des pêcheurs et consommateurs européens et nord-américains. Bien que les disponibilités aient fortement baissé, ce poisson est toujours très demandé pour le fumage.

L’églefin s’apparente au Saint-Pierre, bien qu’il soit plus petit. Il est pêché aux environs de 400 m de profondeur à une température entre 4°C et 10°C.

Il migre sur de très longues distances, croît très lentement et a un faible taux de reproduction. Les principales zones de pêche se trouve dans l’atlantique est. On le trouve localement au Canada, aux USA etr en Europe.

Le plus gros églefin a été pêché en Islande, il mesurait 1,12m et pesait 16,8kg.

L’églefin est particulièrement apprécié dans le Nord de l’Angleterre et en Ecosse pour les “fish & chips” et pour le fumage.

EGLEFIN – HISTOIRE

Eglefin ou le Melanogrammus aeglefinus. Classification Gadidés. Il à des nageoires à rayons souples et 1 2 ou 3 nageoires dorsales. Les ventrales se trouvent sous la gorge, en avant des nageoires pectorales. Espèces de fond. Caractéristique Grande tâche noire au-dessus des nageoires pectorales. Ligne latérale noire. Sa longueur est de 30/40 cm à 3-4ans de maturité. Il mesure 40/65cm à 4-8 ans maturité eaux norvégiennes. Il atteint au Maximum 1m et pèsera12kgs. durée de vie 20ans. Sa nourriture est faite de Ophiures, Mollusques, Vers, frai de clupéidés et de Loddes, alevins. Leurs zones d’évolution est tout près des fonds à 10/200 m de profondeur à une température 4 à 10°C. Sa reproduction se fait en hiver les églefins matures gagnent les fonds de frai en mer du nord septentrionale, Norvège, sud-ouest de l’Islande et près des Féroé. Ils frayent de mars à juin aux endroits à forte salinité à une température de 5 à 7°C et à une profondeur de 50 à 150m Ils pondent de 100 000 à 1 million d’oeufs. Les oeufs montent à la surface, les larves éclosent au bout de 2 semaines environ et sont entraînées par les courants. Les jeunes gagnent les fonds en atteignant 5/10cm de long.
La pêche en mer du Nord est une pêche excessive mais égale un épuisement des stocks.

Classification Gadidés – Nageoires à rayons souples et 1, 2 ou 3 nageoires dorsales.

Les nageoires ventrales se trouvent sous la gorge, en avant des nageoires pectorales.

Espèces de fond
Caractéristique Grande tâche noire au-dessus des nageoires pectorales.

Ligne latérale noire. Longueur 30/40 cm (3-4ans maturité) – 40/65cm (4-8 ans maturité eaux norvégiennes) Max 1m (12kgs) durée de vie 20ans.

Nourriture Ophiures, Mollusques, Vers, frai de clupéidés et de Loddes, alevins
Zone d’évolution Tout près des fonds (10/200 m de profondeur température 4/10°C).

Reproduction En hiver les aiglefins matures gagnent les fonds de frai mer du nord septentrionale, Norvège, sud-ouest de l’Islande et près des Féroé.

Frayent de mars à juin aux endroits à forte salinité (température 5/7°C) profondeur: 50/150m) 100 000/1M d’oeufs.

Les oeufs montent à la surface, les larves éclosent au bout de 2 semaines env. et sont entraînées par les courants.

Les jeunes gagnent les fonds en atteignant 5/10cm..

Pêche Mer du Nord Pêche excessive = épuisement des stocks.

EGLEFIN – Melanogrammus aeglefinus.

Classification Gadidés. Nageoires à rayons souples et 1, 2 ou 3 nageoires dorsales. Les nageoires ventrales se trouvent sous la gorge, en avant des de nageoires pectorales. Espèces de fond
Caractéristique Grande tâche noire au-dessus des nageoires pectorales. Ligne latérale noire. Longueur 30/40 cm à 3/4ans de maturité et 40/65cm à 4/8 ans maturité eaux norvégiennes Max 1m; 12kgs durée de vie 20ans. Nourriture Ophiures, Mollusques, Vers, frai de clupéidés et de Loddes, alevins
Zone d’évolution Tout près des fonds de 10 à 200 m de profondeur température 4/10°C. Reproduction En hiver les aiglefins matures gagnent les fonds de frai (mer du nord septentrionale, Norvège, sud-ouest de l’Islande et près des Féroé. Frayent de mars à juin aux endroits à forte salinité pour une température de 5 à 7°C; profondeur: entre 50 et 150m. 100 000/1M d’oeufs. Les oeufs montent à la surface, les larves éclosent au bout de 2 semaines env. et sont entraînées par les courants. Les jeunes gagnent les fonds en atteignant 5/10cm..

Melanogrammus aeglefinus de la famille des Gadidés. C’est un poisson à chair maigre, assez couramment commercialisé fumé sous le nom de haddock, se consommant également à l’état frais. Il se capture au chalut de fond 9 000 t/an, principalement en mer du Nord.
Description: L’églefin a un corps fusiforme, un petit barbillon mentonnier, une tache sombre caractéristique sur la ligne latérale, en dessous de la première nageoire dorsale. Son dos est gris à vert olive, les flancs argentés, le ventre blanc. Il atteint 1 m de longueur pour un poids de plus de 10 kg. Habitat: Il vit généralement près du fond, mais aussi en bancs en pleine eau, dans des zones froides de 1 à 10°C.
Alimentation: Proies de petite taille : poissons, mollusques, crustacés et vers.
Reproduction: La ponte a lieu de février à juin, dans des eaux froides. Une femelle pond jusqu’à 600 000 oeufs qui flottent en pleine eau. Les larves resteront également en pleine eau pendant 3 mois. Ayant atteint une taille de 40 mm, les alevins rejoignent le fond.

Bar

Bar

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BAR – HISTOIRE

Si au pays des pêcheurs le Bar est roi, il l’est aussi au pays des gastronomes. Sa robe argentée et ses larges écailles brillantes illuminent les étals, sa chair fine et goûteuse enchante nos papilles.

Le Bar jouit d’une prestigieuse réputation, sa renommée en fait une espèce très recherchée. Un poisson noble de la famille des Percichthyidae, ordre des Perciformes,
le bar est représenté par deux espèces proches l’une de l’autre, le bar commun Dicentrarchusabrax et le bar tacheté Dicentrarchus punctatus. Espèce côtière présente en Atlantique Nord Est, de la Norvège au Maroc, en Méditerranée et en Mer Noire, il se retrouve sous le nom de “Loup” sur les côtes méditerranéennes et “Loubine” sur les côtes atlantiques.

Le bar commun se reconnaît à son corps fusiforme, ses deux nageoires dorsales séparées et ses opercules protégeant ses branchies. De couleur argentée, il possède de larges écailles brillantes, mesure communément de 40 à 70 cm mais peut exceptionnellement atteindre les 100 cm.

Le bar tacheté, comme son nom l’indique, présente de nombreuses tâches noires sur le corps. On ne le trouve qu’assez rarement sur nos côtes. Le bar vit dans les rochers ou près des plages de sable à vagues déferlantes où il recherche les eaux riches en oxygène.

Toutefois, il lui arrive de pénétrer dans les estuaires ou de fréquenter les étangs saumâtres. Il se déplace en bancs dès la fin de sa vie larvaire, mais les bancs ne vivent pas tous au même niveau, les plus jeunes restant plutôt à la surface de l’eau alors que les plus grands sont dans les profondeurs. Eurytherme, le bar supporte des variations de température pouvant aller de 2 à 32°, euryhalin, il peut subir de grandes variations de salinité.

Les périodes de ponte changent en fonction du milieu : De décembre à mars en Méditerranée, de février à mai dans le golfe de Gascogne et de mai à juin en Irlande. Les frayères sont en général situées dans les anfractuosités des rochers, à moins de 10 mètres de profondeur. A la sortie des étangs, sur le littoral méditerranéen, des concentrations apparaissent dès la première lune suivant le 1er novembre. Elles s’en vont pondre en pleine mer. Après la ponte, vers février, les bars se regroupent et regagnent les étangs, c’est le phénomène de “repasse”.

Très jeune, le bar se nourrit de tout petits crustacés, lorsqu’il atteint 20 cm, il mange des crevettes et des crabes. Devenu adulte il absorbera surtout des poissons sardines, anchois, sprats, harengs, tacauds, mais mollusques et céphalopodes viendront sans problème agrémenter ses menus. Vorace, le bar mange indifféremment le jour ou la nuit, ce qui lui a probablement valu son nom de loup dans certaines régions.

La légende dit que les Romains achetaient le bar à prix d’or, surtout quand il était de grande taille. Aujourd’hui, il a gardé sa réputation de poisson noble et pour l’acheter dans les meilleures conditions, mieux vaut attendre la pleine saison, février ou mars.

BAR – VERTUS

Le Bar, s’il est bar de pêche, pris au chalut, à la senne, à la palangre ou à la ligne, il a chassé pour se nourrir dans les eaux fraîches, entre la déferlante et le rocher.

La teneur de sa chair est en conséquence faible en lipides moins de 3 % et en énergie moins de 100 Kilo calories pour 100 grammes, riche en revanche en protéines près de 20 %.

Tout au long de sa croissance qui peut durer jusqu’à six ans pour atteindre 1 Kg en Atlantique, le bar de de pêche, sauvage et tonique, s’est nourrit d’eau iodée, d’algues microscopiques, de petits crustacés, céphalopodes et poissons. Il y a puisé oxygène, minéraux, oligo-éléments et vitamines. Ce sont tous ces éléments de haute qualité nutritionnelle que le consommateur retrouve dans le bar.

Pour les préserver, la préparation et la cuisson sont de la plus grande importance. Il est essentiel de cuire le poisson avec sa peau et ses écailles, barrière naturelle.

s’il est d’aquaculture, il faut savoir que la teneur de sa chair en lipides autour de 10 %, même si elle reste en deçà de celle de la plupart des viandes, est néanmoins supérieure à celle du poisson sauvage.

Les éleveurs en sont conscients. c’est la raison pour laquelle Aquanord, à Gravelines dans le Nord, le numéro Un des producteurs de bars d’élevage en France soit 1 200 tonnes par an, mène depuis 1995 une démarche de certification.

BAR – SAVOIR ACHETER

Confusions possibles : Le bar commun peut être confondu avec le bar tacheté ou avec le maigre. Le bar commun ne possède de dents que devant:

Caractères distinctifs : Il possède 2 nageoires dorsales séparée, à opercule armé de 2 épines et à préopercule fortement dentelé postéroventralement. Les adultes ne présentent pas de tâches noires. Le palais n’est recouvert de dents que dans la partie antérieure.
Le bar tacheté a des tâches noires sur le corps et des dents sur tout le vomer.

Le maigre possède un préopercule peu ou pas dentelé et un opercule sans épine bien visible. La seconde dorsale est de taille bien supérieure à celle du bar commun 1 + 23 à 25 rayons épineux contre 1 + 12 à 13 rayons épineux chez le bar commun.

A propos de fraîcheur : Attention, la fraîcheur ne s’apprécie pas toujours au brillant de la peau des poissons: Un vieux truc consistant, principalement avec les poissons plats, à répandre sur la partie visible par la clientèle du blanc d’oeuf délayé dans un peu d’eau, pour justement faire briller les poissons les moins frais.

C’est pourquoi, je le redis, n’achetez jamais de poisson ne possédant plus de tête. Néanmoins les poissonniers honnêtes présentent les lottes dépouillées et sans têtes, car les queues prennent moins de place sur l’étalage et à ce propos, les têtes de lotte énormes sont excellentes pour faire de la soupe de poissons en les mélangeant avec d’autres sortes de têtes de poissons bien entendu.

Quelques trucs : Un poisson frais n’est jamais sec mais poisseux, les yeux sont bien remplis, la peau est normalement brillante, sans excès, les branchies sont rouge foncé et d’aspect mouillé quand elles rosissent, avec les franges blanchâtres: attention !, la queue est plutôt flasque et surtout elle ne doit pas être desséchée !

BAR – CUISINE TRADITIONNELLE

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, le poisson n’est nullement trop salé. Le sel relève le goût de la chair et laisse au poisson tout son moelleux.

Il faut savoir bien préparer son poisson avant de le cuisiner, des notions simples mais qui ont une extrême importance : L’écaillage doit être soigneux, avec un couteau, une coquille St Jacques, ou autre. Mais si c’est Monsieur qui opère attention à bien nettoyer le plan de travail ensuite, car les foutues écailles sautent et se collent partout.

Ouvrir le poisson de la bouche à l’anus, le vider, garder les foies, ils sont généralement délicieux. Si l’on poêle les poissons, inutile de garder les têtes car c’est un mange-beurre.

Laver le poisson à l’eau courante et le sécher, sinon, si vous le conservez mouillé au frigo, il perdra son goût.
Ne jamais mettre un poisson au frigo sans l’avoir nettoyé, il est très difficile ensuite de l’écailler et de le nettoyer correctement.

Note sur la préparation : Je rappellerai ici, une fois de plus, que les bons produits pour être appréciés doivent être consommés avec le moins de préparation possible pour que nous puissions en déguster toute la substance, la subtilité.

Araignée

Araignée

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ARAIGNEE – HISTOIRE

Araignée de mer et Maïa squinado. Elle a le corps ovoïde, peu convexe, plutôt déprimé près des bords latéraux. Rostre formé de deux épines. La carapace comporte des piquants représentés par des épines petites et grandes, dont deux grandes entre les deux yeux. On note la présence de soies. l’araignée de mer possède 5 paires de longues pattes ambulatoires. La paire antérieure se termine par des pinces d’égale grosseur. Les autres pattes sont velues sauf la cinquième paire.

l’araignée vit sur l’étage infralittoral dans quelques mètres d’eau jusqu’à 50 m de profondeur. On la trouve aussi bien sur les fonds sableux ou sablo-vaseux que sur des fonds de graviers ou rocheux recouverts de différentes algues, mais elle préfère les rochers couverts de goémon. Adulte, elle est solitaire et assez agressive pour défendre le trou ou l’abri qui lui sert de refuge.

La période de frai a lieu en juillet, moment où les araignées se regroupent en grand nombre. Durant ce mois s’effectue la fécondation des femelles juste après la mue de celles-ci qui, dépourvues d’une carapace solide, se regroupent au milieu du rassemblement pour se protéger des prédateurs. La ponte se fait en janvier et les oeufs sont portés par les femelles durant neuf mois, après lesquelles naissent des larves.

La couleur de la carapace varie beaucoup selon l’habitat, elle peut être rouge foncé, brique, rose ou même blanc délavé. l’araignée de mer a un fort pouvoir de camouflage et il est souvent difficile de la repérer, car sa carapace se couvre parfois de petites algues, de mousse ou même de petites éponges.

l’araignée de mer juvénile se nourrit de plancton. A l’âge adulte, son alimentation est composée essentiellement d’algues, d’échinodermes, oursins, étoiles de mer, de polypes hydroïdes et poissons morts.

La première reproduction n’intervient que l’année suivant la mue terminale, et ce sur une large gamme de taille puisqu’une femelle adulte peut peser de 300 grammes à plus de 1,5 kg et un mâle de 300 grammes à plus de 2,5 kg.

ARAIGNEE – SAVOIR ACHETER

Male ou femelle comme d’habitude ?

Ordre inférieur: Brachyura

C’est un crabe épineux qui vit dans les fonds marins sablonneux et que les pêcheurs vont chercher jusqu’à 50 m en profondeur.

Ses pattes longues et fines sont disposées comme celles de l’araignée, d’où son nom.

Sa carapace très bombée est ronde, presqu’en forme de coeur, de 10 à 20 cm de large, avec deux petites pointes vers l’avant.

Il peut atteindre 30-35 cm de long. De couleur jaune rosé à beige, elle prend les teintes du sable avec parfois des reflets châtain-rouge.

Outre sa couleur dans les tons de sable, il se camoufle en se plaçant de petites touffes d’algue à l’arrière.

On les retrouve sur la côte Atlantique, notamment au Portugal.

En Amérique, c’est l’espèce la plus abondante qui fréquente les eaux de la côte de la Floride en hiver, au grand détriment des pêcheurs de crabes de roche et de crabes bleus car ils arrivent à se faufiler dans les cages, gobent l’appât et s’en retournent tranquillement.

Très sensible à la salinité des eaux, ils fuient l’embouchure des fleuves.

Il se nourrit surtout d’anémones de mer.

C’est un balayeur de fonds consciencieux qui joue un rôle vital dans l’écosustème sousmarin.

Appelée crabe en Bretagne, elle ne doit être achetée que vivante, elle se choisit à la densité comme un melon ! Le plus fort poids possible en fonction du volume.

Chair très fine, surtout chez la femelle
cuire comme n’importe quel crabe dans l’eau bouillante avec une pincée de sel et quelques gouttes de vinaigre.

L’araignée femelle est de loin la plus fine au goût, les pinces ou “grosses pattes” sont plus petites que chez le mâle et à cette saison la poche ventrale regorge d’oeufs.

Le mâle est très bon aussi mais son goût est plus fort, plus sauvage.

ARAIGNEE – CUISINE TRADITIONNELLE

La cuisson est simple : Mettre à bouillir de l’eau salée en quantité suffisante pour recouvrir l’araignée. L’eau étant en pleine ébullition y plonger la bête, les pattes vers le fond. Quand l’eau bout à nouveau, compter environ 25 minutes. Je vous rappelle que l’araignée est bien meilleure chaude que froide.

Recette salade d’araignée de mer

J’ai bien envie de vous proposer la salade d’araignée de mer, c’est relativement simple, la préparation sera de 30 minutes, la cuisson de 20 minutes avec un temps d’attente de 2 heures.

Pour 4 personnes , prenez 4 araignées de mer, 2 oeufs durs, 4 feuilles de laitue, 1 demi botte de persil, 1 échalote, 6 cl d’huile d’arachide, 4 cl de vinaigre de cidre, 1 brin de thym, 2 feuilles de laurier, du sel et du poivre.

Faire cuire les araignées pendant 20 minutes dans de l’eau bouillante salée avec le thym et le laurier. Les égoutter et les décortiquer. Mettre la chair des pattes, des pinces et de la tête dans un saladier, verser l’huile et laisser gonfler pendant 2 heures au frais. Laver les feuilles de laitue, éplucher et émincer l’échalote. Ecaler et hacher les oeufs durs. Pour le service, ajouter le vinaigre, le persil ciselé et l’échalote dans le saladier. Saler, poivrer et mélanger. Garnir le fond des carapaces avec les feuilles de salade, les oeufs durs. Y déposer la chair de l’araignée.

Ange de mer

Ange de mer

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ANGE DE MER – HISTOIRE

L’ange de mer squatina squatina, en anglais Angel shark est un requin benthique très plat. Il doit son nom à la forme de ses nageoires. Il est migrateur et se déplace vers le nord en été. On le rencontre sur les côtes tempérées d’Europe et d’Afrique du nord, du rivage jusqu’à une profondeur de 150 mètres.

D’activité nocturne, il passe ses journées enfoui dans la vase ou le sable, ne laissant dépasser que ses yeux. Sa méthode de chasse est basée sur l’embuscade : Lorsqu’un poisson passe près de lui, il ouvre grand la bouche et, créant ainsi un fort courant d’eau, l’aspire et l’avale. Il se nourrit de poissons divers (beaucoup de poissons plats, de crustacés et de mollusques). Le plus grand ange de mer capturé mesurait 2,44 mètres. Il est ovovivipare.

Ces requins sont des requins plats et rassemblant beaucoup à des raies mais leur corps n’est pas tacheté. Les épines dorsales sont présentes en faibles quantités ou absentes, et elles sont positionnées sur la ligne moyenne du corps jusqu’aux ailerons dorsaux. Certaines épines se trouvent au-dessus des yeux et du museau. La surface ventrale est couverte de tentacules. Les extrémités arrières des nageoires pelviennes s’étendent jusqu’à l’origine du premier aileron dorsal.

La bouche est en position terminale et non ventrale comme les raies. Les fentes brachiales sont en position latérales. Leur dos est soit de couleur pétrole soit brun verdâtre avec l’existence parfois de quelques tâches plus foncées.

En moyenne, ces requins mesurent 1,7 mètres mais leur taille peut avoisiner les 2,5 mètres. A la naissance, ils mesurent entre 20 et 30 cm.