Tomme de Savoie

Tomme de Savoie

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Originaire de la Savoie, c’est le fromage pour ceux qui ne veulent pas grossir. Maigre ou gras, il est agrémentée parfois de marc de raisin, de cumin ou de fenouil.

Le Tomme de Mégève

Le Tomme de Mégève au bon goût de noisette, de lait frais et d’herbe vive vieillit vite et présente rapidement des moisissures superficielles.
Vin d’accompagnement: avec un vin blanc de Savoie ou un vin jaune du Jura
Produit: lait de vache partiellement écrémé
Fabrication:le caillé est mis sous presse dans des moules
l’affinage varie de 1 à 12 mois
bénéficie de soins attentifs: ils sont retournés, lavés, brossés régulièrement
Pâte pressée non cuite, souple, lisse et sans trous
Croûte grise, souvent fleurie naturellement de jaune et rouge et qui sent normalement le moisi
Valeur nutritive au 100 g
Calcium: 657 à 865
Calories: 326 à 384
Glucides: 0
Lipides: 24 à 29 g
Protéines: 22 à 27 g

Question cuisine:nature au petit déjeûner,excellent pour gratiner;
accompagne la soupe au caillou.
Cette tomme est un fromage au lait de vache, à croûte dure, fabriqué en Savoie. Sous cette appellation générique se cache parfois la Tomme de Beaufort, de Bauges, de Bonneville… La tomme de Savoie prend ainsi le nom de son village d’origine pour bien marquer un savoir-faire local.

TOMME DE SAVOIE – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Saint-Agur> Hermitage, Porto
Picadon de la Drôme> Chateauneuf-du-Pape
Saint-Joseph
Livarot > Pommard, Corbières
Tomme de Savoie> Rouge de Savoie
Coulommiers > Meursault, Pomerol

Pour bien accorder les fromages et les vins vous pourrez suivre les indications du tableau ci-après. Mais la tradition veut que le champagne soit au centre de la fête. Vin de c’ur et d’esprit, il accompagnera à merveille toutes les saveurs de ces fromages

Reblochon

On dit que son origine remonte au XIVème siècle. Il est fabriqué à partir de lait issu de trois races de vache : la tarine, l’abondance, la montbéliarde. On apprécie sa douce saveur de lait et de noisette, sa pâte tendre et homogène.

Saint-Félicien

Fermier ou laitier, fait au lait de chèvre, le Saint-Félicien est très proche du Saint Marcellin par sa fabrication et son goût. Fabriqué dans la région du Vivarais (Rhône-Alpes), c’est une pâte molle à croûte naturelle fleurie très onctueuse.

Sainte-Maure

Originaire d’une vaste région au centre de l’Indre-et-Loire où les troupeaux sont nombreux, le Sainte Maure est une pâte molle au lait de chèvre, au goût de noisette affirmé et parfumé. Pour l’anecdote, la paille placée en son centre sert à consolider le fromage au moment du démoulage.

Vieux Pané

Il est bon comme du bon pain… Sa croûte fine, rose orangée légèrement fleurie, son goût typé et subtil, sa texture onctueuse et aérée évoquent tradition et authenticité. C’est un fromage de caractère au goût franc, fabriqué au lait de vache en Mayenne. A déguster avec sa croûte naturelle : il en sera que plus riche en goût et en arôme.

Saint-agur

Saint-agur

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SAINT-AGUR – HISTOIRE

Fabriqué en Velay (Haute-Loire) au coeur de l’Auvergne, le Saint-Agur est une pâte persillée à la personnalité unique. Ce fromage surprend et séduit par l’extrême fondance de sa pâte qui sublime son authentique caractère persillé. C’est un fromage à base de lait de vache.

Fromage… S comme Saint-Agur

La teneur en matière grasse des fromages: une fausse réputation.
Fabriqué à partir du lait, le fromage est un aliment sain et naturel. Quant à sa réputation de produit gras, elle est très exagérée. Pourquoi? Tout simplement parce que la teneur en matière grasse indiquée sur l’emballage fait référence au fromage débarrassé de son eau, l’extrait sec. Mais ce que nous consommons est un produit contenant un certain pourcentage d’eau. Ainsi, la teneur réelle en matière grasse du fromage est bien inférieure à celle indiquée. Le Chavroux, étiqueté à 45% de MG et contenant 73% d’humidité, ne comporte en réalité que 12,9% de lipides! De même, le Caprice des Dieux ne contient que 30% de MG alors qu’il est étiqueté à 60%…

Nos fromages sont “nourriciers”
Sous un faible volume, le fromage dispense des éléments essentiels de construction, de croissance et d’entretien des muscles, des organes et des os. Sa teneur en calcium est élevée et constitue la principale source de calcium alimentaire. La preuve? 100 g de Saint Moret apportent 120 mg de calcium et 100 g de Fol Epi en apportent 721 mg! Le fromage comprend aussi beaucoup de protéines. Pour reprendre nos exemples, 100 g de Saint Moret apportent 9,5% de protides et cette valeur passe à 22,6% pour le Fol Epi! La présence de vitamines complète la valeur nutritionnelle du fromage : A (croissance, peau, vision, pouvoir anti-infectieux), B (bonne utilisation des glucides, des lipides et des protéines, bonne transmission de l’influx nerveux), D (croissance, lutte contre le rachitisme).

Nos fromages sont bénéfiques à tous les âges de la vie
Le fromage est un produit qui s’adresse particulièrement aux enfants et aux personnes âgées. Aux enfants, parce qu’ils ont besoin pour se développer de protéines, de matières grasses de bonne qualité nutritionnelle, de vitamines et surtout de calcium. C’est pour eux que nous avons créé P’tit Louis, Nature de P’tit Louis et P’tit Louis Suprême Vitalité, qui leur apportent 75 mg de calcium pour 100 g, et Cric Crac de P’tit Louis, le champion, avec 165 mg. Et aux personnes âgées, parce qu’elles se nourrissent peu et qu’elles ont besoin d’absorber calcium et vitamines en quantité suffisante sous un faible volume. Et aussi parce que la densité osseuse, surtout chez les femmes, est moindre. Fine bouche, riche en calcium, en vitamines et en phosphore et Henri léger gourmand, qui se caractérise par une teneur élevée en calcium et en sodium, sont particulièrement adaptés aux seniors.

Nos fromages donnent du tonus
Le fromage procure du plaisir quand on le consomme et de l’énergie quand il a été assimilé par l’organisme. Les sportifs et tous ceux qui ont besoin de fournir un effort particulier le savent bien. Idéal en cas de petite faim, au goûter ou à n’importe quel moment pour reprendre des forces, le fromage, comme tous les produits laitiers, apporte une sensation immédiate de bien-être et redonne du tonus. Pour toutes ces occasions, nous proposons une gamme variée de mini-portions : mini Caprice, mini Bresse Bleu ou encore From’à la carte, un délicieux assortiment de petites portions : Saint Moret, Saint Agur, Tartare, Chavroux, P’tit Louis, Bresse Bleu, Coeur de Lion. Et avec les coques fromagères P’tit Louis et les mini bouchées fromagères Apérifrais, les amateurs ont vraiment l’embarras du choix !Consommer du fromage, c’est choisir d’être en bonne santé. Longtemps.

Roquefort

Roquefort

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Un Roquefort en affinage de 10 jours…

Déjà apprécié au Moyen-Âge, ce fromage est aujourd’hui importé dans plus de 90 pays. Originaire de Roquefort dans l’Aveyron, c’est un fromage somptueux à point.
Les fleurines purifient l’air et dans les caves règnent une température assez basse pour que se développe le “penicillium roqueforti”, le champignon local qui servira à piqueter le fromage.

Ce champignon est aussi indispensable que le curé à la messe dit-on dans la région de Cambolou.
Déjà existant au temps de Charlemagne, il faut attendre 1070 pour que le Roi Charles VI, reconnaisse l’affinage aux habitants de Roquefort.
Par la suite de multiples libertés furent prises et des arrêtés protégèrent ce fromage.
L’appelation d’origine définie par la loi du 26 juillet 1925, est protégée sur le plan internationnal.
Pendant des siècles la récolte du lait de brebis était cantonné aux alentours du village, puis elle s’étendit au languedoc, Tarn, lozère…
La production laitière atteint son maximum en avril et mai. Il faut en moyenne 4.5 litres de lait pour obtenir un kilo de Roquefort. Le lait soit être affiné obligatoirement au “rocher de Combalou”, dont les limites furent fixées par une décision de justice.
Le fromage est d’abord transpercé par des aiguilles pour favoriserl’expulsion des gazs carboniques et le développement du champignon.
Après trois semaines il est envelopé dans de larges feuilles d’étain pour freiner la croissance du champignon. Ils sont ensuite rangés sur des étagères pendant 3 mois.
C’est ainsi qu’il arrive dans vos assiettes, crémeux et odorant à souhait !

Le même roquefort après un mois d’affinage…

Une pâte d’un blanc crémeux, lisse, un peu résistante, persillée uniformément du coeur à la couronne… vous l’avez reconnu sans doute !Onctueux, légèrement luisant et à l’aspect velouté, il est vendu sous forme cylindrique.

Valeur nutritionnelle aux 100g:
– calcium: 600-870g
– calories: 344-370
– lipides: 29-33g
– matières grasses: 52%
– phosphore: 0.4g
– protéines: 20g
– sodium: 4g
Certes le Roquefort est délicieux mais mesdames, amatrices de fromages, sachez qu’il n’est pas l’ami des silhouettes de vacances ! Alors attention aux excès !

L’affinage à maintenant 6 mois…

Recette de Feuilleté au Roquefort

– 300g de pâte feuilletée
– 100g de roquefort
– 20g de fromage frais
– 50g de béchamel
– 1 oeuf
– sel
– poivre

Abaissée la pâte et la découper en 4 grands rectangles.
Broyer le roquefort, battre les oeufs, en réserver un peu pour la dorure et verser le tout dans une terrine avec la béchamel.
Malaxer la pâte et diviser celle-ci en quatres parts, rectifer l’assaisonnement.
Rabattre les bords, souder à l’oeuf et enfourner 25 minutes à 220°C. Servir tiède.
ROQUEFORT – MICRO-ONDES
Un affinage de couleur rosé…

Froid ou chaud !
Le roquefort est aussi bon froid que tiède après un court passage dans le micro-ondes.

Faire fondre le fromage quelques minutes au micro-ondes, et le tartiner sur des croûtons aillées ou natures.
Se déguste en gourmandise à l’apéritif, en quatre heure pour les enfants ou tout simplement en accompagnement de diverses salades.

Un fromage de roquefort fini d’affiné

Bien affiné, à point il sera de couleur beige clair. Le Roquefort adore jouer les accompagnateurs écclectiques ! Le pineau des charentes est un compagnon idéal pour le roquefort.

Idée boisson: un vieux porto ou un sauternes de 5 à 6 ans.
Côté cuisine, il adore la crème, les poires, sans oublier le raisin et petite exclusivité: Essayer les pâtes aux Roquefort, un délice des dieux !!!

Le roquefort est complètement affiné …

Quand un fromage de Roqueforta terminé son affinage, les moisissures qui sont en réalité le champignon qui l’aura fait évolué sont devenues vert foncé. Là vous êtes sûr que votre fromage est prêt à être dégusté. Ce fromage est fragile, il vaut un certain prix, couper le avec attention pour ne pas le détériorer. La perte est souvent dans l’imprésentable…

Quand le fromage n’est plus présentable sur la table, sur la fin, il est souvent séché donc moins moelleux ou émiétté. On peut donc l’utiliser soit en le rajoutant à une béchamel, soit en saupoudrant une salade pour lui donner du goût.

Provolone

Provolone

PROVOLONE – Fromages d’Italie

L’appellation Provolone est dérivé du mot napolitain prova/provola qui indique, en Campanie, un laitage typique à base de lait de buflonne, à pâte filée, consommé frais.

Par contre, localement, on remplace ce nom par des qualificatifs se rapportant aux diverses formes et dimensions de ce fromage – du petit Provole qui pèse moins d”un kilo au Giganti qui peut représenter un mètre et demi de haut. On retrouve des Pancette, des Mandarini, etc. pour illustrer sa forme sphérique, en poire, cylindrique, etc.

Fabrication :Après avoir obtenu le caillé, le fromager le travaille comme une pâte jusqu’à ce qu’il file et devienne élastique en le plongeant dans de l’eau presque bouillante. Le fromager a la délicate tâche de modeler ensuite le fromage en évitant la moindre bulle d’air ou de liquide dans la pâte de telle facon que la surface extérieure devienne lisse et uniforme.
Ensuite vient l’étape du salage dont le temps est déterminé par kilo/jour. Ensuite le fromage est retiré de la saumure, lavé à l’eau froide et attaché par paire avec des cordes. On le suspend alors à cheval sur des supports pour une semaine d’étuvage.

Il arrive parfois que l’on fume ce fromage pour lui donner une saveur particulière.
Provolone fort:Le Provolone fort est obtenu généralement à partir du caillé de chevreau durant les traites d’hiver. Il doit mûrir plus longtemps, jusqu’à une année, pour obtenir un fromage destiné à être râpé.

Provolone doux:Le Provolone doux ou moelleux utilise au contraire du caillé liquide de chevreau.

Fiche descriptive
Produit lait de vache entier préalablement pasteurisé
Régions de production en Vénétie, en Lombardie, particulièrement dans la province de Crémone
Affinage 3 à 12 mois
Pâte compacte, élastique
Croûte mince et brillante, de couleur jaune doré protégée par une mince couche de parafine.
Présentation Cône tronqué de poids variable mais généralement
Poids: 4 à 5 kilos
Malgré ses formes diverses, il présente toujours une apparence tronco-conique, légèrement rainurée, pour faire passer les cordes par lesquelles on le pend, par paire, pendant sa maturation.
Goût Il existe deux sortes de Provolone selon son degré de maturité
Provolone doux, au goût très velouté
Provolone fort ou Piccante

Valeur nutritive Riche en
Calories (4 700 au kilo)
Matières grasses (45 % minimum)
Protéines
Utilisation
Nature, de type doux:
C’est le fromage de table par excellence servi nature
avec des fruits,avec des noix
Nature, de type fort
nature, à la fin du repas
tartiné d’un peu de beurre frais
comme assaisonnement pour les entrées à saveur méridionale
Préparations culinaires
Les deux types de Provolone se prêtent agréablement aux plats cuisinés. Au four, le Provolone fond et file facilement, s’amalgamant à la perfection aux autres ingrédients.

PROVOLONE – tradition

La tradition dit que sa naissance se situe pendant la seconde moitié du 19e siècle, avec le transfert vers le Nord, où se trouvaient les grands élevages bovins, de fromageries méridionales spécialisées dans la production de pâtes filées. Né en 1975, le Consortium de défense réunit aujourd’hui 30 producteurs.

Fabrication: Fromage semi-dur à pâte filée, compacte, de couleur légèrement paille, dont la saveur est délicate pour le fromage affiné jusqu’à 3 mois, et qui est plus prononcée, presque piquante, pour le fromage affiné pendant plus longtemps. Obtenu à partir de lait de vache entier à l’acidité naturelle, il bénéficie de la double préparation commune aux pâtes filées : la véritable caséification et le filage. L’affinage va de 3 mois à un an, et il peut être fumé. La production annuelle est de 23 000 tonnes environ.

Ce fromage contient des protéines, des lipides, des glucides, du calcium et des vitamines nobles. Il convient à l’alimentation de personnes de tout âge et en particulier aux jeunes enfants.
Il s’agit d’un fromage de table typique, idéal pour les en-cas. Il fond facilement ce qui le rend parfait pour certains types de préparation culinaires, mais il accompagne également très bien les légumes et le pain de campagne. Il prend toute sa force lorsqu’il est associé à des vins étoffés et profonds.

PROVOLONE – CUISINE TRADITIONNELLE

Conservation
Les fromages à pâte ferme peuvent très bien se conserver pendant une durée qui va de quelques semaines à plusieurs mois pour certains. En fait, pendant ces quelques semaines, le fromage continue à mûrir et à développer des saveurs plus marquées recherchées par un nombre croissant de consommateurs.
Veillez à conserver vos fromages dans l’emballage d’origine ou dans un contenant de plastique hermétique. Quelques traces blanches sur le fromage indiquent un début de moisissure; la partie atteinte peut être jetée et le fromage remballé dans du papier absorbant.
Réfrigérez à une température allant de 1 à 3 °C.

Fromage italien à pâte pressée et filée à la structure compacte, à base de lait de vache. La consistance du provolone va du moelleux au ferme suivant son degré de maturité. Le provolone se reconnaît à sa présentation, non pas en meule, mais p.ex. : en rouleau, en boule ou ficelé en forme de goutte, de poire. Il se consomme comme fromage de table ou sous forme râpée quand il est ancien. On le trouve aussi présenté en fromage de petite taille, sous le nom de provolino. (Je le coupe en tranche pour le mettre sur mon bol plein de soupe à l’oignon, et je gratine au four.

PROVOLONE – SAVOIR ACHETER

On les consomme à tous les repas de la journée, accompagnés de fruits frais ou secs, de pains de toutes sortes, de trempettes ou d’olives, de vin ou de lait. On les tranche, on les râpe, on les incorpore à bien des sauces, on les fait fondre au four, on les glisse dans les sandwiches et on les émiette dans les salades. En dépit de leur appellation, les ” pâtes fermes ” sont tendres, parfois friables même, et fondent agréablement sous la dent.

Particularités
Beaucoup moins riches en eau que les ” frais “, un peu moins humides que les ” demi-fermes “, les pâtes fermes ont une teneur en matières grasses qui va de 20 % à 31 %. Leur pâte égouttée est fortement pressée pour en extraire une plus grande quantité de lactosérum.
c’est au cours de la période d’affinage, qui varie selon les fromages, que les ” yeux ” vont se former chez certains (comme l’Emmental). Ces ouvertures si élégantes qui fascinent les enfants sont dues à la formation de gaz qui dilate la pâte avant qu’elle ne se raffermisse.

Picodon

Picodon

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PICODON – un fromage de terroir…

Ces petits palets, fabriqués dans la Drōme ą partir de lait de chèvre, bénéficient d’une A.O.P. Leur croūte naturelle est légèrement fleurie. On appréciera leur goūt de noisette avec un léger piquant qui variera selon le degré d’affinage choisi…

Le Picodon puise son goût si délicatement parfumé dans le climat aride et chaud de son pays. Car c’est sous le ciel méditerranéen et dans la rigueur des paysages escarpés que les chèvres donnent le meilleur d’elles-mêmes et de leur lait… pour le meilleur du Picodon.

L’aire géographique du Picodon A.O.C. est composée des départements de l’Ardèche et de la Drôme ainsi que le canton de Barjac pour le Gard et l’enclave de Valréas pour le Vaucluse . Le mot Picodon est réservé à cette zone et à l’A.O.C. depuis le décret du 25 août 2000. La saveur caractéristique du Picodon provient exclusivement du lait de chèvre entier. Autrefois, ces chèvres produisaient peu de lait en hiver. Alors les fermiers ont eu l’idée de le conserver sous la forme d’un fromage: Le Picodon. Pour lui apporter son goût unique, les chèvres se nourrissent essentiellement de fourrage ou de céréales produits sur place. Dès que le temps le permet, elles sortent pour pâturer pleinement au soleil.

Symbole de toute une culture le Picodon est aujourd’hui le produit de la Drôme et de l’Ardèche par excellence.
Le “Picaoudou”, comme on dit en langue d’oc, sait offrir un c’ur tendre, un goût à la fois franc et subtil qui cache une note de noisette. Sous la forme d’un joli palet de 5 à 7 cm de diamètre et de 1,8 à 2,5 de haut, le Picocon dévoilent une pâte blanche ou jaune. Au cours de la période d’affinage, il se couvre d’une croûte fleurie à la couleur bleue et blanche. Sa texture fine, régulière et souple, peut apparaître agréablement cassante après un affinage prolongé.

Avec ses 45 % de matière grasse minimum, le Picodon révèle toute la générosité de sa terre natale.
es origines remontent au 14e siècle, les premières traces écrites se trouvent à Dieulefit, Valréas, St Félicien, Tournon.

Au 16e siècle, Ronsard le dégusta au château de Tournon.
Au 18e siècle on le retrouve dans les redevances en nature de la plupart des baux fermiers.
Le 19e siècle lui donne la notoriété; en codifie les qualités gustatives et les méthodes de fabrication; lui donnant un rôle économique important (voir le train du Picodon dans les années 1890 entre Dieulefit et Montélimar). La production était familiale et donnait lieu à une commercialisation des excédents. De nos jours la tradition est perpétuée par les transformateurs, les affineurs et les producteurs fermiers. Le mot Picodon vient de l’occitan pichot (petit) dont l’orthographe varie selon les époques et les lieux : Picaudou, Picaïdon, Picaudon…

Un savoir-faire ancestral

Aujourd’hui, le Picodon AOC est encore fabriqué dans le respect de la tradition artisanale. Les producteurs mélangent le lait entier cru de chèvre avec une très faible quantité de présure. Puis, délicatement, ils montent le caillé à la louche dans des faisselles à bords arrondis et percées de trous. Pendant la phase d’égouttage, chaque fromage est retourné au moins une fois. Le salage s’effectue sur les deux faces exclusivement au sel sec, fin ou demi-gros. Ensuite, les fromages sont démoulés, séchés puis affinés pendant 8 jours au minimum. 14 jours après l’empressurage, les fromages prennent l’appellation “Picodon” et peuvent se déguster immédiatement ou plus secs. Il y a deux types d’affinages : classique avec une croûte fleurie blanche ou bleue et Dieulefit avec une croûte lavée et un affinage prolongé (au moins un mois. De nos jours la tradition est perpétuée par les transformateurs, les affineurs et les producteurs fermiers. Il y a 125 producteurs fermiers dont 40 livrant aux affineurs, 260 producteurs de lait, 4 affineurs et 4 entreprises.

Picodon affiné “méthode Dieulefit”
Le Picodon affiné “méthode Dieulefit” concentre tous les parfums du Picodon traditionnel. Le goût est franc, caractérisé par un goût caprique et légèrement piquant. Le poids minimal est de 45 grammes et la surface est blanche ou crème clair.

Le picodon affiné “méthode Dieulefit” comprend :
Une première phase d’affinage en caisse pendant 15 jours minimum dans un local humide, afin de permettre le développement de moisissures de surface (bleuissement).
Une phase de lavage à l’eau claire qui permet d’enlever la moisissure de surface, de réhumidifier le picodon et de renforcer les arômes (deux lavages minimum sont nécessaires).

Une deuxième phase d’affinage dans un local saturé en humidité, pendant 8 jours minimum, amène le picodon “méthode Dieulefit “à maturité (goût et texture).

Le picodon une AOC en prime

L’A.O.C. est une dénomination géographique qui permet d’indiquer la provenance du fromage dont la qualité et les caractères sont exclusivement liés à ce lieu.
L’A.O.C. consacre donc les facteurs naturels d’un terroir (conditions de production , et les facteurs humains (savoir-faire et pratiques) dans leur relation aux spécificités du fromage.
Quatre conditions doivent être réunies pour l’obtention de l’A.O.C. :

le produit doit provenir d’une aire géographique délimitée
il doit répondre à des conditions de productions précises,
il doit posséder une notoriété et une antériorité dûment établies,
il doit faire l’objet d’un agrément.
Pour les fromages, le respect de ces conditions signifie que la production et la collecte du lait, la fabrication et l’affinage du fromage devront s’effectuer dans l’aire géographique ainsi délimitée. Outre les conditions de production est définie également la définition des qualités du fromage et de ses caractéristiques (format, poids, type de pâte, matière grasse, critères de présentation, qualités organoleptiques etc….
Des contrôles sont réalisés de la production du lait au produit fini mis sur le marché.

L’Institut National des Appellations d’Origine (INAO) s’est vu confié par la loi la gestion des appellations d’origine pour tous les produits. A u sein de l’INAO, le Comité National des Produits Laitiers (CNPL) est particulièrement chargé des appellations d’origine fromagère. Il possède un pouvoir de décision pour la reconnaissance des appellations d’origine et la fixation des conditions de production et d’agrément, ainsi qu’un pouvoir de consultation à propos de toutes les questions relatives aux appellations d’origine.

L’utilisation du nom de l’appellation d’origine est réservée aux fromages conformes, élaborés dans l’aire géographique délimitée. Un producteur en dehors de cette aire n’a donc pas le droit d’utiliser le nom de l’appellation d’origine.
De même, un producteur situé dans la zone d’appellation, mais dont les conditions de production ne sont pas conformes aux règles de l’appellation, ne peut utiliser celle-ci.

Pour chaque fromage, la reconnaissance de l’appellation d’origine est consacrée par un décret, définissant : le nom de l’appellation protégée, l’aire géographique de production, les caractéristiques du fromage, ainsi que les conditions de production, de contrôle et d’agrément .
Pour le Picodon : Décret du 29 décembre 1986 puis Décret du 26 avril 1996 et enfin Décret du 25 août 2000.

PICODON – SAVOIR ACHETER

Mieux connaître pour mieux acheter.

Les éleveurs sont situés en zone de montagne dans l’arrière pays, entre Dieulefit, La Motte Chalencon et Buis-les-Baronnies, en passant par Bourdeaux, Rémuzat et Nyons. Qui sont ces chèvres et que mangent-elles ?
Elles ont en commun d’avoir été sélectionnées pour leur rusticité, condition indispensable à leur adaptation à la vie en montagne.
Elles sont nourries de l’herbe des prairies et des feuilles des parcours, ainsi que du foin et des céréales récoltés par l’éleveur. Un hectare moyen nourrit de 2 à 7 chèvres au maximum, c’est la condition pour obtenir un lait de qualité.
Si un complément est donné, son origine végétale et l’absence de tout composé médicamenteux (hormones, antibiotique, etc…) vous garantissent la composition de votre “Dieulefit”.

La fabrication du fromage à la ferme.
Elle se fait comme avant, du lait cru, le petit lait de la veille, un peu de présure et un savoir-faire ancestral, sans adjonction de ferment artificiel. Une seule concession au modernisme, l’hygiène : c’est le respect, par chacun, des normes européennes sanitaires.
La présure sert à cailler le lait et l’apport de petit lait (ou sérum), par acidification, favorise le caillage. Le Lait emprésuré est maintenu à une température moyenne de 20° pendant 20 à 30 heures dans la salle de caillage.
Opération essentielle :
l’hygiène Le caillé est séparé avec
délicatesse du sérum Il est moulé dans des faisselles
au moyen d’une écumoire
Le démoulage s’effectue après 24 heures d’égouttage au cours desquelles le fromage sera retourné au moins une fois. Un premier salage est effectué, à raison de 0,5 g par fromage.
Après toutes ces opérations, les tommes fraîches sont placées sur des claies. C’est à ce stade que l’affineur prend en charge ces tommes fraîches par camion réfrigéré.
Un savoir-faire qui explique comment un paysage peut se transformer en arômes.
Après collecte des tommes fraîches entre 3 et 5 jours de fabrication chez les éleveurs par véhicule réfrigéré, déballage des caisses de collecte sur claie pour mise en séchage, un resalage est effectué selon la provenance.
Les tommes fraîches sont mises au séchage à l’air naturel pendant 2 à 3 jours selon le circuit d’affinage, jusqu’à devenir des tommes sèches.
Alors commence, par le triage des fromages secs, véritablement l’affinage.
Affinage court
Dans des locaux spécifiques avec une température et une hygrométrie contrôlée allant de 5 à 14 jours selon le type de produits :
– Chèvres fermiers crémeux (5 à 6 jours)
– Picodon AOC (14 jours).
Affinage long
La première phase d’affinage :
Un séchage très lent est suivi d’un long séjour, d’au moins un mois, dans une première cave où le fromage se couvre d’un soyeux manteau bleu.
Cet ensemencement en flore noble est spontané, issu du lait d’origine à qui la montagne a confié ses richesses. C’est à ce moment que naissent les arômes caractéristiques de ce Picodon très singulier. Regarder; sentir, goûter, trier et décider du bon moment pour le premier lavage, c’est tout l’apanage d’un métier pour lequel on ne compte pas ses heures. Heureusement, le connaisseur reconnaîtra le Picodon…
L’affinage final entrecoupé de lavages :
Ce sont les caresses de l’eau et le séjour dans une autre cave qui permettront d’obtenir le moelleux recherché. Alors délivré de leur longue maturation, les arômes emprisonnés au c’ur de votre “DIEULEFIT” s”exhalent enfin.

Monts de Cats

Monts de Cats

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MONTS DE CATS – Un fromage du Nord

On peut très bien accompagner le Monts de Cats d’un Beaujolais ou d’un Gamay. Il était dégusté autrefois par les familles du Nord, le matin dans leur café. Le nom “mont des Cats” viendrait d’une peuplade germanique les “Cattes” arrivés d’outre Rhin vers 406 ap. J.C.

Les moines antonins venus de Belgique construisirent un ermitage au sommet du mont au milieu du XVIIe siècle. Détruit à la révolution, une communauté cistercienne reconstruisit un monastère élevé au rang d’abbaye en 1847.

Selon les notes du journal d’un frère, la tradition fromagère de la communauté du mont des Cats est antérieure à 1870. L’activité principale de la Communauté cistercienne du mont des Cats est la production fromagère.

On peut trouver à la fromagerie située au village de Godewaersvelde :

le mont des Cats
le flamay : une pâte demi-cuite
le pain de l’abbaye : un flamay en forme de pain

Fiche descriptive
Le Mont de Cats est un fromage de lait de vache à pâte pressée non cuite, à saveur douce, pâte ferme et souple sous une croûte dure. Il se présente en meule d’une belle épaisseur. Sa croûte est de couleur orangée.
Comment le fabrique-t-on’ Sur le modèle du Saint Paulin, ce fromage à pâte onctueuse de couleur crème est affiné deux mois en caves

Valeur nutritive
au 100 g Calcium: 657 à 865 g
Calories: 326 à 384
Glucides: 0
Lipides: 24-29 g
Protéines: 22-27 g

Consommation nature en fin de repas en en-cas avec des crudités ou des fruits et des craquelins.

Mizithra

Mizithra

Les Fromages grecs.

Ils se présentent comme une boule tendre. C’est un produit tiré du lait de brebis. Sa pâte est un fromage blanc, frais, doux, mou, non-salé.

Question cuisine: on peut le manger nature, au couteau. Il entre dans la confection de plats doux,
d’entremets salés, en palets frits, il est transformé en gâteaux.

Le lait

lait

Chaîne de qualité du Lait en France

Le lait et les produits laitiers sont parmi les aliments les plus contrôlés. De la ferme aux points de vente, ils sont soumis à une chaîne de contrôles ininterrompue qui garantit de façon absolue la sécurité du consommateur.

La traite mécanique empêche toute contamination extérieure. Grâce à la machine à traire, le lait passe directement du pis de la vache au tank à lait, sans jamais circuler à l’air libre. Aussitôt après la traite, le lait cru est refroidi à 4°C et conservé en tank réfrigéré jusqu’au ramassage par camions isothermes. Cette réfrigération empêche la prolifération des micro-organismes.

Le lait produit est contrôlé à la collecte, et payé en fonction de sa qualité, selon trois critères : qualité biologique, teneur en matière grasse, teneur en matière protéique.

Ces contrôles sont effectués par des laboratoires interprofessionnels.

A la laiterie, des contrôles de qualité sont effectués sur le lait à son arrivée. D’autres contrôles ont lieu au cours de la fabrication ainsi que sur les produits finis.
Le lait de vache recèle une grande richesse de constitution.

En moyenne, un litre de lait cru contient près de 900 g d’eau et 130 g d’extrait sec, en proportion variable :
35 à 45 g de matière grasse
47 à 52 g de lactose
33 à 36 g de matières azotées, soit 27 g de caséine, 6 g de protéines
de lactosérum (albumines et globulines)
9 g d’éléments minéraux : 1,3 g de calcium, 1 g de phosphore, 1,6 g
de potassium, 1,1 g de chlore, 0,5 g de sodium, 0,14 g de magnésium.

Sa masse volumique est de l’ordre de 1 030 g/l pour un litre de lait entier à 40 g/litre de matière grasse.
Le lait de brebis est nettement plus riche que le lait de vache. Sa teneur en matière sèche est de l’ordre de 200 g/l contre seulement 130 g/l pour le lait de vache. En moyenne, le lait de brebis renferme 75 g/l de matière grasse contre 40 g/l pour le lait de vache. La teneur en matières azotées est la moyenne de 60 g/l contre seulement 35 g/l pour le lait de vache.

Les teneurs en lactose (50 g/l) et en sels minéraux (11 g/l) sont également supérieures à celles du lait de vache : 47 g/l pour le lactose et 8 g/l pour les sels minéraux.

Le lait de chèvre, contrairement au lait de vache, ne contient pas de béta-carotène, aussi le lait de chèvre a t’il une couleur blanche que l’on retrouve dans les fromages. Le lait de chèvre a une composition assez voisine de celle du lait de vache avec des teneurs en matière grasse de 41 g/l, en lactose de 45 g/l et en sels minéraux de 8 g/l.

Si la teneur en matières azotées du lait de chèvre est supérieure à celle du lait de vache (40 contre 35 g/l), on notera que sa teneur en caséine qui conditionne le rendement en fromage est plus faible.
La proportion de caséine dans les matières azotées est en effet de 76% contre 78% pour le lait de vache ; ce qui explique un rendement fromager moindre avec du lait de chèvre.

En outre, et ceci est une caractéristique du lait de chèvre, la proportion d’azote non protéique (NPN) qui est éliminée dans le lactosérum représente 7% de la matière azotée totale, contre seulement 5% pour les laits de vache et de brebis.

La teneur moyenne en matière sèche du lait de chèvre est du même ordre que celle du lait de vache (134 contre 130 g/l), mais inférieure à celle du lait de brebis (200 g/l).
Comment s’y retrouver en achetant son lait dans le commerce ?

Santé : mythes et réalités de A à Z

Les produits laitiers sont bons pour la santé, ils contribuent de façon importante à satisfaire nos besoins nutritionnels et à maintenir un état de santé optimal.On en dit le plus souvent du bien… on en dit aussi parfois du mal, comme d’ailleurs à propos d’autres aliments (sucre, viande, sel, café, certains légumes etc…).
Qu’en est-il réellement ? Nous vous proposons une mise au point qui s’appuie sur des connaissances scientifiques et médicales les plus récentes.

Tension artérielle
Le rôle de l’alimentation dans la survenue de l’hypertension artérielle n’est pas élucidé. Parmi les présumés coupables, on a longtemps suspecté le sel ou plus exactement le sodium que la plupart des aliments renferment (pain, conserves, charcuteries, fromages, etc). Mais les résultats des études sont très contradictoires et il existe de très grandes variations individuelles à l’ingestion de sodium.

Les nutritionnistes conseillent donc par précaution d’éviter de consommer du sel de façon excessive au moins chez les personnes génétiquement prédisposées. A l’inverse, il serait dangereux de se mettre au “régime sans sel” ou de limiter de façon importante son apport en sel sans prescription médicale.L’influence d’autres nutriments (potassium, calcium…) a été évoquée dans le contrôle de la pression artérielle. Plusieurs études ont montré que des consommations élevées de calcium – donc de produits laitiers – étaient associées à des chiffres de pression artérielle moins élevés que ceux des faibles consommateurs.Chez des sujets hypertendus, des apports élevés en calcium ont un effet favorable sur la pression artérielle. C’est aussi le cas chez la femme enceinte, comme l’ont montré des études récentes.Certains minéraux présents dans le lait – calcium et potassium – peuvent jouer un rôle important dans le contrôle de la pression artérielle.

Prise de poids
Tous les aliments, en dehors de l’eau, apportent de l’énergie (des calories). Celle-ci dépend de leur composition en protéines, lipides, glucides et alcool. Les lipides apportent deux fois plus de calories que les protéines ou les glucides.En règle générale, plus un aliment est riche en eau, moins il apporte de calories. Ainsi pour les produits laitiers, on passe pour 100 g de produits de 32 kcal (lait écrémé) à 414 kcal (fromage à pâte persillée) et 760 kcal (beurre).Quels produits laitiers conseille-t-on pour un régime amaigrissant ?Dans les cas de régimes amaigrissants, les nutritionnistes recommandent la consommation de produits riches en protéines, pauvres en lipides et sans sucre ajouté. La large gamme des produits laitiers écrémés et demi-écrémés répond à ces critères.Quel que soit le régime amaigrissant prescrit, les produits laitiers doivent garder une place prépondérante. L’allégement en lipides garde au produit la plupart de ses qualités nutritionnelles. Seul le contenu en vitamines liposolubles, A surtout et D est modifié.

Digestion
Certaines personnes disent ne pas “digérer” le lait. Plusieurs causes sont évoquées ­ d’ordre psychologique, physiologique… ­ ou sont encore inexpliquées. La sensation de pesanteur lors de la digestion, parfois évoquée, peut être liée à la teneur en matière grasse des produits, une teneur élevée en lipides entraînant une digestion plus lente. Dans ce cas, un lait partiellement écrémé pourrait alors mieux convenir.
Le beurre contient des acides gras à chaîne courte, c’est pourquoi il est parfaitement digeste : à consommer de préférence cru ou fondu…

Intolérance
Peut-on être intolérant aux produits laitiers ?
L’intolérance au lactose est due à un défaut de digestion du lactose, sucre principal du lait, par manque d’une enzyme, la lactase. Cet état s’observe le plus souvent après le sevrage, à un âge variable. Certains groupes de population sont plus touchés que d’autres. En France, on estime que l’intolérance au lactose serait plus marquée au Sud de la Loire qu’au Nord.

Mais la fréquence réelle est difficile à estimer car les symptômes digestifs (ballonnements, diarrhées…) ne sont pas spécifiques. De plus, les seuils d’intolérance individuels sont très variables ; très peu de personnes sont totalement intolérantes.

En règle générale, de petites quantités de lait (moins d’un quart de litre par prise) ou de lait inclus dans des préparations sont très bien supportées. Yaourts et fromages à pâte ferme le sont également. Quand les symptômes digestifs sont importants, on exclut totalement le lactose de l’alimentation après une série de tests réalisés sous contrôle médical.

Ostéoporose
L’ostéoporose est une maladie du squelette qui se caractérise par une diminution de la masse osseuse, associée à une détérioration architecturale du tissu osseux. L’os devient alors plus fragile et risque de se fracturer lors d’un traumatisme souvent minime, ou même spontanément.

Tous les os peuvent être atteints, mais les fractures du col du fémur ou de l’extrémité inférieure de l’avant-bras, et les tassements vertébraux sont les plus fréquents. L’ostéoporose touche préférentiellement les sujets âgés et surtout les femmes après la ménopause.

Dans une population qui vit de plus en plus longtemps, l’ostéoporose pose un problème majeur de santé publique. On compte chaque année en France environ 35.000 fractures du poignet, plus de 40.000 nouveaux tassements vertébraux et plus de 55.000 fractures du col du fémur, qui ont un coût humain et social très élevé. La meilleure prévention de l’ostéoporose est la constitution d’un stock osseux maximal au cours de la croissance, pendant l’enfance et surtout l’adolescence. C’est en effet du début de la puberté à la fin de l’adolescence que se constitue près de la moitié du capital osseux. Celui-ci est sous la dépendance de facteurs génétiques, mais aussi de facteurs d’environnement sur lesquels il est possible d’intervenir. Ainsi de nombreuses études ont démontré que des apports calciques élevés – de l’ordre de 1200 mg/jour, ce qui correspond aux apports recommandés français – permettent d’optimiser le capital osseux chez l’adolescent.A partir de la ménopause, l’objectif est de limiter la perte osseuse. La prévention repose sur le traitement hormonal, la consommation suffisante de calcium, la prévention des carences en vitamine D et un ensemble de règles hygiéno-diététiques telles que l’exercice physique régulier, la modération des consommations d’alcool, de café et de tabac : ces mesures préservent la masse osseuse et surtout diminuent le risque de fracture. La prévention nutritionnelle est efficace même chez les femmes très âgées comme l’a démontré une étude française dans un groupe de femmes de plus de 80 ans. C’est dans cet esprit de prévention que les experts recommandent, chez les sujets de plus de 50 ans, un apport quotidien de 1200 mg de calcium par jour.En pratique, les consommations réelles de calcium en France sont très inférieures aux recommandations. Les trois quarts des adolescents ont des apports quotidiens inférieurs à 1000 mg, et les femmes ménopausées ne consomment en moyenne que 700 mg de calcium par jour. Pourtant il suffirait de consommer au moins un produit laitier à chaque repas pour couvrir les besoins en calcium et limiter les risques d’ostéoporose.

Car, dans un quart de litre de lait, il y a 300 mg de calcium particulièrement assimilable à cause du rapport phosphocalcique du lait. Pour trouver l’équivalent, il faudrait ingérer 1 kg d’oranges ou 850 g de chou ! Or, en moyenne, il nous faut 900 à 1000 mg de calcium par jour (1200 mg pour les adolescents, les femmes enceintes et les personnes âgées).
Un demi-litre de lait apporte la même quantité de protéines
que 70 g d’emmental ? Vrai
Ou que 180 g de fromage blanc, 100 g de viande ou de poisson, 4 yaourts… LES BONS USAGES

Cancer
Le cancer est une maladie multifactorielle qui associe des facteurs génétiques et environnementaux. Parmi ces derniers, l’alimentation, ou plutôt ses déséquilibres, a souvent été évoquée comme facteur favorisant l’apparition de certains cancers alcool en excès et cancer de l’oesophage ; produits fumés et salés et cancer de l’estomac…

A l’inverse, d’autres études mettent en avant le rôle protecteur de certains nutriments, vitamines A, C, E, sélénium ou aliments, fruits et légumes. Les résultats des études sont encore très parcellaires et inconstants.
Actuellement, aucune preuve formelle n’indique qu’un aliment, ou même un composant alimentaire soit la cause d’un cancer chez l’homme.

En ce qui concerne les produits laitiers, c’est leur teneur en lipides et leur participation à l’apport calorique total de la ration qui ont été mises en cause. Là encore, il n’existe aucune preuve. Au contraire, certains travaux ont plutôt montré des effets protecteurs de certains acides gras du lait appelés CLA Conjugated Linoleic Acid ou Acide Linoléique Conjugué sur le cancer du sein.

CARIE DENTAIRE
Les caries sont des lésions dentaires, qui entraînent la destruction irréversible des tissus durs de la dent. Elles résultent de l’action de bactéries sur les sucres apportés par les aliments.
Le pouvoir cariogène d’un aliment dépend de plusieurs facteurs : sa teneur en sucres, sa durée de rétention dans la bouche, sa fréquence de consommation, sa capacité à stimuler la salivation…Des recherches récentes suggèrent que le lait et les produits laitiers, fromages surtout consommés juste après des produits sucrés pourraient protéger des caries.
Le lait renferme en effet plusieurs composants susceptibles d’avoir un effet anticarie : des vitamines, des phospholipides, des minéraux, calcium, phosphore et des protéines.

CHOLESTEROL
Il faut d’abord rappeler que le cholestérol est indispensable à la vie. Il entre dans la constitution des membranes des cellules ; il constitue la molécule de base qui donnera ensuite naissance à différentes molécules dont nous ne pouvons nous passer (hormones, acides biliaires, vitamine D…
Il est donc normal d’avoir du cholestérol dans le sang. Le cholestérol de l’organisme provient pour les 2/3 du cholestérol fabriqué par le foie. Si les apports de cholestérol alimentaire augmentent, la fabrication du cholestérol diminue et, inversement, si on en mange moins, on en fabrique d’avantage, ceci pour la grande majorité de la population. De ce fait, le taux du cholestérol sanguin reste relativement stable.
Des études ont d’ailleurs montré qu’une réduction des apports alimentaires en cholestérol avait peu d’influence sur le taux de cholestérol sanguin.
Dans l’alimentation, le cholestérol provient principalement des abats, viandes, oeufs et produits laitiers non écrémés…

Lait – Histoire

564 millions de tonnes de laits produits dans le monde en 1999.

Le Français boit 73,3 litres de lait par an, l’Irlandais 161,9 litres, le Finlandais 142,7 litres, l’Anglais 120,4 litres, l’Allemand 63,1 litres, le Grec 56,4 litres

Aliment biologique par excellence, le lait fut de tous temps un symbole de fertilité, de richesse et d’abondance.
Si les siècles passent, le lait demeure. Les premières traces d’élevage laitier remontent à 10 000 ans, au Moyen-Orient. Les plus anciennes représentations de “laiterie” se trouvent à Sumer, en Mésopotamie. En Inde et en Asie est bu le lait de zébu, de bufflonne, de jument. La consommation de laits fermentés, dont le fameux koumys (lait de jument légèrement alcoolisé) remonte à la domestication des animaux.

On en trouve les premières traces en Eurasie. Dans d’autres contrées, le lait de chamelle ou d’ânesse est un aliment incontournable…
Dans l’Antiquité, Grecs et Romains prisent le lait de brebis et de chèvre, sans négliger le lait d’ânesse.

Ils apprécient particulièrement le colostrum, premier lait de la chèvre après la naissance du chevreau, très épais. Le lait entre dans la composition de nombreuses recettes, notamment celles d’Apicius : omelette au lait (oeufs battus avec lait et huile, cuits à la poêle et assaisonnés de miel et de poivre). Celui-ci préconise aussi de faire dessaler les viandes dans un mélange de lait et d’eau miellée.Les Gaulois possèdent des troupeaux de vaches dont ils boivent le lait. Ils l’utilisent dans les bouillies, essentiel de leur alimentation, et le goûtent mélangé de sang. Ils apprécient également les laits fermentés. Chez eux, grâce aux invasions barbares, de nouvelles races de bovins apparaissent, dont la race normande. Puis, à travers les siècles, la race bovine devient la principale productrice de lait. Cependant, le lait, privilège des paysans, reste un produit rare et cher dans les villes, on ne sait pas le conserver plus d’une journée. Au XXe siècle, le développement de la prophylaxie, joint à la sélection de plus en plus scientifique des espèces les plus performantes ont apporté des progrès considérables dans le rendement laitier. Aux Etats-Unis, il s’élève à presque 7 700 litres par vache et par an. Suivi par la vache canadienne (6 200 litres par an) ; puis européenne et française (5 512 litres par an).

En Afrique, une vache laitière produit en moyenne 450 litres chaque année.

Aujourd’hui, on dénombre environ 228 millions de vaches laitières dans le monde, dont 71 millions en Asie (avec 34 millions en Inde), 36 millions en Afrique, 36 millions en Amérique du Sud, 23 millions en Ukraine et Russie, 22,1 en U.E., 20 millions en Amérique du Nord et 5 millions en Océanie.

Avec 479 millions de tonnes sur 564 millions de tonnes de laits tous confondus, la production de lait de vache domine nettement celle des autres espèces : 63 millions de tonnes pour le lait de bufflonne, 12 millions pour le lait de chèvre, 8 millions pour le lait de brebis.En 1999, la France a collecté 22,4 milliards de litres de lait de vache, 329 millions de litres de lait de chèvre et 221 millions de litres de lait de brebis.Produit de la vie, le lait continue ainsi de se tailler une place de choix dans notre société moderne. Voire, grâce à l’étonnante variété de ses produits dérivés, une place primordiale.

LES PRODUITS LAITIERS LA FABRICATION

En France, la production laitière mobilise 145 000 exploitations et sa transformation industrielle
60 000 personnes.

Un peu d’anatomie
Animaux dociles dont la mamelle se prête à la traite, les mammifères femelles ruminants herbivores ont un estomac particulier. Ils transforment des végétaux sans grande valeur nutritive pour l’homme en éléments utilisables par leur organisme.

L’estomac de la vache comprend en effet quatre compartiments : le rumen (ou panse), le feuillet, le réseau et la caillette.

D’un poids moyen de 600 kg environ, une vache laitière absorbe 80 à 100 litres d’eau (mais 50 litres lorsqu’elle n’est pas en période de lactation) et 60 à 80 kg de nourriture par jour.

Elle passe 8 heures par jour à s’alimenter, entrecoupées de pauses de rumination qui, additionnées, lui prennent 9 à 12 heures.

Théoriquement, lorsqu’elle arrive à maturité sexuelle, (entre neuf et douze mois, selon les espèces), la génisse est apte à être fécondée. Mais, on attend généralement deux ans pour la première gestation. Après le vêlage, la lactation dure dix mois.

Elle est entretenue par la tétée du veau ou la traite. Elle connaît un pic à la septième semaine, puis diminue progressivement. Selon les races, elle peut atteindre à certaines périodes plus de 30 litres par jour.
La production d’une bonne vache laitière varie entre 4 000 et 7 000 litres de lait par lactation. Mais, dans certains troupeaux, on observe des performances individuelles dépassant les 10 000 litres.

Sécrété par l’animal, pour parvenir sur notre table, le lait connaît plusieurs étapes :
La traite
Très contraignante, elle doit s’effectuer matin et soir, tous les jours de l’année. En 1915, l’invention de la machine à traire a soulagé les éleveurs d’un travail fatigant.

Aujourd’hui, la traite à la main est devenue marginale dans les pays développés. Le lait est réfrigéré dans un tank à lait juste après la traite, avant d’être pompé par le camion-citerne de la laiterie liée par contrat au producteur. En France, depuis la loi Godefroy (1969) le lait lui est payé selon plusieurs critères : qualité bactériologique (établie selon le nombre de micro-organismes présents dans 1 ml de lait), qualité sanitaire (définie selon le nombre de cellules somatiques dans 1 ml de lait), germes butyriques, lipolyse et recherches d’inhibiteurs (antibiotiques).

Le taux de matière grasse ( référence = 38 g par litre) et le taux de matière protéique (référence = 32 g par litre) définissent le “lait standard” pris en compte pour le paiement du lait aux producteurs.Le respect de ces normes implique un grand nombre de contrôles au moins trois fois par mois. Ils sont effectués par 29 laboratoires interprofessionnels laitiers agréés, répartis dans toute la France.Il existe globalement trois grandes catégories de lait, A, B, et C, et une catégorie A ou super A qui tend à se généraliser dans toutes les régions. Aujourd’hui, plus de 96% des laits produits en France sont de catégorie A ou Super A. Conditionnement du lait en brique

Conditionnement du lait en bouteille
La standardisation
Selon les espèces, le type d’alimentation et les saisons, la composition du lait est variable.
Le taux de matière grasse peut s’élever de 30 à 70 g par litre
L’écrémeuse-standardisatrice permet d’harmoniser la composition de laits provenant de différentes exploitations.

En particulier pour faire correspondre le taux de matière grasse à celui exigé par la législation dans les laits de consommation et les produits laitiers.

L’homogénéisation
Ce traitement physique par pression fait éclater les globules de matière grasse en fines particules homogènes.
L’objectif : éviter que la matière grasse ne remonte à la surface, ne gêne l’écoulement du lait ou ne se dépose sur l’emballage lors du traitement thermique de conservation.
L’homogénéisation est inutile pour les laits concentrés sucrés, facultative pour le lait pasteurisé, mais indispensable pour les autres types de lait.

Le traitement thermique
Très riche en éléments nutritifs, le lait contient des micro-organismes susceptibles de se développer après la sortie de la mamelle. Parmi eux, certains sont utiles (ferments lactiques…), d’autres nuisibles à la qualité. Exceptionnellement, certains peuvent être pathogènes.
Pour stopper le développement de ces micro-organismes, des traitements de conservation sont nécessaires. Ils sont physiques et non chimiques.

Ainsi, selon le type de produit désiré, le lait subit différents traitements :
La pasteurisation
Traitement le plus courant pour la destruction des germes pathogènes éventuellement présents.
En général, le lait est chauffé à 72°C pendant 15 secondes, puis immédiatement refroidi. Parfois, il est nécessaire de le porter à 85°C pendant 20 secondes. Tout dépend de sa composition.A la suite de la démonstration par Louis Pasteur du rôle des micro-organismes dans la fermentation du lait et de leur sensibilité à la chaleur, Emile Duclaux a mis au point le traitement thermique destiné à les détruire. Il l’appela “pasteurisation” en hommage au grand savant.

La stérilisation
Le lait est chauffé à plus de 100°C afin de détruire tous les micro-organismes susceptibles de s’y développer.

Le lait – cuisine traditinnelle

Pendant des siècles, les conditions de conservation précaires rendaient délicate l’utilisation du lait en cuisine. On cherchait par tous les moyens à éviter qu’il ne tourne, c’est-à-dire qu’il ne caille.

Cependant, les vertus culinaires du lait sont connues depuis l’Antiquité. Car, du fait de ses multiples composants, protéines, lactose, matière grasse, eau il sait émulsionner, gélifier, sucrer, fixer les arômes et favoriser la coloration.
En matière de goût, l’importance du plaisir des yeux n’est plus à démontrer. Le lait préserve la blancheur à la cuisson de certains produits : poissons, légumes. Il adoucit celle des potages.
En confiserie et en pâtisserie, à cause du chauffage du lactose, il favorise l’avènement d’une belle couleur naturelle pour nombre de préparations. Le feuilletage, préalablement badigeonné de lait devient d’un agréable doré.
Le lait influe aussi sur la texture des aliments. Il est utilisé en marinade pour réhydrater, fruits secs, pain, en fond de cuisson, lotte, turbot, carotte, pomme de terre, riz, semoule.., pour donner du moelleux, en association avec d’autres ingrédients, comme la farine, les oeufs, le beurre, le sucre pour renforcer l’onctuosité.
Peut-on imaginer un gratin dauphinois sans lait ? Et que dire de la sauce béchamel ou de la crème anglaise ?
Associé à l’oeuf, il influe sur la texture et le goût de nombreux produits. Il est indispensable dans les appareils à crème prise, les soufflés. En se fixant autour de chaque globule de matière grasse pour éviter qu’elles ne s’agglomèrent entre elles et se dissocient en remontant à la surface, les protéines du lait montrent leurs qualités.
Elles ont des propriétés émulsifiantes et de gélification. Propriétés savoureusement mises en valeur par la crème anglaise : certaines protéines se transforment en gel à une température comprise entre 70° et 85°C, ce qui augmente la viscosité de la crème. Après réfrigération, la crème épaissit encore : le mérite en revient cette fois à la matière grasse qui cristallise au froid.
On ne s’en passe pas dans les entremets froids : riz ou lait, et dérivés condé, gâteau de riz, de semoule, tarte à la bouillie, crème frangipane, crèmes parfumées, chocolat, caramel.., blanc-manger, bavarois, dame blanche, crème pâtissière… Il est fortement présent dans la pâtisserie régionale : far breton, clafoutis, galette strasbourgeoise, dampf nudel, pudding…
Clafoutis au raisin
Haddock poché sauce crème
Le lait permet de fluidifier ou de détendre des ingrédients : par exemple de la crème épaisse, dans le cas de la chantilly.
Il constitue également un excellent support pour les saveurs, salé ou sucré.
Il dessale les poissons haddock, personnalise les pâtes pâte à crêpes, à beignets auxquelles il donne un arôme caractéristique, adoucit les veloutés de légumes, les purées.
Enfin, son goût relativement neutre lui permet de s’associer à de nombreux ingrédients : viandes, fruits, légumes, céréales…

MYTHES ET REALITES sur le lait

Le lait est un aliment complet ?
Oui et non
Car aucun aliment n’est réellement complet. Le lait est l’aliment le plus complet qui existe, il est riche en glucides, protéines, calcium, minéraux et en vitamines, mais pauvre en fer et dépourvu de fibres. C’est l’aliment qui permet le développement du petit mammifère jusqu’à l’âge où il devient capable de diversifier son alimentation.

Maroilles

Maroilles

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Le Maroilles, le plus fin des fromages forts

Fromage! poésie! bouquet de mes repas,
Que sentirait la vie, si l’on ne t’avait pas ?”
Un fromage du Nord. Le Nord a son fromage. Produit depuis le VIIe siècle, le Maroilles est l’un des 27 fromages français bénéficiant d’une appellation d’origine.

D’où vient-il ?
Il doit son nom à une petite commune de l’Avesnois où existait jadis une importante abbaye dans laquelle furent affinés les premiers fromages Maroilles du nom de l’antique village gaulois : MARO-IALO qui signifiait “Grande clairière”. Une antique ordonnance “l’Ecrit des pâturages” prescrivait aux habitants des villages de Marbaix, Taisnières en Thiérache, Noyelles, et Maroilles de convertir le lait de leurs bêtes en fromage le jour de la Saint-Jean-Baptiste 24 juin pour les remettre aux commis de l’abbaye de Maroilles le jour de la Saint-Remy 1er octobre soit près de cent jours plus tard. En 1245 un arrêt de l’évêque de Cambrai confirmait cette ordonnance.

En 1356, la Cour de Mons rappelle la redevance du “Fromage à la vache” : “Tout li manant et habitant ens dittes villes qui avoient vache donnant laye devoient et estoient tenus annuellement de tout ce lait que toutes les dites biestes donnoient en cestienne nuit Saint jean Baptiste, faire fromage et ychiaux porter ou envoyer lendemain à l’église de cescune ville Saint Humbert, lieux accoutumés et délivrer as comis u députés en che cas dudit labbet, et on otel manière à cestienne nuit el jour Saint Remy”

Le Maroilles, un terroir

Le maroilles, fromage A.O.C., est exclusivement produit en Avesnois-Thiérache : c’est à son sol imperméable que cette région doit la luxuriance de ces pâturages qui permettent l’entretien d’un cheptel de vaches françaises frisonnes Pie Noire. Sans la qualité des laits, sans le savoir-faire millénaire des hommes de ce Pays, le Maroilles ne pourrait acquérir sa saveur si particulière. Son nom vient de l’antique village de Maroilles.

Sa fabrication comporte 3 étapes principales : La fabrication du caillé, oeuvre du fromager. La fabrication du caillé revêt une importance capitale : elle règlera la suite de l’affinage. Et c’est tout l’art du fromager que de savoir maîtriser cette étape où le lait va être transformé, une première fois, dans des cuves d’emprésurage. C’est à lui d’apprécier la température et l’acidité du lait et de tenir compte de ses variations saisonnières de composition. Après coagulation, le caillé est versé dans des moules qui seront régulièrement retournés. Démoulés, les fromages sont ensuite salés pour leur assurer une bonne conservation. Le Maroilles blanc est alors terminé.

Qui est-il?
Le Maroilles est un fromage de lait de vache à pâte molle et croûte lavée. Il se présente le plus souvent sous forme de pavés de 720 g environ. On le trouve également en formats plus petits : 540 g le SORBAIS – 380 g, le MIGNON – 180 g ler QUART. Sa croûte moelleuse est de couleur orangée, légèrement striée.

Comment le fabrique-t-on’ Avec le bon lait des vaches noires et blanches de l’Avesnois, on fabrique par emprésurage un Maroilles blanc, qui est séché dans un hâloir où il se couvre d’une légère moisissure bleue. Après avoir été lavé, le Maroilles est descendu, pour l’affinage en caves; ces caves de l’Avesnois aux propriétés naturelles bien spéciales qui donnent au fromage sa saveur si particulière.

Il faut 2 à 3 mois de soins attentifs pour faire un bon Maroilles.

Valeur nutritive
au 100 g Calcium: 150 à 575 g
Calories: 260 à 350
Glucides: 0
Matières grasses: moins de 45%
Lipides: 20-26 g
Protéines: 20-21 g
Consommation nature en fin de repas
en gratin, en goyère, en tarte aux oeufs
Clafoutis au Maroilles

MAROILLES – Une AOC bien mérité

AOC reconnue par le jugement du 17 juillet 1955,
Régie par le décret du 24 mai 1976
modifié par le décret du 29 décembre 1986. Le Maroilles est un fromage au lait de vache, à pâte molle à croûte lavée rouge orangé. Sa teneur en matière grasse est d’au moins 45%.
C’est un pavé de 13 cm de côté et de 6 cm d’épaisseur, pesant 720 g environ mais peut être fabriqué dans de plus petits formats :

sorbais 540 g, mignon 360 g, quart 180 .
Originaire de la Thiérache, située près de la frontière belge entre le Hainaut et les Ardennes, au paysage verdoyant de bocages et de luxuriantes prairies, le Maroilles doit son nom à l’antique village de Maroilles Maro Lalo ou “grande clairière” des Gaulois. Il y a un millier d’année que les moines de l’Abbaye de Maroilles inventèrent la “merveille de Maroilles”. Très vite, ce fromage devint célèbre.

Philippe Auguste, Saint Louis, Charles VI, François 1er, Charles Quint, et aussi Fénelon, Turenne en faisaient leurs délices. Aujourd’hui son aire de production reste limitée à la région naturelle que constitue la Thiérache, c’est-à-dire quelques communes des départements de l’Aisne et du Nord.

Avec le lait emprésuré, on fabrique un fromage blanc qui sera moulé puis salé, soit au sel sec puis en saumure, soit directement en saumure.

Après démoulage, le fromage est mis dans un séchoir ventilé, où il se couvre au bout de huit à dix jours d’une légère flore naturelle.

Brossé et lavé, il est affiné en cave, où il séjournera de trois à cinq semaines suivant son format jusqu’à obtention d’une magnifique croûte rouge due aux ferments d’affinage.
A l’oeil : croûte rouge orangé homogène plus ou moins foncée, lisse et brillante. Au toucher : pâte souple et onctueuse présentant un léger coeur.

Au nez: fort bouquet ; odeur franche et caractéristique. Au goût : saveur corsée de terroir. Le Maroilles se mange surtout en fin de repas.

MAROILLES – SAVOIR ACHETER

Le Maroilles est un fromage de lait de vache à pâte molle et croûte lavée. Il se présente le plus souvent sous forme de pavés de 720 g environ. On le trouve également en formats plus petits : 540g le SORBAIS, 380g le MIGNON 180g ler QUART. Sa croûte moelleuse est de couleur orangée, légèrement striée.

Il entre aussi dans la composition de recettes régionales, comme la flamiche, la rôtie au fromage. On l’accompagnera d’un vin rouge bien charpenté comme le Lalande-de-Pomerol ou, à la mode de la Thiérache, de bière ou de cidre du pays.
Pour toutes précisions, s’adresser au :
Syndicat des Fabricants et Affineurs
du Fromage Maroilles 148, avenue du Général de Gaulle
B.P. 20
02260 LA CAPELLE
Tél. : 03 23 97 57 57 – Fax : 03 23 97 57 58. AOC

Livarot

Livarot

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LIVAROT – HISTOIRE

C’est probablement l’un des plus ancien fromage de Normandie. Une pâte molle à croûte lavée, faite au lait de vache, reconnaissable aux lanières qui la cerclent et qui lui ont donné son autre nom de “Colonel” (5 bandes à la manière des galons militaires !).

Sa saveur relevée et son odeur puissante en font le “fromage des plus connaisseurs”.

Gruyère

Gruyère

GRUYERE – HISTOIRE

Ici, dans la petite ville de Gruyère, sis à l’ouest du pays en Suisse romande, tout y respire la santé, les habitants ont conservé les traditions fromagères transmises de génération en génération depuis le XIIe siècle de ce fromage à trous qui a pris une renommée internationale

Au XIIe siècle, les fermiers de la région de Gruyères devaient payer une taxe pour aider les bonnes oeuvres de la fameuse Abbaye de Rougemont. Cette taxe se payait en fromage que l’Abbaye revendait et dont elle tirait des revenus. Pour maintenir une quantité uniforme et une production régulière, l’Abbaye fournissait l’équipement le plus “moderne” qui soit pour sa fabrication. Aussi, peu après l’an 115, la production du gruyère atteignit un niveau de qualité et, au XVIIIe siècle, ce fromage prit une extension dans toute la Suisse et au-delà de ses frontières. Aujourd’hui, 350 villages répartis dans les cantons suivants s’adonnent à la fabrication:
147 dans le canton de Fribourg,
121 dans celui de Vaud,
36 dans le canton de Bern,
20 à Neuchâtel,
6 dans le Jura,
5 à Schwyz,
4 à Lucerne et autres disséminés.

Fabrication:Le gruyère ressemble à son célèbre cousin, l’Emmenthal, mais son goût est plus prononcé. Les quelques trous, s’il en existe, qui se forment au cours de son long raffinage, sont beaucoup plus petits. Un meule moyenne de 35 kilos requiert approxativement 420 kilos de lait, soit la production journalière de 30 vaches laitières.
Le goût unique du gruyère est dû à un traitement spécial durant la période de fermentation et d’entreposage. La meule est gardée continuellement humide pour lui conserver une surface “graisseuse”.

Durée d’affinage: de 4 à 5 mois
Durée de maturation: de 5 à 14 mois
On confond parfois le gruyère naturel et le gruyère pasteurisé qui est un mélange d’emmenthal et de gruyère naturel, à pâte molle, de forme triangulaire et vendu enveloppé de papier aluminium.

Produit
lait de vache frais, partiellement écrémé et non-pasteurisé
Présentation :sa texture ressemble à son cousin l’emmenthal
pâte ferme, affiné et mûri naturellement.
Les quelques trous, s’il en existe, qui se forment au cours de son long raffinage, sont beaucoup plus petits. que l’emmenthal.
Arrivé à maturité, il comporte souvent de petites craquelures
Croûte naturelle
vendu en meule cylindrique de 65 à 85 livres
Goût:ressemble à celui du beurre mais légèrement piquant
Valeur nutritive au 100 g
Matières grasses: 31%
Protéines: 28%

Question cuisine:

c’est un fromage qu’on râpe, cru, en tranche, il adore le pain bien beurré, la tomate, il fond bien et, par ce fait, entre dans la fondue proprement dite, les sauces au fromage, les gratins, la soupe à l’oignon, etc.

Gorgonzola

Gorgonzola

GORGONZOLA – HISTOIRE

Il y a plus de mille ans, en Lombardie, dans la petite cité de Gorgonzola, les troupeaux fatigués qui revenaient des pâturages alpestres vers les riches prairies du Pô, avaient coutume de s’arrêter pour se reposer avant de reprendre leur transhumance.

Le nom de ce merveilleux bleu s’est perdu dans la nuit des temps alors que les fromagers fabriquaient un fromage à partir du surplus de lait de ces vaches fatiguées et le surnommaient Stracchino di Gorgonzola (Stracco signifiant fatigué). Un jour, cela se passait au XIe siècle, un fromager distrait, oublie un ballot de caillé qu’il avait mis à égoutter et ce, pendant toute une nuit. Au matin, conscient de son étourderie mais ne voulant pas perdre le produit de sa traite, l’ajoute à la traite du matin et se retrouve devant un fromage persillé, truffé de moisissures verdâtres. Ainsi naquit le gorgonzola comme quoi les erreurs peuvent parfois engendrer d’heureux dénouements. A cette époque, et pendant plusieurs décennies, le gorgonzola a été vendu recouvert d’une enduit fait à base de brique rouge pulvérisée, de lard et de safran.

Fabrication:Il existe un gorgonzola à deux pâtes, au goùt bien prononcé mais peu connu. Sa méthode de fabrication est complexe car il provient de deux traites: il faut placer la traite de la veille au centre et celle du matin sur le pourtour, le fond et le dessus. Il repose ainsi dans un moule cylindrique en bois recouvert de toile. Le fromage doit être retourné toutes les deux heures en le pressant.

Celui qui trône habituellement sur notre table est doux, constitué d’une seule pâte et fabriqué à partir de lait de vache entier d’une seule traite, généralement pasteurisé. On le travaille dans de grands chaudrons, additionné de ferments lactiques, de présure et de spores de pénicilline. Après une période de salage, un temps passé au purgatoire pour l’étuvage et quatre semaines de maturation, on perce le fromage à mi-hauteur avec de grosses aiguilles métalliques de cuivre ou d’acier inoxydable afin de favoriser les moisissures. Quelques jours plus tard, le fromage est retourné et on répète l’opération sur l’autre face pour que l’air puisse pénétrer.

Fiche descriptive
Produit lait de vache
Région de production Provinces de Novare, Vercelli, Cuneo, Alexandrie, Pavie, Milan, Côme, Bergame, Brescia, Crémone:Affinage variable
Pâte tendre, souple, fondante et crémeuse, blanche ou paille, persillée c’est-à-dire marbrée de bleu
Croûte dure, rugueuse, rougeâtre
Présentation Meule cylindrique
Poids: 6 à 12 kilos
Diamètre: 25 à 30 cm
Hauteur: 16 à 20 cm

Achat: Il est généralement recouvert d’une feuille aluminium pour limiter la perte de poids due à l’évaporation et pour empêcher la croûte de se casser ou de se fendiller.
Goût doux, un peu marqué sauf dans le type à 2 pâtes
Valeur nutritive Riche en
Matières grasses
Minéraux
Protéines
Vitamines A, B1, B2, D

Comment le servir?

Nature:le servir avec du pain de campagne grillé
ou sur une tranche de polente fumante
servir en fin de repas avec des poires
Farce: recommandé pour farcir des bulbes de fenouil :Spécialité du Nord-Est de l’Italie: boulettes de polenta farcies au gorgonzola et passées au four jusqu’à ce que le fromage soit fondu. Sauce:faire fondre du gorgonzola en ajoutant du beurre et de la crème fraîche; homogénéiser à l’aide d’un fouet.