Mulet

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MULET – HISTOIRE

Mulet cabot, mulet lippu ,mulet porc, mulet sauteur, mulet labéon, mulet doré.
Autre dénomination de vente admise : Mulet. Anglais: mullets. Espagnol : lisas. Italien muggin. Mugil cephalus Chelon labrosus liza ramada – Liza saliens – Oeudalechilus labeo- Liza aurata- Ils sont de la classe des osteichthyens de l’ordre des perciformes de lafamille des mugilidés.

Caractères distinctifs:
les nageoires pelviennes sont insérées nettement en arrière de l’origine des pectorales. Les dorsales sont courtes et nettement séparées l’une de l’autre, la première ne comporte que 4 forts rayons épineux. La tête aplatie porte une petite bouche transversale où les dents sont toutes petites ou absentes. Les mulets sont d’une couleur gris plombé. Il existe 6 espèces sur nos côtes, assez difficiles à distinguer les unes des autres.
Confusions possibles: Les mulets pourraient être confondus avec le bar qui a une forme et une coloration comparable. Cependant, contrairement aux mulets, ce dernier possède une grande bouche et une ligne latérale bien visible.
Maturité sexuelle : Les mulets acquièrent leur première maturité sexuelle au cours de leur troisième année chez les mâles 24 à 25 cm et leur 4ième année chez les femelles.
Taille minimale autorisée : 20 cm en Méditerranée
Entier
1 1 kg et plus
2 500 g à 1 kg exclu
3 200 g à 500 g exclu
4 100 g à 200 g exclu

MULET – SAVOIR ACHETER

Agréable quand des spécimens de un ou deux kilos sont dans les parages, la traque du mulet intéresse la majorité des pêcheurs. En Bretagne sud, c’est un poisson très commun que l’on rencontre à la belle saison. L’agachon reste la meilleur technique, voire la prospection des ragues à marée basse.

Fiche d’identification :
Famille des mugilidés.
Tête large et aplatie.²+
Lignes longitudinales sombres.
Lèvre supérieure épaisse.
2 nageoires dorsales.
Dos grisâtre, flancs argentés.
Taille : 40-60 cm
Profondeur : 0-5 m à 20 m.
Espèces proches : Il existe sur nos côtes 6 espèces de mulets ou muges , très difficiles à différencier.

Le mulet est un habitué des eaux côtières, des petits fonds, des digues et autres enrochements, des proximités des ports. En Bretagne, l’époque du mulet par excellence est l’automne, lorsque de grosses concentrations de poissons viennent à la côte se reproduire. Il y en a alors partout. En banc, les mulets sont plutôt près de la surface.
Le mulet se chasse essentiellement à l’agachon, très souvent par petits fond. Il faut choisir une zone particulièrement propre, bien brassée et loin des sources de pollution, ce qui garantit au mulet une qualité de chair intéressante au plan culinaire.En général, ce poisson n’exige pas un agachon aussi affûté que celui exigé pour prendre un bar. Ajustez votre tir derrière la tête, et évitez ainsi un tir dans le flanc où la chair est fragile.

Morue commune

Morue commune

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Souvenirs Morues et cabillauds.

Pêcheurs d’Islande. Leurs histores et leurs légendes appartiennent à l’histoire de la pêche et à l’histoire du monde. Le Cabillaud ou la morue ont des origines des vies antérieurs, des mers, ou océans. Leurs vies se déroulent avec leurs habitudes et leurs dangers. Les pêcheurs le savent, ils les guettent chaque pays à son territoire de pêches, lieux qui ont posés bien des déboires aux uns et aux autres.

Autres dénominations de vente admises :
cabillaud frais ou surgelé, morue salée Anglais : Atlantic cod.
Espagnol : Bacalao del atlantico
Italien : Merluzzo bianco
En latin le Gadus morhua morhua de la classe des osteichthyens de l’ordre des gadiformes de la famille des gadidés.
Caractères distinctifs : Il possède
3 nageoires dorsales, 2 nageoires anales, des nageoires pelviennes n’atteignant pas l’anus, 1 ligne latérale colorée de blanc, 1 long barbillon mentonnier.
Confusions possibles: Les jeunes peuvent être confondus soit avec de gros merlans, soit avec des lieus de même taille. Ils se distinguent du merlan par la présence du long barbillon mentonnier, par la coloration blanche de la ligne latérale et l’absence de tache noire à l’aisselle des pectorales. Ils se distinguent du lieu par la présence du barbillon mentonnier, par la proéminence de la mâchoire supérieure par rapport à la mâchoire inférieure.
Maturité sexuelle:
La morue acquiert sa maturité sexuelle au cours de sa 2ème ou 3ème année pour les mâles (53 cm) et de sa 3ème ou 4ème année pour les femelles (59 cm).
Taille maximale : 1,80m
Taille commune : 50-90cm
Taille minimale autorisée :35cm en Mer du Nord, Manche et Golfe de Gascogne
Poisson vidé ou entier. Entier, plein, Etêté, vidé, Prêt à cuire, Filet, Darne, Pavé.
La morue fraîche c’est du Cabillaud.
Nom commun : Morue ou cabillaud
Production 1993 : 16 158 tonnes
Principaux ports : Concarneau, Boulogne, Lorient.

Le cabillaud ou morue est connu depuis le Moyen-Age, mais c’est au XVII ème siècle que cette espèce connaît son essor après l’installation des pêcheurs français à St-Pierre-et-Miquelon,donnant ainsi à la grande pêche son envol. Le cabillaud a été pendant longtemps le premier poisson consommé par les français et considéré par les surgélateurs comme la seule espèce permettant d’être traité en pané, en sauce ou au naturel.
Le cabillaud est un poisson de mer salé et migrateur qui vît en bancs dans les eaux de l’Atlantique Nord entre 2
et 10°C.Le cabillaud est capturé au chalut de fond, au chalut pélagique et un peu à la ligne. Il intéresse de nombreux ports français de Dunkerque à La Rochelle.La pêche au cabillaud est très réglementée. Aujourd’hui les bateaux français n’ont plus accès aux eaux traditionnelles du Canada et de St Pierre et Miquelon. En 1994, le quota accordé à la France a été de 24 130 tonnes dans les eaux de l’Union Européennes et de Norvège Sud, auquel il faut ajouter les quantités obtenues dans le cadre de l’accord Union Européenne Norvège au nord du 62°Nord 3215 tonnes et au Spitzberg 2130 tonnes

Le cabillaud, espèce hauturière et artisanale.

Le FROM Bretagne, organisation de producteur basé à Concarneau, est une des organisations dont les adhérents pêchent le cabillaud et le vendent en frais. La pêche au cabillaud commence mi-février et se termine vers fin avril. Ce sont des bateaux hauturiers qui partent pour des marées de 7 à 14 jours en mer d’Irlande ou dans
le Nord de la Mer Celtique . Ils utilisent exclusivement le chalut de fond. Lorsque le poisson est remonté, il est éviscéré, lavé à grande eau puis glacé et rangé dans des caisses de bord ou dans des containers.? Les rendements peuvent être très différents d’une marée à l’autre ; en effet, les bateaux pêchent sur les lieux des fortes concentrations de cabillaud qui se retrouvent lors de la période du frai.
A bord, les équipages vont de cinq matelots minimum sur les bateaux artisans à un douzaine sur les bateaux
semi industriels.Une fois acheté par les mareyeurs, le cabillaud est en partie vendu en frais au poissonnier, le reste, surtout les grosses tailles pourront être salées par différentes entreprises spécialisées . Après le départ au petit matin, les pêcheurs de boulogne arrivent sur le lieu de pêche vers 7 heures, mettent leurs filets à la mer qu’ils remontent entre 12 heures et 15 heures. A bord, le poisson est éviscéré, lavé, classé en caisses par catégories. Ils reviennent le soir même à terre, le poisson est alors rangé dans les chambres froides des criées pour être vendu le matin suivant.
Les cabillauds sont vendus en frais, de 13 à 14 F pour un cabillaud de 1 Kg à 23 F pour un cabillaud de 3 Kg.
La grande pêche française.
Si le cabillaud est une cible de la pêche fraîche artisanale et hauturière, il est aussi l’espèce phare de la grande pêche.

Portrait des sociétés françaises spécialisées dans la pêche au cabillaud.

Nos bateaux partent pour des marées de 55 à 60 jours dans les parages du Spitzberg et au Nord de la Norvège. La pêche au cabillaud est une pêche qui pourrait durer toute l’année mais étant donné la faiblesse de notre quota, il n’est organisé que trois campagnes : une campagne en janvier-février, la seconde en avril-mai et la dernière en été. Les bateaux reviennent de chacune d’entre elles avec 400 tonnes de filets de cabillaud.Les pêcheurs sont obligés de pêcher le cabillaud, de le nettoyer et de le passer dans une ligne de filetage d’où il ressort sous forme de filets. Chaque filet est mis sous sachet plastique puis l’ensemble de la production est surgelé en boite de 1,5 kg ou en bloc de 7 kg qui seront vendus directement aux entreprises distributrices de produits surgelés. Le tout est ensuite stocké dans les cales du bateaux à -30° C. En deux heures, le poisson est passé de la mer aux cales du bateaux dans de parfaites conditions d’hygiène et de qualité.
En fait, à la différence des chalutiers de pêche fraîche, nos bateaux ne pêchent pas toute la journée mais seulement en fonction de ce que l’usine absorbe. Le cabillaud a le vent en poupe

Le cabillaud est connu et apprécié d’un large panel de consommateurs français. En frais, il est consommé en darnes ou entier tandis que les moruettes sont souvent transformées en filets. En 1993, les français ont consommé quelque 13 660 tonnes de cabillaud dont 5866 tonnes en filet, 5637 tonnes en tranche et 2155 tonnes
entier. Les trois régions les plus consommatrices sont la Région Parisienne,le Nord et l’Ouest de la France. Les consommateurs de cabillaud restent majoritairement âgés de 50 ans et plus sauf dans le cas du cabillaud en
filet qui est plus particulièrement prisé des jeunes de 35 à 49 ans.
Les poissonneries traditionnelles et les rayons marée des Grandes et Moyennes Surfaces se partagent le
marché du cabillaud avec une large préférence pour les premières dans le cas du cabillaud entier, et pour les
secondes dans le cas des filets.
La morue est aussi vendue salée, surtout en Espagne.

Morue – Cuisine traditionnelle

Avant consommation, le poisson séché doit être réhydraté. La chair se dilate et prend jusqu’à 700 % de son poids sec, comme c’est le cas pour le produit suédois “Spillanga” (morue longue fendue et séchée).
La valeur nutritive du poisson séché est plus importante que celle, du poisson frais, parce que la déshydratation l’a concentrée : si l’on passe de 70 % d’eau pour le poisson frais à moins de 15 %, soit une réduction selon un facteur 5, la valeur nutritive est estimée à 3 fois celle du poisson frais.
Au séchage, le poisson perd en eau 40 % de son poids total ; au séchage, encore 20 à 30 %, jusqu’à 60 % pour certains stockfish comme le Spillanga.

Pour faire 100g de morue “fraîche”, c’est-à-dire prête à être cuisinée, il faut environ 60 g de morue salée, 40g de morue séchée et salée, 16 à 20 g de Spillanga.

100g de filets de morue équivalent à 180g de viande, ou 60 cl de lait, ou 4 oeufs entiers.

Sur le plan énergétique, 1 kg de morue séchée et salée équivaut à 3,2 kg de poisson frais.

Compositions…
Pas de glucides : la ligne assurée ! Intéressant pour les surcharges pondérales…
Pauvre en lipides, graisse et cholestérol (1,6g aux 100 g) : intéressant pour les menus pauvres en matières grasses (cardiopathie, etc.)

C’est un aliment bâtisseur et d’entretien.

La morue est un aliment azoté de haute valeur, qui apporte de plus à l’organisme des quantités importantes de
phosphore (nécessaire pour le développement des os et de la substance nerveuse)
cuivre (dont on connaît le rôle dans la prévention et la guérison des anémies)
vitamines B (indispensables à la bonne utilisation des sucres et des féculents par l’organisme).
Elle est riche en vitamine B12, en sélénium et son rapport sodium/potassium est bon.
C’est un excitant de l’appétit et de la sécrétion rénale.
C’est un reconstituant, grâce à la concentration et la coexistence de protéines et de minéraux. : très indiqué pour les sportifs !

Les besoins caloriques doivent être couverts, dans une proportion de 13 à 15 %, par un apport de protéines. Donc, sur les 2 500 calories chaque jour nécessaires à un adulte, 325 à 375 doivent être d’origine protéique. Ce qui signifie que la ration journalière de cet adulte doit comporter 81 à 94 g de protéines, dont la moitié, soit environ 45 g, de provenance animale.

Pour cela, 160g de morue salée suffisent (puisque 100g renferment 23 g de protéines). Il faudrait, pour le même résultat, 240 g de beefsteak (dont la teneur en protéines n’est que de 18,6 %)…
A poids égal acheté, la morue salée renferme 50 % de protéines de plus que le beefsteak !
Ces proportions doivent être augmentées de 50 % pour la morue séchée, qui est encore plus concentrée que la morue salée : elle perd au séchage environ 20 % de son poids en eau.

Protides
15 à 18 % cabillaud frais
25 à 29 % morue salée (moitié plus que le beefsteak)
40 à 42 % morue salée et séchée

Le foie de morue

Le foie de morue, riche en vitamines A et D, stimule ou tonifie la croissance.
L’huile de foie de morue est employée depuis longtemps chez l’enfant, comme complément nutritionnel, pour favoriser la croissance.
Des campagnes ont eu lieu au XIXe siècle pour lutter contre le rachitisme et la malnutrition.
Elle est aussi recommandée aux femmes enceintes et allaitantes.

Son odeur typée a pu faire reculer certains enfants : aussi, un récipient spécial, clos, a été conçu pour en faciliter l’absorption.

La vitamine A est présente sous sa forme active, le rétinol. Celui-ci provient du carotène contenu dans les algues et le placton qui sont les aliments de base de la morue.
Elle facilite l’assimilation des protéines nécessaires à la reconstruction des tissus vivants : os, cartilages, dents.
Elle joue aussi un rôle de protecteur cellulaire, en renforçant la membrane de la cellule et, par là, sa résistance aux processus infectieux.
Le rétinal, issu de l’oxydation du rétinolm dans le foie, joue un rôle capital dans la perception optique.

La vitamine D, ou cholécalciférol, permet un développement harmonieux du squelette chez l’enfant, et lutte contre la décalcification osseuse, chez les personnes âgées et chez les femmes après la ménopause.

Les acides gras polyinsaturés, dits “essentiels”, jouent un rôle structural : ils entrent dans la composition des phospholipides membranaires de toutes les cellules.
Ils sont indispensables dans la défense immunitaire, le maintien et l’intégrité des photorécepteurs rétiniens et l’élaboration du système nerveux en période prénatale puis chez le nourrisson.

Quelques chiffres
Valeur nutritive du stockfish (morue non salée et séchée) pour 100 g
Eau 15 g
Calories 330 Kcal (1 380 kJ)
Protéines 79 g
Lipides 1,4g
Calcium 100 mg
Fer 2,5 mg

Vitamines
B1 ou Thiamine 0,03 mg
B2 ou Riboflavine 0,10 mg
B3 ou PP ou Niacine 9,0 mg

Valeur nutritive de la morue verte (salée)
Protéines 26 g

Valeur nutritive de la morue salée et séchée
Eau 40g
Energie 160 kcal (670 kJ)
Protéines 38 g
Graisse ou lipide 1g
Perte 15 %
Calcium 60 mg
Fer 1,6 mg

Vitamines
vitamine B 2,61 mg

Valeur nutritive du cabillaud pour 100 g
Protéines 18,1 g
Lipides 0,3 g
Minéraux et éléments traces
Sodium 82 mg
Potassium 455 mg
Calcium 8,3 mg
Fer 0,1 mg
Sélénium 0,03 mg
Zinc 0,5 mg
Magnésium 29 mg
Phosphore
Cuivre <0,06 mg Cholestérol 58 mg Vitamines B1 ou Thiamine 0,05 mg B2 ou Riboflavine 0,11 mg B3 ou PP ou Niacine 2,0 mg B5 ou Acide pantothénique 0,2 mg E ouTocophérol 1,1 mg

MORUE COMMUNE – RECETTE

Morue ou cabillaud.

Restons dans la tradition des origines et utilisons ce poisson que “Pêcheurs d’Islande” ce merveilleux ouvrage à immortalisé. Le couper en rondelles et le faire griller ou les faire braiser à la flamande, pour cela, beurrer un
plat allant au four, parsemer d’échalotes et de persil haché et poser les tranches de cabillaud dans le plat.
Couvrir de vin blanc et déposer dessus des rondelles de citron. Faire partir l’ébullition
sur le feu, puis enfourner.
Laisser cuire environ 15 minutes. Après la cuisson,faire réduire le fond de cuisson sur le feu en incorporant
des morceaux de beurre.

La moruette de printemps:La moruette est un petit cabillaud dont le poids ne dépasse pas 3 kg. Il se trouve entier à l’étal du poissonnier au début du printemps.Elle est légèrement plus tendre et plus gustatif que son aîné. Son mode de cuisson le plus adapté : au four, en papillote ou poché dans un court-bouillon aromatisé.

<2>hMORUE COMMUNE – MICRO-ONDES

Comme pour tous les poissons la morue se prête merveilleusement à la cuisine micro-ondes.

Merlu

Merlu

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Dénomination de vente admise: merlu

Anglais : European hake
Espagnol : Merluza: Italien : Nasello
merluccius. Classe des osteichthyens gadiformes de la famille des merlucciidés
Son caractères distinctifs:
Grande bouche pourvue de dents pointues se terminant postérieurement à l’aplomb du centre de l’?il, pas de barbillon mentonnier, 2 nageoires dorsales et 1 nageoire anale.
Confusions possibles :
Avec certains jeunes Gadidés. L’absence de barbillon mentonnier lié à la présence de 2 nageoires dorsales différencie le merlu de tous les Gadidés.

Maturité sexuelle :
Le merlu acquiert sa première maturité sexuelle, en Atlantique, chez les femelles en majorité au cours de leur 7ème année, vers 57 cm (certaines dès 50 cm), chez les mâles, au cours de leur 5ème année vers 40 cm (dès 34 cm pour certains individus).
Taille maximale : 1,40m
Taille commune : 30-110cm – Taille minimale autorisée :27cm Mer du Nord, Manche et Golfe de Gascogne
20 cm en Méditerranée
TAILLE CALIBRAGE
(Poisson vidé ou TAILLE . PRÉSENTATION Entier vidé
ou plein,Etêté ,vidé ,Prêt à cuire Darne .
1 2,5kg et plus 1-1
1-2 plus de 5kg
de 2,5kg à 5kg exclu
2 de 1,2kg à 2,5kg exclu 2-1
2-2 de 1,8kg à 2,5kg exclu
de 1,2kg à 1,8kg exclu
3 de 600g à 1,2kg exclu 3-1
3-2 de 800g à 1,2kg exclu
de 600g à 800g exclu
4 de 280g à 600g exclu 4
5 de 200g à 280g exclu 5
5 en Méditerranée de 150g à 280g exclu

MERLU – HISTOIRE

Merlu ou le Merlucius merluccius, Gadus merluccius, Gadus merlus. Il fait parti de la classification des gadidés. Il a des nageoires à rayons souples et 1, 2 ou 3 nageoires dorsales. Les nageoires ventrales se trouvent sous la gorge, en avant des nageoires pectorales. Ce sont des espèces de fond.
Caractéristiques: Sa première nageoire dorsale est courte, les seconde dorsale et anales sont longues. Sa mâchoire inférieure est légèrement proéminente. Il est sans barbillon. Il a des cavités branchiales et buccale noires. Longueur/Poids 33 cm à 4 ans. Maxi 1,5 m; Poids : 5/8 kgs maxi: 11 kgs.
Nourriture: Il chasse la nuit les harengs, les sprats, les anchois, les sardines et les maquereaux, en pleine eau, près de la surface.

Sa reproduction: Frai de mars à juin au bord du plateau continental européen au sud de l’Islande ainsi que dans les eaux françaises et espagnoles
Zone d’évolution 100/300 m de profondeur. Se tient près du fond dans la journée. Distribution Atlantique des côtes nord-ouest de l’Afrique jusqu’à l’Islande et jusqu’aux Iles Lofoten.
Pêche: Il se capture au chalut et à la ligne dormante. Sa taille mini en mer du Nord est de 30cm.

MERLU – MICRO-ONDES

Dans votre plat à micro-ondes, arrosez le merlu d’un filet d’huile et saupoudrez d’un peu d’épices pour couscous.
Couvrez et passez 2 minutes au micro-ondes.
Servez avec de la semoule façon couscous ou un véritable tajine.

MERLU – ASTUCES ET RESTES

Pêché dans l’océan Atlantique et en Méditerranée, le merlu frais est souvent appelé colin en région parisienne. Plus il est gros, plus ses tranches sont fermes et tiennent à la cuisson. Celles qui sont au centre du poisson sont les meilleures.

Sa chair doit être bien blanche et toujours brillante.

Pour 4 personnes, il faut compter 800 g de merlu en tranche, 1 kg en filet et 1,5 kg entier. Ce poisson contient peu d’arêtes et celles-ci se retirent très facilement. Si son goût est peu prononcé, sa chair est fine et fondante, et se prête à de nombreuses préparations.

Entier, le merlu se cuit 10 min seulement dans un court bouillon corsé épices et vin blanc. La cuisson à la vapeur exhale toute sa finesse et sa saveur: sel, poivre, thym et laurier, 6 à 12 min selon le poids et c’est prêt. Si vous le faites cuire au four, pensez à l’arroser souvent car le merlu est un poisson maigre qui à tendance à s’assécher. Sinon enveloppez-le dans de grandes feuilles de laitue ou de choux qui lui conserveront son moelleux. À 200’C, comptez 20 min pour un poisson de 1 kg, 30 min pour 2 à 3 kg. Dans tous les cas, ne dépassez pas le temps de cuisson conseillé car sa chair, fragile, se détache facilement.

Suggestion
Le merlu est délicieux, tiède ou froid. Accompagnez-le d’une petite crème fouettée (mayonnaise et crème fraîche) légèrement acidulée avec un jus de citron et quelques pointes d’asperges, ou d’une sauce citronnée à base d’huile d’olive.

Merlu – Vertus

Le Merlu possède beaucoup d’atouts nutritionnels : il a un faible taux de graisse, il contient peu de cholestérol et peu d’acide gras saturés. Il apporte des protéines et un large éventail de minéraux et de vitamines.
Teneur en acides aminés en mg/g
acides aminés Poisson Boeuf Blé
isoleucine 330 320 210
leucine 530 500 420
lysine 610 570 150
methionine 180 170 100
phenylalanie 260 280 280
threonine 300 290 170
tryptophane 70 80 70
valine 360 330 280

Maquereau

Maquereau

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MAQUEREAU – HISTOIRE

Autre appellation de vente admise : maquereau. Anglais: Atlantic mackerel, Espagnol: Caballa del atlantico, Caballa, Italien: Maccarello

Caractères distinctifs: 2 nageoires dorsales séparées l’une de l’autre. La première dorsale comporte 10 à 13 rayons épineux, la seconde et l’anale sont suivies de 4 à 6 pinnules.
Coloration du dos bleu-vert avec de nombreuses lignes sombres obliques et parallèles, coloration des flancs argentée.

Confusions possibles: Le maquereau commun peut être confondu avec le maquereau espagnol. Il s’en distingue par la coloration opaque de la partie de la tête située entre les yeux et par celle uniformément argentée des flancs et du ventre. La première nageoire dorsale comporte plus de rayons épineux 10 à 13 chez le maquereau commun au lieu de 7 à 10 chez le maquereau espagnol. Maturité sexuelle :
Le maquereau commun atteint sa première maturité sexuelle vers 29 cm, à l’âge de 3 ans.Saisonnalité:Août à octobre.
Taille maximale: 50cm
Taille commune: 12-35cm – Taille minimale autorisée:20cm
30cm en Mer du Nord
22cm en Méditerranée
Poisson, vidé ou entier. Entier plein ou vidé Filet. 1 plus de 500g
ou 50 individus et moins /25kg 2 de 200g à 500g exclu ou 51 à 125 individus/25kg 3 de 100g à 200g exclu
ou 126 à 250 individus/25kg 3 en Méditerranée de 80g à 200g exclu
ou de 126 à 325 individus/25kg
Le Maquereau: Scomber scombrus
Famille: Scombridés
Ordre: Perciformes
Classe: Osteichthyens
Le maquereau est présent en Atlantique comme en Méditerranée, où il chasse de la surface à 200/250 mètres tout ce qu’il peut avaler: petits crustacés, alevins, jeunes sprats, anchois, sardines, etc… tout comme son cousin le maquereau espagnol: Scomber japonicus.
Taille maxi: 60 cm , Moyenne: 30/45 cm

Le maquereau espagnol

Le Scomber japonicus. Il est de la classe des osteichthyens et de l’ordre des perciformes. Il est classé dans la famille des scombridés. Il se reconnaît à ses nageoires dorsales séparées l’une de l’autre par une distance supérieure de la base de la première dorsale qui possède 7 à 10 rayons épineux, à la présence sur la tête, entre les yeux, d’une zone translucide et sur les flancs et le ventre de taches rondes gris bleuâtres.

Taille maximale: 50cm
Taille minimale autorisée :15 cm
en Méditerranée.Poisson vidé ou entier
1 plus de 500g
ou 50 individus et moins /25kg exclu
2 de 250g à 500g exclu
ou 51 à 100 individus/25 kg exclu
3 de 140g à 250g exclu
ou 101 à 175 individus/25 kg exclu
4 de 50g à 140g exclu
ou 176 à 501 individus/25 kg exclu

MAQUEREAU – MICRO-ONDES

Peut être une bonne idée d’une manière générale, on peut cuire les filets de poisson frais 5 minutes au micro-ondes sur mode décongélation. Ils garderont ainsi toute leur saveur et leur consistance.

Loche

Loche Epinephelus-polyphekadion

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LOCHE – Fragile et discréte.

Loche, poisson d’eau douce ayant une forme allongée dont les deux cents espèces appartiennent à la même famille que la carpe. Vivant habituellement au fond des cours d’eau et des lacs, les loches vivent en Asie du Sud et en Asie centrale; plusieurs espèces vivent en Europe et une au nord-est de l’Afrique.

Les loches ont une taille maximale de 30 cm de long. Leur corps possède peu d’écailles ou aucune. De trois à six paires de barbillons, moustaches sont groupées autour de la bouche. La loche franche est présente en France, dans presque toute l’Europe et au Japon. Elle possède un aiguillon mobile entre les yeux. La loche de rivière et la loche d’étang sont également présentes en France.
Classification : les loches constituent la famille des Cobitididés de l’ordre des Cypriniformes. La loche franche a pour nom latin Noemacheilus barbatulus, la loche de rivière Cobitis taenia et la loche d’étang Misgurnus fossilis.

(photo : ALaydier – license cc by sa 2.5)

Langoustine

Langoustine

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Langoustine, description et provenance

La langoustine ne ressemble à aucun autre crustacé et surtout pas à la langouste. Son plus proche cousin serait plutôt le homard. Rose très pâle, elle est formée d’une tête et d’une queue ou abdomen dont la chair est blanche et délicieuse.

Anglais : Norway lobster
Espagnol : Cigala
Allemand : Kaisergranat
Nephrops norvegicus classe : crustacés ordre : décapodes famille : nephropidés

La langoustine ne ressemble à aucun autre crustacé et surtout pas à la langouste. Son plus proche cousin serait plutôt le homard. Rose très pâle, elle est formée d’une tête et d’une queue ou abdomen dont la chair est blanche et délicieuse. La langoustine vit dans les fonds sableux, profonds de 14 à 400 m, où elle creuse son terrier. Vorace, elle n’en sort qu’au lever et au coucher du soleil pour chercher ses proies constituées de mollusques et de vers marins.
c’est une sédentaire qui ne souhaite pas quitter son trou, à moins qu’une tempête ou un chalutier viennent remuer son lieu de vie.
Sa période de ponte se situe d’avril à août dans le golfe de Gascogne, et un peu plus tard dans la mer Celtique. Sa croissance varie selon son environnement immédiat, selon les aléas climatiques. Caractères distinctifs et confusions possibles :Sa couleur rose pâle et sa longue paire de pinces ne peut être confondue avec une autre espèce, excepté peut-être le galathée, beaucoup plus rare, qui se distingue par son abdomen replié sous le thorax et sa forme aplatie.
Maturité sexuelle: La taille ou l’âge de maturité de la langoustine varie avec la zone géographique. Dans le golfe de Gascogne, les mâles sont matures au cours de la deuxième année, à 19,5 mm de longueur céphalothoracique, les femelles ne sont matures qu’en fin de deuxième année ou en début de troisième année, à 25 mm.
En Mer Celtique, la taille à maturité sexuelle est de 31 mm.
taille minimale entière :
Longueur céphalothoracique 25 mm pour Manche, Mer du Nord,40 mm pour Skagerrak et Kattegat,20 mm pour Ouest Ecosse et Mer d’Irlande, zone CIEM VIa et VI, 25 mm pour le Golfe de Gascogne -Taille minimale en queue :46 mm
pour Manche et Mer du Nord,37 mm
pour Ouest Ecosse et Mer d’Irlande, zone CIEM VIa et VI,37 mm pour le Golfe de Gascogne.
TAILLE CALIBRAGE CE:Entière. CALIBRAGE CEE:En queue.
1 20 individus et moins/kg 60 individus/kg et moins
2 21 à 30 individus/kg 61 à 120 individus/kg
3 31 à 40 individus/kg 121 à 180 individus/kg
4 41 individus/kg et plus 181 individus/kg et plus
Anglais : Norway lobster
Espagnol : Cigala
Allemand : Kaisergranat
Nephrops norvegicus classe : crustacés ordre : décapodes famille : nephropidés

Les demoiselles de la mer en fête.

La meilleure provient du Guilvinec, mais on en trouve aussi de la très bonne sur Lorient, j’aimerais du reste savoir ce qui différencie la jaune de la rouge.

Elle se trouve vivante et frétillante chez les poissonniers des bords de mer, mais elle ne survit guère à la sortie de l’eau. Le plus souvent, épuisée sur les étals des poissonniers, elle est proposée cuite, parfois surgelée.
Fraîche, elle présente des articulations cartilagineuses gonflées, claires et transparentes. Sa carcasse est résistante, rose et luisante. Ses yeux sont noirs et brillants. Ses pattes ne doivent pas être pendantes. Elle ne doit pas dégager d’odeur forte, surtout pas celle d’ammoniaque.
Quand vous achetez vos langoustines n’en prenez que des vivantes et, si vous pouvez choisir, prenez celles dont la couleur tire le plus sur le rose-rouge, car à la cuisson elles resteront plus fermes et elles se retireront mieux de leur carapace. J’achète toujours la plus petite car, au niveau goût, aucun doute possible elle est meilleure.

La Langoustine – Cuisine traditionnelle

La cuisson : une seule manière, faire bouillir de l’eau salée (au sel de Guérande) dans une marmite ou un fait-tout surdimensionné par rapport au volume des langoustines. Jeter dans l’eau bouillante vos langoustines, en ne cuisant ensemble que celles qui sont à peu près de même taille. Attendre le premier bouillon et les sortir à la passoire, toutes ensemble.

Définition du premier bouillon :
Lorsque vous mettez vos langoustines, ou autres crustacés, dans l’eau bouillante, la masse crue et froide de vos crustacés fait baisser la température de l’eau qui met un certain temps avant de rebouillir : 3, 4 ou 5 minutes suivant la masse. Quand l’eau rentre à nouveau en ébullition premier bouillon, les crustacés dégagent une mousse blanche, attendre que cette mousse blanche les recouvre complètement. Le temps de cuisson est alors écoulé. Il est nécessaire de retirer immédiatement vos crustacés. La grosse langoustine dite “royale” est surtout destinée aux grillades, son goût est beaucoup plus fort et sa chair est plus ferme. Grillée au feu de bois, flambée au cognac, accompagnée ou non d’une petite sauce, cela peut être excellent.

Lamproie

Lamproie

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LAMPROIE – HISTOIRE

Petromyzon marinus Linné, 1758 – Pétromyzonidés
Autres noms communs : lampre, lampresse, lampresson, lamproie marbrée, grande lamproie.

Ce drôle de poisson est dépourvu de machoires, il possèdent une bouche tubulaire en forme de ventouse, garnie de minuscule dents. Cette espèce parasite se nourrit du sang des autres poissons sur lesquels elle se fixe à l’aide de sa ventouse.

Le corps serpentiforme est dépourvu de nageoires paires ; La nageoire dorsale est divisée en deux parties. Le dos est gris marbré de noir, l’abdomen est pourpre chez les mâles adultes.

Le disque buccal, composé de dents labiales cornées et pointues disposées en rangées concentriques autour de la bouche, fonctionne comme une ventouse. La langue conique est munie de dents, la plaque maxillaire supérieure porte 2 dents et la plaque mandibulaire 7 à 8 dents. La chambre branchiale s’ouvre par 7 paires d’orifices latéraux. Taille: de 50 cm à 1m. Poids : 300 grs à 1kg.

BIOLOGIE

La reproduction a lieu d’avril à juin dans le cours inférieur des fleuves. Les lamproies se rassemblent alors en petits groupes; les ovules sont déposés parmi les pierres dans un nid creusé par le mâle et la femelle, l’incubation dure 15 jours. Les larves (Ammocètes), aveugles, vivent dans la vase des eaux calmes pendant 2 à 5 ans puis migrent en mer après leur métamorphose. A maturité sexuelle, elles remontent frayer en eau douce.
Les larves se nourrissent de micro-organismes, les adultes parasitent des poissons en se fixant par la ventouse.

ORIGINE ET DISTRIBUTION

La lamproie marine remontait jadis la Loire jusqu’à Orléans (Blanchard, 1866), la Seine jusqu’au département de l’Aube (Ray, 1851), la Moselle jusqu’à Metz et le bassin du Rhône jusque dans le Doubs (Moreau, 1881). En 1960, elle fréquentait la Loire, la Garonne, l’Adour, l’Hérault, le Rhin, le Rhône jusqu’à Vallabrègues et plus rarement la Seine et les cours d’eau côtiers Normands (Douve, Sélune, Vire, Sée, Sienne…) (Spillmann, 1961; Anonyme, 1963). Elle semble actuellement en régression dans le Nord (fleuves côtiers, bassin du Rhin) et dans l’Est de la France. Cette espèce est susceptible de bénéficier de mesures de protection prise dans le cadre d’un arrêté de biotope (arrêté du 8/12/88).

LAMPROIE Marine

petromyzon marinus, Batymyzon bairdii
Classification Cyclostome. (bouche ronde) Groupe le plus primitif des vertébrés connus. Famille des pétromyzonidés à squelette cartilagineux. Les branchies en forme de saccules sont indépendantes et logées dans la région antérieure du corps et non soutenues par des arcs branchiaux comme chez les poissons. La peau est nue, les nageoires paires ne sont pas développées. Ils vivent dans les eaux salées et douces. On compte une vingtaine d’espèces.

Caractéristique Bouche munie de nombreuses rangées concentriques de dents cornées
Longueur/Poids 55/80 cm (rare + 1 mètre) – Poids : 1,5/2 kgs, exceptionnellement 2,5 kgs.
Nourriture Sang et animaux morts
Reproduction Se reproduit en rivière de février à juin – 200.000/240.000 oeufs qui vivent sous forme de vers (2/5 ans) dans des tubes creusés dans la vase. Les géniteurs meurent après la reproduction
Zone d’évolution Remonte les fleuves en automne et au début du printemps pour la reproduction
Distribution Partie septentrionale du littoral atlantique en Europe et en Amérique du Nord.
Intérêt pêche Chair excellente. Rare.

Huître de Marennes

Huitre de Marennes

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HUITRE DE MARENNES – HISTOIRE

Huîtres de Marennes-Oléron

La culture de l’huître.

Les huîtres indigènes ou huîtres plates ostrea edulis: s’entassaient au siècle dernier en banc épais.
A partir de 1868, commence l’invasion de l’huître portugaise.

Cette année-là un bateau, commandé par un oléronnais, l’Amiral Patoizeau, dont la famille habite toujours à Saint-Denis, qui ramenait à Arcachon une cargaison d’huîtres dut, par suite de la tempête se réfugier en Gironde et jeter sa cargaison sur la rive gauche de l’estuaire.

Un des descendants de l’Amiral Patoizeau, chef d’orchestre, était très connu dans le village et une des rues porte son nom. Trouvant là un terrain favorable, les huîtres couvrirent rapidement les côtes de la Gironde, puis celles de la Saintonge et de l’Aunis.

L’huître portugaise: gryphea angulata, devait progresser rapidement. Une épidémie se déclara dans les années 70 et on fit venir une cousine japonaise: crassostra gigas, très grande et vigoureuse, facile à élever.

Les parcs à huîtres sont construits sur le domaine public et sont concédés par l’Etat aux inscrits maritimes. Les concessions sont de faible étendue, les exploitations ont un caractère familial.

Les claires sont installées dans d’anciens marais salants et appartiennent aux maisons d’expédition. Les huîtres sont cultivées sur la côte ouest de l’île, de Boyardville à Saint-Trojan et pas moins de 55 000 tonnes d’huîtres ont été produites en 1990.

La culture de l’huître ne commença qu’au 19ème siècle, auparavant elles étaient récoltées sur les bancs rocheux et simplement verdies dans des claires.

Déjà au 17ème siècle, les huîtres vertes étaient déjà célèbres et le roi Louis XIV en était friand. La première étape de l’ostréiculture consiste à récupérer le frai des huîtres mères.

Cette opération s’effectue en imergeant des collecteurs et en attendant que les larves des huîtres s’accrochent. Cela s’effectue en été, raison pour laquelle les huîtres sont “laiteuses” à cette période.

L’oeuf fécondé va se transformer en larve: naissain, qui si fixera sur toute surface solide. Les ostréiculteurs essaient de les capter en installant des “collecteurs” qui sont constitués par des matériaux de toutes sortes: tuiles, barres de fer, fagots de bois, moellon, chapelets de coquilles saint-jacques, etc.

Au bout de huit mois, l’huître est suffisament grande pour pouvoir entrer dans les parcs. Pendant deux à trois ans, elles vont pousser, leur coquille va durcir, sous la surveillance patiente des osctréiculteurs, qui leur rendent visite pendant les malines.
Cette période se nomme l’affinage.

Ensuite, vient le temps de l’engraissement. On procède avant au détroquage, qui consiste en la séparation des huîtres de leur support.
Cette opération est souvent réalisée par les femmes des ostréiculteurs, qui passent des heures dans les cabanes en bois, peintes de toutes les couleurs car on utilisait pour cela des restes de peinture de bateau.
Les huîtres sont ensuite transférées dans des parcs à huîtres proches de la terre et baignent dans un plancton riche et nourrissant.
Le stress que suppose le changement de milieu et la suralimentation provoque le même effet que lors du gavage des oies: une hypertrophie du foie.

C’est à la fin de cette période que les huîtres sont placées dans les claires. Auparavant, le triage permet le classement des mollusques en fonction de leur taille. Dans les claires, une algue microscopique, la “navicule bleue” dépose son pigment et lui donne sa couleur verdâtre et son goût si caractéristique.

A Marennes vous pouvez voir une peinture du peintre Pierre Dauphin qui représente une claire à huîtres.

Il reste encore une dernière étape avant que l’huître ne se retrouve sur notre table. Pendant une dizaine de jours, l’huître est placée dans des bassins soumis aux marées. L’huître apprend ainsi que, pour survivre, elle doit rester bien fermée. Une fois cet apprentissage terminé, nécessaire pour sa bonne conservation, les huîtres sont expédiées sur tout le continent.

Il faut boire de l’eau de mer, s’y baigner et manger toute chose ou sa vertues’est concentrée! Véritables mines de protéines, de glucides, de minéraux et même de vitamines, ces trésors offrent du tonus et de la vitalité à notre corps.

L’huître est riche en vitamine B12, en fer, en zinc et en cuivre. L’huître est reconnue pour être un aliment régénérateur, revivifiant et nourrissant.

On la dit aphrodisiaque.

Les huîtres se consomment le plus souvent crues, assaisonnées ou non d’un peu de jus de citron ou d’un soupçon de poivre.

Cuites, elles sont délicieuses chaudes ou froides. On peut les cuisiner de diverses façons, notamment en soupe, en pâté, en sauce ou au gratin.

Les huîtres achetées écaillées peuvent être mangées crues, surtout si elles sont très fraîches.
Elles sont cependant souvent moins savoureuses que les huîtres en écailles, mais sont parfaites pour la cuisson. Les huîtres fumées en conserve sont prêtes à manger, mais on peut aussi les rincer et les faire mariner.

Valeur énergétique pour 100 g:
– huitres: 70 kcl
– homard: 89 kcl
– coquille: de 42 à 91 kcl
– bigorneau: 135 kcl

HUITRE DE MARENNES – SAVOIR ACHETER

Huîtres de Marennes-Oléron

Leur fraîcheur est garantie par leur coquille alors n’hésitez pas!

Achat et conservation:
Où acheter les huîtres?
Sur les parcs d’élevage quand vous le pouvez, sinon les poissonniers peuvent vous en procurer et dans les grandes villes les écailleurs sont souvent très bien achalandés et enfin par correspondance chez des producteurs.

Préférez le prix à la douzaine au prix au poids. Les numéros, sont inversement proportionnels à la taille:
Les plus grosses:
0000 exceptionnelles.
Les 000, j’en ai mangé une fois, mais c’est vraiment très gros.
Les 00, servies dans quelques grands repas de connaisseurs.
Les 0, servies principalement dans certains repas officiels.
Les 1 qui sont l’apanage de certains grands restaurants.
La taille idéale, pour moi, est le 2.
Vient s’intercaler, maintenant, une taille commerciale: le 2 restaurant qui est en fait un trois un peu fort.
Les tailles jusqu’à 5 ou 6 pour les plus petites.

Elles pourront être ainsi consommées jusqu’à 10 jours après la date de conditionnement. Eviter les chocs thermiques et ne pas ouvrir pas les huitres plus de trois heures à l’avance, l’idéal étant 15 minutes avant dégustation.

La différence entre les différentes appellations de huîtres de Marennes-Oléron, vient du temps que passe l’huître dans les claires, ainsi que la quantité d’huîtres au mètre carré: moins il y a d’huîtres, plus il y a à manger pour chacune d’entre elles et plus elles engraissent et verdissent.

Les “fines de claires” restent deux mois et sont 10 à 15 par mètre carré.

Les “spéciales” restent dans les claires quatre mois de plus et ne sont plus que 3 à 5 par mètre carré.

Il aura donc fallu cinq à six années d’un long et dur labeur aux ostréiculteurs pour amener l’huître sur votre table.

Toutes les opérations nécessaires, depuis la récolte du naissain sur les collecteurs, l’affinage, l’engraissement, le verdissement, la préparation à l’expédition, l’expédition elle-même, sont longues et nécessitent une grande endurance de ceux, hommes et femmes, qui les pratiquent.

Les huîtres ne poussent pas toutes seules, elles représentent un capital qui reste improductif pendant de nombreuses années, soumis aux caprices des tempêtes et des pollutions humaines.

La bonne vieille solution est utilisée par les oléronnais : un couteau épais au bout pointu, que l’on enfonce entre les coquilles et avec lequel on coupe le pied de l’animal.

HUITRE DE MARENNES – CUISINE TRADITIONNELLE

Huîtres de Marennes-Oléron

Les huîtres plates et les huîtres creuses. Les huîtres se dégustent crues, vivantes. Les charentais ne mettent jamais ni citron, ni vinaigre, mais les mangent avec des saucisses et du vin blanc. Vous pouvez également les faire cuire et je vous propose deux recettes: des huîtres farcies et une soupe aux huîtres.

De petites choses à savoir:
Les huîtres supportent très mal le réfrigérateur cependant, si vous avez dû les ouvrir plusieurs heures avant l’arrivée de vos convives, vous pouvez les y conserver au frais à + 6 ou 8°C. Au cas où il vous en resterait quelques unes après le repas, la conservation au frigo est possible, mais pour 12 à 18 heures au maximum. Une cave, un cellier, conviennent bien mieux, mais encore faut-il en avoir la possibilité.
Des huîtres en panier, au frais, à l’abri de la lumière, peuvent se conserver environ 4 à 5 jours, elles doivent toujours être posées couvercle en haut. Les mois en “R”; Les us et coutumes ont la vie dure: certaines personnes refusent encore de manger les huîtres l’été parce qu’elles sont en état de laitance. c’est leur droit mais les “vrais connaisseurs” les préfèrent ainsi. On évoquait, il y a plusieurs dizaines d’années, le problème de leur conservation, mais les conditions et la rapidité des transports se sont bien améliorées!

Un panier d’huîtres parti de Brest met moins de 24 heures pour rejoindre Strasbourg.
L’ouverture des huîtres: Il y a un coup à prendre, ce n’est pas difficile et surtout ne vous laissez pas berner par les “machines” toutes plus chères les unes que les autres et toutes aussi inefficaces. Un bon couteau effilé, bien solide et un gros torchon c’est tout!
Les huîtres Creuses; Les souches originelles des huîtres creuses proviennent, dans leur grande majorité, du Japon. Elles ont fait l’objet d’élevage, depuis plusieurs dizaines d’années, sur pratiquement toutes les côtes françaises et tout particulièrement en Bretagne où elles ont été choisies pour leur résistance aux maladies et leur développement rapide. Cependant l’huître existait à l’état sauvage et existent encore dans certains coins bien particuliers de la Bretagne.
Je passerai en revue ici quelques sortes d’huîtres ou plutôt quelques zones d’élevage. Pourquoi? parce qu’elles acquièrent des goûts et des présentations différents selon leur lieu d’élevage et le savoir-faire des ostréiculteurs. Les creuses d’Isigny dans le Calvados: une huître de gros calibre, profonde et assez pulpeuse, souvent verte ou jaune, c’est une huître assez forte de goût, elle passe peu de temps en parc et vit en mer, grasse elle est délicieuse.
Les creuses de Paimpol sur les Côtes d’Armor et la région: une huître pas très grosse mais qui a du corps tant en goût qu’en remplissage de la coque, d’un gris vert appétissant. La zone des Abers en Finistère Nord, Aber Benoît: il y avait là une excellente maison de crustacés qui, malheureusement au fil des générations, a suivi la mode et a oublié que la qualité est la condition première d’un produit. La région de Brest dans le Finistère: célèbre également pour ses coquilles St Jacques coraillées les meilleures du monde!
Le golfe du Morbihan: sans doute l’un des plus gros producteurs de France, mais pour combien de temps, la pollution dans cette “petite mer” faisant des ravages. La région du Guilvinec Finistère Sud: remarquable également pour ses langoustines, et ses langoustes. St Malo Ille et Vilaine.
L’huître dite “pied de cheval”
De la forme et de la taille d’un sabot de cheval c’est une huître “qui pousse” en pleine mer à l’état naturel et que l’on trouve sur les rochers aux très grandes marées. Je n’en ai mangé qu’une seule fois et je n’ai pas aimé. fortement iodée, c’est une huître dure, âpre, sauvage, presque épicée.
D’autres régions productrices mériteraient certainement un détour: comme celles d’Arcachon, d’Oléron, de Marennes.

Les huîtres plates:
Malheureusement de plus en plus rares et de plus en plus chères c’est un mets de prince, un délice pour le palais, pour moi c’est ce que je préfère au monde à égalité avec les crevettes roses et le homard Breton. Je n’évoquerai que deux provenances actuellement possibles, selon moi évidemment: La Région de Brest et des Abers: une huître plate de qualité, légèrement iodée, pleine, charnue et goûtée. Le golfe du Morbihan: une huître plate également de qualité mais moins charnue que la précédente, un peu maigrelette, mais dont le goût s’apprécie d’avantage après l’avoir avalée. Enfin l’huître mythique de Riec sur Belon dans le Finistère Sud dont l’élevage n’est plus, hélas, que confidentiel, cette huître plate est affinée en rivière durant plusieurs semaines voire plusieurs mois après sa maturation en mer. Pour avoir eu la chance d’en manger des centaines de fois, j?avoue ne pas connaître de mets aussi délectable.

Avec les huîtres doit-on mettre un condiment, une sauce?
Pour moi c’est non: rien! Mais pour vous, faites comme vous aimez.
Pour ceux que cela intéresse, une huître se croque pour en connaître toute la consistance, la nature, la substance, le parfum, elle ne s’avale pas telle quelle.
Que boire avec les huîtres? Un Gewurztraminer, un Bordeaux blanc, ou mieux un Bourgogne blanc, ou une cuvée tardive de Gros-Plant.
Les huîtres sont chères pourquoi?
Pour atteindre la taille de commercialisation elles sont élevées durant un minimum de 4 ans pour les petits numéros de creuses et de 5 à 6 ans pour les plates! Elles demandent beaucoup de main-d’oeuvre pour l’essaimage, le relevage, le tri et la mise en panier. Elles sont surtout très sensibles aux pollutions, aux maladies surtout les plates. Les pertes peuvent êtres extrêmement importantes lors des grandes marées, déplacées par les courants, les vagues, et également les pillages. Nous assistons à la disparition progressive, mais certaine, de l’huître plate, victime de son prix.
Que pouvons nous faire? Mangeons des huîtres!

HUITRE DE MARENNES – MICRO-ONDES

Des recettes qui peuvent se faire avec un four micro-ondes. On peut également ouvrir les huitres avec cet appareil, mais il ne faut pas les laisser trop longtemps.

24 grosses huîtres de Normandie – 1/4 l de mayonnaise – 1/2 l botte de cresson -1/4 botte de ciboulette – 100 g de gelée de fumet de poisson. Pocher les huîtres, les refroidir et les égoutter. Laver les coquilles. Faire une mayonnaise additionnée de cresson blanchi et ciboulette passé au cutter.
Mettre une cuillère de sauce dans la coquille, y déposer les huîtres et lustrer avec de la gelée de poisson de préférence.

Huitres en habit vert

Pour 4 personnes
24 huîtres spéciales de Marennes-Oléron – 30 grosses feuilles d’épinards – 2 échalotes – 125g de beurre – 8cl de Noilly – 20 cl de crème fraiche – une tomate – ciboulette
Ouvrir les huîtres. Mettre 1 cm d’eau dans une casserole et déposer les huîtres à plat, poser le couvercle, chauffer à plein feu environ 3 à 5 minutes, retirer les huîtres de leurs coquilles, les mettre sur papier absorbant, filtrer.
Trier, laver les épinards, les cuire à l’eau pendant quelques minutes, les rafraîchir aussitôt, les égoutter et les poser sur un papier absorbant.
Déposer au centre de chaque feuille une huître pochée puis l’envelopper en roulant et pliant les côtés.
Faire suer les échalotes au beurre et un peu de Noilly, réduire de moitié, ajouter l’eau des huîtres préalablement filtrée, réduire le tout, monter au beurre ou ajouter de la crème.
Napper de sauce le fond d’une assiette, y parsemer quelques dés de tomates et de ciboulette hachée, déposer dessus les paquets d’huîtres.

VOL AU VENT D’HUÎTRES

Pour 4 personnes
16 huîtres vertes ou spéciales – 400g de coques – 50 g de beurre – 50g de farine – un citron – 12 olives vertes – 2 oeufs durs – curry – 4 vols au vent – sel – poivre
Faire blanchir des huîtres et des coques.Dans une casserole, faire un roux blanc : mettre la farine, le beurre avec l’eau des coquillages et le jus de citron. Ajouter les huîtres, les coques, les olives, les oeufs durs coupés en morceaux, une pointe de curry, du sel très peu et du poivre.
Répartir cette préparation dans les vols au vent. Préchauffer votre four 15 minutes à 160°. Passer les vols au vent à four moyen durant 15 à 20 minutes si la pâte des vols au vent durcie trop rapidement, placer une feuille d’aluminium sur le dessus.
Servir chaud.

Huîtres de Marennes-Oléron en tartine

Pour 4 personnes
2 douzaines d’huîtres – 1 pot ou sachet de poivrons et tomates confites – 1 bouquet de cerfeuil – 10 cl d’huile d’olive – 24 tranches de pain

Frotter des tartines de pain avec de l’ail et de l’huile d’olive.
Ajouter des morceaux de poivron ou tomates confites – poser 1 huître sur chaque tartine.
Décorer avec du cerfeuil et poivrer.

Huître de Belon

Huitre de Belon

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L’huitre de Belon, histoire

C’est une huître du nom d’une rivière près de Riec-sur-Belon qui désigne toutes les plates bretonnes
formes diverses à extrémités arrondies
Chair blanche nuancée de gris ou de brun Saveur de terroir un peu sauvage

Présentation de la commune de Riec sur Belon : Située entre les rivières de l’Aven et de Bélon, c’est sans aucun doute l’huître plate, la Bélon, sa gastronomie et ses paysages qui donnent à cette commune de 4200 habitants ses lettres de noblesse.

Par les vallons bocagers, par les sentiers piétonniers, tout conduit ici vers la rivière et vers la mer et donne au visiteur l’occasion de marcher sur la trace des peintres, en découvrant ici ces verts, ces jaunes et ces bleus qui inspirèrent les maîtres de l’Ecole de Pont-Aven.

L’huitre de Belon :
Au sud de Pont-Aven, le Belon rejoint l’Aven. Au gré des marées, l’eau douce des rias se mêle à celle de l’atlantique dans l’estuaire où sont installés les parcs, et ce brassage donne à l’huître de Belon son goût particulier de noisette.

Ici, les huîtres ne sont pas élevées, mais uniquement affinées dans l’estuaire. Les naissains et le grossissement se font dans d’autres régions de Bretagne, en particulier dans le golfe de Morbihan. Quand elles arrivent à Belon, l’huître à déjà trois ans.

La réputation des ” belons ” remonte au début du XIXè siècle. Jusque là, on se contentait de pratiquer la cueillette sur les bancs d’huîtres sauvages. Comme dans la plupart des régions productrices, ce type de prélèvement avait fini par entraîner la raréfaction des mollusques. Et, malgré les interdictions de pêche pendant la période de reproduction, soit de mai à octobre, l’huître avait quasiment disparu de l’estuaire.

PETITE HISTOIRE DE L’HUÎTRE

Il y a des siècles qu’existe l’huître plate . Les Romains en dégustaient lors de leurs festins. Si Louis XIV préférait l’huître verte des Charente, artificiellement teintée par une longue station au fond d’anciens marais salants, Louis XVI demanda que l’huître plate dite ” Ostrea édulis” fut désormais portée à sa table, créant par la même, l’engouement des gens de la cour puis de la noblesse qui se devait de suivre .

LES LIEUX DE PROLIFERATION

L’huître sauvage abondait sur le littoral français ; elle arrivait à former des bancs entiers mais ne trouvait un terrain favorable à son développement que dans des abris naturels bien protégés du flot de l’océan .

Comme il lui fallait une eau ni trop salée ni trop douce, elle avait tendance à se fixer à l’entrée des rivières et parfois même à les remonter avec la marée et à y rester si le niveau de l’eau le lui permettait . C’est ainsi que la Rivière de Crach posséda dés le XVIII siècle de très beaux bancs d’huîtres .

Ces bancs naturels étaient continuellement dragués par les marins, et à force de racler le fond de la rivière ils finirent par épuiser cette ressource naturelle et de plus à détruire inconsciemment les larves qui n’arrivaient pas à se fixer.

La raréfaction de l’huître se fit sentir, les prix furent multipliés, par quatre : il fallait donc trouver une solution .

LE CAPTAGE DU NAISSAIN

En 1855, sous Napoléon III, un savant du nom de Costes démontra qu’on pouvait capter les larves d’huîtres qui voguent au gré des marées et les élever dans des parcs spécialement conçus pour ces mollusques.

Le captage se fit au début par des moyens élémentaires ; on plaçait des fagots lestes au fond du chenal sur lesquels les larves, qu’on appela ” naissain ” vinrent s’accrocher. Ce fut ce procédé et l’organisation qui s’en suivit qui firent naître ” Ostréiculture ” dont le terme n’apparaît officiellement dans le Littré qu’en 1877 .

Bien entendu, Locmariaquer par l’arrivée des bancs se mit à capter le naissain et à le faire développer artificiellement, mais les premiers résultats ne furent pas très encourageants.

En effet le captage par fagots, planches ou pieux de bois ne permettait pas de survivre comme au temps du dragage.C’est alors qu’un trinitain, Monsieur Le Roux, créa le ” Bouquet ” qui relança immédiatement l’ostréiculture.

Un enchevêtrement par dix ou douze tuiles rondes, liées entre elles par des fils de fer et placées à la tête d’un piquet en chataigner, lui-même d’une longueur d’environ un mètre cinquante, allait tout changer. Cet ensemble était planté dans le chenal ou la rivière.

L’avantage de ce système était que la préparation des tuiles pouvait être faite à terre et dans un temps très court par rapport aux fagots. On s’aperçut rapidement que le naissain se fixait sans problème sur les tuiles et c’est pour l’en décoller plus facilement qu’on se mit à ” chauler ” celles-ci.

Ce procédé qui consiste à plonger les bouquets dans un bain de chaux remplaçait l’écorce des fagots qu’on ne pouvait réutiliser. C’est vers le 24 juin de chaque année, à la saint jean, qu’on allait planter les bouquets sur les parcs.

En 1875, on note plusieurs centaine de millier de tuiles furent immergées dans la rivière d’Auray et de la Trinité.

HUITRE DE BELON – Composition

Les huîtres nous apportent des protéines de composition équilibrée. Elles sont pauvres en lipides et très riches en fer : près de trois fois plus que la viande rouge.

Elles nous offrent un éventail de vitamines : A, C, D et les vitamines du groupe B. c’est l’un des rares produits d’origine animale qui possède de la vitamine C.
Analyse nutritionnelle moyenne de 100 g d’huîtres (soit environ 8 huîtres moyennes)
Energie 65 à 80 Kcal % des AJR*
Protéines 9 à 11 g
Glucides 2 à 4,7g
Lipides 1,2 à 1,8 g
Acides gras-saturés 0,4 g
Acides mono-insaturés 0,31 g
Acides poly-insaturés 0,38 g
Cholestérol 50 mg
Minéraux
Phosphore 185 mg 19 %
Magnésium 176 à 300 mg 22 à 37 %
Calcium 90 mg 11 %
Sodium 250 mg
Fer 5 à 7 g 35 à 50 %
Cuivre 0,6 mg
Vitamines
Vitamine B1 0,18 mg 12 %
Vitamine B2 0,20 mg 12%
Vitamine PP 2,5 mg 13 %
Vitamine C 8 mg 13 %
Vitamine A 75 µg 9 %
Vitamine D 5 µg 100 %
Apports journaliers recommandés
Une fois pané et frit – les classiques ? panés de poisson ? – l’églefin fournit, pour 100 g :
Energie 187 Kcal % des AJR*
Protéines 23 g
Glucides 3,1 g
Lipides 9,2 g
Minéraux
Phosphore 200 mg 25 %
Calcium 40 mg 5 %
Conseil de la nutritionniste
Les huîtres sont des trésors de bienfaits nutritionnels. Jamais grasses, elles sont riches en fer et permettent d’équilibrer l’alimentation de ceux qui ont des besoins élevés en fer : enfants, femmes et personnes âgées. Cette recette de fête est proposée pour vous suggérer de cuisiner les huîtres : ceux qui ne les aiment pas crues les apprécieront de la sorte.

La récolte des huitres.

Six a douze mois après la pose des bouquets on déplantait et transportait la récolte collée aux tuiles vers le lieu du décollage ” détroquage ” pour lequel les femmes s’activaient avec des couteaux pointus.

Après avoir recueilli le naissain soigneusement protégé dans des tissus imbibes d’eau de mer, tout le monde se rendait aux parc pour déposer la délicate semence sur le sol.

Chaque parc ainsi ensemence allait garder les minuscules huîtres pendant une durée d’un an a un an et demi .

Le flot se chargeait de nourrir le naissain et il n’y avait plus qu’a attendre que l’huître grossisse.

Quand l’huître avait trois an on retournait aux parc a marée basse ; armes de râteaux et de fourches les femmes et les hommes ramassaient la récolte qu’ils déposaient sur des ” caisse “, sorte de cadres en bois avec de longues poignées et dont le centre était constitue d’un grillage qui laissait retomber a l’eau les pierres, la vase ou des coquillages enfourches involontairement, de la on chargeait les embarcations dites ” pontons ” pour regagner la cale du port ou les paniers allaient permettre un lavage rapide avant de recommencer le triage au chantier ostréicole. Pour un million de naissain semé on pouvait espérer au mieux la moitié huîtres adultes.

HUITRE DE BELON – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Huîtres tièdes à la crème de safran

L’huître brune de Belon partage sa vie avec les fortes teneurs en iode des eaux bretonnes. Le mariage avec le safran n’est pas sans nous rappeler le goût riche fort et coloré de l’iode. Le mariage devrait donc être d’une rare perfection.

Pour 12 huîtres mise en bouche pour 4 personnes
12 huîtres creuses assez grandes n° 2 ou 3
2 cuillerées à soupe de crème fraîche épaisse
2 pistils de safran
1 verre de champagne ou de vin blanc sec
50 g de Farine
Sel, poivre,Ciboulette,Gros sel.
Mélanger le vin et le safran et remuer bien afin de parfumer le tout. Ajouter la crème fraîche, le sel et le poivre blanc et laisser reposer le temps d’ouvrir les huîtres.
A l’aide d’un petit couteau de cuisine, ouvrir les huîtres délicatement et les réserver l’eau dans un bol. Sur un grand plat creux, disposer un lit de gros sel afin d’y caler les huîtres une fois ouvertes. Allumer le four thermostat 7.
Filtrer l’eau des huîtres et ajouter la à la crème. Remuer bien afin d’émulsionner légèrement cette préparation et répartir la dans les huîtres. Mettre à cuire 5 minutes dans le four chaud. Servir immédiatement avec des fourchettes à huîtres.

Homard

Homard

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Le homard a lui aussi une histoire.

Homarus gammarus classe: crustacés ordre : décapodes famille: nephropidés Crustacé au corps allongé, le homard vit dans les eaux profondes de la mer. Il se meut habituellement en marchant sur les fonds rocheux, ce qui rend sa capture à l’aide de cages facile. Il se déplace la nuit.

Le homard habite principalement l’Atlantique. Il a presque disparu des côtes européennes et il est vendu en Europe à des prix exorbitants. En Amérique du Nord, le homard était tellement abondant au début de la colonie qu’on le considérait avec mépris. Il devint plus apprécié cependant et fut pêché avec excès. Il est maintenant beaucoup plus rare. Dans plusieurs pays, la pêche du homard est réglementée afin d’assurer la survie de l’espèce. Le homard qui habite les côtes de l’Amérique du Nord diffère légèrement de forme et de couleur de l’espèce qui vit près des côtes européennes.

Le homard est muni de cinq paires de pattes. La première paire, beaucoup plus développée, se termine par de fortes pinces redoutables. L’une d’elles, plus grosse, sert à broyer la nourriture, et l’autre sert à la couper. La pince qui broie la nourriture se situe à gauche ou à droite. Le homard possède un abdomen (ou queue) passablement développé, formé de sept sections dont la dernière est une nageoire caudale puissante en forme d’éventail. La tête pointue ornée d’yeux proéminents se termine en un rostre épineux (une partie saillante). Six antennes y sont attachées, dont quatre petites et deux très longues.

La femelle se différencie du mâle par ses petites nageoires situées à l’endroit où l’abdomen et le thorax se joignent. Elles sont minces et palmées car elles servent à retenir les oeufs. Chez le mâle, elles sont plus longues, piquantes et plus rigides. Certains affirment que la chair de la femelle est meilleure, surtout lors de la ponte, aussi est-elle plus recherchée. Heureusement, consommer la chair de la femelle à cette époque ne constitue plus la même menace pour l’espèce qu’auparavant, car les homards proviennent souvent de homarderies, d’immenses parcs où on en fait l’élevage.

Le homard mue lors de sa croissance. À cinq ans, il aura mué 12 fois, changeant de carapace à chaque fois. Il pèse alors environ 500 g et mesure en moyenne 30 cm. Les parties comestibles du homard sont la chair de l’abdomen (ou queue), des pattes (même les minuscules dont on extrait la chair en les mordillant), ainsi que le corail et le foie verdâtre qui proviennent du thorax. La chair ne représente que 30% du poids total environ. Cette chair blanche et rosée est maigre, ferme, délicate et très savoureuse.

Caractères distinctifs :
Le corps est constitué de 2 ensembles : d’une part la tête et le thorax soudés en un céphalothorax qui porte les antennes, les pinces et les pattes marcheuses, et d’autre part la queue composée de 6 segments articulés portant ventralement les pattes. Coloration bleue foncée plus ou moins marquée de taches blanches ou noires.
Confusions possibles :
Il se distingue des langoustes par ses pinces hyper développées et de la langoustine (que l’on pourrait confondre avec un petit homard) par sa couleur.
Maturité sexuelle : La maturité sexuelle chez les femelles est atteinte vers 28 cm (de la pointe du rostre à l’extrémité de la queue), soit vers 600 g, à la longueur légale de capture 24 cm de longueur céphalothoracique, soit autour de 400 g, moins de 5 % des femelles participent à la reproduction.
Taille minimale :
longueur céphalothoracique 85 cm
pour la Manche, Mer du Nord et Méditerranée

Le homard bleu de Bretagne

Le homard est riche en potassium, en zinc et en niacine. La composition de la chair varie selon les saisons et la partie du corps d’où elle provient; la queue contient plus d’éléments nutritifs que les pinces.

Le homard breton.

Il fait partie des choses les plus délicieuses que je connaisse et ne peut être confondu avec aucun autre homard, hormis peut-être avec le homard irlandais. Préférez plusieurs homards de 400 à 500 grammes à un gros homard.

Recette commune en Bretagne.

Découper les homards vivants en tronçons, généralement ainsi: détacher les deux pinces, couper derrière la tête, puis tronçonner la queue en trois. Dans un bol mettre le jus et le corail qui est verdâtre à ce stade.
Dans une sauteuse, avec un peu de beurre baratté et salé, faire revenir à feu vif les morceaux de homard que l’on aura bien entendu assaisonnés, jusqu’à ce qu’ils deviennent rouges. Mettre le homard de côté. Dans le beurre de cuisson faire fondre, sans coloration, un oignon coupé en lamelles et ajouter 2 petites échalotes finement hachées, mouiller avec 200 ml de muscadet ou de gros-plant et 100 ml de fumet de poisson. En fait, j’utilise un jus obtenu en faisant cuire 3 ou 4 étrilles coupées en quatre dans de l’eau bouillante, jus que je fais réduire après cuisson. Ajouter deux cuillerées à soupe de cognac, 100 ml de concentré de tomates, 3 branches d’estragon, une pincée de poivre de Cayenne, cuire ainsi doucement environ 25 à 30 min.
Ajouter les morceaux de homard et surveiller la cuisson en tournant et retournant souvent, compter environ 20 à 25 minutes. Surtout ne pas trop cuire. En fin de cuisson ajouter un peu de persil finement haché.
Passer la sauce obtenue au mixer et ajouter le jus et le corail, lier la sauce avec 30 à 40 grammes de beurre. Enfin passer au chinois c’est fastidieux mais tellement plus agréable pour les convives.

Le homard grillé:

Acheter des homards d’environ 400 g, plus si vous en avez les moyens. Les couper dans le sens de la longueur en recueillant précieusement le jus qui s’en échappe, les oeufs quand il y en a et les organes noirs et rouges.
Badigeonner la carapace des deux moitiés avec un pinceau trempé dans de l’huile d’olive. Votre feu doit être en braises rouges. Poser vos deux moitiés enduites sur la grille, très près de la braise, l’huile s’enflamme, à son extinction vos homards sont cuits. Néanmoins, quelques personnes préfèrent qu’ils restent sur les braises deux à trois minutes de plus. Dans une petite casserole délayer un petit pot de crème fraîche épaisse avec 3 cuillerées à soupe de “très bon” porto, rouge ou blanc, le jus et les “ingrédients” trouvés dans les homards, un soupçon de safran, du sel mais pas trop. Laisser réchauffer à basse température: 40 °, conserver au chaud au bain-marie en remuant de temps en temps. Si vous avez peur de rater, avant de commencer la sauce, délayer 1/2 cuillerée à café de Maïzena dans un peu d’eau chaude, cuire 2 minutes, baisser le feu, et ajouter crème, porto, etc.

À l’achat d’un homard vivant, s’assurer que l’animal est bien en vie en le soulevant, le saisir par les côtés. Il devrait replier brutalement sa queue sous son corps. Les pinces sont presque toujours immobilisées par un élastique ou une cheville de bois; si ce n’est pas le cas, s’en méfier car elles saisissent fermement. Un homard cuit devrait avoir l’oeil noir et brillant, une chair ferme et une bonne odeur. S’assurer qu’il était bien vivant avant la cuisson en tirant sur sa queue, elle devrait alors se replier d’elle-même.
Le homard s’achète aussi surgelé ou en conserve; dans ce dernier cas, il est en pâté prêt à être tartiné, ou en morceaux.

Conservation: Le homard peut vivre de 3 à 5 jours hors de son habitat naturel s’il est placé dans un vivier d’eau salée. Après l’achat, éviter de le laisser séjourner à la température de la pièce. Le cuire immédiatement, sinon le couvrir d’un linge humide et le placer au réfrigérateur. Le homard cuit se conservera environ 1 ou 2 jours au réfrigérateur. Pour congeler le homard, le cuire au préalable, l’égoutter, puis le laisser tel quel ou, ce qui est préférable, retirer la chair de la carapace. Refroidir la chair au réfrigérateur puis la mettre dans des contenants à congélation et la couvrir de saumure: 10 ml de sel pour 250 ml d’eau. Placer le couvercle et congeler. On peut aussi déposer le homard entier cuit et refroidi dans un sac à congélation, retirer l’air, sceller et congeler. Sa durée de conservation est d’environ 1 mois.

HOMARD – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Un mets raffiné et luxueux qui se passe d’artifice.

Le homard se mange chaud ou froid, mais toujours après cuisson. Il est très apprécié avec du beurre à l’ail ou au citron, de la mayonnaise ou même nature. Pour libérer la chair des pinces, un outil est de rigueur.

Le homard se mange chaud ou froid, mais toujours après cuisson. Il est très apprécié avec du beurre à l’ail ou au citron, de la mayonnaise ou même nature. Pour libérer la chair des pinces, un outil est de rigueur. Une pince à homard, un casse-noisettes, le manche d’un couteau lourd ou même un marteau peuvent faire l’affaire.
Le homard est apprêté de plusieurs façons. On le cuit en bisque, en soufflé ou en sauce, on le gratine. Le homard Thermidor, à l’américaine, ou à l’armoricaine, et à la Newburg sont des apprêts classiques. Froid, on met le homard dans les salades, les sandwichs et les aspics. On le consomme aussi en pâté. La carapace peut servir à aromatiser bisques, ragoûts et sauces. Elle peut aussi être pulvérisée ou hachée finement puis ajoutée à du beurre fondu; dans ce dernier cas, il faut ensuite filtrer le beurre. Ce beurre sert à cuisiner des sauces et des bisques, à tartiner des sandwichs ou à cuire du poisson.

Haddock

Haddock

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Haddock ou Eglefin.

Autre dénomination de vente admise : haddock: état fumé. Melanogrammus aeglefinus classe : osteichthyens ordre : gadiformes famille : gadidés

Caractères distinctifs :
3 nageoires dorsales, 2 nageoires anales, des nageoires pelviennes dont les plus longs rayons n’atteignent pas l’anus, 1 petit barbillon mentonnier et 1 ligne latérale sombre presque rectiligne traversant une grande tache foncée caractéristique au niveau de la première dorsale. Confusions possibles :
Les jeunes peuvent être confondus avec de gros tacauds, les adultes avec des merlans ou des cabillauds de même taille.Ils se distinguent du tacaud par leur forme allongée et la position de leur tache noire, située sur la ligne latérale à la base pectorale chez le tacaud.Ils se distinguent du cabillaud par la couleur sombre de leur ligne latérale et par la présence de la tache noire caractéristique. Ils se distinguent du merlan par la position de la tache noire située à la base de la pectorale chez le merlan et par la présence du barbillon mentonnier plus développé. Maturité sexuelle:
Les mâles atteignent généralement leur maturité sexuelle au cours de leur quatrième année vers 41 cm et les femelles au cours de leur cinquième année vers 46 cm. Toutefois, ils seraient plus précoces en mer du nord: 28 cm 2ème année pour les mâles et 33 cm en 3ème année chez les femelles.
Taille maximale: 1m
Taille commune: 27-70cm – Taille minimale autorisée: 30cm en Mer du Nord, Manche et Golfe de Gascogne.
Poisson vidé ou entier: Présentation commerciale possible: Entier vidé ou plein Filet: 1 plus de 1kg; 2 de 570g à 1kg exclu; 3 de 370g à 570g exclu et
4 170g à 370g.

Le fumage est un vrai métier…

Le fumage ou la fumaison est une des plus anciennes façons de conserver le poisson. Longtemps avant l’apparition des réfrigérateurs, les peuples pêcheurs avaient appris à conserver leurs prises en utilisant un mélange de sel et de fumée. Bien que cette méthode de conservation ne soit plus essentielle, le goût pour les aliments fumés a résisté au temps et le poisson fumé est souvent au menu des repas de fêtes et de célébrations.

Il existe deux façons de fumer le poisson: le fumage à froid et le fumage à chaud. La plupart des poissons fumés que l’on retrouve dans le commerce ont été fumés à froid. Mais on peut aussi fumer son poisson soi-même en utilisant la méthode à chaud. Voici quelques trucs pour réussir votre entreprise.
Les méthodes de fumage: Dans le fumage à froid, la température du fumoir ne dépasse pas 32 °C, et les aliments sont fumés durant une longue période d’un à cinq jours, parfois plus. Si vous ne voulez pas conserver le poisson plus de deux semaines, 24 heures suffiront pour les petits poissons tandis que le saumon et les plus gros poissons nécessiteront 3 à 4 jours de fumage. Après ce temps, on sait que le poisson est prêt lorsqu’il a une couleur uniforme tirant sur le brun. Pour une conservation de plusieurs mois, il faut fumer les petits poissons pendant un minimum de cinq jours, et les gros poissons pendant une semaine au moins. Dans les deux cas: courte ou longue conservation, on peut fumer plus longtemps. Tout dépend du goût et de la texture que l’on désire. Il est important aussi que les poissons aient été préalablement saumurés pendant une période d’au moins deux heures. Le poisson fumé selon cette technique n’est pas cuit, mais il a perdu beaucoup d’humidité. c’est le procédé généralement utilisé dans les fumoirs commerciaux. Dans le fumage à chaud, la température du fumoir peut atteindre jusqu’à 66 °C. Le temps de traitement est donc moins long quelques heures et le poisson est cuit. Le poisson fumé à chaud garde un bon taux d’humidité, mais il ne pourra se conserver que quelques jours. Les fumoirs que l’on trouve sur le marché pour une utilisation domestique utilisent cette méthode de fumage.Le fumage du poisson
La préparation du poisson: Inutile de préciser que le poisson doit être très frais. Le fumage n’améliorera en rien un produit qui n’est pas de toute première qualité. Si le fumage ne se fait pas dans des délais très courts après la prise, il faut congeler le poisson rapidement. La plupart des poissons peuvent être fumés, mais les poissons gras donnent de meilleurs résultats. Saignez le poisson en retirant les ouïes avec le pouce et l’index. Écaillez les poissons qui doivent l’être. Enlevez la tête, les nageoires, la queue et les viscères. Rincez abondamment sous l’eau courante pour enlever toute trace de sang. Séparez le poisson en deux en coupant le long d’un des côtés de l’épine dorsale. Détachez l’épine dorsale et retirez les arêtes. Si le poisson est très gros, coupez-le en portions plus petites. Le poisson peut être fumé avec la peau ou sans la peau. Si vous fumez le poisson sans la peau, le temps de traitement sera moins long.
Le fumage du poisson; Le saumurage
Avant de fumer le poisson, il faut le saumurer. l’étape du saumurage réduit le taux d’humidité du poisson et lui permet d’absorber peu à peu le sel, ce qui stoppe le développement des bactéries. On peut saumurer le poisson dans un liquide ou à sec. Les recettes de saumure varient et sont souvent des secrets bien gardés, mais les proportions de base sont à peu près les mêmes. La saumure liquide est composée d’un litre soit 4 tasses, d’eau, de 125 ml soit 1/2 tasse, de sel non iodisé et de 125 ml soit 1/2 tasse de sucre. Bien brasser jusqu’à la dissolution du sel et du sucre. Vous pouvez utiliser la saumure telle quelle, ou y ajouter les assaisonnements de votre choix, comme des grains de poivre, des feuilles de laurier, des clous de girofle ou de l’ail. Un litre ou 4 tasses de saumure suffira pour 454 g de poisson.
Assurez-vous que toutes les surfaces du poisson sont en contact avec la saumure. Placez au réfrigérateur pendant huit à douze heures pour les poissons de plus d’un pouce ou 2,5 cm d’épaisseur, pendant 6 à 8 heures pour les poissons moins épais et pendant quatre heures pour les petits poissons.
La saumure à sec est composée de deux parties de sel non iodisé pour une partie de sucre. On peut aussi y ajouter certains assaisonnements. On saupoudre le mélange également sur toutes les surfaces du poisson, on couvre et on place au réfrigérateur de huit à douze heures.
Le séchage: Une fois le temps de saumurage écoulé, il faut faire sécher le poisson. Retirez le poisson de la saumure, rincez-le soigneusement et essuyez-le doucement. Laissez sécher sur du papier absorbant pendant une heure à la température ambiante. Une fine pellicule collante se formera alors, ce qui permettra à la fumée de mieux adhérer à la chair et lui donnera un aspect lustré.

Griset

Griset

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GRISET – HISTOIRE

Griset Autre appellation de vente admise: dorade grise, Anglais: black bream, Espagnol: chopa, Italien: cantarella ou en latin la Spondyliosoma cantharus de la classe des osteichthyens de l’ordre des perciformes et de la famille des sparidés.

Leurs caractères distinctifs sont: La coloration du griset est grisâtre presque bleue foncée lorsqu’il est vivant ornementé de lignes longitudinales jaunes dorées qui souvent disparaissant à la mort. Il est dépourvu de taches noires ou de rayures sombres comme il en existe chez d’autres Sparidés. Les mâchoires ne présentent ni molaires ni canines, mais 4 à 6 rangées de petites dents pointues. Le profil de la tête du griset est déprimé au niveau des yeux

Confusions possibles: Le griset peut être surtout confondu avec la saupe, le bogue ou l’oblade. La présence de 9 à 11 rayons à la nageoire anale et la grande taille de ses pectorales atteignant l’anus le différencie de la saupe elle possède 13 à 15 rayons mous à l’anale et les pectorales n’atteignent pas l’anus. Le griset se distingue du bogue par le nombre de rayons mous à l’anale 14 à 16 chez le bogue et par la forme compacte de son corps. Il se distingue de l’oblade par l’absence de tache noire sur le pédoncule caudal. Maturité sexuelle : Le griset est hermaphrodite : il acquiert sa première maturité sexuelle au cours de sa 2ième année 20 cm, il est alors femelle. Il deviendra mâle au cours de sa 8ième année 35 cm.
Taille maximale : 50 cm. Taille commune : 15-40 cm. Taille minimale de autorisée :non réglementée.Poisson vidé ou entier. Entier Prêt à cuire Filet
1 800 g et plus
2 500 g à 800 g exclu
3 300 g à 500 g exclu
4 180 g à 300 g exclu