VIN DU LOIR ET CHER

VIN DU LOIR ET CHER

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Le Vignoble du Loire et Cher.

Inclus dans la grande région viticole du Val de Loire, le vignoble du Loir-et-Cher est constitué de six Appellations :

* au Nord de la Loire :
les Coteaux du Vendômois et le Touraine Mesland,
* en bordure de Loire et de la Sologne :
le Cheverny et le Cour-Cheverny
* en Sologne viticole et coteaux du Cher :
le Touraine et le Valençay.

Le vignoble du Loir-et-Cher

Le vignoble couvre actuellement environ 8 000 hectares pour une production de 426 000 hectolitres. Les Vins de Pays représentent 156 000 hectolitres.

Cette région offre aux consommateurs des vins friands et subtils dont les arômes diffèrent d’un coteau à l’autre et subissent l’influence du climat océanique ou continental suivant les années.

AOC TOURAINE

Dès la fin du XIXe siècle, après la destruction du vignoble par le phylloxera, les vignerons de la région se sont orientés vers une production de qualité. Cela leur a permis d’obtenir, le 30 décembre 1939, l’Appellation d’Origine Contrôlée “Coteaux de Touraine”, qui regroupait 39 communes du département de Loir-et-Cher. L’appellation se transformera, en 1953, en AOC Touraine.

l’Appellation Touraine s’étend sur plusieurs départements, mais c’est dans le Loir et Cher que l’on observe le plus grand nombre de communes viticoles et la surface la plus importante.

Comprise entre 200 000 et 250 000 hectolitres, la production se partage pour moitié entre rouges et blancs.
En 2002, la production a été de :

96 873 hl en blancs pour 1837 hectares de vignes, 92 788 hl en rouges pour 1 746 hectares, 11 680 hl en rosés pour 211 hectares, 8 373 hl en effervescents pour 160 hectares.

AOC TOURAINE MESLAND

Dès 1945, un groupe de viticulteurs de la région de Mesland, Monteaux, Onzain, Chouzy-sur-Cisse, soucieux de se démarquer de l’Appellation Touraine, demande aux instances nationales la reconnaissance de l’Appellation Touraine Mesland. Après maintes démarches, cette dernière sera reconnue le 15 Juillet 1955.

Située entre Blois et Tours, sur la rive droite de la Loire, l’aire d’Appellation s’étend sur une centaine d’hectares, répartis sur 6 communes.

En 2002, la production a été de :

724 hectolitres en vins blancs sur 25 hectares de vignes en production
3 156 hectolitres en rouges sur 60 hectares de vignes
331 hectolitres en rosés sur 7 hectares

Les cépages

En Blancs :

* Le Chenin : cépage de la Vallée de la Loire de 2e époque, était déjà connu sous Rabelais et s’accommode de nombreux types de sols.
* Le Chardonnay : précoce, il offre l’onctuosité et la générosité aromatique.

En Rouges :

* Le Cabernet Franc et le Cabernet Sauvignon : importés du Sud Ouest, ils se sont bien acclimatés sur les coteaux du bord de Loire. Ils donnent des vins charpentés.
* Le Cot ou Malbec : cépage de 2e époque, assemblé au Cabernet, il est riche en tanins et moins aromatique de ce dernier.
* Le Gamay : majoritaire dans l’encépagement, il réussit particulièrement bien dans la région de Mesland.

Les vins

Les Blancs sont à base de Chenin assemblé à une touche de Sauvignon et de Chardonnay. Leur robe est très claire. Ils offrent des senteurs florales. Leur finesse et leur vivacité en bouche en font des vins de garde.

Les Rouges sont constitués de trois cépages. Le Gamay donne le fruité et la souplesse, le Cabernet et le Cot, la charpente. Ce sont des vins qui vieillissent particulièrement bien.

AOC CHEVERNY ET COUR CHEVERNY

L’aire d’Appellation Cheverny est constituée par le rapprochement en 1973 de l’ancien AOVDQS Mont près Chambord ? Cour Cheverny, créé en 1949, et de l’Appellation d’Origine Simple Coteaux du Blésois qui avait reçu son agrément en 1964.

Situées au Sud de Blois, ces deux Appellations sont
localisées sur un ensemble de 23 communes
pour le Cheverny et de 11 communes
pour le Cour Cheverny.

En 2001, la superficie du Cheverny est de 470 hectares, celle du Cour-Cheverny de 55 hectares.

Les cépages

Pour l’Appellation Cheverny, en vins blancs, 2 cépages dominent : le Sauvignon, qui représente plus de 60 % de la superficie et le Chardonnay, 30 % de la superficie.
Pour les vins rouges, 2 cépages dominent également : le Gamay Noir à jus blanc (47 % de la superficie) et le Pinot Noir (35 % des surfaces). Les autres cépages présents sont les Cabernets franc et sauvignon (11 % de la superficie), le Cot (4 %) et le Pineau d’Aunis (3 %) qui n’est utilisé que pour l’élaboration des vins rosés

Pour l’Appellation Cour Cheverny, un seul cépage peut être utilisé : le Romorantin

Les vins

En Appellation Cheverny, les vins blancs sont issus de l’assemblage du Sauvignon et du Chardonnay. Suivant les terroirs, ils offrent des expressions différentes, allant des notes de bourgeons de cassis aux senteurs des fruits exotiques. En bouche, le Chardonnay complète l’équilibre par sa rondeur. La note Val de Loire se retrouve en finale par le coté rafraîchissant.

Les vins rouges sont des assemblages de Gamay Noir à jus blanc et de Pinot Noir, complétés par du Cabernet ou du Cot. Leur robe est légère aux reflets légèrement orangés liés à la présence du Pinot Noir. Le nez complexe possède souvent, dans sa première jeunesse, les senteurs de fruits rouges. Par la suite, les arômes épicés peuvent dominer. Ces vins ont une bonne rondeur en bouche. En finale, le Cabernet ou le Cot leur attribuent une note plus ou moins tannique.

En Appellation Cour Cheverny, seul le cépage Romorantin peut être utilisé pour l’élaboration des vins. Si autrefois on lui reprochait son acidité, la maîtrise des rendements et la récolte à une maturation optimale, confèrent à ce vin tout le plaisir de la dégustation d’un produit unique en France. Vin noble, dans une robe jaune dorée, son nez élégant dévoile les senteurs florales de l’acacia. On note généralement un bon équilibre en bouche et une bonne fraîcheur en finale. Ces vins peuvent se garder plusieurs années.

AOC COTEAUX DU VENDOMOIS

Les efforts qualitatifs réalisés par les viticulteurs ont permis à ce terroir d’être classé, en juin 1968, Vin Délimité de Qualité Supérieure (V.D.Q.S.) et, en début 2001,
Appellation d’Origine Contrôlée.

Située de part et d’autre du Loir, l’aire d’Appellation s’étend sur 35 communes, représentant 150 hectares et 8 600 hl de vin.

Les vins rouges représentent environ 60 % de la production,
les 40 % restant sont constitués, à parts égales, par les vins blancs et gris rosés pâles. La Cave coopérative de Villiers-sur-Loir représente une entité de vinification importante pour la région. Une douzaine de viticulteurs indépendants contribuent, avec la Coopérative, à dynamiser la région viticole.

Les cépages

Pour les vins Blancs, soit 30 % des surfaces :
– Le Chenin est cépage majoritaire, sur plus de 50 % de la surface.
– Le Chardonnay, représente 25 % de l’encépagement blanc.
– Le Sauvignon et le Pinot blanc se partagent les 25 % restant de la surface.

En Rouges, soit 70 % des surfaces :
– Le Pineau d’Aunis est le cépage principal avec 45 % de la superficie.
– Le Gamay Noir à jus blanc, représente 35 % des surfaces.
– Le Pinot Noir, le Cabernet franc, le Cabernet Sauvignon et le Cot sont des cépages accessoires pour 20 % de l’encépagement.

On peut noter que les cépages rouges dominent largement : le Pineau d’Aunis et le Gamay Noir à jus blanc occupent les 2/3 de la totalité de la superficie.

Les vins

Les vins Blancs sont des assemblages de Chenin et Chardonnay (maximum 20 %). Ils offrent une couleur souvent jaune or dénotant une belle maturité. Au nez, les senteurs de miel et de tilleul composent une palette très fine et complexe. l’équilibre en bouche est séduisant et d’une très bonne longueur. Certaines années, la nervosité finale demande d’attendre quelques années pour mieux savourer ce type de vin.

Les vins Gris sont issus uniquement de Pineau d’Aunis. Ils sont l’originalité de l’Appellation. La robe est pâle aux reflets saumonés. Ils sont généreux au nez et typiques par leur senteur poivrée. En bouche c’est la légèreté et la délicatesse qui domine. Ils sont rafraîchissants et joyeux, de vrais vins d’été.

Les vins Rouges sont des assemblages de Pineau d’Aunis, Gamay et autres cépages accessoires. Ils se parent d’une robe aux nuances violettes. Ils offrent une palette d’arômes complexes où dominent les arômes épicés associés aux senteurs de fruits rouges très mûrs.

AOC VALENCAY

Appellation d’Origine Vin Délimité de Qualité Supérieur depuis le 10 Août 1970, les vins de Valençay ont obtenu leur reconnaissance en Appellation d’origine contrôlée le 17 mars 2004.

Situé aux confins du Berry, de la Sologne et de la Touraine, le vignoble s’étend sur 14 communes de l’Indre et 1 seule commune du Loir et Cher : Selles-sur-Cher.

Si la surface totale classée en Appellation est de 2 400 hectares, c’est seulement sur 60 hectares que l’on produit les 3 500 hectolitres de vins de Valençay.

Actuellement, 31 viticulteurs et une cave coopérative produisent ces vins. Le volume de production est de 8 000 hectolitres, répartis de la façon suivante :

Rouges : 60 % Blancs : 30 % Rosés : 10 %

Les cépages

Pour les vins blancs, deux cépages sont présents :

* Le Sauvignon est le cépage majoritaire de l’appellation. Il donne de très bons résultats sur les pentes et se caractérise par les notes minérales «pierre à fusil» lorsqu’il est produit sur les silex.
* Le Chardonnay, implanté sur des sols chauds, il exprime toute sa puissance et sa rondeur.

En vins rouges, les cépages utilisés sont :

* Le Gamay Noir à Jus Blanc est le cépage dominant. Il est cultivé sur tous les types de sols et donne de bons résultats si les rendements sont maîtrisés.
* Le Pinot Noir est bien implanté dans les sols chauds. Il est intéressant par sa personnalité et sa structure.
* Le Cot entre dans les assemblages à raison de 10%. Il mûrit bien sur les argiles à silex bien exposées et apporte le corps au vin.

Les vins

Les vins blancs sont des assemblages de Sauvignon et Chardonnay. Ce sont des vins racés, qui offrent aux nez les arômes des fruits exotiques associés à cette note minérale de pierre à fusil caractéristique de ce terroir. En bouche, c’est la chaleur, l’onctuosité et l’équilibre.

Pour les vins rouges, il s’agit d’un assemblage de Gamay Noir à jus blanc, de Pinot Noir et de Cot, avec quelquefois un soupçon de Cabernet (franc ou sauvignon). Ces vins se caractérisent par une belle couleur rouge rubis souvent soutenue. Au nez, c’est la complexité des arômes de fruits noirs et d’épices. Très coulant en bouche, ils se terminent par des notes épicées.

Vin du Languedoc-Roussillon

Vin du languedoc-Roussillon

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VIN DU LANGUEDOC-ROUSSILLON – Le Languedoc Pratique

Chiffres clefs en moyenne sur 10 ans. 15 500 hectares déclarés, 2206 producteurs, 38 caves coopératives, 320 caves particulières.

Le rendement moyen sue les 10 dernières années est de 44,56 hectolitres à l’hectare.

Le rendement 2003 a été de 42,13 hectolitres à l’hectare.

La production moyenne de ces 10 dernières années est de
639 000 hectolitres.

La production 2003 est de 563 000 hectolitres dont 93,3% en rouge,5,3% en rosé, 1,4% en blanc.

VIN DU LANGUEDOC-ROUSSILLON – HISTOIRE

Serti de trois montagnes et d’une mer, le Languedoc brille d’un éclat multicolore digne du plus bel habit d’arlequin :

Du blanc cristallin du sel et de la soie, aux tons plus sombres des châteaux cathares et de la peste noire, du dorée de ses tournesols, à l’indigo plus profond de la Méditerranée, des verts chatoyants de ses coteaux et forêts, au carmin généreux de ses vins, le Languedoc est paré à la veille du troisième millénaire d’un habit de mille pièces cousues main, au fil de l’histoire, par des hommes aussi remarquables et contrastés que cette terre épanouie entre la vallée du Rhône et les contreforts des Pyrénées.

Cette région est sans doute, parmi les grandes provinces françaises, celle qui est la plus marquée par l’empreinte de l’Histoire

Dolmen de Pépieux, le plus long de France

L’empreinte de l’Homo sapiens, ancêtre de l’humanité qui multiplia les progrès de l’habitat et de l’outillage pour une économie chasseresse plus efficace mais qui surtout laissa des chef-d’oeuvres de grottes peintes, signant là les premières expressions déjà achevés de l’art, il y a plusieurs dizaine de milliers d’années ;

L’empreinte des premiers pasteurs et paysans au néolithique qui, voyant la fin d’un climat trop rigoureux, purent développer des activités plus sédentaires et tracer le chemin des transhumances déjà jalonné de dolmens entre la Méditerranée et les Pyrénées;

L’empreinte de la civilisation grecque qui développa au VI siècle avant J.C. le commerce de la poterie, et l’implantation des premiers plans de vigne. Les comptoirs grecs comme Agde enrichirent la région et ses autochtones, tantôt Ligures tantôt Ibères, qui constituèrent des agglomérations (oppida) comme Ensérune afin de surveiller les aller-venus des étrangers et rester maître des voies terrestres et maritimes.

Voie Domitienne à Narbonne

Pont du Gard
L’empreinte des colonies romaines épousant celle des grecs, qui au Ier siècle avant J.C. créèrent la colonie de Narbonne et surtout, ce qui constituera la colonne vertébrale du Languedoc, la via Domitia , symbole de cette époque qu’était la Pax Romana .

On vît l’émergence d’autres colonies comme Béziers, Lodève, Carcassonne, Pézenas, formant alors la toute nouvelle province narbonnaise allant jusqu’à Nîmes qui offrira à Rome un empereur, Antonin le pieux.

L’empreinte de ces grandes cités romaines décorées de somptueux et magnifiques monuments tels que la Maison Carrée, les grandioses arènes de Nîmes, le pont du Gard qui restera le plus grand aqueduc romain d’Europe, et Narbonne qui à son apogée fût la deuxième ville de l’empire romain après Rome.

L’empreinte de cette formidable époque Gallo-Romaine qui a permis l’édification d’un réseau serré de voies de communications, de son système viticole, seul vestige encore vivant aujourd’hui qui a su traverser les siècles pour bonifier les vins du plus grand vignoble du monde, le vignoble du Languedoc, avec ses arômes de grenache, mourvèdre, syrah, élaborés dés le début de notre ère.

L’empreinte des barbares et de leurs invasions qui n’eurent de cesse, dans la première moitié de ce millénaire, entre les uns Vandales, les autres Huns, de combattre les chrétiens, de piller le Languedoc qui se vît ensuite conquis de force au V ème siècle par les Wisigoths;

L’empreinte de la longue et obscure période de la conquête des musulmans aux apparences de sarrasins, de celle des Normands puis Hongrois qui à leur tour pillèrent et détruisirent la plupart des villes languedociennes, appauvrissant le Languedoc qui tombait sous la coupe des égorgeurs, des bandits de grands chemins, de la récession, de la féodalité la plus primaire qui verra l’église multiplier ses rangs à la fin du millénaire;

Le Château de Peyrepertuse
L’empreinte de la langue d’Oc, langue du midi d’origine latine, qui restera essentiellement pratiquée sans jamais être officielle du X ème siècle jusqu’à l’enseignement du français obligatoire à la fin du XIX ème siècle, qui donnera naissance aux premiers poètes et troubadours vers le X ème siècle. Le renouveau, accompagnant le nouveau millénaire et l’Occident, embrassera Le Languedoc tout entier avec sa vocation méditerranéenne. Les fruits des croisades, le développement de nouvelles villes comme Montpellier, l’essor de la viticulture autour des monastères et des abbayes, l’émergence du catharisme, religion du peuple ignorante du latin, la prospérité de l’art Roman, jetteront les bases d’une véritable civilisation languedocienne;

L’empreinte de l’inquisition laissée par l’église redoutant le mouvement hérétique des cathares qui osaient croire en même temps au diable et au bon dieu, tout en prônant une église plus primitive, qui fournissait une alternative insupportable aux yeux du pouvoir religieux en place, au point d’organiser son extermination (croisades contre les Albigeois, Montségur).

L’empreinte du traité de Meaux au XIII ème siècle qui mit un terme à l’indépendance du Languedoc après vingt ans de luttes entre les comtes de Toulouse et les rois de France qui voulait l’unité du pays; celle des épidémies, de la peste noire, de la guerre de cent ans.

Le Canal du Midi
L’empreinte du XVII ème et XVIII ème siècle qui verra l’expansion économique du Languedoc avec notamment la construction du canal du Midi aujourd’hui inscrit au patrimoine mondial, par l’ingénieur Pierre-Paul Riquet, canal des deux mers reliant l’Atlantique à la Méditerranée.

L’empreinte de la mutation du XIX ème siècle et de la révolution industrielle qui n’aura pratiquement pour seul effet que de faire disparaître l’économie traditionnelle florissante. La polyculture se développera dans le haut Languedoc jusqu’alors “grenier de la France”, à l’opposé du bas qui s’affirmera dans l’immensité de son vignoble, pour atteindre une surface de 470 000 ha., la construction des voies de chemin de fer favorisant les débouchés et la floraison de petits propriétaires,

L’empreinte des grandes révoltes du début du siècle, et celle de la renaissance, de la reconnaissance viti-vinicole en ce début de millénaire.

LES VINS DU LANGUEDOC-ROUSSILLON

Corbières A.O.C.

A.O.C. rouge, rosé et blanc depuis 1985

Site Internet : www.aoc-corbieres.com

Historique:
Après un fort développement sous le règne d’Auguste, les vins de la Narbonnaise sont l’objet de la vindicte des grands propriétaires transalpins victimes de leur concurrence. En 92, Domitien ordonne l’arrachage de la moitié des plantations. Le renouveau de la viticulture viendra plusieurs siècles plus tard avec l’implantation des grandes abbayes Cisterciennes et Bénédictines comme Lagrasse et Fontfroide. Du XIe au XIIIe siècle, des milliers d’hectares sont défrichés mais la croisade des Albigeois va à nouveau semer la désolation dans le pays. Il faudra attendre le XVIIIe siècle pour assister à une reconquête des vins de Corbières que l’on trouve jusqu’en Russie ou en Ecosse. Depuis, la vigne n’a plus cessé de faire partie du paysage et de la vie des Corbières avec, dès le début du siècle, une démarche de qualité.

Zone d’appellation:
Des portes de Carcassonne aux étangs de Leucate et de La Nouvelle, des contreforts des Pyrénées aux pieds de la Montagne Noire, un quadrilatère compris entre Carcassonne, Narbonne, Perpignan et Quillan.

Géologie:
Entre les remuantes Pyrénées et le vieux Massif Central, les Corbières ont connu une histoire géologique très complexe qui explique une grande diversité de sols (schiste, calcaire, grès, marne?) Cette diversité se traduit par la distinction de 11 terroirs répartis sur l’ensemble de l’appellation.

Climat:
Dominé par l’influence méditerranéenne que l’on retrouve dans une végétation typique de la garrigue, certains terroirs, les plus occidentaux, ressentent l’influence océanique.

Cépages:
Grenache, Syrah, Mourvèdre, Carignan, Cinsault pour le rouge et le rosé.
Grenache blanc, Bourboulenc, Maccabeu, Marsanne, Roussanne pour le blanc.

Vinification:
Rouge : fermentation traditionnelle ou vinification à grains entiers. De plus en plus de grands vins rouges sont élevés en fûts de chêne. Un travail de recherche et d’expérimentation est conduit par le syndicat de l’AOC Corbières à ce sujet.
Rosé : par saignée.
Blanc : traditionnelle, macération pelliculaire, (vinification en fût pour certains).

Stratégie de développement:
Développement du tourisme vigneron à travers la route des vins de l’A.O.C. Corbières, la création et la commercialisation de produits touristiques, l’accueil du grand public et des professionnels au château de Boutenac épicentre de la route des vins. Suivi du dossier “hiérarchisation” qui permettra à terme la reconnaissance de l’ensemble des terroirs de l’appellation.

Dégustation:
Les vins jeunes offrent des arômes de cassis ou de mûre, plus âgés, ils s’ouvrent sur les épices, le poivre, la réglisse, les notes de garrigue, le thym. Les rouges de garde sont puissants aux arômes de vieux cuir, de café, de cacao, de gibier.

Coteaux du Languedoc

A.O.C. rouge, rosé et blanc depuis 1985
Site Internet : www.coteaux-languedoc.com

Historique
Les Coteaux du Languedoc possèdent le plus ancien vignoble de France, présent dès l’époque grecque, cinq siècles avant J.-C. Les Romains l’ont développé et les vins, largement vantés par Cicéron, Columelle et Pline le Jeune furent exportés en amphores dans tout le bassin méditerranéen. On retrouve encore aujourd’hui des centaines de sites archéologiques où étaient fabriquées ces amphores. Le patrimoine viticole fut réhabilité par le mouvement monastique du Moyen Âge autour des abbayes bénédictines et cisterciennes qui fleurirent dans la région. Au XVIIIe siècle, le Canal du Midi stimula l’exportation des vins du Languedoc. La reconnaissance en AOC, en 1985, a confirmé que les vignerons des Coteaux du Languedoc savent affirmer la qualité et la typicité de leur appellation.

Zone d’appellation
Elle s’étend le long du littoral méditerranéen de Narbonne à l’ouest aux confins de la Camargue à l’est et s’appuie aux contreforts de la Montagne Noire et des Cévennes.
Faugères, Saint Chinian et Clairette du Languedoc sont reconnues comme cru avec leur décret spécifique. La diversité des terroirs et la typicité des vins des Coteaux du Languedoc se traduit par la mise en place d’une hiérarchisation sur trois niveaux.
L’appellation Coteaux du languedoc
Les zones climatiques dont la reconnaissance est en cours.
Les terroirs.

Géologie
Très variée, constituée surtout de calcaire dur des garrigues et de sols schisteux mais aussi de graves calcaires apportées par d’anciens bras du Rhône.

Climat
Le caractère méditerranéen du climat, commun à l’ensemble de l’aire de l’appellation, marqué par une saison chaude et sèche importante est nuancé par l’incidence du relief. La diversité et les spécificités des différentes régions ont permis la définition des grandes zones climatiques

Cépages
Cépages principaux pour le rouge et le rosé : Grenache, Syrah et Mourvèdre (50 % minimum) aux côtés du Cinsault et du Carignan. Pour le Pic St Loup : Syrah, Grenache, Mourvèdre (90 % minimum). Pour la Clape : Syrah, Grenache, Mourvèdre (70 % minimum).
Pour le blanc : Grenache, Clairette, Bourboulenc, Piquepoul, Roussanne, Marsanne et Rolle. Pour le Picpoul de Pinet : 100 % Piquepoul.

Vinification
Traditionnelle ou à grains entiers pour les rouges, par saignée pour les rosés et pour les blancs, fermentation en cuves ou en barriques avec contrôle des températures.

Stratégie de développement
Hiérarchisation au sein de l’appellation.

Dégustation
Les vins rouges sont veloutés et élégants, sur des notes de framboise, de cassis, d’épices ou de poivre. Les vins de garde développeront les notes de cuir, de laurier et de parfums de garrigue (cade, genévrier, thym, romarin).

Chiffres clefs:
10 000 hectares exploités, 2024 producteurs, 80 caves coopératives, 398 caves particulières.

Le rendement moyen à l’hectare est de 47 hectolitres pour une production de 474 000 hectolitres dont 78% de vins rouges, 10% de rosé, de 12% blanc.

On retrouve de nombreuses zône climatiques comme celle de La Clape,les Terrasses de Béziers, celle de Pézenas, les Grés de Montpellier, le Picpoul de Pinet, les Terrasses du Larzac ainsi que les Terres de Sommières et le Pic Saint Loup.

Mais tout ceci existe car il existe ici une série de terroirs de qualité. Ces terroirs sont Quatourze,
Cabrières,Saint Saturnin, Montpeyroux, Saint Georges d’Orques, La Méjanelle, Saint Christol, Saint Drézéry
Vérargues.

Minervois

A.O.C. rouge, rosé, blanc et muscat depuis 1985

Historique:
Les traces de l’homme remontent très loin, une population troglodyte a vécu ici bien longtemps avant notre ère. Avec l’arrivée de la Rome Impériale, c’est toute la région qui s’ouvre La vigne se développe dans un premier temps dans la plaine. Son implantation dans le Haut Minervois se fera plus tard quand les moines entreprennent une reconquête du pays. Le Minervois connaîtra le ravage des croisades avec Simon de Montfort et le tristement célèbre siège de Minerve, haut lieu de l’épopée cathare.

Avec le XVIIIe siècle et l’essor économique général, c’est le Canal du Midi créé par Pierre Paul Riquet, qui à son tour marqua le pays (classé par l’UNESCO au Patrimoine Mondial). Les vignerons du Minervois ont, dès les années 50, développé une politique de qualité et obtenu le classement A.O.C. en 1985.

Zone d’appellation
Le territoire du Minervois est un vaste amphithéâtre délimité par le Canal du Midi au sud, la Montagne Noire au nord sur une étendue qui court des hauts de Narbonne aux portes de Carcassonne.

Géologie
La Clamoux, l’Argent Double, l’Ognon et la Cesse descendant de la Montagne Noire vers l’Aude ont créé une série de terrasses faites de galets, de grès, de schistes ou de calcaires. Au nord-ouest, près de Caunes-Minervois, ce sont les veines de schiste et de marbre rose. La zone d’altitude est faite de Causses percés d’impressionnantes gorges.

Climat
Une dominante méditerranéenne avec des influences océaniques dans la partie occidentale (Clamoux et Côtes Noires) et une certaine rigueur des hivers pour le Causse qui se situe à une altitude supérieure à 200 m.

Cépages
Syrah, Mourvèdre, Grenache, Carignan, Cinsault, Piquepoul pour le rouge.
Marsanne, Roussanne, Maccabeu, Bourboulenc, Clairette, Grenache, Vermentino et Muscat à petits grains pour les blancs.

Vinification
Rouge : traditionnelle après égrappage et à grains entiers. Rosé : de saignée avec prédominance de la Syrah. Blanc : de pressurage direct dont une partie vinifiée en barrique. Muscat de St Jean de Minervois : vin doux naturel.

Stratégie de développement
Un engagement triennal effectué par les vignerons pour garantir la qualité et la tracabilité des produits et harmoniser l’offre à la demande.
Le projet Minervois Ambition : détermination stricte de chaque type de vin à l’intérieur de l’appellation pour aboutir à la reconnaissance d’identités de terroir (cf. Minervois La Livinière. Travail de recherche sur la production de blancs moelleux connus sous le nom de Minervois Nobles jusqu’au début des années quatre-vingt.

Dégustation
Les vins jeunes sont bien structurés et élégants avec des arômes de cassis, violette, cannelle et vanille. Plus mûrs, ils évoluent sur des notes de cuir, de fruits confits, de pruneaux. Les tanins sont soyeux, la bouche est pleine et longue.

Saint-Chinian

A.O.C. rouge et rosé depuis 1982 Historique
Site Internet : www.saint-chinian.com

Historique
Ce sont les moines bénédictins qui défrichèrent les rives du Vernazobres dès le VIIIe siècle à l’emplacement actuel de Saint Chinian. Ils introduisirent par la même occasion la vigne. Tout au long de l’ancien régime, la région connut toutes les vicissitudes des conflits féodaux entre communautés villageoises et abbés puis des guerres de religion. Avec la révolution, manufactures de drap et tanneries déclinèrent lentement jusqu’à être détruites en 1 875 par de grandes inondations. Ce fut l’occasion d’un retour à la terre et à la viticulture, moins touchées que dans d’autres régions par le phylloxéra. Depuis, à Saint Chinian, le vin est l’objet de toutes les attentions. La recherche de la qualité impulsée dans les années cinquante par Jules Milhau a conduit au classement en zone A.O.C. en 1982.

Zone d’appellation
Située au nord-ouest de Béziers dans le département de l’Hérault, au pied du Massif du Caroux et de l’Espinouse, elle regroupe vingt villages.

Géologie
Le terroir du Saint Chinian est partagé en deux par les cours de l’Orb et du Vernazobres. Au nord, les schistes et les grès dominent et peuvent occuper 90 % du volume du sol dès 40 cm de profondeur. Ce type de sol très acide retient peu l’eau et la vigne doit s’adapter aux grandes sécheresses. Au sud, c’est le calcaire déposé par la mer au secondaire qui se marie à la bauxite et à l’argile. On découvre un ensemble de petits plateaux avec une couche de terre très superficielle nécessitant un long enracinement de la vigne.

Climat
Typiquement méditerranéen. Moyenne annuelle des températures : 14 °C.

Cépages
Grenache, Syrah et Mourvèdre, Carignan, Cinsault, Lladoner Pelut.

Vinification
Rouge : fermentation traditionnelle ou macération carbonique.
Rosé : par saignée, égouttage ou pressurage direct.

Stratégie de développement
Depuis quatre ans, les vignerons ont entamé une identification de leurs meilleurs terroirs. L’objectif à long terme est de déterminer des zones à haut potentiel qualitatif, susceptibles de se différencier par des dénominations plus spécifiques. Après la mise en place en 1997 (grenache, syrah et mourvèdre doivent représenter 60% au lieu de 50%) et de la maturité phélonique en 1999 (degré minimum à 12° au lieu de 11,5°).
Les terroirs pilotes de Berlou et Roquebrun ont enclenché une démarche de 3° niveau auprès de l’INAO. L’appellation oeuvre par ses actions techniques, paysagères et promotionnelles de sa position de cru.

Dégustation
Jeunes les vins de Saint Chinian présentent une belle structure sur des notes balsamiques (laurier, garrigue), de cassis et d’épices. Plus âgés, ils s’ouvrent sur des arômes complexes de cacao, de torréfaction, de fruits à l’eau de vie.

Faugères

AOC rouge, rosé depuis 1982
Site internet : www.faugeres.com

Historique
Faugères comme beaucoup de villes et de villages du Languedoc eut un histoire violente. Haut lieu de la Réforme, elle subit de plein fouet les Dragonnades et les destructions consécutives à la révocation de l’Edit de Nantes. Ce n’est qu’après la Révolution qu’elle pût se consacrer à sa vocation première, la culture de la vigne. Au XIXe siècle, une eau de vie fit sa célébrité, distillée dans un alambic charentais peu usité en Languedoc, elle obtint l’appellation Fine AOC. Ce goût du travail de qualité se retrouva dans l’ensemble des produits de la vigne. Dès 1948, l’aire de Faugères fut délimitée et en 1982, ce fut la consécration avec l’appellation d’origine contrôlée pour les rouges et les rosés.

Zone d’appellation
Au nord de Béziers et de Pézenas, un terroir qui part de la plaine pour grimper sur les premiers contreforts des Cévennes à 300 m d’altitude.

Géologie
Essentiellement des schistes produits par la compression, lors de la formation du Massif Central, des argiles issues des dépôts marins de l’ère primaire. Les sols sont très filtrants, peu fertiles et très acides.

Climat
Méditerranéen, sec et doux. Exposition du vignoble plein sud, altitude moyenne 300m.

Cépages
Syrah, Grenache, Mourvèdre, Carignan et Cinsault.

Vinification
Macération carbonique pour les Carignans rouges, traditionnelle pour les autres. Cuvaisons de 5/6 jours à 20/25 jours pour les cuvées destinées au vieillissement. Élevage en fût de chêne en progression. Pour les rosés, saignée et pressurage direct mais aussi de plus en plus de macération pelliculaire.

Stratégie de développement
Volonté de compléter la gamme par la détermination des critères pour un AOC Blanc Faugères (1997). Relance de la Fine Faugères depuis novembre 2000.
Création d’une marque commune à l’ensemble des producteurs. Destinée à être un produit haut de gamme, elle est régie par un cahier des charges très strict (notamment vieilles vignes : Carignan minimum 40 ans, Syrah, Grenache 20 ans, Mourvèdre 15 ans). Existence d’une bouteille syndicale créée pour mettre en avant les têtes de cuvée des producteurs l’ayant acceptée.
Culture raisonnée, environnement protégé : limitation de la lutte chimique, fertilisants naturels, utilisation de produits phytosanitaires “doux”.

Dégustation
Les vins jeunes sont structurés mais souples avec des notes minérales et des arômes de petits fruits rouges, de réglisse, d’épices et de garrigue. Issus d’un terroir schisteux, ils sont peu acides et ont des tanins fins et élégants. Après un élevage de 12 mois, les tanins soyeux accompagneront des notes de cuir et de réglisse douce qui s’épanouiront dans le verre.

Fitou

53 ans d’appellation, première A.O.C. du Languedoc
Site Internet : www.cru-fitou.org

Historique
“La Fitounie”, traversée par la Voie Domitienne, a une histoire agitée. Lieu de passage obligé de tous les envahisseurs venus du sud ou du nord, elle a vu défiler les Carthaginois, les Romains, les Wisigoths’ La liste serait trop longue. Les Grecs ont apporté la vigne sur le littoral, les Romains l’ont développée, mais à l’époque Fitou, et ce serait peut-être l’origine de son nom, était situé à la limite (Fita) de la Gaule et de l’Ibérie ce qui en faisait une région peu sûre. Plus tard, passés les siècles d’insécurité et de croisade, dont Peyrepertuse et Queribus qui dominent la région restent les témoins, les vins de Fitou acquirent une grande renommée aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Cette notoriété associée à une volonté de qualité feront du Cru Fitou, deux siècles plus tard, en 1948 très exactement, la première appellation du Languedoc, en rouge.

Zone d’appellation
Neuf communes au sud du Languedoc. Caves, Fitou, Lapalme, Leucate et Treilles en bordure de mer, entre Narbonne et Perpignan. Cascastel, Paziols, Tuchan et Villeneuve dans l’arrière pays en plein massif des Corbières.

Géologie
De petites collines séparées de la mer par des étangs lagunaires, un sol argilo-calcaire pour la partie maritime du terroir. La zone montagneuse se caractérise par des sols de schistes de faible profondeur. Quelques terrasses caillouteuses dans le fond du bassin Tuchan-Paziols.

Climat
Méditerranéen avec sur le littoral, une faible pluviométrie en partie compensée par l’humidité de l’air. L’arrière pays, isolé de la mer par une barrière rocheuse, est plus sec.

Cépages
Deux cépages traditionnels, le Carignan (30 % minimum pour garder la typicité) et le Grenache noir auxquels se marient la Syrah et le Mourvèdre (ce dernier sur les vignes maritimes).

Vinification
Alliance de deux modes de fermentation : traditionnel et à grains entiers. Elevage de neuf mois obligatoire avant agrément.

Stratégie de développement
Face à un marché très équilibré, les producteurs de l’AOC Fitou mettent en place une politique de grands crus qui concerne l’ensemble de la filière. Développement de l’image terroir avec l’ouverture de la maison vigneronne sur un axe routier important (RN9). Création d’une appellation Fitou blanc.

Dégustation
Des vins charpentés aux arômes complexes et riches : fruits rouges (mûre, framboise), poivre, fruits mûrs, pruneaux, amandes grillées, cuir, garrigue.

Clairette du Languedoc

A.O.C. blanc depuis 1948

Historique
Ici, la vie est comme le long fleuve tranquille qui la borde, sans histoire, si ce n’est celle de son vin qui remonte très loin. Le cépage lui même n’a pas de long voyage à raconter, il est originaire des bords de l’Hérault. Pline l’Ancien, auteur d’une histoire naturelle au Ier siècle de notre ère, évoque déjà ce vin blanc. Il y a d’ailleurs sur place des fabricants d’amphores pour le transporter. Plus tard, on parle de la clairette dans les comptes du sommelier de Louis XI qui distingue le Cleratz, vin blanc doux, et le Picquardentz, vin blanc sec. Cette production traditionnelle s’est conservée au fil des siècles gardant toujours bonne renommée jusqu’en 1948 où elle obtint le classement A.O.C.

Zone d’appellation
Terrasses dominant le fleuve Hérault à une trentaine de kilomètres de la mer, réparties sur huit communes.

Géologie
Plusieurs terroirs composés en grande partie de galets de quartz, silex et calcaire agglomérés par une matrice argilo-sableuse. Ce sol typique de l’ère quaternaire est appelé terrasses villafranchiennes. Affleurement de schistes au nord.

Climat
Méditerranéen atténué par les premiers contreforts des Cévennes.

Cépage
Clairette 100 %

Vinification
Vendange manuelle, égrappage total, légère macération avec égouttage, fermentation à température contrôlée.

Stratégie de développement
Aujourd’hui encore la proportion de vin blanc sec vient dépasser celle de vin blanc sec. Production historique, c’est sans doute ce type de vin qu’élaboraient les romains.

Dégustation
Sur la clairette moelleuse, une dominante de miel et de pêche, alliant des arômes de poires à un nez puissant.La bouche présente toute la saveur d’un grand moelleux. Pour les vins blancs sec le registre des fruits de la passion, mangue, goyave se retrouve sur les vins jeunes. Des arômes de noisette, de confiture pour les vins plus mûrs.

Limoux

Blanquette de Limoux, Crémant de Limoux,
Blanquette méthose ancestrale, Limoux
Site internet : www.limoux-aoc.com

Historique
Dès le début de notre ère, Tite Live auteur d’une monumentale histoire romaine, louait les vins blancs de Limoux. En ces temps-là il s’agissait de vins tranquilles. Au VIIe siècle à Saint Hilaire, les Bénédictins fondent une abbaye. C’est là qu’en 1531, un moine découvrit la mutation naturelle du vin tranquille en effervescent. Le premier brut du monde était né. Qui du carnaval ou des bulles commença le premier mais depuis c’est l’esprit de la fête qui domine.

Zone d’appellation
A 25 km au sud de Carcassonne, nichée le long de la haute vallée de l’Aude entre les plateaux du Chalabrais à l’ouest, celui de Lacamp à l’est, adossée aux Pyrénées, l’aire d’appellation est très homogène.

Géologie
Les versants sud des coteaux réservés à l’appellation présentent une combinaison de terres argilo-calcaires légères et caillouteuses.

Climat
Les protections naturelles, qui cernent sur trois côtés la zone d’appellation, limitent les influences maritimes et lui donnent un climat transitoire entre océan et Méditerranée.

Cépages
Blanquette : Mauzac (90 % mini), Chenin et Chardonnay.
Crémant : Mauzac (60 % mini), Chardonnay, Chenin (20 % maxi chacun).
Limoux (vin tranquille) : Mauzac (mini 15 %), Chardonnay, Chenin.
Blanquette méthode ancestrale : 100 % Mauzac.

Vinification
Blanquette et Crémant : après une première fermentation et l’obtention des vins de base de chaque cépage, on procède à l’assemblage et on ajoute une liqueur de tirage qui provoque une seconde fermentation celle-ci en bouteille.
Le vin “prend mousse”. Après 9 mois de repos, à l’élimination du dépôt qui subsiste, on ajoute la liqueur d’expédition qui donne le caractère brut ou demi-sec. La bouteille est ensuite bouchée d’un liège définitif.
Blanquette méthode ancestrale : fermentation entièrement naturelle, mise en bouteille à la vieille Lune de mars, moins de 7° d’alcool acquis.
Limoux : vinification et élevage en fût de chêne.

Stratégie de développement
Une stratégie diversifiée correspond à la variété des produits. Rajeunissement de l’image de la Blanquette (cf. campagne “Banquette de filous”).
Accentuation du travail en direction des CHR pour le Crémant, produit haut de gamme. Développement des efforts en direction des jeunes consommateurs et de l’Europe du Nord avec l’Ancestrale, produit sucré de moins de 7°.

Dégustation
Les effervescents ont des bulles fines et élégantes. Au nez un bouquet méridional, abricot, acacia, aubépine, fleur de pêche ou pomme pour la blanquette méthode ancestrale. Les Limoux blancs s’ouvrent sur une note finement vanillée, sur une structure de vin fraîche.

Cabardès

A.O.C. Vent d’est, vent d’ouest
Site internet : www.aoc-cabardes.com

Historique
Au début de notre ère, le Pays Cabardès a connu une intense activité économique partagée entre l’exploitation des forêts de châtaigniers et de hêtres des pentes de la Montagne Noire, les mines de fer et d’or connues du temps des Romains et, bien sûr, l’olivier et la vigne.
Le Moyen Âge, avec ses moines bâtisseurs, fut un moment de développement des plantations de la vigne. Au XVIIIe siècle, on assiste à un essor de l’industrie textile, des mégisseries et des mines. La pratique de la double activité favorise l’éclosion de petites propriétés à côté des grands domaines.
La qualité des vins, évoquée dès le début du XIXe siècle par le Baron Trouvé préfet d’empire, s’est traduite depuis 10 ans par de nombreuses distinctions et surtout par l’accession à l’appellation d’origine contrôlée, qui se concrétisera dès juillet 1999.

Zone d’appellation
Pas moins de six rivières irriguent les pentes de cet amphithéâtre adossé à la Montagne Noire. Orienté plein sud, il domine la Cité de Carcassonne.

Géologie
Les coteaux du Cabardès, le long du Fresquel ou du Trapel sont tapissés de cailloux calcaires qui conservent la chaleur. En remontant les pentes, granit puis schiste et gneiss se succèdent.

Climat
Vent d’est, Vent d’ouest à la croisée de deux effets climatiques, la douceur atlantique et la chaleur de la Méditerranée. Les terroirs s’étagent de 100 à 350m d’altitude.

Cépages
40 % minimum de cépages atlantiques : Merlot, Cabernet-Sauvignon, Cabernet Franc, 40 % minimum de cépages méditerranéens : Syrah, Grenache
20 % maximum de Cot, Fer Servadou et Cinsaut.

Vinification
Rouge : recherche de finesse et de concentration à travers des vinifications longues suivies, au printemps, d’un travail complexe d’assemblage.

Stratégie de développement
Mise en place d’une démarche en direction de la presse et des relais d’opinion pour développer la notoriété de l’appellation et son passage en AOC. Implication des metteurs en marché sous forme de PLV ciblée.

Dégustation
L’assemblage des deux familles de cépages permet d’élaborer des vins équilibrés et complexes mariant les fruits rouges, la finesse et la vivacité des cépages atlantiques avec la richesse, le gras et la souplesse profonde des cépages méditerranéens.

Malepère

Appellation d’origine depuis 1976
Site internet : www.vins-malepere.com

Historique
Depuis l’époque des villas romaines, la vigne fait partie du paysage des Côtes de Malepère. Passé les périodes troubles de la fin de l’empire romain et des différentes invasions qui lui succèdent, la culture de la vigne reprend toute son importance dès le début de l’an mille. On en trouve d’ailleurs la trace dans les actes qui règlent les rapports entre les seigneurs et leurs sujets. En 1072, le Comte de Barcelone, suzerain du Razès, vient à Malviès régler une “délicate” affaire de partage de vignes. En 1096, on trouve un contrat de fermage de vigne et en 1 317 les titres de propriété des archevêques de Narbonne sur le cellier du Château de Routier. Au XVIIe siècle, le Canal du Midi favorisant le commerce avec les grandes villes, donnera une nouvelle impulsion. Aujourd’hui les vignerons de Malepère poursuivent une tradition de qualité qui devrait les emmener bientôt au classement en A.O.C.

Zone d’appellation
Bordée au nord par le Canal du Midi, à l’est par l’Aude, la plus occidentale des appellations du Languedoc s’étend sur le pourtour du massif de la Malepère dans le triangle Carcassonne, Limoux et Castelnaudary.

Géologie
Coteaux argilo-calcaires et terrasses graveleuses bordent ce massif gréseux en forme de cône aplati, qui culmine au Mont Naut à 442m.

Climat
La sensibilité océanique se mêle au caractère méditerranéen pour révéler un climat de transition et favoriser un milieu écologique spécifique: l’altitude, l’exposition du versant, le gradient modulent cette spécificité.

Cépages
Rouge : le Merlot est le cépage principal, associé au Cabernet Franc. Cot, Cabernet-Sauvignon, Grenache noir, Lladoner Pelut, Cinsault constituent les cépages complémentaires.
Rosés : Cépages principaux Cinsault, Grenache noir, Cabernet Franc. Cépages secondaires: Cabernet-Sauvignon, Cot, Merlot et Syrah.

Vinification
Pour les rouges : fermentation traditionnelle, durée de macération en fonction des cépages, élevage en cuve ou en fût. Le rosé est obtenu par saignée, fermentation à basse température.

Stratégie de développement
Malepère est en voie de classement AOC. Dans cette perspective le Syndicat du Cru renforce l’identité du terroir dans sa spécificité occidentale et son encépagement mixte, aquitain-méditerranéen. Il impulse aussi des rapprochements avec l’autre produit phare de la gastronomie locale, le Cassoulet de Castelnaudary.

Dégustation
Dans leur jeunesse, les vins des côtes de Malepère offrent des arômes de fruits rouges, fraises, cerises ou encore cassis. Plus âgés, ils évoluent sur des notes confites de torréfaction, prune à l’eau de vie, figue.

Pratiques culturales:

La quête permanente de la qualité en LANGUEDOC avec une
Superficie agricole utilisée de 1 100 000 ha dont 300 000 ha. de vignes avec 39 000 ha. en A.O.C. du Languedoc. Le Rendement moyen A.O.C. est de 45 hl à ha.

Restructuration du vignoble
Les 20 dernières années ont connu une profonde restructuration du vignoble avec un développement de cépages méditerranéens comme le Grenache, le Mourvèdre ou la Syrah, vedette des nouvelles plantations.

Parallèlement, la recherche appliquée a permis une meilleure adaptation des cépages traditionnels et une optimisation de leur culture.

La vinification séparée des cépages en fonction de leur maturité et de leur comportement en cuve est la règle générale. Après cette étape, les vignerons portent beaucoup d’attention aux assemblages.

Caractérisation des terroirs
Dès 1975, la sélection au terroir a vu le jour en Languedoc. Quel cépage sur quel terroir pour quel produit? Les premières expériences se sont faites avec le Carignan à Caunes et à la Livinière en passe de devenir la première appellation village en Minervois. Une recherche sur la caractérisation des terroirs menée par la Chambre d’Agriculture de I’Aude a permis de determiner les “réglages”, comportement du sol, gestion hydrique et morphologie racinaire, selon les types de sols (grés, schiste ou calcaire).

Mode de conduite
Recherche sur les modes de tailles et les espacements idéaux des plantations déterminants pour la surface foliaire directement liée à une amélioration de la maturation. Développement du palissage.

Réactivation biologique des sols
Une des recherches les plus récentes consiste à privilégier la fertilisation biologique des sols plutôt que chimique. Utilisation de plus de compost, mise en place de la culture raisonnée.

Maîtrise des rendements
Lier les conditions naturelles de terroir et de climat à une maitrise volontaire des volumes moyens en A.0.C.: 45 hectolitres/hectare en rouge et 60 en blanc, ces rendements sont sensiblement inférieurs aux normes nationales.

La vinification

CAMPAGNE 2002, la Récolte globale a été de 1 800 000 hl.

Une vinification maîtrisée:

Le Languedoc, terre de pionniers et d’expériences et une diversification des méthodes de vinification.

Fermentation traditionnelle : la vendange foulée mécaniquement, parfois égrappée, macère 6 ou 7 jours avant d’être pressée. Les macérations des grandes cuvés dépassent les 3 semaines.

Macération à grains entiers : originale à la région et appropriée notamment au Carignan, elle permet d’extraire le maximum d’arômes et de tanins du fruit et d’élaborer des vins de garde.

Par saignée : pour le rosé, on sépare trés vite, par gravité, le premier jus de la peau avant qu’il ne fermente.
Macération pelliculaire : pour le blanc, raisin encuvé 10 à 12 heures avant d’être pressé.

Vinification directement en fût.
Les modes de vinifications sont choisis en fonction des cépages et des différentes cuvées.

Maîtrise des températures
Un des handicaps naturels du Languedoc fut longtemps les fortes températures au moment des vendanges ainsi que les variations rapides et importantes tout au long de l’année. Dans une première étape, grâce à des groupes de froid, on évita de dépasser le seuil fatidique pour les levures.

Depuis, les méthodes de régulation ont permis d’agir sur la fermentation par refroidissement mais aussi par réchauffement, prouvant ainsi la capacité du Languedoc à produire des rosés et des blancs remarquables.

Préoccupation des vignerons, le contrôle des températures s’est poursuivi sur les conditions d’élevage et de stockage avec notamment des cuves semi-enterrées.

Amélioration du matériel
Que ce soit pour le transport de la vendange, l’égrappage, le pompage ou le pressurage, tout a été fait pour un meilleur respect du raisin.

Les pressoirs en continu adaptés à la production de masse ont cédé la place aux pressoirs horizontaux (type Vaslin) ou pneumatiques.

La cuverie possède maintenant un revêtement en époxi ou inox.

Développement des techniques oenologiques:

Maîtrise complète des phases de macération et d’extraction.
Affinement des techniques en fonction des cépages.

Développement significatif de l’élevage en barrique et en bouteille.

Allongement des temps de fermentation permettant de créer des vins de grande expression.

Encadrement oenologique efficace:
Toute cette évolution a été favorisée par l’existence d’un encadrement oenologique de très haut niveau.

Les laboratoires d’analyses sont parmi les plus modernes au monde.

Tous ceux qui travaillent pour les appellations sont accrédités aux normes d’assurances qualités.

Cépages

Le cépage est une variété de plant de vigne…
qui a son propre caractère adapté à un type de sol et à un climat. Il existe trois catégories de cépages en fonction de la couleur des grains: blancs, rouges et gris ou rosés. Certains cépages existent dans les trois couleurs.

On retrouve dans chaque région viticole les cépages qui lui sont le mieux adaptés mais des facteurs économiques et de consommation jouent aussi un rôle dans le choix des cépages.
Les vins AOC peuvent être constitués d’un seul ou de plusieurs cépages (La Clairette du Languedoc, par exemple, n’est constituée que de Clairette, La Blanquette Méthode Ancestrale à 100% de Mauzac).

Les 20 dernières années ont connu une profonde restructuration du vignoble avec un développement de cépages méditerranéens comme le Grenache, le Mourvèdre ou la Syrah, vedette des nouvelles plantations. Parallèlement, la recherche appliquée a permis une meilleure adaptation des cépages traditionnels et une optimisation de leur culture. La vinification séparée des cépages en fonction de leur maturité et de leur comportement en cuve est la règle générale. Après cette étape, les vignerons portent beaucoup d’attention aux assemblages.

Bourboulenc
Couleur : blanc
Origine : Région provençale.
Produit de grosses grappes avec des baies de taille moyenne. Il permet d’élaborer des vins fins et peu alcoolisés.

Cabernet Sauvignon
Couleur : Noir.
Origine : Région Bordelaise.
Il donne un vin très coloré, très tannique et de longue garde, qui développe avec l’âge des bouquets complexes avec dominante de sous-bois. Il est apte au vieillissement sous bois. Vinifié seul, il manque de rondeur et de gras. Il est très bien adapté aux sols pauvres. C’est l’un des plus grands cépages français, et l’un des plus cultivés de par le monde.

Carignan
Couleur : Noir
Origine : Espagne (Aragon)
Il est implanté dans tout le midi méditerranéen. A faible rendement, il donne des vins assez puissants, bien colorés, avec des tanins souvent durs et parfois une certaine amertume en finale. On l’utilise en association avec d’autres cépages plus fins, Grenache, Cinsault, Syrah ou Mourvèdre.

Chardonnay
Couleur : blanc
Origine : Bourguogne
Il permet d’élaborer des vins blancs secs, des vins effervescents et même des vins liquoreux. Il possède une forte teneur en sucre mais tout en conservant une certaine acidité. Il produit des vins équilibrés, puissants et amples. Arômes intenses et typiques de fruits secs, noisette, grillé etc.). Les vins peuvent se garder plusieurs années, la durée variant selon le terroir d’origine

Chenin
Couleur : blanc
Origine : Val de Loire
Il donne soit des vins effervescents ou des vins secs soit des vins liquoreux en fonction du terroir (calcaire ou schiste). Il permet d’élaborer des vins vifs avec des arômes de miel.

Cinsault
Couleur : noir
Origine : région provençale
Bon rendement en jus. Sur des schistes et avec un faible rendement, il produit des vins fruités et souples. Ce cépage produit d’excellents rosés.

Clairette
Couleur : blanc
Origine : Midi de la France
C’est l’un des plus anciens cépages du Languedoc. Il donne un vin assez alcoolique, peu acide aux arômes marqués (miel), mais laissant une amertume en fin de bouche. Il est très sensible à l’oxydation. Il permet également d’élaborer des vins effervescents.

Cot
Couleur : noir
Origine : Sud-Ouest
Cépage précoce qui donne des vins colorés, tanniques, aptes au vieillissement. Les vinifications en rosé donnent également de bons résultats.
A Cahors il prend le nom d’Auxerrois et à Bordeaux de Malbec.

Fer Servadou
Couleur : noir
Origine : Sud-Ouest
Il permet d’élaborer des vins vifs assez tanniques, moyennement colorés mais aux arômes très typés.

Grenache
Couleur : noir
Origine : Province de l’Aragon en Espagne
Ce cépage introduit en France au Moyen-Age permet d’élaborer des vins doux naturels ( tels que Banyuls, Maury…) et de très grands vins de garde, structurés et arômatiques dans la mesure où le rendement est maîtrisé (associé à des cépages plus tanniques comme la Syrah ou le Mourvèdre).

Grenache gris
Couleur : gris
Origine : Province de l’Aragon en Espagne
Il est utilisé, comme le Grenache noir, pour l’élaboration des vins doux naturels mais aussi des Vins Gris (sables du littoral méditerranéen).

Grenache blanc
Couleur : blanc
Origine : Province de Taragone et province de Barcelone en Espagne
Permet d’élaborer des vins doux naturels mais aussi des vins blancs secs, longs en bouche mais avec parfois une acidité insuffisante. Il est surtout présent dans le Roussillon.

Lledonner Pelut
Couleur : noir
Origine : Espagne
Potentialités proches du Grenache noir.

Maccabeu (Maccabeo)
Couleur : noir
Origine : Espagne
Il donne un vin puissant et aromatique, généralement peu acide.

Maccabeu blanc
Couleur : blanc
Origine : Espagne
Donne des vins blancs secs, effervescents ou des vins doux naturels. En vins blancs secs et effervescents, il donne des vins légers mais avec un manque d’acidité aux arômes peu intenses.

Malbec
Autre nom du Cot.

Marsanne
Couleur : blanc
Origine : côtes du Rhône du Nord
Il est surtout cultivé dans les Côtes du Rhône septentrionales, mais également présent dans les Coteaux du Languedoc. Il donne des vins blancs secs ou effervescents aux arômes fins et à l’acidité moyenne.

Mauzac
Couleur : blanc
Cépage cultivé dans la région de Limoux et Gaillac, pour l’élaboration de vins blancs tranquilles ou mousseux. Il produit des vins aux arômes de pomme dominants et sensible à l’oxydation.

Mourvèdre
Couleur : noir
Origine : Espagne
Il a été implanté dans le sud de la France depuis le Moyen-Age. Il donne des vins de grande qualité, corsés, colorés et riches en tanins. Très apte au vieillissement sous bois qui lui donne après quelques années un excellent bouquet et beaucoup de longueur en bouche.

Muscat à petits grains blancs ou rosés
Couleur : blanc / rosés
Origine : Sud de la France
Il s’agit d’un cépage très aromatique, souvent utilisé pour l’élaboration de vins doux naturels.

Muscat à petits rouges
Couleur : rouge
Origine : Sud de la France
Produit des vins secs ou des vins doux qui développent un bon équilibre entre la richesse en sucre et l’acidité.

Piquepoul blanc
Couleur : blanc
Origine : Languedoc
Cépage originaire du Midi. Il est essentiellement cultivé dans le département de l’Hérault. Ce cépage a donné son nom à une AOC Coteaux du Languedoc “Picpoul de Pinet” dont la production se situe sur les bords de l’étang de Thau. Il permet d’élaborer des vins blancs secs typés, nerveux et agréables.

Rolle (Vermentino)
Couleur : blanc
Origine : Italie
Il produit des vins blancs de couleur pâle, équilibrés et gras avec une grande richesse arômatique (arômes floraux et fruités)

Roussanne
Couleur : blanc
Origine : Nord de la Vallée du Rhône
Il donne des vins blancs complexes, puissants et aptes au vieillissement mais il est en régression car il est extrèmement sensible et vulnérable aux maladies (pourriture grise etc.)

Syrah
Couleur : noir
Origine : Côtes du Rhône ou Dauphiné
Il donne des vins puissants avec un bon degré alcoolique at qui sont aptes au vieillissement. Ces vins ont une couleur intense, sont arômatiques, tanniques, charpentés et peu acides. Permet également d’élaborer des rosés très fruités.

Vermentino
Cépage Corse appelé Rolle dans le sud de la France.
Voir Rolle

Vin de Chablis

Vin de Chablis

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Histoire du vin de Chablis, la porte d’or de la Bourgogne.

Par leurs arômes, leurs saveurs, les vins de Chablis limpides et légers ont séduit le monde entier. Prestigieux l’or vert laisse au palais un goût de noisette et de miel, son parfum évoque les douces senteurs du chèvrefeuille. On le goûte dans la pénombre accueillante du chai.

Il honore la table tout au long des repas de famille et d’affaires …

Ils accompagnent dignement les hors d’oeuvres, la volaille, d’autres viandes blanches et certains fromages.

Présent sur nos coteaux depuis les temps antiques, le vignoble a du supporter la décision d’un Empereur romain vers 81-86 : craignant la concurrence des vins français, il ordonna d’arracher les vignes.

Deux siècles plus tard Probus, l’un de ces successeurs, rendit la liberté aux vignerons, on dit même qu’il fit parvenir des plants à Chablis. …

Avec ses misères et ses bonheurs, l’histoire de Chablis ressemble à celle de la France.

Dans l’état des connaissances archéologiques actuelles, il est certain qu’existaient des établissements ruraux gallo-romains au confluent du ru de Vaucharmes et du Serein.

Mais les premiers écrits citant Chablis remontent à l’an 867, lorsque le roi Charles-le-Chauve, petit-fils de Charlemagne, fit don de la “cellam Capleiam, le monastère de Chablis, ses églises, ses maisons, ses vignes et les serfs des deux sexes y habitant, aux chanoines de Tours fuyant les Normands et réfugiés à l’abbaye Saint-Germain d’Auxerre depuis 854.

Les religieux s’y installèrent, plantèrent de la vigne et mirent en valeur celle qui existait déjà.

les moines savaient dit-on apprécier le vin !! …

Beaucoup plus tard venant de Cîteaux ils s’installèrent à Pontigny.

L’Abbaye possédait des vignes à Chablis.

Anséric II Seigneur de Montréal fit don à ces moines d’une vigne en 1181.

Le domaine s’agrandissant le chapitre de Saint Martin de Tours s’inquiéta et interdit son extension au delà de trente six arpents.

Dès le Moyen Âge, on exportait le vin de Chablis vers l’Angleterre par Rouen, vers la Picardie et les Flandres par Compiègne.

En 1455, les registres des Compagnies Françaises relèvent le passage de 67 barriques de vin de Chablis acquises par un marchand de Maubeuge ou du pays de Hénault.

Le vin de Chablis était donc déjà renommé.

Dès lors, le village de Chablis se développe, sur la ville haute avec l’église Saint-Pierre, l’Hôtel-Dieu, le prieuré Saint-Cosme et, dans la ville basse, autour de la collégiale Saint-Martin.

c’est la guerre de Cent Ans qui explique qu’au début du XVème siècle on élève les remparts de la ville basse, dotés de 29 tours, 3 portes, et 3 poternes, dites Saint-Laurent, Au Maître et Chenneton.

En 1478, Pierre Le Rouge obtient le privilège royal d’établir à Chablis la cinquième imprimerie de France.

1568 : février noir pour Chablis : les Guerres de Religion embrasent la ville, Chablis est pillée par les Huguenots, mais la ville basse évite l’incendie qui a déjà ravagé le faubourg Saint- Pierre, ville haute par le versement d’une rançon.

Il faudra attendre longtemps pour que Chablis s’en remette.

Malheureusement, tout le vignoble fut détruit par le phylloxera au XIX ème siècle.

La Grande Guerre 14-18 laissa le pays exsangue. Après plusieurs dizaines d’années de travail acharné, la vigne fleurissait à nouveau.

Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, le bombardement du 15 juin 1940 détruisit le c’ur historique de Chablis.

1949 marque la renaissance de la ville et de son vignoble : les vins pouvaient retrouver la route qui les avait conduits sur les tables du monde entier.

c’est surtout à partir des années 60 que le vignoble connaît, grâce au dispositif de protection contre les gelées de printemps, l’essor qui le lance définitivement sur le chemin de sa renommée actuelle.

Parmi les grands crus on cite la Moutonne, c’est le nom que portait l’une des vignes de l’Abbaye.

Dans d’archaïques archives on fait état du transport de douze fûts de vin destinés à la Papauté, c’était le prestigieux cadeau d’un grand Prévost de Chablis au Saint Siège une marque de déférence coûteuse.

Nos grands Prévost étaient gens puissants au Moyen âge.

Ce convoi emprunta la route jusqu’à Châlons sur Saône, les voies fluviales rejoignant Lyon Marseille et atteignit l’Italie par la mer.

Combien de rois apprécièrent ils nos vins de François 1er à Louis XV ?

Sous le règne de ce dernier un chanoine écrivait en 1759 à une certaine Madame d’Epinay ” Mon vin cette année a du montant, il enchante le gosier !!..

La grêle et les gelées de printemps sont et furent de bien terribles fléaux dans notre vallée, certaines années la misère fut si grande que les habitants quittèrent le pays.

On essayait vainement d’éloigner la grêle par des sonneries de cloches

Le ban des vendanges empêchait déjà autrefois les impatients de cueillir trop tôt le raisin, afin de préserver la qualité.

On retrouve dans certaines archives des règlements datant de 1230.

Dans différents quartiers de la ville, on amenait le raisin au pressoir commun.

Il était rapidement écrasé pour faire un vin parfaitement blanc.

Les pressoirs à abattage nécessitaient un grand emplacement et un nombreux personnel, pour serrer la roue et porter les tines, du pressoir à la cave des vignerons.

Le vieux pressoir de l’Obédiencerie est l’un des mieux conservé.

Le grand débouché de nos vins était Paris ; ils étaient acheminés par voie d’eau, d’Auxerre à Paris.

Le départ des charrois se situait à la porte d’Auxerre dite porte Rabut.

Auxerre vers 1672 demanda des droits de péages très élevés.

Les vignerons transportent les feuillettes à Bonnard, La route était longue et mauvaise.

Il faut dire que bien avant vers 1529, les Chablisiens envisagèrent pour mettre un terme à ce roulage d’améliorer la voie d’eau du Serein.

Une délégation appuyée par le Chapitre Saint Martin fût reçue par François 1er.

Le projet mis sur pied déplut aux moines de Pontigny prétendant que le bruit des bateliers et attelages halant les péniches troubleraient leurs pieuses solitudes.

Ils acceptèrent enfin moyennant la certitude que l’eau resterait suffisante pour le fonctionnement des moulins.

L’accord était conclu quand vinrent les guerres de religion. Le projet reprit en 1651 puis en 1790 n’aboutira jamais.

En 1885, le vin arriva à Paris par le chemin de fer départemental.

Sous le regard attentif des arbres qui lui font la haie, impassible le Serein glisse entre ses berges, les coteaux reverdissent à chaque printemps, et les vieilles pierres se souviennent d’un temps lointain.

Le temps des moulins, des abbayes, des prieurés où vivaient moines et chanoines.

Leur règne connut le déclin au XVI siècle.

Dans les campagnes on vivait misérablement sur une terre riche. Dans un repli entre les vignes du Clos et Valmur coule encore une source que l’on disait bienfaisante, elles se souviennent d’une chapelle dont il ne reste aucune trace aujourd’hui, aucune trace non plus de l’ermitage.

Dans les registres de l’Hôtel Dieu, on retrouve les noms d’ermites vivant là et s’occupant des vignes.

Fidèles à la tradition, honorant St Vincent leur patron les vignerons de Chablis préparent la St Vincent tournante pour 1999 la dernière du siècle.

Déjà des doigts agiles confectionnent les fleurs par centaines, des fleurs qui en janvier mettront une note fraîche et gaie tout au tong des rues, près des édifices des reposoirs puis aux fenêtres des maisons au cachet moyen ageux qui retient un instant celui qui passe.

Filles et garçons de la chorale “le Regain” préparent les animations. Après la messe sur le parvis de l’église on va boire le vin chaud.

On va danser, on va chanter et introniser de nouveaux confrères. Le duché de Chablis, les gougères et l’andouillette seront de la fête.
Le vin mousseux fera pétiller bien des yeux.

Odile SAINT MARTIN
Essai écrit en 1998.
texte publié sur ce site avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Chablis et Petit Chablis, Chablis Premier Cru, Chablis Grand Cru

Le village de Chablis a donné son nom a l’un des plus fameux vins blancs de France. Chablis est situé au nord de la Bourgogne, à moins de 200 kilomètres de Paris.

Le Chablis utilise exclusivement le cépage Chardonnay. Il pousse dans un sol calcaire riche en fossiles.

Le vin de Chablis est vif et fruité, très sec, avec une acidité rafraîchissante.

Le vin de Chablis est universellement connu pour sa minéralité.

Information sur le vin de Chablis:

Appellations à Chablis:
Appellation Chablis Grand Cru Controlée
Appellation Chablis Premier Cru Controlée
Appellation Chablis Controlée
Appellation Petit Chablis Controlée

Situation: Il est situé au Nord de la Bourgogne, autour de la ville d’Auxerre à 180km sud de Paris.

Lieu: Chablis, Beines, Fontenay près Chablis, dans 18 villages.

Sol: Les sols sont Argilo-calcaire composés de Marne et de fossiles.

Sa superficie est de: 4,300 ha ou 10,500 acres.

Sa production est de: 32 millions de bouteilles de Vin blanc seulement à Chablis!

Son cépage est le Chardonnay.
Son Type de vin est du vin blanc sec, fruité, il se boit vers l’âge de 2 ans et peut aller jusqu’à 5 ans.

Pour les premier premier Cru on peut attendre jusqu’à 3 et aller jusqu’à 7 ans.

Pour les grands Crus, l’âge idéal va de 5 à 12 ans

Les millésimes recommandés sont 2003, 2002, 2001, 2000, 1997, 1996, 1995

Le Chablis possèdent des arômesqu’ils faut connaître, les principaux et les plus reconnaissables sont ceux de
Noisette, Beurre et Minéral.

La meilleur façon de déguster le Chablis est le boire avec du Saumon grillé, de la Volaille, des Viandes blanches, du Homard et des coquillages.

Le Chablis est le compagnon des fromage de Chèvre Aisy Cendré, Cantal, Chaource, l’Epoisses, Langres, Chabichou du Poitou, Crottin de Chavignol.

Ce n’est certes pas un hasard si autant de fromages de Bourgogne et de chèvres se marient avec lui.

Mais c’est aussi un excellent vin d’apéritif, de soif ou de dessert.

L’histoire des 19 communes du vignoble et la culture de la vigne en Chablis.

L’appellation “CHABLIS” est délimitée par les zones géologiques de l’ère secondaire.

Ces terrains émergent très régulièrement à flanc de coteau, dans un secteur longeant le Serein sur une largeur de 20 km et une longueur d’environ 15 km, intéressant 19 communes.

Aigremont:
Commune située au sud-est du canton de Chablis,sur la RN 91 entre Lichères-près-Aigremont et Noyers.

Aigremont est un village d’environ soixante-dix habitants, à vocation exclusivement agricole.

Son patrimoine est sobre : l’église de la Nativité-Notre-Dame fut reconstruite en 1850 sur les ruines d’une ancienne chapelle.

Au centre du village le profond puits dit “Puits Bayard” est une réalisation des moines de l’abbaye de Pontigny.

Beine:
Situé à 6 km de Chablis, ce calme village est dominé par la flèche élancée de sa remarquable église Notre-Dame.

Celle-ci, du XII ème siècle, fut restaurée au XVI ème siècle.

Elle est à trois nefs et possède, au sud, une très belle porte romane. En 966 le village de Beines, qui s’appelait alors Beina, était compris dans le pagus d’Auxerre.

Dés le XII ème siècle, il dépendait de la châtellerie de Maligny.

Durant la guerre de Cent Ans, il fut entouré de murailles et de tours.

L’un des attraits essentiels de Beines, c’est évidemment son vignoble qui devient un des plus importants du Chablisien : il s’étend sur 684 ha dont en appellation Chablis Premiers Crus 117 ha , Chablis 385 ha et Petit Chablis 182 ha.

l’extension du vignoble, grâce à la restructuration des terres d’appellation contrôlée, a nécessité l’installation d’un système de protection contre les gelées de printemps particulièrement fréquentes dans ce secteur.

Ce système dit par aspersion, l’un des plus grands d’Europe, a nécessité la création d’un réservoir artificiel qui s’étend sur 15 ha environ, d’une capacité de 450 000 m3, le long de la route d’Auxerre à Chablis.

La protection concerne 132 ha de vignes en Chablis et en Chablis Premiers Crus.

Le lac longeant la route d’Auxerre à Chablis, ainsi que les vallées en amont, sont des lieux privilégiés pour la promenade ou la randonnée pédestre.

Le vignoble produit 3 appellations de Chablis Premier Cru : Beauroy?, Vau Ligneau et Vau de Vey.

Beru:
Cette terre donnée par l’évêque de Langres à l’abbaye de Pontigny aurait appartenu au XIIème siècle aux Miles de Noyers.

Cet ancien village fortifié entoure un château qui fut partiellement détruit en 1640.

Ce château est toujours habité par le comte de Béru qui produit des vins de Chablis.

Les reconstructions successives datent de plusieurs époques et proposent différents styles.

A l’est un pavillon Renaissance est transpercé par un porche flanqué d’intéressantes écuries.

Sur la face extérieure de ce pavillon est gravé un gnomon cadran lunaire et solaire.

L’église sainte Madeleine datant du Moyen-Age a été refaite au XVIIIème siècle.

La Chapelle Vaupelteigne:
La commune de la Chapelle Vaupelteigne s’étale en longueur, sur la rive gauche du Serein, au pied de coteaux coiffés de vignes.

Elle est fière de son premier cru, le Fourchaume.

Le territoire de la commune a une superficie de 504 ha , dont 120 ha de vignes.

Depuis longtemps, les habitants connaissaient l’existence de vestiges de constructions anciennes situées dans la plaine, au lieu-dit les Roches.

En 1970, l’abbé Duchâtel effectua des fouilles qui révélèrent l’existence d’un établissement romain antérieur à l’origine du village.

Une première chapelle fut bénite et consacrée en 903, en l’honneur de Notre-Dame et de saint Didier.

Plus tard, cette chapelle devint une paroisse curiale et donna son nom au village.

Vaupelteigne proviendrait du mot ‘pelleterie’.

L’église dédiée à saint Sébastien, édifiée sur une pente dominant le village, est des XII ème et XIII ème siècles.

En 1876-1877, on construisit le pont de pierre en remplacement d’une passerelle de bois.

Ce pont, de trois grandes a rches cintrées, relie la commune au vignoble de la Fourchaume.

De plus, il facilitait l’accès à la petite gare ou halte ferroviaire de 1887 à 1952.

Chemilly-sur-Serein:
Ancien village fortifié, Chemilly-sur-Serein possède un château qui, bien que modeste, est un spécimen du XVIII ème siècle.

l’église en partie Renaissance, dédiée à la décollation de saint Jean-Baptiste, possède de nombreuses statues de grand intérêt.

Les vins produits dans ce village ont l’appellation Chablis et Petit Chablis.

Chichée:
Le village, possède, avec sa rue principale d’où partent des ruelles-impasses de vieilles maisons pittoresques.

Au centre du village se dresse l’église saint Martin des XV ème et XVI ème siècles.

Son portail est surmonté de la statue équestre de saint Martin. Ses trois nefs ogivales, ses piliers sans chapiteaux, ses arcatures donnent l’impression d’une remarquable unité.

A proximité de l’église quelques vestiges d’un ancien prieuré bénédictin dédié à saint Bon.

Belles promenades au pâtis le long du Serein.

Son vignoble s’étend sur les deux versants de la vallée et produit des vins renommés.

Ses Premiers Crus sont les Vaucoupins, Vosgros et Vaugiraut, mais il ne faut pas oublier ses Chablis et Petits Chablis.

Chitry le Fort:
Limite entre les deux vignobles Chablisiens et Auxerrois, aujourd’hui il produit son appellation Bourgogne Chitry issue des cépages Chardonnay et Pinot noir.

L’église saint Valérien possède une longue nef du XII ème siècle.

Au XIV ème siècle, on y a rajouté un bas côté dans la partie du choeur, puis fortifiée en la flanquant de quatre tours précédées d’un large fossé pour se protéger des pillards.

Elle est classée Monument Historique.

Courgis:
Cette bourgade est bâtie sur le flanc nord d’un coteau couvert de vignes.

Ce vignoble, d’environ 325 ha , produit des vins d’appellation Chablis Premiers Crus et des Chablis réputés.

Ce village, autrefois cerné de murailles avec fossés, a conservé intérieurement son aspect ancien et pittoresque.

Ses rues étroites et escarpées, ses vieilles demeures environnant le nouveau château et l’église de l’Assomption-de-Notre-Dame, des XIII ème et XVI ème siècles, sont toujours enclavées par le chemin de ronde.

A l’époque des Guerres de Religion, le seigneur de Courgis, Synadoch de Boulainvilliers, dit Besoncourt, était l’un des principaux chefs des troupes protestantes.

En 1568, il participa au siège de Chablis dont les Huguenots brûlèrent le faubourg saint Pierre ainsi que le village de Préhy.

Courgis s’honore, entre autres, d’avoir accueilli vers 1750, le célèbre écrivain Restif de la Bretonne.

Fleys:
Cette commune de 150 habitants est bâtie sur le flanc nord d’un coteau, entre Chablis et Tonnerre.

Son vignoble s’étend sur 87 ha environ, produisant notamment les Chablis Premiers Crus Mont de Milieu et Les Fourneaux.

L’église, dédiée à saint Nicolas, date du début du XVI ème siècle.

C’est un bel édifice à une seule nef avec deux chapelles latérales.

Dans l’imposant clocher, l’unique cloche restante date de 1895.

Fontenay-Près-Chablis:
Petite commune située au nord-est de Chablis, sur la rive droite du Serein. Son vignoble s’étend sur 175 ha et produit des Chablis Premiers crus Fourchaume, Côte de Fontenay, du Chablis et du Petit Chablis.

Mentionnée en 711 Fontanae. A une date incertaine 1131 les templiers y fondèrent une commanderie attestée avec certitude par les archives en 1214.

l’église dédiée à saint Quentin XII ème siècle, est la plus ancienne du vignoble.

Plan en parallélogramme terminé par un demi cercle.

Modeste mais élégant édifice du style roman avec beau portail en plein cintre, orné de motifs de billettes.

Nef : petite baie en plein cintre. Les pilastres cannelés témoignent d’une restauration de l’édifice au XVII ème siècle.
Choeur : Maître autel en bois peint du XVIII ème siècle.

Le petit vitrail de la façade a été orné en l’an 2000 d’une figure de saint Quentin.

Une inscription aujourd’hui a peu près illisible relatant que la bataille de Fontenay (Fontane-tum) livrée en 841 avait été donnée en ce lieu, bataille qui opposa les trois petits-fils de Charlemagne.

Fyé:
Fusionné avec Chablis, à 2 km du bourg, possède quelques restes d’un prieuré du XIII ème siècle, avec sa chapelle saint Antoine attenante, servant d’église au village.

Ses vins ont l’appellation Chablis Grand Cru Blanchot, Chablis Premiers Crus Montée de Tonnerre, Mont de Milieu et Chablis. .

Lichères:
Lichères est une petite commune non viticole située au sud du canton de Chablis sur la route de NitrySon patrimoine est modeste mais intéressant : l’église Notre-Dame, des XIII ème et XVIII ème siècles, la Granges des Dîmes, du XVIII ème .

Le c’ur du village est agréable: promenades, croix de pierre, citernes et puits aux mécanismes élégants.

Lignorelles
Petit village de 178 habitants construit à 265 mètres au sommet d’une colline, dominant la vallée du Serein d’où l’on découvre un splendide panorama.

Son vignoble de 240 hectares environ s’étale en coteaux exposés à l’est et au sud. Situé dans l’aire d’appellation Chablis, Lignorelles a une vocation viticole de longue date.

Riche de 25 exploitations viticoles, la qualité de ses appellations Petit-Chablis et Chablis est renommée.

Les vignerons sont heureux de vous accueillir dans leurs caves et de vous faire déguster leurs productions.

Au centre du pays, sa vieille église du XII ème siècle dédiée à saint Martin, avec son portail du IX ème siècle, ainsi qu’un four à chaux médiéval situé sur la route de Beines témoignent de son passé.

La chaux produite était utilisée autrefois par les vignerons pour neutraliser le sulfate de cuivre.

La bouillie bordelaise ainsi faite servait à lutter contre le mildiou.

Ce petit village est dynamique et animé par des vide-greniers, marché, soirée à thèmes, loto et thés dansants dans son chaleureux foyer communal avec une vue magnifique sur le vignoble.

Ligny:
Le village, abritant 1200 habitants environ, appartenait à l’abbaye Saint-Michel de Tonnerre depuis le X ème siècle.

Il fut détruit par les anglais au XIV ème siècle et donné au marquisat de Seignelay.

L’hôpital, appelé Maison Dieu Saint-Antoine, fut crée en 1296. Il fonctionna jusqu’en 1768. La léproserie fondée en 1268 par Marguerite de Bourgogne fut annexée à l’hôpital de son voisin Maligny.

Son église comprend deux parties. La plus ancienne, romane, est constituée par la nef et la tour.

La partie renaissance, très décorée, présente en surélévation un choeur à déambulatoire et des chapelles rayonnantes.

Elle est dédiée à saint Pierre et saint Paul.

Son vignoble couvre 34 ha .

Maligny:
A 7 km de Chablis, ce village de 707 habitants s’étend à flanc de coteaux sur la rive droite du Serein.

Le château construit au XII ème siècle par Hugues de Maligny, était par l’importance de ses fortifications une puissante place forte régionale.

La guerre de cent ans et les guerres de religion l’ont gravement endommagé, cependant, il subsiste une partie du donjon réaménagée et les ruines d’une tour au nord-est.

La vocation viticole de Maligny prend officiellement naissance en 1217 lorsque Guy II de Maligny développe la culture de la vigne.

Aujourd’hui, cette tradition de travail et de qualité se perpétue sur 300 ha, faisant de Maligny le deuxième producteur de vin de Chablis.

Les viticulteurs malinéens, dont les domaines sont signalés par des panneaux, pourront vous accueillir pour déguster leurs productions Petit Chablis, Chablis et Chablis Premiers Crus.

Milly:
A l’ouest de Chablis, à flanc de coteau, ce petit village vigneron domine la vallée du Serein.

Miles, seigneur de Noyers, y construisit un château et ses dépendances au XV ème siècle.

Les premières maisons apparaissent au milieu du XVII ème siècle sous Edme de Boucher, seigneur des lieux, dont la pierre tombale est visible dans l’église.

Milly devient commune au début de la Révolution et fusionne avec Chablis en 1973.

l’actuel château du XVII ème siècle ne se visite pas. l’église saint Sébastien, construite au XVIII ème siècle, abrite quelques belles statues classées.

Milly possède plusieurs coteaux en Premier Cru comme les Les Lys et la Côte de Léchet, où furent plantées les premières vignes au XVI ème siècle.

Poilly/ Serein:
Commune de 280 habitants de la vallée du Serein partageant son activité entre la viticulture et l’agriculture.

Son vignoble de 150 ha en appellations Chablis et Petit Chablis est en pleine extension, on y compte maintenant une vingtaine de viticulteurs.

Les monuments, outre le moulin Jaquillat, qui est une demeure privée, sont d’une part l’église saint Aignan de la fin X ème début du XVI ème siècle, classée monument historique et le pigeonnier du XVII ème siècle, visible dans la cour de la mairie et inscrit à l’inventaire complémentaire.

Poinchy:
Voisine de Chablis sur la route d’Auxerre, la commune a fusionné avec Chablis en 1973. Poinchy se compose de deux parties, l’une à proximité du château, l’autre autour de l’église saint Jacques-le-Majeur.

Le village est abondamment arrosé par le ru des Fontaines de Teigneuse et par le Serein, dont les rives ombragées font la joie des promeneurs et des pêcheurs.

Le château fortifié fut dévasté, puis reconstruit plusieurs fois au cours de son histoire.

Il n’en reste, aujourd’hui qu’une belle demeure du XVII ème siècle en cours de restauration, que l’on ne peut pas visiter.

Poinchy fournit des Premiers Crus ?Beauroy, Fourchaume et Vaulorent?.

Pontigny:
L’abbatiale de Pontigny, la plus grande église cistercienne subsistant aujourd’hui en France, et les bâtiments conventuels attenant témoignent encore du rayonnement de la seconde fille de Cîteaux , un rayonnement que Robert de Molesme, moine de l’abbaye Saint-Michel de Tonnerre, n’avait pas prévu lorsqu’en 1098 il fonda le monastère de Cîteaux.

Avant cela, Robert de Molesme s’était retiré dans un ermitage à Collan, prés de Tonnerre, pour y mener une vie religieuse en tous points conforme à ses exigences de solitude et de dépouillement.

En 1075 il avait fondé un monastère à Molesme, prés de Châtillon-sur-Seine, mais, soucieux de mener une vie monacale d’une stricte austérité, il, avait quitté ce lieu avec quelques compagnons pour fonder Cîteaux.

Fondée en 1114, l’abbaye de Pontigny se développe rapidement sous l’impulsion de Hugues de Mâcon, un compagnon de Bernard de Clairvaux, le futur Saint-Bernard.

Vers la fin des années 1130, un ambitieux programme de construction fut entrepris : église et bâtiments conventuels autour du cloître.

Le prestige spirituel et temporel de l’abbaye s’accrut aux XII ème et XIII ème siècles avec l’essor de l’ordre cistercien.

Son domaine était vaste.

Quinze au moins ont été exploitées par les moines dans un rayon de 40 km, auxquelles s’ajoutaient des forêts, vignes et celliers dont celui du Petit Pontigny à Chablis, mines et forges, ainsi que des maisons de ville.

Prehy:
Petit bourg doté d’un superbe panorama sur le vignoble de Chablis.

l’église du XVI ème siècle, autrefois saint Pierre-aux-Liens, dont la chapelle du transept nord est dédiée à sainte Claire, est située en plein c’ur du vignoble, à l’écart du village.

Dans un petit vallon au nord du bourg, la fontaine du Tôt était réputée guérir le mal des ardents.

Les peintures murales de l’église, en cours de restauration, rappellent cette particularité. Beau lavoir à “impluvium” du XIX ème siècle.

Rameau:
Hameau de Collan, faisant partie des 20 villages du chablisien. Rameau possédait un château totalement détruit. Appellations Petit Chablis et Chablis sur environ 5 ha .

St Cyr les Colons:
Ce village est bien groupé autour du fier cocher de son église, dédiée à saint Cyr et à sa mère sainte Julitte du XII ème et XVI ème siècles.

Ses coteaux bien exposés produisent un cru unanimement apprécié d’appellation Bourgogne et complètent la prestigieuse gamme régionale.

Beaux lavoirs du XIX ème siècle aux hameaux de la Croix Pilate et de Puits de Courson.

Villy:
A flanc de coteau, entre Maligny et Lignorelles, le petit village viticole de Villy de 115 habitants.

Les villacois s’adossent à son église. Quelques vieilles maisons restaurées, dont l’ancienne maison seigneuriale attenante au cimetière et à l’église, mettent en valeur le charme tranquille de ce village enchâssé de vignobles et de bois.

Le ruisseau du Pic traverse ce village, dont les origines remontent à l’époque gallo-romaine, avant de se jeter dans le Serein.

Il alimente les trois lavoirs anciens existant sur le territoire de la commune.

Villy produit les appellations Petit chablis et Chablis sur 180 ha environ.

Eglise saint Étienne avec sa nef unique du XIII ème et chevet droit avec grande baie du XVI ième siècle, restes de vitraux et son très beau portail roman sculpté du XI ème siècle.

Viviers:
Village typique des plateaux secs du tonnerrois, bâti à l’origine autour de deux sources d’eau vive, l’une alimente le lavoir reconstruit en 1886, et la seconde est au service du château.

Il est situé à la naissance d’un vallon étroit qui débouche à l’ouest sur la vallée du Serein.

Dans le bas du village se trouve le château, une belle propriété du XVII ème siècle et, dominant le village, l’église saint Phal d’un beau style architectural, le choeur date des XIV ème et XV ème siècles, restaurée en 1900.

Le vignoble de Viviers remonte à une époque très ancienne, puisqu’il existait déjà au XV ème siècle. Ses vins, au cours des XVII ème et XIX ème siècles, figuraient parmi les plus renommés.

Au début des années 1970, le vignoble a repris sa place dans le vignoble chablisien.

Il y a maintenant 140 ha de vignes plantées en appellation Chablis sur le finage de Viviers.

Il est à noter que le magnifique pressoir à abattage du XVII ème siècle qui est exposé dans la cour du Petit Pontigny à Chablis est originaire de Viviers, ce qui prouve bien l’importance du vignoble dans la commune au cours des siècles passés.

Chablis

Petite ville d’environ 2700 habitants, située entre Paris et Dijon, Chablis est le berceau d’un très ancien vignoble.

Cîteaux, tout près de Dijon, fut au XIIème siècle le siège d’une abbaye célèbre et c’est Pontigny, 2ème fille de Cîteaux, qui fit en partie prospérer le vignoble de Chablis.

Une très vieille cave conservée à ce jour, le cellier du Petit-Pontigny, a été construite par ces moines.

Témoin du temps passé, un pressoir à abattage trône dans la cour.

Au XIXème siècle, les vins de Chablis étaient exportés dans de nombreux pays, principalement dans l’Europe du Nord Angleterre, Pays-Bas, Belgique, Allemagne, mais aussi aux Etats-Unis et en Russie.

Le roman de Tolstoï, Anna Karénine, décrit la société russe du XIXème siècle, on peut y lire que celle-ci appréciait particulièrement à cette époque deux vins français, le Champagne et le Chablis.

Rançon du succès, le mot Chablis, aujourd’hui passé dans le langage courant, désigne d’une manière générale les vins blancs secs dans de nombreux pays.

Le nom de Chablis s’est banalisé, à en juger par le volume des vins qui le copient, des Amériques à l’Australie.

Les vins de Chablis ne peuvent être produits qu’en France, et sur 6830 hectares maximum.

Ce terroir résulte d’une délimitation de l’Institut National des Appellations d’Origine (I.N.A.O).

Mais il est en fait l’aboutissement d’une longue sélection de terrains aptes à produire les meilleurs vins, sélection faite d’abord par les moines et continuée par de nombreuses générations de vignerons.

Ce finage est situé sur un ensemble de terrains formés à une époque bien précise dans l’histoire de la terre, il y a plusieurs millions d’années.

Les géologues lui ont donné le nom de Kimméridgien, par référence aux terrains du village de Kimmeridge en Angleterre, on trouve dans ces deux sites les mêmes huîtres fossiles.

l’INAO a distingué dans ce territoire quatre Appellations d’Origine Contrôlée différentes :

* Le Petit Chablis récolté, en général, sur les plateaux et dont le rendement est limité à 60 hl/ha.
* Le Chablis sur les coteaux exposés au nord et à l’est et sur les plateaux ; son rendement est limité à 60hl/ha .
* Les Chablis Premier Cru sur les coteaux exposés au Sud et à l’Ouest. Ils sont répartis en 79 climats dont 25 sont à retenir, les principaux sont : Mont-de-Milieu, Montée-de-Tonnerre, ?Fourchaume, Vaillons, Montmains, Vaucoupins, Côte de Léchet. le rendement est limité à 58 hl/ha.
* Les Chablis Grand Cru récoltés exclusivement à Chablis et Fyé sur les coteaux en rive droite du Serein, face à l’agglomération : sept climats partagent cette appellation : Blanchot, Bougros, les Clos, Grenouilles, Preuses, Valmur et Vaudésirs.

Ils constituent qualitativement le sommet de la pyramide, le rendement est limité à 54 hl/ha..

Les superficies délimitées des quatres AOC sont :

Chablis Grand-Cru 103ha
Chablis Premiers-Cru 745ha
Chablis 4420ha
Petit-Chablis 1562ha
Total 6830ha

Il y a 4308 ha planté, il reste donc à exploiter environ 1000 ha en “Petit Chablis” et 1500 ha en Chablis.

Grands Crus:
Ils sont exclusivement récoltés sur des parcelles délimitées des communes de Chablis, Fyé et Poinchy.

Les vins doivent, de plus, provenir de moûts contenant au minimum 187 grammes de sucres naturels par litre, soit un degré alcoolique potentiel de 11°, et le rendement est limité à 45 hectolitres par hectares. La production moyenne est de 5200 hectolitres.

Blanchot : 12 ha 71,53
Rempart Sud-Est de la côte des grands crus, les vins de Blanchot sont parmi les plus délicats et parfumés. Ils présentent généralement une exquise légèreté et un bouquet subtil.

Bougros : 12 ha 62,77
Sur la pointe Nord-Ouest, le long de la route de Maligny, ce climat se distingue par la robustesse de ses vins.

Grenouilles : 9 ha 37,75
Les vins de Grenouilles font plus ou moins la synthèse des qualités des Grands Crus. Ils se font remarquer par un bouquet généreux.

Les Clos : 26 ha 04,75
Le plus important des Grands Crus, il se distingue grâce à un caractère enveloppé, profond et suave.

Preuses : 11 ha 44,26
Considéré comme le plus facile des Grands Crus sans doute en raison de sa “rondeur” donnant une impression de “gras”. Caractéristiques qui le rendent aimable même en petite année.

Valmur : 13 ha 19,59
Ce Grand Cru jouissant d’une remarquable notoriété dans les Pays Anglo-Saxons, offre des vins relativement charpentés quoique ne manquant pas de souplesse.

Vaudésir : 14 ha 71,36
Ses vins se distinguent par leur nervosité, leur fraîcheur et leur finesse restituant un authentique goût de terroir.

Moutonne : 2 ha 35,20
Le vignoble de la Moutonne bénéficie d’un statut particulier et unique.

Il est situé sur le Chablis Grand Cru Vaudésir pour 2 ha 24 ares 18 ca et sur le Chablis Grand Cru Preuses pour 11 ares 02 ca.

Sa situation géographique en amphithéâtre lui donne son unité.

Les moines Cisterciens de Pontigny en ont été les propriétaires pendant 5 siècles, Simon Depaquit en fit l’acquisition à la révolution.

Moutonne n’est pas un lieu dit cadastral, son nom ne figure pas sur le décret des Grands Crus de 1938, c’est en 1951 que l’INAO lui a reconnu son statut actuel de Grand Cru.

Source: Site Internet de l’Union des Grands Crus de Chablis.

Premiers Crus 750 ha
Ils sont produits sur 17 lieux-dits principaux (voir la liste ci-dessous), leur degré minimal est de 10,5° et le rendement limité à 50 hectolitres par hectare.

La production moyenne est de 42.000 hectolitres.

Mont de Milieu: Mont de Milieu, Vallée de Chigot.

Montée de Tonnerre: Montée de Tonnerre, Chapelot, Pied d’Aloue, Sous Pied d’Aloue, Côte de Bréchain.

Fourchaume: Fourchaume, La Fourchaume, Vaupulent, Les Vaupulents, Côte de Fontenay, La Grande Côte, Les Quatre Chemins dits Vaulorent, L’Homme Mort, L’Ardillier, Bois Seguin, Ferme Couverte, Dine-Chien, Les Couvertes.

Vaillons: Les Vaillons, Sur Les Vaillons, Châtains, Les Châtains, Sécher, Les Beugnons, Les Grandes Chaumes, Les Lys, Champlain, Les Minots dits Mélinots, Les Roncières, Les Epinottes.

Montmains: Les Monts Mains, Les Forêts, Butteaux, Les Bouts des Butteaux, Le Milieu des Butteaux, Vaux Miolot, Les Ecueillis, Vaugerlains.

Côte de Léchet: Côte de Léchet, Le Château.

Beauroy: Côte de Troesmes, Sous Boroy, Benfer, Vallée des Vaux, Adroit de Vaux Renard, Le Cotat-Château, Frouquelin, Le Verger, Côte de Savant.

Vaucoupin: Vaucoupin, Adroit de Vaucopins.

Vosgros: Vosgros, Adroit de Vosgros, Vaugiraut.

Vau de Vey: Vau de Vey, Vignes de Vau Ragons, La Grande Chaume.

Vau Ligneau: Vau Ligneau, Vau de Longue, Vau girault, La Forêt, Sur La Forêt.

Les Beauregards: Les Beauregards, Vallée de Cuissy, Côte de Cuissy, Hauts des Chambres du roi, Bec d’Oiseau, Les Corvées.
Les Fourneaux: Les Fourneaux, Morein, Côte des Prés Girots, La Côte, Sur la côte.
Côte de Vaubarousse: Côte de Vaubarousse

Berdiot: Berdiot

Les Landes et Verjuts: Les Landes et Verjuts, Côte de Jouan

Chaume de Talvat: Chaume de Talvat.

Chablis: 4.400 ha
Son aire de production s’étend sur des parcelles délimitées du territoire de 19 communes.
Les vins doivent titrer au minimum 10° d’alcool total et le rendement est limité à 50 hectolitres par hectare.
la production moyenne est de 155.000 hectolitres.

Petits Chablis: 1.550 ha
Il est récolté sur toute l’aire d’appellation chablis, et le rendement maximal légal est maintenu, comme pour le Chablis, à 50 hectolitres par hectare, le degré minimal est ici de 9,5°. Cette appellation ne concerne qu’une faible production de 26.500 hectolitres par an en moyenne.

Les millésimes

1989 1994 1999
1990 1995 2000
1991 1996 2001
1992 1997 2002
1993 1998 2003

A Chablis, les conditions climatiques ont été exceptionnellement favorables.

Elles ont permis une avance à tous les stades végétatifs, mais celle-ci a été tempérée par une nuit de gel mémorable qui a considérablement endommagé les prévisions de récolte, sur certains coteaux.

Fort heureusement, un soleil constant a limité le effets du froid, et au 31 août, la vigne avait bénéficié d’un ensoleillement équivalent à celui habituellement acquis au 30 septembre.

Les vendanges se sont terminées dans le chablisien à une date où elles commencent habituellement.

Les Chablis 89 se révèlent d’ores et déjà riches, gras et fruités tout à fait dans la typicité de nos grandes années. Ils sont pleins, structurés, moelleux, et d’une grande générosité.

Voici une récolte qui s’appréciera jeune, et saura développer, dans le temps, des arômes de grillé et de fruit sec, particulièrement recherchés dans les Grands Vins de Chablis.

Note:17/20

Dans notre vignoble, l’été particulièrement chaud et ensoleillé a laissé espérer un grand millésime.

Les quelques pluies des 30 et 31 août sont venues à point nommé pour accélérer la maturité, tandis que les températures nocturnes de septembre ont préservé l’acidité souhaitée.

Les vendanges ont été précoces et se sont déroulées dans d’excellentes conditions.

La récolte a présenté un très bon équilibre entre la richesse en sucre et l’acidité.

Les vins de Chablis, millésime 1990, sont marqués par les arômes de fruits et leur opulence.

L’attaque est franche, nette, sans agressivité. Leur vivacité apporte une certaine fraîcheur.

Le développement est harmonieux, particulièrement persistant.
Ce sont les excellents Chardonnay que peut produire le terroir de Chablis : des chardonnay d’une grande année et vraisemblablement d’une bonne garde.

Note:19/20

Le millésime 1991 est à classer dans les bonnes années du Chablis.

Les dommages dus aux gelées printanières ont été minimisés par les techniques de protection mises en place dans le vignoble Chablisien.

La floraison, quelque peu tardive, s’est déroulée dans de bonnes conditions.

Les deux mois de chaleur et de sécheresse qui ont suivi ont permis d’obtenir rapidement une bonne maturité.

Le ban des vendanges a été fixé au 5 octobre et la récolte s’est ensuite déroulée dans de bonnes conditions pour se terminer vers le 15 octobre.

Les teneurs en sucres sont légèrement inférieures à l’année dernière mais bien au dessus du niveau moyen, particulièrement sur les crus, les acidités comparables à 1990 annoncent un vin bien équilibré avec toutes les caractéristiques et les typicités du Chablis.

Note:15/20

Le chablisien a bénéficié de conditions climatiques tout à fait excellentes contrairement à d’autres régions viticoles.
Grâce à l’hiver et au printemps particulièrement doux et secs, le débourrement est intervenu dés le 20 avril.
Les quelques pluies du début juillet ont apporté l’eau nécessaire au bon développement de la vigne.
la véraison a été tout aussi précoce que la floraison de par les fortes chaleurs du mois d’août.
Les vendanges ont ainsi pu commencer le 21 septembre dans les meilleures conditions (comme en 1990)
La région de Chablis a alors bénéficié de nuits fraîches qui ont entravé le développement du Botrytis.
Les vins produits présentent des teneurs en sucre comparables à celles des meilleurs millésimes des années précédentes et des acidités satisfaisantes. Il en résultera des vins équilibrés au vieillessement harmonieux.
Les Chablis du millésime 1992 seront vraisemblablement très proches de ceux de 1990, c’est à dire des vins riches, élégants et d’une belle structure.

Note:18/20

Le cycle végétatif s’est déroulé dans de bonnes conditions.
Un printemps clément a favorisé un débourrement précoce qui n’a pas été contrarié par les gelées.

De bonnes conditions climatiques ont permis une floraison rapide et homogène, signa avant-coureur d’un bon millésime.
Un mois de juillet humide, suivi d’un mois d’août particulièrement ensoleillé ont entraîné un développement harmonieux des grappes.

Début septembre, les teneurs en sucre étaient pratiquement égales à celles constatées en 1992 à la même époque avec des acidités supérieures et un état sanitaire parfait.

La récolte a ainsi débuté le 21 septembre, se situant dans les années les plus précoces.

Cependant, des pluies sont venues contrarier nos espoirs de grand millésime.

Plus modestement, nous parlerons de bonne année. A la dégustation, les vins sont vifs, frais, et très aromatiques. Les Chablis 1993 seront bien équilibrés et d’une grande typicité.
Note:16/20

L’année s’annonçait précoce avec un débourrement qui a eu lieu dés le début d’avril.

Durant la nuit du 14 au 15 avril, une sérieuse gelée a provoqué des dégats très importants sur une grande partie du vignoble.

La fleur s’est déroulée dans de bonnes conditions climatiques aux alentours du 20 juin.

Les mois de juillet et d’août ensoleillés et très chauds ont été extrêmement favorables au développement de la vigne.

Les pluies du début septembre ont laissé la place à un temps chaud et ensoleillé, dés le 24 septembre, date du ban des vendanges, ce qui a permis une récolte dans des conditions exceptionnelles.

Les vins de 1994 seront riches, bien équilibrés, à classer parmi les grandes années du chablisien.

Note:18/20

Les vendanges à Chablis ont débuté le jeudi 28 septembre. Une date normale après les années très précoces comme 1994.
Mais les vendanges plus tardives ne signifient pas manque de qualité ou de typicité.

Les années à maturité lente offrent souvent des vins plus typés.

L’abondance de soleil des années plus précoces précipite la maturité et donne des vins généreux, riches en alcool, mais souvent moins équilibrés.

Le froid et la pluie, lors de la floraison de la vigne, expliquent la date des vendanges. La fleur a été générale vers le 23 juin, et la règle bourguignonne, qui veut que les vendanges commencent environ cent jours après cette fleur, est respectée.

Cette fleur a généré du millerandage : formation de petits grains qui offrent une meilleure concentration des sucres et des éléments précurseurs d’arômes.

Les vignes sont arrivées aux vendanges dans un état qanitaire parfait-feuillage apte à synthétiser les sucres et grappes indemnes de pourriture- malgré les pluies de début septembre. Il est tombé, entre le 1er et le 20 septembre, 82 millimètres de pluie. Mais le soleil est revenu et les vendanges se sont déroulées sous un ciel bleu. Seul l’orage de la nuit du 4 octobre a perturbé le travail de la vendange et provoqué, localement, des dégâts dus à la grêle.

La production devrait être supérieure à celle de 1994. Aucune gelée de printemps n’a contrarié les sorties de raisin.

Les vins de 1995 devraient être d’une qualité supérieure à la moyenne. Alors que les vinifications débutaient, les arômes étaient déjà bien développés et l’équilibre alcool/acidité favorable.

Note:17/20

1996 s’annonce comme un millésime très chablisien par l’équilibre, entre vivacité et concentration, qui s’exprime déjà dans les vins.

Bref retour en arrière! à Chablis la floraison s’est déroulée en deux temps.

Les vignes précoces, premiers et grands crus en général, ont passé la floraison fin mai dans de mauvaises conditions climatiques (froid) entraînant coulure et millerandage, donc de petites grappes et/ou des grappes à petits grains. Coulure et millerandage sont bénéfiques pour la qualité…beaucoup moins pour la quantité.

En revanche, les zones tardives, souvent les Chablis et les Petits Chablis, ont fleuri à la mi-juin environ, dans de bien meilleures conditions.

Dans ces vignes, les raisins étaient pleins et réguliers.
Globalement, le chablisien a enregistré en 1996 des rendements plutôt moyens et ce pour une raison principale : la sécheresse.

L’eau a en effet manqué toute l’année et les raisins n’ont jamais grossi.

Au stade ultime de la maturation, en septembre, la concentration des différents éléments constitutifs du raisin (sucre, acidité, arômes) s’est effectuée par des températures fraîches, sous le vent du nord, et en l’absence d’intempéries. Une concentration par évaporation en quelque sorte!

Les vendanges ont débuté le 23 septembre, une date très précoce.

1996 est une très belle année en matière de concentration des raisins en sucre.

Mais on connaît également l’importance de la vivacité, de la fraîcheur dans la typicité et l’aptitude au vieillissement des vins de Chablis.

Les 96 ne manqueront pas de fraîcheur! pour l’instant, les 96 sont fruités, pleins, vifs, aromatiques et encore fermes. Cette fermeté va disparaître après la fermentation malolactique et les vins devraient alors offrir une superbe harmonie entre la richesse et la fraîcheur, la marque des grands millésimes.

Note:18/20

Des vendanges de rêve pour un millésime épanoui avec des vins qui livrent, déjà, des arômes purs, concentrés, avec beaucoup de finesse et de plénitude.

Les vendanges à Chablis ont débuté le 22 septembre, une date qui marque la précocité du millésime.

Elles se sont déroulées sous un soleil éclatant.
Pas une goutte de pluie n’est tombée durant la récolte.

L’état sanitaire des raisins était magnifique : pas de trace de pourriture. “Parfaitement parfait”, résume un technicien. Les raisins étaient dorés et mûrs à souhait, gorgés de sucre, dans tous les secteurs du vignoble Chablisien.

Le temps exceptionnel a permis aux vignerons d’attendre patiemment et sereinement que les parcelles plus tardives mûrissent. Les vignerons comparent la maturité du millésime 1997 à celle des 1989, 1990 ou 1992.

Les rendements sont légèrement inférieurs à ceux de 1996.
Grâce à ses conditions climatiques exceptionnelles, les teneurs en sucre du chardonnay étaient élevées donnant des degrés naturels compris entre 12,5 et 13,5.

En tout cas, largement au dessus des degrés minimums requis pour les différentes appellations. La veille des vendanges, le gain en teneur sucre a été spectaculaire pour atteindre jusqu’à 0,8 degrés d’alcool probable en trois jours.

L’acidité est en retrait par rapport à 1996, mais demeure à un bon niveau. Si certains viticulteurs rapprochent la maturité du millésime 1992, ils jugent les teneurs en acidité plus élevées.

Les vins présentent de bonnes sensations, sans agressivité.
Les fermentations alcooliques se sont déroulées rapidement. Il a été important de maîtriser les températures durant ces fermentations : les raisins arrivaient en cuverie à des températures élevées.

S’il convient d’être encore prudent sur le devenir des 1997, ils montraient, à l’issu des vendanges, des arômes prononcés, marqués par le fruit.

En bouche, les vins sont concentrés, mais avec un bon équilibre.

1989, 1990, 1992 sont les millésimes les plus fréquemment cités en référence. 1997 devrait être un millésime souple, tendre, allié à une bonne puissance.

Il est le fruit d’une année climatique durant laquelle le vignoble a tout connu : avance et retard.

Ainsi fin mars la végétation à Chablis marquait une avance de 2 à 3 semaines par rapport à une année normale, faisant craindre d’importants risques de gel.

Avril a été froid avec 15 nuits en dessous de zéro mais sans descendre en dessous de -4 degrés. Les vignerons ont passé de nombreuses nuits à mettre en oeuvre les moyens de lutte contre le gel (chaufferettes, aspersion d’eau).

Avec succès. Les dégâts sont restés faibles. Mais avec ce froid, la vigne a pris du retard. Un retard comblé avec un mois de mai chaud.

La floraison s’est passée correctement début juin. Seules quelques parcelles ont connu coulure et millerandage. En juillet, pluie et soleil ont alterné.

Août a été particulièrement chaud. Début septembre, une pluie a relancé la végétation et la maturité des raisins, pour arriver aux vendanges avec un état sanitaire des raisins parfait.

Note:19/20

Les vendanges, qui ont débuté à Chablis le vendredi 25 septembre, se sont déroulées dans de bonnes conditions et laissent envisager des Chablis de facture classique, avec un bel équilibre.

Elles ont débuté sous le soleil. Puis, dans un premier temps, la pluie a contraint les vignerons à arrêter le récolte durant le week-end qui a suivi le ban des vendanges.

Mais, dés le lundi après-midi, les conditions climatologiques ont permis de couper les raisins sous un soleil gris, entrecoupé d’éclaircies mais et c’est essentiel sans pluie.

Les seules averses notées sont tombées durant la nuit.
Le temps exceptionnel pendant la semaine qui a précédé la récolte un magnifique soleil a permis de concentrer les raisins et d’augmenter largement la richesse en sucre.

une augmentation de près d’un degré en une semaine sur certaines parcelles remarque un vigneron.

Les acidités sont bonnes, pour des vins harmonieux. Sans être du niveau du millésime 1996, les acidités sont supérieures à 1997.

Si des craintes pesaient sur l’état sanitaire des raisins quelques foyers de pourriture avaient été notés, elles ont été levées par l’arrêt de la pluie.

Les raisins rentrés au pressoir étaient sains.

Les fermentations se sont déroulées dans de bonnes conditions, sans précipitation du fait de la température relativement basse des moûts.

Mais il s’agit d’être encore prudent sur le devenir des vins du millésime 1998.

Après les débourbages, les premières impressions laissent apparaître des vins au bel équilibre sucre-acidité, avec un très beau gras et de belles expressions de fruits.

1992 est le millésime souvent cité en référence durant les vendanges.

Les rendements sont comparables à ceux de 1996, hormis les parcelles qui ont été touchées par l’orage de grêle qui s’est abattu sur certains secteurs.

La fleur, en juin, s’était déroulée sans retard ni difficulté.

Les très fortes chaleurs enregistrées début août trois jours (les 9, 10 et 11) avec des températures maximales de plus de 39 degrés ont entraîné un assèchement complet de certaines grappes, les plus exposées aux rayons du soleil.

Mais ce coup de chaud n’a eu aucune incidence sur la qualité du millésime.

Note:16/20

22 septembre! Les vendanges, dans le vignoble chablisien, ont débuté précocement, le 22 septembre. Mais, comme dans l’ensemble de la Bourgogne, elles se sont déroulées en “pointillé” afin d’éviter les pluies qui les ont émaillées.

De nombreuses fois, les vignerons n’ont pas hésité à interrompre la récolte pour attendre le soleil et ainsi vendange dans de bonnes conditions.

Si, comme dans l’ensemble de la Bourgogne, la nature cette année a été généreuse, l’important parc de machines, dans le département a permis de vendanger en évitant les pluies.

Avec, en final, des vins qui présentent de jolis degrés grâce aux exceptionnelles températures de septembre.

Elles ont été largement au dessus des moyennes saisonnières.

Sans état d’âme, les raisins se sont gorgés de sucre.

Jusqu’à un degré par semaine. L’état sanitaire des raisins rentrés en cuverie était parfait, avec de bonnes acidités. “elles se situent au niveau de celles du millésime 1997”, explique un technicien.

Au pressoir, les jus étaient très beaux, très expressifs. des jus gourmands, remarque un vigneron.

En cuve, les fermentations ont été lentes, sans emballement et se sont déroulées sans problème.

Les vins sont équilibrés notamment du fait d’une présence plutôt faible en acide malique.

Dés à présent, les fermentations malolactiques sont déjà en cours.

Les 1999 semblent – la tendance sera à confirmer lorsque les vins seront finis, fins, délicats avec beaucoup de souplesse.

Note:17/20

Toutes les conditions sont réunies pour faire une belle année.

C’est ainsi que l’on pouvait résumer le sentiment des vignerons chablisiens alors que les vendanges s’achevaient. Un optimisme largement partagé dans le vignoble.

Le ban de vendange était fixé au samedi 23 septembre, marqué par une légère précocité.

Quelques parcelles, présentant une pleine maturité avant cette date, ont obtenu des dérogations pour vendanger plus tôt.

Le mois de septembre a été dominé par un bon ensoleillement et les vendanges se sont déroulées dans des conditions chaudes et sèches, à l’exception de pluies orageuses le mardi 26 et jeudi 28 septembre.

A cette dernière date, une bonne partie des raisins étaient déjà rentrés.

De taille un peu plus grosse que la moyenne, les grappes ont été vendangées dans un état sanitaire parfait.

L’absence d’attaque de pourriture a laissé tout loisir aux viticulteurs d’attendre patiemment la maturité optimale pour vendanger.

Les degrés d’alcool naturel des moûts sont situés entre 11% et 12,5% dans l’ensemble du vignoble.

Dans ces conditions les départs de fermentation n’ont posé aucune difficulté.

Aujourd’hui (octobre 2000), les fermentations alcooliques se terminent et il est trop tôt pour tracer les caractéristiques gustatives du millésime.

Les cuvées les plus avancées présentent des arômes purs, dominés par des notes florales et d’agrumes.

On peut également pronostiquer que les Chablis 2000 présenteront un bel équilibre acidité-alcool-gras s’inscrivant ainsi dans la lignée des 1999, 1997 et 1990.

A Chablis, le millésime 2001 constitue déjà pour beaucoup de vignerons une bonne surprise.

Malgré une année marquée par de nombreux désordres climatiques (juillet froid, épisodes de précipitation abondantes’), les vins se présentent aujourd’hui bien droits, nets, francs, avec une fine minéralité.

Les vendanges ont débuté le 1er octobre, sous un ciel changeant. Mais la météo s’est rapidement mise au beau fixe, permettant une récolte dans de bonnes conditions, à l’exception du mercredi 3 octobre et du samedi 6, marqué par un violent orage en soirée.

Ce début d’été indien succédait à un mois de septembre frais et maussade, et à un mois d’août globalement ensoleillé et chaud, qui a permis une progression satisfaisante des maturités.

Chez de nombreux producteurs, les richesses en sucre étaient assez bonnes, de même que le niveau d’acidité, garant de fraîcheur et d’équilibre.

Si les vins apparaissent aujourd’hui un peu « mordants », ils devraient s’assouplir après fermentation malolactique, en raison de la prépondérance de l’acide malique dans l’acidité totale.

Autre bonne surprise, les moûts semblent généralement peu sensibles à l’oxydation : les tenues à l’air sont stables, annoncent en choeur plusieurs vignerons.

2001 a aussi donné une prime aux meilleurs terroirs. Rarement les différents niveaux d’appellation sont apparus aussi marqués.

Les Petits Chablis sont francs, droits, fins et légers. Ces mêmes qualités sont présentes dans les Chablis avec une densité et une richesse supplémentaires.

Les plus belles réussites sont à rechercher dans les Premiers Crus, et surtout dans les Grands Crus, où les vieilles vignes et les meilleures expositions ont fait de belles cuvées, alliant complexité aromatique et longueur en bouche.

En résumé, un millésime 2001 qui devrait satisfaire beaucoup de consommateurs qui souhaitent déguster rapidement les vins des grands terroirs de Chablis.

Un millésime 2002 de grande qualité.

Sans l’ombre d’un doute, avec le millésime 2002 Chablis tiens une très grande année.

Les vins expriment un joli fruit, ils se révèlent très droits et purs, sans aucune déviation aromatique.

Ils montrent une belle profondeur, et les terroirs sont bien définis, voire sublimés pour les plus grands d’entre eux, estime Hervé Tucki, directeur de la Chablisienne.

2002 peut-il dès lors être considéré comme un millésime exceptionnel ?
l’évolution des vins, surtout celle des grands crus, ne permet pas encore de se prononcer avec certitude.

Mais les vignerons s’accordent pour considérer que l’année sera, au moins, excellente.

Commencées le 23 septembre, et achevées autour du 10 octobre, les vendanges, assez précoces pour la région, ont amené dans les cuves des raisins mûrs et sains.

Le mois de septembre magnifique, avec des journées ensoleillées et ventées, et des nuits fraîches, a permis de conserver un état sanitaire parfait, se réjouit Benoît Droin.

La deuxième semaine de récolte s’est montrée la plus favorable à la progression des sucres. On a vu des petits chablis rentrés à 12°, et des grands crus à 13), voire 13°5.

Les maturités les plus élevées ont été obtenues sur les vignes les moins chargées, mais globalement, l’année se révèle moins généreuse que 1999, 2000 et même 2001.

On peut parler d’une assez petite production, avec des rendements souvent inférieurs aux quantités autorisées dans les premiers crus et les grands crus.

La constitution des raisins est l’une des explications de ces volumes en baisse.

Il fallait presser doucement et assez longtemps, à cause des faibles rendements en jus, se souvient Benoît Droin.

Ce jeune vigneron évoque des peaux épaisses, et des pulpes très grasses.

Quant aux structures acides, elles se révèlent correctes, mais pas exceptionnelles.

Les acidités totales seront de toute façon inférieures aux millésimes de très longue garde, comme 1996.

A quelle réussite précédente doit-on comparer ce 2002 très prometteur ?
sans hésitation, aux beaux 92, pour la qualité du fruit, le gras et la cohérence du corps répond Hervé Tucki.

Comme tous les grands millésimes à Chablis, les meilleurs 2002 se conserveront bien, 10 ans et plus sans problème pour les meilleurs crus.

2003 : le millésime inédit !
Il faut remonter loin pour trouver de telles conditions climatiques en chablisien !

Au début du cycle végétatif, au stade débourrement, l’année s’annonçait très précoce.

Les fortes gelées du début du mois d’avril ont quelque peu perturbé la sortie des bourgeons, entraînant localement des dégâts assez importants dans le vignoble.

Cet aspect ne sera pas sans incidence sur le volume de récolte.

Par la suite, les températures et l’ensoleillement exceptionnels ont entraîné un développement spectaculaire de la végétation, et une floraison très précoce et très rapide.

A partir de là, tout s’accélère. Les premiers grains vérés sont signalés vers la mi-juillet, la véraison est générale à la fin de ce mois.

Août est très chaud, très ensoleillé et sec. Quelques dégâts de grillure, et quelques symptômes de sécheresse commencent à apparaître. La maturation progresse énormément jusqu’à la mi-août.

Après un blocage observé jusqu’au 20 août environ, elle se poursuit, peut-être plus par concentration que par voie physiologique, tant et si bien que les bans de vendange sont déclarés pour le 25 août.

Les parcelles les plus mûres peuvent ainsi être récoltées avec des degrés alcooliques proches de 13° !

Les situations sont très diversifiées selon l’exposition, l’âge de la vigne.

La récolte va ainsi s’étaler sur plusieurs semaines, jusqu’à la mi-septembre.

Pendant ce temps, les conditions climatiques continuent d’être très clémentes.

Finalement, les raisins sont d’une très grande maturité, jusqu’à 14° de degré potentiel naturel, et un état sanitaire parfait.

On notera toutefois une proportion importante de raisins grillés. Les rendements sont faibles dans l’ensemble, en net retrait par rapport à 2002.

2003 est vraiment un millésime inédit, dont les conditions rappellent 1893, d’après différents témoignages.

Les vins sont riches, amples, harmonieux, même si les acidités sont inhabituelles. Leur avenir suscite déjà beaucoup de curiosité.

VIN DE CHABLIS – ASTUCES ET RESTES
Spécialités culinaires

Le vin n’est pas la seule “spécialité” produite à Chablis. Voici un florilège de produits propres à titiller vos papilles :

L’andouillette de Chablis:
l’andouillette fait, elle aussi, partie intégrante du patrimoine chablisien.

Elle est l’arrière-petite-fille de l’andouillette du Père Gourmand, un charcutier local, très pittoresque, qui eut son heure de gloire avant et après la Seconde Guerre mondiale, en tenant boutique pendant une quarantaine d’années en centre-ville.

l’andouillette de Chablis est fabriquée à partir d’intestin de porc, en grande longueur.

d’une texture moelleuse, son goût est épicé.

Pendant 100 ans, la diffusion de l’andouillette de Chablis est restée restreinte.

Puis, dans les années 1970, sous l’impulsion de deux maisons locales, l’andouillette prend son essor.

Les producteurs d’andouillettes à Chablis :
– La maison de l’andouillette, 3 bis, place du Gal de Gaulle.
– Marc Colin, 3, place du Gal de Gaulle.
– Maison Rousselet – andouillettes disponibles au magasin le cep gourmand, 15, Rue auxerroise.

Recettes

L’andouillette se sert généralement rissolée ou mijotée avec du Chablis.

Piquer 4 andouillettes avec une fourchette sans pratiquer d’incisions trop larges.

Dans une sauteuse, faites fondre 25 grammes de saindoux afin de dorer les andouillettes sur toutes les faces.

Puis les retirer et égouttez la graisse.

Remettez la sauteuse à feu doux avec 80 grammes d’échalotes finement hachées. Les laisser blondir environ 4 minutes et ajoutez 25 cl de vin de Chablis que vous laissez bouillonner 3 ou 4 fois.

Remettez les andouillettes, couvrir et laisser cuire 20 minutes en retournant à mi-cuisson.

Retirer les andouillettes et les poser dans des assiettes chaudes.

Mélanger, hors du feu, 1 cuillérée à soupe de moutarde à la sauce, rectifier l’assaisonnement et la répartir sur les andouillettes.

Servir très chaud.

Le jambon à la Chablisienne

c’est Charles Bergerand, sans doute un des piliers de la gastronomie locale, ancien propriétaire de l’hôtel de l’Etoile durant la première moitié du 20ème siècle, qui lança cette recette merveilleuse du jambon chaud à la mode d’ici.

Il faisait cuire un jambon entier avec l’os dans du vin de Chablis et des aromates.

Il montait ensuite une sauce délicieuse qu’il mélangeait avec un concassé de tomates.

Il dressait alors l’assiette avec des pâtes fraîches et des épinards, ce jambon réchauffé et la sauce.

Recette pour 8 personnes :

– 16 tranches de jambon braisé,
– 4 échalotes grises,
– 1 branches d’estragon,
– 1 bouteille de Chablis
– 1 boite de concentré de tomate,
– 1 cuillère à soupe de farine
– 50 cl de crème fraîche,
– 15 grammes de sel fin de cuisine,
– 5 grammes de poivre noir en grains du moulin.

Dans une casserole, mélanger les échalotes hachées avec l’estragon. Verser la bouteille de Chablis et faire réduire de moitié.

Ajouter ensuite le concentré de tomates. Passer dans un chinois en prenant soin de bien tout écraser.

Délayer la farine avec quelques cuillères de ce jus.

Ajouter la crème fraîche.

Disposer le jambon roulé dans un plat allant au four, le recouvrir de la sauce.

Servir chaud.

Le Biscuit Duché:

Ce biscuit au goût sucré, sec, même dur, né vers les années 1820 de l’imagination de M. Duché, a le mérite de ne pas faire de miettes et de s’accorder avec le Chablis, comme avec les vins pétillants.

Biscuiterie Mickaël Body
1, rue du Mal de Lattre de Tassigny
89800 CHABLIS

Le Pilier de Chablis:

Ce sont des chocolats blancs garnis d’une ganache pralinée et de raisins macérés dans du marc de Bourgogne.

Boulangerie Sébillotte
6, Rue du Mal de Lattre de Tassigny
89800 CHABLIS

Les gougères:

Recette pour 4 à 6 personnes :

– 250 grammes de farine
– 6 oeufs frais,
– 120 grammes de beurre,
– 100 grammes de gruyère,
– 15 grammes de sel fin de cuisine,
– 5 grammes de poivre blanc moulu.

# Mettre 4 dl d’eau dans une casserole avec 100 g de beurre. Faire chauffer à feu très vif, porter à ébullition.
# Retirer la casserole du feu. Incorporer la farine et tourner vigoureusement avec la cuillère en bois afin de bien mélanger la pâte.
# Remettre la casserole à feu doux et, tout en continuant de tourner avec la cuillère, laisser se dessécher la pâte jusqu’à ce qu’elle n’adhère absolument plus à la casserole.
# Hors du feu, ajouter 5 oeufs, un par un, et le gruyère détaillé en petits cubes, poivrer. Beurrer une plaque et faire des petits tas de pâte avec une cuillère, les dorer à l’oeuf et faire cuire pendant 45 mn à four moyen.

Le Chablisien

Le Chablisien est un gâteau dont le fond est un biscuit recouvert d’une plaque de meringue parfumée à la noisette, à la-quelle on ajoute une crème chocolat pralinée parsemée de raisins macérés dans le ratafia.Le tout recouvert d’un biscuit.

Boulangerie Letourneur
11, rue auxerroise
89800 CHABLIS

Alouettes

alouette

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ALOUETTES – HISTOIRE

L’alouette, gentille alouette

L’alouette des prés, passereau autrefois bien connu et populaire, est aujourd’hui menacée. Mais on peut l’aider à survivre en consacrant quelques parcelles au maintien de l’équilibre écologique dans les zones agricoles. C’est ce qui ressort d’une vaste étude de terrain. Ce travail conclut que les jachères florales, des bandes de terrain ensemencées d’herbes sauvages, jouent un rôle déterminant dans ce contexte. C’est là en effet que l’alouette des prés retrouve la diversité de plantes et d’insectes nécessaires à sa survie, mais que l’agriculture intensive a fait disparaître. Les alouettes vont volontiers couver et chercher leur nourriture dans les jachères florales. En mai, dans la région étudiée, dix pour cent des nids se trouvent dans ces jachères, alors que ces dernières ne représentent que trois pour cent de la surface cultivée. Les oisillons qui grandissent dans ces parcelles réservées sont mieux nourris, ce qui se manifeste par la croissance comparativement plus rapide de leur plumage. Des observations ont montré par ailleurs que les alouettes des prés vont quérir leur nourriture de préférence dans les jachères florales. Pour assurer à long terme la survie de l’alouette des prés, il faudrait augmenter sensiblement la proportion des jachères florales en Suisse, où elles ne représentent encore que un pour mille de la surface exploitée par l’agriculture. La diminution de l’effectif des alouettes au cours des vingt-cinq dernières années frise les 80 pour cent; cet oiseau est déjà très rare dans certaines parties du Plateau.

Le moins qu’on puisse dire est que l’alouette fait preuve de diligence pour s’assurer sa progéniture. Elle élève ses petits en trente-cinq jours. Et en règle générale, la femelle a deux ou trois nichées par année. Mais l’agriculture intensive fait la vie dure à ce passereau au plumage brun. Le fauchage intensif à échéance de quatre semaines détruit les nids dans les prairies, au moment où les oisillons sont tout juste sortis de l’oeuf. L’absence de blé d’été et la culture tardive de maïs rendent le plus souvent une seconde nichée impossible. L’alouette construit son nid sur le sol; elle a besoin pour cela d’une modeste couverture végétale dont la hauteur idéale se situe autour de 25 centimètres. Dans certaines parties, l’alouette des prés se rencontre très rarement. Dans le cadre du Programme prioritaire de recherche Environnement, des scientifiques analysent les conditions de vie de ce passereau, autrefois bien connu et populaire. Des bandes de terrains ensemencées d’herbes sauvages, ou jachères florales, sortes de parcelles écologiques réservées que l’agriculture intensive a fait disparaître, offrent une protection et des conditions de nourriture optimales. Les oisillons croissent plus rapidement, quittent plus tôt le nid et augmentent ainsi leurs chances de survie. Le domaine de Widen, qui a fait l’objet de l’étude dans le Klettgau, a une étendue de cinq kilomètres carrés. L’alouette des prés y trouve encore des conditions de vie favorables. Trois pour cent de la surface cultivable est dévolu aux jachères florales, où les alouettes peuvent construire leurs nids, pondre et couver leurs oeufs et nourrir leur progéniture sans être trop dérangées. Un spécialiste en écologie, Urs Weibel, a étudié pendant trois ans le rôle des jachères florales pour les alouettes. Cette étude de terrain s’est déroulée et sous la direction de la Station ornithologique suisse de Sempach. Urs Weibel a localisé quelque 160 territoires de couples d’alouettes, dans lesquels il a trouvé au total plus de cent nids. Il a consigné ces territoires, de même que les types de cultures (froment, maïs, pommes de terre, betteraves à sucre, colza, prairies, parcelles dédiées au maintien de l’équilibre écologique), dans un système géographique informatisé, établi sur la base du cadastre. Cela lui permet de comparer le développement des jeunes oiseaux dans les jachères et dans les zones de cultures.
Davantage à manger dans les jachères florales. Il ressort que les alouettes préfèrent les jachères florales ensemencées d’herbes indigènes. Ces surfaces d’au moins trois mètres de large, destinées au maintien de l’équilibre écologique, ne couvrent que trois pour cent du domaine étudié. Dix pour cent des nids localisés en mai et juin se trouvent néanmoins dans ces parcelles réservées. Les alouettes qui ont des jachères florales dans leur territoire vont volontiers y chercher leur nourriture. Ces oiseaux trouvent dans ces zones dépourvues d’herbicides et d’insecticides, et recouvertes d’une végétation variée, des insectes comme les cousins, tenthrèdes et papillons, qui constituent leur dinera alimentation préférée. La richesse de l’offre alimentaire des jachères florales a un impact sur la grandeur des territoires. Les alouettes qui couvent dans ces jachères se satisfont d’un territoire de 1,3 hectares en moyenne, alors qu’il leur faut jusqu’à 4 hectares dans les zones à culture intensive. Les oiseaux qui grandissent dans les jachères se développent plus vite. Un contrôle quotidien des nids a permis de constater que les plumes poussent plus vite sur les oiseaux élevés dans les jachères que sur ceux vivant, par exemple, dans un champ de froment. Cette croissance plus rapide tient à une meilleure alimentation. Les oisillons des jachères sortent plus vite du nid et augmentent ainsi leur chance de survie.

ALOUETTES – VERTUS

Vertus et connaissances

L’alouette est striée de brun sur le dos, les ailes et la queue, le dessous étant blanc ou beige. Elle a une petite crête sur la tête et un bec fin. Les pattes et les doigts sont longs.
Taille: Du bec à l’extrémité de la queue, elle mesure 17 cm. Elle pèse de 13 à 45 g.
Ou vit-elle? l’alouette des champs est commune dans les terrains découverts d’Eurasie et d’Afrique du Nord. Chez nous elle est présente entre 400 et 700 mètres d’altitude. Un peu moins fréquente dans les Alpes, elle s’y installe tout de même dans les pelouses et pâturages.
Que mange elle? Elle se nourrit de blé, de plantes, de jeunes feuilles, de coléoptères et leurs larves, de criquets, sauterelles, araignées et petits mollusques.

Qu’a-t-elle de particulier? l’alouette des champs n’aime pas se percher et ne quitte guère le sol. Pourtant, dès février, le mâle choisit un territoire et commence à chanter inlassablement en montant très haut dans les airs avec un chant qui doit être probablement le plus long et le plus continu qui existe chez les oiseaux. Puis il se laisse tomber comme une pierre, ouvrant ses ailes quand il atteint le sol. Que craint-elle le plus ? Depuis les années 70, suite à l’augmentation de l’agriculture, le nombre des alouettes des champs a fortement réduit. Lorsque le rythme des fauches est de l’ordre de quatre semaines, il empêche tout élevage des jeunes.

ALOUETTES – SAVOIR ACHETER

L’alouette Lulu

L’Alouette lulu habite les régions où alternent prairies et petits champs, haies naturelles et arbres isolés, friches, landes et bosquets. Elle y trouve en abondance les insectes, araignées, graines de “mauvaise herbe ” qui font son ordinaire. Dans le Nord-Ouest de son aire de répartition, elle préfère les milieux chauds et secs et ne fréquente pratiquement que les coteaux. L’Alouette lulu n’est donc pas nicheuse sur le plateau hesbignon. A la limite de celui-ci et de la vallée de la Meuse, elle est signalée comme nicheuse dans la réserve de Sclaigneaux près d’Andenne (3 à 7 couples) ainsi qu’à Haccourt, en Basse-Meuse.

Migratrice, elle fréquente la Hesbaye au cours de ses passages et peut même hiverner dans les champs. C’est une alouette à queue courte qui se repère aisément par ses cris “lululi” et son vol rappelant l’Alouette des champs. Peu abondante au Nord et à l’Est de notre pays, elle se rencontre seulement en petit nombre lors du passage. Comme sa cousine, elle est protégée chez nous depuis 1956 alors qu’auparavant, elle était victime de la tenderie aux alouettes, souvent confondue avec le Cochevis huppé, de plus grande taille mais aussi à queue courte.

ALOUETTES – CUISINE TRADITIONNELLE

Alouettes, Alouettes, gentiles alouettes…

Alouettes en salmi.

Lorsque après un dîner, il reste quelques-uns de ces petits oiseaux rôtis, vous en faites pour déjeuner du lendemain, un salmis de la façon suivante : débarrasser les oiseaux de leurs têtes et de ce qu’ils ont dans le corps, sortes d’issues que vous pilez dans un mortier avec les restes de rôties. Délayez avec un peu de bouillon ce que vous venez de piler ; passez-le à l’étamine ; il en résultera un petit coulis que vous assaisonnerez de sel, de poivre, d’ail écrasé bien fin et d’un filet de verjus ; mettez les alouettes dans ce coulis ; faites chauffer le tout jusqu’au moment où l’ébullition est sur le point de commencer ; retirez aussitôt du feu ; dressez les alouettes sur un plat ; masquez-les avec du coulis et entourez-les d’un cordon de croûtons frit.

Alouettes frites.

Flambez à feu clair, de façon à ne pas les noircir, les alouettes que vous essuierez ensuite dans une serviette. Saupoudrez de sel fin et laissez-les s’imprégner de ce sel pendant quelques heures. Faites chauffer une excellente graisse comme le saindoux pour la friture ; mettez-y les alouettes. Il faut les retirer, au bout de 4 à 5 minutes, avant qu’elles prennent une couleur foncée ; égouttez-les, essuyez-les légèrement, et dressez-les, chaudes sur une serviette, couronnées de persil frit.

ALOUETTES – ASTUCES ET RESTES

L’alouette des champs

Identification : L’Alouette des Champs s’identifie par les plumes blanches de sa queue. Le plumage rayé, à dominante brune est identique chez le mâle ou la femelle. Lorsqu’elle s’élève dans le ciel, l’alouette se signale par de longs trilles ininterrompus. Elle vit habituellement au sol et se perche rarement.

Classe : N.C.
Famille : Alaudidés
Genre – Esp : Alauda arvensis
Longueur : de 15 à 20 cm
Envergure : de 33 à 37 cm
Poids : de 20 g à 55 g

Vie – Reproduction de l’animal :

alimentation : Elle se nourrit essentiellement d’insectes au printemps et en été et est végétarienne le reste du temps.
Reproduction : Les femelles pondent de 3 à 5 oeufs pendant 20 jours dans un nid construit à même le sol.
Migration : Sédentaire, on la rencontre partout en France où elle affectionne les milieux ouverts,de la plaines cultivée a la pelouse alpine en passant par les dunes du littorales. Les populations sont renforcées par des hivernants nordiques. Cette espèce niche en France, mais leurs effectifs sont mal connus, quoiqu’en diminution en raison des pratiques agricoles néfastes à leur survie.
Chasse : L’Alouette se chasse principalement à la chasse à tir au cul levé, à la chouette artificielle, et en usage traditionnel à l’aide de pantes et de matoles.
La chasse au miroir est interdite depuis 1989 et constitue une des principales source d’infraction au code de la chasse.

Jambon cru

jambon cru

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JAMBON CRU – VERTUS

Dans le cochon, tout est bon, et particulièrement le jambon!

Le contenu en sel du jambon est généralement élevé entre 1 000 et 1 500 mg de sodium au 100 g, de sorte qu’on recommande de le consommer en quantité modérée, surtout aux personnes qui doivent restreindre leur apport en sodium.

Le jambon cru ou sec est plus gras et plus calorique que le jambon cuit nommé jambon blanc en Europe.

Ne consommer que le maigre aide à réduire l’ingestion de matières grasses et de calories. Sauf, pour le porc noir gascon qui possède des graisses aux qualités nutritives exceptionnelles.

Certains sportifs comme Marion Jones font des cures de jambon cru avant une grande compétition pour donner de la tonicité à leurs muscles.

JAMBON CRU – HISTOIRE

Le jambon, roi de nos sandwichs d’aujourd’hui, était autrefois un mets d’empereurs. Viande de porc, de sanglier ou d’ours salée et souvent fumée et séchée, le jambon fut pendant longtemps un mets royal ou réservé aux occasions spéciales. Très estimé sous l’Empire romain, il ne figurait que sur les tables des empereurs. Au Moyen Âge, où l’on était grand consommateur de porc, le jambon était associé aux fêtes de la Semaine sainte. Le véritable jambon provient de la fesse de porc.

JAMBON CRU – CUISINE TRADITIONNELLE

Comme un grand vin, un grand jambon doit être servi chambré à température ambiante pour révéler tous les trésors de ses arômes. La meilleure façon de déguster le Noir de Bigorre est de le partager entre amis, en toute convivialité, en toute simplicité.

Installez-le sur une griffe à jambon et, à l’aide d’un couteau bien aiguisé, découpez-le en fines tranches. Vous aurez eu soin au préalable de vous procurer un très bon pain de campagne. Marier votre Noir de Bigorre avec un vin blanc sec exaltera toutes ses qualités. Mais vous pouvez aussi, plus traditionnellement, l’accompagner d’un vin rouge et pourquoi pas d’un champagne !

Dinde

Dinde

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DINDE – HISTOIRE

La dinde, fut appelée ainsi, suite à un quiproquo géographique.

La dinde est la femelle du dindon, un oiseau de basse-cour dont la tête et le cou, de couleur rouge violacé, sont dépourvus de plumes et présentent plusieurs excroissances. Originaire d’Amérique du Nord, la dinde fut introduite en Europe par les Espagnols. Ceux-ci, se croyant en Inde lorsqu’ils la découvrirent au Mexique, lui donnèrent le nom de «poule d’Inde».

La dinde est la femelle du dindon, un oiseau de basse-cour dont la tête et le cou, de couleur rouge violacé, sont dépourvus de plumes et présentent plusieurs excroissances. Originaire d’Amérique du Nord, la dinde fut introduite en Europe par les Espagnols. Ceux-ci, se croyant en Inde lorsqu’ils la découvrirent au Mexique, lui donnèrent le nom de «poule d’Inde». À cette époque, le mot dinde désignait une pintade originaire d’Afrique de l’Ouest.

Aux États-Unis et au Canada, la dinde farcie est le mets traditionnel de l’Action de grâces et de Noël, depuis qu’en novembre 1620 elle servit de repas aux colons affamés du Mayflower, à leur arrivée dans l’actuel État du Massachusetts. On la sert accompagnée de gelée ou de confiture de canneberges, une variété d’airelles rouges.

En Europe, la dinde fut d’abord servie sur les tables royales. Elle se tailla une place de plus en plus importante dans la cuisine de plusieurs pays, et finit même par remplacer l’oie de Noël, notamment en Angleterre. Les jésuites furent les premiers à introduire la dinde en France où ils en firent l’élevage intensif. On prit l’habitude de nommer la dinde «jésuite», terme encore utilisé de nos jours.

La dinde sauvage a peu de chair, contrairement à la dinde d’élevage devenue charnue à la suite de nombreux croisements. La dinde domestiquée peut peser jusqu’à environ 18 kg. Sur le marché, dinde et dindon se retrouvent de plus en plus sous l’appellation «dindon» (ou «jeune dindon»).

Au Canada, selon les besoins des utilisateurs, ils sont tués entre 12 et 16 semaines. Leur poids éviscéré varie de 3 à 8 kg et parfois plus. Pour le producteur, le dindonneau est le petit de la dinde âgé de 1 à 2 jours. Pour le cuisinier, il s’agit du dindon.

La chair de la dinde est moins fine et plus sèche que celle du poulet. Plus l’animal est gros, moins il est savoureux.

DINDE – VERTUS

La dinde est source de protéines.

La dinde est riche en protéines, en niacine, en vitamine B6, en zinc et en potassium. C’est aussi une bonne source de vitamine B12 et de phosphore. La dinde est riche en protéines, en niacine, en vitamine B6, en zinc et en potassium. C’est aussi une bonne source de vitamine B12 et de phosphore.
La dinde a presque deux fois plus de chair blanche que de brune. La chair blanche est moins grasse, moins humide et généralement plus appréciée. Environ 40% du poids de la volaille entière est comestible. Ainsi, on obtient environ 400 g de viande cuite pour chaque kilo de dinde crue, dont 250 g peuvent se servir tranchés.

La dinde est traditionnellement rôtie, souvent farcie. Elle peut cependant se cuisiner de multiples autres façons. Elle s’apprête comme le poulet, qu’elle peut remplacer dans la plupart des recettes. Comme le poulet, elle est délicieuse froide, notamment dans les salades, les aspics et les sandwichs.

DINDE – CUISINE TRADITIONNELLE

Dinde de Noël, ou dinde de tous les jours.

La dinde est traditionnellement rôtie, souvent farcie. Elle peut cependant se cuisiner de multiples autres façons. Elle s’apprête comme le poulet, qu’elle peut remplacer dans la plupart des recettes. Comme le poulet, elle est délicieuse froide, notamment dans les salades, les aspics et les sandwichs.

La dinde est traditionnellement rôtie, souvent farcie. Elle peut cependant se cuisiner de multiples autres façons. Elle s’apprête comme le poulet, qu’elle peut remplacer dans la plupart des recettes. Comme le poulet, elle est délicieuse froide, notamment dans les salades, les aspics et les sandwichs.
Décongeler la dinde complètement avant de la cuire, cela permet une cuisson plus uniforme et favorise la destruction complète des bactéries pathogènes (les salmonelles) potentiellement présentes. La décongélation idéale s’effectue au réfrigérateur, dans l’emballage original; prévoir environ 11 h par kilo. On peut aussi dégeler l’oiseau dans l’eau froide (prévoir 3 h par kilo) ou au four à micro-ondes en suivant les directives du fabricant.

Il n’est pas prudent de cuire la dinde à basse température.

DINDE – SAVOIR ACHETER

Courte de cou, avoir un bréchet souple. Des pattes rougeâtres prouvent que la bête est vieille. Il faut compter 350 à 400 g de dinde par personne. La dinde farcie est le mets traditionnel de l’Action de grâces et de Noël, depuis qu’en novembre 1620 elle servit de repas aux colons affamés du Mayflower, à leur arrivée dans l’actuel État du Massachusetts. On la sert accompagnée de gelée ou de confiture de canneberges, une variété d’airelles rouges. En Europe, la dinde fut d’abord servie sur les tables royales. Elle se tailla une place de plus en plus importante dans la cuisine de plusieurs pays, et finit même par remplacer l’oie de Noël, notamment en Angleterre.

Les jésuites furent les premiers à introduire la dinde en France où ils en firent l’élevage intensif. On prit l’habitude de nommer la dinde jésuite, terme encore utilisé de nos jours. La dinde sauvage a peu de chair, contrairement à la dinde d’élevage devenue charnue à la suite de nombreux croisements. La dinde domestiquée peut peser jusqu’à environ 18 kg. Sur le marché, dinde et dindon se retrouvent de plus en plus sous l’appellation dindon ou jeune dindon. Au Canada, selon les besoins des utilisateurs, ils sont tués entre 12 et 16 semaines. Leur poids éviscéré varie de 3 à 8 kg et parfois plus. Pour le producteur, le dindonneau est le petit de la dinde âgé de 1 à 2 jours. Pour le cuisinier, il s’agit du dindon. La chair de la dinde est moins fine et plus sèche que celle du poulet. Plus l’animal est gros, moins il est savoureux.

DINDE – ASTUCES ET RESTES

La dinde. Si la tradition la cantonne généralement aux préparations rôties, la dinde vous surprendra par la qualité des sautés qu’elle permet de réaliser pour un prix de revient miraculeusement bas. Choisissez simplement des blancs de dinde vendus dans le commerce sous l’appellation ” escalopes de dinde “.

La dinde. Si la tradition la cantonne généralement aux préparations rôties, la dinde vous surprendra par la qualité des sautés qu’elle permet de réaliser pour un prix de revient miraculeusement bas. Choisissez simplement des blancs de dinde vendus dans le commerce sous l’appellation escalopes de dinde.

Chapon

Chapon

CHAPON – HISTOIRE

Lorsqu’il s’agit de cuisine, l’homme a toujours su montrer des trésors d’ingéniosité ou de perversité. Comment l’idée lui est-elle venue de rendre les coqs impropres à la reproduction afin qu’ils engraissent davantage ?

Dans le domaine de l’alimentation les romains de l’Antiquité ne manquaient pas d’imagination’ Il semblerait en effet que ce soit à eux que l’on doive l’invention du chapon. Dès cette époque celui-ci et sa soeur, la poularde sorte de chapon féminin, si l’on peut s’exprimer ainsi connurent un énorme succès et furent les seuls à paraître sur les tables aristocratiques

Un coq est adulte au bout de six mois. Mais autrefois les poussins ne naissaient qu’à partir du printemps : les chapons étaient donc nourriture d’automne et d’hiver. Aujourd’hui encore, lorsqu’ils sont au moins labellisés et donc élevés en plein air, la meilleure saison pour cela est bien celle allant du début du printemps au milieu de l’automne.

Ensuite, devant être âgés de cinq mois au minimum, ils sont engraissés à l’intérieur dans des cages individuelles ou épinettes, pour les volailles de Bresse, nourris de céréales et de laitages, de lait écrémé pour certains, lait entier pour d’autres, voire de la crème, ce qui donne à leur chair son onctuosité.

Aujourd’hui redevenus à la mode, toutes les régions de productions offrent des chapons au moment de Noël, certifiés d’un simple label rouge lorsqu’ils viennent des Landes, de Saint-Sever, du Gers, de Challans, de Loué ou de Janzé, dans le bocage breton ou d’une appellation d’origine contrôlée, comme les prestigieuses volailles de Bresse, arrivant emmaillotées dans un linge blanc cousu, pour protéger leur peau fragile des meurtrissures.

CHAPON – CUISINE TRADITIONNELLE

Volaille adulte, le chapon est d’un certain poids de 2,5 à 3,5 kg, plumé et effilé et convient donc parfaitement pour un dîner de huit à douze personnes sauf s’il s’agit de baby chapons de Challans, issus d’une race naine, et que l’on trouvera tout prêt, farcis de foie gras. Il nécessite une cuisson lente, sur toutes ses faces je recommande de le faire rôtir en démarrant à feu doux, couché sur la cuisse, d’un côté puis de l’autre et en prenant soin de l’arroser très souvent. Manière de conserver tout le moelleux de cette chair persillée d’exception.

CHAPON – VERTUS

Depuis 1960, les volailles fermières Label Rouge sont élevées selon une même éthique basée sur un mode de production extensif, issu des traditions de chaque région.

– Le respect du bien-être animal,
– Un respect de l’environnement,
– Une qualité supérieure des produits finis.
– Un élevage en plein air basé sur 5 grandes lois.
– N’est pas Volaille Fermière LABEL ROUGE qui veut.

La production obéit à un cahier des charges strict qui précise les critères à respecter de l’origine de la volaille jusqu’à sa vente au consommateur.

Des races rustiques, adaptées à courir et réputées pour leur croissance lente et leur qualité de viande exceptionnelle.

Un élevage fermier en plein air ou en liberté, dans de grands espaces, par petits groupes sur un parcours herbeux et ombragé.

Une alimentation naturelle à base de céréales à 70% et 80% minimum selon les espèces, sans farine ni graisse animale et sans antibiotique, le complément étant apporté par des protéines végétales comme le soja, colza et le tournesol.

Une durée d’élevage beaucoup plus longue, environ deux fois supérieure à celle de la majorité des volailles standard, ce qui donne une viande plus ferme et plus goûteuse, l’animal étant proche de la maturité sexuelle.

Une garantie de fraîcheur et de sécurité, avec des conditions d’hygiène systématiquement contrôlées. Ce cahier des charges est défini pour chaque label.

CHAPON – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Pour accompagner un chapon il y a des quantités de légumes. Ceux que je crois les mieux adaptés sont les pommes de terre comme montrées ici ou en purée, en gratin, des crosnes sautés, des haricots verts, des haricots blancs, des champignons sauvages, des fruits le mariage du sucré et du salé allant parfaitement avec cette viande.

Le salsifi et le scorsoner qui sont des légumes de saison mais n’oublions les traditionnels purées de marrons ou de châtaignes puisque nous seront forcément à la période de noël. Mais il y a certainement d’autres légumes qui feront chacun à leur tour le plaisir de vos invités.

Vieille

Vieille

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VIEILLE – Un des poissons à bouillabaise.

Parfois appelée groac’h en Bretagne, la vieille fait partie intégrante du biotope Manche Atlantique.Elle a une taille moyenne de 20 à 50 cm. Toutes les techniques de pêche peuvent s’appliquer à la vieille.

C’est souvent à trou, dans des petites grottes à plusieurs issues que l’on à le plus de chance de les surprendre. Des petits agachons au milieu des moulières sont souvent fructueux. Un vol plané au dessus des laminaires incite souvent les vieilles à sortir à découvert.

Sprat

Sprat

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SPRAT – HISTOIRE

Sprattus sprattus, Clupea sprattus. Classification Clupéidés. Poissons pélagiques sveltes à courte nageoire dorsale et sans ligne latérale. Vivent généralement en bancs aux dimensions parfois impressionnantes. Leur nourriture est essentiellement composée de petits organismes planctoniques. Les clupéidés servent de nourriture aux maquereaux et aux gadidés. Ils représentent le 1/3 de la pêche mondiale

Caractéristique Nageoires ventrales s’insérant en avant ou au niveau de l’extrémité antérieure de la nageoire dorsale. Les écailles en V entre les nageoires ventrales et la nageoire caudale sont dirigées vers l’arrière
Longueur/Poids Maturité sexuelle 2 ans longueur 13 cm, maxi 17 cm (6 ans) – Poids : 50 grs except. 60/70 grs.
Nourriture Zooplancton, Copépodes
Reproduction 6/10 000 oeufs pélagiques (10/20 m de profondeur) avril/juin surtout au sud de la Mer du Nord
Zone d’évolution Pélagique des Fjords et côtes – L’été il se rencontre entre 10 et 50 cm de profondeur, en hiver jusqu’à 150 m. Le jour, les bancs sont sur les fonds et la nuit, ils remontent en surface.
Distribution Très présent en Baltique ; Atlantique de la Norvège septentrionale à Gibraltar ; Méditerranée septentrionale.
Intérêt pêche Filet dérivant, Chalut, Senne.

SPRAT – VERTUS

Les poissons sont les vertébrés qui présentent le plus de variétés de couleurs, de formes et de comportements d’adaptation au milieu. Pourtant, tous possèdent parfois atrophiées ou transformées, une nageoire caudale, une anale, une ou deux dorsales, deux pectorales et deux pelviennes ou ventrales.

C’est un poisson bleuâtre ou verdâtre, au ventre agenté, qui adulte mesure 15 cm. On le trouve parfois mélé aux jeunes harengs auxquels il ressemble beaucoup, bien qu’il soit beaucoup plus littoral et sédentaire. C’est un poisson nordique, commun des îles Lofoten jusqu’à l’embouchure de la Loire, rare dans le golf de Gascogne, peu abondant en Méditerranée.

Nom latin : Spratus spratus
Nom usuel : Sprat, menuise, blanquette, anchois de Norvège

Le sprat est assez proche de la sardine, quoique plus petit (15 cm maximum). Il s’en distingue en particulier par son opercule lisse. On peut le rencontrer sur toutes nos côtes, mais c’est un amateur d’eau froide ; en Méditerranée, il est cantoné aux zones les plus fraîches, golfe du lion en particulier. Poissons pélagiques sveltes à courte nageoire dorsale et sans ligne latérale. Vivent généralement en bancs aux dimensions parfois impressionnantes. Nageoires ventrales s’insérant en avant ou au niveau de l’extrémité antérieure de la nageoire dorsale. Les écailles en V entre les nageoires ventrales et la nageoire caudale sont dirigées vers l’arrière
Mode de vie : Leur nourriture est essentiellement composée de petits organismes planctoniques. Les clupéidés servent de nourriture aux maquereaux et aux gadidés. Ils représentent le 1/3 de la pêche mondiale. L’été il se rencontre entre 10 et 50 cm de profondeur, en hiver jusqu’à 150 m. Le jour, les bancs sont sur les fonds et la nuit, ils remontent en surface.

Silure glane

Silure glane

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SILURE GLANE – HISTOIRE

SILURE glane, Silurus glanis Linné, Siluridés:Autres noms communs et locaux : glane, grand silure, salut,
Noms étrangers : Wels (GB) – Welles (All.)

Le corps est allongé, aplati latéralement dans sa partie postérieure. La tête, forte et large, est aplatie dorso-ventralement. La bouche largement ouverte est munie de 6 barbillons, 2 très développés au dessus de la bouche, 4 plus petits en dessous. L’?il est très petit. Il n’existe qu’une seule nageoire dorsale courte sans épine. La nageoire anale est très longue à peine séparée de la caudale. La peau est nue, la coloration est assez variable souvent brun marbré sur le dos et les flancs. Le ventre est souvent plus clair.
Taille : Elle peut dépasser 5 mètres (actuellement 2,20 m en France). Poids : jusqu’à 300 kgs.

BIOLOGIE
Le silure glane est le plus grand des carnassiers d’eau douce en France.
Sa reproduction se déroule du mois de mai au mois de juin lorsque la température de l’eau est proche de 20°C. La ponte a lieu dans un nid ouvert situé près des berges, souvent dans les racines des arbres rivulaires. Le nid est protégé pendant toute la période d’incubation par le mâle, qui abandonne sa protection lorsque les alevins nagent depuis environ 48 heures. La fécondité est relativement peu élevée (voisine de 30000 ovules par kilo de femelle).
Son régime alimentaire est de type omnivore (écrevisse, batracien, poisson, oiseau, petit mammifère) et souvent benthophage.

ORIGINE ET DISTRIBUTION
Longtemps considéré comme autochtone, il était signalé dans le bassin du Rhin et exceptionnel dans celui du Doubs (Ogerien, 1863 ; Moreau, 1881 ; Roule, 1925 Spillmann, 1961; Allardi, 1984). Des recherches récentes ont montré que le silure a été introduit dans le bassin du Doubs en 1857 par Benhot, à partir de sujets élevés à la pisciculture de Huningue. Depuis la fin des années soixante il a été introduit dans un affluent de la Seine d’où il a pu coloniser le réseau de la Saône et du Rhône. Des introductions volontaires sont à l’origine de son extension récente.

PÊCHE
Elle attire de plus en plus de pratiquants tout en restant une affaire de spécialistes, tant les techniques et le matériel utilisés sont spécifiques. Les cannes sont puissantes et équipées de gros moulinets à tambour fixe avec du nylon 50/100 à 60/100 ou de tresses. Le silure est généralement pêché d’une barque avec du vif de belle taille, au paquet de vers, à la grande cuiller ondulante ou aux leurres souples géants. Le silure se tient dans des zones profondes et calmes en automne et en hiver et sur des zones plus courantes avec des herbiers le reste de l’année. Le combat est généralement très long (1 h).

SILURE GLANE – VERTUS

Le silure possède toutes les caractéristiques du poisson d’eau douce. Membre éminent de la famille des Siluridae, il entretient aujourd’hui encore un véritable mythe du fait de son aspect, de sa taille et surtout de ses nombreuses similitudes avec la famille des ictaluridés. Appelé à répondre aux attentes alimentaires des Français : cuisine moderne, digeste, légère et diététique, le silure s’adapte parfaitement aux nouvelles exigences culinaires en matière de poissons. L’apparition progressive du silure sur les meilleures tables françaises
le hisse au rang de produit d’exception
et témoigne d’un regain d’intérêt pour les poissons d’eau douce.
Nous avons sélectionné pour vous quelques unes des recettes les plus appréciées dans les pages suivantes. Plus de 160 recettes à base de silure ont, à ce jour, été recensées.
La polyvalence de ce poisson d’eau douce lui permet de s’adapter à toutes les occasions !

Son nom scientifique est le Silurus glanis mais son nom familial est le Barbue Salut de la famille des Silutridés. c’est aussi un poisson d’élevage que l’on retrouve sur le marché sous le nom de Merval.
Caractéristiques physiques: c’est un poisson à barbillons. Il porte une tête massive , un corps allongé et dépourvu d’écailles. La nageoire anale est très longue. Il est souvent confondu avec les poissons chat bien qu’il présente des différences.
c’est un poisson de grande taille : de 0.50 à 3 mètres. c’est le plus grand poisson de nos eaux douces. Son poids varie entre 2 et 80 kg.

Mode de vie
Le silure préfère vivre dans les zones lentes et profondes des grands cours d’eau le Rhône et surtout la Saône, mais aussi dans les étangs et autres plans d’eau. c’est surtout au lever et au coucher du soleil qu’il s’active le plus. c’est un poisson carnassier. Il peut vivre plus de vingt ans.
La maturité sexuelle est à l’âge de 3 à 5mois. Il se reproduit en mai, juin dans des zones à végétation (racines, roseaux). Les oeufs se collent à la végétation et le mâle les protège pendant tout le temps de l’incubation.
Les alevins naissent au bout de quelques jours et s’alimentent de petits vers, larves d’insectes.
Il a été introduit en France au 19ème siècle d’Europe orientale Russie.

SILURE GLANE – SAVOIR ACHETER

Allongé, dépourvu d’écaille, avec une ligne latérale complète et rectiligne.
Sa tête est plate et bien développée, avec une bouche entourée de trois paires de barbillons charnus. Ses yeux sont petits. Ses narines se terminent en avant par de petits tubes charnus. Sa mâchoire est très puissante, et porte des dents minuscules. Sa robe: La coloration du silure s’adapte souvent à son environnement :
le dos : la plupart du temps sombre, quelquefois noir, peut avoir un reflet vert, bleu ou brun ;
les flancs : de couleur blanc-jaunâtres, marbrés de gris brun ;
Le silure offre un rendement en chair des plus performants. En effet, c’est un des rares poissons à pouvoir être valorisé sous toutes ses formes :
entier, éviscéré, étêté, filet avec peau, filet sans peau, filet fumé
en darnes. Avec le silure chaque demande est honorée :

Poisson entier, vidé, étêté de moins de 1 kg comme plus de 2 kg
filet de 500 à 700 g avec ou sans peau pour la fumaison
filet portion de 130 à 150 g et de 160 à 200 g.
Conseil de conservation
Le silure est un poisson qui ne présente aucun problème de conservation. Bien au contraire, le processus de maturation d’une période de 24 à 48h (réfrigération +3°C, congélation -18°C) en améliore d’autant sa saveur et sa texture.
Conseil de préparation
Facile à travailler, le silure témoigne d’une remarquable tenue quelle que soit la cuisson (vapeur, poché, braisé, poêlé, …. 10 minutes suffisent à blanchir sa chair délicate et savoureuse.
Il se prête particulièrement à des préparations variées et laisse libre cours à toute créativité avec des sauces d’accompagnement.

SILURE GLANE – CUISINE TRADITIONNELLE

Escalopes de silure poêlées au miel

Ingrédients
600 g de filet de silure
4 jaunes d’oeufs
150 g de beurre
1 cl de pommeau
5 dl de cidre
2 g de concentré de tomate
5 cl d’huile d’arachide
150 g de carottes
150 g de courgettes
150 g de poireaux
150 g d’aubergines
150 g de pommes de terre
50 g de miel
1 citron
sel, poivre, piment de Cayenne

Préparation
laver, vider et habiller le silure
serrer les filets, enlever la peau, couper en escalopes (75 g chacun, 2 par personne)
éplucher et laver les légumes tailler les poireaux en paysanne ; découper les carottes, courgettes, aubergines et pommes de terre en losanges faire suer les poireaux dans 4 petites casseroles mettre 15 g de beurre à fondre, ajouter 1 cuillère de miel et jeter les légumes : faire suer ; ajouter l’eau et saler mettre dans une poêle l’huile et le beurre ; ajouter les escalopes de silure, cuisson 2 min de chaque côté ; garder au chaud dans une casserole, verser la moitié du cidre, le pommeau et ajouter une pincée de sel ; faire réduire aux 3/4 et ajouter les jaunes d’oeufs ; monter en crème au bain marie et assaisonner : rajouter les 2 cl de cidre et remuer vivement disposer au centre de l’assiette la fondue de poireaux ; coucher les escalopes de silure ; napper l’assiette et décorer en harmonie en disposant en bouquets de légumes.

Etouffé de silure aux poireaux et aux huîtres

Ingrédients
1 kg de silure
16 huîtres (spéciales n°2)
4 blancs de poireaux
20 cl de crème
50 g de beurre
1/2 botte de ciboulette
velouté de poisson
sel, poivre

Préparation
ouvrir les huîtres à la vapeur, les décoquiller et récupérer le jus
couper les blancs de poireaux en tronçons de 2 cm
les étuver au beurre puis ajouter le jus d’huître, la crème, le velouté de poisson ; assaisonner
pour la finition, adjoindre un trait de beurre blanc et la ciboulette ciselée
mettre le silure pré-cuit avec les poireaux et la sauce dans une sauteuse ; laisser cuire le silure
retirer ce dernier et le dresser sur l’assiette
réduire de moitié la sauce, la lier au beurre blanc et ajouter les huîtres et la ciboulette
napper le silure de cette sauce.

Petit roulé de silure aux girolles

Ingrédients
4 filets de silure de 180 g
200 g de girolles
2 échalotes
50 g de beurre
1 botte de basilic
1 carotte
1 courgette
1 brocoli
1/4 de céleri
4 tomates
20 cl d’huile de pépins de raisin
8 cl de vinaigre balsamique
fleur de sel
sel, poivre

Préparation
faire suer les girolles avec les échalotes hachées
saler, poivrer et ajouter 4 feuilles de basilic émincées
couper tous les légumes en petits dés et les cuire croquants au goût
ouvrir en long et à plat les filets de silure, tartiner la surface avec le mélange de champignons et rouler le filet sur lui-même, emballer dans un film alimentaire en serrant bien les extrémités
pocher à la vapeur ou au court-bouillon
laisser refroidir et tailler en tranches fines régulières
garnir l’assiette avec le mélange de petits légumes, l’huile, le vinaigre, avec un peu de fleur de sel
déposer au centre les feuilles de basilic (comme une salade) et les tranches de silure chaudes ou froides.

Filet de silure braisé au vin de savennières

Ingrédients
1 silure de 1,2 kg
40 g d’échalotes
50 g de carottes
30 g de poireaux
20 g d’oignons
10 g de persil
50 g de beurre
35 dl de vin de Savennières
40 g de fromage Fol-Epi
sel, poivre et safran

Préparation
habiller le silure, le vider et couper les filets en 2 après les avoir lavés
éplucher les échalotes, oignons, carottes et poireaux ; couper les poireaux en paysanne, ciseler les oignons et les échalotes
équeuter et concasser le persil
mettre sur le feu un plat à sauter, faire fondre le beurre, ajouter les carottes, oignons, échalotes et poireaux ; faire suer 4 mn environ et ajouter le persil ; concasser et retirer du feu
saler, poivrer et safraner les filets de poissons, les plaquer côté peau, ajouter le vin blanc puis couvrir de papier aluminium et mettre au four (T 200°C, pendant 18 min)
faire réduire le fumet d’1/3 puis ajouter la crème fraîche et laisser réduire de moitié, passer au chinois étamine et remettre la casserole sur le feu ; monter au beurre
préparer 4 grandes assiettes, dresser les filets au centre, napper de sauce en recouvrant entièrement le filet et parsemer dessus 10 g de fromage Fol-Epi
passer au gril ou salamande et servir très chaud garnir avec des légumes de saison.

Saumon

Saumon

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SAUMON – HISTOIRE

Pour les spécialistes, seul le saumon de l’Atlantique mérite cette appellation “contrôlée”. Le plus symbolique est le saumon de l’atlantique.Autrefois présent dans tous les fleuves de l’Europe occidentale, il ne subsiste que dans la Loire et dans l’Allier. Ceux du Pacifique n’y auraient pas droit !Saumon de l’atlantique: Salmo Salar.
La jet set du saumon aurait-elle frappé, nous ne lui donnerons pas tort tant la différence est grande dans la qualité. L’aspect d’abord avec un air flasque, visqueux,jaunâtre, gras, je l’appelle personnellement le saumon à rillette puisque d’habitude on fait des rillettes de saumon quand on a raté son salage ou son fumage. C’est presque pour cacher la misère. Avec les autres espèces de saumon, on peut cuisiner de façon correcte des plats agréables. j’y mettrai mes réserves habituelles car je suis contre les poissons d’élevage, ceux-ci comme je l’avais annoncé il y a huit ans pour les bovins nous réserverons quelques surprises désagréables.

Ce poisson était autrefois trés banal et répandu.En France certains contrats de travail stipulaient que la nourri-ture fournie ne doit pas comporter de saumon plus de 2 fois par semaine ! Les temps ont bien changé. De nos jours,les seuls spécimens de ce poisson accessibles au grand public ,sont massivement fournis par des élevages industriels.

A l’état sauvage,le saumon reste cantonné au système Atlantique de l’Hémisphère Nord.Comme nous l’avons vu,il nait et se reproduit dans les cours d’eau et les lacs reliés à la mer,depuis le Nord-Ouest de la Russie jusqu’au cap Finistère en Europe,et sur les côtes américaines et canadiennes.

Tant qu’ils n’ont pas gagné l ‘océan,les jeunes saumons ou tacons peuvent,à quelques détails près,être confondus avec une truite.

Aprés leur dévalaison au printemps, ils deviennent,au contact de l’eau salée,des”smolts”. Quelques années plus tard,leur poids atteint 2 à 10 kg les plus petits étant nommés grilse.

La remontée a lieu, étape par étape,toujours à la faveur d’une crue, notion pratique importante. On distingue généralement: les saumons de printemps de janvier à mai,et ceux d’été plus petits de juin à novembre.

On ne peut que conseiller au pêcheur de bien s’informer des périodes favorables et de tenir le plus grand compte du niveau de l’eau.

Saumon du pacifique: Cette famille est localisée au Nord du Pacifique.

Elle comprend plusieurs variétés différentes par leur aspect,leur taille et leur abondance.

King salmon ou Chinook -Onchorynchus Tschawytscha pése en moyenne 10 kg mais dont certains specimens peuvent atteindre 40 kg.
Poisson de sport et de rêve. Dans le cours inférieur de la Kenai de renommée mondiale, les amateurs sont au coude à coude, des berges et en bateau, entre début juin et fin juillet.

Red salmon ou sockeye – Onc. nerka.
2 à 3 kg en moyenne du 15 juin au 15 août. Couleur rouge cramoisi du mâle en période reproductive.

Silver salmon ou coho. Onc.kisutch.2 à 6 kg.Trés combatif. De fin juillet à fin septembre.

d’autres variètés sont moins appréciées mais abondantes:

Dog salmon ou Chum juste bon pour les chiens !

Pink salmon: difforme peu attirant mais omniprésent.

Enfin,il faut citer,pour mémoire,les nombreux autres salmonidés: truites

arc en ciel, arctic, chars, steelheads, ombres communs etc.

On peut considérer,d’une façon générale, que le saumon du Pacifique est beaucoup plus abondant, mieux protégé dans son environnement, que son cousin de l’Atlantique, dont on commence seulement à se préoccuper, afin d’éviter sa disparition en France. C’est pourquoi il me parait préférable, pour celui que tente l’approche et éventuellement la capture du saumon, d’explorer une rivière d’Alaska avec un bon guide.

Les vertus des saumons.SAUMON – SAVOIR ACHETER

L’achat se fait chez les poissonniers.

Comme moi vous avez du être confronté au problème de l’achat du poisson en général du saumon en particulier. Il est dommage de voir ces poissons et particulièrement dans les grandes surfaces que les origines ne sont pas indiquées. Pourquoi? Les grandes surfaces vendent de la quantité. Elles n’ont qu’un seul choix les fermes aquacoles qui leur fournissent les stcoks dont elles ont besoin. Les quantités utilisées ne pourraient pas être fournies par la pêche traditionnelle. Mais ne vous y trompez pas la matière sera à la hauteur du prix que vous paierez. Ces animaux élevés aux farines animales les mêmes que les autres. Vous savez tous ce qu’il en est advenu avec le boeuf …. Il vaut mieux peut être y réfléchir à deux fois avant de se servir n’importe où.

Chez les poissonniers de quartier le risque est moindre, ils préfèrent vendre de la qualité car leur marge sera plus importante, le poisson étant beaucoup plus cher. L’autre jour je fus pris à partie par une consommatrice qui m’accusa de démagogie, car elle n’acceptait pas que je lui dise la vérité. Je ne veux me facher avec avec personne, mais en tant que consommateur et prescripteur je préfère payer plus cher et vivre plus longtemps. Manger des animaux élevés aux farines animales, très peu pour moi. Il ne nous reste que le poisson sauvage, le saumon de fontaine il vaudra beaucoup plus cher et peut importe qu’il vienne de l’atlantique, de l’écosse, ou des fleuves et rivières de France pourvu qu’il soit sauvage. Chez votre poissonnier il sera sa fierté. Pour le reconnaitre c’est facile ,il sera d’un gris argenté brillant, sa peau si vous posez le doigt dessus sera élastique et dés que vous le retirerez elle reprendra sa forme initiale. Ses ouies seront roses, fraiches et brillantes. Son oeil sera clair et grand ouvert. Son ventre sera ferme et souple et ses nageoires seront droites et dressées. Son anus sera bien serré. Pour tous les poissons ses indications sont valables et si vous vous y tenez vous n’aurez aucun problème de poisson frais. D’ailleurs avec le poisson sauvage vous n’avez pratiquement aucune chance d’avoir ce problème. Le poissonnier se chargeant lui même de consommer les restes et il n’a pas tort. Ces conseils d’achats restes valable d’ailleurs pour le poison d’élevage qui réagira beau-coup plus vite et tiendra beaucoup moins longtemps que le poisson sauvage. Dernier conseils méfiez vous de tous les poissons a qui ont aura coupé la tête. C’est suspect et une très bonne façon de cacher le manque de fraicheur. Les poissons dont la peau aura été enlevé sont à proscrire attention, risque de dangers. Enfin tous les poissons collants, pégueux, et baveux sont de signes de manque de fraicheur, il faut donc les éviter sans retenue.

SAUMON – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Des mariages et des unions en masse.

Accompagner le saumon est un chose facile il se marie avec tout. Les légumes à feuilles seront mon choix préféré . La chlorophylle contenue dans la verdure mélangée au goût de noisette cuite du beurre risolé donne un mariage idyllique et parfait à un tel point qu’il n’y aura plus qu’a y revenir. Choisir des légumes jeunes et justes coupées. Le riz aura mes faveurs également, mais un riz complet ou un riz noir parfaitement digeste à l’amidon maitrisé. Les tians d’aubergines, tomates et courgettes avec quelques oignons fondus me semblent des compagnons dignes du voyage. Vous pourrez donner leur chance au risotto que s’ils sont crémeux bien entendu.Vous retrouverez la trace de ces légumes dans les recettes que nous vous proposons.

Le saumon se marie avec une multitude de produits naturels. Personnellement j’adore les préparer avec des légumes à feuilles vertes. Tombée d’épinards frais en branches. Jeunes tétragones justes ramassées. Chrisalys de mer ou haricots de mer, ou pousse pierres. Je les fait à la poële dans un beurre fondu en tombée cuit en quelques minutes assaisonnées à la fleur de sel. J’aime aussi avec des tagliatelles “al denté” aromatisées à l’huile de noix ou au beurre d’échiré.
Avec de gros macaroni au lard. Plus simplement, avec de petites pommes de terre rattes ou cousines cuites à la vapeur,coupées en tranches d’un cm d’épaisseur et revenues dans le beurre, avec du lard fumé, une gousse d’ail non épluchée et du persil grossièrement haché le tout assaisonné à la mignonette et à la fleur de sel de vendée. C’est aussi très bon avec gratin de salsifis ou de scorsonères vieux légumes en racines délicieux beaucoup trop oubliés à mon goût.

SAUMON – ASTUCES ET RESTES

Des reste, mais quels restes !!!

Nous savons que le saumon laisse très peu de restes mais si cela vous arrivait,il serait simple de les réutiliser.Il faut un petit peu de bon sens, quelques idées, il faut parfois oser, mais le bon goût et le sens de la cuisine feront le reste. Ne négligez pas les herbes qui peuvent vous apportez des solutions à tous les problèmes. Elles peuvent comme une baguette magique vous changer l’esprit et la teneur d’un plat.

Les restes peuvent être utilisés de différentes facons. Si le saumon n’est pas entièrement consommé il suffira d’écraser sa chair avec la pointe de la fourchette on y ajoutera un peu d’aneth émincé de la crème fraiche citronnée et on l’assaisonnera avec du poivre au moulin. Il faudra mettre le tout dans un moule, le garder au froid dans un réfrigérateur et vous aurez un nouveau plat pour votre prochain repas. Servir avec une crème d’échalote à la ciboulette. Mélanger de la crème fraiche avec un peu de citron, rajouter des échalotes émincées au couteau, mélanger le tout saler et poivrer. Accompagner de pain grillé.

Prendre un mesclin: feuille de roquette, et feuilles de salades diver-ses, les assaisonner avec une petite vinaigrette relevée. Emiétter les restes de saumon cuit, rajouter quelques morceaux de lard et des croûtons ailés et le tour est joué.

Praire

Praire

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PRAIRE – Saison et conditions climatiques

La pêche est saisonnière de septembre à avril sauf limitation locale supplémentaire. Dans certaines régions il est interdit de pêcher les praires au râteau et même au grattoir. C’est avec une pelle rectangulaire large de 10 centimètres et haute de seize ou une fourche à deux doigts que l’on doit prendre des praires de plus de 4 cm. Dans les autres endroits le grattoir est toléré. Pêche interdite du 1 er juin au 1 er septembre
Elles se trouvent dans les zones où il y a des coques bleues. Sur du sable grossier à la pression du pas elles trahissent leur présence par un petit jet d’eau. Si de loin l’on aperçoit des mouettes ou des goélands se poser, reprendre leur essor sur une trentaine de mètres puis se reposer sur le rocher en piaillant, c’est qu’ils en train de faire bombance de praire. Dès que la mer commence à remonter, fixer avec attention le fond des mares et des ruets et vous apprendrez vite à détecter les praires au seul trait gaufré de la jointure de leur coquille dépassant d’un millimètre à peine du sable tassé entre les pierres.

La qualité :
– En mer, elle est garantie par des traits de pêche très courts, et un tri soigneux et rigoureux élimination des praires cassées et disjointes, le rinçage…
– A terre, le passage en criée certifiée iso 9002 permet la prise en charge du produit par un personnel qualifié et le contrôle des qualiticiens du groupement.
– De plus, la période d’identification limitée au mois de novembre à mars garantit une meilleure tenue dans la filière de la praire NFM et permet un respect très strict de la reproduction de la belle.
L’identification
Chez votre poissonnier, une étiquette signe la qualité des praires de pêche Normandie Fraîcheur Mer.
Numérotée, cette étiquette permet de garantir l’origine du produit et assure une traçabilité totale jusqu’au consommateur.

PRAIRE – VERTUS

La praire, ce délicieux mollusque bivalve à chair croquante et sucrée possède sa griffe NFM depuis novembre 2001. Et il est bien naturel que ce soit à Granville qu’on trouve la praire NFM. Premier port français et de loin pour la production de cette espèce, Granville se voit ainsi récompensé pour son implication dans la démarche qualité. La praire de Granville Normandie Fraîcheur Mer possède comme ses grandes soeurs coquille et moules de Barfleur son cahier des charges Praire Normandie Fraîcheur Mer” dont le respect vous garantit la haute qualité de la belle.

LE CAHIER DES CHARGES QUALITE NFM

Origine, fraîcheur, qualité et traçabilité sont les maîtres mot du cahier des charges Praire de Granville
L’origine : les eaux sauvages, brassées par les plus grandes marées d’Europe du golfe Normando- Breton, du Mont Saint Michel aux îles anglo normandes.
La fraîcheur est assurée par :
– Des marées très courtes (moins de 12 heures de pêche)
– Des ventes sous criées certifiées, moins de 12 heures après la débarque
– Une expédition par les mareyeurs au maximum le lendemain de l’achat en criée.
Zones de Pêche de Praire
Le travail de toute une filière
La qualité :
– En mer, elle est garantie par des traits de pêche très courts, et un tri soigneux et rigoureux élimination des praires cassées et disjointes, le rinçage…
– A terre, le passage en criée certifiée iso 9002 permet la prise en charge du produit par un personnel qualifié et le contrôle des qualiticiens du groupement.
– De plus, la période d’identification limitée au mois de novembre à mars garantit une meilleure tenue dans la filière de la praire NFM et permet un respect très strict de la reproduction de la belle.
L’identification
Chez votre poissonnier, une étiquette signe la qualité des praires de pêche Normandie Fraîcheur Mer.
Numérotée, cette étiquette permet de garantir l’origine du produit et assure une traçabilité totale jusqu’au consommateur.

PRAIRE – Conseils et informations

En mer
Les eaux des océans abritent de très nombreuses variétés de poissons: des bars ou loups de mer, de la sole, de la dorade, du rouget, entre autres.
Vous verrez de très nombreuses personnes pêcher depuis les cales avec des lancers, ou de simples bambous. Ils pêcheront surtout des éperlans et des aiguillettes.
Attention! même en mer, la police veille, alors n’hésitez pas à vous renseigner auprès des affaires maritimes de Vannes ou des magasins d’articles de pêche sur la réglementation en cours.
Note: La chasse sous-marine est interdite dans les eaux du Golfe.
Les poissons De l’océan atlantique de la Bretagne à la Charente-maritime

A pied
La pêche à pied qui n’exige pas un matériel, peut-être pratiquée par tous, à marée basse, prévoir de partir au moins 1h30 avant la marée basse. Les meilleures pêches se font aux grandes marées (voir les dates aux offices de tourisme. C’est alors le moment de sortir votre épuisette et votre paire de botte pour partir pêcher la crevette, le bigorneau, la palourde ou le crabe, étrille et dormeur dans les trous d’eau et sous les rochers. C’est vraiment un des plaisirs de la côte et en plus il est difficile de revenir bredouille!

Précautions:
Ne pas s’approcher des exploitations ostréicoles.
S’informer des zones de pêche interdites auprès des Affaires Maritimes.
Tout rocher retourné ou déplacé doit être remis exactement à son emplacement et dans sa position d’origine.
RESPIREZ A FOND L’AIR MAIN ET BONNE PÊCHE…

QUE PÊCHER COMMENT LES RAMASSER COMMENT LES CUISINER

Dormeurs ou Tourteaux
Sous les rochers, en eau profonde. Au crochet, à la main. Sous les pierres, dans les trous et les failles des rochers. Au-delà de 90 de coefficient. Plonger dans une eau salée froide puis faire cuire 30 min.
Etrilles ou Gavrettes
Sous les rocher dans le goémon. Au crochet, au filet, à la main. Dans les trous de rochers, sous les algues. En grandes marées. Plonger dans une eau salée froide puis faire cuire 30 min.
Crabes verts
Sous les rochers, dans le goémon ou le sable. Au crochet, sous les algues et dans les trous , même en morte-eau. A utiliser pour la soupe de poisson.
Crevettes roses ou Bouquets
eau eau profonde, souvent parmi les algues. Au haveneau. Sur les bancs de sable au bas de l’eau. Cuire dans une eau salée bouillante 1 mn puis égoutter.
Moules
Choisir les plus grosses sur les rochers découverts. Lame de couteau, à la main. Sur les rochers à proximité des élevages. Faire ouvrir à l’étouffée avec ail et persil.
Patelles ou Berniques
Sur les rochers. Avec un couteau, sur tous les rochers, même en morte-eau. Farcies comme les escargots. Attention la grande patelle est une espèce protégée. Il est donc interdit de la ramasser.
Bigornaux
Collés au rochers. A la main. Sur les rochers, même en morte-eau. Recouvrir d’eau froide très salée. Retirer du feu dès ébullition. Laisser refroidir dans son eau.
Palourdes
Dans le sable à 10 ou 20 cm de profondeur. Au rateau, à la cuillère à soupe ou la pelle à gratter. Sur les bancs de sable grossier. A manger crues ou farcies.
Coques ou Rigadeaux
Dans le sable. Au râteau, au grattoir, à la main. Sur les bancs de sable des baies et estuaires. Crues ou à préparer comme les moules.
Couteaux ou Solens
Dans le sable fin. Avec du gros sel, à la pelle.Sur les bancs de sable, même en morte-eau. A préparer en coquilles après hachage.
Huîtres Au couteau, à la main. Sur les rochers et les bancs de sable. A manger crues, avec du citron.
Les tailles minimales autorisées pour les coquillages sont :
moules 4 cm, praires 3 cm, palourdes et pétoncles 3,5 cm, coques 3 cm, huîtres creuses 30 g, huîtres plates 5 cm. Voir aussi la réglementation de la pêche sur les côtes.
Les quantités maximum autorisées pêchées par personne et par marée sont:
moules et coques 5 kg, palourdes 3 kg, huître 3 douzaines, praires et pétoncles 3 kg.
Les grandes marées 2002
Deux fois par jours, toutes les six heures la mer revient et se retire en un spectacle de magie familière. Voici les dates des principaux rendez-vous:
29 janvier au 2 février
26 février au 3 mars
27 au 1 avril
25 au 30 avril
25 mai au 28 mai
10 au 12 août
7 au 11 septembre
5 au 10 octobre
3 au 7 novembre
3 au 6 décembre
Les horaires de marées
La diffusion gratuite des horaires des marées n’étant pas autorisée, nous vous proposons de consulter l’horaire des marées de Port-Navalo, dans les offices du tourisme ou les journaux locaux.