La Chandeleur

La Chandeleur

La Chandeleur, autrefois “Chandeleuse”, se fête le 2 février, soit 40 jours après Noël.

Son nom vient du mot “chandelle”.

A l’origine, à l’époque des Romains, il s’agissait d’une fête en l’honneur du dieu Pan. Toute la nuit, les croyants parcouraient les rues de Rome en agitant des flambeaux. En 472, le pape Gélase 1er décide de christianiser cette fête qui deviendra la célébration de la présentation de Jésus au temple. On organise alors des processions aux chandelles le jour de la Chandeleur, selon une technique précise. Chaque croyant doit récupérer un cierge à l’église et le ramener chez lui en faisant bien attention à le garder allumé.
Un dicton de Franche-Comté dit d’ailleurs :

Celui qui la rapporte chez lui allumée
Pour sûr ne mourra pas dans l’année…

Ce cierge béni est censé avoir d’autres pouvoirs. On dit que quelques gouttes de sa cire versée sur des œufs à couver en assurent une bonne éclosion. Et aussi que sa flamme protège de la foudre si on l’allume pendant l’orage.

Entre temps, une autre tradition a vu le jour : celle des crêpes. Cette tradition se rapporte à un mythe lointain selon lequel si on ne faisait pas de crêpes le jour de la chandeleur, le blé serait carié pour l’année. On dit d’ailleurs :

Si point ne veut de blé charbonneux
Mange des crêpes à la Chandeleur…

D’ailleurs, en faisant les crêpes, il faut respecter une autre coutume, celle de la pièce d’or. En effet, les paysans faisaient sauter la première crêpe avec la main droite tout en tenant une pièce d’or dans la main gauche. Ensuite, la pièce d’or était enroulée dans la crêpe avant d’être portée en procession par toute la famille jusque dans la chambre où on la déposait en haut de l’armoire jusqu’à l’année suivante. On récupérait alors les débris de la crêpe de l’an passé pour donner la pièce d’or au premier pauvre venu.

Si tous ces rites étaient respectés, la famille était assurée d’avoir de l’argent toute l’année.

Celui qui retourne sa crêpe avec adresse, qui ne la laisse pas tomber à terre ou qui ne la rattrape pas sous la forme navrante de quelque linge fripé, celui-là aura du bonheur jusqu’à la Chandeleur prochaine.

Aujourd’hui, les processions aux chandelles et autres rites n’existent plus mais on a conservé la tradition des crêpes et on a bien raison, car qu’est-ce que c’est bon !

Enfin, n’oublions pas les croyances liées à la météo.
En de nombreux pays, on croit que le jour de la Chandeleur, un ours sort de sa tanière. Si la température est douce et qu’il voit le soleil, il retourne vite reprendre son hibernage, car il sait que le beau temps ne durera pas. Un proverbe dans le Calendrier des bons laboureurs en 1628 disait :

Si fait beau et luit Chandeleur
Six semaines se cache l’ours…

Un autre proverbe français dit :
Si le deuxième de février
Le soleil apparaît entier
L’ours étonné de sa lumière
Se va mettre en sa tanière
Et l’homme ménager prend soin
De faire resserrer son foin
Car l’hiver tout ainsi que l’ours
Séjourne encore quarante jours

Dans d’autres pays c’est la marmotte qui sort.
Si elle voit son ombre, cela signifie qu’il y a du soleil, alors elle retourne vite continuer à hiberner car elle sait que l’hiver va encore durer. En effet :

Soleil de la Chandeleur
Annonce hiver et malheur…

Mais quoi qu’il arrive : qu’en ce 2 février il fasse beau, froid, pluvieux ou neigeux, n’hésitez surtout pas à confectionner quelques crêpes !

En dépit des proverbes et dictons, vous passerez un agréable moment autant à les faire qu’à les déguster !!

Comment faire sauter les crêpes ?

Comment faire sauter les crêpes

Le plus rigolo quand on prépare les crêpes, c’est de faire les faire sauter dans la poêle ! Exercice un peu délicat, sauf si on a le bon matériel et les bonnes astuces.

Les bonnes astuces pour une crêpe parfaite :

Astuce n°1 : des crêpes parfaites, sont des crêpes qui ne collent pas à la cuisson.
Pour cela on incorpore une cuillère à soupe de beurre fondu directement dans la pâte.
Astuce n°2 : toujours graisser la poêle avant et après chaque crêpe.
Astuce n°3 : attendre que la poêle soit bien chaude pour y verser la pâte à crêpe.

Vive les crêpes
 

Saute, saute petite crêpe !

Dès que les bords de la crêpe sont cuits, il faut les décoller à la spatule.
Puis agiter la poêle légèrement jusqu’à ce que la crêpe se détache totalement de la poêle.
Prêt pour le salto ? Alors on place la crêpe sur le bord de la poêle, en la laissant dépasser un peu, et hop ! D’un petit coup sec du poignet, la crêpe fait le grand saut !
Mais n’oublie pas de la rattraper et de l’autre côté pour continuer la cuisson !

Le bon matériel pour faire des crêpes :

La crêpière : c’est une poêle un peu particulière car les bords sont très bas. Elle est au diamètre de la crêpe parfaite et surtout elle est anti-adhésive, ce qui permet à la crêpe de bien glisser, élément essentiel pour la retourner.

La spatule : sorte de grande cuillère en bois, on l’utilise pour décoller les bords de la crêpe avant de la retourner.

Le petit râteau : c’est le matériel du vrai pro de la crêpe ! Il permet de bien répartir la pâte à crêpe sur toute la surface de la poêle.

Vive les crêpes

La Chandeleur, autrefois "Chandeleuse", se fête le 2 février, soit 40 jours après Noël. Son nom vient du mot "chandelle".

A l’origine, à l’époque des Romains, il s’agissait d’une fête en l’honneur du dieu Pan. Toute la nuit, les croyants parcouraient les rues de Rome en agitant des flambeaux. En 472, le pape Gélase 1er décide de christianiser cette fête qui deviendra la célébration de la présentation de Jésus au temple. On organise alors des processions aux chandelles le jour de la Chandeleur, selon une technique précise. Chaque croyant doit récupérer un cierge à l’église et le ramener chez lui en faisant bien attention à le garder allumé.

Un dicton de Franche-Comté dit d’ailleurs :
Celui qui la rapporte chez lui allumée
Pour sûr ne mourra pas dans l’année…

Ce cierge béni est censé avoir d’autres pouvoirs. On dit que quelques gouttes de sa cire versée sur des œufs à couver en assurent une bonne éclosion. Et aussi que sa flamme protège de la foudre si on l’allume pendant l’orage.
Entre temps, une autre tradition a vu le jour : celle des crêpes. Cette tradition se rapporte à un mythe lointain selon lequel si on ne faisait pas de crêpes le jour de la chandeleur, le blé serait carié pour l’année.

On dit d’ailleurs :
Si point ne veut de blé charbonneux
Mange des crêpes à la Chandeleur…

D’ailleurs, en faisant les crêpes, il faut respecter une autre coutume, celle de la pièce d’or. En effet, les paysans faisaient sauter la première crêpe avec la main droite tout en tenant une pièce d’or dans la main gauche. Ensuite, la pièce d’or était enroulée dans la crêpe avant d’être portée en procession par toute la famille jusque dans la chambre où on la déposait en haut de l’armoire jusqu’à l’année suivante. On récupérait alors les débris de la crêpe de l’an passé pour donner la pièce d’or au premier pauvre venu.
Si tous ces rites étaient respectés, la famille était assurée d’avoir de l’argent toute l’année.
Celui qui retourne sa crêpe avec adresse, qui ne la laisse pas tomber à terre ou qui ne la rattrape pas sous la forme navrante de quelque linge fripé, celui-là aura du bonheur jusqu’à la Chandeleur prochaine.
Aujourd’hui, les processions aux chandelles et autres rites n’existent plus mais on a conservé la tradition des crêpes et on a bien raison, car qu’est-ce que c’est bon !

Enfin, n’oublions pas les croyances liées à la météo. En de nombreux pays, on croit que le jour de la Chandeleur, un ours sort de sa tanière. Si la température est douce et qu’il voit le soleil, il retourne vite reprendre son hibernage, car il sait que le beau temps ne durera pas.

Un proverbe dans le Calendrier des bons laboureurs en 1628 disait :
Si fait beau et luit Chandeleur
Six semaines se cache l’ours
Un autre proverbe français dit :
Si le deuxième de février
Le soleil apparaît entier
L’ours étonné de sa lumière
Se va mettre en sa tanière
Et l’homme ménager prend soin
De faire resserrer son foin
Car l’hiver tout ainsi que l’ours
Séjourne encore quarante jours…

Dans d’autres pays c’est la marmotte qui sort.
Si elle voit son ombre, cela signifie qu’il y a du soleil, alors elle retourne vite continuer à hiberner car elle sait que l’hiver va encore durer. En effet :
Soleil de la Chandeleur
Annonce hiver et malheur…

Mais quoi qu’il arrive : qu’en ce 2 février il fasse beau, froid, pluvieux ou neigeux, n’hésitez surtout pas à confectionner quelques crêpes !
En dépit des proverbes et dictons, vous passerez un agréable moment autant à les faire qu’à les déguster !!

Petite leçon sans prétention ! ! !

Philosophie quand tu nous tiens …

Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse.
Quelqu’un vint, un jour, trouver le grand philosophe et lui dit :
– Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?
– Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me le racontes, j’’aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires.
– Les trois passoires?
– Mais oui, reprit Socrate.
Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire.C’est ce que j’appelle le test des trois passoires.
La première passoire est celle de la vérité.
– As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai?
– Non..J’en ai seulement entendu parler…
– Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité.
Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté.
– Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ?
– Ah! non. Au contraire.
– Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain qu’elles soient vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité.
Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?
– Non.. Pas vraiment.
-Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?

Si chacun de nous pouvait méditer et mettre en pratique ce petit test… le monde se porterait peut-être mieux.

Sportifs : 10 conseils pour bien manger

Sportif : bien manger

Lors de la pratique d’un sport, chacun y va de sa formule, de son «truc». Bien des idées fausses circulent. Certaines sont sans conséquence, d’autres plus dangereuses, notamment celles qui touchent à l’hydratation.

1. Un sportif doit doubler ses portions de viande

Faux : il est certes utile d’en consommer régulièrement, ne serait-ce que parce que c’est une très bonne source de fer (dont les besoins sont élevés chez les sportifs), mais une alimentation riche en viande n’augmente pas la masse musculaire, et n’améliore pas les performances.

2. Il faut manger beaucoup de sucre quand on fait du sport

Faux : le sucre entre, bien sûr, dans la ration du sportif. Mais attention aux excès, qui peuvent déséquilibrer l’alimentation et provoquer des hypoglycémies réactionnelles et des “passages à vide”.

3. Pendant le sport, il faut limiter les boissons pour ne pas avoir les jambes “coupées”

Faux : un apport hydrique insuffisant rend, au contraire, l’activité sportive difficile et pénible, et peut provoquer des troubles graves.

4. L’activité sportive augmente le besoin de magnésium

Vrai : le magnésium est utilisé pour la contraction musculaire et le métabolisme des glucides. Un sportif a donc intérêt à privilégier des aliments à haute teneur en magnésium (légumes verts, céréales complètes, fruits secs oléagineux, chocolat…), et certaines eaux minérales riches en magnésium (Hépar, Badoit, Contrex, Saint Antonin…).

5. On recommande de prendre du bouillon de légumes après une épreuve sportive

Vrai : c’est une excellente façon de se réhydrater, tout en aidant l’organisme à reconstituer ses réserves minérales.

6. Le café permet d’améliorer les performances sportives

Faux : La caféine apportée par le café stimule la vigilance et peut parfois améliorer les réflexes. Mais, à forte dose (variable selon les individus), elle peut aussi provoquer maux de tête, nausées, tachycardie…

A noter : la caféine à dose pharmacologique pourrait permettre une économie du stock de glycogène, en mobilisant les acides gras libres. C’est pourquoi elle est maintenant inscrite sur la liste des produits dopants : le seuil autorisé (12 µg/ml) permet de distinguer une consommation “normale” d’une charge pharmacologique.

7. Pour augmenter la force musculaire, il est utile d’ajouter des protéines en poudre à l’alimentation

Faux : les muscles se développent d’abord grâce à l’activité physique. Et dans une alimentation bien équilibrée, l’apport de protéines est largement suffisant, même pour les sportifs.

8. Il faut consommer des fruits secs

Vrai : ils constituent une excellente collation énergétique grâce à leurs sucres naturels aisément assimilables. Ils apportent, de plus, des minéraux très utiles pour l’activité musculaire (potassium et magnésium notamment). A consommer sans hésiter !

9. Un supplément de vitamines est nécessaire pour les sportifs

Faux : une alimentation bien équilibrée permet de couvrir l’ensemble des besoins vitaminiques des sportifs. Ce n’est que dans des cas particuliers qu’il peut être utile de renforcer l’apport alimentaire par un complément médicamenteux.

10. Quand un enfant fait du sport, il faut limiter les boissons qu’il prend, pour qu’il ne transpire pas trop

Faux : ce serait une grave erreur ! Il faut, au contraire, inciter l’enfant à boire suffisamment. Quand on se dépense physiquement, la température du corps augmente : la transpiration est un mécanisme de régulation très utile qui permet d’éviter le “coup de chaleur”.

Au cours du paléolithique la faim veut les moyens

Du feu au pot

Il y eut une époque dit un mythe du peuple Chilouk, ou personne ne connaissait le feu.

Il était de coutume de chauffer la nourriture au soleil. Le dessus des vivres cuit de la sorte , était mangé par les hommes et le dessous qui n’était pas cuit était mangé par les femmes.

On pourrait croire ce mythe misogyne, or il n’en est rien, c’est tout simplement une manière d’enseignement sur le symbolisme sexuel du feu…

Tout comme on ne sait toujours pas comment le feu et par qui le feu fut domestiqué, on ne peut rien affirmer des modes de cuissons des aliments, aux temps les plus reculés du paléolithique.

On ne peut par contre que supposer en se rapportant aux habitudes des populations encore primitives.

Même si au cours de fouilles et de recherches des ossements furent retrouvés ainsi que des coquilles de noix ou de noisettes, rien ne prouve que ce soit des restes ou reliefs de repas frugaux plutôt que des combustibles ou des déchets de viandes crues qui ont été incinérés.

Le professeur Loon après examen subi par certains os longs, fendus en deux pour êtres vidés de leur moelle penche plus sur des os qui auraient été rongés et sucés crus.

Par contre Les études de l’Abbé Breuil et le Docteur Hulin à partir des gisements moustériens d’Espagne ou de Dordogne penchent plutôt vers une version ou ils auraient été rôtis.

On ne pas jurer non plus que les pierres plates et les pierres rondes récupérées autour de ces foyers aient constituer des meules à broyer les grains.

En revanche, la révélation de cendres organiques au milieu de charbons de bois fossilisés, comme à Hommersheim en Allemagne, ainsi que l’abondance d’os fractionnés ou brisés, aux alentours immédiats constituent une présomption sérieuse quand à l’utilisation culinaire de ces foyers aurignaciens.

Ces pierres calcinés sont le témoignage probables de grillades diverses..
Il est aussi certain, le rôtissage suggéré par des défenses de mammouths laineux plantées par la point de par et d’autre d’un foyer du paléolithique supérieur soit X millénaire avant notre ère en Ukraine.

La broche pouvait être de bois vert comme il est encore d’usage en Polynésie…ou chez les scouts.

On a trouvé également en Ariège, les restes d’un oiseau calciné entre deux pierres très rubéfiées.

Cette cuisson ressemblait à la technique utilisée pour cuire les gaufres et elle fut oubliée ou ratée.

Les pierres ardentes sont aussi employées par les amérindiens.

L’ethnologue et préhistorien André-leroi Gourhan à lui même réussi à faire bouillir de l’eau avec cette technique.

Il a utilisé de l’eau dans un seau en caoutchouc et y a laissée pendant deux heures des pierres ardentes.

C’est vrai que cela peut paraître anachronique. Il voulait confirmer une thèse selon laquelle, dans le site Pincevent,des évidements circulaires entourant le brasier auraient pu contenir des récipients.

En quelle matière auraient été ces récipients ? C’est une bonne question. Ils auraient pu être en bois creusé au feu comme en Amazonie.

Mais en faisant chauffer de l’eau avec un chauffeur électrique plongé dans un liquide nous utilisons un principe technologique issu de l’éternité. Les bergers des Landes faisaient encore bouillir le lait de brebis avec des pierres le siècle dernier.

La peau dans laquelle les fabricants amazoniens d’hydromel jettent les pierres brûlantes put être aussi placée au-dessus du feu si elle est assez épaisse pour ne pas flamber.

En 1581 un dessin montre des Irlandais faisait cuire leur soupe dans une marmite constituée par une peau de mouton attachée à trois piquets plantés dans le sol.

Certains textes laissent à penser que les armées écossaises en avaient fait autant en 1327.

Mais si on ne dispose pas de peau de mouton et d’aucun récipients possible, comment cuire une pièce de viande sans la faire rôtir ou griller.

Les Scythes d’après Hérodote trouvèrent la solution.

Quand ils n’ont pas de chaudron, ils jettent toute la chair dans l’estomac de leur victime, ajoutent de l’eau des herbes et allument en dessous un feu avec les ossements qui brûlent très bien.

L’estomac contient la chair quand elle détachée de l’os une fois cuite.

A l’ouverture de la poche, il ne reste plus qu’à trier les os d’un côté, la viande de l’autre.

Ainsi un bœuf sera utilisé en entier et ses os serviront à sa propre cuisson, sauf la peau qui elle était utilisée pour faire des vêtements chauds.

Cette méthode est connue des indiens du nord de 2tats Unis et du Canada.

Les mongols combinaient cuisson à la peau et cuisson à la pierre. Ils décapitent un chèvre, la désosse habilement par le cou.

Ils coupent en petits morceaux la viande ressortie et les remette avec des pierres chauffées à blanc dans la peau.

On sert après deux heures de cuisson.

Pour la cuisson au plat, les fameux Baloubas du Zaïre utilisent des écorces, beaucoup de populations tropicales, comme les malais par exemple bourrent de riz des bambous verts creusés qu’ils glissent ensuite entre les braises.

Si l’idée de fabriquer des récipients en terre cuite n’est pas venue tout de suite aux premiers gâcheur d’argile, c’est qu’ils n’en avaient pas encore le besoin.

Ainsi les tchèques, il y a 27000 ans ont cuits beaucoup de choses dans un four découvert au site Dolné Vestonice, mais ce sont des objets votifs en céramique dont il reste des fragments comme ces figurines humaines ou animales.

Les premiers récipients connus sont l’œuvre des japonais du XIII millénaires.

Il est impossible de prétendre que cet art nouveau se soit répandu à partir de chez eux.

Le jour ou la nécessité, s’est faite sentir ou si le hasard s’en est mêlé, ils en ont eu l’idée ça et là.

On a remarqué qu’à un certain moment ou le niveau de la nécessité devient indispensable, les choses tournent dans l’air et c’est sans doute pour cette raison que les choses évoluent souvent partout en même temps.

A la fin de la première glaciation, il y a environ douze mille ans environ, les conditions climatiques ayant favorisées l’expansion des céréales sauvages, on trouve en Nubie et en Egypte des meules et des mortiers creusés à même le roc à l’entrée des grottes habitées..

Mais les communautés à vocation totalement agricoles et très dépendantes des céréales alors cultivées ne se livreront à la céramique que vers le VIII ième millénaire et à leur apogée.

Des objets en terre cuite on été découverts au nord de la Syrie au site de Mureybet, ce sont des récipients.

Cependant comme en Tchécoslovaquie 12000 ans plus tôt, les objets mis à jours parmi les plus anciens ne répondent pas un usage culinaire car ils sont trop petits pour êtres utiles.

Modelés en forme de figurines féminines, ils paraissent avoir servi de pots à far, maquillage, déguisement ou à parfums consacré.

Il se pourrait que les hommes du néolithique ayant vécu sur le site de Mureybet, habitant de curieuses maisons rondes, faites de briques crues en dos d’âne, aient eu la révélation de la céramique et de ses possibilités par l’utilisation des fosses foyers dans lesquelles ils cuisaient les aliments.

Ces fosses enterrées consistaient en des trous creusés dans le sol.

Si le terrain n’était pas naturellement argileux, on enduisait les parois de glaise lissée pour les solidifiées et les rendre plus étanches.

Au fond un entassement de galets se montre encore mêlé des cendres, pleines d’enseignements pour les chercheurs.

On y faisait chauffer les cailloux qui recevaient nourriture à griller car ils portent encore les traces de cet usage.

L’argile des parois c’est cuite en même temps solidifiant l’ensemble. De tels fours sont encore en activité dans la région et servent à la cuisson du pain et du mouton.

Les pains-galettes de L’Inde du Nord, les Nan, sont ainsi cuits contre les parois des fours en terre désormais mobiles.

D’artistique ou culturelle, la céramique ne devînt vraiment utilitaire qu’au millénaire suivant, dans cette partie du monde.

Mais il reste certain qu’en attendant leur soupe, les villageois de Mureybet ont parfaitement mis au point la véritable recette du méchoui, tel qu’on la pratique encore de la mer rouge à la mer Caspienne et dans toute la moitié nord de l’ Afrique.

Comme les Mésopotamiens, les celtes et surtout les celtes irlandais pratiquaient la cuisson au trou, cinq cent ans avant notre ère.

Non seulement pour rôtir la viande embrochée, mais aussi pour la bouillir.

Le puits rendu étanche par la glaise était rempli d’ eau. D’un feu à proximité on faisait,à l’aide d’un bâton de bois vert tordu, sortir des pierres ardentes que l’on jetait dans cette eau.

Il faut à peine une demi-heure avec ce procédé pour faire bouillir 454 litres d’eau !

Le savant Irlandais O’Kelly a fait cette expérience :
Un pot au feu de 9 livres soit, 4,5 kilos a cuit parfaitement en 3 heures 30 minutes.

Tout aussi bien et aussi vite que sur nos cuisinières à gaz.

Cela n’empêchait pas que dans les maisons celtes de cette époque, pourvues en général d’un foyer central encadré par un bâti, on procédât à la confection de soupes ou de ragoûts, ancêtres de l’Irish stew dans de grands chaudrons de métal suspendus au-dessus du feu à l’aide de chaînes accrochées aux chevrons du toit.

Des fours d’argile en forme de cône servaient plus particulièrement à la cuisson du pain.

Le chaudron aux formes arrondies et aux flancs rebondis ou mijotent de succulentes nourritures à beaucoup d’ importance dans la mémoire des peuples.

On le retrouve dans une foule de légendes.

Chez les celtes qui ont fort appétit le chaudron d’abondance dispense magiquement, d’inépuisables victuailles, mais aussi une connaissance sans limites.

Mais qui sait quelle infâme mixture bouillonne dans celui des sorcières ou des déesses mal intentionnées ?

Dans le chaudron tripode des chinois, évoquant la peau fixée par trois piquets des Irlandais s’élabore l’élixir de l’immortalité.

L’immortalité est souvent le but final de toutes les bouillissures des légendes grecques.

N’est ce pas Médée qui osa faire bouillir le vieux Pélias sous prétexte de lui rendre la jeunesse ?

Mais surtout l’image de la marmite fumante sur le table est restée le symbole des paisibles joies familiales du paradis perdu de notre enfance.

La soupe, le repas du soir pris en commun qu’elle signe de sa présence, est bien en passe de venir l’archétype d’un modeste mais sûr bonheur des temps passés, de ces vertus paysannes ou bourgeoise attendrissantes et démodées.

Ne disait t’on pas il y a peu de temps encore des braves mères de familles qu’elles faisaient Pot au feu.

Pourtant le cynique Scarron aimait dire,
Quand on se gorge d’un potage
Succulent comme un consommé
Si notre corps en est charmé
Notre âme l’est bien davantage…

Bien dans votre assiette aux sports d’hiver

Bien manger aux sports d'hiver

Bien dans votre assiette aux sports d’hiver !

Vous adorez passer vos vacances à la montagne, mais votre alimentation est-elle adaptée aux sports d’hiver ? Car on ne mange pas n’importe quoi en skiant toute la journée ! Il faut adapter vos repas à ce séjour en altitude. Des trucs des champions aux idées de menus, quelques conseils pour ne pas partir à l’assaut des pistes le ventre vide.

Bien manger aux sports d’hiver

Enfin, vous êtes arrivé dans votre station favorite ! Et pour cette semaine aux sports d’hiver, vous êtes bien décidé à skier non-stop toute la journée. Mais avez-vous pensé à adapter votre alimentation à ce séjour en montagne ? Ne pas partir à l’assaut des pistes le ventre vide.

Pas d’erreur sur les pistes !

Enfin, vous dévalez les pistes enneigées et plus rien n’a d’importance… Attention, à votre alimentation ! Si vous avez prévu un bon petit-dej’ et un dîner riche, ce que vous avalez sur les pistes a son importance. Car pour éviter les baisses de forme et la casse, il faut savoir déchausser pour bien se restaurer ! Quelques conseils pour que ça glisse…as d’erreur sur les pistes !

Enfin, vous dévalez les pistes enneigées et plus rien n’a d’importance… Attention, à votre alimentation ! Si vous avez prévu un bon petit dej’ et un dîner riche, ce que vous avalez sur les pistes a son importance. Car pour éviter les baisses de forme et la casse, il faut savoir déchausser pour bien se restaurer ! Quelques conseils pour que ça glisse…

Avant de partir sur les pistes, voici quelques trucs pour manger malin.

Envie de grignotage ?

Vous avez un petit creux après les quatre pistes rouges et la noire que vous venez d’enchaîner ? Heureusement, vous avez prévu quelques petites douceurs pour les sommets. Attention aux barres chocolatées et autres friandises, souvent trop grasses ou trop sucrées.

Si vous aimez ce type d’encas, optez pour des barres au céréales qui vous rassasieront plus longtemps. Evitez le chocolat qui avec le froid perd toute sa saveur et préférez les fruits secs véritables alliés du skieur.

La pause casse croûte : pas d’erreur

Vous avez décidé de passer la journée sur les pistes pour rentabiliser le forfait ? Avant tout, pas d’excès ! Ne forcez pas, surtout si vous n’êtes pas particulièrement sportif en dehors de la saison de ski. Le repas du midi doit par exemple être l’occasion d’une véritable pause. Ensuite, ce déjeuner doit vous permettre de recharger les batteries. S’il fait froid, préférez un repas chaud. Inutile vous jeter sur quatre assiettes de frites avec double ration de mayonnaise, une assiette de pâtes accompagnée d’un fruit en dessert fera parfaitement l’affaire. S’il fait chaud, pourquoi ne pas opter pour un sandwich avec des crudités ou une salade avec du pain et du fromage ?!

Pensez à boire !

On ne le répétera jamais assez, le risque lorsque l’on fait du sport, c’est la déshydratation ! Et ce n’est pas parce qu’il fait froid que vous ne perdez pas d’eau ! Au contraire, sous votre combinaison high tech, la sueur perle ! Il est donc essentiel de boire suffisamment. Outre l’eau que vous avez ingurgitée à chaque repas, emmenez si possible une petite réserve avec vous. Si vous ne voulez pas trop vous charger, vous trouverez des petites gourdes dans les magasins de sport. Prenez le réflexe : dès que vous êtes en bas des pistes ou dès que vous avez un moment sur le télésiège, buvez ! Evitez les bouteilles plastique que vous risquez d’éclater à la moindre chute. En tout, essayez de prendre 1,5 à deux litres par jour.

Enfin, méfiez-vous du vin chaud ! S’il est de tradition à la montagne de savourer cette boisson plutôt réconfortante, sachez que l’alcool est fortement déconseillé pendant l’effort, surtout lorsqu’il fait froid. Car il va dilater vos vaisseaux sanguins, ce qui va vous rendre plus sensible au froid. Sans compter les risques d’accident, liés à la baisse de vigilance et de réflexes. Alors attendez plutôt le retour au chalet pour ce genre d’extra…

Bon appétit et bon ski

Bien manger pour être en bonne santé

Se réchauffer en hiver

Faut-il manger plus quand il fait froid ?

Pour lutter contre l’hiver, quoi de mieux qu’une raclette ou une bonne tartiflettes ? En effet, nous sommes nombreux à penser que manger plus riche permet de se protéger du froid. Mais il n’en est rien, comme l’explique la diététicienne et nutritionniste
Béatrice Benavent Marco.
Qui n’a jamais entendu dire que manger plus riche en hiver permet de se réchauffer ? Est-ce que la lutte contre le froid nécessite plus de calories ? Non car selon notre diététicienne “cette croyance populaire n’est plus vraiment justifiée dans nos sociétés modernes. Historiquement, les hommes n’ont pas toujours été aussi bien armés contre le froid et pour eux, se nourrir plus qu’à l’accoutumée permettait de faire des réserves dans lesquelles le corps pourrait puiser si besoin. Mais de nos jours, cela n’est plus d’actualité car nous ne sommes plus exposés au froid de la même manière, sous nos latitudes du moins”.

Comment le corps se réchauffe ?

Qu’il vente ou qu’il neige, qu’il fasse une chaleur tropicale ou une chaleur sèche, la température de notre organisme doit rester aux environs de 37 °C. Cette capacité de notre organisme à maintenir notre température interne, quelles que soient les conditions climatiques extérieures, est appelée la thermorégulation. S’il fait froid, il doit produire de la chaleur : on parle alors de thermogenèse. Pour y parvenir, le corps dispose de mécanismes musculaire ou métabolique.
Si vous restez immobile un certain moment dans le froid, vous allez rapidement frissonner. Ce réflexe mis en place par l’organisme permet de produire de la chaleur. Les frissons augmentent l’activité musculaire, produisant ainsi de la chaleur. Parallèlement à cela, les vaisseaux se contractent (vasoconstriction) pour éviter que cette chaleur ne se perde. Les “extrémités” sont souvent plus froides que le reste du corps car le sang est amené de préférence aux organes internes.
Parallèlement, le métabolisme s’active pour produire plus d’énergie donc plus de chaleur. Par exemple, l’exposition au froid stimule la libération d’une hormone appelée noradrénaline, qui va booster l’activité métabolique, faisant du même coup augmenter la production de chaleur.
Pour produire de l’énergie et donc de la chaleur, l’organisme va chercher à utiliser les réserves en sucre. “Ca n’est qu’une fois qu’il aura épuisé les ressources en glucose que l’organisme va s’attaquer aux graisses, précise la nutritionniste. En effet, il est capable, via un mécanisme appelé néoglucogénèse, de produire du glucose à partir de sources lipidiques. Mais ce mécanisme n’intervient que tardivement, en cas de jeûne par exemple ou d’exposition prolongée au froid, au moins 6 ou 7 heures d’affilée”.

L’alcool ne réchauffe pas non plus

Ainsi, pour une exposition ponctuelle au froid, même intense d’une à deux heures par jour, l’organisme n’a pas besoin de mobiliser ses réserves de graisses. Inutile donc de vous gaver de la délicieuse tartiflette de votre tante Jeannine pour lutter contre le froid. Ou du moins, ne vous servez pas des chutes du thermomètre pour excuser votre gourmandise…
Inutile également de vous servir une rasade de votre alcool préféré pour ne plus sentir les effets du froid. Cette croyance populaire est elle aussi erronée et hélas entretenue. “Au mieux, l’alcool procure une sensation de réchauffement mais qui n’est que factice, souligne Béatrice Benavent Marco. Le seul mécanisme sur lequel joue l’alcool est le mécanisme de vasoconstriction, qui contribue, il est vrai, à garder la chaleur. Mais les calories, nombreuses, fournies par l’alcool ne sont pas une source d’énergie”.

Et la soupe alors ? La bonne soupe maison qui réchauffe est-elle un mythe ?

Heureusement, un bon repas bien chaud, comme une soupe par exemple, peut avoir des effets bénéfiques bien sûr. En effet, la chaleur diffusée par les aliments procure une sensation de bien-être et réduit notablement la sensation de froid. “Mais une fois dans l’estomac, la température interne et celle du bol alimentaire sont identiques, précise la nutritionniste. Néanmoins, il faut bien reconnaître qu’un bon plat chaud par température basse, nous réconforte agréablement”.

Comment lutter contre le froid ?

Pour se protéger efficacement des basses températures, il n’y a pas 36 solutions : il s’agit de se couvrir convenablement, notamment en multipliant les épaisseurs. Deux sous-pulls seront plus chauds qu’un gros pull. Le principe est de faire l’oignon, c’est-à-dire d’avoir plusieurs couches. Certes, ça n’est pas très pratique mais c’est efficace !

C’est également le moment de manger équilibré car notre alimentation peut nous aider à lutter contre les petits maux de l’hiver Si notre organisme manque de nutriments, il aura du mal à se défendre face aux agressions extérieures. Alors faites le plein de vitamine Cet de fer !

Si vous devez affronter le froid (pour aller skier), “l’idéal est d’avoir de bonnes réserves en sucres rapides et en sucres lents, dont la diffusion se fera en continu, conseille la nutritionniste. Et plus que jamais, le petit déjeuner se doit d’être riche et complet. L’idéal serait de le composer d’un fruit (ou d’un jus), d’une boisson chaude, de céréales (soit à consommer avec du lait, soit des tartines de pain complet) et d’une source de calcium (beurre avec les tartines ou yaourt ou lait écrémé avec la boisson chaude). Il est d’ailleurs conseillé d’emmener des barres céréales, qui sont parfaites puisqu’elles contiennent à la fois des sucres rapides et des sucres lents !”.

Avec tous ces conseils, vous voilà armé(e)s pour affronter ces longs mois d’hiver et arriver au printemps sans kilos superflus !
Source Doctissimo.

Filets de hareng et saumon marinés

Recette de Filets de hareng et saumon marinés.
Nous connaissons tous le filet de hareng pommes à l’huile. Nous sommes dans une version édulcoré de ce plat. Nous ajouterons un autre poisson ,du saumon dont le mariage avec le hareng est très complémentaire. Ce plat peut donc se faire hareng seul, saumon seul et hareng et saumon ensemble…

Les meilleurs club sandwichs

Le test des meilleurs club sandwichs

Nous remercions le journal “Le Figaro” pour la qualité de cette enquête que nous avons vérifié avec un grand plaisir tout au moins pour les dix premiers…

Héritiers de la “faste food”, ils flirtent avec le luxe sans pour autant être sophistiqués. Stars de bars ou petits plats chez les grands, voici notre palmarès en vingt adresses.

Les as du pique.

Ce sont les aristos de la sandwicherie.

Les Rolls du genre.
Des préparations très codifiées, du moins pour la version classique, alternant triangles de pain, poulet, œuf dur, tomate, bacon, laitue.

Des édifices à étages, dont l’équilibre fragile ne tient qu’à un pique et qui nécessitent, chez l’amateur, une certaine habileté de la mâchoire pour rester élégant en les croquant.

Les club sandwichs fréquentent peu les bistrots de quartier, un peu plus les brasseries, se prélassent surtout dans les palaces.

Leur genre de beauté, c’est le bar huppé.

Une cartographie par arrondissements révélerait d’ailleurs un gisement hégémonique dans le Triangle d’Or, où l’esprit club domine, justement.

Pour cette raison, nous les avons testés dans les bars d’hôtel les plus prestigieux, afin de voir comment ils s’y comportaient.

Bien, comme le prouve le classement, même s’ils se sont révélés très décevants dans deux palaces aussi emblématiques que le Ritz et le Bristol.

À respectivement 37 et 35 € chacun, cela fait cher du pain de mie, même doré sur tranche.

Surtout, lorsque l’accompagnement se résume à un talus de chips, que le pain, au contact des ingrédients tout droit sortis du frigo, est frisquet, que l’ensemble est à peine digne d’un quelconque room service.

Classe Palace

Il y a cependant les premiers de la business class.

Respect notamment pour ceux du Bar 228 de l’Hôtel Meurice, du Plaza ou du Duke’s Bar de l’Hôtel Westminster, facturés plus tendrement 25 voire 22 €, pour le Duke.

Tout y est. La préparation minute, le pain délicieusement toasté et chaud, les tomates émondées, le poulet fermier…

Et ce sentiment d’avoir passé un moment rare dans un lieu délicieux, à moins que ce ne soit l’inverse.

Bons et snob à la fois

Pour l’anecdote, le club sandwich serait arrivé en France dans les années 1930, avec les premiers bars anglais qui, eux-mêmes, détenaient la recette de leurs cousins américains.

Une tradition qui perdure dans des institutions presque centenaires, comme le Harry’s Bar, où il est servi 365 jours par an à un prix clairement plus démocratique 18,50 €, verre de vin compris.

Alors, si, comme nous, vous avez un faible pour ces sandwichs bons et snob à la fois, admirez l’anagramme ! ceux-là vont vous ravir. Bon appétit !

Méthodologie

Test
– Nous l’avons dit, les bars d’hôtel sont des nids à club sandwichs, raison pour laquelle nous les avons valorisés dans notre sélection.

– Nous avons également intégré quelques institutions germanopratines, ainsi que certains coffees américains, leurs berceaux naturels.

– Par souci d’homogénéité, nous n’avons testé que la version classique du club sandwich, même s’il existe de nombreuses variantes, dont celles au saumon fumé, au homard, au thon, au bœuf, tout légumes, etc.

Méthode
– Les club sandwichs ont été dégustés de façon anonyme par les journalistes de la rubrique gastronomique, selon une grille de lecture préétablie.

Critères retenus
– Nous en avons sélectionné quatre, notés chacun sur 5 points.

Le lieu et le service :
– Le club sandwich est un ticket d’entrée accessible pour des adresses au cadre et au service parfois exceptionnels, qui lui donnent sa valeur ajoutée.

Le pain :
– Il revêt une importance encore plus grande que dans un sandwich ordinaire puisqu’il est “écroûté” puis “toasté”, avec l’obligation de rester moelleux et chaud à la fois !

La garniture :
– La notation porte sur la fraîcheur et la qualité des ingrédients, le respect de la recette traditionnelle et la générosité.

Présentation…Prix…Plaisir…
– Ces trois ” P ” correspondent à une appréciation d’ensemble, prenant en compte l’habituel rapport qualité/prix dans lequel nous avons intégré des éléments subsidiaires comme l’accompagnement, pommes allumettes, salade, galette de pomme de terre.

– Le raffinement et l’esthétique de l’assiette, ou encore les prix, qui reflètent parfois des écarts abyssaux entre les adresses.

Le Vainqueur….

Le Bar 228 du Meurice Photo : Guillaume de Laubier

Impeccable, son club sandwich est impec ! Alors qu’il n’y a rien de plus compliqué que la fausse simplicité, que le club sandwich cumule toutes les chausse-trappes du genre, la brigade de Yannick Alléno s’en sort magistralement.

Sans doute parce qu’à la barre le chef triple étoilé est un passionné de sandwichs, qu’il affûte la recette de base en convoquant les meilleurs produits et s’implique autant que pour le plus sophistiqué des plats.

La haute gastronomie façon streetwear , bravo !
Bar 228 de l’hôtel Meurice,
228, rue de Rivoli, Ier.
Tél. : 01 44 58 10 55.

Résultats…
Yannick Alléno sur le gril

Son club sandwich, en photo, est arrivé premier de notre classement. Le chef triple étoilé du Meurice nous livre ses secrets de fabrication.

Est-ce important ou anecdotique, le club sandwich au Meurice ?

C’est loin d’être subsidiaire car cela génère beaucoup de ventes, environ vingt-cinq à trente par jour. On en fait à tous les étages, en chambre, au bar et au Dali.

Quelle en est la recette ?

Elle est simple. Selon la période, j’utilise de la tomate fraîche – en ce moment de la cœur de bœuf – ou de la tomate confite, préparée avec notre propre huile d’olive, l’hiver. Le poulet, fermier, est rôti à la broche, il ne fait pas de frigo. Quant au pain de mie, c’est du Harry’s grandes tranches ; j’ai tout essayé mais je n’ai pas trouvé mieux ! Pour la salade, je prends du cœur de laitue, coupé gros minute, et je monte une mayonnaise à la moutarde Savora. Sans oublier le bacon ibérique, le plus savoureux. Les sandwichs, ce n’est pas compliqué, il suffit de prendre les meilleurs ingrédients ! Nous montons notre sandwich : trois couches de pain, deux de garniture et, une fois qu’il est terminé, nous le repassons au four pour qu’il soit bien chaud.

L’accompagnement ?

Des frites fraîches exclusivement, que je fais en ce moment avec de la Mona Lisa. Là encore, je change les variétés de pommes de terre selon les saisons. Le club sandwich, c’est comme le hamburger : autant le faire le mieux possible. Au prix auquel nous le proposons, j’estime qu’il doit être parfait.

Pourquoi avoir trois club sandwichs (tradition, végétarien ou saumon fumé) à la carte ?

Parce que, dans les palaces, cohabitent des clientèles très différentes, il faut que les nourritures s’adaptent. Nous avons de la demande sur le veggie, sur le saumon aussi, de la part de personnes qui ne veulent pas de viande.

Finalement, un club sandwich, c’est tout sauf simple ?

J’ai toujours fait des sandwichs dans les hôtels où je travaillais, même lorsque j’étais apprenti. Et, pour moi, c’est une véritable passion. On sert d’ailleurs un jambon-beurre, au Dali. Et je garde toujours en tête la phrase de Bocuse : « Si les cuisiniers goûtaient plus souvent les plats qu’ils préparent, on mangerait mieux au restaurant ! »

Et les autres…

13,5/20: Bar du Bristol, 112, rue du Faubourg-Saint-Honoré, VIIIe. 01 53 43 43 00. .
13/20 : Bar Lindbergh,(Hôtel Ambassador, 16, bd Haussmann, IXe. 01 44 83 40 40). La Rotonde ,(105, bd du Montparnasse, VIe. 01 43 26 48 26) et Bar du Crillon, (Hôtel de Crillon, 10, place de la Concorde, VIIIe. 01 44 71 15 39. )
12,5/20 : Daniel Lounge, 8, rue Frédéric-Bastiat, VIIIe. 01 42 56 17 00 et Razowski, 38, place du Marché-Saint-Honoré, Ier. 01 42 96 53 20.
12/20 : La Villa, 37, avenue de Friedland, VIIIe. 01 82 28 75 08.
11,5/20 : Bar Tuileries, The Westin Paris, 3, rue de Castiglione, Ier. 01 44 77 11 11.
11/20 : le Coffee Parisien, 4, rue Princesse, VIe. 01 43 54 18 18.
10,5/20 : Bar Vendôme, Hôtel Ritz, 15, place Vendôme, Ier. 01 43 16 33 63.