Poivre, les faux…

Poivre, les faux...

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POIVRE, LES FAUX… – Découverte

Les autres noms de cette petite baie du moyen orient sont les cheveux de vénus, le cumin noir ou la nigèle. Elle remplace souvent le poivre dans les curry ou dans la cuisine égyptienne.
Cheveux de Vénus, Cumin noir, La nigèle
Originaire du Moyen Orient, cette baie est surtout utilisée en Egypte et en Inde où elle remplace le poivre dans les poudres de curry.

Piment d’Espelette

Piment

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PIMENT – Découverte

Espelette, ce n’est pas seulement un piment qui est venu mettre sa signature sur la cuisine basque mais un petit village niché au pied de la montagne aux rues serpentantes décorées du rouge éclatant des piments enfilés manuellement sur des cordes, fruit par fruit.

Les tresses de piments sont suspendues en guirlandes sous les avants toits des fermes basques toutes blanches, les piments prenant un peu de soleil avant d’être réduit en poudre. A Espelette, le dernier week-end d’octobre, le piment est roi, lors d’une fête annuelle. C’est dire si ce petit légume est bien implantée dans la gastronomie basque. Produit traditionnellement cultivé dans cette région du Pays Basque depuis des temps très anciens, les piments sont reconnus comme faisant partie des poivres et il fut d’abord utilisé pour relever certaines recettes de chocolat, Bayonne étant au XVIIième siècle la première ville chocolatière du royaume. C’est également au XVIIième siècle que le père Larramendy établit la relation entre le piper mina (poivre piquant) castillan, le pimenton espagnol, et le bipergorria (poivre rouge) basque qui désigne désormais la poudre de piment considérée comme une épice. Dès le XVIIIième siècle, les jambons du Pays Basque en sont recouverts avant le séchage.

Utilisation – Cf. aussi les variantes
Haché, il assaisonne la piperade
Il sert à l’affinage du fameux jambon de Bayonne
en omelette
dans la ratatouille
Dans les préparations de veau, de lapin, ou d’agneau (l’Axoa) en pot au feu.
Avec du poisson grillé ou à la mode espagnole.
En salade avec des tomates et de l’oignon.
Mûr, devenu rouge et piquant, il sera séché et réduit en poudre. Il remplacera alors avantageusement le poivre et donnera un accent tonique à différentes recettes, sans pour autant en altérer la saveur.
il est aussi utilisé pour les boudins, pâtés, saucisses et autres charcuteries
réduit en sauce ou en purée, on l’utilise pour remplacer la moutarde forte dans certaines préparations. Ainsi, au Pays Basque, il est d’usage de “monter” une mayonnaise avec une purée de piment en lieu et place de la moutarde, qu’on appelle ici une “bayonnaise”
À l’échelle de Scoville
Il en existe une douzaine de variétés. Vert, jeune et peu piquant. Gustativement, le piment d’Espelette se situe entre le piment de Cayenne et le piment Doux et se situe au niveau 4 de l’échelle Scoville qui en comporte 10 .
Doux Medium Fort
1 = Doux;
2 = Chaleureux 4 = Chaud;
5 = Fort 8 = Torride
3 = Relevé 6 = Ardent;
7 = Brûlant 9 = Volcanique;
10 = Explosif

De nos jours, plusieurs compagnies offrent le piment d’Espelette sous différentes formes à partir de Piment d’Espelette broyé. Assemblé avec du piment doux rouge du pays basque, des légumes et des épices, il sera possible de dompter la force du piment d’Espelette et de mettre en valeur sa saveur et son parfum.
En Purée,pour une sauce parfumée au goût puissant

En Poudre – c’est le résultat du lent séchage des piments, puis d’un bref passage au four pour terminer leur déhydratation avant le broyage final. Toutes les utilisations de la poudre, mais aussi celles d’une moutarde, sur les grillades ou dans les sauces. Mais aussi dans les pâtes, le riz ou la purée, sur les oeufs, dans les sandwichs, dans la vinaigrette. En “Bayonnaise” en remplacement de la moutarde dans la mayonnaise. Avec de la crème fraîche, du fromage blanc voir du yaourt. En déglaçage et élaboration de sauces chaudes. En bord d’assiette avec viandes froides ou chaudes, poissons et rôtis.

En Crème pour une sauce parfumée et relevée. Cette préparation est moins forte que la Purée de Piments d’Espelette. Elle s’utilise comme une mayonnaise relevée sur des crudités, poissons, viandes chaudes ou froides, sur des toasts. Dans les pâtes pour les colorer et les parfumer. En bord d’assiette avec viandes froides ou chaudes, poissons.

En Saumure – Les Piments entiers sont préparés en saumure pour les piments d’Espelette et les Piments Doux du Pays Basque.

Au Vinaigre pour les jeunes Piments d’Espelette. Passez par Espelette si vous êtes en Pays Basque car, tout comme son piment, le village a une saveur sans pareille. C’est aussi un centre pour l’élevage de Pottocks, un petit cheval costaud autrefois utilisé dans les mines en Angleterre.

PIMENT – RECETTES

Ailes de poulet aigres-douces et piquantes

Temps de préparation total : 35 minutes, 4 portions
Ingrédients
32 ailes de poulet
125 ml (1/2 tasse) de sirop d’érable
90 ml (6 c. à soupe) de vinaigre balsamique
90 ml (6 c. à soupe) d’huile d’olive
4 gousses d’ail pelées, écrasées, hachées
2 ml (1/2 c. à thé) de piment broyé
jus de 2 citrons
poivre fraîchement moulu

Préparation
Couper la pointe des ailes de poulet à l’articulation et la jeter. Mettre les ailes dans un grand bol et bien les assaisonner.
Dans un autre bol, mélanger le reste des ingrédients, bien en enrober les ailes de poulet, couvrir et réfrigérer 1 h.
Préchauffer le four à 320 °C
Disposer les ailes de poulet dans une rôtissoire. Couvrir d’un papier d’aluminium et cuire au four 8 minutes.
Retirer le papier d’aluminium et poursuivre la cuisson 8 à 10 minutes. Rectifier le temps de cuisson, au besoin. Servir.

Axoa d’agneau

L’Axoa d’agneau est une recette typique du pays basque, préparée de la même façon qu’un ragoût”.
“Je vous suggère comme vin d’accompagnement un Château Lynch Bages 1993 Pauillac”
Temps de préparation: 15 min.
Temps de cuisson: 1 heure
Coût: raisonnable
Difficulté: facile

Ingrédients pour 4 personnes
1 épaule d’agneau
4 langues d’agneau
4 pieds d’agneau
2 oignons
1 gros poivron rouge
8 piments verts doux
2 gousses d’ail
2 feuilles de laurier
piment d’Espelette en poudre

Préparation
blanchir les pieds et les langues d’agneau; peler les langues;
tailler l’épaule d’agneau en cube de 1 cm sur 1 cm ainsi que les oignons, le poivron rouge et les piments;
dans une cocotte, faire suer les oignons, le poivron, les piments, l’ail, le laurier avec un peu de graisse;
faire sauter l’épaule dans une poêle; mélanger la viande dans la cocotte avec la garniture; ajouter les langues, les pieds et le piment en poudre;
mouiller à hauteur avec un peu d’eau ou de blanc d’agneau;
couvrir à ébullition; cuire l’épaule 20 à 25 minutes puis décanter;
finir la cuisson des pieds et des langues en laissant mijoter à découvert.

Sauce à l’encre

Temps de préparation: 30 minutes
Temps de cuisson: 30 minutes
Coût: raisonnable
Difficulté: relativement facile
N.B. la sauce à l’encre d’accompagnement demande 24 heures de marinade et 2 heures de cuisson.
Ingrédients pour 6 personnes
6 rougets de 180 gr à 200 gr
600 gr de chipirons (petits)
100 gr de riz à risotto extra
30 cl de fumet de poisson
10 cl de crème fleurette
10 dl de beurre monté
6 feuilles de persil plat frit
1 cuillère à soupe de persil haché
25 cl de sauce à 1’encre
une pincée de piment d’Espelette
sel, poivre
huile d’olive

Préparation
Ecailler, essuyer et lever les filets de rougets.
A l’aide d’une pince à épiler, retirer soigneusement toutes les arêtes des filets de rouget.
Rangez-les sur un plat. Arroser d’huile d’olive; couvrir d’un papier film et laisser au frais.
Préparer les chipirons
En tirant lentement, séparer la tête des chipirons du coffre. A l’aide d’une paire de ciseaux et à hauteur des yeux, couper les tentacules et réserver.
Jeter les entrailles. Garder la poche d’encre.
Enlever délicatement le cartillage ou plume qui se trouve à l’intérieur du chipiron. Rincer les coffres et les tentacules à grande eau.
Couper en lanières les coffres. Garder les tentacules entières. Réserver au frais.
Préparation du risotto
Dans un petite casserole, chauffer une cuillère d’huile d’olive et ajouter le riz; nacrer doucement.
Mouiller avec le fumet de poissons. Assaisonner et cuire à couvert pendant 16 mn.
Hors du feu, ajouter la crème fleurette, et, ensuite le beurre monté. Vérifier l’assaisonnement.
Frire à l’huile d’olive les feuilles de persil et égoutter sur un papier absorbant.
Assaisonner les chipirons de sel et de piment d’Espelette. Dans une grande poêle, chauffer un peu d’huile d’olive et faire sauter vivement 2 mn.
Egoutter et ajouter le persil haché.
Finition et Dressage
Chauffer la sauce à l’encre.
Poêler à l’huile d’olive les filets de rougets assaisonnés durant 4 à 5 minutes.
Disposer sur les assiettes chaudes le risotto, les chipirons, les filets de rougets, la sauce à l’encre autour.
Décorer d’une feuille de persil frit.

Thé

Thé

Comment vivre le thé autrement ?

Il reste mille et une façon de prendre le thé, chaque pays a ses us et ses coutumes. Au Maroc, on s’assoit pour prendre le thé, on s’enfonce dans des divans bas. Cela veut dire qu’on n’est pas prêt de se relever. Plaisir et volupté. Le rythme est lié au thé. Et pour le préparer il faut du temps. Le temps du thé est un temps de recueillement, de méditation, un moment de recharge en pleine turbulence.

Tout arrêter pour aller se préparer une tasse de thé. Bien qu’il existe une liste de règles élémentaires pour réussir un thé parfait, elles nécessitent d’être adaptées à chaque pays, au type de thé et à la théière utilisée. Voici néanmoins quelques règles de base.
Quand on verse de l’eau chaude sur du thé vert, ou de l’eau frémissante sur du Oolong ou du thé noir, les composants du thé, la théine, les polyphénols, et des composants volatiles variés comme les huiles essentielles . sont diffusés dans l’eau selon un taux de concentration qui diminue progressivement avec le temps.
Pour faire ressortir pleinement le goût du thé, il est impératif que l’eau utilisée pour l’infusion contienne beaucoup d’oxygène. Les thés noirs et les Oolong demandent une eau qui a juste atteint son seuil d’ébullition, c’est-à-dire qui est à une température adéquate de 95°C, mais qui a toujours son oxygène. Les thés blancs et verts préfèrent généralement une eau entre 70 et 95 °C. Bien qu’il existe des règles élémentaires pour réussir un thé parfait, elles nécessitent d’être adaptées au type de thé et à la théière utilisée.

Nous ne résistons pas au plaisir de vous faire partager les devoirs du buveur de thé.
1. Le buveur de thé se doit d’être patient et exigent.
2. Le buveur de thé doit favoriser les notions d’harmonie et de respect avant de commencer à préparer le thé.
3. Le buveur de thé prépare sa boisson favorite dans les silence.
4. Le buveur de thé choisit le thé en fonction du moment de la journée où il va le boire, des hôtes avec qui il le boira, avant d’utiliser un service à thé qui lui corresponde.
5. Le buveur de thé veille à utiliser une eau particulière pour l’infusion : filtrée ou minérale mais la moins minéralisée qui soit.
6. Le buveur de thé fait chauffer l’eau dans une casserole ou une bouilloire électrique sans que la température ne dépasse 95 degrés(70 degrés pour les verts). L’eau doit frémir et non bouillir pour ne pas brûler les feuilles de thé.
7. Le buveur de thé choisit une théière adaptée au thé utilisé (céramique, faïence, porcelaine, fonte).
8. Le buveur de thé préfère utiliser chacune de ses théières pour une catégorie de thé spécifique. Une théière pour les thés noirs d ‘Inde et de Ceylan, une autre pour les thés noirs (non fumés) de Chine, une autre encore pour les thés verts chinois ou japonais, et une autre pour le Earl Grey ou le Goût russe (thé aux sept agrumes).
9. Le buveur de thé prend soin de chauffer le fond de la théière quelques instants ( en versant de l’eau à l’intérieur, puis en la retirant) pour que celle-ci soit bien imprégnée d’une chaleur tournante. Ainsi, les feuilles de thé donnent toute leur puissance au contact de la vapeur qui se forme.

10. Le buveur de thé verse deux ou trois cuillers à café de thé environ (trois grammes minimum) dans le filtre à thé (coton ou papier)qu’il met en place dans la théière.
11. Le buveur de thé verse alors l’eau chaude sur les feuilles de thé jetées dans le filtre et les recouvre bien avant de poser le couvercle de la théière par-dessus.
12. Le buveur de thé calcule le temps nécessaire à l’infusion, en fonction du thé fermenté, du thé vert ou du thé semi-fermenté utilisé. Il peut calculer ce temps à l’aide d’une minuterie. Celui-ci varie de 2 minutes pour certains thés semi-fermentés, à 3 minutes pour un thé rouge (noir) ou certains thés verts, à 7 minutes pour un grand Oolong ou à 15 minutes pour un thé blanc de Chine.
13. Le buveur de thé boit une première gorgée pour tester le thé préparé. S’il n’est pas à sa convenance, il peut décider de la jeter ou, s’il le trouve trop ” faible “, prolonger l’infusion. Il peut verser le thé dans une ou deux tasses et le reverser aussitôt après dans le filtre de la théière pour que les feuilles soient légèrement agitées. Il recommence alors à goûter l’infusion.
14. Le buveur de thé, ayant décidé d’arrêter l’infusion, retire le filtre à thé et sert alors les invités en veillant à ne remplir les tasses qu’aux trois quarts, ou même à la moitié pour certains grands thés de Chine (dans des bols minuscules, de préférence) afin de leur permettre d’exprimer tous leurs arômes.
15. Le buveur de thé veille attentivement à ce que chaque invité soit servi ou resservi quand il le souhaite.

L’EXTRAORDINAIRE PREPARATION DU THE KUNG-FU

Le mot Kung-Fu ne s’applique pas seulement aux arts martiaux mais à toutes les activités qui nécessitent du temps et des efforts pour les maîtriser, qu’il s’agisse d’entraînements physiques taoïstes ou d’une forme méticuleuse de préparation de thés fins, forme à peine modifiée depuis un millier d’années ou plus. Dans la province de Fou-kien, les grades supérieurs de ses meilleurs thés sont sélectionnés pour devenir des thés Kung-Fu. La plupart des amateurs de thé Kung-Fu vivent au sud de cette province et au nord de la province voisine du Kouang-tong. Jadis des mélangeurs de talent gagnaient leur vie en élaborant des mélanges spéciaux correspondant aux goûts de chaque famille des environs. Bien que ces mélanges se trouvent rarement de nos jours, les meilleures qualités de thé oolong (y compris les grades supérieurs de la Déesse en fer de la Miséricorde) et quelques thés verts remarquables sont encore préparés à la manière compliquée des thés Kung-Fu aussi bien en Chine continentale qu’à Taiwan. De plus, des émigrants de familles consacrées à cet art qui vivent maintenant à Hong Kong, en Thaïlande, en Malaisie ou à Singapour restent fidèles à cette pratique. Qu’ils soient riches ou relativement pauvres, ils en possèdent tous les accessoires. Dans la mesure du possible, les vieilles traditions sont minutieusement préservées sinon on utilise toutes sortes de subterfuges pour camoufler les innovations discordantes du xx’ s. Par exemple, les réchauds électriques utilisés parfois pour remplacer les réchauds à charbon de bois sont placés dans des récipients carrés de terre cuite d’un brun rouge gravés d’inscriptions poétiques qui les masquent et qui s’accordent avec l’apparence ancienne des autres accessoires. Ainsi, I’on maintient l’atmosphère des temps anciens. Le thé préparé de cette façon étant infiniment plus fort que le thé ordinaire, il est savouré comme une liqueur et bu dans des tasses minuscules. Comme il est très fort, il a de fortes chances d’être amer. Peu de gens l’apprécient d’emblée mais il vaut la peine d’en cultiver le goût.

La façon de chauffer la théière
Après que l’on a vigoureusement attisé le feu, la bouilloire étant posée directement sur le charbon de bois ou sur un trépied bas de métal planté dans les charbons – L’eau commence de bouillir. La bouilloire est alors retirée du feu et un peu d’eau chaude utilisée pour chauffer la théière avant d’y mettre les feuilles de thé. Cette opération de chauffer la théière est essentielle car les théières utilisées pour le thé Kung-Fu sont si minuscules que la petite quantité d’eau nécessaire à chaque infusion refroidit très vite. On peut éviter cet inconvénient en chauffant la théière avec de l’eau bouillante de la manière suivante: on verse de l’eau dans la théière vide qui déborde dans le ” bateau à thé ” dans lequel elle se trouve jusqu’à ce que théière et ” bateau ” soient pleins; ainsi, la théière est chauffée simultanément à l’intérieur et à l’extérieur. Cinq secondes plus tard, la théière est retirée du ” bateau ” et l’eau jetée par les trous du couvercle du ” plat à thé ” (ou dans le crachoir). On fait de même pour l’eau du ” bateau à thé “.

Première infusion
On prend maintenant avec la cuillère les feuilles de thé de la boite à thé et on les met dans la théière en quantité suffisante pour la remplir à moitié s’il s’agit d’un thé semi-fermenté (oolong), au tiers s’il s’agit de thé vert. (Ces proportions de thé par rapport à l’eau peuvent sembler énormes mais l’eau ne repose sur les feuilles qu’un très court instant avant chaque service.) La bouilloire est alors enlevée du feu pour la deuxième fois et on remplit d’eau chaude la théière et le ” bateau à thé ” comme la première fois. Le couvercle est tout de suite remis en place et la bouilloire posée sur son petit support à portée de la main droite de l’hôte. Bien que l’eau versée la première fois soie presque bouillante, sa température baisse immédiatement de quelques degrés lorsqu’elle est dans la théière chauffée car la quantité est très petite. On la verse en tournant avec la main qui tient la bouilloire afin que l’eau tombe uniformément sur toutes les parties du tas de feuilles de thé. (On fera de même pour toutes les infusions suivantes.) On remet rapidement le couvercle de la théière. Aussi étrange que cela paraisse, on ne boit pas cette première infusion que l’on jette immédiatement par les trous du couvercle du ” plat à thé ” ou dans le ” crachoir “. Cela s’appelle ” laver les feuilles “.

Deuxième infusion
Elle suit immédiatement. La théière est remplie et le thé continue d’infuser pendant que l’hôte chauffe, avec de l’eau chaude, l’intérieur et l’extérieur des tasses qu’il fait égoutter par les trous du couvercle du ” plat à thé “. Cette opération doit être faite dans les trente secondes, sinon l’eau dans la théière reposera trop longtemps sur la masse relativement énorme de feuilles et le breuvage sera trop fort. Les tasses sont alors placées tout près les unes des autres sur le ” plat à tasses ” pour faciliter le service.

Comment verser le thé
On verse le thé en tournant également afin de remplir graduellement chaque tasse au lieu d’en remplir complètement une seule pendant que les autres attendent leur tour. S’il reste du liquide dans la théière, il faut le jeter promptement dans le ” plat à thé ” (ou dans le ” crachoir “) pour éviter une infusion trop forte. Pendant ce temps, chaque personne prend une tasse et commence de boire le thé à petites gorgées. Comme les tasses sont rarement plus grandes que la partie supérieure du pouce, on peut être tenté d’en avaler le contenu en une seule gorgée, mais cela serait contraire à la minutie avec laquelle on a préparé le thé afin qu’il donne le maximum de sa fragrance et de sa saveur. Il faut savourer le thé lentement.

Les infusions suivantes
Dès que l’on a posé les tasses, on prépare une autre infusion avec l’eau encore brûlante de la bouilloire. On peut préparer quatre infusions en tout: la première (en ne comptant pas celle qui est jetée immédiatement) doit infuser pendant trente secondes, les trois autres pendant dix secondes seulement.

Le thé vert Kung-Fu
Le thé vert est utilisé plus rarement que le thé semi-fermenté pour faire du Kung-Fu. La méthode de préparation est identique si ce n’est que les feuilles doivent remplir le tiers de la théière au lieu de la moitié comme nous l’avons déjà dit.

Le nettoyage des accessoires
Après que le thé a été bu, feuilles et liquide sont rapidement jetés. L’hôte, sans se lever de son siège, essuie les ustensiles avec la serviette jusqu’à ce qu’ils soient secs et sans taches. La serviette propre posée avec la cuillère sur le petit plateau peut n’avoir eu aucun rôle spécial à jouer avant ce moment-là. Cependant, comme on peut laisser tomber des gouttes lorsque l’on prépare du thé Kung-Fu sans en avoir encore maîtrisé toutes les règles compliquées, il est bon d’avoir à portée de main une serviette propre pour les essuyer.

Précautions à prendre
L’idéal serait naturellement de voir un expert préparer du thé Kung-Fu avant de s’y essayer soi-même, mais cela est plus facile à dire qu’à faire en Europe et en Amérique. Toutefois, cela n’est en fait pas très difficile. En utilisant un thé ordinaire et bon marché pour s’exercer et en suivant avec soin les instructions, on peut rapidement apprendre à le faire parfaitement. Un ” plat à thé ” peut être difficile à trouver, mais on peut utiliser un chauffe-plats dans la mesure où la partie supérieure a des trous; autrement, on peut le remplacer par une assiette plate et avoir un crachoir sur le sol pour y mettre les eaux qui ont servi.

Pour clore ce chapitre sur la préparation du thé, nous vous souhaitons avant tout autant de plaisir à préparer votre thé, que de plaisir à le partager et à le boire.

Quelle théière choisir ?

Accompagner son thé de vaisselle de luxe ne gâtera certainement pas la fête du thé.Avec des thés de Chine verts ou noirs, une théière de Yixing est parfaite, car elle fera pleinement ressortir la saveur du thé. L’idéal est de posséder une théière pour chaque type de thé, car le dépôt qui en tapisse l’intérieur donnera un goût supplémentaire au thé.
L’étain, la fonte, l’argent et la terre cuite conviennent aux thés corsés, comme le Ceylan, le thé africain et l’Assam. La porcelaine dure et la porcelaine anglaise tendre sont idéales pour les thés plus légers comme les Darjeeling, les Oolong et les thés verts. La solution serait de posséder plusieurs théières, une pour le thé noir non fumé, une pour le thé fumé, une pour le thé parfumé et une pour le thé vert.

Comment nettoyer une théière.
Ne mettez jamais une théière au lave-vaisselle ou dans une bassine d’eau savonneuse. Videz-la de son thé, rincez-la à l’eau claire et faites-la égoutter en la retournant. Essuyez l’extérieur uniquement. Pour enlever le tanin d’une théière émaillée, en verre ou en argent, remplissez-la d’eau bouillante additionnée de 2 cuillerées à soupe de bicarbonate de soude et laissez reposer toute une nuit. Le matin, videz-la, rincez-la bien et faites-la sécher.

Si vous utilisez une théière de Yixing non émaillée, ne lavez jamais l’intérieur. Le dépôt est essentiel pour réussir un bon thé.

Les théières de yixing.
Depuis l’an 2500 av. J.-C., on fabrique à Yixing, au sud de Shanghai, de la poterie raffinée. C’est, dit-on, un moine d’un temple avoisinant qui aurait créé la première théière de Yixing non émaillée, en zisha (sable pourpre), autour de l’an 1500. La terre avait la propriété de garder le thé plus chaud que la porcelaine: les théières brun-rouge ou vertes devinrent très populaires en Chine comme au Japon. Elles avaient des formes fantasques de fleur de lotus, de narcisse, de fruits, de tronc de bambou ou bien très simples, qui laissaient la beauté de la terre parler d’elle-même. Aujourd’hui, elles sont encore très prisées par les connaisseurs. La terre non émaillée est censée mieux révéler l’arôme des thés chinois, particulièrement fins. Il faut un certain temps pour que les parois intérieures d’une théière neuve se tapissent d’un dépôt brun qui donnera son propre parfum au thé; dans l’idéal, une telle théière en terre cuite ne devrait être utilisée que pour un seul type de thé. Faites infuser le thé selon la méthode habituelle, en observant les règles d’or.
THE – MICRO-ONDES
Idées fortes et plaisirs spéciaux.

Le thé se boit mais se mange aussi: découvertes et dégustations…
IL s’est conservé l’usage, en vogue jadis aux marches de la Chine, de consommer le thé comme un légume, non comme un breuvage. Du thé à manger: Au Xishuangbanna (Chine), en Thaillande, et en Birmanie

Miang en dai, myam en palawng (môn-khmer) désignent une choucroute de thé. Après cueillette, les feuilles sont cuites à la vapeur, serrées dans des feuilles de bananier, ou des sections de bambou, et mises à fermenter, entassées dans des jarres, pendant plusieurs mois voir un an. Au terme du processus, elles sont lavées avec soin, puis marinées dans l’huile de sésame, assaisonnée de citron, de sel et d’ail et parfois de piment.

Dégustée à la fin du repas, en guise de pause-café, la choucroute de thé est restée largement répandue en Birmanie. On la déguste arrosée d’huile de sesame, agrémentée d’un assortiment de friandises croustillantes: pois et ail frits, sésame grillé et crevettes séchées. Elle sert aussi de nourriture à ceux qui on peut d’argent car c’est un excellent coupe faim que l’on trouve partout dans les petites gargottes.

Sucre

Sucre

L’histoire de l’industrie du sucre.

Dès le 14e siècle, le sucre a été introduit en Europe, en petites quantités, via le Proche-Orient et l’Italie. On l’appelait d’ailleurs “le sel indien” . Il était surtout utilisé pour ses vertus médicinales et était donc vendu à l’once par les apothicaires.

Puisque le sucre était trop dispendieux, le miel est demeuré, en Europe, le principal édulcorant jusqu’au 18e siècle. Ce n’est donc que depuis qu’on cultive la canne à sucre de façon industrielle, que le sucre est devenu un produit répandu et accessible.

La culture de canne à sucre aurait débuté en Nouvelle-Guinée pour s’étendre ensuite dans toute la région du Pacifique Sud, en Asie du sud-est et en Inde. Puis, elle s’est répandue en Chine et dans l’ancien monde arabe. Grâce au commerce avec les arabes, on aurait fait pousser de la canne à sucre en Sicile, dès le 12e siècle. Les portuguais l’aurait ensuite importé de Sicile pour en faire la culture à Madère, au début du 15e. Mais, la canne à sucre ne peut pousser que dans des terres riches et sous un climat humide (de type tropical ou subtropical). C’est donc lorsque les explorateurs espagnols et portuguais ont implanté la canne à sucre, dans leurs nouvelles colonies d’Amérique, que la production de sucre a pu enfin prendre son essor et devenir, au début du 17e siècle, la plus grande et la plus lucrative industrie du monde.

La canne à sucre est demeurée l’unique source de sucre brut jusqu’au 18e siècle. À ce moment là, un chimiste allemand du nom d’ANDREAS MARGGRAF découvrit que le saccharose (qu’on appelle aussi sucrose), le saccharose, donc, de la betterave avait exactement la même composition chimique que celle contenue dans la canne à sucre. La betterave à sucre avait été cultivée à Babylone et en Egypte. Et en Europe, on s’en servait comme légume pour l’alimentation du bétail. Mais cette betterave contenait moins de 4% de sucre. Des chercheurs allemands ont donc effectué une culture sélective pour développer une betterave pouvant contenir jusqu’à 20% de sucre. Puis quand un des étudiants du docteur MARGGRAF (FRANZ KARL ARCHARD) trouva la méthode pour extraire le sucre de la betterave, la culture de celle-ci se répandit rapidement en France, en Autriche-Hongrie et en Russie. En 1803, la première usine de sucre de betterave apparut en Allemagne puis la culture de betterave sucrière se dévelloppa dans toute l’Europe. L’Europe était alors sous l’emprise de NAPOLÉON BONAPARTE, et la France devait faire face à un blocus britannique qui empêchait toute relation commerciale avec les Antilles.

Même si au départ, le sucre ne faisait pas ou peu partie de l’alimentation humaine, il s’est assez rapidement incrusté dans les habitudes alimentaires, grâce à ses qualités énergétiques et son goût, d’abord en Europe puis dans le monde entier. Le sucre est donc devenu une matière de première importance dans les stratégies géo-politiques et économiques. Il a, par exemple, servi au commerce triangulaire britannique. Des bateaux chargés de produits manufacturés arrêtaient d’abord en Afrique occidentale pour échanger leurs biens contre des esclaves. Ces esclaves étaient ensuite envoyés en “Inde occidentale” (qui sont en fait les Caraïbes) en échange de sucre qu’on ramenait en Angleterre. Au fur et à mesure que florissait ce commerce, les navires ont fait de plus en plus souvent escale en Nouvelle-Angleterre aussi. Là, les Américains en avaient besoin pour leur usage domestique mais, surtout, les distilleries en avaient besoin pour leur rhum. Eu Europe, on a aussi souvent payé des armes avec d’importantes quantités de sucre. L’histoire de l’Amérique latine, en particulier, a été très fortement marquée par les aléas de l’industrie du sucre. Au Brésil, de 1630 à 1654, les Hollandais ont occupé les terres de cannes à sucre, qui appartenaient alors aux Portuguais, dans l’espoir de prendre le contrôle de la production et de la distribution du sucre en Europe. La plupart des pays d’Amérique latine ont abandonné la culture de subsistance pour la culture d’exportation, de sucre mais aussi de cacao, d’ananas et autres fruits exotiques. Ce système économique a maintenu des milliers de personnes en esclavage et complètement transformé les rapports ethniques, créant de nombreuses guerres meurtrières entre Noirs, autochtones, blancs et métisses. Cuba, quant à elle, a dû s’allier avec l’URSS pour pouvoir continuer à exporter le sucre que les Américains refusaient -et refusent évidemment encore- de leur acheter.

Aux États-Unis, le lobby du sucre a été et demeure encore immensément puissant. Il a fait s’affaiblir, en 1895, la loi SHERMAN interdisant le monopole. (votée en 1890) L’American Sugar Refining Company avait alors acheté quatres autres manufactures pour ainsi contrôler 98% de l’industrie du raffinage du sucre. Elle a gagné le procès que lui faisaient les États-Unis d’Amérique en interprétant à son avantage la définition que donnait la Constitution de la notion de “commerce”.

Le sucre naturel de la betterave et de la canne s’appelle “saccharose” (ou sucrose) et est constitué de l’union moléculaire du jus des plantes (fructose) avec une substance appelée “glucose”. Le glucose a également un goût sucré, mais ce goût est moins prononcé que le saccharose (70%). En 1811, on a découvert que le glucose pouvait être produit en hydrolysant l’amidon de blé, de riz ou de maïs. À partir de 1920, le glucose tiré de l’amidon entra donc en compétition avec le saccharose de la canne à sucre et de la betterave sucrière. À la même période, fut développée la saccharine, un produit artificiel et non-nutritif 300 fois plus sucré que le sucre de canne. On commença à produire commercialement de la saccharine dès 1901. Lors de la Première Guerre Mondiale, elle fut même utilisée pour remplacer le sucre, qui se faisait plus rare du fait que le transport par mer était plus hasardeux. Les effets de la saccharine sur le métabolisme humain ayant suscité de nombreuses controverses, le Canada en vint à interdir son utilisation. (Il est encore utilisé en Asie) Puis vint le cyclamate, 30 fois plus sucré que le sucre. Cet autre produit artificiel devint populaire dans les années 60 avant d’être également banni, dès 1970, cette fois-ci par les États-Unis.

Les désavantages du glucose et de ces produits sucrants artificiels ont permis de laisser l’industrie du sucre traditionnel relativement tranquille. Mais, à partir de 1967, un concurrent de taille allait Bientôt s’imposer : le HFCS (High Fructose Corn Syrup). Depuis 1985, les Américains consomment plus de HFCS que de sucre traditionnel. Les producteurs de sucre américains n’en ont pas trop souffert parce que c’est l’importation qui diminua radicalement. Ce qui donna un dur coup aux entreprises étrangères voisines. En même temps que le HFCS, d’autres produits artificiels ont été créés : l’aspartame (commercialisé sous le nom de NutraSweet), l’acesulfame et le stevioside, avec des pouvoir sucrant 200 fois plus grand que le sucre naturel. Alors que la production mondiale de sucre brut s’élève maintenant à 100 millions de tonnes, celle des nouveaux produits sucrants atteint maintenant 7,5 millions de tonnes, les États-Unis en produisant les trois-quart.
Comme on retrouve aujourd’hui du sucre et des dérivés de sucre dans presque tous les produits alimentaires, du pain aux bonbons en passant par les boissons gazeuses, dans plusieurs produits pharmaceutiques, ainsi que dans des produits de lessive et certains adhésifs, l’industrie du sucre est un acteur incontournable dans l’élaboration des stratégies commerciales. Ainsi, quand Coca-Cola a annoncé, au début des années 80, qu’elle allait remplacer le sucre de sa recette secrète par un nouveau produit sucrant, le sirop de maïs, le prix du sucre à la Bourse a chuté et plusieurs industries utilisant des produits concurrents au sucre ont dû s’ajuster. Devancée, Pepsi Cola n’a pas pu faire ce type de changement alors qu’elle l’avait prévu depuis quelque temps déjà. Coca-Cola, bénéficiant d’une baisse des prix pendant quelques années, a pu continuer à utiliser le sucre dans sa recette industrielle tout en développant de nouveaux produits (Diet Coke, Cherry Coke).

Les industries du sucre, face aux développements récents de nouveaux produits sucrants, ont également dû diversifier leurs activités. Une des plus importantes compagnies productrices de sucre, la Tate & Lyle Corp. (basée en Angleterre mais associée à Archer Daniels Midland, des États-Unis), produit maintenant des produits synthétiques sucrant pour les céréales, de la melasse pour nourrir les animaux ainsi que de l’HFCS dans des usines des État-Unis (Illinois, Montana Colorado, Nebraska et Wyoming), d’Europe (Portugual, Slovaquie, Hongrie, Bulgarie, Turquie, Angleterre et Écosse), d’Afrique (Zimbabwe, Zambie) et de Chine.

Depuis 35 ans, l’industrie du sucre est en profonde mutation. Grosso modo, le nombre d’usines a diminué mais la production a augmenté. Ceci est évidement dû à des améliorations techniques. Par exemple, on a développé une machine qui coupe la canne à sucre, la lave et la charge en une seule opération continue. Pour ce qui est de la production de betteraves, on a introduit des variétés génétiquement modifiées qui ne forment qu’une seule pousse, évitant ainsi d’avoir à éclaircir régulièrement les plantations. On peut ajouter à ces améliorations techniques, l’automatisation des usines et la mise au point d’un processus de cristallisation en continue.

SUCRE – VERTUS

Les glucides regroupent les glucides simples, monosaccharides et disaccharides et les glucides complexes oligosaccharides et polysaccharides.Les monosaccharides: Le glucose est l’unité de base de la molécule d’amidon. Il est obtenu industriellement par hydrolyse totale des amidons de maïs, de blé ou de pomme de terre. Le fructose se trouve principalement dans les fruits. Il est obtenu industriellement par hydrolyse du saccharose ou par isomérisation du glucose. Les disaccharides: Le saccharose, glucose + fructose est le sucre extrait de la betterave ou de la canne. Il est constitué à parts égales de molécules de glucose et de fructose. Le lactose, galactose + glucose se trouve dans le lait des mammifères. Le maltose, glucose + glucose, est obtenu par hydrolyse de l’amidon. Les monosaccharides et les disaccharides constituent le groupe des “glucides simples”. Seuls les glucides simples confèrent aux aliments une saveur sucrée. Les oligosaccharides
Les fructo-oligosaccharides sont présents en faible quantité dans certains fruits et légumes artichauts, oignons. Ils sont obtenus industriellement à partir du saccharose ou de l’inuline, petit polymère de fructose contenu dans les racines de chicorée. Ils sont constitués de courtes chaînes associant une molécule de glucose à quelques molécules de fructose de 2 à 9. Ils possèdent une faible saveur sucrée.

Les polysaccharides: Les amidons constituent l’essentiel des “glucides complexes” de notre alimentation. L’amidon est composé de longues chaînes de molécules de glucose, que la cuisson et la digestion vont scinder en unités glucose. La cellulose est un polysaccharide non digestible par les enzymes de l’intestin. Le terme glucide dérive du mot grec “glukos” qui signifie “doux, sucré”. Pourtant seuls les glucides simples, comme le glucose, le fructose, le lactose et bien sûr le saccharose, apportent aux aliments une saveur sucrée. Avec ou sans “S” ?
Le SUCRE sans “s” ou saccharose est la référence du goût sucré. Le sucre est, en effet, choisi comme “mètre-étalon” pour mesurer l’intensité et la qualité de la saveur sucrée. Sur les étiquettes de nos aliments, les glucides simples sont regroupés sous la dénomination SUCRES avec “S”. Ce terme englobe également des glucides qui n’existent pas à l’état naturel : les sirops de glucose et les isoglucoses, utilisés comme ingrédients alimentaires.
Les sirops de glucose sont des mélanges liquides de glucose, maltose et de glucides complexes provenant d’une hydrolyse partielle de l’amidon.
Les isoglucoses sont des sirops de glucose dont une partie du glucose est transformée ou “isomérisée” en fructose.

Le sucre est une excellente source de glucose, nutriment du cerveau. Depuis toujours, le sucre se distingue en vous éveillant au plaisir du goût. le sucre est une excellente source de glucose, nutriment énergétique des muscles. le sucre contribue à répondre à vos besoins quotidiens en glucides. Une véritable épopée: La saveur du sucre à toujours exercé sur l’homme un attrait instinctif et l’histoire du sucre ce confond avec celle de la nature qui, généreuse, a mis à notre disposition des milliers de plantes et de fruits contenant des substances sucrées. Au cours des millénaires qui ont précédé notre aire industrielle, la canne à sucre c’est imposée, à côté du miel, comme fournisseur de sucre à l’humanité. En effet, elle renfermait un sucre facilement accessible sous forme d’un sirop fortement concentré, d’extraction artisanale aisée, de conservation facile.

Un “miel” de roseau sucré à d’abord été utilisé à l’état sauvage avant d’être cultivé, cette culture remontant d’ailleurs à la plus haute antiquité. Les théories les plus récentes font remonter sont origine botanique au Saccharum robustum de la Nouvelle Guinée et des îles proches. De ce berceau la canne aurais émigré d’abord vers l’est, s’implantant dans les Nouvelles Hébrides, la Nouvelle-Calédonie, les îles Fidji, avant de ce diriger plus tard vers l’ouest et le nord-ouest pour atteindre les Philippines, l’Indonésie, la Malaisie, l’Inde, l’Indochine et la Chine.

La tradition indienne nous apprend que la canne à sucre était connue et utilisée depuis la plus haute antiquité par les habitants du golfe du Bengale. On trouve, près de Radjamahal, les ruines d’une ville qui portait le nom de fur, sucre et le Bengale lui-même fut appelé autrefois fur ou faura (pays du sucre. De très anciens poèmes indiens attestent des vertus du sucre auquel la mythologie attribuait une origine divine. Les chinois connurent également le sucre, ce “miel de roseau”, plusieurs millénaires avant Jésus-Chist, les hébreux en faisait usage et l’ancien Testament site à plusieures reprises ce doux roseau importé de l’Inde ou de la Chine. C’est semble-t’il par Néarque, amiral d’Alexandre Le Grand, que les peuples d’Occident apprirent l’existence de la canne à sucre, 325 ans avant Jésus-Christ. Néarque, qui par la vallée de l’Indus alla explorer la mer des Indes, parle dans la relation de son voyage d’un “roseau donnant du miel sans le concours des abeilles”. Quoi qu’il en soit, il est certain que le mot sucre à une étymologie Indienne. C’est en effet le termes sanscrit “SARAKARA qui a donné naissance à toutes les versions du mot sucre dans les langues indo-européennes : Sukkar en arabe, Saccharum en latin, Zucchero en italien, Seker en turc, Zucker en allemand, Sugar en anglais, etc.

Les caravanes du sucre: C’est vers le troisième siècle avant Jésus-Chist que des marchands indiens et perces commencent à importer du sucre sur les rivages de la Méditéranée orientale, en Arabie et en Egypte. Plusieurs écrivains de l’antiquité parlent alors de cette substance et de ses usages dans l’alimentation et la médecine.
Au premier siècle après Jesus-Chist, Pline l’Ancien de son histoire naturelle parle du sucre en ces termes : “L’Arabie produit du sucre, mais celui des Indes est plus renommé. C’est un miel recueilli sur des roseau, il est blanc comme la gomme, cassant sous la dent, les plus gros morceaux sont comme une aveline. On l’emploie seulement en médecine”. Hustoria Naturalis, livre II, 17. Ce texte indique bien que le sucre est déjà produit sous forme solide ce qui facilite son transport par caravane à travers l’Asie Mineure jusqu’aux ports de la Méditérranée d’où il gagne la Grèce puis l’Empire Romain. Néanmoins, l’usage du sucre reste extrêmement limité jusqu’à ce que les arabes qui ont envahi l’Asie au VIIème siècle, en rapporte la canne à sucre et entreprennent de l’acclimater dans les pays méditerranéens qu’ils occupent. C’est ainsi que la canne s’implante tout d’abord en Egypte, dans la vallée du Nil et en Palestine, sur les bords du Jourdain. Les Arabes ont appris des Perses l’art de fabriquer du sucre solide. Sous leur influence la canne gagne bientôt la Syrie, toute l’Afrique du Nord, Chypre, Rhodes, les îles Baléares, puis l’Espagne du Sud.
Cependant l’Europe chrétienne ignore pratiquement ce produit exotique qui n’arrive qu’au compte-gouttes dans les cours royales et chez certains apothicaires, venant de la lointaines Asie au fil de caravanes et de transports aventureux. Ce sont les Croisés qui, à partir du XIIème siècle vont véritablement faire connaître le sucre, dont l’usage ce répand peu à peu. Il découvrent, en Syrie et en Palestine, les plantations de canne à sucre cultivées par les Arabes. Rapporté par leur soins, le précieux roseau ne tarde pas à s’implanter dans l’archipel grec, en Sicile, dans le sud de l’italie et même dans le midi de la France. La nouvelle “épice” est vendue chez les apothicaires à des prix très élevés et sous des formes très variées : pains, cassons, pains informes, cracs, sucre réduit en poudre, etc.

Les marchands de Venise: Cependant l’Orient reste le grand fournisseur de sucre du monde occidental dont les besoins ne cessent de croître. Le commerce sucrier se développe et Venise qui exerce un quasi-monopole du commerce avec la Méditerranée orientale devient la grande capitale sucrière de l’Europe. Aux XIVème et au XVème siècles, les marchands vénitiens vont chercher à Alexandrie la mer qui arrive de l’Inde. Ce sucre est traité et purifié à Venise ou naît au milieu du XVème siècle, l’industrie européenne du raffinage. Une fois moulé en pains; le sucre est expédié dans toute l’Europe. Des documents nous apprennent que dès 1319 Venise expédiait vers l’Angleterre des chargements de 100 000 livres de sucre à la fois. Dès le début du XVème siècle la canne gagne les île de l’Atlantique. Don Henri, régent du Portugal, fait la conquête de Madère en 1420 et y acclimate avec un grand succès la canne à sucre, dont les plants viennent de Sicile, les Espagnols à leur tour, introduisent le cannes au Canaries. La production des îles atlantiques concurrence désormais celle du Levant. En 1497 Vasco de Gama découvre le Cap de bonne Espérance, ouvrant la route des Indes aux navigateurs portugais qui bientôt vont supplanter les Vénitiens dans le commerce du sucre. Lisbonne à son tour devient capitale du raffinage et fournit en sucre une grande partie de l’Europe.
L’Amérique…La découverte du Nouveau Monde marque un tournant dans l’histoire du sucre. En effet, dès son deuxième voyage, Christophe Colomb introduit à Hispaniola Saint-Dominique des plants de canne à sucre provenant des Canaries. C’est aux environs de 1505 que pour la première fois du sucre va être fabriqué dans cette île, devenant le berceau de la production sucrière du Nouveau Monde. En 1518 on compte déjà à Saint-Dominique 28 fabrique de sucre et les fonds procurés par les droits d’importations du sucre en Espagne permettent la construction des palais de Charles Quint à Madrid et à Tolède. De Saint-Dominique la culture de la canne s’étend entre 1510 et 1520 à Porto-Rico, Cuba et la Jamaïque.

Simultanément, la canne est introduite au Mexique par Fernando Pizzaro en 1533, et au Brésil par les Portugais en 1520. L’élan est donné, tous les pays découverts et colonisés entre le XVIème et le début du XVIIème siècle vont se couvrir de plantations de canne à sucre. Dans la relation de son périple à travers les colonies espagnoles en 1620, Antonio Vasquez de Espinoza va rapporter qu’il a rencontré dans presque tous les pays traversés, depuis le Mexique jusqu’à la région de San Juan au Chili, en passant par le Venezuela, la Colombie, l’Équateur, le Pérou et le Paraguay, des plantations équipée de moulin à sucre. Au début du XVIIème siècle ce sont les Français qui vont introduire la canne à sucre à la Martinique et à la Guadeloupe, alors que les Anglais la font pénétrer à la Barbade. Et, la canne à sucre va poursuivre sont périple autour du monde : en 1751 les Français l’implante en Louisiane, puis on la trouve dans les îles françaises de l’océan Indien, l’île de France,île Maurice et l’île Bourbon, La Réunion, ensuite elle envahit l’Indonésie, Formose, les Philippines, Hawaï, bouclant son tour du monde à l’aube de XIXème siècle. Le Blocus continental à l’origine du sucre de betterave. Mais vient le Blocus Continental institué par Napoléon. En 1808, le sucre est introuvable, l’idée de produire du sucre à partir d’une autre plante commence à voire le jour. Déjà dès 1575 Olivier de Serres dans son “Théatre de l’agriculture” e mentionné la richesse en sucre de la betterave. En 1745, le chimiste allemand Marggraf a présenté un rapport à l’Académie des Sciences de Berlin sur ces travaux. En 1786, un de ses élèves, Frédéric Achard, a construit une fabrique expérimentale dont les résultats sont si satisfaisant que plusieurs sont édifiés dans les années suivantes en Silésie et en Bohème. La notoriété de Achard grandit. En France, deux petites usines sont à leur tour construites à Chelles et à Saint-Ouen, dans la région parisienne. De nombreux savants vont se pencher sur l’amélioration de la fabrication. En 1811, Napoléon ordonne que 92 000 hectares de terre soient livré à la culture de la betterave distribuant une somme de un million de francs d’alors entre les agriculteurs acceptant de tenter le jeux. La raffinerie du sucre elle-même progresse et le 2 janvier 1812, Benjamin Delessert raffineur à Passy, reçois le Légion d’honneur pour avoir réussit à obtenir des pains de sucre de betterave aussi purs et aussi blancs que des pains de sucre de canne.
A la chute de l’Empire, le sucre des colonies revient en force et en quelques jours le sucre de betterave perd 75% de sa valeur, ce qui entraîne la fermeture d’un grand nombre d’usine. Ce ne sera que provisoire, en 1828 la France compte 585 sucreries de betteraves réparties sur 44 départements. Cédant aux plaintes des producteurs et négociants coloniaux, le gouvernement propose une loi fort soutenue par Lamartine pour interdire la fabrication du sucre de betterave ; le projet est repoussé mais la fabrication du sucre de betterave atteint 450 000 tonnes, devenant la première production européenne ; l’Allemagne est au second rang.

Aujourd’hui, malgré les polémiques diététiques, sucre de canne et sucre de betterave se retrouvent sur nos tables, mais il semble que pour la confection des entremets sucrés, le sucre de betterave soit le plus employé.

SUCRE – TRADITION

L’extraction du sucre est effectuée selon des procédés industriels dans les sucreries. Le principe de l’extraction du sucre, qu’il s’agisse de canne à sucre ou de betterave sucrière, est quasi-identique et consiste à isoler le saccharose en éliminant par étapes, les autres constituants de la plante.

Le travail des sucreries est une suite de procédés physiques : extraire le sucre des cellules végétales, le séparer des impuretés, éliminer l’eau dans laquelle il est en solution, et enfin, parvenir à le faire cristalliser. On obtient ainsi directement du sucre blanc. Le sirop restant est soumis à de nouvelles cuissons qui donneront du sucre plus coloré, blond ou roux, du fait de réactions de caramélisation.
De la canne et de la betterave au morceau de sucre, du champ à l’usine, suivons la molécule de sucre.

SUCRE – CUISINE

En général le sucre employé pour la confection des desserts est le sucre semoule dit encore sucre en poudre. Toutefois pour certaines préparations : glaçage, sauce, sorbets, ou autre recettes, le sucre glace ou le sirop de sucre selon le cas sont à préférer. Autrefois lorsque le sucre était impur, les pâtissiers devait clarifier le sirop de sucre avec des blanc d’oeufs, aujourd’hui cela n’est plus nécessaire.

Précautions à prendre pour la cuisson
Il faut procéder dans un récipient en cuivre ou être cuit dans un micro-ondes. Le sucre doit d’abord être dissous dans un peu d’eau. Le mélange sucre eau doit être porté à ébullition, on peut, au départ, remuer de temps à autre en remuant le récipient afin que le sucre cuise uniformément mais il faut cesser lorsque l’ébullition se produit pour éviter la cristallisation (les spécialistes disent que le sucre pourrais mourir). Le temps de cuisson est plus ou moins prolongé selon le stade à atteindre ; pendant l’opération — toujours pour éviter une éventuelle cristallisation — il est conseillé d’essuyer les projections de sucre sur la paroi du récipient, ce qui ce fait avec un pinceau humidifié. Si l’on opère sur le flamme du gaz (à préférer car facilement réglable) il faut veiller a ce que la flamme ne dépasse pas le fond du récipient pour lécher le côté. Selon l’utilisation du sucre cuit, la densité du sirop obtenue peut être différente. Pour réussir parfaitement le sirop désiré, il est mieux de ne pas mettre au départ plus d’eau que nécessaire afin de ne pas avoir à trop prolonger la cuisson. Le tableau ci-dessous donne des indications quant au stades de cuisson et quant aux quantités. La plus simple méthode pour mesurer le point de la cuisson est d’utiliser un thermomètre spécial à sucre ou un thermomètre densimétrique. Autrefois on mesurais en degrés Baumé — ce qui n’est plus autorisé — mais bien des ménagères possèdent encore un pèse-sirop ainsi gradué.

TABLEAU DE CUISSON
Sirop de sucre: Faire cuire 500 g de sucre avec 50 cl d’eau pendant 1 min. On obtient environ 80 cl de sirop à 28° Baumé ou 1 241 degrés centimétriques, 100° Celsius, on obtient le sirop “universel” de conservation dit à la nappe.
Filet ou lissé: Faire cuire 500 g de sucre avec 25 cl d’eau. A 29° Baumé ou 1 250° centimétriques ou 101° Celcius, le sirop est au petit filet ou petit lissé. A 30° B ou 1 260° DC ou 102°C, on obtient le grand filet ou grand lissé. En trempant une écumoire elle-même préalablement trempée dans l’eau froide, puis dans le sirop et en prélevant le sirop avec les doigts mouillés on a lorsqu’on écarte les doigts un petit filet visqueux dans le premier cas (pour la pâte d’amande), un fil plus résistant dans le second cas (pour les crèmes au beurre, certains glaçages).

Perlé ou soufflé: Dans les mêmes proportions que ci-dessus, en poussant la cuisson jusqu’à 33° B ou 1 296 DC ou 103 à 105° C, on arrive au stade du petit perlé, le fil est large, solide, ne casse pas (pour les confitures). A 35° B 1 320 DC ou 107° C, on est au stade du grand perlédit encore soufflé, en soufflant à travers l’écumoire le sirop forme des bulles restant attachées par un petit filament (pour confiture également, fondant, fruits déguisés, glaçage des gâteaux).
Boulé: La cuisson poussée jusqu’à 37° B ou 1 344 DC ou 109 à 116°C, amène au stade du petit boulé, les bulles ne restent plus attachées, le sirop peu former entre les doigts une boule gluante, molle (pour la meringue italienne). A 38° B ou 1 357 DC ou 120 à 126°C, le sirop est au grand boulé, en soufflant à travers l’écumoire le sucre ne s’envole plus en bulles, mais en flocons neigeux, ou encore roulé entre les doigts, il forme une boule plus dure (pour la même utilisation, un peu plus ferme).

Cassé: Faire cuire 500 g de sucre avec 12,5 cl d’eau. A 39° Baumé ou 1 369° centimétriques ou 129 à 133° C, on arrive au stade du petit cassé la préparation prélevée sur l’écumoire se détache des doigts en une pellicule qui casse ou encore une goutte de sirop versée dans l’eau glacée fige immédiatement en restant néanmoins collante. A 40° B ou 1 383 DC ou 149 à 150° C, la goutte versée dans l’eau glacée devient très dure, le sucre est cassant comme du verre, très légèrement coloré (pour la décoration, le sucre filé, certains bonbons).

Caramel: Faites chauffer 500 g de sucre avec seulement 8 cl d’eau. Les 150° C dépassés, la coloration du sucre s’accentue, on obtient d’abord le caramel clair (pour la caramélisation des moules, le glaçage de certains gâteaux, la nougatine, la crème caramel). Vers 170° C, le caramel est foncer (pour colorer certaines préparations, dont le bouillon). Le caramel peut aussi être obtenu sans ajout d’eau : on fait fondre le tiers du sucre en remuant puis on lui incorpore peu à peu le reste en continuant à remuer.

Les différents sucres

Sucre blanc et sucre roux
Betterave Canne à sucre. Le principe même de l’extraction du sucre, qu’il soit de canne ou de betterave, est d’isoler la saccharose en éliminant les composants résiduels de la plante. Plus le sucre est blanc, plus il est pur : plus il est d’un roux foncé, plus il contient de résidus de la plante.
L’extraction peut se faire en plusieurs turbinages donnant successivement des sucres de 1 er, 2 em, voire 3 em jet, le sucre étant de plus en plus roux.La pureté: ainsi celle des sucres de deuxième et troisième jets peut aussi être obtenu par une opération supplémentaire, de raffinage. Les résidus, d’extraction ou de raffinage, jusqu’aux mélasse, sont parfois recherchés pour des préparations particulières, car il faut savoir que si certaines recherches le sucre blanc souvent indispensable a certaines préparations délicates, d’autres aimes les arômes secondaire que donne le sucre roux. Le sucre est préparé sous différentes présentations à connaître :
Le sucre cristallisé blanc
Il est recueilli dans les turbines après concentration sous vide et cristallisation des sirops, au stade final de l’extraction en sucrerie de cristaux fins. Le coefficient de pureté détermine le classement commercial.

Le sucre semoule
Semoule Obtenu par tamisage ou broyage du sucre cristallisé blanc. Se présente en cristaux d’environ 0,4 mm.
Le sucre glace
Glace Sucre réduit en poudre obtenu par tamisage ou broyage du sucre cristallisé blanc. Se présente en cristaux inférieurs à 0,15 mm. Addition de 3 % d’amidon pour éviter sa prise en bloc.
Morceaux de cristaux blancs
Morceaux blancs Cristaux encore chauds et humides sortant des turbines, compressés automatiquement dans des moules et agglomérés par séchage — tailles de 1 à 4 un morceau n° 3 pesant environ 7 g et un morceaux n° 4 environ 5 g.
Morceaux de sucre blanc traditionnel
Blancs en morceaux de luxe Obtenu par cristallisation lente de sirops très purs en moules parallélépipédiques, les plaquettes obtenues étant sciées en gros lingots puis cassés en morceaux — tailles n° 1 et 2, cristaux très brillants.

Cassonade en morceaux ou en cubes
Morceaux roux de canne Cristaux de sucre roux de canne cassonade compressés encore chauds et humides dans des moules, agglomérés par séchage, en calibre de 3 ou 4.
Morceau de sucre blanc moulé
Dés blanc ou cubes moulés Comme les morceaux blancs, mais en cubes réguliers de petit calibre.

Grêlons de sucre blanc
Grêlons Grains de forme arrondie obtenus par concassage de morceaux ou de lingots de sucre raffiné très pur — Les grains sont classés en numéro par tamisage.
Cassonade de cristaux
Cassonade Cristaux obtenus dans les turbines par concentration sous vide du jus de la canne à sucre. Sucre brun roux.

Sucre vergeoise de raffinerie
Vergeoise Produit de raffinerie à consistance moelleuse, coloré par les composants naturels de la plante vergeoise blonde provenant d’un premier sirop d’épuisement, la vergeoise brune, plus colorées, provient d’un second sirop d’épuisement.

Sucre Candi
Les sucres candi sont de très gros cristaux obtenus par cristallisation lente d’un sirop de sucre très pur pour le candi blanc, coloré par caramélisation pour le candi brun. Le sirop concentré est chaud 100 ° C est mis à refroidir dans des bacs tendus de fil de lin ou de coton.
Pain de sucre conique
Pain Masse cuite et chaude versée dans un moule conique dont le pointe est percée pour permettre l’élimination de l’eau-mère, le pain refroidi dans le moule est ensuite essoré, claircé et séché en étuve..

Sirop de sucre liquide
Sucre liquide ou sirop de sucre Solution d’eau et de sucre, se présentant comme un liquide épais de incolore à blond, dans lequel une quantité plus ou moins importante de saccharose a été transformée en sucre inverti.

Sucre inverti ou interverti
Sucre inverti ou interverti se présentant sous forme demi-pâteuse blanche, d’une concentration sensiblement identique à celle du miel, il est obtenu par hydrolise du saccharose.

Sucre gélifiant cristallisé blanc
Sucre gélifiant Cristallisé blanc additionné de pectine de fruits et acide citrique alimentaire.

Sucre vanillé Sucre semoule parfumé
avec de l’extrait ou de l’essence de vanille naturelle doit comporter au moins 10 g de vanille par 100 g de produit en sachet de 8 g.

Sucre vanilliné Sucre semoule additionné de vanilline synthétique 0,7 % au moins du mélange ou d’éthyl vanillé synthétique 0,2 % au moins du mélange en sachet de 8 g.

Sucre fondant
Fondant Sirop de sucre travaillé à un certain stade de cuisson pour présenter un aspect de pâte épaisse très blanche.

Caramel
Caramel Obtenu industriellement à partir du sucre pur ou de sucre et de glucose, restant liquide.

Souchet des Indes

Souchet des Indes

SOUCHET DES INDES – CURCUMA

Beaucoup utilisé dans les curry et les carri

Le curcuma est originaire de Java mais il est cultivé partout dans le Sud-Est asiatique.
Dans la Pacifique certaines tribus attribuent au curcuma des propriétés magiques pour chasser le mauvais esprit
Pour les Birmans l’univers et sorti de cette plante
En Inde on s’en teint le corps et saupoudre les lieux sacré de racine de curcuma pilé.
Plusieurs études ont démontré que le curcuma prévient la formation de caillots sanguins.
Des études pakistanaises ont démontré que l’huile essentielle de curcuma lutte contre les infections fongiques
Une étude faite sur des rats a montré une diminution significative des pierres aux reins grâce à l’ajout de curcuma dans la ration alimentaire des bêtes
Des chercheurs ont observé un effet anti-inflammatoire, anti-démique et anti-arthritique chez des animaux à qui l’on avait administré de l’huile essentielle de curcuma
Des tests ont démontré que le curcuma réduit le taux de cholestérol, protège le foie contre les toxines, abaisse le taux de glucose sanguin chez des diabétiques et qu’il lutte efficacement contre le cancer

Contre-indications
En cas de calculs biliaires ou d’obstruction des voies biliaires, consulter d’abord son médecin

curry

Le curcuma est le composant essentiel de la poudre de curry
poudre de racine de curcuma…………………………….3 cuillères à soupe
poudre de racine de gingembre ………………………..1 cuillères à soupe
poudre de graines de fenugrec ………………………….1 cuillères à soupe
poudre de graines de cumin ………………………………1 cuillères à soupe
poudre de piments de cayenne ………………………….1 cuillères à soupe
mélanger les poudres conservez le curry à l’abri de la lumière.

carvi

le carvi indien aurait dans sa composition
Coriandre en poudre …………………………….60 parties
curcuma ……………………………………………….15 parties
poivre noir …………………………………………….10 parties
poivre enragé ………………………………………..15 parties

Sorbier des oiseleurs

Sorbier des oiseleurs

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SORBIER DES OISELEURS – Découverte

Chutney de sorbier des oiseleurs ou le Sorbus aucuparia.

Faites cuire les fruits du sorbier des oiseleurs détachés de leur grappe, puis passez-les au moulin à légumes.
Dans une casserole, faites revenir des oignons et ajoutez la purée de fruits (sorbes). Ajoutez ensuite du vinaigre, de l’ail haché, des raisins secs, du miel et du piment fort. Salez.
Vous pouvez aussi cueillir les fruits, si les oiseaux ne les ont pas mangés avant vous, dès l’apparition des vraies gelées au début de l’hiver.

Petits trucs pour reconnaître le sorbier : petit arbre de 10 à 20 m, jeunes rameaux luisants, feuilles alternes, composées et entièrement découpées un des seuls à avoir ces caractéristiques là !, importantes et nombreuses grappes de fruits de couleur rouge orange.

Le sorbier des oiseleurs ou sorbier sauvage est commun en Europe méridionale, mais rarement au-dessus de 700 mètres d’altitude. Il croît dans les bois, les forêts, les haies, les marécages de montagnes jusqu’à 2400 mètres, dans une grande partie de la France, dans toute l’Europe jusqu’en Islande, en Asie occidentale et boréale, et au Japon. Le sorbier est un arbre pouvant atteindre 10 à 12 mètres. Ses fleurs sont blanches. Le fruit globuleux et charnu, en forme de pomme, est petit, rouge corail, non comestible, persistant en hiver. Il a des propriétés adoucissantes et antioxydantes. De ce fait, il est réputé pour ses vertus anti-âge. C’est d’autre part un bon astringent et possède une activité exfoliante

Silphium

Silphium

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SILPHUIM – HISTOIRE

Deux provenances étaient distinguées : Médie ou Cyrénaïque.

Le suc de Médie était généralement de qualité inférieure.
Deux sortes de sucs aussi : de la tige le caulias, des racines le rhizias, plus coté. Le laser de couleur rousse était le plus estimé. Transparent, ressemblant à la myrrhe, fortement odorant, blanchissant lorsque mélangé à l’eau, il causait une odeur agréable bloquant bientôt la respiration d’après Dioscoride. Cette plante, connue aussi sous le nom de silphium , poussait en Afrique du nord, surtout dans la partie montagneuse de la Cyrénaïque proche du désert.

Elle pouvait couvrir de larges surfaces où sautaient les gerboises. On en écartait le bétail.
Théophraste la décrivit comme une variété de férule, moins grosse, des feuilles semblables à celles du persil, une graine plate en forme de coeur, l’écorce de la racine noire donnant un suc laiteux par incision.
D’après des recherches du XIXe siècle, le Laser serait la plante décrite par Linné et appelée Ferula Asa foetida. La résine Asa foetida serait produite par plusieurs plantes ; bien qu’encore mentionnée en pharmacie, elle est peu utilisée actuellement. C’est toujours un condiment en Asie. Elle sert à l’élaboration de la Worcestershire sauce. Mais cette Asa foetida iranienne ne semble pas être le Laser de Cyrénaïque de l’Antiquité. En effet, les Anciens mentionnent une odeur agréable, ce que n’est pas celle de la plante dite fétide foetida….

Autre nom : Laser
Le nom de cette espèce revient très souvent dans les recettes de l’Antiquité. Apicius l’aimait particulièrement et il en ajoutait partout.

Il est pourtant inutile de partir à sa recherche, elle a complètement disparue parce qu’elle était, soit trop fragile, soit trop appréciée.

Serpolet

Serpolet

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SERPOLET – Découverte

Thym serpolet porte les noms communs : de thym serpolet, de serpolet, de farigoule en Provence. Son nom latin est le thymus serpyllum. Il est de la famille des labiées ou lamacieae.
Pour un amoureux de la Provence comme moi, le serpolet est une plante sympathique. C’est la farigoule ou la farigoulette des provençaux. On dit aussi férigoule et le nom de Saint-Michel-de-Frigolet, célèbre pour son abbaye, en est dérivé.

Le serpolet pousse aussi chez nous. Ses petites feuilles sont plus claires, plus larges et plus tendres que le thym de nos jardins mais l’odeur caractéristique due au thymol que contiennent ces plantes est bien la même. Cette espèce a de nombreuses formes et sous-espèces différentes. Le serpolet aime les sols secs, légers, caillouteux ou sablonneux mais il ne dédaigne pas les sols argileux. Il pousse un peu partout : forêts, buissons, lisières, bords de chemins, pelouses sèches. Sa hauteur varie de 5 à 30 cm. C’est une plante médicinale et aromatique qui contient de l’huile essentielle, des tanins et du chicotin. C’est aussi une plante mellifère que semble apprécier le bourdon sur la photo !

C’est de terrains arrides que nait l’odorant serpolet. Cousin du fameux thym de Provence, tout comme lui il est chargé d’une histoire, que l’on découvre avec émerveillement. Comment ne pas être émerveillé d’ailleurs devant toutes ces magnifiques et magiques plantes aromatiques que la nature nous offre? Elles sont douées de nombreuses vertus, nous soignent et nous guerrissent, embaument notre cuisine avec leurs aromes délicats et citronnés. C’est de la magie, et depuis des temps très anciens elles nous fascinent. Le serpolet pousse dans les alpilles et ressemble à de la bruyère, comme un tableau impressioniste, du temps ou Van Gogh peignait avec passion les lumières dorées et les couleurs chatoyantes de notre magnifique Provence…

Cousin du fameux thym de Provence, le serpolet est une plante vivace qui pousse en petites touffes avec de nombreuses tiges rayonnantes, rampantes et parfois dressées au sommet, qui portent de toute petites feuilles ovales étroites et à bord enroulé, de couleur verte à vert foncé. Les petites fleurs sont rassemblées en épis terminaux sur la tige, de couleur rose à rouge pourpre ; elle apparaissent à partir de l’été pour durer souvent jusqu’à l’automne ; Le serpolet se plait à pousser en colonies dans les terrains arides ; il reste souvent très localisé et se remarque par sa ressemblance avec une petite plante de bruyère.
l’odorant serpolet ! Les anciens déjà appréciaient le serpolet à cause de son odeur caractéristique, de son parfum agréable tout en nuances, qui est capable de simuler le thym, le citron, la mélisse?Mais aussi à cause de ses nombreuses vertus médicinales. Pline l’ancien le recommandait pour soigner les angines, et beaucoup d’autres maux encore?Mais c’est comme condiment que le serpolet reste très connu : comme le thym il sert à aromatiser les gibiers, les ragoûts, les marinades et en Provence considéré comme plus agréable que le thym, il reste très recherché pour agrémenter des courts bouillons et des saumures pour la préparation des charcuteries.

SERPOLET – VERTUS

Comme toutes les plantes aromatiques, le serpolet possède de nombreuses vertus médicinales, et les connaitre, c’est apprivoiser une nature, qui avec générosité nous donne toutes les clefs. A nous de savoir les utiliser à bon escient et de faire perdurer un savoir séculaire. Le secret des plantes est à la portée de tous ceux qui cherchent à le connaitre…

Le serpolet de tous temps a été utilisé pour soigner, les maux de gorge, les coliques et les vomissements, et au Moyen Âge on ajoutait les maux de tête et la coqueluche. Pline l’ancien, naturaliste et écrivain latin né en 23 après Jésus christ et qui périt lors de l’éruption du Vésuve en l’an 79,le recommandait pour soigner les angines dans sa compilation scientifique: “histoire naturelle” qui comporte 37 livres.

SERPOLET – SAVOIR ACHETER

Le Serpolet est une plante aromatique appelée aussi “farigoule” avec une saveur douce. C’est la même utilisation que le thym, avec les volailles, les viandes blanches, les truites, le mouton, le lapin. Il entre dans la fabrication d’une liqueur.
Originaire d’Asie le thym serpolet appartient à la famille des labiées. Sous le nom latin de Thymus serpyllum, les flores groupent des espèces morphologiquement distinctes et souvent liées à des conditions de milieu particulières. Le Serpolet ou thym sauvage, représente avec le thym vrai deux groupes très voisins. Nommé parfois “thé des bergères” il est commun dans toute la zone tempérée Européenne.

C’est une plante herbacée vivace semi-ligneuse, aux rameaux légèrement lignifiés à la base, couchés ou ascendants. Les tiges souvent anguleuses sont velues. Les feuilles entières très petites rarement au delà de 2 centimètres sont linéaires à ovoïdes ou arrondies et diversement velues. Les fleurs sont de couleur pourpre allant jusqu’au violet sombre. Les fruits sont des polyakènes ovoïdes.
Il se développe dans les endroits secs et ensoleillés, il pousse comme une herbe en touffe, sur le bord des chemins, dans les landes, les pâturages et les dunes. Il se cueille au printemps ainsi qu’au début de la floraison. Vous pouvez récolter la plante entière dans le pré ou les dunes des régions ensoleillées et sèches ou son parfum est le plus fort. Le serpolet s’utilise tout comme le thym dans les préparations culinaires.” Pour ma cuisine, l’arôme est primordial ; on ne peut pas tricher avec les arômes. Le premier travail est donc la cueillette de la plante ; il faut la ramasser avant midi, avant que la sève ne monte. Si la sève s’en va dans la fleur, c’est fini? ”
Coupez délicatement les tiges, toujours avec un couteau, sans enlever les racines. Les herbes pourront de cette manière de nouveau proliférer. Si vous n’avez pas de couteau, maintenez la base de la plante d’une main et, de l’autre, cassez-la. Prenez soin aussi de toujours laisser deux feuilles à leur base. Soyez prudents, cueillez uniquement les herbes que vous connaissez parfaitement. Comme les champignons certaines plantes sont toxiques, voire mortelles. N’hésitez jamais à demander conseil auprès d’un pharmacien ou d’un herboriste qualifié. Enfin, certaines plantes sont protégées, nous vous incitons à les respecter et à préserver la nature en ne les ramassant pas. (La liste de ces plantes est disponible auprès du Service du Patrimoine naturel : Liste des espèces végétales protégées en France, E. Gavazzi, Service du Patrimoine naturel, Muséum national d’histoire naturelle).
Attention ! Certaines plantes pourtant tout à fait comestibles deviennent dangereuses par les parasites qu’elles peuvent transmettre. Au moindre doute, faites-les bouillir quelques minutes. Ne ramassez jamais les plantes au bord des routes, dans des champs traités, aux abords des usines etc’ Renseignez-vous sur les éventuelles pollutions locales.

Conseil : Ne jamais arracher les plantes ! Des cueillettes bien faites peuvent amener les plantes à se développer plutôt qu’à se raréfier.
Sachez ce dont vous avez réellement besoin : ne cueillez que ce qu’il vous est nécessaire.

SERPOLET – TRADITION

Petite histoire : En Angleterre, les jeunes filles avaient coutume d’accrocher un brin de serpolet dans leur chevelure pour attirer l’amour du garçon convoité.
On le disait également bon contre les morsures de serpents ou de scorpions : il suffisait d’en avoir mangé pour ne pas redouter de telles morsures. Ainsi bergers et moissonneurs pouvaient dormir à la belle étoile en toute tranquillité.

nom latin : Thymus serpyllum de la famille: Lamiacées (Labiées)
habitat : Montagne. Talus secs, rochers, bords des chemins.
saison – récolte : Eté, automne. Récoltez plutôt la plante en fleurs car elle est alors beaucoup plus parfumée.
description : Cousin du thym, le serpolet est une plante vivace rampante et odorante. Ses tiges couchées portent de petites feuilles opposées, arrondies. Les fleurs d’un rose-violet sont regroupées en capitules terminaux. Il y a de nombreuses variantes, toutes odorantes, mais pour Marc Veyrat les meilleurs serpolets – qu’il appelle affectueusement ” pimpiolet ” poussent dans sa vallée de Manigod, en Savoie.

Utilisation : Les feuilles et les sommités fleuries, délicieusement parfumées, sont ajoutées aux salades, aux légumes, aux soupes, de préférence en fin de cuisson afin de préserver leur arôme très volatil.
Le serpolet est l’une des plantes favorites de Marc Veyrat qui l’associe à la viande d’agneau et le marie avec audace au melon en dessert.

Sel de Guérande

Sel de Guérande

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SEL DE GUERANDE – Découverte

Entièrement façonné par la main de l’homme, le site des marais salants de Guérande est un élément central du patrimoine de la Presqu’île.

Au-delà de son rôle économique, il représente une zone écologique très riche. Véritable “poumon vert”, il recèle environ 180 espèces d’oiseaux migrateurs ou sédentaires. Historiquement, la récolte du sel a joué un grand rôle dans le développement des villages et aussi du port du Croisic, où s’effectuait le commerce du sel depuis l’antiquité.

Les spécialistes s’accordent à dire que la configuration actuelle des marais remonte à la fin du XIXe siècle. Cependant, des traces écrites indiquent que la technique d’exploitation actuelle du sel remonte à plus de mille ans. Mais à l’époque de l’âge de fer déjà, le sel était produit en chauffant de l’argile ou du sable salé pour en extraire la saumure. Avec le développement du commerce maritime au XVIe siècle, le nombre de salines a augmenté considérablement.

La digue qui sépare le traict du marais a été bâtie au XVIIIe avec les lests des navires marchands du Croisic.
L’époque la plus intense d’exploitation est atteinte au début du XIXe. Mais sous la concurrence du sel de mine et du sel de Méditerranée, l’abandon des salines commence en 1840. A cette date, on dénombrait 2350 paludiers pour 25577 oeillets cultivés. Aujourd’hui, ils ne sont plus 280, pour moins de 4500 oeillets.
Les efforts consentis par les paludiers pour promouvoir leur produit et mettre en valeur les qualités biologiques du sel de Guérande ont abouti à l’attribution du label Rouge et à la protection du site par le conservatoire du littoral. d’après “LE QUOTIDIEN” 01/95 Le Croisic.

Un peu d’histoire Le sel
Le travail du saunier en photos (marais salants de Bourgneuf en 1969)
L’exposition actuelle sur le sel
1 – Etier (canal d’eau de mer)
2 – Mestières (l’eau se décante et s’échauffe)
3 – Fontermain (réserve d’eau)
4 – Autermain (canal central)
5 – Oeillet
6 – Toisselier (tas de sel)
7 – Salorge (hangar à sel) 8 – Seisse (voir photo plus bas)
9 – Barrières ou “étendières”
10 – Charreau (chemin)
11 – Tas de bousats (bouses de vaches séchées servant de combustible)
12 – Tablette pour entasser le sel
13 – Coëf (buse en bois – voir photo plus bas)
14 – Boirate (abreuvoir pour bétail)
Le travail du paludier: (Au sud de la Loire on disait “saunier”etnon “paludier”. Nous employons ici le terme “paludier” par souci de simplification.) Au printemps, on met le marais salant à sec pour le “limer” (le nettoyer).
1 On écope d’abord les “oeillets” (5) (compartiments où se formera le sel) avec une “seisse” sur trépied.
2 Ce qui reste d’eau est évacué à la “bogue” ou “mouillette”.
3 Avec un “rouable”, on débarrasse alors l’oeillet de sa couche de vase fine accumulée pendant l’hiver,
4 puis on lisse soigneusement le fond avec une pelle en bois, la “boguette”, qui sert aussi à curer les petits canaux du marais appelés “vies”, “tours d’eau” etc…

On se reportera pour la circulation de l’eau au schéma de la maquette de marais salant, en gros le suivant:
étier (1) –> mestière (2) –> fontermain (3) –> autermain (4) –> oeillets (5).

En année normale, la récolte du sel a lieu de début juillet à octobre. Au démarrage de la “saumaison”, à mesure que l’eau s’évapore dans les oeillets, on complète le niveau par de petites quantités d’eau de mer jusqu’au moment où, le point de saturation atteint, la cristallisation commence.

5 Le premier sel obtenu forme une fine pellicule à la surface: c’est le “viel”, sel fin naturel que l’on prélève parfois à l’aide du “ramasse-viel” en écrémant l’eau.
6 Puis le gros sel gris se forme au fond de l’oeillet, dans l’eau. On le brasse avec l’eau pour le laver à l’aide de la “cimauge”, puis on le ramène contre la “tablette” (12) (petite plate-forme entre deux oeillets).
7 On le tire sur la tablette avec le “surveillant”.
Quelques heures après, le sel égoutté est porté hors du marais à la brouette (naguère encore, à dos d’homme), soit dans la “salorge” (7) (baraque de terre et de bois) soit à un gros tas conique, le “tesselier” (6) (ou “toissier”) que l’on recouvrait il y a peu de roseaux et de terre.
Mais tout n’est pas rose dans les salines et le déclin approche.

Etat de l’industrie salicole au Pays de Retz (1968), les chiffres comparés des salines en activité sont éloquents:
1711: 34000 salines
1968: une vingtaine, presque toutes à Bouin.
Causes: concurrence des sels de mine, mais surtout dépopulation des campagnes et irrégularité des récoltes parfois nulles.
Seisse Paludiers (Sauniers)
Partie d’un “coëf”
Les étapes de l’aménagement des marais de BOURGNEUF et des MOUTIERS
Les marais voisins de BOUIN datent du VIIème siècle, mais les premiers endiguements ont pu être réalisés sous l’influence des Romains au début de l’ère chrétienne.
La véritable conquête des marais remonte aux XIème, XIIème et XIIIème siècles et porte la marque des grands aménagements monastiques de l’époque.
On voit ici l’importance des marais salants dans la Baie de Bourgneuf.

l’activité salicole a connu des récessions nombreuses à partir du XVIIème ( guerres, envasements, tempêtes). Son apogée se situe au XVIème siècle. A partir du XVIIème, c’est le déclin. A la fin du XVIIIème et au début du XIXème, BOURGNEUF entreprend de grands travaux de poldérisation: rectification du tracé des étiers, déplacement de structures portuaires et création de mattes agricoles. De nouveaux espaces sont gérés en eau douce.
En 1818: un aqueduc, le couef BARAUD, permet aux marais du N.O. de prendre l’eau salée directement en mer.
En 1880-81: construction de l’écluse du COLLET dont la fonction doit permettre:
d’écouler les eaux douces du Falleron (bassin versant agricole de 20 000ha) – d’effectuer sur les vases qui encombrent le port du Collet un effet de chasse.
– de prélever de l’eau salée à marée haute afin d’alimenter les marais salants encore en activité.
En 1959: construction de l’écluse du FRESNE afin d’éviter l’introduction d’eau salée en amont. Cette installation contraint à la gestion en eau douce tous les marais situés à l’est de la route joignant La Rivière aux Guérins au pont du Fresne.

En 1975: construction du vannage de MILLAC pour alimenter les marais restés en eau saumâtre.
d’après OLIVIER CLEMENT: « Les marais de Bourgneuf et des Moutiers en Retz : l’évolution d’une zone humide littorale» CEMAGREF Bordeaux.
(communication au colloque ESPACES COTIERS ET SOCIETES LITTORALES. NANTES 1986).
Les derniers marais salants de Bourgneu

DU FOURMILLEMENT A L’ABANDON
En 1793, on compte encore 20 000 aires saumâtres.
En 1800, elles ne sont plus que 8000 à 12000.
En 1828, les 2/3 des marais ne font plus de sel. On n’en compte plus que 2200.
En 1870, il en reste 245
En 1884 : 71
En 1921 : 60
En 1970 : fin de l’activité salicole.
Les marais salants procuraient:
– le sel
– les anguilles lors des curages
– le gibier d’eau
– les produits de la pêche dans les étiers,
mais aussi des cultures (assolement fèves-céréales) sur les bassins qui profitaient de la fertilisation des boues de curage en basse saison.
Les céréales, présentes encore largement entre les deux guerres, ont cédé la place à l’herbe. Les salines abandonnées au XXème siècle sont utilisées pour la pisciculture extensive selon un nouveau cycle d’exploitation de 3 ans. Mais cette activité connaît aussi des difficultés. Sur la vingtaine d’exploitants restants, 12 sont agriculteurs et 2 pêcheurs-ostréiculteurs. Les autres ont des professions diverses.

75% des 300 bassins en eau saumâtre ne font plus l’objet d’aucune activité de production.

21% sont encore utilisés par les anguillicultures et 4% par l’élevage de la palourde.

A ce net déclin des activités productives, s’oppose le développement des pratiques de chasse d’abord dans la partie en eau douce et maintenant dans celle en eau saumâtre.

Les marais sont loués ou achetés, leur entretien n’est plus assuré, et parfois la communication avec l’étier est coupée. Mais le prix des parcelles augmente et la tentation de vendre pour la chasse des terres en abandon est grande.

La récolte du SEL MARIN breton de la presqu’île Guérandaise s’effectue selon des procédés très particuliers, en plusieurs phases.

L’eau de mer amenée par L’ÉTIER, est stockée dans des réservoirs appelés “VASIERE” pour 15 à 30 jours.
Puis elle passe dans un 2ème bassin de décantation appelé COBIER.
Ensuite, canalisée dans de petits bassins appelés “FARES” l’eau de mer abandonne son carbonate de calcium et son oxyde de fer.
L’eau progresse de fares en fares, le sel se concentre et l’eau de mer perd alors son sulfate de calcium. L’eau de mer progresse jusqu’aux ADERNES.
Quand l’eau de mer arrive dans l’oeillet, elle est à 27°-28° beaumée soit 280 g de sel par litre d’eau pour 35g/l dans l’eau de mer. Il y a saturation et le sel cristallise et tombe au sol.
Le sel est alors cueilli par le paludier avec le LAS ; pendant la pleine récolte et par temps propice, chaque oeillet fourni 50 kg de sel par jour (juillet-août).
En automne et en hiver, l’entretien du marais exige le plus grand soin.
LA FLEUR DE SEL DE GUERANDE
Se formera si les conditions climatiques le permettent ; c’est-à-dire une évaporation rapide et du vent.
Appelée aussi “sel fin” ou “sel menu”, formée de cristaux fins et légers flottants en larges plaques à la surface de l’eau, elle est cueillie par la paludière à l’aide d’une “LOUSSE À SEL BLANC”.

SEL DE GUERANDE – CUISINE TRADITIONNELLE

Le sel de Guérande s’utilise comme d’autres sels. Voici pourtant deux recettes spécifiques qui ont aujourd’hui un grand succès dans les restaurants de la Presqu’île. Il faut signaler que vous devez impérativement utiliser le sel de Guérande, car les sels raffinés ne se prêtent pas à cette façon de cuisiner

Ingrédients pour 4 personnes :
1 bar de 1,2 kilos minimum avec ses écailles
2 kilos de gros sel de Guérande

Mode d’emploi :
Tapissez la plaque du four d’une couche de gros sel. Couchez y le bar, et recouvrez le intégralement de gros sel, en une couche épaisse.Mettez dans un four préchauffé thermostat 7, pendant 30 minutes. Sortez le plat du four, et laissez reposer dix minutes avant de “casser la croûte”, en prenant garde de ne pas mélanger sel et poisson.

Ce mode de cuisson donne à la chair du poisson un moelleux délicat, et celui-ci cuit dans son seul jus.
A servir avec des pommes de terre vapeur
A déguster avec un un bon Chablis.

Le truc : Le sel de Guérande peut être remplacé par n’importe quel gros sel gris humide. Si vous n’avez rien d’autre sous la main qu’un gros sel blanc sec, humectez le avant d’en envelopper le poisson.

Coquilles saint-jacques à la fleur de sel

Si elles sont grosses faire 3 coquilles avec 2. Il faut :1 gros oignons, des coquilles, beaucoup de persil, un bol de mie de pain dans du lait pour 10-12 coquilles (ail si on veut, maman n’en met pas). Les faire ouvrir sur le feu. Quand elles sont ouvertes, verser le jus dans une tasse après l’avoir filtré. Mettre un bon morceau de beurre dans une sauteuse et faire dorer l’oignon haché. Ajouter les coquilles nettoyées et le jus, faire mijoter un bon moment. Ajouter la mie de pain et le persil haché, cuire encore un peu. Garnir les coquilles, mettre de la chapelure, un morceau de beurre, puis passer au four.”

SEL DE GUERANDE – VERTUS

La récolte de fleur de sel représente seulement 2% du sel gris. C’est un sel très blanc, beaucoup plus fin que le sel gris, et qui est très recherché par les connaisseurs pour son goût incomparable, son parfum de violette et sa richesse naturelle en magnésium, calcium, et autres oligo-éléments, plus que jamais nécessaire à notre santé.
La fleur de sel est recommandée pour la table, les grillades et les crudités.

La récolte de fleur de sel représente seulement 2% du sel gris.

C’est un sel très blanc, beaucoup plus fin que le sel gris, et qui est très recherché par les connaisseurs pour son goût incomparable, son parfum de violette et sa richesse naturelle en magnésium, calcium, et autres oligo-éléments, plus que jamais nécessaire à notre santé.
La fleur de sel est recommandée pour la table, les grillades et les crudités.

Sauces

Sauces

Les différentes Sauces

-Coulis tomates basilic
-Pistou niçois
-Pistou à la ligurienne
-Ragoût bolognaise
-Ragoût poulet oignons
-Ragoût espadon aubergines
-Ragoût de légumes
-Ragoût napolitain
-Sauce amatriciana
-Sauce artichauts pommes de terre
-Sauce câpres anchois
-Sauce arrabbiata
-Sauce 4 fromages
-Sauce poivrons doux
-Sauce tomate fraîche
-Sauce de maratea
-Sauce aux noix
-Bolognaise tante yvette
-Sauce tomate italienne
-Sauce tomate

Les Sauces – N’oubliez pas les fromages !

Le fromage, surtout italien, réalise un mariage d’amour avec les pâtes !
Le plus connu, le parmesan, fromage de vache très ferme et très sec, distille son goût inimitable de noisette, un peu piquant. Il est le compagnon incontournable des spaghetti dignes de ce nom. Quasiment aussi sec, le pecorino, fromage de brebis, prend le relais du parmesan dans certaines recettes. La ricotta fraîche apporte tout le liant et le moelleux nécessaire à la farce des pâtes. Sa texture légère donne du corps aux préparations.
La mozarella, la véritable au lait de bufflonne en provenance du latium et de la campanie, est la reine des fromages de couverture, pour les recettes gratinées au four. La fontina ou le provolone apportent cet aspect filant bien souvent recherché dans les pâtes.
Quant au gorgonzola, du même nom que la ville lombarde dont il est originaire, il lie par son aspect crémeux farces et sauces.
Les sauces jouent la diversité en fonction de la forme, de la longueur et de l’épaisseur des pâtes fraîches faites maison ou sèches, de fabrication industrielle.Sauce tomate et sauce à la bolognaise.

Ces 2 recettes classiques mènent la danse dans la grande famille des sauces variées en saveurs et en couleurs. Cette diversité n’implique pas pour autant n’importe quel accompagnement pour n’importe quelle pâte.
Bien au contraire.
Les pâtes fraîches plates, type tagliatelles, requièrent des ragù façon italienne, ces sauces qui mijotent le temps nécessaire sur le coin du feu. Les minces cordons de spaghettini demandent des sauces légères et délicates.

Les pâtes tubulaires se prêtent davantage aux sauce à la viande et aux légumes, forme et épaisseur retenant plus facilement la sauce. Pour choisir l’accord le plus approprié, voici quelques suggestions.

Pour les pâtes longues (tagliatelles, fettucine, linguine, trenette) .
Jus chauds ou froids à base de tomates fraîches ou en boîtes, de légumes verts et d’aromates.
. sauces relevées à base d’huile d’olive extra vierge, d’ail, de piment, d’anchois salés.
. Jus de poisson à base de fruit de mer, de mollusques.
. Sauce blanches à la crème fraîche, au mascarpone, aux fromages à pâte tendre parfumées au raifort, au gingembre, au curry.
Pour les pâtes sèches, creuses et tordues (fusilli, bucatini, torciglioni) . Jus de légumes préparé avec de la sauce tomate et une julienne de poivrons, courgettes, aubergines, olives et câpres.

Pour les pâtes délicates et filiformes. Beurre cru et fromage
. beurre fondu à la sauge et au fromage
. Sauce à base d’oeuf et de tomate fraîche crues.Pour les grosses pâtes de formes, courtes et rondes (macaroni, conchigli, sedani…). sauce à base de boeuf, de porc, de saucisse, de jus de viande et de champignons.. Jus de légumes aux champignons, artichauts, courgette, poivrons, aubergines.

Pour les farfalles sèches industrielles ou maison, les pâtes courtes et plates.. sauces délicates à base de crème et de fromage ou de crème et d’oeufs de poisson. jus à la ricotta avec des épinards ou des asperges.. beurre ou purée de courges additionnée de noix de muscade et de parmesan râpés.

Pour les pâtes très courtes (sedanini, penne, piccole…). la tomate est toujours l’ingrédient de base de la sauce à base de légumes secs (pois, lentilles, fèves, pois chiches).

Pour les pâtes farcies (lasagnes, agnolotti, ravioli, capelletti…). jus de viande natures ou liés au beurre. sauces à base de viande enrichies de béchamel plutôt veloutée. jus de champignons frais ou secs.

SAUCES – L’incontournable tomate.

Tomate fraîche.
Elle le reste 4 à 5 jours après sa cueillette. Elle conserve la totalité de ses vitamines, l’essence de son arôme et sa saveur.
Tomate mûrit sur les branches.
Elle a beaucoup plus de chance d’avoir une vraie saveur de tomate.

Ce qui devient rare.
Tomate avant terme. Certains producteurs pratiquent une cueillette avant terme pour allonger la durée de vie des tomates.
Elles peuvent ainsi voyager sans risque de ramollir. La belle robe n’atteste certainement pas du bon goût.
Bien au contraire !Bonne texture.
Ce savant équilibre entre peau, chair et pulpe évite à la tomate d’être farineuse ou tout simplement gorgée d’eau. Pour être sûr de son choix, il faudrait pouvoir acheter une tomate ouverte !La Tomate, ce légume-fruit découvert au Pérou au XVIe siècle, par des navigateurs espagnols et dont la consommation s’est vraiment développée, il y a tout juste 150 ans. Sa couleur rouge la rendait tellement suspecte qu’on préférait la manger verte !
Aujourd’hui elle est l’ingrédient de base des pâtes.
Dans ce cas, la choisir petite, ronde, avec une chair ferme peu pourvue en pépins. Bien sûr les autres variétés (côtelée, allongée…) ne sont pas à exclure : à condition qu’elles soient mûres, juteuses et à chair ferme. Les légumes verts (mange-tout, petit pois, artichauts, aubergines, courgettes, poivrons, champignons…) doivent également afficher une grande fraîcheur.
En julienne ou mirepoix. Comme en atteste les recettes, les légumes ne sont jamais utilisés entier. Lorsqu’ils contiennent des pépins (tomates, piments, aubergines…), ils sont épépinés puis détaillés en filaments (julienne) ou en mirepoix (petits dés).
Préserver leur couleur et leur saveur.
Les légumes doivent être cuits al dente, comme les pâtes. Il suffit de les plonger quelques minutes dans l’eau bouillante salée. Pour stopper la cuisson et fixer la couleur, les plonger aussitôt dans l’eau glacée.

Préférer une huile végétale.
Pour la réalisation du fameux ragù italien (ragoût) qui correspond à une sauce mijotée, il est nécessaire de faire revenir le hachis de légumes dans une matière grasse.

Préférer les graisses végétales -l’huile d’olive, d’arachide, de maïs…- aux graisses animales

Tomate fraîche. Elle le reste 4 à 5 jours après sa cueillette.
Elle conserve la totalité de ses vitamines, l’essence de son arôme et sa saveur.Tomate mûrit sur les branches.

Elle a beaucoup plus de chance d’avoir une vraie saveur de tomate. Ce qui devient rare.Tomate avant terme.
Certains producteurs pratiquent une cueillette avant terme pour allonger la durée de vie des tomates. Elles peuvent ainsi voyager sans risque de ramollir. La belle robe n’atteste certainement pas du bon goût. Bien au contraire !Bonne texture. Ce savant équilibre entre peau, chair et pulpe évite à la tomate d’être farineuse ou tout simplement gorgée d’eau.
Pour être sûr de son choix, il faudrait pouvoir acheter une tomate ouverte

COULIS DE TOMATES AU BASILIC

5 kg de tomates, 500 g d’oignons,
5 gousses d’ail, un bouquet de thym,
3 feuilles de laurier,
un gros bouquet de basilic,
sel, poivre,
une pincée de poivre de Cayenne.

Lavez les tomates, coupez-les en quartiers.
Pelez et émincez les oignons et l’ail.
Mettez le tout dans une grande marmite avec le thym, le laurier, le basilic et l’assaisonnement.
Portez à ébullition, puis réduisez le feu et laissez cuire pendant 1 h environ en surveillant bien pour que le coulis n’attache pas.
Passez ensuite à la Moulinette après avoir retiré les herbes et faites épaissir encore si nécessaire sur feu doux.
Répartissez dans des pots, fermez hermétiquement et faites stériliser 20 mn à l’eau bouillante ou faites congeler.

Pistou à la liguriènne.

Cette sauce est fraîche,agréable l’été, gouteuse l’hiver.

Lavez 2 douzaines de feuilles de basilic, écrasez-les dans un mortier, ou bien encore dans un mixeur, en ajoutant, au fur et à mesure 1 gousse d’ail, quelques grains de gros sel, 30 g de pignons (facultatif), 50 g de parmesan râpé, puis goutte à goutte un demi-verre d’huile.
Terminez avec du poivre fraîchement moulu.
Pour finir diluez cette sauce avec une cuillerée d’eau bouillante;
puis ajoutez-la à un plat de spaghetti, de nouilles ou à une soupe de légumes à la provençale dite au pistou.

préparation : 15 mn
300g de feuilles de basilic
30g de gros sel
3 gousses d’ail
30g de parmesan
30g de pignons de pin
15 cl d’huile d’olive
Dans le mixeur verser l’huile d’olive.
Ajouter les pignons de pin et l’ail épluché.
Mixer en purée.
Ajouter les feuilles de basilic uniquement et le gros sel.
Mixer à nouveau.
Verser la préparation dans un récipient.
Ajouter le parmesan râpé.
Attention cette sauce ne doit pas rester longtemps au contact de la lumière et de la chaleur, sinon elle noircit.

Ragoût à la bolognaise

préparation : 20mn
cuisson : 2h
300g de viande de boeuf
50g de poitrine de porc
1 carotte, 1 oignon
1 branche de céleri
50g de beurre
5 cl de vin rouge
1 c. à soupe de concentré de tomate
1 litre de bouillon de boeuf
sel, poivre
Eplucher carotte, oignon et branche de celeri. Les détailler en petits dés réguliers. Faire rissoler doucement la mirepoix dans le beurre.
Ajouter la poitrine de porc et la viande coupées en petits dés.
Mouiller de vin. Incorporer le concentré de tomate. Verser le bouillon de boeuf. Saler, poivrer.
Sur feu doux, laisser cuire 2 h sans couvercle

Ragoût de poulet et d’oignons

préparation : 20 mn
cuisson : 45 mn
100g d’oignons grelots
300g de suprême de volaille
5 cl d’huile d’olive
1 branche de thym
4 branches de persil
3 cl de vin blanc
50 cl de bouillon de volaille, sel, poivre.Dans l’huile d’olive faire revenir le thym et le persil haché.
Ajouter le suprême de volaille coupé en dés. Mouiller de vin blanc.
Ajouter les oignons coupés en 4.
Verser le bouillon de volaille.
Assaisonner. Laisser cuire 45mn sans couvercle. Le suprême de volaille ne doit pas être réduit en purée.
Dans ce cas diminuer le temps de cuisson.

Ragoût d’espadon et d’aubergines

préparation : 30 mn
cuisson : 20 mn
300g de chair d’espadon
1 gousse d’ail
4 branches de persil plat
4 cl de vin blanc
4 cl d’huile d’olive
100g de sauce tomate
2 aubergines, sel, poivre
1. Eplucher les aubergines.
Réserver la peau.
Détailler la chair en petits morceaux.
Dans 2 cl d’huile d’olive les mettre à rissoler avec la gousse d’ail hachée.
Saler.
Lorsque la chair des aubergines est presque caramélisée, mouiller de vin blanc.
Saupoudrer de persil haché. Réserver.

2. Sur feu vif rissoler dans le reste d’huile d’olive la peau des aubergines coupée en bâtonnets (3cm) et la chair d’espadon également en bâtonnets.
Ajouter la sauce tomate.
Porter à ébullition.
Mélanger à la préparation précédente.
Laisser cuire 5 mn à feu doux.

Ragoût de légumes et côte de veau grillée nature

préparation : 30 mn
cuisson : 10 mn
50g de carotte
50g de courgette
30g de brocoli
20g de chou-fleur
40g de mange-tout
30g de petits pois écossés
50g de tomate
10g d’oignon
3 cl d’huile d’olive
4 feuilles de basilic, sel, poivre

Détailler en petits dés tous les légumes à l’exception des petits pois.
Faire pocher 3mn courgette, brocoli, petits pois et mange-tout dans l’eau bouillante salée. Rafraîchir dans l’eau glacée. Faire revenir la carotte dans l’huile d’olive. Ajouter l’oignon, le chou-fleur et la tomate. Laisser cuire 10mn. Enlever du feu. Ajouter les légumes pochés et le basilic coupé en julienne. Assaisonner et mélanger.
Tous les légumes doivent être al dente.

Ragoût à la napolitaine

préparation : 20 mn
cuisson : 2 + 1 h
100g d’oignons
1 gousse d’ail
100g de lard
300g de viande de boeuf
3 cl d’huile d’olive
5 cl de vin rouge
20g de sauce tomate
50 cl de bouillon de boeuf
2 branches de thym, sel, poivre
Hacher les oignons, l’ail et le lard.
Sur feu vif faire rissoler le hachis dans l’huile d’olive.
Ajouter la viande de boeuf hachée.
Mouiller de vin puis le faire évaporer.
Incorporer la sauce tomate, la moitié du bouillon de boeuf et les fleurs de thym. Saler, poivrer.Laisser cuire 2 h.
Après réduction, verser le reste de bouillon. Poursuivre la cuisson 1 h.
Vérifier l’assaisonnement.

Ragoût à la napolitaine

préparation : 20 mn
cuisson : 2 + 1 h
100g d’oignons
1 gousse d’ail
100g de lard
300g de viande de boeuf
3 cl d’huile d’olive
5 cl de vin rouge
20g de sauce tomate
50 cl de bouillon de boeuf
2 branches de thym, sel, poivre
Hacher les oignons, l’ail et le lard.
Sur feu vif faire rissoler le hachis dans l’huile d’olive. Ajouter la viande de boeuf hachée. Mouiller de vin puis le faire évaporer. Incorporer la sauce tomate, la moitié du bouillon de boeuf et les fleurs de thym. Saler, poivrer.
Laisser cuire 2 h. Après réduction, verser le reste de bouillon. Poursuivre la cuisson 1 h. Vérifier l’assaisonnement.

Sauce amatriciana

préparation : 30 mn
cuisson : 20 + 30 mn
500g de tomates fraîches bien mûres
4 cl d’huile d’olive
4 feuilles de basilic
200g de poitrine de porc fraîche
1/2 piment rouge frais
100g d’oignons, 1 gousse d’ail
sel, poivre
1. Plonger quelque mn les tomates dans l’eau bouillante.
Les éplucher et les épépiner.
Détailler les oignons épluchés en rondelles.
Epépiner le piment.
Mettre à confire les oignons 20mn, à couvert et sur feu doux, dans l’huile d’olive jusqu’à complète caramélisation.

2. Dans une autre casserole faire revenir la poitrine coupées en gros dés, la gousse d’ail hachées, le basilic et le piment coupés en julienne.
Ajouter les tomates. Laisser cuire 30mn.
Mélanger les 2 préparations lorsqu’elles sont cuites.
Assaisonner.

Romarin

Romarin

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Romarin – Découverte

Présent dans tout le bassin méditerranéen, cet aromate est à manier avec précaution vu son goût puissant.
Les gens ont longtemps cru que le romarin pouvait améliorer la mémoire. Le romarin est originaire des régions autour de la Méditerranée, du Portugal et du nord ouest de l’Espagne.Les gens ont longtemps cru que le romarin pouvait améliorer la mémoire. C’est aussi une herbe qui a été utilisée pour purifier l’air et éloigner les maladies contagieuses. Au Moyen-Âge, les gens plaçaient des tiges sous leur oreiller pour éloigner les mauvais esprits et les mauvais rêves. Ajouté à l’eau d’un bain le romarin stimule la circulation sanguine. Des recherches récentes ont démontré que l’huile de romarin avait certaines propriétés antibactériennes.
De nos jours, le romarin est surtout utilisé à la cuisine entre autre avec les viandes, comme l’agneau et le porc.Il est aussi utilisé en cosmétique comme dans les shampoings ou encore pour son odeur légère de pin dans les savons, parfums ou eaux de toilette.

Nom botanique Rosmarinus officinalis
Nom français Romarin, Nom anglais Rosemary, Famille Labiées. Autres espèces ou variétés R. officinalis ‘Arp’; R. officinalis ‘Benenden Blue’; R. officinalis ‘Blue Boy’; R. officinalis ‘Joyce Debaggio’; R. officinalis ‘Lockwood’; R. officinalis ‘Majorca’; R. officinalis ‘Pink’; R. officinalis ‘Rex’; R. officinlis var. alba; O. officinalis var. prostatus; R. augustifolia.
Caractéristiques Plante vivace semi-rustique. Zone de rusticité: 8-10. Hauteur: 150-175cm. Fleurs bleues pâles sur quelques variétés roses ou blanches. Parties utilisées Feuilles.

ROMARIN – ASTUCES ET RESTES

Cette feuille résineuse aromatique facilite la digestion des graisses. Elle est traditionnellement utilisée pour saupoudrer les rôtis d’agneau ou de porc. Elle peut encore être ajoutée aux côtelettes, au pigeon, à la chair à saucisse, aux pâtés et aux farces. Quelques idées: réduisez en miettes des feuilles sèches et hachez des feuilles fraîches, ajoutez pour la cuisson et enlevez avant de servir; placez un brin entier dans le four pour parfumer le pain cuit au four ; ajoutez des feuilles, que vous aurez fait tremper d’avance dans de l’eau chaude, à des oranges macérées dans du vin.

Riz

Riz

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RIZ – HISTOIRE

La longue histoire du riz.

Le riz est une plante très ancienne, dont l’origine remonte à cinq millénaires avant notre ère. C’est une plante semi-aquatique, qui pousse dans des zones climatiques diverses. Il existe trois principales méthodes de culture. Le riz est la plus ancienne plante vivrière que l’on connaisse.

Le mot ” riz ” vient du mot tamoul arisi. On considère que cette herbe aquatique est originaire de deux régions : l’espèce Oryza Glaberrina, d’Afrique et l’espèce Orysa Sativa, de la Chine du Sud. Le riz était déjà exploité au cinquième millénaire avant notre ère, au bord du fleuve Bleu Yanhgzi Jiang. Très rapidement, la culture du riz sera pratiquée dans l’ensemble de l’Asie, mais aussi en Afrique. L’expédition d’Alexandre Le Grand en Inde permettra à cette céréale de s’implanter dans le bassin méditerranéen, après un passage par le Proche Orient. 1492 : c’est la colonisation des Amériques et pour le riz, c’est aussi l’occasion de conquérir ces nouvelles terres au nord comme au sud du continent américain.

C’est une graminée qui a besoin de soleil et d’eau.
Le riz est une plante graminée, de 30 cm à 5 m de haut, dont la tige se termine par une panicule ramifiée de 20 à 40 cm hauteur, contenant 50 à 200 grains de riz. Le grain de riz est enveloppé dans une balle dure et siliceuse : la glume.

Le riz supporte des températures comprises entre 13 et 40° ; il peut pousser au sec, en altitude ou dans les deltas. Le riz se cultive dans des zones géographiques diverses, du niveau de la mer jusqu’à 2500 mètres d’altitude. La culture du riz requiert une main-d’oeuvre importante.

La méthode de culture la moins répandue est la culture pluviale : il s’agit d’effectuer un semis à la volée après le labour, puis la plante se contente des précipitations. La méthode la plus ancienne est la culture inondée : le riz est cultivé dans une zone qui est inondée naturellement pendant une partie du cycle cultural. Enfin, la dernière, la plus courante, est la culture irriguée, grâce à des systèmes d’irrigation. La première étape de la culture consiste à semer les grains de riz dans des pépinières. Ensuite, les petits plants sont arrachés puis repiqués dans la rizière. La récolte s’effectue à sec, trois à six mois plus tard. Les tiges sont ensuite coupées à la faucille par les paysans, puis étalées afin de sécher au soleil.

Le riz à travers le monde.

On cultive du riz dans plus d’une centaine de pays. Avant sa consommation, le paddy riz brut doit subir plusieurs transformations. Le riz est l’une des céréales la plus consommée au monde. La culture du riz se pratique en altitude ou dans les deltas, dans les zones humides ou sèches. A partir du Sud-est asiatique, la culture du riz a gagné l’Europe par le Proche Orient. Elle se pratique dans une centaine de pays, dans les zones tropicales et subtropicales, ainsi que dans des régions au climat tempéré. La riziculture nécessite une main-d’oeuvre abondante ; elle s’accompagne donc de fortes densités humaines, plus de 1000 habitants par kilomètre carré, sauf dans les pays industrialisés, où le processus de production est mécanisé.

Le riz à l’état brut n’est pas consommable ; plusieurs étapes de transformation sont nécessaires.
Le riz qui vient d’être récolté est souvent appelé riz ” paddy ” ou riz brut, car les grains possèdent encore leur glume balle, enveloppe ligneuse extérieure du grain. Pour le rendre consommable, le riz brut doit être usiné. La première étape de la transformation consiste à éliminer la glume. Une fois cette opération accomplie, on obtient du riz décortiqué, également appelé riz ” brun “. L’étape suivante consiste à ôter les couches de son et le germe pour obtenir un riz blanc, poli et blanchi. Afin de conserver sa valeur nutritive, le riz est parfois étuvé : il est cuit à la vapeur sous pression, puis séché avant usinage. Le riz nourrit une personne sur deux dans le monde entier. Il est consommé le plus souvent sous forme de grains. Mais on peut aussi le trouver sous forme de farine, de galettes, de feuilles de pâte de riz utilisées par exemple pour la fabrication des ” rouleaux de printemps “, de nouilles, de riz soufflé.

La valeur nutritive du riz est élevée : 100 g de riz blanc contiennent environ 350 Kcal, soit 1463 Kjoules. Le riz est riche en glucides et en protides, mais pauvre en lipides. Il contient également de nombreux sels minéraux nécessaires à la croissance et à la génération cellulaire : calcium, potassium, manganèse, fer, phosphates, etc. Par ailleurs, le riz sert à fabriquer de l’alcool et de nombreux produits chimiques. Les glumes servent aussi de combustibles et leurs cendres d’engrais. Quant aux animaux, ils peuvent consommer le paddy, les brisures, la farine et la paille.

RIZ – CUISINE TRADITIONNELLE

Nutrition :
Aliment très énergétique : en version complète ou mi-complète, il contiens des vitamines et des fibres mais après traitement il ne contient plus rien que de l’amidon ce qui représente une catastrophe sanitaire planétaire. Son amidon qui est un sucre lent – un sucre à digestion lent, offre un potentiel énergétique sur la durée (1/2 journée contrairement au sucre dont l’apport énergétique est très bref. Notons que l’amidon du riz est mieux digéré que celui d’autres céréales ou de la pomme de terre.

Pady Cargo, brun, complet
Mi-complet Blanc
Poli Glacé
Etuvé Précuit
Cuisson rapide
Thaï
Basmati
Surinam
long Amérique
Camargue
Rouge de Camargue
Sauvage Amérique
rond
japonica

Sur les rayons d’aujourd’hui on va trouver dans les rayonnages :
Des riz longs cargo (plutôt dans des boutiques d’alimentation saine et dans les rayons santé / diététique).
Ils relèvent des méthodes de cuisson en excès d’eau et de cuisson en absorption totale.
Des riz long “américains” étuvés.
Ils relèvent des méthodes de cuisson en excès d’eau, cuisson à la Créole et cuisson pilaf ou pilaw.

Des riz longs parfumés blancs :
ils constituent le gros du marché actuellement. Ils ont divers arômes. Ce sont les Basmati, Thaï, … que l’on trouve dans toutes les grandes surfaces et en sacs de 5, 10 ou 25 kg dans toute la population asiatique et les fournisseurs asiatiques Epiceries “chinoises”, Tang frères, Paris Store… L’une des sources de carences alimentaire de ces populations, y compris celles implantées dans les pays occidentaux. Ces riz, originaires d’Asie où ils ont été sélectionnés car adaptés à ces populations qui mangent le riz aux baguettes, donc nécessairement collant, ne devraient relever que de la cuisson en absorption totale. On peut aussi, en le lavant jusqu’à ce que l’eau de lavage sorte claire, leur appliquer les cuisson en excès d’eau, cuisson à la Créole et cuisson pilaf ou pilaw.

Des riz longs parfumés étuvés. Leurs traitements donnent des grains minces et translucides. Mêmes arômes que ci-dessus mais leur amidon a été fixé par étuvage, donc ils collent peu à la cuisson, selon la méthode de cuisson. Ils relèvent des méthodes de cuisson en excès d’eau, cuisson en absorption totale, cuisson à la Créole et cuisson pilaf ou pilaw.

Les plus connus et faciles à trouver:
Le Basmati. Nord de l’Inde, Pendjab, plaines de l’hindus, contreforts de l’Himalaya ou Pakistan. C’est un riz raffiné très aromatique de notoriété internationale. Ses grains, fins et longs, ont un arôme proche de la noisette et restent toujours moelleux après la cuisson.

Le Thaï. Grains fins plus longs et plus larges que le Basmati. Dit aussi “naturellement parfumé”.

Riz du Vietnam (nouveau produit dont la promotion en France est surtout assurée par RCL – Rivoire et Carré – Lustucru)
Kashmir

Le Surinam est un riz à grains très longs et très fins. Ces caractéristiques font qu’il est recherché par les connaisseurs. Il se marie à merveille avec les plats en sauce.

soit à la main (pilage manuel),

soit mécaniquement. Les décortiqueuses (décortiqueurs) mécaniques sont de trois types principaux:

Les décortiqueuses Engelberg (les plus répandues, sans relève actuellement, qui simulent un battage en projetant le grain sur des freins les couteaux. Un flux d’air à travers une grille sépare le grain d’un côté et le son et la balle de l’autre. Plusieurs rizières se regroupent en une coopérative et construisent une usine, la rizerie ou un industriel installe une rizerie et collecte le riz des rizières d’alentour. Selon sa taille, la rizerie s’équipe d’une machine Engelberg capable de traiter quelques dizaines ou quelques centaines de kg de grains à l’heure.

Les décortiqueuses à meule en pierre, encore très répandues en Asie tropicale où le cargo, meurtri en surface, est immédiatement usiné par abrasion ou frottement,

Les décortiqueuses à rouleaux de caoutchouc, courants au Japon où l’on emmagasine le riz sous forme de cargo plutôt que de paddy afin d’économiser l’espace.

Polémique : le blanchiment à lieu, quelquefois, à seulement 60° par mesure d’économie d’énergie (comme pour la cuisson des farines animales “nourrissant” nos vaches, ce qui a abouti à la crise de la “vache folle” dans la fin des années 1990 avec les conséquences que l’on sait) ce qui est en dessous du seuil de destruction des bactéries (à 60° on est en plein dans la tranche de température (+10° à + 65°) idéale favorisant la prolifération bactérienne). En sus, les eaux de blanchiment servent plusieurs fois, créant des proliférations par contamination.

Les issues de ce traitement eaux, enveloppes balle et son en farine grossière et brisures sont utilisées en farines et pour l’alimentation animale mêmes remarques que dans la polémique ci-dessus. Notons que dans la population asiatique, y compris celle résidant en occident, la consommation de brisures de riz est courante valorisation de ce que nous considérons comme déchets). En occident, lorsque les brisures sont commercialisées dans le public, ce qui devient rare, elles sont destinées à l’alimentation des animaux car il y a encore des propriétaires qui ont le mérite de faire la pâtée de leurs compagnons et savent la leur donner refroidie pour qu’ils ne perdent pas leur flair.

Riz “mi-complet” :
Pas très répandu. A subi un polissage léger laissant une partie du son. Cette présentation cherche à concilier les tenant du goût (car, du point de vue purement gustatif, c’est le riz blanc qui est le préféré des gourmets et les tenant de la santé.

Riz blanc ou naturel:
2ème traitement : ce traitement, mécanique, donne un grain blanc mat. Le germe et la dernière enveloppe ont été éliminés par un blanchiment passé dans des cônes à blanchir qui brise et débarrassent le grain des différentes couches de téguments) dans lequel il a perdu la plupart de ses lipides, fibres, et 70% à 100% de ses vitamines A, B et E… Il est alors très riche en amidon. C’est le préféré des gastronomes. C’est, malheureusement pour la santé, quasiment le seul type que l’on trouve actuellement sur le marché pour toutes les variétés asiatiques parfumées (Thaï, Basmati etc…), le rond à desserts etc … ou, pire pour la santé, dans les finitions suivantes, poli, glacé, pré-cuit, cuisson rapide. Ce riz, qui représente la base de l’alimentation de plus de la moitié de la population planétaire, est un facteur de carences car il est devenu une des céréales les plus pauvres.

Heureusement et assez justement, dans l’inconscient collectif des consommateurs, s’est installée l’association entre blanc ou raffiné et carences, cancer etc… et le cargo à le vent en poupe sans jeu de mot.

C’est en 1883 qu’un médecin japonais, Takaki, étudiant une maladie, le béribéri,grande fatigue en cinghalais – cette maladie est horrible car il s’agit d’une destruction progressive du système nerveux jusqu’à la mort tandis que toutes les facultés intellectuelles sont conservées, dans une population militaire consommant du riz blanc, fit la corrélation entre la maladie et son origine alimentaire. Il guérit simplement la maladie en ajoutant de la viande dans les rations militaires trop riches en riz blanc.

En 1897, Eijkman, réussissant à guérir des poules atteintes de béribéri en ajoutant du son de riz à leur pâtée de riz blanc, apporta la preuve que l’élimination de l’écorce créait une carence en quelque chose que l’on découvrira plus tard et que Casimir Funk, du Lister Institute de Londres, appellera vitamine de Amine vitale. C’est par hasard que la découverte se fit. Dans son campement militaire il testait l’inoculation de bactéries découvertes dans des cadavres de poulets morts du béribéri. Des lots de 5 poulets étaient infectés et d’autres ne l’étaient pas mais tous mouraient de la même manière. Les bactéries n’y étaient donc pour rien. Un jour, un nouveau cuisinier arrive au campement et refuse de donner du riz blanc, plus cher, aux poulets. Il ne leur donne que du complet. Tous les lots de poulets guérissent. Les expériences sont reconduites : lots nourris au riz décortiqué développent le béribéri et en meurt, lots nourris au riz complet toujours sains, lots ayant développés le béribéri et ré-alimentés au riz complets guérissent. En 1901 les expériences sont définitivement confirmées. La cuticule du riz contient une substance utile à la vie, la vitamine.

En 1916, Elmer McCollum lui donnait le nom de “B hydrosoluble” ou “B 1” et, en 1936, Robert R. Williams déterminait sa structure, réalisait sa synthèse et lui donnait le nom de “thiamine” car elle contient du soufre.

Riz poli :
3ème traitement : c’est un blanc qui subit un ponçage mécanique en polisseuse ou machine à monder par abrasion pour être débarrassé du son adhérant à sa surface, afin d’améliorer sa translucidité. Ce ponçage peut être plus ou moins accentué pour se rapprocher du coeur du grain, le grain perd encore un peu plus de ses propriétés nutritives, vitamines, sels minéraux et fibres. La polisseuse comporte un cylindre ou cône, horizontal ou vertical, recouvert de bandelettes de cuir, qui élimine, en douceur, le son, par rotation dans un compartiment entouré de grillage ou d’un écran en acier à fentes. Notons que c’est ce ponçage de plus en plus poussé, sur blanchiment pour obtenir des grains à coeur blanc et à faible teneur en protéines et en lipides qui va donner à l’alcool de riz japonais, le saké, alcool japonais obtenu par fermentation des grains, sa finesse de plus en plus élevée.

Riz glacé :
4ème traitement : c’est un poli enrobé d’une fine couche de talc. Les industriels, en mal de valorisation comprendre : “comment vendre plus cher un produit courant normalement bon marché”, ont tenté de créer un besoin pour créer un marché et ont laissé croire que certains consommateurs préfèrent un grain extrêmement brillant appelé «riz glacé» toujours ce travail sur les apparences. On le prépare en ajoutant du talc sec et une solution de glucose à des grains bien usinés dans un tambour rotatif dont la rotation répartit le mélange sur les grains. Le talc utilisé pour glacer le riz à Hawaii ne provoque pas une plus forte incidence de cancer de l’estomac, comme on le prétend au Japon où le glaçage au talc est interdit” (d’après la FAO).

Riz étuvé ou prétraité:
C’est un cargo ou un blanc qui, après trempage, est traité à la vapeur et séché. L’amidon étant ainsi détruit, il ne colle pas, mais les gourmets lui préfèrent le riz blanc. Cette opération rend également le grain plus dur et plus résistant, ce qui facilite son usinage. Les riz longs parfumés thaï, basmati, etc… ayant subi ce traitement dopent actuellement le marché. La valeur nutritive du riz étuvée est un peu moins pauvre car certains sont étuvés avant décorticage donc à l’étape cargo avant blanchiment ce qui permettrait une migration des vitamines et lipides contenus dans la balle vers l’intérieur du grain en sus de la fixation de l’amidon. Doit-on rappeler que, de toutes façons, les vitamines sont, pour la plupart, hydrosolubles et donc disparaîtront dans l’eau de cuisson et que, d’autre part, la plupart des vitamines sont détruites par la cuisson et ce dès 60°. Alors, vous pensez, après 20 minutes d’ébullition à plus de 100° en excès d’eau voir méthodes de cuisson du riz !!!

riz brun étuvé ou pré-traité: c’est un paddy nettoyé, ébouillanté puis étuvé à la vapeur.

riz blanc étuvé ou pré-traité: c’est un poli nettoyé, ébouillanté puis étuvé à la vapeur.

Riz précuit :
Facilite et raccourcit la cuisson : c’est un riz poli, nettoyé, dont on a conduit une cuisson presque complète par ébullition ou vapeur chaude, puis déshydraté. Ne concerne que le particulier et pas du tout le professionnel. Prix très élevé. Achever sa cuisson, pour le particulier, qui se laisse de plus en plus prendre en charge, devient une opération rapide, mais ce type de riz n’est pas toujours incollable. A surtout l’avantage de valoriser (vendre plus cher et augmenter les marges) un produit courant normalement peu onéreux aux bénéfices des industriels et, surtout, des marques de distribution qui travaillent beaucoup plus sur l’emballage que sur le produit (l’argument de vente n’est plus le produit mais le sachet micro perforé avec anse pour le repêcher dans l’eau bouillante etc. … !!!) ce qui permet de vendre 8 Euro le kg un produit que l’on devrait acheter à peine 0,8 Euro du kg !!! Heureusement, le marché ne prend pas, le consommateur ne se laisse pas avoir et refuse de payer une fortune un truc aussi simple à cuire que des pâtes.

Riz à cuisson rapide.
Facilite et raccourcit la cuisson : alors que l’étuvé est un cargo passé à la vapeur, là il s’agit d’un blanc passé à la vapeur puis usiné (poncé). Les méthodes diffèrent légèrement d’un fabriquant à l’autre. Là aussi, le marché ne prend pas. Heureusement.

Etant une base de l’alimentation mondiale, il fait donc parti des marchés relativement stables avec quelques périodes de déséquilibre (hausses (mauvaises récoltes) en 73, 82, 87-88, 93 et baisses (sur-stocks) en 84-85 et 86-87). En sus, la plupart des pays gros consommateurs sont également gros producteurs, cherchant à être autosuffisants, il y a donc peu d’échanges internationaux (la production mondiale est assurée à 95% par les pays en voie de développement et le volume d’échanges représente 3 à 4% de la production mondiale). Il n’y a pas de cours ni de bourse du riz contrairement au blé. Notons que le thaï à 5% max. de brisures sert de référence. Les années 1980 / 2000 ont toutefois connus une période de vitalité accrue avec l’émergence en occident des riz parfumés puis, une fois la demande couverte, le lancement de nouveaux produits (riz précuit, riz à cuisson rapide etc…).

En valeur, 60% du marché français est tenu par quelques grandes marquess : Uncle Ben’s (Master Food), Taureau Ailé et Lustucru (groupe RCL – Rivoire et Carré Lustucru). Ces marques sont, normalement, des producteurs (ils disposent de leurs usines de traitement des grains de riz – mais pas toujours – et achètent du paddy ou du cargo en vrac).

Les grandes marques sont écrasées par le poids des marques de distributeurs et des 1er prix au rayon des riz étuvés qui représente encore 56% des ventes. Les distributeurs (marque de distribution) sont des conditionneurs dont le seul métier est de fabriquer des emballages (boites en carton, sachets etc…) et qui achètent les produits en vrac.

Le marché du riz n’évolue plus en volume mais vient de connaître une forte croissance, depuis 20 ans, en terme de chiffre d’affaire. Aujourd’hui le marché est stable et il n’y a plus de croissance ce qui pousse les industriels à chercher des moyens de valoriser le produit en faisant croire au consommateur (créer le besoin pour créer le marcher) que les traitements subit par les riz les plus chers sont indispensables à sa qualité de vie (le grand truc à la mode pour mettre la main dans notre porte monnaie).

C’est donc la segmentation du marché qui a évolué avec l’émergence dans le monde occidental des riz parfumés, dont la croissance est en grande partie responsable de la bonne santé financière du secteur. Le segment des riz parfumés semble avoir atteint sa vitesse de croisière et ne devrait plus connaître la forte croissance des années 1980 – 2000. La demande est couverte et l’offre est ouverte avec le groupe Soufflet (Vivien Paille), Interco (Donati) ou encore Eric Bur Distribution.

Autre modification de la segmentation du marché : les tentatives de forcer l’émergence de produits à forte marge bénéficiaire (sous prétexte de plus de praticité d’utilisation comme les riz à cuisson rapide) qui prétendent rendre obsolète la répartition classique, dans les linéaires des GMS (Grandes et Moyennes Surfaces), entre riz étuvé et non étuvé. Les grandes marques misent, depuis quelque temps déjà, sur cette valorisation.

Dans ce sens, en 1992, Uncle Ben’s lançait sur le marché un riz à cuire en 10 mn. Il s’agissait d’un riz précuit. Les consommateurs n’ont pas été accrochés et les fabricants eux mêmes abandonnèrent cette technique pour celle de la cuisson rapide, radicalement différente : la technique d’étuvage est modifiée afin qu’une partie seulement du riz cuise plus vite. Le riz à cuisson rapide a mis du temps à s’installer sur le marché. Il a souffert de l’image négative du précuit dont la promesse indiquée sur le paquet était rarement tenue. Aujourd’hui la technologie semble au point. Toutefois le consommateur ne se laisse pas avoir (et le contexte économique ne s’y prête guerre) et ne paiera pas dix fois plus cher un produit considéré comme de subsistance élémentaire, dont :

la mise en oeuvre du produit naturel (cargo, blanc ou étuvé) est d’une simplicité enfantine

le saveur du produit naturel est très supérieur

la valeur nutritive du produit naturel est très supérieure.

Le riz gluant est très spécial: c’est un riz dont les grains long opaques s’agglutinent à la cuisson. Il relève exclusivement de la cuisson du riz gluant. Il est indispensable de le faire tremper une nuit avant de le cuire à la vapeur. C’est l’un des 2 riz de la cuisine asiatique (Japon, Chine) et se mange à la main. En occident, outre l’exotisme, on s’en sert en farces et entremets.

Le riz rond, tendre, colle à la cuisson. C’est le riz de table du Japon qui, comme tous les riz et toutes les cuissons asiatiques, doit coller pour être mangé aux baguettes. Il relève exclusivement de la cuisson en absorption totale. En occident, outre ses usages en desserts (c’est lui qui donne l’onctueux riz au lait etc…), il est aussi particulièrement utilisé pour réaliser les potages. Il contient beaucoup d’amidon, cet amidon se libère dans le lait lors de la cuisson, les grains s’agglutinent. On obtient ainsi des desserts onctueux, crémeux.

Le riz pour rizotto. Ce sont des variétés de riz ronds du Piémont bien adaptés à cette méthode de cuisson en rizotto italienne ou de cuisson en rizotto milanaise. Voilà plus de 400 ans que cette région produit des riz. Elle est devenue la première zone de production d’Europe, devant la Camargue française. Les agriculteurs italiens y ont créés ou sélectionnées des variétés qu’ils ont bien valorisées. Notons que le rizotto italien doit avoir une structure crémeuse, ceci étant obtenu par le fait qu’il est remué constamment durant sa cuisson, ce qui débarrasse le grain de sa couche d’amidon qui, au lieu de former un empois collant, forme un milieu crémeux. Les principales variétés (les plus connus et commercialisées) sont l’Arborio, riche en amidon, qui absorbe bien la saveur des condiments, ou, pour des risotti (rizzoti ? rizotti ? rizzotti ? risoti ?) plus fins, le Carnaroli, l’un des meilleurs riz italiens plein de saveurs. Egalement le Baldo ou le Maratelli.

Les riz dit “concassés” qui sont, en fait, des brisures et débris de riz. Ils ne sont pas servi à table et leur méthode de cuisson consiste plutôt à les faire tremper une nuit dans un potage puis de cuire le potage qu’ils enrichissent et épaississent (mais leur préférer le riz rond).

Le “riz sauvage” ou “riz du nouveau monde” n’est pas du riz mais une graminée comestible des grands lacs d’Amérique du Nord rarement commercialisé seule mais, sous cette appellation, en mélange avec du riz long grain d’Amazonie. Il relève exclusivement de la méthode de cuisson en excès d’eau.
RIZ – IDEES ACCOMPAGNEMENTS
Un vrai passe partout.

Le riz dans la nutrition humaine CNUCED : Tout sur le riz

RICEWEB : Tout sur le riz (anglais)
IRRI : un site des Philippines – sa page sur les cultures du riz (anglais)
CGIAR : Association sécurité alimentaire et pauvreté –
le riz en Europe : Législation communautaire en vigueur sur le riz

Le riz, ses origines, ses cultures, ses espèces, ses variétés, son expansion, les systèmes sociaux nés de sa culture, ses traitements après récolte : le paddy, le cargo ou complet ou brun, le mi-complet, le blanc ou naturel, le poli, le glacé, l’étuvé ou pré-traité, le pré-cuit, celui à cuisson rapide, les longs, les ronds, les intermédiaires, le riz basmati, le riz Surinam, le riz Thaï, le riz américain, le riz du Kashmir, le riz sauvage, le riz gluant, le riz spécial (du Piémont) pour rizotto (Arborio, Carnaroli, Baldo, Maratelli), le “sauvage” zizanie aquatique (Zizania aquatica) etc…