Fromages du Rhône – Alpes

Fromages du Rhône - Alpes

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Les fromages du Grand Lyonnais.

Le Tartare

Fromage fermier à pâte molle et croûte fleurie fait de lait de vache écrémé,c’est un triple crème de forme cylindrique, de 8 cm de diamètre pour 2 cm de haut. Il comporte 75ù de matière grasse.

Le pélardon

Le vivarais est le pays du pélardon. Il s’agit d’un fromage de chèvre artisanal que l’on trouve également dans le gard et en Lozére. Il est parfumé de toutes les herbes des près. C’est un fromage rustique et séduisant, qui pèse environ 100 grammes. On le consomme de Mai à Novembre. Il contient 45% de matière grasse. Autrefois une légende le faisait recommander contre la jaunisse.

La Rigotte de Pélussin fraîche

C’est un fromage du Forez, chèvre ou mi-chèvre, à pâte molle et croûte naturelle bleutée, affiné deux semaines à sec, de forme tronçonique, et consommé de la fin du printemps à l’automne. Il contient 40 0 45% de matière grasse.

Dans le Bugey on aimera déguster de bons petits fromages.

La Tomme de Belley dites aussi Chevret

C’est un fromage de chèvre ou mi-chèvre à pâte molle naturelle qffiné pendant quatre semaines en cave aérée. Il se cosomme en été et en Automne. Il contient 40 0 45 % de matière grasse.

Le Thoissey

C’est un fromage de chèvre en forme de bouchon de bonbonne. Il porte également et est aussi connu sous le nom de Bressan.

La Gazinelle de Buzet

Elle porte le joli nom de ce petit village. C’est une variété de Pélardon qui est bonne de Mai à Octobre. L’accompagner d’un Condrieu de la vallée septentrionale du Rhône, souple, puissant et fruité qui servi fais donnera à ce petit fromage quelque chose de très grand.

Le Rogeret de Lamastre ou Rougerin

Ce fromage de chèvre à pâte molle et croûte naturelle rougeâtre, en forme de petit palet de 80 grammes est affiné un mois dans des caves naturelles rocheuses. Il a une saveur prononcée. Il est consommé de la fin du printemps à l’automne. Il contient 45 % de matière grasse.

Le bresse Bleu

C’est un fromage de vache à pâte persillée. Il est fabriqué industriellement à partir de lait pasteurisé donc il n’est pas bon par la coopérative de Servas dans l’Ain. Doux, piquant,onctueux, il rappelle le mauvais Gorgonzola italien. Il est bon à consommer toute l’année et contient 50 % de matière grasse. Il se présente sous la forme d’un cylindre entouré de papier métallisé. En un mot pour nous résumé c’est un fromage qui est fait pour les supers et hypers marchés, certainement pas pour un maître affineur. Mais il porte le nom et il en a le droit de Bresse bleu…. A méditer

Le bleu de Gex

Il a la forme d’une petite meule à pâte légèrement pressée. Il est veiné de bleu, à une croûte rougeâtre et pèse de 6 à 9 kilos. Il se consomme de juillet à décembre et 45 % de matière grasse.

Fromages du Poitou-Charentes

Fromages du Poitou-Charentes

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FROMAGES DU POITOU-CHARENTES – fromage de chèvre

Le Fromage est le produit obtenu, par égouttage, après coagulation du lait.Les caractéristiques varieront selon le mode de coagulation et d’égouttage, du volume et de la forme du moule, des germes locaux ou introduits et de l’age.
80% du lait se retrouve dans les fromages qui vieillissent sous l’action conjuguée de la température, de l’hygrométrie et des enzymes naturelles et microbiennes. L’Affinage est la période pendant laquelle les fromages vieillissent sous l’action conjuguée de la température, de l’hygrométrie et des enzymes naturelles et microbiennes. Cette opération influence l’aspect, la texture, l’odeur et le goût du fromage de chèvre.

Un fromage de chèvre ne peut bénéficier du qualificatif fermier que s’il est fabriqué sur l’exploitation agricole et exclusivement avec le lait des chèvres de celle-ci. Autrement il est laitier ce qualificatif est peu employé.
Le Poitou-Charentes produit les 2/3 de la production nationale et le 1/3 du nombre de chèvres.
Les principaux Fromages de chèvres du Poitou-Charentes sont:

le Chabichou AOC: petit tronc de cône de 6 cm de diamètre

le Mothais sur feuille: fromage rond de 10 à 13 cm de diamètre et de 3 à 4 cm d’épaisseur sur feuille de châtaignier séchée.

On peut aussi citer le saint-maixentais, la jonchée, les pyramides et sainte maure.
Tastez,humer, goûtez, ainsi doit être apprécié un chèvre. Coupez le avec un couteau sans dent à lame fine.
Plus il est sec, plus vous devez le laisser sur la langue afin qu’il se réhydrate pour vous restituer toute sa saveur; avec ou sans croûte: c’est une affaire de goût personnel.

Préférez les vins régionaux pour l’accompagner:
– Sauvignon, Gamay du Haut Poitou sur les chèvres frais
– Saumur rouge sur les chèvres affinés
– Pineau blanc sur les Chèvres secs

Des recettes, citons par exemple
les cagouilles au chèvre frais
la tarte au chèvre et aux épinards
le chèvre frais aux pommes et au miel
la salade de toasts au Fromage chaud
les courgettes au chèvre et surtout le chèvre sec sur toast avec le Pineau blanc ou rosé.

FROMAGES DU POITOU-CHARENTES – histoire

Le printemps annonce l’arrivée des Fromages de Chèvre. Après une éclipse hivernale peu propice à la production laitière, ils réapparaissent avec les premiers pâturages. Le lait est alors abondant et de très bonne qualité.
La région Poitou-Charente produit à elle-seule les trois quart du lait et la moitié des fromages de chèvre en France. La région Poitou-Charente offre une variété de terroirs et de paysages dont l’influence est déterminante sur la qualité et la variété des fromages.
Cette tradition est ancienne. Elle remonte à l’expansion de l’Islam des VIIème et VIIIème siècles. Les arabes conquièrent à cette époque une partie de l’Orient et l’Afrique du Nord puis l’Espagne et le sud de la France : Narbonnais et Aquitaine. L’invasion est finalement stoppée à Poitiers par Charles Martel en 732.

En refluant vers l’Espagne, les maures laissent derrière eux des troupeaux de chèvres et des bergers spécialisés dans la fabrication de leurs fromages. C’est de cette époque que date l’implantation des chèvres dans la région. L’élevage de cet animal est peu exigeant. Il s’étendra par la suite à toutes les régions peu fertiles. La chèvre, quant à elle-même, sera longtemps considérée comme la “vache du pauvre”.

A partir des années 50 la race locale Poitevine disparaît progressivement au profit des chèvres “Alpine chamoisée” et “Saanan”. Mais c’est vers 1970 que la production caprine s’organise véritablement en Poitou-Charente, et connaît un développement considérable, tant sur le plan de l’élevage que sur le plan industriel. On distingue une centaine de variétés de fromages de chèvre. Cette diversité correspond à la multiplicité des terroirs. Toutefois, cette grande famille n’est pas homogène. Elle comprend tout à la fois des fromages à pâte fraîche, à pâte molle et à croûtes naturelle, fleurie ou lavée et des pâtes pressées non cuites. Il existe aussi quelques rares fromages de chèvre à pâte persillée. La dénomination fromage de chèvre s’applique exclusivement aux fromages préparés à base de lait de chèvre. Ils doivent afficher 45% de matières grasses. Ils sont fabriqués de manière industrielle ou artisanale. Ce sont alors des fromages fermiers au lait cru. La qualité du fromage dépend de la qualité du lait, de la saison mais également de l’affinage. Les méthodes de traitement du lait de chèvre sont très voisines les unes des autres : le lait est faiblement emprésuré et caillé, les fromages sont moulés sous forme de palets, de bûches, de pyramides…Ils sont saupoudrés ou non de poudre de charbon de bois pour lui donner un bel aspect “cendré”. Ils sont affinés en hâloirs de 10 à 12 jours minimum.
On les consomme plus ou moins affinés, aussi bien secs que frais ou cassant. Leur texture et leur goût légèrement caprin évoluent avec leur dégré de maturité. Ils évoluent aussi tout au long des saisons. Présentés tel quel ou enveloppés d’une feuille de vigne , de platane ou de châtaignier, ils constituent un aimable et subtil plateau de printemps. Ils peuvent aussi être toastés ou agrémenter une salade fraîche ou composée.
Certains restaurateurs proposent des recettes originales telle que la Crêpe de Monsieur Seguin. La crêpe est garnie d’un mélange de fromage de chèvre, type Ste Maure, d’une fondue de poireaux et de champignons, le tout lié aux oeufs. On parle aussi d’un gigot farci au chèvre. Autour de l’os, on reconstitue un savant mélange de gigot hâché, de fromage, de ciboulette, d’estragon et de persil, arrosé de Cognac. Le gigot ainsi reconstitué est maintenu dans une crépine et cuit au four. Enfin, en dessert, on peut déguster une tarte tiède au fromage de chèvre frais.
L’accord parfait dépend des goûts personnels, on peut néanmoins l’atteindre avec des crus de terroir.
Il existe actuellement 7 fromages de chèvre bénéficiant d’une AOC :
le Pouligny St Pierre, le Selles sur Cher, le Crottin de Chavignol, le Picodon de l’Ardèche, le Sainte Maure de Touraine, le Chabichou du Poitou
le Rocamadour.

Chabichou

Fromage de chèvre fabriqué dans les Deux-Sèvres et la Vienne. Un pâté de Ruffec largement entamé exhalait son exquis fumet de perdreaux truffés, en face du fromage local, le chabichou à odeur de chèvre. Mot d’origine dialectale, influencé par les parlers d’oc, à rattacher à la famille issue du latin capra ou chèvre ; attesté en 1864.
Nota : Chabichou est parfois le sobriquet du Poitevin : ” Blasons et dictons s’appliquant à l’habitant des provinces voisines de la Saintonge : Les Ventre-à-choux, les Vendéens. Vive la beurrée de choux verts ! Les Chabichoux, les Poitevins. Grâces soient rendues au fromage de bique ! R. Doussinet.

Bougon du Poitou

Pâte molle à croûte fleurie concernant divers fromages de laiterie coopérative de cette localité. Le plus populaire est celui en forme ronde du format d’un petit camembert.
Bûche du Poitou : Forme nouvelle adoptée par des laiteries du Poitou pour alimenter les rayons à la coupe des super et hypermarchés. Pâte molle généralement charbonnée de 1 à 2 kg.

Caillebotte

Nom générique de fromages non moulés servis sur des tresses de joncs dans le Poitou, la Charente et la Vendée, la Bretagne, l’Anjou et le Maine. Servi non salée, elle est mélangée à des fruits cuits ou à des desserts d’entremets.

Chabi

Terme générique désignant tous les fromages de chèvre de la région Touraine, Charente, Poitou. Chabichou : Fromage spécifique de la plaine pictonne en forme de bonde cylindrique à flancs légèrement convexes, de 6,5 cm de diamètre et de 5 à 7 cm de hauteur. Poids 70 à 80 g. Le fromage de ce cru de lait est relevé de saveurs fortes en vieillissant.

Chef-Boutonne

Poitou. Lieu de production d’un fromage de laiterie coopérative très apprécié, des Deux-Sèvres. Formes diverses

Chèvre

Désignation des fromages élaborés à base du lait de cette espèce animale. La forme suit souvent ce terme : chèvre long pour désigner les fromages cylindriques provenant d’autres origines que la Touraine. Chèvre pyramidal pour désigner les fromages ayant cet aspect, originaires d’autres provinces que le Berry. Beaucoup de produits portent le nom de “chèvre à la feuille”. Ils sont en effet recouverts ou pliés dans les feuilles mortes de platane, de châtaignier ou de vigne.

Clochette

Charentes-Poitou. Forme insolite adoptée par un très bon chevrier produisant des fromages de haute qualité. Croûte naturelle bleu clair, pâte fine et douce. Poids 250 g.

Couhé-Vérac

Poitou. L’un des fromages “à la feuille” à pâte molle de la région. Toujours un peu relevé comme le Chabichou dont il a la texture. Carré de 8 à 9 cm de coté et de 2 à 3 cm d’épaisseur.

Jonchée Niortaise

Caillé égoutté, servi dans un réseau de feuilles de roseaux ou d’osier tressé d’où il tire son nom. On le consomme en désert indifféremment salé ou sucré.

Lezay

Localité des Deux-Sèvres connue pour la finesse de ses fromages laitiers.

Lusignan

Poitou. Pâte molle, de forme ronde et plate, de 10 cm de diamètre, saveur généralement douce. Sert à la fabrication des “Tourteaux fromagés”, pâtisserie locale.

Mothais

Archétype des fromages à la feuille de la région poitevine des Deux-Sèvres. Devenu très rare : si on le trouve, c’est le format réduit par rapport à l’ancien : 13 cm de diamètre et 3 cm d’épaiseur. Saveur robuste en état de maturité.

Mothe-Saint-Héray (La)

Centre de production ayant donné son nom au fromage précédent et où il existe une forte laiterie coopérative produisant des fromages réputés de formes et formats divers.

Ruffec

Poitou-Charentes. Pâte molle moulée de forme circulaire de 10 à 11 cm de diamètre et de 2 à 2,5 cm d’épaisseur, d’un poids moyen de 200 à 250 g qui peut être également présenté sous des feuilles de châtaignier. Saveur allant du fruité au piquant.

Saint-Maixent

Poitou. Ce fromage de forme carrée était la réplique du Mothais à la feuille de 9 à 10 cm de côté et de 3 cm d’épaisseur. Poids de 200 à 300 g.

Sauzé-Vaussais

Localité des Deux-Sèvres connue pour la qualité des fromages laitiers, élaborés sur son territoire. Ils sont de formes diverses.

FROMAGES DU POITOU-CHARENTES – Les fromages de chèvre saisonnier

les fromages saisonniers sont fabriqués selon une méthode traditionnelle à partir du lait de printemps, produit après la mise bas par des bêtes paissant en plein air dans des prairies grasses. Ce lait frais est transformé en fromage en avril et en mai. Aujourd’hui les fromages de chèvre sont plus souvent produits avec le lait d’animaux élevés dans des hangars et nourris au foin. L’insémination artificielle et la congélation du caillé permettent de produire des fromages même en plain hiver, mais leur goût est différent de celui des saisonniers. Le goût du fromage de chèvre est soumis à divers facteurs: race et nourriture de l’animal, mode d’élevage, teneur en protéines, en matières grasses du lait,méthode de caillage, d’égouttage. Les chèvres ont leur premier chevreau à un an, puis elles mettent bas une fois par an entre janvier et début mars. a deux ans les chèvres sont adultes, elles donnent plus de lait et leur lactation dure 5 ans.. Le lait sert à la fabrication d’une douzaine de fromages différents.

La Taupinière

C’est un fromage fermier au lait de chèvre cru de la région Poitou-Charentes, fabriqué à Saint-Estèphe, dans l’Angoumois. Son diamètre est de 9 centimètre à la base, il a 5 centimètres d’épaisseur, il pèse 250 grammes, sa teneur en matières grasses est de 45%, il se consomme toute l’année. Sa pâte est tendre, non pressée, non cuite, sa croûte est naturelle cendrée au charbon de bois. L’affinage dure 2 semaines, là il absorbe les moisissures naturelles présente dans la cave, ce qui lui donne un goût agréable. Il se deéguste avec un vin du Haut-Poitou.
FROMAGES DU POITOU-CHARENTES – MICRO-ONDES
Photo d’un fromage la bonde de gâtine

Bonde gâtine

C’est un fromage du Poitou-Charentes au lait de chèvre cru, il a 6 centimètres de diamètre et 6 centimètres d’épaisseur, il pèse 160 grammes, sa teneur en matières grasses est de 45%. Sa pâte est blanche tendre, non pressée, non cuite, sa croûte est naturelle, son goût est acide et salin. Son affinage dure de 4 à 10 semaines . us le dégustez avec un vin du Poitou.

Le Bougon

C’est un fromage de chèvre au lait cru de la région Poitou Charentes. il ressemble un peu au camembert, il est emballé dans une boîte en copeaux de bois. Il a 10 centimètres de diamètre et 2,5 centimètres d’épaisseur, il pèse 180 grammes, sa teneur en matières grasses est de 50%. Il se consomme toute l’année. Sa pâte est molle mais ferme, non pressée, non cuite, sa croûte est fleurie, son affinage dure 2 à 3 semaines. Pour l’exportation on utilise du lait pasteurisé. Vous le dégustez avec un vin du Haut-Poitou.

Capri Lezéen

C’est un fromage de chèvre au lait cru du Poitou-Charentes, il est enveloppé dans une feuille de châtaignier et placé dans une boîte en bois. Il a 9 centimètres de diamètre , 1,5centimètres d’épaisseur, il pèse 120 grammes, sa teneur en matières grasses est de 50%. Il se produit toute l’année. Sa pâte est très molle, crémeuse, un peu coulante, non pressée, non cuite, sa croûte est naturelle jaune pâle avec des traces de
moisissure bleue. Son affinage dure de 8 jours à 15 jours dans une atmosphère d’humiditéde 100%, ce qui est élevé pour un fromage de chèvre. Vous le dégustez avec un vin du Haut-Poitou.

Chef-Boutomne de chez Paul Georgellet

C’est un fromage fermier ou laitier au lait de chèvre cru de la région Poitou-Charentes. Il a la forme d’une pyramide de 8 centimètres à la base, 4 centimètres au sommet, 7 centimètres d’épaisseur, il pèse 250 grammes, sa teneur en matières grasses est de 45%. Il peut avoir une forme ronde ou carrée. Il se consomme du printemps à l’automne. Sa pâte est tendre, non pressée, non cuite, sa croûte est naturelle.Son goût est léger. L’affinage dure de 2 à 4 semaines. Il se déguste avec un vin du Haut-Poitou.

Les fromages de chèvres du Haut-Poitou

Chèvre de Civray

C’est un fromage fermier au lait de chèvre cru qui provient des plaines de Civray dans la Vienne. C’est un cylindre de 6 centimètres de base, 5 centimètres d’épaisseur, il pèse 150 grammes; sa teneur en matières grasses est de 45%. Il se consomme du printemps à l’automne. Sa pâte est tendre, fine, non pressée, non cuite, sa croûte est naturelle avec des moisissures, son goût est acide. Son affinage dure 6 semaines. Vous le dégustez avec un Haut-Poitou.

Clochette des Charentes

C’est un fromage fermier au lait de chèvre cru fabriqué en Charente, il mesure à la base 9 centimètres , il a 9 centimètres d’épaisseur, il pèse 250 grammes, sa teneur en matières grasses est de 45%. Il se consomme du printemps à l’automne. Sa pâte est tendre, non pressée, non cuite, sa croûte est naturelle enrobée de charbon de bois pulvérisé et de moisissure. Son affinage dure 2 semaines minimum. Vous le dégustez avec un Haut-Poitou.

Fromage de chèvre de Couhé-Vérac

C’est un fromage au lait de chèvre cru de la région Poitou-Charentes. Il est carré de 9 centimètres de côté, 3 centimètres d’épaisseur, il pèse 250 grammes, sa teneur en matières grasses est de 45%. Il se consomme du printemps à l’automne. Sa pâte est tendre, non pressée, non cuite, sa croûte est entourée d’une feuille de platane ou de châtaignier qui se mélange aux moisissures. Son affinage dure 3 à 4 semaines. Vous le dégustez avec un vin du Haut-Poitou.

Fromages du Nord et de Picardie

Fromages du Nord et de Picardie

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Maroilles AOC 1976

C’est un fromage fermier ou industriel au lait de vache cru ou pasteurisé de Thiérache dans le nord. Il a 13 centimètres de côté, 6 centimètres d’épaisseur, il pèse 700 grammes, sa teneur en matières grasses est de 45%, il se consomme toute l’année. Sa pâte est molle, dorée, huileuse, sa croûte est lavée, humide,elle passe du jaune à l’orange puis rouge brique, son goût est puissant. Son affinage dure de 5 semaines à 4 mois, il est retourné et rincé dans un bain de saumure puis brossé. Pour avoir l’aoc le caillé divisé ne doit pas être rincé, trois tailles sont autorisées:

La Famille Maroilles

Un’tartine eud’fromache en patois du Nord
La France est le pays des fromages La région n’échappe pas à cette tradition.
Maroilles, Vieux-Lille, boulette d’Avesnes… autant de noms qui font déjà saliver les amateurs de fromages…forts! Le maroilles est le plus connu, le plus ancien, le plus populaire, et le plus apprécié. Il tient son nom d’une petite ville de Thiérache. Autrefois dans les campagnes, il était,appelé Craquegnon. Son affinage, qui nécessite une période de trois ou quatre mois, s’effectue par une mise en cave très humide, à 10 ou 12 degrés de température. Les fromages sont posés à plat, généralement sur des claies en rotin. Tous les dix jours, ils doivent être lavés sur chaque face de façon très délicate, au moyen d’une brosse douce légèrement mouillée, puis retournés. La Merveille de Maroilles comme on l’appelait alors, fut particulièrement appréciée par Charles Quint, Philippe Auguste, Saint Louis, Charles VI et François 1er.
Il existe d’autres fromages fabriqués dans la même pâte, mais de forme et d’origine différentes. c’est le cas du coeur dit d’Arras, du coeur d’Avesnes, du losange de Thiérache, de la baguette Laonnaise, du longuet d’Hirson, du pavé ou carré d’Avesnes.

Dans la famille Maroilles on demande?
Le père : Né vers 960 le Maroilles doit sa création à un moine de l ‘abbaye du même nom . Il fallait alors à cette époque comme de nos jours , trois mois d’affinage pour le Maroilles. D’hier à aujourd’hui le Maroilles reste donc un fromage prisé: on dit qu’Henri IV , François 1er et Charles Quint en étaient de grands amateurs.
Le Maroilles porte également les noms de : Mignon, Le Quart, Le Sorbais ou Monceau, Le Minicamp.

Le fils : il a pour nom dauphin et est fabriqué à partir de Maroilles non affiné puis malaxé avec des aromates.

La fille: c’est la célèbre Boulette d’Avesnes, en forme de cône et au parfum si fort

Sorbais: 12 centimètre de côté, 4 centimètres d’épaisseur, son affinage dure 4 semaines.

Mignon: 11 centimètres de côté,3 centimètres d’épaisseur, son affinage dure 3 semaines.
Quart: 8 centimètres de côté, 3 centimètres d’épaisseur, son affinage dure 2 semaines. Appelé aussi mignonnet, ce petit maroilles a les mêmes provenances que son grand frère de Thiérache, mais n’est affiné que 6 à 8 semaines. Son poids est de 200 g environ pour 8 centimètres de côté sur 3 d’épaisseur. Il se déguste avec un Châteauneuf-du-Pape.

Nous ne pouvons quitter les fromages de La région sans parler des fabrications fermières de chèvre :
c’est vers 1960 que l’on vit apparaître de petits producteurs proposant, c’est vrai avec plus ou moins de réussite leurs fromages (évidemment nous n’avons ni le climat ni le terrain propice à ce genre de fromage). Il est juste de noter que parmi la cinquantaine de producteurs de ?chèvres régionaux? quelques uns grâce à leur sérieux et leur persévérance, nous proposent des produits plus que respectables. Personnellement j?apprécie les chèvres frais de Monsieur et Madame Leduc près d’Hucqueliers, et les Cabri de Lumbres de Monsieur Senecat en affiné. Mais naturellement, il y en a d’autres.

Baguette de Thièrache

On l’appelle aussi la baguette Laonnaise
C’est un fromage industriel au lait de vache pasteurisé fabriqué à Laon, on fabrique aussi des fromages en Thiérache: Il a la forme d’une brique de 15 centimètres de long, 6 centimètres de large, 6 centimètres d’épaisseur, il pèse 500 grammes, sa teneur en matières grasses est de 45%, il se consomme toute l’année. Sa pâte est molle, non pressée, non cuite, sa pâte est lavée, humide, de couleur rouge, son goût est fort, il fait partie de la famille des maroilles, son affinage dure 2 mois. vous le dégustez avec un Bouzy.

Elle existe aussi en version fermière au lait cru entier de vache. C’est aussi un fromage à pâte molle, à croûte lavée se présentant sous la forme d’un parallélépipède assez massif, et rappelant beaucoup le Maroilles. Il contient 45% de matières grasses. Son poids est de 500 g pour une longueur de 15 cm à section de 6 cm de côté. Il existe une demi-baguette pesant 250 g. Comme vous pouvez vous en rendre compte les deux fromages ont des caractéristiques identiques mais un est fait à partir de lait pasteurisé et industriel, l’autre est fermier et il est fait à partir de lait cru entier. Une question: devinez lequel est le meilleur ?

Losange de Thiérache

Fabriqué de la même façon que le maroilles , ce fromage est né en thiérache.

Boulette d’Avesnes

C’est un fromage fermier ou industriel au lait de vache cru ou pasteurisé des Flandres du village d’Avesnes. Il a la forme d’un triangle de 8 centimètres à la base, 10 centimètres d’épaisseur, il pèse 180 grammes, sa teneur en matières grasses est de 45%, il se consomme toute l’année. Sa pâte est parsemé de persil, de poivre, d’estragon, de clous de girofle, non pressée, non cuite, sa croûte est humide, rouge foncé, colorée au rocou ou au paprika. Il est fabriqué à partir de maroilles frais ou de babeure. Le fromage fermier est lavé à la bière. Son affinage dure 2 à 3 mois. Vous le dégustez avec un Bourgogne Passe-tout-grains.

La boulette d’Avesnes qui est une pâte molle est fabriqué depuis longtemps avec les chutes de maroilles son grand frère. Elle est ensuite aromatisée avec du persil, du poivre, de l’estragon, du paprîka et des clous de girofle. Sa croûte est naturelle et est lavée comme il est dit plus haut à la bière puis il est affiné pendant au moins trois mois. Ensuite on le fait sécher et dorer au soleil, dans les fermes, sur des planches clouées en haut des fenêtres.
Il a une odeur forte et très particulière Et sa meilleure période de consommation va de septembre à juin. En plus du Passe-tout-grains pour l’accompagner je conseillerai un vin rouge du Jura le Pupillin qui est fruité et excellent ou plus simplement un vin de Fleurie, c’est un beaujolais dont la fraîcheur du goût se mariera à la perfection à la force gouteuse de la Boulette d’Avesnes.

Coeur d’Avesnes

C’est un fromage artisanal au lait de vache pasteurisé du Nord. Il a 10 centimètres de large, 8 centimètres de long, 3,5 centimètres d’épaisseur, il pèse 200 grammes, sa teneur en matières grasses est de 45%, il se consomme toute l’année. Sa pâte est molle, légèrement souple, percée de quelques trous, non pressée, non cuite, sa croûte est lavée, humide, orange, il a un goût modéré. Son affinage dure de 3 à 4 semaines, il est régulièrement lavé. Il se déguste avec un vin de Bordeaux.

Le Bergues

c’est d’après Léon Moreel, écrivain régional, un fromage un peu mou de paysans laborieux utilisant tous les sous-produits de leur lait. Il est crayeux comme les pignons des vieux pigeonniers du terroir?. Au lait écrémé et à pâte durcie a été une imitation des fromages de Hollande au XVIIIè siècle, mais il a acquis depuis longtemps des qualités et une personnalité propre. On le trouve le lundi sur le marché de la localité. Sa maturation dure une vingtaine de jours minimum et cela dans des caves surélevées : les ‘Hoffsteads’, lavé à la bière chaque jour, sa matière grasse se situe entre 15 et 20%. Bergues se situe à quelques kilomètres de Dunkerque. Dans les fermes aux alentours de Bergues , non loin de Dunkerque , on prépare encore ce fromage rond , ces boules de 20 cm de diamètre rappelant le hollande. Travaillé au beurre fin , le bergues classique est préparé avec du lait écrémé dans des caves surélevées. C’est un fromage à pâte demi-dure ou molle, crayeux , lavé à la bière chaque jour pendant sa maturation , laquelle dure environ 3 semaines. Il est excellent toute l’année , mais d’odeur épaisse. Ce fromage étant préparé à partir de lait écrémé et ne contient donc que 15 0 20% de matière grasse. Avec ce fromage je conseillerais un vin rouge capiteux et charpenté qui compensera avec le goût et l’odeur épaisse du Bergues.

Le Pas de l’Ayau

Cet excellent fromage fermier, au lait cru bien sûr est peu connu. Il m?a été présenté par Jean-Marie Cacheux, sommelier dans le Nord. Ce pavé de 400 grammes environ est fabriqué à la ferme du Pas de l’Escault dans le département du Nord par Gérard Dubus. On le déguste avec la Bière de St Landelins.

Fromages du Languedoc et du Roussillon

Fromages du Languedoc et du Roussillon

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FROMAGES DU LANGUEDOC ET DU ROUSSILLON – HISTOIRE

La région du Languedoc-Roussillon est toute entière bordée par la Méditerranée au sud, la vallée du Rhône à l’est, et les Pyrénées-Orientales à l’ouest. Ce sont donc des régions étonnamment variées qui la composent. De cette variété est née une vraie richesse de différents terroirs qui ont su être exploités avec plus ou moins de bonheur. On peut citer la vigne qui s’est réveillée dans les dix dernières années, les fruits et légumes, la viande de L’Aubrac qui est si proche, le miel et les fromages qui se taillent une belle renommée. Mais il ne faut pas oublier des produits mal connus comme la raillolette, ce petit oignon doux qui se déguste à cru avec un morceau de saucisson ou un fricandeau paysan. L’élevage et ses taureaux qui donne une viande excellente et des daubes merveilleuses. Mais c’est aussi le pays des Cathares, des Camisards, des Albigeois et leurs croisades qui entrainèrent des persécutions atroces. La culture fait partie de leur monde et la gastronomie aussi. Aujourd’hui, la région est tournée vers le tourisme. Les marais qui longent la mer ont été asséchés, traités pour que les moustiques disparaissent. Mais nous ne regarderons pas de trop près l’architecture béton qui nous est imposé sur cette côte tant elle est ridicule, triste et mal venue. Mais les romains ont bien avant nous domestiqué cette région et ont eux aussi laissé des vestiges extraordinaires qui sont devenus des temples du tourisme et de notre histoire. Nous n’avons trouvé au cours de notre voyage que 4 fromages mais croyez-moi, ils sont parfaits: Les voici.

Les Pélardons

Bien que la production fromagère ne soit pas une des grandes activités de cette région, la fabrication des pélardons ne dépasse jamais le village d’origine d’ou ils sont issus. Lorsque vous viendrez dans les Cévennes, surtout ne partez pas sans avoir goûté la salade de pélardon chaud car il s’agit d’une des meilleures façon de déguster ce délicieux fromage de chèvre au lait de nos montagnes. Pour cette préparation, le Pelardon est panné, rechauffé sur une fine couche d’huile d’olive et présenté sur une salade fraîche et croquante. Ce fromage de petite taille était déjà réputé à Rome , à l’époque de Pline le Naturaliste. De nos jours, le pelardon est exclusivement produit en Cévennes, il est d’ailleurs protégé par une appellation d’origine controlée. Et pour obtenir son goût si particulier, les chèvres sont nourries au foin de la région mais surtout, elles se régalent d’herbes sèches, de chataîgnes et autres choses qu’elles trouvent tout au long des parcours qu’elles font chaque jour en montagne. Le lait produit est caillé, moulé à la louche, mis en forme puis égouté et salé. Vient ensuite le moment de l’affinage, opération ô combien délicate tant il faut pouvoir contrôler la température et le taux d’humidité. Le but de l’affinage est de favoriser le développement d’un micro-organisme, l’ooîdium. Mais c’est au séchage que le Pelardon prendra finalement son goût prononcé et si typique. C’est généralement le fermier lui-même qui exécute l’ensemble des opération, sauf quelques un qui donnent leur lait à une laiterie comme celle de Moissac et qui assurent également la production de pélardons.
Une des caractéristique du Pelardon est certainement sa diversité qui fait qu’on ne s’en lasse jamais. En effet, il peut se consommer frais, crémeux ou comme les anciens le préfèrent, piquant sec. Lors de votre visite, n’hésitez pas à en goûter chez les différents producteurs car chaque Pelardon libère un parfum unique.Nos chèvres, gardées en petits troupeaux selon la tradition pastorale, dégustent graminées, chênes, genêt, glands, bruyères, châtaignes, et autres plantes aromatiques. Elles donnent ainsi un lait riche qui participe à la typicité du Pélardon.
La fabrication traditionnelle du Pélardon se perpétue de jour en jour. Après chaque traite, le lait est mis à cailler. Le moulage, à partir de caillé frais, s’effectue à la louche et va donner cette forme spécifique au Pélardon.

L’affinage, qui révèle le goût du fromage, doit être au minimum de onze jours.
Alors le Pélardon jeune présente une croûte couleur crème, parfois parsemée de moisissures superficielles bleues ou blanches. Fin et onctueux, son goût de noisette fait fondre… les plus jeunes.
Plus affiné, après trois semaines, sa croûte s’assombrit, il s’affermit et développe un goût de chèvre plus marqué qui enthousiasme les amateurs.
Le cahier des charges qui réglemente l’AOC Pélardon et garantit sa typicité, fixe des règles qui correspondent aux pratiques actuelles de fabrication.
Chaque producteur doit respecter des conditions de productions précises :
– Une alimentation naturelle des chèvres, basée sur le parcours.
– L’interdiction d’aliments fermentés comme l’ensilage.
– L’interdiction de la congélation du fromage ainsi que du caillé.
– Un procédé de fabrication traditionnel : moulage à la louche à partir de caillé frais.
Outre ce contrôle qualité, les fromages qui revendiquent l’appelation Pélardon doivent être agrées par une commission de dégustation.

Le Crottin de chèvre:

Les caractéristiques du produit
Nous pouvons le rencontrer sur les étals à différents stades de vieillissement ou d’affinage :
– frais jusqu’à 5 jours : le fromage a une couleur blanche et semble humide. Son goût n’est pas encore développé, il est apprécié pour sa douceur.
– demi-sec jusqu’à 15 jours: le fromage s’est entouré d’une fine croûte ondulée, constituée de géotrichum moisissure, la couleur a tendance à virer au jaune très pâle.

Sous cette croûte, une couche de « crème » onctueuse se forme. l’arôme commence à se développer.
– sec ou affiné 20 à 60 jours le fromage a diminué de taille, il a perdu l’eau qu’il avait au début. Il a gagné en consistance, la croûte est recouverte d’un fin duvet blanc ou bleuet suivant les fermes où il est affiné ; son goût est alors plus affirmé.
Fabrication: Ce fromage est issu en grande partie de la coagulation du lait par l’action de l’acide lactique produit par les bactéries lactiques.
Le lait chaud est « ensemencé » avec le lactosérum de la fabrication de la veille. Ce lactosérum ou petit lait peut être comparé au levain du boulanger à la différence que, dans le petit lait se sont des bactéries lactiques qui sont cultivées.
Après un temps de maturation, de la présure, en très faible quantité est apportée.
24 heures après, le lait s’est solidifié et acidifié ; il sera bon à mouler à l’aide d’une louche dans une faisselle, récipient percé de multiples trous permettant l’évacuation du petit lait.

Le Pérail

Origine du produit :
Qui est capable de dire à quand remonte l’origine de l’expression « être blanc comme un pérail » ? En fait, il semblerait que l’origine du Pérail se trouve au croisement de deux histoires. l’histoire des brebis locales d’une part et des bergers d’autre part.
Les racines du Pérail de brebis doivent certainement se trouver dans le lapetch ou le latch carelhat. Le lapetch est un caillé naturel de lait qu’on laisse dans une toupine. La tradition du lapetch existe encore et se transmet de génération en génération. c’est donc le lapetch qui, évoluant au fil du temps grâce à l’acquisition des connaissances de l’homme, aurait donné naissance au pérail.
A ce savoir-faire ancestral, l’homme a apporté à la fabrication du pérail de brebis toute la rigueur nécessaire à la garantie de la qualité du fromage d’aujourd’hui.
Autrefois, le pérail était un fromage de subsistance : traditionnellement fabriqué pour la consommation familiale.
Il était consommé sur place et c’est au XVIII ème siècle qu’il commencera à faire l’objet de petits commerces avec quelques bourgs voisins.
Aujourd’hui, le pérail peut se déguster partout en France et commence même à franchir nos frontières.
l’Appellation d’Origine Contrôlée demandée pour le pérail lui permettra d’obtenir toutes ses lettres de noblesse.

Les caractéristiques du produit :
Le pérail de brebis est fabriqué exclusivement à partir de lait entier de brebis.
l’emprésurage s’effectue avec la présure animale.
Le caillé peut être de type lactique ou présure.
Les ferments lactiques utilisés doivent être cultivés sur un support d’origine ovine.
Le fromage est de format rond et deux tailles ont été retenues.
Le moulage s’effectue pour le petit pérail dans des moules de 80 à 90 mm de diamètre avec une hauteur de 18 mm et un poids compris entre 150 et 200 grammes.
Il est mis en affinage pour une durée minimum de 9 jours à compter du jour d’emprésurage.
Le pérail est un fromage affiné à pâte molle, non pressée. Il présente une croûte fine à moisissures superficielles de couleur jaune crème à blanc cassé.
En aucun cas, le pérail de brebis ne peut être reporté à une température inférieure à 0°C.

Les Tommes du Languedoc

La dénomination Tomme fait appel à une notion de rusticité et s’associe à du lait cru, voire fermier.
On distingue deux types de tommes :
– la Tomme de Lozère
– la Tomme des Pyrénées

La Tomme de Lozère

Au lait de vache sont ajoutés des ferments lactiques levains traditionnels ou industriels. J + 1 :
1 h 00 : Coagulation : une addition de présure à une température de 30° environ est réalisée.
Ensuite intervient le phénomène de coagulation pour obtenir le caillé.
5 mn : Tranchage on procède au tranchage ou découpage avec une lyre méthode ancestrale et l’on obtient le grain de caillé: dans un sérum ou lactosérum.
1 h 00 : Brassage un léger brassage est effectué pour éviter que les grains de caillé ne se collent. Cette opération se fait très lentement environ 30 minutes à une heure pour les pâtes molles.
5 mn : Moulage le caillé passe dans des moules pour extraire le maximum de sérum. Le caillé égoutté subit une acidification due aux ferments lactiques, la voie acide permettant une conservation optimale.
Egouttage : 20 heures J + 2 :
Le salage 2% de sel pour 100 grammes de fromage qui donne une certaine sapidité au produit. J + 3 à J + 30
l’affinage se fait dans une cave avec atmosphère renouvelée, à une température de 10° et un taux d’hydrométrie de 90 %. Retournement et frottage sont nécessaires. Trois semaines seront nécessaires pour les pâtes molles et un mois et demi pour les pâtes préssées.
Le rendement : 100 litres de lait permettent de fabriquer 10 à 12 kgs de fromage
Provenance du lait : Margeride ? Haut Gévaudan
Volume réalisé : plusieurs dizaines de tonnes

La Tomme des Pyrénées :

La tomme est un fromage de garde, c’est à dire qui se consomme après une longue période d’affinage ou vieillissement. La tomme est fabriqué avec du lait de chèvre, vache ou brebis. Ce premier constat entraîne une des caractéristiques principales du produit : son poids, situé entre 1,5 kg et 4,5 kg. Pour une tomme de vache ou de chèvre, l’affinage durera de 2 à 3 mois, il faudra compter 3 mois minimum pour qu’une tomme de brebis commence à exprimer ces arômes. l’aspect la couleur de la pâte permet de les différencier.
– la tomme de vache aura une pâte plutôt jaune, le lait de vache est riche en carotène.
– la tomme de chèvre et celle de brebis seront plus pâles.
Méthode de Fabrication :
Le lait chauffé à 32-36 °C est emprésuré. Sous l’effet de la présure, le lait se solidifie et se présente sous l’aspect d’une masse uniforme.
Après cette phase, ce caillé est finement découpé en morceaux de la taille de grain de riz à la taille d’une noisette. Ces morceaux subissent alors un brassage avec ou sans réchauffage afin de leur retirer encore du petit lait, arrive alors le moulage où l’on sépare le futur fromage du lactosérum.
– 10 litres de lait de vache ou de chèvre sont nécessaires pour faire 1 kg de fromage
– 5 à 6 litres de lait de brebis suffisent pour faire le même kilo (le lait est plus riche).
La tomme ainsi formée séjourne une dizaine d’heurs en moule afin de parfaire l’égouttage et lui permettre de garder la forme donnée par le moule.
Vient alors le salage réalisé soit avec du gros sel, méthode dite « à sec » soit avec une saumure, solution d’eau saturée en sel.
l’affinage 12-15°C et une hydrométrie proche de la saturation, atteinte quand la vapeur d’eau se condense sur les parois peut alors démarrer, aidés par les retournements et les lavages de croûte réguliers que réalise le fromager.

Le fromage de Saint-Gervais.

Il s’agit d’une excellente variété de Pélardon préparée du côté de Bagnols- sur-Cèze. Avec notre petit pélardon des Cévennes, héraultaises de préférence ! c’est la perle des fromages qui nous régale les papilles.

Curieux et troublant fromage de petite taille, tout rond, il est reconnu plus vieux fromage de chèvre d’Europe. Déjà réputé à Rome, à l’époque de Pline le Naturalisme, le pélardon est fabriqué depuis des siècles en Languedoc, dans les montagnes cévenoles ou les garrigues. Bien sûr, il n’est pas exclusivement héraultais, car il est aussi présent dans les Cévennes gardoises et Lozériennes. Mais une bonne moitié de l’Hérault, la partie montagnes et garrigues, est largement concernée par sa production. Comme le vin, le fromage est un produit vivant : au fil des saisons, le pélardon change de goût. Frais, demi-sec ou sec, pâte fine et onctueuse ou compacte et forte, il a du caractère. De grande renommée, son petit goût crémeux à souhait lui vaut sa saveur de noisette et d’être dégusté aussi bien en plat cuisiné qu’en dessert ou en salade.

Depuis le mois d’août dernier, le pélardon a obtenu ses lettres de noblesse sous forme d’appellation d’origine contrôlée. Elles le protègent de toute imitation et préservent sa typicité, sa tradition pastorale et son terroir. Le cahier des charges réglementant sa fabrication permet de garantir un savoir-faire ancestral et une qualité unique : le lait est mis à cailler frais, à la main et à la louche. L’affinage, qui révèle le goût du fromage, est au minimum de onze jours. Après trois semaines, il est plus affiné, sa croûte s’assombrit, il s’affermit et developpe un goût de pélardon, c’est certainement sa diversité qui fait qu’on ne s’en lasse jamais.

Fromage la Rebarbe

Fromage la Rebarbe appelé aussi fromage de Rhubarbe fait aussi parti des fromage fermenté comme les Cachat, toupina, rhubarbe, broussin, coussignous, brous, gaspo. Tous ces noms désignent cette technique de fabrication, la plus répandue dans notre région.
Frédéric MISTRAL le définit ainsi Fromage pétri et fermenté, fort usité dans les campagnes de Provence et connu jusqu’à l’extrême nord du pays d’Oc.
Auguste FABRE, quant à lui, dans son ouvrage ” Le roquefort de Pline l’Ancien “, note aussi la réputation de cette préparation : Ainsi depuis les monts de la Vaysse jusqu’aux Alpes de Provence en passant par Roquefort et le pont d’Avignon, sous des noms différents rebarbo, cachat, broussi, séras, ? nous trouvons partout, inscrit dans la langue et gravé dans les moeurs, le goût de nos ancêtres pour les fromages forts .

On trouve des traces de ces fromages dans le Var, les Bouches du Rhônes et les Alpes Maritimes :
Ce fromagi coueint, comme on le nomme en patois fromage cuisant a joué un rôle important dans l’alimentation des paysans d’autrefois.
Son commerce est mentionné lors de plusieurs foires : “Nous ne parlerons que pour mémoire et à cause de son ancienne importance dans l’alimentation des paysans du broussin ou fromagi coueint, dont on s’approvisionnait à la foire annuelle de Saint Jean de Guarguier près de Gémenos dans les Bouches du Rhône et le Var : ” ? le coussignous que les toulonnais, grands amateurs, allaient acheter à la foire d’Ollioules.
On donnait aux habitants de Reillanne (04) le sobriquet de mangea-cacheïo, mangeurs de cacheille ou cacheye, se moquant ainsi de l’esprit d’économie qui les portaient à se nourir de tomes trop sèches ou faisandées, qui ne pouvaient être consommées telles. La cacheille, se souvent Pierre MAGNAN, ” c’était le réceptacle, dans un profond toupin vernissé, au fond le plus obscur des placards, de toute l’imagination bas-alpine. Il convient de préciser, sans taxer de chauvinisme notre ami, et avant lui en laisser compter joliment la recette, que d’autres secteurs, de haute ou basse Provence connaissaient de telles préparations sous des noms tels que toupina dans les Hautes Alpes, broussin et coussignous dans le Var, qui se fabriquait à Signes et que les toulonnais, grands amateurs, allaient acheter à la foire d’Ollioules, le cachat roudoulent (odorant) que Frédéric MISTRAL cite dans Mireille. ”

Le Coussignous

Les gourmands trouvent qu’un bon fromage a toujours sa place dans un repas. Et peut, parfois, constituer à lui seul, avec du pain, un repas tout entier. C’est ce que faisaient souvent nos anciens paysans provençaux avec le fromage coussignous dont ils disaient uno brigo fà manga un pan !.
Ce fromage appelé aussi couient cuisant parce qu’il brûlait la bouche, était fabriqué à Signes. Pour la St Laurent, il y avait à Ollioules, la foire du coussignous, c’était une sorte de pâte mi-liquide, à odeur très forte, que le toulonnais étendaient sur du pain et consommaient accompagné d’oignons crus ou d’échalotes.
On vendait le coussignous dans les rues de Toulon, enfermé dans une sorte de petit baril et on le servait aux clients avec une spatule. Les marchands se réunissaient le soir en un petit marché le long du ruisseau qui coulait au milieu de la rue des orfèvres. ”

Le Brous

Ce fromage est encore aujourd’hui fabriqué dans l’arrière pays niçois où il es devenu le brous : on le consomme frais, comme un fromage blanc, ou plus souvent étant donné l’éloignement des alpages, séché et fermenté. Selon le témoignage recueilli par José CUCURULLO à Molières (06) : ” ils le défaisaient tout pour que ça s’égoutte bien et puis ils mettaient ça dans une espèce de mastro et après ils broyaient, ils faisaient comme de la pâte et ils laissaient ça dans un coin avec du sel et ça fermentait. A l’automne, c’était fait, c’est ça le brous.
On l’incorpore dans des préparations culinaires telles que la ménardoun, ” Mais il existe aussi le brous, plus rare. En dehors de la vallée de la Tinée et celle de la Vésubie, on en fabrique plus guère.
– Pourquoi ?
– Il a une odeur de pierre à fusil ! on le confectionne avec du lait caillé de vache, chèvre, brebis. Chacun a ses proportions, c’est un fromage familial.
tu enfermes tout ça dans un bocal, avec une dizaine de gousses d’ail haché, du poivre passé au moulin et de la branda. Tu attends quelques semaines, il faut que ça fermente. Et tu me manges ce brous sur de belles tranches de pain de seigle passé au four : l’hiver, en bouche, c’est tenace, mais il n’y a rien de comparable, ni de meilleur. Sinon tu as le caillé … ”
On fabrique en Provence, notamment dans le Var, une autre espèce de fromage fort connu sous le nom de brous, rebrous, broussi ou broussin, qu’il ne faut pas confondre avec la brousso des Dauphinois.
Celle-ci désigne en premier lieu un lait caillé comme notre mot calhat et en second lieu un fromage fait de lait caillé, un fromage mou et frais, notre encalat, mais un encalat assez spécial que Mistral décrit ainsi : ” fromage à la crème fait en forme de pelote, avec du lait de brebis, sans présure, et qu’on mange tout frais “.
Un des poètes du terroir a écrit : ” Puei Dido, amavo lou latage, la brousso autant que lou froumage A défaut de cachat, un peu plus long à préparer et qu’on a pas toujours prêt à point, il leur faut du brous ou du rebrous, du broussin ou du broussi. Qu’es aco ? C’est, nous dit Mistral, du lait cailleboté et épicé du fromage pétri et fort piquant, au mot rebrous, du fromage en pâte et fort piquant, au mot brous ce qui donne à entendre que le brous et le rebrous est pareil à la rhubarbe de ma mère et des monts de la Vaysse.
Mais il dit aussi aux mots brous et rebrous, fromage pétri et fermentés et piquants ce qui fait penser que ces mots servent à désigner deux sortes de préparation : l’une à base du caillé comme la rhubarbe de la Vaysse et l’autre à base de fromage, comme la rhubarbe de Roquefort et le cachat. Toutes les deux ont cela de commun qu’elles donnent un fromage à pâte molle et de saveur très piquante.
Au lieu de cachat et de broussin, on parle dans les Alpes provençales de Céras ? qu’il faudrait plutôt appeler séras parce qu’il doit venir non plus de céra, cire, mais de sérum, petit lait, et d’après Mistral, une espèce de fromage maigre qu’on obtient en faisant bouillir du petit lait non clarifié c’est à dire quelque chose de semblable à ce que l’on appelle ailleurs recuecho. C’est donc un produit assez fade qu’on doit aimer à relever, en le salant et l’épiçant fortement, comme on fait chez nous, quant on veut avoir de la rhubarbe.
Et c’est ce qui donne à croire le fait qu’on appelle aussi séras dans les Alpes au témoignage de Mistral une espèce de fromage pétri et fermenté semblable, dit-il au cachat et au brous, à l’espèce de brous, celle qui est faite avec du caillé et non du fromage fermenté, doit se préparer à l’origine comme se prépare encore le séras, première manière avec du petit lait. C’est ce qu’on peut induire du fait que dans le Var, on appelle broussi ce que nous appelons gaspo et qu’avant de signifier espèce de fromage, ce mot a signifié petit lait ou sérum.
Ainsi depuis les monts de la Vaysse jusqu’aux Alpes de Provence en passant par Roquefort et le pont d’Avignon, sous des noms différents, rebarbo, cachat, broussi, séras, ? nous trouvons partout, inscrit dans la langue et gravé dans les moeurs, le goût de nos ancêtres pour les fromages forts. Le nom même de rhubarbe, à lui seul, prouve le cas qu’on en faisait ; rien n’était plus recherché en effet que la rhubarbe, comme le met en relief ce dicton populaire cité par Mistral. A cent escut, sarié esta de rebarbo. A cent écus, on me l’aurait enlevé comme de la rhubarbe”!

Fromages du Centre

Fromages du Centre

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Les fromages de L’Anjou et du Maine

Le Port-du-Salut tel qu’il était fait à l’Abbaye.

C’est un fromage Angevin, autrefois fabriqué dans une Abbaye du même nom, à Entrammes, sur les bords de la Mayenne. C’est aujourd’hui devenu une marque industrielle. La plupart des abbayes cisterciennes-trappistes d’Occident ont un temps fabriqué du fromage. Depuis les années 1950 beaucoup de communautés ont arrêté la ferme pour se tourner vers d’autres types de gagne-pain. Il semble que l’agriculture soit peu rentable pour les monastères, à cause des matériels lourds à acquérir et à entretenir.

De plus, les moines et moniales étant moins nombreux que par le passé, il a fallu trouver des sources de revenus demandant moins de main d’oeuvre. De ce fait, la plupart des communautés qui produisaient du fromage ont cessé cette activité.

Lors de ces changements vitaux pour les communautés, chaque monastère a choisi, selon ses possibilités, la solution la plus adaptée. L’abbaye du Port du Salut, débordée par l’agrandissement régulier de sa fromagerie, décida de céder son usine et sa marque à la SAFR (Société Anonyme des Fermiers Réunis, faisant actuellement partie du groupe BEL), en 1959. L’abbaye de Briquebec vendit la recette et la marque “Providence” à la Laiterie coopérative de Valognes (Valco). La plupart des abbayes par contre, décidèrent de cesser la production et de passer à un autre gagne-pain, sans céder à quiconque la marque ou les droits. Ainsi l’abbaye de Melleray passa de la fabrication du fromage à la photocomposition assistée par ordinateur. Ou encore l’abbaye de Campénéac s’est tournée vers la production de chocolats fins.

Le fromage de l’Abbaye d’Entrammes

C’est un fromage de lait de vache, contenant 45% de matière grasse, à une pâte pressée lavée.
L’Abbaye du Port du Salut, dans la Mayenne, fut le premier monastère Trappiste à être fondé, en 1812. Renouant avec la tradition ancienne, les moines cherchaient à vivre en autarcie. A partir d’une ferme, d’un troupeau de vaches, ils produisirent un fromage. D’abord production pour leur propre consommation, puis plus tard commercialisé pour subvenir à leurs besoins. Le fromage prit tout naturellement le nom de l’Abbaye : le fromage du Port-du-Salut.

La mise au point de celui-ci prit un certain temps, mais aboutit tellement bien que le fromage eut un réel succès jusqu’à Paris, dès les années 1850. Devant ce succès, les moines transmirent la recette à ceux qui, depuis l’Abbaye du Port du Salut, partirent fonder de nouveaux monastères à travers la France d’abord, jusqu’aux Etats-Unis et le Canada ensuite. Chaque monastère commercialisa un fromage sous le nom du monastère, fabriqué selon la recette du Port-du-Salut. C’est ainsi que naquit la famille des fromage “Trappistes”.
Devant ce succès, les industriels ont également essayé de copier la recette. Comme la marque Port-Salut était déposée par les moines dès 1870, ils créèrent une nouvelle marque de fromage, vers 1950 : le Saint Paulin.

Sainte-Maure de Touraine AOC

C’est un fromage à pâte molle non cuite, le Sainte- Maure de Touraine a une croûte naturelle ridée parfois saupoudré de poudre de charbon de bois. Sa pâte de couleur blanche à ivoire est fine et homogène. l’affinage, d’une durée de 10 jours minimum à compter du jour d’emprésurage, se fait par une température de 11°C environ et à une hygrométrie de 90 %.
La Touraine, jardin de la France, regorge de trésors. Le St maure, par sa forme et sa paille en font une tête connue. Né des départements de l’Indre et des alentours, ce cylindre de 6 à 7 cm de longueur, présenté cendré avec dans sa longueur une paille de seigle destiné à l’égouttage du petit lait, a un goût caprin bien relevé. Je le conseille avec un Blanc de Touraine de chez Marionn et ou un Vouvray sec, un Bourgeuil rouge ou encore un vin de Chinon.

L’élevage de troupeaux de chèvres et la production de fromage dans la région tourangelle remonteraient, selon certaines sources Archives de l’Indre-et-Loire, à la période carolingienne au VIIIè et IXè siècles. De nombreux documents, à diverses époques,attestent de la qualité et de la notoriété de ce fleuron de la gastronomie tourangelle.
De nos jours, le Sainte-Maure de Touraine est produit dans une zone délimitée correspondant à l’ancienne province de Touraine, c’est-à-dire le département d’Indre-et-Loire, les cantons limitrophes du Loir-et-Cher, de l’Indre et quelques cantons et communes limitrophes de la Vienne.
Sa réputation n’est plus à faire.
Le Sainte-Maure de Touraine est obtenu par coagulation lactique du lait de chèvre frais avec addition d’une faible quantité de présure. Le caillage s’effectue pendant une durée d’environ 24 h. Le pré-égouttage est interdit.
Le caillé est versé de façon à le briser le moins possible dans des moules tronconiques, évasés.
Le fromage est démoulé, salé légèrement et saupoudré de charbon de bois.
La durée d’affinage est de dix jours au minimum à compter du jour d’emprésurage.
L’utilisation de caillé congelé est interdite.

A l’oeil : croûte bien fine et régulière avec moisissures superficielles gris-bleutées.
Au toucher : pâte ferme et homogène.
Au nez : odeur légèrement caprine.
Au goût : saveur de chèvre très caractéristique, douce et au goût de noisette selon les saisons.
Le Sainte-Maure de Touraine est souvent consommé en fin de repas. Présenté en tranches fines, il peut aussi être servi à l’apéritif.
On peut également le rôtir au four.
Mes conseils d’accord entre le vin et les fromages:
Il s’apprécie onctueux ou sec, accompagné de vins de sa région, un vin rouge léger et fruité, Bourgueil, Chinon, Gamay ou Cabernet d’Anjou, ou un vin blanc sec, Touraine blanc.

Le Gien

C’est un fromage de l’Orléanais qui est fabriqué au lait de vache, de chèvre ou mi-chèvre. C’est une pâte molle, à croûte naturelle, que l’on affine à sec dans des feuilles de châtaignier ou sous la cendre. Il pèse 200 grammes. Sa meilleur période de consommation se situe du printemps à l’Automne. Il contient 45% de matière grasse.

Le Montoire

C’est un petit fromage de l’Orléanais de forme tronçonique qui pèse une centaine de grammes. Sa pâte est ferme, mais souple, recouverte d’une croûte fine, bleutée. On le prépare à partir du lait de chèvre et son affinage dure 3 semaines. On le déguste du printemps à l’Automne. J’accompagne ce fromage d’un Saumur-brézé blanc au goût d’argile, qui prend du parfum en vieillissant.

Le Chécy

Le chécy est un fromage produit depuis 1948 à partir de lait entier. C’est en réalité un petit Olivet bleu ou cendré, que l’on déguste de Septembre à Mai.

Fromage cendré d’Olivet

C’est un fromage au lait de vache. Sa forme est ronde, il fait 11cm de diamètre pur 2cm d’épaisseur. Il a une pâte molle et sa croûte est fleurie. Son poids est entre 250 grammes et 300 grammes. Il se déguste toute l’année. Son affinage dure 2 mois.
Fabriqué artisanalement à Olivet, ville bercée par la Loire, ce fromage est conçu principalement au printemps et en automne lorsque les vaches s’alimentent des riches pâturages bordant la vallée du fleuve. Par contre, il se consomme en été et en hiver après son affinage dans la cendre de charbon de bois. Il y reste au moins un mois. Ce type de conservation donne à ce fromage un étonnant et délicieux goût d’amertume très rare pour un fromage de vache. Il est délicat, peu relevé, mais sa finesse dépend de la qualité du lait donc de la saison. Il s’accompagne très bien du vin de son terroir voisin le Ménetou-Salon rouge ou d’un vin des Côtes de Beaune en Bourgogne que je recommande particulièrement.

Fromage l’Olivet bleu

Il a les mêmes caractéristiques et contient 45% de matière grasse. Il est vendu sous des feuilles de papier paraffiné ou entouré de feuilles de platane. On le consomme du printemps au début de l’hiver.

Tournon-Saint-Pierre

Ce fromage à un tronc de cône haut. Sa croute est naturelle. Il pèse 300 grammes. Sa durée d’affinage est de 3 semaines.

Le Pannes Cendré

C’est un fromage du Loiret que l’on fabrique aux environs de Montargis à partir de lait de vache écrémé. Sa croûte naturelle est cendrée. Il est affiné à sec pendant 3 mois dans des coffres de bois. Il contient entre 20 et 30% de matière grasse.

Bondarois au foin

Il s’agit d’un fromage de vache à pâte molle et croûte naturelle grise,sans moisissure,affiné durant 5 semaines, dans des coffres à foin. Sa forme est celle d’un disque mince de 12 cm de diamètre et é, d’épaisseur. Il contient 40 à 50%de matière grasse et pèse 300 grammes. On le consomme du mois de juillet au mois de novembre.
Je l’accompagne un vin rouge de Touraine, pas trop râpeux, lui conviendrait bien.

Le Cendré

Petit fromage qui contient 35% de matière grasse.

Le Chécy

C’est encore un fromage de l’Orléanais.
C’est un un fromage de vache produit depuis 1848 à partir de lait entier. C’est en réalité un petit Olivet, bleu ou cendré que l’on déguste de Septembre à Mai.

Le Frinault

Toujours et encore un fromage de l’Orléanais. Ce fromage de lait de vache contient 45% de matière grasse. Il est fabriqué à partir de lait de vache. Il se présente sous la forme d’un disque de 10 cm de diamètre et de 2 cm d’épaisseur. Il pèse 200 grammes.
Il a une pâte tendre et molle et une croute naturelle. Il est affiné à sec dans des caves humides. Il peut également être affiné à sec pendant 4 semaines, dans des coffre de cendre à bois. On consomme en été et en Automne.
Je le cosomme avec bonheur avec un vin d’Amboise, rouge tanique, chargé en couleurs.

Les fromages du Berry

Le levroux

Il tient son nom du village dans lequel il est fabriqué. Il a la forme d’une pyramide tronquée et date de la fin du siècle dernier, lorsqu’une paysanne s’avisa car il ne lui restait plus de moule à fromage d’utiliser des moules à gâteaux. Elle put faire le nombre de fromage qu’elle avait besoin pour aller vendre au marché. A sa grande surprise les fromages formés au moule à gâteaux avaient une forme qui plaisait davantage et elle les vendit tous et bien avant ses fromages habituels. Elle eut donc l’idée de donner à son fromage le nom de son village et de continuer à les commercialiser sous cette forme. Ces fromages devinrent un grand succès. Plus tard c’est son fromage qui donna l’idée au fromagers de Valançay d’imiter la forme de son fromage en pyramide tronquée, forme que le Valençay conserve encore aujourd’hui. La bonne période de consommation du levroux est va d’Avril à Novembre. Sa pâte est lisse et blanche et sa croûte mince, bleutée. Il contient 45% de matière grasse. Je l’accompagne car j’apprécie beaucoup ce fromage d’un vin très sec de la Sarthe et oui il y en a un Janiviers.

L’Arthon

Il tient son nom d’une commune de l’arrondissement de Châteauroux

Le Billy

Il est affiné dans les feuilles de platane ou de vigne, en pots de grès

Le Chabris

Il est rond, plat, il a une pâte molle. Il est affiné comme le Camembert et contient 45% de matière grasse. Il tient son nom d’une bourgade proche d’Issoudun. C’est un fromage de chèvre.

Le Châteauroux

C’est un fromage proche du Valençay et du Levroux qui est par contre fabriqué dans la région de Châteauroux.

Le Graçay

C’est un fromage à pâte molle à crôute naturelle saupoudrée de charbon de bois, en forme de cône tronqué. il est né dans la vallée de l’Arnon. On le consomme de la fin du printemps à l’Automne. Il contient 45% de matière grasse.

Le La Châtre

C’est un fromage de chèvre qui porte comme beaucoup de fromage dans le berry le nom de la ville qui l’a vu naître. Ceci écrit, c’est un excellent fromage qui mériterait peut être d’être travaillé un peu plus.

Le Berry

C’est un fromage au lait de chèvre de la Sologne et du Berry. Il a la forme d’un disque ou d’un coeur parfois.
C’est une pâte molle. Son poids est de 150 grammes. Il se consomme pendant l’été jusqu’à l’automne. Son affinage dure 3 semaines. je le consomme toujours avec un Sancerre ou un
Pouilly Fumé. De réputation très ancienne, le Selles-sur-Cher a su conserver sa tradition de fabrication artisanale, qui lui a valu l’AOC en 1975, l’une des premières. Sa forme de disque épais aux bords biseautés est sa marque de fabrication. Plus il vieillit, plus le Selles-sur-Cher prend de caractère et plus sa saveur caprine noisetée s’accentue. La cendre fine de charbon de bois qui le recouvre lui donne une teinte légèrement bleutée.
Sa pâte très blanche contraste avec sa fine croûte duvetée portant des moisissures superficielles. Au premier abord, il est un peu dur, puis moelleux, lourd et presque argileux pour enfin fondre en bouche. La délicatesse de son goût rappelle la douceur de vivre des vallées de la Loire et du Cher.

Le Selles-sur-Cher

Le Selles-sur-Cher est typide par sa forme troconique. Ce fromage moelleux et savoureux enchantera votre palais lors de vos repas, et vous comprendrez alors pourquoi il est digne de figurer parmi les monuments de la vallée de la Loire et du Cher. Sa forme se décline en plusieurs versions d’affinage et de présentation. Le Selles-sur-Cher, au lait de chèvre entier, se reconnaît à sa pâte molle de couleur blanche et à sa croûte naturelle cendrée à la poudre de charbon de bois. Il contient au moins 45% de matière grasse et se présente sous une forme personalisée très plate à bords biseautés, d’un poids de 150 g environ. Le Selles-sur-Cher est produit dans une aire délimitée correspondant à la Sologne occidentale et comprenant une partie des départements du Cher, de l’Indre et du Loir-et-Cher.
L’unité florale et climatique de cette région donne au lait un goût particulier qui contribue aux arômes spécifiques du Selles-sur-Cher.
A l’origine, c’est un fromage de consommation familiale.
Son développement date du XIXe siècle, et la ville de Selles-sur-Cher, principal centre de collecte et de revente, lui donne son nom.
Le Selles-sur-Cher est obtenu à partir de lait additionné d’une faible quantité de présure. Les moules de forme tronconique sont remplis à la louche. Le fait de ne pas briser le caillé contribue à assurer toute la finesse originale de la pâte. Deux opérations demandent un tour de main spécial : le salage et le cendrage réalisés par pulvérisation de poudre de charbon de bois mélangée à du sel. L’affinage dure de dix jours, au minimum à trois semaines.

Mes conseils d’achat
A l’oeil : forme bien nette, croûte bleu foncé, pâte d’un blanc pur.
Au toucher : pâte ferme et très fine.
Au nez : odeur légèrement caprine.
Au goût : saveur douce et noisettée, pâte fondante.
Le Selles-sur-Cher est avant tout un fromage de fin de repas qui s’accompagne des vins de son terroir : un vin blanc sec, Touraine blanc, ou un rouge léger et fruité, Chinon, Bourgueil.
Présenté en tranches fines, il peut aussi être servi à l’apéritif.
Il ne faut surtout pas gratter la croûte : c’est elle qui donne au fromage son caractère particulier.
Très décoratif, il apporte une note fraîche dans un buffet de fromages.

Fromage du Sancerrois

Les fromages du Berry et le crottin de Chavignol

C’est Moïse Boulay en 1896 qui fut le premier affineur de fromages de Chèvre à Chavignol petit village hameau de la commune de Sancerre Département du Cher(18). Après son décès en 1922 son épouse Léontine continuera le travail entrepris et donnera le flambeau à son gendre Georges Dubois. C’est ainsi que 4 générations d’affineurs se
sont succédées au service de cette petite entreprise familiale.

Bien que de petite taille la Fromagerie Dubois-Boulay avec ses moyens a contribué au renom du Cottin de chavignol aussi bien en France dans toutes les bonnes crèmeries qu’à l’extérieur. Le Crottin de Chavignol est un petit fromage de chèvre cylindrique légèrement bombé et fabriqué au lait cru entier dans les fermes de la région de Sancerre. Bien que l’on ait des traces écrites de la présence de chèvres dans la région depuis 1573; On ne connaît le nom de Crottin de Chavignol que depuis 1829. Ce petit fromage régional qui tient son nom d’une lampe à huile passera en Appellation d’Origine Contrôlée depuis Février 1976 sous la présidence de Monsieur Jean Gourdin. La richesse de l’herbage sancerrois où pâturent les chèvres est le premier maillon de cette chaîne de qualité. Puis les fermiers transforment le précieux lait en caillé et le moulent soigneusement dans des
faisselles, comme l’ont toujours fait les gens de la région. Enfin la fromagerie ramasse après sélection ces fromages blancs démoulés du jour et les sale tous un par un à la main comme autrefois cette opération assez délicate est essentielle dans le secret de la réussite. Après de fréquents retournements, c’est dans l’atmosphère de nos hâloirs que chaque fromage, objet d’une surveillance constante va sécher, vieillir, s’affiner et mériter enfin après 10 jours son nom. C’est alors, après une bonne fabrication et un bon affinage que le consommateur averti que vous êtes
pourra en apprécier la finesse de la pâte et le goût caractéristique. A la fromagerie chaque fromage est le petit de la maison et de ce fait a droit à l’attention et à la vigilance que 4 générations de fromagers de père en fils ont su modeler.

Autres fromages un peu connus du sancerrois

Le Sancerre ou le Sancerrois

C’est le grand frère dans un sens et le petit frère dans l’autre sens, ce qui fait que pour les deux parties ils sont les grands frères de l’autre. C’est donc un crottin voisin du Chavignol qui lui vient de l’autre versant de la vallée. Il contient 45% de matière grasse.

Le Santranges

On est toujours dans un proche voisinage, le santrange est le cousin germain des deux autres. Il est toutefois un peu plus gras que les deux autres. j’aime accompagner ces fromages de chèvres ou de biques comme on dit chez moi d’un vin blanc sec et parfumé, comme le sauvignon d’Oily.
FROMAGES DU CENTRE – IDEES ACCOMPAGNEMENTS
Photo du Pouligny -Saint Pierre

Le Pouligny Saint Pierre

Le Pouligny Saint Pierre est un fromage à pâte molle non cuite et à croûte naturelle. Le caillé du lait de chèvre est versé dans des moules trouées qui lui donne sa forme de pyramide tronquée. Après égouttage, démoulage et salage il est déposé sur des paillons ou des claies pour la phase de séchage. Son affinage dure de 2 à 5 semaines. Le sommet est plus sec alors que le talon est plus souple. Son odeur est un panaché de saveurs caprines et de paille. Son goût est noisette et son poids d’environ 250grammes. Son nom vient de son village d’origine dans la vallée de la Brenne en région Centre. Avec le St Maure de Touraine il fait partie des fromages préférés des amateurs de fromages de chèvre.

Le Pouligny Saint-Pierre est un fromage à pâte molle fabriqué exclusivement avec du lait de chèvre entier et cru.

Il se présente sous forme d’une pyramide élancée, à la base carrée, d’une hauteur de 12,5 cm et dont le sommet est un petit carré de 2,5 cm de côté. D’un poids de 250 g minimum, il existe aussi dans un format plus petit qui ne pèse alors que 150 g. Les crètes de la pyramide sont franches et régulières, tandis que sa croûte fine est recouverte de moisissures superficielles, blanches et bleutées.

L’air d’appellation s’étend sur un territoire peu étendu de 22 communes de l’arrondissement de Le Blanc, dans la partie occidentale du Berry, au coeur du Parc Naturel Régional de la Brenne. C’est aujourd’hui la plus petite zone d’appellation d’origine fromagère, mais aussi la plus ancienne au niveau caprin.
C’est le “pays des mille étangs”, situé dans le prolongement de la Champagne Berrichonne qui tapissent de vastes étendues planes de bois et de landes dominées par des buttes de grès.

La pauvreté des sols, d’un potentiel agronomique très faible, ajoutée à la singularité de la flore, landes, espèces odorantes, épineux et chênes, luzerne et sainfoin expliquent que depuis longtemps les habitants s’y soient livrés à l’élevage des chèvres.
Le climat y est très particulier, plus chaud et plus sec que celui des secteurs environnant. C’est pourquoi les traditions d’élevage de chèvres et de fabrication fromagère soient ici très anciennes. Le lait des chèvres de race Alpine, Saanen ou Poitevine est mis à cailler par adjonction d’une faible quantité de présure de caillette de chevreau, pendant un minimum de 18 heures. Il s’agit d’une coagulation lente qui va permettre d’obtenir un caillé régulier et ferme indispensable à une bonne fabrication. Ensuite le caillé est moulé à la louche, afin qu’il se brise le moins possible. Il s’égouttera de manière spontanée pendant au minimum 24 heures. Après démoulage, le fromage est salé sur toutes ses faces puis mis à sécher environ 3 jours, avant de gagner le haloir pour y être affiné pendant un minimum de 7 jours.
Mes conseils de consommation:

A l’oeil : croûte fine et bleutée ; pâte couleur ivoire.
Au toucher : pâte ferme mais souple.
Au nez : légère odeur caprine.
Au goût : saveur de terroir prononcée.
Le Pouligny Saint Pierre présente une gamme étendue de saveurs lui permettant d’être dégusté par un large public.
Peu affiné, son goût léger le fera apprécier dans des salades, coupés en petits cubes, avec de l’huile de noix ou sur des toats chauds coupés en tranches fines.
Légèrement piqué de bleu, il conviendra aux palais plus exigeants en quête d’un goût de noisette et de terroir. Enfin, affiné bleu, il sera recherché par les amateurs de goûts francs et affirmés.
Pour l’accompagner, la tradition est stricte :
“seul un bon vin blanc sec et fruité, met pleinement en valeur la saveur prononcée du Pouligny Saint Pierre”.
Un vin des vallées et coteaux du Cher et de la Loire permettra une belle harmonie, qu’il s’agisse d’un Rieuilly, d’un Quincy, d’un Menetou-Salon, d’un Sancerre ou d’un Sauvignon de Touraine ou du Berry.

Fromages de Savoie

Fromages de Savoie

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FROMAGES DE SAVOIE – HISTOIRE

Dès 1572, dans un poème, Ronsard et du Bellay citent le Reblochon. Dans la vallée de Thônes, en Haute-Savoie, le fermier qui exploitait un alpage devait rétribuer son propriétaire. Afin de payer moins de location, le fermier lors des contrôles pratiquait une traite incomplète. Il la terminait après le départ du propriétaire en reblochant. Reblocher signifie pincer le pis de la vache une deuxième fois. Ce lait était immédiatement utilisé pour la fabrication d’un excellent fromage : le Reblochon. Alors que la production de Reblochon ne dépassait pas quarante tonnes au début du siècle, le développement du réseau ferroviaire et du tourisme avec les sports d’hiver permet d’étendre la clientèle.
En 1958, les producteurs de Reblochon furent parmi les premiers à obtenir une Appellation d’Origine.

La pastille de couleur, c’est la carte d’identité du Reblochon. Chaque Reblochon est obligatoirement identifié par une pastille de couleur en caséine, composant naturel du lait. Cette pastille, apposée sur l’une des faces du fromage, comporte le numéro de l’atelier de fabrication. Elle est de couleur rouge pour le Reblochon produit dans les fruitières ou les fromageries et de couleur verte pour le Reblochon de fabrication fermière. C’est aussi une garantie de traçabilité. Cette pastille, délivrée par le Syndicat Interprofessionnel du Reblochon, est obligatoire depuis 1994. Ainsi, jusqu’à la table du consommateur, on peut connaître l’atelier de fabrication : c’est une garantie. Le but est d’assurer une plus grande protection de l’Appellation d’Origine Contrôlée et un meilleur suivi qualitatif et sanitaire depuis la fabrication jusqu’à la distribution. c’est aussi une manière originale de se garantir des éventuelles contrefaçons.

FROMAGES DE SAVOIE – Reblochon Fruitier

Le Reblochon Fruitier est fabriqué dans des fromageries traditionnelles de villages appelées fruitières. Les fruitières se sont développées en Haute-Savoie au début du siècle, d’abord dans les hameaux de montagne puis dans les villages en bas des vallées et dans l’avant pays.
Le lait cru servant à la fabrication du Reblochon Fruitier est collecté chez les agriculteurs sociétaires dans les fermes de l’environnement immédiat de la fruitière. Le Reblochon Fruitier est une appellation d’origine contrôlée.

Le cahier des charges implique l’utilisation de races laitières spécifiques :
Abondance – Tarine – Montbéliarde, ainsi que l’interdiction de nourrir les vaches avec des aliments fermentés ensilage.
La Fabrication:Après la traite, le lait cru et entier est emprésuré, très légèrement chauffé puis caillé. Le caillé obtenu est découpé en petits grains qui sont répartis dans des moules. A ce stade, on applique sur les fromages une plaque de caséine qui sert à identifier le fromage. Ces fromages sont ensuite pressés quelques heures avec des poids de 1,5 kg puis démoulés et salés. Ils sont ensuite mis au séchoir durant presque une semaine puis placés en cave fraîche pendant 2 à 3 semaines. 9 litres de lait permettent d’obtenir 2 reblochons.
Caractéristiques:
Pâte homogène et souple, croûte recouverte d’une fine mousse blanche.
Forme : Cylindre plat de 3 à 4,5 centimètres d’épaisseur.
Poids : minimum 450 g – en moyenne 500 g.

FROMAGES DE SAVOIE – La Tomme

La tomme est le plus ancien fromage savoyard. Elle garde une place incontournable sur la table familiale. Cette tomme est fabriquée par nos agriculteurs dans les fermes du Massif des Aravis, avec du lait cru entier de vache. L’affinage débute dans les caves voûtées des chalets de montagne, où la tomme prend son goût du terroir. La lente maturation se poursuit à Thônes dans les locaux de la fromagerie.

La tomme de savoie fermière.
L’affinage dure au minimum 2 mois : beaucoup plus si l’on recherche une tomme au goût typé. La flore de surface est rustique, l’aspect du croûtage varie selon la saison. Les moisissures jaunes ou rouges qui peuvent apparaître, sont souvent recherchées par les connaisseurs. Cette tomme bénéficie du label Régional Savoie.
La Tomme de montagne
L’histoire de cette tomme, est étroitement liée à la tradition familiale paysanne savoyarde.
Autrefois, à l’automne, juste avant de “démontagner” (de quitter l’alpage) les fermiers fabriquaient ces grosses tommes de 4 à 5 kg afin de réduire le nombre de fromages à déménager. Cette tomme appelée en patois “Beudanna” est faite avec du lait entier cru. Sa pâte est souple, elle contient au minimum 45 % de matières grasses dans l’extrait sec.
La Roche de Thônes
La Roche de Thônes est une tomme au lait cru entier fabriquée à Thônes. Son format cylindroconique est original.
Son poids est de l’ordre de 1,1 kg.
Du fait de sa présentation spécifique, la maturation lors de l’affinage donne à La Roche de Thônes, un caractère particulier. On obtient ainsi une saveur différente de celle d’une tomme de format traditionnel. Son goût est reconnu par les connaisseurs.

FROMAGES DE SAVOIE – Le Beaufort

Le Beaufort est un fromage à pâte pressée cuite. Il bénéficie d’une appellation d’origine contrôlée. La région de production s’étend dans les Massifs Alpins Savoyards du Beaufortain, du Mont-Blanc, de la Tarentaise, de La Maurienne et de la Vanoise.

Le Beaufort:
Pendant les mois d’été, les troupeaux paissent dans les pâturages d’alpages situés entre 800 et 2500 m d’altitude. Pour pouvoir fabriquer du Beaufort, on ne peut sélectionner que les vaches de races Tarine et Abondance.
La Fabrication:La fabrication du Beaufort est entièrement traditionnelle. Après chaque traite matin et soir, le lait cru est versé dans un chaudron de cuivre. On le met ensuite à cailler encore chaud avec la caillette de veau (présure naturelle). Le caillé est découpé en petits morceaux de la taille d’un grain de riz à l’aide d’un tranche caillé, puis, chauffé à une température de l’ordre de 54°C. Il est ensuite retiré du chaudron grâce à une toile et moulé dans de grands cercles de bois. Une fois pressé et salé, c’est un affinage de plus de six mois qui commence avec des soins constants et appropriés à chaque fromage. La meule de Beaufort fait environ 40 kg, le talon est concave et comporte une plaque de caséine bleue, garantie de son authenticité.
Caractéristiques:Poids d’une meule : environ 40 kg
Diamètre : environ 60 cm
Hauteur : environ 12 – 15 cm
Extrait sec : 62 %
Matière grasse : 48 % gras sur sec

FROMAGES DE SAVOIE – Le Reblochon

Le Reblochon présente une belle croûte lisse d’une couleur allant du jaune au jaune orangé. Elle est recouverte d’une légère mousse blanche. Sa pâte jaune ivoire est onctueuse et souple avec un léger parfum de noisette…
Le Reblochon doit toujours être emballé individuellement avec une fine rondelle d’épicéa appelée faux fond placée sur une des faces du fromage. Le Reblochon est un fromage au lait cru et entier, à pâte légèrement pressée, non cuite et faiblement salée.
Sa forme : un cylindre plat de 13 à 14 cm de diamètre et de 3 à 3,5 cm d’épaisseur, pour un poids d’environ 500 g.

Sa teneur en matière grasse et de 45 % minimum dans l’extrait sec du fromage.

La fabrication du reblochon.
Les vaches et leur alimentation
Pour conserver la tradition, seules trois des races de montagne sont acceptées : l’Abondance, la Tarine et la Montbéliarde.
Leur alimentation est constituée obligatoirement d’herbe pâturée pendant la période estivale et de foin distribué à volonté en période hivernale.
La traite a lieu deux fois par jour, tôt le matin et le soir. La traite et la manipulation du lait doivent être réalisées de manière à respecter les conditions optimales d’hygiène. Le matériel de traite fait l’objet de contrôles réguliers.
Emprésurage, caillage:
Après la traite, le lait cru et entier est emprésuré, faiblement chauffé puis caillé. Le caillé est découpé délicatement à l’aide d’un tranche-caillé, long manche muni d’un cadre en bois à son extrémité, et à l’intérieur duquel des fils sont tendus verticalement.
Moulage, pressage:
Les grains de caillé sont prélevés de la cuve de fabrication et répartis dans les moules tapissés d’une toile de lin. Le Reblochon y prend sa forme. Un poids posé quelques heures sur le fromage permet de terminer l’égouttage et de presser légèrement la pâte.
Salage, préaffinage:
Le Reblochon est ensuite démoulé et salé. Puis il est mis en cave de préaffinage à une température de 16 à 18 °C pendant 4 à 5 jours. Il est ensuite lavé et retourné régulièrement.
Affinage:
Le Reblochon est placé en cave fraîche à 12 °C sur une planche d’épicéa (le sapin de nos montagnes) pour un affinage qui dure 2 à 3 semaines. Il y subit des soins traditionnels. Le fromage est ensuite emballé individuellement avec, sur une face, une tranche fine d’épicéa (ou faux fond) qui régulera son humidité.

FROMAGES DE SAVOIE – Reblochon Fermier

Le Reblochon Fermier est une pâte pressée non cuite. Il bénéficie d’une appellation d’origine contrôlée. La zone de production s’étend sur une partie des départements de la Savoie et Haute-Savoie.

L’histoire
Dans la vallée de Thônes, sur les alpages des préalpes calcaires, naquit au XIIIème siècle le Reblochon. A cette époque, le fermier qui louait un alpage devait au propriétaire une rétribution proportionnelle à la quantité de lait produite. Aussi, le jour où ce dernier venait mesurer cette production, le fermier pratiquait une traite incomplète. Dés le départ du propriétaire, on achevait de traire les vaches. Ce lait de seconde traite (Re-blocher : pincer le pis de la vache une deuxième fois), très gras, était aussitôt employé à fabriquer le Reblochon.
La Fabrication:
Le Reblochon Fermier est toujours produit traditionnellement à la ferme; dans les vallées l’hiver et en chalet d’alpage l’été. Il est fabriqué matin et soir, après chaque traite avec le lait cru tiède des vaches de race “Abondance”, nourris de l’herbe parfumée des montagnes. L’alimentation fermentée (ensilage) est interdite. Après obtention du caillé, le fermier moule ses fromages. Il les garde au séchoir 8 jours où il les retourne tous les jours. Ils sont ensuite affinés en cave 3 à 4 semaines minimum, dans les chalets puis à la fromagerie de Thônes où on les frotte et les retourne régulièrement jusqu’à l’affinage idéal. Le Reblochon Fermier se reconnaît à la plaque verte de caséine appliquée dés le moulage du caillé.
Le Reblochon Fermier “Le Farto” est une pâte légèrement pressée. 9 litres de lait sont nécessaires pour obtenir 2 Reblochons.
Caractéristiques:
Pâte homogène et souple, croûte recouverte d’une fine mousse blanche.
Forme : Cylindre plat de 3,5 centimètres d’épaisseur.
Poids : minimum 450 g – en moyenne 500 g
Diamètre : environ 13 – 15 cm

FROMAGES DE SAVOIE – La Raclette

L’origine de la raclette remonte à fort longtemps. Le soir, à la veillée, on plaçait un demi-fromage dans la cheminée. Quand il était bien chaud et gratiné, on en “raclait” une bonne couche à l’aide d’un couteau, et on le dégustait avec du jambon de pays, des pommes de terre et du vin blanc de Savoie. Aujourd’hui la tradition est restée, et on peut encore trouver le four à raclette montagnarde. Grâce à la qualité de son parfum et à la finesse caractéristique de son terroir, ce fromage peut également se consommer nature en tranche, à la fin du repas ou en en-cas.

La Fabrication
Cette raclette est fabriquée en zone de montagne, avec le lait cru entier. Lors de son affinage, qui dure plusieurs mois, elle est régulièrement frottée au vin blanc de Savoie.
Caractéristiques:
Poids : environ 5 kg
Extrait sec : 45 %
Matière grasse : 48 % gras sur sec.

FROMAGES DE SAVOIE – Le Fromage d’Abondance

L’Abondance bénéfice d’une Appellation d’origine Contrôlée depuis 1989. Le berceau de la fabrication de ce très ancien fromage Haut-Savoyard est situé dans les montagnes de la région d’Abondance aux confins du Chablais, prés du lac Léman et de la Suisse.
La Fabrication:
L’Abondance est une pâte pressée demi cuite à croûte morgée d’un poids de 6 à 12 kg. Le talon est concave, la matière grasse est supérieure à 48 % de l’extrait sec.
Il peut être fabriqué à la ferme ou en fruitière. L’affinage doit durer au minimum 3 mois, mais plus le fromage est âgé plus son goût est franc, typé et caractéristique de l’Abondance.
La pâte peut, en fin d’affinage, présenter quelques becs de rainures, et de petites ouvertures qui sont le signe, en général, de goûts développés. Les productions fermières sont encore très typiques et traditionnelles, chaque fermier ne fabrique que quelques fromages par jour. Consommation : on peut déguster ce fromage nature ou sous forme de Berthoud, une recette très traditionnelle. Caractéristiques:
Poids d’une meule : 6 à 12 kg
Diamètre : environ 38 cm à 43 cm
Hauteur : environ 7 cm
Extrait sec : 58 %
Matière grasse : 48 % de gras sur sec.

Fromages de Normandie

Fromages de Normandie

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FROMAGES DE NORMANDIE – Histoire

La Normandie a 2 visages.

Il y a d’une part le littoral et ses côtes d’une étonnante variété ; et puis les pays de l’intérieur caractérisés par des plaines blondes, un bocage frais et vallonné, des forêts de hêtres et de pins, des herbages et des vergers en fleurs. Et puis surtout des vaches… Malgré la progression de la Frisonne, meilleure laitière, la vache Normande continue de prédominer dans les exploitations. En Basse Normandie, Calvados, Orne et Manche, l’agriculture a pris très tôt une allure commerciale.

Dès le 17ème siècle les boeufs gras partaient par convois en direction de Paris et les fromages à pâte molle alimentaient déjà la capitale. Les siècles ont passé mais on parle toujours du triomphe de l’économie laitière. La quantité et la qualité du lait de Normandie est proverbiale. Elle est à l’origine de formidables fromages réputés dans le monde entier et qui font notre fièreté nationale même s’ils sont parfois imités …mais jamais égalés.
Pour ce qui concerne le chapitre des fromages, on distingue le Pays de Bray, en Haute Normandie, qui a donné naissance au Neufchâtel et au Petit Suisse, du Pays d’Auge qui est lui à l’origine des très fameux Camembert, Livarot et Pont-l’Evêque.

Depuis toujours, les fermiers ont su valoriser leur production laitière en créant une diversité de fromages. Aujourd’hui, ces fromages fermiers au lait cru sont au coeur de nombreuses controverses. La plus ancienne oppose les tenants de la pasteurisation aux légitimistes du lait cru. Elle touche sans discernement tous les fromages sans exception. Et il y a encore fort à faire pour résister aux assaults des hygiénistes américains et nord-européens pour préserver nos traditions et notre savoir-faire. Mais la résistance s’organise ! Plus près de nous, c’est le spectre de la Listeria et les affaires qui se sont succédées qui créent des inquiétudes justifiées chez les consommateurs. Les polémiques vont bon train et il n’est pas toujours aisé de démêler le vrai du faux, l’info de l’intox. Que risquons-nous réellement à consommer ces fromages au lait cru ?

Fromages de Corse

Fromages de Corse

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FROMAGES DE CORSE – une région riche

La Corse est très riche en fromages, le chèvre est l’essentiel de sa production. Il faut savoir qu’une grande partie de sa production de lait est vendu en Aveyron pour être transformée en Roquefort. Avec la production qui reste, ils savent faire d’excellents fromages.

Le Broccio ou le Brocciu

On retrouve quand on étudie l’éthimologie du nom de ce fromage le mot brousse qui signifie en provençal”fromage”. ICI, en Corse il désigne un fromage élaboré à partir du lait de chèvre, maies encore plus fréquemment à partir de lait de brebis. Sa fabrication est tout à fait particulière et, nécessite à la fois du lait cru et de la crème cuite. Il peut être consommé frais ou demi-sec et entre dans la fabrication de nombreux plats et pâtisseries. Il obtient sa maturité et donc bien meilleur d’Avril à Novembre. Il contient 50% de matière grasse. La légende veut qu’un vieil ogre ait transmis le secret de fabrication du brocciu aux villageois.
Ce fromage unique au monde, protégé par une appellation d’origine controlée depuis quatorze ans, apporte peut-être aux Corses un supplément d’âme et sûrement un régal de plus. L’appellation d’origine controlée dont il bénificie le distingue de la brousse, fabriquée de manière identique.
Pour obtenir un bon brocciu, le berger fabrique d’abord du fromage. Il recueille le petit-lait qu’il verse dans un chaudron et y ajoute du lait pur. Le chaudron est chauffé au bois jusqu’à ce que le mélange se trouble.A la surface apparaît une sorte d’écume noire que l’on retire. C’est cette opération qui fait que l’on obtient un brocciu d’une blancheur immaculée. Alors montent dans le chaudron de larges flocons, la fleur de lait qu’il n’y a plus qu’à cueillir à l’écumoir et à verser dans son moule.
On le consomme nature, aromatisé à l’eau de vie, au rhum ou au café, sucré au miel, ou cuisiné.
Il s’accompagne avec Bonheur d’un domaine de Toraccia qui est un bon vin local.

Le Bleu de Corse

C’est un fromage qui contient 50% de matière grasse. C’est un fromage à pâte molle, sa croute est naturelle. Il est affiné en cave pendant 3 mois. Il est consommé de Juin à Novembre.

Le Sarteno

C’est un fromage de la Corse du sud.
Il est fabriqué à partir de lait de chèvre ou de brebis. C’est une pâte pressée non cuite dont la croûte est lavée. Il est affiné à sec pendant 3 mois. Il provient de la région de Sartène et pèse de 1 kilo à 1,5 kilo. Il fait 13 cm de diamètre et à une épaisseur de 10 cm. La meilleur période pour le consommer est vers la fin du printemps à l’automne. Il y a une centaine de producteurs fermiers, principalement en lait de brebis, répartis entre la vallée du Taravu, celle du Rizzanese et l’extrême sud de l’île, où ils sont aujourd’hui sédentarisés. Quelques dizaines continuent cependant de transhumer l’été sur le Pianu ou les contreforts du Cusciò. On peut donc estimer la production de fromages fermiers à environ 65 tonnes et celle fabriquée en estive à une quinzaine de tonnes.
Sa particularité est d’être principalement fabriqué dans le sud de la Corse, c’est un fromage à pâte pressée non cuite, à croûte sèche.

Il est fabriqué à base de lait de brebis ou de chèvre, c’est un fromage de forme cylindrique, à talon droit ou légèrement concave, de 15 à 20 cm de diamètre et de 8 à 10 cm de hauteur, pour un poids variant entre 1,5 et 2,5 kg. Sa pâte, de couleur blanche à jaune pâle, que protège une croûte épaisse, est de texture serrée et friable à la coupe après affinage. Son taux de matière grasse varie entre 45 et 50 % pour un extrait sec de 55 à 60 %.
Les usages: Utilisé à l’état frais dans des préparations culinaires, il est généralement consommé en fin de repas. C’est un fromage de garde qui peut permettre de faire la soudure d’une campagne à l’autre. Pour ce faire, les villageois qui ont conservé l’habitude de l’affinage domestique achètent plutôt les fromages d’hiver, de début de campagne, qui se conservent mieux que ceux de printemps ou d’été qui, eux, sont consommés beaucoup plus jeunes. Passé un certain âge, le fromage garde une croûte qui a conservé son intégrité et qui protège une pâte qui a évolué vers un état de décomposition avancée, u casgiu merzu, dont les amateurs parlent avec émotion.
Le savoir-faire : Avant d’être emprésuré, le lait est chauffé au feu de bois ou au gaz, dans un chaudron, a paghjola, entre 34 et 37 °C.

Après un temps total de caillage de 40 à 60 mn, le caillé est rompu à la main ou avec un instrument de bois de buis ou de bruyère, a rumpula, u rumpulaghju, ou un rameau de myrte écorcé, u ramu , jusqu’à ce qu’il prenne un aspect liquide avec des grains de la taille du millet.
Après un certain temps, le caillé est prélevé, dans le sérum encore chaud, par l’éleveur qui plonge les bras dans la bassine, rassemblant délicatement le caillé avec ses mains jusqu’à obtenir un seul bloc immergé au fond du chaudron. Il subdivise ensuite ce bloc en portions adaptés à la taille de ses moules, i fattoghi, casgiaghjìa.
Il moule par pression la portion préalablement découpée en s’appuyant sur un cadre de bois, a stangeda, posé sur l’ouverture du chaudron, ce qui permet de recueillir le sérum expulsé.

Ce pressage manuel est souvent complété par un pressage mécanique réalisé par empilement des moules, ou à l’aide de grosses pierres. Après salage, généralement 24 h en saumure non saturée, le fromage frais est disposé sur une claie de bois, u trastu, u raticciu, u canicciu, parfois au-dessus du foyer du chauffage, a ziddia, u furnellu, pour terminer l’égouttage et sécher. Enfin, il est placé en cave d’affinage, fraîche et humide, pendant au moins soixante jours. Là, il ne reçoit que des soins de surface, il est retourné régulièrement pour obtenir une forme régulière et une croûte bien sèche.

Le Venaco

C’est un fromage qui est fait à partir de lait de chèvre ou de brebis. On le trouve dans le sud de la Corse près de la ville D’Aléria. Sa pâte est molle, sa croûte est grattée mais naturelle. Elle est affiné dans l’humidité des rochers de la région. Sec, il a une saveur puissante. J’aime l’accompagner d’un autre vin Corse le Vescovate.

La Rigotta aux galets

Aux environs de Sartène en Corse du sud, on fait bouillir du lait de chèvre au moyen de galets surchauffés jetés dans la masse. Lorsque le lait se refroidit, vers 35° on rajoute de la présure de chèvre afin d’obtenir ce fromage. Je l’ai dégusté avec des vins de la cave de Sartène et je me suis régalé.

Bastelicacciu

Fromage à pâte molle à croûte naturelle
Sa production est Limitée à certaines zones basses des vallées de la Gravona et du Prunelli, sa production est exclusivement fermière. Compte tenu de la période de fabrication limitée à l’hiver, on peut l’estimer à quelques tonnes vendues à la ferme ou sur le marché d’Ajaccio.

Particularité: C’est un fromage fabriqué L’hiver en plaine. il porte une dénomination qui fait référence a son origine: le canton de Bastelica, dans le sud de l’île dont sont originaires les éleveurs – transformateurs.
C’est un fromage au lait cru de brebis de forme cylindrique irrégulière et écrasée. Sa pâte, de couleur blanc a ivoire, est de consistance à croûte légèrement fleurie, fine et fragile, de couleur blanche à jaune clair.
C’est un fromage de plateau, il ne peut se consommer que très jeune, il faut deux à trois semaines d’affinage.
Savoir-faire : Il y a en réalité deux types de fromages: celui produit en hiver de façon traditionnelle par emprésurage et fabrication a température basse, qui se mange très jeune et qui, comme toute production fermière, varie entre producteurs ; et celui fabriqué dans des conditions plus maîtrisées, qui est affiné et permet d’obtenir un produit sans doute plus régulier mais, on peut le regretter, moins typé. Nous nous limitons ici a indiquer la façon traditionnelle de préparer ce fromage. Les étapes de la fabrication sont les mêmes que pour les autres fromages a pâte molle de l’île. La particularité est que le lait est parfois encore emprésuré matin et soir, mais toujours à une température relativement basse et avec une très petite quantité de présure qui allonge le temps de caillage et limite le niveau d’égouttage du caillé. Après salage et démoulage, le fromage, non cerclé (à la différence de certains fromages du même type que l’on peut trouver dans le Jura ou dans les Alpes) est mis à égoutter sur des planches, généralement habillées d’un linge permettant d’absorber une part de l’humidité et d’aider à la constitution de la croûte, tout en permettant de le retourner dans de bonnes conditions. Dès que la croûte est fleurie, le fromage est prêt à être consommé.

L’Asco

L’Asco est un fromage fabriqué dans les gorges de l’Asco, il se caractérise par une forme arrondie.

Le Calinzana

Fromage à pâte molle à croûte lavée)
Production : La fabrication est faite en zone d’hivernage traditionnelle de Marsulinu et de Falasorma, comme sur la commune de Calenzana. Aujourd’hui, cet affinage a été repris par quelques artisans, en dehors de la zone, mais deux affineurs demeurent sur la commune de Calenzana. On estime la production à une dizaine de tonnes.

Il a la particularité d’être un fromage collecté frais, chez certains éleveurs-transformateurs transhumant dans les zones d’hivernage traditionnelles du Niolo, par des affineurs du village de Calenzana.
Description : Fromage de chèvre ou de brebis de forme carrée aux angles légèrement arrondis, à talon plat, pesant entre 300 et 400 g. Sans véritable croûte, sa pâte est blanchâtre, serrée mais souple, au goût piquant caractéristique. Il peut être plus doux lorsqu’il est fabriqué avec du lait de brebis.
Usages : Consommé après dix à douze mois d’affinage, vechju, il est également très apprécié “frais”, primaticciu, après quatre à cinq mois.
Savoir-faire : La fabrication est de type niolu et le fait d’éleveurs niolins. Entre la mi-janvier, date de début de la traite des chèvres, et le début juin, date de transhumance à la montagne, le fromage est collecté par les affineurs une fois par semaine ou par quinzaine. Traditionnellement, les affineurs donnaient alors le travail à façon à des femmes du village, e casgilante, qui, prétend-on, travaillaient la nuit pour protéger le fromage des attaques des mouches. Si ces pratiques ont disparu, les techniques restent les mêmes : le fromage est salé une seconde fois et travaillé régulièrement en surface avec un linge humide. Il est stocké en grands coffres de bois, e madie, installés dans des caves fraîches et humides creusées dans le tuf du sous-sol de Calenzana, pouvant contenir entre 500 et 800 kg de fromage chacune. Au bout de deux mois d’affinage, il est gratté et la croûte est enlevée. C’est à ce moment qu’il est repris par l’affineur et stocké. Le travail de surface reprend en mai, en fonction des ventes débutent alors. L’affinage dure au minimum quatre mois, voire cinq à six mois jusqu’à un an.

Le Venacu

C’est un fromage à pâte molle et à croûte lavée. La production est assurée en totalité par des producteurs fermiers, une dizaine d’éleveurs sont aujourd’hui sédentarisés sur les communes du canton, et leur production peut être estimée a 25 tonnes, pour une bonne année laitière. Quelques autres se sont désédentarisés dans la zone d’hivernage traditionnelle de la basse vallée du Tavignanu, entre Campu’al Querciu et Alistru, mais continuent à garder un lien, à travers la transhumance, avec l’aire de production d’origine, et transforment en estive.

On peut ajouter alors quelques tonnes supplémentaires de fromage muntanacciu, autrefois descendu des casgili de montagne pour la foire de la Saint-Michel, le 29 septembre , toujours particulièrement recherché par les amateurs.
Sa particularité : Le fromage est fabriqué à base de lait cru de chèvre ou de brebis. Il porte le nom d’un canton du centre de l’île, ancienne pieve du Vecchju, dont il est originaire.
C’est un fromage de forme cylindrique légèrement écrasé au talon convexe, de 10 à 12 cm de diamètre, de 3 à 5 cm de haut, pesant entre 400 et 500 g. Sa croûte lavée est de couleur rouge orange; cette morge, qui donne au fromage son aspect caractéristique, est responsable d’une bonne partie de son goût et de son arôme. Sa pâte souple, onctueuse et homogène est de couleur ivoire. Son taux de matière grasse varie entre 45 et 55 %.
Les usages : Même si le fromage frais 24 à 48 h est parfois utilisé pour certaines préparations culinaires ou pâtissières, le Venacu est un fromage qui se consomme généralement après deux à trois mois d’affinage. C’est donc essentiellement un fromage de plateau. Très vieux, au-delà de six mois d’affinage, il était utilisé râpé, comme condiment pour les pâtes, les soupes ou les ragoûts.

Le savoir-faire : Traditionnellement, le lait est emprésuré entier, cru, à l’aide d’une présure fermière, u caghju, préparée à partir de caillette de cabris, a 30 °C environ. Le temps total de coagulation est de l’ordre d’ 1 h 30 à 2 h. Le décaillage est effectué rapidement à l’aide d’un instrument de bois, a rumpula, de manière à obtenir des grains de caillé dont la taille varie, suivant la saison, entre le gros grain de maïs et le grain de riz. Après un temps de repos du caillé, l’éleveur récolte le sérum surnageant. Il effectue ensuite un brassage du caillé en bassine avant la mise en moules. Au cours des premières heures d’égouttage, le fromage frais est retourné plusieurs fois dans le moule. Le salage est effectué au sel sec en deux temps: une face et le talon après 24 h d’égouttage, l’autre face le lendemain. Vers cinq ou six jours, le fromage passe dans un local plus frais et l’affinage débute. C’est un travail fastidieux qui consiste à les frotter, manighjare, chaque jour, avec les mains humides d’un mélange d’eau claire et de morge des fromages les plus vieux, en les retournant à chaque prise en main. Il faut environ trois mois de soins réguliers pour obtenir un affinage à coeur.

Fromages de Bretagne

Fromages de Bretagne

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FROMAGES DE BRETAGNE – HISTOIRE

La vaste Bretagne dont le territoire s’étend sur 4 départements est ceinte pr la mer ou l’océan dans sa plus grande grande partie. On peut admirer ses côtes rocheuses où viennent s’abattre de grosses et belles vagues avec fracas, en éclaboussant des falaises abruptes sur lesquelles poussent une végétation sauvage que le conservatoire du littoral tente de préserver. La Bretagne c’est la sombre histoire des marins, c’est sa si belle musique, ses lumières que les peintres aiment coucher sur des toiles avec parfois plus ou moins de bonheur. La Bretagne ce sont des histoires de marins, de corsaires, de pirates, mais c’est aussi un pays moderne, avec une histoire, un peuple, une langue et toute une agriculture qu’un air vivifiant accompagne pour le bien des légumes ou des fruits, de la pêche et de l’élevage. Seule ombre au tableau, la nature des sols qui ont soufferts des excédents de nitrate et autres produits d’épandages massifs pour subvenir aux besoins d’un élevage intensif de porc. Les éleveurs, les agriculteurs le paient très chers actuellement. Mais il n’est pas inutile de dire que les efforts organisés autour des chambres d’agriculture, l’hygiène et tous les ministères concernés commencent à porter leurs fruits. Ils s’en relèveront sans doute très vite et c’est tout le mal que nous leur souhaitons. Cette région a des atouts que nous aimons, et leurs produits sont d’excellentes qualités même si ici comme ailleurs il est difficile d’être parfait.. Mais il reste heureusement une mini agriculture qui n’a pas été tenté par les sirènes de la monoculture et de l’élevage intensif qui fabrique encore d’excellents produits. C’est le cas pour les fromages qui ne sont pas nombreux mais qui sont excellents et méritent parfois d’être mieux connus.
De notre voyage en Bretagne nous avons trouvé, dégusté pour vous ces quelques fromages que nous vous présentons.

Le Campeneac ou fromage de l’ Abbaye de Campeneac

C’est encore un fromage d’Abbaye et comme tous, il est remarquable.

C’est un fromage de vache à pâte pressée, non cuite, qui ressemble au Port-de-salut. Il contient 40 % de matière grasse. J’ai sur les conseils du sommelier pu apprécier sur ce fromage un saint-Emilion grand cru qui était remarquable.

Le Curé ou Le Nantais

C’est un fromage de vache à pâte pressée et croûte lisse. Il fut créé en 1794 par un curé vendéen. Il était rond à l’origine. Aujourd’hui, il est carré et pèse 200 grammes. Il s’accompagne avec bonheur d’un Chinon rouge.

Le fromage de L’Abbaye de la Meilleraie

C’est un fromage de vache à pâte pressée non cuite, contenant 40 à 45 % de matière grasse.

Le Gros-Lait

Le gros-lait est un fromage frais

Le Montauban-de-Bretagne

C’est une variété de Saint-Paulin fabriqué en Ile-et-Vilaine.

Le Saint-Agathon

Il n’existe plus aujourd’hui. C’était un fromage fermier, rond et plat, des environs de Guimgamp

Le Saint-Gildas

On le prépare dans une école non loin de Redon. C’est une une pâte molle à côte fleurie, au lait de vache pasteurisé, mais enrichie, crémeuse, contenant 75 % de matière grasse.

Fromages Auvergne

Fromages Auvergne

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FROMAGES AUVERGNE – Le Saint – Nectaire fermier.

Fromage AOC marqué par un label en caséine verte de forme ovale sur la croûte. Rendu célèbre au XVIIème siècle par le maréchal de France, Henri de Sennecterre (1600-1681) en le présentant au Roi, Louis XIV, qui le déclara fort bon. Le Saint-Nectaire est fabriqué deux fois par jour après la traite des vaches à partir de lait cru. Il faut 15 litres de lait pour fabriquer un seul fromage. Il est d’une forme cylindrique de 21 cm de diamètre, de 4 cm de hauteur, et pèse environ 1.6 kg. Son goût de noisette provient des herbes aromatiques des Monts-Dores. Ces derniers représentent sa zone d’appellation. Altitude moyenne de 1100 m. Son affinage dure de 6 à 10 semaines. Sa teneur en matière grasse est de 45 % minimum.

Fromage AOC marqué par un label en caséine verte de forme ovale sur la croûte. Rendu célèbre au XVIIème siècle par le maréchal de France, Henri de Sennecterre (1600-1681) en le présentant au Roi, Louis XIV, qui le déclara fort bon.
Le Saint-Nectaire est fabriqué deux fois par jour après la traite des vaches à partir de lait cru. Il faut 15 litres de lait pour fabriquer un seul fromage. Il est d’une forme cylindrique de 21 cm de diamètre, de 4 cm de hauteur, et pèse environ 1.6 kg.
Son goût de noisette provient des herbes aromatiques des Monts-Dores. Ces derniers représentent sa zone d’appellation. (altitude moyenne de 1100 m)
Son affinage dure de 6 à 10 semaines.
Sa teneur en matière grasse est de 45 % minimum. Fromages de Bourgogne
C’est un fromage au lait de Vache. Sa
forme est Ronde. Sa pâte est pressée non cuite. Son poids est de 1,7 kg. Sa
saison va de Janvier à Juillet. Son
affinage dure de 5 à 8 semaines. La meilleur façon gourmande de l’accompagner est avec un vin de Bordeaux comme le St Estephe ou un Pouilly. Fabriqué à partir de Lait de vache de race Salers se nourissant de l’herbe très riche et parfumée des plateaux volcaniques d’Auvergne, le Saint-Nectaire fermier, on le reconnait par sa plaque ovale verte de caséïne est affiné au coeur d’anciennes caves à vin. A maturation, son épaisse croûte dégage une odeur de paille, de seigle, sa pâte jaune crémeuse et onctueuse doit avoir une saveur prononcée. AOC : Appellation d’origine contrôlée. Cette mention identifie un produit qui tire son authenticité de son origine géographique, garantissant un lien intime entre un produit et un terroir ainsi qu’une notoriété acquise au fil des années qu’elle vise à protéger. Elle est mise en place par l’Institut National des Appellations d’Origine (INAO) qui s’assure du respect des normes de l’appellation tout au long de la filière.

Il existe deux sortes de Saint Nectaire :
Saint Nectaire fermier : fromage au lait cru de vache, à pâte pressée non cuite et à croûte fleurie présentant des moisissures blanches, jaunes ou rouges. Il contient 45 % de matières grasses et son extrait sec est de 52%.
Saint Nectaire laitier : la seule différence avec le Saint Nectaire fermier vient de sa méthode de fabrication réalisée en laiterie. Il est fabriqué le plus souvent à partir de lait pasteurisé.
Aire d’appellation : Le Saint Nectaire est une des 4 AOC d’Auvergne. Son aire d’appellation regroupe 72 communes, 52 faisant partie du sud ouest du Puy de Dôme et 20 du Nord Cantal. Le St Nectaire se doit d’être fermier.
c’est un fromage à pâte molle au lait cru de vache de race Salers. Le micro climat sur la ville de St Nectaire favorise ce terroir qui se mérite. Sa croûte épaisse dégage une odeur de paille et de seigle. Sa pâte est jaune crémeuse et onctueuse. Son affinage s’effectue sur une durée de 5 à 8 semaines et il pèse environ 1.5 kg.
Affiné sur des paillons de seigle, parfois à même la terre, c’est un spectacle de tradition qui vaut le détour.

Le Saint-Nectaire
Qui est-il ?
Fromage au lait de vache , à pâte demi-ferme pressée . Il contient 45% de matière grasse ; sa croûte est fleurie .
Sa forme : disque plat de 21 cm de diamètre sur 5 cm d’épaisseur.
Son poids : 1,6 kg environ . On reconnaît un bon Saint-Nectaire à sa pâte souple et onctueuse qui fléchit légèrement sous la pression du doigt.

D’où vient-il ?
Le Saint-Nectaire se fabrique dans la région des Monts Dore .C’est une région volcanique , au sol riche , aux innombrables ruisseaux et d’une altitude moyenne de 1000 mètres .Là , pousse une flore abondante et variée , parsemée de plantes aromatiques qui donnent au lait , donc au fromage , son inimitable parfum du terroir .Ces divers éléments , rassemblés sur un territoire d’origine très circonscrit , lui donnent ses caractéristiques spécifiques . Sa fabrication est le fruit d’une longue expérience forgée au cours des siècles et transmise de génération en génération .Au cours de son affinage , qui a lieu le plus souvent dans des caves naturelles creusées dans le tuf volcanique, sa croûte se fleurit délicatement .

Comment se déguste-t-il ?
Le Saint-Nectaire se consomme surtout au couteau . Les connaisseurs apprécient sa pâte fine et son délicat goût de noisette .Il entre , cependant , soit à l’état frais , soit affiné , dans certaines préparations culinaires et notamment dans des recettes ancestrales comme la soupe de Noël , ou la brioche au Saint-Nectaire .
A propos des fromages d’ici et d’ailleurs.
Il est a noté que les lignes qui vont suivre s’adaptent évidemment aux fromages d’Auvergne mais également a tout ceux du monde entier à condition bien sûr qu’ils aient respectés la tradition de la fabrication.
On sait que ces fromages ont une grande réputation et qu’ils sont supérieurs à bien d’autres fromages français, aussi bien sous le rapport de la grandeur que du bon goût . Telle est l’opinion à laquelle demeure obstinément attachée une partie non seulement des Gaules mais de l’univers tout entier
Bruyère-Champier XVIè siècle.

FROMAGES AUVERGNE – La fourme de Cantal AOC depuis 1957

Fromage AOC. L’un des plus anciens fromages, il a plus de 2000 ans. Le Cantal est fabriqué à partir de lait de vache : le caillé est tranché, pressé, puis broyé et salé avant d’être moulé. D’une forme cylindrique de 40 cm de diamètre et d’un poids de 40 kg environ. Son goût change avec le temps d’affinage : le jeune entre 1 et 2 mois, l’entre-deux de 2 à 6 mois, le vieux plus de 6 mois. Sa zone d’appellation est le département du Cantal et quelques alentours situés entre 700 et 1000 m d’altitude. Son affinage dure de 1 à plus de 6 mois. Sa teneur en matière grasse est de 45% de matière grasse.

Fromage AOC. L’un des plus anciens fromages, il a plus de 2000 ans. Le Cantal est fabriqué à partir de lait de vache : le caillé est tranché, pressé, puis broyé et salé avant d’être moulé. D’une forme cylindrique de 40 cm de diamètre et d’un poids de 40 kg environ. Son goût change avec le temps d’affinage : le jeune entre 1 et 2 mois, l’entre-deux de 2 à 6 mois, le vieux plus de 6 mois. Sa zone d’appellation est le département du Cantal et quelques alentours situés entre 700 et 1000 m d’altitude.
Son affinage dure de 1 à plus de 6 mois. Sa teneur en matière grasse est de 45% de matière grasse.

D’où vient-il ?
C’est un fromage de tradition puisqu’il était connu il y a près de 2000 ans . L’aire d’origine de production Cantal est constituée par une zone qui s’étend autour du massif volcanique de la Haute Auvergne ,pays de moyenne montagne de près de 600 000 ha et dont l’altitude se situe entre 700 et 1000 mètres .

Qui est-il ?
Le Cantal est fabriqué avec du lait de vache emprésuré , c’est un fromage à pâte ferme , pressée , non cuite , salée dans la masse . Il contient 45% de matière grasse pour 100 g d’extrait sec .Il se présente sous la forme d’un cylindre de 40 centimètres de diamètre
et de 45 centimètres de hauteur.Il faut environ 450 litres de lait pour obtenir un pièce de 45 kilos ; le Cantel est aussi connu sous les appellations ” Salers ” et ” Laguiole ” liées à leur terroir d’origine .
C’est pendant l’affinage (près de 2 mois) que se forme la “robe” :
la croûte prend un aspect boutonné d’or à la faveur du développement de la flore et des moisissures spontanées de la cave . Un bon Cantal se reconnaît à sa pâte fine et onctueuse de couleur ivoire , sa croûte naturelle , épaissie par l’affinage , son goût franc et agréable . Chaque pièce de Cantal porte une plaque d’aluminium de couleur blanche qui en authentifie l’origine .
Comment se déguste-t-il ?
Le Cantal , fromage de garde , réputé , est apprécié toute l’année .
Fromage de table par excellence , il se déguste , accompagné des meilleurs vins , soit à la fin du repas , soit pour le plaisir à tout moment de la journée .Le Cantal trouve également sa place dans de délicieuses recettes régionales ( truffade,patranque,aligot ).

FROMAGES AUVERGNE – Fromage le bleu d’ Auvergne

Fromage AOC. C’est en 1845 qu’un paysan auvergnat inventa le Bleu d’Auvergne en ensemençant son caillé avec la moisissure bleue de son pain de seigle.
Il est fabriqué à partir de lait de vache ensemencé avec du pénicillium.
D’une forme cylindrique de 20 cm de diamètre, de 10 cm de hauteur et d’un poids de 2.2 kg environ. Son goût est puissant et onctueux. Sa zone d’appellation s’étend sur une partie de la Haute Auvergne. Son affinage dure de 4 à 6 semaines. Sa teneur en matière grasse est de 50 %de matière grasse. Ne pas hésiter à boire sur ce genre de fromage un vieux porto ou un vieux banyuls ce sera le top du top.

Fromage AOC. C’est en 1845 qu’un paysan auvergnat inventa le Bleu d’Auvergne en ensemençant son caillé avec la moisissure bleue de son pain de seigle.
Il est fabriqué à partir de lait de vache ensemencé avec du pénicillium.
D’une forme cylindrique de 20 cm de diamètre, de 10 cm de hauteur et d’un poids de 2.2 kg environ. Son goût est puissant et onctueux. Sa zone d’appellation s’étend sur une partie de la Haute Auvergne. Son affinage dure de 4 à 6 semaines. Sa teneur en matière grasse est de 50 %de matière grasse. Ne pas hésiter à boire sur ce genre de fromage un vieux porto ou un vieux banyuls ce sera le top du top.

D’où vient-il ?
Le milieu du 19e siècle si fertile en grandes découvertes vit la naissance du Bleu d’Auvergne .Elle venait récompenser les travaux d’un paysan auvergnat qui eut l’idée d’ensemencer son caillé à l’aide d’un champignon qu’il avait vu se développer sur du pain de seigle . Peu à peu , d’autres auvergnats utilisèrent le même procédé et la fabrication devint celle d’une région . La nature des sols , le relief , l’altitude , le climat apportent au fromage toute sa personnalité .

le bleu d’Auvergne
Qui est-il ?
Fromage au lait de vache emprésuré , à la pâte persillée , non pressée, non cuite . Le fromage est perforé avec des aiguilles et les cheminées d’aération ainsi faites permettent au “bleu” de se développer dans la masse .Le Bleu d’Auvergne se présente sous la forme d’un cylindre plat.
Les grands formats variant se 2 à 3 kg .Les petits formats variant de 350 g à 1 kg . Il contient 50% de matière grasse . L’affinage s’effectue dans les caves humides , fraiches , aérées . Au bout de trois semaines , sous l’action du Pénicillium , le fromage se veine de “bleu” .On reconnait un bon Bleu d’Auvergne à la répartition régulière du bleu dans la pâte et à son goût puissant et généreux .

Comment se déguste-t-il’
De par son caractère très affirmé et son originalité propre , le Bleu d’Auvergne est particulièrement apprécié à la fin du repas .
Il allie , en effet , qualités gustatives et qualités digestives . Le Bleu d’Auvergne aime les vins rouges tels que Brouilly , Cahors .
Le Bleu d’Auvergne peut apporter un note d’originalité à certains plats cuisinés (soufflés , salades , pâtes , etc…)

FROMAGES AUVERGNE – Le gaperon.

Son nom proviendrait de “gap” qui signifie “babeurre” en auvergnat. Le gaperon est fabriqué à partir de lait de vache, que l’on mélange à la pâte de l’ail et du poivre moulu. En forme de dôme de 10 cm de diamètre et de 10 cm de hauteur. Son affinage dure de 1 à 2 mois. Sa teneur en matière grasse est de 30 à 45 %.

Son nom proviendrait de “gap” qui signifie “babeurre” en auvergnat. Le gaperon est fabriqué à partir de lait de vache, que l’on mélange à la pâte de l’ail et du poivre moulu. En forme de dôme de 10 cm de diamètre et de 10 cm de hauteur. Son affinage dure de 1 à 2 mois. Sa teneur en matière grasse est de 30 à 45 %.

FROMAGES AUVERGNE – Le lavort.

Jeune fromage créé en 1989 à Puy-Guillaume. Il est fabriqué à partir de lait de vache et de brebis, sa pâte est non pressée et non cuite. Il est fabriqué à partir de lait de vache ensemencé avec du pénicillium. Sa forme est caractéristique, et son poids est de 2 Kg environ. Sa fabrication se fait dans le parc naturel régional du Livradois-Forez.. Sa zone d’appellation s’étend sur une partie de la Haute Auvergne. Son affinage dure de 120 à 180 jours. Sa teneur en matière grasse est de 54 % de matière grasse minimum.

FROMAGES AUVERGNE – Fourme de Salers.

Fromage AOC. Proche du Cantal, il tire son nom de la belle cité médiévale de Salers 930 m. Le Salers est fabriqué à partir de lait de vache, uniquement pendant la période d’estive de mars à octobre. D’une forme cylindrique de 40 à 45 cm de diamètre, de 45 cm de hauteur, d’un poids de 35 à 50 kg. Sa saveur, au caractère inimitable, est issue des hauts pâturages du Cantal.
Sa zone d’appellation correspond au département du Cantal. Son affinage dure de 3 mois à plus d’1 an. Sa teneur en matière grasse est de 45 % minimum.

FROMAGES AUVERGNE – La fourme d’Ambert.

Fromage AOC depuis 1972. Son origine remonterait au temps des Druides en pays Arverne. La Fourme d’Ambert est fabriquée en zone de montagne à partir de lait de vache, sa pâte est persillée et non cuite. D’une forme cylindrique caractéristique de 19 cm de hauteur et d’un poids de 2 kg environ. Son goût est rustique et onctueux. ; il nous rappelle sa zone d’appellation dans les Monts du Forez et les Monts d’Auvergne. de 600 à 1600 m. Son affinage dure de 2 à 5 mois. Sa teneur en matière grasse est de 50 % minimum.

La fourme d’Ambert
D’où vient-elle ?
La fourme est très différente des autres fromages , de par sa haute forme cylindrique , de par son goût très personnel et du lait de son origine .La zone de production du lait , de fabrication et d’affinage
se situe sur les départements de la Loire , du Puy-de Dôme et de cinq cantons autour de Saint-Flour . Cette rigueur a aussi déterminé les méthodes de fabrication de la Fourme inspirées du temps des “jasseries” , fermes-laiteries des monts du Forez .Les moisissures de la Fourme se développent dans les caves d’affinage
Il faut 25 litres de lait de vache et 2 mois environ pour fabriquer une Fourme de 2 kg .
Qui est-elle ?
Fromage fabriqué avec du lait de vache emprésuré , à pâte non pressée et non cuite , fermentée , salée .La pâte est persillée avec ou sans ensemencement . 50% de matière grasse . Forme :
haut cylindre de 19 cm environ et de 13 cm de diamètre .
On reconnaît la bonne Fourme : à sa croute sèche moisie , au feutrage gris cendré agrémenté de taches rouges , à sa pâte légèrement onctueuse d’une couleur crème moyennement persillée , au goût très doux et fruité .
Comment se déguste-t-elle ?
Fromage savoureux toute l’année . Sa rusticité originale garde authentique son goût particulièrement fin . Il existe en Auvergne des recettes à la Fourme : crêpes fourrées par exemple. Pour choisir le vin qui l’accompagne , prenez un vin rouge : Coteaux d’Auvergne , du Forez ou Côtes Roannaises.

Fromages Alsace-Lorraine

Fromages Alsace-Lorraine

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FROMAGES ALSACE-LORRAINE – Découverte

En passant par la lorraine avec mes sabots, je n’ai pas rencontré trois capitaines, mais d’excellents petits fromages qui m’ont séduits. Un vieil adage local que m’a soufflé un vieux fromager dit “qui a du lait peut voir venir” , c’était un peu la coutume des gens d’ici qui furent pendant des siècles au balcon de toutes les invasions et dont les terres furent le lit de bien des batailles. Il fallait bien se débrouiller et ceux qui avait la possibilité d’avoir une vache savaient bien que ce minimum les sauveraient de la famine ou de bien d’autres maux. Avec le lait on fait du caillé, des fromages blancs ou fermentés, le petit lait de babeurre, tous ces produits devenaient accessibles aux plus humbles. Aux fromages dit dit “nobles” s’ajoutaient de multiples préparations secondaires de ces caillés, de ces fromages à la pièces, préparation secondaires telle que “la brocotte” dont se régale les habitants vosgiens. En voici le secret que m’a donné une grand mère de Gémé… Elle met à bouillir du petit lait, elle y ajoute , à plusieurs reprises du petit lait froid et du vinaigre. C’est alors qu’il se produit un phénomène et on aperçoit la caséïne du lait se précipiter en une multitudes de petits grains blancs trè fins. Elle les recueille ensuite à l”écumoire ou à l’étamine. Dans les campagnes elle m’expliqua qu’elles faisaient aussi un fromage fort avec un motton, qui se rapproche du motton de la concoillote.

Le Brach

Le brach est un fromage artisanal, local, frais et caillé

Le Brocq

On le fabrique dans la région de Metz, à partir de lait caillé non égoutté, mêlé de lait et de tranches de pain. On donne également ce nom à des fromages artisanaux, malaxés avec divers ingrédients et mis en pots.

Le Munster, Le Munster Géromé.

Le fromage est rare en Alsace, il y en a peu ou pou, mais il est d’une rare qualité. Nous ne connaissons pour l’Alsace qu’un seul grand fromage, le Munster. Mais ce fromage est magique et les alsaciens peuvent dire avec fierté, il est à nous. C’est la merveille des merveilles et il a eu la récompense suprême d’avoir son appellation AOC le 21 mai 1969. Comme en plus il est entouré d’une région viticole de rêve il y a de très bons moments à passer avec les produits des cultivateurs ou éleveurs alsaciens. C’est au VII ieme siècle que des moines bénédictins venus d’Italie, s’établirent sur les deux versants des Vosges, dans la vallée de saint-Gérôme,qui s’appelle maintenant la vallée de Munster.Au temps de Charlemagne, aidé par des colons irlandais, ils défrichèrent la région, y créèrent des pâturages, s’occupèrent d’ y élever du bétail et d’y faire du fromage. Bien que Munster est donné son nom à catte merveille de fromage, c’est la petite ville de Gérardmer qui devint le pôle de sa commercialisation. bétail. C’est donc au VIIe siècle, les moines du “Monasterium Confluentes”, dans la vallée actuelle de Munster, ont inventé le “Munster Kaes” pour conserver le lait et nourrir la population nombreuse qui se pressait autour du monastère.

Depuis cette époque, l’Alsace et la Lorraine allient leurs talents pour développer un même fromage : parce que les troupeaux paissaient sur les chaumes du massif vosgien, versant lorrain, et que la location de ces chaumes, due au Duc de Lorraine, se faisait à Gérardmer (Géromé en dialecte vosgien) sous la forme d’une journée de production de fromage, le “Munster Kaes” s’est aussi appelé “Géromé” dès le XIIIe siècle.
Aujourd’hui, le nom de l’Appellation d’Origine Contrôlée conserve ses racines historiques et rappelle cette tradition.

Son terroir : l’Alsace et la Lorraine allient leurs talents pour développer un même fromage. Le munster est toujours fabriqué avec du lait de vache du Massif vosgien. Ces vastes pâturages recouverts d’une herbe épaisse, parsemée de plantes aromatiques, lui donnent son goût inimitable.
Sa fabrication : la transformation du lait en fromage dure environ 24 heures et l’affinage varie de 14 jours à plusieurs semaines selon le poids du Munster. Frotté et lavé tous les deux jours, il prendra progressivement sa belle couleur rouge-orangée, sa pâte s’assouplira et deviendra onctueuse.
Une diversité de formats : de forme cylindrique, le Munster a de 13 à 19 cm de diamètre et de 2,4 à 8 cm de hauteur pour un poids minimum de 450 à 1500 g. Le Petit Munster a de 7 à 12 cm de diamètre, de 2 à 6 cm de hauteur et pèse au moins 120 g.
Munster ou Munster Géromé : deux noms pour un même fromage.

A l’origine le Munster n’était que fermier, aujourd’hui il est malheureusement fabriqué de façon industrielle. Ils sont fabriqués à partir de lait pasteurisé, quel horreur!!! lait qui sont eux même obtenus à partir de laits mélangés… qu’on se le dise… Non nous parlons ici de vrais fromages fermiers qui sont fabriqués l’été dans les hauts de Chaume vosgiens, mais l’hiver c’est à la ferme qu’on le fabrique. On dégustera le Munster de préférence du mois de Novembre au mois de mai. Mais par contre une coutume veut qu’on aromatise le Munster avec des grains de cumin, même si elle a fait son chemin et est très usité de nos jours, est une coutume contre-versée par les puristes. Par contre en Alsace il est souvent servi avec des pommes de terre très chaudes. Ce nectar fermier s’accompagne de nombreux vins d’Alsace, mais c’est avec un Bourgogne rouge, vigoureux du sud de la côte de Beaune que je le préfère: Le Santenay.
Mais il y a chez les industriels locaux quelques productions commerciales qui valent ce quelles valent…. en voici les noms:
Au fromage “Hansi” au Marc de Gewurztraminer, qui existe depuis 1988, s’ajoutent depuis peu d’autres spécialités comme le “Mini Pavé” avec ses 30 g ainsi que des spécialités fromagères “Le Carré Langmuhl” et “Le Rosheim”, très appréciés des crémiers parisiens, mais il ne faut pas confondre crémier et Maître affineur car de ces fromages là, ils n’en raffolent pas.

Les fromages de la Lorraine

Le Géromé

Géromé, c’est ainsi que l’on doit prononcé le nom de la petite ville de Gérarmer. Le Géromé est le plus grand des fromages lorrains. C’est un fromage de montagne, fait à base de lait pasteurisé, à pâte molle et croûte lavée. Il est affiné en cave humide avec de nombreux lavages pendant une durée de un à trois mois. Il contient de 40 à 50 % de matière grasse et s’apparente au Munster. Sa croûte est de couleur rouge sombre, sa pâte est compacte et onctueuse, son odeur forte. On peut y ajouter du carvi de Hollande.
Son poids va de 700 grammes à 1 kilo. Il se déguste à sa plénitude qui va de Novembre à Mai. Je l’ai accompagné avec bonheur d’un pinot noir alsacien.

Le Carré de l’Est

C’est une pâte molle, souvent salée, à croûte lavée ou fleurie. Il contient 45% de matière geasse, il se déguste de septembre à mai.

Le Fremgeye

C’est un fromage au lait de vache à base de pâte fraîche égouttée, poivrée, fermentée durant 1 mois en pot de grès. Il contient 50% de matière grasse. Certains se demandent si son nom n’est pas à l’origine du mot Argot “fromgi”!

Le Mostoffait

C’est un fromage peu égoutté, fouetté, mousseux et frais.

Le Trang’natt

Il est préparé avec du caillé que l’on sale et poivre.

Le Void

Ce fromage de vache a une pâte molle et une croûte lavée.

Fromage la baratte

Fromage la baratte

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FROMAGE LA BARATTE – Découverte

Véritable gourmandise par excellence, le fromage portion la Baratte est un modèle déposé “Chevenet” depuis plus de 30 ans. Au goût délicat lorsqu’il est frais, il dégage des arômes de noisette en fin d’affinage.

Rien n’est laissé au hasard pour la dégustation de la Baratte, dont la paille est traditionnellement cultivée sur l’exploitation.

Ils se déclinent sous 3 différentes formes :
– Baratte, modèle déposé;
– Bouchon cylindrique ;
– Mini-baratte
Garanti au lait frais toute l’année.
Fromage de chèvre fermier au lait cru 45% de matière grasse minimum.