Pâtes

Pâtes

PATES – HISTOIRE

Et Dieu créa les Pâtes… Catherine de Médicis

Les Italiens le clament haut et fort : leurs pâtes ne sont pas originaires de Chine, comme on le prétend encore trop souvent ! Elles existaient, en Italie, bien avant l’épopée de Marco Polo au XIIe siècle.

Ainsi près de Rome on peut voir un tombeau datant du IIIe siècle avant J.C, un bas-relief représentant un rouleau à pâte et un coupe-pâte. Catherine de Médicis leur a fait franchir les Alpes dans ses bagages, lorsqu’elle est venu épousé Henri II. C’était en 1533. Longtemps les pâtes ont été réservées à l’aristocratie. Leur consommation se généralisant, il faut attendre le début du XXe siècle pour que leur fabrication s’industrialise, juste avant la première guerre mondiale.

Eau et blé dur.
L’industrialisation n’a quasiment rien changé à la fabrication des pâtes. La machine a seulement remplacé l’ homme. Eau et semoule de blé dur restent les deux ingrédients de base, auxquels sont ajoutés parfois des oeufs dont la qualité détermine en grande partie celle des pâtes.
En premier lieu, les grains de blé sélectionnés sont épierrés, triés, brossés et dégermés. Leur passage entre des cylindres cannelés les moud en semoule. Contrairement au pain, il y a ni fermentation ni cuisson. L’eau est mélangé à la semoule à hauteur de 32 % d’humidité. Pour les pâtes aux oeufs, la proportion est moins importante. Après le pétrissage effectué sous vide, en fin d’opération pour éviter l’apparition de bulles d’air, on obtient une pâte malléable. A cette étape de la fabrication, la pâte est soit poussé sous l’effet de la pression à travers des filières pour obtenir des spaghetti ou des macaronis, soit laminée pour donner nouilles plates, des lasagnes ou des tagliatelle. Après cette opération, la pâte peut être moulée en papillons alphabets, animaux, étoiles…
Les pâtes sont alors séchées dans un tunnel, leur taux d’humidité passant alors de 32 % à 12,5 %, maximum autorisé en France. Ce taux peut élevé participe à la longue conservation du produit qui, à l’abri de la lumière et de l’humidité, peut atteindre 3 ans. La conservation des pâtes aux oeufs se situent entre 10 et 20 mois et 10 mois pour les pâtes aromatisés. Selon la forme des pâtes et la technique utilisée, le séchage varie entre 2 et 15 heures, à une température de 100°, en général. Certaines marques choisissent de ne pas dépasser les 70° pour préserver la qualité intrinsèque des pâtes, ultime étape déterminante avant le refroidissement, le pesage et le conditionnement.

Des formes et des couleurs
Aux ingrédients de base que sont le blé dur et l’eau, voire les oeufs, viennent s’ajouter beaucoup d’autres. Aromates, légumes, lait, piment, encre de seiche, safran ou jus de betterave colorent de façon parfois surprenante les pâtes. Attention simplement à ce que trop de fantaisie ne dénature pas trop le goût.
La législation française dans ce domaine est des plus strictes. Tout d’abord les pâtes alimentaires vendues dans notre pays ne sont fabriquées qu’avec du blé dur, alors qu’en Italie ou en Allemagne, il en existe au blé tendre. Le blé dur est préférable, notamment en raison d’un apport protéinique plus important. Ces protéines évitent à l’amidon de se diluer dans l’eau au moment de la cuisson et aux pâtes de devenir molles ou de se transformer en bouillie. La législation interdit l’usage de toutes substances chimiques ou de colorants, même d’origine végétale.
A chaque type de pâte correspond des critères bien définis. Pour les pâtes de qualité supérieure, un cahier des charges détermine la qualité de la semoule. Aujourd’hui, elles ont quasiment remplacé les pâtes dites de qualité courante. Même réglementation pour les pâtes aux oeufs. Un décret précise que “la dénomination pâtes alimentaires aux oeufs ne peut être utilisée que pour les pâtes contenant au minimum, par kilogramme de semoule, 140g d’oeufs entiers ou de jaunes.” En outre, elles doivent obligatoirement faire partie de la catégorie des pâtes de qualité supérieure. Même les emballages sont réglementés : ils sont de 125g, 250g, 500g ou de 1kg, voire d’un poids multiple du kg.

Pour tous les goûts
Il est quasiment impossible de dénombrer de façon exacte les différentes sortes de pâtes sèches fabriquées industriellement ou artisanalement. Le chiffre de 600 est parfois avancé, tout en sachant que des pâtes identiques portent parfois des noms différents. Spaghetti (24%), coquillettes (21%) et macaroni (13%) constituent le tiercé gagnant, côté consommation. Les côtoient de nombreuses autres pâtes au nom évocateur comme paniers, papillons, plumes, yeux de loup, marguerites, feuilles d’olivier… sans compter les aromatisées. Autant de sortes qui prennent le chemin des assiettes. Si bien que les références chez les fabricants représentent un chiffre impressionnant : près de 50 pour Panzani, Agnesi et Barilla. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les marques rivalisent de créativité. Lustucru a, par exemple, sorti des pâtes au blé complet, au germe de blé ou au trois céréales. La marque à carreaux bleus et blancs s’est même lancée en 1993 dans les pâtes à cuisson rapide, en moins de 3 minutes.

Cuisson “al dente”
Le temps de cuisson des pâtes sèches industrielles varie en fonction de la forme, étant au départ un peu plus élevé que celui des pâtes fraîches. Il faut compter entre 12 et 15 mn, selon qu’il s’agit de cheveux d’anges ou de gros escargots. La cuisson al dente est recommandée. A ce stade de la cuisson, elles se mêlent aisément à la sauce, elles sont plus faciles à digérer et ont davantage de goût. Ne pas accorder une confiance aveugle aux temps mentionnés sur les paquets de pâtes, qui ont tendance à être un peu trop longs. La meilleur solution consiste à goûter régulièrement les pâtes au cours de la cuisson. Leur cuisson se déroule sur feu vif dans une grande quantité d’eau bouillante généreusement salée. L’adjonction d’une cuiller d’huile d’olive n’est pas nécessaire. Bien au contraire (lire la page “tout sur les pâtes”). Si la cuisson à l’eau est la plus répandue, celle au lait est également pratiquée sans oublié la cuisson pilaf, encore en vigueur dans certaines campagnes italiennes. En fin de cuisson ne laissez pas les pâtes tremper dans leur eau : elles gonflent tout en se ramollissant. L’idéal est de réchauffer les pâtes dans leur sauce, juste après l’égouttage. Les Italiens disent qu’elles doivent être rifatte ou refaites. Moins élastiques, les pâtes aux oeufs résistent moins à la cuisson et absorbent davantage les sauces. Mais, une fois cuites, elles doivent être consommées plus rapidement. Leur réchauffage est déconseillé.

Une pâte bien jaune
La qualité des pâtes se mesure essentiellement au moment de la cuisson. Si elles sont molles presque gluantes, elles sont de mauvaise qualité. C’est le résultat d’une absorption trop importante d’eau. De prime abord, ne peut on reconnaître les bonnes pâtes des mauvaises ? C’est pratiquement impossible à l’exception de quelques rares indices.
De bonnes pâtes doivent offrir une belle couleur jaune et légèrement ambrée. Plus la pâte est jaune, meilleure elle est. Une coloration rouge indique un séchage à une température très vive et très rapide. Le goût est différent, car légèrement caramélisé. Casez une pâte pour vérifier qu’elle est bien à la semoule de blé dur. Dans ce cas, elle présente de petits points noirs alors que les pâtes préparées avec un mélange de blé tendre sont plus fines. Et puis au moment de l’achat, restez fidèle aux fabricants réputés pour la qualité de leur pâtes. Et n’oubliez jamais qu’une mauvaise pâte le restera, même servie avec la meilleure sauce du monde !
Les pâtes Alsaciennes
L’Alsace ne se contente pas d’être le berceau de la choucroute ! Elle est également à l’origine de pâtes dont on trouve trace entre les Vosges et la Forêt Noire, dans un ouvrage remontant à 1674 ! La tradition veut ici qu’elles soient réalisées avec de la semoule de blé dur et des oeufs, sans eau.
L’utilisation d’oeuf s’explique par la qualité moyenne des céréales cultivées, par le passé, dans la vallée du Rhin. Aujourd’hui l’usage perdure, avec 7 oeufs pour un kilo de semoule.
La plus connue des pâtes Alsaciennes est le Spätzle. Long de 5 à 8 cm et précuit. Le plonger 15 mn dans l’eau bouillante salée. L’égoutter et le laisser refroidir. Il est revenu à la poêle dans du beurre, avant d’être servi, le plus souvent en accompagnement de plats en sauce (coq au riesling ou civet de lapin). Aujourd’hui le succès des pâtes alsaciennes auprès des consommateurs va croissant, avec 11 % du marché et 55 % des pâtes aux oeufs vendues en France.

PATES – VERTUS

Eh bien non, les pâtes ne font pas grossir.
Le “régime” à base de pâtes est désormais encouragé par les autorités médicales.

Pauvre en graisses d’origine animale et en sucres, il apporte vitamines, glucides complexes et sels minéraux.
Les idées reçues ont la vie dure : de nombreux consommateurs croient encore que les pâtes font grossir. C’est la conséquence de la censure des “3P”. Apparue dans les années 60, cette dernière interdisait pâtes, pain et pommes de terre à tout candidat au régime. Depuis, preuve est faite que les pâtes ne manquent pas d’atouts nutritionnels, bien au contraire.
Tout d’abord, elles ne font pas grossir, n’étant pas aussi caloriques qu’on veut bien le dire. 300g de pâtes cuites n’apportent que 376 Kcal.
En revanche, pour une quantité identique, les pâtes aux oeufs dépassent parfois les 400 Kcal.
Des données qui intéressent les pâtes natures.Côté garnitures, la vigilance est de rigueur.
Sauces et autres accompagnements ont une fâcheuse tendance à alourdir la valeur calorique. 300g de spaghetti à la bolognaise montent à 450 Kcal et les tagliatelles à la carbonara peuvent atteindre 690 Kcal.
Si les pâtes natures ne font pas grossir, elles constituent en plus un “aliment très intéressant” selon les diététiciens. “Pauvre en lipides, elles renferment beaucoup de glucides complexes, grâce à l’amidon”.
Ce dernier aspect en fait une source importante d’énergie.
Avec 100g de glucose pour 370g de pâtes cuites, finis les coups de pompe, physiques ou intellectuels !
La diffusion très lente des glucides complexes (100 à 200g par 24 heures) permet de disposer d’énergie sur une longue durée et évite d’avoir faim entre les repas. Autre avantage, “les pâtes sont riches en protéines végétales, ce qui permet de contre-balancer notre trop grande consommation de protéines animales”.
Elles ne sont pas dépourvues de minéraux (phosphore, calcium, sodium, potassium, magnésium, cuivre, fer).
Une portion individuelle de pâtes représente un quart des besoins quotidiens en magnésium (donc anti-stress). Elles contiennent aussi beaucoup de vitamines B (B1, B2, B6), nécessaire à l’équilibre digestif, tissulaire et nerveux.
L’index glycémique des pâtes est le plus bas : 50 pour les spaghetti (et même moins pour les pâtes complètes), contre 80 pour les corn flakes.
Une donnée qui en fait un aliment indiqué pour les diabétiques, comme le rappel les diététiciens.
Dernier intérêt : les pâtes affichent le temps de vidange gastrique (TVG) le plus long, avec 75 mn.
Le TVG correspond à la distribution des nutriments dans l’organisme et il doit être le plus lent possible.
“Grâce aux pâtes, l’étalement de l’apport en glucose est mieux assuré, et par la même occasion notre équilibre énergétique”.
Une caractéristique qui en fait l’allié des sportifs mais, aussi, des enfants et des adolescents.
Des inconvénients ? “Les pâtes n’ont que des avantages”.
A condition de ne pas augmenter les portions lorsque la recette plait.
Ou de ne pas en faire un prétexte à des accompagnements riches en graisses.
Les pâtes participent à des combinaisons alimentaires judicieuses (légumes verts, viande, poisson et huile d’olive extra vierge) nécessaires à notre organisme.
Composition nutritionnelle des Pâtes
Pour 100g de pâtes crues (300g de pâtes cuites)
Calories : 376 Kcal Protides : 14,8 g
Lipides : 1,2 g Glucides : 76 g
Fibres : 0,4 Vitamine B1 : 0,09 mg
Vitamine B2:0,06 mg Acide folique : 5 ug
Sels minéraux : 1,3 g, dont :
Phosphore : 165 mg Calcium : 26 mg
Sodium : 5 mg Magnésium : 30 mg

Vin du Médoc

Vin du Médoc

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VIN DU MEDOC – Vignoble

1.600 viticulteurs se partagent 13.600 ha sur la rive gauche de la Gironde, qui produisent 90 millions de bouteilles exclusivement (ou peu s’en faut) de rouge.

Le cabernet sauvignon constitue 52% de l’encépagement, le merlot 34%, le cabernet franc 10%. Malbec et petit verdot se partagent le reste. Autrefois, la plupart des domaines faisaient de bons blancs en appellation Bordeaux. Cela est devenu très rare.

Avant le classement de 1855, on distinguait Crus Bourgeois, Crus Artisans, et Crus Paysans. Depuis le classement de 1855, seule la notion de Cru Bourgeois est restée en usage, mais le CIVB essaie de faire reconnaître auprès des autorités de la CEE la notion de Cru Artisan, qui intéresserait 11% de la production du Médoc. Nous y reviendrons.

Bien que couvrant théoriquement la totalité du Médoc, l’appellation Médoc ne s’applique, en pratique, qu’aux rouges produits sur 13 communes du Bas-Médoc. En 1988, 26 millions de bouteilles ont porté cette appellation. Robustes, relativement rustiques et colorés, les Médoc sont à boire entre 5 et 10 ans.

L’appellation Haut-Médoc bénéficie à 16 communes. Dans l’ensemble, ses vins ont davantage de corps et d’arômes que les Médoc, et sont à boire en général entre 5 et 15 ans.

Vin du Libournais

Vin des Côtes de Bourg, Vin du Libournais

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VIN DU LIBOURNAIS – vignoble

Les vignobles du Libournais partagent des caractéristiques qui les distinguent nettement des autres Bordeaux. En particulier, on trouve ici une configuration de propriétés complètement différente du reste du Bordelais. Le vignoble y est concentré, serré, compact comme en Bourgogne.

Le merlot y règne en maître depuis que les gelées de 1956 obligèrent les viticulteurs à renouveler leurs plantations : le cabernet sauvignon fut remplacé par du merlot et du cabernet franc. Le vignoble est établi en majorité dans la plaine alluviale qui descend vers la Dordogne, mais les meilleurs vins viennent de coteaux. A part une Côtes de Francs, toutes les appellations du Libournais sont exclusivement rouges :

Fronsac : 700 ha, RB 47 hl/ha.
Canon-Fronsac : 300 ha, RB 47 hl/ha.
Pomerol : 750 ha, RB 42 hl/ha.
Lalande-de-Pomerol : 900 ha, 42 hl/ha.
Saint-Emilion : 2.100 ha, RB 45 hl/ha.
Saint-Emilion Grand Cru : 3.000 ha, RB 40 hl/ha.

Cette appellation distingue les Saint-Emilion satisfaisant des critères gustatifs plus exigeants. Les vins de cette appellation sont l’objet d’un classement renouvelable tous les 10 ans. Le dernier classement en date, défini par un décret de 1984, honore 11 Premiers Grands Crus Classés, et 63 Grands Crus Classés.

Et enfin, plus en amont sur la Dordogne :
Côtes de Castillon : 2.200 ha, RB 50 hl/ha.
et Bordeaux Côtes de Francs : 350 ha, RB 50 hl/ha.
Cette dernière appellation est la seule du Libournais à produire non seulement des rouges, mais aussi quelques blancs 2%. Elle s’étend sur 300 ha des communes de Francs, Saint-Cibard, et Tayac. Du fait de sa petite taille et de sa notoriété modeste, de nombreux producteurs préfèrent vendre leurs vins sous l’appellation Bordeaux ou Bordeaux Supérieur.

Vin du Haut-Poitou

Vin du Haut-Poitou

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LE VIGNOBLE DU HAUT-POITOU

Vignoble Le vignoble est implanté dans cette région depuis l’époque gallo-romaine.

Sous Alienor d’Aquitaine, le vin du Haut-Poitou atteint une grande renommée.

La souveraine le fait apprécier à l’Angleterre. Il atteint son apogée au XVIII e siècle.

Les vins du Haut-Poitou bénéficient d’un microclimat, moins sec qu’en Aquitaine, aussi ensoleillé qu’en Touraine.

La variété des cépages a donné naissance à des rouges de Gamay et Cabernet, blancs de Sauvignon et Chardonnay, rosé de Cabernet et grâce à la méthode traditionnelle, à des vins mousseux.

Ils ont obtenu le label VDQS (Vin de qualité supérieure) en 1970. Aujourd’hui, ils sont exportés en Europe, au Canada et au Japon. Sur la route des vins du Haut-Poitou, les producteurs et les restaurateurs proposent leurs meilleurs crus.

Un guide de la Route des vins du Haut-Poitou est disponible dans les Offices de Tourisme et les Syndicats d’Initiative.

Les Vins du Haut-Poitou

VINS BLANCS :

Chardonnay : le moût fermente à basse température pendant environ 2 semaines puis, après soutirage, il est conservé sur lies pendant 2 ou 3 mois avant d’être mis en bouteille où il vieillit encore quelques mois.

C’est un vin sec, aux arômes délicats, qui atteint sa plénitude dans les 2 ou 3 ans qui suivent sa récolte. On le consomme frais 9 ou 10° C.

Sauvignon :
la vinification est faite à basse température pendant 15 à 20 jours, puis conservé sur lies fines pendant 1 à 2 mois avant la mise en bouteille.

C’est un vin sec qui développe des arômes puissants, spécifiques du cépage. On le boira jeune, frais entre 8 et 10° C.

VINS ROUGES :

Vins issus du Gamay :
ils subissent d’abord une fermentation en cuve inox à température régulée à 26 – 28° C pendant 8 à 10 jours.

Au décuvage seul le vin de goutte est utilisé, après fermentation malolactique, clarification et élevage en cuve, il est mis en bouteille pour être bu jeune, dans l’année de sa récolte, afin de conserver tous leurs arômes. Léger, vif, fruité, il sera servi légèrement frais 11 à 13° C.

Vins issus de l’assemblage du Cabernet Franc et du Cabernet Sauvignon : après fermentation dans des cuves, avec chapeau de marc flottant et remontage traditionnel, le vin est élevé en fût de chêne barriques bordelaises de 2ème année pendant 5 mois avant la mise en bouteille.

Il est charpenté, avec des saveurs de fruits rouges et des pointes de bois et d’épices.

On peut atteindre 3 à 6 ans, selon les millésimes, avant d’apprécier ses qualités pour mettre en valeur quelques spécialités culinaires régionales.

On le servira légèrement chambré 14 – 15°C.

VIN ROSE :
Ce vin rosé est issu du cépage Cabernet Franc, il est obtenu par une cuvaison courte (macération de 24 à 36 heures) et une fermentation à basse température.

Mis en bouteille au printemps qui suit la récolte, ce vin rosé, sec, doit être bu jeune 1 à 2 ans.

On le servira frais 9 – 10°C.

L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTE, CONSOMMER AVEC MODERATION

Vin du Bugey

Vin du Bugey

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VIN DU BUGEY – HISTOIRE

Le vignoble bugiste a une origine gallo-romaine. Lieu de passage des armées romaines puis des invasions sarrasines, le Bugey ballotté de royaume en royaume, passe sous la souveraineté du Comte de Savoie en 1077 pour six siècles. Il prend ainsi son essor à partir du 11ème et 12ème siècle à la faveur de l’implantation des abbayes cisterciennes sur le territoire : L’Abbaye de Saint-Sulpice, située sur la commune de Thézillieu, développera son vignoble dans le clos de Machuraz à Artemare et sur les coteaux de Virieux-le-grand et de Rossillon. Les Dames de Bons poursuivront l’expansion au prieuré de Conzieu. Les chartreux de Pierre Châtel dans le Bas-Bugey. Les moines d’Arvières sur le coteau de Seyssel et de Corbonod.

Le traité de Lyon de 1601 unit pour toujours le Bugey à la France; il devient une marche frontalière avec tout ce que cela implique de dangers mais aussi de dynamisme. Le Rhône dès lors sert de frontière naturelle entre le Bugey englobé au département de l’Ain à la Révolution Française et la Savoie jusqu’à son rattachement à la France en 1860.

Le Bugey a une production annuelle de 22.000 hectolitres. Pour moitié, il s’agit de vins tranquilles, et pour moitié de vins effervescents. Ces derniers sont élaborés soit en méthode traditionnelle, soit par seconde fermentation en bouteille. En rouge, gamay et mondeuse sont les deux cépages principaux du Bugey, mais on trouve aussi du pinot et du poulsard. Ce dernier sert exclusivement à l’élaboration du Cerdon Méthode ancestrale. En blanc : Le chardonnay fournit 80% de l’encépagement total, l’altesse 10% de l’encépagement plus jacquère, aligoté, mondeuse blanche et molette, seul cépage vraiment local.

Cerdon se distingue par la production d’un rosé dont l’effervescence est obtenue par fermentation spontanée en bouteille. Somme toute, c’est ainsi que devait être une bonne partie du vin de Champagne au 16e siècle. La différence, c’est que le cépage employé ici est le gamay et exceptionnellement le poulsard comme dans certaines cuvées spéciales telles celles de C. Bolliet.

A Découvrir : Jean-Christophe Pellerin, vigneron récoltant dans le Bugey, produit des vins très attachant. Chardonnay, Gamay, Pinot Noir et Jacquère sont les principaux cépages qu’il cultive. Blanc, rouge, rosé et pétillant, l’authenticité de ces vins est à découvrir sur son site internet : Vin du Bugey

Vin des Quarts de Chaume

Vin des Quarts de Chaume

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Vin des Quarts de Chaume : VINS BLANCS MOELLEUX ET DEMI-SECS

Ils représentent 13 Appellations Contrôlées, tous issus du cépage Chenin Blanc, cépage caractéristique du Val de Loire.

Vignoble du Layon
Dans le vignoble du Layon, le Chenin Blanc fournit 10 Appellations d’Origine Contrôlée différentes de vins moelleux ou liquoreux, dont deux crus prestigieux, le Bonnezeaux et le Quart de Chaume qui comptent parmi les plus grands vins moelleux de France.

Les vendanges se font par tries succéssives en sélectionnant les raisins qui ont subi une surmaturation due à un champignon, le Botrytis cinerea, également appelé la “pourriture noble.

Coteaux du Layon associé au nom d’une des 6 communes reconnues

Les Layons sont de grands vins moelleux. D’une belle couleur or aux reflets verts, fruités et délicats, ils sont généreux, charnus et longs en bouche,

mais également nerveux. Ce sont d’excellents vins de garde qui peuvent s’épanouir de longues années en bouteilles.

Bonnezeaux
Doré et onctueux, le Bonnezeaux possède un bouquet très prononcé d’arômes floraux.

C’est à l’égal des Layon, un grand vin de garde.

Quarts de Chaume
Onctueux liquide doré, le Quart de Chaume, parfumé, équilibré et ample, développe une complexité de fruits mûrs aux parfums méllifèreset d’épices.

Il présente également une pointe d’amertume qui lui est particulière.

C’est bien sûr un grand vin de garde.

Coteaux de l’Aubance, Coteaux du Layon, Bonnezeaux et Quarts de Chaume donnent des moelleux ou des liquoreux.

Tous à partir du Chenin blanc.

A noter que le nom de Quart-de-Chaume tient au fait que le Seigneur de ce lieu s’octroyait le quart des vins produits sur ce coteau ensoleillé.

Les chenins liquoreux

L’objectif de cette dégustation était de présenter des vins du Val de Loire, moelleux ou liquoreux issus du cépage Chenin , dans ses principaux terroirs ,dans differents styles, et a des degrés d’évolution divers . Cette séance fait suite a une séance identique consacrée aux vins secs du Val de Loire issus du cépage Chenin, 54 dégustateurs, répartis en deux sessions

Montlouis Domaine de la Taille aux Loups Moelleux 1997 note 79/100 100 Fr
Robe jaune pale a reflets verts
Nez tres Chenin , sur la pomme mure, puis complexe, fin de nez florale, sur l’acacia
Bouche fine, délicate, bel équilibre, de la fraicheur, notes d’agrumes puis fin de bouche sur la pomme Golden
Impression générale : dans un registre fin , leger et élégant, joli vin parfait sur une tarte aux pommes maison

Vouvray Domaine Huet Le Haut Lieu Moelleux 1996 65/100 130Fr
Robe jaune paille, a reflets verts
Nez citronné minéral, a l’aération évolue sur la mirabelle tres mure.Plus puissant et plus profond que le vin précedent
Bouche fluide, très légère, moins de richesse que le vin précédent qui déjà était dans un style léger. ,fin de bouche marquée par l’acidité un peu vive.
Impression générale: surprise et deception générale. Vin presque trop fluide, acidité trop présente qui le déséquilibre .

Coteaux de Saumur Yves Drouineau cuvée l’Ornèole 1997 88/100 112 f ( 50Cl )
Robe or soutenu
Nez complexe, beaucoup de finesse, très agréable, fin de nez sur les fruits exotiques mangues/passion
Bouche dans le prolongement du nez : finesse, équilibre harmonieux, sur les agrumes tres murs, puis du coing, de l’abricot
Impression générale : élégance, subtilité, délicatesse: tout le charme des chenins liquoreux sur le calcaire de Saumur qui lui confère la finesse qui contraste avec les chenins liquoreux sur les schistes de l’Anjou, plus puissants et souvent plus démonstratifs

Coteaux de l’Aubance ( Richou ) Cuvée les 3 demoiselles 1989 74/100 127 Fr
Couleur Or profond, brillant.
Nez Complexe, évolué, beaucoup de confit, pate de coings puis notes d’Armagnac ou de Cognac
Bouche miellée, cire d’abeille, n’a pas gagné en profondeur d’aromes ce qu’il a perdu en vivacité.
Impression générale Ce vin illustrait l’évolution possible des liquoreux. d’Anjou. Opinions divisées. Vins a boire entre connaisseurs, a l’apéritif. Vin plus documentaire que vjn de plaisir.

Coteaux du Layon Bernard Germain Château de la Guimonière 1998 85/100 166 fr
Robe Jaune soutenu
Nez puissant, tonique, minéral, agrumes oranges et mandarines puis abricots
Bouche Belle puissance, sans lourdeur ,parfait équilibre sucre/ acidité , droit et pur, sur les fruits exotiques mangues ananas
Impression générale : Magnifique, unanimité sur ce vin.Musclé et harmonieux.

Coteaux du Layon Château du Breuil ( Morgat ) Cuvée Orantium 1996 89/100 154 Fr ( 50Cl )
Robe Couleur jaune orangé
Nez Concentré, profond, sur le miel et le pain d’épices
Bouche riche, ample, splendide équilibre, aucune lourdeur, finale tres longue sur la confiture de coing et la liqueur d’abricots
Impression générale : Dans un style different du précedent : Splendide, les années ne lui ont rien retiré.

Quart de Chaumes Florent Baumard 1994 91/100 167 Fr
Robe, jaune assez profond
Nez: minéral, profond, sur le tilleul et les fruits blancs murs
Bouche fine, aérienne, sans etre diluée, beaucoup de subtilité, minérale, Sur la mandarine et l’abricot, finale longue et miellée
Impression général : Pour beaucoup : dans les 3 meilleurs vins de la soirée par sa subtilité et son élégance

Quart de Chaumes Château de Suronde ( Poirel) 1996 92/100 160 Fr ( 50 Cl)
Robe or soutenu
Nez puissant et doux a la fois: d’abord miel et armagnac, puis a l’aération part sur le pain d’epices, finale sur les pruneaux voire les figues seches
Bouche somptueuse, ampleur et concentration, qui reste néanmoins fraiche et harmonieuse. Il y a de tout , là dedans : la queue de paon !!
Impression générale juste un adjectif : Magnifique !!

Bonnezeaux Château de Fesles 1998 Bernard Germain 90/100 196 Fr
Robe Jaune clair
Nez Puissant, complexe , Tres minéral, avec des notes de pétrole ou de roches pourries rappelant le nez de certains Savennieres . Notes de fruits exotiques: Passion. Epices ( muscade, cannelle)
Bouche: Enorme. Tout paraît surdimensionné. Tres sucré avec pourtant une finale acidulée rafraichissante . Fruits exotiques du nez confirmés en bouche, mais aussi poires tres mures.
Impression générale . Vin démonstratif et extraverti . l’acidité et les aromes tres présents equilibrent un sucre important. Tres beau produit. Grand potentiel de vieillissement.

VIN DES QUARTS DE CHAUME – vignoble

Superficie : Environ 50 ha

Histoire : Cette AOC se classe parmi les terroirs d’exception.

Elle correspondait traditionnellement au meilleur quart de la récolte des terroirs de Chaume.

Sols: l’aire est située en coteaux sur schistes briovériens que l’on ne trouve généralement que sur l’autre rive du Layon et grès poudingues du carbonifère.

Climat: Le mésoclimat est exceptionnel : le large méandre du Layon, à l’origine de brouillards matinaux, favorise l’établissement de la pourriture noble, la Botrytis Cinerea.

Le vin

Production annuelle : Environ 750 hl

Rendement de base : 25 hl/ha

Cépages : Chenin Blanc (Pineau de la Loire)

Pratiques culturales dominantes : Densité de 4 500 à 5 000 pieds/ha.

Taille Guyot double à 2×3 yeux ou gobelet à 3×2 yeux.

Contraintes techniques : Vendanges manuelles avec tries
successives de raisins arrivés à surmaturité et présentant une concentration par l’action ou non de la pourriture noble.

Contrôle à la parcelle des conditions de production.

Dégustation

Caractéristiques sensorielles : Robe profonde, de couleur jaune or aux reflets verts, évoluant sur le vieil or aux reflets ambrés.

Nez intense et complexe, arômes de fleurs, de fruits blancs, d’agrumes confits et de fruits exotiques dans les premières années, ils évoluent après 5 à 10 ans vers des notes de bois précieux, de fruits secs ou confits, de miel, d’amandes grillées, et sont généralement marqués d’une forte minéralité.

Ils offriront plus tard des notes de gentiane et d’encaustique.

Bouche puissante et opulente avec une forte sensation de gras, elle fait de ces liquoreux des modèles d’équilibre entre moelleux et vivacité.

Température de service : 8°C. Carafer les vins de moins de 5 ans

Potentiel de garde : De 10 ans minimum à des durées inestimables lors des beaux millésimes.

Vin des Côtes de Provence en AOC

Vin des Côtes de provence en AOC

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VIN DES COTES DE PROVENCE EN AOC – HISTOIRE

VIème siècle avant JC: Les Phocéens introduisent la culture de la vigne en Provence autour de Massilia (Marseille), Nikaïa (Nice), Antipolis (Antibes) et Anthénopolis (Saint-Tropez).

La conquète romaine entraine dans son sillage le développement des vignobles français. La culture de la vigne s’étend sous l’influence des grands ordres monastiques (Abbaye Saint-Victor à Marseille, Saint-Honorat aux Iles de Lérins, Abbaye bénédictine Saint-Pons à Nice et Abbaye cistercienne du Thoronet. De grandes familles nobles et des officiers de l’armée royale acquirent et gèrent de nombreux vignobles provençaux.

1860 l’année terrible: Le Phylloxera Vastatrix, insecte originaire des Etats-Unis et parasite des racines de la vigne, provoque la destruction des vignobles du vieux continent. Le greffage de plants français sur des plants américains permettra de combattre ce fléau et de redonner vie au paysage vinicole français en général et provençal en particulier.

1895 une année historique : Le nom Côtes de Provence voit le jour. La distinction de “Crus Classés” est accordée en 1955 par l’INAO, à 23 domaines de la région, précurseurs de l’appellation Côtes de Provence. En les Côtes de Provence entrent dans le cercle très fermé des appellations d’origine contrôlée A.O.C. L’appellation Côtes de Provence est une valeur sûre et un gage de qualité pour le XXIme siècle.
VIN DES COTES DE PROVENCE EN AOC – VERTUS
Les vins de Provence ont une origine très ancienne. Les grecs, fondateurs de la bonne ville de Marseille, y plantèrent les premiers ceps. César en parle dans ses mémoires lors de la conquète de la Gaule.

Le vin de Provence est produit sur le littoral provençal, en bord de Méditerranée, de la Ciotat à Saint-Raphaël, puis de Sanary vers Carnoules et autour de la vallée du Var.
Nombreux sont les cépages employés en Provence dans la conception du vin. On peut retenir parmi les cépages rouges : le carignan, le cinsault, le mourvèdre. Parmi les cépages blancs : l’ugni, la clairette et le rolle.

Le rosé est la grande spécialité de la région. Il est savoureux, fruité et d’une robe chatoyante.

Le vin blanc est plutôt sec, et parfois pétillant. Il se marrie à la perfection avec les produits de la mer toute proche.

Ainsi le vin de Provence est le compagnon indispensable de la bouillabaisse et de la salade niçoise.

Vins de Provence :

– Cotes de Provence
– Bandol
– Bellet

VIN DES COTES DE PROVENCE EN AOC – vignoble

Côtes de Provence

Les Côtes de Provence sont une grande étendue de vignes sur la Côte d’Azur entre les villes de Marseille et Nice. Les sols et les techniques peuvent être différents d’un endroit à l’autre mais une chose reste: le soleil.

La moitié du rosé produit en France vient de Provence! Et 80% de la production de vin en Provence est constituée de rosé.

Les Rosés de Provence sont secs et fruités. Ce sont les parfaits vins de l’été, pour l’apéritif, avec une salade ou avec un plat typique de la Méditerranée.

Quelques vins rouges méritent aussi l’attention car la qualité s’améliore.

Les vins rouges de Côtes de Provence sont généralement assez puissants.

Dans certaines zones, ils sont au contraire légers et délicats.

Les vins blancs de Provence sont excellents avec des produits de la mer de la région.

Information sur le vin en Côtes de Provence:

Appellation: Appellation Côtes de Provence Controlée

Situation: Sur la Côte d’Azur, d’Aix en Provence à Nice

Lieu: Nombreux: Lorgues, Gassin, Londe les Maures, Le Cannet des Maures, Pierrefeu, Saint Tropez, Gonfaron, Vidauban, etc…

Sol: Silice, Calcaire

Superficie: 20,000 ha ou 50,000 acres.

Production: 160 millions de bouteilles, il y a 80% de rosé.

Cépages en Provence: Cinsault, Grenache, Mourvèdre, Syrah
Tibouren

Type de vin: Rosé sec et fruité

Age: Rosé: boire jeune

Arômes: Pamplemousse rose, Fruits rouges.

Déguster Cotes de Provence avec :

Apéritif, Salades, Tomates à la Provencale.

Fromage: Picodon, Pélardon, Feta.

LE HAUT PAYS
Sols calcaires, souvent colorés d’un rouge profond par les oxydes de fer, cailloux blancs réfléchissant le soleil, paysages où voisinent vignes et oliviers, champs de lavande et garrigues desséchées les collines du haut Var, secrètes et préservées, donnent naissance à des rouges solides et charpentés, mais aussi à des rosés et des blancs tout en finesse.

LA BORDURE MARITIME
Sur les roches cristallines des Massifs des Maures et de l’Esterel, et rafraîchi par l’air marin, se déploie un vignoble ombragé de bruyères et de pins parasols, produisant des vins à la personnalité aussi forte que ses villages (Fréjus, St-Tropez, Hyères). A l’intérieur du massif, la vigne voisine avec le chataignier et le chêne-liège, alors que plus près de la mer, elle flirte avec le mimosa et les palmiers quand elle ne s’offre pas l’écrin d’une île: Porquerolles.

LA VALLEE INTERIEURE
Une longue dépression, cristalline d’un côté et calcaire de l’autre, abrite au nord du massif des Maures un vignoble installé à flancs de côteaux. Villages et bourgs vivent ici au rythme des travaux de la vigne et des caprices du temps, produisant des rosés et des blancs particulièrement fruités et des rouges puissants et corsés.

LE BASSIN DU BEAUSSET
Dans ce bassin au climat doux, ouvert aux brises marines, la vigne cotoie une garrigue vive, ornée de pins sculptés par le mistral. Un sol composé de calcaires, de marnes et de grès, des falaises blanches et lumineuses, des restanques bien entretenues, le pays de Pagnol est aussi celui des rosés frais et gouleyants.

LA MONTAGNE SAINTE-VICTOIRE
C’était l’un des paysages préférés de Cézanne, cette montagne aux flancs alanguis, aux couleurs changeantes, gardienne de ce pays : Sainte-Victoire. Ici, sur des sols caillouteux, protégés de l’air marin, les vignobles produisent des vins à la personnalité forte, et chaque bastide provençale s’offre une parure de vignes, d’oliviers et de cyprès, symboles de bienvenue.

VIN DES COTES DE PROVENCE EN AOC – La Provence

Un ciel d’azur, une mer transparente, des rivages accueillants où garrigues et falaises calcaires succèdent aux pinèdes…c’est là, en terre provençale, que les phocéens, choisirent de s’installer il y a quelques 2600 ans, créant par la même occasion le premier vignoble français.
Honorant ainsi Dionysos ou Bacchus, dieu de la fête, du vin et du monde qui tourne rond…ils nous laissèrent un merveilleux héritage: les vins Côtes de Provence. Des vins frais et savoureux, aussi joyeux et authentiques que les paysages provençaux qui leur donnent vie, des vins rosés, blancs ou rouges, symboles d’un véritable art de vivre…

Boire est une nécessité et souvent un plaisir. Déguster est toujours un plaisir. Pour beaucoup, c’est un art qui suppose une certaine technicité : comme tout art, la dégustation ne se pratique bien que lorsque l’on parvient à oublier sa technique.

Terre d’accueil, pays souvent méconnu, la Provence s’ouvre bien à ceux qui partent à sa rencontre. Elle abrite un monde vigneron de fort caractère, comme elle un peu secret, mais qui offre l’accueil chaleureux et spontannée que l’on reconnait volontiers aux peuples de la Méditerranée.

Une soixantaine de vignerons en côtes de Provence se sont engagés à se rendre disponibles pour vous accueillir et vous faire découvrir leur terroir, leurs vins, leurs vignes, leur cave et leur histoire.
Ils ont adhéré à la Charte d’Accueil Tourisme Vigneron.

Vin des Côtes de Bourg

Vin des Côtes de Bourg, Vin du Libournais

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VIN DES COTES DE BOURG – Vignoble

Les 15 communes du canton de Bourg bénéficient de cette appellation, qui produit environ 20 millions de bouteilles en rouge, 300.000 en blanc généralement sec. Le vignoble bénéficie d’un sous-sol de calcaire à astéries dont ont été faits les monuments de Bordeaux et de nombreuses belles demeures de la région.

Le surnom de “petite Suisse girondine” que Bourg se donne est certainement un peu exagéré, mais il n’en reste pas moins que le terrain est ici plus accidenté que dans le reste de la Gironde. Ce sont des coteaux caillouteux, donnant un vin corsé, charpenté, vieillissant avec grâce. En revanche, rien ne justifie la réputation d’enfant terrible du Bordeaux que l’appellation voudrait se donner.

Le merlot domine dans les rouges, qui peuvent aussi contenir les cabernets et du malbec. Les blancs peuvent être issus de sauvignon, sémillon, muscadelle, merlot blanc, colombard. Le chenin y est encore admis dans la limite de 10%, mais toute plantation de chenin est interdite.

Pour l’anecdote, signalons que c’est Chateau Fougas qui a inauguré la formule de location de pieds de vigne à des particuliers.

Ceux-ci peuvent ainsi, pour un prix modique, retrouver des racines paysannes, vendanger, suivre la vinification, étiqueter du vin à leur nom.

Vin des côteaux du Loir

Vin des côteaux du Loir

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Les coteaux du Loir

Un petit vignoble de la Sarthe qui renait après avoir failli disparaître.
AOC – Production : 1.500 hl

Vin rouge
Cépages : pineau d’Aunis, cabernet, gamay, côt
Accompagne idéalement : Viandes et fromages
Température de service : 14°C à 16°C

Vin rosé
Cépages : pineau d’Aunis, gamay
Accompagne idéalement : Grillades et desserts
Température de service : 10°C à 12°C

Vin blanc
Cépage : chenin
Accompagne idéalement : Poissons et charcuterie
Température de service : 10°C

Côteaux du Loir Blancs

Les vins blancs des Coteaux du Loir sont les cousins du Jasnières. Comme le Jasnières ils sont uniquement à base de cépage Chenin poussant sur l’argile à silex avec exposition plein sud, mais aussi parfois sud-est ou sud-ouest. La zone d’appellation s’étent sur trente kilomètres de long pour huit kilomètres de large.

En fait la surface de production des AOC est beaucoup plus resserrée et concentrée principalement sur les communes de Lhomme, Ruillé sur Loir, Chahaignes et Marçon. Pour les bonnes expositions leur qualité est égale à celle du Jasnières, mais le fait que l’appellation Jasnière soit plus ancienne et plus connue déprécie les Coteaux du Loir blancs auprès du public, et fait que le vin se vend moins bien, donc moins cher. Mais la qualité est là et le rapport qualité-prix est exellent. Les Coteaux du Loir blanc accompagnent parfaitement les poissons et fruits de mer, il est parfait comme base pour une sauce à la crême et à l’estragon pour enrober des viandes blanches. Enfin il accompagne parfaitement les fromages de chèvre de la région.

Les producteurs : Pierre Bouin, Michel et Sylvie Chevalier, Christophe Croisard, Muguette et Gérard Guédé, Elisabeth et Benoît Jardin auxquels il faut ajouter les producteurs de Jasnières

Pour en savoir plus sur les Coteaux du Loir, lire “Vins, vignobles et vignerons de la vallée du Loir” d’André Dupé et Michel Freyssinet aux Editions Cénomane.

Coteaux du Loir Rouges

Il peuvent être vinifiés à partir de quatre cépages : Pineau d’Aunis, Gamay rouge à jus blanc, Cabernet Franc et Cot. Ils peuvent donc être sous forme de mélange ou constitués d’un seul cépage.

Le Pineau d’Aunis rouge est le vin typique de la Sarthe. Faible en alcool ses aromes sont épicés, poivre, canelle. C’est un vin de soif, à boire frais et en accompagnement de charcuteries. Parfois mélangé à d’autres cépages il perd de sa personalité. Vin de plaisir il convient de le goûter avant de l’adopter car il a ses partisants et détracteurs. Le Gamay pur est le plus courant. A bonne exposition il donne des vins légers, mais de caractère, colorés de violet, avec aromes de fruits rouges. Il est plus savoureux après quelques années, surtout élevé en futs de bois. Le Cabernet Franc pur est rare. Il est généralement assemblé au Pineau d’Aunis pour lui donner couleur et corps. Le Cot ne se rencontre jamais pur en Coteaux du Loir mais assemblé avec le Pineau d’Aunis.

Les Coteaux du Loir rouges se boivent plus ou moins frais suivant leur vieillissement et le le cépage. Ils s’harmonisent bien avec les charcuteries et les viandes blanches, mais auss avec les viandes rouges grillées.

Vin Rosé de Loire

Vin Rosé de Loire

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VIN ROSE DE LOIRE – Coup de coeur

Aoc rosé de loire sec 75cl – 2004 Notre Coup de Coeur

Situé au coeur du Val de Loire en Anjou, le Domaine des Bleuces domine la vallée du Layon et s’étend sur 30 hectares.

Repris en juillet 1994 par Benoit Proffit, le vignoble, grâce à une grande diversité de sols, produit une large gamme de vins : des rouges, des blancs moelleux, secs et effervescents ainsi que des rosés.

Certifiés “Appellation d’Origine Contrôlée (A.O.C)”, nos vins répondent à des critères de qualité : le viticulteur récolte sa production et la transforme lui-même.

Sur les coteaux qui bordent le Layon, s’étirent les vignes produisant le Coteaux du Layon.

La douceur angevine offre une magnifique arrière-saison qui permet de récolter le raisin à surmaturité; ces raisins concentrés en sucre et recouverts d’une pourriture dite noble sont vendangés par tris successifs.

Associées aux sols de schistes carbonifères et de falun, ces conditions permettent d’élaborer un vin blanc moelleux, voire liquoreux, fruité, délicat et gras en bouche.

Vignes:

Encépagement : 70% grolleau, 30% cabernet franc

Aspect: Robe éclatante rose aux tons pivoines, arômes d’une palette de petits fruits.

Sec et fruité, frais et gouleyant, il est apprécié avec la cuisine estivale : les salades, les poissons, les charcuteries et les grillades mais aussi au cours de l’après-midi.

Consommation
* Apogée : 2 ans maximum
* Température : 8° à 10°
VIN ROSE DE LOIRE – SAVOIR ACHETER
GAEC Le Clos des Motèles
AOC principales produites : Anjou Rouge – Anjou Blanc – Rosé de Loire
Autres AOC produites : Cabernet d’Anjou – Saumur Mousseux
Nom du contact : Bruno BASSET
Adresse : 42 rue de la Garde 79100 Sainte Verge
Téléphone : 05.49.66.05.37
Fax : 05.49.66.37.14

Domaine de l’Été
AOC principales produites : Anjou Rouge – Anjou Villages Rosé d’Anjou
Autres AOC produites : Coteaux du Layon – Anjou Blanc
– Saumur Brut
Nom du contact : Mademoiselle BESSON
Adresse : SCEA Catherine Nolot – l’été 49700 Concourson sur Layon
Téléphone : 02.41.59.11.63
Fax : 02.41.59.95.16
E-Mail : domainedelete@wanadoo.fr
URL : http://www.domaine-ete.com

Domaine de Flines
AOC principales produites : Cabernet d’Anjou – Rosé de Loire – Rosé d’Anjou
Autres AOC produites : Anjou Rouge – Crémant de Loire
– côteaux du Layon – Anjou Blanc
Vins de Pays : Chardonnay Vin de Pays du Jardin de la France – Grolleau Vin de Pays du Jardin de la France – Cabernet Vin de Pays du Jardin de la France
Nom du contact : Catherine MOTHERON
Adresse : 102 rue d’Anjou 49540 Martigné Briand
Téléphone : 02.41.59.42.78
Fax : 02.41.59.45.60

EARL Millon Noël & Fils
AOC principales produites : Saumur Champigny – Saumur Blanc – Rosé de Loire
Nom du contact : Jean-Noël MILLON
Adresse : 29 rue du Ruau 49400 Varrains
Téléphone : 02.41.52.93.80
Fax : 02.41.52.46.13
Mail : jean-noel-millon@wanadoo.fr

Domaine de la Tuffière
AOC principales produites : Anjou Rouge – Cabernet d’Anjou
– Rosé de Loire
Autres AOC produites : Anjou blanc sec – Anjou Blanc Moëlleux – Rosé d’Anjou – Anjou Mousseux
Nom du contact : Clarisse BENESTEAU
Adresse : EARLCoignard – Benesteau 49140 Lué en Baugeois
Téléphone : 02.41.45.11.47
Fax : 02.41.45.09.18
E-Mail : vignoble-tuffiere@wanadoo.fr
Certification : Viticulture raisonnée certifiée Terra Vitis/APIVAS contrôlé Bureau Veritas
VIN ROSE DE LOIRE – VERTUS
Complice des beaux jours, léger, à la fois souple et coulant…

Le vignoble
Localisation : Potentiellement, toute l’aire d’AOC Anjou et d’AOC Touraine dont il respecte les règles de culture respectives.

Le vin
Production annuelle : Environ 45 000 hl pour 750 ha, essentiellement en Anjou
Rendement de base : 60 hl/ha
Cépages : Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon, Grolleau, Pineau d’Aunis, Gamay et Côte.
Pratiques culturales dominantes : Densité de 4 000 à 5 000 pieds/ha. Taille Guyot simple ou double.

Dégustation
Caractéristiques sensorielles : Robe cristalline, de couleur rose pâle aux reflets gris, à la couleur rose framboise aux reflets orangés.

Nez très aromatique, aux notes de petits fruits rouges fraise, framboise, groseille), de violette, de bonbon anglais.

Bouche légère, souple, délicate et rafraîchissante.

Température de service : 8°C

Potentiel de garde : À boire dans leur jeunesse.

Spécial Le rosé de Loire fait la mode

Les grandes zones de production de rosés en val de Loire sont les régions de l’Anjou, du Saumurois et de la Touraine, à commencer par la vaste appellation rosé-de-loire.

Des vins secs, élaborés à partir de cabernet franc et cabernet-sauvignon, pouvant être associés au grolleau, au pineau d’aunis et au gamay.

Ce sont en général des rosés légers et frais, très fruités.

L’appellation rosé-d’anjou correspond à des vins demi-secs frais et gourmands, à forte proportion de grolleau mais pouvant être élaborés avec l’ensemble des cépages des rosés-de-loire.

Egalement demi-sec, le cabernet-d’anjou est exclusivement à base de cépage cabernet et peut être moelleux les grandes années. Ces rosés doux, à la mode dans les années 50, sont en voie de disparition.

Le cabernet-de-saumur, en revanche, est un rosé sec, frais, marqué par les fruits rouges.

Enfin, l’appellation touraine-rosé permet de produire des vins secs, essentiellement issus de gamay, de cabernet franc et de cot (le malbec de Cahors).

Localement, on remarque l’emploi de pineau d’aunis, très ancien cépage qui confère aux vins des notes fumées et épicées, et de grolleau, assez rustique si l’on ne maîtrise pas sa générosité à produire.

Notation:

16 Domaine des Caillots
Dominique Girault, 41140 Noyers-sur-Cher 02.54.32.27.07.

Touraine-rosé 2003. Rose vif, belle palette de fruits rouges, fraise, groseille, frais, suave et élégant. 3,60 euros.

15 Château de la Presle
Anne-Sophie et Frédéric Meurgey
41700 Oisly 02.54.79.52.65.

Touraine-rosé 2003. Cuvée Pineau d’Aunis. Pelure d’oignon, sur un fruit gourmand, de jolies notes d’épices, savoureux et long sur le poivre. 4,50 euros.

15,5 Domaine de la Charmoise
Henry Marionnet 41230 Soings, 02.54.98.70.73.

Touraine-rosé 2003. Rosé soutenu, nez de fruits rouges très mûrs, riche en bouche, sur une matière dense, long et savoureux. 5,20 euros.
15 Domaine de la Plante d’or

Philippe Loquineau 41700 Cheverny, 02.54.44.23.09.
Cheverny rosé 2003. Rose orangé, très fin, nez floral et épices douces, friand et rond, long sur les fruits rouges. 6 euros.

15 Château Princé
Mathias Levron 49610 Saint-Melaine-sur-Aubance 02.41.57.82.28

Rosé-d’anjou 2002. 100 % grolleau noir, rose profond, au nez de petits fruits noirs et d’épices, frais, texture dense et suave. 4,80 euros.

15 Domaine Lavigne
49400 Varrains 02.41.52.92.57.

Cabernet-de-saumur 2003. Robe profonde, superbe fruit, de la fraîcheur, soyeux et gourmand. 3,90 euros.

14,5 Domaine du Fresche
Alain Boré 49620 La Pommeraye, 02.41.77.74.63.

Rosé-de-loire 2003. Rose tendre, fruité expressif et charmeur, ample et souple, long sur une belle fraîcheur. 3,50 euros.

Vin du Sud-Ouest

Les vins du SUD-OUEST

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Les vins du SUD-OUEST – cépages

La superficie des vins du sud-ouest est de 30 000 ha. Ils bénéficient dans leur ensemble du climat atlantique pyrénéen qui lui apportent beaucoup d’avantages et peu d’inconvénients.

Les vignes de cette région aux terroirs aussi divers que nombreux aiment les sols composés en majorité d’argile, ou de granit, de calcaire, de cailloux ou de sable.

Comme on peut s’en rendre compte la panoplie des sols est différentes selon les terroirs et aucun d’eux ne se ressemblent. Ils ont tous leurs propres tipicités, comme chacun provient de cépages différents.

Cépages blancs :
Sémillon
Sauvignon
Muscadelle
Mansengs
Mauzac
Len de l’El
Courbu
Ugni blanc
Baroque
Arrufiat
Colombard

Cépages Rouges :
Tannat
Malbec
Merlot
Cabernet Sauvignon et Franc
Négrette
Duras
Fer Servadou
Gamay
Syrah

Principales productions :

BERGERAC :
Bergerac
Pécharmant
Côtes de Bergerac
Montravel
Monbazillac
Sauvignac
Rosette

CAHORS

GAILLAC
Gaillac Mousseux

COTES DE DURAS
BUZET
MADIRAN
JURANCON
Sec
Moelleux DURAS
COTES DU MARMANDAIS
TURSAN
COTES DU BRULHOIS
BEARN
IROULEGUY
PARENCHENC DU VIC BILH
LA VILLEDIEU
MARCILLAC
ESTAING
L’ENTRAYGUES ET LE FEL