Myrtille

Myrtille

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MYRTILLE – HISTOIRE

La Myrtille en France, le bleuet au Québec.

C’est ainsi que chaque année, la ville de Mistassini confectionne, lors de son festival, une tarte aux bleuets pouvant rassasier jusqu’à 100 personnes!
“Au pays de mon père, il est des bois sans nombre.

Là les loups font parfois luire leurs yeux dans l’ombre, et la myrtille est noire, au pied du chêne vert”
Verlaine

Bleuet et Myrtille ou Vaccinium. On défini ses origines d’Eurasie ou d’Amérique du Nord. On note qu’il existe de nombreuses variétés.

Elles s’appellent Myrtille, Airelle noire, Luce, Brimbelle Gueule noire, Teint vin, Raisin des bois
de la famille des éricacées. Elles aiment le climat des zones tempérées .

Elles poussent sur des sols sauvages, il pousse un peu partout mais abonde dans les régions peu fertiles, les terrains bourbeux déboisés par les brûlis, les sous-bois, les sols acides

La myrtille, poussant sur des buissons, ce fruit de l’airelle est rond, à peau lisse, de 8 mm de diamètre environ, bleuté tirant sur le noir à certains endroits, avec un aspect givré.

L’extrémité rattachée au pédoncule présente une petite collerette recourbée. Ses feuilles étroites sont d’un beau vert vif finement dentées mais tournent au rouge foncé à l’automne.

Au printemps le buisson se couvre de fleurs blanches en ombelles qui se transformeront en fruit globuleux dès le mois de juillet.

Saviez-vous que le bleuet est d’abord tout blanc pendant environ deux semaines’ Il rougit ensuite et, orsqu’il est bien mûr, il devient bleu.

Symbole d’humilité et de timidité, cette fleur jupitérienne est également signe d’équilibre, de connaissance et de justice.

On doit son nom scientifique “Centaurea”, au centaure Chiron, fondateur de la médecine : c’est lui qui forma Esculape.

Il inventa nombre de remèdes à base de plantes, notamment une solution de racines de bleuets, utilisée pour améliorer la vue, d’où son nom de “casse-lunettes” qui a prévalu durant la première guerre mondiale chez les pilotes.

Il est si gros, si présent dans la mentalité des habitants du Lac St-Jean que ces derniers sont surnommés les “Bleuets” qu’on prononce “Beluet” ou encore les Bleus.

On raconte que les premiers colons français, explorant la région, on trouvé es myrtilles d’une taille si impressionnante, qu’ils les ont qualifiés de “bleuet”, terme employé à l’époque pour désigner une grosse tache d’encre bleue.

Juste avant l’automne, des centaines de familles vivent sous la tente pendant plus d’un mois dans les régions incultes des «grands brûlés» pour cueillir ces petits fruits afin de cueillir cette manne bleue qui donne lieu à de grandes réjouissances.

MYRTILLE – VERTUS

Bleuets et Myrtilles, Bleuets et Myrtilles…un fruit diététique…
– d’hier …

– Lorsque la reine d’Égypte Akhésa, attendait le premier enfant de Toutankhamon, elle s’évanouit au septième mois de sa grossesse. Les sages-femmes la ranimèrent en lui faisant respirer des parfums à base de lys et de myrtilles.

– Au XVIIIe, le Prince de Conti utilisait de l’eau de myrtilles pour adoucir ses yeux fatigués. Des compresses d’eau de myrtilles calment les yeux irrités

Ce n’est pas pour rien que les paysans surnomme la myrtille casse-lunette. Mais, soit dit entre nous, il faut que l’eau de bleuet soit fraîche, faite avec de la bonne eau de source et infusée avec un ou deux scrupules de fleurettes de myosotis pour y voir plus clair …

Le Prince de Conti avait, semble-t-il, l’oeil très clair! Serait-ce à trop chercher les belles qu’il s’en fatiguait la vue!…

À aujourd’hui …
La myrtille contient des acides oxaliques, maliques et citriques qui lui confèrent certains propriétés:

Antiseptique, Désinfectante, Ophtalmique
la myrtille contient de l’anthocyane qui joue un rôle protecteur sur la paroi des capillaires sanguins et stimule la regégérescence de la rhodopsine des bâtonnets.

De façon plus simple, la myrtille contribue à améliorer la vision à de faibles luminosités et à diminuer le temps d’éblouissement.

Cette propriété a été clairement définie durant la deuxième guerre mondiale alors que les pilotes de la Luftwaffe qui bombardaient de nuit étaient littérallement gavés de myrtilles afin d’améliorer leur vision nocturne.

La France expédiait la quasi-totalité de sa récolte à la Royal Air Force jusqu’à il y a quelques années.

Minéralisante, Propriétés faciales
Astringente et décongestionnante
des compresses d’eau de myrtilles éclaircissent le teint.

Les myrtilles sont une source de vitamine C, de potassium, de sodium et de fibres.

Elles renferment plusieurs acides, notamment l’acide oxalique, malique et citrique ainsi que des anthocyanides. Ces derniers seraient responsables de l’efficacité des myrtilles à traiter les infections urinaires.

On les dit astringents, antibactériens et antidiarrhéiques.

Baie rafraîchissante et tonique, la myrtille est réputée pour ses qualités diététiques 238 kj soit 57 kcal pour 100g.

Elle offre des apports non négligeables en vitamine A, B, C, E et en éléments minéraux.

Les ouvrages de phytothérapie mentionnent l’action bienfaisante des anthocyanes et flavonoïdes connues pour ralentir la fatigue oculaire, améliorer la vision nocturne, et l’élasticité de l’épiderme et des vaisseaux sanguins
Santé

Les baies contiennent peu de calories, mais beaucoup de la vitamine C et de fibres alimentaires.

– Valeur nutritive par 100 g
– Energie 216 kJ
– 51 kcal
– Glucides 11 mg
– Protéines 0,6 g
– Graisses 0,5 g
– Fibres alimentaires 8,4 g

MYRTILLE – Un peu d’histoire et de botanique …

Connue par les botanistes sous l’appellation Vaccinium corymbosum, la myrtille cultivée est une plante de la famille des bruyères l’éricacée fruitière.

Originaire d’Amérique du nord, c’est le fruit des Amérindiens.

Cousine de la Myrtille que l’on trouve en France dans les massifs montagneux, elle est issue de la sélection des plants sauvages.

Les premières cultures en Amérique du nord sont réalisées vers 1920. Son introduction en Europe, Allemagne date de 1934.

En France, après quelques essais, c’est a partir de 1985 que se développe la culture.

Les plantations composées de haies fruitières sont constituées de buissons pouvant atteindre une hauteur de 2 mètres avec des baies attractives, à épiderme bleu ou bleu-noir souvent recouvert de pruine.

La matière colorante étant contenue dans l’épiderme, à l’image du pinot noir de champagne, la chair est blanche.

Plante rustique à croissance lente, la culture du myrtillier exige des sols légers, frais, acides et riche en matière organique.

Des soins méticuleux sont apportés à la culture et varient selon les régions et le climat. La taille en hiver, le mulch sur le sol, la protection contre les maladies, contre le gel de printemps, irrigation régulière et localisée, la cueillette soignée, la nutrition raisonnée sont des facteurs de réussite dont tiennent compte les producteurs Français.

En effet, ceux-ci sont persuadés que le succès grandissant de la myrtille est dû à ses qualités nutritionnelles.

L’aspect neigeux d’une parcelle à la floraison en Avril- Mai est un régal pour l’?il : les petites fleurs blanches en forme de clochettes rappellent celles du muguet. Elle sont butinées par les bourdons et les abeilles qui assurent la pollinisation.

A l’automne, les buisson prennent une couleur rouge-roux donnant aux plantations le charme des couleur de l’été indien. Ces variations de feuillage selon les saison font du myrtillier une plante ornementale très décorative.

La cueillette

A partir des premiers jours de mai et jusqu ‘en octobre, suivant les régions, les fruits arrivent à maturité. Sur un même corymbe, le mûrissement des fruits s’étale sur un mois.

Ce qui nécessite environ 4 “passages” pour cueillir la production total d’un buisson :

– La cueillette est manuelle?

– Il faut tirer sur l’arbuste les fruits mûrs et les détacher un par un pour avoir une qualité optimale!

– La cueillette commence au petits jour, à la fraîcheur du matin pour cesser avant les fortes chaleurs de l’après midi.

– Certains vergers sont ouverts au public pour cueillette en “libre service”.

Le fruit

La myrtille est vendue en barquette de 100g ,125g ,200g ,250g et en 500g selon la demande. Elle est acheminée vers les lieux de consommation en suivant une chaîne du froid rigoureuse. Sa bonne tenue naturelle à la conservation est prolongée grâce au respect des températures de 4 à 8 °C. Parmi les petits fruits, la myrtille est celui qui offre la meilleure tenue en rayon.

MYRTILLE – CUISINE TRADITIONNELLE

Achat

Les groseilles bleues se trouvent d’avril à octobre, présentés en petits raviers de plastique ou de carton. Choisissez toujours des fruits secs et non abîmés.

Conservation

Très fragiles, les groseilles devraient être consommées le plus vite possible après l’achat.

Préparation

Il suffit de les rincer avant la consommation. On peut les utiliser dans les tartes, le yaourt, les milk-shakes et les salades de fruits. Elles sont également délicieuses telles quelles.

La myrtille peut être consommée de mille et une façons :

La groseille bleue a une couleur bleu mate. Elle pousse en petites grappes et a une petite excroissance en forme de couronne à la base.

En sorbets, tarte, clafoutis, avec une crème anglaise, du fromage blanc, en mousse bavaroise, beignets, chaussons, charlottes, salades de fruit? Ou tout simplement nature pour conjuguer vitamines et gourmandise.

Elle fait merveille en accompagnement des gibiers, viandes et volailles comme les magrets, les cailles etc…

Certains producteurs se sont orientés vers la transformation artisanale et proposent confiture et gelées, fruits au naturel ou au sirop, vin, liqueurs et eau de vie, coulis, fruit sec ou au vinaigre, bonbons, et pâte de fruit?

C’est bon comme là bas !!!

Ces fruits sont excellents, nature. On les mange tels quels ou on les incorpore dans les salades de fruits, les céréales, les crêpes et les gaufres.

On les consomme aussi arrosés de crème fraîche, de jus d’orange, de Grand Marnier ou de vodka.

Chaud-froid de pommes aux bleuets et à l’érable, Cipâte aux bleuets, Sucrerie de la Montagne, Jambonneau de lapin à la Maudite et aux bleuets, Caïman Islands, Panaché de laitue et de poulet à la marinade de bleuets, muffins aux bleuets

Le bleuet et la myrtille sont fragiles. Les laver brièvement, si nécessaire, juste avant de les consommer.

Utilisation
Comme toutes les baies, on les utilise pour confectionner de nombreux desserts, notamment muffins, tartes, gâteaux, crème glacée, yogourt et sorbets.

Les bleuets sont délicieux en gelée ou en confiture. On les transforme en jus ou en boissons alcoolisées. On peut aussi les déshydrater.

Les Indiens d’Amérique du Nord avaient l’habitude de cuire les bleuets en une pâte concentrée qu’ils faisaient sécher au soleil, ce qui leur permettait de pouvoir les consommer hors saison.

MYRTILLE – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Ils s’accompagnent l’un l’autre, et vive la compagnie.

Le bleuet et la myrtille font partie de la famille des airelles qui comprend 150 espèces, pas toutes comestibles cependant.

Le bleuet, originaire d’Amérique du Nord, est surtout cultivé au Canada et aux États-Unis.

Très rare en Europe, il a été introduit récemment en Australie.

Il pousse à l’état sauvage dans les bois, les tourbières ou en montagne.

Les Indiens d’Amérique du Nord se servaient de bleuets pour assaisonner le pemmican, concoction de viande séchée et de gras.

Il en existe une trentaine d’espèces. La plupart sont des arbrisseaux de moins de 30 cm de haut qui produisent des fruits minuscules, de la taille de petits pois.

Certaines variétés géantes atteignent plus de 2 m et produisent des bleuets gros comme des billes. Les fleurs d’un blanc rosé ont la forme de clochettes.

Les fruits sont réunis en grappes. La chair sucrée du bleuet contient de très petites graines.

Le bleuet nain le Vaccinium angustifolium est souvent plus sucré et plus savoureux que le bleuet géant le Vaccinium corymbosum. Une mince pellicule cireuse et naturelle, la pruine, recouvre fréquemment ce fruit et lui donne un aspect terne.

La myrtille Vaccinium myrtillus, originaire d’Europe et d’Asie, croît surtout à l’état sauvage sur un arbrisseau atteignant de 20 à 60 cm de hauteur dont le feuillage vert devient rouge foncé à l’automne.

Elle apparaît en petites grappes après la floraison de petites fleurs blanches. C’est un fruit d’environ 8 mm de diamètre.

La myrtille ressemble au bleuet mais provient d’une espèce différente.

MYRTILLE – ASTUCES ET RESTES

C’est sa vie.

Le bleuet nain sauvage est un petit arbuste qui croît bien au soleil, mais supporte aussi l’ombre des sous-bois.

Les feux de forêts rajeunissent les plants en les taillant au ras du sol, tout en leur redonnant leur place au soleil.

Après une première année sans fruit, les petits plants se chargent de fruits bleus pendant quelques années.

En général, la première année de production est la plus abondante.

En culture, on taille le plant à tous les 2 ou 3 ans pour stimuler la production de fruits. Le rendement moyen observé en bleuetière est de 1065 kg par hectare pour la première année de récolte, et 535 pour la seconde année.

Le rendement varie selon la densité des plants, l’occurrence de gel pendant la floraison, etc.
Dans la nature, le bleuet pousse un peu partout dans le nord-est de l’Amérique du Nord mais il abonde dans les sols sablonneux recouvertes d’une mince couche de litière forestière.

On le remarque particulièrement après les feux de forêt qui laissent les plants à découvert. S’ils sont suffisamment plats et exempts de roche, ces espaces peuplés de bleuets sont entretenus et prennent le nom de ” bleuetières “.

Lorsque l’abondance de pluie le permet, les fruits deviennent gros et charnus.

Les abeilles jouent un rôle très important en fécondant les fleurs. Toutefois, la faible quantité de nectar dans les fleurs rend celles-ci très peu attrayantes pour les abeilles.

Il existe trois espèces :
– Vaccinium myrtilloïdes : bleuet nain à feuilles et tiges légèrement poilues. Cette espèce disparaît dans les bleuetières cultivées.
– Vaccinium angustifolium ou pensylvanicum – bleuet nain non poilu. Variété qui domine dans les bleuetières cultivées.
– Vaccinium corymbosum ou canadense – bleuet géant. Les plants mesurent 1 à 3 mètres de hauteur et les fruits sont plus gros que les fruits de bleuets nains.

Il se croise avec V. angustifolium pour donner des plants de bleuets semi-géants.
Récolte
La récolte manuelle du bleuet pour le marché frais commence vers la fin juillet tandis que la récolte au peigne pour la congélation débute une à deux semaines plus tard.

La récolte se termine vers la mi septembre. Au Québec, presque toute la récolte est congelée et exportée sur les marchés mondiaux.

En Europe, selon la température et le nombre de jours chauds et ensoleillés, les glanes récolte de la myrtille s’effectuent vers la mi-juillet et se continuent jusqu’à la fin août.

Les cueilleurs d’Europe utilisent le peigne à longues dents métalliques et recourbées, muni d’un manche court, qui permet au cueilleur de glaner plus rapidement les fruits.

Mûres

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MURES – HISTOIRE

Les origines du mûrier.

Le mûrier est une ronce… La mûre blackberry, comme on l’appelle au Canada, est le fruit d’un arbuste de la famille des rosacées, du genre rubus qu’on appelle ronce en Europe.

Il ne faut pas confondre le fruit de la ronce avec la mûre fruit du mûrier d’après Morus spp. ou avec le fruit du framboisier noir le Rubus occidentalis, black raspberry.

Les termes, mûrier ou mûre, utilisés ici, le sont uniquement dans le but d’une meilleur compréhension.

L’histoire:
Les références au mûrier remontent à la nuit des temps. Selon Mrs. M. Grive, on parle du mûrier dans la bible, à l’époque de Jonathan, celui-ci réprimandait les hommes de Shechem pour leur ingratitude envers la maison de son père en leur racontant la parabole des arbres qui voulaient devenir roi.

L’humble mûrier avait finalement été choisi après que l’olivier, le figuier et la vigne aient refusé cet honneur. Les anciens grecs connaissaient bien les mûres qui comme le framboisier faisaient partie de leur mythologie.

La légende
La Ronce, cette soeur rustique du Framboisier a comme lui, sa place dans les récits de la mythologie. Les Grecs l’appelaient “sang des titans”, parce qu’elle était née du sang que répandirent les Titans au cours de la lutte qu’ils eurent à soutenir contre les dieux.

MURES – VERTUSMURES – SAVOIR ACHETER

La perle noire des marchés d’été.

Elles sont courtement pétiolées et coriaces. Le mûrier est un petit arbre à feuilles caducques, plus touffu que le mûrier blanc.

Sa couronne est arrondie, son tronc est court et il peut atteindre 1 mètre de diamètre.

Les feuilles alternes, inégalement dentées au pointe et au sommet et en coeur de la base sont pubescentes. Elles sont courtement pétiolées et coriaces.

Remédes : inflammation de la bouche, gorge et voies digestives

Composition : sucre et pectine

Utilisation : vin, gelée, confiture, sirop, liqueur, glace

La mûre commune ou la rubus fructicosus en latin.

Melon

Melon

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MELON – HISTOIRE

Le melon est originaire soit de l’Inde, soit des déserts africains. Les Egyptiens le cultivaient déjà 5 siècles avant notre ère. C’est de l’Egypte que le melon est parti pour un long périple vers l’Asie, via la Perse et l’Inde.

C’est cette naissance sous des climats arides qui fait que le melon a une peau épaisse, qui lui permet de se gorger d’eau et d’être un fruit à la fois rafraîchissant et, contrairement à l’idée que l’on s’en fait, assez pauvre en sucre. Il est ensuite arrivé en Grèce, puis en Italie, vers le 1er siècle. Le melon était autrefois petit et peu sucré, donc mangé poivré et vinaigré, en salade. Au fil des siècles, les variétés de melon devenant plus parfumées et sucrées, il a été considéré comme un fruit.

Les plus anciennes variétés devaient ressembler à nos melons dits ” brodés “. C’étaient des fruits oblongs, à l’écorce verdâtre et rugueuse, recouverte de nervures de liège. Ces melons étaient vendus à la taste, c’est à dire qu’on pouvait les goûter avant de les acheter.

Le melon fut ramené d’Arménie au XVe siècle par des moines italiens. Ce nouveau fruit sucré eu un fort succès. A la Renaissance, les moines romains cultivent des variétés de melons ronds, à la chair orangée, très savoureuse, pour les papes, dans leur villégiature d’été de Cantalupo près de Rome. Ce type de melon sera alors appelé Cantaloup, nom que l’on utilise toujours aujourd’hui. On dit que le pape Paul II fut victime de sa gourmandise et mourut d’avoir trop mangé de melons !

Le melon Cantaloup, cultivé par les moines romains, fut ramené en France, vers 1495, par une expédition de Charles VIII rentrant des guerres d’Italie. Quelle bonne initiative de leur part ! Ce melon fut acclimaté dans un premier temps dans le Comtat Venaissin et fit la renommée de la ville de Cavaillon. Ainsi, dès la fin du XVIe siècle, des melons sont produits dans le midi de la France.

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, le melon, restant rare, est considéré comme un met précieux comme la pêche à l’époque. Il est cultivé avec attention et dégusté par des connaisseurs. Plusieurs variétés étaient cultivées à cette époque : morin, barbarin, turquin, citrolin, muscadin, sucrin. Devant la demande de la Cour et des marchés de la capitale, des melons seront ensuite produits en Anjou et en Touraine. Le melon s’implantera un peu plus tard en Charente avec autant de bonheur. Région qui lui a d’ailleurs donné son deuxième nom : le melon Charentais.

Les variétés actuelles de petits melons, à peau lisse et aux tranches bien marquées apparaissent vers 1825. En 1870, le train Paris-Lyon-Méditerranée va permettre de distribuer des melons produits dans le Sud de la France dans toute la vallée du Rhône et jusqu’à Paris. L’écorce épaisse du melon et sa capacité à continuer de mûrir après récolte lui permettent, aujourd’hui, de voyage sans grand dommage.
MELON – VERTUS
Malgré son goût sucré, le melon est un fruit peu énergétique : il apporte environ 48 kcalories soit 200 kJoules pour 100 g. Constitué en moyenne de 85 % d’eau, le melon rafraîchit, désaltère et garde la ligne minceur. C’est donc le fruit ou le légume, car son statut reste ambigu idéal de l’été ! Sa teneur en sucre peut varier de 10 à 18 % est dans le moyenne des fruits frais. Plus la teneur en sucre du melon est élevée, plus son goût est prononcé. Mais le goût dépend aussi beaucoup des arômes.

Comme beaucoup de fruits et légumes colorés, le melon est une source importante de Provitamine A (appelée aussi Carotène), qui est un anti-oxydant. Le melon apporte aussi des quantités non négligeables de Vitamine C, permettant de lutter contre la fatigue. 100 g de melon apportent la moitié de notre besoin quotidien en Provitamine A et un tiers de notre besoin en Vitamine C !

On dit souvent que les vitamines contribuent à l’énergie et à la vitalité. Pourtant, elles n’apportent pas de calories. En réalité, elles sont indispensables car elles aident le corps à bien assimiler. Le melon est également une source appréciable de sels minéraux et d’oligo-éléments.

Le melon est constitué en moyenne de 15 % de fibres. Ces fibres composées d’hémicellulose et de pectine, stimulent le transit intestinal. Elles lui confèrent ainsi des propriétés légèrement laxatives. Alors, évitez de manger votre melon glacé ou avec de grandes quantités d’eau, pour une bonne tolérance de votre intestin !

Le melon est riche en potassium et en eau et à une faible teneur en sodium. Il favorise ainsi la diurèse et les mécanismes d’élimination. Ses propriétés de régulation de l’eau dans l’organisme sont bénéfiques à l’élimination des toxines et à l’hydratation du corps avec un apport en vitamines et minéraux.

Les graines de melon contiennent une huile qui est comestible. Elle peut être extraite par pressage des pépins. Cette huile a des propriétés pectorales et calmantes.

MELON – SAVOIR ACHETER

Recherchez un melon lourd en main, ce qui signifie gorgé de sucre. Sa consistance doit être ferme à légèrement souple selon la maturité souhaitée. Une craquelure à la base du pédoncule, la queue du melon, appelée aussi le pécou ou l’absence du pédoncule est un signe de maturité optimale, donc de goût développé. Attention, à température ambiante, un melon continue à mûrir. Il faut donc le choisir en fonction du jour où vous souhaitez le consommer.

Il doit exhaler un parfum typé. Un bon melon sent bon ! Ce parfum se dégage autour du pédoncule et non à l’auréole du dessous, comme beaucoup de personnes le pensent. Cependant, cette odeur ne doit pas être trop prononcée, signe de sur-maturité.

Notez que la couleur de vert à tournant jaune, selon les variétés et la robe du melon lisse, brodée ou écrite ont peu d’influence sur son goût. Les tranches doivent être bien marquées par un filet de couleur vert bleuté.

Certaines personnes disent que les melons femelles sont meilleurs que les melons mâles. Apparemment, la vie sexuelle des melons leur échappe ! Car, comme l’ange, le melon n’a pas de sexe.

Mangoustan

Mangoustan

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MANGOUSTAN – HISTOIRE

Il pousse sur le Mangoustanier qui porte le nom scientifique de Garcinia mangostana. De la famille des Gutifères ou Hypericacées. Son fruit, le mangoustan est très joli. On le trouve presque toute l’année en provenance de Java, Bornéo, Sry Lanka, Thaïlande.

La coque rouge marron à violet-marron est assez épaisse à une consistance de liège. La chair a des reflets blancs ou crèmes et rappelle celle du Litchi. Il est très difficile de définir sont goût, on peut dire qu’il est fin, sucré et acidulé il est fort rafraîchissant. On en fait de délicieux sorbets, des glaces, ou on le déguste cru et dans des salades de fruits. En Indonésie on en fait du vinaigre.

Il se distingue à son calice saillant qui reste attaché à la tige, et par son oeil dur de l’autre côté. Son écorce coriace renferme une chair blanche divisée en 5 à 7 quartiers.

Pelez le fruit à l’aide d’un couteau-scie et mangez les quartiers un à un, ou retirez le chapeau et mangez la chair à la petite cuillère.

MANGOUSTAN – VERTUS

Les Indonésiens en raffolent et utilisent son écorce en décoction et en tisane contre la dysenterie.

Tout rond, caché par une épaisse et solide écorce brune, le mangoustan est pourtant un fruit tout blanc d’une grande douceur. Sa saveur particulière, sucrée mais rafraîchissante en font un fruit d’exception. Son goût rappelle celui de la framboise, de l’ananas et de la pêche.

Il fait partie des fruits les mieux pourvus en glucides sucres avec un taux de 16%, ce qui le place au-dessus de la cerise et de la mangue. Son apport énergétique n’est pas sans intérêt car il contient aussi des minéraux et des vitamines mais en quantités un peu faibles pour un fruit frais : 5 mg aux 100 g pour la vitamine C et un peu moins pour la vitamine B. Par contre, il présente un apport intéressant en potassium 135 mg aux 100g et de magnésium 31 mg aux 100 g, soit près de 10% des apports recommandés pour une femme.

Choisir des mangoustans à l’écorce bien ferme signe de fraîcheur. Ils se gardent bien pendant plusieurs jours. Même s’ils coûtent cher, quelques fruits suffisent pour transformer une salade de fruits en véritable curiosité culinaire.

Litchi

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LITCHI – HISTOIRE

Le litchi, ou letchi, est un fruit originaire de Chine, cultivé aujourd’hui en Inde et en Afrique du Sud. Son nom vient du chinois “Li-Tchi”. Ce genre ne comprend qu’une seule espèce. Il a été répertorié par le naturaliste Pierre Sonnerat (1745-1814), neveu de Pierre Poivre, lors de son séjour aux Indes orientales et en Chine entre 1774 et 1781.

Introduit en 1764, sur les îles de la Réunion, Maurice par l’ingénieur Joseph-François Charpentier de Cossigny de Palma. Fruit roi des tables réunionnaises, le Litchi est attendu et guetté avant son arrivée. Symbole de la période de Noël, avec le Flamboyant il marque la période de fêtes de ses couleurs vives. Victime de la spéculation, les premiers litchis sont vendus à prix d’or. Fort heureusement, la saison avançant, les prix deviennent raisonnables descendant parfois à moins de 1? le kilo.

L’arbre, peut atteindre des dimensions imposantes, plus de 10 m, il peur être fortement ramifié à la base, il est parfois difficile à distinguer du manguier ou du longanier. Les feuilles sont vert foncé et luisante sur la face supérieure. On le rencontre jusqu’à 400 m d’altitude, le climat lui étant défavorable au delà. La fructification n’est possible qu’après une période de stress. Nombreux sont les nouveaux arrivants, ayant cueilli les fruits à même l’arbre qui n’ont plus obtenu de résultats les années suivantes il faut casser la branche avec les fruits…

LITCHI – SAVOIR ACHETER

Le fruit est rond, plus petit qu’une prune, on l’appelle également prune chinoise et a une peau rugueuse et friable, rougeâtre lorsqu’on le cueille, qui vire plus tard au brun. Le fruit pelé présente une chair translucide, d’un blanc un peu gris, entourant un gros noyau brun et luisant, à la saveur et au parfum délicieux.

On trouve des litchis principalement en hiver. Ils se conservent au réfrigérateur pendant 3 mois. Ils sont très agréables avec des plats aigre-doux à la chinoise et dans des salades de fruits. Mais vous pouvez aussi les déguster nature. Les litchis en conserves, dénoyautés sont très courants mais leur parfum est un peu atténué. On trouve aussi des litchis déshydratés dans les épiceries exotiques.

En général, les fruits sont consommés crus. Toutefois d’autres modes de conservation peuvent être employés, ils peuvent être séchés, ou conservés dans le rhum. Etant très fragile, il est difficile d’en tirer un sorbet ou une confiture mais des travaux en ce sens sont en cours. Les abeilles apprécient le nectar des fleurs de litchi, nous offrant un miel exceptionnel.

LITCHI – VERTUS

Le litchi est riche en vitamine A, B et C, contient du sucre, de l’acide citrique, du calcium du fer et du sodium. Dans la pharmacopée chinoise Semen Litchi “Li Zhi He”, est recommandé pour ses propriétés : Astringente, antalgique, stomachique, douleurs stomacales, transit intestinale et tonique. Les graines contiennent des saponosides et sont riches en acides gras cyclopropaniques.

L’industrie pharmaceutique occidentale, en a extrait une levure, l’ultra levure utilisée lors des traitements antibiotiques pour protéger et favoriser la flore intestinale.

Lawalu

Lawalu

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LAWALU – HISTOIRE

Son nom scientifique est le Chrisophyllum Roxburghii. ses origines sont du Sud-est asiatique. Il a été repéré un grand nombre en chine du sud-Ouest. Ce fruit reste pour l’instant totalement inconnu chez nous. Il a la taille d’un citron.

A maturité, une fine peau enferme la pulpe ocre, farineuse mais très sucrée. Comme il contient peu d’acidité, il est préférable d’ajouter un jus de citron jaune ou vert avant de le consommer. En purée, il convient aux sorbets, glaces et crèmes.

Il paraîtrait par contre que ce fruit est utilisé comme médicament et qu’il aurait de nombreuses vertus médicinales.

Kiwi

Kiwi

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KIWI – HISTOIRE

Fruit originaire de Chine, le kiwi fut d’abord nommé groseille de Chine par les Occidentaux. Il fut introduit en Nouvelle-Zélande en 1906. Les Néo-Zélandais ont sensiblement amélioré ce fruit et, pendant de nombreuses années, ils détinrent le monopole du marché. Ce n’est qu’à partir de 1953 qu’on nomma ce fruit «kiwi» et ce, à cause de son apparence velue qui rappelle celle d’un oiseau coureur de ce pays, l’aptéryx, plus familièrement nommé kiwi.

Le fruit pousse sur une liane qui, comme la vigne, est sarmenteuse, c’est-à-dire qu’elle est longue, flexible et grimpante; on la taille généralement entre 2 et 3 m de long. Il existe une dizaine de variétés de kiwis cultivées dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis, en France, en Espagne, en Italie, en Israël, au Chili, en Australie, en Afrique du Sud et en Russie. En Amérique du Nord, la variété Hayward est la plus courante.

Le kiwi est une baie ovale qui peut mesurer jusqu’à 8 cm de long et qui peut peser de 50 à 120 g. Sa chair vert émeraude est juteuse, sucrée et légèrement acidulée. Elle renferme de petites graines noires comestibles, disposées fort joliment autour d’une partie jaunâtre logée au centre du fruit. Elle est recouverte d’une fine peau brunâtre, légèrement duveteuse. Cette peau est comestible bien que la plupart des personnes préfèrent consommer le kiwi pelé.

Vers 1750, le père jésuite français P. de Chéron d’Incarville, est le premier à décrire le kiwi. Néanmoins ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que quelques pieds de cette plante furent acclimatés dans les jardins botaniques européens. L’intérêt qu’il suscite alors est quasi inexistant.

Les kiwis ont changé de statut : de produit de luxe vendus chers à la pièce, ils sont devenus fruits courants que l’on peut acheter en vrac et ils restent pourtant très bons.

Ce fruit est à point lorsqu’il est souple sous la pression du doigt. Pour accélérer sa maturité on peut le mettre dans un sachet plastique avec une pomme qui dégage de l’éthylène.
KIWI – VERTUS
Rafraîchissant et leger, possédant une haute densité nutritionnelle. Le Kiwi est par exellence le fruit de la forme et du tonus.

Il fournit un apport de sécurité en vitamine C, tout en apportant moins de 50K calorie. Il contribue aussi à la recharge minérale de l’organisme et fournit des fibres efficaces pour lutter contre la paresse intestinale. Pris au petit déjeuner ou lors d’une collation, servi à la fin d’un repas il s’intègre parfaitement à une alimentation qui se veut tonique et légère.

Le Kiwi présente la particularité d’être très peu sensible aux maladies, et de repousser les attaques des insectes et autres prédateurs indésirables. On ignore encore les causes précises de cette résistance naturelle. Il est possible que la peau externe du fruit constitue une protection efficace et que sa composition même lui assure une capacité de “self-défense”.

Le kiwi constitue une excellente source de potassium, il contient du magnésium ainsi que des traces de phosphore, de fer et de vitamine A. A poids égal, le kiwi contient près du double de vitamine C que l’orange et le citron. Il est diurétique, antiscorbutique et laxatif. Le kiwi contient de l’actinidine et de la broméline, des enzymes qui au contact de l’air confèrent au kiwi diverses propriétés, notamment celle d’attendrir la viande.

KIWI – SAVOIR ACHETER

Le Kiwi peur-être acheté plus ou moins mûr selon les préférences. Le Kiwi est un fruit climatérique : il continue du mûrir après sa récolte. Il peut donc être acheté ferme et laissé à affiner dans une corbeille de fruits. Acheté ferme, il se conservera à température ambiante. Le placer dans une coupe, à côté de fruits tels que les bananes ou les pommes peut l’aider à mûrir mais le moyen d’affinage le plus efficace semble consister à l’envelopper dans un sac en papier.

Le kiwi est cueilli à maturité mais encore ferme. Contrairement à la plupart des fruits, il devient plus sucré lorsqu’il mûrit à la température de la pièce. Choisir un kiwi intact et exempt de taches. Il est prêt à être dégusté lorsque sa chair est molle et cède sous une légère pression des doigts. Écarter les kiwis très mous ou endommagés, qui n’ont plus autant de saveur. La taille du fruit n’a aucune influence sur sa qualité.

Laisser mûrir le kiwi à la température de la pièce jusqu’à ce qu’il cède sous une légère pression des doigts. Mettre le kiwi dans un sac pour accélérer le processus. Si l’on désire que le kiwi mûrisse plus rapidement, glisser une pomme ou une banane à l’intérieur du sac. Au réfrigérateur, le kiwi mûr se conservera plusieurs jours; le kiwi non mûr, 2 ou 3 semaines. On peut aussi le mettre à mûrir à la température de la pièce selon les besoins.

KIWI – CUISINE TRADITIONNELLE

De part sa couleur et sa matière le Kiwi est le partenaire idéal des présentations réussies. Une préparation simplissime consiste à déguster le Kiwi comme un oeuf à la coque, mais ce fruit se pèle très facilement avec un couteau afin d’être taillé en rondelles émeraudes très décoratives.

Le kiwi est délicieux nature. Le peler et le manger tel quel ou le couper en deux et le manger à la cuillère. On met le kiwi dans les céréales, le yogourt, la crème glacée, les sorbets, les salades de fruits, l’ajouter au dernier moment afin qu’il n’amollisse pas les autres fruits.

Il décore hors-d’oeuvre, assiettes de fromages, gâteaux, tartes, bavarois. Il se marie bien avec la viande, la volaille et le poisson. On l’ajoute à certaines soupes et sauces; on peut d’ailleurs préparer une sauce aigre-douce qui accompagne les viandes. Il est aussi délicieux dans les salades composées. On transforme le kiwi en jus, mais éviter de broyer les petites graines qui transmettent au jus une saveur amère.

– Apéritifs:
canapés de pain de mie surmontés d’une rondelle de Kiwi et d’une crevette, de la mayonnaise, un morceau de fromage de chèvre et de ciboulette, des oeufs de lumps et un peu de pulpe de citron…

– Salades :
dés d’ananas et de Kiwis, crevettes ou dés de lotte bien épicés, jus de citron et un peu de crème fraîche, sel, poivre.

– Soupe :
rondelles de Kiwis, dés de mangue et de pomme Granny-Smith arrosés de thé à la menthe sucré. On décore de menthe fraîche et on sert glacé.

– Kiwis Belle-Agnès :
Kiwis pelés et cuits. Le kiwi est délicieux nature. le peler et le manger tel quel ou le couper en deux et le manger à la cuillère.

Kaki

Kaki

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KAKI – HISTOIRE

Fruit national du Japon. Le kaki a habituellement la taille d’une tomate et il est généralement très coloré. S’informer de la variété et ne pas se fier à la couleur, qui ne constitue pas un signe de maturation.

Le kaki est le fruit d’un arbre à feuilles caduques cultivé dans toutes les régions méditerranéennes et subtropicales. Atteignant sa maturité à la fin de l’automne et en hiver, il ressemble à une grosse tomate orange à la peau cireuse et il est coiffé d’un calice important.

Le kaki est un fruit d’une valeur calorique moyenne qui contient de la vitamine C. Il a des propriétés légèrement laxatives.

Il faut attendre que le fruit soit bien moelleux avant de le consommer : coupez le, chapeau et mangez la pulpe à la cuillère en ajoutant éventuellement de la crème.

KAKI – VERTUS

Le kaki, également appelé figue caque ou plaquemine, est un fruit encore peu connu, que l’on trouve pourtant désormais couramment en France, où il fit son apparition sur les marchés parisiens à la fin du XIXème siècle. La pleine saison s’étend de septembre à décembre.

Le kaki est également une bonne source de vitamine C 7 à 22 mg aux 100 g. Les kakis apportent environ 63 kcal aux 100 g, et contiennent 0,5% de protéines, 0,1% de lipides et 15% de glucides. La chair du kaki est d’une belle couleur orange, qui reflète bien sa grande richesse en bêta-carotène (pro-vitamine A et sa saveur évoque un mélange de prune, de datte et de nèfle.

KAKI – SAVOIR ACHETER

De forme sphérique ou ovale, comportant quatre lobes, le kaki a une peau lisse, de couleur orangé à rouge lorsqu’il est mûr. Ne le choisissez pas trop jaune et encore moins vert !, car il ne serait pas assez sucré et la chair serait râpeuse.

S’il n’est pas assez mûr laissez-le quelques jours, à température ambiante pour finir sa maturation, ou mettez le dans un sac plastique percé de quelques trous avec des pommes : elles accéléreront sa maturation. Lorsqu’il est mûr, le kaki ne se conserve que quelques jours au réfrigérateur.

Légèrement mou sous la pression du doigt : il est à point. On peut l’éplucher et le couper en lanière : à l’intérieur, tout se mange dans les variétés sans pépins ! On peut aussi le couper en deux et le manger à la cuiller. Il fera par ailleurs de délicieuses compotes et confitures.

Groseille

Groseille

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GROSEILLE – CUISINE TRADITIONNELLE

Simple et rapide. – Une poignée de groseilles rouges ajoutée à la fin de la cuisson d’un foie de veau, avec une cuillerée de vinaigre et un peu de miel, pour déglacer la poêle. Penser à glisser des grains de groseilles dans les salades composées. Ajouté au jus de cuisson d’un rôti, d’un gibier, un coulis de groseilles apporte une délicate note acidulée.

Convivial. – Le crumble aux groseilles (un lit de groseilles sur lequel on émiette une pâte brisée réalisée sans eau) à cuir à four chaud. Ou les maquereaux rôtis aux groseilles à maquereau : ces petites baies verdâtres allègent les poissons et les viandes grasses.

Festif. – Un soufflé glacé aux groseilles blanches et rouges (purée de groseilles rouges, meringue italienne, crème chantilly), le tout réparti dans des ramequins chemisés de papier sulfurisé et mis au congélateur, décor de groseilles blanches.

GROSEILLE – HISTOIRE

Le gadelier ou groseillier à grappes, originaire d’Eurasie, a commencé à être cultivé pour ses fruits vers le milieu du 15e siècle alors qu’on connaissait déjà ses propriétés médicinales depuis plus d’un siècle. Le nom anglais Currant est dérivé de Corinthe, une ancienne ville grecque. Ce nom désignait un petit raisin sans pépins qui était exporté de cette région sous forme de fruits séchés.

Les groseilles à grappes, du genre Ribes, donnent de petites baies qui se présentent sous trois couleurs : rouge, blanche et noire. Les groseilles rouges et blanches Red and white Currant appartiennent à la même espèce Ribes rubrum, R. sativum et sont connues au Québec sous le nom de gadelles. Les groseilles noires Black Currant forment une espèce séparée Ribes nigrum et sont connus sous l’appellation de cassis.

Le groseillier à fruits blancs Ribes album comptait déjà au XVII siècle huit variétés fort connues, dont la Hollande blanche. Aujourd’hui assez dédaignée par certains, la groseille blanche est très recherchée par les amateurs.

Un des cultivars les plus anciens, sinon le plus ancien de groseilliers rouges à grappes, encore cultivé de nos jours est le Red Dutch Ribes rubrum L. dont l’origine hollandaise remonte à 1729. Le plus vieux cultivar de groseillier blanc connu est le White Dutch originaire d’Hollande et datant lui aussi de 1729. Ce cultivar fut amené en Amérique au 18e siècle et fut placé sur la liste, des fruits recommandés, de l’American Pomological Society en 1852. Le plus vieux cultivar de cassis est le Noir de Bourgogne Ribes nigrum originaire de France en 1750. C’est encore un cultivar très apprécié tant en Europe qu’en Amérique.

Le cassis n’est pas cultivé de façon commerciale en Amérique et il est banni de certains états producteurs de pin blanc à cause de sa susceptibilité à la rouille vésiculeuse du pin blanc.

GROSEILLE – VERTUS

Par leur saveur acidulée, les groseilles sont rafraîchissantes et apéritives.

Elles apportent très peu de calories mais ont une bonne densité en sels minéraux, particulièrement en fer.

Elles contiennent, comme tous les fruits rouges, de la vitamine C en quantités assez importantes.

Et aussi des flavonoïdes bénéfiques pour la circulation et les vaisseaux capillaires.

Leur richesse en pectines est exceptionnelle : 8 g pour 100 g.

c’est pourquoi elles font des gelées magnifiques mais sont aussi très bonnes pour le transit intestinal.

Ces pectines demeurent dans la gelée : celle-ci est donc tout à fait recommandée au petit déjeuner, sur les tartines.

Malgré sa saveur assez acide, la groseille n’est pas un aliment acidifiant. En effet, ces acides dont elles est riche acides citriques, malique surtout se combinent aux minéraux et forment des composés alcalins.

Ils n’acidifient pas du tout notre milieu interne comme on le croit souvent.

Goyave

Goyave

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GOYAVE – HISTOIRE

Originaire des régions tropicales d’Amérique, peut atteindre la taille d’une pomme. Son nom scientifique est le Psidium guajava Myrtaceae. La prune sableuse comme la nommaient les Aztèques en raison des multiples graines dans sa chair rose, a été introduite à Tahiti, en provenance du Brésil, en 1815.

La chair de la goyave permet de fabriquer des jus de fruits d’une rare finesse, mais malheureusement, cette plante, qui a également de nombreuses vertus médicinales, est devenue envahissante en moyenne altitude et se multiplie aux dépends de la flore endémique. La couleur de la pulpe, elle aussi, peut varier, mais elle est juteuse et très aromatique et contient de nombreux pépins au centre. Sa forme est celle d’une prune ou d’une poire et sa peau peut être rose, crème, jaune ou verte.

On peut les peler et les manger crues vous pouvez manger les pépins, mais, le plus souvent, on en fait des confitures. Vous pouvez employer des goyaves en conserve qui sont souvent roses pour faire des sorbets.

GOYAVE – CUISINE TRADITIONNELLE

Plusieurs variétés de goyaves produisent des fruits de forme, de taille, de couleur et de saveur diverses. La chair de la goyave est très parfumée et légèrement acidulée, ce qui la rend rafraîchissante. Rechercher un fruit lisse et non meurtri, ni trop mou, ni trop dur.

La goyave se consomme nature ou cuite. Elle entre dans la préparation de mets sucrés ou salés.

C’est un aliment nutritif. Il est agréable à manger et sert à faire d’excellents jus, gelées et autres préparations. Elle est une excellente source de vitamine C et de Fruit qui, selon la variété, peut avoir la forme d’une petite poire, ou d’une pomme.

Fruits et Alcools de la tentation

Fruits et Alcools de la tentation

FRUITS ET ALCOOLS DE LA TENTATION – Un verger dans une bouteille

Cerises et prunes d’Alsace, poires William de la vallée du Rhône, rondes et dorées, petites mirabelles de Nancy qui mûrissent vers la mi août après une saison courte mais intense, baies sauvages: myrtilles, airelles, houx, églantines, cassis de Dijon et framboises des Vosges cueillies à la rosée du matin.

Poires gorgées d’arômes, cerises grisantes, mirabelles exquises, framboises parfumées: tous les fruits poussent en Alsace. Quand ils se transforment en eaux-de-vie, impossible d’y résister!

Le secret de la poire prisonnière

Au printemps, une bouteille en pâte de verre qui a la forme d’une poire est attachée au poirier, placée sur un bourgeon afin que celui-ci s’y développe à l’intérieur, au soleil. La maturation sur l’arbre est essentielle. À la mi-septembre, fruit et bouteille sont détachés et rincés avec soin. On ne conserve qu’une bouteille sur deux, les poires piquées, tachées ou ratatinées étant impitoyablement rejetées. Quand vous la posséderez, évitez qu’elle prenne l’air. La poire reste fraîche aussi longtemps qu’elle baigne dans son eau-de-vie. C’est pourquoi on suggère de se procurer une deuxième bouteille (sans poire) et de remplir la première au fur et à mesure de la dégustation afin de tenir la poire constamment immergée dans l’alcool.
L’eau-de-vie de poire et la poire William se vendent dans les SAQ Sélection. Poire William et verre Riedel: Vinum design.
Fin connaisseur en matière de culture fruitière, Louis XlV se serait exclamé, en découvrant l’Alsace nouvellement conquise: «Quel beau jardin!» Cet enthousiasme gagna à cette région de France une réputation méritée d’eden gourmand. Délices échappées de cette corne d’abondance, plus pures que le fruit dont elles ont emprisonné l’essence, les eaux-de-vie de fruits attendirent quelques siècles pour nous séduire.
Pourtant, déjà au XVIIe siècle, quelque part dans le Val de Villé, un moine un peu alchimiste eut l’idée de «brûler» des pulpes de cerises oubliées sur le rebord de sa fenêtre. Ce fut le premier fruit à se transmuer en eau-de-vie, ivresse que connurent dans la foulée la mirabelle, la framboise, la quetsche et tous les fruits et baies sauvages d’Alsace et de Lorraine, une quinzaine au moins. Les distillations étaient opérées dans les officines des apothicaires et les laboratoires des couvents, car ces alcools de fruits, qui avaient des vertus digestives, sudorifiques et astringentes, étaient d’abord des remèdes. Le plaisir vint après. Et la famille G. E. Massenez, distillateurs de père en fille, s’en chargea. L’arrière-grand-père, Jean-Baptiste, qui savait l’art d’extraire les saveurs des fruits, créa l’entreprise en 1870. Le grand-père Eugène, en 1913, fut le premier à distiller professionnellement la framboise sauvage (c’est, après la poire William dont l’élaboration remonte après la Seconde Guerre mondiale, le produit vedette de la maison).
Le père Gabriel, en 1950, prit son bâton de pèlerin et fit le tour du monde avec ses échantillons. L’entreprise exporte aujourd’hui 85 % de sa production dans 150 pays.
Manou, la fille de la maison, forte d’études d’oenologie et de commerce, poursuit le rêve familial. Directrice générale et communicatrice-née, elle passe six mois par an sur les routes et le reste de son temps à gérer l’entreprise, préservant les méthodes traditionnelles en les alliant aux exigences d’une production moderne. Présente au Salon des vins de Montréal, elle donnera une conférence le jeudi 16 mars à 17 h 30. Elle apporte le printemps.

Au chapitre des fruits rouges, impossible de ne pas mentionner le plus bleu d’entre eux: le bleuet… qui vient du lac Saint-Jean, eh oui! Seuls les meilleurs fruits sont recherchés, sélectionnés, cueillis gorgés de sucre et de soleil. Apportés dans les chais du Val de Villé, ils seront triés selon leur provenance et stockés dans de grandes cuves pour être ensuite fermentés, distillés et vieillis… dans les règles de l’art.
Au point de perfection, après un nombre d’années variable selon les espèces et la provenance, les eaux-de-vie de fruits sont mises en vente. Le tour de main du maître de chais y est essentiel (celui des Massenez a 65 ans, mais qu’on ne s’inquiète pas: il a formé sa relève!) car l’oeil, le nez, l’expérience, ça ne s’automatise pas. Le temps non plus n’est pas une garantie. La qualité des eaux-de-vie est en effet tributaire de l’espèce du fruit qui a servi à leur composition, de la situation géographique, de la composition du sol et des conditions atmosphériques. En réserve, un stock de fruits de 3000 tonnes permet aux Massenez de compenser deux années de récoltes insuffisantes. Car, vous en seriez-vous douté, il faut 14 kilos de poires pour une seule bouteille d’eau-de-vie, 8 kilos de framboises sauvages, 20 kilos de cerises pour un litre de kirsch et 4 1/2 kilos de prunes jaunes pour faire la mirabelle.
L’imagination des Alsaciens n’a pas de frontières. G. E. Massenez a ajouté ces dernières années à sa production habituelle d’alcools parfumés et évocateurs, des liqueurs plus sucrées, ce qu’on appelle des «triples crèmes» aux arômes puissants et complexes, faits de pêches, de cassis ou de bleuets. On les sert sur un vin blanc, dans un cocktail ou en coulis avec une coupe glacée, à manier cependant avec doigté. Ceux qui ont la dent sucrée apprécieront la poire William au miel: mélangée à un mousseux, c’est un délice!

Vins plaisir
Et pour amorcer le printemps, des suggestions de vins dans un bon rapport qualité-prix-plaisir.
Saumur. Domaine Langlois-Château (S-962316 – 15,55 $). Du Val de Loire, un blanc à l’arôme explosif, étincelant à l’oeil et fruité. «À découvrir sans tarder», disait le Guide Hachette qui lui donne trois étoiles; nous avons obtempéré avec plaisir.
Gaillac. Château de Salettes 95 (S-979278 – 20,40 $). Un rouge délicieusement aromatique. La bouche reste fraîche et parfumée. Michel Phaneuf lui décerne quatre étoiles; on ne saurait faire moins.

Coteaux du Languedoc. Domaine de l’Aiguelière 97 (S-864538 – 26,70 $). Syrah 100 %, ce vin étonnant est un véritable feu d’artifice de saveurs: violettes, fruits noirs, cannelle et poivre. Se compare aux grands.
Fitou. Château de Ségure 96, Producteurs du mont Tauch (969352 – 17,75 $). Fitou est la plus ancienne appellation AOC rouge du Languedoc; elle date des années 40. C’est un vin couleur rubis, robuste et aromatique, aux odeurs de thym, de fruits rouges et du grillé de la barrique.
Portugal. Dao 96, Duque de Viseu (546-309 – 14,95 $). Élevé un an en fût de chêne, un vin au bouquet de fruits mûrs et au goût franc et charnu. Sympathique.
Pays d’Oc. Enfin, pour adoucir les fins de mois difficiles, un Grenache-Syrah 98 de Père Anselme (551-291? 10,70 $). Un petit vin de pays sans prétention aux tanins légers et aux notes poivrées. Un avant-goût d’été.

Fruit Confit

Fruit Confit

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FRUIT CONFIT – VERTUS

La plupart des fruits peuvent être confits; on les confit entiers ou en morceaux; on confit aussi l’écorce des agrumes ainsi que les tiges d’angélique et les pétales de violette. Les fruits confits sont caloriques car ils sont riches en sucre.

Que confise-t-on et comment?

Autrefois, le chinois, un agrume tenant du kumquat et de la clémentine, était considéré comme le roi des fruits confits. Aujourd’hui, il a été remplacé par la clémentine. Cerises Napoléon, abricots, figues, poires bianchetti, prunes, les fruits des vergers environnants sont cueillis à maturité. Outre les produits de la région, on confit des fruits exotiques, ananas de Côte d’Ivoire, oranges de Sicile, cédrats de Crète.

Le principe de fabrication consiste à remplacer l’eau de végétation du fruit (ou des fleurs, ou des tiges de l’angélique) par un sirop de sucre suffisamment concentré pour en assurer la conservation. Cet échange s’opère par un simple phénomène d’osmose plus ou moins long suivant la texture des fruits et leur grosseur. Après le blanchiment, qui les rend perméables, les fruits sont plongés dans des sirops dont la teneur en sucre augmente avec le temps, le sucre remplaçant progressivement l’eau du fruit; c’est le confisage qui dure de deux semaines à quatre mois pour les mandarines et les cédrats. Tous les traitements subis par les fruits avant le confisage, toutes les étapes du confisage lui-même sont destinés à favoriser ce phénomène. Les fruits, portés à ébullition dans un chaudron, sont cuits à intervalles réguliers par petites quantités, les ” façons “. A la fin du confisage, le sirop doit avoir imprégné totalement le fruit, jusqu’au coeur. Les confiseurs parlent, poétiquement, d’un ” nourrissage à coeur ” !

Entre chaque façon, les fruits refroidissent lentement dans de grosses terrines, avant d’être séparés du sirop de cuisson, sélectionnés à la main, disposés sur des grilles et soumis au glaçage. Cette opération, l’ajout d’une fine pellicule de sucre, est destinée à préserver leur moelleux. Outre la confiserie à déguster, les fabricants locaux fournissent les pâtissiers, les chocolatiers et les glaciers. Pour assurer la production industrielle, on a recours au confisage en bacs, qui permet de traiter plusieurs centaines de kilos à la fois. Cubes de melon, bigarreaux et écorces d’agrumes sont confits à coeur en quatre fois moins de temps. Ce sont les anglo-saxons qui sont contents. Ces très bons clients des confiseurs aptésiens ne risquent plus de manquer de cerises confites, d’écorces d’orange et de dés d’angélique pour garnir leurs cakes.

Mais encore…
L’angélique confite. Les anciens accordaient à cette plante originaire (dit-on) de l’Himalaya et rapportée en Europe par les Croisés, d’innombrables vertus. Elle fut confite dès le Moyen-Âge, ainsi que le gingembre, et surtout employée pour ses vertus médicinales. L’angélique ressemble un peu à la rhubarbe. C’est sa tige que l’on confit. C’est une spécialité de Clermont-Ferrand et aussi de Niort. Mais les français l’utilisent surtout comme élément de décor en pâtisserie. Les Anglais en sont particulièrement friands et absorbent la quasi-totalité de nos exportations.

Les fleurs confites.

De fabrication fort délicate, les fleurs confites, telles les violettes ou le lilas et le mimosa, sont surtout utilisées comme éléments décoratifs. Parmi les spécialités, il faut encore citer l’abricot de Lembron, le cédrat confit de Corse, les mirabelles confites de Lorraine et? le célèbre marron glacé.
Les pâtes de fruits.

A l’origine des pâtes de fruits, les ” confitures sèches ” et les ” candis ” du Moyen-Âge qui furent inventés ” pour conserver les parties des végétaux dans leurs vertus, tant pour les usages de la médecine que pour les délices de la bouche “. Le Cotignac d’Orléans, fait d’une pâte de coing, était déjà connu au temps de Jeanne d’Arc. Mais la renommée des pâtes de fruits telles que nous les connaissons aujourd’hui remonte au XVIIe siècle. C’est l’Auvergne qui en est le berceau, car cette province au sol volcanique, produisait autrefois beaucoup d’abricots particulièrement savoureux, fruits qui sont la base des pâtes de fruits traditionnelles.
Aujourd’hui, les excellentes productions du verger français réparties dans de nombreuses autres provinces, ont favorisé la fabrication de pâtes de fruits dans des régions comme l’Allier, la Côte d’Or, la Drôme, l’Hérault, etc.

Le secret des fruits confits en 6 étapes

La cueillette des fruits : les fruits, abricots, figues, poires, prunes,? sont cueillis à maturité.
Le confisage : c’est la phase la plus délicate. Les fruits sont plongés dans des sirops dont la teneur en sucre augmente dans le temps. Le sucre remplace progressivement l’eau de fruit. Cette opération dure de 2 à 3 semaines jusqu’à plusieurs mois selon la nature du fruit.
L’égouttage des fruits : les fruits sont séparés de leur sirop de cuisson.
La mise sur grille des fruits : les fruits sont sélectionnés à la main et déposés délicatement sur les grilles.
Le glaçage : Les fruits sont anoblis par une fine pellicule de sucre qui préservera leur moelleux naturel.
L’emballage : les fruits sont disposés selon des traditions ancestrales, par des mains expertes qui savent marier les formes et les couleurs pour le plaisir des yeux.

FRUIT CONFIT – HISTOIRE

Histoire des fruits confits d’Apt par Elie Marcel GAILLARD.

Les débuts de l’histoire des fruits confits d’Apt demeurent obscurs et contestés. Le 6 juillet 1862, Eugène Seymard publie quelques pages intitulées ” Histoire de la Confiserie Aptésienne “, dans lesquelles il affirme que la renommée des fruits confits d’Apt date de la venue des Papes en Avignon. Il précise qu’en 1348, Clément VI choisissait le confiseur aptésien Auzias Maseta pour être son “excouyero in confissarias” ou écuyer en confiseries. Deux mois plus tard Jean-Baptiste Gaut lit, aux Assises Scientifiques et Littéraires d’Apt, son ” Historique de la Confiture depuis les Hébreux jusqu’à nos jours “, dans lequel il conteste le travail de Seymard, tout en lui faisant de larges emprunts.

Survient ensuite l’historien local Fernand Sauve qui, lui, n’admet que ce qu’il peut vérifier dans les archives de la ville. Les mentions les plus anciennes qu’il trouve datent de 1402 et 1404 et concernent la décision du Conseil de Ville d’exempter d’impôts les pâtissiers Gasta et Siméon s’ils viennent s’installer à Apt. On mesure ici la pauvreté des archives locales.

Il semble pourtant que Seymard avait raison. Avec les Papes, une cour brillante s’est installée en Avignon, drainant vers elle les artistes et les plus habiles artisans, venus principalement d’Italie, et parmi eux des confiseurs. Un auteur de l’époque décrit un banquet offert en 1330 par le Cardinal de Ceccano, au dessert duquel figure ” un arbre vert comme un laurier garni de fruits confits multicolores “. Seymard mentionne un autre ” écuyer en confitures ” du nom de Battarelli, choisit par Benoit XIII. Il est donc difficile de distinguer ce qui revient à l’initiative aptésienne de l’apport italien, dans cette période. Mais, des auteurs anglais précisent qu’Apt offrait chaque année à Clément VI ” 50 setiers d’une mixture composée de fruits du pays préparés avec du miel et du raisiné “.

Jean Barruol rapporte qu’en 1365 on offre des confitures à Urbain V lors de la visite qu’il fait à Apt. Ce qui semble établir que les fruits confits ou tout au moins les confitures étaient déjà une spécialité locale. Il faut attendre ensuite le XVIIe siècle pour trouver d’autres traces, qui dès lors se multiplient . On trouve mention, en 1624 de ” Confiture de Zeste et de Citron “, en 1626 de ” Cerises et Griottes confises d’Apt “, en 1662 d’une ” boîte de fruits candis “. En 1660, lors de sa venue à Apt, Anne d’Autriche reçoit en présent “des confitures sèches, des dragées, des chandelles “. Par contre, la visite de Mme de Sévigné, en 1667, demeure incertaine, et il est plus que douteux qu’elle ait écrit la lettre dans laquelle Apt est qualifiée de ” chaudron à confitures “.

En 1752, la ville compte six pâtissiers confiseurs. Mais toute trace de cet artisanat disparaît pendant la Révolution et les années qui suivent. Cependant, même si, comme nous l’explique Gaut ” l’Hydre Révolutionnaire a laissé la confiserie dans un état de torpeur et d’anéantissement “, la fabrication reprend. En 1808, Pazzis écrit ” Apt exporte ses confitures soit au miel, soit au sucre, dont la renommée est justement célèbre “. Et l’annuaire du Vaucluse donne les raisons de ce succès : ” Les fruits confits et confitures d’Apt doivent leur supériorité tant au mérite des fabricants qu’à la saveur et à la beauté de leurs fruits “.
On remarquera qu’une fois de plus on trouve mentionné séparément confitures et fruits confits. Par commodité, on a longtemps admis qu’il y avait confusion et que, sous le nom de confitures on voulait désigner en fait des fruits confits. Rien n’est moins sûr. Non seulement Apt produit des confitures mais pendant longtemps, les fruits confits n’ont été qu’une spécialité parmi d’autres. En 1766, Lefranc de Pompignan présente ” le fameux nougat d’Apt “. Il écrit : ” Ce mets tant soit peu dur, qu’embaume la pistache, pour en pouvoir goûter nécessite une hache “. En 1840, le ” Mercure Aptésien ” rappelle qu’Apt est ” la ville des bonbons par excellence “. En 1842, la ville d’Apt offre au ministre Teste, un banquet au dessert duquel figure ” un chemin de fer en sucre ” oeuvre du confiseur Bonnet, symbolisant le désir de voir la ligne Cavaillon-Volx passer par Apt.

En 1848, ce sont huit artisans confiseurs avec atelier et boutique qui produisent des sucreries, bonbons, dragées, nougats et fruits confits. On trouve Bernard au Saint-Pierre, Bonnet place Postel, Boudin, Caire Père, Caire fils, Maurel et Silvestre rue des Marchands, Jaumard rue Boubon. Lorsque la production de cet artisanat atteint 50 tonnes de fruits confits par an, on peut penser qu’une industrie spécialisée va naître. Il n’en est rien. Une usine à vapeur est installée en 1864, place de l’Evêché, par la Compagnie Provençale, mais c’est pour fabriquer du chocolat. Et en 1876, Courtet note qu’à Apt ” la fabrication des confitures s’y fait sur une grande échelle “.
Quelle conclusion tirer de cette longue période qui va des Papes d’Avignon à la fin du XIXe siècle ? Que les premiers qui ont contribué à la renommée d’Apt ont bien été des confiseurs. Mais, confiseurs au sens général, fabricants aussi bien des dragées, confitures, nougats, sucreries, que des fruits confits. Vouloir faire des confiseurs d’Apt, dès l’origine, des spécialistes des fruits confits serait une erreur. La première génération des fabricants de fruits confits est bien entendu issue des artisans confiseurs qui constatent le succès de plus en plus grand de leurs fruits confits, et abandonnent leurs autres spécialités pour créer des ateliers plus vastes, équipés de plusieurs fourneaux.

Trois noms apparaissent à des dates qui ne sont qu’indicatives.

Jaumard Frères, débutent en 1830 rue Bourbon, puis créent une petite fabrique au bas de la Montée des Capucins.
Léon Rambaud est déjà confiseur quand il s’installe place Postel. Il accepte comme associé son beau-frère Marliagues, puis s’en sépare et achète en 1890 la Chocolaterie Bertrand où il se fixe définitivement.
Tandis que Fortuné Marliagues reste au Postel.
Voilà les précurseurs de l’industrie des fruits confits. Et c’est alors que la chance va favoriser Apt de manière inattendue. Les Anglais avaient découvert, au cours de leurs voyages, les fruits confits de Clermont-Ferrand et les importaient en Grande-Bretagne. Or, en 1868, Mathieu Wood préfère venir se reposer à Apt. Il apprécie le climat, les habitants, et les fruits confits locaux avec lesquels il décide d’approvisionner désormais ses magasins. D’autres suivent son exemple, et le fructueux marché anglais s’ouvre ainsi aux confiseurs aptésiens. L’ampleur des débouchés et les marges bénéficiaires confortables sont à l’origine d’une seconde génération de confiseurs, qui paraît de 1869 à 1907.

A cette époque les confiseurs d’Apt ont atteint une maîtrise exceptionnelle, une sorte de sommet. Ils confisent non seulement les cerises, griottes, abricots, poires, prunes, figues, pêches, chinois, mandarines, ananas, melons, mais encore, angélique, oranges creuses, poncires, cédrats, violettes, feuilles de vigne, pétales de roses, noix, amandons et raisins. En 1902, un confiseur de l’usine Reboulin, réussit à confire un figuier entier :branches, feuilles et fruits, qui, expédié en pièces détachées, fait sensation à l’exposition de Chicago aux USA.
Et cependant, le matériel utilisé demeure des plus simples. On continue à confire au poëlon, sur des fourneaux maçonnés en briques réfractaires. Mais au début du XXe siècle, la technique franchit plusieurs étapes décisives, avec l’adoption du sucre-glucose, avec l’utilisation de la vapeur pour chauffer les ” petites bassines ” qui remplacent les poëlons. Et, surtout, avec la mise au point des cuves de conserve, permettant de stocker les fruits pendant de longues périodes, avant confisage.

En ce début de siècle, l’industrie des fruits confits, très florissante, occupe environ la moitié de la population urbaine d’Apt (4574 habitants en 1901). C’est alors qu’une difficulté se présente avec la désastreuse réglementation des droits sur les sucres qui pénalise lourdement les confiseurs lorsque l’écart entre le cours national et le cours international devient important. Il en résultera une crise durable qui conduira, lorsque ce handicap sera trop lourd, certaines firmes à s’implanter à l’étranger.
Durant la guerre de 1914-1918, la production de fruits confits reste en sommeil, mais dans la période de l’entre deux guerres, les fruits confits d’Apt sont exportés dans tous les pays du monde. Ce vaste commerce porte sur les seuls fruits assortis glacés conditionnés en coffrets, vanneries, boîtes ou bocaux.

C’est aux dirigeants des firmes Rambaud et Barrielle que revient le mérite d’avoir ouvert un nouveau et énorme marché. Ils s’étaient rendu compte que le commerce des fruits confits glacés serait toujours limité du fait de leur prix élevé et de la clientèle restreinte, et pensaient qu’il n’en seraient pas de même pour les bigarreaux égouttés, que l’on pourrait considérer comme une matière première si les biscuitiers les intégraient à leur fabrication. Ce raisonnement mis en oeuvre près des fabricants de cakes anglais s’avère juste. Le tonnage de bigarreaux exportés vers la Grande-Bretagne, qui était de 765 tonnes en 1925, atteint 2342 tonnes neuf ans plus tard. De produit de luxe, les fruits confits deviennent en effet une matière première avec toutes les possibilités que cela comporte.
Mais ce changement capital entraîne la réorganisation des usines en vue d’une production massive. Les petites bassines sont remplacées par des bacs au bain-marie, puis par des étuves tunnels à bacs mobiles. Les ouvrières qui dénoyautaient à la main cèdent la place aux équeuteuses-dénoyauteuses mécaniques.

C’est alors que survient la dernière guerre au cours de laquelle les usines sont une nouvelle fois mises en sommeil. Mais, peu après la fin du conflit, l’activité reprend et l’industrie des fruits confits se trouve dans une période très favorable. Ces usines sont équipées pour produire des bigarreaux égouttés, destinés en priorité au marché anglais. Leurs créateurs profitent tout à la fois des techniques, des débouchés et de la renommée des fruits confits d’Apt, établis par les anciens confiseurs.

En vérité, tout a changé depuis la dernière guerre. Le marché mondial s’est réduit comme une “peau de chagrin”, avec la disparition des Empires Coloniaux, avec la Russie Soviétique qui englobe et isole une partie de l’Europe. De nombreux états sont en proie à l’agitation. Le protectionnisme économique s’étend. Beaucoup de frontières se ferment, sinon aux armes, du moins aux fruits confits. Tout cela ne pouvait que déboucher sur une crise. Elle arrive en 1974 et 1975, et marque la fin de l’industrie familiale et traditionnelle des fruits confits d’Apt, qui avait su conquérir la première place dans le monde et s’y maintenir plus d’un siècle.

Il n’est pas inutile de rendre hommage à ceux qui ont participé à cette étonnante réussite, et fait connaître le nom d’Apt dans tous les pays du monde, de la manière la plus pacifique et la plus agréable qui soit, en le portant sur les étiquettes d’innombrables boîtes et coffrets de délicieux fruits confits. Parce que, derrière tout cela, il ne faut pas l’oublier, il y a les hommes et les femmes de ce pays, leur intelligence et leur courage obstiné.