Scarole

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SCAROLE – HISTOIRE

La scarole a de larges feuilles moins frisées et moins amères que celles de la chicorée, légèrement ondulées et dentées sur les bords. Les feuilles intérieures sont plus pâles et moins amères que les feuilles extérieures, le bout des feuilles brunies doit être jeté. Cette laitue se mange le plus souvent crue, mais on peut aussi la cuire.

Excellente source d’acide folique et de potassium.
Légume salade très apprécié en automne, la scarole se cultive en plein air ou sous abri.

Généralement les jardiniers amateurs sèment et plantent leurs scaroles trop tardivement. Lorsque le froid survient, les plantes ne sont pas assez développées pour être mangées. Si rien ne s’oppose à la dégustation des jeunes scaroles, il faut relever que les feuilles seront vertes et dures. Pour palier à cette situation, vous avez plusieurs solutions à disposition.

La première consiste à simplement couvrir la culture avec un film d’Agryl. C’est généralement la manière que l’on adopte lorsque les plantes ne sont justes pas prêtes. On peut aussi placer un coffre recouvert de châssis. Cette couche mobile permet de garder des scaroles tout l’hiver et de les manger en mars juste avant qu’elles ne montent à graines.

Dans certains cas, on peut encore arracher les plantes avec une motte et les replanter dans une serre ou une couche fixe. Cette solution permet de poursuivre la culture au chaud et de pouvoir manger les scaroles en décembre par exemple. On le sait, les chicorées, les scaroles, sont meilleures quand les feuilles sont blanchies. Pour aider, on peut les attacher avec un brin de raphia ou un élastique. L’utilisation d’une rondelle coupée dans une chambre à air de camion est tout à fait possible.

L’idée qui consiste à recouvrir les scaroles de feuilles mortes ou de paille a le grand inconvénient de souiller les feuilles et surtout le coeur des plantes. Si vous recouvrez ainsi des scaroles frisées, il vous sera presque impossible d’obtenir une salade “propre” dans votre assiette. Dans les régions froides, il vaut mieux placer plusieurs toiles d’Agryl sur les plantes, puis, par dessus une vieille couverture de laine ou un ancien tapis.

Salade

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SALADE – Une vieille amie de nos assiettes !

La laitue aurait pour ancêtre une petite salade aux feuilles dentelées et à la saveur amère. De son origine, elle aurait longtemps conservé cette caractéristique gustative. Selon les Saintes Ecritures, “la laitue figurait parmi les plantes dont Moïse avait prescrit aux Israélites d’entourer l’agneau pascal pour commémorer l’amertume de l’exil”.

Au fil des siècles et des améliorations culturales, la laitue troqua sa robe ébouriffée et son amertume pour une “opulente verdure de satin qui fait penser à la jupe bouffante d’une ballerine s’apprêtant à danser le menuet” et la douce saveur laiteuse que nous lui connaissons.
Les Pythagoriciens l’appelaient “la plante des eunuques” en référence à l’action sédative qu’elle était sensée exercer sur l’appareil génital, propriété qui lui fut régulièrement reconnue au cours des siècles et qui fit d’elle un symbole de chasteté.
Les Romains, grands amateurs de laitue (en dépit de ses propriétés anaphrodisiaques), la consommait pour “préparer l’estomac aux prouesses gastronomiques”.

L’Humanité s’est construite en mangeant des fruits et légumes. Et dans leur immense variété, la salade tient une place tout à fait particulière. De l’antiquité à nos jours, elle a été désirée et s’est forgée ses lettres de noblesse. c’est un produit de légende qui constitue désormais l’un des ingrédients de base de notre alimentation.

Le bassin méditerranéen est le berceau de la salade. Des centaines de variétés y trouvaient un terrain fertile et sauvage. Les premières représentations de la salade sont datées de 4 500 ans av. J.-C., apparaissant en peinture sur les tombes égyptiennes.
Avec les Grecs et les Romains, la salade va acquérir ses lettres de noblesse. Elle devient un aliment essentiel. Les Romains notamment la cultivaient pour la consommer crue et hachée. Sous l’empereur Domitien, on prit l’habitude de la servir en entrée plutôt qu’en fin de repas.
l’ère chrétienne
La salade, plus particulièrement la laitue, avait pour ancêtre une petite salade aux feuilles dentelées et à la saveur amère. Selon les Saintes Écritures, la salade figurait parmi les plantes dont Moïse avait prescrit aux Israélites d’entourer l’agneau pascal pour commémorer l’amertume de l’exil.
Au Moyen Âge, la salade arrive en Europe
En France, selon la légende, la salade aurait été introduite en 1389 à partir d’Avignon, alors cité papale, lorsque Bureau de la Rivière partit en Italie négocier le mariage du duc de Berry avec Jeanne d’Auvergne. Son développement s’est poursuivi en Europe du Nord tout d’abord puis en Amérique du Nord et en Australie suivant les migrations européennes dans le monde.

La salade, reine de la Renaissance
La mâche apparaît en France à la Renaissance aux abords de la Loire lorsque les châteaux de Blois, Chenonceau et Chambord sont édifiés. Léonard de Vinci est le premier à peindre la mâche dans son tableau “la Léda”, où la déesse de la fécondité est présentée au milieu de bouquets de mâche. À partir de 1650, elle est cultivée dans tous les potagers, à l’exception du château de Versailles où le jardinier de Louis XIV, La Quintinie, lui préfère d’autres variétés dont le roi soleil est très friand.

Du XVIIe au XXe siècle, l’essor
Du XVIIe au début du XXe siècle, la salade prend son essor. Les cultures s’organisent et les variétés se multiplient. Du XVIIIe au début du XXe siècle, les cultures étaient réalisées en plein champ ou quelquefois sous châssis ou cloches. Toutes les variétés actuelles de laitue sont, soit des populations améliorées issues de croisement, soit des lignées pures. Les premières sont pour la plupart originaires des sélections réalisées au XIXe siècle.

Aujourd’hui?
Pendant les décennies 1960-1980, les cultures sous abri se sont fortement développées et la salade a bénéficié d’importantes améliorations afin de mettre au point des variétés adaptées à la culture d’hiver (croissance en jours courts, par faible luminosité, à basse température). d’année en année, de décennie en décennie, la culture de la salade est devenue affaire de spécialistes. Entre recherche variétale et culture raisonnée, entre recherche éperdue de fraîcheur et obligation de traçabilité, les producteurs de salade s’engagent depuis longtemps dans le combat pour la qualité totale, soutenus par des consommateurs qui les poussent à l’excellence.

SALADE – SAVOIR ACHETER

Quelle salade !!!

Laitue ou chicorée, la salade doit, bien sûr, être de première fraîcheur ! La base de la salade, la plus blanche possible, en est un gage fiable.Il est préférable de renouveler fréquemment vos achats de salades. Pour les conserver au réfrigérateur (deux ou trois jours), mieux vaut les garder, lavées et essorées dans un saladier recouvert d’un film alimentaire

Compliquée, la préparation de la salade ?

Il suffit de couper la base, puis de l’effeuiller avant de la laver, avec, éventuellement, un filet de vinaigre dans l’eau de rinçage. Rien de tel, ensuite, que l’essoreuse pour égoutter la salade sans l’écraser. La salade ne s’assaisonne qu’au dernier instant, la vinaigrette ayant la fâcheuse manie de cuire les tendres feuilles. Mais certaines salades aux feuilles assez épaisses (quelques chicorées, par exemple), apprécient ce traitement, s’imbibant doucement de la sauce acidulée. Combien consomme-t-on de salades ?
Jeunes laitues

En France, la consommation de salades par an et par personne est de 7,3 kilogrammes.

Quelles variétés consomme-t-on ?
Chaque Français consomme en moyenne 4,5 kg de laitue, 2 kg de chicorée, 150 grammes de mâche et 100 grammes de cresson. Attention, ces quantités ne tiennent pas compte des productions des jardins familiaux. À titre de comparaison, un Espagnol consomme 19 kg de salade par an !

Où achète-t-on nos salades ?
Les achats de salades se font prioritairement sur les marchés, à hauteur de 30%, et dans les supermarchés pour 30% également. Les hypermarchés représentent 23% des actes d’achat et les magasins de fruits et légumes 8%. Suivent les supérettes (5%) et les généralistes (4%).

Qui consomme de la salade ?
La salade est très consommée dans le Nord, l’Est, la région parisienne, le Centre-Est et le Sud-Est.
Les ménages de 3 personnes et plus, habitant dans les villes de plus de 50 000 habitants ou dans l’agglomération parisienne, sont les plus grands consommateurs.
Les tranches d’âge supérieures à 50 ans, les artisans-commerçants, les retraités et les cadres sont également les plus grands consommateurs.
A contrario, la plus faible consommation est constatée chez les moins de 35 ans.

Diverses variétés de salade en plein champ
La filière, en quelques heures

8 h 00 : mardi 9 février, Monsieur ?Y?, producteur de salade à Saint-Rémy de Provence, commence son chantier de coupe. La salade est coupée, parée et mise en colis immédiatement, puis palettisée avec identification du code du producteur.

9 h 30 : Son camion part livrer sa station commerciale. Les palettes sont déchargées, un agréage rigoureux est effectué (poids de la salade, qualité, fraîcheur?). Chaque colis est identifié, la palette passe rapidement au froid.

12 h 15 : Le transporteur arrive. Les palettes sont chargées.

12 h 45 : c’est parti?

22 h 30 : Le transporteur arrive à Paris et livre le magasin.

6 h 30 : mercredi 10 février, le chef de rayon prend en charge la marchandise, agréage, mise en place en rayon du produit.

10 h 15 : Madame Z achète sa salade.

12 h 25 : Repas avec toute la famille chez madame ?Z?. Au menu, salade aux foies de volailles’

SALADE – VERTUS

Légère, légère !!!

Cuite ou crue, en hors d’oeuvre ou en plat de résistance, été ou hiver: la salade, quelle générosité !!! Consommée crue et en salade, la laitue constitue un hors-d’oeuvre rafraîchissant et digeste, qu’il est intéressant de prévoir régulièrement dans les repas pour ses qualités nutritionnelles, et notamment sa haute densité minérale et vitaminique.

Elle est particulièrement appréciée dans les régimes minceur, pour son faible apport énergétique (13 kcal aux 100 g) et l’impression de satiété qu’elle procure.

Elle peut bien entendu être aussi consommée en plat de légume cuit. Dans tous les cas, pour bénéficier au maximum de sa “discrétion” calorique, il est souhaitable de limiter les corps gras d’assaisonnement.
On attribuait autrefois à la laitue une influence sédative et hypnotique. En fait, ces propriétés appartiennent à une variété spécifique de laitue, Lactuca virosa, très amère et de ce fait impropre à la consommation alimentaire. Le suc de cette laitue, inscrit au Codex sous l’appellation de lactucarium, est riche en lactones (des triterpènes amers). Il renferme également du mannitol, des traces d’acides organiques (acide malique, acide oxalique), d’acides aminés (asparagine), de cires et de résines. Il peut être extrait et utilisé en thérapeutique interne ou externe, soit en sirop ou décoction, soit en lotion ou cataplasme.

La salade est un légume apprécié pour sa valeur nutritive et ses qualités diététiques.

Batavia blonde
Constituants alimentaires
La salade est riche en eau, mais aussi en fibres alimentaires (1,5%), sucres (0,9%), minéraux, vitamines, acides organiques’
Constituants Quantités
moyennes (g) Variations Observations
Eau 95 93-96
Fibres alimentaires 1,52 – Cellulose, Hémicellulose
Protéines 1,25
0,80-1,63
Sucres 0,92 – Glucose (0,36), Fructose (0,47), Sucrose (0,09)
Minéraux 0,72
0,34-1,04
Lipides
0,22
0,17-0,25

La salade participe activement à la couverture quotidienne des besoins en micro-nutriments en apportant un large éventail de minéraux et de vitamines dont la présence simultanée garantit une action synergique dans l’organisme.
Substances minérales
Minéraux Quantités et Unités Variations
Nitrates 262 mg 23-661
Potassium 224 mg 140-313
Calcium 37 mg 17-51
Phosphore 33 mg 19-57
Magnésium 11 mg 6-13
Sodium 10 mg 5-14
Silicium 2,00 mg 1-4
Fer 1,10 mg 050-2,00
Manganèse 0,35 mg 0,12-0,53
Zinc 0,22 mg 0,16-0,35
Bore 82 µg 30-90
Chlorure 57 mg 39-74
Cuivre 54 µg 30-78
Fluorure 32 µg 28-38
Chrome 14 µg 7-21
Nickel 11,50 µg 5-14
Molybdène 6 µg 2-11
Cobalt 5,40 µg 1,80-12,00
Iodure 3,30 µg 2,60-4,00
Sélénium 0,75 µg 1 040-10,00

Vitamines
Minéraux Quantités et Unités Variations
Carotène 0,79 mg 0,16-1,60
Vitamine E 0,44 mg –
Vitamine K 0,20 mg –
Vitamine B1 62 µg 40-80
Vitamine B2 78 µg 60-100
Nicotinamide 0,32 mg 0,20-0,50
Acide Pantothénique 0,11 mg –
Vitamine B6 55 µg 36-75
Biotine 1,90 µg 0,70-3,10
Acide Folique 37 µg –
Vitamine C* 13 mg 8-22
* ascorbique + dehydro ascorbique
valeur calorique
Valeur calorique pour 100 g de produit consommable :
‘ Totale : 44 kJ (10 kcal),
‘ Digestible : 36 kJ (8,6 kcal).

SALADE – CUISINE TRADITIONNELLE

Un peu de fantaisie que diable !

Traditionnelle, c’est le cas de le dire.Indispensable batavia pour envelopper un nem brûlant avant de le tremper dans la sauce au soja.
Mini aumonières de laitue : larges feuilles contenant chacune 2 dés d’ananas frais, 2 crevettes roses décortiquées, pousses de soja frais, gingembre frais râpé. Refermez et liez les feuilles avec un brin de ciboulette.

Et même à toutes les sauces…

Chiffonnade de batavia ou de romaine avec lamelles de boeuf pimentées, cacahuètes concassées, pousses de soja, carottes râpées fin, gingembre frais et coriandre ciselée.
Dans toutes les régions du monde, l’aspect visuel, la texture et le goût de la salade ont été améliorés au gré des croisements naturels entre les différentes variétés. Aujourd’hui, le consommateur dispose d’un large éventail de salades, produites tout au long de l’année afin de satisfaire ses besoins et ses envies.
Symbole de nature, de fraîcheur, de vitamines, de qualité, de couleur, la salade est un produit de référence en terme d’image. Sur les marchés, chez les détaillants comme en hypermarché ou supermarché, la salade est un produit phare des rayons.
La diversité des variétés de salades apporte une immense palette de goûts et d’arômes aux papilles. Acides, amères, sucrées, douces, croquantes’ les salades ont du goût. Tous les goûts. En salade seule ou composée, en accompagnement de plats, en décoration ou en ornement, la salade est très présente dans la consommation d’aujourd’hui. Une tendance qui devrait s’affirmer dans les prochaines années, car la recherche de naturalité dans l’alimentation rencontre toujours davantage d’adeptes. Les producteurs de salades comme l’ensemble de la filière sont conscients de l’image de la salade et de son potentiel de développement. La filière salade s’organise pour maîtriser la qualité de ses produits, pour mettre en oeuvre la traçabilité et promouvoir la culture raisonnée, garants de son développement pour les années futures. Car le plaisir du consommateur ne peut souffrir d’un défaut de qualité.

SALADE – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

La belle en robe verte.

La salade aux noms variés : endive, chicorée, laitue, scarole, mâche, feuille de chêne, batavia, romaine, cresson, frisée et pourquoi pas aussi le pissenlit ! etc… la liste est longue.

La laitue, légume au passé pharaonique. Dans le culte du Dieu Min, elle est considérée comme saine, sa sève laiteuse est associée à la semance humaine. Aujourd’hui, encore, en Egypte, dans la Vallée du Nil, elle a la réputation de favoriser la fertilité masculine. En Occident le suc de la laitue est classé parmi les aphrodisiaques et les soporifiques.
Le suc de la laitue sauvage à un effet narcotique semblable à l’opium ; les effets en sont intensifiés lorsque la plante monte en graines.
Ronsard rend hommage à son secrétaire Amadys Jamyn dans une oeuvre appellée “La Salade” ou “Ode à Jamyn”.

Dans toutes les assiettes, une feuille de salade donne du relief aux aliments.

Fragile, la salade ne supporte pas la congélation et ne doit pas être assaisonnée trop tôt, la vinaigrette risque de cuire cette petite merveille.

Il est préférable de servir la salade au début d’un repas. Elle est rafraîchissante, dépurative, sédative, utile en cas d’insomnies, de gouttes, de déminéralisation et dans le traitement d’un diabète. Une bonne frisée avec une vinaigrette à la moutarde et à l’ail, des pissenlits avec des petits lardons grillés, de la mâche avec des betteraves, et j’en passe…sans oublier le bon pain frais.

Et cuite avec une échalote dans une poêle et de la crème fraîche avant de servir, avez-vous essayé ?
Pierre de Ronsard :
La salade
Lave ta main qu’elle soit belle et nette,
Marche après moy, apporte une serviette,
Une salade amasson et faison
Part à nos amis des fruits de la saison.

SALADE – Littérature

La salade se cuit même au micro-ondes.

La salade a ses émules. Certains, à travers les mots, ont réussi à faire passer une véritable émotion.

Laitue pommée
‘ Pierre Jakez Helias, extrait de Le cheval d’orgueil’, Terre humaine poche
‘En l’année 1960, je déjeune par obligation d’état avec une doctoresse du Nicaragua britannique, une très belle femme, fort réservée et assez hautaine au premier abord. Elle ne sait pas beaucoup de français et moi je n’ai jamais été capable de faire passer le moindre anglais sur mes lèvres sans lui communiquer des accents surprenants qui en font une langue inintelligible pour mes contemporains, y compris moi-même. Ceci pour dire que la conversation manque d’éloquence pendant la plus grande partie de repas. Alors on apporte la salade.
Les grands yeux noirs de la doctoresse s’agrandissent encore. La dame témoigne clairement qu’elle est offusquée par l’aspect de cette verdure. Et moi de me jeter courageusement dans la Manche avec une demi-douzaine de mots anglais en guise de bouée. Je suis déjà noyé de sueur quand je parviens à comprendre que la Nicaraguaise aime beaucoup la salade, mais qu’elle éprouve de la répulsion pour l’huile. c’est toujours cela de gagné en attendant. Elle entreprend de me parler avec volubilité, presque avec passion, en gesticulant de ses mains baguées. Et moi je la regarde avec un il tout neuf. n’est-il pas question de sucre, dans ces bavardages exotiques ? J’appelle le maître d’hôtel, je lui demande du sucre en poudre et de la salade sans assaisonnement. Avec un peu d’eau claire et un soupçon de vinaigre, la dame et moi nous accommodons une salade au sucre. Je reconnais lui laisser le plus délicat du travail car elle s’y prend mieux que moi. La salade “à la Nicaraguaise” a exactement le même goût que celle que je dégustais à Pouldreuzic (Finistère) quand je faisais ma croissance.
Nous rions comme deux bébés qui viennent de faire connaissance avec leurs menottes. La doctoresse a velouté ses yeux noirs, elle montre ses dents irréprochables, elle ne pense plus du tout à la médecine. Et moi, je l’embrasserais de bon coeur devant trois douzaines de personnes, solennellement, parce qu’elle a exigé un bol pour manger sa salade au sucre. c’est une femme à haute civilisation, digne d’avoir vu le jour en Pays Bigouden. J?ai la tentation de lui parler en breton. Désormais, à mon point de vue, le Nicaragua est une grande puissance.
c’est que la salade au sucre est la richesse de mon enfance avec la soupe au café. On la mange habituellement dans un bol de chiffonnier où elle a mariné une demi-heure à l’eau de vinaigre. Elle est synonyme de printemps et d’été. Elle règne entre l’éclatement des bourgeons et la chute de pommes mûres. En passant sur la langue, elle raconte des histoires de hannetons, de vent fou, d’école buissonnière, de vaches perdues et retrouvées. Par les soirs de mai, j?aime aller m?asseoir sur la pierre de mon seuil, ma bolée de salade entre les genoux. Les gens qui passent sur la route me sourient et ne manquent pas de me dire : le meilleur est au fond, mon garçon ! Je le sais fichtre bien. Je commence par expédier les grandes feuilles du dessus, les moins imbibées de sauce. À mesure que je descends dans le bol, jusqu’au coeur de la salade que ma mère met toujours au fond, je festoie avec le sucre et le vinaigre, émerveillé chaque fois qu’il y a de si bonnes choses sur la terre. En léchant la dernière goutte aux dépens de mon bout de nez, j?en arrive à mépriser la viande rôtie qui nourrit deux fois par jour, aux dires de mon grand-père, les fabuleux seigneurs de ce monde. Au même moment peut-être, une fillette du Nicaragua britannique fait le même apprentissage de la haute philosophie. Hélas ! il a fallu que j?aille au lycée. Il paraît que j?étais trop intelligent pour rester à la campagne sans avoir ni terre ni boutique. Je ne sais pas si c’est vrai. Ce que je sais bien, c’est que j?ai eu d’abord une triste opinion de la civilisation des villes quand j?ai vu arriver, sur la table du réfectoire, une salade vilainement faite à l’huile. J’ai eu besoin d’une année entière pour m?habituer à ce remède d’apothicaire. Le mal de coeur a failli me faire abandonner mes études. J?ai bien dû me résigner. En disant adieu à la salade au sucre, j’ai découvert pour la première fois le visage ingrat du Purgatoire.
Si je dois m’exiler un jour, faites, Seigneur, que je trouve asile au Nicaragua britannique ou dans le pays qui portait ce nom : bien que je ne sache pas du tout si la doctoresse qui m?a préparé la salade selon la seule recette valable n’est pas une merlette blanche dans ces lointains parages.?

* Maurice Mességué, extrait de ‘c’est la nature qui a raison’, Edition Robert Laffont, à propos de la Laitue.
Nous voilà au chapitre des salades. Faut-il brouter ou pas ? Deux clans s’affrontent ; les uns vantent les bienfaits de la verdure sous toutes ses formes, riche en vitamines et apéritive, absorbée au début du repas. Les autres méprisent ces aliments de remplissage de l’estomac, volumineux et peu nutritifs. Nous ne sommes pas des vaches, disent-ils, l’alimentation des hommes doit être solide.
La vérité comme toujours se tient au milieu. Il est évident que le volume peu parfois nuire à la qualité de nos aliments. Un enfant nourri de salade ne ferait pas de bons os. d’autre part les personnes atteintes d’dèmes et portées à la rétention d’eau doivent en user modérément. Ceci dit, pour les autres, les bien portants, toutes les salades, et en particulier la plus courante, la laitue, sont bénéfiques.
La laitue la plus prisée sur notre table a bien mérité le surnom d'”herbe des sages”. Pourquoi ? Parce que la sagesse s’acquiert en broutant ? Peut-être, mais surtout à cause de ses vertus calmantes, sédatives, hypnotiques même.
Les grands nerveux devraient en manger tous les soirs pour s’assurer une bonne nuit.
J?ai ainsi soigné une richissime Américaine, qui depuis des années souffrait d’insomnie et avait essayé tous les médicaments, en vain. Quand elle est venue me voir, elle était à bout de nerf. Je lui ai prescrit trois laitues braisées tous les soirs au dîner. Pourquoi braisées ? Parce que ça décourage moins que trois laitues fraîches en salade, ce qui pour une seule personne représente un immense saladier. Mais si vous les préférez crues, je n’y vois pas d’inconvénient.
Ma cliente est donc repartie dans son pays en emportant avec elle de la semence de laitue maraîchère, car, m?a-t-elle déclaré “ça n’existe pas aux Etats-Unis”. Elle a fait semer ces laitues dans son splendide jardin d’agrément, car elle possédait une très belle propriété et elle s’est mise au régime salade. Et depuis quinze ans fidèlement elle m?envoie ses voeux à Noël et elle m?écrit “je dors, je dors”. Elle a même fait école, distribuée ses semences de laitues et convaincu tous ses amis. Des carrés de salade sont éclos dans tout le voisinage. Et depuis, dans ce quartier, les lumières s’éteignent tôt le soir : tout le monde dort.
c’est la laitue montée qui détient le plus de vertus. Son suc blanchâtre est très riche en lactucarium dont on tire certains sirops et pilules sédatifs, hypnotiques et même anesthésiques. On peut donc s’en servir pour calmer les toux nerveuses, les coqueluches, les douleurs menstruelles, les spasmes viscéraux, etc.
Enfin si la laitue vient à bout des insomnies et cauchemars, elle a aussi une action apaisante sur les désirs génétiques exagérés. Autrefois on l’appelait l'”herbe des eunuques”. Peut-être que cela ne vient pas en contradiction de son autre surnom “l’herbe des sages” et qu’il y a des point communs. En tout cas elle peut-être administrée à bon escient aux excités sexuels.
Que cette particularité ne décourage pas les honnêtes gens d’en manger car, par une de ces contradictions fréquentes dans la nature, c’est aussi la plante de la fécondité. En effet elle est très riche en vitamine E, la vitamine de reproduction qui permet de porter les ovules à maturation. c’est donc dans les c’urs de salades que naissent les bébés et non dans les choux ou les roses. Grâce à la laitue, on peu donc à la fois dormir et faire de beaux enfants, ce qui est un record !?

*Jean-Luc Hennig, extrait du ‘Dictionnaire littéraire et érotique des fruits et légumes’, Edition Albin Michel.
Martyre de la Laitue crue
‘pour moi?, disait Alice Toklas dans son Cook Book, “cuire des laitues équivaut au massacre des Innocents.” Il est vrai que miss Tokas avait toujours en tête cette idée que, “pour commencer n’importe quelle histoire de cuisine, le crime est inévitable. c’est pourquoi la cuisine n’est pas un passe temps entièrement agréable”. Donc puisque toute cuisine est un meurtre, contentons-nous de parler ici de la laitue crue.
Guerre
On distingue trois grandes variétés de laitues : les pommées, aux feuilles arrondies, ondulées, en forme de cuiller et réunies comme pomme de chou, en une tête plus ou moins volumineuse ; les frisées, ou Batavias, aux feuilles découpées, dentées et crépues ; enfin, les Romaines ou chicons, aux feuilles allongées et presque lisses, que cultivaient déjà au xive siècle les jardiniers des papes, dans le Comtat Venaissin, qui furent ensuite introduites à la Cour par Bureau de la Rivière, chambellan de Charles V et de Charles VI, et auxquelles semble-t-il Rabelais fit une réputation en les recommandant au puissant évêque Geoffroy d’Estissac, prélat du Poitou, qui en lança la mode. c’est donc une salade hautement ecclésiastique. Et qui en croire Fernand Lequenne, qui prend peut-être quelques libertés avec l’histoire, dans son livre des salades, avait même provoqué une sorte de Guerre des Laitues.
D’une variété sauvage dite Qapitata (à grosse tête), sont nées en effet les laitues les plus tendres, les pommées. Dès le printemps, elles offrent toute une gamme de salades précoces, fines et fragiles, comme les Crêpes, Grosses et petites Crêpes, Fraises-de-veau et Mignonnes, Gottes, Bigottes, Cocasses et Coquille, ainsi que les Grasses de Bourges, qui ont malheureusement le défaut de pourrir facilement. Viennent ensuite, au cours de la saison, les plus célèbres des pommées : Les Grosses blondes paresseuses et les Grosses brunes également paresseuses, les Monte-à-peine et le Monte-à-regret, les Laitues-chiens ou ils-de-perdrix, qui sont pochonnées de rouge (donc passablement meurtries), et même les Sanguines au coeur fouetté de rouge carmin, les Grosses blondes têtues, dites laitues de presbytère, ou les Favorites de Rudolphe, dont on ne sait pas très bien ce qu’elles cachent. Quel choix pour les saladiers ! s’exclame Fernand Lequenne.

Chicot
Face à ces laitues Capitata, on a donc le clan des Romana. Rigides, à la chair croquante, résistante même sous la dent, mais ajoute Lequenne, conciliant, beaucoup de jardiniers aiment ce port altier, tout d’une pièce, pas du tout affalé comme celui des laitues à grosse tête, parmi lesquelles on trouve les Langues-de-boeuf, les Romaines ballon de Monstrueuses, dites à deux coeurs. Les maraîchers disent qu’au moment où les feuilles des Romaines s’incurvent au sommet pour se recouvrir et former leur tête allongée elles se coiffent, et que la coiffure d’une Romaine est toujours un moment émouvant pour un homme. Mais voilà justement qu’à leur apparition en France les romaines, peut-être parce qu’elles se coiffaient un peu trop souvent, jetèrent le discrédit sur les Grosses pommés paresseuses, et toutes les Crêpes dont on a parlé, au point qu’on finit par les appeler des Gottes, c’est-à-dire des Gothiques, des laitues du Moyen Âge. Le même discrédit, au fond, qui s’est appliqué aux églises du Nord. On en est bien revenu, ajoute Fernand Laquenne. Du reste, les belles salades du pape ont fini à leur tour par se faire appeler chicons (du moins, dans le Nord). Or les chicons, dit Littré, c’est comme des chicots. c’est-à-dire des débris d’arbres, qui sont là on ne sait trop pourquoi, des bouts de troncs, de racines et de branches cassées. Accessoirement, des fragments de dents restés dans l’alvéole, et même, au XVIe siècle, des courtisans, des gommeux, plantés dans les antichambres de Grands. Bref, la laitue papale en prit pour son grade et il faut reconnaître, admet Fernand Laquenne, que la Romaine a bien cette allure de chicot, tant sa chair est raidie et crispée. Ce n’est pas pour rien si on l’appelle aussi la Montée.
Bonté
Cette guerre de la salade est, bien sûr, imaginaire. d’autant plus imaginaire que les laitues pommées ne sont apparues en France qu’à la Renaissance (vers 1543, dit-on), donc bien après les Romaines. Mais enfin, c’est vrai, entre la Pommée et la Montée, on se crêpa le chignon plus d’une fois. Au point que Colette, qui s’inventait parfois des jardins imaginaires peuplés de chicorée pommantes et de coeurs-de-boeuf éclairs, où elle ébouriffait les laitues avec le joli geste du fleuriste, crut bon, dans son Almanach de Paris, en 1949, de faire de l’inventaire de ces cris de boutiquière. “Pied court ! Tête de fer ! Obtuse ! Naine, métisse ! Phénomène ! Grosse blonde paresseuse ! Elles ont fini de s’étriper, ces mal embouchées ? Ne les interrompez pas : c’est la litanie des légumes de mai-juin.” c’est d’autant plus curieux qu’on parle à tout bout de champ de la bonté des Romaines. Remarquez, on dit aussi : bon jusqu’au trognon. Le bon en l’occurrence, c’est donc bien le dupé, le berné, le dondonné (?celui qui est facilement la proie des circonstances’, dit élégamment Aragon). Mais pourquoi : comme la Romaine ? Probablement à cause du cri des marchandes de quatre-saisons : “Elle est bonne, ma Romaine, elle est bonne !? Elle est bonne, c’est entendu, mais elle est aussi farcie de vanité. Bref, ?crêtée comme une laitue?.
l’eunuque
Dans l’antiquité déjà, le sort des laitues n’était pas très enviable. Pour résumer la chose, Eubule, dans les Impuissants, disait que c’était tout bonnement un “manger de cadavres”, et Athénée, dans son Banquet de Sophistes, l’exécuta en une phrase : “Iccos prétend que la laitue de Génésé, à feuilles larges et lisses, sans tige, est appelée “eunuque” par les pythagoriciens, et par les femmes “émasculante” car elle est diurétique et affaiblit le désir sexuel.” Il eut beau ajouter, du bout des lèvres : “Mais c’est la meilleure à manger”, on voit bien que son jugement est fait, et qu’il vaut beaucoup mieux la laisser aux escargots qui sont, comme chacun le sait, hermaphrodites. En somme, même si elle dissipe les flatuosités, facilite les rots et favorise les digestions sans être elle-même indigeste, le fait est là : la laitue est castratrice.
La vie sexuelle de la laitue est donc à peu prés égale à zéro. Elle a pourtant pour elle un atout, et son nom de Lactuca sativa le rappelle : son suc ressemble à du lait. Ce qui, en un sens, la rapproche de la figue, comme le note Furetière : “Quelques-uns disent que la laitue est entre les herbes ce que la figue est entre les fruits.” La laitue, c’est donc la laiteuse, ou encore, comme on disait au xviie siècle, la courante. Et si c’est une herbe aux beaux rêves, qui donne un sommeil euphorique et permet de lutter contre le démon de la chair, c’est que son lait a des propriétés analogues à celles de l’opium. Mais c’est aussi la laitière : selon la fameuse doctrine des signatures, elle augmenterait le lait des nourrices. Donc, cette laitue, tout en provoquant la disparition du désir amoureux, serait aussi l’herbe de la maternité, en favorisant la montée de lait. d’un côté, elle frappe les hommes d’impuissance, de l’autre, elle est excellente pour les nourrices et souveraine pour l’écoulement menstrues. curieux, non ? Celle qui s’acharne ainsi contre les hommes se révèle merveilleuse pour les femmes. La laitue serait-elle féministe ?

Héra
En fait, le bon usage de la laitue dans le monde grec, explique Marcel Détienne (l’Écriture d’Orphée), n’était pas dicté par des considérations physiologiques, il avait une fonction politique. La laitue permettait, en quelque sorte, un partage satisfaisant des rôles sexuels et sociaux, mais satisfaisant pour les hommes, naturellement. La jouissance sexuelle (qui ne serait pas le fait de la laitue, mais des aromates) appartient de droit aux mâles ; quant aux femmes légitimes, à qui on recommande si fortement de manger de la laitue, on les réserve à la reproduction de l’espèce. Ce qui s’explique assez bien à travers les deux mythes d’Héra et d’Aphrodite. Lorsque Zeus eut engendré Athéna, sortie toute armée du cerveau du maître de l’Olympe, Héra, bien décidée à se venger, s’arrêta au jardin de Flore, déesse de la jeunesse et de la croissance. Parmi les fleurs nées des blessures mortelles de jeunes héros, poussait la mystérieuse fleur d’Olène, dont un seul frôlement lui permit d’enfanter Arès, dieu de la Guerre. Elle se rendit alors au potage de Flore, et là, en mangeant simplement une laitue, elle mit au monde Héné, ou Jouvence. De ce pouvoir magique de la laitue, qui permit à Héra de se reproduire sans que son époux la touche, et du fait aussi que la laitue est liée à la mort d’Adonis, l’amant d’Aphrodite, dans des circonstances qui restent d’ailleurs obsc’ures (on ne sait pas s’il fut tué par un sanglier alors qu’il se réfugiait dans un plant de laitue, ou si sa maîtresse l’avait caché dans une laitue pour le soustraire aux coups du sanglier), viendrait donc sa double nature de bonne laitière et d’ennemie des plaisirs, brefs, les Grecs en tirèrent facilement la conclusion que la femme n’était pas faite pour la jouissance, ni la laitue pour les hommes.

Buisson
Pourtant, il faut toujours se méfier avec la laitue. Comme l’indique monseigneur Gaume, dans son étude sur Le Signe de la croix (1864) : “au monastère de l’abbé Aquitius, il est arrivé qu’une religieuse, entrant un jour dans le jardin, vît une laitue qui excita son appétit. Elle la prit, et oubliant de faire le signe de la croix, elle en mangea avec avidité. À l’instant même, elle fut possédée du démon, renversée par terre en proie à d’affreuses convulsions.” Ce qui tendrait à prouver que, pour l’Église, si l’on tient à garder sa chasteté, la laitue d’Héra est encore de trop. Il faut non seulement supprimer le sperme de l’époux, mais encore l’enfant de la laitue. Le sexe ecclésiastique est donc une misère définitive. On se demande même comment laitue a pu devenir objet d’un jardinage papal, au xive siècle, ou de la bénédictions d’un prélat du Poitou. d’autant que la salade fur souvent associée à la prostitution. À Babylone, dit un texte sumérien, les prostituées sacrées étaient coiffées comme des laitues. Et dans la langue des souteneurs, au siècle dernier, on disait d’une femme non affranchie, qui n’appartenait pas au milieu, que c’était une laitue. On l’a même dit finalement d’une femme quelconque, sans intérêt. “Quand on a une femme comme la tienne, on ne va pas se gaspiller avec une laitue”, dit Ange Bastiani. En tout état de cause, prostituée ou pas, c’est bien de la femme qu’il s’agit, et parfois même de son sexe buissonneux. Jamais apparemment la laitue n’a signifié quoi que ce soit ait pu avoir un rapport quelconque avec la vérité.

Le Barbu
c’est en ce sens, je crois qu’il faut interpréter l’histoire des laitues de Dioclétien. On raconte en effet que, lorsque Dioclétien eut abdiqué le pouvoir en 305, il se retira dans son palais de Salone, en Dalmatie (l’actuelle Split), et que là, il cultivait son jardin. Comme son collègue Maximien le suppliait alors de reprendre le pouvoir : “Si tu voyais les belles laitues que je fais pousser, lui aurait-il répondu, tu ne me presserais pas tant.” Encore qu’on ne soit pas près qu’il s’agisse de laitues : certains pensent à des choux, et Montaigne à des melons. Mais enfin, le fait est là : comment imaginer Dioclétien, célèbre par persécutions contre les chrétiens et les manichéens, dans son jardin de salade ? Danielle Sallenave, à ce propos, refuse de la voir le visage glabre qui est le sien dans les galeries du Vatican : frange sur le front à la Titus, nez un peu gros, paupières lourdes. Son Dioclétien à elle aurait plutôt le visage barbu du revers des médailles et monnaies de son temps : “c’est plus vraisemblable, sans doute puisque depuis Hadrien qui n’aimait pas se raser, ou voulait cacher une cicatrice, les empereurs voulaient garder la barbe entière.”
Dans son désir désespéré, j?imagine, de lui donner de la virilité et de la grandeur, Danielle Sallenave le voit encore faisant pousser des romaines. Car la romaine, dit-elle, par ses feuilles allongées, dressées, ni bouclées ni ondulées, forme un assemblage oblong peu compact, énonçant ainsi quelques grands principes, et même toute une esthétique : le refus du baroque, du contourné, du précieux, une préférence pour les formes classiques, précises, viriles, un choix de droiture et de fermeté, qualités morales autant que physiques, enfin une propension naturelle à l’harmonie et à la régularité. La romaine est donc la laitue qu’il faut à Dioclétien le barbu. Reste la question cruciale : peut-on passer ainsi de la persécution des chrétiens à la culture de la salade ? “Sans efforts, dit-elle, toute l’histoire l’atteste, et maints exemples où la pratique de la torture s’allie communément à l’amour de Mozart et du violoncelle. “Du reste, Dioclétien n’est pas un tyran, un monstre, un empereur fou : c’est un administrateur. Un sous-officier, un homme habile à manier le pilum, remarquable par sa voix forte et sa vigueur physique. Il remet de l’ordre partout, il sévit contre les Francs et le roi de Perse, il mate les Bagaudes, ces Gaulois révoltés, puis les Maurétaniens. c’est un grand bâtisseur aussi. Bref, “qu’il ait dû persécuter les chrétiens, c’est peut-être inévitable”. c’est évidemment une version de Dioclétien.
Le Mou
On peut lui préférer, à tout prendre, celle de d’Annunzio, qui en fait un empereur amoureux. Amoureux de Sébastien, officier de la garde prétorienne, qu’il fit supplicier par deux fois, ce qui permit accessoirement à ce garçon d’être canonisé. Donc, dans l’opéra de d’Annunzio et Debussy, Martyre de Saint Sébastien (1911), Dioclétien aime Sébastien et ne veut pas croire à sa conversion. “Je ne crois pas, je ne veux pas croire aux délits dont on t?accuse, chef de ma cohorte légère. Tu es trop beau () Je t?aime.” Ce qui ne l’empêche pas de condamner à la sagittation ce capitaine si jeune et si terrible, au beau visage de Furie, en exigeant qu’il soit criblé de flèches, “au point, dit La Légende dorée, qu’il en ressemble à un hérisson”. Mais comme il survécut à ce premier martyre et reparut devant l’empereur, il fut supplicié une seconde fois, non plus sur la via Appia, mais dans le Colisée, par flagellation ou lapidation, après quoi son corps fut jeté dans la Cloaca Maxima, le grand égout de Rome, pour éviter qu’on lui rende hommage. Il n’est d’ailleurs pas interdit de penser, note Michel Tournier, que Sébastien fur le dernier martyr chrétien, et si l’on accepte l’idée que Jésus fut le premier, la symétrie devient évidente : c’est l’alpha et l’oméga du martyrologue.
Et la laitue alors ? A-t-elle été la satisfaction du juste ou la frivolité du Lâche ? Car enfin, quelles qu’aient pu être pour Dioclétien les raisons de ce martyre, au nom de l’ordre, de l’exemple ou de la raison d’État, il reste peut-être tout simplement la colère d’avoir trahi, le dépit de voir que le pouvoir ne rend pas toujours suffisamment aimable, la lâcheté qui permet souvent de laisser faire les choses, surtout quand on se sait si peu aimé. Tout cela calait bien salade, en effet, c’est-à-dire une cure d’oubli. Jamais mieux, en l’occurrence, la laitue n’aura mieux rempli l’office que lui attribuait Eubule : celui d’un “manger des cadavres”.

Topinambour

Topinambour

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TOPINAMBOUR – VERTUS

Topinambours ou helianthus tuberosus
Consommé cru, il ne provoque pas de flatulences. Si ses racines croquantes et juteuses sont agréables, les feuilles sont également délicieuses. Les topinambours sont des plantes d’ornements, et vivrières riches en glucides 15% en protides 2%. Ils sont un aliment énergétique non négligeable, très utile aux diabétiques, car leur taux de glucose est presque nul.Il a une bonne valeur nutritive, contenant des protéines, des fibres, divers minéraux, du fer, ainsi que des vitamines A, B et C.

Ceux qui suivent un régime l’apprécieront car il est moins engraissant que la pomme de terre. Le topinambour est riche en fibres et contient notamment de l’inuline un glucide complexe composé de glucose-fructose, qui lui donne une saveur sucrée caractéristique. C’est également une source de vitamines B et C, de fer, magnésium, potassium, phosphore, sodium. L’inuline étant indigestible, pour améliorer le confort digestif, on peut attendre un ou deux jours avant de consommer les topinambours. Les topinambours apportent environ 77 kcal aux 100 g, et contiennent 2% de protéines, 0,2% de lipides et 17% de glucides. Il a une bonne valeur nutritive, contenant des protéines, des fibres, divers minéraux, du fer, ainsi que des vitamines A, B et C. Ceux qui suivent un régime l’appréciront car il est moins engraissant que la pomme de terre.Ne pas consommer en trop grande quantité si l’on craint les gaz intestinaux et autres flatulences.

Santé Energétique et antiseptique, bon pour le foie, recommandé aux diabétiques très faible taux de glucose, bon en cas d’urémie car ne contient que 2 % de protides, il favoriserait aussi la production de lait. Contient notamment : du fer, du cuivre, du magnésium, du zinc, du potassium… et des vitamines A, PP, C.

TOPINAMBOUR – CUISINE TRADITIONNELLE

Le Topinambour pousse à l’état sauvage dans le sud du Canada et le Nord des Etats-Unis. Au XIX ème siècle, la pomme de terre le supplanta définitivement excepté durant les périodes de disette où il refaisait son apparition. Ce fut notamment le cas durant la seconde guerre mondiale et l’image du Topinambour dont le nom reste associé au souvenir de cette triste période, en pâtit forcément. Topinambour renvoie au nom d’une peuplade brésilienne les Toupinambas, dont un groupe fut amené en France au 16ème siècle, en même temps qu’on y découvrait la plante.
Nom latin: Helianthus Tuberosus
Autre nom: Artichaut de Jérusalem
Famille des Composées.

On cuisine les tubercules de topinambours cuit comme les pommes de terre à l’eau ou sauté au beurre ils accompagnent les plats de légumes. Froid en vinaigrette ils sont délicieux. Il paraît même que l’on peut les apprêter en beignets. Les topinambours se mangent le plus souvent cuits, à l’eau 25 à 30 minutes, ils sont à point lorsqu’ils sont bien tendres ou à la vapeur. Il n’est pas indispensable de les éplucher. On peut également les consommer crus, râpés : ils auront alors un goût subtil évoquant la noisette. Le topinambour se conserve très mal hors de terre. On le choisira ferme et sain, et on le mangera rapidement car il ne se conserve que quelques jours.
On le servira tel quel, ou bien en purée, ou encore en gratin : il se prête volontiers à de nombreuses accommodations, et peut même être servi en dessert !

Recette Jarret d’agneau confit à l’ail, mille feuille de topinambour et haricots blancs

4 jarrets d’agneau de lait
1 tête d’ail
300 g de haricots blancs
2 gousses d’ail
1/2 oignon
300 g de topinambours
3 cl d’huile d’olive
30 g de beurre
Saler et poivrer les jarrets d’agneau, les placer dans une cocotte en fonte fermée et les cuire à four doux 150 °pendant 2 heures, en les arrosant régulièrement. Ajouter la tête d’ail non épluchée en cours de cuisson et la retirer quand elle est bien confite.
Mettre les haricots blancs à cuire, avec l’oignon épluché et émincé et
2 gousses d’ail. Saler et laisser cuire à petit feu. Peler et laver les topinambours, puis les émincer très finement. Les cuire à la friteuse à 150 °C. Les réserver jusqu’au dressage des assiettes. Vérifier la cuisson des haricots. Les égoutter et les passer au mixeur, en ajoutant une noix de beurre et 3 cl d’huile d’olive. Rectifier l’assaisonnement et réserver au bain-marie.Retirer les jarrets de la cocotte et dégraisser le fond. Faire pincer les sucs de cuisson, déglacer avec 5 cl d’eau pour faire un petit jus de rôti.

Dressage : monter, dans chaque assiette, un millefeuille en alternant des chips de topinambour et la purée de haricots blancs. Disposer les jarrets d’agneau autour, entourer d’ail en chemise et arroser avec le petit jus de rôti.

Topinambour Helianthus tuberosus

famille : Composées Annuel – rustique
C’est quoi ? légume souterrain.
Aspect Ses tiges très hautes jusqu’à 2 m 50 le font ressembler au tournesol.
La partie consommable de la plante les tubercules ressemble à la pomme de terre mais en plus diforme. Le goût de ce tubercule rapelle celui de l’artichaut. A consommer en hiver : le topinambour se mange en vinaigrette ou sauté à la poêle après avoir été bien nettoyé et cuit à la vapeur comme les pommes de terre, on enlève la peau après cuisson. Attention ! il faut les récolter juste au moment de les cuisiner, car ils ne se conservent pas à l’air libre. Le topinambour est tout à fait savoureux, son goût fait penser à celui du fond d’artichaut. Jardin Très rustique, le topinambour pousse comme une mauvaise herbe, se reproduit par le sol grâce au moindre petit tubercule resté en terre. On le plante les tubercules au printemps à 10 cm sous terre, tous les 50 cm. Peu exigeant pour le sol et le soleil, le topinambour redoute seulement l’humidité ne craint ni le gel ni la sécheresse. On peut supprimer les feuilles en automne. Les tubercules se récolte durant tout l’hiver et doivent être consommés immédiatement après arrachage. Ne récolter qu’ au moment de cuisiner car le topinambour ne se conserve pas hors de terre.

TOPINAMBOUR – SAVOIR ACHETER

Comment acheter les Topinambours?

Il serait originaires des potagers des amérindiens, abandonnés il y a plusieurs centaines d’années. Vous pouvez aussi le rencontrer autour des vieilles fermes abandonnées, le long des fossés et des champs. Il est facilement reconnaissable, il ressemble à une grande rudbeckie qui serait encore en fleurs en octobre. Le Topinambour est un des rares légumes qui se plante à l’automne,et c’est à cette époque que l’on trouve les tubercules de ce légume dans les marchés d’alimentation ou de fruits et légumes. Utilisez ces tubercules pour faire vos plantations. Les tubercules se plantent jusqu’à ce que le sol soit bien gelé.

La variété “Dwarf Sunray” commercialisée par “Thompson and Morgan” est censé être plus court, plus hâtif et plus productif que le topinambour ordinaire. Le topinambour ou artichaut de Jérusalem
C’est par les Hurons que nos ancêtres ont connu le maïs, le tournesol, les haricots, les courges ainsi que le topinambour. Ils eurent vite fait d’apprécier le topinambour.

Ensuite le topinambour a même conquis l’Europe. Mais il n’a pas pu résister à l’introduction de la pomme de terre et sa culture est devenue très rare des deux côtés de l’Atlantique. On retrouve le topinambour à l’état sauvage au Québec. Il serait originaires des potagers des amérindiens, abandonnés il y a plusieurs centaines d’années. Vous pouvez aussi le rencontrer autour des vieilles fermes abandonnées, le long des fossés et des champs. Il est facilement reconnaissable, il ressemble à une grande rudbeckie qui serait encore en fleurs en octobre.

Un tournesol vivace Helianthus tuberosus
Le topinambour est un tournesol vivace, à racine tubéreuse. Le tubercule ressemble à une petite pomme de terre et est utilisé aux mêmes fins. Il contient cependant moins d’amidon et a un goût plus sucré. Il est recommandé pour les diabétiques et les hypoglycemiques. On peut le consommer cru dans les salades ou cuit de différentes façons: à la vapeur, bouilli, frit ou au four. Il demande cependant une cuisson plus courte que la pomme de terre afin de ne pas perdre son goût et sa texture. Vous trouverez des recettes au topimanbour dans les livres de cuisine naturelle ou végétarienne. La culture: Il tolère presque tous les sols saufs ceux très alcalins ou détrempés. Il est très productif en plein soleil mais pousse bien à la mi-ombre. Préparez le sol comme pour les pommes de terres, avec un labour profond, en y ajoutant du compost ou du fumier bien décomposé. Plantez les tubercules à 6 pouces de profondeur et à un pied de distance en automne ou tôt le printemps. Les gros tubercules peuvent être coupés à 2 yeux. Espacez les rangées à 3 pieds ou plantez-les à égale distance dans un carré à l’écart, car il risque d’être envahissant… L’entretien: Un mois après la plantation, sarclez pour enlever les mauvaises herbes. Vous n’aurez plus rien à faire de l’été pour vos topinambours, ceux-ci créent un ombre tellement dense que les mauvaises herbes ne peuvent y résister. Il tolère bien la sécheresse, vous n’aurez pas besoin de l’arroser. Il est aussi à l’épreuve des insectes et maladies, aucun insecte ne semble s’intéresser non plus à ses tubercules. Espacez les rangées à 3 pieds ou plantez-les à égale distance dans un carré à l’écart, car il risque d’être envahissant…

La récolte débute après les premiers gels de l’automne, mais son goût s’améliore à mesure que l’automne avance. Il vaut mieux le récolter tard l’automne. Vous n’aurez pas besoin d’en planter une deuxième fois, les petits tubercules oubliés dans le sol permettront une bonne repousse le printemps suivant. Le topinambour est rustique en zone 5 et 4, cependant en zone trois il peut passer l’hiver s’il y a une bonne couverture de neige et que vous les protégez avec un paillis une fois la terre complètement gelée.

Eplucher les topinambours

Deux méthodes :
1. Certain gratte la peau avec un couteau ou une brosse à dent sous un jet d’eau, personnellement je n’utilise pas cette méthode car je la trouve peu efficace.
2. Après avoir lavés les topinambours, je fait chauffer une grosse marmite d’eau du genre cocotte minute, je les plonge un à un dans l’eau bouillante pendant environ trente secondes, il faut les saisir et éviter de les cuire, ensuite je sors le topinambour et la peau se détache alors très facilement. attention évitez d’en ébouillanter plusieurs ensembles car la température de l’eau chuterait et la pluche serait plus difficile. Attention ! il faut les récolter et les consommer rapidement, ils ne se conservent guère plus d’une semaine.
Son gout: le topinambour est tout à fait savoureux, son goût fait penser à celui du fond d’artichaut. Ne pas consommer en trop grande quantité si l’on craint les gaz intestinaux et autres flatulences, ne provoque aucune flatulence s’il est consommé cru.

TOPINAMBOUR – HISTOIRE
Le Topinambour pousse à l’état sauvage dans le sud du Canada et le Nord des Etats-Unis. Au XIX ème siècle, la pomme de terre le supplanta définitivement excepté durant les périodes de disette où il refaisait son apparition. Ce fut notamment le cas durant la seconde guerre mondiale et l’image du Topinambour dont le nom reste associé au souvenir de cette triste période, en pâtit forcément. Topinambour renvoie au nom d’une peuplade brésilienne les Toupinambas, dont un groupe fut amené en France au 16ème siècle, en même temps qu’on y découvrait la plante.

Nom latin: Helianthus Tuberosus
Autre nom: Artichaut de Jérusalem
Famille des Composées

Le topinambour, dont le nom vient d’un peuple indien du Brésil tupinamba, est une plante résistante au gel, cultivée sur les sols pauvres, dont on récolte le tubercule pour l’alimentation humaine d’octobre à avril. Son apparence bosselée et sa consommation forcée pendant la deuxième guerre mondiale l’ont fait délaisser du grand public, alors que son goût délicat, rappelant celui de l’artichaut, est des plus agréables.
Les anciens verront dans cette plante un légume banal qu’ils ont dû manger durant la dernière guerre mondiale, alors que les jeunes générations dégusteront ce tubercule avec délectation et parfois même par snobisme. D’autres verront dans l’Helianthus tuberosus (c’est sont nom botanique) une fleur à couper d’été belle et sauvage à souhait. Une chose est certaine, le topinambour ne laisse personne indifférent.
Dans le nouveau monde, on l’appelle artichaut du Canada à cause de son goût rappelant celui de l’artichaut. Cette plante, vivace par son bulbe, est originaire des Etats-Unis. De là, elle passe au Canada, émigre vers l’Europe où elle a été soit adulée ou bannie. Le topinambour est une plante vivrière appréciée seulement en périodes de disettes. Allez savoir pourquoi?
Lorsque l’on plante des topinambours dans son jardin, on devrait savoir que cela est pour longtemps car ils peuvent devenir très envahissants.
Les topinambours se multiplient par les bulbes et les bulbilles qui se forment dans le sol comme des pommes de terre. Vous planterez au printemps et vous verrez rapidement, s’il fait chaud, se développer de grandes hampes florales avec lesquelles, vous pourrez confectionner de beaux bouquets. Dès l’automne, vous récolterez les tubercules. Contrairement aux pommes de terre, les tubercules de l’artichaut du Canada restent en terre tant que l’on ne veut pas les cuisiner, car ils ne se conservent que très mal en cave. Vous les arracherez au fur et à mesure de vos besoins.
L’année suivante, on est en général dispensé de toute nouvelle plantation, car il reste dans le sol suffisamment de bulbilles capables de perpétuer la production d’année en année.
Vous le comprendrez très bien, les topinambours se mettent en terre dans un endroit à part du jardin (comme la menthe et la mélisse) vous pourrez ainsi “remplir” un coin sans difficulté.
Topinambour
Helianthus tuberosus
Tubercule bosselé qui ressemble au gingembre; sa chair blanche jaunâtre est croquante, juteuse et sucrée. Il est préférable de le peler après la cuisson, sans trop attendre. On apprête le topinambour en purée, au gratin ou à la crème. Cru, on l’ajoute aux salades ou on le sert en hors-d’oeuvre (arrosé d’un liquide acide pour l’empêcher de noircir). Cuit, il remplace les châtaignes d’eau et les pommes de terre. Il accompagne bien le poireau et la volaille.

TOPINAMBOUR – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Des idées top… des idées IN…

Il n’est pas vraiment beau, pas très propre, pas très calibré. Il est tubéreux. Le topinambour pas encore forcé aux engrais, ni aux hormones. C’est le légume oublié par excellence, pas oublié, snobé.. . Et puis on est tenté et on n’ose pas vraiment s’y lancer. Certains vous diront qu’il n’a pas de goût et d’autres le compareront à l’artichaut mélangé avec quelques arômes de navet, de céleri rave … bref c’est l’anarchie globale quand on entame la discussion sur le topinambour et puis on s’aperçoit que nombreux béotiens parlent de ce qu’ils ne connaissent pas, à nous alors de leur ouvrir les yeux et rétablir la vérité en soulevant le coin de la nappe, et de redonner ses lettres, non pas de noblesse mais de sympathie à ce tubercule oublié souvent décrié mais jamais égalé… Le véritable topinambour se dévoile . Déterré depuis peu après près de 40 ans d’oubli, la guerre …et la nouvelle cuisine des années 70/80… Bref on en trouve parcimonieusement dans quelques boutiques et même parfois quelques pièces dans des supermarchés bien achalandés. Laissez vous faire. Essayez donc cette base de préparation simplissime et vouée à la réussite .

Brossez avec douceur les aspérités et circonvolutions du légume.
Les mettre dans une grande casserole d’eau froide salée et porter à ébullition lente sinon le topinambour explose, prend l’eau et termine à la poubelle navrant .. Surveiller, le temps varie souvent selon l’âge du légumes, frais récolté il sera plus ferme, plus vieux il cuira plus vite… Piquer le légume il doit rester un peu ferme . Ensuite le passer à l’eau froide et peler… Les choses deviennent plus simples, enfantines, comiques même et l’âme créatrice se révèle. D’abord ça sent bon et puis c’est beau, la chair est nacrée, on dirait même qu’il y a des reflets bleutés , très reposant…

a) La voie authentique: Détailler en gros cubes ou grosses rondelles, sautées au beurre clarifié ou à la graisse d’oie, saler poivrer au moulin et saupoudrez de cerfeuil frais. Délicieux.

b) La voie gourmande: Bouillir cette satanée crème à 35% de MG , et plonger les cubes de topinambours (ceux là non sautés je précise !!) regarder s’opérer la liaison et servir, pareil les herbes fraîchement concassées suffiront à apporter l’air frais dans ce qu’il faut avouer est assez riche.

c) Somptueux. Fabuleux: Cuire quelques tagliatelles fraîches al dente, graisser à l’huile d’olive. Disposer sur l’assiette en nid .Poser les dés de topinambours à la crème au centre et poser au centre un salpicon (petit dés ) de homard, langouste, ou quelques escalopes de gambas liés à la crème parfumée de paprika (c’est facultatif tout ça… l’idéal c’est de déguster le mélange tagliatelles topinambour.

TOPINAMBOUR – ASTUCES ET RESTES

Petit ragoût de champignons et topinambours.

C’est une recette très simple mais que j’aime refaire chaque automne.
J’aime travailler les légumes qui ont gardé un petit coté rustique et mettre en avant leur saveur oubliée et le topinambour mérite mieux, à mon avis, que la réputation qui lui est faite depuis la dernière guerre.
Sa saveur particulière ressemble fort au coeur d’artichaut et se marie très bien avec le champignon, aucun des deux ne prédomine et tous deux apportent a ce plat une délicate odeur de sous-bois.

Les topinambours :Bien les laver et les mettre à cuire à l’eau départ eau froide. le topinambour semble très long à cuire et j’ai remarqué que dans une même cuisson tous n’étaient pas “à point” en même temps. La cuisson est terminée lorsqu’on sent encore une légère fermeté en les piquant. Ensuite les éplucher et les tailler en dés moyens et les sauter à la poêle avec une légère coloration.
Les champignons : Choisir de préférence de beaux champignons de Paris fermes et bien blancs, des pleurotes de belle qualité, quelques girolles ou trompettes de la mort, enfin un bel assortiment forestier selon le marché.
Nettoyer rapidement les champignons, escaloper les champignons ronds, couper en lanières les pleurotes ainsi que les autres variétés. Sauter les champignons, en petite quantité et par famille au beurre clarifié en apportant une très légère coloration ne pas utiliser le même beurre si celui ci a coloré. En effet il ne faut pas que les champignons se superposent dans la poêle au risque de perdre toute leur eau et donc leur goût. Ensuite faire suer quelques échalotes très finement dans la même poêle et y remettre ensuite les champignons. Mélanger délicatement, saler, poivrer généreusement. Déglacer au Madère, laisser réduire légèrement et verser quelques cuillères de fond brun lié préalablement réduit.
Assembler les deux préparations et ajouter juste avant de servir un peu de persil concassé.

Tête de violon

Tête de violon

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TETE DE VIOLON – VERTUS

Tête de violon, ce que nous en savons

Comme tous les légumes verts et sauvages, les têtes de violon sont des légumes d’une grande saveur proche de celles de l’artichaut. Ce légume est plein de chlorophylle, on retrouvera donc toutes les vertus qui sont dans la chlorophylle. De la fraîcheur, de la force, du goût, du sucre, mais surtout une faible production énergétique qui en fait un légume qui peut être utilisé dans tous les régimes alimentaires. La tête de violon, est donc un légume qui aura certainement un très grand succès sur les tables des gastronomes, il va agrémenter les salades, il sera un accompagnement de choix pour les les viandes et les poissons. Il fera en outre d’excellents beignets.

Sur ses teneurs énergétiques, nous n’avons pas encore la possibilité de vous donnez des informations. Ce légume est nouveau et les recherches qui ont certainement été faites par des chercheurs ne nous sont pas encore parvenus. Il est évident que nous continuons de les rechercher et dès que nous les aurons trouvé nous les publierons immédiatement. En attendant, nous nous conterons de ne parler que de ses qualités gustatives, et elles sont nombreuses.

TETE DE VIOLON – SAVOIR ACHETER

Les secrets d’une trouvaille

A moins d’être un ramasseur de champignon et avoir l’habitude des sous-bois, la tête de violon ne se trouve que rarement, par contre au canada la fougère de l’autruche foisonne et les têtes de violon également. Elles sont donc importées en grande quantité par la société Francep de Brive la spécialiste du champignon congelé. La tête de violon est fragile et s’abîme très vite quand elle a été coupé. La seule solution était de l’ébouillanté de suite pour la blanchir, et de la congeler aussitôt. Le légume gardera l’aspect du frais et sera consommable sans aucune difficulté. Ne les cherchez pas sur l’étal des primeurs du marché mais plutôt dans le rayon congelé de votre épicerie favorite.

TETE DE VIOLON – HISTOIRE

Tête de violon, un petit historique

Le Matteuccia Struthiotteris est son nom scientifique. Ce qu’on appelle communément les têtes de violon sont les jeunes pousses de la fougère de l’autruche. Elles apparaissent dans les sous-bois et les lieux humides au début du mois de mai, enveloppées d’écailles brunes qui s’éliminent à l’eau courante. Les têtes de violon se récoltent quand elles ont quelques centimètres de hauteur. Il est important de laisser quatre à cinq crosses sur chaque couronne afin d’assurer la survie de la plante. Les têtes de violon doivent être bouillie dans deux eaux pour enlever le principe amer.

Il faut les plonger dans l’eau bouillante et les laisser bouillir pendant maximum une minute. Jeter l’eau, rincer à l’eau claire et froide et recommencer une autre fois l’opération. Si les crosses sont utilisées dans une salade, les cuire cinq minutes la deuxième fois, si au contraire elles subissent une cuisson secondaire durant la préparation de la recette, les faire bouillir qu’une minute la seconde fois pour éviter qu’elles ne soient trop cuites. Elles s’accommodent aussi bien avec les poissons que les viandes, les gibiers, les volailles et les salades.

Salsifis

Salsifis

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SALSIFIS – HISTOIRE

Le salsifis a de nombreux synonymes : Cercifix, salsifix blanc, barberon. Les grecs consommaient déjà ce légume racine sous le nom de BARBE DE BOUC.

Olivier de Serres fut le premier à recommander sa culture dans son Théâtre de l’agriculture, dès 1600.
Aujourd’hui ce que l’on appelle salsifis est en fait de la scorsonère, une racine noire, comme l’indique l’étymologie de son nom : scorza nera écorce noire. Ces deux plantes sont souvent confondues. Elles ont le même aspect, le même usage et la même culture. Elles possèdent toutes deux une racine allongée, charnue, comestible mais se différencient par la couleur de leur peau. Le salsifis a peau jaune a pratiquement disparu. La saveur fine des salsifis et des scorsonères en font un excellent accompagnement de viandes grillées, braisées ou de poissons pochés. Ils sont simples à cuisiner mais demandent un temps de cuisson assez long. La manière la plus courante est de les cuire au blanc; on mélange dans l’eau froide 2 à 3 cuillerées de farine, puis on la porte à ébullition et on y jette des tronçons de salsifis. Très longtemps, les racines de diverses plantes sauvages, de la famille des astéracées, fournirent à l’homme d’agréables aliments. Au nombre de celles-ci il faut compter le salsifis et la scorsonère, végétaux bien distincts, indigènes en Europe et notamment dans les pays méridionaux.

La culture des scorsonères s’effectue dans les terrains sableux ou sablo-limoneux des régions Nord Picardie et du Loiret, en culture irriguée.
Les scorsonères sont semées au printemps, de mi-avril à mai. Les racines sont récoltées l’hiver suivant. Un délai de 5 à 6 ans est nécessaire entre deux cultures sur la même parcelle. Les racines sont très rustiques en hiver, la plante se développe si la température moyenne est supérieure à 7°C… Elles aiment les sols profonds, un peu frais et riches en humus. En terre caillouteuse, les racines deviennent fourchues. Des arracheuses tractées récoltent un ou deux rangs à la fois. La racine est d’abord décolletée, puis elle est soulevée et arrachée. Les salsifis sont généralement vendus coupés à une longueur inférieure à 35 mm.
En conserve: A table ! Après ouverture de la boîte, égoutter les salsifis, ils seront délicieux coupés en rondelles, froids avec une mayonnaise. Surgelés, les cuisiner en garniture de viande.

Le salsifis a un apport de 76 calories pour 100 grammes, il a une teneur en sels minéraux, et assez nutritif.
Les salsifis sont cultivés pour leurs racines longues et charnues. On réunit sous ce nom deux plantes de genres différents.

Epoque ! Les grecs consommaient déjà ce légume racine sous le nom de Barbe de Bouc. Olivier de Serres fut le premier à recommander sa culture dans son Théâtre de l’agriculture, dès 1600.

Aujourd’hui ce que l’on appelle salsifis est en fait de la scorsonère, une racine noire, comme l’indique l’étymologie de son nom : scorza nera -écorce noire-.

Ces deux plantes sont souvent confondues. Elles ont le même aspect, le même usage et la même culture. Elles possèdent toutes deux une racine allongée, charnue, comestible mais se différencient par la couleur de leur peau. Le salsifis a peau jaune a pratiquement disparu.
Le salsifis blanc, plante bisannuelle, racine à écorce jaunâtre, fleurs violettes ou roses, feuilles étroites, graine rugueuse, brune. Le salsifis noir ou scorsonère, plante vivace, racine à écorce noire, fleurs jaunes, feuilles assez larges, graine lisse blanche. On cultive de plus en plus le salsifis noir, il est plus rustique, sa racine est plus charnue, de saveur plus délicate. Ses feuilles blanches du coeur sont excellentes en salade. La racine cuite est un aliment facilement digestible et très sain, qui se trouve sur les marchés de septembre à mars.
Les salsifis donnent, à l’épluchage 40% de déchets. Les acheter frais, pourvus de leurs feuilles. Les salsifis séchés, vendus parfois l’été, constituent un aliment peu agréable.

SALSIFIS – CUISINE TRADITIONNELLE

Comment servir les salsifis :
Avec une béchamel, avec une béchamel et gratinés, avec un sauté de veau ou d’agneau, avec une sauce poulette.
Froids avec une mayonnaise, ajoutez des anchois et des olives noires…

A table ! Après ouverture de la boîte, égoutter les salsifis, ils seront délicieux coupés en rondelles, froids avec une mayonnaise. Surgelés, les cuisiner en garniture de viande.

Salsifis et scorsonères : La saveur fine des salsifis et des scorsonères en font un excellent accompagnement de viandes grillées, braisées ou de poissons pochés. Ils sont simples à cuisiner mais demandent un temps de cuisson assez long. La manière la plus courante est de les cuire « au blanc », on mélange dans l’eau froide 2 à 3 cuillerées de farine, puis on la porte à ébullition et on y jette des tronçons de salsifis.

On conseille de ne pas laisser égoutter les salsifis trop longtemps dans l’eau. Egouttez-les et coupez-les en tronçons de 5 à 6 cm de longueur avant de les cuire au blanc, puis doucement en cocotte, avec un jus de veau par exemple. Il est également possible, une fois qu’ils sont cuits au blanc, de les tremper dans la pâte à frire pour en faire des beignets exquis.

Convivial, Le gratin de salsifis :
Il faut bien entendu les cuire préalablement à l’eau. On les fait gratiner avec crème, noix de muscade et fromage râpé.
Festif, Les salsifis au jus de truffes On fait cuire les salsifis au blanc puis on les fait braiser dans un bon jus de rôti additionné de jus et de pelures de truffes, et bien déglacé au porto. Au moment de servir, on peut râper un peu de truffe fraîche.
Rustique, Salsifis à la mayonnaise : Cuire les salsifis au blanc, bien les égoutter, les tailler en rondelles ou en bâtonnets et les servir avec une mayonnaise relevée d’un hachis de cerfeuil et d’un filet de jus d’orange. Servir ces salsifis avec une bonne terrine maison ou du jambon de montagne cru.

SALSIFIS – SAVOIR ACHETER

Les racines des salsifis et des scorsonères doivent être bien fermes. c’est une garantie de fraîcheur. Choisissez-les de taille égale pour permettre une cuisson homogène. Choisissez-les encore plutôt fins. Trop gros, ils seront creux au centre, ligneux et plus difficiles à cuire.

A l’achat les salsifis sont généralement vendus coupés à une longueur inférieure à 35 mm. Après ouverture de la boîte, égoutter les salsifis, ils seront délicieux coupés en rondelles, froids avec une mayonnaise. Surgelés, les cuisiner en garniture de viande.

Tragopogon porrifolius et Scorzonera hispanica: Légume racine méconnu dont la saveur douce et sucrée est comparée à celle de l’huître, de l’asperge ou de l’artichaut. Le salsifis ressemble au panais; sa couleur est brun crème. Ses feuilles sont comestibles, les jeunes pousses surtout sont délicieuses et rappellent l’endive. Délicieux dans les soupes et les ragoûts, ou gratiné, il se mange aussi froid, arrosé de vinaigrette; il peut être glacé comme la carotte. Le salsifi noir, nommé «scorsonère», est moins fibreux et plus savoureux.

SALSIFIS – conservation

Au réfrigérateur, on peut les garder plusieurs jours dans le bac à légumes, enveloppés dans un papier absorbant. l’idéal est de les conserver quelques jours à l’air ambiant mais au frais, à la cave par exemple.
Au congélateur, les peler, les couper en tronçons et les blanchir avant de les congeler.

SALSIFIS – VERTUS
Plaisir et santé. Le salsifi est un bon légume de diversification. Ses nombreux micronutriments améliorent de façon naturelle la densité nutritionnelle de notre alimentation. Comme l’artichaut et le topinambour, le salsifis se caractérise par une grande proportion d’un sucre particulier, l’inuline, n’apportant quasiment pas de calories car il n’est pas absorbé au niveau intestinal. d’où la possibilité de combiner plaisir et santé qui sont souvent présentés comme opposés.

SALSIFIS – ASTUCES ET RESTES

Il existe plus d’une vingtaine de façons de cuisiner vos salsifis, alors à vos fourneaux, vous n’allez pas être déçu(e)s…

FRICOTS DE SALSIFIS :

Pour 4 personnes, prendre 1 kg de salsifis, 2 c. à soupe de vinaigre,
1 c. à soupe de farine, sel.
Marinade: 1 c. à soupe d’huile, 1 c. à soupe de jus de citron, 2 c. à
soupe de vin blanc, 1 c. à soupe de persil haché.
Pâte à frire: 150 grammes de farine,
une pincée de sel, 2 c. à soupe d’huile, 1 1/4 dl de bière, 1 blanc d’oeuf. Nettoyez les salsifis et faites-les cuire en les coupant en petits tronçons. Egouttez-les et faites-les mariner pendant 2 heures avec les ingrédients indiqués. Préparez la pâte à frire. Egouttez et épongez les salsifis. Au moment de servir, plongez-les dans la pâte et faites cuire à grande friture.

SALADE SE SALSIFIS

Préparez, dans un saladier, une vinaigrette bien moutardée. Ajoutez-y un jaune
d’oeuf dur émietté pour rendre la sauce plus onctueuse. Mélangez les salsifis à
la vinaigrette.

SALSIFIS à l’HUILE

Faire revenir poivre, un peu d’ail , du paprika pour bien colorer. Ajouter les salsifis, saler. Cuire à l’étouffée en ajoutant un peu d’eau au besoin.
SALSIFIS : Salsifis huile. Faire revenir poivre, ail, piment, 5 épices. Saler, ajouter les salsifis et cuire à l’étouffée en ajoutant un peu d’eau au besoin.
SALSIFIS : Salsifis huile. Faire revenir poivre, 4 épices. Saler ajouter les salsifis et cuire à l’étouffée en ajoutant un peu d’eau au besoin.

SALSIFIS A LA CREME

Mettre les salsifis cuits dans une sauteuse. Les napper largement avec de la
crème fraîche. Laisser cuire à feu doux pendant 15 à 20 minutes. Servir quand
la crème est déjà bien réduite. Saler. Poivrer.

SALSIFIS A LA NORMANDE

Faites cuire 750 grammes de salsifis. Faites blondir 1 oignon émincé dans 1 noix de
beurre, ajoutez 50 grammes de beurre,
1 c. à soupe de farine.
Mouillez de 1/2 litre de cidre, salez, poivrez, “muscadez” et laissez épaissir en remuant. Au dernier moment, ajoutez 2 dl de crème fraîche et un filet de citron. Nappez-en les salsifis.

Variante SALSIFIS A LA NORMANDE : 750 grammes de salsifis, 1 cuillerée de farine,
1 tranche épaisse de jambon de 200 grammes environ, 4 cuillerées de crème fraîche, 70 grammes de gruyère râpé.
Couper les salsifis en tronçons de 5 à 6 centimètres.
Préparer un blanc ainsi:
Délayer 2 cuillerées de farine dans quelques cuillères d’eau froide et, en
remuant, verser ce mélange dans deux litres d’eau bouillante salée. Jeter les salsifis dans cette eau et laisser cuire trois quarts d’heure environ. Vérifier le degré de cuisson. Les égoutter lorsqu’ils sont tendres puis les disposer dans un plat allant au four et pouvant être présenté sur la table. Couper le jambon en dés, en parsemer les légumes napper avec la crème fraîche, saupoudrer de gruyère râpé et faire légèrement gratiner au four avant de servir bien chaud.

Autre variante SALSIFIS A LA NORMANDE :
800 grammes de salsifis, 1 citron, 50 grammes de beurre, 3 pommes, 1 gros oignon, 3 dl de cidre, 1 dl de crème fraîche, noix muscade, citronnelle, sel, poivre du moulin. Coupez les salsifis en bâtonnets de 5 cm de long et faites-les cuire 20 minutes dans de l’eau bouillante salée additionnée du jus du citron. Egouttez-les dans une passoire. Dans une poêle à fond épais, faites revenir dans le beurre les
pommes pelées et coupées en dés avec l’oignon épluché et grossièrement émincé. Mouillez avec le cidre et laissez réduire de moitié. Ajoutez la crème fraîche, la noix muscade, du sel et du poivre, et passez le tout au mixeur. Plongez les salsifis bien égouttés dans la sauce et réchauffez le tout sans toutefois laisser bouillir. Parsemez de citronnelle fraîche hachée avant de servir.

SALSIFIS A LA PARMESANE

Préparation 15 minutes, cuisson de 15 à 60 minutes. Prendre 1 kilo de salsifis, de
préférence, noirs, beurre, parmesan râpé, sel, citron.
Lavez et grattez les salsifis, puis plongez-les dans de l’eau acidulée au jus de citron. Ne les coupez pas en tronçons, dans cette recette les salsifis sont comme des asperges. Faites-les cuire à l’eau bouillante salée: Le temps de cuisson varie selon la grosseur et la qualité des salsifis.
En plein hiver, quand les racines sont gelées, le temps de cuisson est extrêmement réduit.
Egouttez les salsifis, dressez-les sur un plat de service, saupoudrez-les
abondamment de parmesan, puis arrosez-les de beurre chauffé à la poêle jusqu’à ce qu’il devienne noir.

SALSIFIS A L’ETOUFFEE

La racine, que l’on a le tort de cuire à l’eau est délicieuse, préparée à l’étouffée, dans une cocotte en fonte, sur un bon lit d’oignons, avec quelques gousses d’ail, un bouquet garni et des tomates en automne ou du potiron en hiver ou de la courgette au printemps.
Coupez les racines en tronçons de 2 a 3 cm en fendant en deux les plus grosses. Ajoutez une demi-livre de champignons une demi-heure avant la fin de la cuisson, qui demande 1 heure à 1
heure et demie, à l’étouffée. Assaisonnez en ajoutant un peu de bonne huile crue, un filet de citron et du persil haché. On peut parfumer avec du safran ou de la muscade.

SALSIFIS AU BEURRE

Préparation: 5 minutes. Cuisson: de 10 a 15 minutes. Pour 4 personnes, prendre 1 boite 4/4 de salsifis, 40 grammes de beurre, 2 cuillerées à soupe de persil haché, sel, poivre.
Ouvrez la boîte de salsifis, égouttez ceux-ci et passez-les longuement sous l’eau tiède. Egouttez-les à nouveau . Faites chauffer doucement le beurre dans un sautoir, versez-y les salsifis, poivrez-les abondamment et salez-les, faites chauffer doucement en évitant au beurre de blondir. Lavez et épongez le persil, hachez-le. Versez les salsifis dans un légumier chaud, saupoudrez-les de persil et servez aussitôt.

SALSIFIS AU JUS

Cuire les salsifis dans du bouillon ou de l’extrait de jus de viande.

SALSIFIS AUX FINES HERBES

1 kg de salsifis, citron.
Sauce: 100 grammes de beurre, sel, poivre, 4 c. à soupe de fines herbes hachées. Nettoyez les salsifis et faites-les cuire. D’autre part, faites chauffer le beurre salé et poivré, jetez-y les salsifis égouttés, saupoudrez de fines herbes, mélangez et servez aussitôt.

SALSIFIS EN BEIGNETS

Préparation: 20 minutes. Repos de la pâte: 2 heures.
Pour 4 personnes prendre 800 grammes de salsifis, 2 poignées de gros sel, 2 cuillerées à soupe de vinaigre, 1 cuillerée à soupe de farine, sel, poivre.
Pour la pâte à beignets: 150 grammes de farine, 1 oeuf, 1 c. à soupe de cognac, 2 cuillerées à soupe de beurre, 1 dl de lait, 1 pincée de sel, 1/2 paquet de levure chimique. Préparez la pâte à beignets, faites fondre le beurre au bain-marie, mettez la farine dans un saladier et ajoutez le sel, 1 pincée de poivre, la levure chimique, le beurre fondu, le cognac et l’oeuf entier, mélangez bien tous ces éléments en les délayant peu à peu avec le lait, laissez la pâte reposer pendant 2 heures. Emplissez une bassine d’eau, ajoutez le vinaigre, épluchez
les salsifis, puis coupez-les en tronçons de 7 ou 8 centimètres et plongez-les au fur et à mesure dans l’eau vinaigrée. Préparez le blanc pour cuire les salsifis, faites bouillir 2 litres d’eau, ajoutez 2 poignées de gros sel, délayez une cuillerée à soupe de farine avec une d’eau et versez le mélange dans l’eau salée. Plongez alors les salsifis dans le blanc en ébullition et faites-les cuire pendant 30 à 45 minutes selon leur grosseur, égouttez-les et laissez-les refroidir. Faites chauffer la friture trempez les salsifis dans la pâte, puis dans la friture bien chaude. Lorsqu’ils sont gonflés et bien dorés, égouttez-les. Garnissez un plat creux de papier absorbant, disposez les beignets dessus, salez-les et servez-les bien chauds. Notre conseil: Accompagnez ces beignets d’une mayonnaise légère additionnée de fines herbes.

SALSIFIS EN FRICASSEE

Préparation 20 minutes, cuisson 40 minutes environ. Prendre 800 grammes de salsifis -mieux
s’ils sont noirs-, huile ou beurre, 1 oignon, 1 cuillerée de farine, 2 oeufs, 2 citrons, persil, sel.
Lavez et grattez les salsifis plongez-les au fur et à mesure dans de l’eau
additionnée de jus de citron. Coupez en tronçons de dix centimètres. Faites
blondir l’oignon émincé dans un peu d’huile et de beurre mélangés. Ajoutez les tronçons de salsifis bien essuyés, couvrez la casserole et faites cuire pendant un quart d’heure à feu modéré. A ce point, saupoudrez les salsifis de farine, remuez, mouillez de quelques cuillerées d’eau ou de bouillon. Laissez cuire plus ou moins une demi-heure selon la grosseur des racines. En fin de cuisson, versez sur les salsifis les oeufs battus en omelette, auxquels vous aurez ajouté le d’un citron et un peu de persil haché. Mélangez bien, éteignez le feu, servez aussitôt.

SALSIFIS EN SAUCE BLANCHE

1/2 litre de sauce blanche, 30 salsifis, sel, poivre. Couper les salsifis en tronçons de 5 cm. Les faire cuire, ajouter la sauce blanche aux légumes égouttés. Bien assaisonner.

SALSIFIS OU CROSNES EN SALADE :

Préparation 20 minutes, cuisson 40 minutes environ.
Prendre 800 grammes de salsifis, 100 grammes de langue écarlate, 100 grammes de jambon cru fumé, 2 oeufs durs, persil haché, restes de poulet rôti.
Pour la sauce: 2 petites cuillerées de moutarde, 2 cuillerées de vinaigre, 4 cuillerées d’huile, sel, poivre.
Lavez les salsifis, grattez-les, coupez-les en tronçons de 3 centimètres,
lavez-les de nouveau, puis faites-les cuire à l’eau bouillante salée 40 minutes environ. Egouttez-les, laissez-les refroidir. Procédez de la même façon si vous utilisez des crosnes. Préparez la sauce: Mettez dans un bol la moutarde, le sel et le poivre, et délayez-les soigneusement avec le vinaigre, ajoutez l’huile lentement en continuant à délayer. Mettez cette sauce de côté. Coupez en morceaux assez petits le jambon, les restes de poulet rôti, la langue écarlate et les oeufs durs. Dans un saladier, mettez les salsifis -ou les crosnes-, puis
la viande coupée en morceaux, enfin la sauce. Mélangez en faisant attention à ne pas écraser les salsifis. Un peu avant de servir, saupoudrez la salade de persil haché. Cette salade peut être préparée plusieurs heures à l’avance. Il suffit de couvrir le saladier avec une assiette pour que la surface ne se dessèche pas.

SALSIFIS SAUCE MOUSSEUSE :

Pour 6 personnes: Salsifis.
Pour la sauce: 400 grammes de beurre clarifié, 5 jaunes d’oeufs, 2 citrons, sel, poivre de Cayenne. Temps de préparation: 10 minutes.
Temps de cuisson: 30 minutes environ.
Cuire les salsifis. Egoutter, tenir au chaud. Clarifier le beurre: Le faire
fondre à feu très doux. L’écumer et ne se servir que de la partie liquide du
beurre en laissant au fond le petit lait et les déchets.
Préparation de la sauce: Dans une cocotte en verre culinaire, largement évasée, mettre les jaunes
d’oeufs trois demi-coquilles d’oeuf d’eau froide un peu de sel et une pointe de couteau de poivre de Cayenne. Mettre la casserole dans un bain-marie tenu chaud mais non bouillant. Battre au fouet continuellement. Le mélange doit devenir épais, mousseux, crémeux. Si la cuisson est trop rapide, retirer la cocotte du bain-marie et continuer à fouetter hors du feu, puis la remettre au bain-marie, sans cesser de fouetter. Lorsque le mélange est à point, retirer du bain-marie et laisser un peu refroidir sans cesser de fouetter. Ajouter peu à peu le beurre clarifié. Pour réussir la sauce, il faut que le beurre et les oeufs soient à peu près à la même température. Disposer les cotes de blettes dans un légumier chauffé. Ajouter le jus de citron à la sauce et verser celle-ci sur les salsifis. Servir aussitôt.

SALSIFIS SAUCE POULETTE

Cuire les salsifis. Les accompagner d’une sauce poulette.
1/3 de litre de sauce blanche, 100 grammes de petits oignons, 50 grammes de beurre, 1 jus de citron, 1 dl de vin blanc, 1 jaune d’oeuf.
Sauce blanche dans laquelle on fait cuire des petits oignons. On ajoute au
moment de servir un jus de citron, du vin blanc et on lie avec le beurre et le jaune d’oeuf.

Variante SALSIFIS SAUCE POULETTE : 30 grammes de farine, 30 grammes de beurre,
2 décilitres d’eau ou de bouillon, sel, une pincée de poivre blanc, 2 jaunes d’oeufs, 2 cuillerées à soupe de lait.
Préparez une sauce blanche avec la farine, le beurre, le bouillon et les
épices. Délayez les jaunes d’oeufs avec le lait et incorporez-y la sauce.
Remettez sur le feu jusqu’au premier bouillon. Dressez les salsifis cuits sur un plat et nappez avec la sauce. Variante on peut ajouter à la sauce, en fin de préparation, une cuillère à café de concentré de tomates.
Variante on peut ajouter de la noix de muscade.

SALSIFIS SAUTES

Préparation: 40 minutes.
Cuisson: 2 heures 30 salsifis, persil, 60 grammes de beurre, sel, poivre.
Faire cuire les salsifis à l’eau salée. Les égoutter, faire sauter dans une
sauteuse ou une poêle, mais au beurre bien chaud pendant environ 10 minutes.
Lorsqu’ils sont rissolés, saler, poivrer et servir avec persil haché.

SALSIFIS SAUTES PROVENÇALE

Préparation: 35 minutes.
Cuisson: 1 h 40 minutes soit 25 minutes en autocuiseur. Pour 4 personnes, prendre 1 kilo de salsifis, un verre de vinaigre, 8 cl d’huile d’olive,
2 gousses d’ail, un bouquet de persil, une boîte de sauce à la tomate fraîche,
gros sel, poivre frais moulu.
Epluchez les salsifis à l’aide du couteau-économe, coupez-les en tronçons de 4 à 5 cm de longueur, jetez-les dans une terrine d’eau fraîche, additionnée du vinaigre. Egouttez-les, faites-les cuire 1 heure 30 soit 25 minutes en
autocuiseur à l’eau bouillante salée. Hachez l’ail et le persil. Egouttez les
salsifis avec soin. Chauffez l’huile dans une sauteuse. Quand elle est bien
chaude, jetez-y les salsifis. Faites-les revenir 5 minutes puis mouillez-les
avec la sauce à la tomate. Saupoudrez-les avec l’ail et le persil hachés,
poivrez. Laissez mijoter 5 minutes. Servez très chaud.

SALSIFIS – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Recette ” Dorade en papillote aux salsifis” qui est un mariage de goût et de raison.

Pour 4 personnes, prendre 1 Dorade de
1 kilo environ, 1 boîte 4/4 de Salsifis
1 citron vert, 8 tomates cerises,
quelques brins de Cerfeuil, 2 c. à soupe d’huile d’olive, sel et poivre du moulin.
Préparation : Faire écailler et vider la dorade par le poissonnier. Vider la boîte de salsifis, les rincer et les égoutter. Saler et poivrer l’intérieur de la daurade, et la faire cuire à la vapeur pendant 25 minutes.
Pendant ce temps, préchauffer le four à 210° C soit th. 7. Confectionner une papillote de papier sulfurisé ou de papier aluminium pouvant recevoir la dorade et les légumes. Huiler la papillote légèrement avec un peu d’huile d’olive, et y déposer la dorade précuite. Ajouter les salsifis, le citron vert coupés en fines tranches, les tomates cerises et le cerfeuil. Saler et poivrer et asperger du restant d’huile d’olive. Refermer la papillote et faire cuire au four chaud
10 minutes.
Présentation: Servir aussitôt. Si vous le désirez, vous pouvez servir a part une simple sauce confectionnée de jus de citron vert et d’huile d’olive à parts égales, agrémentée de quelques peluches de cerfeuil.
Pour continuer sur des idées d’accompagnement, je vous suggère aussi le safran qui se marie formidablement bien avec les salsifis.
Salsifis au safran : Pour 4 personnes, prendre 800 grammes à 1kg de salsifis,
1 citron, 1 oignon, 1 gousse d’ail,
1 c.s. de beurre, du sel, du poivre,
2 dl bouillon de légumes, 2 dl de crème
1 sachet de safran, 2 c.s. de fines herbes hachées telles le persil, ciboulette, sauge, basilic etc.
Laver les salsifis à la brosse sous l’eau courante. Les peler généreusement avec des gants et les déposer dans de l’eau citronnée pour éviter l’oxydation.
Les couper en bâtonnets, hacher l’oignon et l’ail. Les faire étuver dans le beurre chaud, ajouter les légumes et bien faire revenir en remuant
Assaisonner avec le sel et le poivre, mouiller avec le bouillon. Cuire à couvert environ 15 à 20 minutes.
Ajouter la crème et le safran et cuire encore 10 minutes pour terminer la cuisson des salsifis. Dresser et saupoudrer de fines herbes.

Variante : Utiliser des panais en lieu et place des salsifis

Radis

Radis

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RADIS – HISTOIRE

Les radis étaient probablement connus, dans nos contrées, dès l’époque néolithique. On pense qu’ils proviennent d’Extrême-Orient : on en trouve trace dans un écrit chinois remontant au XIe siècle avant notre ère. Les radis étaient probablement connus, dans nos contrées, dès l’époque néolithique. On pense qu’ils proviennent d’Extrême-Orient : on en trouve trace dans un écrit chinois remontant au XIe siècle avant notre ère (le texte donne la recette des tranches de carpe crue, macérées avec radis, gingembre et herbes aromatiques…).
Les anciens Egyptiens étaient eux aussi amateurs de radis. Si l’on en croit Hérodote, les bâtisseurs de pyramides se régalaient d’oignons, de poireaux et de radis. Les Grecs, qui offraient des légumes à leurs dieux, leur présentaient des radis… en or, accompagnés de navets d’argent et de betteraves coulées en plomb : une façon de rendre les végétaux impérissables ! Le radis était spécialement dédié à Apollon, et on en connaissait déjà au moins trois variétés différentes.
Mais c’est du latin “radix” (racine) que le radis “Raphanus Sativus” tire son nom commun. Les Romains, qui en cultivaient de nombreuses variétés, rondes ou allongées, vont répandre le radis à travers tout leur empire. Plus tard, dans ses Capitulaires, Charlemagne recommandera aux régisseurs de ses terres la culture de cette excellente racine. Au Moyen Age, les radis étaient volontiers proposés à la croque au sel… mais les radis de cette époque étaient probablement assez éloignés de ceux que nous connaissons aujourd’hui. Croisements et sélections ont permis d’obtenir, depuis quelques décennies, ces excellentes variétés fraîches et croquantes que nous dégustons à présent.

RADIS – VERTUS

Les radis sont appréciés pour la variété et l’agrément qu’ils apportent dans les menus. Ils constituent un hors-d’ouvre de crudités très intéressant nutritionellement, et dont la valeur énergétique reste modeste, si on veille à les consommer sans excès de pain et de beurre !

Ils participent utilement à la recharge minérale et vitaminique de l’organisme
-notamment pour leur apport en potassium, magnésium, calcium, vitamine C-. Ils renforcent la teneur en fibres alimentaires du régime. Enfin, comme les autres légumes crucifères, ils contribuent à la prévention du cancer.
Les substances protectrices du radis :
Comme tous les légumes crucifères, les radis renferment des composés soufrés dotés de propriétés originales et intéressantes :
Des glucosinolates, qui donnent naissance à des sénevols ayant une action anti-microbienne.
Des isothiocyanates de phényléthyle et de benzyle, dont les effets protecteurs vis-à-vis du cancer sont reconnus.
La couleur des radis : La couleur des radis est due à des pigments rouges ou pourpres, les anthocyanes. Ils sont présents essentiellement en surface plus ou moins abondants selon les variétés. Ces pigments font partie du “facteur vitaminique P”, qui renforce dans l’organisme l’action de la vitamine C, et augmente la résistance des petits capillaires sanguins. Les anthocyanes ont la particularité de changer de couleur en fonction du pH du milieu dans lequel ils se trouvent : Plus le pH est acide, plus ces pigments sont rouges, tandis qu’en milieu neutre ou basique, ils virent au violet. Pour obtenir des radis d’une belle teinte rouge vif, il suffit donc de les laver dans une eau légèrement citronnée !

Les fanes des radis : Elles contiennent de bonnes quantités de provitamine A, d’acide folique, de vitamine C et de fer. D’où l’intérêt de croquer le “vert” bien frais des radis… ou de le transformer en un délicieux potage !
Radis et digestibilité : Les composés soufrés du radis en particulier les gucosides sont responsables de sa saveur piquante très caractéristique. Ces substances stimulent les sécrétions digestives et l’appétit, mais sont plus ou moins bien tolérées selon les consommateurs. Pour améliorer la tolérance il est conseillé de choisir les radis plutôt jeunes et petits, de les consommer bien frais, et de bien les mastiquer.

Légendes et croyances : Chez les anciens Grecs, les radis étaient réputés efficaces pour calmer la toux et arrêter les hémorragies. Au XIIIe siècle, Albert le Grand, célèbre alchimiste, déclarait que le mélange de jus de radis, de blanc d’oeuf et de graines de psyllium pulvérisées rendait insensible au feu et permettait de saisir à mains nues le fer chauffé au rouge… Enfin, les croyances populaires déclarent les radis souverains pour lutter contre la nervosité, fortifier les dents, les ongles et les cheveux.

RADIS – SAVOIR ACHETER

Bien vert, le feuillage des bottes de radis est un gage de fraîcheur. Les racines doivent être bien fermes.
Ne vous laissez pas influencer par leur couleur ou leur forme qui ne donnent aucune indication sur leur “piquant,et tous les radis roses de la terre pourraient nous faire un ballet…rose bien entendu…

Les radis roses se conservent quatre-cinq jours dans le bac à légumes du réfrigérateur mais consommez-les le plus rapidement possible car ils doivent toujours être très frais.

Le radis noir peut se stocker quelques jours de plus, dans le réfrigérateur ou au cellier. Pour optimiser sa conservation, enveloppez-le dans un linge humide. Tout simplement : Coupez les fanes que vous pouvez réserver et les racines des radis roses, lavez sous le jet d’eau du robinet avant de servir pour une dégustation à la croque au sel.
Le radis noir s’épluche au couteau économe puis se tranche en très fines lamelles : Ainsi ce légume – condiment conserve son croquant tout en perdant un peu de son “mordant”.

Le radis a un apport calorifique de 21 pour 100 grammes. Le radis qui fait partie des crucifères potagères, est cultivé par sa racine charnue, de forme et de couleur variable. Les petits radis, ou radis de tous les mois, qui sont les plus recherchés, ont une racine tendre et peu développée, ronde, demi-longue ou longue. Les radis d’été et d’automne, à croissance moins rapide, sont plus volumineux et de saveur plus forte. Les radis d’hiver atteignent parfois le volume d’un navet, la chair en est ferme, compacte et de saveur forte , ils se conservent tout l’hiver, ceux à peau noire sont nommés à tort raifort.

Le radis est agréable à déguster en hors-d’oeuvre, il est plein de calcium et de nombreux sels minéraux, ainsi que des vitamine B et C.
Le petit radis est un légume peu nutritif eau 93%,matières azotées 1%, matières hydrocarbonées 5%, mais rafraîchissant. Sa chair est tendre et croquante, agréable. Il est apéritif, diurétique et antiscorbutique. Il contient une essence sulfurée qui lui donne sa saveur. Il occasionne parfois des renvois, que l’on peut arriver à supprimer en mangeant les radis pelés. Leur préparation laisse 33% de déchets.

RADIS – CUISINE TRADITIONNELLE

Le radis, petit légume du printemps.

Du latin Radix, sorte de racine comestible, et en vieux français Raïz, qui donnera raifort -racine forte-.
Faibles en calories soit
15 kcal/100 grammes, le radis est très riche en vitamine C et sels minéraux, c’est aussi un diurétique.

Les longs, les ronds, les rouges ou les roses…
Rouges, ils sont piquants et croquants. Longs, ils sont tendres et doux, plus ils sont gros, plus ils sont piquants et risquent d’être creux.

Crus ou cuits et oui !
Cuits crus avec les fanes, en salade, à l’apéritif pour les petits creux, régime, croque au sel, etc.
Cuits en légumes : Coupés en rondelles, sautés dans de l’huile d’olive avec du persil, ils peuvent remplacer les navets. Il y a aussi les fanes, pleines de vitamines : En potages, soupes ou veloutés, purée, à la vapeur, à l’étuvée. Quel délice !

En potage:

Pour 4 à 5 personnes,
prendre 1 Botte de fanes de radis,
1 litre d’eau, 4 pommes de terre,
1 oignon, du sel, poivre, thym.
Progression et préparation : Laver les fanes. Cuire dans l’autocuiseur 15 minutes l’ensemble, préalablement rincé et entier. Rincer et mixer le tout.
Servir avec du beurre, crème fraiche ou gruyère avec des croutons de pain.

RADIS – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Pour tout savoir sur le radis :
Le radis, ou “Raphanus Sativus”, tire son nom commun du latin “radix”, qui signifie racine. Les variétés de radis que nous consommons ont des formes et des couleurs très variées, car elles proviennent du croisement entre différentes espèces sauvages de radis -originaires d’Asie ou d’Europe-.
Il existe trois familles de radis :
Les petits radis : Ou “radis de tous les mois”. Ils peuvent être parfaitement bicolores ou avec une toute petite part de blanc. Ils sont produits toute l’année grâce aux nombreuses variétés qui existent, adaptées aux différentes conditions climatiques.
Les radis noirs : Ce sont des radis longs et trapus. Ils sont moins communs et certaines variétés deviennent rares.
L'”Ovale de Munich” : A racine blanche ou le “Jaune d’or ovale” en forme de toupie. Ces radis sont produits de septembre à mars.
Les radis japonais : Ou “daïkon”. Ce sont de longues racines, blanches et coniques. Ils sont originaires d’Asie et sont souvent vendus avec le nom de navet.

Lavez vos radis à l’eau et dégustez les juste ” à la croque au sel “. Donnez une pointe d’originalité en mixant votre beurre avec des filets d’anchois ou quelques aromates comme l’estragon, ciboulette et cerfeuil.

A la façon Russe : Coupez vos radis en rondelles, salez les et mettez les à dégorger 30 minutes dans une passoire. Mélanger les rondelles avec de la crème fraîche et de la ciboulette ciselée et un brin d’aneth. Servez en salade, avec des harengs marinés.

Pensez aussi aux radis dans vos brochettes, avec du fromage et des tomates cerises.

Les fanes de radis agrémentent bien les potages. Cuisez vos pommes de terre à l’eau bouillante salée pendant 15 minutes. Ajoutez vos fanes lavées et cuisez encore 5 minutes. Mixez et ajoutez de la crème fraîche et du beurre.

A la Japonaise : Tranchez vos radis japonais en fines rondelles et mettez les en saumure ou confites dans de la sauce de soja.

RADIS – ASTUCES ET RESTES

Pour choisir de bons radis, choisissez vos bottes de radis avec un feuillage vert et frais et des racines fermes. Aujourd’hui, les variétés des radis ont des couleurs et des formes variées, qui n’ont pas de lien avec leur goût ou leur “piquant”.

Pour bien conserver vos radis, les radis rouges sont toujours meilleurs le plus frais possible, alors consommez les de préférence dès leur achat. Cependant, vous pouvez les conserver 4 à 5 jours dans le bac à légumes de votre réfrigérateur.

Pour préparer de beaux radis, coupez les feuilles -que vous pouvez conserver pour des potages- et les racines des radis. La couleur des radis est due à des pigments végétaux rouges, les anthocyanes. Ces pigments changent de couleur en fonction du pH : En milieu acide, les pigments sont rouges, alors qu’en milieu neutre ou basique, ils deviennent violet. Ainsi, pour obtenir de beaux radis, bien rouge vif, lavez les dans une eau légèrement citronnée !
Coupez ensuite en quatre le sommet des radis et trempez-les une demi heure dans de l’eau glacée, légèrement salée : Alors, les lamelles de radis s’écartent et se recourbent joliment !

Confiture de radis noir – Turkestan-

Peler et couper en lanières des radis noirs. Les cuire à l’eau jusqu’à évaporation totale de cette eau. Fondre un verre de miel. Lorsqu’il commence à bouillir y jeter les tranches de radis noir et cuire jusqu’à coloration roussâtre. Mettre en pots. Poudrer de gingembre et fermer.

Hors-d’oeuvre au radis

1 radis noir,
1 de chou blanc, 3 carottes sauce vinaigrette. Epluchez le radis coupez-le en bâtonnets. Coupez le chou en lamelles saupoudrez le tout de sel et laissez macérer 1 heure. Rincez et égouttez. Disposez les légumes dans un plat à hors-d’oeuvre ajoutez les carottes râpées et arrosez de vinaigrette aux herbes.

Potage aux fanes de radis

Hachez grossièrement les fanes d’une botte de radis. Faites-les étuver à feu doux dans une casserole avec du beurre. Mouillez avec 1 litre d’eau bouillante salée. Ajoutez 3 belles pommes de terre coupées en morceaux. Laissez cuire 30 minutes. Passez à la moulinette ou mieux au mixeur. Ajoutez un bol de lait bouillant et une noix de beurre juste au moment de servir.

Radis au vinaigre

Nettoyez et équeutez des radis. Coupez-les en deux s’ils sont trop gros. Saupoudrez-les de sel et laissez-les macérer pendant quelques heures. Passez-les sous l’eau du robinet et séchez-les. Faites bouillir du vinaigre avec du sel soit 20 grammes pour 1 litre, thym, laurier et clous de girofle. Ajoutez les radis laissez-les cuire pendant une minute et mettez-les dans des bocaux. Faites bouillir le vinaigre et versez-le refroidi sur les radis.

Radis noir à la crème Pelez un radis noir râpez-le faites-le dégorger au sel puis mélangez-le à de la crème fraîche.
Salade de radis au fromage 1 radis noir, 150 grammes de gruyère sauce vinaigrette persil et ciboulette hachés. Epluchez le radis coupez-le en rondelles et mélangez-les au gruyère coupé en dés. Arrosez de vinaigrette et saupoudrez d’herbes. Vous pouvez ajouter 1 oignon finement émincé.
Salades de radis noir Pour 4 personnes. Le radis noir peut s’accommoder: Tel quel en salade après avoir été pelé et coupé en rondelles.
On le sert aussi avec du fromage blanc.
Il peut être râpé pour relever une purée de pommes de terre. Pour qu’il soit plus digeste il convient de le faire dégorger au préalable dans du sel -les tranches sont saupoudrées de sel et macèrent 1 heure puis sont rincées-.

Soupe Pelou

Faire cuire les fanes d’une botte radis avec 4 ou 5 pommes de terre. Passer et délayer avec le jus de cuisson saler poivrer muscader. Servir brûlant sur des croûtons rôtis au beurre couverts d’une fine tranche de saucisson à l’ail. Avec toutes ces idées, je pense qu’il ne doit plus vous rester trop de radis dans le réfrigérateur…

Pomme de terre

Pomme de terre

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POMME DE TERRE – HISTOIRE

Une histoire pays par pays !!!

En effet la pomme de terre connait une histoire différente selon l’endroit de la planète ou elle se mange…Elle traverse l’Atlantique vers 1570, avec les conquistadores espagnols de retour des Amériques.

Elle se diffuse timidement depuis l’Espagne, d’abord vers l’Italie et les états pontificaux, puis vers le sud de la France et l’Allemagne.

Elle fait une seconde entrée en Europe au milieu du 16ème siècle, cette fois-ci par l’Angleterre où l’a ramené l’aventurier Raleigh.

C’est d’Angleterre qu’elle partira coloniser l’Amérique du Nord. Elle est introduite en France dès le début du 16ème siècle, au sud par Olivier de Serres, sous le nom de “cartoufle” et par l’est, par Charles de l’Escluze.

Si elle s’implante assez rapidement dans la plupart des pays d’Europe, grâce, si l’on peut dire à la guerre de Trente Ans qui les ravage à partir de 1618, elle est longtemps boudée en France, et réservée à l’alimentation des animaux.

Ce n’est qu’au 18ème siècle, grâce à la ténacité et l’ingéniosité d’Antoine- Augustin Parmentier, pharmacien aux armées, que ses qualités sont enfin reconnues.

Parmentier avait pu apprécier les vertus nutritives de la pomme de terre pendant qu’il était en captivité en Prusse. Il les recommande donc pour résoudre le problème des famines endémiques qui ravageaient encore la France à cette époque.

Il va plus loin encore en plantant des champs de pommes de terre aux alentours de Paris et en obtenant du roi qu’ils soient gardés le jour seulement par des soldats. La nuit, attirés les habitants dérobent les précieux tubercules et en assurent ainsi la publicité.

Le couronnement de l’action promotionnelle de Parmentier est le dîner qu’il offre au roi et à la reine en 1785 et au cours duquel ne sont servis que des plats comportant des pommes de terre.

Son implantation ne fait ensuite que progresser en France et en Europe, puis dans le monde entier. Son importance était devenue telle qu’en Irlande, vers 1850, une attaque de mildiou, et l’attitude des Anglais, provoqua la mort d’un million de personnes et l’émigration en Amérique d’un million d’autres.

Dès son arrivée en Europe, la pomme de terre surprend par la diversité de ses formes et de ses couleurs. Les variétés rouges sont les premières à entrer par l’Espagne, tandis que les jaunes arrivent par l’Angleterre.

Les botanistes travaillent à leur amélioration et leur nombre se multiplie rapidement. Parmentier en cite une quarantaine en 1777 et en 1846, un premier catalogue en recense 177.

C’est Henry de Vilmorin qui procède le premier à leur classification dans la seconde moitié du 19ème siècle. Il retient trois catégories, selon leur forme: les Patraques, sphériques, les Parmentières, ovoïdes, et les Vitelottes, cylindriques! Il y ajoute rapidement des critères de germes et de fleurs et son célèbre catalogue de 1881 signale 630 variétés, pour la plus grande part nouvelles, tant le renouvellement est déjà rapide.

Pendant longtemps, les pommes de terre n’ont été mangées que bouillies ou rôties. La première recette connue est allemande et date pourtant de 1581: c’est à peu près celle des roestis actuelles et plusieurs modes de préparation plus savoureux sont cités à Liège au cours du 17ème siècle.

En 1865, le “Grand dictionnaire de cuisine” d’Alexandre Dumas donne 15 recettes de pommes de terre. Dès le 19ème siècle, donc, la pomme de terre a gagné : elle est sur toutes les tables, des plus populaires aux plus bourgeoises, et dans les meilleurs restaurants. Elles ne les quitteront plus, renouvelant sans cesse leur présentation et leur préparation.

Au 19ème siècle également, d’un légume de jardin, la pomme de terre devient une grande culture. Sa production passe de 1,5 million de tonnes en 1803 à 11,8 millions en 1865. Elle augmente progressivement jusqu’à atteindre plus de 16 millions de tonnes à la fin des années 30.

Après la guerre, la production connaîtra son maximum en 1960, avec, environ 14 millions de tonnes récoltées sur 840 000 hectares, avant de décliner régulièrement, à 7 millions de tonnes pour 320 000 hectares en 1970, 5,5 millions de tonnes et 190 000 hectares en 1980 et, malgré le développement des produits industriels, 4,5 millions de tonnes en moyenne aujourd’hui sont cultivées sur un peu plus de 110 000 hectares.

Désormais, elles, sont encore appréciées par tous et constituent un aliment majeur dans l’assiette de la plupart des européens et des français.

POMME DE TERRE – VERTUS

Des vertus des plus étonantes!

Auriez vous pensez que ce tubercule, tant connu de notre alimentation quotidienne ait tant d’effets miracles !!!

Anciennement la pomme de terre était glissée dans les bas de laine et entourées autour du cou pour diminuer les douleurs du torticolis ou des maux de gorge.

De nos jours, la pomme de terre est reconnue antiacide, antispasmodique, antiscorbutique, en cataplasme elle diminue les inflammations, les ecchymoses et les coups de soleil.

Bouillie, elle fait passer les calculs biliaires. Elle est également cicatrisante, diurétique, exellente contre l’arthrite, préventive contre les attaque coronariennes, diminue les douleurs oculaires et la névralgie et enfin elle est reminéralisante.

La valeur nutritive pour une pomme de terre moyenne de 150 grammes est d’environ:

– calories: 150
– Hydrates de carbone
– amidon
– Matières grasses: 0.2g
– Fer
– Fibres
– Glucides
– Vitamines C
– Vitamines B
– Sels minéraux
– Magnésium
– Potassium

POMME DE TERRE – SAVOIR ACHETERCOMMENT CHOISIR…

On ne doit pas parler de la pomme de terre, mais des pommes de terre. En effet, on trouve en magasins de nombreuses variétés de pommes de terre (140 cultivées en France), chacune avec ses spécificités et ses aptitudes culinaires. Ce large assortiment multiplie les possibilités de préparation et d’utilisation.

Pour faciliter votre choix, 4 familles : Nature, Familiale, Tradition, Créative, rassemblent les modes de préparation.
Nature, pour les déguster purement et simplement, en toute légèreté !

Elles s’adressent à toutes celles et ceux qui souhaitent profiter des atouts nutritionnels et diététiques des pommes de terre qui leur apporteront l’énergie sans les calories.

Des cuissons simples préservent saveurs et vitamines : à l’eau, à la vapeur, au barbecue, en papillotes.

Familiale, pour renouveler vos plats préférés!
On peut avoir une grande famille à nourrir et ravir chacun avec des recettes simples et étonnantes par leur diversité. Les pommes de terre se déclinent ici, facilement et rapidement, même en grande quantité.

Retrouvez le bon goût de la préparation maison, économique et unanimement appréciée en frites, purée ou potage.

Tradition, pour renouer avec la gastronomie régionale, les plats intemporels et traditionnels qui font toujours le bonheur des fins gourmets.

Les pommes de terre ont signé un pacte avec la bonne cuisine et les saveurs d’hier et d’aujourd’hui.

Mijotées, au four en accompagnement de viandes ou de poissons, en tartiflette ou en cocotte.

Créative, à découvrir avec curiosité ! dans des recettes modernes, qui séduiront les femmes soucieuses de réussir rapidement des plats à grand effet avec un petit plus d’originalité, retrouvez les tourtes, les gratins, les poêlées…

Ici les pommes de terre prouvent qu’elles sont aussi les reines du plat “tout-en-un” grâce à des associations culinaires inédites ?

Quelques variétés célèbres :

* Amandine :
Elle est née après 15 ans de recherches d’un croisement entre Mariana et Charlotte. Inscrite au catalogue des variétés en 1994, elle plait à l’oeil comme au palais. C’est dans l’ile de Ré (aulourd’hui en A.O.C.) qu’ont été cultivées les premières Amandine.
* Belle de Fontenay :
Elle est apparue à Fontenay-sous-Bois et a été inscrite au catalogue des variétés en 1935. Elle porte aussi le nom de Hénaut et de Boulangère. On l’utilise pour les salades, pommes vapeur et pommes rissolées.
* BF 15 :
Elle est née en 1947 d’un croisement de Belle de Fontenay et de Flava. On l’utilise en gratins, pommes vapeurs et pommes rissolées.
* Bintje :
Elle est née aux Pays-Bas en 1905. C’est la plus vendue en France. Sa chair farineuse convient pour les potages, les frites et les purées.
* Bleue d’Auvergne :
Variété tardive du Massif Central attestée depuis très longtemps.
* Bonnotte :
Elle a été régénérée par l’I.N.R.A. en 1994. Elle est plantée le 2 février sur un lit de goémons dans l’ile de Noirmoutier pour être récoltée 90 jours plus tard. Sa rareté dans les années 95 et 96 en avait fait un produit de luxe qui avait atteint le prix incroyable de 3000 F lors d’une vente aux enchères.
* Charlotte :
Elle est née en Bretagne en 1981 d’un croisement de Danaé et de Hansa. On l’utilise pour les salades, pommes vapeur et pommes rissolées.
* Estima :
Elle est née en 1981 d’un croisement d’hybrides non commercialisés. On l’utilise pour les potages, pommes au four, frites, ragoûts et purées.
* Francine :
Elle a été inscrite au catalogue des variétés en 1993. On l’utilise pour les salades, pommes vapeur et gratins.
* Institut de Beauvais :
Elle a été obtenue à l’Institut d’Agriculture de Beauvais en 1884. Elle a un tubercule en forme de coeur, pomme de terre jaune saumonée teinté de rose autour des yeux et à chair presque blanche.
* Manon :
Elle est née en 1987 d’un croisement entre Ukama et un hybride. On l’utilise pour les potages, pommes au four, frites, ragoûts et purées.
* Pompadour :
Elle est née en 1992 d’un croisement entre Roseval et BF 15 à la station de Breteville. On l’utilise pour les salades, pommes vapeur et pommes rissolées.
* Ratte :
Elle est née en 1870 et inscrite au catalogue en 1935. Initialement appelée Quenelle de Lyon, Corne de Bouc ou Corne de mouton, elle avait presque entièrement disparu avant d’être remise à la mode par des grands cuisiniers.
* Roseval :
Elle est née en 1950 d’un croisement entre Rosa et Vale. On l’utilise pour les salades, pommes vapeur, gratins et soufflés.
* Samba :
Elle est née en 1989 d’un croisement entre Roseval et Baraka. On l’utilise pour les potages, pommes au four, en robe des champs et en purées.
* Vittelotte noire :
Elle est attestée avant 1815. Variété tardive estimée pour sa chair ferme d’un violet presque noir, en ragoût, gratin et salade panachée.

POMME DE TERRE – CUISINE TRADITIONNELLE

COMMENT LES CONSERVER …

Bien conserver les pommes de terre c’est éviter qu’elles ne germent trop rapidement, qu’elles verdissent ou qu’elles noircissent …

Durant la conservation, il faut éviter les températures trop élevées qui favorisent l’apparition de germes, ainsi que les températures trop basses qui occasionnent un goût sucré.

Il est donc recommandé de choisir un endroit frais 6 à 8 °C, comme le bac à légume du réfrigérateur.

Les pommes de terre doivent être stockées à l’abri de la lumière pour éviter qu’elle ne verdissent et prennent un goût amer.

Faire de la vraie purée de pommes de terre.

Familiale, le vrai goût du fait-maison pour le plaisir des petits et des grands.
Pomme de terre la Solanum tuberosum :

Tubercule d’une plante originaire d’Amérique du Sud utilisé de mille et une façons en cuisine. La pomme de terre se consomme toujours cuite, car elle est composée à près de 20% d’amidon non digestible, qui se transforme en sucre à la cuisson.

La pomme de terre est beaucoup plus qu’un légume d’accompagnement, elle est également à la base de nombreuses préparations tels l’aligot, le gratin dauphinois, la goulache, le rösti suisse ou le ragoût irlandais.

Bien entendu, elle accompagne presque toutes les viandes, volailles et poissons. Son goût parfois jugé fade peut être relevé avec du fromage, de l’oignon, des fines herbes ou des aromates.

Elle s’incorpore bien aux potages, ragoûts et omelettes. C’est un ingrédient de base des croquettes, des quenelles et des gnocchis.

On la transforme en fécule pour la pâtisserie, la charcuterie, les puddings et elle sert d’agent de liaison et d’épaississement.

C’est l’ingrédient de base de la vodka.

La pomme de terre supporte divers modes de cuisson, elle peut notamment être cuite à l’eau, à la vapeur ou au four, être frite, rissolée ou réduite en purée.

Les pommes de terre contenant le moins d’humidité donnent de meilleurs résultats à la friture.

À l’achat, choisir des pommes de terre fermes et intactes, exemptes de germes et de parties vertes. L’exposition de la pomme de terre à la lumière ou au soleil entraîne la formation de taches vertes ou vert foncé. Ces parties vertes donneront un goût amer à la pomme de terre.

Bien brosser la pomme de terre si on la cuit avec sa peau, enlever les yeux et toute trace de verdissement.

La pomme de terre nouvelle n’a pas besoin d’être pelée.

La chair de la pomme de terre noircit au contact de l’air. Pour éviter le noircissement, la cuire dès qu’elle est coupée ou la mettre dans l’eau froide jusqu’au moment de l’utiliser.

Ce bref trempage permet aussi de prévenir l’effritement de la pomme de terre si on renouvelle l’eau pour la cuisson.

Faire bouillir les pommes de terre avec leur peau pour éviter tout contact entre la chair et l’eau.

Eplucher, déposer sur une tôle à biscuit et faire sécher au four. Laisser tiédir un peu puis passer à la moulinette. Ajouter un peu de lait et une noix de beurre. Assaisonner, c’est prêt !

Une vraie purée de Grand – mère !!!

Purée de pommes de terre :
Le temps de préparation total : 25 minutes, pour 4 personnes.

Prendre 5 grosses pommes de terre épluchées, lavées, en quartiers
5 cl soit 3 cuillères à soupe de beurre,
6 cl soit 1/4 tasse de lait chaud,
1 pincée de muscade,
Du sel et du poivre blanc.

Placer les pommes de terre dans une casserole remplie d’eau froide salée. Couvrir et porter à ébullition. Cuire à feu moyen.

Bien égoutter les pommes de terre cuites et les remettre dans la casserole vide.

Les faire sécher à feu très doux pendant 2 minutes.

Enlever les pommes de terre de la casserole et les passer à travers les mailles d’une fine passoire en les écrasant avec une fourchette, ou utiliser un moulin à légumes. Surtout pas de mixer ou appareil de ce genre, une bonne purée se fait à la main…

Remettre la purée de pommes de terre écrasée dans la casserole. Ajouter beurre et lait chaud.

Saler, poivrer et ajouter la muscade, bien incorporer en mélangeant à la cuillère de bois. Servir aussitôt.

POMME DE TERRE – MICRO-ONDES

Elles se cuisent très bien au micro-Ondes

La pomme de terre est un plante vivace, à fleurs blanches ou violettes, produisant une tige souterraine vivace ou stolon, dont les extrémités, gonflées par des réserves d’amidon, forment les tubercules ou pommes de terre.

La cuisson au micro-ondes est parfaite si on prend soin de les passer sous l’eau. Puis, on les enveloppe chacune dans un film étirable de cuisine et on les mets à cuire dans l’appareil en les laissant environ 10 minutes par kilo.

Quand elles sont cuites les retirées du film en plastique et les réserver au chaud. Attention elles se refroidissent aussi vite qu’elles ont cuites.

Il faudra donc les garder au chaud si on ne les utilise pas de suite.

Toutes ces variétés se cuisent parfaitement bien au micro-ondes.
* Amandine
* Belle de Fontenay
* Bintje
* Bonnotte
* Charlotte
* Institut de Beauvais
* Ratte

POMME DE TERRE – ASTUCES ET RESTES

La salade nous sauve toujours !

Des restes de pommes de terre ?
Pensez à la solution de facilité qui est une bonne salade campagnarde…

Couper les pommes de terre en gros carrés, ajouter des oeufs par quarts, des cornichons, des lardons, des échalotes et une bonne vinaigrette.
Rien de plus facile, rapide, et bon!

Quelques trucs et conseils :

* La cuisson à l’eau se fait dans de l’eau froide salée. Les pommes de terre doivent être cuites avec leur peau pour conserver les sels minéraux et les vitamines.
* Les pommes de terre doivent être conservées à l’abri de la lumière pour éviter leur verdissement. Eviter les températures trop élevées qui favorisent la germination ou trop basses qui donnent un goût sucré.
* Eviter les chocs, ils provoquent des blessures.
* Il faut sécher les pommes de terre avec un torchon avant la cuisson.
* Pour rendre mangeable un plat trop salé, mettre 2 pommes de terre épluchées, elles absorberont l’excès de sel.
* Les pommes de terre nouvelles se conservent au réfrigérateur dans un sac en papier brun qui absorbera l’excès d’humidité.
* Vous pouvez raviver les couleurs d’une peinture à l’huile avec une pomme de terre coupée en deux.
* Utilisez l’eau de cuisson de pommes de terre épluchées pour nettoyer l’argenterie.
* Faites bouillir des épluchures de pommes de terre pour supprimer les traces de calcaire d’une casserole.

Pois

Pois

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POIS frais ou en conserve

Le petit pois frais a un apport de 91 calories pour 100 grammes, en conserve il a un apport de 65 calories pour 100 grammes. Le petit pois est riche en phosphore et en soufre, il est trop souvent mal compris, pour sa digestion difficile, calorique, alors que cuit, le petit pois est généralement bien toléré et sa valeur calorique est bien faible.

En conserve le petit pois est encore moins calorifique. Le petit pois est cependant déconseillé pour une consommation régulière.
Le petit pois fait partie des légumineuses potagères annuelles à végétation rapide. La tige grêle et creuse a de 25 cm de hauteur à 70 cm, et jusqu’à 2 mètres (variétés à rames). Les graines du pois sont trop souvent attaquées intérieurement par la larve de la bruche.

POIS – CUISINE TRADITIONNELLE

C’est si bon…Tendres et sucrés, les petits pois

Au marché, choisissez des petits pois frais, à cosses lisses, brillantes, fermes, à grains fins : les gros grains sont moins délicats. Les variétés à grains ridés sont plus sucrées que celles à grains ronds. Si vous achetez des petits pois en cosse, rappelez-vous qu’ils perdent, à l’épluchage, en moyenne 58% de leur poids.

Les petits pois sont les fruits d’une légumineuse que l’on récolte avant sa maturité. On les considère souvent comme un légume car sa cuisson est moins longue que celle des légumineuses.Les petits pois sont en fait de petites perles tendres et sucrées contenues dans une gousse d’un beau vert vif. Les petits pois sont aussi un féculent car ils contiennent de l’amidon. Ils contiennent aussi 5 grammes de fibres soit 20% de l’apport journalier recommandé. Riche en protéine et glucide, ils sont cependant faibles en gras. Bons fournisseurs de fer, ce sont les “légumes” les plus riches en thiamine (vit B1). Cette vitamine est essentielle à la production de notre énergie. Il y a les pois à écosser que nous consommons le plus souvent en conserve ou congelés et il y a aussi les pois mange-tout, aussi appelés “pois parchemin” ou “pois gourmands”. La gousse de ceux-ci est comestible. Très jeunes et très frais, les petits pois pourraient être mangés crus mais la cuisson les rend plus sucrés.
Vive les petits pois congelés car leur goût et leur couleur sont plus prononcés. Toutefois, la technique de congélation utilisée n’est pas des plus faciles! Il faut congeler les petits pois individuellement afin d’éviter qu’ils ne se regroupent pas en pain. Après la cuisson, un convoyeur les emmène dans une chambre frigorifiée et grâce à l’effet d’un convoyeur vibrant qui fait sauter les pois dans les airs, ces derniers se congèlent un à la fois.
Un potage St-Germain est un potage composé de pois.
Pour préparer des pois frais, il faudra calculer 500 grammes de gousses pour obtenir 175 grammes de petits pois.

POIS – VERTUS

Un passe-temps pour gourmet en grand jardin.

Les petits Pois ou les Pisum sativum
Nous considérons les petits pois comme un légume mais ils font en réalité partie de la famille de légumineuses. Leurs valeurs nutritionnelles et le fait qu’ils poussent dans une cosse les rattache à la famille de légumes secs. Cependant, à la différence de ceux-ci, les petits pois exigent un temps de cuisson moins long et se préparent comme les légumes.
Les petits pois sont des graines contenues dans une cosse. La cosse est le fruit d’une plante grimpante à fleurs blanches. La cosse peut contenir quatre à dix graines.
Les petits pois viennent juste après le maïs dans le processus de mise en conserve. Un faible pourcentage est mangé frais, la majorité est en conserve et le reste est surgelé. Ils sont riches en protéine et en glucide mais pauvres en graisses. Ils sont une bonne source de fibres, de vitamines A, C et B9. Qu’ils soient frais ou surgelés ils sont de bons fournisseurs en thiamine et fer.

Intérêts: Les petits pois sont riches en fibres hydrosolubles. Celles-ci promeuvent une bonne santé intestinale et en se liant avec le cholestérol elles facilitent son excrétion.
Elles assurent un flux constant d’énergie en ralentissant l’apparition de glucose dans le sang.
Le petit pois est le légume le plus riche en thiamine (vitamine B1). Cette vitamine est essentielle pour notre production d’énergie, le bon fonctionnement de nos nerfs et le métabolisme des glucides.
Le jus de petits pois semble être bénéfique pour les gens atteints de la Maladie Céliaque. Ces derniers ont des difficultés à absorber les graisses. Le jus de petits pois, en réparant la membrane de l’intestin grêle endommagée par le gluten, aide les intestins à réabsorber l’alimentation correctement.

Comment le manger ?
300 g de pois donnent environ 150 g de pois écossés.
Les petits pois peuvent être mangés crus ou cuisinés. Comme d’habitude, plus vous les faites cuire moins vous profitez de leurs vitamines et minéraux. Une bonne partie de ceux-ci est perdue dans l’eau de cuisson et est aussi détruite par la chaleur.
La meilleure façon de préserver leurs nutriments est de les cuire à la vapeur pendant 2 à 3 minutes. Vous pouvez alors les ajouter à différentes préparations. Ils peuvent accompagner la plupart des légumes et céréales. Ils s’accommodent très bien avec les champignons et le riz.
Les petits pois cuisinés se marient avec la menthe, le persil, le citron, le curry…
Les petits pois frais décoreront vos salades. Ils peuvent aussi être ajoutés aux potages.

Sa saison: Un faible pourcentage de petits pois frais se retrouvent sur l’étalage des marchants. On préfère les trouver en conserve.
Nous sommes réticents à les acheter frais car l’écossage demande un peu de temps, mais ils sont tellement différents de ceux en conserve ou surgelés. Il s’agit presque d’un autre légume. Ils sont savoureux, doux et tendres. Ils se récoltent de mai à début septembre.

Stockage: En grandes surfaces ils doivent être réfrigérés ainsi qu’à la maison. Il est préférable de les servir le jour où vous les avez achetés ou alors gardez-les non écossés au réfrigérateur, pas plus d’un à deux jours. N’écossez les petits pois que quelques minutes avant de les cuire.
Si les cosses et vos mains sont propres, vous n’avez pas besoin de les laver une fois écossés.
Quand vous les achetez préférez les petits pois qui ont des cosses fermes, cassantes et légèrement veloutées. Leur couleur doit être verte intense. Évitez les petits pois jaunes et qui ne sont pas bien attachés dans la cosse. Les petits pois peuvent être lisses ou légèrement ridés.

Valeurs nutritionnelles: USDA Nutrient Database for Standard Reference, Release 13 (November 1999)
Nutriments Unités Petits pois crus Petits pois cuits
Eau g 78.86 77.8
Energie kcal 81 84
Protéine g 5.42 5.36
Lipides totaux g 0.4 0.22
Glucides g 14.46 15.64
Fibres totales g 5.1 5.5
Minéraux
Calcium mg 25 27
Fer mg 1.47 1.54
Magnésium mg 33 39
Phosphore mg 108 117
Potassium mg 244 271
Sodium mg 5 3
Zinc mg 1.24 1.19
Cuivre mg 0.176 0.173
Manganèse mg 0.410 0.525
Sélénium mcg 1.8 1.9
Vitamines
Vitamine C mg 40 14.2
B-1 (thiamine) mg 0.266 0.259
B-2 (riboflavine) mg 0.132 0.149
B-3 (niacine) mg 2.09 2.021
B-5 (acide pantothenique) mg 0.104 0.153
B-6 (pyridoxine) mg 0.169 0.216
Acide folique mcg 65 63.3
B-12 mcg 0 0
Vitamine A I.U 640 597
Vitamine A mcg RE 64 60
Vitamine E mcg ATE 0.39 0.39
Lipides
Acides gras saturés g 0.071 0.039
Acides gras mono insaturés g 0.035 0.019
Acides gras poly insaturés g 0.187 0.102
Acide linoléique (18:2) g 0.152 0.082
Acide alpha-linolénique (18:3) g 0.035 0.019
Cholestérol mg 0 0

POIS – SAVOIR ACHETER

La saveur des pois et des fèves

A la cour de Louis XIV, Mme de Maintenon écrivait en 1696: ” Le châpitre des pois dure toujours; l’impatience d’en manger, le plaisir d’en avoir mangé et la joie d’en manger encore sont les trois points que nos princes traitent depuis quelques jours… “. Pour les grecs, le nom de la fève, kyamos, signifie ” testicule “. C’est paraît-il pour cette raison que Pythagore recommandait à ses élèves de s’abstenir d’en manger, pensant que les effets de cette graine risquaient de les détourner de leurs études. Plus tard, Clément d’Alexandrie croyait que les fèves entraînaient la stérilité, tandis que saint Jérôme leur attribuait, au contraire, des vertus aphrodisiaques. Or les populations du bassin méditerranéen ne semblent pas avoir subi d’écarts démographiques notoires qui auraient confirmé l’une ou l’autre de ces thèses.

Les petits pois possèdent une gousse d’un vert vif, pleine et luisante qui cache de jolies perles de jades. Les anglo-saxons ont donné le nom spécial de snap au craquement net et cassant du légume. La consommation des petits pois est en baisse. La récolte totale s’élève à 170 000 t mais 10 % sont destinés au frais. Néanmoins il ne faut pas oublier la production très importante issue des jardins familiaux. Il en existe deux sortes sur le marché: les pois à écosser et les pois gourmand ou mange tout. Les petits pois doivent avoir été fraîchement cueillis et présenter une gousse charnue et luisante, sans tâches, ni rides. C’est ainsi qu’ils sont les meilleurs si l’envie vient de les manger crus. Comme tous les légumes jeunes, les deux produits ne se gardent que quelques jours dans un lieu frais et pas trop sec, comme bac à légumes du réfrigérateur. Les petits pois sont moyennement énergétiques: 67 calories aux 100 g. Ils doivent leur saveur sucrée à leur teneur en saccharose et en amidon et renferment aussi plus de protides que la plupart des légumes (5 à 6 %). A noter la teneur non négligeable en vitamine C (environ 25 mg aux 100 g) et la présence de fer (1,9 mg aux 100 g).
Les fèves fraîches (que l’on peut consommer crues ou cuites) sont assez peu énergétiques: 35 calories aux 100 g. Leur teneur en protéines est élevée pour un légume, elles apportent des quantités importantes de magnésium, et beaucoup de fibres très efficaces sur le transit intestinal. Les fèves sèches sont proches des légumineuses, avec un niveau énergétique élevé, environ 340 calories, ce qui correspond environ à 120 calories pour 100 g de fèves cuites. Leur concentration en minéraux est à souligner.

POIS – ASTUCES ET RESTES

Le petit pois ou le Pisum sativum.

Fabacées. À peine formés, tendres et sucrés à point, les petits pois sont l’un des délices du mois de juin. A condition de choisir les pois à grains ridés, qui sont infiniment plus sucrés que ceux qui sont à grains ronds. Chez le pois gourmand, ce sont les gousses entières qu’on mange mais, une fois encore, il faut les cueillir très jeunes pour qu’ils soient bien tendres, sinon bonjour les fils. Leur floraison légère et bleutée est également très jolie, mais on les cultive de moins en moins, parce que plus personne ne veut s’embêter à les ramer, ce qui est indispensable au demeurant avec la plupart des petits pois.

BESOINS VITAUX: N’importe quelle bonne terre de jardin, de préférence légère et prompte à se réchauffer. Du soleil et un endroit dégagé.
LES Débuts: On sème les petits pois dès octobre-novembre dans les régions où l’hiver est doux, ce qui permet de récolter de vraies primeurs, dès mai. Ailleurs, on sème de février à avril. Certains tentent un nouveau semis en juillet, pour une récolte en septembre, mais cela marche en général aussi mal que les semis tardifs de mai-juin car, avec la chaleur, les pois se couvrent d’oïdium, d’où une culture décevante.
Semez dans des sillons profonds de 5 cm, en espaçant les graines de 1 à 2 cm. Recouvrez-les au râteau, en tassant légèrement. Il faut ramer les jeunes pois quand ils atteignent 10 cm de haut, même les nains, qui ont du mal à se maintenir droits. De plus, la peine que vous prenez à ramer sera récompensée par une facilité de récolte incomparable, et un rendement doublé. On rame au moment du semis ou bien du buttage, selon l’humeur du jour. Les pois à rames produisent davantage que les nains sur un minimum d’espace, car certains atteignent 1,50 m de haut. Comptez 10 m de semis à chaque fois, et renouvelez-les de 15 jours en 15 jours au printemps, pour une récolte continue de la mi-mai à la mi-juillet.

ENTRETIEN: Pour ramer les petits pois, il y a plusieurs méthodes. Pour les demi-nains, on peut se contenter de planter deux piquets de 60 cm de haut aux extrémités de la plate-bande, et d’entourer chacun d’eux de deux rangs de ficelle, espacés de 20 cm. Pour les grands, tendez un filet spécial entre des piquets d’un mètre et demi de haut. Ou bien, à la campagne, allez dans les bois chercher des rameaux bien branchus de noisetier que vous affûterez d’un coup de serpe. Enfin, vous pouvez acheter ou récupérer de la bordurette en fil de fer torsadé, haute de 60 cm, que vous tendrez entre deux petits piquets, sans oublier quelques intermédiaires, tous les 2 m. C’est la solution la plus jolie et la plus durable, car vous enroulerez cette bordurette après chaque cycle, pour la ranger, au sec, dans la cabane à outils. Buttez la plantation sur 10 cm de haut pour empêcher les tiges souples de verser au moindre coup de vent.
Nous insistons encore : le tuteurage est un élément important de votre confort, car la récolte sera nettement plus agréable sur des petits pois dressés que sur une rangée emmêlée.

QUE CHOISIR: Des petits pois nains précoces à grains ronds, comme le Très hâtif d’Annonay, ou le Petit provençal, mais sans les faire attendre, car ils sont vite farineux; des tardifs, comme le Serpette Cent pour un, si productif qu’il en est déconcertant !
Chez les grains ridés : Grando, et surtout le Merveille de Kelvedon, le meilleur de tous. Résistez aux propositions alléchantes de votre grainetier qui vous proposera des sélections récentes, bien plus chères, car le Kelvedon est unique : même gros, il reste tendre, et d’un vert à rendre jaloux les gazons anglais.
Des pois à rames précoces à grains ronds : Caractacus, Express Alaska. À grains ridés : Gastro, à fleurs violettes ; ou Grando, Sénateur, Télévision. Des pois à rames tardifs à grains ronds : Plein le panier, Roi des conserves. À grains ridés : Désirée, Téléphone à rames.
Des pois mangetout à rames : Carouby de Maussane, Corne de Bélier. Jolies fleurs mauves au rendez-vous de juin.
A associer à
‘ Les jeunes asperges, pour que les pois occupent le terrain tout en l’enrichissant.
‘ Un rang de laitues, d’épinards ou de radis.
‘ À noter dans votre cahier de jardin : le petit pois déteste se succéder à lui-même. Il faut attendre au moins trois ans avant de procéder à un nouveau semis de pois au même emplacement.

Navet

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NAVET – HISTOIRE

Le navet et son histoire.

Le navet est une crucifère potagère bisannuelle, à feuilles oblongues lyrées, rudes au toucher.

Les fleurs sont jaunes, les fruits étroits et longs.

La couleur et la forme des racines du navet sont très variables.

On nomme navets ceux qui ont la forme plus ou moins allongée, raves celles qui sont plates.

Le navet apparaît sur les marchés toute l’année.

Au point de vue culinaire, on distingue les navets tendres et les navets secs.

Les premiers sont plus précoces, et peu nutritifs 1% de matières azotées et 7 à 8% de matières sucrées et féculentes, mais il est sain , digeste, agréable, de saveur douce et sucrée, un peu aromatique, et d’ailleurs assez variable avec les races.

Il faut noter que la partie périphérique du navet est ligneuse et la partie centrale plus tendre.

Il y a donc intérêt de peler le navet et non à le gratter.

Choisissez des navets frais, non filandreux et non creux, ne s’aplatissant pas sous la pression du doigt.

Le navet a un pouvoir énergétique grâce à sa teneur en sucre environ 8 %.

La navet est riche en calcium.

Parfois difficile à digérer, il n’a que 33 calories pour 100 grammes.

Maïs

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MAIS – HISTOIRE

La petite histoire du maïs.

Étymologie: vient du mot arawak Marise, qui a évolué en Maysi et Mahiz par les Indiens Caraïbes, indigènes des Antilles.

Il est originaire des Amériques. Le Larousse mentionne que le terme provient d’un mot haïtien .

Notons que l’île d’Haïti était peuplée d’Indiens Arawaks durant l’époque coloniale en 1492;

Il est donc vrai que le mot se retrouve implanté dans la culture haïtienne depuis plusieurs siècles mais il existait bien avant en Amérique du Sud où les Arawaks étaient originaires.

Autres noms: blé d’Inde, appellation ancienne qui a encore cours au Québec.

C’est Christophe Colomb qui, croyant avoir débarqué aux Indes, appela ce légume blé d’Inde mais le vrai nom est maïze, soit l’appellation iroquoise d’origine. En Europe atlantique, on l’appelait blé d’Espagne parce que les Espagnols venus aux Amériques, à l’époque des grandes découvertes, introduisirent sa culture dans leur pays natal.

Champlain, en 1616 le surnomme Mingan, mot qui a été dévolu à cette terre sise sur la rive nord du St-Laurent où il avait fait escale.

Pendant le règne des Turcomans, en Perse, on retrouve le maïs sous le nom de blé turc.

La culture du maïs, cet épis aux couleurs d’automne, remonte à plus d’un millénaire avant J.-C.

Les Iroquois avait élu la déesse du maïs comme une des trois déesses de la culture et des jardins, avec la courge et le haricot.

Tantôt nourriture, tantôt monnaie d’échange, le maïs fait partie de la vie quotidienne, en fumant les soies qui sortent de l’épis, en en faisait un combustible;
enfilés, les grains garnissaient les colliers et autres parures.

Le germe se transformait en huile ou beurre de cuisson; les feuilles servaient à bourrer les matelas, confectionner des poupées, de mocassins et de masques rituels.

Les Iroquois croyaient au pays des chasses éternelles qui les attendait par delà la mort et ils ensevelissaient leurs morts avec des jarres de maïs et de riz sauvage afin qu’ils puissent se sustenter durant leur long voyage.

Enfin, et non le moindre, les grains peuvent se transformer en alcool.

Question alcool, les Américains ont créé le bourbon qui est tout simplement un alcool de maïs.

Les Amérindiens ont été les premiers à goûter l’ivresse d’un maïs bien fermenté. Les Américains n’ont fait qu’en raffiner la recette d’origine.

Culture du nord, on la retrouve aussi en Amérique du sud.

En effet, lorsque les premiers navires français battirent pavillon devant Callao et Lima au XVIIIe siècle, on leur fit boire de la chica, un alcool fait de maïs fermenté et de jus d’ananas.

On le retrouve encore dans la fabrication de la bière et du gin.

Fils du soleil, en pays Aztèque, ces grains proviennent de l’astre du jour qui, dans sa bonté aurait fait tomber une pluie de petits grêlons d’art sur cette partie du monde pour donner à l’homme sa ration quotidienne.

Cultivé près des habitations, il fait partie intégrante de la vie sociale et religieuse des tribus iroquoises et huronnes.

Juste avant la plantation du maïs au printemps, on bénit le champ pour assurer une moisson abondante.

La tradition veut qu’une jeune fille et sa famille participent à cette cérémonie ancestrale.

Si les colons du Canada apprirent dès les premiers temps la culture et l’importance de cet épi, ceux des États-Unis firent des tentatives mitigées jusqu’au XIXe siècle et entreprirent l’exploitation plus intensément après la Guerre de Sécession.

Encore aujourd’hui … dans l’Est de la Côte d’Ivoire, la fête du maïs réunit toute la population à Yézimala (Bondoukou) en juillet. Ici, le maïs est réduit en pâte Aïtiu et façonné en boules de la grosseur d’une orange moyenne.

On les vend ainsi préparées dans tout le pays
Le Maïs, un fondement de la cuisine basque depuis 1523.

Si Christophe Colomb rapporta les grains de maïs en douce France, c’est à Gonzalo de Percazteguy d’Hernani que nous devons cette petite révolution dans la cuisine basque. C’est ainsi que cette céréale se transforma en Méture , c’est un pain de maïs et en Taloa, c’est un gâteau de maïs.

A cette époque, le maïs jouait un rôle tellement important qu’il faisait partie intégrante des grandes manifestations comme celle de Zuberoa, un danseur costumé en cheval blanc incarnait Zamari Churia, l’Esprit du maïs lors de cette mascarade.

Seule céréale originaire d’Amérique, probablement du Mexique ou d’Amérique centrale, le maïs a constitué la base de l’alimentation des civilisations précolombiennes depuis les temps reculés sur presque tout le continent.

On a retrouvé au sud du Mexique des vestiges démontrant la plus ancienne trace d’un repas à base de petits épis de maïs qui remontent à quelque 7 000 ans.

Les mythes mayas, aztèques et incas y faisaient référence; il figurait dans les cérémonies religieuses, servait de monnaie d’échange, de bijoux, de combustible, de matériau de construction et de tabac, les soies.

L’exploration du Nouveau Monde révéla que le maïs était déjà cultivé du Canada au Chili par les Indiens.

Du Mexique au nord de l’Amérique, on se nourrissait de bouillie de maïs sucrée de miel, pimentée, additionnée de légumes, de viande ou de poisson.

La présence de cette céréale adaptée à tous les climats et terrains et les techniques mises au point par les Indiens incitèrent les colons à s’installer rapidement.

Du côté de l’Ancien Monde, on ne prit connaissance du maïs que vers le milieu du XVe siècle; les Portugais l’introduisirent en Afrique au début du XVIe siècle.

Le maïs demeure toujours populaire dans les Amériques. Les Québécois le nomment souvent blé d’Inde, nom qui rappelle que l’on crut découvrir les Indes en abordant ce continent.

Christophe Colomb fut le premier à en rapporter l’existence lorsqu’il visita Cuba en 1492.

Cortez l’aurait ensuite introduit en Europe où on le désigna longtemps sous le nom de blé turc, probablement parce qu’à une certaine époque on appelait «turc» ce qui venait de l’étranger.

Le maïs croît sur une plante annuelle robuste qui atteint de 2 à 3 m; cette plante aux longues feuilles tombantes porte des fleurs mâles et des fleurs femelles.

Les grains de maïs se développent sur des épis de 15 à 30 cm de long.

La pollinisation s’effectue à l’aide de longs fils nommés styles ou soies de maïs.

Ces fils sortent hors de l’enveloppe à l’extrémité de l’épi et ils sont reliés aux fleurs qui se transformeront en grains, ainsi chaque soie est rattachée à un ovaire ou grain potentiel.

On compte plusieurs centaines de grains par épi, soit un potentiel de 750 à 1 000 grains ou ovaires, disposés en rangées plus ou moins régulières.

Ils sont jaunes, blancs, orange, rouges, pourpres, bleus, noirs ou bruns selon les variétés.

Un épi comporte un nombre pair de rangées de grains, soit de 8 à 24 rangées de grains.

Le grain de maïs comporte trois parties principales: le péricarpe, l’enveloppe, l’endosperme, la partie qui contient environ 90% d’amidon et l’embryon le germe, riche en éléments nutritifs.

Il existe plusieurs espèces de maïs qui peuvent être regroupées en 6 catégories différentes.

L’espèce la plus importante commercialement sert surtout à alimenter les animaux, on parle de maïs denté.

Les grains sont fermes, farineux et peu sucrés et sont de couleur jaune, blanche ou rouge.

La deuxième espèce en importance est le maïs sucré destiné à la consommation humaine.

Les grains jaunes plus pâles ou blancs sont tendres, laiteux et sucrés.

A moins d’être réfrigéré, le maïs sucré perd rapidement de sa saveur car la chaleur transforme le sucre des grains en amidon.

Parmi les autres variétés se trouve le maïs à éclater ou popcorn; il s’agit d’une variété à petits grains.

On trouve également le maïs décoratif qui n’est pas comestible.

A l’intérieur de ces espèces, les différences sont nombreuses. Ainsi, les grains sont plus ou moins sucrés, fermes, huileux et savoureux.

Les États-Unis sont les plus grands producteurs de maïs, suivis notamment par la Chine, le Brésil, la Russie, le Mexique et l’Inde.

MAIS – SAVOIR ACHETER

Le maïs, et son petit grain de folie.

Il met son petit grain de folie dans nos salades composées, mais pourquoi ne pas lui faire mettre son grain de sel dans nos assiette? Servis en épis de maïs bien sûr…Grillés dans une poêle, ou encore meilleur au four, accompagné d’un peu de beurre et de sel, c’est un délice. Changer vos habitudes, vous ne le regretterez pas. C’est promis…

L’achat du maïs frais exige certaines précautions si on veut obtenir le maximum de saveur. Examiner les grains: s’ils sont bien frais, un coulis de jus blanc s’en écoule sous une simple pression du doigt; s’ils sont décolorés ou ratatinés, c’est qu’ils sont défraîchis. La perte de fraîcheur se note également par l’état des soies devenues foncées et sèches ainsi que par le manque d’éclat des feuilles ou par des feuilles jaunies.
Délaisser le maïs vendu dans des étalages exposés aux rayons du soleil ou à des températures élevées, car la chaleur accélère le processus qui le rend farineux. Une seule journée passée à 30 °C lui fait perdre jusqu’à 50% de son sucre; à 20 °C, la perte est de 26%.

Conservation: L’épi de maïs perd rapidement sa saveur. On recommande de le consommer le plus rapidement possible, préférablement le jour de l’achat. Si on ne prévoit pas le consommer immédiatement, le mettre au réfrigérateur sans enlever les pelures. S’il est pelé, le conserver dans un sac de plastique au réfrigérateur.
Le maïs frais se met en conserve ou se congèle. L’épi se congèle après avoir été blanchi de 7 à 11 min selon la grosseur ou égrené blanchir d’abord l’épi 4 min, puis l’égrener. L’épi blanchi et congelé se conserve 1 an tandis qu’en grains, il se conserve 3 mois.

Placer la farine et la semoule de maïs dans des contenants hermétiques et les conserver dans un endroit frais et sec. La semoule et la farine de grains entiers complètes rancissent rapidement, étant donné qu’elles contiennent encore le germe. Les conserver au réfrigérateur dans des contenants hermétiques; elles se garderont 1 ou 2 ans au congélateur.

MAIS – CUISINE TRADITIONNELLE

Sa belle couleur jaune, illuminera votre assiette.

L’épi est cuit avec ou sans les feuilles; le maïs épluché est parfois enveloppé d’une feuille d’aluminium afin de le cuire au four ou au barbecue. La cuisson s’effectue à l’eau, à la vapeur, à la chaleur sèche four, barbecue ou au four à micro-ondes.

Éviter de saler et de trop le cuire, car le maïs durcit et perd alors de sa saveur; il est même préférable de le cuire dans une eau à peine sucrée en laissant quelques feuilles et en ajoutant un peu de lait ou de bière à l’eau de cuisson. Plonger les épis dans l’eau bouillante et cuire de 3 à 4 min pour des petits épis et de 5 à 7 min pour les plus volumineux.

À l’autocuiseur, mettre 250 ml de liquide et cuire de 3 à 5 min. Au four, cuire environ 35 min à 220 °C; au four à micro-ondes, cuire environ 3 min à haute intensité pour un épi et allouer 5 min de temps de repos.
L’utilisation du maïs comme légume est variée. Il se consomme cuit ou tel quel sur l’épi, on l’égrène ou on le transforme en maïs lessivé.
L’épi de maïs est souvent assaisonné de beurre et de sel.
Les grains de maïs peuvent être retirés de l’épi avant ou après la cuisson. On utilise les grains de maïs crus notamment dans la préparation des soupes, macédoines, ragoûts et relishs. Cuits, on les sert souvent comme légume d’accompagnement ou on les ajoute aux salades. À la vapeur, les cuire une vingtaine de minutes.

Les gros gruaux de maïs, hominy proviennent d’une variété dure de maïs maïs «dent» ou maïs «flint» qui est séché sur l’épi et égrené pour ensuite être mis à tremper dans une solution de bicarbonate de sodium, de chaux ou de cendre de bois, ce qui ramollit et fait gonfler son enveloppe. Le grain est ensuite débarrassé de son enveloppe puis dégermé par un processus de friction. L’intérieur du grain est ensuite séché; il ressemble alors à du maïs à éclater mais à la texture plus molle. Souvent disponible en conserve, ce maïs est aussi séché ou cuit. On l’incorpore aux soupes et ragoûts qui mijotent longuement.

La farine masa harina est moulue à partir de ces grains et sert à confectionner les tortillas notamment.

Ces grains séchés sont également transformés en maïs concassé et bouilli (hominy grits); les granules blanchâtres s’incorporent à certains plats cuisinés mais se consomment le plus souvent chauds comme céréales; aux États-Unis, on les cuit aussi en bouillie et on les sert en compagnie d’oeufs et de bacon.

La fécule de maïs est obtenue par l’extraction de l’amidon de l’endosperme. Cette très fine poudre blanche a des propriétés gélifiantes et est utilisée comme la farine de blé ou les autres fécules pour épaissir les aliments. Elle donne un produit plus opaque que le tapioca. Avant d’ajouter la fécule de maïs à un mélange chaud, la délayer dans un liquide froid afin d’éviter qu’elle ne forme des grumeaux. La cuire au moins une minute afin de faire disparaître son amertume. L’industrie alimentaire se sert de la fécule de maïs pour épaissir une multitude de préparations (sauces, desserts, pâtisseries, vinaigrettes, crème aigre, beurre d’arachide, confiserie, aliments pour nourrissons, charcuteries, etc.). La fécule peut être également traitée, notamment par hydrolyse, afin d’en contrôler l’action, modifiant ainsi ses propriétés. Cette fécule est appelée «amidon modifié».

La semoule de maïs (cornmeal) est obtenue par la mouture en granules plus ou moins fins des grains de maïs séchés. La semoule provient presque toujours de grains dégermés; elle rancit alors moins vite. La semoule donne une consistance légèrement croquante aux aliments (biscuits, muffins, gâteaux, pains). On la cuit aussi en bouillie pour faire la polenta; on l’ajoute aux soupes et aux sauces qu’elle épaissit, on en fait des tamales, sorte de chausson farci de viande, des tortillas et des croustilles. Elle se travaille plutôt mal et donne souvent un produit friable.

La farine de maïs résulte de la mouture la plus fine du grain de maïs séché dont le germe est souvent enlevé pour prolonger la durée de conservation; on l’incorpore aux crêpes, gâteaux, muffins et pains. Pour obtenir des aliments qui lèvent (gâteaux, muffins, pains), on doit la combiner à de la farine de blé car elle est déficiente en gluten.

Le germe de maïs est l’embryon qui donnera éventuellement naissance à une nouvelle plante; il renferme plusieurs éléments nutritifs et 46% des calories proviennent des matières grasses qu’il contient; c’est pourquoi il rancit rapidement. Le germe est presque toujours retiré des grains afin que les produits extraits du maïs se conservent plus longtemps. Plus gros que le germe de blé, le germe de maïs a une texture croustillante et une saveur qui rappelle la noisette; on l’utilise tel quel avec du lait comme une céréale froide, ou on le met dans les aliments qu’il enrichit (salades, légumineuses, plats mijotés). Très périssable, le germe de maïs est souvent vendu dans un emballage scellé hermétiquement que l’on range au réfrigérateur ou au congélateur une fois entamé.

L’huile de maïs est de couleur ambre ou or foncé lorsqu’elle n’est pas raffinée et ambre pâle lorsqu’elle est raffinée. Elle contient principalement des acides gras polyinsaturés, soit 58,7% ainsi que 24,2% d’acides gras monoinsaturés et 12,7% d’acides gras saturés.

Les flocons de maïs sont prêts à consommer. Le procédé de fabrication de cette céréale sèche fut découvert par hasard en 1894 par les frères Kellogg. Un jour, des grains de maïs séjournèrent plus longtemps que prévu dans leur eau de cuisson. Lorsque cette préparation passa entre des rouleaux, on obtint des flocons dont le goût étonna.

Le maïs entre également dans la fabrication de bière, de bourbon (whisky), de gin et de chicha (boisson fermentée au maïs germé des Indiens d’Amérique du Sud).

MAIS – VERTUS

Les vertus méconnues du maïs.

La farine de maïs jaune à grains entiers est une excellente source de magnésium, de potassium et de phosphore; une bonne source de vitamine B6, de thiamine, de zinc et de fer; elle contient de la niacine, du cuivre, de l’acide folique, de l’acide pantothénique, de la riboflavine et de la vitamine A; elle est une source très élevée de fibres.

La farine de maïs jaune à grains entiers est une excellente source de magnésium, de potassium et de phosphore; une bonne source de vitamine B6, de thiamine, de zinc et de fer; elle contient de la niacine, du cuivre, de l’acide folique, de l’acide pantothénique, de la riboflavine et de la vitamine A; elle est une source très élevée de fibres.

Les principales matières grasses du maïs sont composées d’acides gras polyinsaturés (46%), d’acide gras monoinsaturés (28%) et d’acide gras saturés (15%). La composition des glucides varie selon les variétés: l’amidon est plus abondant dans les variétés farineuses, ce qui donne des grains peu sucrés. Dans les variétés sucrées, un gène retarde la transformation du sucre en amidon, transformation qui commence dès que le maïs est cueilli, entraînant en quelques heures une perte de saveur.

Le maïs frais cuit est une bonne source d’acide folique, de potassium et de thiamine; il contient du magnésium, de l’acide pantothénique, de la vitamine C, du phosphore, de la niacine, du zinc et de la riboflavine; il est une source élevée de fibres.

Le maïs en crème est une bonne source d’acide folique; il contient du potassium, de la vitamine C, du magnésium, du zinc, de la niacine et du phosphore.

La semoule de maïs jaune dégermée est une bonne source de folacine et de magnésium; elle contient de la vitamine B6, du potassium, de la niacine, de la thiamine, du zinc, du fer et du phosphore.

Le son de maïs contient du magnésium et du fer; il est une source très élevée de fibres. Le germe de maïs est une excellente source de magnésium, de phosphore, de thiamine, de potassium et de zinc; une bonne source de vitamine B6 et de fer; il contient de la riboflavine, de l’acide folique et du cuivre.

Le maïs, qu’il soit frais, bouilli ou séché, est déficient en lysine et en tryptophane, des acides aminés qui composent les protéines. C’est la seule céréale (la variété jaune) contenant de la vitamine A. Les personnes qui se nourrissent presque exclusivement de maïs souffrent souvent de pellagre, maladie due à une déficience en niacine qui affecte le système nerveux, le système digestif, les muqueuses de la bouche et la peau. La pratique ancestrale qui consiste à incorporer au maïs de la chaux, de la soude caustique ou des cendres fut un geste instinctif pour pallier les déficiences de cette céréale car le maïs contient de la niacine dont 50 à 80% sous une forme qui ne peut être assimilée par l’organisme. L’addition de chaux ou de potasse au maïs rendrait la niacine assimilable.

Lentille

Lentille

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LENTILLE – HISTOIRE

Vieille comme…comme une lentille !

Cultivée intensivement aux prémices de l’histoire, on en retrouve des vestiges dans les tombes Egyptiennes, 2200 ans avant notre ère, mais…

Sa culture remonte à 8000 ans ou elle voyageait dans le bagage des morts pour donner à manger aux divinités.
On retrouve d’ailleurs dans l’ancien testament beaucoup de noms référents à cette légumineuse.
Origine: Cultivée intensivement aux prémices de l’histoire, on en retrouve des vestiges dans les tombes égyptiennes 2 200 ans avant notre ère mais sa culture remonte à 8 000 ans. Elle voyageait dans le bagage des morts pour aller nourrir les divinités.
On relève de nombreuses mentions de cette légumineuse dans l’Ancien Testament sous le nom de adaschum ou adaschis adoptée par le peuple chaldéen, peuple sémite habitant les régions agricoles entre le Tigre et l’Euphrate. Qui ne connaît pas cette histoire de la Genèse qui raconte comment Esaü céda à Jacob son droit d’aînesse en échange d’un plat de lentilles …
Il faut distinguer plusieurs variétés de lentilles:
La lentille verte est de loin la plus cultivée en France.
la lentille rouge ou brune, cultivée en Champagne sous l’appellation de lentillon
La lentille blonde, plus grosse
la lentille rose ou corail, provenant d’Afrique du Nord ou du Moyen-Orient

Culture: C’est une plante herbacée annuelle originaire qui pousse sur une petite plante touffue, à tiges très fines et anguleuses de 25 à 75 cm de haut. Les gousses sont courtes mais larges, plates et oblongues et contiennent 1 à 2 graines seulement.
Les graines ressemblent à de petits disques renflés en leur centre et se présentent dans toute une gamme de couleurs.
Généralement, elles sont en forme de disque et peuvent être subdivisées en deux grosseurs:
Grosse lentille ou macrospermae
Petite lentille ou microspermae

Fiche culinaire

C’est la plus forte !

De toutes les légumineuses la lentille est sans doute la plus riche en beaucoup de chose !

Valeur nutritive
De toutes les légumineuses secs, la lentille est la plus riche en protéine, de 24 à 25 %, en fer et en vitamine B2, et la plus pauvre en matières grasses, 0,6 %. Texture un peu ferme et goût subtil caractéristique adore le persil, la ciboule, l’ail, l’huile, la sauce soya, le yogourt, etc.
Ne nécessite pas de trempage
Calculer 30 à 60 min. de cuisson pour la lentille brune
Réduire à 15 à 20 min. pour la lentille orange les lentilles de “Mona”, du nom de l’amphytrionne, se sont converties en une véritable institution à l’époque de la transition espagnole et, c’est autour de ce plat que se sont déroulées d’interminables conversations entre personnalités de toutes tendances politiques. on la nomme dhal. Elle occupe le second plan après le riz dans la cuisine traditionnelle.

on parle de la lentille orange qui est relativement fade. Lens esculenta ou culinaris.
Étymologie: du latin lenticula.
Famille: genre Lens de la famille des papilionacées
Anglais: lentil
Fruit d’une plante herbacée annuelle probablement originaire d’Asie centrale, la lentille est consommée depuis les temps préhistoriques. Ce fut l’un des premiers aliments cultivés. Des archéologues ont trouvé des graines de lentilles dans des sites d’agriculture du Proche-Orient datant de 8 000 ans; celles-ci étaient consommées avec l’orge et le blé qui sont également originaires de cette région. Ces trois aliments ont été apportés en Europe et en Afrique lors de diverses migrations. La lentille a été introduite en Inde avant notre ère; on la nomme dhal et elle est depuis toujours un aliment de base. On mentionne la lentille dans la Genèse. Aujourd’hui, les plus importants producteurs de lentilles sont la Turquie, l’Inde, le Canada, le Bengladesh, la Chine et la Syrie.

La lentille pousse sur une petite plante touffue à tiges très fines et anguleuses, qui atteignent de 35 à 45 cm de haut. Les gousses courtes, plates et oblongues, mesurent rarement plus de 1,5 cm de long; elles contiennent 1 ou 2 graines. Les lentilles sont divisées en 2 groupes selon leur taille: la variété macrospermae, grosse lentille, et la variété microspermae, petite lentille. Il existe des dizaines de variétés à l’intérieur de ces groupes. Une des plus connues en Occident est la lentille ronde en forme de disque biconvexe, de couleur verte ou brunâtre dont l’écorce est conservée. La lentille peut cependant être plus ou moins arrondie, plus ou moins ovale, plate ou en forme de coeur. Elle est de couleur noire, jaune, rouge ou orange. Certaines se vendent entières, d’autres décortiquées, séparées alors en deux demies comme les pois cassés. La texture et la saveur varient selon les espèces.

Santé: Les lentilles, 330 calories aux 100 grammes et 400 milligrammes de phosphore aux 100 grammes, riches en protides, en glucides, en vitamines A, B1, P, se cuisine avec du porc, en petit salé… que c’est bon ! Mais se déguste aussi tout simplement accompagné d’une tranche de jambon, d’une saucisse ou de lard, en salade chaude ou froide. Certains féculents comme les haricots secs, les pois et les lentilles peuvent faire travailler les intestins et donne des flatulences, des ballonements etc… Alors suivez ce petit remède de bonne femme : De l’argile, oui, oui!! En pharmacie ou en maison diététique 19 à 22 F pour 300 grammes il est conseillée de la préparer la veille au soir. Dans un verre épais, mettre une cuillère à café d’argile en poudre et remplir d’eau. Le lendemain matin avant le petit déjeuner boire l’eau de l’argile et faire ceci pendant une semaine. Puis continuer le traitement en remuant cette fois et en buvant tout.

Essayer c’est l’adopter ! Un bien être de tous les jours.
Colette dans “Flore et Pomone” :
” Je ne mange pas des lentilles parce qu’elles ressemblent à des punaises !”
En effet c’est elle qui contient le plus de protéine 24 à 25 %, le plus de fer et de vitamine B2, et c’est elle également la plus pauvre en matières grasses 0.6%. Sa texture est un peu ferme et son goût subtil est très caractéristique.
Calculer 30 à 60 minutes de cuisson pour la lentille brune et réduire de 15 à 20 minutes pour la lentille orange.

LENTILLE – SAVOIR ACHETER

Les gousses des lentilles sont cueillies seulement lorsqu’elles sont à pleine maturité. Séchées, les lentilles ne servent pas uniquement à préparer des soupes nourrissantes, elles se mettent aussi dans les salades et les mets principaux. On les réduit en purée avec laquelle on prépare notamment des croquettes.

En Inde, lentilles et riz sont souvent associés, ce qui rend ces aliments plus nourrissants car leurs acides aminés se complètent. On cuisine ainsi les lentilles en curry, sorte de ragoût consistant très aromatisé.
On peut faire germer les lentilles ou les transformer en farine, utilisée notamment pour confectionner des galettes et mélangée avec de la farine de céréale pour en faire un supplément protéiné.

LENTILLE – CUISINE TRADITIONNELLE

La culture de la lentille est très ancienne, il est difficile de dire à quelle époque celle-ci est entrée dans notre alimentation.
La plus ancienne lentille serait syrienne, découverte sur le site archéologique de Mureybat. On la date du VIIe millénaire avant notre ère.

En France, la lentille préhistorique provient de la grotte de l’Abeurador dans l’Hérault. Des lentilles contenues dans des vases ont été trouvées à l’intérieur des tombes datant de deux mille ans avant notre ère, en Egypte.
Des restes de légumineuses tels que pois, lentilles ont été trouvées pendant les fouilles du Louvre. Ces légumineuses sont toutes jeunes, à peine mille ans avant notre ère !
Pour égayer un plat de lentilles, Elagabal, ressemblant à l’Empereur Caracalle, fait mélanger des pierres précieuses à ce plat plutôt frustre !
Epouse de Louis XV, Marie Lecszinka aime les lentilles et laisse son nom à l’une d’entre elles : ” la petite à la reine”. Voltaire partage également ce goût pour les lentilles.
Saint Aceptine, qui vit en reclus, ne sortant que la nuit a pour unique nourriture des lentilles.
En Grèce Antique, la lentille est un plat de pauvres, abandonnée dès que la situation de celui-ci s’améliore ! La lentille plaît aux philosophes qui mangent pour vivre et non le contraire.
La lentilles, des blondes, des vertes dont les célèbres lentilles du Puy et des Roses dites Dahl, de provenance indienne, beaucoup plus facile à digérer que les vertes.

Elles contiennent un grand nombre de protéines, permettant de remplacer la viande. Les lentilles n’ont pas besoin de tremper. Les laver avec soin, car elles contiennent souvent de petites pierres. Plonger les lentilles dans de l’eau bouillante faciliterait leur digestion. Éviter une cuisson trop longue qui transforme les lentilles en purée. Prévoir 60 min pour la lentille brune, et de 15 à 20 min pour la lentille orange. Dans l’autocuiseur, il est recommandé d’ajouter un peu d’huile pour la cuisson des lentilles afin de prévenir la formation d’écume qui pourrait bloquer la valve de sécurité: prévoir de 15 à 20 min pour la lentille brune, et environ 5 min pour la lentille orange. Santé: Les lentilles, 330 calories aux 100 grammes et 400 milligrammes de phosphore aux 100 grammes, riches en protides, en glucides, en vitamines A, B1, P, se cuisine avec du porc, en petit salé… que c’est bon ! Mais se déguste aussi tout simplement accompagné d’une tranche de jambon, d’une saucisse ou de lard, en salade chaude ou froide.
Certains féculents comme les haricots secs, les pois et les lentilles peuvent faire travailler les intestins et donne des flatulences, des ballonnements etc…
Alors suivez ce petit remède de bonne femme : de l’argile, oui, oui!! En pharmacie ou en maison diététique, de 19 à 22 F pour 300 grammes. Il est conseillée de la préparer la veille au soir. Dans un verre épais, mettre une cuillère à café d’argile en poudre et remplir d’eau. Le lendemain matin avant le petit déjeuner boire l’eau de l’argile et faire ceci pendant une semaine. Puis continuer le traitement en remuant cette fois et en buvant tout. Essayer c’est l’adopter ! Un bien être de tous les jours.

LENTILLE – ASTUCES ET RESTES

Tarte au Camembert et au Haddock, Salade de lentilles vertes :

Une recette originale.
À propos du camembert … ” Qui n’a jamais touché la petite mousse blanche d ‘un camembert, qui ressemble étonnamment à la surface de la tête d’un champignon ? Personnellement, j’aime retrouver ce goût de champignon doux à l’odeur de noisette chez les camemberts affinés”.

À propos de ma Recette au Camembert…
Le camembert dans une tarte, pourquoi pas ? Une autre façon de sublimer ce fromage dont la rondeur évoque un petit gâteau.
Le temps préparation est de 30 minutes. Le temps de cuisson d’1 heure
Pour 6 personnes,
Faire 1 pâte brisée
200 grammes de farine, 4 grammes de sel fin, 100 grammes de beurre, 1 jaune d’oeuf.
Garniture : 1 poireau, 20 grammes de beurre, 120 grammes de crème fraîche normande, 100 grammes de camembert,
250 grammes de filet de Haddock,
1/2 litre de lait, 2 oeufs,

Salade de lentilles : 50 grammes de lentilles vertes du Puy cuites,
2 échalotes ciselées, 5 cl de vinaigre
1 cuillère à café de moutarde,
1 gousse d’ail, huile de noisettes grillées ou de noix, sel, poivre.

Préparation de la pâte -la veille-.
Tamiser la farine, la disposer en fontaine dans une terrine et ajouter une pincée de sel, mettre au centre le beurre, puis sabler avec les mains,
ajouter les oeufs battus, mélanger à la spatule, puis former une boule avec les mains, mettre à reposer au réfrigérateur

Préparation de la garniture et cuisson
Laver puis émincer le poireau, le faire revenir à la poêle avec le beurre, ajouter la crème fraîche et faire cuire environ 15 minutes à couvert,
ajouter ensuite le camembert écroûté et taillé en dés, laisser fondre,
pendant ce temps, faire tremper pendant 10 minutes le haddock dans 250 ml de lait chaud, puis égoutter et émietter, étaler la pâte brisée dans un moule légèrement graissé et piquer le fond à l ‘aide d’une fourchette. Faire cuire à blanc -obtention d’une légère coloration blonde- à four 180 degrés C environ 10 minutes. Mettre la préparation de poireau au camembert dans une terrine, ajouter les oeufs, 250 ml de lait préalablement bouilli, et le haddock émietté, rectifier l ‘assaisonnement si nécessaire, verser le mélange dans la tarte, laisser cuire à 160 degrés C pendant 30 minutes environ.
Servir chaud avec les lentilles tièdes assaisonnées de vinaigre, moutarde, huile, échalotes ciselées, sel et poivre.

Haricot vert

Haricot vert

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HARICOT VERT – HISTOIRE

1692 ? Non, bien avant !

Originaire du Nouveau Monde, le haricot vert était déjà cultivé au Pérou et au Mexique voici quelques millénaire.
Som nom viendrait d’ailleurs de appellation aztèque “ayacolt”.

Asiatique ou américain ?
Il faut, semble t’il, opter pour la deuxième solution, le haricot vert serait un cadeau du Nouveau Monde.
Un peu d’histoire !
A Cuba, Christophe Colomb remarque des fèves différentes de celles cultivées en Espagne.
En 1528, Cabeca de Vaca les trouve en Floride.
En 1535 Jacques Cartier les découvre à l’embouchure du Saint Laurent.
Des fouilles archéologiques en Arizona et dans l’Utah révèlent que le haricot vert est cultivé en Amérique avant la venue des Européens.
Monsieur haricot vert, un certain Valeriano chanoine, botaniste à ses heures sème des grains de haricots verts venus du Pérou.
Les haricots verts arrivent en France via l’Italie par Catherine de Médicis future épouse de Henri II.
La gousse d’haricot peut être verte ou jaune dit haricot beurre.
Peu calorique, un rêve pour garder la ligne ou perdre quelques kilos. Mais le haricot restera longtemps consommé en grains, séchés ou non .
Ce n’est qu’à la fin du XVII° siècle que les Italiens commencent à consommer les jeunes pousses immatures sous forme de légume.
Le haricot vert est né !
Il existe plusieurs types de haricots:
-les haricots vert ou à écosser: ceux sont les même si ce n’est leur gousse qui différent.
-Haricots filet: longues gousses fines, il existe certaines variétés dépourvus de fils tels les “mangetout”.
– Beurre: de couleur vert et jaune, ils sont récoltés plus tardivement.
-Faux-filets: issu es deux prmeiers, ils sont fins, leur gousses ne possède aucun fil ni parchemin.

HARICOT VERT – VERTUS

Profitez de sa diversité !

Grâce à ses nombreuses variétés, le haricot permet une diversification, légère ! Peu calorique, 23 Kcalories aux 100g, il fournit des quantités intérréssantes de vitamines vitamine C, provitamine A, vitamine B9, ou acide folique, de minéraux et de fibres.

Même si vous l’aimez jeune, il est très bien toléré par les organismes même les
Peu calorique, un rêve pour garder la ligne ou perdre quelques kilos.
Le haricot frais cru est une bonne source de potassium et d’acide folique; il contient de la vitamine C, du magnésium, de la thiamine, du fer, de la vitamine A et de la niacine ainsi que des traces de cuivre, phosphore et calcium. Le haricot frais cuit est une excellente source de potassium, une bonne source d’acide folique et contient de la vitamine C, du magnésium, du fer, de la vitamine A et du cuivre.

On dit le haricot frais diurétique, dépuratif, tonique et anti-infectieux.

Composition moyenne de 100g de haricots verts cuits :
– 95% d’eau
– 2g de glucides
– 0g de protides
– 1g de lipides
– 50kJ en énergie.
Le haricot est riche en potassium, en magnésium, en soufre, en fer, en oligo-éléments et en vitamines A, B et C.
Diurétique, tonique, utile dans les cas de calculs reinaux, de diabète et d’hépatisme.

HARICOT VERT – SAVOIR ACHETER

De la légèreté au kilo !

Achetez les haricots et profitez mesdames et messieurs de ce petit légume bienfaisant !

Bien fines, les longues gousses des haricots doivent être fermes et se casser nettement lorsqu’on les plie.
Les haricots ne se conservent pas plus de deux à trois jours dans le réfrigérateur mais supportent parfaitement la congélation.

HARICOT VERT – CUISINE TRADITIONNELLE

L’éboutage ancestrale !

Qui ne connait pas le fameux éboutage du haricot ? Il suffit de couper les deux extrémités du haricot pour qu’il soit prêt à la cuisson. Proust dans la Prisonnière disait
” Je les veux frais, tout fins, ruisselants de vinaigrette, on ne dirait pas qu’on les mange, c’est frais comme de la rosée”.

Le haricot doit être mangé frais. Ne pas le conserver trop longtemps, voir deux à trois jours dans le réfrigérateur. On peut le congeler, pour cela après l’avoir lavé, équeuté, le faire blanchir une minute dans l’eau bouillante, le laisser refroidir et le mettre dans un sachet congélation.
Quatre calibres : fins, très fins, moyens et enfin extra fins. Pour cela il doit être tendre, sans fils, sans grains et n’avoir aucun défaut.

Méthode de préparation

Le haricot vert se cuit à l’eau salée, après l’avoir lavé et équeuté dans un petit volume d’eau pour ne pas détruire les oligo-éléments et le vitamines, et le goût, une dizaine de minutes pour qu’il reste croquant.
L’égoutter sitôt cuit et le refroidir à l’eau claire, sinon il continuera de cuire de longues minutes et se sera trop.Le haricot vert se cuit à la vapeur. Dans l’autocuiseur mais je ne suis pas pour cet appareil qui détruit les vitamines principales donc les plus fragiles,(utiliser plutôt le couscoussier) mettre 3 verres d’eau. Placer les haricots dans le panier prévue pour ce genre de cuisson. Laisser cuire 5 minutes après que la soupape se mette à tourner. Sortir de l’autocuiseur sitôt les 5 minutes de cuisson pour que celui-ci reste “al dente”
On peut le cuisiner de différentes façon : en salade, en légumes accompagnant toutes les viandes et les poissons. Moi je le préfère cuit à la vapeur, chaud avec un morceau de beurre frais, du persil, de l’ail, sel et poivre. L’hiver, le haricot vert surgelé est très pratique, de bonne qualité, se cuisine comme les frais et est très bon.
Les cuisiniers ou cuisinières qui utilise les auto-cuiseurs sont de mauvais conseillers ou mauvais cuisiniers car cet appareil détruit les principales vitamines des légumes.

HARICOT VERT – IDEES ACCOMPAGNEMENTS

Il faut toujours essayer autre chose.

Essayer nos quelques conseils,mais innover.La cuisine n’est pas figée.Pour moi il n’ y a pas de grands ou petit cuisinier, il n’y a que deux cuisines au monde:La bonne et la mauvaise.

Suggestions:
-Salades: haricots, endives, dés d’avocat, sauce au citron et à l’huile d’olive.
-Gratin: cuits disposés dans un plat en terre recouverts de lamelles de confits de canard, saupoudrés de chapelure et enfournés.
-Nappés de crème: noisettes émincées, grillées, ajoutées à un mélange crème fraîche- huile de noisette et à des peluches de cerfeuil.Produit: Haricot vert…