Réponses aux questions posées sur les huiles

Huiles

1- Pendant combien de temps peut-on conserver l’huile d’olive dans le garde-manger?

La durée de vie d’une huile d’olive dans un contenant non ouvert varie de 9 à 20 mois, pourvu que l’huile d’olive soit contenue dans une bouteille foncée et qu’elle soit placée à la noirceur et loin d’une source de chaleur, comme la cuisinière. Par contre, lorsque la bouteille est entamée, il est préférable de la consommer dans les 3 mois qui suivent l’ouverture, surtout si on veut conserver sa nervosité aromatique. Par ailleurs, s’il ne s’agit pas d’une huile d’olive extra vierge, mais plutôt une huile d’olive raffinée pour la cuisson, elle peut se conserver au moins 6 mois après l’ouverture et possiblement jusqu’à 1 an.

2- Quelle est la meilleure huile à utiliser pour les sautés et la friture?

Du point de vue nutritionnel et de résistance à la cuisson intense, l’huile de canola raffinée est, selon moi, le meilleur choix. Elle est faible en gras saturés et riche en gras mono-insaturés, en plus de contenir une quantité appréciable d’oméga-3 végétal. Son point de fumée est élevé, soit aux alentours de 240 °C. Lors de fritures, la température atteint généralement 190 °C. Il faut éviter de faire fumer les huiles, car elles deviennent alors toxiques.
Pour les sautés et la friture, l’huile d’olive raffinée, aussi nommée pure, ou légère et l’huile d’arachide sont aussi de bons choix, bien qu’elles soient dépourvues des précieux oméga-3.
Par ailleurs, pour les vinaigrettes ou les salades, on peut choisir plusieurs huiles dont : l’huile d’olive extravierge ou de première pression à froid, l’huile de noix, de chanvre ou de lin. On peut aussi utiliser l’huile de canola de première pression à froid, mais son goût est discutable.

3- Quelle est la meilleure huile d’olive?

C’est l’huile d’olive extra vierge, qualificatif qui veut dire la même chose que première pression à froid. C’est une huile qui a été extraite à froid et qui n’a pas été raffinée. On devrait la retrouver sur les tablettes dans une bouteille foncée, avec une date d’expiration. On ne devrait pas l’utiliser pour les sautés et la friture, mais seulement crue, comme dans une vinaigrette.

4- Est-il préférable de toujours choisir nos huiles ayant comme caractéristique « première pression à froid »?

Oui, si on les utilise uniquement crues ou pour la cuisson au four. Les huiles de première pression à froid, n’ayant pas été raffinées, contiennent plus de molécules bénéfiques à la santé que les huiles raffinées, bien qu’elles soient plus sensibles à la chaleur et à la lumière. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elles ont un point de fumée plus bas. Elles sont aussi plus goûteuses. Par contre, si on préfère une huile au goût neutre, comme pour une recette de muffin, il sera plus avisé d’utiliser une huile raffinée.

5- Y a-t-il un problème à ne consommer que de l’huile d’olive?

Non, si on consomme quotidiennement des aliments procurant des oméga-3, comme le poisson, les graines de lin, de chanvre et de chia, des noix, de la margarine non hydrogénée à base d’huile de canola ou tout autre produit enrichi d’oméga-3. Si on ne consomme pas d’autres aliments fournissant des oméga-3, il vaudrait mieux opter pour l’huile de canola.

6- Est-ce bon de faire cuire la viande dans un mélange moitié huile d’olive et moitié beurre?

Non, car le point de fumée du beurre est très bas, ce qui abaissera le point de fumée de l’huile d’olive du même coup. Mieux vaut faire cuire la viande dans une poêle antiadhésive ou dans de l’huile d’olive ou de canola raffinée.

7- L’huile de pépins de raisin est-elle bénéfique pour la santé?

Bien que l’huile de pépins de raisin résiste fort bien à la cuisson grâce à son point de fumée élevé, son profil nutritionnel n’est pas aussi intéressant que celui de l’huile de canola ou celui de l’huile d’olive. En effet, l’huile de pépins de raisin contient beaucoup d’acides gras oméga-6, ces derniers se retrouvant généralement en trop grande quantité dans notre alimentation.

8- Quelle est la meilleure huile à utiliser pour les desserts et les pâtisseries?

Étant donné que la température interne de cuisson des pâtisseries ne dépasse pas habituellement 100 °C, ça nous donne le vaste choix d’utiliser la matière grasse que nous désirons, à l’exception de l’huile de lin qu’il vaut mieux ne pas chauffer du tout. Par contre, si on ne désire pas une huile avec un goût prononcé, très probable dans le cas des desserts et pâtisseries, mieux vaut opter pour les huiles raffinées. En ce qui me concerne, je privilégie l’huile de canola pour les desserts et les pâtisseries.

9- Quelle est la meilleure huile pour diminuer le taux de cholestérol?

Sur ce plan, l’huile d’olive et l’huile de canola donnent d’aussi bons résultats, selon la plupart des études à ce sujet. D’autres sources mentionnent que l’huile de canola serait légèrement supérieure étant donné son contenu en oméga-3 végétal, notamment. Par ailleurs, l’huile d’olive préviendrait davantage l’oxydation des LDL (mauvais cholestérol) et la coagulation du sang, deux facteurs préventifs des maladies cardiovasculaires.

10- Est-ce que le beurre de coco est bon pour la santé?

Le beurre de coco raffiné, même s’il peut être chauffé, n’est pas très intéressant du point de vue de la santé, car il contient 85 % de gras saturés. Certains de ces gras saturés seraient moins dommageables pour la santé que ceux du beurre, mais il n’en demeure pas moins que pour cuisiner, il est préférable de prendre des huiles contenant principalement des gras mono-insaturés, comme ceux présents dans l’huile d’olive et l’huile de canola, notamment. Mais entre le beurre de coco et le beurre laitier, le beurre de coco serait un meilleur choix, mais ne donnerait pas un aussi bon goût que le beurre, cette éternelle tentation!

Alertes sur les steaks hachés………..à l’Ecoli

7 enfants, 7 comme le chiffre magique se battent sur un lit d’hôpital après avoir avec innocence, manger des steaks hachés préparés avec amour par leur maman. Une erreur de casting diront certains, je ne comprends pas diront les autres, mon usine est aux normes et le temps passera come d’habitude. On oubliera ces fautes à pas de chance. On oubliera vite ces 7 enfants surtout si les choses s’arrangent, c’est pour le moins ce que je leur souhaite.

La bactérie écoli…

Pourtant quand on y réfléchi on va vite comprendre que le steak haché qui autrefois, se faisait dans les parties nobles de la bête, dans la viande à rôtir, à griller celle classée numéro 1 est devenu un produit de très basse qualité vendu au prix fort.

Steak 1ère catégorie…viandes à griller, poêler. 5 minutes de cuisson…

Aujourd’hui pour pouvoir vendre et faire de la marge que se passe t-il Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs ? C’est simple, ont utilise désormais des bas morceaux de la troisième ou seconde catégorie, les pièces de viandes à bouillir ou à bourguignon qui ne se vendent plus donc ne rapportent plus mais étaient faites pour cuire pendant des heures dans un bouillon à 100 degrés. Pourquoi, posez-vous la question, avec une telle cuisson personne ne risquait rien.

Viandes à braiser pour boeuf bourguignon de seconde catégorie 2 heures minimum de cuisson…

Si ces viandes sont classées secondes et troisième catégories c’est qu’il ya bien sûr des raisons. La tendreté n’y est pas, il y a des nerfs, du gras, donc elle sont triturées, piquées avec des presses puis hachées, mais elle s’appelle ensuite steak haché alors qu’on vous vend de la merde. Ces viandes sont alors vendues au prix de la première catégories.

Viandes à bouillir pour pot au feu de quatrième catégorie…3 heures de cuisson…

Les spécialistes de cette viande trafiquée sont les super, les hyper, les supérettes qui écoulent en masse cette production et permet de vendre des bas morceaux en gardant des marge. Tout le monde est content , tous s’enrichissent sur le dos du consommateur jusqu’au jour ou ??? 7 enfants….et combien d’autres moins touchés
Combien de gens ont été malades et se sont tus avant. Mais là, les mouches ont changé d’ânes et ce sont les tout petits qui trinquent, la machine qui explose, la vérité qui éclate. Je laisse le soin à la justice de ce pays de prendre ses responsabilités. Un jugement définitif arrivera sans doute dans dix ans, les petits seront devenus grands.

Je voudrais dire à mes lecteurs que la viande en générale, et un steak haché en particulier s’achète chez son boucher après avoir choisi une pièce entière on lui demande la mixer devant soi. Les risques seront diminués de 75 % si vous la consommez dans la journée.

La viande d’un vrai artisan boucher, c’est quand même un autre aspect, une autre qualité…
La viande hachée est destructurée par le hachoir, pleine d’air donc peut se tarir rapidement. En fonction du temps elle devient en quelques minutes d’une fragilité dont personne n’a conscience. Le steak haché, c’est la peur des industriels, ils en connaissent les risques,et les raisons et viennent d’en faire la démonstration
Chez eux le risque zéro n’existe pas, ce sont tous les industriels de la viande qui sont concernés, même si le corps humain des adultes résiste mieux que celui des enfants, le danger existe en permanence et continuera d’exister si on ne change pas les règles. Le steak haché c’est un fléau industriel dont il ne faut surtout pas parler. C’était l’omerta jusqu’à aujourd’hui, sauf que !!! 7 enfants sont sur un lit d’hôpital avec pour certains, un processus vital plus ou moins engagé.
Indignons-nous et la chose la plus sûre à faire aujourd’hui, c’est de bouder les steaks hachés des super marchés, hypers et supérettes. C’est le moment de retourner vers son boucher et de lui faire confiance. Jamais un boucher a eu ce genre de problème, il y a bien une raison !!! Vous avez entendu parler de ce genre de problème chez un boucher, pas moi. Mais il ne faut pas le dire, l’Omerta, c’est L’Omerta et à la sortie les avocats des gros ont toujours raisons et lce sont les petits paient la note, c’est toujours comme ça.

Je ne voudrais pas m’étendre sur le porc, sur l’agneau ou le veau ou les puissantes fédérations se serrent les coudes autour de Spanghéro leur Président.
Il est temps d’ouvrir enfin les yeux, et de demander aux futurs présidentiables de s’engager sur une vraie organisation de contrôle réel des industries de transformation de la viande, sur leur approvisionnement, les engraissements chimiques forcés.
Il ya quelques jours certaines voix se sont élevées pour rouvrir le débat sur la consommation des farines animales, mais de qui se moquent-t-on. Donc Monsieur le futur Président de la république êtes vous capable dans votre programme, de vous engager à lutter contre ces fléaux en luttant avec sévérité sur ce que personne ne voit mais se passe derrière les murs secrets de ces fabriques à bactéries mortelles…

Trucs et Astuces du jour (15 juin 2011)

Comment conserver de bons harengs…

Lorsqu’on aime les harengs à l’huile et aux oignons, au lieu de les acheter tout faits,
on peut se les préparer.

Pour un ballotin de harengs, il faudra couper la moitié d’un oignon et y mettre de
l’huile de pépins de raisins car au réfrigérateur, cette dernière ne fige pas
et les harengs sont plus appétissants.

Comment éviter les projections d’huile…

Quand on fait une friture, il arrive souvent qu’il y ait des projections d’huile qui se fassent. Ce qui salit
énormément et qui peut être dangereux.

Pour éviter ce problème, il faut alors jeter une pincée de gros sel dans la friteuse
et l’huile, même bouillante ne se projettera plus hors du récipient.

Comment éviter de noircir une casserole en aluminium…

Quand on se sert de casseroles en aluminium, ces dernières ont vite tendance à se
noircir selon ce qu’on y fait chauffer dedans.

Pour éviter ce problème, dès qu’on les achète, il suffit d’y faire bouillir du lait
dès la première utilisation ainsi elles conserveront leur couleur initiale.

Comment connaître les contenances des liquides dans des verres…Comment conserver la saveur aux sauces congelées…

Quand on fait des sauces et qu’on veut les congeler, il faut faire attention car ces
dernières perdent très souvent leur saveur lorsqu’on veut s’en resservir.

Pour éviter ce problème, lors de la réalisation des plats, au lieu de se servir de
la farine, il faut remplacer cette dernière par de la fécule de pomme de terre
et le goût ne sera pas altéré.

Comment conserver des fruits pendant l’hiver…

Quand on possède un verger et que l’on récolte tous les fruits avant l’hiver, soit on
fait des confitures, soit on essaie de stocker ces derniers pour les conserver.

Si on n’a pas de local réservé à cet effet comme une cave, il faut mettre les fruits dans
des cartons à chaussures, les empiler les uns sur les autres et fermer avec un couvercle seulement la boite
du dessus.

Comment boire un vin à bonne température…

Pour boire un vin à bonne température, il faut savoir que plus ce dernier est acide
et plus il devra être frais.

C’est le cas des vins blancs secs par exemple. Il faut tout de même faire attention à
ne jamais boire un vin glacé et ce, quel qu’il soit car il perdrait tout son
arôme. Les vins rouges, en général, se servent entre 18° et la température
ambiante de la pièce.

Comment conserver un soufflé bien gonflé…

Pour conserver un soufflé bien gonflé et afin qu’il n’évite de retomber, s’il est
salé il suffit de lui rajouter des lamelles de gruyère.

Si le soufflé est un dessert, il suffit alors de lui rajouter du chocolat râpé ainsi,
il restera bien gonflé et appétissant.

Comment faire une sauce simple avec le jus de viande…

Lorsqu’on fait cuire une viande à la poêle, on peut toujours améliorer le plat avec une
sauce toute simple avec le jus qui est dans la poêle.

Si c’est une viande rouge, on peu rajouter un peu de vin et du bouillon et si la viande est blanche, il n’y a qu’à rajouter de la crème fraîche ou du beurre. Verser le tout sur la viande.

Comment cuire un oeuf sans le casser…

Pour faire des oeufs sans les casser, il faut les mettre dans de l’eau à environ 40°
et les laisser tels quels pendant dix minutes.

Prendre ensuite, une aiguille et percer le bout rond de chaque œuf ainsi la coquille ne
se fendra pas et l’oeuf restera intact.

La revue de presse de Paulo (15 juin 2011)

Revue de presse Vins par Paulo le sommelier

14 juin, 2011 | Economie | conjoncture |

Le Languedoc veut revaloriser ses appellations

Le Comité Interprofessionnel des Vins du Languedoc va orienter son plan de communication vers la revalorisation des appellations du Languedoc, en particulier en dirigeant chaque action dans le cadre de la segmentation de l’offre. Selon le président de l’Interprofession, Frédéric Jeanjean :« Nous devons faire des appellations du Languedoc, un vignoble profitable et rentable pour assurer un avenir à nos entreprises, qu’elles soient petites ou de grandes tailles. Chaque fois que cela est pertinent, nous avons réfléchi les actions avec Inter Oc, Airsud et le CIVR dans le cadre d’Inter Sud, la fédération des interprofessions AOC et IGP du Languedoc-Roussillon : économie d’échelle sur le stand commun à Vinexpo, puissance de communication multipliée sur la campagne grand public mettant en scène les rosés du Languedoc-Roussillon pendant l’été prochain, pouvoir de négociation accru dans la construction du linéaire unique Languedoc-Roussillon en grande distribution. Plus nous coordonnerons nos actions au sein d’Inter Sud, en partenariat avec Sud de France export, plus la bannière du Languedoc-Roussillon Sud de France sera reconnue dans le monde entier. C’est par l’alliance de toutes les bonnes volontés que nous arriverons à imposer notre région comme la région leader de la filière viticole mondiale ».

14 juin, 2011 | En Bref… | on aime ! |

L’Aquitaine a fait son cinéma à Cannes…

Au cours du Festival de Cannes, les produits gastronomiques des terroirs d’Aquitaine ont été dégustés par des amateurs de cinéma qui n’ont pas boudé leur plaisir. Il s’agissait de profiter de l’évènement international pour promouvoir l’art de vivre des Aquitaines : grands vins de Bordeaux, jambon de Bayonne, caviar de la Gironde, fromage des Pyrénées, foie gras du Périgord, etc…. Selon des avis compétents, la palme de la gourmandise a été remise à l’Aquitaine pour le succès de sa manifestation.

13 juin, 2011 | En Bref… | bio attitude |

Gard : un site de vinification dédié aux vins bio chez Gilles Louvet

Les Vignobles Gilles Louvet , société de production et de négoce spécialisée dans les vins issus de l’agriculture biologique, implantée à Narbonne, vinifient désormais les raisins de la région gardoise sur le site de Brouzet les Alès. Ce site a été aménagé pour la vinification bio avec des cuves inox autovidantes et de nombreuses cuves de petite quantité. Chez Gilles Louvet on précise que « ce choix est avant tout qualitatif puisqu’il permet de séparer les raisins selon leur cépage et leur terroir ». Avec Brouzet les Alès, les Vignobles Gilles Louvet augmentent leur capacité de vinification de 10.000 hectolitres et leur capacité de stockage de 30.000 hextolitres. De plus le site est dédié à la mise en place de cahiers des charges bio spécifiques aux marchés suisse, américains, canadiens… dont les normes diffèrent de celles imposées par l’Union Européenne.

11 juin, 2011 | Kiosque | le rosé… sa vie, son œuvre |

Des rosés à boire… et à lire aux Editions Féret

La France produit chaque année environ 900 millions de bouteilles de vins rosés, et se classe ainsi en tête de la production mondiale, devant l’Italie et l’Espagne. La consommation de ces vins, qui symbolisent l’été, les vacances et la fraicheur, a doublé au cours des vingt dernières années. La Provence a depuis longtemps associé son image à ces vins de plaisir, et les seuls rosés représentent dans cette région un chiffre d’affaires de 650 millions d’euros, et environ cinq mille emplois, pour 150 millions de bouteilles commercialisées chaque année. Loin d’être un vin de deuxième catégorie, le rosé est bel et bien devenu un vin d’appellation à part entière, et désormais, une tendance forte de consommation.
Ceux qui veulent tout savoir sur le rosé seront servis par « Le Vin Rosé », un ouvrage exhaustif sur un vin devenu phénomène de société. Placé sous le patronage du Centre de recherche et d’expérimentation sur le vin rosé, et du Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence, ce livre cumule plus de 65 collaborations d’experts et de spécialistes impliqués dans son élaboration ou son étude. Empreints de rigueur scientifique, les différents exposés techniques laissent sur une impression de croisements d’idées et de conceptions. C’est donc un esprit d’ouverture qui prévaut dans cette entreprise ambitieuse, qui ne se cantonne pas seulement à de la théorie, comme en témoigne une partie intitulée « perception et rosés du monde », traitée comme des morceaux choisis dans sa planète de production et de consommation. Cette somme intéressera en premier lieu les initiés, toutefois bien des chapitres restent abordables à un plus large public.

« Le Vin Rosé », éditions Féret, 334 p., 66€.

10 juin, 2011 | En Bref… | conjoncture |

Les spiritueux en hausse

Selon une étude dévoilée par Vinexpo, la consommation mondiale des spiritueux se situe autour de vingt milliards de litres par an ! Ce chiffre établi pour l’année 2009, représente un chiffre d’affaires de 205 milliards de dollars, en hausse vertigineuse de 30% par rapport à l’année 2005. Il est à noter que l’Asie pèse à elle seule près de la moitié de la consommation mondiale des spiritueux, soit 45%, qui affiche, là encore, une hausse de 20% par rapport à 2005.

10 juin, 2011 | En Bref… | La ballade VTT des gens heureux ! |

Le vignoble à bicyclette avec la Médocaine

La course de VTT La Médocaine, course amicale et unique en France, connait chaque année un succès grandissant. Il s’agit de sillonner les vignes du Médoc avec un vélo tout terrain, selon des itinéraires adaptés à l’âge et à la force de chacun. Ils étaient donc 6.500 candidats lors de la treizième édition fin mai, venus de toute la France et de plusieurs pays d’Europe, sous les yeux de journalistes chinois fort intéressés. Des circuits de 20 à 80 kms les ont amenés à Margaux, Moulis et Listrac, visitant vingt châteaux viticoles du Haut Médoc, s’arrêtant boire un verre de (bon) vin au gré de leurs soifs…. La Médocaine désormais très réputée et très courue, nécessite une organisation énorme, où l’on ne compte pas moins de 700 bénévoles !

9 juin, 2011 | En Bref… | vieux millésimes |

Bordeaux : Grands crus aux enchères

Les commissaires-priseurs de Bordeaux-Chartrons, Mes Blanchy et Lacombe, proposent une vente aux enchères de grands vins le jeudi 16 juin à 14 heures. Au programme : grands crus de Bordeaux, vieux Sauternes, millésimes anciens de Cheval Blanc, Mouton Rothschild, Pétrus, Pavie, Montrose, Margaux, Haut Brion. Tous renseignements par téléphone au 05 56 11 11 91.

9 juin, 2011 | Insolite | ailleurs |

Un musée du vin au Liban

La famille Saadé est propriétaire de deux vignobles au Moyen Orient : le Domaine de Margylus, en Syrie, qui s’étend sur 20 hectares, près de Deir Touma, à 900 mètres d’altitude, et le Château de Marsyas, au Liban, qui représente trente-cinq hectares de vignes dans la vallée de la Békaa. Pour affirmer plus encore son ancrage dans le monde viticole, la famille Saadé a décidé de créer un musée de la vigne et du vin au Liban. Il sera financé et géré par la Fondation Johnny R. Saadé, et destiné à mettre en lumière l’ancienneté et la richesse des vignobles du Proche Orient. L’ouverture au public est prévue en 2013, dans la Békaa.

9 juin, 2011 | Insolite | Rendez-vous aux Troglos |

Tourisme : découvertes troglodytes en Val de Loire

L’association Carrefour Anjou Touraine Poitou œuvre depuis trente ans pour la sauvegarde du patrimoine troglodyte de la vallée de la Loire. C’est elle qui organise depuis trois ans des « Rendez-vous Troglos », qui consistent à ouvrir au public ces lieux mystérieux et souterrains, dont la visite réserve bien des surprises. Le prochain rendez-vous aura lieu le week-end des 18 et 19 juin prochains.
Avec deux cents sites troglodytes ouverts à cette occasion, le Val de Loire s’affirme comme la plus importante concentration de lieux souterrains habités en Europe. On les trouve dans six départements : Indre et Loire, Maine et Loire, Loir et Cher, Vienne, Sarthe et Deux Sèvres. On y découvre des kilomètres de tunnels, creusés au fil des siècles pour extraire la pierre calcaire, ici nommée le tuffeau.
Ces souterrains immenses sont devenus des maisons, des ateliers, des chapelles, des champignonnières, et surtout des caves à vins et des chais d’élevage et de conservation des grands vins rouges et blancs de la Loire. Dans ces galeries sombres vieillissent des trésors millésimés, à l’abri des variations de températures, dans une humidité constante, ce qui conserve certains bouteilles dans état parfait pendant cinquante ans, et plus.
Tous renseignements sur le site www.rendezvoustroglos.fr

8 juin, 2011 | En Bref… | transactions |

Champagne : Les Heidsieck changent de mains

Le groupe Rémy Cointreau vient de se séparer de ses champagnes Piper Heidsieck et Charles Heidsieck, et les a vendus au groupe EPI, Entreprise Patrimonial d’Investissements. Ce groupe appartient à la famille Descours et contrôle des marques françaises de « l’artisanat haut de gamme », comme Bonpoint, Alain Figaret ou JM Weston. EPI possède également le domaine viticole du Château La Verrerie dans le Lubéron, en Provence. Rémy Cointreau a également cédé à EPI sa filiale Piper Sonoma, en Californie. Le prix de la transaction est de l’ordre de 412 millions d’euros.

7 juin, 2011 | En Bref… | Week-end |

Larrivet Haut Brion à la folie

Emilie Gervoson, dont la famille possède le château Larrivet Haut Brion, dans l’appellation Pessac-Léognan, n’est pas à cours d’idées pour présenter ses vins. Aussi vient-elle de créer les « Oenofolies », dégustations-évènements pour conjuguer le plaisir du vin et l’art de vivre. Il s’agit de convier une trentaine de personnes, pas plus, pour un moment d’échanges autour du vin, dans un lieu original, et tout cela gratuitement.
La première des Oenofolies d’Emilie aura lieu au Cap Ferret, le samedi 25 juin, pour découvrir le Larrivet blanc 2009, en compagnie de Joël Dupuch, ostréiculteur vedette du Bassin d’Arcachon, et de ses huitres, sur la dune et sous les pins…. L’endroit exact sera dévoilé au dernier moment. On pourra se retrouver soit le matin à 11h30, soit le soir à 18H30. Aux mêmes heures, au Château Larrivet Haut Brion, à Léognan, le directeur du domaine Bruno Lemoine, présentera le vignoble aux amateurs et offrira de goûter le rouge 2010 en primeur, au cours d’une séance d’initiation à la dégustation.
Tous renseignements et inscription sur le site www.larrivethautbrion.fr.

7 juin, 2011 | En Bref… | surproduction |

Muscadet : 400 ha de plus arrachés

Dans le cadre du Plan collectif Local en Val de Loire, 415 ha de muscadet sont inscrits à l’arrachage. 180 exploitations du vignoble nantais ont souscrit à ce plan, dont l’objectif est d’arracher des surfaces de melon de bourgogne (cépage unique du muscadet), en surproduction, et de planter d’autres cépages plus porteurs commercialement. Ainsi, en tenant compte des autres programmes visant à diminuer significativement les surfaces, le potentiel de production en muscadet devrait baisser de quelque 1.500 hectares. Mais loin des 3 000 ha visés par les professionnels en début d’année.
Avec ces arrachages, la baisse nécessaire de récolte face à une mévente de l’appellation est donc enclenchée, mais le volume reste encore largement supérieur aux objectifs de production pour rééquilibrer le marché. La récolte 2010 a été assez généreuse avec 540 000 hectolitres contre 585.000 en 2009. Pour la profession, il serait souhaitable que la récolte prochaine n’excède pas 500 000 hectolitres.

Source le journal du vin www.lejournalduvin.com

Arthrose, Oui l’ail est un facteur de prévention efficace

Ail et oignon auraient une action anti-inflammatoire

C’est une étude réalisée par des chercheurs du King’s College London et de l’Université d’East Anglia (UK) publiée dans le fameux British Medical Journal qui montre que l’ail peut vraiment protéger contre l’arthrose, en particulier celle de la hanche. Les femmes qui suivent une alimentation riche en légumes du genre allium, comme l’ail, les oignons et les poireaux, présentent un risque bien inférieur d »arthrose de la hanche.

L’ail contre l’arthrose

Ces résultats mettent non seulement en évidence les effets bénéfiques possibles de l’alimentation dans la prévention de l’arthrose, mais aussi démontrent, encore une fois, le potentiel d’utilisation de composés naturels présents dans l’alimentation –et ici dans l’ail- dans le développement de nouveaux traitements.

La relation entre poids corporel et arthrose a déjà été reconnue, même si elle n’est pas encore complètement comprise et admise. Cette étude est la première du genre à travailler sur les habitudes alimentaires et leur impact sur le développement et la prévention de la maladie. L’arthrose est la forme la plus courante d’arthrite chez les adultes, affectant près de 50 millions de personnes en Europe.

Les femmes sont plus susceptibles de la développer que les hommes. L’arthrose provoque douleur et incapacité par manque d’appui sur la hanche, les genoux et la colonne vertébrale. Actuellement, il n’existe pas de traitement efficace au-delà de la prise en charge de la douleur et, au final, le remplacement des articulations.

Cette étude, cofinancée par l’Arthritis Research et le Wellcome Trust a porté sur plus de 1.000 jumeaux, en grande majorité sans symptômes d’arthrite. L’équipe a effectué une évaluation détaillée des habitudes alimentaires des jumeaux et mesuré l’arthrose des participants au début de l’étude aux hanches, genoux et colonne vertébrale. Les chercheurs constatent chez les participants qui ont une consommation importante de fruits et légumes, dont des alliums comme l’ail en quantité suffisante, moins de preuves d’arthrose de l’articulation de la hanche.

Les chercheurs ont également étudié les composés de l’ail. Un composé, le disulfure de diallyle, limite la production d’enzymes responsables de la dégradation du cartilage.

Une voie vers un nouveau médicament pour la prévention et le traitement de l’arthrose de la hanche, qui doit encore être confirmée par des études de suivi. Le Pr. Ian Clark de l’Université d’East Anglia, conclut : «L’arthrose est un problème de santé publique majeur et cette étude passionnante montre le potentiel de la diététique et de la supplémentation pour changer le cours de la maladie. ”

Source : BMC Musculoskeletal Disorders journal « Dietary garlic and hip osteoarthritis: evidence of a protective effect and putative mechanism of action », traduction, adaptation, mise en ligne Claire Tancrède, Santé log, le 21 décembre

C’est la fête …………………….dernier Episode du premier tome

Toute la semaine, le village s’organise pour que la kermesse soit un succès. Les photos sont confiées à un
photographe professionnel qui assure les tirages sur carton ainsi que leurs encadrements. Il pose quelques questions indiscrètes, surpris par la qualité des montages qui ne se voient pas du tout. Il voudrait bien savoir comment ils ont été réalisés. Comme toute réponse, il lui est répondu qu’ils ont été faits à Londres, ce qui coupe court à toute discussion ou explications techniques.

Tapioca aidé par Pierrot, demande l’aide du maître d’école très intéressé par cette exposition. Il est surpris par son contenu, il pose bien lui aussi quelques questions. Il lui est dit, qu’il s’agit de montages du Professeur pour expliquer la préhistoire.
D’ailleurs, ce dernier s’amuse comme un fou, il répondra bénévolement aux questions des visiteurs pendant une heure au moins. Etant un vrai perfectionniste, il veut utiliser ce reportage photos, comme des preuves irréfutables de cette vie du passé qu’il va s’efforcer d’élucider et d’expliquer à tous. Jamais il n’a eu un tel matériel à sa disposition pour ses conférences.

Le papillon, chaque objet, chaque chose seront les invités d’honneur de la kermesse. Par sécurité, il est demandé aux forces de l’ordre de bien vouloir les surveiller de près. Le reste ne sera que des animations habituelles, des jeux, des stands, de la nourriture et de la boisson. L’école a droit à au sien avec sa collection de
papillons et une exposition de dessins de chacune des classes. Pour une fois les laïques et la confession s’unissent dans un seul et bel élan de solidarité éducative. Beaucoup devrait en prendre graine. La messe aura bien lieu le matin, sur le perron situé à l’arrière du château.

L’après-midi, le parc sera entièrement ouvert à la fête, tout comme la roseraie et, pour le plaisir, le ballon sera mis en place prêt à s’envoler. Des baptêmes de l’air payants seront organisés, sans décollage pour officiellement des raisons d’assurance, en réalité pour en faire davantage et gagner plus d’argent.

Le dimanche suivant, Monsieur le Curé annonce officiellement le programme de la fête qui est en plus, diffusé
largement dans les journaux locaux. Dès sa parution, le Directeur du musée de Saint-jean d’Angély le transmet illico au conservateur du musée de Poitiers qui s’empressent de le faire suivre au Procureur. Tous les
trois se promettent d’être de la fête et de rencontrer en fin ce Professeur mystérieux.

Chacun d’eux s’est procuré une photo du célèbre Professeur de la Fenière. Ils restent quand même surpris que
cet éminent savant se produise dans une kermesse d’ un village de moins de mille âmes. Méfiant, ils se demandent ce que cela cache.

Toute la semaine suivante, tous se battent comme des lions pour que tout soit terminé à l’heure et enfin le grand jour arrive. L’autel est dressé à l’extérieur sur le grand perron, des lanciers en habit d’époque, l’entourent. Un magnétophone diffuse les sons de l’harmonium,et les chœurs ont enregistré la cérémonie dans la semaine précédente. Des bancs de bois accueillent les séants de chacun.

Des volontaires sont choisis pour chausser les armures, le docteur Melchior fait tout pour que la fête soit un succès retentissant. Il a même dressé une tente spéciale pour tous les invités de marque qui se déplacent en grand nombre, le Camp du drap d’or comme autrefois, s’élève sur la pelouse principale.

Et ils sont servis, le Diacre, L’évêque, l’Archevêque à titre personnel, le Maire, le Conseiller général, le Député, le pharmacien le docteur, tout le conseil municipal aucun ne veut manquer cette rencontre tous bords politiques confondus sauf un, qui se fait oublié et chacun aura compris pourquoi.

À la messe, pas une place assise n’est libre. Le docteur Melchior a sorti son plus bel habit, une aube
blanche immaculée, qu’il ne réserve que pour les grandes occasions. Il est le plus heureux des hommes et dans sa tête, il refait le chemin parcouru depuis sa rencontre avec les enfants. Le Professeur en est à ses derniers préparatifs. Il met en place un projecteur de diapositives et un micro au bout d’un long fil.
Il place plusieurs autres micros, pour que les visiteurs puissent lui poser leurs questions.

Il n’ a pas l’habitude de devoir tout faire lui même et il y prend encore plus de plaisirs. Ici les ronds de jambes ne sont pas de mises et chacun doit donner le centuple de ce qu’il a l’habitude de faire. Il va à partir des photos rendre ses conférences plus intéressantes et asséner des vérités qu’il est désormais le seul à posséder. Il a de vraies images en couleur et du son. Pour lui c’est magique et il a une une sacré bonne idée le jour ou il a accepté de venir passer quelques jours chez le docteur Melchior.

Les femmes comme elles le font chaque année ont préparé des plats cuisinés, il y a un buffet de fruits de mer, des barbecues, le charcutier a placé son étal. Il y a de nombreuses buvettes et plusieurs ventes de gâteaux,
de sandwiches tenues par les femmes du village et leurs progénitures. Les hommes ont aux buvettes, à la sécurité aux renseignements. Chacun a été longuement briffé et sait ce qu’ils doit faire.

Tout est payant et ira dans les comptes de la paroisse, sauf les entrées qui, après déductions des frais, seront partagées par moitié entre l’école, et la cassette de Monsieur le Curé.

Enfin le jour J arrive.
L’excitation est à son comble. A six heures du matin une dernière réunion a lieu entre les coordonnateurs. Elle permet à chacun de poser les dernières questions.

À sept heures, chaque stand est ouvert et chacun des responsables se prépare pour être fin prêt avant
la messe. Tous les objets sont exposés. À neuf heures 30 Monsieur le Curé, Le docteur Melchior et André font le tour de chaque stand pour s’assurer que tout est conforme à leurs désirs et que la sécurité est bien
assurée. A dix heures trente Monsieur le Curé les quitte pour aller préparer sa grand Messe. À dix heures quarante cinq, Tapioca amène Umagu qui est placé sur une petite table à côté de l’autel face au public, sous la surveillance de deux gendarmes. Au même endroit, mais de l’autre côté, Monsieur le Curé assurera son prêche. Des bancs ont été installés pour tous les participants et quatre rangées de chaises empaillées sont réservées aux officiels et leur famille.

A Onze heures précises le Docteur Melchior et André saluent Monsieur le Curé qui a revêtu sa plus belle chasuble et regagnent leur place.
L’harmonium entame l’ouverture sur une musique de Couperin pendant que le silence se fait. Les enfants de
chœurs gagnent leurs places de chaque côté de l’autel. Les officiels de l’église entrent et viennent se placer devant leur pupitre et enfin drapé dans ses plus beaux habits, Monsieur le Curé apparaît.

C’est le jour de sa vie, un moment dont il a toujours rêvé. Il se signe en faisant une genoux flexion. On
le sent ému aux larmes. Il ouvre les bras en marmonnant pour remercier le christ et se retourne face à
un public aussi ému que lui. Tous savent que cette heure de vérité est mérité. D’une voix hésitante, chevrotante, il prononce quelques mots. Tous se lèvent et un chant profond s’élève des colonnes. Jamais le château n’a connu une telle fête. Elle vient de commencer il est onze heures tapante et tout se déroule comme prévu à la minute près. La messe est belle, en latin comme autrefois et les psaumes s’égrènent pendant plus d’une heure, pendant que tout autour les mécréants affluent attendant avec impatience l’ouverture des stands au public. Il y a le double, le triple de festivaliers qui regardent ce spectacle haut en couleurs et en musique. Nous sommes loin de la messe du dimanche matin dans la petite église aux odeurs d’encens. Après deux heures de chants, de prêches, de prières les prêtres quittent l’autel entourés des enfants de choeurs et disparaissent accompagnés de harmonium qui égraine ses dernières notes. Dès la fin de la messe, c’est la musique de la fête qui reprend derrière et le speaker annonce qu’ à midi la fête sera ouverte.

Le speaker :
dix, neuf, huit sept, six, cinq, quatre, trois, deux un, zéro, la kermesse de la paroisse et de l’école publique est ouverte ! bonne journée à chacun d’entre vous.

À midi, plus de cinq cent entrées ont été vendues. Pas une âme du village n’est absente, sauf les joueurs
de football qui joue à l’autre bout du département.

À quatorze heures, l’ouverture de l’exposition photos, déclenche une belle bousculade et tous
ressortent les yeux ébahis de ce qu’ils ont pu voir ou entendre.

Le Procureur et les 2 conservateurs la découvrent avec stupéfaction et constatent que l’histoire évoquée par le conservateur de chasseurs ayant pu remonter le temps est exposée là sous leurs yeux, sans qu’ils puissent faire quoique ce soit. Il y a dans ce village un mystère, et la présence insolite du Professeur de la Fenière le prouve.
Cette fois ils en sont sûrs, ces photos ne sont pas des montages comme indiqués, mais ils sont la réalité. Chacun enrage devant ce mur infranchissable.

Ils ressortent pour se sustenter un peu en attendant l’heure de l’intervention du Professeur. Ils vont voir Umagu toujours près de l’autel et protégé par deux gendarmes en pleine discussion. Quand il aperçoit un des enfants qui passent près de lui, il bat des ailes comme s’il voulait leur parler. Gros Sel en fait part à Tapioca qui vient
aussitôt lui parler pour éviter qu’il ne s’ennuie. Quand il la voit s’approcher, il se lance dans une danse personnalisée qui séduit Tapioca. Elle engage aussitôt une conversation avec lui. Elle ne se doute pas qu’à quelques mètres d’eux, quatre yeux l’observent, ébahis de ce qu’il voit. Un papillon qui s’exprime et discute avec une jeune fille inconnue d’eux. Que se passe t-il dans ce village.
C’est de plus en plus curieux.

Le Conservateur:
Monsieur le Procureur, on ne peut pas approcher le Professeur, ni le papillon, ni les objets, mais cette jeune fille, j’ai comme l’impression qu’elle semble bien impliquée !

Le Procureur:
“- Hélas elle est mineure, elle devra donc être interrogée en présence de ses parents dans un cadre juridique très personnalisé et encadré, surtout que nous n’avons aucune raison de le faire. C’est aller à coup sûr vers une sanction de chacun d’entre nous. L’affaire est bien bouclée et nous ne pouvons que lire dans la presse ce qu’ils accepteront de dire. Dans un autre sens, il vaut mieux car ce serait un ruée générale si les gens savaient. Imaginez la presse, si nous lâchons la moindre information, il remonteront vite vers nous et nous serions professionnellement morts immédiatement, voir beaucoup plus. Ce n’est pas par hasard que ce dossier dépend du château à Paris. l’affaire est trop importante scientifiquement et politiquement.”

À quinze heures, une queue de cent mètres s’est formée pour apercevoir le papillon et les objets devant lesquels le Professeur attend sagement de commencer son exposé et de pouvoir répondre aux questions. Le Conservateur et le Procureur sont là en première ligne et se préparent à poser les premières questions. Le Conservateur peut constater par les photos, qu’il a bien en face de lui, le véritable Professeur de la Fenière, Il s’empresse de décliner son titre et ses diplômes.

Le Conservateur :
“- Monsieur le professeur, je constate qu’il est étonnant de retrouver ici, le personnage extraordinaire que vous êtes au milieu d’objets et d’un animal vivant qui doit avoir 750000 ans. J’ai pu constater que cet animal était capable de soutenir une conversation avec un humain, je sais aussi pour les avoir eu entre les mains, que les objets ici présents ont une origine qui laissent perplexe et dont l’étude nous a été retirée. Pouvez-vous nous donner des explications pour notre compréhension de ce fait scientifique et historique sans précédent dans le monde?

Le professeur l’écoute poliment et lui réplique :

Le Professeur :
« – Qui que vous soyez Monsieur, nous sommes ici chez des amis, avec des gens simples qui sont venus passer un bel après-midi de fin d’été. J’ai proposé mon concours amical, pour initier les visiteurs, répondre aux questions qu’ils se posent. Ce que je suis, qui je suis, ce que je sais et fais au niveau professionnel n’est pas intéressant ici pour eux. Nous avons des réunions professionnelles pour cela, donc je ne répondrai à aucune question qui déborderait du cadre strict que nous nous sommes fixés et encore moins à celles de professionnels que je n’ai ni invités, ni sollicités. Ceci dit, ce que vous nous dites n’engage que vous. Vous avez cru bon de décliner votre identité et vos états de service. Vous êtes donc bien placé pour savoir que nous n’avons pas pour habitude de claironner sur la place publique l’avancement de nos travaux, de nos recherches scientifiques avant qu’elles ne soient entièrement abouties. Elles sont alors communiquées à nos collègues puis publiées officiellement. C’est seulement à ce moment que la presse ou le grand public peut en prendre connaissance. Ce travail peut durer de longues années. je pense que vous feriez bien de vous en souvenir. Par contre, je veux bien entre collègue vous accorder quelques minutes à la fin de ma conférence si vous le souhaitez. Merci Monsieur, questions suivantes.»

Le Conservateur s’est fait moucher et de bien belle façon. Pendant une heure, le Professeur fait face à un flot de questions. Il répond avec une grande gentillesse à toutes les demandes, passe des projections, pour mieux expliquer ses réponses.

Il fait en réalité, une véritable conférence scientifique adaptée, qui enchante même nos trois énergumènes éconduits. Quand il annonce l’âge du Papillon c’est l’euphorie. Quand on lui demande comment c’est possible, il se retranche derrière le secret d’état, mais assure qu’ils ont la réponse, par contre il lui est interdit d’en parler tant que les faits n’ont pas été vérifiés scientifiquement. Sur les os et la dent, il a le même discours qu’il a tenu aux enfants. Il précise qu’il s’agit d’un, Tyrannosaurus de la même espèce que ceux présentées dans l’exposition photos de Tapioca.

Quand le Conservateur de Saint-jean d’Angély lui demande comment une photo en couleurs aussi réelles est possible et qui l’a faite, que des bruits laisseraient croire que cet animal était vivant, il y a peu de temps, il répond que l’espionnage en France est puni très sévèrement et que les rumeurs ont toujours une origine ce qui lui ferme clapet pour le reste de la journée. Pris par les nombreuses interrogations de chacun, il ne voit pas le temps filer et sa conférence dure plus de deux heures trente. Il s’arrête enfin,tout en restant à la disposition de quelques curieux qui l’abreuvent de nouvelles de questions. Avec beaucoup de difficultés il réussit a y mettre fin.

Surpris de l’attention du Professeur, nos trois contestataires attendent que la foule se soit éloignée, et que le Professeur se repose un peu. Le Procureur s’est également permis de rester. Le Professeur s’approche, s’excuse pour le retard et les remercie de l’avoir attendu. Il leur serre la main. Je suis ici à titre privé, dans le village où j’habite désormais. Je m’attendais à votre visite un de ces jours, je n’ai donc pas été surpris.

Vous n’êtes pas sans savoir des risques que vous avez pris en venant ici, en public. Toutefois, je comprends que cette découverte qui vous échappe, vous bouleverse. Nous pourrons en parler un jour, sans effleurer un secret mondial. Je vous propose d’en discuter à titre amical entre professionnels et pas devant trois cent personnes un micro à la main. N’attendez pas de moi, des révélations fracassantes, elles me sont interdites. Vous en savez déjà beaucoup trop. Tenez bien votre langue, sinon vous seriez poursuivi pour divulgation de secrets d’états, mieux vaudrait pour vous, ne jamais avoir eu à les connaître.

Ecrivez-moi au village, mon identité est connue des services du courrier. J’y répondrai, vous aurez immédiatement votre rendez-vous. Nous pourrons, je suppose échanger sur bien d’autres sujets. Je vous remercie d’être venu jusqu’à moi, mais pour vous, j’ai préféré vous préciser ces quelques détails. Nous sommes sur une découverte sans précédent qui comprend plusieurs niveaux. Ils existent et vous vous êtes posés les bonnes questions. Moi j’ai les réponses, mais vous comprendrez que je dois en vérifier les réalités et ce sera dangereux sur le plan humain, irréel sur le plan scientifique et incroyable, car ces découvertes mettent en cause 5 mineurs. Vous comprendrez aisément que les oeufs sont fêlés et marcher dessus ferait une omelette d’où il serait difficile de s’extraire, tout au moins pour le moment. Par contre, je vous promets que vous serez les premiers informés des résultats de mes recherches, quand j’en aurais élucidé juridiquement et scientifiquement les mystères.

Le Procureur:
“- Professeur, une seule question, c’est possible ! ”

Le Professeur:
” Oui, allez y mais pas scientifique”

Le Procureur:
” Non, je la crois plus juridique, Est ce que les analyses que nous avons faites montrent la réalité des faits.

Le Professeur:

” – Bien qu’elle soit d’ordre juridique et scientifique, et pour vous féliciter du sérieux de vos recherches, de votre travail et sous le sceau des règles de notre profession qui nous oblige au secret absolu je peux vous confirmer que ce que vous avez découvert est une réalité, sinon pourquoi je serais là. Rien que ma présence aurait du vous donner la réponse.

Le Conservateur de Poitiers:
” Mais pourquoi Loulay.”

Le Professeur:
“- La coïncidence, le hasard de la vie en ce qui me concerne, pour la découverte seule l’histoire et la science pourront vous répondre. Je vais devoir créer une équipe scientifique, il est possible que je fasse appel à vos scientifiques puisqu’ils sont sur place, mais nous en reparlerons lors de notre visite. Tout n’est pas perdu pour vous, sachez garder le silence, le secret sinon les foudres risques de vous tomber sur la tête et je n’y pourrait rien. Au revoir Messieurs, merci de votre visite et surtout silence total sur notre courte entrevue.”

Nos trois visiteurs prennent congés satisfait au moins d’une chose, par défaut, le Professeur leur a confirmé, que le papillon à bien 75000 ans et que le dinosaure était bien vivant, il y a quelques semaines ! C’est désormais un secret d’état, mais ils avaient raison. Chacun se dit qu’il est urgent d’attendre la prochaine rencontre avec le professeur.

Le Professeur a juste terminé de ranger son matériel, que débarquent Monsieur le Curé, André, le docteur Melchior, claude le père de tapioca et le Directeur de l’école :

Monsieur le Curé :
Monsieur le Professeur, je vous présente André que vous avez dû entendre l’autre jour à l’église et Claude le papa de Tapioca.

Le Professeur :
« – Vous êtes le Père de Pierrot et de Gros Sel, vous avez deux enfants passionnants et passionnés, je vous félicite. Ne dit-on pas tel Père, tel fils… »

André n’en peut plus, mais la joue modeste…
« – Merci Monsieur, quel honneur de vous rencontrer, j’ai tellement entendu parler de vous. Je vous écoutais, vous les avez remis à leur place de belle façon, les deux conservateurs. Dès que je les ai repérés, j’ai voulu vous prévenir, mais je n’ai pas eu le temps. »

Le Professeur :
« – Ce sont des passionnés dans leur bulle, ils en oublient la moindre des choses, la discrétion. Mais, à mon âge, on la recherche, ce qui n’enlève rien à la passion…

Le docteur Melchior :
« – Deux heures trente de conférence au lieu d’une, le temps ne vous a pas duré Professeur, allons prendre une collation sous ma tente, Monsieur le curé vient de m’apprendre qu’ il y avait 3500 entrées à 16 heures. C’est un beau succès !

Le Professeur :
« – Bravo André, votre coup d’essai est un coup de maître et vous Monsieur vous êtes le papa de Béatrice. »

Claude le regarde surpris qu’il connaisse son vrai prénom, André ne le connaissait même pas…

Claude:
” – Je viens de vous écouter, j’étais avec André et nos épouses vous nous avez régalé pendant plus de deux heures, j’ai vu arriver des gens en retard mais aucun ressortir. Vous les avez scotchés. De nombreuses personne sont restées dehors, personne ne pouvait plus entrer. Mais comment connaissez vous le vrai prénom de ma fille ?

Le Professeur:
” – Quand j’ai rencontré votre très jolie petite fille, intelligente, courageuse avec de bons résultats à l’école, j’ai été surpris du surnom qui lui était affublé. Je sais aussi que les affectifs que l’on donne aux enfants ont des origines psychologique venant de leur nutrition ou de choses qui leurs sont arrivés. Souvent d’ailleurs, il le conservent en tant qu’adulte. je suis donc contre, car ces surnoms peuvent avoir en effet destructeur pouvant ralentir l’évolution d’un jeune. Je l’appelle donc Béatrice.

Claude:
” – Merci Professeur, j’en parlerai avec mon épouse nous en tiendrons compte et merci encore pour la passion que vous dégagez dans vos paroles.”

André en riant :
« – La passion Monsieur le Professeur, la passion….

Le cœur joyeux, ils regagnent la tente VIP pour se sustenter. Tous les félicitent, les remercient, mais trois mille cinq cent personnes ont laissé des traces dans les massifs de fleurs.

Monsieur le Curé en est désolé et le dit au docteur Melchior.

Le docteur Melchior :
« – Ce n’est qu’un détail. Mon jardinier se plaint qu’il n’a pas assez de travail. Cette fois, il en a pour un bon mois pour tout remettre en état. Ce sera l’occasion de se renouveler un peu, il ne change jamais rien. Parfois, j’en ai un peu marre de ces mêmes espèces de plantes, aux mêmes couleurs et aux mêmes endroits chaque
année.

Dans le fond du jardin, le ballon sanglé, sous le contrôle de Ralph monte et descend quatre fois par heure
embarquant à chaque fois dix personnes. Dans chaque coin du parc c’est la joie.
La visite des pièces du château est aussi un grand moment, mais la palme d’or est attribuée à Umagu et au Professeur qui l’emportent haut la main au box office de la journée…

À la tente Vip, Germaine les a rejoints et ils se partagent une belle tarte aux fraises et un thé. Le maire
et le député sont venus les saluer. Pierrot court partout, il est chargé de récupérer l’argent dans les stands, faire un reçu et les centraliser à la comptabilité du château où un jeune comptable, les inscrits, les
comptabilise et rentre l’argent dans un coffre.

Chaque heure, Monsieur le Curé, le docteur Melchior, André et le Directeur de l’école sont ainsi informés par un petit papier du montant de la recette qui grimpe qui grimpe comme jamais…

Au décompte final, 6500 personnes se déplacent, et la recette est la plus importante de toutes les manifestations réalisées au village.

André est désormais incontournable et peut attendre sans problème les prochaines élections. Il n’a plus aucun adversaire à sa taille.

Le soir, chacun est très fatigué. Pourtant, avant de partager les restes aux nécessiteux de la commune,
ils font tous ensemble un joyeux pique-nique.

Puis, ils se quittent, demain ils se retrouveront pour démonter les stands et remettre en état le jardin.

Une semaine plus tard, le jardinier et quelques autres ont redonné au parc son lustre d’antan sauf que cette fois tout le village l’a découvert et l’âne si seul d’habitude a recouvré une seconde jeunesse.

Le professeur visite son nouveau jardin qui retrouve une nouvelle jeunesse, il a mis un certain temps pour se faire accepter, c’est désormais chose faite et avec son équipe ils vont pouvoir sans soucis partir à la découverte des mondes qui ont fait notre histoire. Il est temps de s’envoler pour découvrir ce que fut la préhistoire et comprendre l’origine d’une civilisation qui est devenue la nôtre aujourd’hui.

Fin du premier tome… A bientôt

Trucs et Astuces du jour (14 juin 2011)

Connaître les raisons de la différence entre le vin blanc sec, le vin blanc doux ou demi sec…

Pour connaître la différence entre le vin blanc sec, doux ou demi sec, il faut
savoir que tout est affaire de fermentation du vin.

Le vin blanc doux est un vin dont on arrête la fermentation avant les autres car la
fermentation transforme tous les sucre, sinon on obtient un vin blanc sec ou
demi sec selon l’arrêt du processus.

Comment cuire des légumes et les conserver appétissants…

Lorsqu’on fait cuire des légumes comme des petits pois ou des Haricots verts, on
s’aperçoit qu’au fur et à mesure, ils perdent leurs belles couleurs.

Pour conserver à ces derniers des couleurs appétissantes, il suffit seulement de
mettre une pincée de Bicarbonate de soude dans l’eau dès qu’elle boue.

Avoir des pommes de terre savoureuses…

Lorsqu’on est amateur de pommes de terres, qu’elles soient frites, sautées ou rôties,
elles seront bien meilleures dans tous les cas si elles sont croustillantes.

Pour qu’elles soient encore plus savoureuses, il suffit, une fois pelées et coupées
en morceaux, de les passer sous l’eau très fraîche et de les essorer avant la
cuisson.

Comment faire cuire une viande sans graisse…

Lorsqu’on doit faire un régime ou tout simplement que l’on n’aime pas trop les plats
gras, on peut faire cuire de la viande au four sans graisses.

Il suffit tout simplement de passer du jus de citron sur toute la viande avant de la
faire cuire. Elle dorera à souhait et en plus ne salira pas le four.

Comment éviter qu’une poêle attache…

Lorsqu’on fait de la cuisine,les poêles s’abîment assez vite et se mettent à attacher. On
peut facilement remédier à cet inconvénient.

Il faut prendre du gros sel et frotter énergiquement le fond de la poêle avec. Essuyer
ensuite l’instrument sans le laver et faire cuire l’aliment prévu.

Comment faire mûrir des kakis immédiatement…Comment éviter le sel dans les carottes…

Lorsqu’on prépare des carottes vapeur surtout pour les petits, il vaut mieux éviter le
sel qui n’est pas très bon pour la santé.

Il faut faire cuire ses carottes à la vapeur et rajouter dans l’eau deux feuilles de
laurier. Le goût est bon et dispense ainsi du sel.

Comment conserver le moelleux du pain…

Dans votre huche à pain, placez une moitié de pomme.

Cela permettra à votre pain de conserver tout son moelleux !

Vous pouvez aussi y ajouter des biscuits, leur moelleux sera également préservé !

Comment éviter à la viande de s’oxyder…

Lorsqu’on veut faire une marinade de viande ou un autre plat nécessitant que la viande
reste un moment à l’air, il faut éviter à cette dernière de s’oxyder.

Pour cela, il suffit juste de la faire tremper dans de l’huile d’olive. Lui faire un
aller et retour et ainsi elle ne bleuit pas. Ce qui est beaucoup plus agréable
pour la déguster ensuite.

Comment faire facilement du carpaccio…

Vous voulez couper de la viande de boeuf pour faire un carpaccio et vous avez des difficultés à
couper de fines tranches.

Pour vous faciliter la vie, mettez votre morceau de boeuf au moins 30 minutes avant au
congélateur et vous pourrez couper facilement vos fines tranches de carpaccio.

Le soja

Mlle Elegance parisienne

La consommation d’isoflavones ne présente pas de risque lorsqu’elle se limite à 1mg/kg/jour chez l’adulte.

Recommandations concernant plus particulièrement les adultes:

Il faut éviter de cumuler les sources de phyto-estrogènes :
Par exemple aliments dérivés du soja et compléments alimentaires, ou compléments alimentaires composés de plusieur types de phyto-estrogènes (isoflavones, coumestanes…) en particulier si les apports totaux en phyto-estrogènes ne sont pas précisés.
Les aliments à base de soja, tels le tonyu, le tofu, peuvent être consommés sans excès par les adultes puisqu’ils diminuent l’apport en graisses saturées animales, et dans le cadre d’une alimentation équilibrée et diversifiée, en accord avec les recommandation du Programme national nutrition santé.

La tonicité vasculaire, dont la diminution accompagne souvent une augmentation du risque cardiovasculaire, est améliorée par les isoflavones purifiées de soja, à des doses de 45 à 55 mg/jour de génistéine. Les doses supérieures n’ont pas fait preuve de leur innocuité.
L’interaction des phyto-estrogènes avec la synthèse des hormones thyroïdiennes impose l’exclusion de leur consommation sous quelque forme que ce soit par les sujets hypothyroïdiens traités ou non traités.
Bien qu’aucun phénomène d’allergie n’ait à ce jour été rapporté avec les compléments alimentaires à base d’isoflavones de soja, la variété des modes d’obtention de ces extraits doit inciter les personnes notoirement sensibles aux protéines de soja à la prudence vis à vis de ces préparations.

Recommandations concernant plus particulièrement les femmes enceintes, nourrissons et enfants en bas âge

Compte tenu de l’état actuel des connaissances et des incertitudes concernant les effets à long terme des fortes doses d’isoflavones ingérées de façon prolongée par les nourrissons, les préparations aux protéines de soja ne devraient pas être données aux enfants avant 3 ans si celles-ci ne sont pas à teneur réduite en isoflavones. Compte tenu de leur composition, les tonyus, jus de soja sont contre-indiqués pour l’alimentation des nourrissons et des enfants en bas-âge, de la naissance à trois ans.

Les études animales montrent que les phases précoces du développement des organes sexuels (pendant la gestation et la lactation) sont particulièrement sensibles à l’exposition aux phyto-estrogènes. Des anomalies morphologiques pouvant entraîner une diminution de la fertilité mais aussi une plus grande sensibilité aux carcinogènes sont observées. Une précaution importante apparaît donc d’éviter chez la femme enceinte et allaitante une consommation élevée d’isoflavones, notamment sous la forme de compléments alimentaires. De même la consommation de produits à base de soja chez le nourrisson, préparation à base de protéines de soja, puis préparations de suite et l’enfant en bas âge, tonyus, yaourts au soja est à éviter.
La consommation de préparations à base de protéines de soja devrait, dans le cas des nourrissons et des femmes enceintes, être inférieure à 1 mg/L de préparation reconstituée en équivalents aglycone46, soit environ 0.15mg/kg de poids corporel.

Tofu

Recommandations concernant plus particulièrement les professionnels

Dans l’état actuel de nos connaissances, dans l’attente d’étude d’intervention contrôlée, aucune étude humaine pertinente ne permet d’autoriser d’allégation de prévention de la dégradation des fonctions cognitives chez la femme aux dérivés du soja ou aux suppléments d’isoflavones.

L’étiquetage de toute préparation diététique à base de protéines de soja destinée aux nourrissons et aux enfants en bas âge doit préciser la teneur en phyto-estrogènes, exprimée en équivalent aglycones, notamment sur les aliments à base de soja et les compléments alimentaires. Ceci signifie un contrôle des doses par les industriels à chaque fabrication avec un nouveau lot de soja.

Les consommateurs de produits dérivés du soja doivent être informés que ces produits contiennent des isoflavones dont il a été montré qu’elles pouvaient exercer des effets hormonaux. La composition en isoflavones de ces compléments doit être clairement indiquée. La mention “Parlez-en avec votre médecin” doit alerter les consommateurs d’éventuelles contre-indications.

Il existe aussi des interactions avec d’autres traitements hormonaux (par exemple, tamoxifène) pouvant exacerber ou neutraliser ces traitements. La consommation de phyto-estrogènes devrait être évitée dans ces cas-là.

Sources: ANSES (ancien AFSSA)

La confession d’André…………..Episode 68

Le dimanche, André n’a rien
dit à personne. La petite église est bondée. Tout le monde est présent, chacun
voulant voir, qui cette fois André va traîner dans son sillage. Monsieur le
Curé est aux anges, surtout quand il est obligé de rajouter quelques sièges. Le
diacre connaît tous les efforts qu’il fait, et son église se remplit chaque
dimanche davantage, il est souvent cité en exemple par ses supérieurs,

André prend place sur son
banc habituel au premier rang avec toute sa famille au grand complet. Le bedeau
ferme les deux grandes portes d’entrée et l’harmonium entonne sa musique
habituelle de début de messe pendant que Monsieur le Curé et ses enfants de
choeur se mettent en place. Il commence sa messe par plusieurs prières et
plusieurs chants usuels que tous reprennent. Puis, il monte en haut de sa
chaire et commence son prêche dominical qu’il termine rapidement en annonçant
que la kermesse aurait lieu cette année, dans le parc du château à la surprise
générale et dans une ambiance peut-être même un peu réprobatrice…

Il invite aussitôt André à
venir le rejoindre. Un peu stressé, celui-ci monte lentement l’escalier de bois
et le vieux Curé s’efface pour lui laissé la place.

André :

« – Très peu d’entre
vous se seraient imaginer, il y a encore quelques jours me voir à cette place
pendant la messe dominicale, moi non plus d’ailleurs. Pourtant, j’ai toujours
pensé que le chemin que j’avais choisi était le bon pour les miens comme pour
moi.

Il y a quelques semaines
déjà, une profonde réflexion m’a montré que je m’ étais trompé de chemin.
Pourtant, les proches, mes intimes, Germaine, sa mère, mes enfants se sont tous
battus contre mes erreurs et ont su me montrer que je n’avais pas choisi que de
bons amis pour m’entourer ou me conseiller. C’est mon petit dernier, Gros Sel
que vous connaissez tous, qui a provoqué le choc décisif, avec son humour
corrosif comme d’habitude…

Monsieur le Curé, sans
aucune rancune m’a accueilli et j’ai pu mesurer rapidement avec effroi de
l’étendue du mal que j’avais fait avec mon orgueil et mes mauvais choix en
général en politique en particulier. Il est donc normal qu’aujourd’hui, je
répare. J’ai commencé à le faire, chez moi d’abord ou désormais les décisions
sont prises de façon collégiale, mais aussi dans ma conduite publique en me
mettant au service du Club de football qu’entre parenthèse, je félicite pour
son parcours cette année, de Monsieur le Curé qui a besoin de bras pour sa
kermesse annuelle, à votre service à tous et à la jeunesse en particulier.

Il y a au village, un homme
que je pourfends à tort depuis plus de vingt ans, c’est le docteur Melchior du
château des Mystères. Je n’ai jamais moi-même lancé de rumeurs sur lui, mais je
les ai utilisées et je les ai souvent amplifiées…Pourquoi ? Par cupidité.
Je voulais racheter ces terres et devenir le plus gros, le plus riche le plus
envié, mais je ne suis devenu que le plus gros des imbéciles ! Est ce que
ce brave homme m’a fait du mal… Non ! Est ce que j’ai quelque chose à lui
reprocher…Non ! Avons-nous eut connaissance de sa moindre
indélicatesse…Non ! Il n’avait qu’un défaut à mes yeux. Celui d’exister et
d’avoir des terres que je ne possédais pas.

Cette maladie obsessionnelle
de la possession du bien d’autrui, alla jusqu’à vouloir mettre le feu, avec mes
camarades communistes de l’époque, à son château. Heureusement, ma bonne
Germaine veillait et me flanqua dehors avec interdiction de revenir. Certes,
elle m’a repris huit jours plus tard et j’ai dû promettre de ne plus gâcher sa
vie avec de telles idioties. Merci encore Germaine, de m’avoir ce jour-là sauvé
la vie ainsi que celle de notre famille. »

Germaine se sent rougir jusqu’aux oreilles.

« – André continue…

« – Sur le chemin de la
rédemption, j’ai écrit au docteur Melchior pour implorer son pardon et avec le
grand cœur qu’il cache, il a aussitôt accepté. J’ai dû et c’est normal, lui
donner des gages de bonne foi. Je l’ai fait en toute sincérité, je lui devais
bien cet engagement.

Nous avons fait une réunion
lundi dernier, en présence de Monsieur le Curé, et nous avons décidé certaines
choses. La première, c’est qu’entre le château et le village, cet antagonisme
dépassé doit cessé immédiatement, et que chacun se respecte comme nous le
faisons entre nous chaque jour.

Pour sceller cette amitié
retrouvée, j’ai pensé qu’il serait bien que le village fasse un geste et comme
le terrain où nous faisons la kermesse est beaucoup trop petit nous pourrions
la faire dans le parc du château. Il est sécurisé, il est très beau et nous
rêvons tous, depuis plusieurs générations de le découvrir, c’est l’occasion
maintenant ou jamais.

Le programme de cette
manifestation sera très alléchant, il sera nouveau, unique pour le village. Il
vous sera proposé dans une semaine par Monsieur le Curé qui aura retrouvé sa
place, ici. Il reste maintenant un dernier point très important, dans un
accord, il faut être deux. Monsieur le Curé m’a donné le sien, le docteur
Melchior va-t-il accepter cette ouverture et cette paix ? je la lui pose devant
vous, docteur Melchior acceptez-vous de prêtez le parc et votre château pour la
kermesse annuelle de notre village ? »

André se tait et l’harmonium
égrène quelques sons dans un silence absolu, au pied de la chaire, Monsieur le
Curé son bréviaire en main attend…Un bruit de pas se fait entendre et un homme
tout de blanc vêtu, âgé, la barbe blanche cachant la moitié de son visage, sort
de derrière l’autel, il se signe, fais une genoux flexion devant le christ et
rejoins André en haut du prétoire.

André l’accueille et, se
retournant vers un public qui n’en croît pas ses yeux, ni ses oreilles
dit :

« – Mesdames,
Mesdemoiselles, Messieurs, j’ai l’honneur et le plaisir de vous présenter le
docteur Melchior du château des Mystères. »

Un murmure parcours
l’assistance et tous sont attirés par le regard clair de ses beaux yeux bleus
et son visage marqué par les longues années qu’il a vécues…

Le docteur Melchior d’une
voix émue…

« – Bonjour, depuis
longtemps, je n’ai pas eu l’occasion de m’exprimer en public, pardonnez-moi
cette émotion qui m’étreint. Depuis toujours, je souffre, de cette
incompréhension entre le village et moi, bien que j’en connaisse les vraies
raisons.

Seuls les imbéciles ne
changent pas d’avis. André vient de nous faire une confession publique, peu
d’hommes en sont capables. Je viens d’apprendre de sa bouche, que mon château
avait même eu chaud, il y a quelques années. J’en profite pour remercier Madame
Hillairet de son aide en cette situation délicate, qui prouve à quel point,
l’idiotie, la jalousie, l’endoctrinement peuvent conduire des imbéciles
conditionnés à des actes immoraux, dangereux pouvant gâcher leur propre vie,
celle de leur famille et celle des autres.

J’ai accepté avec plaisir de
tirer un trait sur ce passé et sur la main tendue d’André. Je l’attendais
depuis longtemps. Je lui ai demandé des gages de confiance, il me les a donnés.
Je l’en remercie et c’est avec un grand plaisir que j’ouvrirais les portes, le
parc et le château tout entier pour la kermesse du village, et si les choses se
passent bien, nous continuerons chaque année. Je vous remercie de votre
confiance.

Ayant terminé, le docteur
Melchior descend de la chaire, et avance jusqu’à l’autel, où il est accueilli
par Monsieur le Curé. André regarde le public, et aperçoit au dernier rang, le
Professeur qui est venu comme chacun à la messe. Il se dit qu’il va enfin
pouvoir lui parler en sortant.

Il redescend pour rejoindre
les autres, et invite le docteur Melchior sur son banc. Il le place entre son
épouse et ses enfants. La messe reprend par des chants. André peut constater,
que le docteur Melchior est un bon chrétien, connaissant par chœur tous les
psaumes. Il chante très bien et va même communier. La messe se termine et le
curé raccompagne ses ouailles sur le parvis comme d’habitude, au son de
l’harmonium qui ne cesse d’émettre ses sons mélodieux.

Tous sont très entourés et
le docteur Melchior plus que les autres, chacun rêvant de le voir de plus près
et de lui serrer la main. D’autres félicitent André pour son intervention ou
Germaine pour le courage dont elle a su faire preuve.

Puis, la foule se disperse,
et le docteur Melchior regagne son château, par la petite porte laissée ouverte
par le gardien. Il a invité Monsieur le Curé et le Professeur pour déjeuner, et
passer l’après-midi dans sa roseraie. André le cherche des yeux, mais il a déjà
retiré dès la fin de la messe. il lui a encore échappé.

Ce dimanche, le dîner avec
les parents de Tapioca est une vraie fête familiale ou tous sont très contents
de se retrouver. Pierrot et Gros Sel sont allés chercher Umagu et Pierrot l’a
placé sur une petite table pour qu’il puisse partager le déjeuner. Ils l’ont
récupéré à la fin de l’office et sont rentrés avant les autres. André est
surpris de retrouver le papillon trainant au milieu de la pièce, mais comme
désormais plus rien ne l’étonne, il admet volontiers qu’il soit de la fête.

Germaine une fois seule avec
lui, félicite André pour son beau discours.

Germaine :

« – Tu m’as donné
plusieurs fois la chair de poule, mais quand tu as parlé de l’incendie, j’ai
failli me mettre à pleurer. »

André :

« – Il fallait que je
le fasse, que je le dise, j’en avais besoin, j’ai fait trop de mal sans m’en
douter.»

La grand-mère n’en peut plus
des choses qu’elle va pouvoir raconter, de toute façon elles sont déjà sur la
place publique et ce sont ses copines qui cherchent à la voir, sachant qu’elle
est en première ligne et connaît sans aucun doute, toutes ces nouvelles qui les
passionnent.

Après à l’habituelle station
dominicale à la pâtisserie, tous rentrent à la maison pour terminer la
préparation de la petite fête familiale.

Vers treize heures Tapioca
arrive avec ses parents. Quand elle aperçoit Umagu, elle est super contente et
Umagu le lui rend bien. Elle le présente à ses parents. Ils deviennent les
seconds parents du village à le découvrir de près. Ils sont séduits par sa
beauté, par sa grâce, mais quand ils voient Tapioca engager une conversation
avec lui, ils restent éberlués. Tapioca lui présente sa maman et son papa et à
chacune de ses interventions, il lui répond par un battement d’aile, soit par
une position ou une attitude qui est sans aucune équivoque. Il comprend les
questions et donne à chaque fois une réponse.

À table, il veut être à côté
de Tapioca et fait la comédie tant qu’il n’est pas placé à près d’elle. Le repas
se déroule très bien et les mets comme d’habitude sont exquis.

Pour l’apéritif, André à
sorti son meilleur pineau, mais il ne peut s’empêcher de faire goûter celui de
son année de naissance généreusement offert par le docteur Melchior. Une longue
conversation s’engage avec Claude le père de Tapioca sur la façon d’améliorer
leur vinification et les deux futurs beaux pères décident d’y travailler
ensemble. Les femmes parlent cuisine et du travail des enfants à l’école.
Germaine et la grand-mère reçoivent les félicitations d’usage.

L’après-midi, André propose
une balade au zoo de Chizé, que tous acceptent avec joie. Pierrot indique
qu’avant, qu’il va devoir mettre Umagu en sécurité, car on ne sait jamais. En
passant, Umagu est déposé chez le Professeur. Par le téléphone interne, Pierrot
prévient Ralph qu’il a ramené Umagu, qu’il veuille bien le récupérer.

Au zoo, ils découvrent
toutes les espèces protégées, conservées chouchoutées et plus particulièrement
le vivarium ou des centaines de serpents du monde entier sont présentés dans
des cages de verre. Après une longue promenade en forêt, ils rentent en fin
d’après-midi en se promettant de recommencer dans quelques semaines.

Au château, les choses se
passent plus calmement et chacun se félicite du discours d’André.

Monsieur le Curé :

« – Il m’a fait plaisir
en se lâchant, j’ai pensé qu’il se croyait à la confesse. Il a retourné tout le
village. Ils seront tous là. Ce n’est pas trop tôt que ces rumeurs
cessent. »

Le docteur Melchior :

« – À qui le dites-vous
mon père, mais André nous apparaît enfin sous sa vraie nature. Il deviendra un
fin politique. À nous de bien le driver. Je suis certain que ses enfants sont
important pour lui, il les écoute. Pierrot est un garçon intelligent qui fera
son chemin. Il a déjà de l’ascendant sur son père. Il a comme Béatrice, une
vraie personnalité.

Le vieux Curé :

« – Ah, vous aussi vous
n’aimez pas son surnom !

Le docteur Melchior :

« – C’est un surnom
idiot…Tapioca, je ne comprends pas que les parents le tolèrent, Béatrice c’est
si jolie…

Le Professeur :

« – Ces identifications
sont des phénomènes d’affection ou de moqueries, ils sont les reflets d’une
époque qui recherche une certaine indépendance dans les faits ou dans les mots.
Ils ont deux origines, l’enfance et les parents ou l’école. Il est plus présent
dans les campagnes ou les petites villes et moins dans les grandes villes où
l’indépendance est naturelle, l’affectivité moins marquée.

En ce qui concerne André,
son problème était qu’il n’avait pas d’identité personnelle, ni d’objectif
réel. Il a donc imaginé un monde de dominance, mais il n’avait pas les moyens
du maire, il ne lui restait que son parti pour pouvoir utiliser la force de la
machine du parti et un peu d’argent. Il avait ainsi une impression de domination
et reconnaissance artificielle qu’il s’imposait en rachetant des terres. Il
était le plus gros propriétaire du village et tous le savaient, personne ne
pouvait lutter contre lui financièrement, tous sauf vous docteur Melchior d’où
cette haine viscérale car il ne savait pas comment vous atteindre. Comme vos
terres sont en fermage, il ne pouvait même pas évoquer une jachère éventuelle,
pour les récupérer à la faveur d’un remembrement.

La force, il l’exerçait en
s’en prenant aux valeurs dominatrices que représentent, l’usine, le Maire, le
Château et leurs moyens. Ils lui permettaient d’exacerber son orgueil
destructeur mais puissant. Il avait besoin d’être reconnu chez lui, d’abord par
sa famille et surtout ses enfants qui le détestaient sans qu’il s’en rendre
compte et de plus en plus, en grandissant. Le jour où il en a pris conscience,
les choses se sont remises en place, seules. Il a su ce qu’il devait faire car
il est normal. Il a retrouvé immédiatement cet équilibre qui lui manquait et
dont il souffrait intérieurement. Il a ouvert les yeux et il a su ce qu’il
devait faire. C’est un homme droit, ses propres valeurs morales ont fait le
reste. Il a dû beaucoup souffrir par le passé, il était un insatisfait
permanent et la haine qu’il développait était contre lui en réalité, d’où ses
colères fumantes. Il n’en sera que plus régulier demain, et comme il sera bien
entouré, je suis sûr que vous pourrez compter sur lui…C’est un homme fidèle et
de convictions.

Le docteur melchior :

« – Belle analyse et
belle déduction psychologique Professeur,

Le Professeur :

« – C’est plus facile
sur des êtres vivants que sur des os, des crânes ou des dentitions du
tertiaire, j’en conviens dit-il en riant. J’aimerais bien docteur Melchior que
vous me parliez de vos calculs secrets pour remonter le temps.

Bien que la discussion soit
intéressante le vieux Curé s’est endormi dans son transat et les deux
scientifiques se lancent dans un échange bien compliqué pour nos chastes
oreilles…La discussion s’étend jusqu’aux vêpres et ils sont obligés de le
réveiller pour ne pas qu’il les oublie. Dieu en serait très fâché.

Chacun s’en retourne chez
lui très heureux de ce dimanche ensoleillé.

La revue de presse de Paulo (9 juin 2011)

Revue de presse Vins par Paulo le sommelier

5 juin, 2011 | En Bref… | Advini s’agrandit |

Edonia change de mains dans le négoce Libournais

La société Edonia, petite maison de négoce du Libournais, vient d’être acquise par le groupe Advini, par l’intermédiaire de sa filiale Antoine Moueix, autre négociant du Libournais. Edonia distribue des grands crus de Bordeaux, principalement à l’export, ainsi que le cru argentin Alta Vista, et le château Dereszla, en Hongrie. Advini, qui possède entre autres Laroche, Jeanjean ou Rigal, montre aussi sa volonté d’étendre son emprise commerciale sur les grands vignobles français.

5 juin, 2011 | En Bref… | moteur ! |

Depardieu, acteur dans ses vignes en Anjou

On connaît Gérard Depardieu acteur. On connaît Gérard Depardieu vigneron. Le réalisateur Sony Slow a rassemblé les deux figures dans un court-métrage tourné cet hiver dans ses vignes du Château de Tigné en Anjou, sa toute première acquisition viticole. Dans “Grenouille d’hiver”, l’acteur incarne Benjamin, viticulteur en deuil.
Le film a été produit par la société Nompareille Productions de Jean-Maurice Beyllache, par ailleurs responsable des relations publiques de la maison saumuroise Bouvet-Ladubay, la même qui produit la cuvée Taille Princesse, signée… Gérard Depardieu. Le court-métrage de 17 minutes a été présenté au dernier Festival de Cannes.

4 juin, 2011 | Viticulture | vin d’été |

Le clairet : un rosé de Bordeaux pas comme les autres

Le clairet de Bordeaux est une production singulière, une appellation unique qui recouvre des vins pas tout à fait rosés, mais pas tout à fait rouges non plus, et qui se situent exactement entre les deux. On pourrait dire aussi que ce sont des rosés très corsés, ou bien des rouges très légers. Ce sont en tout cas des vins d’été, à consommer frais, dans les deux années qui suivent les vendanges. Ils affichent une couleur plus foncée que les rosés, et des arômes de fruits rouges traditionnels des cépages dont ils sont issus, c’est-à-dire merlot et cabernets.
Aux vendanges du millésime 2010, on a compté 230 producteurs de clairet en Gironde, pour 688 hectares, et un volume de production de 35.600 hectolitres. Par comparaison les producteurs de rosés étaient alors plus de mille, cultivant 4.400 hectares, et produisant 226.300 hectolitres. Ceci montre que le clairet est une niche dans la production totale des vins de Bordeaux, qui dépasse couramment les cinq millions d’hectolitres. Mais c’est une vieille tradition qui se maintient, et qui conserve un fidèle club d’amateurs. Pour certains, le clairet serait même l’ancêtre des vins rouges du Bordelais, le fameux « claret » cher aux Anglais, qui était un rouge léger et fruité à boire dans l’année. Le clairet de Bordeaux est produit principalement sur les coteaux qui bordent la Garonne, en amont de la ville, ainsi que dans l’Entre deux Mers. La cave coopérative de Quinsac s’en est fait une spécialité.

4 juin, 2011 | En Bref… | palmarès |

Concours : 1.200 vins médaillés à Bordeaux

La 55ème édition du concours de Bordeaux-Vins d’Aquitaine a eu lieu, comme tous les ans, dans le cadre de la Foire Internationale à Bordeaux Lac. 4.073 échantillons, provenant de cent appellations différentes, ont été dégustés par mille professionnels du vin ; ceux-ci ont attribué 377 médailles d’or, 514 médailles d’argent, et 313 médailles de bronze.

3 juin, 2011 | En Bref… | association |

Lubéron : Quatre coopératives fusionnent

Quatre coopératives viticoles du Vaucluse, situées dans les communes de Lourmarin, Cadenet, Lauris et Cucuron, ont décidé de s’associer, et dévoilent leur nouvelle identité graphique : « Louérion Terres d’Alliance ». Louérion est le nom donné au Lubéron à l’époque des Romains. Cette nouvelle dénomination témoigne d’une volonté commune de véhiculer des valeurs ancestrales, mais aussi de se rassembler pour construire l’avenir. Ainsi est née une synergie, et une communion d’hommes, de terroirs, de couleurs et d’arômes.
La nouvelle structure représente une production de 50.000 hectolitres de vins, dont 22.000 en appellation Lubéron, , avec 1.500 hectolitres issus de l’agriculture biologique. Les volumes en bio devraient doubler dans les deux ans à venir. Les points de vente situés dans chaciun des quatre villages permettent aux amateurs d’acquérir tous les vins de la gamme, en bouteilles, en vrac ou en bag in box.

3 juin, 2011 | En Bref… | ça c’est fait ! |

Bonfils achète Château Capitoul

Déjà présent dans l’Aude avec les domaines de La Motte (Narbonne), La Boulandière (Lézignan-Corbières) et les Garrigues de Truilhas (Sallèles-d’Aude), le groupe viticole héraultais Bonfils vient d’acheter le Château Capitoul, situé dans le massif de la Clape, entre Narbonne et Gruissan. Il était la propriété de Charles Mock qui avait acheté Château Capitoul en 2001. Depuis, 80% des vignes ont été renouvelées, les bâtiments rénovés, un nouveau chai a été réalisé, des salles de séminaires ont été aménagées ainsi que des chambre d’hôtes et une boutique présentant la production du vignoble. Mais la crise viticole et des investissements mal maîtrisés ont contraint Charles Mock à intégrer le groupe Bonfils. Château Capitoul couvre une superficie de 100 hectares dont 60 de vignes dominant les étangs. Les cinq salariés sont repris par la nouvelle entité, Vincent Mock, fils de Charles, reste responsable des vinifications et de l’exploitation.

2 juin, 2011 | Commerce | J – 15 |

Bordeaux : Le salon Vinexpo dans les préparatifs

Le salon international Vinexpo a lieu, depuis trente ans, toutes les années impaires, au parc des expositions de Bordeaux Lac. Il se déroulera cette année pendant cinq jours, du dimanche 19 au jeudi 23 juin. Comme d’habitude, il se prépare à l’avance, en raison de l’importance de cette manifestation, et surtout des retombées considérables sur l’économie locale. Hôtels, restaurants, taxis, coiffeurs, traiteurs, fleuristes, et une infinité de services, transports, cadeaux, vêtements, locations, sont concernés par un évènement qui laisse des millions d’euros en Gironde.
Les décennies passent, et Vinexpo reste semblable à lui-même, comme indémodable. Il faut dire qu’on lui connait peu de concurrents, exception faite du dynamique salon de Dusseldorf, de plus en plus actif pour le marché européen. Mais la Wine Fair de Londres semble devoir décliner, avec un moindre impact international, et Vinexpo devra forcément en bénéficier. Il semble que les professionnels du monde entier lui accordent toujours autant d’importance. Cette année, le salon s’ouvre dans une conjoncture plutôt favorable, avec une reprise économique qui se fait timidement jour en Europe et aux Etats Unis, s’ajoutant à la bonne tenue des marchés orientaux. Les Argentins, les Espagnols, les Italiens et les Chiliens, seront comme d’habitude très présents sur le salon, avec des vins qui sont de plus en plus demandés sur le marché mondial.
Mais le principal atout de Vinexpo reste sa proximité avec les grands domaines du Bordelais, où ont lieu chaque jour, et surtout chaque soir, des réceptions prestigieuses. Haut Brion, Lascombes, Cheval Blanc, Clos Fourtet, Bouscaut, Meyney, Bonnet, Angelus, Brane Cantenac, Phelan Ségur … autant de cadres magiques, où le vin servira de sésame à des rencontres souvent partagées dans toutes les langues. Ces soirées souvent élégantes et raffinées, font partie depuis toujours de la réussite de Vinexpo.

2 juin, 2011 | En Bref… | terroir, terroir… |

Ballade dans le Gard : le Camp de César !

C’est une promenade originale qui est proposée dimanche matin prochain, le 5 juin, à Laudun, dans le Gard. Il s’agit de monter au Camp de César, oppidum couvrant huit hectares, faisant l’objet de fouilles, dont les trouvailles témoignent d’une occupation antique. Cette randonnée pédestre durera de 8h30 à 11 heures, à travers les vignes, et on découvrira aussi les vins du Clos du Taman. Il s’agit d’un rouge, 2009, appellation Côtes du Rhône Laudun Villages, fruité et subtile, issu de grenache et de syrah. Un blanc très original, la cuvée Excellence Blanc, est un assemblage de quatre cépages : roussane, grenache blanc, viognier et clairette, vinifié et élevé en barriques (médaille d’or au concours de Paris). On peut acheter ces vins sur place entre 7 et 9 euros.
Il est à noter que la coopérative « Laudun et Chusclan Vignerons » rassemble 200 adhérents et 40 salariés dans le Gard … à 15 kms seulement de Chateauneuf du Pape ! Cette cave produit cent mille hectolitres de vins, sur 2.300 hectares, et vient d’entreprendre une démarche bio. Elle a pris aussi le virage de l’oenotourisme pour faire connaitre le patrimoine, les sites naturels, les vignobles et les paysages du Gard. Tous renseignements sur le site laudunchusclanvignerons.com.

1 juin, 2011 | Zoom | caractère et authenticité |

Savoie : un vignoble à découvrir

Synonyme de sports d’hiver et d’évasions vers les cimes, la Savoie porte également sur ses pentes un vignoble d’une surprenante diversité et original sur bien des aspects. Revendiquant 3 appellations et pas moins de 20 Crus, son organisation n’en facilite pas l’approche et fait que la région est trop souvent résumée à son vin le plus populaire, le blanc d’Apremont. Hormis le petit secteur de Seyssel (80 ha), classé depuis 1942, les appellations de Savoie ont été décrétées en 1973. Les aires délimitées distinguent trois AOC principales et leurs dépendances, appelés crus, aux spécificités bien déterminées. Ainsi, de par son importance, l’AOC régionale Vin de Savoie (ou AOC Savoie) coiffe la plupart des crus, soit 16 dénominations, dont toutes celles citées ici. Plus restreinte (210ha), l’AOC Roussette de Savoie englobe 4 crus, tandis que celle de Seyssel se démarque par son unité administrative.

Les vignes occupent 2.200 hectares dans quatre départements, avec cependant une moindre présence dans la Haute-Savoie, l’Ain et l’Isère. Elles sont en fait concentrées à l’est de Chambéry, inscrites dans un relief appelé la Combe de Savoie, où dominent largement les crus Abymes et Apremont, exclusifs aux blancs. Avec un peu plus de 70% des volumes, les vins blancs sont donc la vocation d’une région où le niveau moyen des précipitations (1000 ml/an) et la dominante calcaire favorisent leur épanouissement. Ils sont en outre personnalisés par des cépages autochtones, comme le prépondérant jacquère (55% des surfaces totales), l’altesse, le gringet, la molette et la mondeuse blanche. Ces variétés peuvent être assemblées avec des plants exogènes, tel l’aligoté, le chasselas ou le chardonnay, y compris dans les crus où toutefois la désignation d’un cépage principal est la règle. Ce composant de tête est d’ailleurs unique à Chignin-Bergeron (roussanne, appelée localement bergeron) et en Roussette de Savoie (altesse.).

En rouge, la région fait valoir d’autres variétés indigènes : le rarissime persan et la mondeuse noire qui façonne tout le caractère des crus Arbin et Saint-Jean-de-la-Porte. Dans cette couleur, ainsi qu’en rosé, le gamay reste globalement prédominant, notamment dans son secteur le plus fécond, celui de Chautagne. La région produit également des vins pétillants, ceux d’Ayze et de Seyssel bénéficiant de leur propre indication d’origine.

Informations puisées dans la revue le journal du vin http://www.lejournalduvin.com

Trucs et Astuces du jour (9 juin 2011)

Comment augmenter le volume des blancs d’œufs…

Lorsqu’on bat des blancs d’oeufs pour les monter en neige, il existe une méthode pour en
augmenter le volume.

Incorporer simplement de l’eau froide, tout en continuant de les battre.

Les proportions sont d’environ un quart de verre d’eau par blanc d’œuf, mais on
peut en rajouter si on ne cesse de battre les blancs avec un bon batteur.

Comment conserver des jaunes d’œufs…

Lorsqu’on doit faire une préparation culinaire faite juste avec des blancs d’oeufs, on n’a
pas forcément l’utilité des jaunes immédiatement.

Si on ne veut pas les consommer de suite, il suffit de les conserver au congélateur dans
un sac étanche. Attention, à utiliser dans le mois qui suit la congélation.

Comment conserver une banane pelée…

Lorsqu’on pèle des bananes pour une préparation culinaire et qu’il en reste trop, il ne
faut pas les jeter car on peut les conserver.

Prendre du papier aluminium et les envelopper dedans. Elles se conserveront sans problème
le temps de les réutiliser.

Comment éviter aux fruits de s’oxyder…

Les pommes, bananes, poires, etc… s’oxydent très vite une fois qu’on les pèle. Ce n’est
pas très agréable au moment de les déguster.

Pour éviter cette vilaine coloration terne, il faut les frotter avec du jus de citron ou si
on les poche, il faut les mettre immédiatement dans le vin ou le sucre.

Comment conserver une belle sauce…

Lorsqu’on fait une sauce et surtout si cette dernière contient des herbes et légumes, la
couleur varie et devient sombre.

Pour la conserver intacte et qu’elle soit belle et appétissante, il suffit seulement de
la surveiller et de ne jamais la faire bouillir et de cuire en la tournant sans
arrêt.

Conserver et mieux utiliser des radis…

Quand on veut conserver longtemps des radis cueillis, il y a une astuce très simple et
pratique.

Prendre un petit saladier, le remplir d’eau et mettre la botte de radis la tête en bas de façon à
ce que les fanes soient dans l’eau ainsi les radis se garderont frais et ne flétriront
pas le temps de les consommer.

Utiliser les fanes de radis en les faisant cuire, 30 minutes, les mixer, saler poivrer
épaissir avec de la fleur de maïs et vous aurez une soupe excellente,
vitaminée, légère, et très bonne pour la santé.

Comment faire un pot au feu moins gras…

Le pot au feu est un très bon plat apprécié de tous, mais il a pour défaut d’être assez
gras et donc indigeste.

Pour le rendre plus léger, donc plus digeste, il faut mettre dedans une pomme non épluchée
dès le début de la cuisson. Cette opération aura pour effet qu’elle absorbera
la graisse.

Comment conserver de bons harengs…

Lorsqu’on aime les harengs à l’huile et aux oignons, au lieu de les acheter tout faits,
on peut se les préparer.

Pour un ballotin de harengs, il faudra couper la moitié d’un oignon et y mettre de l’huile
de pépins de raisins car au réfrigérateur, cette dernière ne fige pas et les
harengs sont plus appétissants.

Comment décoller un gâteau de son moule…

Même si on a pris les précautions d’usage en beurrant un moule à gâteau, lors de la sortie
du four de ce dernier, il arrive qu’il ne se décolle pas bien.

Pour remédier à ça, il suffit de tremper le moule dans de l’eau froide dès la sortie du four
et si le moule est froid, le plonger au contraire dans de l’eau chaude et le gâteau
viendra facilement.

Comment connaître la saison pour les Coquilles Saint-Jacques…Comment éviter à la crème fraîche de tourner…

Lorsqu’on se sert de crème fraîche, on a souvent un pot ouvert au réfrigérateur et il
arrive que cette dernière tourne assez vite.

Pour éviter ce problème, il suffit de rajouter un tout petit peu de fécule comme la moitié
d’une cuillère à café pour un pot de 25 cl et la crème durera bien plus longtemps et restera ainsi fraîche.

La réconciliation ………………………………Episode 67

La réconciliation ………………………………Episode 67

Il arrive à la grille du
château deux minutes plus tard et se gare, là ou les employés du château lui
demande de le faire. Le gardien l’accompagne pendant que le jardinier ferme la
grille.

Il gravit les marches du
perron, et est introduit dans la magnifique entrée, recouverte de tableaux
superbes. Il n’a pas le temps de les admirer que le docteur pénètre dans le
vestibule suivi de Monsieur le Curé qui le salue d’un Joyeux :

Bonjour, André comment
vas-tu ?

André :

« – Très bien, que
c’est beau chez vous !

Le docteur Melchior :

« – Viens, nous allons
aller jusqu’au salon blanc. C’est une couleur neutre. »

André :

« – Je ne suis pas de
votre avis, c’était la couleur des Rois de France. »

Le docteur Melchior :

« – Dans une autre vie
André, nous sommes en république. André, la royauté c’est bon pour les
Anglais.»

André :

« – Vous avez raison,
je suis encore marqué par mon passé récent. »

Monsieur le curé :

« – Assied-toi ici
André, face au docteur Melchior, moi je me tiendrais au bout de la table, je ne suis qu’un
rédacteur, observateur et témoin. »

Chacun s’assoit et le
docteur Melchior pose sa lettre devant lui.

Le docteur Melchior :

« – Puisque tu es ici
André, c’est que tu n’es pas opposé à
l’essentiel de mon texte. J’ai accepté tes excuses, je reconnais les efforts que tu fais pour reprendre un chemin, que tu n’aurais jamais dû quitter. Ce
sont les gages que nous attendions. Merci. »

André :

« – Je souhaiterais
seulement quelques aménagements à vos conditions, sur le calendrier surtout,
c’est trop strict.»

Le docteur Melchior :

« – Ce texte André, est
une chartre de bonne volonté, les dates et ses applications resteront de ton choix. Il se s’agit pas de t’enfermer dans un ghetto, mais de respecter la ligne que l’on souhaite, à toi de l’adapter à une planification.
L’important c’est le résultat final et son évolution dans le futur. »

André :

« – Dans ce cas, je
signe votre document immédiatement. »

Le docteur Melchior savoure
sa victoire.

André :

« – Voici la lettre que
j’ai envoyée au parti, je vous en ai apporté une copie et je vais la publier
dans l’Angérien de mercredi. J’ai déjà signé le bon à tirer et j’ai réglé la facture. »

Le docteur Melchior :

« – Ce n’est pas la
peine, ta lettre et votre réunion de la gare a mis un tel bazar dans leurs
troupes qu’ils sont morts. Nous avons nos agents parmi tes anciens amis. Nous
sommes au courant. Ce sont leurs problèmes, nos amis n’ont pas bougé. Mais
quand tu fais les choses André, je reconnais que ce n’est pas à moitié. Ils ont
explosé en une seule soirée. Même les gendarmes le savent. Nous savons aussi
pour ton nouveau syndicat. C’est une excellente idée, elle plait beaucoup au
maire. »

Monsieur Le Curé :

« – Nous avons besoin
de toi pour remplacer le maire. À son âge, il veut se retirer. Il a apprécié
comment tu as cassé son syndicat rétrograde et sans intérêt pour les
travailleurs. Il veut mettre en place avec ton équipe des idées nouvelles, modernes, jeunes autour d’une
participation aux résultats qui enrichira tout le monde. Il te connaît et tu as
été son adversaire dans les négociations. Il sait ton âpreté à la négociation.
Il souhaite que tu le remplaces à la tête de sa liste. »

André,

Je pourrais la modifier un
peu ?

Monsieur le Curé :

« – Tu en auras tout le
loisir, beaucoup parmi les anciens souhaitent se retirer, ils sont avec le
maire depuis le début, d’autres sont morts, malades ou fatigués, il reste de la
place pour le changement. Nous aimons pour le village ton idée de liste d’union
municipale, basée sur le partage des actes et des devoirs. Nous avons apprécié
ton idée de donner du travail aux fermiers, partager les fermages entre les
jeunes qui se lancent pour garder les familles au village, la création d’un
CEG, d’une piscine et d’une nouvelle zone d’accession à la propriété.

Le docteur Melchior :

« – Tout cela va coûter
cher, mais soit tranquille nous aurons les financements. Tout ne se fera pas en
un jour, mais si nous mettons en place tous ensemble cette plate-forme
d’objectifs, je me demande qui va la contester. Il y aura toujours, les
quelques mauvais coucheurs habituels, mais personne ne les suivra et nous
aurons 90 % des voix des employés de l’usine, le reste se partage entre les
gens qui vont à la messe, la clientèle des bistrots et du football. J’apprécie
beaucoup que tu éduques tes enfants de cette façon, comme leur apprentissage des
sciences, de l’histoire etc. C’est un bel exemple pour les autres. J’ai appris
avec plaisir, qu’il étaient devenus des bombes en classe. »

André :

« – Oui, c’est nouveau.
Mais l’école, c’est Germaine, quoique Pierrot est devenu un peu l’âme de la
maison. C’est à lui que je dois ce changement. Il m’a fait prendre conscience
de mes erreurs et des mauvais choix que je faisais.

Le docteur Melchior :

« – C’est ton fils
Pierrot qui t’a conseillé de m’écrire ? »

André :

« – Non, ce n’est pas
lui. »

Le docteur Melchior :

« – Diantre, mais
qui est donc cette personne si importante du clan Hillairet qui a su convaincre le Maître de ce
village de changer à ce point… Ta charmante épouse peut-être, je ne vois plus
qu’elle ?

André :

« – Non, docteur
Melchior, c’est Gros Sel.

Le docteur Melchior :

« – Gros Sel, le
Pitchoun si rigolo. Et, tu as suivi ses recommandations, son conseil ?

André :

Il a été malin, il m’a
présenté des arguments simples qui m’ont touché.

.Au début, je n’ai pas
compris qu’il parlait de vous. Pierrot l’a aidé et a repris une par une, les
choses qu’il me disait. Ma femme et la grand-mère en ont rajouté elles aussi.
Le lendemain, Germaine a continué et l’évidence m’est apparue. Si je voulais
garder ma famille, vivre plus tard près de mes petits-enfants, je devais
réagir… J’ai craqué et je vous ai écrit cette lettre en vous demandant pardon,
je me suis mis à votre place, celle de monsieur le Curé, des autres et j’ai eu
honte. Ensuite, j’ai eu envie de réparer le mal que je vous avais fait.
L’avenir dira, si j’ai eu tort ou raison mais j’ai choisi une autre voie, et
j’ai envie de la suivre jusqu’à la fin. Mais …j’y pense dit-il comment
connaissez-vous Gros Sel aussi bien ?

Le docteur Melchior :

“- Je suis souvent chez Monsieur le Curé et
de son salon au-dessus de la cour, tout s’entend.”

André :

« – Ah je vois, on
écoute aux portes… »

Monsieur Le Curé :

« – À notre age André, nous n’écoutons pas,…on se distrait… » Et sur cette boutade tous éclatent de rire.

André termine le café que
leur a servi Rose à son arrivée. Le docteur Melchior se lève et avance jusqu’à
la table pour prendre une bouteille posée sur un plateau.

Il pose trois petits verres
cerclés de dorure, et les remplit au trois quarts. Il prend un verre et :

« – A notre avenir
dit-il et que notre union soit un succès pour tous. »

André trempe ses lèvres et
avale une gorgée pour goûter et s’arrête surpris. Il demande :

André :

« – Mais d’où vient cet
alcool d’exception ? Il ne date pas d’hier…»

Le docteur Melchior :

« – 1915… André, ce fut
une grande année. Il a 45 ans cette année. »

André :

« – Mais c’est mon
année de naissance. » C’est incroyable. Quelle magnifique saveur il a su
conserver ! »

Le docteur Melchior :

« – Je suis œnologue à
mes heures et c’est moi qui le fabrique. Cette bouteille, je te l’offre en
guise de réconciliation »

André :

« – Docteur Melchior,
c’est excessif, Mais je vous remercie, c’est un grand honneur. »

Le docteur Melchior :

« – La page étant
tournée de façon définitive, il va falloir s’organiser avec votre garde secrète
pour que nous commencions à préparer l’avenir. Monsieur le Curé, c’est à
vous. »

Monsieur le Curé

« – La première chose à
faire, c’est de réconcilier le village avec le château. Je vais donc annoncer à
la messe de dimanche, que pour recevoir plus de monde, nous ferons la kermesse
annuelle ici, dans le parc du château. Et, c’est toi André qui va monter sur ma
chaire et annoncer la bonne nouvelle. Le docteur Melchior sera présent et
viendra te rejoindre pour le confirmer. Ensuite, nous poserons deux mille
affiches jusqu’à Saint-jean d’Angély et nous travaillons sur une surprise. Nous
en parlerons quand les choses seront sûres. Ta caution et la mienne emporteront
l’adhésion des fidèles. Ce sera ta première action publique. Tout vient à temps
pour qui sait attendre. Nous préparons la montgolfière, elle sera gonflée et
dominera les activités, nous ferons des baptêmes de l’air sans vol, juste la
faire monter et descendre, il y aura aussi deux expositions, une à finaliser,
l’autre sera organisée sous le contrôle de Tapioca. Nous la préparons
actuellement avec elle.

Le docteur Melchior voyant
qu’il est proche de midi leur dit :

« – Il se fait tard, Messieurs, j’avais dit une heure
nous en sommes à deux, mais c’est du temps bien employé. On se retrouve mardi à
quatorze heures pour une séance de travail plus technique. Les trois hommes se
lèvent et se dirigent vers la sortie. Sur le perron, le docteur Melchior se
tourne vers André et lui dit :

« – Mon cœur ne m’a pas
trompé, je savais que vous étiez un brave homme.

André ému:

« – Merci
Monsieur ! Oh pardon! merci docteur Melchior. Monsieur le Curé, Je
vous dépose en passant.»

Le vieux curé :

« – J’accepte bien
volontiers, mes vieilles jambes me font tellement souffrir. »

Ils prennent congé du
docteur Melchior, montent dans la voiture et quittent le château en direction
de l’église.

Monsieur le Curé :

« – C’est bien André,
nous pouvons avancer et tu seras notre prochain maire. Nous avons rendez-vous
mercredi matin avec Monsieur Malveau à dix heures. Passe me prendre, nous irons
ensemble. C’est possible pour toi ? »

André :

« – C’est bon pour moi,
à Mercredi lui dit-il pendant que le vieux curé descend de la voiture, »

Monsieur le Curé :

« – A bientôt
André. »

André redémarre aussitôt
pour retourner chez lui. Si quelqu’un lui avait dit que c’était Le Curé qui
tirait les ficelles de la vie du village, régentait la vie politique
municipale, il ne l’aurait jamais cru. »

Il a bien fait de retourner
dans son écurie, ils sont au courant de tout, comme Pierrot. Mais, comment
fait-il ? Lui aussi est au courant de tout. Il n’e peut pas être à son âge
son confident. Je comprends mieux pourquoi, nous avons jamais pu nous imposer
avant, nous n’avions aucune chance. Tout était joué d’avance.

Il regagne sa
maison, heureux de cette réconciliation, mais surtout soulagé. Germaine
curieuse l’attend avec la grand-mère dans la cour. Dès qu’il est descendu, il
est pressé de mille questions.

Les deux femmes :

« – Alors, comment
est-il ? Est-il gentil ? comment est sa maison ? Comment sont
ses meubles ? les plafonds ? les murs ?…Les questions fusent de
toutes parts, sauf sur le sujet réel de la visite. Elles n’ont rien à faire, de
ce qu’ils se sont dits.

Elles arrivent malgré tout à
obtenir des réponses et satisfaites lui servent son déjeuner. À la fin, à bout
d’arguments, il leur lâche du bout des lèvres :

« – La kermesse se fera
au château, nous serons tous invités, vous aurez le loisir de tout découvrir et
de lui poser plein de questions. Comme deux petites folles, les deux femmes
gloussent comme deux gamines. Tantôt, elles iront brûler un cierge à l’église.
Elles réalisent elles aussi, sans en avoir jamais parlé, un rêve d’enfant
qu’elles n’espéraient plus.

L’après-midi, le maître
donne les résultats du mois. Il n’a pas eu le courage de les départager. Le
chant aurait donné une avance légère à Tapioca, mais cela aurait été trop injuste.
Il aurait dû dans ce cas rajouter une note supérieure pour le sport à Pierrot.
Ils sont donc ex æquo, avec 17/20
de moyenne.

À l’énoncer des résultats
toute la classe se lève et applaudit. Le troisième est à 15/20. Le soir dans
les deux familles, c’est la fête et André invite les parents de Tapioca à
déjeuner dimanche pour fêter l’événement. Tapioca compte bien pour cette
occasion, leur présenter Umagu qui ne peut-être que de la fête.