Le retour d’Umaguma et le cercle de feu……………….Episode 36

Melchior sait tout à fait ce qu’’il se passe à quelques centaines de mètres d’ eux, ce que veulent ces intrus qui se cachent sans oser se montrer.. Ils sont intéressés uniquement par la viande du dinosaure abattu.

Il appelle sa petite troupe et leur demande…

– ” Ramassez tout ce bois mort…nous allons faire une barrière de feu pour se protéger d’’une attaque éventuelle d’indésirables qui voudraient s’accaparer notre trophée.”

Melchior sait qu’’ils sont encore peu nombreux, mais il sait aussi qu’e des hommes viennent en renfort. C’est la pratique normale du fonctionnement des gens de cette époque.

Plus ils se montreront nombreux et sûrs d’eux, plus leurs adversaires seront impressionnés. Pendant ce temps les renforts commencent à arriver un par un. Plus de 10 zonages ont rejoint les premiers guerriers cachés. Ils sont là à quelques centaines de mètres du dinosaure abattu et les premiers guerriers arrivés expliquent ce qu’ils ont vu aux dernier venus…

Pierrot:

– ” Mais Docteur il n’y a personne autour de nous pourquoi êtes vous aussi méfiant…”

Le Docteur Melchior:

– ” Il y a des signes Chevalier qui ne trompe pas, je me méfie, je suis certain que nous sommes épiés par des guerriers d’une autre tribu. Ils nous observent depuis le début de l’orage et voudraient bien récupérer la viande que nous avons ….”

Tapioca et les enfants:

– ” Mais elle est à nous…Docteur Melchior, ils ne vont pas nous la voler…”

Le Docteur Melchior:

– ” j’ai mis du temps à comprendre, mais je crois que je sais tout…Ils ont dû arriver après le combat, ils ont vu Umaguma avec le dinosaure mort et pensent que c’est lui qui l’a tué et a mis les autres en fuite.

Ils les ont entendu, ils savent qu’ils étaient plusieurs…Pour le moment, ils ont donc peur de nous. Ils ne savent pas qui nous sommes mais ils ont compris que nous avons beaucoup de pouvoirs. Pour eux, nous avons aussi participé au combat et provoqué la fuite de la horde sauvage. Pour eux les dinosaures ont battu en retraite.

Méfiants, Ils ont du envoyé chercher du renfort dans leur tribu…Ils se sont cachés, nous observent et quand ils seront au complet ils décideront de ce qu’ils doivent faire. Nous allons donc devoir les impressionner encore plus.

Les zonages arrivent de plus en plus nombreux mais sont encore insuffisants pour attaquer le petit groupe affairé autour du dinosaure. Ils ont reconnu Uma de la tribu Umagum, mais sont inquiets de la faune qui l’accompagne,

Ces autres gens à l’accoutrement bizarre ne ressemblent en rien à ce qu’ils ont l’habitude de voir, de croiser ou de rencontrer. Ils ont reconnu Melchior ce personnage d’un autre âge. Que font ils tous ensemble.?

Cette équipe a abattu un dinosaure en pleine jeunesse, vaillant. Comment ont ils vaincu ce jeune mastodonte de 15 à 20 mètres de long sans fosse à pieux pointus, sans piège. Ils se sont battus à mains nues, face à face et, vu l’état de la clairière, la bagarre a du être féroce. Ils sont donc surpuissants. Ils doivent donc se méfier surtout si Umaguma revient.

Melchior sait de son côté qu’il se trame quelque chose. Il connaît ses peuples, vivant cachés, invisibles, mais toujours présents partout. Il place chacun de son équipe guerrière avec une sagaie dans la main et il dresse une haie d’honneur de mètre en mètre autour de la palissade de bois mort qu’ils ont mis en place et entoure la bête abattue.

Il s’avance avec Uma, fait quelques incantations spirituelles bien visibles de tous, il improvise une espèce de danse et avec son briquet allume du feu avec des brindilles bien sèches sur lesquelles il a posé un paquet de feuilles desséchées et craquantes qui s’enflamment aussitôt..

Le feu sort du bout des doigts, comme ça sans rien faire aux yeux de tous comme un miracle….Le petit feu se met à faire danser des petites flammes de plus en plus grosses. Il lève bien haut la flamme pour que tous la voit et comprennent que le feu vient de ses doigts, comme par magie.

Les quelques zonages présents sont stupéfaits et reculent immédiatement. Seul un Dieu ou un sorcier peut réaliser cela,ce feu ne peut venir que d’’une main céleste . Aussitôt ils courent prévenir les autres. Devant ce fait nouveau, prudence, au lieu d’ attaquer, ils décident d’observer, d’ attendre prudemment et de voir comment les choses évoluent. Ils sont sûrs que l’adversité les dépasse et qu’ils ne sont pas de taille à lui faire face.

Pendant ce temps, Melchior a embrasé le bûcher mis en place et de grandes flammes se lancent à l’assaut des bois et feuillus étalés autour de l’animal. le cercle de bois mort est suffisamment espacé pour éviter que la chaleur n’abîme la peau ou la chair de l’animal.

Une barrière de feu les sépare désormais des guerriers Zonages. Elle est infranchissable et chacun l’alimente, Uma en tête avec tout ce qu’il trouve sur les bords de l’étang. Ils auront de quoi tenir toute la nuit si il le faut.

Les enfants n’en mènent pas large mais son confiants, en plus c’est devenu un jeu pour eux de garder les flammes bien hautes. Avec les dégâts du combat c’est assez facile à faire.

Mais la journée chez les Umagums commence à peser très lourd dans les jambes et les émotions ont usé une partie de leur vitalité. Ils savent tous qu’ils doivent tenir au moins jusqu’au retour d’Umaguma. Après il sera bien temps de se reposer. Le Docteur Melchior s’en aperçoit et distribue à tous des vitamines, des fruits secs et de la boisson fraîche.

Chez les zonages, cette barrière de feu surnaturelle a définitivement calmé leurs velléités guerrières. Ils se sont assis en silence et attendent de voir comment les choses évoluent. C’est devenu trop dangereux et aléatoire pour eux. Ces gens là sont trop puissants.

Umaguma a rejoint son ancienne tribu. Il raconte à sa façon sans doute, comment il a abattu un dinosaure et fait naître un sentiment de suspicion à son égard. Comment un homme fut il Umaguma, a t’il pu seul abattre un monstre de 25 tonnes. Toutefois si il dit vrai c’est de la nourriture assurée pour longtemps et évitera aux hommes de partir à la chasse au mépris du danger.

Pourtant, un différent encore récent à pu faire naître un sentiment de rancœur et Umaguma a pu monter un plan contre eux. Il n’est certainement plus le bien venu ici et dans sa famille moins qu’ailleurs. Il a été évincé au profit de ses frères et peut avoir aujourd’hui un désir de vengeance.

D’un autre côté la vallée de l’étang est à une heure de marche, il est donc facile d’envoyer une équipe avec Umaguma et derrière de les suivre avec une seconde équipe qui n’ interviendra que si il s’avérait que ce soit un piège.

Le Maître de la tribu et les sages décident donc d’’opter pour cette solution après un court conciliabule. La reconnaissance et la réputation de sérieux du guerrier Umaguma fait la différence et l’emporte.

Umaguma demandera sa récompense une fois en bas, mais il veut avoir la promesse des sages qu’elle sera accordée et tenue si il a bien dit la vérité.

Ils lui donnent leur accord toutefois un peu intrigués de cette exigence. Il précise aussi qu’’il aura besoin d’’une aide de cinq guerriers qu’il connaît bien pour une aide non agressive, mais uniquement en protection.

Le temps de préparer le matériel pour transporter la viande, celui de découpe, les cordes en feuilles tressées et les filets de sécurité, une cinquantaine de personnes partent vers l’étang au confin du petit bras de rivière qui part vers la forêt.

Une dizaine de guerriers les devancent en courant devant eux pour retrouver la jeune équipe et Uma qui gardent leur trophée. Umaguma court seul devant ses anciens amis comme quelqu’un qui a le feu aux trousses. Ils ont même parfois du mal à le suivre tant il a hâte de retrouver toute sa famille recomposée.

En moins de trente minutes il ont fait les trois quart du chemin et en arrivant en haut de la montagne, il aperçoit l’immense feu allumé par Melchior.

Il comprend immédiatement que c’est à la fois un feu de protection et un feu qui le prévient d’’un danger. C’est un message qu’ils lui adressent.

Il montre à son équipe le feu en cercle là-bas au pied de la lisière de la forêt. Ensemble, ils décident d’accélérer l’allure et laisse un guerrier en attente pour prévenir les autres qu’’en bas il y a un danger qu’’il ne connaît pas encore, mais que ce feu est un avertissement et qu’il doit se méfier.

Le feu qu’ils peuvent tous apercevoir d’en haut est un message convenu avec Uma et le Docteur Melchior pour le prévenir. Umaguma pense de suite qu’il doit s’agir de l’arrivée d’’une tribu proche d’ici attirée par la bagarre entre les monstres et qui veux récupérer sa part.

C’est très courant par ici, ce sont des choses qui se font et c’est tombé cette fois sur les Umagums. Ce ne peut être que les zonages, une tribu de chasseurs guerriers qui vivent à quelques lieues de l’étang. Ils sont toujours en chasse.

D’un autre côté ils ne sont pas très méchants et ne s’engagent jamais à la légère. Si ce sont eux, il va aller les voir et il va négocier, mais pourvu qu’il arrive à temps. Il sait aussi que le Docteur possède une puissance divine qu’il saura mettre à profit si cela s’avère nécessaire.

Prudents ils ne s engagent jamais, ils attendent toujours que les choses s’arrangent, soit ils repartent et abandonnent la partie, soit ils attendent pour se servir sinon ils rentreront chez eux bredouilles et penauds.

Umaguma se sait respecté et craint dans la vallée, aucune tribu n’’osera attaquer les siens ou les amis qu’il protège.

Moins de 20 minutes plus tard, la petite équipe de guerriers traverse la lande à la course et Melchior les aperçoit au loin avec un grand soulagement.

Melchior

– “Regardez les enfants, Voilà Umaguma et son équipe tout va bien. Allons à leur rencontre”.

Un grand cri d’accord et de joie lui répond comme une nouvelle victoire du Docteur Melchior et des Umagums.

Les sagaies sont jetées au loin et toute l’équipe entoure Umaguma et ses guerriers. Ceux-ci, en voyant le spectacle du dinosaure mort, des arbres arrachés restent admiratifs et béas surtout quand ils s’approchent de l’énorme mastodonte effondrée sur le flanc la queue encore au milieu de l’eau.

Ils commencent à le découvrir de ses branches et feuillages, l’’eau de l’orage l’a nettoyé de ses marques de sang, mais quand ils découvrent comment Umaguma a cassé le cou et la colonne de l’’animal ils n’en croient pas leurs yeux. Ils comprennent que désormais cet homme restera dans la légende comme le premier d’entre eux à avoir abattu seul un dinosaure.

Chacun commence son travail de découpe et les Umagums ne sont pas les derniers a découper la viande, fiers de montrer aux autres leurs outils de découpes qui les surprennent mais ils constatent rapidement leur efficacité.

L’autre équipe les a maintenant rejoint et chaque morceau est enveloppé dans des feuilles et chaque paquet est enroulé dans un filet tissé de feuilles séchées et chargé sur des branches reliées entre elles pour en faire des brancards de transport. Tout ce petit monde s’affaire à son travail pour aller vite afin d’être rentrer au village avant la nuit.

Pendant ce temps, les zonages ont compris qu’ils ont bien fait de se calmer et d’attendre car Umaguma et son équipe ne leur aurait pas fait de cadeaux et sa vengeance aurait certainement été à hauteur de l’’affront qu’il aurait subi. Leur attaque leur aurait certainement coûté très cher.

En moins de deux heures la bête est découpée empaquetée, ficelée et chargée sur les brancards et les premiers porteurs sont déjà repartis vers le camp. Les sages qui ont accompagnés l’équipe sont sidérés de voir comment Umaguma et son petit monde ont abattu cet énorme bête, mais aussi par l’’accoutrement de Melchior qu’’ils connaissent bien mais sous un autre aspect. Comment a t ’il pu allumer ce feu gigantesque qui se consume peu à peu, seul avec Uma et des enfants…

Autant de bizarreries qu’ils ne comprennent pas, mais venant de Umaguma ils ne sont pas surpris, cet homme les ayant toujours surpris par ses réactions, ses idées modernes qui déclenchaient des jalousies surtout au cœur de sa propre famille. Il mettait en danger l’’équilibre de la tribu qui menaçait de se couper en deux.

Cette fois il a fait si fort, que chacun se dit que c’est lui le plus fort et que c’est une grossière erreur de l’avoir désavoué au profit de ses frères qui ne leur ont jamais rien n’apporté en échange.

Conscient des problèmes, mis en minorité, jalousés par les uns, mal soutenu par les autres, Umaguma préféra partir et fonder une famille ailleurs en se battant seul. Beaucoup regrettèrent sa décision et depuis la tribu n’’a jamais retrouvé sa vrai sérénité.

Aujourd’hui il leur revient avec pour eux un cadeau magnifique qui va certainement faire taire définitivement les septiques et mettre à mal ses adversaires. D ailleurs dans le choix des guerriers qu’ il a fait, il a pris soin d’éliminer sa famille et ses frères et tout ceux qui a l’époque ont contribué à son isolement.

Il savoure d’ailleurs se retournement des choses, sans y faire aucune allusion. Elle n’est que personnelle et il ne fait ni triomphalisme, ni fanfaronnade. Il n’a qu’’une hâte c’est de rentrer chez lui avec sa propre réserve de viande car demain il doit aider le Docteur à remettre en état son aéronef.

Le travail de découpe terminé, il ne reste sur le bord de l’étang que l ‘énorme carcasse du dinosaure et une partie des viscères qui se consume dans le reste des flammes. Toute la peau a été récupérée, pliée pour pouvoir être transportée. Les premiers brancards de viande sont déjà arrivés la haut et déposés prêt pour le partage entre tous.

A la vue de la quantité de viande, les sages désignent d’autres volontaires pour aider et terminer plus rapidement le travail afin de ne pas aiguiser les convoitises ou appétits des autres tribus qui doivent être désormais au courant de l’exploit de umagums.

Seule la famille et quelques jaloux,opposés à Umaguma restent encore à l’écart bien punis d’ailleurs par son retour inopiné tout en fanfare. Tous parlent de son exploit et le considère désormais comme un héros..

Tout le village va en profiter, désormais il fait l’’unanimité chacun sachant que sa vaillance ne date pas d’aujourd’hui. Elle va faire de lui, l’idole de toute la contrée et du pays. En bas les derniers paquets de viande vont partir.

Ils ont commencé le démontage de la charpente. Les gros os serviront de poteaux pour des cabanes, la tête sera un trophée de guerre ainsi que la queue. Le reste sera abandonné aux vautours et oiseaux de proies, charognards de tous ordres.

Les derniers brancards quittent le camp, il ne reste que les guerriers qui jettent dans le feu les derniers restes du monstre. En laisser trop sur le sol risquerait de faire venir d’autres carnassiers dangereux pour les chasseurs des autres tribus.

Voyant cela les derniers guerriers zonages quittent un par un l’arrière scène en silence, dépités de n’avoir pu sans danger y participer et grapiller quelques morceaux.

Umaguma stoppe les deux derniers chargements et demandent qu’ils soient posés à terre. Il y a une bonne tonne de nourriture. Il regarde vers la forêt et émet un sifflement que les guerriers chasseurs connaissent bien.

Ce sifflement est identifié par tous comme un appel. Il voit alors sortir de la forêt une quinzaine de guerriers chasseurs qui s’avancent vers lui en silence. Arrivé à dix pas de lui, grand seigneur Umaguma les salue en ami et leur dit dans leur dialecte commun:

– ” Ami guerriers, la nature appartient à tous, je connais vos difficultés à survivre et vous avez faim. Vous aviez envie de nous prendre une partie de ce dinosaure mais en mon absence vous avez bien agis. Vous avez su être rester sage. Je vous en remercie et je vous offre cette viande pour nourrir vos enfants. Prenez en soin. Le travail est fait vous n’avez plus qu’a l’emmener”.

Tous le remercient par des cris de guerre joyeux lancés comme ceux d’une victoire…

– ” Umaguma est un grand ami, un grand chasseur, un grand guerrier. Que Dieu lui prête une longue vie. Paix à sa famille, paix à ceux qu’il aime….”

Ils quittent aussitôt les lieux emmenant les quartiers de viande préparés sur les brancards.” et retournent vers leur tribu.Sans avoir eu à combattre ils ont quand même été récompensés et se sont faits des amis protecteurs et importants.Ils devront tous s’en souvenir.

Une fois le dépeçage total terminé, Umaguma choisi 8 guerriers valides à qui il demande de rester comme il l’a demandé aux sages. Tous d’anciens copains, acceptent avec plaisir l’offre d’Umaguma se doutant bien qu’ils n’étaient pas avec lui au bout de leurs surprises.

Les sages restent jusqu’au bout du transfert et repartent entourés des guerriers dont Umaguma n’a pas jugé bon d’utiliser leur présence. Les enfants s’en sont donnés à coeœur joie et ils ont trimbalé des colis et des os pendant plus de deux heures.

Jamais ils ne reverront un dinosaure d’aussi près. Ils en savent plus sur l’’anatomie de la bête que les plus grands savants de notre époque. Profitant de l’aubaine Melchior leur a expliqué au fur et à mesure le travail effectué par chacun pour dépecer et démembrer le monstre.

Tapioca ne sait même pas le nombre de photo qu’elle a pris…

D’ailleurs Pierrot la raille en lui disant…:

– ” je n’ose même pas imaginer la tête du photographe qui va développer tes photos”

Mais le Docteur Melchior intervient:

– ” Il n’en sera pas question, les photos seront développés au château et nous choisirons ensemble celles que nous pourrons montrer…”Nous devrons être très prudents car vous ne pourrez donner aucune explication. De toute façon, si vous dites la vérité, personne ne vous croira et quelque soit l’âge que vous aurez. Vous serez condamné à conserver entre vous votre secret..surtout si nous faisons d’autres voyages.”

Chacun reçoit en cadeau, une dent ou un petit os, souvenir de ce jour mémorable et personne ne pense à ce moment là que ces osselets vont traverser dans quelques heures l’espace et le temps pour réapparaître aux yeux du monde plus de 75000 années plus tard.

Après un bain dans l’étang redevenu propre, Umaguma et Melchior donnent le signal du départ et la troupe, accompagnée des guerriers Gum repartent par le même chemin qu’elle ést venue.

Avant de tourner derrière la falaise qui les a protégée de la vue des monstres, Melchior et les enfants se retournent une dernière fois sur le lieu du théâtre de la pièce qu’ils viennent de voir, ils en ont été spectateurs, les acteurs, ils veulent graver l’instant de ce lieu à jamais mais plus encore le regard qu’’ils jettent à l’’endroit est encore plus qu’un grand merci.

Une fois le coin des rochers tourné, Tapioca lâche au Docteur Melchior et aux autres:

– “La pièce est finie, les acteurs ont quitté la scène le rideau peut se refermer.”

Dans sa tête , c’est aux dinosaures qu’elle pense, quel spectacle, quelle bagarre, quel orage et quelle fin, mais c’est irracontable et elle le sait….

Les uns et les autres ne sont pas loin de penser la même chose, les images reviennent une par une, indélébiles, uniques et personnelles et tout ce spectacle tourne encore dans leurs têtes, occupant leurs esprits si bien qu’un silence total s’établit pendant tout le chemin du retour.

Derrière l’équipe, marchent les guerriers en protection d’Umaguma et des siens. Il devient à leurs yeux d’heure en heure de plus en plus important.C’est lui qui les a choisi. Umaguma leur a fait un grand honneur et il le sait.

Le grand chef des sages avant de repartir, leur a demandé de veiller sur cette horde sauvage et de les ramener tous demain sains et saufs au village. Il a beaucoup de choses à éclaircir et à comprendre, il est temps qu’Umaguma et les siens regagnent le village. Là -haut ils ont besoin de lui.

A leur côté, quatre guerriers portent une civière sur laquelle sont posées pèle mêle les morceaux de viande ficelés, quelques os et les sacs de chacun. Les heures et les émotions les ont beaucoup fatigués et leurs forces sont bien diminuées. Une chose est certaine, beaucoup d’autres auraient été fatigués à moins. Les plus petits sont portés sur le dos des guerriers pour aller rentrer plus vite au repaire d’Umaguma.

Haut dans le ciel, les monstres volants ont repris leur chasse et surveillent tout ce petit monde avec envie. Mais ils ont aussi repéré les chasseurs et leurs sagaies. Ils savent que si ils s’approchent trop près, ils seront transpercés immédiatement, ce qui signifient pour eux une mort certaine. Ils se contentent donc de planer au-dessus de leurs têtes en espérant quelque chose qui de doute façon ne viendra surement pas.

En moins d’une heure toute la troupe approche du repaire bien fermé des Umagums sans aucune rencontre intempestive et tous sont soulagés de reconnaître la fin d’un chemin qui les aura marqué pour l’éternité….

A suivre 37 ième épisode……

L’orage du siècle……………………………….Episode 35

Il ne reste plus qu’à attendre. Les enfants d’Umaguma s’assoient autour de la cabane, leurs jambes croisées et taillent des javelots de bois dans des branches effeuillées. Gros sel et Pierrot leur ont prêté leur couteau et Gros lard son canif.

Uma finit de ranger les larges feuilles de caoutchouc pour que l’orage qui se prépare ne mouille pas les branchages et que l’eau ne pénètre pas dans la cabane improvisée. Comme les feuilles sont larges et longues elle y parvient sans aucun soucis..

Toutes les cinq minutes, elle redescend jusqu’à sa petite troupe et plaque son oreille sur le sol pour se rassurer, inquiète d’un éventuel retour des monstres pour se nourrir. Elle regarde ensuite le Docteur Melchior, pour se décharger d’un fardeau de surveillance qui lui semble bien lourd à porter. Pourtant il n’y a plus aucun danger dans l’immédiat.

Puis, elle remonte un peu plus haut, là où il se sont cachés tout à l’heure pour finaliser la cabane d’Umaguma afin que chacun soit bien à l’abri pendant l’orage qui s’avance de plus en plus tant le ciel s’est assombri.

Les débris de bois et de feuilles sont une aubaine il n’y a plus qu’à les ramasser, la cabane sera grande, solide et tous pourront se protéger. En

l’absence de son homme, c’et elle pense t’elle qui a la responsabilité du groupe et elle doit en assurer la sécurité mais aussi le confort.

Ses petits vont l’aider et chacun sait ce qu’il doit faire. L’orage gronde et les premiers éclairs sont aperçus au loin. Ils doivent donc se dépêcher l’orage les aura rejoint dans peu de temps.

Le Docteur Melchior réunit son petit monde et leur dit :

– “Il est temps que je vous explique tout ce que nous allons faire et pourquoi Umaguma nous a quitté. Il va revenir avec ses amis, il sera fier et admiré. Il en profitera pour demander de l’aide pour nous. Demain ils nous aiderons à réparer l’Intemporel. Il n’est pas loin d’ici, dans deux jours d’ici nous profiterons de la position des étoiles pour rentrer chez nous. ”

Il avait à peine terminer sa première explication que l’orage éclate là tout près. D’abord un grand éclair zèbre le ciel de haut en bas. Il semble sortir des entrailles de la terre, au milieu des rochers pour rejoindre l’azur dans une ligne brisée, incandescente.

Il éclaire de toute sa puissance lumineuse les nuages noirs, sales,violets, accumulés les uns contre les autres, mais ils sont encore tout au fond du ciel.

On dirait l’arrière d’un troupeau de moutons rentrant dans une bergerie par la seule porte entr’ouverte. Un bruit sourd roulant comme une escouade de tambours, parvient jusqu’à nos amis quelques secondes plus tard. Il ne pleut pas encore.

Mais à la vitesse d’un cheval au galop tirant une immense bâche noire d’écume derrière lui, le ciel se referme tout entier. Un arc en ciel se découpe sur l’horizon tout au fond du ciel, dans une magnifique auréole multicolore indiquant que là-bas, l’orage a lavé les sols, purifié les airs, chassé la chaleur jusqu’à la fin de son tintamarre assourdissant.

C’est une signature imaginée par les habitants du ciel en fidèles compagnons de l’orage, ils saluent la fin de cette orgie, à chaque fois ou presque. C’est comme un au revoir coloré, marqué des 7 couleurs de la lumière. c’est un contraste saisissant derrière le passage des noirs nuages déversant sous eux des tonnes de pluie serrée tombant dru en inondant les vertes contrées jaunies depuis le matin par un soleil tenace et harassant..

Les éclairs redoublent d’intensité. Nous assistons à un pilonnage du ciel qui se fend de part en part, il se déchire sur toute la hauteur de la voie céleste. On dirait qu’il va partir en lambeaux. Les éclairs crépitent de 1000 flashes instantanés, comme une mitraillette avant de s’enrayer. Il y a bien quelques pétards mouillés qui nous sussurrent à l’oreille un chuintement désuet, presque aphone.

Mais, dans la seconde qui suit, un redoublement de la violence magique du ciel nous pétrifie. Un léger vent tourbillonnant fait voler les feuilles en l’ air et imprime sur l’eau des rizzées comme si elle tremblait de peur ou de froid.

C’est la nature, elle subit en permanence. Il y quelques heures témoin impuissante d’un combat de monstres entre deux géants qu’elle a elle même engendré. Mère et soeur de filles, de fils, d’enfants, de démons destructeurs dans un monde qui nous protège mais aussi par moments nous crucifie en engendrant les colères de Dieux qui se traduisent comme ici de manifestations incandescentes d’un méli-mélo de lumières zébrées , de sons, d’eau et parfois de feu comme le serait un immense feu d’artifice aux couleurs incontrôlables mais qui après coup régénère une certaine douceur et fraîcheur de vivre loin d’être désagréable.

Les roulements du tonnerre résonnent dans ce lointain. Ils montent jusqu’à nos oreilles meurtries et claquent dans la pénombre qui s’est installée. Puis les nuages honnis se déchirent, provoquant le serrage de nos cœurs meurtris par la peur qui s’installe par ces flèches de lumière et de bruits.

Le ciel s’obscurcit de plus en plus, virant ou tournant rapidement au ton laid noir. Il est pourtant seulement le début de l’après midi mais les ténèbres font croire que les aiguilles de l’horloge ont fait un jogging matinal et possèdent douze tours d’avance sur le temps .

Un éclair mi-rougi mi-violacé zèbre le ciel suivit de peu par un violent coup de tonnerre qui se répercute longuement dans les tympans. Les rochers en tremblent de peur et sont secoués par l’intensité du son pendant que nos mains s’agitent à la manière d’un essaim dérangé en se protégeant spontanément les oreilles d’un réflexe instantané.

Nous avons tous peurs et attendons fébriles la suite du pilonnement bruyant. Dehors, c’est déjà la nuit !

La teinte du ciel devenue couleur charbon de bois brusquement s’embrasa.

Subitement, d’autres éclairs bien rouges violacés fendent l’espace, reliant d’un coup en prise directe la terre et le ciel. Un déluge de boules de feux tirées depuis le sol s’explosaient tout là-haut comme les boules de feu d’un quatorze juillet.

Une grêle brutale s’invite au sinistre orage et fracasse les roches ou nous sommes réfugiées. Les grêlons s’introduisent de force en rebondissant jusqu’à nos pieds. Les petits se bouchent la vue pour ne pas assister à l’horreur qui passe par là, à quelques pas d’eux, juste sous leurs yeux.

C’est un orage comme aucun d’entre nous n’en ont presque jamais vu. L’absence de Printemps a modifié les données fondamentales de la Nature .

les dards du soleil frappent de plein fouet la terre à poil de feuillages pour atténuer ses effets ; en cette période d’orage, les ions négatifs du sol et les ions positifs de l’ionosphère en surdose finissent fatalement par s’échanger d’une manière forte et brutale un peu à la manière d’un combat de dinosaures. C’est ici difficile d’en sortir.

Les coups de foudre sur coups de foudre se succèdent, s’enchaînent et donnent naissance à un espace rayé, zébré, hachuré où on ne savait pas encore si les éclairs blancs finiraient par totalement l’emporter sur le noir du noir peint par la folie du peintre des cieux

Les nuages saignent de la pluie. Fine d’abord, les premières gouttes ont fait monter de la terre une petite poussière invisible qui nous a pris à la gorge en dégageant une odeur de foin juste coupé. Chaque situation nouvelle éveille nos sens d ‘effets connus ou inconnus qui marque de toute façon chacun d’entre nous.

On ne s’habitue pas à l ‘irréel. On le subit, on le partage mais on en a peur, nous n’avons aucun repère pour l’ accepter, le comprendre et le dominer. Mais, très vite, les gouttes de pluie, perles du néant grossissent et viennent percuter le sol avec une force inouïe. Chaque seconde amène de nouvelles violences auxquelles on ne s’attend pas

Nous sommes tous réfugiés sous les feuilles de la cabane improvisée par Uma et ses enfants, nos imperméables sur la tête. La pluie redouble. Sur la mare chaque goutte touchant l ‘eau, provoque une onde de choc qui s ‘éloigne en faisant de multiples petits ronds qui s ‘agrandissent au fil de l ‘eau.

Un vent violent s ‘est levé, il couche la pluie en une ligne oblique. Des feuilles s ‘envolent en tourbillonnant. La cime des arbres est ballottée d’un côté sur l’autre. Plus loin, là bas une boule de feu tombe sur un arbre qui s’écrase dans un fracas épouvantable. Quelques flammes jaillissent, mais la violence des trombes d ‘eau qui s’abattent sur la forêt les éteignent aussitôt.

Le Docteur Melchior :

– “Vous avez vu comment les incendies éclatent par ici, juste sous vos yeux.”

Pierrot n’est pas plus rassuré que tous les autres:

– “Quel orage Docteur Melchior, quelle violence, ils sont toujours aussi fort ?

Le Docteur Melchior:

– ” ici, il y a tellement d ‘arbres qui emmagasinent des charges électriques que quand l ‘orage éclate il fait du bruit et de la lumière.”

Tapioca :

– “Mais c’est beau…, j ‘ai encore pris des photos.”

Elle a changé de pellicule et en a mis une tout neuve. Avec tous ces évenements, elle ne va pas durer longtemps.

Le Docteur Melchior :

– “Ton métier est tout trouvé Béatrice, tu seras photographe.”

Tapioca :

– ” Je voudrai bien, mais mes parents ne sont pas d ‘accord. Ils veulent que je sois institutrice. Ils disent que photographe ce n’est pas sérieux. C’est pas un métier d’être artiste….”

Le Docteur Melchior:

– ” Tu sais , ils auront le temps de changer d’avis…”

Le tonnerre couvre leur voix, les enfants sont tétanisés, jamais ils n’ont vu un spectacle pareil.

Seul Gros lard dit :

– “Une fois, à la montagne, j’ai eu très peur. L’ orage était si fort que le courant a été coupé. Toute la journée nous nous sommes éclairés avec des bougies. Il paraît que la foudre était tombée sur le transformateur. On s’est bien amusé, surtout la nuit tombée.”

Le Docteur Melchior regarde sa montre… et dit:

– “ça fait une bonne heure qu ‘Umaguma es parti, il ne va pas tarder à revenir, vivement la fin de la pluie.”

Le vent cesse presque aussitôt, les nuages se sont déchargés de la douleur du poids de l’ eau et semblent remonter vers le ciel. Le soleil transperce à nouveau le coton moelleux des cumulus et des nimbus. Ils se sont déchirés en déversant des tonnes et des tonnes d’eau sur la terre. Un grand pan de ciel bleu réapparaît.

Le Docteur Melchior:

– ” C’est fini, le beau temps est revenu.”

Pendant qu’il parle aux enfants, il a l’œ ouïe aux aguets, et l’ oreille attentive… Il se sent comme surveillé. Il se sait toujours entouré du génie du mal et du génie du bien, l ‘un le guide, l’ autre le déroute. Pourtant, depuis qu’ils sont ici, Lucifer ne s’est pas montré. Peut-être se sent-il mal à l’ aise dans un monde encore plus féroce que le sien. Son attention est attirée par une ombre. Elle semble monter et descendre des arbres.

Ne voulant pas alerter inutilement son petit monde, il s’ arrête de parler et demande aux enfants de rester là, de se tenir sage. Il sort rapidement de la cabane improvisée où se cachent les enfants.

Le docteur réfléchit très vite. Il se pose tout de suite les questions les plus évidentes. Pourquoi est-il encore angoissé ? Tout à l’heure après le combat, tout allait bien. Même après le départ d’Umaguma, il n’avait pas le coeœur serré.

Soudain, il comprend, quand l’ orage a éclaté, le tonnerre grondait, les éclairs zébraient le ciel comme une parure de lumière le jour de Noël. Une pluie drue et forte frappait le sol avec énergie, le creusant. Elle l’ a raviné, parfois labouré.

En pente douce, l’ eau s’est écoulée vers la mare, nettoyant le sol. Les taches de sang ont presque toutes disparues, la boue cache le reste. L’étang a reçu toutes les eaux qui ruissellent de la colline, l’ étang est monté, l’ eau arrive maintenant jusqu’ au bord. De l’autre côté, elle s’ écoule par le bras de la rivière. Il ne reste plus par ici que quelques tâches rougeâtres et des plantes écrasées.

Les gros nénuphars ont disparus, volatilisés, mais tout repoussera très vite. L ‘orage s’en est allé, comme il est venu, le soleil a réapparu, mais là, quelque chose n’a pas fonctionné. C’est ce silence qui ameute le Docteur Melchior.

Les oiseaux devraient piailler, gazouiller, s’envoler. Au contraire, ils se taisent. Ils sont immobiles cachés dans les feuillages. Pourquoi ? Le docteur ne s’ en est pas rendu compte immédiatement, mais le vide l’ a alerté. Pourquoi ? Il y a un danger, mais lequel ? Il analyse la situation, pense à un animal sauvage qui s’approche pour se désaltérer …mais c’est impossible il ferait du bruit. Peut-être une hyènne. Mais nous sommes en plein jour. Les hyènnes ne chassent que la nuit.

Et si c’était des hommes qui se cachaient quelque part.. Oui, ce doit être des hommes qui, alertés par les cris des dinosaures se sont approchés et les observent. Ils sont arrivés juste avant l’orage, ils les espionnent.

Ils doivent être plusieurs, mais ne se montrent pas. Ils peuvent par contre les attaquer, voir les blesser. Maintenant, il n’en doute plus. Des ennemis sont cachés par ici, ils les surveillent. Il doit réagir immédiatement, les provoquer ou les impressionner.

Il se déplace d’un pas alerte et va se placer devant la tête du dinosaure. Il la soulève et la rejète avec force. Il plante dans son cou un bâton pointu, puis il se dirige vers la queue. Il la soupèse, la prend dans ses bras, et la cloue sur le sol avec un second bâton.

Ce manège n’a qu ‘un seul but, impressionner d’éventuels observateurs. Il veut montrer qu ‘il est le plus fort, qu ‘il ne craint personne. Il veut montrer qu’il a vaincu seul un dinosaure et fait fuir les autres car un jeune mâle est rarement seul. Quoique se dit il… Les enfants le regardent, pourquoi Le Docteur Melchior fait il toute cette mascarade ? Que se passe t-il encore se demandent t-ils ?

Uma regroupe aussitôt tout le monde autour d’ elle inquiète.

Gros Sel:

Mais que fait-il ?

Pierrot:

– “Chut ! , le Docteur sait toujours ce qu ‘il fait, il se passe quelque chose que nous n’avons pas vu ou compris et il imagine une mise en scène.”

C’est en effet ce que pense le docteur. En se montrant près du cadavre du monstre, personne n ‘osera l’attaquer. Il doit gagner du temps et attendre le retour de la tribu des Umagums.

Après, tous ensemble, ils aviseront. De toute façon ils doivent être peu nombreux, sinon, ils se seraient montrés dès la fin de l’ orage pas surprise. Ils les auraient attaqué pour voler la viande, c’est la seule chose qui les intéresse.

Le Docteur Melchior comprend tout, mais il ne voit rien, ni personne mais il sait qu’ils sont là. Alors, il lui vient une idée et appelle Pierrot:

– “Pierrot viens ici avec tout le monde et faites du bruit, ramenez toutes les herbes et les bois de la barricade et entourez le dinosaure avec.

Alerté par les cris horribles des dinosaures, la tribu des Zonages habitant sur les hauteurs des collines surplombant la forêt, ont envoyés une dizaine de chasseurs en observateur.

Ceux-ci sont arrivés au moment où Umaguma et le Docteur Melchior discutaient. Ils ont pensé que les deux hommes se sont battus avec le dinosaure et l ‘ont tué. Ils doivent être très forts pensent ils, ils sont impressionnés. Ils les craignent aussitôt eux et leur tribu bizarre qui les accompagne. D’autre part ils ont reconnu Umaguma. Ils connaissent sa bravoure et sa force, mais là c’est exceptionnel.

D’un autre côté, il y a à manger pour plus d’un mois et pour toute leur tribu et ce sont avant tout des chasseurs. Ils sont d’ailleurs soulagés de voir Umaguma s’éloigner, mais n ‘osent pas s ‘en prendre au vieil homme. Il leur fait peur. Un dinosaure comme celui-ci représente à manger pour plus de 50 guerriers à lui tout seul. Mais mieux vaut ne pas prendre de risque. Deux chasseurs retourneront chercher de l’ aide à la tribu, pendant que les autres surveilleront tout ce petit monde sans se montrer, évidemment.

Mais le Docteur Melchior connait bien la jungle et ses travers, il vient de tout comprendre, il va donc devoir les impressionner d avantage. Les chasseurs Zonages pétrifiés n’ osent même plus bouger, de peur d’être découverts. Si ‘il a mis en pièce un dinosaure, ils ne pèseront pas bien lourd face à lui. Ils décident donc de battre en retraite et de rester cachés en observateur, sans être repérer ils verront ce ce qu’il sera temps de faire quand les autres vont revenir.

Pendant ce temps…..A suivre………épisode 35

Trucs et astuces du jour (22 mars 2011)

Comment découper un poulet rôti…

Si votre poulet est bien cuit, la découpe en sera facilitée…

– Commencez par détacher les cuisses: Plantez une fourchette diapason dans la
cage thoracique du poulet pour éviter qu’il ne glisse. Repoussez la cuisse du
poulet vers l’extérieur, et avec un couteau bien aiguisé, coupez la peau entre
le flanc et la cuisse. Détachez la cuisse du corps : contournez la
jointure (boule blanche cartilagineuse) des os et tranchez.

– Incisez la jointure entre le pilon et la cuisse du poulet.

– Incisez la peau du bréchet en deux parties égales et accompagnez le
décollement de la chair le long de la cage thoracique.

– Sous la carcasse, détachez les deux “sot l’y laisse”, ces deux
petits morceaux délicieux, réservés à celui qui découpe le poulet!

– Terminez de dépiauter le poulet en raclant la carcasse: vous verrez qu’il
reste pas mal de chair, qu’il serait bien dommage de jeter à la poubelle!

Comment corser un plat de poisson…

Après avoir fait ouvrir des coquillages, utilisez leur fumet pour corser un plat de poisson.
N’oubliez pas qu’il est absolument obligatoire de passer ce
fumet à travers une passoire fine garnie de papier absorbant. Sinon vous retrouverez du
sable et autres impuretés dans votre sauce.

Comment éviter les équilles du lapin

Pour désarticuler et couper le lapin, donnez des coups secs et nets. Les os ne se casseront pas en
esquilles redoutables si on les avale.

Comment faire cuire facilement des brochettes…

Enfiler vos morceaux sur deux brochettes, vous n’aurez ainsi aucun mal à les retourner.

Comment conserver leurs saveurs à vos herbes aromatiques…

Pour conserver aux herbes aromatiques toute leur
saveur, ciselez-les au lieu de les hacher ou de les passer au mixer. De cette
manière elles ne seront pas écrasées et conserveront toutes leurs vertus
gustatives et salubres.

Comment coller le dessus d’un pie…

Abaissez la pâte feuilletée en formant un cercle légèrement plus grand que le diamètre du moule. Découpez une couronne de 2 à 3 cm de largeur et posez-la sur le bord du moule après l’avoir bien humecté. Pressez un peu afin qu’elle englobe le bord. Placez l’abaisse de pâte sur le tout après avoir humecté la couronne.

Comment foncer un moule à tarte…

Farinez une planche. Abaissez la pâte au rouleau sur une hauteur de 3 millimètres environ en lui donnant la forme d’un rond.
L’abaisse doit être un peu plus grande que votre moule.

Posez le moule sur la pâte. Coupez au couteau à 2 centimètres autour du moule. Retirez le surplus de pâte que vous pourrez utiliser pour confectionner de petites tartelettes.

Retournez le moule. Beurrez-le largement et saupoudrez d’un peu de farine. Posez l’abaisse de pâte sur le moule et tassez-la sur les bords en la laissant légèrement dépasser. Passez le rouleau bien à plat sur le moule afin de couper les bords de la pâte.

Comment Peler facilement des poivrons…

Mettez les poivrons au four très chaud jusqu’à ce que leur peau se boursoufle. Enveloppez-les de papier absorbant mouillé.
Attendez quelques instants. Vous pourrez alors les peler très facilement.

Comment Préparer des asperges…

Plumez les asperges, en vous servant d’un couteau économe, et surtout en allant de la
pointe vers la queue ; vous lèverez plus facilement toutes les naissances de bourgeons.
Lavez-les, égalisez-les, reformez un bottillon et faites-les cuire à l’eau bouillante salée.

Ayez soin de décentrer votre casserole par rapport à la source de chaleur, les
queues des asperges étant situées juste au-dessus de celle-ci de cette manière,
les pointes cuiront un peu plus lentement et la cuisson sera mieux équilibrée.

Le Céleri rave, cancers et masse osseuse

Céleri rave

Profil santé du céleri-rave

Le céleri-rave est un légume à la saveur délicate qui gagnerait à être mieux connu. Cru ou cuit, il est particulièrement apprécié l’hiver, comme tous les légumes racines. Il renferme plusieurs vitamines et minéraux, en particulier de la vitamine K.
Les bienfaits du céleri-rave

Cancer.
Des chercheurs ont démontré que des extraits de céleri-rave contenaient des polyacétylènes, des composés qui détruisent certaines cellules cancéreuses in vitro. Ces résultats sont préliminaires et d’autres études devront être réalisées pour en connaître davantage sur la relation pouvant exister entre la consommation de céleri-rave et le cancer.

Santé osseuse.
Chez l’adulte, la masse osseuse diminue avec l’âge, conduisant ainsi à un risque plus élevé de fractures. Une étude a démontré que l’ajout de céleri-rave séché et réduit en poudre à la diète de rongeurs inhibait la perte de masse osseuse (résorption). Sans connaître la nature exacte des composés présents dans le légume séché, les auteurs soulignent qu’une variété de substances bioactives pourrait agir de façon synergique, permettant ainsi de diminuer la perte osseuse. Jusqu’à maintenant, aucune étude n’a été effectuée à cet effet chez l’humain.
Plusieurs études épidémiologiques ont démontré qu’une consommation élevée de légumes et de fruits diminuait le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies chroniques. Les nombreux composés phytochimiques contenus dans les légumes pourraient, en partie, expliquer cette association.

Que contient le céleri-rave?

Polyacétylènes
Le céleri-rave et les autres aliments de la famille des apiacées, tels que le persil et le panais, contiendraient des polyacétylènes en quantités suffisantes pour que l’on observe des effets biologiques bénéfiques, par exemple sur les cellules cancéreuses. Toutefois, des variations considérables peuvent survenir dans les quantités de polyacétylènes contenues dans ces légumes, selon leurs modes de culture et d’entreposage.

Précautions

La consommation de céleri-rave peut induire des symptômes d’allergie chez les personnes déjà allergiques aux pollens, entre autres à ceux du bouleau et de l’armoise. L’allergène majeur du pollen de bouleau amorcerait la sensibilisation de l’allergène majeur du céleri, d’où la possible réaction croisée. Ce phénomène a été observé particulièrement en Europe et les réactions croisées avec d’autres sources allergènes peuvent survenir ou non, selon les individus. De plus, certains allergènes du céleri-rave sont résistants à la chaleur8. Il faut donc se rappeler que la cuisson du céleri-rave ne lui enlève pas complètement ses propriétés allergènes.
Au Royaume-Uni, le céleri-rave est classé dans le groupe des allergènes reliés au céleri et est obligatoirement déclaré sur les étiquettes des produits transformés, au même titre que les noix, le soya, etc.

Valeur nutritive du céleri-rave

Cru, ½ tasse (125 ml)/ 82 gBouilli, égoutté, ½ tasse (125 ml)/ 82 g
Calories3522
Protéines1,2 g0,8 g
Glucides7,6 g4,8 g
Lipides0,3 g0,2 g
Fibres alimentaires1,5 g1,0 g

Le Comté, la magie d’un bon fromage

Maître fromager

Notre Maître fromager a choisi de vous présenter l’excellent fromage qu’ est le Comté. Il est issu de fruitières montagnardes de cette belle région de l’est de la France. Plus qu’un fromage, c’est le compagnon idéal de la table du casse-croûte matinal au fromage, de fin de repas en passant par les entrées ou les plats les plus délicieux. Notre Maître fromager en a fait son excellence pour qu’on de le dise souvent.

Définition du Comté

Fromage au lait de vache, à pâte cuite et pressée,
à croûte frottée, solide, et grenée, de couleur jaune dorée à brun.
Il a une forme de meule à talon droit ou légèrement convexe, d’un diamètre de
50 à 75 cm, d’une hauteur de 8 à 13 cm.

Origine du Comté

Le massif jurassien,
composé d’une majeure partie des départements du Doubs et du Jura, de quelques
cantons de l’Ain, de quelques communes de Saône et Loire et de Haute Savoie,
constitue la zone AOC.

La fabrication des fromages dits ” en grande forme ” est immémoriale
dans cette région qui fut province de ” Franche-Comté “.
Depuis le XIè siècle, les cultivateurs de cette région se sont associés pour
réunir quotidiennement le lait produit par leurs différents troupeaux en vue de
la fabrication d’une meule de Comté ” à la fruitière “.
Des auteurs antiques (Pline), mais également du XVème siècle ou encore du XIXè
siècle (Victor Hugo) le citent.

Sa renommée est attestée par les Bulletins Officiels de Cotations des Halles
Centrales de Paris, puisque sa cotation était différente de celle des autres
fromages du même type.
Les vaches laitières, de race exclusivement locales (Montbéliarde ou Pie Rouge
de l’Est) sont nourries par des fourrages provenant de la zone d’appellation.

Fabrication du Comté

Fabriqué exclusivement au lait de vache, mis en oeuvre cru, sans aucun additif.
Le lait issu de deux traites consécutives est déversé dans de grandes cuves en
cuivre.
Il sera transformé en caillé par apport de présure naturelle.
Ce caillé est chauffé à une température de 53-55°C pendant quarante cinq
minutes pour assurer la sélection thermique des germes thermophiles. Il est
ensuite soutiré, pressé, salé à sec ou en saumure.
L’affinage est de 120 jours minimum pendant lequel le fromage est retourné et
frotté régulièrement.

Étiquetage – conservation :

Le fromage est le seul aliment dont le taux de matière grasse est
indiqué par rapport à la matière sèche, et non par rapport au poids total. Les
fromages contenant tous de l’eau, le taux de matière
grasse « réel » est donc systématiquement plus faible que celui
qui figure sur l’emballage, ce qui ramène, par exemple, à 20,7% la teneur en MG
d’un camembert étiqueté à 45%.

La date limite s’exprime par la mention « à consommer de préférence
avant le ». Au delà de cette date, le fromage peut être consommé quelques
jours, à condition d’avoir été conservé dans de bonnes conditions.

Dégustation du Comté:

A l’oeil : le Comté présente peu ou pas de trous. La couleur de
la pâte varie du jaune crème en hiver au jaune plus soutenu en période de
pâturage.
Au toucher : la pâte a du corps et elle présente une légère souplesse.
Au nez : l’arôme n’est pas puissant, mais riche en nuances.
Au goût : saveur ni forte, ni faible. Une palette d’arômes fruités torréfiés, floraux, végétaux
et lactiques.

Consommation :
Le Comté est présent de l’apéritif au dessert.
Il se déguste nature ou en accompagnement.
Exceptionnellement pour un fromage, il met en valeur les produits de la mer et de la pisciculture.
Les Comtés d’été présentent des arômes plus diversifiés et fruités, alors que les Comtés d’hiver (pâte claire) se caractérisent par des nuances “noisette “, végétales et torréfiées plus marquées.
Il se sert avec des vins rouges légers, des vins blancs secs, champagne y compris.

Idées de recettes :

Roulé au chorizo et tomates confites au comté
Soupe à l’oignon gratiné au comté

Oeuf à la coque et sacristains au Comté

Eventail de poires au comté

Escalopes à la Pontissalienne

Croûtes rôties au Comté et aux morilles

Fondue comtoise

Fondue savoyarde

Le grand combat des dinosaures….Episode 34

Dans tous les cas elle sera gagnante. Elle repartira de toute façon avec son mâle. Mais, la violence du combat l’effraie quand même. Le jeune mâle faiblit, toujours lucide, mais s’arqueboutant sur ses pattes arrières, de toute sa puissance de jeune mâle encore souple, fait un saut qui déséquilibre son adversaire et ils basculent tous les deux dans l’étang.

L’eau le réveille et lui redonne de la grande vigueur, il roule comme un tonneau pour faire lâcher prise définitivement à son adversaire. Il le sait plus gros, plus vieux, moins agile et doit pouvoir à son tour retourner la situation.

Le vieux mâle est surpris par cette manœuvre à laquelle il ne s’attendait pas. Il se retrouve entraîné par son poids et retourné sur le dos. Il est à son tour écrasé par le poids du jeune mâle. Sa tête heurte une racine qui avance dans l’eau. Il voit plein d’étoiles et lâche prise définitivement. Les queues frappent maintenant l’eau provoquant des geysers qui arrose le paysage à plus de 100 mètres à la ronde. Tout est trempée, rouge de sang et d’eau. Une vague énorme déferle sur les berges.

Les fleurs, les herbes sont foulées, cassées, écrasées , déchiquetées. Une tornade verte kaki, poussiéreuse traverse le paysage, tout est saccagé. L’eau s’écoule vers l’étang en entraînant le sang. Elle s’est teinte en rouge vif.

Les deux adversaires soufflent comme des phoques. Leurs yeux sont sortis de leurs orbites. Ils se lancent des éclairs de haine accompagnés de cris énormes, horribles, gluturaux qui doit résonner dans la forêt toute entière.

La bouche ouverte, baveuse, la langue dehors, rouge de sang, ils se dressent sur leurs pattes arrières et se font face, comme deux statues de bronze immenses, immobiles. Le temps d’un regard, Ils se fixent avec arrogance, mais quelque part aussi ils se respectent en vaillant combattants.

Le plus vieux sait qu’il a été jeune et comment il est devenu un mâle dominant. C’est l’histoire qui continue. Malheureusement, ils sont un de trop. Sur la terre ferme le plus jeune aurait pu s’échapper et laisser le vieux mâle à sa femelle mais ici dans l’eau, toute retraite vers la forêt lui est coupée par son adversaire. Il va falloir continuer.

Il a juste le temps de reprendre son souffle et ses marques avant la reprise du combat. Après la première salve, la seconde va commencer et il sait qu’il n’y en aura pas trois à moins qu’il puisse se sauver. De toute façon, le vieux mâle veut en découdre jusqu’au bout. Il a été provoqué, il se doit de se battre et gagner, sinon sa femelle le chassera, il sera banni et devra errer seul jusqu’à sa mort. C’est la loi de cette jungle.

Le jeune mâle s’approche tout doucement de la terre ferme pour chercher un appui. Il veut être en position légèrement supérieur pour mieux dominer la situation. Il a l’habitude du combat, Le vieux mâle remarque que le sang aveugle son œil droit du jeune mâle. Il doit tourner la tête pour le surveiller.

D’un seul coup d’un seul, il plonge au centre de la mare, un geyser monte vers le ciel et le cache un instant du seul œil valide du jeune mâle. Cette manœuvre lui permet de se retrouver derrière la tête du jeune mâle et de ses mâchoires de fer il enserre le derrière de son cou de toutes ses forces, il l’ l’entraîne sous l’eau. Aveuglé par l’eau et le sang le temps qu’il se retourne, le jeune mâle est pris dans un étau d’acier. Il est basculé dans un tourbillon de douleurs et d’étoiles qui le mette au bord de l’inconscience. Il s’affale sur le dos , la tête emprisonnée sous un mètre d’eau et 30 tonnes de chair. Sa tête semble explosée, ses pattes, et sa queue battent l’air et l’eau dans tous les sens avec une force inouïe. Mais très vite il manque d’air, et n’a plus aucun appui. Il est sur le dos impuissant et battu.

Le vieux mâle a été le plus malin, le jeune a basculé dans l’eau sans réfléchir comme une planche de salut, mais le piège s’est refermé sur lui. A ce jeu là , il s’est laissé surprendre. Il tente pourtant une dernière parade désespérée mais il se sent perdu. Il se détend d’un seul coup comme s’il était mort. Au bout de quelques instants le vieux mâle relâche son étreinte. C’est ce qu’attend le jeune qui se retourne d’un seul coup, violemment. Le vieux mâle méfiant resserre très fort ses mâchoires sur le cou de la bête immobilisée sous l’eau.

Un craquement sinistre comparable à celui d’un chêne qu’on abat retentit. Les os du cou se rompent , le jeune mâle meurt dans un râle de sang et s’affaisse au fond de l’étang devenu rouge écarlate.

Le vieux mâle maintient sa tète sous l’eau pendant encore quelques minutes

Puis il ressort de l’eau en tirant la bête hors de la mare pour bien montrer aux autres qu’il est le vainqueur et qu’il a tué son adversaire. Il le tient avec sa gueule, sa femelle vient l’aider. Quand le vieux dinosaure a terminé, elle lui lèche ses blessures pour le panser et le féliciter.

Elle est heureuse, son vieux mâle a vaincu ce jeune prétentieux. Il est encore bon pour le service. Elle est fière de lui. Leurs enfants grimpent sur le corps du vaincu et s’en servent comme d’un toboggan. Ils ont une fois de plus vu leur père se battre, et gagner. Ils sont contents et fiers de lui. Ils sont à bonne école .

Mais le vieux mâle est fatigué, il pousse un grand cri. Les jeunes dinosaures s’arrêtent de jouer. Le vieux mâle ne tient pas à s’éterniser ici. Il donne le signal du départ et ils repartent vers leur tanière en haut de la montagne, dans le même ordre que celui dans lequel ils sont venus, et dans un fracas étourdissant et épouvantable. Ils repartent et disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés.

Leur bruit s’estompe peu à peu dans le lointain. La nature renaît, les oiseaux se remettent à voler, gazouiller et à se promener. La faune revit après ce cataclysme. Il faut au moins cinq bonnes minutes pour que le petit groupe sorte de sa torpeur.

Le spectacle a été hallucinant,digne des meilleurs projections d Hollywood, les enfants se sont serrés les mains jusqu’à s’en faire mal tellement ils ont eu peur. Personne n’ose ni parler ni, ni bouger.

Seule Tapioca n’a pas arrêter de photographier les scènes. Deux pellicules de trente photos y sont passées.

Saucisse:

– ” Et si le dinosaure n’était pas mort bien qu’il soit immobile, il dit tout bas ce que beaucoup pensent tout bas ? ”

Au bout d’une dizaine de minutes, Umaguma descend de son mirador, sort tout doucement de sa cachette, il se dirige à pas feutrés vers la mare. Le Docteur Melchior prépare son briquet pour allumer le feu en cas de besoin mais garde tout le monde avec lui. Il s’approche de la bête, elle ne respire plus. Il aperçoit la blessure béante à la base du cou, le sang s’écoule encore par saccades de moins en moins fortes, entraînées par l’eau projetée sur le champ vers l’étang. Sa tête a un angle montrant que son cou est brisé. C’est la véritable cause de sa mort.

Il se retourne vers le Docteur Melchior et lui fait signe qu’ils peuvent venir. Il arrive aussitôt suivi de toute la famille. Doucement, l’ambiance se réchauffe. Ils se sont instinctivement tous saisis d’un bâton, illusion grotesque d’une défense aussi idiote qu’ inutile, car le dinosaure est mort. Mais, si il n’était que blessé s’eut été pire encore. Mais, chacun se protège comme il peut dans l’instant.

Ils entourent la bête en la touchant du bout de leur bâton.

Tapioca en la mitraillant:

– “On dirait une peau de crocodile”.

Saucisse:

– ” Tu as du en croisé beaucoup à Loulay…”

Tapioca:

– ” A Loulay non, mais à la Palmyre, mon père connait Monsieur Caillé le Directeur et une fois j’ai pu les voir juste derrière le grillage. Ils avaient le même gente de peau…”

Le Docteur Melchior :

– “Tu as raison, leur peau est identique…”

Tapioca regarde saucisse et lui tire la langue….

Le Docteur Melchior n’est pas très satisfait des évènements, mais la nature, dure, précise ses règles, elles ont repris leur droit.. Il se doit de les respecter. La nourriture, les peaux, sont des choses indispensables à la survie sur terre, les choses sont ainsi faites.

Le Docteur sait par contre qu’Umaguma sera fêté en grand guerrier, quand il ramènera un dinosaure dans la tribu de ses frères. Il n’est pas certain que le combat soit retracé exactement comme il s’est vraiment passé, mais qu’importe. Umaguma tient sa revanche, sur tous ceux qui le désavouèrent en d’autres temps.

Il sera le seul guerrier de sa génération, a ramener un dinosaure entier, intact et fraîchement tué. Les dinosaures se nourrissent de leur proie. D’habitude après le combat, ils le dévorent entre eux et ne laissent que les os, la carcasse et la peau. Mais le vieux dinosaure blessé et fatigué à préféré rentrer se reposer. Il sait que demain, ils pourront revenir et se servir, même si quelques charognards récupèrent quelques morceaux. Il leur en restera suffisamment.

La bête est entourée de branchages séchés et recouverte de larges fougères, de grandes feuilles verte qui la protégera pendant l’orage qui couve. Il sera le bienvenu, les orages de cette époque sont énormes, il durent longtemps et vont nettoyer les bords de l’étang, l’eau, le sol, l’herbe vont redevenir propre et il ne restera du combat que le sol dévasté et un dinosaure prêt à être consommé.

Umaguma entreprend un conciliabule avec le Docteur Melchior. Il lui explique que l’animal est si gros qu’ils ne pourront le dépecer seuls. Il vont y passer la nuit. Il va aller demander de l’aide au Chef de sa tribu. Il reviendra avec beaucoup de guerriers. Quand les dinosaures reviendront demain matin, la place sera nette, nettoyée par l’orage qui couve et le Dinosaure envolé.

Mais pour aller plus vite, il doit y aller seul. Il sera revenu bien avant le soir. Il est pour lui grandement temps de partir. Il donne ses dernières consignes de sécurité à Uma et au Docteur Melchior, en sachant qu’elles seront appliquées à la lettre et la présence du Docteur Melchior comme chef de troupe le sécurise encore davantage.

Umaguma prend quelques affaires pour se protéger et part sans se retourner. Il disparaît sous les arbres de sa marche silencieuse, souple et rapide faite d’une petite course semblable à celle d’un chat sauvage.

Comment faire sa Terrine de foie gras

Quelques conseils pour votre foie gras

Tout d’abord il faut bien choisir son foie gras cru. Il doit être d’une belle couleur, beige
ivoire-jaune et souple, le doigt doit s’enfoncer légèrement au toucher. Il est
préférable de l’acheter de bonne qualité, pour qu’il ne soit pas frappé, tâché,
et qu’il ne fonde pas à la cuisson.

Pour profiter d’un meilleur prix, on peut l’acheter en cours d’année et le congeler cru, la terrine n’en sera pas moins bonne, le laisser décongeler une nuit au frais dans un mélange d’eau et de
lait, filmé!

S’agissant du poids, un bon foie gras de canard doit peser entre
500 et 650 grammes. Si vous êtes nombreux, mieux vaut donc acheter 2 foie de
500 grammes qu’un très gros.

Attention également à votre calendrier : une terrine maison ne peut être consommée que 48h après sa préparation, et dans les 10 jours…

Préparations préliminaires du foie gras :

« déveiner » le foie gras 30 minutes
La partie la plus délicate est de retirer les veines du foie gras cru.
Le foie doit être à température ambiante.

Préparer une planche ou recouvrir votre plan de travail de papier film pour travailler directement dessus sans trop salir.
Porter des gants de préférence.

Préparer également un saladier rempli d’eau froide avec des glaçons et une bonne quantité de gros sel.

Séparer les deux lobes, puis retirer si nécessaire la fine peau sur le foie.
Inciser légèrement le gros lobe, côté intérieur, pour l’ouvrir.

Le mettre à plat en essayant de la garder le plus entier possible.
Dégager la veine visible en grattant légèrement à l’aide du dos d’une cuillère, puis tirer vers vous pour retirer toute la veine, elle forme un Y à l’envers.

En dessous de cette grosse veine, s’en trouve une autre, qu’il faut retirer également délicatement.
Vérifiez que vous avez bien retiré tous les vaisseaux sanguins.
On peut aussi fendre le gros lobe dans son épaisseur sur toute la longueur avec un couteau à lame flexible chauffé, comme on ouvre une baguette pour préparer un sandwich !

Les veines affleurent sur chacune des deux faces et sont faciles à repérer.

Procéder de la même manière sur le petit lobe, il n’y a qu’une seule veine. On peut également supprimer les parties qui auraient des tâches, pour que votre terrine soit belle.

Plonger les lobes déveinés dans de l’eau avec des glaçons et du gros sel pour les faire dégorger 15-20 minutes pour enlever toute trace de sang. Puis les poser sur du papier absorbant pour les sécher.

Le foie est prêt à être cuisiné.

Recette de la Terrine de foie gras de canard maison

recette terrine de foie gras tradition
 
Pour 6 personnes

Préparation : 20 minutes
Cuisson : 30 minutes
Difficulté : Moyenne
Coût : Cher

Ingrédients pour la Recette de la Terrine de Foie gras maison :

– un foie gras de canard cru compter environ 500 grammes pour 4-5 personnes)
– entre 12 et 15 grammes de sel par Kg
– 4 grammes de sucre semoule par Kg
– 3 grammes de poivre noir en grains du moulin par Kg
– facultatif : 10 cl d’alcool ou eau de vie (porto, muscat, sauternes,
armagnac, cognac….)

Veiller à bien respecter ces proportions d’assaisonnement même si elles vous semblent importantes car une terrine fade est une terrine ratée…

Préparation de la Recette de la Terrine de Foie de Canard maison.

Une fois le foie gras déveiné, dégorgé et séché, préchauffer le four à 120°.

Préparer l’assaisonnement sec dans un petit ramequin.

Assaisonner l’intérieur des lobes.

Verser l’alcool, en massant légèrement pour bien tout faire pénétrer.

On peut faire mariner ainsi sous film quelques heures ou cuire directement.

Placer le gros lobe côté peau sur le fond de la terrine, puis déposer l’autre lobe tête-bêche en pressant pour ne pas avoir de vide entre les lobes jusqu’en haut puis aplatir à la main ou lisser avec une spatule.

Ajuster le couvercle.

Préparer un bain marie en remplissant une plaque avec de l’eau chaude et installer la terrine dedans, elle doit tremper au 1/3 de sa hauteur.

Faire cuire environ 25-30 minutes.

Le mieux est d’avoir une sonde :

Pour un foie gras mi-cuit, la température à cœur doit être de 54°C.

Pour un foie gras cuit elle doit être de 60°.

A la fin de la cuisson, placer la terrine dans de l’eau glacée pour stopper la cuisson et la faire refroidir rapidement.

Placer la terrine au frais.

Avant mettre le foie sous presse pour faire ressortir la graisse

Recouvrir alors la terrine d’une feuille de papier avant de déposer des poids dessus au moins égal ou supérieur au poids du foie.

Déguster après au moins 48 heures l’idéal étant 5-6 jours ou conserver jusqu’à 10 jours au réfrigérateur.