Basilic

Basilic

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BASILIC – VERTUS

Ocymum basilicum, nom latin. Un peu d’histoire, son nom vient du grec “basileus” roi et rend compte de son importance au fil des siècles.

Il existe environ 150 variétés de basilic -anisé, à grandes feuilles, à petites feuilles, à feuilles pourpres etc-. On l’appelle aussi l’oranger des savetiers ou “herbe royale”. Il serait originaire d’Asie mais on le trouve dans les deux hemisphères.

Ses propriétés médicinales : Il est surtout tonique et antispasmodique mais c’est également un antiseptique intestinal.

En cuisine, on le trouve évidemment et surtout dans la cuisine méditerranéenne ou il se marie admirablement avec la tomate, l’huile d’olive et l’ail. Il entre dans la composition du célèbre “pistou” ou “pesto” qui peut varier selon les régions mais qui comporte généralement du basilic frais écrasé au pilon, de l’huile d’olive, de l’ail et du parmesan. Admirable avec les spaghettis, les oeufs, la soupe, le poulet, le poisson, les viandes grillées -en particulier sous forme de beurre manié- et les marinades. Il se conserve très bien dans l’huile d’olive et gardera sa saveur tout en parfumant l’huile.

BASILIC – CUISINE TRADITIONNELLE

Le basilic est une herbe qui chante la couleur de la Provence. Elle s’accommode de sauces, rôtis, viandes blanches,et même des soupes.

Le pistou soupe ou potage emblématique de la Provence. Beaucoup en parlent, peu le font. Il est vrai que ce plat n’est pas évident à réaliser. Il faut beaucoup d’ingrédients, et les préparer avec minutie, éplucher, tailler, couper, assaisonner et faire cuire à point. Soupe dans laquelle on mélangera une petite sauce au pistou à base d’huile d’olive et basilic. On rajoutera quelques légumes en tempura et on servira le potage froid en été et chaud en hiver. La table, l’espace de vie et l’esprit embaumeront alors d’un plaisir impartageable des saveurs que chaque convive sera le seul à connaître, plaisir qu’il ne sera pas prêt d’oublier. Ce sont les senteurs de la Provence, celles là mêmes que les murs ont absorbés comme pour les transmettre jalousement aux générations futurs.

BASILIC – Découverte

Herbe très utilisée dans les cuisines méditerranéenne, thaïlandaise et vietnamienne. Ses feuilles sont de couleur verte, rougeâtre ou pourpre. Le basilic est l’herbe par excellence pour relever les tomates et les pâtes alimentaires. C’est l’assaisonnement de base de la soupe au pistou et du pesto italien. Il aromatise délicatement l’huile. On peut mettre le basilic dans le bac à glaçons recouvert de liquide et ajouter ces cubes aux soupes, sauces et ragoûts.

Selon la variété, le basilic rappelle le citron, l’anis, le thym, le jasmin ou le gingembre. Les feuilles fraîches du grand basilic et du basilic nain ont un petit goût de clou de girofle.

Le basilic thaï possède plus de caractère. Il est préférable d’acheter le basilic frais et non séché car il perd facilement de sa saveur, les feuilles doivent être vertes, lisses et sans taches.

Mariage d’amour et de raison :
Éminemment méridional et partenaire des vacances soleil, le basilic a conquis les cuisines italienne, méditerranéenne et thaïlandaise. Il rehausse la saveur du veau, du poulet de l’agneau, du porc et du lapin. Il fouette vigoureusement le goût des pâtes et du riz, de la tomate, des oeufs, des potages que du fromage. Il adore côtoyer l’ail, le citron, le thym, l’huile d’olive. Il ajoute du caractère aux grillades, aux légumes comme les champignons, aux vinaigrettes, aux sauces à base de crème sûre, parfume agréablement les salades, les potages, les terrines de poisson et devient indispensable dans certaines recettes régionales.

BASILIC – HISTOIRE

Autres noms : Pistou, Herbe royale, Herbe aux sauces , Calament.
Cette plante savoureuse est originaire du Moyen orient et de l’Inde, nous la trouvons de nos jours en Italie et dans le sud de la France. elles aromatise les préparations à base de tomate. Le basilic doit être ajouté juste au moment de servir et il supporte très mal la déshydratation. Il faut l’utiliser frais ou bien l’acheter en pâte.

Les graines peuvent également avoir une utilisation condimentaire. Très cultivé dans le midi depuis très longtemps, le Basilic est une plante connue et reconnue. Dans les jardins il forme des touffes denses, de taille moyennes et couleurs différentes selon l’espèce. Il a les feuilles vertes ou bordeaux, des feuilles ovales, et glabres. Le vert de l’espèce principale, la plus connue est beau, brillant, très aromatique.

Les petites fleurs sont blanches, quelquefois rosées et la corolle de forme bien particulière est d’un caractère sûr de détermination. Les propriétaires terriens en plantent dans les massifs sous leurs fenêtres pour pouvoir les laisser ouvertes le soir à l’heure où les moustiques se mettent en chasse. Souvent on en trouve séché dans les magasins mais c’est bien dommage car on en trouve désormais partout et, toute l’année. Il est même possible d’en trouver en pot, ce qui permettra aux amateurs d’en avoir en ville, sur leur balcon. Je ne garantis pas toutefois que ce Basilic là sera le meilleur du monde? Plante aromatique annuelle originaire de l’Inde. Très odorant, le basilic est depuis toujours une herbe fort appréciée.

Les anciens Grecs, notamment, le tenaient en haute considération, on le disait réservé aux souverains. Le terme basilic est d’ailleurs dérivé du grec basilikon signifiant «royal». Le basilic est abondamment utilisé dans les cuisines méditerranéenne, thaïlandaise, vietnamienne et laotienne. Il en existe environ 60 variétés. Cette plante trappue forme un petit buisson qui peut mesurer entre 20 et 60 cm de haut. Ses feuilles rondes ou lancéolées sont de couleur verte, plus ou moins foncée, rougeâtre ou pourpre. Fragiles, elles ont une saveur piquante qui atteint son maximum avant que des épis de fleurs blanches n’apparaissent aux extrémités des tiges. La saveur diffère selon les variétés. Elle peut rappeler le citron, le camphre, le jasmin, le clou de girofle, l’anis et le thym. La cueillette des feuilles doit s’effectuer avant la floraison, sinon les feuilles perdent leur arôme.

Barbotine

Barbotine

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BARBOTINE – Herbe aux vers, Tanaisie.

Famille : Tanacée.

La Barbotine est utilisée en Grande-Bretagne et plus généralement dans les pays d’Europe du Nord. Son goût amer est du plus bel effet avec les grosses volailles, les oeufs et avec les marinades de poisson. Les sommités jaune vif de fleurs en boutonde cette plante contrastent bien avec ses feuilles vert foncé duveteuses, au goût si prononcé. Le feuillage, souvent élégant, mérite d’être taillé pour en faire des compositions de bouquets, secs ou frais.

Les fleurs elles aussi peuvent être séchées pou servir à des composition ornementales. La culture de cette herbe vivace rustique est peu exigence sur la composition des terrains ou elle vit. Elle aime les situations ensoleillées. Si, elle n’est pas protégée, elle risque de se déchirer, et d’être, après de fortes rafales de vent, un peu ébouriffée. Il vous suffira de poser quelques tuteurs auprès des plantes à la fin du printemps por éviter ce petit désagrément.

La Barbotine forme un massif de plantes dense d’environ, 1m à 1,20 mètres de haut. Elle s’étale rapidement grâce à ses rhizomes. Nous vous conseillons de diviser et repiquer les plants en place tous les deux ou trois ans. On peut également multiplier la plante à partir de semis. Attention la Barbotine ne doit pas être consommé par les femmes enceintes.

Bambou

Bambou

BAMBOU – Découverte

Les pousses de bambou sont rencontrées fréquemment dans l’alimentation chinoise et indienne. Elles sont issues du rhizome du Bambou. On peut s’en procurer fraîches dans les épiceries spécialisées asiatiques, ou en conserve dans certaines grandes surfaces. Elles peuvent être mélangées aux légumes ou à la viande hachée. Le coeur est sauté, frit ou braisée. De couleur jaune pâle, son agrément réside dans sa texture croustillante et sa saveur sucrée. Symbole de longévité, elles apparaissent sur la table des festivités.

Bajan

Bajan

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BAJAN – HISTOIRE
Une préparation fort sympathique et, pleine de goût. Mélange bajan de la Barbade. Ce mélange typique de la Barbade se retrouve dans les épiceries spécialisées mais il est très facile de le faire soi-même. Idéal pour assaisonner une volaille ou un poisson.

Bajan maison

1 échalote hachée
1 cuillère à thé de jus de citron vert
1 petit piment fort haché
Thym frais , marjolaine fraîche
quelques gouttes de sauce Worcestershire
sel et poivre
Ciselez le thym et la marjolaine. Prélevez une pincée de chaque. Mélangez avec les autres ingrédients.

Baies de genièvre

Baies de genièvre

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L’histoire des épices débute 4000 ans avant notre ère sur la côte de Malabar au sud-ouest de l’Inde. Le premier homme à cueillir du poivre pour améliorer le goût de son riz fut le précurseur d’une course folle dans la recherche de nouvelles flaveurs permettant d’agrémenter sa nourriture de base.

Baies de genièvre les Juniperus communis
Un peu d’histoire, le genévrier est un arbuste originaire d’Europe, du nord de l’Asie, d’Afrique du nord et d’Amérique du nord. C’est un ingrédient de plusieurs recettes médicinales très anciennes qui nous sont parvenues grâce à des papyrus égyptiens datant de 1550 av J.C. C’est un antiseptique urinaire, un diurétique et un antidiabetique. En usage externe il est parasiticide et cicatrisant. Les baies de genièvre grillées sont un excellent désinfectant des habitations. En Europe centrale, l’huile extraite des baies était utilisée contre la typhoide, le choléra, la dyssentrie et les vers intestinaux. L’huile de cade extraite par distillation sèche du bois de cade autre espèce de genévrier est souvent utilisée dans les affections chroniques de la peau eczema et psoriasis.

En cuisine

Il faut broyer les baies pour en libérer leur parfum puissant qui se marie agréablement avec les gibiers à poils et à plumes. On les retrouvera donc dans les marinades, les sauces, les farces, les plats cuits à l’étouffée, les patés, les saucisses et le chou. Elles figurent aussi dans les mets dits “à la liégeoise” ou “à l’ardennaise”.
Les baies les plus parfumées viennent d’Europe méridionale. Elles entrent également dans la composition de certains alcools tels que le gin ou le genièvre. On rencontre le genévrier en Europe et en Amérique. C’est ce cousin des cyprès qui produit de petits bijoux ronds : les baies de genièvre. Elles ont une couleur violette et expriment quand on les écrase une odeur douce-amère, résineuse et piquante. Tous les deux à trois ans, une fois les fleurs des arbustes femelles pollinisées, une gaine protectrice se forme autour des graines. L’automne venu, on procède à la cueillette puis on fait sécher les baies, à moins de 35°, de manière à préserver tout l’arôme. On s’accorde à reconnaître aux baies de genièvre des vertus diurétiques et anti-inflammatoires. En dehors des applications culinaires, on les retrouve parmi les ingrédients du gin. Elles sont cueillies en Adriatique ex-Yougoslavie, Albanie…

BAIES DE GENIEVRE – VERTUS

C’est ce cousin des cyprès qui produit de petits bijoux ronds : les baies de genièvre. Elles ont une couleur violette et expriment quand on les écrase une odeur douce-amère, résineuse et piquante. Tous les deux à trois ans, une fois les fleurs des arbustes femelles pollinisées, une gaine protectrice se forme autour des graines. L’automne venu, on procède à la cueillette puis on fait sécher les baies, à moins de 35°, de manière à préserver tout l’arôme.

On s’accorde à reconnaître aux baies de genièvre des vertus diurétiques et anti-inflammatoires. En dehors des applications culinaires, on les retrouve parmi les ingrédients du gin. Elles sont cueillies en Adriatique ex-Yougoslavie, Albanie…

BAIES DE GENIEVRE – UTILISATION

Il faut broyer les baies pour en libérer leur parfum puissant qui se marie agréablement avec les gibiers à poils et à plumes. On les retrouvera donc dans les marinades, les sauces, les farces, les plats cuits à l’étouffée, les patés, les saucisses et le chou. Elles figurent aussi dans les mets dits “à la liégeoise” ou “à l’ardennaise”.

Les baies les plus parfumées viennent d’Europe méridionale. Elles entrent également dans la composition de certains alcools tels que le gin ou le genièvre. On rencontre le genévrier en Europe et en Amérique. C’est ce cousin des cyprès qui produit de petits bijoux ronds : les baies de genièvre. Elles ont une couleur violette et expriment quand on les écrase une odeur douce-amère, résineuse et piquante. Tous les deux à trois ans, une fois les fleurs des arbustes femelles pollinisées, une gaine protectrice se forme autour des graines. L’automne venu, on procède à la cueillette puis on fait sécher les baies, à moins de 35°, de manière à préserver tout l’arôme. On s’accorde à reconnaître aux baies de genièvre des vertus diurétiques et anti-inflammatoires. En dehors des applications culinaires, on les retrouve parmi les ingrédients du gin. Elles sont cueillies en Adriatique ex-Yougoslavie, Albanie…

Aspérule odorante

Aspérule odorante

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ASPERULE ODORANTE – Découverte

Les Allemands apprécient l’amertume de cette plante dont ils utilisent les feuilles séchées et moulues. L’aspérule relève les viandes braisées et elle est souvent employée pour aromatiser les vins cuits et les liqueurs. l’Aspérule Odorante.

C’est une plante vivace à long rhizome ramifié, grêle, rampant, à tiges dressées de 25 cm de hauteur pour les plus hautes. La floraison terminée apparaissent des fruits de 2/3 mm couverts de poils crochus. Cette plante spéciale aux forêts de feuillus à humus doux, commune en France souvent en masse se récolte à la floraison vers la mi-juin.

ASPERULE ODORANTE – VERTUS

Propriétés Médicinales.

Peu odorante quand elle est fraîche l’aspérule prend en séchant une odeur agréable et sent le foin. Elle développe en séchant une substance chimique la Courmaline.

Cette dernière substance hypnotique, et anticoagulante confère aux préparations médicinales des propriétés antispasmodiques et sédatives applicable dans les cas d’insomnies chez les enfants.

Recette de tisane du professeur Leclerc.
l’infusion d’Aspérule se prend le soir à la place du thé. En Allemagne ils font infuser avec du vin blanc un peu sucré les fleurs récoltées au tout début de l’épanouissement. Ils obtiennent un vin de mai. Ce vin a des vertus toniques et digestives indiscutable. l’Aspérule sert aussi à aromatiser des liqueurs, par macération de la plante entière, à parfumer le linge dans les armoires pour en chasser les insectes.

Le galium odoratum était répandu sur le sol des pièces sentant le renfermé mais, de nos jours elle est cultivée à l’extérieur, dans les zones ombragées, pour composer des parterres. Au printemps apparaissent des grappes de petites fleurs blanches, délicatement parfumées, rehaussées de verticiles de feuilles lancéolées posées sur des tiges quadranculaires. Les plants, dont la croissance est lente, peuvent atteindre 15 à 30 cm de haut environ. Sylvestre, cette plante ne se plait pas dans les endroits trop chauds et ensoleillés, conditions pourtant appréciées par la majorité des herbes.

Utilisez plutôt l’aspérule pour constituer une bordure élégante, dans la partie ombragée d’un jardin d’herbes, et fertilisez généreusement la terre de terreau riche en humidité, de fumier ou de feuilles en décomposition, avant de la planter. A l’automne, ses feuilles se flétrissent et exhalent une douce odeur de foin coupé. Ce parfum si particulier, à peine sensible au printemps et en été, ne se développe que lorsque l’herbe sèche. divisez les plants au printemps, sinon, mettez les graines à germer au printemps, mais attendez vous à une germination lente. Vous pouvez trouver de l’aspérule odorante sous son ancienne appellation, Asperula odorata.Cette plante est rustique vivace, elle aime les terrains humides et riche en humus. On utilise ses feuilles en cuisine et pour les usages domestiques.

Ase fétide

Ase fétide

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ASE FETIDE – HISTOIRE

Autre nom : Férule
Les romains consommaient avec beaucoup d’exagération cette plante au goût prononcé, cousine de l’ase fétide qui s’appelait le silphuim. Ils ont tellement abusé de sa consommation qu’elle a pratiquement disparu de la surface du globe. Seul quelques herbiers privés ont reconstitué cette herbe mais elle est plutôt conservée comme relique que pour autre chose. Quand à la véritable ase fétide elle est plus connue sous le nom d’asa foétida

Les Romains étaient férus de cette espèce d’herbe. Ils consomment la sève, résine grasse qui étaient la base de l’assaisonnement. L’ase fétide a un goût d’ail prononcé et elle s’utilise avec les féculents, dans la cuisine asiatique, elle s’utilise dans la réalisation des currys indiens.

Arachide

Arachide

ARACHIDE – HISTOIRE

Autre nom : Cacahuète.Elle était déjà cultivée par les Aztèques et appréciée dans toute l’Amérique du Sud bien avant la venue des Espagnols et des Portugais au XVe siècle. Ceux-ci l’introduisirent en Afrique et aux Philippines. L’arachide gagna les États-Unis lors de la traite des esclaves africains. Vers la fin du XIXe siècle et le début du XXe, une plantation massive de plants d’arachides eut lieu, et en 1890, le beurre d’arachide fut inventé, avec le succès qu’on lui connaît aujourd’hui.
L’Asie et l’Afrique produisent 90% de la production mondiale d’arachides. Les pays grands producteurs sont l’Inde, la Chine, les États-Unis, le Nigeria et l’Indonésie. On considère habituellement l’arachide comme une noix. C’est en fait une légumineuse appartenant à la même famille que les pois, les fèves et les haricots, et pouvant être utilisée de la même façon

L’arachide est aussi appelée «cacahuète», de tlacacahuatl, le nom de cet aliment en nahuatl, langue des Aztèques.
L’arachide préfère les climats tropicaux et subtropicaux, mais on arrive à la cultiver en régions tempérées. Elle pousse sur une plante grimpante ou buissonnante qui mesure jusqu’à 75 cm de haut. Le plant d’arachides produit de petites fleurs jaunes continuellement pendant 2 à 3 mois. Ces boutons floraux éclosent au lever du soleil, ils sont fertilisés durant la matinée puis se flétrissent et meurent avant midi. Quelques jours après, les tiges florales s’allongent, se courbent vers le sol et y pénètrent à une profondeur de 3 à 8 cm; l’extrémité de cette tige florale se gonfle, mûrit et produit la gousse sous terre. Les gousses nervurées deviennent cassantes lorsqu’elles sont séchées. Elles mesurent habituellement de 3 à 4 cm de longueur et abritent de 2 à 3 graines. Chaque graine ovoïde est recouverte d’une membrane brun rougeâtre et renferme deux cotylédons épais et charnus de couleur blanchâtre entre lesquels on peut voir l’embryon. Les deux cotylédons et l’embryon forment l’arachide telle qu’on la consomme une fois grillée ou à l’état frais. La récolte s’effectue par l’arrachage de la plante entière qui est laissée à sécher quelques jours dans les champs ou dans un séchoir, après quoi les gousses sont retirées. Il existe une dizaine d’espèces d’arachides et de très nombreuses variétés; les plants sont buissonnants ou rampants.

ARACHIDE – VERTUS

L’arachide est nourrissante car elle est riche en protéines, en matières grasses et en calories. L’arachide crue est une excellente source de thiamine, de niacine, de magnésium et de potassium, une bonne source d’acide pantothénique, de cuivre, de zinc et de phosphore et elle contient du fer. L’arachide rôtie à sec est une excellente source de magnésium, de niacine et de potassium et une bonne source de zinc, de cuivre, de thiamine et de phosphore. Elle contient de l’acide pantothénique, du fer et de la vitamine B6. C’est aussi une source élevée de fibres. L’arachide rôtie à l’huile renferme sensiblement les mêmes proportions d’éléments nutritifs. Les protéines contenues dans l’arachide sont dites incomplètes, car certains acides aminés sont présents en plus faible proportion par rapport aux autres.

L’arachide rôtie à sec est une excellente source de magnésium, de niacine et de potassium et une bonne source de zinc, de cuivre, de thiamine et de phosphore. Elle contient de l’acide pantothénique, du fer et de la vitamine B6. C’est aussi une source élevée de fibres. L’arachide rôtie à l’huile renferme sensiblement les mêmes proportions d’éléments nutritifs. Les protéines contenues dans l’arachide sont dites incomplètes, car certains acides aminés sont présents en plus faible proportion par rapport aux autres.

Les matières grasses de l’arachide sont composées à 85,5% d’acides non saturés dont 57% d’acides monoinsaturés et 28,5% d’acides polyinsaturés. L’arachide peut être difficile à digérer, surtout lorsqu’elle est rôtie à l’huile. On peut acheter des arachides rôties à sec, mais leur teneur en matières grasses est semblable et elles contiennent souvent des additifs alimentaires.

Valeur nutritive au 100 g
Hydrates de carbone: 11 à 27 g
Matières grasses: 41 à 52 g
Protéines: 21 à 30 g
Riche en calcium (550-600), niacine, potassium, phosphore, magnésium, vitamine E.

L’arachide peut être contaminée par l’aflatoxine, une moisissure produite par l’Aspergillus flavus. Cette moisissure, invisible à l’oeil nu, a entraîné l’apparition de cancers chez des animaux de laboratoire, mais la formation de cancers dus à l’aflatoxine n’a pas encore été démontrée chez l’humain. La plupart des aliments peuvent être contaminés par cette moisissure, mais l’arachide est particulièrement vulnérable car elle est exposée à la chaleur et à l’humidité; des températures entre 30 et 35 °C et une humidité relative de 80% sont les conditions idéales pour son développement.

Les fabricants et les organismes de protection de la santé voient à la détection des arachides impropres à la consommation par un contrôle rigoureux des conditions d’entreposage et de la qualité de toutes les noix et de tous les produits des noix (dont le beurre d’arachide). Pour s’assurer de ne pas consommer d’arachides contaminées, écarter celles qui sont vieillies, tachées, noircies, rances ou moisies.

Conservation
L’arachide crue se détériore plus rapidement que l’arachide rôtie, aussi est-elle plus difficile à conserver et beaucoup plus rare sur le marché. La ranger au réfrigérateur dans un contenant hermétique. L’arachide rôtie se conserve à l’abri des insectes et des rongeurs dans un endroit frais et sec.
L’arachide se congèle, elle se conservera 6 mois. Au réfrigérateur, elle se conserve 9 mois en écale ou 3 mois décortiquée.
L’arachide gonfle légèrement à la cuisson et conserve une certaine fermeté, qu’elle perd cependant quand le mets est réchauffé ou qu’elle est cuite trop longtemps. Pour que l’arachide demeure croquante, ne l’ajouter si possible que dans la portion d’aliment qui sera consommée immédiatement. Le temps de cuisson est d’environ 30 min.

ARACHIDE – CUISINE TRADITIONNELLE

L’arachide est laissée entière, pilée, moulue ou transformée en pâte. Elle est disponible salée ou non, pelée ou non, grillée à sec ou au miel, enrobée de chocolat ou d’huile. On la consomme souvent en amuse-gueule ou en collation. Dans les pâtisseries, elle peut remplacer les amandes ou les pistaches.

Le beurre d’arachide qui est une excellente source de protéines n’est pas vraiment une invention américaine, comme pourrait le faire croire l’importance de cet aliment en Amérique du Nord. Africains, Indiens d’Amérique du Sud et Indonésiens préparent une pâte semblable depuis longtemps. L’arachide occupe une place de choix dans la cuisine de ces pays, accompagnant viande, poisson et volaille ou aromatisant, soupes, sauces, salades, plats mijotés et desserts. En Indonésie notamment, l’arachide est l’ingrédient de base de la sauce satay, une sauce piquante, et du gado gado, un plat de légumes assaisonnés d’une sauce contenant arachides, lait de coco, piment et ail.
Cette graine donne une excellente huile de saveur neutre qui convient pour tous les usages et qui peut supporter de hautes températures et de nombreuses fritures sans se dénaturer. Environ les deux tiers de la production mondiale d’arachides sont transformés en huile.

ARACHIDE – RECETTESCrevettes sauce aux arachidesÉtoiles scintillantes au beurre d’arachide

Temps de préparation total : 3 h 15, 84 biscuits
Ingrédients
3 oeufs
1 l de farine tout usage
15 mlcas de levure chimique
5 ml caf de cannelle moulue
de sel
250 ml de beurre d’arachide
250 ml de beurre ramolli ou de margarine
250 ml de cassonade tassée
150 ml de sirop de maïs doré
sucre granulé

Préparation
1. Réserver le blanc d’un oeuf pour glacer les biscuits; mettre au réfrigérateur.
2. Mélanger 2 tasses (500 ml) de farine avec la levure chimique, la cannelle et le sel; réserver.
3. Dans un grand bol à vitesse moyenne au batteur électrique, battre le beurre d’arachide, le beurre, la cassonade, le sirop de maïs, 2 oeufs et le jaune d’oeuf qui reste jusqu’à ce que le tout soit homogène. Incorporer le mélange d’ingrédients secs. A la cuillère, incorporer les 2 tasses de farine qui restent.
4. Envelopper la pâte dans un film alimentaire; réfrigérer au moins 3 heures ou jusqu’au lendemain.
5. Préchauffer le four à 160 °C.
6. A la fourchette, battre légèrement le blanc d’oeuf réservé.
7. Sur une surface farinée, abaisser le tiers de la pâte à 3 mm d’épaisseur. Tailler avec un emporte-pièce en forme d’étoile. Déposer sur des plaques non graissées. Badigeonner les biscuits de blanc d’oeuf; saupoudrer de sucre granulé. Répéter les mêmes opérations avec le reste de la pâte.
8. Cuire au four de 12 à 15 minutes, ou jusqu’à ce que les biscuits soient légèrement dorés. Retirer les biscuits des plaques et les laisser refroidir sur des treillis.

De toute façon c’est très bon !!!

Utiliser les restes des arachides pour faire de sauces. Voila l’idée qu’elle est bonne. Cette recette il faut l’essayer, elle se marie avec les volailles, les poissons, et toutes les viandes blanches et grasses. Le ôût de l’arachide est le complément idéal de tous produit fort en lipides.

Sauce aux arachides

Temps de préparation total : 15 minutes, 375 ml 1 1/2 tasse)

Ingrédients
15 ml 1 c. à soupe de beurre
1 oignon moyen, haché
2 gousses d’ail dégermées, hachées
160 ml 2/3 tasse de beurre d’arachide
30 ml 2 c. à soupe de sauce soya
60 ml 1/4 tasse de lait
160 ml 2/3 tasse de bouillon de poule Préparation

1. Dans une petite casserole, faire suer dans le beurre l’oignon et l’ail durant 3 à 4 minutes. Ajouter le reste des ingrédients. Porter à ébullition et retirer du feu.
2. Servir tiède et parsemer d’arachides concassées.

Super-balles au beurre d’arachide

Temps de préparation total : 20 minutes, 10 boulettes

Ingrédients
60 ml de beurre d’arachide crémeux ou croquant
30 ml 2 c. à soupe de miel pasteurisé
5 ml 1 c. à soupe d’essence de vanille
60 ml de lait écrémé en poudre
75 ml de noix hachées
20 ml de graines de sésame, rôties ou non
Préparation
1. Combiner le beurre d’arachide, le miel, l’essence de vanille et le lait en poudre jusqu’à consistance homogène. Ajouter les noix. Si le mélange est trop épais, ajouter 5 ml 1 c. à thé) d’eau chaude.
2. Former des boulettes de 2,5 cm de diamètre. Le rouler dans les graines de sésame.

VARIANTE
Plutôt que de rouler les boulettes dans les graines de sésame, servir le mélange en tartinage sur des biscuits graham, des craquelins au blé entier ou des rôties.

Anis Vert

Anis Vert

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L’anis vert ou comment se soigner avec gourmandise.

ANIS VERT – ASTUCES ET RESTES

Pâtisserie, confiserie, distillerie, il est de tous les plaisirs: La tige mesure 30 à 50 cm de haut.
Les fleurs blanches en ombelles se trouvent soit au sommet de la tige, soit au niveau des stipules. L’anis fleurit en juillet et en août. Les graines, verdâtres, allongées, récoltées à la fin de l’été ont une saveur sucrée très aromatique : Elles sont utilisées pour l’usage médical, la confiserie -anis de flavigny-, la distillerie -anisette-, la pâtisserie -pain d’épice, biscuits-.

L’anis Pimpinella anisum appelé aussi Anis Vert, Pimpinelle ou Boucage fait partie de la famille des Ombellifères comme le carvi, la carotte etc.
Originaire du Levant, il fut introduit en Europe au XVIème siècle. En France, l’Anis vert est cultivé près d’Albi, en Anjou et en Touraine. Une friandise de Noël. Fruit de l’été, il est très utilisé dans les pâtisseries de Noël : Sa plus célèbre réalisation se nomme les petits fours à l’anis, friandises typiques de cette période de fête en Alsace -Anis Bredele-.

Tisane contre la toux : 20 grammes d’anis, de véronique, 15 grammes de feuilles de tussilage et de fleurs de sureau, 10 grammes de racine de violette. Faire bouillir 1 cuillerée à soupe du mélange par tasse d’eau et boire chaud.
Il est très utilisé dans les pâtisseries de Noël . Sa plus célèbre réalisation se nomme les petits fours à l’anis, friandises typiques de cette période de fête en Alsace Anis Bredele.

Recette des petits fours à l’anis :

Préparation 30 minutes – Cuisson 10 minutes.
Ingrédients : 500 grammes de sucre , 600 grammes de farine , six oeufs entiers , 25 grammes d’anis en graines. Monter le sucre et les oeufs jusqu’au ruban . La pâte forme alors une mousse épaisse qui tombe “en ruban” quand on soulève le fouet. Ajouter l’anis. Incorporer ensuite à l’aide d’une spatule la farine tamisée. Dresser à la poche munie d’une douille ronde sur une plaque beurrée et farinée. Laisser sécher pendant la nuit.
Cuire le lendemain au four, à chaleur moyenne. Ne pas laisser colorer le dessus. Les gâteaux à l’anis doivent souffler et se présenter avec un petit socle.

L’anis vert, l’aromatique indispensable.

Son origine comme beaucoup d’autres herbes est estimée asiatique. Il n’a à la connaissance de l’homme jamais été rencontré à l’état sauvage, à l’encontre d’autres végétaux qui ont eux été domestiqué par l’homme. c’est une plante naturelle de 20 à 25 cm de hauteur velue et odorante dans toutes ses parties, mais seules ses semences sont utilisées.

Ses fleurs blanches peu nombreuses fleurissent en juillet et laissent à leur places de petits fruits ovoïdes, nervés et eux-mêmes velus. Ses feuilles ont deux formes, les inférieures à lobes arrondis, et celles de la tige à folioles aiguës rétrécies à la base. Son odeur particulière la différencie des autres ombellifères sauvages de même allure. l’Anis était cultivé autrefois dans la région de l’Anjou, en Aquitaine et en Alsace. La production personnelle dans les nombreux jardins de France n’est pas non plus à négliger bien que cette mode de jardiner soit un peu tomber en désuétude, les jeunes préférant partir en week-end que de rester à la maison pour faire leur jardin.

Anis vert ou la pimpinella anisuim.

L’Anis pimpinella anisum appelé aussi Anis Vert, Pimpinelle ou Bocage fait partie de la famille des Ombellifères comme le carvi, la carotte. Originaire du Levant, il fut introduit en Europe au XVI ème siècle. En France, l’Anis vert est cultivé prés d’Albi, en Anjou et en Touraine.

Originaire du Moyen Orient et d’Egypte.
Ombellifère annuelle, l’anis vert comprend plusieurs variétés : L’arroche blonde, plante haute de 80 cm à 1 mètre à larges feuilles vert-blond, une variété à feuillage rouge et une variété vivace : L’arroche bon-henri. Ses fleurs blanches ou rosées en ombelles donnent de petits fruits gris-brun. Chez nous la période propice pour la culture de l’anis vert se situe entre fin avril et mai. L’anis vert apprécie tout particulièrement les terres chaudes, et nécessite un arrosage copieux par temps sec. Il est recommandé de maintenir le sol propre par des sarclages. La récolte des graines se fait en août-septembre.
Les graines sont employées comme condiment et entrent notamment dans la composition d’un breuvage typiquement provençal : Le pastis.
En cuisine l’anis parfume agréablement pâtisseries et confiseries, la crème brûlée parfumée à l’anis est excellente. L’anis se marie très bien avec le canard, le poisson les marinades, et le fameux pain d’épice.
Eviter d’acheter les graines d’anis en quantité, elles perdent rapidement de leur parfum

ANIS VERT – VERTUS

Comme l’Angélique, l’Anis vert est chez nous exclusivement cultivé. Son origine comme beaucoup d’autres herbes est estimée asiatique il n’a à la connaissance de l’homme jamais été rencontré à l’état sauvage, à l’encontre d’autres végétaux qui ont eux été domestiqué par l’homme.

En aucun cas il ne s’agit d’indications médicales vous autorisant ou vous conseillant en matières de soins médicaux.Il est judicieux de vous rendre chez un herboriste dont c’est le métier ou mieux encore chez un médecin herboriste qui vous conseillera, diagnostiquera et sera plus à même de régler votre problème. Nous nous contentons de relever les vertus de la plante .
L’Anis était dans le passé à la tête des 4 semences chaudes, majeurs, servant à constituer la base du carvi, du cumin et du fenouil, graines propres à éveiller les esprits animaux, à faciliter la digestion, à chasser les vents si redoutés des Diafoirus. ” poudre réjouissante” . Son action sur l’organisme est proche de celle de l’Angélique. A forte dose l’essence d’Anis est toxique, épileptisante voir stupéfiante. d’où la nocivité des apéritifs à base d’Anis qu’il faut éviter tant la concentration d’anis est élevée. En revanche les doses médicinales ou culinaires sont inoffensives.
Nous retrouverons l’Anis dans des tas de préparations culinaires aussi bien celles de liquides ou de solides. Dans certaines nous utiliserons une variante elle aussi d’origine supposée asiatique.
Il calme les coliques des nourrissons et pour cet usage on peut faire infuser les graines d’anis soit une cuillère à café par tasse. Les nourrices l’utilisent depuis toujours pour son action galactogène, augmentant efficacement la sécrétion lactée.
Depuis l’antiquité l’Anis vert est employé comme médicament . Pythagore a fait l’éloge de son pouvoir thérapeutique et Hippocrate le cite souvent dans ses lettres, Pline l’Ancien, accordait à l’anis le pouvoir de faire dormir et de garder la jeunesse du visage.
Il n’avait pas tort car les effets essentiels de l’Anis vert sont ceux d’un antispasmodique. Il calme les estomacs douloureux et les menstruations difficiles.
Il est surtout recommandé contre les troubles des nerveux dyspeptiques, c’est à dire toutes les contractions douloureuses des organes digestifs qui entraînent vertiges, palpitations et sensation d’oppression après les repas et notamment dans les crises d’aérophagie. Il soulage fort bien les coliques venteuses.
Son action apaisante le fait utiliser aussi contre la toux. En effet, cette action est due à l’huile volatile contenue dans les graines qui est éliminée partiellement par les poumons. Elle est utilisée comme expectorant car elle favorise les vibrations des cils des voies respiratoires. Cette propriété est renforcée si on lui associe d’autres plantes médicinales.

Angélique

Angélique

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ANGELIQUE – VERTUSANGELIQUE – découvrir

L’angélique est originaire d’Europe et d’Asie. C’est une plante que l’on rencontre dans les marais et marécages ainsi que les prairies.

Famille Ombellifères. Son nom viendrait du fait que la plante fleurissait aux alentours du jour de la fête de l’archange Michel, connu comme un grand défenseur contre le mal. L’angélique est maintenant surtout connu pour ses tiges, ressemblant à des tiges de céleri, que l’on fait confire et qui a un goût ressemblant à la réglisse. Avec les feuilles on fait une tisane qui ressemble au thé chinois. Faire attention car si les tiges florales ne sont pas coupées annuellement, la plante ne vit que 2 ou 3 ans.
Caractéristiques Plante vivace ou bisannuelle. Zone de rusticité: 3. Hauteur: 150-200 cm. Fleurs petites et blanches mais tirant sur le vert en ombelles sentant un peu comme le miel.

Exigences de culture Ombre partielle. Sol profond, humide et bien drainé. Espacement: 90 cm. Propagation Semence -viabilité très courte, environ 3 mois-.
Utilisation Médicinale -problèmes de digestion et de bronches-. Culinaire. Ornementale. Teinture -vert foncé-.
Partie(s) utilisée(s) Graines : Feuilles en tisane. Tiges confites. Racines pour les huiles.
Maladie(s) / insecte(s) Araignées rouges. Mineuses des feuilles. Perce-oreilles. Pucerons.
ANGELIQUE – CUISINE TRADITIONNELLE
L’angélique cultivée soit Angelica archangelica est une plante bisannuelle d’origine européenne de la famille des ombellifères comme la carotte et le céleri. Toutes les parties de la plante sont utilisables et se caractérisent par un arôme rappelant le génévrier et le musc. La plante trouve usage en médecine, en confiserie et en parfumerie principalement. Au Québec, on trouve à l’état naturel l’angélique noire-pourprée soit Angelica artopurpurea, qui est elle aussi aromatique et peut s’utiliser comme sa cousine. Son arôme est toutefois moins prononcé et ses racines moins grosses.

L’Angélique de Niort : Est-ce un fruit, une plante, une confiserie ? C’est d’abord une racine, à l’origine mystérieuse. Importée selon la légende, des pays scandinaves au XIIe siècle, elle se cultive en lisière de la Sèvre niortaise et pousse à l’ombre des peupliers. Son pouvoir serait magique. Elle guérirait les fièvres, procurerait la tempérance en toute chose, y compris la chasteté. Au Moyen Age, elle aurait contribué à guérir la peste du Nord.

S’agit-il d’un “ginseng” poitevin ? Pourquoi pas. Au XIVe siècle, on la cultive, comme un remède, dans les monastères d’Europe centrale. On la considère alors comme un légume bénéfique. Dans un traité publié en 1600 et intitulé Théâtre d’agriculture des champs, Olivier de Serres note, dans son langage imagé : « l’angélique, tel nom a été donné à cette plante à cause de cette vertu qu’elle a contre les venins. On la confit avec du sucre. » La verte angélique des marais est alors la panacée des amateurs de médecine naturelle. On la veut « tonique, stomachique, sudorifique, expectorante, emménagigue, carminative et dépurative. » Elle est d’abord cette herbe verte, longue, fine, une sorte de racine, riche en fibres qui s’apparenterait au cardon et que l’on utilise avec profit en confiserie, confiture, pâtisserie et liqueur. Des religieuses de la ville de Niort, au XVIIIe siècle, auraient eu l’idée de confire l’angélique et de donner à cette plante aux vertus réputées médicinales la renommée d’une friandise.

Utilisations culinaires : L’huile extraite des graines est utilisée pour aromatiser les costardes et le pain.
Fraîches, les tiges peuvent être cuites comme le céleri. On prépare la compote d’angélique comme on le fait pour la rhubarbe. On peut d’ailleurs ajouter des feuilles d’angélique pour aromatiser la compote de rhubarbe.
Les feuilles aromatisent les plats de poisson. La sève peut être extraite au printemps des tiges ou de la couronne et est utilisée comme aromate. Les racines fraîchement cueuillies donnent également un liquide qui peut être utilisé. Les tiges peuvent être confites ou mises en confitures ou en gelées. Les graines d’angélique servent à parfumer des alcools célèbres tels que vermouth, Bénédictine et chartreuse. Les racines sont utilisées avec ou pour remplacer les baies de génévrier dans la production du gin.

Utilisations médicinales : Les principes actifs sont les plus concentrés dans les graines.
Le baume d’angélique est obtenu par extraction à l’alcool des racines, évaporation et extraction des résidus à l’éther. Le baume est brun foncé et contient entre autres de l’huile d’angélique, de la cire d’angélique et de l’angélicine. Les feuilles, fraîches ou sèches, sont utilisés en tisane. Les feuilles séchées et l’inflorescence sont carminatives, diaphorétiques, diurétiques et stimulantes.
Les racines sont carminatives, diaphorétiques, diurétiques, emmenagogue, expectorantes, spasmolytiques et stomachiques.
L’angélique en plus d’être désinfectante est utile dans les cas de dyspepsie, d’entérite, de flatulence, de gastrite, d’insomnie, de météorisme, de neuralgie, de rhumatisme et d’ulcères.

Herbe à liqueur, l’Angélique, seule ou associée à d’autres espèces aromatiques, donne son parfum à nombre de ratafias, d’élixirs, de crèmes ainsi qu’à de célèbres et révérendes liqueurs. Elle est la composante principale de la liqueur d’Angélique de Niort. Des générations de maraîchers niortais avaient sélectionné la plante en vue de la confiserie. C’est qu’elle est exigeante, la belle Archangélique, il lui faut une terre fertile, toujours fraîche mais ensoleillée et des façons culturales attentives. Aujourd’hui, Niort maintient toujours la réputation de sa délicieuse spécialité, mais les champs d’Angélique n’alignent plus leurs palmes jusqu’au pied du Donjon. L’urbanisation a éloigné cette culture délicate, en périphérie de la commune.

Soufflé à l’Angelique

Aprés la théorie vient la pratique.
Je vous propose le soufflé à l’Angelique : La préparation est de 20 minutes,
la cuisson de 10-12 minutes au th. 8.
Pour 6 personnes, prenez 1 dl de lait, 1 gousse de vanolle, 75 g de sucre en poudre, 1 cuil. à s. rase de fécule, 4 oeufs, 1 verre de liqueur d’angélique, 75 g d’angélique confite, 1 sachet de sucre vanillé. Faites infuser la vanille dans le lait chaud.
Délayez le sucre en poudre et la fécule avec 2 jaunes d’oeuf. Ajoutez peu à peu le lait chaud vanillé. Posez sur feu doux et fouettez jusqu’à ébullition.
Laissez tiédir. Ajoutez les 2 autres jaunes d’oeufs, l’angélique confite coupée en petits morceaux, la liqueur dangélique. Incorporez enfin les 4 blancs battus en neige ferme. Versez dans un moule à soufflé. Posez le moule dans le four, au 1/3 inferieur. Le four doit être très chaud. La cuisson est rapide. Quand le soufflé est cuit, saupoudrez la surface de sucre vanillé. Remettre 30 secondes au four.
Servir aussitôt.

Autres noms : Archangélique, reine du Saint-Esprit.

Angélica archangelica, angélique vient du grec angelos “messager” l’archanges Raphaël aurait fait connaître cette plante aux hommes au X siècle.
A la cour des miracles les mendiants en faisait un usage insolite, avec le suc irritant de l’angélique ils se provoquaient des ulcères et des chancres digne d’inspirer la pitié !

Sa saveur est si agréablement parfumé qu’on en fait des confiseries. Niort dans les deux sèvres est la capitale de la liqueur, elle entre dans la composition du vespétro une liqueur du midi que les provinciaux ne sont pas loin de considérer comme quasi miraculeuse. L’angélique était au nombre des plus anciennes plantes cultivées autour des monastères.

C’est une belle plante atteignant jusqu’à 2 mètres, elle a de grosses tiges épaisses garnies de sillons, les grandes feuilles très découpées s’insèrent sur la tige par une large gaine, les petites fleurs blanches jaunâtres sont disposées en ombrelle au sommet de la tige et apparaissent en juillet et en août , les grosses racines ridées dégagent une odeur aromatique comme l’ensemble de la plante, le fruit est un akène renfermant deux petites semences aplaties d’un côté bombée de l’autre.

On trouve rarement l’angélique à l’état sauvage sauf peut-être dans les alpes et les Pyrénées. L’angélique produit des ombrelles sphériques de fleurs blanc vert la troisième année puis des graines et meurt. Les Amérindiens mélangeaient les racine fraîches ou séchées à certains types de tabacs à priser et bénéficiait de cette façon des qualités toniques de l’angélique.

Depuis des millénaires l’angélique est utilisé en Inde comme un tonique général, en chine comme un tonique utérin. Les chinois utilisent la variété Sinensis appelée Dang-qui pour fortifier la matrice avant et après l’accouchement. Les hommes s’en servaient aussi contre les rhumatismes et la grippe et pour fortifier le Chi ou souffle vital. Relativement inconnu en Europe avant l’invasion barbare scandinave, l’angélique à été d’abord cultivé en Bohème utilisé par des moines après que Saint Michel archange eut révéler à l’un d’entre eux son efficacité contre la peste.

L’Angélique est déconseillée pendant la grossesse, aux personnes à la peau très claire et sensible et à celles qui soufrent de cancer et de diabète car elle est tonique pour les surrénales et hypoglycémiante. Les vieux indiens prenait une grande quantité d’angélique pour mettre fin à leur jours !

On utilise la plante entière, les racines de la première année, les semences, les feuilles, les tiges, les fleurs. l’Angélique n’a pas été placée par hasard sous le contrôle des anges. Cette plante fruit cultivée en France depuis le moyen âge est une grande et robuste ombellifère.

Originaire du Nord de l’Europe, elle n’a pas eu sous nos latitudes de vie spontanée. Mais, elle est de culture aisée et ses utilisations si nombreuses qu’il est nécessaire de la considérer comme une des herbes les meilleurs et des plus utiles. Elle est voisine de l’Angélique des bois sa cousine, espèce sauvage aux propriétés identiques mais nettement moins prononcées. l’Angélique a une grande taille soit 2 mètres environ ses feuilles sont découpées, à folioles ovales, dentées, à pétioles engainant, surtout à odeur particulière, pénétrante qui la font de suite reconnaître. Elle est cultivée en grand surtout pour la confiserie.

Mais celle ci à tendance à la remplacer désormais par de succédanés colorés tels céleri, pastèque à chair blanche, navet, etc. qui teignent les gâteaux du commerce de façon inquiétante. Il n’y a qu’à regarder les coulures des colorants qui se détrempent à la fabrication pour voir le carnage au résultat. Toute la plante, les racines, les feuilles, la tige sont comestibles dans l’Angélique. Comme pour d’autres ombellifères la récolte se fait de bon matin en juillet ou en août et les plantes sont confites dans un état de grande fraîcheur c’est à dire presque aussitôt avoir été cueilli.

Amone

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AMONE – HISTOIRE

Amome, cardamome, grains de paradis. Cette épice est arrivée en Europe grâce aux voyages par mer ou par terre dans la période que l’histoire à répertoriée comme étant celle de la découverte des nouveaux mondes. Les croisades, les grands voyageurs que furent Marco-Polo, Christophe Colomb, Magellan, Vasco de Gama se servirent des épices comme moyen de paiement ou de monnaies d’échanges. Cette pratique existait d’ailleurs déjà sous les phényciens et toutes les peuplades commerçantes qui vivaient sur les contours de la mer méditerranée, de la mer noire ou de l’Océan indien.

Les croisés, surtout les chevaliers qui bataillèrent fermes pour aller jusqu’à Jérusalem ramenèrent des coutumes culinaires arabes. Ils les appliquèrent dans leurs châteaux à leur retour. Marco-Polo ramena en Italie des épices comme l’amone ou la cardamone et fit découvrir à la cour Italienne les currys, les carris, les marinades et le principes des mélanges. C’est Catherine de Médicis qui l’imposa plus tard à la cour de France. Cette épice est donc utilisée en France depuis des siècles. Dans les livres dans lesquels nous avons recherchés nos informations, celles fournies par les sites internet étant pour le moins ou fantaisistes ou incomplètes nous avons trouvé que cette épice avait des utilisations bien précises. Elle était considéré en Inde comme un conservateur. On s’en servait donc en roulant les produit dans la cardamone qui avait été concassée et transformée en poudre. Puis, on les laissait sécher. En séchant la cardamone faisait une couche protectrice qui conservait quelque jours de plus le produit. Le goût des produits était quand même renforcé.

D’autres peuples l’utilisaient de la même façon mais en marinade. C’est le même principe sauf que la marinade est faite avec des liquides, mais le résultat est approchant. Les produits seront imprégnés des saveurs et des goûts de la cardamone. On en met dans des conserves de luxe, on l’utilise dans les vinaigreries pour corser le goût des cornichons et chacun et chacune s’en servira selon son talent et ses besoins. On trouve la cardamome en poudre, en sachets individuels pour les particuliers, en sachets de 1 kilo pour les professionnels. On la trouve entière, elle ressemble un peu par sa forme a une arachide, attention à ne pas la confondre pour les novices. Il est préférable d’acheter la cardamome entière, ses arômes sont instables et s’évaporent avec rapidité. C’est pourquoi il est préférable de l’acheter en petite quantité. Vous la trouverez sur les marchés de France et d’ailleurs en vrac chez des épiciers spécialisés en épices de tout genre. Il existe aussi des boutiques à thèmes ou vous trouverez en flaconnage ou en sachets, en poudre ou entière la cardamone et toutes les autres épices que vous souhaiter posséder. Attention ses boutiques ont des produits chèrs mais de qualité. Enfin vous trouverez sur internet des boutiques spécialisées dans la vente des épices qui vous procureront à des prix convenables les produits que vous désirez vous procurer.

AMONE – VERTUS

La cardamome est originaire de l’inde, du sud-Est asiatique et du proche orient. Ce nom vient du mot Kardamômon en grec qui signifie cresson amer et épice ramené par Alexandre le Grand. Pendant des années le café était mélangé à la cardamome. Le café considéré comme affaiblissant les virilités était contrebalancé avec cet épice. Mais il a surtout été pendant des siècle un moyen de dialogue avec le divin. En Inde, on offrait des graines de cardamome aux dieux pendant les fêtes religieuses. les vapeurs odorantes de la cardamome accompagnent les lithurgies catholiques au point que Saint Jérôme au IV° siècle en dénoncera l’usage. Bien sûr comme beaucoup d’épices la cardamome est réputée pour ses propriétés médicinales. Déjà du temps de Cléopâtre, la savante parfumait les pièces ce son palais à l’intention de Marc Antoine.

Dans les anciens textes védiques de médecin, on rapporte l’utilisation de la cardamome plus de 1000 ans avant Jésus Christ. La Reine des épices est originaire d’lnde. Son arôme camphré, sa saveur amère et forte s’accommode aussi bien dans des ragoûts que dans des confitures, elle entre aussi dans la préparation de certains curries. Elle participe activement à la digestion et supprime flatulences et troubles stomacaux.A la cour impériale de chine la cardamome soignait sous forme de dentifrice, les gorges irritées, les toux rebelles, les infections intestinales. Les romains l’employaient pour combattre les douleurs d’estomac après leur festin. Aujourd’hui les graines sont tout simplement broyées ou moulues dans la nourriture. Elle est reconnue, anti-acide, fébrifuge, digestive, laxative et stimulante. Dernière chose, la cardamome combat l’intolérance aux céréales, qui chez les enfants se traduit par des diarrhées, problèmes digestifs continus.

En Chine, les médecins saupoudrent les céréales directement de cardamome. On peut également l’ajouter dans la confection du pain et des gâteaux. Une infusion de cardamome après le repas est un bon stimulant digestif. La cardamome est antispasmodique. Les courageux explorateurs arabes devaient faire très vite pour grappiller quelques fragments de cannelle provenant des nids car les oiseaux ne restaient pas dupes longtemps. Le trajet des épices venant d’orient est resté identique pendant de nombreux siècles: collecte par les chinois qui les transportent par bateau jusqu’à Inde ou Ceylan, puis prise en charge par des marchands de la péninsule arabique: Sabéens, phéniciens puis perses, Parthes, nabatéens, vers le bassin méditerranéen: Egypte, Babylone, Assyrie, Grèce, Rome. Egypte Ancienne: Dès le IIIème avant JC, les herbes et les épices étaient utilisées comme parfums, onguents et remèdes, mais surtout pour l’embaument les morts la casse et la cardamome en particulier ainsi que l’anis, la marjolaine et le cumin. -2600: Les épices provenant d’Asie étaient présent dans nourriture des constructeurs de la pyramide de Kheops pour leurs donner de la force. Peu de temps après, les syriens utilisaient les clous de girofle, bien qu’il ne proviennent que d’un petit archipel au centre de l’Indonésie?
-1550: Le papyrus d’Ebers, 1’un des plus ancien document médical, dans lequel sont cité: l’anis, le carvi, la casse, la cardamome, la moutarde, le fenugrec, le safran.

Les Pheniciens:
Jusqu’en -332, ils commercent avec tout le bassin méditerranéen. A cette date, le comptoir de Tyr fut pris par Alexandre le Grand, et Alexandrie devint la place tournante du commerce des épices entre l’orient et l’occident.

Les Grecs avaient déjà découvert différents chemin pour ramener les épices d’orient. le plus ancien partait de la cote de Malabar, remontait golfe persique, jusqu’à Antioche ou Babylone via le tigre ou l’Euphrate ou via la mer rouge et la cote d’Arabie.
En -47, Hippalus vogue en une fois de la mer rouge à l’inde, d’autres marins suivrons ces traces via le cap des aromates: Guardafui- pointe Somalie, et même certains jusqu’à Ceylan.

Sous l’Empire Romain: Rome n’est pas très enclin à l’exploration du monde hors du bassin méditerranéen. Pendant des siècles, Les romains attendent juste les caravanes qui arrive en Syrie, Egypte, ou mer noire. Plus vers l’orient seul les savants arabes connaissent les routes: IXeme, Sahiran et Ibn Wahab en Chine, puis Al Beroni Idrisi en 1150, Ibn Battûta 1304-1377.
Malgré cela, on assiste au Iier siècle avant JC à l’ouverture de deux grandes voies vers l’Inde et l’orient:
Par bateau, par voie de terre, la route de la soie: Chang’an: chine, actuellement Sian, vers l’ouest le long de l’Himalaya, via la perse, le croissant fertile jusqu’à la méditerranée ou jusqu’à la cote via l’Indus. Bifurcation possible vers le nord, la mer Noire et Byzance via mer d’Aral et Caspienne. Ce parcours étaient variable selon la stabilité politique et les taxes locales sur le passage des caravanes. Ces routes directes ont été mises en place pour éviter les intermédiaires: Parthes, nabatéens. Ainsi Alexandrie devint le centre principal du commerce romain des épices. Le “De re coquinaria” de Apicius, livre culinaire, cite un vaste assortiment d’épices pour des utilisations diverses: conservation, rehausser de goût des aliments, pour faciliter la digestion. -24: Rome lance une invasion contre l’Arabie pour se venger de leurs abus et mensonges sur les épices. Celle-ci échouât lamentablement. Mais en +40, Hippalus marchand grec, découvrit par la ruse et l’intelligence, une part du mensonge arabe: le cycle des moussons ce qui rend le voyage plus court et plus sûr jusqu’en Inde. Pendant cette période, des échanges commerciaux stables s’installent entre Rome et l’Inde via l’Egypte. De plus, au II siècle, la dynastie Han contrôle suffisant sur l’Asie centrale pour sécurisée la route de la soie, régularisant encore plus le commerce. A cette époque, les épices populaires à Rome sont: le poivre, le gingembre, le curcuma, etc’ Grâce aux romains, toute l’Europe prend goût aux épices. Même les Goths apprécient les épices car lors du siège des cités romaines, ils réclamèrent aux romains moult épices pour éviter le pillage de leurs villes. En 408, le siège de Rome suivit du pillage de Rome par Alaric Ier, roi wisigoth, annonce la chute de l’empire romain. Dès lors, Constantinople devint le centre de l’empire d’occident, et de nouvelles routes commerciales s’ouvrirent.

En 641, la prise d’Alexandrie par les musulman mit fin au commerce entre Rome et l’Inde. Les prix des épices s’enflammèrent dramatiquement en Europe.

Le Moyen Age et le monopole Arabo-Italien: Après l’invasion d’Alexandrie par les arabes en 642, le commerce entre l’occident et l’orient s’amenuise. Alors les épices deviennent un luxe, et les rares importées pendant plus de 400 ans iront directement dans les palais et monastères. Les livres de comptes des monastères mentionnent: fenouil, gingembre, galanga, safran, ail, poivre, girofle. Les épices les plus rares comme le poivre servent de monnaie. “Cher comme Poivre”:
expression du moyen age. Pendant ce temps, les arabes ont un empire qui va de l’Espagne aux frontières chinoises aumilieu du VIIIème siècle. Bien qu’il n’y ai que peu de relations entre Europe catholique et Arabie musulmane, c’est la seule source d’approvisionnement en épices. Et en tant que seul fournisseur, les arabes gardent le silence sur l’origines des épices et sur les énormes bénéfices qu’ils réalisent. Un décret, datant de la fin du règne de charlemagne au début du IXème siècle, impose la culture de 70 épices et herbes dans toutes les propriétés impériales ainsi que dans les monastères. Au XIVème siècle, les épices faisaient souvent l’objet d’impôts: Les comptes de Provence levaient un impôt sur le poivre, gingembre, girofle, safran, cumin, et le sucre. Une taxe à Londres en 1305 sur l’anis, la réglisse, et le poivre à queue pour réparer le Pont de Londres.

En Europe, les seuls à profiter du commerce des épices sont les italiens avec les ports de Venise et Gènes car ils ont su conserver des rapports privilégiés avec les marchands arabes. Grâce à ces rapport, la famille Polo, et en particulier Marco Polo, visitèrent l’empire d’orient.
Marco Polo: 1254-1324, issue d’une famille de marchand vénitiens intéressée par l’orient, partit en 1271 pour le Cathay en Chine du nord. Il resta longtemps à la cours et au service de l’empereur mongol Kubilay Khan. Il traversa la Chine, Insulinde, l’Inde et revint en Europe en 1295. Il écrivit ses mémoires en français: Livre des merveilles du monde lors de sa captivité: Gènes ayant pris le dessus sur Venise, cf ci-contre. Ses récits attisent encore plus l’engouement de l’occident pour les épices et l’orient en général. Et pose de plus en plus le problème de la domination arabes sur ce commerce, et leur contrôle de la mer rouge, route maritime directe vers les indes. Du XIème au XIIIème Siècle, les Croisades marquent la reprise du commerce avec l’orient, c’est une première tentative de briser monopole arabe. Les croisés et les pèlerins sont transporté par les bateaux italiens, qui rapportent de terre sainte des épices et soieries. Sur place, les croisés lèvent des impôts et rançons en poivre, muscade, etc’ D’autre par, ils échange de la laine, des habit, du fer et du bois contre des dattes, des figues, des citrons, des oranges, des amandes ainsi que des épices: poivre, muscade, cannelle, girofle, cardamome. Les négociations sont longues et beaucoup d’échanges sont nécessaire avant de quitter Alexandrie pour Lyon Nuremberg ou Bruges. En 1280 Venise prends le dessus pour plus d’un siècle. Elle devient la plaque tournante du commerce pour toute l’Europe: les épices, soieries, pierres précieuses arrivent de Chine et Inde contre de la laine, de l’or, de l’argent, du corail, et du safran. En 1453, les ottomans turques prennent Constantinople, laissant ainsi les Vénitiens seuls sur le marché des épices. Domination du Portugal et de l’Espagne. Comme la route de l’orient directe est contrôlée par les arabes, Le Prince Henri du Portugal de 1394 à 1460, dit le Navigateur, va organiser de nombreuses expéditions en contournant l’Afrique par ouest dans le but de trouver une nouvelle route maritime des épices.

1445, découverte du Cap-Vert.
Les premières expéditions vers cote occidentales de l’Afrique reviennent de l’Afrique tropicale avec du poivre de Guinée, mais après la mort du prince.
1487: Franchissement du cap de Bonne-Espérance par Bartolomeu Dias
1498: Vasco de Gama contourne l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance, puis rallie Monbasa et atteint directement l’inde par l’océan indien: Calicut, le 21 mai 1498 après 10 mois de voyage, et aurait crie: pour le christ et les épices!. Il séjourne plusieurs mois, d’abord les souverains locaux sont méfiants, mais très vite il est introduit au près du Zamorin de Calicut. Bien que juste avant son départ, il lui demandât si il pouvait emporter un pied de poivrier choquant le Zamorin et sa cour. Il se vit répondre philosophiquement: “vous pouvez prendre nos poivrier, mais jamais vous n’aurez nos pluies”. Il put quand même charger de nombreuses épices: cannelle, girofle, muscade, gingembre, poivre, ainsi que des bijoux et surtout un message du potentat local qui se dit près à commercer avec le roi du Portugal. Il fut Accueillit comme un héros lors de son retour à Lisbonne. Au retour des explorateur, le cour du poivre chuta de 80%, ce fut un coup dur pour Venise! “Ayant découvert le pays que nous étions venus chercher, comme aussi les épices et des pierres précieuses, le moment était venu de nous en retourner. Nous fîmes donc voile vers le Portugal, grandement réjouis de la bonne fortune qui nous avait permis de faire une si grande découverte.” Vasco de Gama, 1498.

Les Espagnols eux aussi se lancent dans la course aux épices et à la découverte du monde, comme la route de l’orient est contrôlé par d’autres et d’après les écrits des anciens, ils se lancent à la recherche de la route de l’ouest. Ainsi en 1492, Christophe Colomb,1451-1506, arrive à l’île d’Hispaniola aux Caraïbes puis peu de temps après sur le continent américain, tout en étant persuadé d’avoir trouvé l’extrémité de la chine. Son premier voyage était composée de 3 navires qui atteignirent en 69 jours de navigation les Bahamas, Cuba et Haïti. Il fit en tout 5 expéditions vers ce nouveau monde. Il fut le premier européen à goûter au piment qu’il nomma ‘poivre rouge’, introduisant ainsi une confusion règne encore de nos jours. Il découvrit aussi: le tabac, l’igname, le piment de la Jamaïque, la vanille, la pomme de terre, le chocolat, l’arachide, la dinde. 1500, Cabral au Portugal, sur les traces de Gama, découvre le Brésil, dont il revient avec une profusion d’épices. Ainsi le monopole Vénitien est complètement rompu, provoquant une grande variabilité des prix.

1504, Manuel 1ier impose un prix fixe pour le poivre. 1506, le marche des épices de Lisbonne passe sous contrôle de la couronne portugaise. 1510, Installation des portugais à Goa et Ceylan après un affrontement contre des arabes qui dominaient le marché sur l’océan Indien. Les portugais se lancent dans exploitation des forets de cannelle, et installent d’un monopole pour plus d’un siècle. Puis Ils se s’étendent vers l’est: en 1511, Malacca sur la cote occidentale de la péninsule malaise; proche des Moluques et de Banda. 1512, les bandas tombe part la ruse, muscade. Pendant une soixantaine d’année, les portugais placent des comptoirs comme ils veulent: Ceylan, en inde: Goa, Calicut, Cochin, Malacca, Philippines, Moluques, Macao, îles de la sonde, les autres pays France, Angleterre, grignotent les reste grâce à des corsaires comme Drake ou Ango,plus de 300 bateaux portugais pris. Les Espagnols se lance avec Fernand Cortez à la conquête du Mexique en 1519 pour l’or des Incas et les épices. Magellan contourne les Amériques par le sud passe le détroit de Magellan en octobre 1520. Puis en 1522, Il découvre les Moluques faisant éclater la rivalité entre l’Espagne et Portugal. Il meurt aux Philippines, S.del Cano ramena l’expédition en Europe. En 1545, le Mary Rose, bateau anglais, coule avec son équipage. 5 siècles plus tard, il est redécouvert et chaque marin avait conservé sur lui un sac contenant des grains de poivre. Prouvant ainsi la valeur, pour l’époque, des épices. En 1580, le Portugal passe sous la couronne espagnole. Les espagnols vont appliquer la politique que les portugais:
Leurs représentants locaux payent un tribut annuel à la couronne qui les autorise à faire du commerce pour leurs propre compte. Il eut plusieurs tentative de l’état de réduire et contrôler le commerce local en imposant des tarifs fixes et en prélevant une partie des épices vendus. Mais il avait de grandes difficultés a faire respecter les lois: éloignement de la couronne, distance entre les comptoirs. Donc le commerce privé reste florissant espagnol, portugais ainsi que asiatique. Le commerce local est bas% Les courageux explorateurs arabes devaient faire très vite pour grappiller quelques fragments de cannelle provenant des nids car les oiseaux ne restaient pas dupes longtemps. Les routes des épices:
Le trajet des épices venant d’orient est resté identique pendant de nombreux siècles: collecte par les chinois qui les transportent par bateau jusqu’à Inde ou Ceylan, puis prise en charge par des marchands de la péninsule arabique: Sabéens, phéniciens puis perses, Parthes, nabatéens, vers le bassin méditerranéen: Egypte, Babylone, Assyrie, Grèce, Rome. Egypte Ancienne. Dès le IIIème avant JC, les herbes et les épices étaient utilisées comme parfums, onguents et remèdes, mais surtout pour l’embaument les morts: la casse et la cardamome en particulier ainsi que l’anis, la marjolaine et le cumin. -2600: Les épices provenant d’asie étaient présent dans nourriture des constructeurs de la pyramide de Kheops pour leurs donner de la force. Peu de temps après, les syriens utilisaient les clous de girofle, bien qu’il ne proviennent que d’un petit archipel au centre de l’Indonésie?

-1550: Le papyrus d’Ebers, 1’un des plus ancien document médical, dans lequel sont cité: l’anis, le carvi, la casse, la cardamome, la moutarde, le fenugrec, le safran.
Les Pheniciens: Jusqu’en -332, ils commercent avec tout le bassin méditerranéen. A cette date, le comptoir de Tyr fut pris par Alexandre le Grand, et Alexandrie devint la place tournante du commerce des épices entre l’orient et l’occident. Les Grecs avaient déjà découvert différents chemin pour ramener les épices d’orient. le plus ancien partait de la cote de Malabar, remontait golfe persique, jusqu’à Antioche ou Babylone via le tigre ou l’Euphrate ou via la mer rouge et la cote d’Arabie.

En -47, Hippalus vogue en une fois de la mer rouge à l’inde, d’autres marins suivrons ces traces via le cap des aromates Guardafui- pointe Somalie, et même certains jusqu’à Ceylan.

Sous l’Empire Romain: Rome n’est pas très enclin à l’exploration du monde hors du bassin méditerranéen. Pendant des siècles, Les romains attendent juste les caravanes qui arrive en Syrie, Egypte, ou mer noire. Plus vers l’orient seul les savants arabes connaissent les routes: IXeme, Sahiran et Ibn Wahab en Chine, puis Al Beroni Idrisi en 1150, Ibn Battûta 1304-1377.
Malgré cela, on assiste au Iier siècle avant JC à l’ouverture de deux grandes voies vers l’Inde et l’orient:
Par bateau: un voyage de 2 ans réduit de moitié et fortement sécurisé lors de la découverte de l’alternance des moussons: aller de avril à octobre vents du sud-ouest, retour d’octobre à avril avec les vents du nord est.
Par voie de terre, la route de la soie: Chang’an: chine, actuellement Sian, vers l’ouest le long de l’Himalaya, via la perse, le croissant fertile jusqu’à la méditerranée ou jusqu’à la cote via l’Indus. Bifurcation possible vers le nord, la mer Noire et Byzance via mer d’Aral et Caspienne. Ce parcours étaient variable selon la stabilité politique et les taxes locales sur le passage des caravanes. Ces routes directes ont été mises en place pour éviter les intermédiaires: Parthes, nabatéens. Ainsi Alexandrie devint le centre principal du commerce romain des épices. Le “De re coquinaria” de Apicius, livre culinaire, cite un vaste assortiment d’épices pour des utilisations diverses: conservation, rehausser de goût des aliments, pour faciliter la digestion. -24: Rome lance une invasion contre l’Arabie pour se venger de leurs abus et mensonges sur les épices. Celle-ci échouât lamentablement. Mais en +40, Hippalus marchand grec, découvrit par la ruse et l’intelligence, une part du mensonge arabe: le cycle des moussons ce qui rend le voyage plus court et plus sûr jusqu’en Inde. Pendant cette période, des échanges commerciaux stables s’installent entre Rome et l’Inde via l’Egypte. De plus, au II siècle, la dynastie Han contrôle suffisant sur l’Asie centrale pour sécurisée la route de la soie, régularisant encore plus le commerce. A cette époque, les épices populaires à Rome sont: le poivre, le gingembre, le curcuma. Grâce aux romains, toute l’Europe prend goût aux épices. Même les Goths apprécient les épices car lors du siège des cités romaines, ils réclamèrent aux romains moult épices pour éviter le pillage de leurs villes. En 408, le siège de Rome suivit du pillage de Rome par Alaric Ier: roi wisigoth annonce la chute de l’empire romain. Dès lors, Constantinople devint le centre de l’empire d’occident, et de nouvelles routes commerciales s’ouvrirent.

En 641, la prise d’Alexandrie par les musulman mit fin au commerce entre Rome et l’Inde. Les prix des épices: s’enflammèrent dramatiquement en Europe.
Le Moyen Age: et le monopole Arabo-Italien. Après l’invasion d’Alexandrie par les arabes en 642, le commerce entre l’occident et l’orient s’amenuise. Alors les épices deviennent un luxe, et les rares importées pendant plus de 400 ans iront directement dans les palais et monastères. Les livres de comptes des monastères mentionnent: fenouil, gingembre, galanga, safran, ail, poivre, girofle. Les épices les plus rares comme le poivre servent de monnaie. “Cher comme Poivre” expression du moyen age. Pendant ce temps, les arabes ont un empire qui va de l’Espagne aux frontières chinoises milieu du VIIIème siècle. Bien qu’il n’y ai que peu de relations entre Europe catholique et Arabie musulmane, c’est la seule source d’approvisionnement en épices. Et en tant que seul fournisseur, les arabes gardent le silence sur l’origines des épices et sur les énormes bénéfices qu’ils réalisent. Un décret, datant de la fin du règne de charlemagne au début du IXème siècle, impose la culture de 70 épices et herbes dans toutes les propriétés impériales ainsi que dans les monastères. Au XIVème siècle, les épices faisaient souvent l’objet d’impôts: Les comptes de Provence levaient un impôt sur le poivre, gingembre, girofle, safran, cumin, et le sucre. Une taxe à Londres en 1305 sur l’anis, la réglisse, et le poivre à queue pour réparer le Pont de Londres.

En Europe, les seuls à profiter du commerce des épices sont les italiens avec les ports de Venise et Gènes car ils ont su conserver des rapports privilégiés avec les marchands arabes. Grâce à ces rapport, la famille Polo, et en particulier Marco Polo, visitèrent l’empire d’orient.
Marco Polo de 1254 à 1324, issue d’une famille de marchand vénitiens intéressée par l’orient, partit en 1271 pour le Cathay en Chine du nord. Il resta longtemps à la cours et au service de l’empereur mongol Kubilay Khan. Il traversa la Chine, Insulinde, l’Inde et revint en Europe en 1295. Il écrivit ses mémoires en français: Livre des merveilles du monde lors de sa captivité: Gènes ayant pris le dessus sur Venise. Ses récits attisent encore plus l’engouement de l’occident pour les épices et l’orient en général. Et pose de plus en plus le problème de la domination arabes sur ce commerce, et leur contrôle de la mer rouge, route maritime directe vers les indes.

Du XIème au XIIIème Siècle, les Croisades marquent la reprise du commerce avec l’orient, c’est une première tentative de briser monopole arabe. Les croisés et les pèlerins sont transporté par les bateaux italiens, qui rapportent de terre sainte des épices et soieries. Sur place, les croisés lèvent des impôts et rançons en poivre, muscade, etc’ D’autre par, ils échange de la laine, des habit, du fer et du bois contre des dattes, des figues, des citrons, des oranges, des amandes ainsi que des épices: poivre, muscade, cannelle, girofle, cardamome. Les négociations sont longues et beaucoup d’échanges sont nécessaire avant de quitter Alexandrie pour Lyon Nuremberg ou Bruges. En 1280 Venise prends le dessus pour plus d’un siècle. Elle devient la plaque tournante du commerce pour toute l’Europe: les épices, soieries, pierres précieuses arrivent de Chine et Inde contre de la laine, de l’or, de l’argent, du corail, et du safran. En 1453, les ottomans turques prennent Constantinople, laissant ainsi les Vénitiens seuls sur le marché des épices. Domination du Portugal et de l’Espagne. Comme la route de l’orient directe est contrôlée par les arabes, Le Prince Henri du Portugal de 1394 à 1460, dit le Navigateur, va organiser de nombreuses expéditions en contournant l’Afrique par ouest dans le but de trouver une nouvelle route maritime des épices.
1445, découverte du Cap-Vert.

Les premières expéditions vers cote occidentales de l’Afrique reviennent de l’Afrique tropicale avec du poivre de Guinée, mais après la mort du prince.
1487: Franchissement du cap de Bonne-Espérance par Bartolomeu Dias.

1498: Vasco de Gama contourne l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance, puis rallie Monbasa et atteint directement l’inde par l’océan indien: Calicut, le 21 mai 1498 après 10 mois de voyage et aurait crie “pour le christ et les épices !”. Il séjourne plusieurs mois, d’abord les souverains locaux sont méfiants, mais très vite il est introduit au près du Zamorin de Calicut. Bien que juste avant son départ, il lui demandât si il pouvait emporter un pied de poivrier choquant le Zamorin et sa cour. Il se vit répondre philosophiquement: “vous pouvez prendre nos poivrier, mais jamais vous n’aurez nos pluies”. Il put quand même charger de nombreuses épices: cannelle, girofle, muscade, gingembre, poivre ainsi que des bijoux et surtout un message du potentat local qui se dit près à commercer avec le roi du Portugal. Il fut Accueillit comme un héros lors de son retour à Lisbonne. Au retour des explorateur, le cour du poivre chuta de 80%, ce fut un coup dur pour Venise! Ayant découvert le pays que nous étions venus chercher, comme aussi les épices et des pierres précieuses, le moment était venu de nous en retourner. Nous fîmes donc voile vers le Portugal, grandement réjouis de la bonne fortune qui nous avait permis de faire une si grande découverte. Vasco de Gama, 1498.

Les Espagnols eux aussi se lancent dans la course aux épices et à la découverte du monde, comme la route de l’orient est contrôlé par d’autres et d’après les écrits des anciens, ils se lancent à la recherche de la route de l’ouest. Ainsi en 1492, Christophe Colomb de 1451 à 1506, arrive à l’île d’Hispaniola aux Caraïbes puis peu de temps après sur le continent américain, tout en étant persuadé d’avoir trouvé l’extrémité de la chine. Son premier voyage était composée de 3 navires qui atteignirent en 69 jours de navigation les Bahamas, Cuba et Haïti. Il fit en tout 5 expéditions vers ce nouveau monde. Il fut le premier européen à goûter au piment qu’il nomma ‘poivre rouge’, introduisant ainsi une confusion règne encore de nos jours. Il découvrit aussi: le tabac, l’igname, le piment de la Jamaïque, la vanille, la pomme de terre, le chocolat, l’arachide, la dinde. 1500, Cabral au Portugal, sur les traces de Gama, découvre le Brésil, dont il revient avec une profusion d’épices. Ainsi le monopole Vénitien est complètement rompu, provoquant une grande variabilité des prix. 1504, Manuel 1ier impose un prix fixe pour le poivre.

1506, le marche des épices de Lisbonne passe sous contrôle de la couronne portugaise. 1510, Installation des portugais à Goa et Ceylan après un affrontement contre des arabes qui dominaient le marché sur l’océan Indien. Les portugais se lancent dans exploitation des forets de cannelle, et installent d’un monopole pour plus d’un siècle. Puis Ils se s’étendent vers l’est: en 1511, Malacca sur la cote occidentale de la péninsule malaise, proche des Moluques et de Banda.

1512, les bandas tombe part la ruse, muscade. Pendant une soixantaine d’année, les portugais placent des comptoirs comme ils veulent : Ceylan, en inde: Goa, Calicut, Cochin, Malacca, Philippines, Moluques, Macao, îles de la sonde, les autres pays: France, Angleterre, grignotent les reste grâce à des corsaires comme Drake ou Ango,plus de 300 bateaux portugais pris. Les Espagnols se lance avec Fernand Cortez à la conquête du Mexique en 1519 pour l’or des Incas et les épices. Magellan contourne les Amériques par le sud passe le détroit de Magellan en octobre 1520. Puis en 1522, Il découvre les Moluques faisant éclater la rivalité entre l’Espagne et Portugal. Il meurt aux Philippines, S.del Cano ramena l’expédition en Europe. En 1545, le Mary Rose, bateau anglais, coule avec son équipage. 5 siècles plus tard, il est redécouvert et chaque marin avait conservé sur lui un sac contenant des grains de poivre. Prouvant ainsi la valeur, pour l’époque, des épices. En 1580, le Portugal passe sous la couronne espagnole. Les espagnols vont appliquer la politique que les portugais.

Leurs représentants locaux payent un tribut annuel à la couronne qui les autorise à faire du commerce pour leurs propre compte. Il eut plusieurs tentative de l’état de réduire et contrôler le commerce local en imposant des tarifs fixes et en prélevant une partie des épices vendus. Mais il avait de grandes difficultés a faire respecter les lois; éloignement de la couronne, distance entre les comptoirs,. Donc le commerce privé reste florissant; espagnol, portugais ainsi que asiatique. Le commerce local est basé sur le troc: aux îles Banda, la coutume est d’échanger les épices contre de la nourriture et des vêtements. Les marchands maintiennent artificiellement le court de la fleur de muscade 7 fois au dessus de la noix de muscade. Les Hollandais et le VOC:
De 1500 à 1560, les Hollandais contrôle le commerce des épices pour tous le nord de l’Europe, et cela avec l’accord des portugais. Mais en 1568, Philipe II d’Espagne envahit les pays bas.

En 1583, les Hollandais arrivent à déloger les espagnols des provinces calvinistes du nord mais pas des provinces septentrionales catholiques.

En 1588, la défaite espagnole permet aux hollandais de lancer des expéditions sur les cote africaines. Grâce à Linschoten qui embarque sur bateau portugais et ramène les cartes des routes secrètes. Dès 1595, les marchands d’Amsterdam financent une expéditions aux indes. Il reviennent avec une cargaison impressionnante: 254 sacs de poivre, 45 tonnes de muscade, 30 ballots de fleur de muscade. Ce fut le début de la ruée vers l’est, déclenchant une rivalité entre les divers marchands hollandais. Aux Indes, les hollandais prennent le dessus par la ruse: ils se présentent comme de pacifiques marchands et gagnent, ainsi, la confiance des locaux. De plus comme les hollandais étaient de plus performants marins que les portugais, et comme les princes locaux désiraient se libérer de la pression des portugais; espagnols, les hollandais n’eurent aucun problème à s’imposer aux indes, mais les populations locales durent vite le regretter. En 1602, le VOC: Vereenigde Oost-Indische Compagnie; Compagnies unifiée des indes orientales, est fondé pour limiter les querelles entre marchands: c’est un regroupement des marchant hollandais qui permet de partager les frais, risques et bénéfices du commerce des épices. Le VOC se voit attribuer d’importants pouvoirs comme le droit de guerroyer avec le Portugal et l’Espagne aux indes, mais cela à ses frais. Grâce au VOC, l’empire colonial hollandais et le monopole hollandais du commerce des épices fut créé. Mais dès lors, comme ils sont en bonne position à Colombo, java, et à l’approche des Moluques; ils abandonnent leurs manières pacifiques et prennent ainsi Bornéo, les Célèbes et les Moluques. Dans la période 1600-1650, les hollandais chassent les portugais de Ceylan, des Moluques, des îles Banda. Ils forment un blocus autour de Malacca, qui tomberas en 1641, portant un coup décisif aux portugais, et se basent à Batavia, actuellement Djakarta sur île de Java. Dès lors, les prix furent fixés par le VOC et le real d’argent; monnaie espagnole, imposée comme devise pour casser le système du troc traditionnel. Ils forcèrent ainsi les indigènes à acheter des aliments et des vêtements de mauvaise qualité auprès de la compagnie. Ils luttèrent pour rompre les activités commerciales entre la Chine et le Portugal ou l’Angleterre, en allant jusqu’à des actes de pirateries. A cette époque, toute l’Europe sait que les arabes faisaient d’immenses bénéfices sur la majorité des épices comme la cannelle, cardamome, poivre qui poussent à profusion dans toute l’Asie. Par contre, les cours de la muscade et de la girofle restent élevés car ces épices ne poussent que sur les quelques îles de l’archipel des Moluques. Les hollandais qui l’ont bien compris limitent les îles productrices pour garder les cours au plus haut. Ainsi, ils arrachent les muscadier et girofliers passant de 7 îles productrices à trois seulement: Amboine, Ternate et Banda dans les Moluques. Ils éliment les réticences des indigènes en les remplaçant par des colons, la population des Moluques passe de 15 000 à 600 en 15 ans. Les cargaisons sont transportées jusqu’à Batavia. En 1620, ils brûlèrent, libérant d’éc’urantes vapeurs, des quantités impressionnantes d’épices dans les rues d’Amsterdam, et en Indonésie pour maintenir le cours des épices en Europe. En 1664, Ceylan est abandonnée au hollandais. Etrangement, Il n’est pas évidant que le maintient par la force du monopole des épices fut bénéfique pour la hollande; au XVIII, ils etaient fortement déficitaires.

La France, l’Angleterre et les autres dans la course aux épices. Les anglais dans la course aux épices.

Pendant que la Hollande et le Portugal se dispute les Indes, les anglais commencent à se pencher sur le problème.
En 1600, une charte est accordée à une société anglaise pour aller aux indes, en neuf ans elle envoie 14 navires pour 5 expéditions : c’est a dire ce que font les hollandais tous les deux ans.

En 1609, Jacques 1ier accorde une nouvelle charte aux anglais donnant le monopole du commerce anglais avec l’orient. Mais, finalement, les anglais sont forcé de quitter l’archipel des épices pour Macassar. Ils arrivent à maintenir leurs activités commerciales pendant 60 ans malgré une lutte incessante contre les hollandais.
En 1682, les anglais sont repoussés à ouest de l’archipel indonésien. Bien que les hollandais n’en aient plus pour longtemps. La compagnie française des indes orientales. Aux cours du XVII plusieurs compagnies sont formées: la Compagnie des Moluques, la société de l’Orient et de Madagascar, la Compagnie des Indes Orientales. Mais les échecs furent nombreux: Madagascar, Ceylan, Bangkok, Il eut quand même quelques succès: l’Ile Bourbon à la réunion, ainsi que deux comptoirs indiens: Pondichéry et Chandernagor. En 1654, les français s’installent aux indes, avec la création par Colbert de la Compagnie Française des Indes orientales avec comme port d’attache: l’Orient, et Pondichéry comme siège indien. De 1693 à 1699, occupation de pondichery par les hollandais.
En 1715, Mauritius: la future île de France, passe en mains françaises.

Pierre Poivre et les épices
1719, naissance de P.Poivre, fils d’un merciers lyonnais. Il était destiné à une carrière de missionnaire. Mais en 1745, un boulet anglais lui arrache l’avant bras droit, mettant fin à ses projets religieux au profit de sa nouvelle passion née en Asie: la botanique. Il découvre la richesse des épices à Batavia. De retour au pays, il fait tout pour repartir, là-bas.

En 1749, iL part en mission commerciale en Cochinchine, puis passe 2 ans à manille ou il se fournit 20 noix de muscade non traités, et les emmènes à l’îles de France au nez et a la barbe des hollandais. Ou il les confit au botaniste en chef de la colonie Aublet, qui cultive canneliers et poivriers, pour les cultiver car il est pressé de partir a la chasse aux clous de girofle. Ce dernier échouera par malveillance. P.Poivre rentreras avec quelques pieds de muscadier et fruits de giroflier, que Aublet laisseras périr de jalousie en reportant la faute sur P.Poivre. Abattu, il rentre à Lyon en 1757. En 1767, P.Poivre est promut par Choiseul: ministre des affaires étrangères de Louis XV, intendant des îles de France et de Bourbon. Basé aux Pamplemousses dans les Iles Maurices, il acclimate de nombreuses plantes et envoie chercher des pieds et graines de muscade et girofle; il n’y va pas lui même car il est marie et père. Plusieurs expéditions seront nécessaire: l’Utile frégate disparue à Timor, le Vigilant et enfin en 1769 l’Etoile du Matin, qui grâce à deux traîtres hollandais. Provost et Etcheverry ramène à P.Poivre girofliers et muscadiers. D’ou une culture dans les colonies françaises des tropiques Seychelles, Réunion, Madagascar, Antilles de ces épices rares.
Les autres pays: En 1795, les anglais plantent des giroflier à Penang.

A la fin XVIIIème siècle, les anglais mettent la main sur l’Inde et Ceylan, et prennent la domination du marché des épices, alors que les cours sont en pleine chute. Le XVIIIème siècle voit aussi l’entrée des Etats-Unis dans la courses aux épices. Les navires mettent le cap sur l’orient, avec tabac, et aliment à troquer contre thé, café, et épices. Au XIXème siècle, les épices se cultivent partout, c’est la fin des monopoles et des prix exorbitants des épices.

AMONE – SAVOIR ACHETER

Famille des zingibéracées comme le gingembre. Climat: chaud et humide. Culture vivace. Sol en altitude de 800 à 1500m. La température idéale est de 22° C et pour conserver ses racines mouillées, il suffit de quelques mètres de pluie par année. Hauteur 2 à 3 mètres. Ce sont les Normands qui introduisirent la cardamome en Angleterre au XIe siècle. Même si la cardamome a pénétré en Europe quelques centaines d’années avant notre ère, il faut attendre le XVIIe siècle pour que la cardamome soit importée de façon régulière. Ceci correspond à l’introduction d’un mode. Elle pousse à l’état sauvage dans les forêts situées à une altitude de 800 à 1500 mètres. Son habitat privilégié est l’Inde du Sud-Ouest, les montagnes du Ghat de la côte de Malabar incluant les collines de Cardamome plus les îles du Sri Lanka. D’autres variétés poussent au Guatemala et au El Salvador.
Ses feuilles lancéolées sont d’un beau vert brillant. Durant plus d’un an, l’arbre de cardamome porte des fleurs d’un blanc verdâtre dont le centre est teinté de bleu. Elles poussent près du sol et facilitent ainsi la cueillette des capsules. Ses graines sont noires, vertes ou blanches. La cardamome originale vient de Malabar et de Ceylan.

Elettaria cardamomum. Cette épice était connue et appréciée par les égyptiens de l’Antiquité, puis par les grecs et les romains. Elle arrivera jusqu’en Europe par les pistes des caravanes et sera après le safran et la vanille, une des épices les plus chères. Les courageux explorateurs arabes devaient faire très vite pour grappiller quelques fragments de cannelle provenant des nids car les oiseaux ne restaient pas dupes longtemps.

Alpinie

Alpinie

ALPINIE – Le galanga

Autres noms: Alpinie, Gaingal, Garingal, Galange, Galangue, Galanda. Galanga grand et petit. En latin son nom est l’alpinia galanga ou alpinie en français. Elle est de la famille des zingibéracées. Elles ont un arôme et une saveur comme le grand galanga qui ressemble à un arôme de pin et un goût piquant, alors que le petit a un goût poivré.

Galanga, Zédoaire et Alpinie viennent de Chine ou d’Indonésie. Les 2 espèces de galanga sont utilisées au Moyen-âge comme médicaments, épices et pour leurs vertus aphrodisiaques. Il existe 2 espèces principales de galangas : le petit et le grand galanga. Originaire d’Indonésie, le grand galanga se présente sous la forme d’une hampe florale qui peut atteindre 1,80 mètre de haut. Il posséde des feuilles élégantes et pointues et ses fleurs vertes sont veinées de rouge. Ses racines sont des rhizomes d’un blanc crémeux striés d’anneaux bruns.
Originaire de Chine, le petit galanga se présente sous la même forme que le grand mais n’excède pas 1 mètre de haut. Son rhizome est plus fibreux que celui du grand.

ALPINIE – VERTUS

Galanga, Zédoaire et Alpinie

Les 2 espèces sont largement utilisées dans la cuisine tradition du sud-est asiatique, particulièrement dans les plats de volaille et de fruits de mer. On utilise le rhizome du galanga en cuisine. Pilé, il est utilisé pour la préparation d’une pâte d’épice, avec du piment, du gingembre, de l’oignon et de l’ail.

On utilise le rhizome du galanga en cuisine. Pilé, il est utilisé pour la préparation d’une pâte d’épice, avec du piment, du gingembre, de l’oignon et de l’ail. En tranches, on le retrouve aux cotés de la citronnelle et des feuilles de lime sauvage, dans diverses soupes thaïlandaises. Il agrémente aussi sous cette forme les currys et les râgouts. Retirez les tranches de galanga avant de servir et utilisez le petit galanga avec parcimonie.
Le galanga frais doit être épluché puis émincé. Le galanga joue un rôle positif sur l’appareil digestif. Il est possible de remplacer le galanga par du gingembre, de la même famille mais nettement moins aromatique.

ALPINIE – SAVOIR ACHETER

Galanga, Zédoaire et Alpinie

Hildegarde de Bingen, ou sainte Hildegarde, utilise un grand nombre d’épices venues d’orient. Elle recommande frequemment le galanga pour traiter les indigestions, les maux d’estomac, les douleurs causées par l’arthrite et l’angine de poitrine. Le galanga,aussi appelé laos, est originaire de l’Asie du sud-est : Indonésie, Chine, Thaïlande et Java. De couleur rougeatre, cette épice rappelle, par sa forte odeur aromatique, la cardamome et un peu le gingembre. Le Zédoaire, appelé ausi galanga inférieur ou kencur ressemble au gingembre, avec un goût de camphre assez marqué; il doit être utilisé avec parcimonie.

ALPINIE, zédoaire et galanga même combat

Vous pouvez vous rendre compte que dans les herbes, les condiments ou le épices les mêmes produits apparaissent sous des noms différents. Est ce une erreur, ou faut t’il les regrouper sous un seul nom. Certes pas car ce serait détruire leurs origines soit géographiques, soit géologiques. En effet beaucoup, d’entre elles remontent à la nuit des temps. Elles ont traversées des âges ou elles n’étaient connues que dans quelques mètres carrés. Elles étaient utilisées pour se soigner, pour se nourrir ou pour chasser les mauvais esprits pour certaines d’entre elles. On leur attribuaient beaucoup de pouvoir.

Mais la nature a reproduit dans d’autres endroits les mêmes plantes. Les pays ayant des langues différentes des noms forcément différents leurs ont été donné. Plus tard les moyens de communications ayant évolué les mêmes produits se retrouvèrent sous des noms différents chez les marchands qui les distribuaient. La logique a voulu qu’on respectât ses différences et c’est tant mieux, les origines étant mieux perçus de cette façon. Le grand galanga vient d’Indonésie tandis que le petit vient de chine, le zédoaire du Tonkin et l’alpinie du Siam, ces deux provinces étant les anciens noms des colonies françaises de l’ancien Viet-Nam depuis rebaptisé.

L’Alpinie ou la Garingal

On l’utilisait beaucoup au Moyen Age, tant comme épice que dans la médecine. Il s’agit d’une plante aromatique des Indes et de la Chine sur la nature de laquelle on est encore aujourd’hui mal fixé. C’est sa racine qui était utilisée alors, réduite en poudre après avoir été séchée.