Camomille

Camomille

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CAMOMILLE – VERTUS

Si l’appellation botanique de la camomille est chamaemelum nobile, on la trouve pourtant chez les pépiniéristes sous le nom d’anchénis. Plusieurs plantes apparentées portent parfois le nom de camomille, vérifier le descriptif et le nom de la plante avant de l’acheter. L’Espèce représentée si contre est la variété de camomille la plus fréquemment utilisée.

Elle est aussi répertoriée sous le nom de camomille anglaise ou vivace. Ces petites fleurs délicates, à pétales blancs et au coeur jaune se répartissent parmi ces feuilles duveteuses. la Plante à tendance à se répandre et ne dépasse que très rarement 30 cm de haut. On peut l’utiliser pour délimiter les allées dans le jardin. La variété sans fleurs cultivé pour cet usage et la treneague idéal pour une pelouse. Elle ne peut être considéré comme une herbe. En effet seules les fleurs de la camomille sont utilisées pour leurs propriétés. La camomille sera mieux mise en valeur regroupée en bouquets touffus dans un parterre. Isolée elle ressemble à une mauvaise herbe, elle se multiplie par autogermination. Cette plante fait partie des plantes rustiques vivaces, elle aime les endroits ensoleillés ou semi-ombragés. Peu exigente elle s’adapte aux sols pauvres et se multiplie par divisions ou semis. On n’utilise les fleurs, pour les arts et la décoration, l’hygiene et la beauté, les usages domestiques, la cuisine, la médecine et la santé.

CAMOMILLE – HISTOIRE

Originaire de l’Europe, d’Afrique et d’Asie, la camomille est maintenant cultivée presque partout. Elle est une des herbes les plus connues. Il y a deux différentes camomilles. La camomille vivace, appelée camomille romaine, et la camomille annuelle, appelée camomille allemande, voir Matricaria recutita. Si l’on veut faire de la tisane avec les fleurs, on doit récolter ces dernières au moment où les pétales commencent à se tourner sous le disque de la fleur.

La camomille allemande ressemble à l’autre camomille, Chamaemelum nobile, qui elle est vivace. Son arôme est un peu moins prononcé et elle est par conséquent un peu moins amère lorsqu’elle est consommée en infusion. La camomille allemande contient un peu plus d’huile volatile qui contient un anti-inflammatoire et un analgésique efficace pour la guérison de brûlure et la prévention d’ulcère et d’infection.

CAMOMILLE – USAGE

Antispasmodique, antalgique, antiseptique intestinal. On la conseille en cas de digestion difficile, de règles douloureuses de colites de migraine de nervosité d’insomnie, fièvre, courbatures. Elle est indiquée aussi pour les coliques et toute forme d’irritation intestinale.

En usage externe, crème ou compresse, elle est efficace en cas de conjonctivite, maladie de la peau, dartres, eczéma, inflammation des paupières. En infusion 2 cuillères à café pour 1/4 de litre d’eau bouillante laisser infuser 10 minutes, 2 à 3 tasses par jour pour améliorer la digestion calmer la douleur des règles. En huile 50 g de fleurs séchées pour 1/2 litre d’huile d’olive, laisser au soleil pendant 10 jours avant de filtrer. En friction pour les douleurs rhumatismales. En vin digestif 50 g de fleurs séchées dans un litre de vin laisser macérer, filtrer. Dans un litre de vin rouge faire macérer 50 g de fleurs et 20 g de zeste d’orange non traitée pendant10 jours, ajouter 50 g de sucre roux et filtrer.

Cadelle

Cade, Cadelle, ou Cadenelle

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CADELLE – Découverte

Les baies, deux fois plus grosses que celles de genièvre, sont utilisées en Corse et en Sardaigne, en lieu et place de ces dernières. Le goût des baies de cade est plus prononcé et se marie bien avec le gibier.

Bourrache

Bourrache

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La Bourrache: Propriétés médicinales d’hier et d’aujourd’hui

La bourrache est surtout utilisée nature ou en tisane pour ses hautes propriétés. C’est la plante potagère que l’histoire a associé au courage, celle qui adoucit le caractère, diminue le stress de l’étudiant, disait Parkinson. Elle fut introduite en Europe par les Romains et on retrouve les premiers écrits sur cette plante en Angleterre au XIIIe siècle.

Cueillir de jeunes feuilles sinon faire macérer les feuilles 30 minutes dans un liquide pour assouplir les poils hérissés,
ajouter crues dans les salades
hacher les feuilles pour parfumer des yogourts, fromages en crème, les hachis, faire macérer dans le vinaigre pour créer un vinaigre parfumé avec un arrière goût de concombre.

Fleurs
confites dans le sucre pour décorer la pâtisserie
leur goût rafraîchissant permet de les utiliser dans les breuvages froids pour remplacer la tige de menthe.

A conserver au frais dans un sac de plastique au réfrigérateur, la bourrache se laisse infuser dans la crème pour accompagner le soufflé au Beaufort.

BOURRACHE – HISTOIRE

Origine: Syrie :
Nom anglais: Borage, Bee Bread.
C’est la plante potagère que l’histoire a associé au courage, celle qui adoucit le caractère, diminue le stress de l’étudiant, disait Parkinson. Elle fut introduite en Europe par les Romains et on retrouve les premiers écrits sur cette plante en Angleterre au XIIIe siècle.

En 1631, la bourrache est listée dans les herbes à emporter par les colons qui allaient s’établir en Nouvelle-Angleterre.
Famille des Borraginacées
Culture annuelle
Hauteur des tiges 30 à 45 cm
Feuilles larges et longues, rudées, rugueuses, hérissées de longs poils blancs assez drus qui peuvent irriter la peau; elles sentent un peu le concombre En été les fleurs s’épanouissent en forme d’étoiles, elles sont tout d’abord roses et changent en bleu vif au plus fort de la floraison. Ses “antennes” noires contiennent beaucoup de pollen et attirent les abeilles, d’où son surnom anglais,
on retrouve la bourrache partout, aussi bien en Europe qu’en Amérique, sur le bord des routes. Cultivée dans un sol riche, cette plante peut atteindre facilement 1 m.
Accepte tous les sols mais préfèrent un sol riche et aéré .Ensemencé au printemps les plantes vont germer rapidement en présentant 2 larges feuilles. Planter alors chaque plant bien exposé au soleil à 50 cm d’intervalle. Elle se récolte à la mi-été alors que les feuilles sont encore jeunes et les fleurs en pleine floraison ayant passées du rose au bleu vif.

BOURRACHE – VERTUS

Adoucissante pour la gorge lors de fortes toux par infusion des feuilles 1 tasse, 4 fois par jour pour adoucir l’inflammation de la gorge

Adoucissante des voies respiratoires, vapeur grosses poignées de feuilles jetées dans l’eau bouillante
Dépurative,nettoie le sang de ses impuretés,diurétique,pour diminuer les ecchymoses, feuilles réduites en pâte et déposée pour faire un cataplasme.
Purificatrice,réfrigérante
Mâcher une feuille fait baisser la fièvre ou donne au corps une sensation de fraîcheur par temps chaud,
Regénératrice, sudorifique, tonique
Infusion:laisser infuser 1 petite poignée de feuilles fraîches dans une tasse d’eau bouillante pendant 10 minutes; filtrer et boire chaud
Propriétés cosmétiques: Nettoyante et Émolliente,feuilles réduites en pâte et utilisées pour frotter le visage
Elle est en principe connu de tous.
La Bourrache est couverte de poils raides, elle a de très jolies fleurs bleues comme le ciel, étoilées, à coeur d’étamines noires en cônes saillants. Les feuilles sont épaisses, ondulées elliptiques ou ovales, grandes et pétiolées dans le bas, petites et sessiles au sommet.
La bourrache est annuelle et fleurit d’avril en septembre dans les jardins et autour des lieux habités. La plante est récoltée en début de floraison pour être séchée dans un lieu sec et aéré car sa richesse en sucs l’expose au noircissement et à la moisissure. Les fleurs seront cueillies dès l’épanouissement, le matin, pour être séchées aussitôt comme celles du bouillon – blanc. Il est préférable de supprimer le calice.

Propriétés Médicinales.
Cette belle plante est adoucissante, diurétique, sudorifique, et dépurative. Il faut étudier séparément les feuilles des fleurs et de toutes les parties vertes car leurs propriétés sont différentes.

Les fleurs sont légèrement émollientes et peuvent être associées à toutes les fleurs aux propriétés pectorales. Infusées seules elles donneront une tisane couleur bleue du meilleur effet, l’infusion sera brève pour que la couleur se conserve plus longtemps.

Les tiges et les feuilles sont d’abord diurétiques car riches en nitrates, mais elles atténuent les néphrites aiguës avec oedème grâce à la qualité de ses sucs qui doivent être utilisés rapidement car ils se détériorent très vite. En décoction il participera à côté de médicament aux soulagements de maux tel que toutes les affections respiratoires de la Bronchite à la pleurésie, et toutes les fièvres dites grippales ou éruptives. Les feuilles bouillies peuvent être utilisées en externe, pour des cataplasmes pour soulager de la goutte, et sur tous les abcès et les inflammations cutanées.

La Bourrache fut longtemps cultivée comme une plante alimentaire. On en parfumait les salades, on décorait les plats avec les fleurs, avec un surprenant effet, on la mélangeait avec les fleurs de capucines, la laitue et on assaisonnait -le tout avec une vinaigrette aromatisée aux jeunes feuilles ciselées. Grâce à cette infusion à la vinaigrette le plat contre toute attente prenait le goût de concombre. Pour être plus moderne la plante donne d’excellents potages, et les feuilles cuisinées comme les épinards en surprendront plus d’un.

BOURRACHE – Bourroche, Langue de boeuf, Herbe à concombre.

A la cuisson elle perd son goût. Crue elle donne un goût de concombre.

La Bourrache est une plante annuelle à racine fusiforme, noirâtre, épaisse, tendre et charnue. La tige, qui peut atteindre 50 centimètres, est cylindrique, dressée, charnue, un peu ailée, rameuse au sommet, couverte de poils rudes. Les feuilles, alternes, sont très grandes, ovales, sinueuses sur les bords, plus ou moins ridées comme la tige, elles sont couvertes de poils. Les fleurs, bleues, quelquefois blanches ou rosées, s’épanouissent de mai à septembre. Un peu penchées, elles sont formées de cinq pétales soudés autour d’étamines formant un cône au centre. Le fruit est composé de quatre akènes brun noirâtre.
Il est très facile de cultiver la bourrache au jardin. Il lui faut une terre épaisse, bien fumée et bien exposée au soleil. Mettez les graines en terre en les semant à la volée, en automne ou en avril; éclaircissez quinze jours plus tard : vous aurez rapidement les plus beaux plants du monde (les besogneuses fourmis, les années suivantes, se chargeront de propager l’espèce alentour).
Cueillez, juste avant l’épanouissement, soit la plante entière, soit les sommités fleuries, soit les seules fleurs. Dans les deux premiers cas, faites sécher en petits bouquets suspendus à un fil. Pour les fleurs seules, Si vous voulez en conserver l’admirable teinte azurée, je vous conseille de les faire sécher rapidement dans un endroit sec et aéré.

Usages: La Bourrache est diurétique, sudorifique, dépurative. Ces trois principes la font recommander comme dépuratif de printemps contre les dermatoses, l’eczéma, l’herpès et les autres maladies de peau.
Ses propriétés sudorifiques sont les bienvenues chaque fois qu’il est nécessaire de transpirer, en cas de grippe, de rhume, de bronchite, de rougeole, de fièvre de plus, elle calme très bien la toux.

Bergamote

Bergamote

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BERGAMOTE – Découverte

la bergamote se transforme en laboratoire pour les crèmes anti-soleil, mais en cuisine elle rentre dans la composition des bonbons, et de certaines patisseries.

Les feuilles sont parfois utilisées avec certaines salades mais elles servent surtout à l’élaboration d’extrait, très souvent utilisé en confiserie.

Benoîte

Benoîte

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BENOITE – Autre nom herbe bénie ou herbe de saint-benoît.

Elle a un goût puissant et coloré qui marque de façon profonde les liquides, les sauces et tous les aliments qui l’accompagne. Elle a la particularité de soigner les maux de dents.

Les racines de cette plante étaient utilisées autrefois pour remplacer le clou de girofle. Elle fait partie de la famille des rosacées. Saint-benoît utilisait la benoite pour soigner les rages de dents.

Bardane

Bardane

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BARDANE – Découverte

Cette espèce de plante sauvage est une composée bisannuelle, aussi grande qu’un homme aux petits capitules globuleux ou ovoïdes hérissés de nombreuses bractées, étroites, crochues et accrochantes.

La bardane, tout le monde la connaît, mais tout le monde ignore son nom. Elle vit en liberté, elle est sauvage grande comme un homme parfois et ramifiée en pyramide. Les feuilles du bas atteignent jusqu’à 50 cm. Les petits capitules globuleux, ovoïdes, hérissés de très nombreuses bractées, étroite, crochues, accrochantes. Elles sont très prisées des enfants qui jouent avec en s’en servant de projectiles car elles s’accrochent aux vêtements par les nombreuses bractées. A coeur nous retrouvons de petites fleurs en tube, purpurines, rarement blanches. Les bardanes croissent relativement prés des lieux habités, recherchant la compagnie des Orties, ou du Marrube. Elles aiment les sols riches en nitrates, les pieds des murs, des décombres, des terrains vagues où elles fleurissent de juillet à septembre. Il existe la Grande et la Petite Bardane. L’arrachage des bardanes se fait plutôt au printemps. Il faut récupérer les racines pour la conservation.
Mais, il vaut mieux l’utiliser fraîche.

L’idéale serait de lui réserver un petit coin à elle ou elle se sente bien et de l’y laisser. A défaut elle peut croître autour de la maison. L’avantage est qu’on peut la récolter toute l’année, sauf quand elles sont montées car elles seront ligneuses et moins actives. Il est préférable d’utiliser les feuilles à l’état frais.

BARDANE – VERTUS

Excellentes pour les furoncles, les dermatoses, les paysans l’ont surnommé l’herbe des teigneux. Il s’en servait pour les ulcères simples ou variqueux, et en infusions contre tous les problèmes du ressort des ORL. Mais ils l’utilisaient surtout contre les morsures de serpents qui étaient fréquentes autrefois.

En usage alimentaire c’est un excellent légume sauvage. Ses racines se préparent comme les salsifis et se marient parfaitement avec les viandes ou les poissons. La tige, coupée jeune se prépare comme les cardons d’ailleurs le goût s’en rapproche énormément. Il faut la cuire à l’eau salée après l’avoir débarrassée de son écorce. Elle s’accommode très bien des vinaigrettes et des sauces blanches.

Balsamite

Alecost

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BALSAMITE – Alecost

Autres noms : Menthe coq, Menthe de Notre-Dame ,Feuille de bible, alecost

La balsamite possède un goût de menthe mais elle est plus amère que celle-ci. On l’utilise en cuisine, avec le chocolat, le porc, le gibier et peut être ajoutée aux fines herbes dans les omelettes corses. du temps des colons ses feuilles servaient de stylet.

Baies roses de bourbon

Baies roses de bourbon

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BAIES ROSES DE BOURBON – HISTOIRE

Autres noms : Poivre rose, Poivre de la Réunion, Poivre brésilien, Poivre d’Amérique, Poivre rouge, Poivre marron
Faux poivre, Sorbier, Encens, Café de chine.

Les nomades de tous pays connaissent depuis toujours les avantages des épices : Facilité de conservation séchée et faible encombrement. Les commerçants qui approvisionnaient l’Europe appréciaient ces qualités et y ajoutaient une très forte plus-value du fait du mystère entourant ces marchandises. l’Histoire nous apprend que l’exotisme et la noblesse de ces produits ont conduit quelquefois à des exubérances. Certaines recettes d’Apicius (IVème siècle de notre ère) comportent un nombre impressionnant d’épices et de plantes aromatiques.

A la fin du Moyen-Age, un tiers des recettes comportait du safran et la consommation de moutarde a atteint des sommets. Plus de 300 litres pour un seul repas servi en 1336 par le Duc de Bourgogne.

Les grands découvreurs du XVème et du XVIème siècle ont favorisé l’apparition de nouvelles épice : Piment, vanille, toute-épice était alors directement liée à l’approvisionnement et aux prix pratiqués. Les cours pouvant varier de un à dix suivant les arrivages, cela a favorisé la découverte de plantes indigènes servant de succédanés.

La Révolution Française et ensuite l’Empire ont limité fortement l’importation de plantes exotiques et il faudra attendre le XXème siècle pour qu’à nouveau l’engouement pour toutes ces plantes relance leur consommation.

De l’antiquité à la fin du moyen âge

Les premières descriptions de caravanes terrestres sont dues à Hérodote (vers 500 ans avant notre ère) qui décrit les convois partant pour un dangereux périple de trois ans qui devait les conduire jusqu’en Chine.
l’énormité de ces caravanes, parfois plus de mille bêtes de bât, l’insécurité des routes de l’époque et les nombreuses difficultés rencontrées justifiaient les prix exorbitants et le culte voué à ces merveilleuses marchandises que sont les épices.
l’attrait pour les régions, entre autres, productrices d’épices, poussa Alexandre le Grand jusqu’à l’Hindus qu’il atteignit en 326 avant Jésus Christ.
Les romains, à l’époque de Pline l’Ancien (23-79) ne connaissaient pas, quant à eux, la Chine. Ils ne pratiquaient le commerce des épices qu’avec les commerçants Arabes et Perses.

Ceci a sûrement contribué au déclin de l’Empire Romain. Les prix pratiqués à Rome atteignaient le centuple des prix d’achat. La multiplication des intermédiaires et les quasi-monopoles en place réussirent à maintenir des prix inimaginables aujourd’hui et cela, jusqu’au début du Moyen-Age.

Voici par exemple l’histoire du muscadier. Cet arbre fournit des fruits toute l’année, jusqu’à 2000 graines par an et par arbre, et ce, sans soin particulier et pendant plus de 80 ans. Et pourtant la livre de macis se négociait à la fin du Moyen-Age l’équivalent d’une demi-vache et de trois moutons.

Durant tout le Moyen-Age les différents pouvoirs en place en Europe ont largement profité du négoce des épices pour lever de très lourdes taxes.
Les épices, et le poivre en particulier, ont très souvent été utilisées comme monnaie à part entière. Cela a laissé de nombreuses expressions qui enrichissent la langue française.

Il faudra attendre la fin du XIIIème siècle et le récit de Marco Polo pour pouvoir se faire une idée un peu plus précise de la répartition géographique et des méthodes de production des différentes espèces.

Venise a su profiter du transport des armées partant pour les Croisades pour mettre en place une importante flotte. Elle deviendra entre le XIème et le XVème siècle la capitale européenne du négoce des épices.

La fermeture, en 1453, de la route des Indes par les Ottomans marquera la fin du Moyen-Age.

Les grains sont utilisés entiers, concassés, moulus.
Cette plante est originaire du Sud-ouest, de l’océan indien. Classé comme faux poivre il substitue le vrai poivre, mais est plus doux,et donne aux aliments une saveur sucrée entre la pointe de l’anisée et le poivre doux.

En vogue grâce à la cuisine de notre temps, il se marie avec les saveurs fraîches des fraises, des poires, mais aussi avec les viandes et les poissons grillés.

Aurone

Aurone

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AURONE – HISTOIRE

L’aurone a bien d’autres appellation, “la garde robe” qui est une allusion à l’utilisation de son pouvoir contre les mites, elle pouvait être utilisée comme filtre d’amour,”innocence perdue”.

C’est un arbuste rustique, sauf en régions froides. Elle aime les endroits ensoleillé, abritée. Le terrain est ordinaire mais bien drainé. Elle se multiplie par bouturage et marcottage. On utilise les feuilles pour l’hygiène et la beauté, la cuisine, la médecine et la santé et pleins d’usages domestiques.

Planter l’Aurone mâle à proximité d’une zone de passage pour profiter du parfum dégagé par son feuillage lorsqu’on l’effleure. Son feuillage aromatique vert tendre est soyeux au toucher, aussi, plantez la plutôt à proximité d’un lieu de passage. En l’effleurant de la main,vous libérerez son parfum camphré. Elle se développe sous forme d’un arbuste ramassé pouvant atteindre 90 cm de haut sur 60cm de large. Avec son feuillage duveteux parfois rehaussé, à la fin de l’été de petites fleurs jaunes, elle prendra parfaitement place dans une bordure d’herbacées. Vous pouvez également essayer de la cultiver en pot.

Rustique dans la plupart des régions, excepté sous les climats très froids, l’arbuste se défraîchit toujours un peu en hiver, surtout s’il est exposé à des vents glacés, cet aspect hivernal peu élégant est probablement à l’origine d’un autre de ses nombreux surnoms ” le vieil homme”. Ne lui enlevez pas ses ramifications inesthétiques qui, en fait, le protègent, mais attendez la fin du printemps pour le tailler à 45 cm, ce qui stimulera les jeunes pousses et permettra à l’arbuste de conserver tout son volume. L’aurone mâle se multiplie par bouturage de tiges tendres prélevées sur de jeunes pousses, au début de l’été, ou à l’automne, par bouturage de tiges ligneuses, en conservant le talon.

Asperge Sauvage

Asperge Sauvage

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ASPERGE SAUVAGE – tout se mange

L’asperge sauvage n’a rien de commun avec la grande asperge des jardins.
Le seul point qui les rapproche c’est l’épi qui ressemble à celui du blé au bout d’une longue tige. De couleur vert claire, jaune dès qu’elles sont raffraichies, elles se mangent en accompagnement de plat divers, en salade, en potage, en beignet… C’est aussi un légume ou une herbe de décor. Tout se mange dans l’asperge sauvage, aussi bien la tige que l’épi. Ce légume est une variété typiquement française. Il se récolte dans le nord-est de la France. On le cueille à la lisière des forêts ou sur le bord des chemins de campagne, sur les talus, dans les champs en friche. La vie de l’asperge est courte, elle ne se récolte qu’au mois de mai. La cuisson est très rapide maximum quelques minutes, deux ou trois , à la vapeur et être utilisée ensuite.

C’est depuis peu de temps que la et consommation de l’asperge sauvage est devenue a pris des proportions importantes et est devenue la coqueluche des cuisiniers de France. Personnellement j’ai découvert ce légume dans les années 1990 au Petit Bedon. Je l’ai accommodé à bien des sauces, et il est vrai qu’en accompagnement de poisson comme le saint-Pierre, le turbot ou la barbue font un mariage de belle facture. L’asperge est un légume qui se congèle très bien quand il est frais, ce qui permet de pouvoir allonger fortement la durée d’utilisation dans le temps de cette herbe sauvage au goût excellent.

Arrow-root

Arrow-root

ARROW-ROOT – HISTOIRE

Étymologie mot anglais signifiant racine à flèche. Les Indiens Arawaks utilisaient les rhizomes pour extraire le poisson des blessures faites par des flèches empoisonnées. Les Européens qui vinrent s’établir dans le Nouveau Monde, continuèrent cette pratique et apportèrent cette tradition dans leur pays d’origine. Il vient de la famille des Marantacées, et son origine vient sans doute des forêts humides et chaudes d’Amérique Centrale et d’Amérique du Sud.

Arrowroot, soit le même mot sans trait d’union des arrow-roots moins authentiques …
Arrow root indien de l’Inde, ou Aircuma arrow-root, un dérivé du rhizome du Aircuma qui appartient à la famille des zingibéracées à laquelle appartient le gingembre.
Arrow-root du Queensland qui provient de la canne
Arrow-root brésilien ou tapioca – qui provient du manioc
Arrow-root de Floride – qui provient du sago
Arrow-root hawaïen – qui provient du pia
Aux Antilles, les Arawaks considèrent l’arrow-root comme un ingrédient essentiel dans la diète quotidienne. On en retrouve la trace, aussi loin que vers les années 1600. Ils le surnomment “aru-aru,” qui signifie mets entre les mets. Ils cultivaient aussi cette plante pour ses propriétés curatives. L’arrow-root est une fécule brute, très digeste, qui est extraite des rhizomes ou des bulbes de certaines plantes tropicales. On mélange souvent dans notre esprit l’arrow-root et le tapioca. Il arrive souvent que certains manufacturiers vendent de la poudre de tapioca sous le nom d’arrow-root car le processus de transformation est moins exigeant, par conséquent, son coût de revient est moins dispendieux.

L’arrow-root authentique provient de la Maranta arundinacea; le tapioca, par contre, est extrait du rhizome du manioc ou cassava – Manihot utilissima ou Manihot esculenta. Seule la fécule provenant de la Maranta peut bénéficier de l’appellation “arrow-root”. Les autres provenances doivent s’appeler “fécule” suivi du produit dont elle est extraite – fécule de maïs, de tapioca, etc.
Les grains d’arrow-root sont un peu plus gros que ceux du tapioca.

Culture et Transformation: La Maranta arundinacea est une plante vivace. Il faut de 6 à 12 mois pour pouvoir récolter les rhizomes à la main. On doit procéder à la transformation dans les 48 heures sinon, le rhizome pourrit. Chaque rhizome contient environ 20% de fécule dont 17 à 18% peuvent être extraite dépendant de la qualité d’extraction.

Les rhizomes sont tout d’abord mis à tremper dans l’eau chaude, puis pelés afin de leur enlever leur écorce fibreuse et leur amertume. Ensuite, on les coupe puis on les pile pour obtenir une pulpe. Cette étape permet de détacher la fécule des composantes fibreuses. La pulpe est lavée puis passée au tamis. Pour obtenir une plus grande pureté, on passe la fécule obtenue à la centrifugeuse ou dans un tamis plus fin. Elle est ensuite séchée et moulue en poudre. On les utilise pour épaissir les liquides, les potages ou les sauces, etc.