Alliaire

Alliaire

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Alliaire ou alliaria petiolata.

Une feuille magique que j’utilise crue pour en piéger tous les arômes “aillés”. Hélas sa saison est éphémère. Autres noms : Herbe à l’ail ,Pied d’âne.

Si un jour, vous vous baladez dans les Carpathes, nous voulons dire, le bois de Vincennes, et que vous craignez les vampires… vous pourrez toujours essayer d’utiliser l’alliaire… Ses feuilles au moindre froissement dégagent une forte odeur d’ail… et si cela ne suffit pas pour repousser les vampires, invitez-les à manger une salade campagnarde accompagnée de feuilles d’alliaires finement coupées, c’est un délice… Et s’ils ont encore faim, il ne vous reste plus qu’à vous sauver!!! Elles relèvent très bien les salades, les sauces froides sans les problèmes de ranciment liés à l’ail. Cette plante classée dans les crucifères en dehors de la région méditerranéenne se fait plutôt rare. La récolte se fait au printemps. On la trouve dans des endroits ombragés, près des haies, dans les jardins ou elle élève sa tige jusqu’à 1 mètre de haut. Sa tige feuille se termine par de brèves grappes de fleurs blanches, petites vite remplacées par de grêles siliques. Plante vivace à l’odeur alliacée, qui sent l’ail surtout quand on la froisse, aux feuilles dentées grossièrement, pétiolées et arrondies sur la base de la tige et triangulaires sur l’autre partie.

ALLIAIRE – VERTUS

Propriétés Médicinales et Vertus.

Ses feuilles sont dépuratives et diurétiques. Ses feuilles sont appliquées en cataplasme . l’Alliaire est une plante avant tout antiseptique et détersive. Elle est antiscorbutique comme beaucoup de crucifères, elle calme la toux.

Cette plante s’utilise uniquement fraîche car la dessiccation lui fait perdre toutes ses propriétés médicinales. En usage interne, elle se consomme en décoction à raison de 30 à 50 grammes par litre d’eau, en usage externe, elle s’utilise pour faire des pansements sur les plaies infectées, purulentes et même gangreneuses. SIMON PAULI en 1666 disait en parlant de l’alliaire « elle résiste à la pourriture, elle déterge et modifie les ulcères putrides et sordides ». Elle serait aussi maîtresse dans l’art de soignerl’impétigo. toutes ces indications ne sont pas médicales ,il faut vous rendre chez un médecin herboriste pour régler votre problème.

ALLIAIRE – CUISINE TRADITIONNELLE

Famille des Brassicacées soit crucifères. Cueillette : Feuilles, inflorescences, graines, avril-juillet.
Les feuilles peuvent être récoltées pendant toute la période de végétation de la plante, mais elles sont meilleures à manger crues lorsqu’elles sont jeunes, avant la floraison.
Particularités de la plante :
odeur d’ail, forme souvent des colonies, feuilles larges et dentées,
attention à son amertume. Après cuisson, c’est elle qui domine alors que le goût d’ail s’évapore.

Les feuilles crues hachées servent de condiment sur divers plats comme les salades, les soupes, etc. En légumes cuits . Les fleurs en décor. Les graines, à saveur de moutarde, s’emploient comme épices.
Les graines très piquantes peuvent servir de substitut à celles de la moutarde. Les feuilles crues assaisonnent la salade et les feuilles cuites peuvent se manger en légumes. A la campagne, on l’emploie fréquemment pour parfumer les sauces, ragoûts et viandes salées.

Alecost

Alecost

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ALECOST – Menthe coq, Menthe de Notre-Dame, Balsamite, Impatiente, Feuille de bible

Alecost ou Feuille de bible qui fait allusion aux colons qui utilisaient ses feuilles séchées comme marque page parfumé. Réputée en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis elle est utilisée pour relever la bière. Elle accompagne les sauces pour le gibier, elle aromatise la soupe.

Cette herbe feuillue se développe en touffe de 60 cm dans les bordures de jardin.

ALECOST – CUISINE

On utilise les jeunes feuilles en cuisine, pour les salades, les soupes, les sauces pour le gibier, elle a le parfum de la menthe, elle aromatise la composition de pot pourri. Elle rentre dans la composition des soins de peau et du cuir chevelu.

ALECOST – SAVOIR ACHETER

Depuis toujours, l’identification et la classification des épices et autres aromates se sont avérées difficiles pour plusieurs raisons. Leur nom change d’une région à l’autre et c’est seulement depuis le siècle dernier, avec l’avènement de la pharmacie et de l’analyse chimique systématique, que l’on peut identifier sans risque d’erreur une plante. De plus, depuis des millénaires, les commerçants de toutes nationalités se sont évertués à cacher la provenance de leurs marchandises. Aujourd’hui encore, la frontière entre épice et aromate reste difficile à définir et le dictionnaire ne nous aide pas beaucoup.

D’après le dictionnaire :
Aromate : Nom masculin. Substance odoriférante d’origine végétale. Substance aromatique ou piquante d’origine végétale, utilisée pour aromatiser les mets.

Ail Sauvage

Ail Sauvage

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Ail des ours, les aulx sauvages, la raillolette.

Ail à large feuille, ail sauvage. Allium ursinum est un mot employé par Virgil signifiant brûlant sans doute à cause des propriétés de la plante, ursinum signifie ours l’appellation “ail des ours” vient du fait qu’après leurs repos hivernal les ours viennent en manger pour se purger. Elle est utilisé comme une cure d’épuration au printemps, c’est efficace pour les vers elle a les mêmes propriétés que l’ail de culture. La puissance du feu combat toutes les peurs. Allium sativum, plante condimentaire connue depuis la plus grande antiquité. C’était “la thériaque des paysan” de Galien. Les égyptiens l’élevèrent au rang de divinité. Les ouvriers qui édifièrent les pyramides recevaient chaque jour une gousse d’ail pour ses vertus tonifiantes et antiseptiques. L’ail fut considéré comme un panacée chez les hébreux, les grec et les romains. L’ail c’était la rose puante des grecs dont l’odeur forte faisait interdire à ceux qui en mangeait l’aces au temple de Cybèle.
Originaire des steppes de l’Asie centrale l’ail fut probablement apporté par les hordes mongoles la première mention de l’ail datte de 50 av J.-C. tous les peuples ont chanté ses louanges à la fois alimentaire, condimentaire et médicinale. La bible nous apprend que Booz en donnait à ses moissonneurs pour les fortifier et pour combattre les épidémies . Quand au Talmud il attribue à l’ail les mérites déjà reconnu de tuer les vers intestinaux et de rendre le sperme plus abondant. Allium est un mot employé par Virgile signifiant “brûlant” surtout à cause des propriétés de la plante
Tous les ails ont des pouvoirs magiques très fort, en Savoie on avait coutume d’en jeter des fragments dans les rivières afin de les purifier. Au XVIII siècle porter autour du cou un collier de gousse d’ail pendant 13 jours guérissait de la jaunisse, le mot sanscrit qui désigne l’ail signifie “tueur de monstre”.

L’ail des ours. Autre nom : Ciboulette des ours et même la raillolette qui est cultivée en Ardèche dans les jardins terrasses. Nous n’avons pas l’habitude dans notre langage d’utilisé le pluriel de cette plante que l’homme a su domestiquer. Il y a de nombreuses appellations aulx. Nous les retrouvons au fur et à mesure des différentes applications culinaires que nous développons. Ils n’ont pas du tous les mêmes propriétés que l’ail cultivé. En les citant, il y a l’ail des vignes que nous trouvons dans les vignes, les champs et les chemins qui portent plus de bulbilles que de fleurs.

Il y a l’ail victorial ou ail de cerf, il était beaucoup consommé dans les Cévennes sous le nom d’oignons sauvages. Cet oignon doux et sucré est cultivé désormais ici, c’est un petit oignon qui fait merveille en cuisine. Cru en salade ou avec des charcuteries locales comme le fricandeau, avec le melon ou cuit avec des pommes de terre sautées dans la graisse . Actuellement nous retrouvons cette plante sauvage sous le nom de Raillolette. Les locaux la cultivent en altitude dans des jardins en terrasses de 150 à 1000 m² qui ont été gagné sur le flanc de la montagne en la creusant à la main ou avec de petites pelles mécaniques. Les grosses risqueraient de chavirer tant les flancs de la montagne sont pentus Je crois pouvoir dire que se sont les meilleurs oignons du monde. l’ail des ours que l’on retrouve dans les grandes étendues des sous- bois frais du centre ou l’Ouest de la France. De loin nous pouvons le prendre pour du muguet tant l’aspect général de la plante est ressemblant. Les bulbes de tous les aulx décrits plus hauts peuvent être utilisés comme ail commun dans la cuisine. l’ail des ours peut être cultivé très facilement dans un jardin à condition qu’il soit un peu humide et sous ombrage. Il parera le sol du parc de milliers de fleurs blanches étoilé. Ses feuilles crues agrémenteront de façon fort agréable la salade de pomme de terre. Les feuilles peuvent être utilisées crues ou cuites avec le même succès. Plusieurs autres variétés donnent à la cuisine une raison d’être meilleure encore. Nous retrouvons au grès de promenades dans les rocailles à serpent, faire très attention en les cueillant, l’ail à tête ronde aux ombelles denses et de couleur pourpre sombre, l’ail rose plante méridionale aux grandes et belles ombelles roses, avec de vraies fleurs à bouquet et qui aime les terres riches, drainée et les climats doux. La Ciboulette que les jardiniers ont bien du mal à domestiquer et qui jaunie dès qu’elle se sent mal à l’aise.

D’origine montagnarde donc d’apparence solide elle est devenue la reine des jardins potagers et depuis quelques temps on la voit même sur les balcons des villes en pot espérant par la retrouver sans doute des hauteurs qui lui rappelleront ses origines. De toute façon elle est et restera une herbe potagère elle se plaît en sols et climats frais et elle peut même finir en superbes bouquets secs destination finale de toute façon la table mais cette fois uniquement pour le plaisir des yeux. Enfin nous noterons pour le fin du fin la Cébette appelée aussi ail vert plante sauvage du printemps qui peut et est cultivée désormais dans les potagers. Son apogée annuelle est vers pâques ou elle sera mariée à l’agneau pascal, au chevreau, au cabri et à tout autre ovin lui aussi en plénitude du goût.

L’ail sauvage ou ail des ours

Noms communs : Ail des ours, ail des bois.
Nom latin : Allium ursinum.
Famille des liliacées.

Une odeur de souffre assaille vos narines au cours d’une promenade en forêt. Ne cherchez pas, c’est ce tapis de fleurs blanches en sous-bois qui en est responsable. On n’est pas habitués à faire la relation entre de telles puanteurs et de délicates fleurs.
L’ail des ours est bien un allium comme ceux de nos jardins et peut s’utiliser culinairement malgré tout. Il en possède les mêmes vertus pour la santé.
Attention ! Les feuilles ressemblent un peu au muguet qui est très toxique.

La tige triangulaire porte un pompom blanc pur. C’est une fausse ombelle aux fleurs nombreuses. L’ail des ours pousse souvent en tapis très denses et très vastes . Il aime les sols argileux riches en humus. Bien souvent l’eau n’est pas loin, il peut s’agir d’eaux souterraines. Il habite les forêts de feuillus, surtout de hêtres, les forêts au bord de l’eau. Parcs et buissons parfois. Il est fréquent. Il contient des éthers sous forme d’huile essentielle et des composés sulfuriques qui lui donnent son odeur fétide.

Il fleurit d’avril à juin et mesure de 15 à 30 cm.

Les aulx et leurs vertus.

Attention : Toutes les indications données ici ou ailleurs dans les vertus ne sont que des indications documentaires prises dans des livres ou dans des textes de gens sérieux ayant une éthique professionnelle. En aucun cas il ne s’agit d’indications médicales vous autorisant ou vous conseillant en matières de soins médicaux. Fort de ces informations il serait judicieux de vous rendre chez un herboriste dont c’est le métier ou mieux encore chez un médecin herboriste qui vous conseillera, diagnostiquera et sera plus à même de régler votre problème. Nous nous contentons de relever les vertus de la plante et de ses possibilités mais en aucun cas nous souhaitons nous substituer à la médecine ou au travail des professionnels ayant pignon sur rue. Par sécurité nous ne répondrons de quelque façon que se soit à toute question directe ou indirecte sur le sujet.

Principaux constituant connu :
huile essentielle, glucoside sulfuré,
huile volatile mélange de sulfure et d’oxyde d’allyle à peu près pur, souffre, iode, silice, fécule,
deux principe antibiotique(allicine et garlicine), allistatine I et II d’action puissante sur les staphylocoque. Les propriétés de l’ail sont, en usage interne :
Antiseptique intestinale pulmonaire, l’essence s’élimine partiellement par les poumons. Bactériostatique en usage interne et externe. Tonique, comparé au quinquina. Stimulant général cardiotonique et des organes digestif.
Stimulant circulatoire. Hypotenseur, vasodilatateur des artérioles et capillaire. Dans le cas d’hypertension
ralentisseur de pouls. Antispasmodique.
Rééquilibrant glandulaire. Antisclereux, dissolvant de l’acide urique, fluidifiant sanguin. Diurétique. Anti-goutteux. Anti-arthritique. Apéritif. Stomachique, active la digestion des aliments mucilagineux et visqueux. Carminatif. Vermifuge. Fébrifuge. Révulsif. Préventif du cancer. Fluidifie le sang. Fluidifie les mucosités pulmonaire.
Contre indication : Inflammation du système digestif. Inflammation de système intestinal. Problèmes de peau.
Symptômes pulmonaires congestif, toux sèches fièvres. Femmes. Allaitement.
Usage externe : Coricide. Vulnéraire.
Antiparasitaire. Antalgique. Résolutif.
Tonique général.
Indiqué en usage interne : Prophylaxie et traitement des maladies infectieuses, épidémies de grippes, typhoïde, diphtérie. Diarrhées. Dysenteries. Affection pulmonaire telles bronchites chroniques, tuberculose. Gangrène.Grippe. Rhumes.
Asthme et emphysèmes,modificateur des secrétions bronchiques. Coqueluche,
Asthénie. Faiblesse générale. Spasmes intestinaux. Atonie digestive. Hypertension artérielle. Fatigue cardiaque. Certaines tachycardies.
Spasmes vasculaires. Troubles circulatoire. Varices. Hémorroïdes.
Déséquilibre glandulaire. Artériosclérose. Sénescence. Pléthore.
Hyper coagulabilité sanguine. Rhumatisme. Goutte arthritisme. Oliguries. Oedèmes des jambes. Hydropisie. Lithiase urinaire.
Blennorragie. Manque d’appétit.
Digestion pénible. Flatulences.
Parasites intestinaux (ascaris, oxyures, tænia). Prévention du cancer par son action antiputride intestinale
En usage externe : Cors. Verrues. Durillons. Plaies. Plaies infectées, ulcères. Gale. Teigne. Otalgies.
Névralgies rhumatismales. Surdité rhumatismale. Piqûre de guêpe, d’insectes. Abcès froid. Tumeurs blanche. Kystes. Faiblesse générale.
Usage interne : L’alimentation de l’ail dans les salades et l’alimentation d’une manière habituelle de préférence cru. Une ou deux gousses d’ail chaque matin( goutte, santé générale) et d’une manière habituelle chaque jour au repas.
système recommandable : Le soir, hacher 2 gousses avec quelques branches de persil et ajouter quelques gouttes d’huile d’olive le lendemain matin se faire une tartine pour le petit déjeuner.
Teinture d’ail au1/5 : 10 à 15 gouttes 2 fois par jour 30 gouttes maximum par jour par cures discontinues de quelques jours.
Alcoolature de bulbe frais 20 à 30 gouttes 2 fois par jour pour bronchites chroniques, emphysèmes, coqueluche, hypertension. Infusion contre les parasites intestinaux 2 à 3 gousses râpées dans une tasse d’eau bouillant ou du lait laisser macérer toute la nuit boire le lendemain matin à jeun, pendant 3 semaines. Décoction 25g en décoction pendant 20 minutes dans un verre d’eau ou de lait 2 verres par jour pendant 3 à 4 jours à la lune descendante renouveler chaque mois pendant 2 à 3 mois. Sirop vermifuge gousses d’ail écrasé 500g 1 litre d’eau bouillante, laisser infuser une heure puis passer ajouter 1 kilo de sucre, prendre 2 à 3 cuillères à soupe le matin à jeun. M’ail le gingembre et le citron forment un remède classique contre la grippe également utilisable en cas de rhume, maux de gorge, angines
dans une tasse d’eau chaude mélanger 1 gousse d’ail, 1 morceau de gingembre frais râpé, 1 citron en jus, 1 cuillère à café de miel, prendre jusqu’à 3 tasses par jour éviter en cas de forte fièvres. En cas de mycoses manger 2 gousse par jour dans l’alimentation.
Pour neutraliser l’odeur de l’ail mâcher 2 à 3 grain de café, quelques grains d’anis ou de cumin, une pomme ou une branche de persil. Le cardamome neutralise l’odeur de l’ail !
Usage externe : Onguent l’ail pilé avec de la graisse et de l’huile donnent un onguent appelé moutarde du diable résolutif des tumeurs blanches.
Suc désinfection des plaies, ulcères solution de suc d’ail à 10% avec 1 à 2 % d’alcool. Vinaigre d’ail 30g d’ail râpe macéré 10 jours dans 1/2 litre de vinaigre désinfection des plaies et des ulcères. Décoction 6 gousses pour 1 litre d’eau pour la gale, les teignes, on peut aussi frictionner avec 1 partie d’ail et 2 d’huile camphrée.
1 partie d’ail et 2 d’huile camphrée en friction pour les rhumatismes et le long de la colonne vertébrale contre la faiblesse générale. Ail pillé : Piler une gousse d’ail appliquer le soir en cataplasme frais en protégeant par un sparadrap la peau saine résultat en moins de 15 jours pour les cors, les durillons, les verrues. Rondelles : Couper des rondelles d’ail appliquer sur le cor et maintenir renouveler matin et soir. Contre les verrues et les petits kystes frotter avec un fragment d’ail plusieurs fois par jour faire suivre a la fin du traitement par de petits emplâtres d’argile.
Pour les piqûres de guêpes retirer le dard et frotter avec un morceau d’ail.
Teinture d’ail : préparation. Tubercules bulbeux d’ail soit 250g, alcool à 60° soit 50g. Débarrasser les bulbes des écailles foliacées qui les entourent couper en morceau et faire macérer 10 jours dans l’alcool en agitant fréquemment exprimer filtrer.
Emploi interne comme externe comme antiseptique vasodilatateur, et hypotenseur, antisclereux antirhumatismal, anti-asthmatique dans se dernier cas quelques gouttes sur un morceau de sucre au moment de la crise.
Certains gangster tels Al Capone, Jack Biblo, enduisaient leurs balles pour que les plaies s’infectent ce qui voudrait dire que le revêtement de la balle en contact de l’ail serait toxique.

Ail de Lautrec

Ail de Lautrec

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Les particularités de l’Ail Rose de Lautrec

– L’ail rose de Lautrec est principalement connu pour sa saveur inégalable : très sucré, il a un arôme très développé qui n’agresse ni les papilles ni les plats.

– C’est un ail à bâton (hampe florale), d’où son conditionnement traditionnel en grappes et non en tresses.

– L’enveloppe des gousses (ou caïeux) est veinée d’une jolie couleur rose. Les bulbes (têtes d’ail) sont réguliers.
L’ail rose de Lautrec est pelé à la dernière peau (seule la dernière enveloppe du bulbe est laissée), qui laisse voir par transparence la jolie couleur rose des gousses.

– Le conditionnement traditionnel est la grappe (manouille, à ne surtout pas confondre avec la tresse)en raison de sa hampe florale rigide (bâton). La manouille fait le bonheur des cuisinières car en plus d’être pratique, elle est trés jolie et décore la cuisine.

– L’ail rose de Lautrec est réputé pour son excellente conservation et ses qualités gustatives exceptionnelles.

En effet, sa saveur fait que les grands chefs ne jurent que par lui !!!

Très parfumé, l’ail rose de Lautrec agrémente tous les plats sans agresser le palais. Son arôme développé vous permet d’égayer vos plats, même avec une petite quantité.

Astuce : pour bien avoir une conservation optimale de votre ail rose de Lautrec, laissez le à l’abri de l’humidité, dans une pièce pas trop chaude (12 à 15°C). Ne le conservez pas au frigo.

Vous pouvez trouver de l’ail rose de Lautrec :

– en grappes ou manouilles de 500 g et 1 kg
– en plateaux de 5 kg
– en filets : 3 têtes, 250 g, 500 g, 1 kg
– en barquettes 3 têtes
– en sacs 5 kg

AIL – HISTOIRE

Après une naissance incertaine en Asie, l’ail connut une rapide implantation dans toutes les civilisations.

Reconnu dès les balbutiements de l’humanité comme une plante aux nombreuses vertus, il fut utilisé pour la force et la protection contre les maladies qu’il confère aux consommateurs.

Mais la perfection n’étant pas de ce monde, l’ail fut écarté par certains ne supportant pas son odeur nauséabonde.

C’était le cas d’Horace en 50 av. JC qui n’hésitait pas à le qualifier de vulgaire.

L ‘ Ail dans l ‘Antiquité:
L’origine de l’ail reste assez floue, car nombreux sont les pays qui s’attribuent la paternité de ce liliacé.

Il semblerait que ce soit les plaines à l’Est de la mer Caspienne qui aient servi de berceau à l’ail, pour ensuite être diffusé à l’ensemble de l’Europe et de l’Asie.

Il semblerait que ce soit à partir des vastes plaines à l’Est de la mer Caspienne, actuellement les Républiques fédérées du Kazakhstan, Ouzbékistan, et Turkménistan, que l’ail se répendit dans l’ensemble de l’Europe et de l’Asie.

A notre époque encore, dans cette région, on trouve de l’ail qui pousse à l’état sauvage, mais la grande facilité à cultiver l’ail, qui pousse aussi bien en climat tempéré qu’en climat chaud, lui a permis de se développer facilement.

Ce sont les tribus nomades, les marchands, les explorateurs et les conquérants qui ont colporté l’ail des plaines du Pô en Italie, jusqu’au Yang zi Jiang en Chine, en passant par la vallée du Nil et ceci en 6 millénaires.

Chine, Moyen Orient
Vers 3000 ans avant JC, les chinois utilisaient l’ail pour relever la saveur de leur nourriture, si caractéristique de la cuisine orientale.

A la même époque, au Moyen Orient, dans le sud est de l’actuel Irak au bord de l’Euphrate, les sumériens ont laissé la première trace écrite sur l’ail.

Egypte
Dans l’Egypte ancienne, l’ail était très utilisé. Il était distribué gratuitement avec du pain aux bâtisseurs de pyramides.

Très apprécié, ces derniers n’hésitaient pas à refuser de travailler si les rations étaient diminuées.

L’ail était déjà reconnu pour la force et la protection contre les maladies qu’il confère. On en retrouve sur les sarcophages des pyramides, où il aidait le défunt à effectuer son voyage dans l’eau delà.

L’ail s’utilisait également pour la momification, et était reconnu pour son action puissante contre les morsures de serpent.

La pyramide de Kheops, la plus grande devant celles de Kephren et Myckerinus, et les plus petites celles des reines, furent bâties grâce à la force de l’ail. On en retrouve des traces dans celle de Kheops.

Inde
Des traces écrites mentionnant l’ail, remontant vers 1800 ans avant JC, sont présentes dans les Veda, livres sacrés de l’hindouisme.

Chez les Hébreux
Les hébreux durant l’Exode vers 1250 avant JC, considéraient l’ail comme le bien le plus précieux abandonné en Egypte.

Dans le désert, suivant Moïse, certains n’hésitaient pas à se plaindre, selon le Livre des Nombres, c’est le quatrième des cinq premiers livres constituant la Torah: “Nous nous souvenons des concombres, des melons, des poireaux, des oignons et de l’ail”.

Gréce Antique
Les grecs l’appelaient la rose puante, cité par Homére en 850 av. JC, Hippocrate en 400 av. JC, Aristophane en 400 av. JC et Aristote en 350 av. JC pour ses vertus médicinales.

Aristophane en parle dans ses comédies comme le symbole de la force physique, ce qui lui valait d’être utilisé par les soldats, les athlètes et les lutteurs pour la force et l’endurance, mais également pour la protection contre les maladies.

Cependant l’odeur dégagée par l’ail, lui valut le dédain des classes supérieures, ainsi l’entrée de certains temples était interdite à ceux qui en avaient mangé.

Chez les Romains
Les romains ont diffusé l’ail dans toute l’Europe de l’ouest en Espagne, en France, en Angleterre et en Italie.

Très consommé par le peuple, il était notamment distribué aux soldats, cela lui valut le surnom de thériaque ou antidote des pauvres par Galien un médecin grec vers 200.

Par contre, les classes supérieures le délaissaient à l’image d’Horace le poète latin vers 50 av. JC qui le trouvait “plus vénéneux que la ciguë”.

L ‘ Ail de l’Epoque Moderne à nos jours.
L’ail s’implante dans toutes les sociétés, avec une réticence tout de même pour les classes plus aisées.

Il gagne les Amériques, transporté par les marins qui en gardaient toujours une tête sur eux afin de se protéger des épidémies et de se porter chance.

République Dominicaine et Christophe Colomb:
L’ail s’implanta sur l’île après le passage de Christophe Colomb en 1492.

Les marins avaient toujours de l’ail sur les bateaux pendant les grandes traversées pour empêcher les épidémies comme le scorbut

Suivi par de nombreux colons, l’ail se dissémina dans toute l’Amérique du sud et l’Amérique centrale.

Il faut attendre le XIXéme siècle pour qu’il arrive en Amérique du nord, diffusé par la cuisine mexicaine très friande d’ail.

France, Henri IV, Mousquetaires, A. Dumas:
Henri IV fut un grand consommateur d’Ail. Déjà lors de son baptême son grand père, comme l’exige les rites du Béarn, lui frotta les lèvres avec de l’ail, ceci dans le but de le protéger du mal et de lui conférer la force du chef.

De plus, le “vert galant” n’omettait jamais à chaque matin de manger une gousse d’ail, afin d’honorer comme il se doit ses nombreuses conquêtes féminines cf. Aphrodisiaque.

Cet engouement pour l’ail lui valut de la part de ses proches, de le décrire comme ayant “une haleine à terrasser un boeuf à vingt pas”.

Les célèbres mousquetaires du Roi, au XVII-XVIIIème siècles, influencés par la cuisine de leur Gascogne natale, accommodaient chacun de leur plat d’ail.

Dans les auberges, ils réclamaient ainsi de l’ail pour accompagner chaque repas.

En 1762, lors de la peste de Marseille, 4 voleurs dévalisèrent les demeures, immunisés grâce à une boissons à base d’ail.

Arrêtés et condamnés à mort, ils eurent la vie sauve en révélant la recette de leur élixir.

Cette boisson est depuis connue comme le vinaigre des 4 voleurs et est utilisée comme antiseptique.

L’ail est très implanté dans la cuisine provençale.

Alexandre Dumas dans le “grand dictionnaire de cuisine”, écrit en 1873, le cite et le conseille pour la santé tout en dénonçant son odeur désagréable: “Chacun reconnaît l’odeur de l’ail sauf celui qui en a mangé, et qui se demande pourquoi tout le monde se détourne de lui”.

Grande Bretagne, Shakespeare
Shakespeare, qui considérait l’ail comme n’étant pas fait pour les nobles, reflète bien l’état d’esprit de la société en Grande Bretagne:

L’ail est réservé pour les pauvres qui l’utilisent plus comme un médicament que comme un aliment.

Espagne, Cervantès:
L’auteur de Don Quichotte, conseillait de “ne manger ni ail, ni oignon car leur odeur trahira votre origine paysanne”, ce qui n’empêchait pas l’ail d’être très présent dans la cuisine espagnole à cette époque.

Sibérie, XVIII ème siècle
Les sibériens, conscients de sa valeur, payaient leur impôt en ail.

De nos jours, mondialisation oblige, l’ail est présent dans pratiquement tous les pays.

Utilisé pour relever la saveur des plats, il est présent dans nos supermarchés. On en trouve de notre pays, d’Espagne ou d’Amérique du sud.

Mais on oublie souvent d’utiliser l’ail pour ces vertus, par exemple en période de grippe où il peut être un très bon préventif.

AIL – VERTUS

Vertus gustatives et médicinales.

L’ail depuis la nuit des temps sert de remède à un grand nombre de maux cf. les recettes de l’aromathérapie), soignant autant les insolations que la surdité selon certains.

Ici sont répertoriées les plus importantes vertus attribuées à l’ail, revues avec les connaissances actuelles en médecine.

Protection contre le mal
Antiseptique
Protection contre les épidémies
Contre les piqûres et les morsures
Vermifuge
Contre la toux, une mauvaise digestion, enrouement, typhus
Diurétique et laxatif
Contre les affections cardiaques
Contre le cancer
Contre le mauvais cholestérol
Aphrodisiaque

Protection contre le mal
Chez de nombreux peuples, l’ail était considéré comme ayant le pouvoir de repousser le mal: les sorcières, les voleurs, les méchants, les envieux et le diable, ci contre, Méphistophélès vole sur la ville, d’Eugène Delacroix.

Ainsi, on accrochait quelques têtes d’ ail au dessus des portes d’entrée pour repousser l’indésirable.

L’utilisation la plus connue reste son action contre les vampires: l’ail est, avec la croix et l’argent, un des moyens de se prémunir contre ces suceurs de sang la nuit tombée.

En effet, selon une croyance populaire, ils ne supportent pas le goût d’ail dans le sang.

L’ail est également utilisé contre les mauvais coups du sort:
– les guerriers contre les assauts de l’ennemi, à l’image des guerriers romains qui portaient toujours une tête d’ail autour du cou.
– les voyageurs contre les périls de la route
– les marins contre les naufrages, c’est ainsi que l’ail s’implante en Amérique latine
– les montagnards contre les changements intempestifs du temps
– les toréadors contre les charges du taureau.

Protection contre les épidémies:
– les maladies:
Une utilisation qui remonte jusqu’aux égyptiens, puis reprise par les grecs, c’est la protection contre les épidémies: La peste, mais aussi la lèpre et la grippe.

Cette action découle de la propriété antiseptique de l’ail.

Au moyen âge:
Il était un des rares moyens de se prémunir contre les épidémies de peste, cf. les 4 voleurs lors de la peste de Marseille en 1726.

Les personnes les plus exposées à l’épidémie comme les médecins et les moines en consommaient régulièrement.

Lors de la peste de Londres en 1608, il était tout de même boudé par les riches, à cause de son odeur trop forte.

Contre les piqûres et les morsures:

Les égyptiens et romains, plaçaient un peu d’ail sur les plaies dues aux morsures de serpents et de scorpions, mais aussi aux piqûres d’insectes.

De grands noms ont recommandé son usage: Mahomet de 570-632, Pline naturaliste et écrivain latin de 23-79.

Plus près de nous, dans nos campagnes du siècle dernier, l’ail s’utilisait contre les chiens enragés.

Cet application s’explique par l’action antiseptique de l’ail.

Vermifuge:
Les égyptiens, disposaient un collier d’ail autour du cou des personnes infectées par des vers intestinaux.

De même chez les romains, le médecin Dioscoride prescrivait de l’ail qui nettoie les parasites du corps.

Aujourd’hui les médecins conseillent de l’essayer contre le ténia.

Antiseptique:
La vertu de ce liliacé la plus souvent citée est, à juste titre selon les chercheurs, son action antiseptique.

Déjà utilisé depuis plusieurs siècles dans les monastères pour soigner les blessures.

De même durant la grande guerre, l’ail fut utilisé contre la gangrène et la septicémie.

n effet en 1916, le gouvernement britannique paya les citoyens qui produisaient de l’ail pour les hôpitaux.

Cette action antiseptique de l’ail est reconnue aujourd’hui par la science.

En effet, l’allicine essence contenue dans l’ail bloque deux groupes d’ enzymes présentes dans les bactéries, ce qui a un rôle inhibiteur sur les gênes pathogènes, sans toutefois les détruire.

La principale qualité de l’ail reste son rôle antiseptique grace aux vitamines A et B, des sels alcalins, des acides aminés riches en soufre, et surtout de l’huile volatile qu’il renferme.

Cette huile à l’odeur forte possède une essence l’allicine 0,7%, qui sous l’effet de l’eau et d’une enzyme l’allinase donne de l’allicine.

Ce composé inhibe les enzymes présentes chez certaines bactéries, champignons et parasites, et donne à l’ail ses qualités antimicrobiennes et antioxydantes.

En vue d’utiliser cette substance pour son action antiseptique, des chercheurs israéliens ont réussi à synthétiser de l’allicine pur semi-synthétique.

Cependant l’ail à un effet inhibiteur sur les gènes pathogènes (bactérie, bacilles, streptocoques… ) sans toutefois les détruire.

De plus, l’allicine à grande dose devient toxique, mais rassurez vous, la quantité d’ail à ingérer pour atteindre le seuil de toxicité découragerait le plus vorace d’entre nous.

Agar-Agar

Agar-Agar

AGAR-AGAR – HISTOIRE

Agar-agar est un mot d’origine Malaise qui désigne en extrême-orient la gelée obtenue à partir de diverses algues rouges: gélidium, gracilaria… et dont la découverte s’est faite accidentellement au XVIIème siècle par un cuisinier Japonais.

Ce dernier, retrouvant dans la neige, des restes d’une préparation culinaire qu’il y avait jeté la veille, une substance transparente, sèche, eut l’idée de la reprendre pour la faire bouillir. Il obtint après refroidissement de la gelée, initiant ainsi un procédé de fabrication qui se mua peu à peu en une industrie dont le Japon garda seul la maîtrise jusqu’à la 2ème guerre mondiale.

Une cuillère à café pleine contient 5 g, et rase, 3 g.
Ce gélifiant naturel se présente généralement sous la forme d’une poudre très fine, dont à peine 10 grammes mélangés à un litre d’eau portée à ébullition permettent d’obtenir un gel ferme. Quelques pincées introduites avant cuisson dans une préparation, soit un dosage compris entre 0,2% à 0,8% selon la fermeté recherchée et les autres ingrédients mis en oeuvre, suffisent pour produire le résultat voulu.

Dans les pâtés et terrines, il remplacera très utilement et efficacement la gélatine, car contrairement à elle, son goût est neutre et son apport en calories quasiment nul, et enfin, plus puissant qu’elle, il en faut beaucoup moins.

En pâtisserie, il est incontournable pour épaissir ou gélifier entremets, jus, sirops, et il permet de réduire le proportion de sucre dans les confitures.

L’agar-agar existe aussi sous forme de filaments que l’on peut utiliser en décors de salades variées, de pâtisserie… On en retrouve le pouvoir gélifiant en les faisant tremper dans de l’eau.

Acore

Acore

ACORE – HISTOIRE
L’acore aromatique fait partie de la famille des aracées. La plante vivace de l’acore, préfère les régions marécageuses. On la cultive dans les pays de l’Est, le long des cours d’eau. Ses feuilles, étroites et longues, similaires aux roseaux, peuvent atteindre un mètre de hauteur. Les extrémités vertes se replient sur leurs tiges. Les fleurs verdâtres fleurissent au début de l’été. En fait, ce sont les racines horizontales qui sont employées.

Il faut les récolter au printemps et à l’automne et les faire sécher à l’ombre. Le rhizome de l’acore est un tonique amer qui stimule les glandes digestives.

On utilise essentiellement les racines en tisane, avec un peu d’eau bouillante, l’acore est efficace contre tous les troubles gastriques : Ballonnements abdominaux, nausées, brûlures gastro-oesophagiennes. Les faiseurs de sorts s’en servaient pour concocter des bouillons dont ils avaient seuls le secret. Les gens de la cour du Dalaï- Lama les utilisaient pour prendre des forces dans leurs grands moment de prières et de concentrations religieuses.

ACORE – VERTUS

C’est une plante des étangs, des marais originaire de l’Inde de 0,50 à 1,50 m d’envergure dont on utilise le rhizome. Ce rhizome vrai est un bon diurétique et favorise les digestions lentes. Il combat l’atonie,les ballonnements, l’arthrite, l’ulcère de l’estomac,les nausées, le rachitisme,la goutte,les règles insuffisantes, la nervosité.

Absinthe

Absinthe

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ABSINTHE – HISTOIRE

C’était la boisson préférée de Paul Verlaine et de nombreux artistes.

Elle est souvent cité dans les récits des poètes,sous le nom “herbe qui rend fou” “herbe aux vers” ou “herbe sacrée” et elle était déjà utilisée du temps d’Hippocrate.

Elle entrait dans la composition de la liqueur du même nom, que l’on surnommait “la fée verte” et dans laquelle Van Gogh, Verlaine Toulouse-Lautrec et bien d’autres recherchèrent l’inspiration.

Elle fut interdite en France en 1915.

Commune dans les Alpes et le Massif central ou dan sle jura, rare dans l’est, l’Absinthe se rencontre plutôt près des jardins ou elle a dû être autrefois cultivée.

En effet l’Absinthe a pratiquement disparu des jardins. Pourtant cette plante a eu son heure de gloire car elle était la muse des peintres et des artistes.

Paul Verlaine se promenait son verre d’Absinthe à la main. Van Gogh, Gauguin et les autres en firent la boisson à la mode tel que le serait le champagne ou le whisky aujourd’hui.

C’est une plante vivace de 30 à 100 cm de hauteur à l’allure élégante, argentée, aux feuilles velues, soyeuses et blanchâtres sur les deux faces.

Les tiges se ramifient en larges panicules, à fleurs jaunes.

C’est le matin, en début de floraison en juillet et en août qu’on récolte les sommités de cette belle armoise aromatique à la saveur très amère.

On les sèche à l’ombre, suspendues en guirlandes ou en bottes.

Si la dessiccation est bien faite, la plante conserve son parfum et ses pouvoirs.

ABSINTHE – VERTUS

Elle est tonique, digestive, elle stimule l’appétit et C’est un excellent vermifuge.

L’Absinthe a donné son nom à un breuvage très nocif dont “l’Assommoir” le roman de Zola, a vanté les mérites.

Dans la pratique médicale c’est une herbe sainte dont les anciens avaient fait un de nos meilleurs toniques amers.

C’est un diurétique, vermifuge, et antiseptique ainsi qu’un anti-inflammatoire.

Il y a dans l’Absinthe des huiles essentielles dont l’un des constituants est le Thuyone, redoutable poison qui est aux neurones ce que le virus est à l’ordinateur.

En infusion, il faut une cuillère à soupe par litre d’eau bouillante, laisser infuser 10 minutes. Ne prendre que 3 tasses par jour avant ou après le repas.

En décoction, mettre une bonne poignée par litre d’eau et faire bouillir 5 minutes.

En usage externe on l’utilise pour le lavage des plaies qui cicatrisent mal et les ulcères, mais toutes ces indications sont à prendre avec précaution. Le respect des doses est impératif.

Elle a été également surnommée l’herbe aux vers car c’est un excellent vermifuge.

En usage divers l’Absinthe éloigne les insectes.

Il faut en mettre quelques rameaux dans l’armoire pour chasser les mites, se frotter avec la plante fraîche pou éloigner les moustiques, et en plus ça sent bon.

l’Absinthe fraîche est également très bonne pour chasser les poux de la tête des enfants. Les poux n’y résisteront pas.

l’Absinthe est un bon condiment pour toutes les viandes rôties car elle détruit les graisses à la cuisson, et malmène le mauvais cholestérol.

La chair des oies cuite bien grasses dans l’armoise donne des résultats de cuisson et goûts très étonnants.

Les jeunes feuilles d’absinthe peuvent être utilisées dans des salades de saison elles se marieront et parfumeront la salade parfaitement.

Yaourt

Yaourt

YAOURT – HISTOIRE

Le yaourt est un produit de la fermentation du lait, procédé très ancien qui remonte aux temps préhistoriques.
Comment l’homme l’a-t-il découvert ? Mystère…

Plus de 1 200 000 de tonnes de yaourts produits en France en 1998.

On imagine volontiers un jeune berger, à la fin du néolithique, s’apercevant que le lait contenu dans sa gourde a caillé.L’on sait que l’usage des laits fermentés remonte au moins à la domestication des animaux. Qu’il a commencé en Eurasie, chez les Buschirs, les Tartares, les Kirghizes, les Kalmoucks, amateurs de lait de jument fermenté, le koumys.

Ces nomades offraient une sorte de yaourt aux anges tutélaires et aux étoiles protectrices. Aux temps bibliques, il est reconnu pour ses pouvoirs bienfaisants. Abraham lui doit sa longévité ; Moïse le considère comme un don de la nature, à l’égal du miel et du vin.Pendant l’Antiquité, Pline remarque que les Barbares savent “épaissir le lait en une matière d’une agréable acidité”. Il cite le yaourt comme étant “d’essence divine” et comme remède à de nombreux maux.
Cependant, la consommation généralisée de yaourt en Occident reste relativement tardive. En France, on la doit d’abord, sous forme d’une brève apparition, à François 1er.

Souffrant probablement d’une infection intestinale, Sa Majesté fut guérie par la cure d’un laitage mystérieux, administrée par un médecin turc qui refusa d’en livrer le secret. C’était du yaourt au lait de brebis !
Il faudra attendre la fin du XIXe siècle, lorsque la science découvre l’action des ferments lactiques. Le savant ukrainien Metchnikoff (1845-1916), naturalisé français et prix Nobel en 1908, s’interrogeant sur la croyance qui attribue au yaourt la longévité des montagnards du Caucase et des Balkans, découvre ses effets curatifs sur les désordres intestinaux des nourrissons.
Au XXe siècle, le yaourt arrive en force sur nos tables.
En 1917, Isaac Carasso commence à produire du yaourt à Barcelone selon des procédés industriels. La même année, la première unité industrielle voit le jour en France à Levallois. Glorifié pour ses vertus diététiques, il est l’un des produits les plus appréciés, tel quel, ou en cuisine, notamment allégé.

La consommation de yaourts et de laits fermentés s’élève en France à 1,152 million de tonnes en 1998. Soit 19,6 kg par an et par habitant (15,2 en 1988).
Parallèlement, notre dernier quart de siècle, avec le déclin de la cuisine familiale, voit l’explosion de la consommation des desserts lactés prêts-à-consommer.
Ces préparations industrielles s’inspirent de recettes traditionnelles ou créent d’innovants mariages de saveurs, de textures, de goûts sur la base incontournable de lait ou de ses dérivés. La fabrication de desserts lactés frais ne cesse de se développer.

En 1988, en France, elle représentait 28 5000 tonnes. Dix ans plus tard, elle a presque doublé avec 480 000 tonnes.
Entre 1997 et 1998, elle a progressé de 5,5%.Le français est grand amateur de tous les produits laitiers frais : yaourts, laits fermentés, laits emprésurés, fromages frais, desserts lactés frais et crème fraîche. Avec une consommation de 39,4 kg par habitant et par an en 1998, il se place au quatrième rang européen :

Question de culture…
Consommation de produits laitiers frais en 1998 (en kg par habitant)Laits fermentés et desserts lactés frais
Finlandais 41,0 Autrichien 15,7 Néerlandais 30,7 Britannique 8,0
Suédois 28,3 Irlandais 6,1
Français 26,9 Grec 7,4
Belge/Luxembourgeois 28,0 Italien 7,0 Allemand 24,1

Le yaourt, produit vivant, est un lait fermenté

Après la standardisation du lait (pour la rectification du taux de matière grasse), sa pasteurisation (traitement thermique) et son homogénéisation (répartition homogène des particules de matière grasse dans le lait), le lait est prêt pour la fabrication des yaourts. Il peut être écrémé, totalement ou partiellement, ou non.

On l’enrichit éventuellement en matière sèche, c’est-à-dire en poudre de lait, pour en améliorer la consistance. Puis on le refroidit à la température de 42-44°C.
On l’ensemence ensuite avec deux bactéries spécifiques : le Lactobacillus bulgaricus et le Streptococcus thermophilus. Le premier lui apporte son acidité tandis que le second développe ses arômes.
A partir de là, les procédés de fabrication diffèrent selon la texture désirée : ferme, brassée ou liquide.

Le yaourt “ferme”
Après l’ensemencement, il est conditionné en pots qui passent à l’étuve (42°-44°C).
Pendant trois heures, les bactéries se reproduisent par millions et s’attaquent au lactose qui est transformé partiellement en acide lactique qui modifie la structure des protéines, qui forment alors un gel.

Lorsque les yaourts ont atteint le degré d’acidité voulu (80-90° Dornic), ils passent en chambre froide ventilée ou en tunnel de refroidissement, et sont stockés à 2-4°C.

Le yaourt “brassé”
A la différence du précédent, sa fermentation ne s’effectue pas en pots, mais en vrac, dans des cuves. Lorsque l’acidité atteint 100 degrés Dornic, le caillé est brassé puis refroidi avant d’être conditionné en pots, qui seront stockés en chambre froide.

Le yaourt “à boire”
Sa texture est liquide, justement pour lui permettre d’être bu aisément. Après avoir été brassé, il est battu dans les cuves, avant d’être conditionné.

La DLC (date limite de consommation) du yaourt ne peut être postérieure de 28 jours à la date de fabrication, car ses bactéries caractéristiques doivent rester vivantes.
Un yaourt contient au minimum 10 millions de bactéries lactiques vivantes par gramme ! Produit vivant, le yaourt se distingue du “produit” thermisé dont on cherche à allonger la durée de conservation avant la consommation, en tuant sa flore bactérienne, ce qui lui interdit de porter la dénomination yaourt qui s’attache à définir un produit “vivant”.

Un yaourt peut se décliner avec un taux de matière grasse variable, selon celui du lait utilisé pour sa fabrication.

Il peut être sucré ou non. Il peut contenir des ingrédients qui en modifient le goût : morceaux de fruits, miel, confiture, arômes naturels ou de synthèse autorisés.

Les autres laits fermentés

Le lait fermenté existe depuis des millénaires. Le lait Ribot, un lait baratté, est une spécialité gauloise ; le kéfir, ou ” yaourt des centenaires” du Caucase est très consommé au Moyen-Orient ; le koumys, boisson d’Asie centrale, se prépare à base de lait de jument, d’ânesse ou de chamelle.

Les laits fermentés d’aujourd’hui ont des procédés de fabrication globalement identiques à ceux du yaourt. Simplement, ils n’ont pas droit à l’appellation “yaourt” car ce ne sont pas les mêmes bactéries qui assurent la fermentation du lait.

En 1899, une nouvelle bactérie était identifiée par l’Institut Pasteur : le Bacillus bifidus communis. Aujourd’hui, on a isolé plusieurs sortes de bactéries répondant au terme générique de bifidus.
Les plus célèbres sont le Bifidobacterium longum et le bifidum, présentes dans l’intestin des nouveau-nés.
En 1978, les Japonais utilisèrent les premiers cette bactérie dans les produits laitiers.
La France fit de même en 1981 avec la commercialisation du premier lait fermenté au bifidus.
Il existe aussi des laits ensemencés avec le Lactobacillus acidophilus (lait à l’acidophilus).

Les desserts lactés frais

Ce sont des préparations comportant une forte proportion de lait ou de crème, mélangés à d’autres ingrédients (sucre, riz, semoule, parfums et arômes…).

Crème caramel
Ce qui permet de consommer du lait sous mille et une formes différentes : crèmes, flans, mousses…
Ces spécialités dont le nombre ne cesse de croître chaque année sont fabriquées selon divers procédés.

Les laits gélifiés et les crèmes dessert
Ils sont obtenus en ajoutant au lait des agents de texture autorisés, épaississants ou gélifiants, dont la proportion ne doit pas excéder 2%.
Lorsque le produit est obtenu avec plus de gélifiant que d’épaississant, il s’agit d’un lait gélifié, c’est-à-dire d’un flan. Dans le cas contraire, c’est une crème dessert.
Certaines préparations intègrent des oeufs et/ou de la crème telles les mousses, crèmes brûlées ou îles flottantes.

Les laits emprésurés
Ils sont constitués de lait caillé avec de la présure, additionné d’arômes naturels.

Les glaces
Trois sortes de glaces ont place parmi les produits laitiers frais : les “glaces à la crème” dites aussi crèmes glacées ou “ice creams”, les “glaces aux oeufs” et les “glaces au lait”.

Crème glacée
On les obtient en congelant un mélange de lait pasteurisé et de saccharose auquel on ajoute d’autres ingrédients : arômes, extraits de fruits, stabilisants et colorants.
Pour avoir une consistance légère, elles peuvent être foisonnées : le mélange à glacer est fortement battu pour incorporer, de manière homogène, de petites bulles d’air.

Les autres desserts
Fruit d’une innovation constante de la part de l’industrie laitière, plusieurs recettes originales, familiales ou traditionnelles, sont aujourd’hui fabriquées industriellement.

Ce sont les riz au lait, les gâteaux de semoules, les clafoutis, mousses, profiteroles et autres îles flottantes… Le soin apporté à leur fabrication en font des desserts lactés sains et gourmands à la fois.

Yaourts et yoghourt

C’est en 1925 que les mots “yaourt” ou “yoghourt” ont fait leur entrée officielle dans le Petit Larousse. Le premier est d’origine grecque, le second d’origine turque (yog’hurt)

Achat

Vérifier la date de péremption lors de l’achat afin d’acheter le yogourt le plus frais possible. Après la date mentionnée, le yogourt est encore comestible tant qu’il a bon goût, qu’il n’y a pas apparition de moisissures ou de bulles, signe de fermentation. La formation de liquide n’est pas un signe de détérioration.

Conservation

Laisser le yogourt le moins longtemps possible à la température de la pièce et le conserver au réfrigérateur, il s’y conservera pendant 2 à 3 semaines.

Il semble que le froid de la congélation n’affecte pas les ferments du yogourt. La durée de conservation idéale du yogourt une fois congelé est de 1 mois. La décongélation lente du yogourt au réfrigérateur est préférable à la décongélation à la température de la pièce.

Les ferments déshydratés du yogourt se conservent 6 mois à la température de la pièce, 12 mois au réfrigérateur et 18 mois au congélateur.

La consommation de desserts lactés frais ne cesse d’augmenter.
Elle était de 5,4 kg par habitant et par an en 1989.
En 1995, elle s’élevait à 6,7 kg pour atteindre 7,4 kg en 99
Les deux termes sont reconnus par la législation européenne. Ils ne peuvent convenir qu’à un lait fermenté avec ces bactéries caractéristiques :
Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus.
Bactéries qui doivent demeurer vivantes jusqu’au dernier jour de la DLC. De plus, la quantité d’acide lactique libre contenue dans 100 g de yaourt ne doit pas être inférieure à 0,7 g.

Cependant, depuis le 14 juillet 1988, la dénomination peut également s’appliquer au yaourt surgelé. Le “yaourt surgelé” doit répondre à certaines caractéristiques. Notamment, les bactéries mises en hibernation doivent être reviviscentes après la décongélation. La “glace au yaourt” ne peut utiliser le terme yaourt que sous les mêmes conditions.

A partir de ces caractéristiques de base, le yaourt peut garder son appellation, même s’il n’est pas de goût nature. A condition de répondre à certaines conditions : s’il est enrichi d’ingrédients (sucre, fruits, miel, arômes..), ceux-ci doivent être autorisés par la législation. En tous les cas, ils ne peuvent dépasser la proportion de 30%. L’addition de stabilisateurs, hormis certains conservateurs des fruits, est interdite.
On trouve ainsi sur le marché toute une déclinaison de produits ayant droit à l’appellation yaourts : “yaourts sucrés”, “yaourts aromatisés”, “yaourts aux fruits” etc.

Produit vivant, 100 g de yaourt nature contiennent en moyenne 6 g de glucides, 4 g de protides, 0 à 3,5 g de lipides, selon le lait utilisé. On y trouve encore du calcium, des sels minéraux (phosphore, potassium) et des vitamines produits par les bactéries : B1, B2, et PP.

L’appellation “lait fermenté” est réservée à des laits ensemencés avec d’autres bactéries que celles qui sont spécifiques au yoghourt.
Le nom de la ou des bactéries impliquées dans la fabrication du produit doivent figurer sur l’étiquetage.
Les laits fermentés comportent un peu moins d’acide lactique libre que le yaourt (0,6% au lieu de 0,7%), ce qui leur donne un goût plus doux. En résumé, le yaourt est un lait fermenté, mais tous les laits fermentés ne sont pas des yaourts !

Les desserts lactés frais

Ils sont étiquetés sous leur nom usuel ou sous forme codée.
L’utilisation des additifs est soumise à la législation européenne qui a été est reprise dans le droit français.
Ce sont des agents de texture épaississants ou gélifiants, des arômes, des colorants (produits naturels extraits de plantes ou de fruits par seul traitement physique), des antifongiques (sorbates) pour éviter la contamination par des levures ou des moisissures.
Leur innocuité a, depuis longtemps, été prouvée. Leur dosage et leur qualité sont réglementés.

La valeur nutritive des yogourts commerciaux connaît de grands écarts, la teneur en matières grasses, en glucides et en calories est particulièrement variable. Certains yogourts contiennent jusqu’à 10% de matières grasses, soit beaucoup plus que le lait entier qui n’en contient en moyenne que 3,4%. Pour ce qui est de la teneur en cholestérol du yogourt, elle varie entre 7,5 et 12,5 mg pour les versions nature et aromatisées. La teneur en glucides est généralement de 7% pour le yogourt nature et atteint de 11 à 18 % pour les yogourts aux fruits, ce qui les rend énergétiques (habituellement entre 79 et 144 calories/125 g). Des yogourts contiennent des additifs alimentaires (stabilisants, épaississants, arômes, colorants), additifs plus ou moins essentiels, et certains en sont dépourvus.

De nombreuses propriétés médicinales sont attribuées au yogourt; non seulement croit-on qu’il favorise la longévité s’il est consommé régulièrement (cette théorie n’a toutefois pas encore été prouvée), mais on dit qu’il serait bénéfique pour le système digestif, restaurant entre autres la flore intestinale après un traitement aux antibiotiques; il aiderait à prévenir le cancer et, pris avant le coucher, favoriserait le sommeil. D’autres recherches sont toutefois nécessaires avant d’affirmer que certains produits laitiers comme le yogourt pourraient assurer une protection contre le cancer.

On s’en servirait aussi pour soigner les vaginites; la bactérie L. acidophilus serait l’agent actif et curatif. Mais pour exercer son effet thérapeutique, la culture acidophile doit être vivante et ce ne sont pas tous les yogourts qui contiennent des cultures actives, puisque le yogourt est souvent pasteurisé après l’addition des cultures, ce qui les rend inactives.

Le yogourt est plus digestible que le lait, il se solubilise dans l’estomac trois fois plus rapidement, soit en près d’une heure. Il contient des bactéries qui facilitent la digestion du lactose. Il n’a pas encore été démontré clairement qu’un produit laitier serait supérieur à un autre du point de vue de l’absorption et de la rétention du calcium par l’organisme. De plus, il y a peu de données jusqu’à maintenant démontrant que les matières grasses du yogourt soient mieux absorbées que celles contenues dans le lait non fermenté

YAOURT – CUISINE TRADITIONNELLE

Le yaourt ne peut rivaliser avec la crème ou le lait.

Le Français a consommé en moyenne 27,6 kg de produits laitiers frais en 1999. Pour son goût, il est vrai que le yaourt ne peut rivaliser avec la crème ou le lait. Cependant il est utilisé en cuisine depuis longtemps par les Orientaux qui le boivent comme boisson glacée, battue avec un peu d’eau.

Ils apprécient aussi sont pouvoir liant dans les sauces. Soit froides, additionnées d’herbes, d’épices, de crudités (cacik turc, raïta indienne…).
Soit chaudes, notamment en cuisine indienne où il est beaucoup utilisé dans les carys.
Les Syriens, les Turcs et les Afghans l’emploient dans la cuisson des légumes et des viandes, dans la préparation des potages et des sauces, notamment pour les brochettes grillées.L’arrivée d’une cuisine plus légère et mieux adaptée aux besoins caloriques des consommateurs lui a redonné une place particulière dans la cuisine française. Aujourd’hui, les cuisiniers le considèrent un peu comme une doublure moins calorique de la crème.
A froid, mis à part le foisonnement impossible, on l’utilise dans les sauces, les farces, les potages, les mousses, les marinades, les coulis…
Il donne aux préparations un petit goût acide, caractéristique, et présente un grand intérêt diététique.

A chaud, il offre de nombreuses possibilités. On le mélange en finition dans les purées, les sauces et les potages.
Avec la fécule de pomme de terre ou de maïs, avec le jaune d’oeuf et éventuellement le vin blanc, il intervient dans la liaison finale des sauces. On peut l’ajouter à la crème et à la fécule quelques minutes avant la fin de la cuisson. Il est alors préférable d’employer du yaourt brassé.

En garniture, on peut l’incorporer dans des appareils à crème prise à condition d’éviter les cuissons violentes ou prolongées. On peut l’utiliser pour certaines marinades (le poulet tandoori, par exemple), ou l’intégrer dans des farces à cuire.
En pâtisserie, il a une place de choix et entre dans la composition de nombreux desserts : gaufres, cakes, crêpes, biscuits simples, pain, soufflés, bavarois, glaces…
D’une manière générale, en cuisine, il est préférable d’utiliser le yaourt à température ambiante, après l’avoir préalablement brassé.

LES DENOMINATIONS MYTHES ET REALITES

Le yaourt est décalcifiant ? Faux
Il apporte, au contraire, 160 à 174 mg de calcium pour 100 g, sous une forme particulièrement assimilable
Le yaourt se digère bien ? Exact
Grâce à sa flore vivante qui modifie la structure des sucres et des protéines, il est particulièrement digeste.
Les desserts lactés frais ne sont pas de vrais produits laitiers ? Faux
S’ils contiennent d’autres ingrédients que le lait : sucre, fruit, oeuf, crème, épaississants, la part du lait reste toujours importante assurant un bon apport de protéines et de calcium.

Utilisation
Le yogourt se consomme tel quel et peut être cuisiné. Ses possibilités d’utilisation sont vastes et on ajoute le yogourt aussi bien aux mets salés que sucrés (soupes, salades, viande, volaille, poisson, riz, pâtes alimentaires, pains, gâteaux, tartes, brioches, entremets, boissons). Le yogourt est notamment utilisé comme ingrédient de base dans plusieurs soupes chaudes ou froides ainsi que pour la préparation de sauces froides pour les brochettes grillées; on s’en sert pour mariner la viande, la volaille et le gibier, qu’il attendrit.

Le yogourt est un ingrédient important dans la cuisine de plusieurs pays, notamment au Moyen-Orient et en Inde. Dans la cuisine indienne, il accompagne les currys et est à la base des raïtas, fruits ou légumes baignant dans du yogourt aromatisé servis du début à la fin du repas et appréciés pour leur fraîcheur.

Nature, le yogourt remplace la crème, tant liquide, fouettée qu’aigre, et il peut être ajouté à la mayonnaise ou à la vinaigrette, diminuant la teneur en calories et en matières grasses. Lorsqu’on l’emploie à la place de la crème dans les préparations nécessitant une cuisson, il est nécessaire de le stabiliser en lui ajoutant un peu de fécule de maïs, car la cuisson le décompose. Le réchauffer 1 h ou 2 à la température de la pièce avant de l’incorporer aux plats chauds et, si possible, l’ajouter à la toute fin de la cuisson pour éviter qu’il n’atteigne le point d’ébullition.

Yaourt maison

La fabrication maison du yogourt est facile, économique et permet d’obtenir du yogourt exempt de sucre ajouté et contenant des vitamines A et D.

Tout d’abord, il faut laver soigneusement les ustensiles et bien les rincer à l’eau très chaude ou les stériliser.

On chauffe ensuite le lait à 85 °C pendant 30 min environ, après lui avoir ajouté 3 à 5% de poudre de lait écrémé. Le lait frais de départ peut être entier, partiellement écrémé ou même UHT.

La teneur en matières grasses et en solides du lait influence la texture, la saveur et la valeur nutritive du yogourt. Du lait entier donne un yogourt plus ferme, plus savoureux, plus gras et plus énergétique qu’un yogourt fait de lait écrémé. L’ajout de poudre de lait (3 à 8 c. à soupe par litre de lait) épaissit le yogourt, le rend plus crémeux et augmente sa valeur nutritive.

Lorsque le lait a atteint le point d’ébullition, ajouter si désiré de la gélatine ou de la pectine (5 ml par litre de lait). La faire gonfler complètement dans un peu de lait avant de l’incorporer (la gélatine est superflue si une culture déshydratée est utilisée car le yogourt obtenu est ferme).

L’usage d’un thermomètre permet de contrôler l’ébullition et de connaître le moment exact de l’ajout du ferment.

Refroidir le lait jusqu’à 44-46 °C puis ensemencer avec un ferment ou une culture déshydratée (lyophilisée), du yogourt commercial nature (de 30 à 75 ml par litre de lait) contenant encore des bactéries vivantes mais ne contenant ni amidon ni gélatine et le plus frais possible, ou du yogourt maison préparé depuis 5 jours au plus.

Afin de minimiser les risques de contamination, prendre soin (avant de consommer le yogourt) de prélever la quantité nécessaire au prochain ensemencement.

Le yogourt fait avec une culture déshydratée est plus crémeux, plus épais et moins acide qu’un yogourt fait avec un yogourt commercial; en outre, il conserve ces qualités plus longtemps et on peut l’utiliser plus d’une fois pour refaire du yogourt. Après environ 1 mois ou après 3 productions, le yogourt est dégénéré, on doit alors se servir d’un nouveau ferment.

Éviter de remuer le yogourt en cours de coagulation, sinon il se sépare et devient aqueux. On le laisse donc incuber pendant 4 à 6 h à une température constante d’au moins 42 °C.

La température d’incubation du yogourt est un élément crucial. La température idéale se situe entre 40 et 46 °C. La multiplication des bactéries est impossible au-dessus de 46 °C car la chaleur détruit les bactéries et empêche la coagulation; elle est plus lente sous 40 °C, où une température trop basse prolonge le temps de coagulation et rend le yogourt plus aigre.

L’emploi d’une yaourtière est pratique mais non essentiel. Toute source de chaleur constante à l’abri de courants d’air remplit la même fonction. On peut faire incuber le yogourt dans un four préchauffé à 50 °C (120 °F) ou un four muni d’une ampoule qui fournit la chaleur nécessaire. On peut aussi se servir d’une bouteille isolante (thermos) préalablement réchauffée, d’un plat ou d’une poêle à frire remplis d’eau chaude et recouverts d’un linge épais afin que la chaleur se conserve, ou d’un récipient enveloppé d’une couverture et placé dans un four éteint, sur un radiateur ou près d’une source de chaleur faible mais constante.

Lorsque le yogourt est coagulé, c’est-à-dire que la texture et le goût désirés sont atteints, le réfrigérer immédiatement pour arrêter l’action des bactéries. L’ajout de fruits ou autres ingrédients se fera au moment de consommer.

Si le yogourt n’épaissit pas, plus d’un facteur peuvent en être la cause: une culture trop vieille, une température trop haute ou trop basse, le temps d’incubation trop court ou une faible teneur en extraits secs (poudre de lait). Remettre un ferment, ajouter si désiré de la poudre de lait et incuber à nouveau.

Si le yogourt est sur ou que le sérum se sépare, l’incubation peut avoir été trop longue ou le refroidissement trop lent. Réincorporer le sérum au yogourt en le battant (la préparation sera cependant plus liquide).

Le yogourt maison peut se conserver 3 semaines au réfrigérateur.

Vacherin

Mont d'Or ou Vacherin

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VACHERIN – HISTOIREVACHERIN – Consommation

Crée par les fermiers du massif du Mont d’Or, c’est un pur produit de la montagne qui n’est fabriqué que l’hiver, au retour des vaches à l’étable après de longs mois d’été dans les hauts pâturages du Jura. Cerclé d’une écorce d’épicéa (aubier), il se déguste à la cuillère tellement sa pâte est onctueuse.

Vins conseillés : Les vins du Jura sont incontournables comme d’ailleurs les vins d’Arbois.

Pas de vins fins avec des fromages forts (et oublier à tout jamais l’accord époisses et vieux Bourgogne rouge).

La majorité des fromages s’accordent mieux avec un vin blanc (qui de plus apportera une note de fraîcheur en fin de repas).

Privilégier le fromage unique au traditionnel assortiment de fromages (où il est difficile d’imaginer qu’un seul vin ira avec tant de fromage).

Accompagner l’ensemble de pain de qualité mais en évitant de rajouter des saveurs supplémentaires sésame, noix,

Servir à bonne température le vin (pas trop chaud) et le fromage (pas trop froid).
Voici un fromage saisonnier par excellence. Sa fabrication commence au début de l’automne pour finir le 31 Mars.

Il se mange habituellement en fin de repas et peut se déguster à la petite cuillère. Il se consomme également sous forme de “fondue au Mont d’Or” : le centre du fromage est alors creusé et rempli de vin blanc du Jura, avant d’être chauffé à feu doux et dégusté accompagné de pommes de terre.

Le Mont d’Or est un fromage au lait cru de vache, à pâte molle, non cuite, légèrement pressée. Il est cerclé d’une écorce d’épicéa et emballé dans une boîte de sapin ou d’épicéa d’un diamètre inférieur à celui du fromage.

L’affinage se fait en cave, sur des planches d’épicéa. Il est retourné et frotté à l’eau salé. L’affinage se poursuit ensuite dans sa boîte, pendant au moins trois semaines. Sa croûte est jaune à brun clai, plissée. Sa pâte est blanche, tendre, très onctueuse, légèrement humide. Il dégage une légère odeur de fermentation et sa saveur est douce et crémeuse.

On peut le manger en fondue : il faut creuser le centre du fromage que l’on remplit de vin blanc du Jura, avant de chauffer à four doux et de déguster accompagné de pommes de terres.

Le meilleur: Le Mont d’Or est un fromage de Montagne, fabriqué à partir de lait de vache. Pour avoir droit à l’appellation, le Mont d’Or doit être fabriqué à partie de lait cru produit sur des pâturages situées à une altitude au moins égale à 700 m, sur les cantons de Montbéliard et de Pontarlier. Le vacherin est un fromage à pâte molle légèrement pressée, à croûte naturelle lavée. Sa singularité, c’est la sangle d’épicéa qui l’encercle, car le Mont d’or est si gras et humide, qu’il doit être maintenu de cette façon. Ce Mont d’or est produit à partir de lait cru des vaches de Montbéliard et pies rouge de l’Est. La sangle d’épicéa qui le retient, infuse lentement l’arôme de l’épicéa dans la pâte crémeuse pour lui donner ce goût inimitable qui en fait un fromage princier. Pendant la lente maturation de ce fromage, il est nécessaire d’effectuer plusieurs retournements et frottages à l’eau salée.

Bien que ce fromage d’hiver soit fabriqué depuis deux siècles, une querelle sur son origine divisa longtemps Suisses et français, chacun affirmant l’avoir inventé. La controverse fut résolue par la capitulation des Suisses.

Fromage à pâte molle et à croûte lavée au lait de vache
Croûte : dorée et parfois un peu rougeâtre, marquée par la toile d’égouttage
Texture : molle et coulante, blanche ou ivoire
Goût : le fromage est entouré d’un cercle d’écorce de sapin dont le parfum imprègne la pâte et lui confère un arôme agréable très caractéristique
Poids : 500 g à 1Kg

Affinage : 3 semaines minimum

A l’oeil : croûte plissée, légerement refleurie de couleur jaune clair à doré, pâte blanche.
Au toucher : pâte de texture légèrement coulante.
Au nez : parfum franc caractéristique du Mont d’Or avec une note d’épicéa.
Au goût : goût boisé, saveur de crème et parfum persistant.
Le Mont d’Or se savoure froid ou chaud.
Ce fromage s’accompagne des vins blancs et rouges du Jura et d’Arbois, mais aussi des vins de Savoie blancs et de Jurançon sec.

Talégio

Talégio

TALEGIO – Fromage italien

Lait de vache généralement pasteurisé mais, dans certaines régions, on utilise encore le lait cru. Les régions de production sont les provinces de Bergame, Brescia, Côme, Crémone, Milan, Pavie, Novare, Trévise

Son affinage dure entre 25 et 50 jours.
Sa pâte est molle, crémeuse, légèrement filante, jaune paille sous la croûte; compacte, friable et blanche à l’intérieur. Sa croûte molle et mince, de couleur brun clair rosé, semée souvent de plaques irrégulières de moisissure grisâtre. Il se présente sous la forme d’un parallélépipède quadrangulaire plat. Son poids est de 2 kilos. Ses côtés font de 20 à 25 cm.
Hauteur: 5 à 7 cm. A l’achat s’assurer que le fromage est jeune si on le désire doux. Son goût très défini, doux et délicat tendant à l’aigrelet ou légèrement piquant à l’intérieur.

TALEGIO – Découverte

Fromage de table typique, très apprécié, à consommer en fin de repas ou comme plat principal avec des vins rouges étoffés. Il doit être consommé à température ambiante et non froid. c’est aussi un ingrédient utile pour préparer de nombreux plats, pizza, omelette, risotto, salade.

Les fromages stracchino étaient fabriqués à l’origine avec du lait de vaches lasses qu’on menait vers le sud à l’approche de l’hiver. Le nom vient du mot italien stracco qui veut dire ” fatigué “. La consistance du lait n’était pas très riche et les fromages ainsi produits étaient frais et délicats. Les fromages faits de lait brut vieillissent et se détériorent rapidement; c’est pourquoi aujourd’hui la plupart des fromages stracchino sont fabriqués à base de lait pasteurisé tout au long de l’année.

Le taleggio est le plus fin des fromages blancs de la famille stracchino. Fabriqué de lait du soir et de lait frais du matin, ce fromage n’est pas pressé, mais tourné dans sa cuve pour l’égoutta.ge. Sa croûte rose est feuilletée et douce et sa pâte, condensée et pâle. Le meilleur Taleggio est fabriqué dans le nord de l’Italie; son nom est protégé par la loi, mais une de ses imitations, le talfino, ne l’est pas. D’un arôme et d’une saveur riche, sa consistance est fondante et délicate. Le stracchino crescenza se présente comme un carré sans croûte qui vieillit vite; il est disponible en deux versions : un fromage à la crème et un fromage plus ferme.
Valeur nutritive
Calories: 335 à 343/au 100 g
Eau: 46,4%
Matières grasses: 26,5%
Protéines: 23,6%
Utilisation / Comment le servir?
Sur une polenta bouillante dont la chaleur fait fondre le fromage en une masse crémeuse.

TALEGIO – SAVOIR ACHETER

Couleur crème orangée et à leur pâte au ton ivoire soutenu. Mais leur odeur surtout, souvent puissante et ammoniacale, les signe entre mille. Elle évoque le champignon, l’étable, le “lacté fermenté”, l’ammoniaque, l’oignon… Cependant, elle est trompeuse et ne tient pas ses promesses, car la pâte a généralement un goût nettement moins marqué que l’odeur ne le laisserait supposer.

Smen

Smen

SMEN – HISTOIRE

Le Smen est un beurre clarifié utilisé dans la cuisine arabe et maghrébine. Son concept date depuis les temps immémoriaux pour conserver les gras dans les pays chauds. Incorrectement qualifié parfois de beurre rance par les Européens, il est fait généralement à partir de lait de brebis, parfois de vache – même de lait de buffle en Égypte.

Le lait est liquéfié, clarifié; on y ajoute un peu de sel, parfois de la semoule et on le range dans un pot de terre ou de grès. On le laisse ainsi “vieillir”; son goût se raffine et prend une note d’amande.

On l’utilise aussi bien comme beurre de cuisson dans les couscous et les tajines que comme beurre à pâtisserie.

SMEN – VERTUS

Le rôle des produits laitiers probiotiques dans l’alimentation saine
Exposé du professeur Zdenko Puhan, professeur titulaire de la chaire des sciences du lait à l’Institut für Lebensmittelwissenschaft de l’ETH de Zurich

Introduction
l’acidification du lait par des micro-organismes a été la toute première méthode de conservation, bien qu’elle ne permette de prolonger la durée de conservation du lait que de quelques jours. À l’origine, le lait a caillé spontanément (1re génération), mais plus tard, l’acidification a été maîtrisée par l’ajout et la culture de bactéries lactiques adéquates et le respect de conditions de croissance optimales pour les microorganismes utilisés (2e génération). Ceci a débouché sur un déroulement sûr du processus technologique et à la fabrication de produits laitiers fermentés définis.

En fonction des conditions climatiques, différentes bactéries lactiques ont été sélectionnées pour la fabrication de différentes sortes de lait caillé. Ainsi, les produits originaires des régions méridionales contiennent des bactéries lactiques thermophiles (qui aiment la chaleur), tandis que des bactéries lactiques mésophiles (qui aiment les températures moyennes) sont utilisées pour les sortes de lait caillé qui proviennent du Nord. Dans l’état actuel de la technique, les conditions climatiques ne jouent évidemment plus aucun rôle dans la fabrication des sortes de lait caillé. l’acidification du lait, c.-à-d. la fermentation lactique, procure en principe les avantages suivants :

Conservation limitée du lait périssable ;
mieux apprécié en raison de la formation d’acide lactique et d’arômes spécifiques ;
meilleure digestibilité en raison du changement de nombreux composants du lait au cours de la fermentation lactique.

Théorie de la “longévité” de Metschnikoff
Les réflexions au sujet de l’influence sur la santé des sortes de lait caillé ont commencé au début du siècle dernier avec la publication en 1908 des travaux scientifiques d’Ilja Metschnikoff, dans lesquels il formulait l’hypothèse de l’existence d’un lien entre la longévité de la population du Sud-Est de l’Europe et la consommation régulière et élevée de yaourt. Metschnikoff pensait avoir découvert que le “mode de vie des plus antinaturels de l’homme conduit à un développement intense tout à fait anormal de bactéries nuisibles dans l’intestin grêle et donc à une auto-intoxication chronique, à des maladies en tous genres, au dépérissement, à une vieillesse précoce et à une mort prématurée.” Bien entendu, nous sommes aujourd’hui plus critiques et beaucoup plus nuancés en ce qui concerne l’effet bénéfique du yaourt sur la santé. Pourtant, il existe une grande similitude entre les découvertes de Metschnikoff et les dispositions légales actuelles qui concernent le yaourt mais aussi les produits probiotiques. Il faut faire en sorte que, au moment de la consommation, le produit contienne des microorganismes spécifiques en grand nombre et sous une forme viable. La théorie de Metschnikoff a trouvé très vite un écho favorable dans certains pays, et notamment en Suisse, où un certain Dr H. Franke de Davos rapporte dans une publication de 1912 avoir étudié la qualité du yaourt de la laiterie de Davos et avoir constaté “que Bacillus bulgaricus se trouvait dans le yaourt examiné au microscope et qu’il était présent sous toutes ses formes de croissance, des petites sphères aux puissants bâtonnets” (il faut noter que seuls ces bâtonnets représentent Bacillus bulgaricus). Le Dr Franke estime que cette observation est la “preuve qu’il s’agit d’une croissance viable dans les meilleures conditions d’existence”.

Sortes traditionnelles de lait caillé
Le lait fermenté fait partie des aliments de base et est très populaire à cause de la diversité des goûts disponibles mais aussi grâce à l’élargissement de l’offre par l’ajout d’autres aliments, en général des fruits. Le rôle principal dans la fabrication des sortes de lait caillé est tenu par les bactéries lactiques (ferments) qui, via la transformation partielle du lactose (sucre de lait) en acide lactique et la formation d’arômes spécifiques au produit, donnent à ce dernier son goût et son odeur caractéristiques. Grâce à la diminution de la teneur en lactose et aux enzymes des bactéries lactiques présentes dans les produits, même les consommateurs qui ne tolèrent pas le lactose peuvent sans problèmes manger du yaourt en quantités modérées. Les streptocoques et les lactobacilles font partie des principales bactéries lactiques des sortes traditionnelles de lait caillé comme le yaourt, le lait caillé, le petit-lait, etc. Les espèces et les souches utilisées ne sont pas résistantes aux acides et aux sels biliaires et survivent dès lors difficilement au passage du tractus gastro-intestinal.

Les probiotiques – la dernière génération de sortes de lait caillé
Depuis Metschnikoff, la technologie du lait fermenté a beaucoup progressé. La génération actuelle, qui est la 4e, se caractérise par l’utilisation, en plus des ferments pour l’acidification, de microorganismes qui ont des effets bénéfiques supplémentaires pour les consommateurs. Les nouvelles notions qui se sont formées dans ce contexte, par exemple celles de probiotiques, de prébiotiques et de symbiotiques, nécessitent une brève explication.

Probiotiques : préparations avec des microorganismes vivants importants pour l’intestin spécialement sélectionnés (surtout des lactobacilles) qui, après absorption par voie orale, exercent une influence bénéfique sur l’organisme hôte humain ou animal par des effets physiologiques déterminés.
Prébiotiques : substances spécifiques indigestibles ajoutées à des aliments pour stimuler l’activité métabolique de certains microorganismes du tractus intestinal (fonction de ravitaillement).
Symbiotiques : mélange de probiotiques et de prébiotiques ajouté à des aliments et absorbé avec ceux-ci pour, d’une part, apporter à l’organisme hôte des microorganismes bons pour la santé et, d’autre part, stimuler ceux-ci ainsi que leurs homologues propres à l’organisme.
Les microorganismes probiotiques sont sélectionnés selon des critères particuliers pour garantir qu’ils parviennent dans le tractus intestinal sous une forme viable, qu’ils puissent y déployer leur activité métabolique et, si possible, qu’ils possèdent également une certaine capacité d’adhésion. Pour cela, il est toutefois indispensable que ces microorganismes parviennent dans le tractus intestinal sous une forme viable et qu’ils ne présentent aucun risque pour la santé, c.-à-d. qu’ils ne peuvent être ni pathogènes, ni toxiques. Le tractus intestinal humain contient une série de lactobacilles et de bifidobactéries adaptés à son écosystème. Quand ces lactobacilles et bifidobactéries d’origine humaine sont utilisés pour l’acidification du lait (3e génération), ils parviennent sous une forme viable dans le tractus intestinal, n’y sont pas endommagés par les sels biliaires et peuvent déployer leur activité métabolique, c.-à-d. avoir une action probiotique.

Pour évaluer l’effet probiotique, il faut tenir compte des propriétés des bactéries lactiques en général ainsi que de celles caractéristiques de l’effet probiotique particulier. La capacité probiotique finalement obtenue est l’expression de l’activité globale du microorganisme utilisé. Ces dernières années, les aliments probiotiques ont fait couler beaucoup d’encre et on a fait de nombreuses affirmations au sujet de leurs avantages pour l’organisme humain. Comme partout, certains de ces propos peuvent être étayés par des recherches scientifiques sérieuses, et d’autres non. Les effets scientifiquement établis des probiotiques sont la diminution de la durée de la diarrhée et sa prévention, l’action antagoniste sur les germes pathogènes de l’intestin, l’adhésion limitée de certains lactobacilles et bifidobactéries à la muqueuse intestinale, une certaine stimulation des défenses immunitaires ainsi qu’une contribution positive au rétablissement de l’équilibre de la flore intestinale après une prise d’antibiotiques. Bon nombre d’autres affirmations liées à la santé doivent encore être prouvées. Les aliments à caractère probiotique ne peuvent être recommandés sérieusement que sur la base de faits établis de manière irréfutable, et il ne faut pas non plus oublier que les aliments probiotiques restent des aliments de base et non des médicaments.

Seilloux de cévennes

Seilloux de cévennes

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Le Seilloux des cévennes et sa grande famille de chèvres

Le SEILLOU des CEVENNES est un petit fromage au goût tendre et moelleux. Fabriqué comme le Pélardon à base de lait cru entier de chèvre, il est bien adapté aux enfants, aux budgets plus modestes et à toute sorte de préparations culinaires.
Poids 30 g.MG. 50 % Format diamètre 4 cm, hauteur 1 cm.

Conseils de conservation
Au réfrigérateur sous votre cloche à fromage ou dans une boîte hermétique. Il conservera toute sa moelleur et son goût crémeux.
A l’air libre dans un garde manger.. il sèchera davantage et pourra se bleuter; il révélera alors tout son caractère et son goût traditionnel. C’est ainsi qu ‘on le consommait autrefois.

SEILLOUX DE CEVENNES – SAVOIR ACHETER

Le “Mini chèvre” un petit fromage de chèvre individuel fait selon la même recette que le Pélardon. Son goût peut être très doux lorsqu’il est moelleux ou sauvage lorsqu’il a séché….
Déposez-le sur un croûton et faites-le griller pour qu’il prenne une jolie couleur dorée, vous pourrez alors le servir tout chaud avec une salade assaisonnée d’ail et d’huile d’olives.
Grillé sur un petit toast de pain de campagne ce sera le plus original et le plus délicieux des canapé à déguster avec un verre de sangria.

Le Quesito

Le Quesito, un petit fromage de chèvre fabriqué avec un caillé au goût très délicat, possède une saveur douce que vient renforcer le fruité de l’huile d’olives vierge dans laquelle il est plongé. On peut le déguster à l’apéritif avec un vin blanc bien frais. Sur le plateau de fromages il donnera une note d’originalité de bon goût. Pour les amateurs, il existe aussi en affinage dit “piquant”, il offre alors une note de rusticité.

Le Pélardon et le Seilloux des Cévennes s’adaptent à toutes les situations, à la fin du repas, en salade chaud ou frais en morceaux, accompagnés de miel et de fruits secs, et dans vos sauces ou pizzas.
Vins rouge (AOC du Languedoc) mais aussi vin blanc sec. Il nous présent son grand frère de laiterie et ses petits cousins.

Le Pélardon des Cévennes est un des plus vieux fromages de chèvre d’Europe. On retrouve sa trace dès l’antiquité. Il est fabriqué depuis des siècles en Languedoc, issu des montagnes cévenoles ou des garrigues. Des troupeaux de petite taille sont élevés en plein air. La nourriture variée composée des essences herbagères naturelles donne au lait tout son parfum et sa richesse.

PELARDON DES CEVENNES

Selon vos habitudes, vous aimerez le pélardon ,frais, mi-sec ou affiné, parfois naturellement bleuté.
Il est dans tous les cas le régal des gourmets
Poids. 60 g.MG: 50% Format: diamètre 6 cm, hauteur 2cm.