La chasse aux indices commence…………………………Épisode 52

Elle
a juste posé le combiné du téléphone, que la sonnette de la porte d’entrée
retentit.. Elle regarde par la fenêtre entr’ouverte et aperçoit le père de
Pierrot attendant qu’on veuille bien lui réponde.

Son
père traverse le petit jardin et lui ouvre le portillon en lui tendant la
main :

« –
Bonjour André, c’est un plaisir de t’accueillir à la maison, c’est si rare.
Quel bon vent t’amène. »

André :

« –
Bonjour, Claude excuse-moi de te déranger un samedi, mais je livre des veaux à
Martial pour qu’il les abatte et, comme je passe devant chez toi, je me suis
arrêté car j’ai un petit souci avec mes enfants. »

Claude :

« –
Pas bien grave j’espère, mais entre, tu as bien fait de venir, j’apprécie cette
confiance. »

Il
l’invite à pénétrer dans la maison et s’assoient au salon. Il lui
demande ?

« –
Vu l’heure tu pendras bien un café, je viens de le faire. Je suis seul avec ma
fille, ma femme est partie faire des courses à Saint-Jean comme chaque samedi.

André :

« –
Merci, ce sera avec plaisir, ta femme va bien, les enfants aussi… »

Claude

« –
Tout va bien, impeccable, mieux serait désagréable et Tapioca est devenue une vraie
bombe à l’école. Ils se font la guerre avec ton fils pour obtenir la première
place de la classe. Tous les soirs nous y avons droit, Pierrot par ci,
Pierrot par là. Ma femme et moi sommes fières d’elle et elle toujours folle
amoureuse de Pierrot, c’est son dieu. »

Il
lui sert le café et comme c’est la coutume en Charentes, sort la
bouteille de gnaule faite maison. Je vais te faire goutter ma dernière-née,
même si je n’ai pas ta réputation oe’œnologue, cette année, je l’ai bien
réussie. Goûte et donne-moi ton avis. Je connais la qualité de ton
jugement. C’est la même recette que mon père faisait, je n’y ai pas changé
une seule virgule.»

André
est flatté et après “un tchin “de bon aloi, il avale d’un trait le verre de
gnaule et le repose sur la table. Claude veut lui en resservir une seconde
rasade, mais André pose sa main sur le verre et refuse.

« –
Merci Claude, elle est remarquable, mais je conduis ma voiture avec deux veaux
derrière, je ne veux pas faire d’imprudence. Je connais ta maison et je sais
que tu as pour moi les yeux de Chimène, je te promets de revenir prendre la
goutte un de ces jours. Voilà Claude, j’ai un problème avec Pierrot et je
voudrais vérifier ce qu’il a fait jeudi. Comme nos gosses ne se quittent pas,
je souhaiterais que Tapioca me confirme ce qu’ils ont fait jeudi dernier dans
l’après-midi. »

Claude ;

« –
La voilà qui rapplique, tu n‘as qu’à lui demander toi-même. »

Tapioca
en curieuse, vient s’informer des raisons de l’intrusion chez elle, du père de
Pierrot.

Tapioca :

« –
Bonjour, Monsieur Hillairet, si vous cherchez Pierrot, il n ‘est pas ici. »

Bonjour,
ma petite Tapioca.

« –
Non je ne cherche pas Pierrot, je crois qu ‘il aide monsieur le curé. Je
souhaite simplement te demander ce que vous avez fait ce jeudi après-midi ? »

Tapioca :

Monsieur
Hillairet depuis l ‘histoire des papillons, je ne sais pas pourquoi, Pierrot me
bat le froid, j’ai l ‘impression qu ‘il m’ évite et qu ‘il est fâché contre moi. Je
crois qu ‘il voulait que le maître nous les rende. Au contraire, j’ai pensé
qu ‘il fallait les laisser à l’école pour que les autres élèves en profitent et
que nous fassions une exposition pour les parents. La classe a voté et c ‘est
moi qui est gagné, mais il s ‘est vexé, depuis, il boude. Donc jeudi, je suis
allée seule avec Saucisse et Gros Lard à la chasse aux papillons du côté du
cimetière. »

André :

« –
Justement ce jeudi, il a ramené d’ autres objets à la maison et il ne veut pas
les montrer, ni dire d’ où ils viennent, je ne voudrais pas qu’il les ait
volés. »

Tapioca :

« –
Pierrot voleur, comment pouvez-vous penser ça ? La seule chose que je
sache, c’est que le vieux monsieur est revenu. Pierrot l’ aurait rencontré en
cachette, sans le reste de l’équipe. Depuis quelques jours, il nous tient à
l’écart et ce n’est pas très gentil de sa part. »

André :

« –
Mais qui est ce vieux monsieur Tapioca, personne ne le connaît, c ‘est un peu
ennuyeux et l’ on ne sait jamais… »

Tapioca :

« –
Je n’ en sais rien Monsieur Hillairet. Il y a un mois environ, il pleuvait, nous
étions allés vers la gare pour nous abriter. Nous l’ avons rencontré par hasard
et nous l’ avons aidé à porter ses colis sous la pluie, à la gare nous avons
parlé un peu tous les six, il nous a proposé les papillons en remerciement de
notre aide. Ils sont maintenant à l’ école et depuis personnellement, je n’ai
plus eu aucune nouvelle de Pierrot. »

André :

« –
Et comment as-tu appris qu ‘ils s ‘étaient revus ? »

Tapioca :

« –
Ce sont Gros Lard et Saucisse qui me l’ ont dit. Ils sont au courant des objets
et du papillon dans une cage. Gros Sel en a parlé avec eux à l’école et ils me
l’ ont répété. »

André
comprend qu ‘elle ne sait rien de plus. Ce n’ est même pas la peine qu ‘il aille
voir Gros Lard et Saucisse, ils ne lui apprendront rien qu ‘il ne sache déjà. Il perdrait un peu plus du peu temps qu ‘il
lui reste. Tapioca a l’ air si sincère, il peut lui faire confiance.

L’ entretien
se termine et Claude dit à André :

« –
Ce sont des histoires de gosses, elles sont toujours pleines de mystères
et rocambolesques depuis quelques
temps, c ‘est leur lâge qui veut ça. Nous aussi nous avons été jeunes. Ah
André, j ‘oubliais puisque tu es là, j ‘aimerais que tu me vendes une ou deux
bouteilles de ta gnaule dont tout le monde me parle. Je voudrais faire un
étalonnage de comparaisons gustatives si tu me le permets. Autant, que je me
compare à meilleur que moi… »

André flatté
se gonfle comme un paon:

« –
Claude, tu connais mon adresse, passe quand tu veux, ma porte t’est grande
ouverte, tu le sais. J’ en ai toujours quelques bouteilles d ‘avance. À la
maison, tu seras toujours chez toi et excuse moi de t’ avoir dérangé. Au revoir
Tapioca, tu sais les amours de jeunesse……Ah j’ oubliais une dernière
question……Gros Sel nous parle souvent d’une fille, tu la connais ? »

Tapioca :

« –
Peut-être, mais il faudrait me dire au moins son nom. »

André :

« –
Elle a un drôle de nom, ce doit être comme pour toi, un surnom, je crois
qu’ elle s’ appelle « La Goulue. »

Tapioca, en
attendant ce nom dans la bouche d ‘André est tétanisée, mais elle se ressaisit
très vite :

« –
Non elle n ‘existe pas, c ‘est une invention de Gros Sel pour me rendre jalouse,
il a le don de me mettre en colère avec ça. »

André :

« –
Je sais, il lit trop d’histoires et fabule tout le temps, ce midi, il nous
en a raconté une et s ‘est vexé quand on s’ est moqué de lui. Il parlait
d’indiens dans la préhistoire, j’ en ai eu vite marre. »

Tapioca :

« –
Il est trop mignon et nous fait toujours rire. Chacune de ses histoires
fait toujours dans le sensationnel.»

André
prend enfin congé au grand soulagement de Tapioca, il regagne sa voiture et
livre ses bêtes à la boucherie du village. Il se dépêche car il doit encore se
rendre quelque part, avant son rendez-vous de cinq heures. Il est trois heures,
il lui en reste deux, donc tout va bien, il est dans les temps.

En
moins d ‘une heure, les bêtes sont déchargées à l’ abattoir, les papiers signés
et Martial Hervé, le paie en billets de banque tout neuf. Il les met dans sa
poche en pensant qu ‘un bon tient, vaut mieux que deux tu l’ auras . Toucher
des billets neufs du bout de ses doigts, est un plaisir dont il ne se lassera
jamais. Il quitte l’ abattoir satisfait, remonte dans sa voiture, et se dirige
vers la gare.

Il
doit absolument avoir un entretien avec le chef de gare. C ‘est un copain de sa
cellule politique, et s ‘il a parlé à ce fameux vieux monsieur, il doit
l’ entendre de ses propres oreilles. Arrivé devant l’ entrée de la petite gare,
il se gare, descend et pénètre dans le hall. À cette heure il n’ y a personne,
mais en passant devant le seul guichet, il aperçoit le crâne chauve du chef de
gare penché sur ses papiers, il lui semble qu ‘il téléphone.

André
ressort sur le quai, tourne sur la gauche et va frapper à la petite porte du
bureau. Dans un village où vivent moins de mille âmes, tous se connaissent.
Tout en lisant des papiers, il répond au téléphone pour le service.

André
frappe trois coups brefs et secs sur un carreau. Il lève la tête et aperçoit
André qu ‘il reconnaît aussitôt. Sa face s’illumine d’un large sourire plein de
sympathie et de sa main encore libre, lui fait signe d’entrée dans son bureau.
C ‘est un honneur, car elle est réservée au service et reste interdite au public
non autorisé.

André
pousse la porte et avance dans la petite pièce. Le chef de gare de son pouce
levé, lui fait signe qu ‘il en a pour une petite minute. Il lui montre une
chaise pour qu ‘il se pose. Le temps qu ‘il le fasse, la communication se
termine. Il repose le combiné noir sur son socle et retire sa casquette en
s ‘exclamant :

« –
Bonjour André, pour une surprise, c’ est une surprise, c’ est bien la première
fois que je vois dans mon bureau le patriarche de la famille Hillairet.
Pourtant nous sommes de la même famille. J ‘ai toujours ma carte de la CGT,
celle du parti et je suis à jour de mes cotisations. Rouge je suis né et rouge
je resterai. Je suppose, que c ‘est pour me parler du parti et des élections qui
s ‘approchent, que tu es venu. Nous allons les gagner cette fois. La dernière
élection, nous n’avons perdu que de trente voix, c’est peu. L ‘usine a embauché
des ouvriers pour le nouvel atelier, nous avons au moins 10 inscriptions en
plus, aucune résiliation. Tous habitent le grand lotissement neuf et votent
dans la commune. C’ est dans la poche André, j’ en suis sûr, c’ est gagné.»

André :

« –
Les voix de l’ usine Adrien, il faut s’en méfier, ils ont peur pour leur
travail, le chantage, toujours le chantage, le syndicat n ‘est pas encore assez
puissant. Avec une prime à 4 sous, ils se laissent acheter, cela fait vingt ans
que ça dure, je connais la musique. Ce sera dur encore cette fois, ne te fais
aucune illusion. Le maire a le contrôle sur tout. C’ est dégueulasse, mais c’ est
un fait. »

Adrien:

« –
Bien, André, si tu me disais les raisons de ta visite, tu n ‘as pas la
réputation de te déplacer pour rien. »

André :

« –
Je ne viens ni pour le parti, ni pour les élections, mais pour une enquête
personnelle et j’ ai besoin de vérifier certaines choses. »

Adrien
soucieux prend un air contrit :

« –
J ‘espère que ce n’ est pas grave. »

André :

« –
Je ne crois pas, mais les enfants me posent quelques soucis. »

Adrien :

« – Tes enfants, plains-toi. Tout le
village t’ envie ! Ils sont polis et très gentils. Tiens par exemple,
l’ autre jour, il pleuvait et sont venus s’abriter à la gare toujours ouverte
pendant le jour. En chemin, ils ont rencontré un vieux monsieur en
difficulté sous la pluie. Ils l ‘ont aidé en lui portant ses colis et ils
étaient tous là assis à discuter sur le banc de la salle d’ attente en attendant
que la pluie cesse. Je les ai laissés, car il y avait les tiens et qu ‘il
pleuvait averse. Quand la pluie a cessé, ils sont repartis sagement. »

André :

« –
C’est justement de ce vieux monsieur à qui tu as parlé dont je souhaite
t’ entretenir. Leur relation m’ inquiète et j’aimerais bien savoir qui il est. Tu
le connais ? »

Le
Chef de gare ne peut pas se déjuger, et il reconnaît lui avoir parlé quelques
instants, comme il le fait souvent avec les usagers, quand ils prennent leur
billet.

André :

« –
Jeudi, tu étais de service ? »

Adrien :

« –
Oui, c’ est un des jours où il y a toujours beaucoup de monde. Le jeudi, nous
sommes tous sur le pont. Je suis tous les jours de service, sauf le dimanche,
mais actuellement nous manquons de bras. »

André en
regardant sa montre :

« –
L ‘aurais-tu revu jeudi ? »

Adrien :

« –
C ‘est vrai que le jeudi, comme je viens de te dire, il y a beaucoup de monde
qui monte ou descend et je ne suis pas à tous les regarder sous le nez. Je dois
donner les billets à ceux qui partent et contrôler ceux qui descendent. Donc,
ce doit être jeudi soir que je l’ ai aperçu, quand il est reparti.

André :

« –
Tu ne l’ a pas vu arriver ? »

Adrien :

« –
Non, le matin, il n’ y a que trois
trains, un à 6 heures 30, l’autre à 9 heures 30 et le troisième à 12
heures 30. Je l’ aurai vu. Il a dû arriver par d’ autres moyens, mais je suis sûr
de l’ avoir vu repartir.

André
voyant l’heure tourner doit maintenant renter chez lui, il est temps de prendre
congé d ‘Adrien en le remerciant chaleureusement. Si tu l’ aperçois, appelle-moi
aussitôt, je dois absolument lui parler.

Adrien :

« –
À demain, j’espère te voir au stade de foot, nous jouons la première place
contre La Pallice, c’ est du sérieux. Viens au match, nous boirons une bière à
la fin du match, ce sera ma tournée. Je n’ ai rien à t’ offrir ici, service
oblige, mais demain au terrain, c ‘est moi qui rince, c’ est promis. »

André :

« –
Le dimanche, c’ est le jour où je fais mes comptes, mais je ne suis pas venu
pour boire un coup, merci et surtout n’oublie pas de m ‘appeler si tu le
revois. »

Adrien :

« –
Promis André, fais- moi confiance. »

André
le quitte et remonte dans sa voiture pour rentrer à la ferme. Il lui reste dix
minutes avant leur précieux rendez-vous. Au volant, il réfléchit. Il va être
désormais difficile à ce personnage de remettre les pieds à Loulay incognito.
Il sera immédiatement repéré. Il doit absolument le rencontrer, il est la clef
de cette affaire. Quelques minutes plus tard, il regagne sa maison, où toute la
famille est déjà là, à l’ attendre.

Attention danger !!! DANONE obligé de retirer sa publicité mensongère

ACTIVA et Actimel dans le rouge de la santé…Un désastre pour le corps…

Le « pavé dans le pot de yaourt » qu’a lancé Didier Raoult, chercheur français, dans la prestigieuse revue scientifique « Nature » de septembre 2009 a fini par être payant.

Pour le patron du labo de virologie de la Timone à Marseille, les yaourts et autres boissons lactées farcis aux pro biotiques que l’on nous fait avaler depuis près de 20 ans auraient une grosse part de responsabilité dans l’épidémie d’obésité qui frappe les enfants.

Les pro biotiques que Danone ajoute à tout va dans divers yaourts sont selon les allégations de la marque assénées à la télévision, censées « booster » les défenses immunitaires.

Engraissez vos enfants comme pour les porcs…

On en trouve plus de 1 milliard par pot d’Activia ou d’Actimel. Le hic est que ces bonnes bactéries « actives et vivantes », dixit Danone, sont les mêmes que celles utilisées depuis longtemps dans les élevages industriels comme activateurs de croissance pour faire grossir plus rapidement cochons et poulets.

Un porc ainsi gavé de pro biotiques, c’est plus de 10 % de gagné sur la balance.
Danone pousse donc à « élever » nos enfants comme des cochons ou des poulets…

En fait, en début d’année, des chercheurs ont eu l’idée de comparer la flore intestinale des obèses et des non obèses. Et là, surprise, les premiers étaient bourrés de probiotiques – ceux qu’on trouve justement dans les yaourts « santé plus ».

Didier Raoult commente : « On a autorisé pour l’alimentation humaine des activateurs de croissance utilisés dans les élevages, sans chercher à savoir quel serait l’effet sur les enfants ».

Du coup, celui-ci a réclamé des études pour connaître le rôle précis de TOUS les produits lactés dans l’épidémie d’obésité infantile. En outre, il n’y a pas que les enfants qui sont victimes de cette supercherie ; « j’ai rencontré de nombreuses femmes potelées bien que sous alimentées, et qui cherchaient désespérément à maigrir en se limitant à quelques yaourts par jour plus quelques babioles. Et désespérante désillusion, elles continuaient
à grossir, étaient de plus en plus fatiguées et fragiles, surtout en hiver où il est indispensable de se YANGUISER, alors que les yaourts sont hyper YIN.

D’où l’article « Aigle moqueur » que j’avais passé dans «Pratique de Santé » sous le titre « DEVENEZ XXL AVEC DES YAOURTS ».

Finalement, les semeurs d’alerte indépendants ont fini par émouvoir les services officiels avant que le scandale n’éclate trop au grand jour. C’est ainsi qu’ils viennent de mettre la pression sur le groupe Danone, l’obligeant, selon les termes délicats des grands journaux «à revoir sa copie». Un monstre comme Danone, ça se ménage…. Il faut tout de même réaliser que cela pourrait être un coup dur pour le lobby puisque les groupes Actimel Europe et Activia Europe pèsent ensemble 1,5 milliards d’Euros sur un chiffre total Danone de 15 milliards, soit 10 %.

Mais ne nous faisons guère de soucis pour cette entreprise de tricheurs, car entre ses discrètes et adroites manœuvres de retrait publicitaires et les addictions de beaucoup de consommateurs, il n’y a pas vraiment le « feu au lac », en attendant qu’on nous invente une autre « Salade à la mode ».

Source doctissimo septembre 2009

André mène l’enquête………………………………Épisode 51

André ne peut pas s’empêcher
de penser à la prédiction de Pierrot :

« – Vous ne savez pas
dans quel guêpier vous avez mis les pieds. »

Il doit absolument en savoir
davantage et qu’est ce qui se cache derrière tout ça. »

Jusqu’au samedi, un calme
étonnant, règne dans la famille. Les marins disent souvent pendant ces
moments-là :

« – C’est le calme
avant la tempête. »

Comme chaque samedi midi, la
famille déjeune et se partage un superbe poulet élevé à la ferme par la
grand-mère au bon grain et maïs issus des champs d’André. Les femmes l’ont
accompagné de pommes salardaises cuites dans de la graisse d’oie. C’est tout un
programme. Soudain, la sonnerie du téléphone retentit.

André :

« – Tiens, qui nous
appelle un samedi à l’heure du déjeuner ? »

Germaine qui sert ses hommes
est debout et répond :

« – Allo,
bonjour ! »

Elle entend son
correspondant lui répondre :

« – Bonjour Madame
Hillairet, c’est Monsieur Brunet du Musée de Saint-Jean ? »

Germaine :

« – Bonjour Monsieur
Brunet, vous me téléphonez pour me ramener mes objets ? »

Monsieur Brunet :

« – Hélas non,
Germaine, il y a comme un problème, je dirai même un gros problème. »

Germaine immédiatement
angoissée ;

« – Monsieur Brunet,
nos objets ont été volés, ils ont disparu ? »

Monsieur Brunet :

« – Non, pas que je
sache pour le moment, mais je ne peux pas m’étendre au téléphone, je préfère
que nous en parlions ce soir, de vive voix. Je viendrai à Cinq heures précises
avec le directeur des recherches de paléontologie de l’académie de Poitiers.
C’est notre chef et il souhaite parler avec vous. C’est lui qui a d’ailleurs
fait les analyses. Nous serons là, à cinq heures précises. Que les enfants
soient présents, c’est important. »

Germaine :

« – Vous ne pouvez rien
me dire de plus au téléphone ? »

Monsieur Brunet :

« – Je n’en ai pas le
droit. Sur ce genre de sujet, il nous est toujours demandé la discrétion la
plus totale. »

Germaine repose le combiné
très ennuyé :

« – C’était Monsieur
Brunet, Il vient à cinq heures avec son chef de Poitiers. Ils veulent parler
aux enfants. Il avait l’air très bizarre et n’a rien voulu me dire au
téléphone. »

Pierrot :

« –
En vérité Maman, ils ont bien fait leur travail et doivent être très
surpris… »

Gros
Sel :

« –
Pierrot, tu avais encore raison, la télé est presque dans la cour… »

André :

« –
Toi, tu sais quelque chose et tu nous l’as caché. »

Gros
Sel agressif :

« –
Mais c’est maman qui a décidé d’emmener nos objets au musée de Saint-Jean.
“Nous si on l’aurait su, on aurait refusé. “ »

Pierrot :

« –
Je vous avais prévenu, je vous l’ai dit l’autre soir. À force, de vouloir tout
savoir, tout contrôler, tout vérifier, jamais nous faire confiance tu as allumé
une mèche dont tu ne mesures même pas encore les conséquences. J’ai même
précisé, il y aura la télévision dans la cour dans moins de huit jours. »

Gros
Sel n’en mène pas large, mais il fait confiance à Pierrot. Il a un plan dans sa
tête pour ne pas être importuné. Il a lu dans un livre que la parole est
d’argent mais le silence est d’or ! C’est le moment ou jamais de s’en
faire une règle.

André :

« –
Pierrot, si tu as des choses à nous dire que tu as omises, c’est le moment ou
jamais. Nous devons préparer cet entretien et surtout récupérer ces
objets. »

Pierrot :

« –
Je vous ai dit tout ce que je pouvais vous dire l’autre soir. J’ai un pacte
secret avec un Monsieur que nous avons rencontré l’autre jour. Je pense qu’il
doit être savant ou professeur, il parle comme un livre. Il a vu et compris que
nous nous intéressions aux sciences naturelles, aux animaux, à la nature et il
a décidé de nous aider. Quand il a vu sur le journal que nous lui avions obéi
et que nous avions suivi ces conseils, il a voulu nous récompenser. Il m’a dit
que l’exposition était une bonne idée, que d’autres enfants allaient pouvoir en
profiter. »

Pierrot
ne ment pas, ce sont exactement les propos tenus par le docteur Melchior.

Il
reprend :

« –
Jeudi, il est revenu avec la cage, les os, la dent et les bols. Je devais les
montrer aux maîtres et les lui rendre. »

André :

« –
Mais qui est ce vieux monsieur tout habillé de noir qui ne voyage qu’en
train ? »

Pierrot :

« –
Je ne sais pas papa, il est très vieux, très gentil et nous a pris en sympathie
uniquement car nous l’avons aidé sous la pluie avec Tapioca et les autres. Il
nous a fait confiance et il a jugé qu’il pouvait continuer de le faire. C’est
sa façon à lui, de nous apprendre ce qu’il sait et de nous montrer ce qu’il
a. »

André :

« –
Avoue que depuis cette rencontre, nous nageons. Demain nous allons apprendre
qu’il s’agit de Merlin l’enchanteur. »

Pierrot :

« –
Qui sait papa, les Bretons du Finistère ont la forêt de Brocéliande. Nous, nous
avons les bois de Saint Martial. Il y a peut-être aussi des phénomènes
identiques. Je vois bien certaines choses sans y être… »

En
entendant ces mots, Germaine et la Grand-mère se fendent d’un signe de croix et
« un dieu soit loué » résonne comme un écho dans la pièce.

André :

« –
Gros Sel, que penses-tu de ces évènements de plus en plus bizarre ? »

Gros
Sel :

« –
Moi Papa, je fais confiance à Pierrot, sur ce que j’ai vu et entendu, je ne
peux que confirmer ce qu’il a dit. »

Fidèle
à sa tactique, Gros Sel continue :

« –
Depuis quinze jours, j’ai vu Pierrot remonter le temps, se battre avec un
dinosaure, le dépecer avec son couteau, faire copain avec Umaguma et ses
Indiens. Pierrot est même tombé amoureux de la Goulue. Ils se retrouvent tous
les soirs dans leur étoile.

Le
chef des Indiens nous a donné le papillon dans sa cage, on a repris l’avion et
nous sommes rentrés pour être à l’heure au dîner, quel voyage !!! J’ai
fait la connaissance de Moule à gaufre, Bec de lièvre, la Peste.

Pierrot
a été présenté à belle maman, elle s’appelle Uma et son mari Umaguma. Il est
même devenu le chef du village, il est comme toi papa, il voulait être le
maire… mais lui il a gagné. »

André :

« –
Franchement ce n’est pas le moment de raconter tes sornettes Gros Sel, tu es un
idiot, et, regardant Germaine, arrête de lui acheter des romans qui lui montent
à la tête. »

Gros
Sel en colère…

« –
Moi, personne ne me croit, même quand je dis la vérité. »

Germaine :

« –
Tu es étonné, après les bêtises que tu racontes en permanence !!! »

Gros
Sel est content de son petit effet. Il a détendu l’atmosphère tout en se
protégeant de nouvelles questions. Et, ce n’est pas de la bouche de Pierrot que
les éclaircissements viendront.

Ils
doivent attendre jusqu’à cinq heures, André et Germaine pensent que ce soir,
ils y verront plus clairs.

La
grand-mère :

« –
Ne vous laissez pas abattre, vous n’avez presque rien mangé. Ce sont de si
bonnes choses, tout va être froid si vous attendez encore. »

André
commence à avoir très faim :

« –
Vous avez raison grand-mère reprenons des forces. Toute cette cuisine sent si
bon. Quelle bonne odeur de poulet grillé !!! »

Chacun
avale son repas, pensant que la fin de journée risque d’être plus difficile et
qu’il vaut mieux avoir des réserves. L’important pour tous, c’est de récupérer
tous les objets.

L’après-midi,
chacun tue le temps comme il peut. Les enfants vont préparer la kermesse,
pendant près de deux heures, ils font des paquets. Germaine s’occupe des
vieilles femmes dont elle a la charge chaque jour pendant que, la grand-mère
fait sa sieste . Elle ne veut rien manquer de la suite de ces évènements
insolites. Ils égaient sa vie comme un feuilleton.

André
de son côté, va livrer deux veaux qu’il vient de vendre à Martial Hervé le
boucher.

Profitant
qu’il est seul, Pierrot appelle Tapioca au téléphone pour la tenir au courant
des derniers rebondissements :

« –
Tapioca, il y a le feu. Voici ce que tu dois dire, jeudi Gros Sel et moi, nous
étions seuls. Toi, Saucisse et Gros Lard, vous chassiez ensemble vers les
champs du cimetière. Nous ne nous sommes ni vus, ni croisés et sommes en froid
depuis l’épisode des boîtes à papillons car tu tires trop la couverture à toi.
Je suis jaloux. Les choses se gèreront plus facilement à deux qu’à cinq. Essaie
de faire passer le mot à Saucisse et gros Lard. Nous ne devons plus être vu
parlant ensemble pour le moment. Nous nous verrons par contre demain au match
de foot. J’aurai besoin de toi pour un service. »

Tapioca :

« –
Saucisse et Gros Lard sont partis en voyage avec leurs parents pour deux jours,
ils ne reviennent que dimanche soir très tard. »

Pierrot :

« –
C’est bien, nous serons tranquilles de ce côté-là. Lundi, tu les récupères pour
aller à l’école et sur le chemin tu leur fais un résumé de la situation. Nous
ferons un autre point demain, quand j’aurai parlé avec le docteur Melchior.»

Pierrot :

« –
À demain, je t’embrasse Tapioca, sois prudente. »

Trucs et astuces du jour (16 mai 2011)

Comment tester la fraîcheur d’un oeuf……

Pour tester la fraîcheur d’un oeuf, plongez-le dans un récipient rempli d’eau froide.

Si votre œuf reste au fond, il est bien frais !

Si au contraire il remonte à la surface, il vaut mieux ne pas le consommer !

Comment dorer une brioche…

Dorez facilement vos brioches en versant dessus un peu de café faiblement sucré.

Procédez de la même façon pour vos tartes, ça marche aussi !

Comment dénoyauter les olives…

Pour dénoyauter les olives, prenez un entonnoir,
renversez-le et placez votre olive sur le goulot.

Tournez-la doucement : le noyau tombe dans l’entonnoir, votre olive est dénoyautée, sans
difficulté !

Comment conserver le pain…

Placez votre pain dans votre four à micro-onde, qui est insensible à tout changement de température !

Votre pain ne sera plus jamais ni trop mou, ni trop dur !

Comment obtenir des glaçons transparents…

Pour obtenir des glaçons transparents, comme dans les bars, il vous suffit de faire bouillir l’eau destinée à être congelée !

Une fois l’eau bouillante, laissez refroidir, puis versez l’eau dans votre bac à glaçons.

Lorsque vos glaçons seront prêts, vous aurez plaisir à constater qu’ils sont parfaitement transparents !

Comment réussir une mousse au chocolat…

Pour réussir la mousse au chocolat,
battez en neige vos blancs d’œufs, qui doivent être à température ambiante
(auquel cas, ils feraient figer le chocolat fondu).

Ne battez pas trop, car les blancs auraient tendance à rendre la mousse au chocolat trop liquide.

Les blancs battus devront former des « becs d’oiseau » (une fois le fouet levé, cela forme des petits pics).

Terminez ensuite votre préparation de mousse au chocolat comme d’habitude.

Comment faire un café expresso soi-même…

Pour concocter un expresso sans percolateur,
soi-même, à la maison, versez dans une tasse une petite cuillerée de café soluble,
le sucre et quelques gouttes d’eau chaude.

Battez le tout jusqu’à obtenir une consistance crémeuse.

Versez ensuite l’eau bouillante : Votre expresso est prêt, savoureux comme au Café !

Comment cuire le boudin blanc…

Trempez le boudin blanc dans l’eau chaude juste avant de le faire cuire.

Cela évitera au boudin blanc de se déchirer, et de s’éparpiller en morceaux disgracieux dans votre assiette!

Comment choisir un melon…

Pour dégoter à coup sûr le meilleur melon, 3 règles d’or :

1) Que votre melon soit bien lourd à grosseur égale, choisissez le plus lourd

2) Que votre melon soit bien parfumé mais pas trop, il serait trop « avancé »

3) Que la queue du melon soit presque détachable, et sa peau ferme et élastique.

Choisissez un melon « femelle » avec un cercle beige sur le dessus.

Conservez-le à température ambiante lorsqu’il n’est pas encore entamé.

Comment conserver le basilic…

Récupérez un maximum de basilic lorsque c’est la saison.

Écrasez ou hachez les feuilles de basilic, et mettez-les dans un bocal rempli d’huile d’olive.

Fermez le bocal et conservez-le à température ambiante. Ce mélange pourra se conserver ainsi six mois environ.

Même hors saison, vous aurez plaisir à apprécier votre huile parfumée au basilic dans vos plats !

Photos de stars pour la star des photos………………….Episode 50

Pierrot :

« – Papa, il était 17
heures 37 exactement, tu as sorti ta montre de ta poche et tu l’as mise à ton
poignet, mais tu as fait tombé quelque chose à terre que tu as ramassé. Je ne
peux pas le distinguer, mais je pense que ce sont les clefs du tracteur… »

André touché, coulé,
reconnaît :

« – C’est exactement la
vérité, mais comment fais-tu. »

Il se lève pour boire un
verre d’eau ce qui est rare et dit :

« – Je crois
qu’effectivement, il est temps que nous parlions tous ensemble. Mon Fils a
le don de double vue, il voit les choses sans être présent, si je m’attendais à
ça ! »

Germaine et la Grand-mère
sont à leur tour complètement abassourdies par la révélation de Pierrot. Il a
un don de double vue et voit les choses même quand il n’est pas là…L’une et
l’autre se signent immédiatement en disant :

Germaine implorant
jésus :

« – Doux jésus, je
vais dès demain, en parler à monsieur le curé et brûler un cierge pour sa
santé… »

André :

« – J’ai juré à Pierrot
de me taire, c’est aussi valable pour toi et grand-mère. La connaissance du don
de Pierrot doit rester dans la famille. »

Germaine et la Grand-mère en
se signant à nouveau :

« – Comme tu le veux
André. »

Pierrot regarde son
père s’asseoir:

« – Papa, je suis
encore petit, faisons la paix, moi j’ai envie de bien travailler à l’école, pas
de me battre avec toi. Gros Sel n’a que des très bien sur ton cahier, personne
ne l’a remarqué parmi vous.

André gêné de la leçon
regarde Germaine :

« – Pourquoi tu ne
m’as-tu rien dit, »

Germaine :

« – Je ne m’en suis
aperçu que ce soir en regardant son cahier. La maîtresse a même écrit un mot
sur son cahier pour le féliciter la semaine dernière.

André :

« – Gros Sel, viens
là »

Gros Sel se lève et va
auprès de son père et qui le prend dans ses bras et l’embrasse avec tendresse.

André :

« – Bravo mon fils,
mais il faut continuer. »

Gros Sel :

« – Tu as raison, je
dois travailler si je veux être astronaute. »

André :

« – Quoi ? Tu veux
devenir astronaute comme Gagarine ? »

Gros Sel :

« – Non Papa, comme
Amstrong, mais moi je veux pouvoir remonter le temps. »

André en riant :

« – Amstrong, Aldrin Ah
non, pas les Américains. »

Gros Sel :

« – Si Papa pas les
communistes ! Ils font trop de mal à notre famille, tu penses plus à eux,
qu’à nous !

Venant de son fils, André
prend un nouveau direct et bien qu’il ne réponde rien, celui-là, lui fait très
mal…

Le papillon regarde cette
scène. Il a pris soin de gazer un peu l’ambiance par sécurité et éviter la
scène d’hier soir. Calmés, ils parlent tous tranquillement et la situation
semble totalement maîtrisée. Tous sont assis autour de la table.

André :

« – Depuis quand, as-tu
ses pouvoirs Pierrot ? »

Pierrot :

« – Depuis une dizaine
de jours, je sais où il faut être quand les choses se passent.

Je vois devant mes yeux des
choses importantes que je ne devrais pas voir comme celle d’hier. Je ne peux
rien te dire d’autres, ce n’est peut-être que passager, une coïncidence…Ou une
prémonition pour éviter des problèmes, comme un sixième sens »

André,

« – Je vais m’expliquer
à moins que tu ne le saches déjà Pierrot. »

Pierrot :

« – Non je n’ai pas eu
le temps de me poser la question. »

André :

« – Tu auras donc la
réponse par ma bouche…Mais en attendant, que faisons-nous avec les
journalistes ? »

Pierrot est satisfait de
l’évolution des choses.

« – Il serait bon que
tu nous expliques tout. Ensuite nous en discuterons ensemble. Les choses
fonctionnent de cette façon en Russie démocratique Papa, donc nous te laisserons au final, prendre la
bonne décision en ton âme et conscience. La famille la respectera, moi le
premier. »

André semble soulagé et
détendu. Il raconte son entrevu avec le journaliste :

À la bibliothèque, j’ai
rencontré Monsieur Galet, il m’a
demandé ce que je faisais là. La photo était sur la table, il l’a regardée et
m’a dit :

Monsieur Galet :

« – Qu’il est beau, il
doit être très rare, de quelle espèce est-il ? »

André :

« – C’est un papillon
que mes enfants ont trouvé et je lui ai raconté ce que je sais de votre
histoire. »

Puis, il m’a posé quelques
questions.

Le journaliste :

« – Je suis
naturaliste à mes heures de liberté, j’aime la faune et la flore, ce sont des passions qui remontent à
ma jeunesse. »

André :

« – Pris au dépourvu,
il a été au départ plus intrigué par la cage que par le papillon et m’a demandé
une photo pour son journal. Je n’ai pas su lui refuser. Il est si gentil et
j’aurai besoin de lui pour les élections… »

Germaine le coupe :

« – Ne mélange pas les
choses André, le Papillon c’est la vie de notre famille, les élections, c’est
une passion en dehors de la maison.

André :

« – Tu as raison, je
continue donc, Monsieur Galet prétend que la cage a dû tomber d’un camion de
déménagement ou de celle d’un transport d’animaux rares. Il pense qu’un chien
ou un renard l’aura tiré dans un champ pour le tuer. Devant la résistance de sa
cage, il aura abandonné sa proie là, où vous l’avez trouvé. Demain, il fera une
photo pour son journal avec un petit article. Il n’y a pas de quoi, en faire
une montagne.»

Pierrot :

« – Bien Papa, prends
tes responsabilités, tu ne sais pas encore ou cette photo risque de nous
conduire, Moi si. Vous prenez un
risque dont vous ne mesurez pas la portée, et toi aussi Maman avec ce que tu as
fait aujourd’hui.

Vous avez décidé, vous serez
tous les deux en première ligne, il faudra assurer derrière. Un homme averti en
vaut deux. Tu es de son avis Gros Sel, on les laisse faire ou nous cachons le
papillon dans notre grotte ? »

Gros Sel en riant :

« – Cache le dans ton
étoile ce soir, La Goulue le gardera. Mais ce sont nos parents, ils devront
assurer comme tu le dis, nous ne sommes plus à un dinosaure près. »

André éclate de rire
devant la boutade de son fils:

« – Toute cette discussion
m’a creusé, j’ai faim Germaine. Tu m’expliqueras aussi, ce que tu as fait
aujourd’hui et qui semble ennuyer Pierrot. »

Germaine :

« – Pour moi, pas c’est
peu, pour lui c’est erreur. Je vais t’expliquer. Voici la soupe pour commencer
et grand-mère a préparé un plat de tomates farcies, elle vous gâte. »

Elle amène une pleine
soupière de soupe fumante et odorante pendant que la grand-mère finit de mettre
la table. Germaine s’assied et raconte sa visite au musée. Monsieur Brunet, lui
a promis de restituer les objets, dès samedi en venant à Loulay.

André :

« – Je ne vois pas ce
qu’il y a de dérangeant, à moins que vous n’ayez dévalisé un musée. »

Papa :

« – Si les gens du
musée font bien leur travail, tu auras la télévision dans la cour dans moins de
quinze jours. C’est pour cette raison que je n’ai rien dit, mais le papillon va
nous aider à nous en sortir, il fera diversion. Je ne peux plus rien faire, les
os et la dent sont déjà chez le conservateur du musée. Les choses me
dépassent désormais. Nous allons devoir jouer avec les journalistes, en
attendant la curie.»

André :

« – Germaine, notre
fils est fou. La télévision viendrait dans ma cour et pourquoi pas le
pape ?… »

Et, il éclate de rire
pendant que Germaine sert la soupe. La soirée se termine comme souvent. Après
le dîner, tout le monde ou presque va au lit.

Les jours se suivent et ne
se ressemblent pas, l’adage encore une fois se vérifie. Ce soir, c’est une
famille heureuse qui monte se coucher et s’endort, bercée par de doux rêves
qu’ils entrevoient déjà, chacun à leur manière.

Les choses peuvent changer
plus vite que l’on souhaite, surtout si nous utilisons les bons boutons. Ils ne
savent pas encore à quel point ces jeux vont changer leur vie…

À six heures, la cloche
égrène ses six coups. André se réveille et descend la chemise ouverte, en
chaussettes et déjeune de bon appétit.

Aujourd’hui, il va devenir
une vedette locale. Peut-être va t-on lui proposer une forte somme pour ce
papillon géant.

André à Germaine :

« – Où est le papillon,
Monsieur prend sa douche ?

Germaine :

« – Les enfants ont dû
le monter dans leur chambre comme chaque soir. À neuf heures, ils seront à
l’école. Tu auras tout le temps de parader devant la presse et de préparer les
dessous de ton élection à la mairie. »

Après son petit-déjeuner, il
vaque à quelques occupations matinales, fait manger ses bêtes et le temps passe
très vite. Il aperçoit les enfants qui partent à l’école. Ils le saluent de
loin, leur cartable sur le dos.

Désormais il se sent détendu
et va pouvoir enfin montrer au village qu’il n’est pas uniquement un
cultivateur. Vers 9 heures, il entend la voiture des journalistes et du
photographe entrer dans la cour.

Goguenard, il va les
accueillir et leur offre le café.

André :

« – Germaine s’il te plaît
sert le café à Michel et son ami. »

Germaine :

« – Ah, dit-elle, ils
sont déjà arrivés. Bonjour, Mr Gallet.”

Monsieur Galet :

« – Bonjour Germaine.
Comment allez-vous ? »

Germaine sert le café,
pendant que le père André sort de
son buffet centenaire à forte odeur de cire, une fine d’alcool de sa
fabrication.

André :

« – Tu ne la connais
pas, Michel, celle-ci… C’est une vraie, je l’ai brûlée l’année dernière. Elle a
un an de fût de chêne neuf, je l’ai mise en bouteille, il y a 8 jours, tu m’en
diras des nouvelles ! »

Il sert une rasade à chacun,
et d’un coup de coude et de langue, elle s’engouffre au plus profond de leur
gosier. Ils claquent leur langue et pousse un soupir comme pour exprimer un
regret.

Monsieur Galet :

« – Cette gnaule est
formidable, tu devrais nous en vendre. »

André :

« – Oui, c’est ma vigne
des terrains Daniau tout en bas, le raisin n’est pas assez bon pour faire du
vin, alors, je le brûle au moins deux fois. Il est fort en alcool, bien
équilibré en sucre. Je le laisse vieillir un an dans une barrique de chêne qui
a été utilisée avant pour faire vieillir du sauternes et voilà.

Le photographe :

« – C’est une belle
réussite bravo. Et si nous parlions du papillon, c’est pour ça que nous sommes
venus, non ? »

André :

« – Oui, Germaine,
peux-tu amener notre Roi ? »

Germaine :

« – Il doit être dans
la chambre des enfants. J’y vais. »

André :

« – Sans doute,
ils ne l’ont pas descendu ce matin. »

Germaine monte dans la
chambre des enfants, et ressort avec la cage recouverte de sa protection noire.
Elle redescend l’escalier et pose la cage sur la table.

Le photographe demande que
l’on ferme un peu les volets pour que la pièce soit dans la pénombre puis, il
prépare son appareil et lui met un énorme objectif.

Le photographe :

« – Voilà je suis prêt,
nous pouvons commencer.»

Avec délicatesse, sûr de son
fait André retire la serviette et le papillon apparaît dans toute la splendeur
de sa solitude. Il est noir, marron, vert par endroits. Quand il ouvre ses
ailes un Oh ! d’admiration sort de leurs bouches, car en vérité c’est la
première fois que les uns comme les autres le regardent avec autant
d’attention.

Au premier éclair, le
papillon prend peur et se referme sur lui-même immobile.

Très vite, le photographe
comprend qu’il n’en tirera plus rien ici. Les éclairs lui font peur. Il sort la
cage dans la cour, en pleine lumière et quelques minutes plus tard, la bête se
pavane sous les rayons chauds du soleil matinal.

Pendant presque une heure,
il suit les mouvements de l’animal satisfait de se retrouver en plein air. Sans
les éclairs de son appareil, il peut coucher sur sa pellicule un grand nombre
d’expressions, toutes plus belles les unes que les autres, pendant qu’il se
prélasse, insensible à l’agitation du photographe autour de lui.

Pendant ce temps, André
parle avec son ami journaliste. Il ne peut que lui raconter que ce que les
enfants ont bien voulu lui dire. Les connaissances de Michel Gallet du monde
naturaliste lui assure qu’il détient une pièce unique, inconnue et qu’il va
intéresser beaucoup de monde.

Il a déjà évoqué son
existence avec le jeune directeur des espèces conservées au zoo de Chizé, et
celui-ci souhaite le voir. En voyant la photo qu’André lui a confiée à la
bibliothèque, il lui a répondu :

« – Cette photo est un montage, il ne peut
pas exister, c’est un papillon préhistorique. Il est inconnu à notre
répertoire, et les papillons sont une de mes spécialités. »

Je lui ai dit :

« – Mais il est
vivant »

Et il m’a
répondu :

« – Ce doit être un
montage de photographe, c’est impossible,

je connais mon travail. »

La cage l’a par contre
impressionné et je crois qu’il va se déplacer, surtout quand il verra les
photos.

Le journaliste :

« -Je pourrais parler
avec les enfants ? »

André :

« – Il va falloir être
prudent, les enfants ont peur qu’on leur prenne leur papillon, ils risquent de
se braquer, nous avons eu deux soirées difficiles pour qu’ils acceptent que
vous veniez. Nous devons les préparer, ils sont jeunes. Je vous préviendrai.

Les photos étant terminées,
Germaine rentre le papillon dans la maison, et le recouvre de sa toile pour éviter, que les mouches encore
nombreuses à cette époque, ne viennent le déranger.

Les journalistes et le
photographe prennent congés et chacun s’en va terminer les tâches quotidiennes
commencées.

Médicaments et jus de fruits : Gare aux interactions !

Jus de pamplemousse

Lorsqu’on parle d’interactions, on pense aux effets secondaires liés à la prise concomitante de deux médicaments… mais beaucoup moins aux effets de l’alimentation. Pourtant, les jus de fruits (et en particulier celui de pamplemousse) peuvent entraîner des problèmes avec de nombreuses molécules utilisées en cardiologie, cancérologie, transplantation ou infectiologie.

Parce que l’effet de nombreux médicaments peut être altéré par la prise de jus de fruit. L’Afssaps apporte une attention particulière à l’information sur les interactions entre ces médicaments et ces boissons (en particulier le jus de pamplemousse). Elle a ainsi rappelé en octobre 2008 les risques propres à ces interactions.

Jus de pamplemousse : gare au risque de surdosage avec certains médicaments !

Jusqu’à présent, seul le jus de pamplemousse est connu pour interagir fortement avec quelques médicaments. Il ne s’agit pas d’une réduction de l’efficacité de ces médicaments, mais d’une augmentation de la fréquence et de la gravité de leurs effets indésirables, avec un risque d’autant plus important que la marge thérapeutique du médicament concerné est étroite.

L’absorption intestinale de certains médicaments peut être perturbée par certaines substances présentes dans le pamplemousse.

Résultat : leur absorption intestinale est augmentée.

Les conséquences sont une majoration des effets indésirables de ces médicaments, équivalant à un surdosage. Les médicaments à risque sont ceux qui ont un index thérapeutique étroit, c’est-à-dire ceux pour lesquels la dose prescrite doit être scrupuleusement suivie, sous peine de s’exposer à des effets indésirables.

Il s’agit de :

La simvastatine, et dans une moindre mesure, l’atorvastatine. Pour la simvastatine, la biodisponibilité peut être multipliée d’un facteur 15, ce qui revient à prendre en une fois la dose de deux semaines. Elle double pour l’atorvastatine. Des cas de rhabdomyolyse grave atteinte musculaire attribuée à une interaction entre la simvastatine et le jus de pamplemousse, ont été publiés ;
– Les immunosuppresseurs (tacrolimus, ciclosporine…), avec risque accru de toxicité pour le rein (néphrotoxicité) ;
– Le cisapride, avec un risque de torsades de pointes (un trouble du rythme cardiaque);
– Un effet identique sur les dihydropyridines a été démontré. Mais, à l’exception de la lercanidipine, les conséquences de cette prise simultanée de jus de fruits et de cette molécule n’ont pas eu de conséquences cliniques.
– Quelques autres médicaments (buspirone, carbamazépine) peuvent voir le risque de surdosage augmenté par l’absorption de jus de pamplemousse.

Risque de sous-dosage avec d’autres médicaments

Lors des journées de la société américaine de chimie à Philadelphie 2007, David Bailey a pointé un autre effet potentiel du jus de pamplemousse.

Selon les résultats de son étude, ce jus de fruits inhiberait l’absorption des médicaments contenant de lafexofenadine, un antiallergique. Et le jus de pamplemousse ne serait pas le seul incriminé puisque selon les mêmes auteurs, les jus d’orange et de pomme, à raison de 1200 ml, diminuent l’absorption de la fexofenadine de 28 et 23 %, respectivement.

Poursuivant ses travaux, la même équipe a suggéré que d’autres flavonoïdes contenus dans certains fruits et légumes pourraient être impliqués. Les interactions pourraient durer plus de 2 heures mais moins de 4 heures, indiquant ainsi que les problèmes pourraient être évités en s’attachant à un intervalle de temps suffisant entre les deux prises.

Plus inquiétant, ces interactions ne se limiteraient plus à une seule molécule. Selon David Bailey, le jus de pamplemousse diminuerait la biodisponibilité de l’acebutolol, duceliprolol, du talinolol (tous indiqués dans le traitement de l’hypertension), de lafexofenadine, et de la L-thyroxine (indiqué dans les hypothyroïdies) tandis que le jus d’orange aurait les mêmes conséquences pour l’atenolol, le celiprolol (desantihypertenseurs), la ciprofloxacine (un antibiotique de la famille des quinolones de deuxième génération) et la fexofenadine.

Obtenus dans des conditions expérimentales différentes des conditions réelles, quelle est la portée réelle de ces résultats pour le prescripteur ou son patient ? L’interprétation des résultats d’une étude isolée nécessitera une confirmation.

Cependant, il apparaît prudent d’éviter la prise concomitante de ces médicaments avec ces jus de fruits ou au moins d’attendre un délai de 4 heures. Enfin, l’hypothèse émise par David Bailey dans cette étude ne doit pas faire oublier que le risque d’interaction clinique le plus important à prendre en compte avec le jus de pamplemousse reste celui du surdosage avec les médicaments cités précédemment.

Trucs et Astuces du jour (13 Mai 2011)

Comment rendre digeste un oignon cru…

Quand on consomme de l’oignon, on peut se rendre compte qu’il n’est pas très digeste.
Pour le manger facilement, il suffit de le couper dans le sens de la longueur et en lamelles.

Plonger ensuite dans de l’huile d’olive pendant une semaine. On peut ensuite le consommer sans problème.

Comment rattraper un gratin brûlé…

Quand un  gratin est resté un peu trop longtemps  au four au lieu d’être doré, ce dernier est noir.

Pour le rattraper, il suffit de sortir toute la couche noircie, de mettre de la crème fraîche pour redonner du moelleux ou un peu de sauce béchamel
Rajouter du fromage râper et passer au four quelques minutes et rien ne paraîtra.

Comment remplacer la crème fraîche…

 Quand on fait une préparation culinaire demandant de la crème fraîche et que l’on en manque, on peut trouver un produit de substitution.

Il faut battre un blanc d’oeuf en neige auquel on rajoute une petite cuillère de beurre fondu. Bien mélanger et incorporer à la préparation culinaire.

Comment faire une sauce pour les huîtres…

On mange souvent les huîtres avec un jus de citron, mais on peut aussi faire une
petite sauce rapide qui exhaussera leur goût.

Il faut mélanger un peu de beurre salé avec du poivre et de la ciboulette et un peu de
crème fraîche. En mettre un peu sur les coquillages et déguster

Comment faire des chips de fruits…

Quand on a des pelures de fruits, au lieu de les jeter, on peut faire des chips de fruits qui sont très bonnes.

Il faut passer les pelures dans un mélange de sucre en poudre avec de la cannelle et les mettre au four pendant quarante minutes à 140°. C’est bon et pas cher.

Comment relever le goût du café…

Quand on a un café qui manque de goût, c’est souvent du à sa qualité ou à la cafetière qui ne marche pas très bien.

On peut toujours y remédier en mettant une pincée de cannelle dans le café moulu juste avant que ce dernier ne passe dans le filtre. Il sera bien meilleur.

Comment faire une pâte à crêpes sans grumeaux …

Lorsqu’on fait une pâte à crêpes, il est rare que cette dernière n’ait pas de grumeaux.
On peut les faire partir en un clin d’œil.

Pour cela, il faut passer la pâte dans une passoire et ensuite écraser les grumeaux avec le dos d’une cuillère et recueillir l’ensemble pour faire de bonnes crêpes maison

Comment parfumer une huile et conserver de l’ail…

Pour parfumer une huile de cuisine et conserver en même temps des gousses d’ail, c’est simple, il suffit d’allier les deux.

Eplucher les gousses d’ail, ôter le germe et les mettre dans la bouteille d’huile.
L’huile sera parfumée pour la cuisine et elles seront parfaitement conservées pendant un bon moment.

Comment conserver une belle couleur au veau…

Quand on veut faire du veau, il faut essayer de lui conserver sa belle couleur blonde qui le rend si appétissant.

Pour cela, il faut éviter l’oxydation et avant de la faire cuire, il va falloir le badigeonner de jus de citron. Il gardera sa couleur naturelle et son goût en sera plus relevé.

Conserver des aromates frais…

Quand on veut se faire une soupe ou une sauce très savoureuse, il faut des aromates et selon la saison, on ne trouve pas tout ce que l’on veut.

Pour conserver des aromates frais, il suffit de les hacher avec des ciseaux et de les congeler dans des bacs à glaçons ainsi, on utilise la quantité que l’on désire.

La preuve par 9………………………………………Episode 49

Ils prennent congé du
docteur, rentrent chez eux et font leurs devoirs en attendant l’heure du
déjeuner sans que personne n’est rien à leur dire. Les leçons sont apprises, la
toilette est faite et la chambre rangée.

Quand Germaine entre à la
maison, elle fait réciter comme chaque soir à chacun, les leçons apprises par
cœur. La grand-mère s’occupe davantage de Gros Sel, il n’a qu’une récitation à
apprendre. Il la sait d’ailleurs à la perfection. Germaine est une fois de
plus, agréablement surprise de cette nouvelle attitude depuis quelques jours. Elle
range son linge dans sa chambre et descend vaquer à ses occupations de fin de
journée.

Pierrot :

« –
Maman ! »

Germaine interrogative:

« – Oui
Pierrot ? »

Pierrot :

« – Le maître nous a
demandé de lire des histoires sur l’ère zéro à – 5000, il faudrait que tu me
procures des livres, j’ai un devoir à faire sur cette époque. »

Germaine étonnée :

« – Tiens…C’est dans le
programme ? »

Pierrot :

« – Non, mais il nous
apprend à faire des analyses comme ils font au collège pour l’année
prochaine. »

Germaine :

« – Bien ! Je dois
retourner à Saint-Jean demain et je t’en ramènerai de la bibliothèque. Mais,
monsieur le curé pourrait t‘aider, il a tout ce qu’il faut sur l’an zéro »

Pierrot :

« – Tapioca s’en occupe
de son côté. »

Germaine :

« – Tiens, elle
réapparaît ta chérie ! »

Gros Sel :

« – Tu retardes Maman
c’est la Goulue qui tient la corde, c’est la nouvelle élue. »

Germaine est amusée :

« – Qui est cette La
goulue qui a les faveurs de mon fils ? Où habite t-elle ? je n’en ai jamais entendu parler. Au
train où vont les choses, je vais apprendre qu’elle est descendue du
ciel pour vous offrir ce beau papillon.»

Gros Sel :

« – Bingo maman, c’est
simple, ce soir quand il fera bien nuit, regarde bien le ciel, fixe l’étoile
polaire et compte jusqu’à la quatrième étoile sur sa droite. C’est là que dort
chaque soir Pierrot avec sa copine. Il est amoureux fou. »

Pierrot écoute Gros Sel, il
adore l’humour de son petit frère.

Germaine maline :

« – Je crois que je devrais
demander à Tapioca de m’en parler. »

Gros Sel :

« – Tu es folle ou
quoi, elle n’est pas au courant, tu vas faire exploser la bombe. »

Pierrot :

« – Bon, arrête Gros
Sel, maman a autre chose à faire que d’écouter ton délire pour rendre jalouse
Tapioca. C’est sa dernière invention et l’autre est une teigne, Elle est tombée
dans le panneau et bonjour les dégâts. »

Germaine en
bonne-maman :

« Tu veux que je lui
parle, entre femmes… »

Pierrot :

« – Ce sont mes
affaires maman, je ne mêle pas des tiennes. Laissez-moi tranquille, j’ai du
travail, c’est bien plus important que mes amours avec Tapioca. N’oublie
pas mes livres demain, merci maman. »

Germaine :

« – Ah, j’oubliais ce
matin, je suis allé à Saint-Jean. Je connais bien le conservateur du musée. Je
lui ai montré ce que vous aviez trouvé dans les collines du château d’eau. Il a
été surpris et garde les ossements pendant 48 heures. Il passe samedi à Loulay, il viendra à la maison pour nous les ramener. »

Pierrot :

« – Mais c’est
incroyable, comme vous croyez avec papa, être obligé de nous couver comme des
poules. Ces choses sont à nous, pas à vous.

Germaine mécontente de
sa réflexion:

« – Je suis encore ta
mère et ton père est ton père. Tu as quatorze ans et tu es mineur. Je ne sais
même pas, si ce ne sont pas des ossements humains. Je préfère être tranquille.
Vous trouvez des objets préhistoriques dans une colline qui a vingt ans. Ce sont des terres qui ont
été retirées du sol quand ils ont construit l’usine. Je l’ai vu, j’étais
présente, j’étais encore gamine. Avant, il y avait des champs immenses remplis
de coquelicots, c’était un endroit superbe où nous allions nous promener avec
mes parents. C’était plat, comme la ligne droite de la lignate. Nous avons été jeunes aussi Pierrot, l y a un moment où le vase déborde et depuis quelques jours, ce
n’est pas le vase qui déborde c’est la mare de la cour.

Vous vous êtes mis à
travailler à l’école comme jamais. Je viens de voir le cahier de Gros Sel.
Depuis Quinze jours, il n’a que des très bien. La maîtresse a mis un mot
de félicitation la semaine dernière. Il ne me l’a même pas montré. Ce n’est pas
dans ses habitudes.

Je suis passé à la
charcuterie, La maman de Saucisse m’a dit sa satisfaction de le voir travailler si
bien et, je suis prêt à parier que si je demande aux parents de Gros
lard et de Tapioca, ils me diront la même chose. Je ne vais pas m’en plaindre,
mais je sais que depuis l’histoire du papillon, il s’est passé un
événement qui vous a tous transformés puisque vous étiez tous ensemble, ce
jour-là. »

Pierrot attentif aux paroles
de sa mère, joue au crédule :

« – Quel jour
Maman ? »

Germaine :

« – Ne fais pas
l’idiot, tu m’as très bien compris. Tu as vu ton comportement d’hier soir, tu
as insulté ton père. Même si ton père se trompe, il reste ton père et tu dois
le respecter. Tu lui fais des reproches en utilisant les mêmes moyens que lui,
le passage en force. Toi c’est avec des mots lui, c’est avec l’argent…» Mais elle se tait,
pensant que c’est inutile d’en rajouter

Pierrot :

« – Tu as vidé ton sac
maman, et bien parlons-en, ce soir, j’ai justement prévu de présenter mes
excuses à papa, j’ai eu tort et je vais le lui dire. Je m’y suis mal pris, mais
j’étais excédé par tout ce que j’entends à l’école. Si je n’avais pas crié, il
ne m’aurait pas écouté. Je l’ai attaqué sur son point faible, les gens du
château…Je savais qu’en le provoquant de cette façon, il m’écouterait. J’en ai
profité, quand j’ai vu qu’il ne réagissait pas. Même si j’ai eu tort, ce qui
est dit, est dit. Il va donc falloir que ce soir, nous crevions l’abcès. Je te
promets d’être poli et gentil et, de ne surtout pas m’énerver, je ne voudrais
pas faire peur au papillon. »

Gros sel s’approche de son
frère et lui souffle à l’oreille

« Tu es gonflé quand
même ! »

Germaine :

« – Voilà qui est bien
Pierrot et la prochaine fois tourne 7 fois ta langue dans ta bouche avant de
parler, ce sera plus sage et dans la normale des choses. Maintenant, il est
temps que j’aille finir de préparer le dîner. Je compte sur toi. »

De l’autre côté du village,
Tapioca demande à sa mère de l’emmener à la bibliothèque de Niort pour chercher
des documents pour l’école. Quant à Gros Lard et Saucisse, ce sont vers
monsieur le curé qu’ils se retournent. Celui-ci est surpris de voir de
nouvelles ouailles venir à lui. Pourtant celles-ci ne passent pas, pour de grands
intellectuels de l’école publique. Les voir venir nourrir de si bonnes
intentions, envers l’église des premiers siècles le surprend un peu, mais
elle accueille tout le monde avec bonheur. Il ne peut savoir
qu’aucun des deux, ne voudrait paraître ignare au cours de leur prochain
voyage.

Vers 20 heures, le père
André entre en annonçant tout de go qu’il a convoqué le correspondant local du
journal local pour faire une photo du papillon.

Devant ce nouveau coup de
son père, Pierrot et son frère se sentent mal à l’aise.

Que vont-ils devoir
raconter au correspondant du journal demain matin ? Si des scientifiques par la suite les questionnent, s’en est fini de leurs petits secrets. Ils ne pourront pas
tenir bien longtemps devant un interrogatoire en règle, surtout les petits.

Pierrot très calme :

« – Pourquoi as-tu fait
ça ? Il n’est pas à toi ce papillon. Tu aurais dû nous en parler
avant. »

André, je ne l’ai pas fait exprès :

« – Pierrot avec le
Polaroïd, j’ai pris une photo, et je suis allé à la bibliothèque pour essayer
de découvrir de quelle espèce il s’agit. Votre habitude de trouver des
papillons venant des antipodes m’inquiète un peu, et je ne voudrai pas qu’il
soit dangereux, volé ou perdu. Personne ne connaît le personnage dont vous avez
parlé. Je sais que le chef de gare a confirmé l’avoir vu, mais des papillons de
cette valeur se conservent, ils ne s’offrent pas. Ils viennent forcément de
quelque part. Celui-ci en plus, est vivant et moi je ne suis pas idiot. Je sais que ce papillon vaut une fortune, même s’il n’est pas à vendre. J’ai besoin de connaître son espèce, d’où il vient, il a peut-être été volé… »

Pierrot :

« – Je peux te
certifier que non papa. »

André :

« – Mais comment
peux-tu le certifier, Pierrot quelles preuves as-tu ? »

Pierrot :

« J’ai une preuve papa
et irréfutable. Je peux te le prouver. Mais jure de garder le silence et de ne
pas te fâcher. »

André :

« – Je ne jure jamais,
mais soit, devant ta mère et ta grand-mère, je jure de garder le silence sur ce que tu me
diras. »

Gros Sel ouvre de grands
yeux et grandes ses oreilles et regarde le papillon qui a battu ses ailes
plusieurs fois. Il est bien en place et, trône au milieu de la table que chacun resté debout, entoure.

André:

” – Assseyons-nous.”

Pierrot:

« – Papa, à ton avis,
comment je peux connaître le geste que tu as fait hier en montrant ton poing au
docteur Melchior et en le levant bien haut et plusieurs fois. C’est bien le
geste que tu as fait ? Tu t’es même retourné, et tu as donné un coup de
pied dans une motte de terre. Je suis calme, mais soit franc de ton côté et
dis-moi si les choses se sont passées ainsi. Hier soir, je me suis emporté, je
t’ai insulté, je n’en avais pas le droit. On n’insulte pas ses parents, j’ai eu
tort et je te présente mes excuses devant toute la famille réunie. J’ai honte
de ce que j’ai pu te dire, même si je sais certaines choses, je devais me
taire. J’espère que tu les acceptes, elles sont sincères et viennent du
cœur. »

André est touché par cette
flèche en contre-pied à laquelle il ne s’attendait pas. :

« – Pierrot hier
soir, je n’ai pas répondu car tu n’avais pas tort sur le fond et c’est
justement ce que me disait Monsieur Coulon ? Cette réflexion a déclanché
ma colère après lui dans les champs. Nous y reviendrons après, j’accepte tes
excuses, ce n’est pas facile de le faire, mais je préfère que tout rentre dans
l’ordre. N’en parlons plus, je te remercie de ta correction. Nous faisons tous
des erreurs. D’un autre côté, les
bavardages indiscrets du vétérinaire ou les choses qu’il
a pu te dire lui-même hier, t’ont excédé. Tu me les as bêtement lancées en
pleine figure au cours de ta colère, mais je ne vois pas où tu apportes
la preuve dont tu parles. Non, il n’y a pas dans tes paroles la moindre preuve annoncée ou explique-toi mieux. ”

Pierrot :

« – Papa je te jure que
je n’ai ni vu, ni parlé avec le véto depuis au moins 6 mois. »

Germaine intervient:

« – André, Pierrot dit
la vérité ce matin, je suis allé voir Monsieur Coulon, je t’avais prévenu, il
m’a confirmé qu’il n’y avait plus aucun problème entre vous, que ce n’était que des mots sans importance et votre dispute n’en n’était pas une. Je
ne lui ai pas demandé pourquoi il avait tout raconté à Pierrot…Je n’ai pas
osé »

André l’interrompt :

« – Tu vois tu aurais
dû. Les choses… »

Germaine fait la même chose,
elle le coupe net :

« – Je lui ai par
contre demandé s’il avait parlé avec Pierrot.»

Il m’a fait la même réponse
qu’il vient de te faire. Ils ne se sont pas parlés depuis plus de 6 mois.

Pierrot :

« – Tu vois papa, si
nous voulons faire la paix nous devons nous aider, donc tout nous dire, les
yeux dans les yeux. Je n’ai pas besoin d’être là, pour savoir ce que tu fais ou
ce que tu dis. Je le vois et hier j’ai vu ton geste. Je peux même te dire
l’heure exacte, à laquelle cet incident s’est passé. »

André :

« – Je t’écoute, ce
serait la seule preuve indiscutable. Il n’y a aucun endroit pour se cacher à
moins de huit cents mètres à la ronde. À moins que tu n’aies eu de puissantes
jumelles que tu n’as pas… Je suis tout ouïe !

A suivre…

Une longue coupure

Après une longue coupure pour raison de santé, me voici de retour.
Certes le site à continuer de fonctionner grâce au travail de mes trois collaboratrices bénévoles, Michelle, Marie et Sandrine.
Par contre les magazines n’étant que de mon seul ressort la médecine m’en avait interdit l’accès. J’en ai profité pour préparer d’autres articles que je diffuserai chaque jour.
Par contre, j’ai terminé le tome 1 de Melchior  le conte pour enfant  et j’ai même commencé le tome 2 avec un nouveau voyage qui va nous faire découvrir la préhistoire la plus profonde. Visite au temps des mammouths.
J’ai donc repris aujourd’hui la diffusion de l’épisode 48 du tome 1 et il en reste 37. Nous serons accompagné pour la véracité des faits par un éthnologue et paléontologue connu.

Pour le magazine santé je continuerai de diffuser des articles qui me semblent utiles pour l’information de nos internautes ou des recettes appropriées à certaines pathologies comme le diabète, le cholestérol ou même redonner de l’appétit à tout ceux qui ont eu à subir les affres de la chimiothérapie.

Notre jus de fruit, Evidence de la nature fait des miracles et la foire de Paris nous a permis de mesurer à quel point il était apprécié.

Pour terminer cette page d’informations, Recettes-et-terroirs et Pierre Marchesseau sont sur apple et les 3 premières applications mises en place rapportent déjà un peu. Quand les cinquante seront diffusées Apple et nous, sommes certains que ce sera un grand succès.

Je vais donc reprendre de mon lieu de convalescence notre échange journalier. A demain. PM

Il est temps de mettre les choses au point…Épisode 48

Dans la rue, Pierrot
rattrape Gros Sel, le dépasse sans un mot, sa tête est ailleurs. Le petit
essaie de le suivre en courant derrière son frère qui marche à grandes
enjambées.

Gros sel :

« – Attends-moi !
Tu marches trop vite ! »

Pierrot :

« – Dépêche-toi, les
autres vont nous attendre. »

Arrivés devant le foyer
rural, ils aperçoivent Tapioca, Gros Lard et Saucisse en grand
conciliabule.

Tapioca :

« – Salut les frangins,
ça va, le papillon est toujours vivant ? »

Pierrot :

« – Bien
sûr ! »

Gros Sel :

« – Comment s’est passé
le retour à la maison ? »

Saucisse :

« – Moi, j’ai dormi comme
un loir. «

Pierrot et Gros Sel en
choeur:

« – Nous aussi. »

Gros Sel :

« – Pourtant l’ambiance
a été chaude hier soir à la maison. »

Tapioca :

« – Tes parents vous
ont disputé, puni ? »

Gros sel :

« Non, c’est Pierrot,
mon père parlait du papillon et Pierrot d’un seul coup s’en est pris à mon
père, il l’a insulté, il lui a dit qu’il ne savait pas nous élever, qu’il était
malhonnête et même un voleur. »

Tapioca reste toujours rancunière
:

« – Mais tu es malade
Pierrot, c’est malin pour la suite, si tu es puni comment ferons-nous, c’est la
Goulue qui te monte à la tête ?

Pierrot :

« – D’abord, laisse la
Goulue là où elle se trouve, c’est mon problème pas le tien. »

Tapioca :

« – Il me serait
difficile de faire autrement, va, raconte… »

Pierrot :

« – À ma grande
surprise, mon père n’a rien répondu, il a tapé très fort sur la table avec son
poing, il a mangé sans un mot puis il a quitté la table, il est sorti cinq
minutes et il est monté se coucher. »

Tapioca :

« – Mais pourquoi as-tu
fait ça ? »

Pierrot :

« – Hier après-midi en
passant au-dessus des champs de mon père, il était là en grande conversation
avec le véto, quand il a aperçu le ballon, il a fait un bras d’honneur au
docteur Melchior. Je n’ai pas apprécié et je lui ai dit ma façon de
penser. »

Tapioca :

« – Quoi, tu lui as dit
que tu étais dans le ballon et tu l’as vu quand il a fait ce geste, tu es
complètement malade mon pauvre Pierrot. »

Pierrot l’interrompt agacé :

« – Tapioca arrête de
toujours m’interrompre, le docteur Melchior te l’a dit plusieurs fois c’est
agaçant. Non je ne suis pas idiot, il croit que c’est le véto qui me l’a dit,
comme j’étais parti, je me suis lâché. Je l’ai sonné, il s’est tu pour le reste
du repas, plus un mot. Scotché le père.

Tapioca :

« À mon avis tu ne
paies rien pour attendre, ou il a un plan auquel personne ne pense et il a
besoin de toi pour le mettre en place. »

Pierrot :

« – Ce soir après
l’école, nous irons voir le docteur Melchior au château et nous lui dirons
tout. En attendant, ne restons plus ensemble, et partageons nous, comme si nous
ne nous entendions moins. Séparés, nous penserons moins à nos amis restés
là-bas… et nous aurons le coeur plus gai. »

Tapioca :

« – Tu crois, je
voudrais bien parler d’eux. C’est drôle de penser que ces gens vivent dans un
autre monde que le nôtre. »

Pierrot :

« – N’y pensons plus
pour le moment et dépêchons nous, j’entends la cloche sonner, nous allons être
en retard. Les maîtres sont devant l’entrée, ils arranguent les
retardataires avant que la porte ne soit fermée à double tour jusqu’à
midi. »

La journée se passe sans
problème. Ils font même tous preuve d’une certaine attention, peut-être
justement pour ne pas penser. À cinq heures, ils se retrouvent sous les
marronniers de la place du champ de foire et partent gaiement vers le
château.

Pierrot :

« – J’ai bien travaillé
aujourd’hui, tout me paraissait facile. »

Tapioca :

«- Moi aussi, j’ai tout
su.»

Pierrot :

« – Et vous les petits,
comment s’est passé l’école ? »

Saucisse :

« – Moi aussi, j’ai eu
un bien et un très bien sur mon cahier. »

Tapioca:

« – C’est la maîtresse
la plus surprise.”

Saucisse :

« – Peut-être, mais
moi, j’étais vachement content… »

Gros Sel et Gros lard ont
également très bien travaillé et la maîtresse se rend compte des efforts de
chacun d’entre eux.

Tout en parlant, ils
arrivent devait la grille principale. Pierrot tire la chaînette, et la cloche
égrène son écho mélodieux.

Aussitôt le jardinier
apparaît :

«- Ah c’est vous ! Le
docteur Melchior vous attend ? »

Pierrot :

«- Non, mais nous
voulons absolument le voir. »

Ralph :

«- Ah ! Dans ce
cas, il est dans le jardin, nous taillons les buis. »

Ralph ouvre la porte et les
laisse entrer. Ils l’aperçoivent, debout au milieu de la pelouse, son sécateur
à la main et courent aussitôt vers lui.

«- Docteur,
docteur, » crient-ils en l’entourant, contents de le retrouver.

Le docteur Melchior est
surpris, mais heureux de les voir.

Le docteur Melchior :

« – Mais ce n’est pas
le jour prévu ! Je ne vous attendais pas si tôt, j’espère que vous avez
fait attention, si on vous remarque nous aurons des histoires. »

Tapioca :

« – Nous vous
défendrons docteur Melchior, nous dirons la vérité, vous n’êtes pas ce que les
gens racontent. Ils doivent savoir la vérité au village. »

Le docteur Melchior :

« – Doucement,
doucement les choses doivent s’expliquer. Paris ne s’est pas fait en un jour.
Il ne faut jamais mettre les gens devant le fait accompli. Ne créons
pas de nouveaux problèmes dans le village. Les choses se sont
calmées. Asseyez-vous autour de moi et commençons par le début, comment va
notre papillon. Il est chez toi Tapioca ?

Tapioca est étonnée que le
docteur Melchior continue de l’appeler par son surnom :

« – Non docteur Melchior, il
est chez Pierrot :

Le docteur Melchior :

« – Chez l’un ou chez
l’autre, pour moi c’est la même chose. Donc Pierrot donne-moi des
nouvelles. »

Pierrot :

« – Je dois tout vous
dire docteur Melchior. Hier à la maison, j’ai eu des mots avec mon père. La
soirée, c’est très mal passée. Je vais vous tout vous raconter.

Pierrot raconte avec
précision son altercation avec son père puis se tait.

Le docteur Melchior en se
tordant la barbe avec ses doigts :

« – C’est la réaction
de ton père qui est la plus inquiétante. Tout d’abord, tu apprendras que toutes
les vérités ne sont pas bonnes à dire. Mais parfois, et il me semble que c’est
le cas ici, appliquées au bon moment, elles ont la magie de faire prendre
conscience aux autres de la situation qu’ils ont provoquée.

Il te reste deux issues
possible… Le silence, tu ignores totalement ton père pendant quelques temps,
mais ce sera la guerre. En échange, tu vas devoir travailler à l’école dix fois
plus, ne plus quitter tes livres pour montrer à tous que tu as choisi une autre
voie et que la sienne ne t’intéresse plus. Tu devras être irréprochable en
compensation et, il ne pourra rien te dire.

L’autre plus facile fera,
que dès ce soir, tu vas devoir aller vers ton père et devant toute la famille,
tu lui présentes tes excuses et tu parles avec lui. Tu entreprends cette
discussion en présence du papillon. Tu ne le sais pas, mais il a des pouvoirs
soporifiques, dès qu’il a peur, il dégage un gaz, c’est un calmant. C’est sûrement, la raison
du calme apparent de ton père.

Tu dois profiter de cet
ascendant tu ne risques plus rien. Tu as pris un avantage sur lui, il te
craint maintenant, il est déstabilisé, mais il reste ton père. Tu dois
respecter tes parents, tu auras besoin d’eux pendant longtemps. Ils sont des
gros travailleurs même si ton père fait quelques erreurs de jugement
actuellement, tu lui dois le respect et la reconnaissance. Nous sommes toujours
gagnants en réagissant de la sorte. Savoir pardonner, partager, sont deux des
grandes forces de la vie. Réfléchis, la balle est dans tes pieds.

Moi par contre, j’ai quelque
chose à vous dire. Toute la journée, j’ai réfléchi, j’ai repris mes calculs et
j’ai découvert le moyen de refaire le voyage que nous venons de faire, mais
surtout d’en faire d’autres. »

Les enfants en choeur :

« -Quoi ? !
« On pourra retourner voir Umaguma et sa famille?

Pierrot à l’attention de
Tapioca qui devient aussitôt rouge de colère :

« – Chouette je
reverrai la Goulue.

Le docteur Melchior n’y
prête même pas attention et continue:

« – Pourquoi pas !
Moi, je crois que les dieux nous ont tracé une carte du temps avec des
paramètres que je suis le seul à pouvoir déchiffrer. En équipant l’aéronef de
certaines sécurités supplémentaires, nous pourrons tous ensemble, voyager à
travers le temps passé, découvrir ce que fut le monde avant notre ère.

Nous pourrons partager les
grandes découvertes, la vie de grands hommes, l’origine des modes, des choses
ou de l’art de vivre. »

Les enfants reprennent en
choeur :

«- Nous pourrons voir tout
ça docteur Melchior vous en êtes sûr ? »

Le docteur Melchior :

« – Et oui, je vais
refaire une nouvelle fois mes calculs, préparer les voyages, tracer des cartes,
préparer l’Intemporel. Je vais même vous dire le lieu de notre prochain voyage.
Nous pourrions aller découvrir l’époque des pharaons et des grandes
pyramides.

Tapioca :

« – Nous irons à
Bethlehem voir Jésus ? »

Le Docteur Melchior en
posant un doigt sur ses lèvres :

« – Tapioca, il va
falloir réapprendre ton histoire et ses époques. Dans trois semaines, ce
sera les vacances de la toussaint, nous partirons. En attendant, je vais
réparer l’Intemporel. Vous irez à la bibliothèque, essayez d’en apprendre plus
et de vous documenter sur cette période. Il ne vous reste que peu de
temps. »

Gros Lard:

« – Saucisse et Gros
Sel érudits d’histoire, je veux être là pour voir ça. »

Les deux ensemble

« – Oh Gros Lard balaie
devant ta porte, tu n’es pas meilleur que nous. »

Gros Lard:

« – Je rigole… »

Le docteur Melchior:

« – Maintenant, c’est
l’heure de rentrer chez vous et de reprendre le travail à fond. Ah j’oubliais,
prenez bien soin du papillon. Il vous sera utile. Et, n’oubliez pas, c’est le
travail qui prime désormais. »

Pierrot :

« – Il va bien docteur
Melchior, nous en prenons soin, mon père n’a rien compris, mais le papillon lui
tout. »

Le docteur melchior :

« – Ne porte pas de
jugement Pierrot, c’est à la fin que les choses se jugent, jamais au
début. »