Comment utiliser un siphon

Des mousses aériennes avec un siphon

Pour préparer des mousses aériennes, des écumes ou espuma spectaculaire, des crèmes originales, franchissez la première étape de la cuisine moléculaire en apprenant à vous servir d’un siphon !

Un siphon est une bombe à chantilly. Selon le modèle, on peut préparer des crèmes chantilly mais aussi des mousses, espuma ou sauces froides et chaudes.

Le terme espuma est emprunté à la langue espagnole désignant une préparation mousseuse, ou écume, montée dans un siphon.

Conseils d’utilisation du siphon

Pour la préparation d’espuma ou chantilly, le plus important est de bien filtrer la préparation pour qu’il ne reste aucun grumeaux avant de la verser dans le siphon. Pour cette même raison, il est préférable d’utiliser les
ingrédients les plus solubles possibles, sucre glace au lieu de sucre semoule par exemple ou préalablement dilués.
Pour la préparation de crèmes chantilly, utiliser de la crème entière.

La préparation liquide est rendue aérienne avec le gaz injecté.
Pour emprisonner les bulles d’air il faut de la matière grasse : soit les préparations sont à base de crème entière, huile, blancs d’oeufs, soit on ajoute un gélifiant agar-agar ou lécithine, c’est une feuille de gélatine.

Pour une préparation froide, mettre le siphon ouvert au réfrigérateur le temps de préparer ou mettez de l’eau froide dedans pour le refroidir.

Faire la préparation, la mixer dans un blender ou un mixeur pour réduire au maximum en liquide puis filtrer en passant au tamis ou dans une passoire très fine.

Verser la préparation dans le siphon mais ne pas le remplir au-delà des 2/3.
Vérifier qu’il y a le joint d’étanchéité dans la tête du siphon et la visser.

Placer la cartouche de gaz dans le porte-cartouche et le visser sur le siphon jusqu’à ce qu’on entende le gaz pénétrer, c’est ce qu’on appelle “gazer”.

Si 2 cartouches sont nécessaires en fonction de la texture souhaitée pour certaines préparations et pour le siphon de 1 l, ôter la 1ère cartouche, en mettre une nouvelle et procéder comme indiqué précédemment.

Retirer la cartouche de gaz et mettre le cache rond sur l’embout, on peut aussi laisser la cartouche.

Secouer le siphon plusieurs fois la tête en bas puis le placer horizontalement au réfrigérateur durant deux heures au minimum, il peut s’avérer utile de le secouer régulièrement pendant ce temps.

Au moment de servir, secouer énergiquement le siphon 3 ou 4 fois, le positionner la tête en bas, bien verticalement, et appuyer sur le piston.

Avant de remettre le siphon au réfrigérateur pour le conserver quelques jours, enlever la douille et la nettoyer avant de la repositionner sur le siphon.

Si les espuma sont servis chauds, le siphon est utilisable immédiatement. S’il n’est pas isotherme, le conserver au bain marie, ou au four à 65° C, avant de servir.

A noter : le siphon de 50 cl est largement suffisant. Si vous avez un siphon de 1l, ne le remplir qu’à moitié, en respectant les proportions données le plus souvent pour un siphon de 50 cl, mais il faut impérativement mettre 2 cartouches de gaz.

Définition d’espuma ou le tour de main préparer un espuma avec de l’agar-agar.

Recette sucrée

Pour la préparation d’espuma le plus important est de bien filtrer la préparation pour qu’il ne
reste aucun grains avant de la verser dans le siphon.

L’Agar ne se dissout pas à froid et nécessite une étape de chauffe au-delà de 90°C. Il faut incorporer l’agar en fin de préparation et uniquement dans un liquide proche de l’ébullition comme dans l’utilisation de maïzena. Pour une utilisation facilitée, on peut dissoudre l’agar dans un petit volume d’eau portée à ébullition puis l’incorporer dans la préparation au dernier moment.

Préparer la solution.

Mixer pour la réduire au maximum en liquide puis filtrer en passant au tamis.

Si la préparation n’est pas chaude, la faire chauffer jusqu’aux premiers signes d’ébullition puis……

Ajouter l’agar-agar et remuer pour assurer la dissolution.

Verser la préparation dans le siphon.

Vider une cartouche de gaz dans le siphon de 50 cl 2 cartouches dans un siphon de 1 litre), ôter la cartouche du porte-cartouche.
Placer le siphon à l’horizontal au réfrigérateur durant deux heures au minimum et agiter régulièrement

Après réfrigération, secouer énergiquement le siphon avant de servir au dernier moment.

Si les espuma sont servis chauds, conserver le siphon au bain marie ou en four à 65°C avant de servir.

Exemple de recettes : Espuma de pommes vertes, chantilly à la truffe

Menus fibres pour diabétiques

Famille diabète

Menus Fibres

Ce menu de printemps allie fraîcheur et plaisirs gustatifs. Les fèves et les asperges apportent la richesse en fibres de ce menu, où les féculents sont, malgré tout, peu représentés farine du crumble et des choux. Ce qui permet un dessert d’une grande douceur.

Apéritif
Mini verrines de mousse d’avocat, pics de pamplemousse et crevettes

Entrée
Méli mélo de crudités printanières, vinaigrette à la coriandre

Plat
Volaille rôtie accompagnée d’un crumble d’asperges vertes

Dessert
Chouquettes de mousse au chocolat

Une excursion fort agréable……………………Episode 30

Le Docteur Melchior est surpris, autre époque, mêmes techniques ? Umaguma montre en pointant son doigt, deux arbres éloignés de quelques centaines de mètres, juste un peu plus bas. Ils sont très hauts, plein sud . Il explique qu’il a tendu un grand filet, sur plus de 10 mètres de haut.

Les oiseaux migrateurs recherchent la chaleur des vents du sud pour mieux être portés par les courants d’air chaud ils planent et viennent se prendre dans les mailles du filet.

Chaque soir il les redescend et ramasse les petits oiseaux. Pour mieux se faire comprendre il imite leur cri et les appelle, ça fonctionne bien. Le Docteur Melchior et les enfants l’ écoutent et voient une bande oiseau qui s’approchent des filets inconscient du danger qui les guette.

Gros sel:
– ” Mon Père fait la même chose quand il va à la chasse à la tonne pour attraper les canards.”

Tapioca:
– ” je ne vais pas à la chasse mais les techniques n’ont pas beaucoup changé il me semble.”

le Docteur Melchior sourit…Umaguma vient de marquer des points. Le docteur est médusé de découvrir son intelligence pratique.

Umaguma fait signe au docteur de le suivre, il contourne la cabane, arrive dans un champ labouré où poussent pèle mêle du millet, des arbres pleins de fruits. Il y a deux pommiers sauvages, un poirier et une treille qui grimpe le long de branchages séchés.

Le Docteur Melchior est de plus en plus stupéfait de voir l’évolution de son ami. Umaguma est fière de son potager. C’est surtout Uma qui s’en occupe mais c’est lui qui lui apprend ce qu’elle doit faire. Il rappelle au Docteur Melchior qu ’il est issu d ’une tribu vivant sur la montagne juste en face. Il en est parti depuis longtemps, il n’ était pas d’accord avec ses frères. Un vieux sage lui a enseigné toutes ces chose. De temps en temps, il le voit et lui demande encore des conseils. Il lui a appris à tresser les filets. C ‘est de lui qu’il tient tout son savoir.

Umaguma cueille un peu de millet, le met dans le creux de la main du Docteur Melchior qui le porte à sa bouche pour en apprécie le goût. Sa tête oscille de haut en bas. En connaisseur, il note son approbation.

Le temps s’écoule, la soirée est bien avancée, il est temps de rentrer à la caverne pour se préparer pour le dîner. Une odeur de friture flotte autour d’eux. Chouette du poisson ! dit Pierrot . On va se régaler. Sur le foyer de pierre et de cendres rougies à même le sol ,Uma a préparé le dîner. Il cuit en dégageant des odeurs très alléchantes.

Plusieurs sagaies de bois sont dressées, placées de chaque côté du feu coincés à leurs bases entre trois grosses pierres. Deux sont verticales avec une fourche à chaque extrémité, le troisième n’est pas fourchue mais taillée en pointe sur une de ses extrémité. Elle est posé horizontalement sur les deux fourches des sagaies verticales. les quatre autres servent d’étais pour consolider l’édifice de bois.

De gros poissons traversés de part en part, surplombent le feu, à peine léchés par le haut de flammes dansantes. Ils cuisent en dégageant des effluves flattant les narines de la nombreuse famille.

Saucisse:
C’est un barbecue ! dit il en s’exclamant ! !

Le Docteur Melchior:
– ” Presque lui répond t’il sauf qu’ici on cuit à la distance, c’est la chaleur montante qui cuit, il n’y a pas comme dans un barbecue un contact sur le métal de la grille qui marque et brûle les aliments; C’est une chaleur ambiante beaucoup plus digeste et oxygénée pour les chairs. Ce sont les bases chez nous de la cuisson utilisée par les péruviens en Amérique du sud. Il la pratique encore aujourd’hui de façon naturelle.Tout est cuit de cette façon. C’est une cuisson à la distance pas au degré. Plus on rapproche l’aliment de la source de chaleur plus il cuit vite et fort. Mais l’aliment n’est jamais en contact direct avec le feu ou son support.”

Tous écoutent avec discernement les explications du Docteur Melchior qui sait vraiment beaucoup, beaucoup de choses très diverses.

Tapioca:
– ” On ne vous colle jamais Docteur Melchior”

Le Docteur Melchior:
– ” Le savoir, ma Belle ne tient qu’ à toi, par la lecture, l’observation, l’écoute, le regard, l’attention et le respect des choses. Je t’ai déjà dit que c’était en forgeant qu’on devient forgeron c’est une métaphore, ce que vous apprenez auprès de moi vous vous en servirez chaque jour demain et votre savoir sera reconnu. Il faudra savoir le diffuser en restant humble, très humble car ce sera une chance pour vous comme pour ceux que vous côtoierez. On ne peut donner que ce que l’on a appris ne l’oubliez jamais et peu importe la source de cette érudition. Ce sera votre secret pour toujours.”

Pendant le discours du Docteur Melchior les poissons finissent de cuire et la famille Umagum se raille de notre équipe de naufragés comme le font nos naufragés quand ils parlent des Umagums. Ils ont commencé d’apprendre quelques mots et ils se les répètent dans d’énormes éclats de rire.
On peut entendre Pa aapapa, maaamman, main, piiiiied, yyyyeux, bras etc mais quand on commence les R ou les 3 syllabes cela devient plus difficile et donne des rires tonitruants. Même Umaguma joue avec ses enfants pendant ce moment de détente hilarant.

A la fin de la cuisson, Uma place devant chacun d’entre eux une pierre plate, creuse au milieu.

Elle prend un morceau de bois taillé, court et elle fait glisser un poisson sur chaque pierre.

Elle l’arrose ensuite avec un jus de feuillage qui bouillonne à petit feu entre deux pierre posée sur la cendre rougie. Umaguma saisit un pic de bois, il pique le poisson en plein travers, le porte à sa bouche, et le dévore à belles dents.

Chacun l’imite timidement d’abord, puis sans aucune retenue. C’est vrai qu’ils ont tous grand faim.

Gros lard :
– “C’est bon, mais c’est plus pratique à table avec une fourchette et un couteau.”

Saucisse:
– ” Pour une fois que tu peux manger avec tes doigts, profites-en.Au moins ici personne ne te diras rien ”

Tapioca :
– ” Ce n’est pas une raison pour vous tenir comme des cochons que vous êtes, tout est bon pour vous laissez aller. De toute façon,moi je préfère les fruits, mais j’ai très faim.”

Tous se régalent de ce festin de poissons frais que Umaguma a été pèché de très bon matin avant qu’ils ne se réveillent.

Le Docteur Melchior s’amuse de voir les enfants découvrir la vie d’ici, et s’enrichir d’une aventure qu’ils n’oublieront jamais. mais il remarque également qu’à chaque repas les petits Umagums essaient de les copier à table. Ils se tiennent de mieux en mieux et mangent de plus en plus proprement.

Le repas terminé, ils vont dormir. Ils sont si fatigués que leurs yeux se ferment dès qu’ils se sont allongés, tous s’endorment très vite. La nuit sera bonne et récupératrice pense le docteur.

Le Docteur Melchior et Umaguma restent seuls. Ils entreprennent un long tête à tête. Il explique à Umaguma qu’ils repartiront dans trois jours par la voie des airs. Il aura besoin de lui pour réparer le ballon. Si Umaguma l’aide, il sera récompensé. Il lui donnera son secret du feu et son appareil qui coupe.

Umaguma réfléchit, il est fier et content de pouvoir rendre service à son vieil ami et décide de retourner à son village dès le lendemain matin pour demander de l’aide aux vieux sages et à sa famille. Ils partiront dès les premières lueurs du jour.

Umaguma explique au Docteur Melchior:
– ” Nous devrons traverser la forêt près du marécage, ce sera dangereux, il y a des bêtes sauvages, énormes, carnivores plus particulièrement une famille de dinosaures. Ils ont mangé plus d’un être humain. Le voyage sera difficile, mais nous emmènerons tout le monde par sécurité.”

Le Docteur Melchior est très satisfait de cet entretien. Ses enfants vont pouvoir rencontrer d’autres Umagums et vivre de nouvelles aventures et il ne savait pas encore à quel point se serait passionnant…

Il se lève pour rejoindre son lit de feuilles séchées, mais avant, il regarde les étoiles, et vérifie une nouvelle fois si ses calculs sont exacts. Il doit absolument retrouver son passage qui le fera revenir vers le XX siècle. il vérifie aussi chaque soit si Lucifer ne le surveille pas et ne lui prépare pas quelques mauvais coups de dernière minute. Ne le voyant pas il se couche, en pensant que deux précautions valent mieux qu’une et s’endort presqu’ aussitôt.

Le lendemain matin Uma réveille tout son monde juste avant les premières lueurs. Tous ne sont pas de bonne humeur de ce réveil matinal et le font savoir.

Tapioca:
– ” Mais il ne fait même pas encore jour!!! ou va t’on de si bonne heure ?

Pierrot:
– “Prépare toi rapidement on va aller voir le lever du jour en haut de la colline tu feras de superbes photos..”

Dès qu’on parle de photos à Tapioca, on obtient d’elle tout et son contraire tant elle est passionnée.

Tapioca:
– ” Dans ce cas dit elle je pars au bout du monde…”

Pierrot:
– ” Pourquoi ou penses tu que nous sommes dans ton jardin ? je ne sais pas ou il faudra t’emmener.”

Tapioca lui fait un sourire qui en dit long, -“avec toi partout se dit elle…”

Pierrot devient rouge de confusion surtout que Saucisse rajoute derrière eux:
– ” allez les amoureux en route, on a autre chose à faire que de se sourire aux anges !!! ”

Les deux maintenant sentent le rouge les envahir jusqu’aux oreilles

Tapioca:
– ” j’ai chaud dit elle.”

Pierrot:
– ” Moi aussi dit il en riant et en pensant, voici une belle journée qui commence”

Tapioca n’est pas loin de penser la même chose.

Après quelques fruits juste cueillis, engloutis rapidement, et un bouillon d’herbes chaudes très agréable, ils montent tous au sommet de la colline pour assister au lever du jour.

Avant de partir, Umaguma ferme la cabane. Il tend ses filets avec beaucoup de précautions. Les enfants ont enfilé presque tous leur sac à dos, le Docteur Melchior est déjà prêt et donne le signal du départ.

Uma les avait tous placés devant l’entrée pour ne pas les oublier.

Les enfants:
– “Mais où allons-nous”.

Docteur Melchior:
– ” En excursion. Nous avons tant de choses encore à voir et à faire dit il en avançant rapidement pendant que les derniers endossent leurs sacs…”

Ils n’ont qu’à se dépêcher à suivre le mouvement, ils verront bien se dit il à nouveau silencieux.

Il ne peuvent plus rien demander au docteur, il est déjà à 200 mètres devant. Tous l’ont maintenant rejoint tout en haut de la colline. Le ciel est comme un incendie incandescent, pourpre rouge. Les couleurs semblent vouloir engloutir l’horizon. Une boule ocre, rouge, monte tout doucement vers le ciel, d’abord on en devine ses contours, puis ils se précisent et le gros noyau orange passe enfin tout entier l’horizon.

Il lâche alors ses rayons puissants qui picorent doucement le visage de chacun. Puis la chaleur augmente au fur et à mesure qu’il grossit. Le regard ne peut presque plus soutenir cette apparition. Le spectacle est grandiose et le Docteur Melchior l’apprécie pendant que Tapioca fait un maximum de photos.

Le Docteur Melchior:
Attention Béatrice à ne pas griller ta pellicule, le soleil est vif et tu n’as pas ce qu’il te faut pour prendre ces photos. Il te faudrait un filtre sinon tu risques la catastrophe. Ne prend surtout pas le soleil de face…

Tapioca:
– ” Merci Docteur Melchior…”

Mais il est temps de partir, la route sera longue. Au lieu de redescendre vers la caverne, Le Docteur Melchior suit Umaguma en disant:
– ” Allez en route, ne perdons pas de temps.”

Pierrot:
– ” Où va t-on docteur ? .”

Le Docteur Melchior:
– ” Nous allons chercher de l’aide dans la tribu d’Umaguma, nous avons besoin d’aides pour repartir. suis-moi de près, ne vous écartez pas et surveille les petits.”

Les enfants comprennent mieux pourquoi Umaguma a refermé la grotte et mis en place ses filets de sécurité. Il n’a pas de chemin défini mais il semble connaître parfaitement la route qu’ils doivent prendre.

Uma marche à ses côtés. Elle porte sur son dos la plus petite de sa tribu. La peste…

Derrière, suivent le docteur et tous les enfants deux par deux. Le Docteur Melchior et Pierrot ferment la marche. les petits sont devant eux. Il fait beau et chaud.

La colonne serpente à travers les arbres, les fougères. On entend dans le lointain le barrissement des bêtes sauvages. Au dessus de la forêt des rapaces tournent en vol glissé, circulaire planant au-dessus de la tête des arbres, cherchant leur proie.

Un photographe aurait pu prendre une photo surréaliste pour fixer sur la pellicule ce que personne ne croira jamais. C’est ce que fait Tapioca, elle se met en arrière de la colonne, sort de sa poche son petit appareil photo et emprisonne en quelques secondes des images plus réalistes que n’importe quel témoignage.

Umaguma atteint rapidement le petit bois. La tête verte des sapins oscillent au gré de vent. Il se retourne souvent pour vérifier que personne ne manque. Il compte son monde de son regard noir et pénétrant. IL semble satisfait, mais demande à tous de se rapprocher plus de lui.

Il veut pouvoir intervenir très vite, sur tout danger intempestif d’animaux mal intentionnés. Le Docteur Melchior fait tournoyer sa canne et Umaguma reprend sa marche en avant.

Soudain il s’arrête, montre un arbre de son doigt tendu…Par gestes, il explique que des serpents très gros font la sieste, se laissant caresser par les rayons du soleil montant. Leur corps froid se réchauffe sous la chaleur, ils sont « benèze » les diables.

L’arrivée d’intrus sous leur nez risque de les déranger, de les énerver. Une morsure de ces énormes bêtes à la mâchoire décrochable peut faire de graves blessures, surtout à des enfants.

Avec son gourdin de bois, il frappe le tronc des arbres. Nous voyons un énorme serpent, invisible au premier abord, se détendre, son œil s’ouvre et une langue fourchue apparaît.

Umaguma a fait retirer sa troupe de plusieurs pas, il montre du doigt, la bête énorme qui n’apprécie pas d’être dérangée, mais l’ennemi est trop loin pour être attaqué, voir attrapé.

– ” Dommage se dit-il sans doute dans son œil courroucé, la petite tête blonde m’aurait fait un délicieux repas…”

L’œil restant aux aguets à demi ouvert, il repose sa tête sur la branche et resserre ses anneaux qui se confondent très vite avec la couleur des branchages et du feuillage. Il est redevenu invisible.

Même pour un œil averti il est désormais presque impossible de l’apercevoir. La troupe repart en faisant un écart prenant soin d’éviter tous les arbres dont les branches se trouvent au niveau de leurs têtes.

Ils arrivent près d’un étang où viennent se désaltérer les animaux. Cette mare est alimentée par un petit cours d’eau venant du ventre de la terre en formant une petite cascade qui chante “un glou glou” plein de fraîcheur. Elle s’écoule sur des mousses vertes parfois noircies pas le temps. Plus au loin tout autour de l’étang de superbes nénuphars la tige courbée et tendue comme un arc égaient l’endroit d’une rare élégance discrète .

Tapioca prend quelques photos et dit:
– ” Cet endroit est magique, il est beau, frais on dirait qu’il a été dessiné, tout est juste et baigné de douceur. Ce n’est que du bonheur qui se dégage de cet endroit…”

Gros Lard et Saucisse admiratifs en sifflant:
– ” Quelle poésie…”

Le Docteur Melchior:
L’eau est retenue prisonnière en nappe naturelle. Elle s’infiltre à nouveau par un siphon situé quelque part dans le fond de l’étang, sinon la nappe s’agrandirait chaque jour puis elle ressort plus loin comme une source nouvelle.

Cette terre ressemble à celle utilisée par Uma pour faire ses poteries dit il en continuant pendant qu’Umaguma remplit les gourdes pour que l’eau soit meilleure et les gourdes pleines. On ne sait jamais.

Les enfants sans boire en profite pour se rafraîchir la nuque, les bras, les mains les jambes et la tête comme leur a appris désormais le Docteur Melchior. Ils se sont d’ailleurs aperçus qu’il avait raison et qu’ils récupéraient davantage et plus rapidement que quand il se remplissait le gosier d’eau froide et indigeste. Les Umagums font de même mais eux le savent depuis toujours par simple observation…

L’étang se trouve juste en dehors de la forêt et les animaux viennent chaque jour ici pour se désaltérer et se baigner. Avec le temps, ils ont foulé le bord de l’étang de leur poids et ont tassé le sol qui descend désormais en pente douce sur une cinquantaine de mètres de largeur jusqu’à l’eau qui vient mourir en vaguelettes sur la terre de glaise rouge…

Ailleurs la rive surplombe d’un bon mètre le niveau de l’eau et une végétation luxuriante recouvre la terre sur tout le reste du pourtour de l’étang.

Gros Sel:
– ” C’est ici que se cachent les grenouilles…. il voit virvolter des papillons multicolores attendant de pouvoir trouver leurs formes définitives.
– “Dommage que nous n’avons pas le temps dit il. Il se voyait déjà à la tête d’une collection unique au monde.

A suivre le 31 ième épisode…

Mon équilibre alimentaire de diabétique

Famille diabète

Une alimentation équilibrée et variée est indispensable dans le traitement de son diabète, au même titre que les médicaments (oraux, en injection) et l’activité physique.

Aujourd’hui, on ne parle plus de régime pour personnes diabétiques.Pour équilibrer ses repas, il suffit de respecter certains principes diététiques simples, d’acquérir quelques connaissances sur les aliments et connaître leurs apports nutritionnels.

Les grands groupes d’aliments

Selon leurs apports nutritionnels, les aliments sont classés en 7 grands groupes contenant diversement : des glucides (les sucres), des lipides (les graisses) et des protéines (viande, poisson)

Groupe 1 – Les boissons

Ce groupe apporte des minéraux et des oligo-éléments.
Consommation recommandée : de 1 à 1,5 litre de boisson par jour. Elle doit être augmentée en cas de fortes chaleurs ou d’activité physique prolongée.
Seule l’eau est indispensable. Dépourvue de calories, elle peut être consommée sous forme pure, en café, thé, tisane, bouillon, potage, aromatisée ou « zestée »
Certaines boissons « light » peuvent être consommées. Elles contiennent des édulcorants et n’apportent pas (ou peu) de calorie. Limiter les boissons sucrées riches en sucre et hypoglycémiantes.

Groupe 2 – Les fruits et les légumes

Ils apportent essentiellement des glucides et sont riches en vitamines, minéraux et fibres.

Consommation recommandée: 5 portions de fruits et légumes par jour dont 2 à 3 fruits

Varier la nature des fruits consommés sous toutes les formes (crus, cuits, nature ou préparés, frais, surgelés ou en conserve)

Groupe 3 – les pains, céréales, féculents et légumes secs

Ils apportent des glucides, des protéines végétales, des fibres et fournissent l’essentiel de l’énergie dont l’organisme a besoin.

Consommation recommandée: à chaque repas selon son appétit

Favoriser les aliments céréaliers complets ou le pain bis

Groupe 4 – Le lait et les produits laitiers

Ces aliments apportent des protéines animales et des graisses. Ils sont très importants au quotidien pour leur richesse en calcium.

Consommation recommandée : à chaque repas, soit 3 à 4 fois par jour.

Limiter la consommation de fromage car ce produit laitier est plus gras que les autres

Groupe 5 – Les viandes, poissons et œufs

Ces aliments apportent surtout des protéines animales, mais aussi des graisses, du fer et des vitamines du groupe B dont la vitamine B12 (peu ou pas présente dans les autres groupes d’aliments.
Consommation recommandée : 1 à 2 fois par jour.
A consommer en quantité inférieure à l’accompagnement.
Concernant les viandes, variez les espèces et privilégiez les morceaux moins gras.
Pensez à consommer du poisson au moins deux fois par semaine, dont une fois par semaine du poisson gras (saumon, sardine, thon, maquereau…) pour leur richesse en acides gras essentiels.

Groupe 6 – Les matières grasses

Les matières grasses sont essentiellement composées de lipides, elles apportent des acides gras essentiels et les vitamines A et E. Très riches en énergie, elles sont à limiter.
Consommation recommandée : 1 à 2 cuillerées à soupe par repas.
Ne consommer qu’un seul aliment à forte teneur en graisses dans le même menu
Parmi les matières grasses, privilégiez celles d’origine végétale, par exemple l’huile d’olive, de colza, de soja ou de noix
Limitez les graisses d’origine animale (beurre, crème fraîche…) et utilisez-les de préférence crues car plus digestes

Groupe 7 – Les produits sucrés

Ils apportent… du sucre non indispensable d’un point de vue nutritionnel !

Beaucoup d’aliments classés dans ce groupe apportent une quantité négligeable de matières grasses : les biscuits, les pâtisseries, le chocolat, etc. Très denses en énergie, ils sont donc à consommer occasionnellement et toujours dans le cadre d’un repas pour limiter l’effet hyperglycémiant.

Au quotidien, comment utiliser les groupes d’aliments ?

Dans l’idéal, dans un déjeuner ou un dîner équilibré, tous les groupes d’aliments doivent être représentés :

1 crudité au moins (un fruit ou légume cru)
Portion de viande ou poisson ou œufs
1 accompagnement à base de légumes cuits et/ou féculents
1 produit laitier
Du pain et de l’eau

Pour plus d’informations :
Vous pouvez consulter les repères de consommation du Programme National de Nutrition Santé (PNNS) ainsi que le guide sur l’alimentation publié par l’INPES.

Carpaccio de betterave au foie gras de Pâques

Les conseils de Pierre pour votre Carpaccio de betterave au foie gras de Pâques.

Pour aller plus vite, utiliser des betteraves déjà cuites, mais le goût sera quand même différent.
Essayer cette recette avec des navets « boule d’or », navets jaunes, à proposer crus.
On peut les remplacer par du radis noir cru.
Sans foie gras, c’est bien sûr un plat végétarien.
Porter des gants en manipulant les betteraves, pour ne pas avoir les mains toutes rouges !